Pour les statues en bronze, le mieux c'est Swamimalai (à 2 ou 3 km de Kumbakonam). Les artisansde cette ville ont perpétué la tradition chola pendant des siècles et vendent leur production à tous les temples hindous du monde.
A Chettinad, vous en aurez déjà pas mal avec tous les palais que compte la ville, surtout si une famille vous invite dans son palais. A proximité, le temple de Ganesh de Pilliyarpatti. Très neuf, très propre, très sacré.
Entre Trichy et Chettinad, le rocher des Yogis, à Sittanavasal: temple jaïn troglodytte, paons et singes en liberté.
A Chidambaram, il y a une famille de brahmanes qui peut vous guider (mais il faudra faire une belle offrande au temple et à la famille, c'est comme ça). On vous emmènera peut-être même au temple de Kali où les touristes ne vont pas. Et si on vous invite à manger par terre sur les feuilles de bananier, ce sera un moment rare.
Si vous voulez l'adresse...
Un resto brahmane à Chidambaram, c'est à ne pas manquer. Prix ridicule. Authenticité sud-indienne maximale.
Pour la "balade dans Chennai", organisez-vous un peu. C'est tellement immense...
Pour Pondy, vous aurez vite fait le tour du Samadhi d'Aurobindo et de la Mère, et du temple de Ganesh qui sont à deux pas l'un de l'autre et pas très grands, à moins de prier et de méditer...
Penser à se faire bénir par l'éléphante Laxmi. Elle n'est pas là le mercredi, c'est son jour de congé.
Attention aux raccoleurs, vendeurs d'artisanat attrappe touriste autour du temple. On vous proposera 400 roupies pour des trucs que vous pouvez faire baisser jusqu'à 50 en vous montrant inflexible.
Je vous conseille donc aussi de piocher là-dedans, en ne vous baladant pas en rickshaw mais à pied. Utilisez le rickshaw quand vous êtes fatigués pour vous déplacer entre deux endroits très éloignés: 2 autres temples si vous aimez ça: Perumal et Iswaran l'église Notre Dame des Anges. Vous y rencontrerez peut-être le père Dusseigne, le dernier curé français encore vivant. En face: la statue de Jeanne d'Arc et peut-être des joueurs de pétanque en fin d'après-midi. Sur la droite en sortant de l'église, la sacristie de style colonial, dont les jardins abritent des iguanes et des écureuils en liberté, et aussi le célèbre "Pathé Cinéma Familial", ancien cinéma fermé, qui donne sur la rue Romain Rolland l'église du Sacré Coeur, édifiée pour les chrétiens d'origine intouchable dans un style très tarte à la crème la cathédrale, inspirée des églises portugaises (Mission Street) si vous êtes là un mardi après-midi, au 43 rue Suffren, un culte sauvage de St Antoine, intéressant à observer l'avenue Goubert (front de mer), du Consulat Général à la statue de Dupleix, le long de la digue qui sauva la ville du tsunami les rues Dumas, Suffren, Victor Simonel (Lycée Français), de la Caserne, Mahé de la Bourdonnais, de Bussy, du Bazar Saint Laurent, François Martin, Saint Louis, Dupuy, Saint Gilles, de la Marine, Manakula Vinayagar. le quartier musulman et ses 2 mosquées (notamment les rues Cazy, Moullah, Sagy, et Tipu Sultan) le parc Bharati, avec l'Ayi Mandapam, édifié par Napoléon III en l'honneur d'une prostituée qui sauva la ville de la soif, et qui est le symbole de Pondy comme la Tour Eiffel l'est de Paris. Autour du parc: palais du Gouverneur, Cercle de Pondichéry, ancienne Chambre de Commerce (bouquiniste) le Goubert Market (ou Grand Bazar). Il faut voir le matin le marché au poisson. C'est une expérience odorante. Le marché aux fleurs est de toute beauté. Le marché aux épices aussi. à côté, rue Ananda Ranga Pillai, la maison du même nom la Société Progressiste de Pondichéry: maison tamoule traditionnelle ouverte au public Musée de Pondichéry. Miteux, mais de jolis bronzes et des échantillons des objets laissés par les Romains près de Pondy. La pièce où les choses françaises sont entreposées est bordélique à souhait, comme chez un antiquaire de province pour les nostalgiques de la Grande Muette: le Foyer du Soldat, centre de réunion des vétérans francopondichériens (rue Law de Lauriston). Etonnante galerie de portraits des Présidents de la V° République. Ne pas entrer en pays conquis, sous peine de subir une contre-attaque en règle. Les anciens sous-off. n'aiment pas les rigolos. l'Institut Français (rue Saint Louis), qui est l'un des centres majeurs d'indologie du monde. Le coup d'oeil de l'extérieur vaut le coup. Si vous y entrez, vous y croiserez peut-être le célèbre Jean Deloche, l'homme le plus savant de Pondy.
Shopping: centre de broderie des soeurs de Cluny (rue Romain Rolland): splendides broderies à vocation humanitaire (très chères, mais ça vaut la visite). Vous rencontrerez Soeur Thérèse, la dernière soeur française encore valide. Nehru Street: la grande rue commerçante de Pondy. Beaucoup de bonnes affaires côté fringues si vous êtes là un dimanche, les puces de la rue Gandhi pâtisserie: Krishna Sweets
Librairies Kailash (rue Ingasi Maistry) est chère, le même prix qu'à Paris, mais c'est le fin du fin des livres sur l'Asie.
Elle a édité l'incontournable "Pondichéry" de Georgette David, le meilleur guide existant à ce jour de la ville et de la région. Mais on trouve le bouquin partout. Focus (Mission Street, près de la cathédrale): la moins mal achalandée de Pondy The French Bookshop (juste à côté de l'Alliance Française, rue Suffren)
Restos français: Satsanga (rue Labourdonnais). Sympa et pas cher pour un resto français tamoul veg: Hotel Surguru, Ananda Bhavan tamoul non veg: Aristo (rez de chaussée, car l'étage est un attrappe Français), Chettinadu Restaurant (très épicé mais telllement chettinadu...)
Si tu ouvres tes yeux d'enfant, le voyage commence au seuil de ta maison