Etape 2 - La ronde des châteaux
Pour ces 3 premiers châteaux à découvrir, pas de photos.
1) Résidence des archevêques-comtes de Tarentaise lors de leurs déplacements, et centre d'une châtellenie épiscopale, ce château construit au XIII° siècle, contrôlait la route du col du Petit-Saint-Bernard et l'accès à la vallée de Tarentaise. Tombé en désuétude au début du XVI°, il devient bien national à la Révolution. Racheté par le département et consolidé en 1988, il se réduit aujourd’hui à deux majestueux donjons, l’un circulaire et l’autre quadrangulaire. Son nom évoque un oiseau…
2) Ce site classé depuis 1982 fut la première demeure d’une illustre famille, avant que celle-ci ne s'installât dans le Château n°8, situé à quelques centaines de mètres en contre-bas, au tout début du XVII° .
Le château ayant été détruit en 1630 sur ordre de Louis XIII, lors de son invasion de la Savoie, en représailles contre un des membres de cette famille, ce n’est que 42 ans plus tard que 3 neveux de ce dernier construisirent une chapelle sur les ruines, précisément à l'emplacement de la chambre natale du saint familial. Elle a été restaurée par un descendant, le Comte François de Roussy…, qui y fit ajouter un caveau dans lequel ont été déposées les cendres de ses ancêtres, inhumés jadis dans l'église de Thorens (chapelle saint Sébastien). Cette chapelle, depuis lors la nécropole de la famille, possède un retable baroque du XVII°. En face de la chapelle, une croix indique au visiteur le lieu où Dieu inspira au saint familial la création de l'ordre de la Visitation.
Comment s’appelait ce château aujourd’hui remplacé par une chapelle ?
3) Magnifique construction relevant du Comte de Genève, ce puissant château juché sur une terrasse dominant le lac Leman fut construit à partir de 1250. C'était essentiellement une tour de guet disposant d'un port protégé dans un petit golfe. Plusieurs fois endommagé, il a subi de multiples transformations mais conserve un magnifique donjon pentagonal surmonté actuellement d'un toit impressionnant. Après plusieurs transmissions, le château et la seigneurie entrèrent en 1670 dans le patrimoine de la famille Costa (praticiens génois et éminents financiers) et fut érigé en marquisat en 1700. Il est entouré de très beaux jardins et d'un vaste parc que l'on peut visiter à certaines dates.
Pour chacun des châteaux suivants, il vous faudra, outre me donner son nom, me dire quelle est la photo qui le concerne... double labeur donc. 😉 Des points pour les noms, des points pour les photos affectées...

4) Perché haut sur le flanc de la montagne, c’était une forteresse redoutée qui contrôlait les passages dans la Combe de Savoie. Il a longtemps appartenu à la puissante famille des Chevron-Villette avant d’être racheté par une famille bourgeoise au temps de l'annexion en 1860. Elle a servi de prison aux XVIII° et XIX°, avec des cellules réparties en 3 niveaux appelés, du plus haut au plus bas, Paradis, Purgatoire, et Enfer… Son plus célèbre détenu fut un Marquis, qui réussit à s'évader...
5) Sur une colline dominant le Chablais Lémanique, se dressent les ruines d’une forteresse composée de 2 châteaux, annexés d’un bourg. Une légende indique que les Burgondes auraient édifié la première forteresse dès le V° siècle. Au XIV°, les deux seigneurs des deux châteaux rivaux (la Maison de Savoie et les Comtes de Faucigny) y livrèrent des combats acharnés pour asseoir leur suprématie sur cette région, carrefour stratégique.
Château-Vieux fut bientôt abandonné, et ruiné au cours des siècles… alors que Château-Neuf est démantelé sur les ordres du Duc de Savoie en 1703. C’est à partir de 1936 avec l’arrivée de Mgr REY, que les ruines sont progressivement fouillées et restaurées.
Actuellement lieu de pèlerinage à St François de Sales, on peut admirer dans la chapelle du XI° la fresque de la Vierge, l'un des plus anciens vestiges de l'art pictural en Savoie.
6) D’abord fortin en bois à l'initiative de Pierre II de Savoie en 1262, ce château comtal fut progressivement édifié par sa fille Béatrix, jusque vers 1290.
Endommagé par un violent incendie en 1392, il devint progressivement un prison, du XVI° au XX° siècles (jusqu’en 1934). Aujourd'hui, il appartient à la ville qui a décidé de le restaurer, en étroite collaboration avec l’association « Les Amis du Château ». De l’extérieur, on peut voir à l’Est deux tours rondes, la Grande et la Petite, séparées par une courtine. L’ensemble forme un rectangle long de 77m.
Sur quelle commune se trouve ce château ?
7) Château médiéval construit sur un ancien site romain, il fut entièrement restauré après avoir subi les ravages du temps et des destructions. Ce qui nous permet de redécouvrir les richesses architecturales du site : pont-levis, donjon, salles et boiseries, sculptures et peintures murales reproduisant des scènes du XIII° et XVII° siècles. Entre autres salles, celles « des Messieurs » et « des Dames » servent de lieux d'exposition à des collections d'objets et outils de la vie quotidienne, d'armes et vêtements de guerre, autres écrits et documents. Le magnifique jardin à l'italienne mérite à lui seul qu'on s'y attarde…
8) Après avoir passé l’entrée fortifiée percée de meurtrières et précédée d’un pont-levis, la visite vous conduit à travers 950 ans d'histoire, au fil des donjons et des salles de garde des XII° et XIII° siècles, de la massive tour carrée du XV°, de la cuisine et ses imposantes cheminées (1632), des salons, chambres et bureaux richement meublés et décorés d'œuvres rassemblées depuis la renaissance italienne à Napoléon III. C'est un château où le visiteur se sent pénétré de l'âme de cette famille longtemps aux premières loges de la cour des Princes de Savoie et de celle des rois de France, qui l’habite depuis 1559.
