20 jours dans le Tamil Nadu (Inde du Sud): carnet (presque) en direct

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PA
Bonjour à tous,

Me voilà depuis 3 jours dans la région Tamil Nadu, en solo et en indépendant: sac à dos (enfin petite valise cabine + petit sac à dos), transports publics, etc... Il s'agit de mon neuvième voyage en Inde.

Je publie ce carnet pour donner des renseignements pratiques et des impressions subjectives pour aider ceux qui envisagent un voyage dans la région, car il n'est pas facile de trouver des carnets précis très récents. Je décide aussi de le faire presque en direct, à mes heures perdues, pour donner des informations à chaud, parce qu'à chaque fois que j'ai voulu me lancer dans un carnet, les souvenirs et les détails étaient devenus flous, et avec le temps, on oublie plein de choses... Cette formule me paraît intéressante, même si j'écris avec peu de recul, à part celui de mon expérience passée de l'Inde.

Je n'ai pas vraiment d'itinéraire fixé et je décide de mes étapes au gré du voyage, même si j'ai une idée vague du circuit que je vais faire.

Je remercie tout particulièrement les membres du forum qui m'ont donné des informations précieuses et continuent à m'en donner: Marcomarco, Fabgreg, Aleph, Raggamuffin et Marien (désolé si j'en ai oublié, je les ajouterai plus tard). Je suis parti un peu à la dernière minute, sans vraiment préparer mon voyage, et leur aide me fait gagner beaucoup de temps.

Avant de commencer, quelques infos générales sur mon voyage: - Séjour de 20 jours dans le Tamil Nadu, mon premier vrai voyage en Inde du Sud à part un assez court passage dans le nord du Karnataka et à Goa en 2010. - Vol Air France/Jet Airways Toulouse-Paris-Chennai et Chennai-Mumbai-Paris-Toulouse: 622€ (réservé sur le site Jetcost une dizaine de jours avant le départ). À noter que le même vol depuis Paris, donc avec deux voyages en moins Toulouse-Paris et Paris-Toulouse, coûtait plus de 150€ en plus. Allez comprendre... Ça tombe bien, je devais me rendre à Toulouse! - e-tourist visa en ligne, qui a bien augmenté il y a quelque jours: j'ai oublié le prix exact, mais autour de 80€: abusif mais toujours plus avantageux que le visa de 6 mois si on part peu de temps. - J'ai investi dans la dernière version du Lonely Planet "Inde du Sud" qui est très décevante: de moins en moins de renseignements fiables et précis, des adresses de plus en plus chères, des cartes en moins... À 27€, c'est une arnaque. Je ne suis pas sûr qu'il existe encore des guides papiers vraiment utiles. Une époque révolue? Vive les forums!

Allez c'est parti!
PA
Jour 1, 22 juillet: Chennai Mon vol Jet Airways Paris-Chennai arrive à 1h du matin avec deux heures de retard. Comme mon vol Air France Toulouse-Paris de la veille... Quasiment pas d'excuses. Le staff à bord est assez peu accueillant et ne semble pas très expérimenté. Dur pour presque 10 heures de vol. Enfin arrivés! Le temps d'attente au guichet e-visa est d'environ 40 minutes (je n'étais pas dans les premiers). Je vais ensuite directement au guichet des prepaid taxis officiels, direction Paradise Guest House dans le quartier de Triplicane. Prix de la course : 500 roupies. Recommandée dans les guides de voyage comme une des meilleures options bon marché de Chennai, la propreté des chambres laisse plus qu'à désirer (y compris les meilleures) et je les trouve chères pour la qualité. Mais il est 3h, je n'ai pas le courage de chercher ailleurs et je choisis une chambre non-AC que je négocie à 600 roupies. Des avantages cependant : une bonne situation dans Chennai, un staff plutôt sympathique, et un change au taux du jour et sans commission (1€=80,5 roupies).

Après une très courte nuit, je me lève tôt et profite de devoir aller réserver mon train vers Madurai le soir-même à Chennai Central pour découvrir la ville à pied : le meilleur moyen de se faire une première idée. C'est dimanche et beaucoup de commerçants sont fermés. Je trouve Chennai pas si différente de Mumbai ou Delhi, mais en un peu plus calme. Les gens y sont aussi beaucoup plus sympathiques et avenants. La ville est tout de même sale et bruyante, il y a plus de pauvreté que ce à quoi je m'attendais, et certains quartiers dégagent une odeur atroce d'égoût, notamment les bidonvilles au bord du fleuve Cooum. Il fait chaud mais c'est supportable (et pourtant, je ne supporte pas trop la chaleur). En chemin, j’aperçois une forte agitation devant moi qui a tout de la ferveur religieuse indienne. C'est le temple hindou de Muneeswaran: des centaines de personnes sont massées entre la route et le temple, des fidèles se font raser la tête. Je suis bien en Inde ! Un peu plus loin une église en contrebas d'un pont : la Vyakula Madha Church et son cimetière. Enfin, la gare de Chennai Central. Bien que les grandes lignes partent le plus souvent de Chennai Egmore, Chennai Central est le meilleur endroit pour faire ses réservations : un bureau informatisé, un guichet « foreigners » et VIP. En moins d'une heure, j'ai mon billet pour Madurai (415 roupies en Sleeper, billet Tatkal).

Je continue à pied vers le fort Saint-Georges, face au port. On ne voit plus grand-chose du fort originel construit par les Britanniques de l'East India Company entre le 17ème et le 18ème siècle, mais on peut visiter le complexe qui ressemble plus à une petite enclave calme dans la ville, face au port. Des restes de vieux remparts et d’anciens bâtiments décatis côtoient des bâtiments modernes dédiés à l'administration et à l'armée. Le musée, entrée à 200 roupies pour les étrangers, est bien trop cher pour ce qu'il a proposer: de la vieille vaisselle britannique (tout ce que j'adore), des portraits coloniaux, une inévitable section sur le patriotisme indien et l'Indépendance et une inattendue statue de… Marianne, « déesse française de la République ». Pour ce qu'il y a d'intéressant, on y apprend quand même le fonctionnement de l’East India Company dans la conquête progressive de l'Inde et le développement de la ville de Madras/Chennai. Un petit tour dans le "fort" où l'on peut voir la vieille église Saint-Mary... fermée mais assez jolie de l'extérieur.

Un rickshaw négocié à 50 roupies m'amène à la cathédrale Saint-Thomas, haut-lieu du catholicisme indien, non sans me demander en chemin des détours éclairs et bidons dans des emporiums, qui lui permettent de collectionner des coupons pour acheter des vêtements neufs. C'est mon premier jour et il est sympathique: je me montre généreux. La cathédrale en elle-même n’est pas très impressionnante mais l'intérieur assez beau. Certains dévots sont assez démonstratifs dans leur foi... un peu à la manière des hindous... D'autres sont assis dans un profond recueillement. Le "clou" de la visite est le pseudo-tombeau de l'apôtre Saint-Thomas et sa relique, un minuscule bout d'os (visite gratuite) : plutôt marrant. En sortant, je longe un bout de Marina Beach, la principale plage du centre de Chennai. Un chauffeur de rickshaw me prévient : « Not this part of the beach sir, dirty ». J'y vais quand même et il était même modéré : des mendiants dont on ne sait s’ils sont encore vivants, des amas de détritus, des rats crevés au milieu des excréments, un grand bidonville, une odeur pestilentielle, une plage putride. Je rebrousse vite chemin… En voilà une partie "présentable": Direction le Saravana Bhavan le plus proche car nous sommes en milieu d'après-midi et je n'ai encore rien avalé depuis la veille. Il s'agit de la plus célèbre chaîne de restaurants végétariens d'Inde du Sud qui a des branches dans le monde entier. Je ne connais que les restaurants de Paris et de Delhi et je me dis que ceux de Chennai devraient être meilleurs dans leur lieu d'origine, même si la baisse de la qualité et du service est souvent décriée. Les prix sont moins chers qu'à Delhi, mais je suis déçu : le tamarind rice (75 roupies) est très moyen et le staff froid et rugueux comme il se doit. Un type en moto, souriant, s'arrête pour me remercier d'être là et me propose de me déposer où je veux. Sympa mais je decline gentiment. Encore quelques kilomètres à pieds pour rejoindre ma guest-house : le temps de monter des portions un peu plus présentables de Marina Beach, qui attire les familles le soir. Et surtout d'avoir mes premiers contacts avec les vieux temples hindous dravidiens de Kapaleeswarar (Shiva) puis Parthasarathy (Vishnu). Comme ça a l'air d'être souvent le cas avec les temples tamouls, le sanctuaire le plus sacré est interdit aux non-hindous (ou plutôt aux étrangers), et le gouvernement du Tamil Nadu a encore rigidifier les mesures envers les non-hindous. Mais il y a de quoi faire avec les nombreux sanctuaires mineurs et l'architecture impressionnante de ces grands temples, dont les gopuram sont ornés de centaines de sculptures de divinités diverses, dans un amas surchargé et très « baroque ». Une grande ferveur religieuse, plus exubérante que dans le Nord, règne au sein de ces temples, avec des musiciens carnatiques de temples toujours présents. Mais ce n'est encore rien à côté de Madurai que je verrai le lendemain…. Un dernier passage à Paradise Guest House, le temps de prendre une douche, plier les bagages, et me rendre à la gare d'Egmore. Je négocie le rickshaw de Triplicane à Egmore à 60 roupies. Un masala dosa au Saravana Bhavan d'Egmore car je ne trouve rien de plus inspirant dans le quartier… encore très décevant… être dans le Tamil Nadu et manger un dosa aussi moyen, c'est un comble... c'en est définitivement fini pour moi de cette chaîne! Mais heureusement, je me venge en découvrant dans une échoppe de rue le jigarthanda, mon désormais dessert favori : un verre de lait sucré aromatisé au sirop avec du vermicelle fin et une boule de glace pour 40 roupies : rafraîchissant et divin !

