Ma petite cyclo-rando au lac de Saint-Ferréol
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SN
Bonjours à tous,

Voilà, étant nouveau sur le forum, je tenais à me présenté en vous contant un petit périple que j'ai fais l'été dernier. N'étant pas toulousain de souche, j'ai voulu découvrir la région en me rendant au lac de Saint-Ferréol. Dans un esprit de pur liberté, j'ai donc attelé ma modeste monture et pris la route depuis Toulouse. C'est par de petites départementales que je me dirige vers Saint-Félix-Lauragais. Un parcours certes valonné mais très tranquille. Sous la chaleur du soleil, je ne rencontre que quelques véhicules ici et là. Arrivé à ce premier checkpoint, je profite d'une pause pour admirer le panorama qui s'offre à moi. La chaine Pyrénéenne se dessine à l'horizon... C'est vraiment magnifique ! Il est temps pour moi de repartir si je veux être au lac avant la tombé de la nuit. La route est de plus en plus valonné, je commence à regretter mon choix de parcours. Mais à cœur vaillant rien d'impossible dit-on ! La départementale commence à grossir et le trafic si fait plus fort, dernière grande descente à toute allure avant d'arriver à Revel. Je suis maintenant tout proche du lac selon ma carte. Le hic, c'est que je ne connais pas du tout la région et à mon plus grand désespoir je me retrouve fasse à une côte interminable. La plus éprouvante depuis mon départ. Il m'a fallu une bonne heure pour atteindre le lac depuis la jonction de la rigole de la plaine avec la D629. C'était infernale, la circulation constante ne me rassurait pas du tout et j'avançais à pas de fourmis. Il faut dire que d'avoir pris ma remorque fût à mon désavantage mais tout à mon honneur d'être parvenu au sommet avec. Me voici donc arrivé à destination. 8 heures de vélo, environs 50 kilomètres. J'estime avoir bien avancer compte tenus de ma condition physique. Le moral revient vite en voyant ce lac. J'en fais le tour et choisi un emplacement pour bivouaquer. C'est au coucher du soleil que je plante ma tente, juste au bord du lac. L'endroit est paisible à souhait, je profite des derniers rayons de lumière pour observer le paysage aux allures de carte postal. La difficulté de cette étape n'aura fait qu'intensifier mon admiration pour la nature.
SN Snakeur ·
Après une bonne nuit de sommeil, c'est aux aurores que je me lève et me prépare un bon chocolat chaud. Ma remorque m'a permis d'emporter plus de choses mais pas pour le moins inutile. J'avais charger un maximum d'objets lourds et ne craignant pas la pluie dans les sacoches arrières, gardant l'espace de mon coffre pour le matériel volumineux (tente, sac de couchage, vêtements...) et de valeur. J'ai fabriqué moi-même cette caisse en bois sur mesure. Elle est amovible du chassie et étanche. J'avais du revoir sa conception lors des essais, la chaleur grimpait vite à l'intérieur et j'ai donc ajouter deux ouvertures (à l'avant et à l'arrière) permettant un flux d'air rafraichissant tout en restant imperméable en cas d'intempérie. J'en suis très fier et cela me rassure que je puisse la fermée à clef. Mais revenons en à cette randonnée. Il me faut maintenant étudier le retour au bercail. L'asphalte c'est bien mais j'aime moins les côtes. Un peu traumatisé par la journée précédente, je choisi de rejoindre le canal du midi par la voie la plus courte. C'est donc en empruntant une départementale que je me dirige vers Castelnaudary. Ce n'est pas très charmant, des poids lourds et autre défile tout du long. J'ai hâte d'être sur le canal que je connais. Lui, il est si calme, si agréable à regarder c'est un bonheur de s'y trouver. Surtout quand on sait qu'il n'y a pas de dénivelé à proprement parlé. Me voici donc sur le canal du midi, c'est le pieds total. Il me faut avaler les 65 km qui me sépare de mon domicile. Et c'est un rodage tout terrain pour ma remorque car comme certain le savent, jusqu'en Haute-Garonne la portion n'est pas goudronnée. Mais l’aménagement est sans risque, au plus proche de mère nature. Les montures de fer ont remplacé les chevaux. Beaucoup de cycliste se côtoient et se saluent. J'avais tout de même une légère appréhension, lors de mes préparatif j'avais lu plusieurs témoignage décrivant l'inconfort de parcourir ces chemins avec une remorque deux roue. Mais au final, c'est passer, je n'avais pas vraiment le choix enfin si mais je souhaitais coûte que coûte éviter les routes. Le parcours est joncher d'écluses et de petits ponts de pierres. Malheureusement, je retiens le partage des aires de repos d'autoroute comme un point très négatif, enlevant une part importante de son charme au canal. Me voici arrivé, 80 km et 10 heures de vélo proportionnellement moins fatigant que la première journée. Cette cyclo-rando m'aura donné du fil à retordre mais aussi de très bons souvenirs. J'ai pu roder ma remorque qui a supporter divers terrains et 130 km. Aucune crevaison à signaler, mais une usure du pneu arrière notable. Il est sur que je reprendrai le canal du midi un jour. Sans remorque, je compte investir dans une paire de sacoches avant, le choix me semble plus judicieux. Je vous laisse avec une photo prise à l'écluse de La Planque (près de Castelnaudary) et un petit plan de mon parcours. Si vous avez des questions, n'hésitez pas !
SA Sagel Regular ·
Chouette petite rando 🙂

Je faisais la même chose quand j'étais à Toulouse, découvrir les environs à vélo est un bonheur ! Les deux boucles que j'ai préféré dans le coin : le tour des plus beau villages de france au nord-ouest et une petite boucle au départ d'Albi vers l'ouest (on croise le chemin de Saint-Jacques de Compostelle).

Bonne continuation dans ton exploration des environs 😉
DA Davebike Regular ·
Et c'est très formateur de faire des petites sorties, on voit ce qu'on peut laisser ou ce qui manque avant de partir pour de plus longs trajets. Et ça fait bien sûr un petit break pour ceux qui ne peuvent pas partir longtemps pour cause du travail etc.

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