9) Construite en 1575 par l’évêque Gallois de Regard, cette maison savoyarde devint ensuite un château Renaissance de style italien. Il se distingue par sa cour intérieure florentine entourée de galeries à arcades, véritable joyau de ce château dans lequel on peut découvrir la cuisine d'époque, des expositions temporaires d'art contemporain et, en été spectacles et concerts.
10) Situé du côté savoyard du Col de Tamié, c’est un petit château typique dont l’origine remonte au Moyen Age avec la construction d'une tour de garde. Cet édifice fut agrandi au cours des siècles pour devenir une maison forte ; sa tour crénelée lui donne un aspect de château.
Le château appartenait à la puissante famille des Chevron-Villette qui contrôlait une grande partie de la région. Le château fut vendu au XIX° à une famille bourgeoise dont les descendants utilisent une partie du bâtiment comme résidence secondaire.
11) Si la première maison forte, propriété de la riche famille de Rodolphe de Fabricis, devait se trouver plus haut pour contrôler la route vers l’Italie et la frontière de l’époque, c’est le Comte de Savoie Amédée V qui fit construire le château à l’emplacement actuel au XIV° siècle. Témoin au cours des siècles de batailles armées ou juridico-financières, de restaurations et destructions et abandons, de ventes successives… il devint au XIX° un important atelier de tissage de la soie... Il servit aussi d’hôpital pendant les Guerres Mondiales, avant d’être abandonné et racheté par la commune. Celle-ci le restaure pour le transformer une maison familiale de vacances. Depuis 1988, il accueille une clientèle variée: touristes, écoliers, séminaires d’entreprises...
Château du XVII°, Tour construite au XIII° selon certaines sources, ou plus probablement au début XIV°…
12) Château médiéval (XIII°-XV°) perché sur une colline qui domine toute la contrée et protégé au nord par les gorges du Fier, c'est une forteresse pentagonale autour d'un donjon cylindrique à mâchicoulis et courtines. On y trouve une Tour des Religieuses, des Logis des Chevaliers et des Comtes, un escalier à limon suspendu… Il a connu d’illustres propriétaires tels le fondateur de la Croix-Rouge. Propriété de l’Académie Florimontane et transformé en musée, il contient aujourd’hui de vastes collections d'armes, de faïences, de tapisseries, de meubles d'époque, ainsi qu'une collection d'objets d'extrême-Orient.
13) A l'origine, maison forte de la fin du XIV° siècle, dont reste la tour ronde, ce château a subit divers agrandissements au cours des âges, notamment au XVI°, et au XVII° où lui a été rajoutée une ferme. Mais c'est dans la première moitié du XIX°, période dénommée époque Sarde, que les façades du château comme sa décoration intérieure ainsi que ses jardins, parcourus de cascades, furent réaménagés dans un style quelque peu romantique et proche bien sûr de l'Italie. L'intérieur présente entre autre une enfilade de salons boisés.
L'ensemble des façades, toitures, certains intérieurs et les jardins sont classés ISMH depuis 25 ans (1979 et 1996 pour le parc)
Propriété privée, ce château est possession, depuis 1204, de la famille noble Chevron Villette. Ceci explique peut-être la légère variation d’écriture de son nom par rapport au nom de sa commune d’implantation (j’accepterai les 2 orthographes).
14) Construit à partir du milieu du XIV°, il s'agissait à l'origine d'un pavillon en bois sur un soubassement de pierre au milieu d'une réserve de chasse. Il a été constamment remanié et agrandi… Au XV°, retraite semi-religieuse du Duc de Savoie Amédée VIII, aux XVII° et XVIII° siècles couvent de chartreux, protégé du "siècle" par le haut mur qui l'entoure encore aujourd'hui, il devint en 1900 propriété d'un grand industriel-esthète qui le restaura complètement, l'extérieur en style Renaissance, l'intérieur en style Art nouveau. C’est donc un bâtiment d'une grande originalité, notamment avec ses 4 tours alignées le long de la façade.
Autour du château, se trouve un important domaine viticole ainsi qu'un arboretum, le domaine entier étant entretenu conjointement par la ville, les Necker-Engel, co-propriétaires du domaine, et la fondation qui porte son nom. Ce nom est utilisé dans une expression faisant référence aux festins donnés à l’époque où il s’agissait d’un grand domaine de chasse…
15) Plus demeure que château-fort, ce château a néanmoins parfois servi à la défense de sa cité médiévale dominant l'Arly. Construit au XVI° il porte le nom de son primo-propriétaire, un riche marchand italien de Bergame, homme d'armes des Ducs de Savoie, prénommé Jean-Antoine... Sa visite permet d'apprécier un plafond "à la française" à poutres apparentes et peintes du XVII°, tourelles pointues, une cuisine ancienne, des jardins en terrasses et une orangerie...
quelques photos à affecter donc... voici les premières :
"Nous méritons toutes nos rencontres ; elles sont accordées à notre destin, et ont une signification qu'il nous appartient de déchiffrer." Mauriac