C'est l'heure de monter dans le train, qui part à l'heure. Le temps de me faire déloger de ma banquette par un groupe de femmes tamoules qui beuglent et tergiversent longtemps, car elles veulent toutes être ensemble dans le même compartiment. Je change de place. Elles me remercient quand même! Je m'endors très vite, comme toujours dans les trains de nuit indiens.

Mon impression sur Chennai est que la ville est sale et bruyante, mais moins que ce que je pensais. L'ambiance est effectivement plus cool que dans le Nord, et les gens beaucoup plus sympathiques et prêts à aider. Comme Delhi ou Mumbai et d'autres grande ville indienne, c'est probablement une ville qui s'apprivoise sur la durée. Pour l'instant, je ne trouve pas l'Inde du Sud fondamentalement différente de celle du Nord: je suis bien en Inde sauf que je peux moins parler hindi (même si plus que ce que je pensais), les temples ont leur architecture dravidienne particulière, et la religion chrétienne est plus présente.

Chennai : [:)] Paradise Guest House : [:/] Fort Saint-Georges : [:/] Cathédrale Saint-Thomas : [:)] Temple de Kapaleeswarar : [:)][:)] Temple de Parthasarathy : [:)][:)] Marina Beach : Restaurants Saravana Bhavan: [:/]
VO
bon voyage ... on va y être mardi prochain en inde ... je vais suivre cette première semaine ! car ensuite c'est sans internet pour 3 semaines ! normalement depuis 4 mois la decision : on va aller dans le tamil nadu aussi ! ( arrivée Mumbai puis vol interne pour Chennai ) sauf qu'au dernier moment une envie du Nord se fait de plus en plus forte ... donc mumbai delhi !!! arf !!! ON A ENCORE 7 JOURS POUR se decider !!! tu vas peut être nous convaincre pour le SUD !!! comment est la météo ? on va suivre les 7 premiers jours de ton recit :) et la suite à la rentrée
Voyages en France, Corse , Angleterre , Portugal , Espagne, Grece, Tunisie, Afrique du sud, Thailande, Usa, swaziland , emirats arabes unis ... 2018 Inde
MA
Ouii, super ! continues !

Si tu nous dis quelles sont tes prochaines etapes, peut etre on peut te renseigner un peu plus...

...certains quartiers dégagent une odeur atroce d'égoût, notamment les bidonvilles au bord du fleuve Cooum.

En sortant, je longe un bout de Marina Beach, la principale plage du centre de Chennai. Un chauffeur de rickshaw me prévient : « Not this part or the beach sir, dirty ». J'y vais quand même et il était même modéré : des mendiants dont on ne sait s’ils sont encore vivants, des amas de détritus, des rats crevés au milieu des excréments, un grand bidonville, une odeur pestilentielle, une plage putride. Je rebrousse vite chemin…

p, tain, comme si j'y etais...

Effectivement, le saravana bhavan est assez cher et souvent decevant

J'espere, qu'a Madurai tu vas t'eclater (coté culinaire [:P])

Essayes de faire une excursion (en bus) a Thiruparankundram.

Il y a aussi a Madurai un temple de Mariamman, rien de special, mais, certains jours il y a des

pujas assez specials avec une foule de femmes qui entrent en transe... Incroyable spectacle !

Mark

PS pour demander le chemin (et autres) y a rien de mieux que de montrer une photo (sur ton portable) de ce que tu cherches, c'est immediatement compris
PA
Merci!

Je te conseillerais quand même de ne choisir qu'une région, soit le Tamil Nadu, soit le Rajasthan. Le Rajasthan est de toute façon magnifique, même si touristique, mais ce n'est pas pour rien. Le Tamil Nadu est bien différent, même si ça reste l'Inde est qu'il y a forcément des choses communes. Mais pour l'instant, j'aime beaucoup. Il fait chaud et plutôt sec, mais je trouve la chaleur beaucoup plus supportable qu'en France.

J'aurais dû mal à te donner un avis tranché entre les deux. Ici dans le Tamil Nadu, je vois certaines des choses les plus impressionnantes que j'ai vu en Inde. Mais c'est aussi le cas au Rajasthan. Mon coeur irait quand même plutôt au Rajasthan, mais c'est un avis personnel.
PA
Merci à toi Marco!

J'ai déjà quitté Madurai, que j'ai adorée, et je suis arrivé ce matin à Kanniyakumari. Dommage pour le temple de Mariamman... Mais il y en a plein d'autres dans le Tamil Nadu, peut-être que j'aurai la chance de voir ce genre de puja. J'ai déjà vu des femmes en transe à Jammu et au dans d'autres régions, et toujours dans des temples dédiés à la Déesse. Oui, côté culinaire, c'était top! Je publie ça dans quelques minutes.

Ok je te donnerai vite la suite de mon itinéraire prévu, merci pour tes conseils!
MO
Salut Pagal, [;)]

Je vais suivre ton carnet .

Comme toi, mon dernier voyage en Inde était le 9e , et je suis toujours allée dans le Nord. Sauf une fois....au Tamil Nadu . Mais il y a longtemps, longtemps . Jusqu'à présent, je reconnais le Chennai d'autrefois : la mauvaise odeur, canon par endroits , les mendiants sur Marina beach ( pas aussi fort que ce que tu racontes, mais quand même ) , Saint-Thomas ....

Tu as eu un très bon change , dirait-on .

A bientôt pour la suite . C'est courageux d'écrire en direct ce que tu vis . [:)]
"La vie est un voyage qui se vit au présent ou jamais ...."
PA
Jour 2 et 3, 23 et 24 juillet: Madurai Arrivée à Madurai Junction à l'aube. La ville me fait déjà bonne impression. Je bois un filter coffee, café filtré avec du lait et du sucre façon tchaï, typique d'Inde du Sud : j'adore ! Je visite quelques guest-houses dans le quartier des hôtels près de la gare. Le réceptionniste de la TM Guest House recommandée dans le LP est désagréable, m'annonce des prix trop élevés et n'en finit pas de me faire attendre. Il me fait signe de partir si je ne suis pas content, mais j'avais déjà commencé à quitter les lieux. Un rabbateur pauvre et alcoolique qui me colle m'amène dans une autre guest-house où je fais jouer la concurrence et j'obtiens une chambre non-AC à 500 roupies, soit le prix de celles que j'ai visitées avant mais en un peu mieux. Pas reluisante mais acceptable… Loin d'être la grande ville indienne sale et polluée que j'imaginais, la partie de Madurai qui s’étend autour du temple reste traditionnelle et plaisante. Je vais du côté de Murugan Idly Shop, une enseigne de Madurai réputée pour cuisiner le meilleurs dosa, idly et chutney du Tamil Nadu. Ils sont effectivement très bons, mais l'ambiance du lieu est moyenne et le jeune serveur me fixe avec un air benêt tout le long du petit-déjeuner… En plus les prix sont plus élevés qu'ailleurs. Le filter coffee est excellent cela dit.

