Itinéraire dans la région de Puri - Bhubaneshwar
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Bonsoir,

Enfin !🙂 Je pars dans moins de deux mois en Inde : 17 jours sur place, arrivée à Kolkata et départ de Vizakhapatnam. C'est court mais bon, c'est mieux que rien, et j'avais vraiment envie de retourner en Inde après plus de deux ans d'absence.

Mes interrogations concernent le "milieu" de mon voyage. Je compte rester quelques jours à Kolkata (même si je ne suis pas fan des grandes villes mais Kolkata m'attire plus que d'autres...) et terminer par 8 jours dans un village du sud-ouest Odisha (au Chandorai Sai). Entre les deux ? Il me reste 6 ou 7 jours pour lesquelles je n'arrive pas à me fixer. 🤪

L'option la plus évidente serait de se poser à Puri et de vadrouiller tout autour. Mais étant donné la situation des sites, ne vaudrait-il pas mieux partager mon temps entre Puri et Bhubaneshwar ? Idem pour le Chilika Lake : dormir dans un village sur ses berges n'est-il pas mieux que de faire l'aller et retour dans la journée ? Et je pourrais faire le même commentaire pour le site de Konarak, qui peut semble-t-il être très beau au lever et au coucher du soleil. Et quid des sites naturels dans ce coin (par exemple le Bhitharkanika Sanctuary), est-il possible d'y avoir accès à un tarif raisonnable ? Bref, comment m'organiser pour apprécier au mieux cette région, sans courir, sachant que les options sont nombreuses mais que je n'arrive vraiment pas à me projeter dans cette partie du voyage.

Bon, il restera toujours l'option de voir sur place. Quoique, dernière question (pour le moment) : cette partie de mon voyage coïncidera avec la fête de Holi le 6 mars : les hébergements risquent-ils d'être pris d'assaut à cette période ?

Des idées ? Des suggestions ?
En voyage je ne sais pas toujours où je suis, mais je ne suis jamais perdue...
MI Migu Veteran ·
Bonjour, Bonne idée ce parcours "indien". Ce coin reste peu couru mais il mérite vraiment une visite. J'y ai passé quelques semaines il y a quelque temps. Voila les souvenirs qui me sont restés indélébiles. J'arrivais moi aussi de Calcutta.