Je marche dans les ruelles où quelques commerçants commencent petit à petit à ouvrir boutique. Et soudain, au bout d'une rue, il apparaît ! On se le prend en pleine tronche. On a beau avoir vu des photos, le temple de la déesse Meenakshi est impressionnant. Et ce n'est qu'encore le gopuram ouest vu de loin. Je fais le tour : il est gigantesque. Mais je ne rentre pas encore, je me réserve pour la cérémonie qui a lieu tous les soirs dans l'enceinte du temple. Je me dirige plutôt vers le palais de Tirumalai Nayak, un roi hindou qui régnait sur le royaume de Madurai au 17ème siècle, soit au même moment que la fondation du temple de Meenakshi. L'entrée est à 50 roupies pour les étrangers. Je ne paye pas le supplément appareil photo. Je passe la porte, et là, la claque ! Le palais est magnifique, vaste et majestueux. Un des plus beaux palais qu'il m'ait été donné de voir en Inde. On entre par l’immense darbar (salle des audiences royales) et on fini par la salle de danse, entourée d'un petit musée de statues très anciennes de divinités. Des détails magnifiques dans tous les recoins. Comme il n'y a personne pour contrôler les tickets appareil photo, j'en profite plus que largement. En rentrant, la ville s'est complètement éveillée. Les alentours du temple sont devenus un immense bazar de tailleurs, quincailleries, emporiums et commerces en tout genre. Des rabatteurs travaillant pour les emporiums, souvent tenus par des Kashmiris, vous invitent sans arrêt à monter sur leur roof-top qui a une vue « imprenable »: leur espoir est bien entendu de vous faire acheter un souvenir bien cher, mais on peut accepter de monter sans rien acheter, on perd juste un quart-d'heure à devoir écouter pourquoi vous devez absolument ramener chez vous un pashmina du Kashmir ou une statue de Shiva hors de prix. Finalement, je me suis décidé à en essayer un le lendemain et la vue n'était pas si terrible. Je fais une pause pour manger un succulent thali à volonté dans la très réputée cantine végétarienne Sri Sabarees, tout près de ma guest-houses. Ce lieu très fréquenté par les locaux va vite devenir ma cantine de prédilection. Idly, dosa, biryani, sambar rice, filter coffee et autres spécialités du Sud… tout y est délicieux !

Le soir, je me rends donc au temple de Meenakshi, avatar de la déesse Parvati, épouse de Shiva et mère de Ganesh (Vinayagar pour les Tamouls) pour la cérémonie qui a lieu tous les soirs à 21h. Le temple est presque un village : un grand bassin central d’ablution, de vastes couloirs certies d’autels et de statues divines dans le moindre recoin, et bien sûr, les sanctuaires de Meenakshi et Shiva, strictement interdits aux étrangers, il faut respecter un dress-code strict (jambes et épaules entièrement couvertes), et les appareils et téléphones sont désormais complètement interdits, même pour les hindous (mais les policiers s'octroient le droit). Je tente ma chance et je suis à deux doigts du darshan de Meenakshi quand un sadhu m'interpelle… il me fait visiter le tour de la partie interdite, mais pas de darshan de Meenakshi. Je retenterai ma chance plusieurs fois, mais à chaque fois, un pèlerin ou un gardien m'interpelle d'un « no no, only hindus !! ». Je suis venu mais je n'ai pas vu… Dehors, des instruments résonnent : ça doit être le début de la cérémonie. À côté de la porte ouest, un cercle s’est formé autour d'un groupe de musiciens de temples, véritables virtuoses du nagaswaram (sorte de long hautbois carnatique) et du tavil (tambour carnatique). À côté, le char qui transporte l'effigie de Sundareswar (Shiva, le "Beau Seigneur") attend la fin de la prestation des musiciens pour partir. La tension monte et tout ce beau monde se forme en procession derrière le char, devancé par un bel éléphant qui donne la bénédiction avec sa trompe à l'occasion, une vache, et les effigies de Meenakshi et de l'enfant Ganesh qui suivent pas trop loin derrière. Un demi-tour du temple, une fanfare d'enfer, des dévots en effervescence, les femmes qui offrent des guirlandes de fleurs en prasadam à Shiva en faisant des vœux… jusqu'au moment où l'on arrive devant la porte de l'enceinte du temple. L’effigie du Dieu est sortie du char, Meenaksji et Ganesh suivent leur chemin vers leur sanctuaire respectif, et des porteurs prennent le relais, en secouant frénétiquement le palanquin, ce qui donne l'impression que la divinité est en transe, et ce qui rend les dévot encore plus dingue. Enfin, Shiva est posé dans un enclos délimité par des grands draps, la musique se fait plus calme et tout le monde s'assoit au sol. La divinité est lavée, choyée, apaisée et prête à se coucher et à rejoindre la Déesse pour la nui : le rideau se referme... Les pèlerins courrent alors immédiatement vers le sanctuaire dans ce moment où le couple divin dégage une forte énergie. Profitant de la cohue, je tente ma chance… mais je finis par être encore une fois refoulé… La cérémonie à duré une heure. C'est une des plus impressionnantes que j'ai pu voir en Inde.

Le lendemain, je me lève tôt pour mieux profiter du temple le matin. Je paye l'entrée 50 roupies (seulement pour les étrangers), et me rend compte que je n'ai rien payé la veille, peut-être parce que j'étais le seul étranger et qu'on ne m'a pas vu passet. Après l'ambiance de la nuit d'avant, l’ambiance du temple à des airs de lendemain de fête. Tout est paisible et des musiciens de temples se succèdent pour jouer des airs apaisés en l'honneur des divinités : le temple se réveille tranquillement, comme moi en fait! Avant de sortir, je fais un détour par le musée du temple: le pavillon "des Milles Pilliers", nommée ainsi parce qu'il compte... 985 piliers! L'entrée est à 50 roupies mais je présente le ticket du temple et le gardien me dit : « Ok, 5 rupees ». Va comprendre… En tout cas, la collection de statues divines et l'autel à Shiva Nataraja valent vraiment la peine d'être vus. Une fois sorti, je traverse derrière la sortie est du temple, près de la grande statue du taureau Nanthi, le Puddhu Mandapa, un pavillon séparé des murailles du temple juste par une rue, aux magnifiques statues. Ce serait parfait si les stands de tailleurs qui occupent désormais le lieu ne vous harcelait pas pour prendre vos mesure et vous proposer chemises et pantalons en deux heures chrono.

Je consacre une partie de l'après-midi à la visite du Gandhi Memorial Museum à 3 km de la vieille ville. Un vieux conductueur de vélo-rickshaw bien pauvre insiste pour m'y amener. Je négocie la course aller-retour à 200 roupies en sachant pertinemment qu'au retour, il m'en demandera 50 de plus. C'est aussi l‘occasion d'une promenade dans la ville (pas la partie la plus intéressante). Le musée, installé dans un ancien palais Nayak sobre, est relativement intéressant, mais sa vision patriotique un peu trop angéliste se concentre sur l'unité indienne et évite soigneusement d'évoquer les conflits et massacres entre communautés indiennes. Mais on a beau avoir goûté du « Gandhi Museum » dans toute les villes indiennes, c'est toujours intéressant d'y revenir. Puis dans celui-ci, on peut voir le dhoti encore maculé de sang que le Mahatma portait lors de son assassinat: on se sent au plus proche de l'Histoire, mais c'est crado... Au retour, le conducteur me demande évidemment 50 roupies en plus. Il a l'air bien misérable et je n'insiste pas longtemps.

Un dernier tour de ville, un délicieux hyderabadi biryani chez Sree Sabarees, un dernier jigarthanda dans la rue, et c'est l'heure de prendre mon train de nuit que j'ai réservé à veille pour Kanniyakumari (445 roupies, Sleeper, billet Tatkal). Le train est à l'heure et dans 5 heures, je serai aux confins de l'Inde, quand deux ans plus tôt, j'étais dans le village le plus au nord de l'Inde accessible aux étrangers. Comme d'habitude, je m'endors quelques secondes après m’être installé…

Madurai [:)][:)][:)] Temple de Meenakshi [:)][:)][:)] Puddhu Mandapa [:)][:)] Palais de Tirumalai Nayak [:)][:)][:)] Gandhi Memorial Museum [:)] Surapi Guest House [:/] Restaurant Sree Sabarees [:)][:)][:)] Restaurant Murugan Idly Shop [:)][:)]

Vous l'avez compris, j'ai beaucoup aimé Madurai, qui figure déjà parmi mes endroits favoris en Inde.
MA
Merci à toi Marco!

J'ai déjà quitté Madurai, que j'ai adorée, et je suis arrivé ce matin à Kanniyakumari. Dommage pour le temple de Mariamman... Mais il y en a plein d'autres dans le Tamil Nadu, peut-être que j'aurai la chance de voir ce genre de puja. J'ai déjà vu des femmes en transe à Jammu et au dans d'autres régions, et toujours dans des temples dédiés à la Déesse. Oui, côté culinaire, c'était top! Je publie ça dans quelques minutes.

Ok je te donnerai vite la suite de mon itinéraire prévu, merci pour tes conseils!