En arrivant à Bhubaneswar, Je louaiune petite chambre donnant sur une terrasse qui dominait la ville. La pièceétait meublée du strict minimum, un lit. De la terrasse, on pouvait découvrirune grande partie de la ville d’où s’élevaient des tours, de formes assez étranges qui m’étaient encoreinconnues. Les temples étant tous regroupésdans le même quartier, il était facile d’en visiter quelques-uns, en une petitejournée. C’est ce que j’avais décidé de faire, le lendemain de mon arrivée. Je m’éveillai, alors que le soleilfaisait son apparition. Après m’être étiré en baillant, je me dirigeai vers laporte, l’ouvrit, et me trouva face à une guenon de grande taille, à l’attitude extrêmementagressive. Je reculai vivement. Assise sur son postérieur, face à l’ouverture, elle exhibait des crocs d’unelongueur très respectable. Le message était sans équivoques, « nopasaran ». Que faire ? Jem’allumai une cigarette en observant l’animal qui ne semblait pas décidé àbouger. La femelle me fixait de ses petits yeux perçants n’ayant, à priori, rien d’autre à faire en cette matinée ensoleillée. De longues minutes s’écoulèrent, sanschangement notable, quand la propriétaire des lieux apparue sur la terrasse.Voyant la scène, pour le moins cocasse, elle se saisit d’un long bâton qu’ellebrandit aussitôt en direction de l’animal. Surprise, la guenon irascible nedemanda pas son reste en nous montrant son postérieur pour disparaitre derrièreun mur. Le passage était à nouveau libre. La ville était entièrement consacréeà Shiva, ou du moins la plupart de ses temples l’étaient. Ces bâtimentsétaient, à peu près tous, dotés d’une sorte de tour à l’aspect galbée en hautde laquelle reposait un grand disque. Le soleil était presque à son apogée quand jeme présentai devant l’un d’eux. J’étais en sueur en pénétrant dans l’enceinte.Au centre, se trouvait un bassin qui semblait me tendre les bras. N’y tenantplus, je plongeai dans l’eau saumâtre etfit quelques brasses. L’instant était magique, seul le clapotis de l’eau lelong des parois du réservoir venait briser la quiétude du moment. Il régnait unprofond silence dans ce lieu, oh combien sacré. Je me laissai porter par cemoment de bonheur intense. En sortant de l’eau, j’étais toujours seul dans letemple et j’avais faim. Après un repas frugal fait d’un peude riz et de quelques fruits, je flânais dans la ville sans but précis. Je pus merendre compte que, hors ses temples, Bhubaneswar n’avait rien de vraimentattirant. C’est pour le village de Konarak, plus au sud, que je pris le bus le matin suivant. C’est là que se dressait le templede Surya, le Dieu soleil de la mythologie hindoue. Le village étaitvéritablement petit, il allait être difficile de loger sur place. Je me rendis prèsdu temple et remarquai un ashram tout à côté. Avisant un vieux Sâdhu, je luidemandai, sans grande conviction, ou je pouvais poser mon sac. Contre touteattente, le vieil homme me proposa une pièce vide, qui faisait partie del’ensemble religieux. Je dépliai l’écharpe de Bénarès qui me servait de coucheet rangeai mon sac dans un coin. Situé face au temple, le long d’unepetite place arborée, l’endroit était très calme. Je ne vis aucun occidentaldurant tout mon séjour, ce qui ne me bouleversa pas outre mesure. Le temple était, dans satotalité, couvert de statues. C’était un amas curieux de sculptures trèsdiverses. Des divinités, des scènes de la vie quotidiennes, ainsi que des animauxde toutes sortes se côtoyaient dans une joyeuse pagaille. . Certaines scènes trèsexplicites, n’avaient rien à envier à l’érotisme torride des temples deKhajurâho. Le sanctuaire, en forme de chariot, était tiré par d’immobileschevaux de pierres. D’immenses roues, taillées dans la masse, semblaientattendre un envol hypothétique et merveilleux. L’ensemble était en fort mauvaisétat. L’océan se trouvait à quelqueskilomètres du village. Je marchais jusqu’à la plage sous un soleil tropical. Leplaisir de la baignade s’en trouvait décuplé, le retour s’effectuait au crépuscule. Régulièrement, le matin, Jedécouvrais devant ma porte un très beau collier de fleurs de frangipaniers. Intrigué, je surveillailes alentours et fut très surpris quand je m’aperçus que le fleuristeoccasionnel, était le vieux Sâdhu qui m’avait logé. Je l’invitai pour le remercier de sa gentillesse et faire plusample connaissance. Quoi de plus naturel que de sceller une amitié par lecalumet de la paix. Je pris dans mon sac le shilom qui ne me quittait jamais, il me restait encore un peu de haschich népalais. Quand j’eus préparé la pipeavec soin, je la présentai à mon nouveau compagnon. Celui-ci