Oh, Pagal, merde encore , je viens de faire une longue réponse et tout s'est encore effacé comme je l'ai signalé ailleurs... Alors je recommence pas. En bref . Rien à dire sur Chennai que je n'ai jamais visitée. J'attends tes compte rendus de Madurai et Rameswaram et tous les autres sites que tu as mis à ton programme que j'ai adoré mais c'était il y a 10 ans 9 ans et 8 ans. J'aimerais savoir si ça a changé ou pas... Dis nous vite aussi pour la météo... désolé de ne pas reprendre les détails... ici, chez moi il pleut des cordes et même plus encore tous les jours et ça commence à bien faire. Alors l'été prochain, si je ne retourne pas au Lahaul/Spiti, ce sera le Tamil Nadu pour couper de temps en temps mes mois de mousson.
Je rencontrai sur mon chemin tant de difficultés Qu’elles furent toutes surmontées MIRZA GHALIB poète urdu (1796 -1869) https://www.telling-india-pictures.com https://youpic.com/marien
PA
Merci pour ton retour! C'est peut-être courageux d'écrire en direct, mais je trouve qu'on garde les impressions intactes.

J'ai envoyé la suite et édité les erreurs et oubli des deux étapes que j'ai publiées.
PA
Je sais, c'est un vrai problème sur Voyageforum ces messages qu'on efface sans pouvoir les récupérer. Ça m'est arrivé plusieurs fois, et c'est toujours pour les messages les plus longs que ça arrive, malheureusement...

La météo est très bien dans le Tamil Nadu. À Chennai et à Madurai, il faisait bien chaud, mais moins qu'en France en ce moment. Moi qui ai du mal avec la chaleur, je trouve le temps tout à fait supportable ici. À Kanyakumari en ce moment, il fait très beau et un petit peu plus frais, c'est parfait! Je n'ai pas eu de pluie depuis mon arrivée... allez, 20 secondes de petites gouttelettes à Chennai.

Oui, j'ai vu la météo au Kerala, ce qui m'a dissuadé d'y passer pour cette fois, ainsi que les stations de montagne du Tamil Nadu. Une autre fois.

Après Kanyakumari, ma prochaine étape sera Rameswaram, puis ensuite très probablement le Chettinad.

Un groupe de pèlerins a débarqué dans ma guest-house aujourd'hui. Au moment où j'écris, je crois qu'ils ont élu domicile devant ma porte... Je vais bien dormir je sens!
CH
Merci pour ce carnet live ! Sympa de redécouvrir certains coins que je connais et d’autres pas du tout.
RA
ici, chez moi il pleut des cordes et même plus encore tous les jours et ça commence à bien faire.

De quoi tu te plains ? [:/]

Restriction d'eau

"Cela faisait deux siècles que la Belgique et le Nord de l'Europe n'avaient pas connu une telle sécheresse."

Vague de sécheresse en Europe, le Cercle arctique prend feu - RTBF.be

ça commence à bien faire

Un étang dans la Forêt de Soignes (Sud de Bruxelles) photo 1 : en février 2016, photo 2 : en février 2017, photo 3 : en février 2018, photo 4 : le 10 juillet 2018
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
RA
Bonsoir

Je fais une pause pour manger un succulent thali à volonté dans la très réputée cantine végétarienne Sri Sabarees, tout près de ma guest-houses. Ce lieu très fréquenté par les locaux va vite devenir ma cantine de prédilection. Idly, dosa, biryani, sambar rice, filer coffee et autres spécialités du Sud… tout y est délicieux !

Je - et ne suis pas le seul - confirme [;)]



ensuite très probablement le Chettinad.

Comment ça "probablement"

ensuite très certainement le Chettinad.

"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
YA
Bonsoir Pagal, Ah oui, le "jigarthanda", délicieux et surprenant ce dessert avec de la glace et des vermicelles ! je l'ai découvert l'hiver dernier à Mumbai et j'ai adoré... J'espère que tu vas aimer Rameswaram. Nous, nous avions beaucoup aimé cet endroit un peu au bout du monde mais c'était en 2014 et je crois avoir lu qu'une route goudronnée avait été faite mais j'espère que ce n'est pas pour aller jusqu'à Danushkodi car la piste dans le sable à bord d'un minibus brinquebalant valait le détour... il faut aussi ne pas manquer d'aller voir le village de pêcheurs au pied du grand pont, le Panbam bridge (ou Indira Gandhi Bridge), surtout le matin... Bonne continuation de voyage Anne
Anne Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr
MA
j'espère que ce n'est pas pour aller jusqu'à Danushkodi

eh, si ! The future is now ! [:/]

www.youtube.com/watch?v=x_8Tf0mvIgw

www.youtube.com/watch?v=AsxmCfwwZIg
MA
ensuite très probablement le Chettinad.

Comment ça "probablement"

ensuite très certainement le Chettinad.

Absolument !!! Sinon je te parle plus Pagal !
Je rencontrai sur mon chemin tant de difficultés Qu’elles furent toutes surmontées MIRZA GHALIB poète urdu (1796 -1869) https://www.telling-india-pictures.com https://youpic.com/marien
MA
ici, chez moi il pleut des cordes et même plus encore tous les jours et ça commence à bien faire.

De quoi tu te plains ? [:/]

Je me plains pas, surtout que j'ai plus trop besoin d'arroser mes plantes et qu'elles ont tellement poussé que les voisins ne peuvent plus trop mater ce que je fais à longuueur de journée. Je dis seulement que, moi, j'en ai marre de voir la pluie tomber en trombes tous les jours pendant des heures et que je serais bien allé me balader avec Pagal dans le Chettinad... et ailleurs. Mais... pas à son rythme[;)]

"Cela faisait deux siècles que la Belgique et le Nord de l'Europe n'avaient pas connu une telle sécheresse."

Sauf qu'ici, même si j'en ai marre de voir la pluie tomber avec tous les dégâts qu'elle occasionne, on reste dans la normalité de la saison. La semaine dernière à 100m de chez moi un énorme manguier à l'ombre duquel j'avais pour habitude d'attendre mon bus de ville, s'est abattu violemment sur un bus de pèlerins qui passait juste à ce moment-là. Un mort et plusieurs blessés graves. Mais quand on voit l'état du bus on se demande comment il n'y a pas eu plus de morts.

Un étang dans la Forêt de Soignes (Sud de Bruxelles) photo 1 : en février 2016, photo 2 : en février 2017, photo 3 : en février 2018, photo 4 : le 10 juillet 2018

Impressionnant tes photos de l'étang
Je rencontrai sur mon chemin tant de difficultés Qu’elles furent toutes surmontées MIRZA GHALIB poète urdu (1796 -1869) https://www.telling-india-pictures.com https://youpic.com/marien
MA
J'espère que tu vas aimer Rameswaram. Nous, nous avions beaucoup aimé cet endroit un peu au bout du monde mais c'était en 2014

Moi c'était en 2008 et j'avais détesté. Comme quoi... Mais justement j'aimerais bien y retourner pour voir si j'en ai le même ressenti... Les arnaques des hôtels et restaus et une certaine hystérie religieuse pour ne pas dire une hystérie certaine. Et puis l'odeur du poisson séché... qui vous prend à la gorge dès l'arrivée sur le pont et les grosses mouches vertes partout, jusque dans la chambre malgré la clim et la fenêtre fermée. Faut dire que j'étais malade aussi... Sinon, le temple j'ai adoré en faisant abstraction du bordel impressionnant d'une foule en délire.

il faut aussi ne pas manquer d'aller voir le village de pêcheurs au pied du grand pont, le Panbam bridge (ou Indira Gandhi Bridge), surtout le matin...

Je confirme. Mais si tu y vas, Pagal, reste bien loin du rivage. Au bord de l'eau c'est les toilettes du dit village. Plus de merdes que de sable. Mais ça aussi, ça a peut-être changé en dix ans...
Je rencontrai sur mon chemin tant de difficultés Qu’elles furent toutes surmontées MIRZA GHALIB poète urdu (1796 -1869) https://www.telling-india-pictures.com https://youpic.com/marien
MA
j'espère que ce n'est pas pour aller jusqu'à Danushkodi

eh, si ! The future is now !

Oh là là !!!! Moi c'était ça :







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PA
je serais bien allé me balader avec Pagal dans le Chettinad... et ailleurs. Mais... pas à son rythmeClin d'oeil

Ce n'est pas dans mes habitudes de voyager à ce rythme, mais cette fois j'ai peu de temps et il y a tant de choses à voir... C'est aussi le début du voyage et je suis allé plus vite pour me réserver plus de temps pour la suite. Je vais d'ailleurs rester 3 jours à Kanniyakumari. Il y a quelques années, je n'étais pas pris par le temps et je pouvais rester 5 jours ou une semaine quand un endroit qui me plasait. Mais c'est difficile désormais...
MA
je serais bien allé me balader avec Pagal dans le Chettinad... et ailleurs. Mais... pas à son rythmeClin d'oeil

Ce n'est pas dans mes habitudes de voyager à ce rythme, mais cette fois j'ai peu de temps et il y a tant de choses à voir... C'est aussi le début du voyage et je suis allé plus vite pour me réserver plus de temps pour la suite. Je vais d'ailleurs rester 3 jours à Kanniyakumari. Il y a quelques années, je n'étais pas pris par le temps et je pouvais rester 5 jours ou une semaine quand un endroit qui me plasait. Mais c'est difficile désormais...