la saisi avec unplaisir non dissimulé, m’expliquant qu’il était très difficile de trouver de lamarijuana, qu’il appelait Ganja, à Konarak. C’est avec une ferveur toutereligieuse qu’il se concentra en allumant le mélange que j’avais confectionné.En trois inspirations, il vida le shilom, me laissant sans voix. Après quelques minutes il se levapour vaquer à ses occupations journalières. En passant la porte, en titubant, ilse cogna malencontreusement contre le mur. Se retournant avec un grand sourire, il avoua, malicieusement, avoir quatre-vingt-trois ans. Les yeux brillant commejamais, il disparut dans l’encadrement. Le temps passait doucement, dans uncalme absolu. L’endroit était idéal pour se reposer quelque temps. La vie sedéroulait paisiblement, au rythme nonchalant des allées et venues des moines etdes habitants du village. Je rejoignis Puri quelques joursplus tard. Je m’installai en dehors de la ville dans une guest house au bord dela plage. La chaleur, déjà très forte, avait augmentée notablement. C’est au Xanadu, un petit restaurant en bordure del’océan, que je rencontrai, un soir, deux couples de français avec lesquels je sympathisai rapidement. Originaires du Nord, ils étaient en Inde depuis peu.Leur intention était de descendre plus au Sud, dans l’état du Tamil Nadu pourrejoindre Madras puis Madurai. Il y avait là, Françoise une petite brune aux cheveux longs, Joëlle la toujours contente, Bruno qui ne quittait jamais son chapeau de paille et Pierre, le blondinetathlétique. Puri, était une ville sainte au même titre que Bénarès.Il faut dire qu’il y a neuf villes saintes en Inde, juste pour l’hindouisme. Les journées se passaient la plupart du temps, sur laplage. Nous regardions les pécheurs franchir les rouleaux, pour échouer leursbateaux sur le sable. Le spectacle était étonnant. Parfois, une pirogue chaviraiten passant la barre occasionnant d’inépuisables rires et quolibets. Dès qu’unbateau avait franchi l’obstacle, tous les occupants sautaient à l’eau.Pataugeant dans les vagues, ilsramenaient ainsi leur outil de travail sur la terre ferme. Les embarcations avaient à peine accostés, qu’ellesétaient aussitôt prisent d’assaut par des clients impatients. Les poissonsétaient déversés et triés à même le sable. La confusion était totale, lesdisputes âpres et sonores. C’était à qui arracherait les plus beaux spécimens. Le sable brulant était insupportable pour les pieds.Il fallait courir pour rester le moins longtemps possible en contact avec lesol. L’océan, lui, était à la température idéale pour se baigner. Le coinrestait quand même assez dangereux àcause des violents courants qui pouvaient nous entrainer irrémédiablement versle large. Les soirées s’écoulaient mollement au Xanadu. Laclientèle était assez variée. Il y avait un couple de Japonais, qui logeaientun peu plus loin, deux Allemands qui squattaient les lieux du matin au soir, unNéozélandais sans le sou et son amie du moment, une Australienne au crâne rasé.Tout ce beau monde formait un microcosme provisoire assez amusant. Quand la nuit était bien avancée, il fallait nous voirrefaire entièrement le monde du Nord au Sud, rire aux éclats autour d’un shilomde Ganja ou rester immobile la tête entre les mains, mélancoliques ou rêveurs. Le patron, un homme gros et gras, employait Babu, un orphelind’à peine six ou sept ans. Tout le monde l’avait adopté, Babu faisait partielui aussi, du microcosme ainsi formé. Je me rendais à Puri de temps en temps, pour mechanger les idées en essayant de visiter quelques temples. Par un malencontreuxhasard, la plupart des sanctuaires étaient interdits aux non hindous. Un soir, rentrant de la plage, accompagné des ch’tisgars et de leur compagnes, je décidais d’aller boire une bière au Xanadu. Lerestaurant était presque vide à l’exception des deux Allemands qui semblaientimbibés de cette boisson très en vogue à Munich, et en Allemagne en général. Babusomnolait dans un coin de la pièce, la tête entre les bras. Il était très tard. Le patron, en nous voyant entrer, se précipita endirection du gamin, et le secoua brutalement pour le réveiller. A ce moment Bernard, l’un des Allemands, se leva vivementet empoigna l’homme par sa chemise, lui glissant à l’oreille quelques mots, choisis, en hindi. Ce dernier, surprit et décontenancé fila à la cuisinechercher notre commande. L’enfant ébahi, souriait faiblement, en se demandantce qui s’était passé. Cet intermède nousayant mis en joie, les pipes se mirent à tourner gaiement, entrainant la petiteassemblée jusqu’au matin. J’appris cette nuit-là, que Bernard et son ami