Ce n'était ni un reproche, ni une critique, ni une moquerie... J'avais mis un clin d'œiL C'est juste que mon corps ne pourrait pas assumer ce rythme.
Je rencontrai sur mon chemin tant de difficultés Qu’elles furent toutes surmontées MIRZA GHALIB poète urdu (1796 -1869) https://www.telling-india-pictures.com https://youpic.com/marien
PA
Ce n'était ni un reproche, ni une critique, ni une moquerie... J'avais mis un clin d'œiL

J'avais bien compris [;)] Mais ça m'a fait penser à ce temps où je pouvais faire des séjours beaucoup plus longs et marquer des étapes plus longues... On s'adapte...
MA
Au bord de l'eau c'est les toilettes du dit village. Plus de merdes que de sable. Mais ça aussi, ça a peut-être changé en dix ans...

ha, ha ! LA blague du jour ! (de l'année plutot !)

Le temple de Rameshwaram, je l'adorai il y a 20 ans (presque), maintenant les magnifiques couloirs (colonnes, plafonds) sont repeints de façon HORRIBLE ! (pour nous évidement, pour EUX c'est correct...)

https://www.youtube.com/watch?v=Vj-WZpgKfFo

de toute façon, en quittant Madurai - plus on va vers l'est, plus c'est sale...

A Mammalapuram, j’aimais bien aller de temps en temps sur la plage dite "indienne", les femmes en sari mouillé etc, on se comprends , aujourd'hui c'est une A P O C A L I P S E !!!! Une decharge a ciel ouvert - c'est pas assez dit ... Puis, le vendredi soir arrivent les "touristes" de Chennai, par une autoroute direct - ils se mettent a 6 voir plus dans une chambre, picolent, crient, chantent toute la nuit, le samedi rebelotte.. Ils remplissent tous les restos a "touriste blanc" (autrefois), font du shopping meme dans les boutiques de Cashmiries ... Impensable encore il y a 5-10 ans ! Les commercant sont en-cha-tés !! Des voitures garés partout, j'ai meme deja vu des motos rouler sur la plage ... Evidement AUCUN respect pour personne ni lieux, mais, c'est la norme.... Ils commencent a etre agressifs envers "nous"... Le weekend passé, ça change, mais pour combien de temps encore ... ?
MA
Au bord de l'eau c'est les toilettes du dit village. Plus de merdes que de sable. Mais ça aussi, ça a peut-être changé en dix ans...

ha, ha ! LA blague du jour ! (de l'année plutot !)

Le temple de Rameshwaram, je l'adorai il y a 20 ans (presque), maintenant les magnifiques couloirs (colonnes, plafonds) sont repeints de façon HORRIBLE ! (pour nous évidement, pour EUX c'est correct...)

www.youtube.com/watch?v=Vj-WZpgKfFo

de toute façon, en quittant Madurai - plus on va vers l'est, plus c'est sale...

A Mammalapuram, j’aimais bien aller de temps en temps sur la plage dite "indienne", les femmes en sari mouillé etc, on se comprends , aujourd'hui c'est une A P O C A L I P S E !!!! Une decharge a ciel ouvert - c'est pas assez dit ... Puis, le vendredi soir arrivent les "touristes" de Chennai, par une autoroute direct - ils se mettent a 6 voir plus dans une chambre, picolent, crient, chantent toute la nuit, le samedi rebelotte.. Ils remplissent tous les restos a "touriste blanc" (autrefois), font du shopping meme dans les boutiques de Cashmiries ... Impensable encore il y a 5-10 ans ! Les commercant sont en-cha-tés !! Des voitures garés partout, j'ai meme deja vu des motos rouler sur la plage ... Evidement AUCUN respect pour personne ni lieux, mais, c'est la norme.... Ils commencent a etre agressifs envers "nous"... Le weekend passé, ça change, mais pour combien de temps encore ... ?

Salut Mark, A te lire tu réactives mon rejet du Tamil Nadu dont j'avais adoré les temples et certains paysages, mais détesté le bruit et la saleté, le manque d'hygiène, le non respect du patrimoine jonché d'ordures etc... Je n'y ai plus mis les pieds depuis 8 ans... Ce que tu décris est exactement ce que j'ai gardé en mémoire. Tout à fait l'Inde que je n'aime pas particulièrement ces comportements dans les hôtels où je me souviens avoir poussé des gueulantes retentissantes à des 2h et 3h du matin où l'on ne pouvait pas fermer l'œil. Le comportement des "touristes" indiens est le même partout. Bien sûr ils sont chez eux, bien sûr c'est bien que désormais ils puissent visiter leur pays mais dans ces conditions c'est terrible. Ils bousillent tout autour d'eux en plus de leur comportement ET... ils ne regardent rien, n'apprécient rien. Leur seul intérêt est de se prendre en photo pour épater les copains quand ils rentreront chez eux. Pagal commençai t à m donner envie de retourner. Toi tu me confortes dans mon rejet du Tamil Nadu. J'ai de très belles photos du temple... il y a 10 ans et ce que tu montres dans cette video est horrible. Un de tes messages a été supprimé. C'est toi ? ou tu as été censuré par la modération ?
Je rencontrai sur mon chemin tant de difficultés Qu’elles furent toutes surmontées MIRZA GHALIB poète urdu (1796 -1869) https://www.telling-india-pictures.com https://youpic.com/marien
RA
Hi Mark [;)]

Le temple de Rameshwaram, je l'adorai il y a 20 ans (presque), maintenant les magnifiques couloirs (colonnes, plafonds) sont repeints de façon HORRIBLE !

"il est beau mon plafond, il est beau"









Photos prises en février 2008 du temple de Rameswaram
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
MA


la vache qui rit, c'est ma préférée !! merci pour tes photos !
KO
Il y a des entre-soi qui sont tout sauf exclusifs ou sectaires. Une bande de potes qui se connaissent (ou pas), rassemblés autour de celui qui raconte (bien), partagent les jolies choses, l'envers du décor, des souvenirs de voyage, ou un quotidien... quotidien. C'est dépaysant, pittoresque, enviable mais pas toujours. Les essors, comme les couches de peinture, se superposent sans masquer totalement la splendeur ou les horreurs.

Témoignages précieux qui s'entrecroisent en mots en images, réminiscences d'un temps qui s'efface, se renouvelle très vite...

@ Raga...





Un train qui fend les flots et ces deux éléphants en apesanteur dans une position... curieuse. (Que font-ils ? ) Tu as le don des images inattendues.
MA
A te lire tu réactives mon rejet du Tamil Nadu dont j'avais adoré les temples et certains paysages, mais détesté le bruit et la saleté, le manque d'hygiène, le non respect du patrimoine jonché d'ordures etc... Je n'y ai plus mis les pieds depuis 8 ans... Ce que tu décris est exactement ce que j'ai gardé en mémoire.

t'as absolument raison. Mais, au meme temps, je ne parlerai pas de rejet. J'adore ce pays (le Tamil Nadu) grace a son histoire, patrimoine, paysages etc etc. J'ai essayé d'aller plus loin et avais envie de voir de qui est "caché" de regards des étrangers, voire, les tabous... J'ai decouvert (pour moi) un monde plutot fascinant (je m'y attendais [;)]), a condition (pour moi) d'y etre preparé et d'investir un peu - une voiture avec driver. J'ai eu vraiment de la chance - je suis tombé (pour une fois enfin) sur un type intelligent, a l'ecoute, assez drole - impossible pour un Indien (?), qui a cherché lui meme des endroits pour me satisfaire (il telephonait a ses potes locaux en demandant). Ca sonne comme tous ces messages qu'on voit ici le long de l'année, lol ! D'ailleurs, j'ai fait la meme chose cette année au Gujarat, j'etais trés heureux de mon choix. Donc une bonne semaine en voiture (climatisée parfois), des merveilles a se remplir les yeux et l'ame, bonne ambiance etc. Mais, il faut qu'ils sachent qui est le patron, evidement.

En plus, ils sont plus "cool" dans le Sud, plus sympa, il y a parfois des gens extraordinaires ! Encore une fois, il faut aller "hors sentier" pour, aussi, se sentir apprecié. Oui, ça peut arriver.

J'avais encore de choses a dire, mais on me coupe tout le temps (boulot...), j'ecrirai ce soir.

Un de tes messages a été supprimé. C'est toi ? ou tu as été censuré par la modération ?

non, cette fois-ci c'est moi, le message s'est mis en double..

Et, Jean-Marie - n'oublies JAMAIS d'ecrire AVANT dans un notepad ou word, puis copier/coller, c'est ragant quand ça disparait d'un coup on se pas pourquoi ...

L'Inde, soit on aime, soit on la deteste... Absolument faux ! On l'adoooore - on deteste la plupart de ses habitants qu'on croise sur son chemin (de touriste)
MA
Hi Mark [;)]

Le temple de Rameshwaram, je l'adorai il y a 20 ans (presque), maintenant les magnifiques couloirs (colonnes, plafonds) sont repeints de façon HORRIBLE !