Gerhartfabriquaient du pain que n’aurait pas renié un boulanger français. L’aube selevait quand Bernard quitta le restaurant, revenant aussitôt avec un magnifiqueexemplaire de son savoir-faire. Ce jour-là, nous avons déjeuné avec demerveilleuses tartines de confiture. Décidément, la journée s’annonçait sousd’heureux auspices. Nous partîmes tous, bras dessus bras dessous, fêter lelever du soleil, sur la plage. Les journées s’écoulaient ainsi, paisiblement, entrela plage, le Xanadu, et Puri ou nous allions parfois, tous ensemble, prendre unbain de foule rapide. Un matin, Gerhart entra au Xanadu avec un magnifiquegâteau de sa fabrication. Il était tôt, et pratiquement tout le monde était entrain de déjeuner. Quand il eut posé sa pâtisserie sur la table, on put voiralors qu’il s’agissait d’un space cake, ces fameux cakes à la marijuana. Coupant autant de part qu’il y avait de gens présents, Bernard effectua la distribution discrètement. Yoko, la Japonaise fut la première à engloutir sonmorceau. Son ami l’imita, suivi immédiatement par nous tous. Une bonne heureplus tard, le cake fit son effet et le résultat fut tout à fait étonnant. Yoko s’était écroulée sur une table, l’air biensonnée, la tête entre les bras. Son ami allait et venait dans le restaurant enriant de tout. J’étais, moi-même, dans un état proche de l’abstention.J’observais mes amis, c’était la débandade dans la salle. Nous décidâmesd’aller nous balader au bord de l’océan, avant que l’on nous mette dehors. Abandonnant Yoko lâchement, nous partîmes, la têtedans les étoiles et l’esprit libéré de ses entraves habituelles. Susan, l’Australienne, courait dans tous les sens en sautant comme un cabri, son amiNéozélandais ne la quittait pas des yeux. Mes compatriotes Nordistes avaientl’air de bien maitriser la situation, si l’on oubliait, quelque peu, l’éclat de leurs yeux devenus bien rouges. Quant ànotre ami Japonais il semblait avoir oublié complétement sa charmante compagne. La journée passa à une allure incroyable. Il faisaitnuit quand nous nous retrouvâmes à nouveau devant le Xanadu, Yoko, contre touteattente, n’était plus là. L’argent commençant à manquer, je décidais de remonter sur Delhi pouressayer de trouver une solution à ce problème plus qu’embarrassant. C’est alors que Roger débarqua à Puri. Originaire dela banlieue parisienne, il bourlinguait depuis plusieurs semaines dans le pays.Comme la plupart d’entre nous, il était en fort déficit de roupies. Le garçon était très bavard. Son assurance n’avaitd’égal que sa volonté de ne pas rentrer en France. Il se prit d’amitié pour leNéozélandais sans le sous qui ma foi survivait assez bien dans sa situationd’indigence relative. C’est ainsi que j’appris l’histoire surprenante de ce« Kiwi » indomptable. Parti de Wellington pour effectuer un périple en Asiedu sud-est, il se retrouva fort dépourvu quand ses affaires eurent disparues àsa première halte en Australie.N’écoutant que lui-même il continua son chemin comme si rien ne s’était passé.Il se trouvait maintenant en Inde après diverses péripéties et autres aventuresrocambolesques en Indonésie. Il seprénommait Jack et aimait beaucoup le rugby. Son baluchon accroché au bout d’unbâton, il avait tout du clochard céleste de Kerouac. Nous devions découvrir le côté sombre de Roger le jouroù il disparut, emportant avec lui tout l’argent qu’il avait pu nous dérober.Il s’éclipsa soudain, comme il était venu, discrètement. J’avais prisl’habitude, depuis mon départ de France, de garder sur moi en permanence le peu d’argent en ma possession, je m’enfélicitais une nouvelle fois. Quant à notre ami des antipodes, ce nouveau coup durn’eut pas l’air de le peiner plus que ça. J’admirais son flegme imperturbableen enviant tout de même un peu son calme et son stoïcisme. Les deux Allemands, eux, étaient furibonds et je devinais facilement la réponse à laquestion : qui veux la peau de notre Roger Rabbit national ?
Carpe Diem
MI Millipatti Veteran ·
Je fréquenterai sans doute les mêmes lieux... mais l'expérience sera vraisemblablement tout autre ! 😉 Je fermerai bien fort les yeux et j'essaierai de m'imaginer au temps des space cakes et des voyages qui s'étirent sur de longs mois... en évitant autant que faire se peut les guenons trop agressives et les Roger sans foi ni loi. [:) Merci beaucoup pour ce récit qui fait vraiment envie.....
En voyage je ne sais pas toujours où je suis, mais je ne suis jamais perdue...
MI Migu Veteran ·