"il est beau mon plafond, il est beau"









Photos prises en février 2008 du temple de Rameswaram

C'est rigolo j'allais envoyer rigoureusement les mêmes, prises le 29 janvier 2009
Je rencontrai sur mon chemin tant de difficultés Qu’elles furent toutes surmontées MIRZA GHALIB poète urdu (1796 -1869) https://www.telling-india-pictures.com https://youpic.com/marien
MA
A te lire tu réactives mon rejet du Tamil Nadu dont j'avais adoré les temples et certains paysages, mais détesté le bruit et la saleté, le manque d'hygiène, le non respect du patrimoine jonché d'ordures etc... Je n'y ai plus mis les pieds depuis 8 ans... Ce que tu décris est exactement ce que j'ai gardé en mémoire.

t'as absolument raison. Mais, au meme temps, je ne parlerai pas de rejet. J'adore ce pays (le Tamil Nadu) grace a son histoire, patrimoine, paysages etc etc.

Tu as raison, le mot rejet n'est pas approprié puisque j'ai un désir recurrent d'y retourner. Quand je relis tout ce que j’ai écrit sur le Tamil Nadu lors de mes deux premiers voyages, toute la région que Pagal est en train de nous faire (re)vivre, je ne trouve qu’enthousiasme et bonheur dans ce que j’ai écrit. Et ces photos !!!...

J'ai essayé d'aller plus loin et avais envie de voir de qui est "caché" de regards des étrangers, voire, les tabous...

C’est un peu ce que j’ai fait à chacun de mes voyages, sans vraiment le vouloir, sans le chercher. Je ne sais pas trop pourquoi, ou plutôt oui, je sais mais pas envie d’intellectualiser ici, j’ai le chic quasiment partout où je suis passé et encore où je passe - pas plus tard que ces deux dernières semaines pendant ma cure ayurvédique - pour qu’on me fasse découvrir « ce qui est caché aux étrangers » (je pense que c’est ce que tu as voulu écrire). Et paradoxalement peut-être parce que je suis étranger. Je suis surpris presque quotidiennement par ce que me confient mes amis proches qu’ils ne diraient - NE DISENT PAS - à leurs frères et soeurs, à leurs conjoints, à leurs amis les meilleurs. Et je dis « meilleurs » quand nous, nous dirions intimes. Parce que dans tous ceux que je côtoie je remarque que l’ami intime ça n’existe pas. On ne partage pas l’intimité. On partagera très facilement un lit avec un frère, un cousin, un pote, mais pas ses pensées, pas ses émotions, pas ses sentiments et surtout pas son jardin secret avec lui. « Il pourrait le répéter… » D’ailleurs je n’ai toujours par réussi à leur faire comprendre la nuance que je mets entre « copain » et « ami ». Ils sont tous «friends». Et quand on prend un peu de recul et qu’on ne réagit pas au premier degré, on peut comprendre - à défaut d’admettre - certains comportements, ces débordements qui nous - en tous cas qui Me -mettent en rage et déclenchent ce ras-le-bol.

En plus, ils sont plus "cool" dans le Sud, plus sympa, il y a parfois des gens extraordinaires ! Encore une fois, il faut aller "hors sentier" pour, aussi, se sentir apprecié. Oui, ça peut arriver.

Donc je me rends compte que, finalement, je ne connais pas le Tamil Nadu. Il aura fallu des années et une grande intimité avec les familles que je fréquente pour commencer - commencer seulement - à connaître les kéralais. Oui, ils sont cool. Comme ça en passant, quand on les côtoie en touristes. Mais dans leur quotidien, dans leur fonctionnement, dans leurs « règles », dans leurs tabous, dans leurs carcans - en particulier religieux -, ils ne sont pas cool du tout. Mais alors, pas du tout cool ! Comme je l’ai dit sur un autre post, jamais je n’épouserais une kéralaise. Riez pas, je sais, j’ai passé l’âge. Quoique… Ici l’âge finalement c’est un atout. Le senior est très respecté, vu comme quelqu’un qui a de l’expérience, de la sagesse, de la compréhension. Dans le même ordre d’idée et pour te dire que oui, on peut aussi se sentir « apprécié » et même être une référence, j’ai eu une demande très inattendue : - Serais-tu OK pour faire un enfant à ma femme si je me marie ? Moi je suis stérile, on ne pourra jamais avoir d’enfants. Le don de sperme ils connaissaient pas, en tous cas pas ce demandeur-là. Pourtant je crois avoir lu quelque part que si, ça se pratique en Inde. Mais il doit falloir payer… cher. Comme j’ai fait une drôle de tête et demandé si seulement il pensait à l’avis de l’épouse, il a précisé : - Alors tu pourrais nous donner ton sperme… Et suivit tout un argumentaire sur ma sagesse, mon expérience, mon instruction… Comme si mes spermatozoïdes devaient être immanquablement porteurs de tout ce que j’ai acquis, moi, en tant qu’individu, au cours de ma vie… Incroyable , non ? Je voulais raconter ça ailleurs sur un autre post, et puis une pensée en amenant une autre… Comme dans un échange verbal. Peut-être rien à voir avec cette discussion. Si tu veux Pagal tu peux supprimer ce passage et le reporter sur l’autre discussion. En tous cas, ouiiiii, on peut rencontrer des gens extraordinaires partout en Inde. J’en ai même rencontré beaucoup et un peu partout dans mes vagabondages. En Himachal Pradesh je les trouve aussi très cool. Si je devais un jour quitter le Kerala, c’est là-haut que je tenterais de m’installer. Peut-être je déchanterais aussi...

L'Inde, soit on aime, soit on la deteste... Absolument faux ! On l'adoooore - on deteste la plupart de ses habitants qu'on croise sur son chemin (de touriste)

Personnellement je ne « déteste pas la plupart de ses habitants ». J’aurais même tendance à les adorer, mais… INDIVIDUELLEMENT. Tu serais peut-être surpris de découvrir que parmi ces groupes de jeunes en voyage, sur leurs motos, ou en bus, si chiants, si gueulards, si irrespectueux d’autrui, sont des garçons absolument charmants et agréables à fréquenter seuls, isolés, en dehors de leur groupe à la con. Mon meilleur pote est méconnaissable dès qu’il sort en bande avec ses copains. Une dernière chose, et là on revient à l’éducation, la rigidité du système, les tabous, les carcans -religieux surtout-. La plupart des jeunes hommes indiens sont complètement immatures. De vrais ados, des gamins, même parfois. Vous avez tous dû le remarquer.
Je rencontrai sur mon chemin tant de difficultés Qu’elles furent toutes surmontées MIRZA GHALIB poète urdu (1796 -1869) https://www.telling-india-pictures.com https://youpic.com/marien
PA
J'ai essayé d'aller plus loin et avais envie de voir de qui est "caché" de regards des étrangers, voire, les tabous...

C’est un peu ce que j’ai fait à chacun de mes voyages, sans vraiment le vouloir, sans le chercher

Même ressenti.

Peut-être rien à voir avec cette discussion. Si tu veux Pagal tu peux supprimer ce passage et le reporter sur l’autre discussion.

Mais non, pourquoi ? Il n'y a pas à déplacer tout ce qui peut amener des discussions intéressante sur ce fil.

En Himachal Pradesh je les trouve aussi très cool. Si je devais un jour quitter le Kerala, c’est là-haut que je tenterais de m’installer.

Je me dis que si j'envisageais de vivre en Inde, ce serait sûrement dans l'Himachal.

La plupart des jeunes hommes indiens sont complètement immatures. De vrais ados, des gamins, même parfois. Vous avez tous dû le remarquer.

Oh oui...
MA
Donc je me rends compte que, finalement, je ne connais pas le Tamil Nadu..ils ne sont pas cool du tout. Mais alors, pas du tout cool !

Tu serais peut-être surpris de découvrir que parmi ces groupes de jeunes en voyage, sur leurs motos, ou en bus, si chiants, si gueulards, si irrespectueux d’autrui, sont des garçons absolument charmants et agréables à fréquenter seuls, isolés, en dehors de leur groupe à la con.

oui, tu as raison - j'ai fait beaucoup de raccourcis dans mes propos, mais je suis d'accord avec toi (quel miel & ambrosia... ils vont se dire - de moi - un vrai faux cul du sud (de la France cette fois-ci!) Pourtant, je deteste les raleurs qui petent les plombs (ma nature "nordique"?) ! [;)]

Je t'accorde - face a certains gens et situations en Inde il est difficile (impossible) d'etre "indifferent" . Si tu me voyais a 2-3 heures du mat crier, oui, crier et engueler, voir menacer le staff ou autres vivant dans les couloirs d'hotel ! Et qu'ils deviennent le lendemain tres souriants et gentils (souvent). Evidement, toutes ces histoires de yoga, coolitude et autres con...ries qui se vendent bien aupres de la menagere de 50 ans en occident, on le sait comment ça marche dans la vraie vie. Les gens peuvent etre tres violents dans le Sud, la criminalité est omnipresente, et pas forcement sur le fond de problemes de castes. L'amour "tantrique" et autres kamasutralies, c'est pour les touristes. Ca nique grave dans les villages et sur la plage la nuit, les mecs s'ils s'achetent de smartphones c'est pas pour regarder toute la journée le criquet...Regardez comment (attention, c'est tres soft et gentil) ils s'amusent le soir dans luer villages CLICK ICI Karakattam

allez, pardonne-nous Pagal !
MA
pour se faire pardonner quelques images de Chettinad :

















MA
Jour 2 et 3, 23 et 24 juillet: Madurai

À côté, le char qui transporte l'effigie de Sundareswar (Shiva, le "Beau Seigneur") attend la fin de la prestation des musiciens pour partir. La tension monte et tout ce beau monde se forme en procession derrière le char, devancé par un bel éléphant qui donne la bénédiction avec sa trompe à l'occasion, une vache, et les effigies de Meenakshi et de l'enfant Ganesh qui suivent pas trop loin derrière. Un demi-tour du temple, une fanfare d'enfer, des dévots en effervescence, les femmes qui offrent des guirlandes de fleurs en prasadam à Shiva en faisant des vœux… jusqu'au moment où l'on arrive devant la porte de l'enceinte du temple. L’effigie du Dieu est sortie du char, Meenaksji et Ganesh suivent leur chemin vers leur sanctuaire respectif, et des porteurs prennent le relais, en secouant frénétiquement le palanquin, ce qui donne l'impression que la divinité est en transe, et ce qui rend les dévot encore plus dingue. Enfin, Shiva est posé dans un enclos délimité par des grands draps, la musique se fait plus calme et tout le monde s'assoit au sol. La divinité est lavée, choyée, apaisée et prête à se coucher et à rejoindre la Déesse pour la nui : le rideau se referme... Les pèlerins courrent alors immédiatement vers le sanctuaire dans ce moment où le couple divin dégage une forte énergie. Profitant de la cohue, je tente ma chance… mais je finis par être encore une fois refoulé… La cérémonie à duré une heure. C'est une des plus impressionnantes que j'ai pu voir en Inde.

comme je l'ai deja dit auparavant il n'a pas que les temples mentionnes dans les guides - exemple que j'ai pu filmer il y a 3-4 ans à Thiruvidaimaruthur, à 50 km de Thanjavur, dans un temple grandiose et probablement jamais visité par les occidentaux. Shiva et Parvati transportés... L'un de mes meilleurs souvenirs de l'Inde... La ceremonie a durée plusieurs heures...

https://youtu.be/wk-8v5y6QXU

Mark
MA
Bonjour Mark, Supéfiant ta video, Merci. Mais où étais tu placé pour avoir pu filmer au dessus de tous ces bras... Je me pose plein de questions aussi sur ce qu'il y a derrière ce genre de "démonstrations" religieuses. Et il n'y a que des hommes...
Je rencontrai sur mon chemin tant de difficultés Qu’elles furent toutes surmontées MIRZA GHALIB poète urdu (1796 -1869) https://www.telling-india-pictures.com https://youpic.com/marien
MA
Bonjour Mark, Mais où étais tu placé pour avoir pu filmer au dessus de tous ces bras...

Bonsoir, Pas compliqué. Je suis assez grand, les bras en l'air et on filme !

Je me pose plein de questions aussi sur ce qu'il y a derrière ce genre de "démonstrations" religieuses. Et il n'y a que des hommes...

je ne comprends pas trop ta question... (ma premiere reponse directe serait : derriere chaque religion il y a toujours la c...orie humaine, envie du pouvoir, richesses, enfin, de controler...)

Je pense que pour nous il est inutile de juger leur "religiosité", au contraire, profitons de cette opportunité pour observer les moments magiques... Moi, je regarde ça comme des reliques de rits MILLENAIRES, en plus, comme disait Coluche : quel est la difference entre Dieu et le Pere Noel? C'est que le Pere Noel existe vraiment ! [:P] Cette religion est en partie fondée sur les faits reelment historiques...Tamil Nadu est un pays ou la langue, les traditions etc durent pratiquement inchangés depuis plusieurs miliers d'années...

Il y avait aussi beaucoup de femmes, en ce moment un peu a l'ecart. Ce temple comporte plusieurs temples y compris celui de Parvati, ou le publique est majoritairement feminin. Apres cette scene la foule a tirée les "chars". Pas d'images, la batterie a lachée...