Le voyage dura toute la nuit. Au petit matin, alorsque le jour se levait à peine, nous atteignîmes les faubourgs de la citétentaculaire. Ce n’était que bidonvilles à perte de vue. Rompus par un voyage qui avait été plutôt long, fatigués de n’avoir pas dormi, nous restâmes sans voix devant un tel spectacle.Le jour se levait sur les tumeurs malignes d’une ville insensible. Des femmesfaisaient leur toilette matinale près d’une bouche à incendie, peignantsoigneusement leur longue chevelure ébène. Des enfants les accompagnaient, jouant dans le caniveau, attendant patiemmentun avenir déjà compromis. Des monceaux d’immondices débordaient jusque sur lachaussée témoins malodorants et muets d’un abandon dramatique. Cette ville monstrueuse dévorait ses enfantsd’un féroce appétit que rien ne semblait devoir assouvir. La douceur humide de Darjeeling était déjà bien loin. Christian, que le manque d’héroïne tenaillait, était de fort mauvaise humeur. Je medévouai pour trouver un hôtel abordable. Un rickshaw nous déposa en pleincentre de la ville. Oublié Delhi, oublié Bénarès, nous étions à Calcutta. Les rues, embouteillées, régurgitaient un flot serré et continu de tout ce qui pouvaitrouler, être tiré, poussé ou porté. Des tramways sillonnaient le centre de laville collés à des rails luisants sous une pluie tiède qui s’était remise à tomber faiblement. Pour la première fois nous aperçûmes des Hommes-chevaux, appelés aussi rickshaws- wallahs. Pour ces derniers, il s’agissaitd’une lutte à couteaux tirés pour se faufiler entre les bus, camions, autos etautres tramways, une vraie lutte pour la vie contre la mort. Ils courraient àperdre haleine, tirant leurs lourds engins en se brulant les pieds sur unechaussée incandescente. Les accidents étaient fréquents, et parfois mortels. Nous logions dans le quartier touristique de SudderStreet, à proximité du New Market. Cet immense marché couvert englobait d’innombrablespetits magasins. Ceux-ci proposaient une diversité d’articles étonnante. Dusari bon marché, aux statuettes de bronze sans oublié les sacs de riz duBengale, tout ce que Calcutta renfermait dans ses murs était exposé là, attendant le chaland éventuel. Le vent soufflait fort sur les bords de la rivièreHooghly, Je fumais une petite cigarette indienne, un bidi, tout en observant, d’un regard ahuri, les milliers de piétons, autos, camions, bus et rickshawstraverser l’extraordinaire pont métallique de Howrah. Le parc Maidan, qui longeait en partie la rivière, était, lui, un havre de paix épatant dans cette ville bruyante et polluée. Nous y allions presquetous les jours, pour respirer, un tant soit peu, un air plus pur. Un peu plus loin nous traversâmes le Kali ghât, quartier ou Mère Theresa installa son premier hôpital. C’est ici que sedressait le cœur spirituel de Calcutta : le temple de Kali la noire, dédiéà la renaissance et à la mort. Le taux d’humidité avait grandement augmenté, je commençaisà avoir de sérieuses irritations à l’aine, dues au frottement incessant, occasionné par le port du jean.Bientôt, il me fut impossible de continuer à le porter sans souffrir abominablement. Je fis l’acquisition d’un largebout de tissus, que j’enroulai autour de ma taille, le transformant ainsi en Dhoti, le vêtement le plus porté auBengale ainsi que dans tout le reste du pays. Mais n’était pas Bengali qui voulait. Je l’appris à mesdépens quand mon Dhoti, mal attaché, dévoila mes jambes et …… mon postérieur, devant le Victoria Mémorial. « God save the Queen » me dis-je enaparté. Ce coup de vent intempestif me permit au moins, d’apprendre à attachercorrectement ce genre de vêtement. Nous ne voulions pas quitter cette métropole sans aller, au moins une fois, dans une fumerie d’opium. Ici, ça devait être possible. C’est un rickshaw- wallah qui nous déposa devant unbâtiment anonyme. « L’homme cheval » était d’une maigreur incroyable.Pieds nus, il courait sur le goudron brulant, tirant son fardeau en crachanttout ce que son corps rejetait. Les yeux exorbités par l’effort, il respiraitbouche grande ouverte, cherchant un air raréfié. Son torse, squelettique, sesoulevait régulièrement, dans un étrange gargouillis de soufflet de forgefatigué. Les bus et les camions nous frôlaient en klaxonnant. Lesvoitures nous coupaient la route sans prévenir, comme si nous n’existions pas. Notre tireur de pousse pousse était obligé de naviguerparmi tous ces obstacles, louvoyant surla chaussée, risquant dangereusement sa vie et la nôtre. Nous n’étions guère lourds, et je me disais que les quelquesroupies de la course seraient une aubaine pour lui et sa famille. C’était unefaçon de me donner bonne conscience, mais je n’étais pas dupe de la dure réalité de son existence.
Carpe Diem
KO Kouloulou Regular ·
Bonjour,

Je relance la discussion car nous nous posons exactement la même question que vous. Finalement, quels choix avez-vous faits?

Nous nous disons que nous allons réserver un hotel sur Puri, quitte à découcher 1 nuit ou 2 pour avoir un peu de temps à Kornak et/ou Satapada...

Amicalement, Claire
Photos de Madagascar: http://www.photos-madagascar.fr Carnets de voyage en famille: http://www.lestribulationsdeguillaume.wordpress.com
TU Turmeric ·
Je vous conseille d'aller au"zhotel" à Puri: une belle maison, de jolies peintures sur les murs, une bonne cuisine et surtout un personnel adorable. J'en garde un excellent souvenir.
KO Kouloulou Regular ·
Merci du conseil. Je les ai contactés pour connaitre leur disponibilité en chambres. J'attends leur réponse.

Claire
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MI Millipatti Veteran ·
Bonsoir,

J'ai pris la décision, lors de ce voyage, de bouger le moins possible, histoire de me reposer un maximum. Et comme j'étais très bien à Puri, j'y suis restée une semaine, au Z Hotel. A 150 rps par jour dans un superbe dortoir, très très calme (quoiqu'il y faisait un peu chaud...), il faut dire que je n'ai pas été incitée à bouger.

Il est de plus très facile de se déplacer à partir de Puri et les environs sont très beaux. La ville est également très agréable, à la fois ville de pélérinage et ville touristique pour les indiens et aussi pour les occidentaux (en grande partie des touristes indépendants).

Bon voyage...
En voyage je ne sais pas toujours où je suis, mais je ne suis jamais perdue...
KO Kouloulou Regular ·
Merci, je crois qu'on va effectivement prendre cette solution.

Amicalement, Claire
Photos de Madagascar: http://www.photos-madagascar.fr Carnets de voyage en famille: http://www.lestribulationsdeguillaume.wordpress.com

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