Mark
PA
Jour 4, 5 et 6, Kanyakumari, 25 au 27 juillet Je suis tiré de mon sommeil par des bruits de claques dans la figure. Je me réveille bien dans le Kanniyakumari Superfast Express (aparté : j'adore quand la voix féminine automatisée des annonces de l'IRCTC prononce « Superfast Express » avec une sorte d’illumination à la fois hystérique, béate, agressive et saccadée : prêtez l'oreille si vous en avez l'occasion, vous comprendrez). Mais ce n'est pas cette jouvencelle robotisée qui est la cause de mon réveil soudain, mais une paire de hijras qui distribue des claques et donne malédiction aux passagers qui ne leur fond pas de don. Heureusement, pour moi, je suis sur la couchette supérieure, donc hors d'atteinte. Dehors, le jour se lève et le paysage a changé : une verdure luxuriante, des gigantesques étendues de cocotiers, des sortes de backwaters, des montagnes imposantes… c'est le Tamil Nadu qui a l'odeur du Kerala (j'imagine). On s'approche de l'extrême pointe sud de l'Inde, le confluent des trois mers, la fin et le début de tout : Kanyakumari ! Mon imaginaire se fait une telle idée du lieu que j'ai peur d'être déçu. Mais le paysage me met en confiance. Le train se vide de ses trombes de familles de classes moyennes dans l'avant-dernière gare, à Nagercoil. Mon wagon est quasiment désert. Tant mieux. J'ignore les propositions des rickshaws qui me font croire que le centre est très éloigné, et parcours le gros kilomètre non sans une pause filter coffee, mon désormais rituel d'arrivée avant de me mettre à la recherche d'une chambre. Je n'ai pas la monnaie, mais le très sympathique tchaiwala me dit de repasser une autre fois pour payer. Sans réfléchir, je me dirige vers le Narmadha Hotel avec un poil d'appréhension car le LP l’annoncé plutôt sinistre. Je ne sais pas si l'hôtel à changé, s'ils l'ont visité ou si nous n'avons pas les mêmes valeurs, mais les chambres sont très correctes, et la terrasse de l'hôtel a la vue sur la mer. Je négocie à 700 roupies. Mes premiers pas dans le village m'enchante : ça sent la détente, les vacances religieuses tranquilles, la station « balnéaire » qui a gardé un peu de son âme de village de pêcheurs. Mais surtout, le paysage de ces sanctuaires embrumés qui flottent sur la mer est de toute beauté. Je pense vaguement à Dwarka ou à Diu dans le Gujarat, mais en plus petite et paisible. Je sens qu'on va bien s'entendre, avec cette « princesse vierge ». Toute l'Inde semble concentrée ici : des restaurants locaux, côtoient les nombreux punjabis et rajasthanis pour ces rustres du Nord incapables d'essayer autre chose que leur propre bouffe, des « multicuisine » typiques des lieux touristiques indiens. Beaucoup plus d'enseignes en hindi. D'ailleurs, les locaux s'adresse souvent à moi en hindi (j'ai vécu la même chose à Madurai) pensant sûrement que tout ce qui est non-tamoul parle hindi, et ne sont pas surpris une seule seconde que je réponde dans cette langue. Un bon breakfast de idly et de dosa au Hari Hotel, une simple gargote de rue, et je traverse le dédale de boutiques qui descend au bord du front de mer sacré. Un passage rapide au temple de Devi Kanyakumari Amman le temps d'un petit darshan de coucou à la déesse : un brahmane est à l'affaire pour la puja dans le noir et l’impressionnante déesse fixe impassiblement les yeux des dévots… Le temple à été construit au 18ème siècle en l'honneur de la victoire de la Déesse sur un démon qui menaçait le monde. On peut entrer dans le saint des saints pour 20 roupies, mais photos interdites : j'essaye et me fait encore refouler par des pèlerins bigots. Ambiance paisible sur le ghat de bord de mer. Les pèlerins, sadhus et familles hindous sont tout à leurs rituels ou à observer la scène sur fond de rouleaux sous les colonnes du petit pavillon qui fait face à la mer. Un lingam planté sur la petite plage du ghat crée plus d'agitation que le reste : trois femmes en font plusieurs tours. Derrière vendeurs de fleurs, de noix de cocos et les inévitables et collants mendiants biharis exilés font leurs affaires. À l'horizon, le sanctuaire du sage Vivekananda et la grande statue du saint tamoul Tiruvalluvar se détachent de l'océan, chacun sur leur petit îlot rocailleux à quelques mètres du bout du ghat, le bout de terre le plus au Sud de Mère Inde. En continuant le long du littoral vers l'ouest, je m'arrête au Gandhi Memorial, un joli bâtiment qui n'a pas d'autre vrais intérêt que sa vue agréable sur la mer. Seulement quelques photos marquante de la vie du Mahatma… L'entrée est gratuite : on demande juste un petit don pour déposer les chaussures. À l'intérieur, le guide officiel du musée, qui balade un groupe d'Indiennes, me demande un don pour les victimes… du tsunami de 2004 ! Cent mètres plus loin, c'est au tour du Kamarajar Memorial, le « Gandhi du Sud ». Comme dans celui de Gandhi, quelques photos des épisodes marquants de sa vie, mais aucune information ni explication, on n'apprend strictement rien de cet homme. Le tour est fait en moins d’une minute. Il va sans dire que c'est gratuit… Au retour, je repasse dans les ruelles commerçantes autour du temple en quête de ma pitance. J’évite soigneusement les restaurants de chaîne trop cleans pour classes moyennes, dont je n'aime pas le goût trop standardisé façon Saravana Bhavan. Je trouve une gargote sans chichi tenues par un vieux couple de villageois, l'Hotel Prasanti, dans la rue qui descend vers le temple. Le thali à volonté à 80 roupies est simple mais au moins il a du goût ! Filter coffee puis sieste. Malheureusement, un groupe de pèlerins façon « Bam bhole » a débarqué dans guest-house, dans il squatte un dortoir, étendent leur linge orange partout, ont pris le couloir de l'hôtel pour leur cantine et crient sans arrêt à la gloire de la Déesse… Comme il m'avait semblé avoir repéré de loin une plage depuis le Kamarajar Memorial, j'y retourne le soir pour aller plus loin. Au bout de 3 km vers l'ouest en longeant la mer, il commence à y avoir du monde. C'est en fait un sunset point envahi par les touristes indiens, mais très agréable. La nuit qui tombe sur Kanyakumari embrumée est splendide. Il y a un petit sanctuaire à Marie qui fait face à la mer.De l'autre côté à quelques centaines de mètres vers l'ouest, j'aperçois un petit village de pêcheurs d'où une église dépasse des cocotiers sur fond de coucher de soleil. Paradisiaque ! Je fuis la foule pour aller y faire un tour (après vérification, il s'agit du village de Kovalam). L'atmosphère est totalement différente de celle de Kanyakumari : on est en plein dans le Tamil Nadu rural. Les habitants, visiblement en majorité chrétiens, ne semblent pas être dérangés de la présence d'un voyageur blanc dans leur village juste avant la tombée de la nuit et vaquent à leurs occupations presque comme si de rien n'était (nourrir les chèvres , discuter sur le pas des portes…), même si je sens bien que je ne suis pas censé être là. En confiance, je continue sur le chemin du village qui borde la mer, mais au bout d'un moment, je croise trois hommes dont un vieil édenté alcoolique qui me fait signe de rebrousser chemin d'un air un peu menaçant. Il me parle en tamoul, et j'essaie de parlementer avec lui montrant Kanyakumari qui s'éteint au loin. Il me fait encore signe de partir en disant : « Vish ! vish ! » que j'interprète comme « beach, beach », soit une invitation à me faire comprendre que ma place est sur la plage et pas dans son village. De toute façon, il va faire nuit et j'ai encore 3 km à pied pour rentrer à Kanyakumari , il est temps de rebrousser chemin. Un succulent kothu parotta au Vishwa (80 roupies) , une gargote qui fait l'angle entre la rue principale et celle qui descend vers le ghat. J'y reviendrai ! Un dernier petit tour dans la nuit au des boutiques de snacks et de souvenirs hétéroclites qui bordent l'allée vers le temple, puis retour à l‘hôtel, écriture, lecture et au lit. Enfin, si la bande de pèlerins du Nord qui ont fait du rez-de-chaussée leur territoire arrêtent de crier leur « Mata ki ? Jaaaay !! » et autres « bam bholeeeee ».

Je me lève tôt pour prendre le petit ferry qui part d'une jetée vers les des petits îlots voisins du sanctuaire de Vivekananda et celui du saint Tiruvalluvar. Le premier part à 7h45 (50 roupies l'aller-retour). Je sais que ce ne sera sûrement pas exceptionnel, mais ça ne coûte pas grand-chose et j'aime beaucoup ce genre de petites virées qui permet de se mêler aux touristes venus des quatre coins de l'Inde. C'est marrant de les observer et ça débouche toujours sur quelques discussions en hindi. Je fais d'abord un petit tour par le marché au poisson où les locaux viennent faire leurs emplettes. Je suis rassuré de voir que le poisson servi dans les restaurants est de première fraîcheur. Puis direction l'embarcadère où il y a déjà la queue. Avec déjà une demi-heure de retard, les gardiens en uniforme annonce l'embarquement : grosse cohue, engueulades à deux doigts d'en venir aux mains entre ceux qui étaient dans la queue et ceux qui ont tapé l’incruste devant, mais tout ce beau monde finit par monter dans la vieille carcasse rouillée qui sert de navette. Traversée de 5 minutes et visite du sanctuaire de Vivekananda et d'un autre plus prisé des pèlerins qui contient en son centre une authentique empreinte de pied de la déesse Kanyakumari. À voir l'empreinte, il semble que son pied ait été un peu difforme, mais gros succès chez les pèlerins... Je me rends dans un coin du rocher où je sais que l’espace de quelques secondes, il n'y aura pas un seul individu plus au sud de l'Inde que moi ! Retour au ferry qui ne passe pas par l'îlot de Tiruvalluvar, sûrement à cause des grosses vagues. De retour sur la terre ferme, les queues pour les ferries ce sont considérablement allongée. J'ai bien fait de prendre le premier! Retour pour un petit dej dans ma gargote du matin, le Hari Hotel, pour quelques idli et vada-sambar. Repu, je vais faire un tour du côté du Kanyakumari « authentique » : son tranquille village de pêcheur qui entoure la belle église Our Lady of Ransom, ses ruelles aux habitations colorées. Il y a une impressionnante et longue jetée déserte, véritable bras étroit de 400 mètres qui s'étend dans la mer. Je vais au bout malgré les vagues puissantes qui viennent parfois me lécher les pieds. La vue de là est photogénique. L'après-midi, après un divin fish kothu parotta (120 roupies) au Vishwa Hotel, ma gargote du midi. Dans l'épicerie voisine où j'achète des bananes, un presque sosie de Morgan Freeman visiblement en plein délire paranoïaque a élu domicile au milieu de la boutique et débite de longs monologues sans queue ni tête sur la politique de Trump, sur la femme du patron qui parlent trop, et autres… Il est la risée des propriétaires et des clients, ce qui est sûrement la raison pour laquelle ils ne l'ont pas encore mis dehors. Il se plaint de la chaleur. « Then go to your AC room ! » ironise le patron. « No, it’s boring ». Et il reste là à déblatérer ses inepties... Après une longue sieste, je décide de retourner au Sunset Point de Kovalam à pied. Mais en chemin je croise un des petits train électriques qui fait la navette pour 10 roupies. J'y fais la connaissance de deux hommes d'Hyderabad qui me paient le trajet et m'offrent tchaï à l'arrivée. Originaires de Goa et du Kerala, ils font un passage éclair à Kanyakumari en allant vers Cochin. Il y a foule, encore plus que la veille. Mais le coucher de soleil est encore sublime. Sur le roof-top de la petite chapelle de la Vierge qui sert surtout de point photo, des villageoises hindoues sont littéralement prosternée devant la statue de la Vierge. Pour le reste, je suis assailli par les demandes de photo, voire on me photographie ou m’attrape par le bras pour un selfie, parfois sans même un mot échangé. Évidemment, ce n'est pas la première fois que ça m'arrive en Inde, loin de là. Mais à Kanyakumari, c'est presque permanent et ce sont des locaux mais uniquement des touristes du Nord. Au retour. Mes nouveaux amis m’inviter à boire du Brandy avec eux, mais je décline gentiment. Je retourne au Vishwa pour un poisson grillé (100 roupies pour un petit) encore accompagné de mon favori kothu parotta, puis rentre à l'hôtel.

Le lendemain, dernier jour à Kanyakumari, je checke-out de ma guest-house et laisse ma valise, car je profite de cette dernière journée ici pour visiter le palais de Padmanabhapuram, dans la petite bourgade de Thuckallai à la frontière du Kerala. La gare routière, à 5 mn à pied de mon hôtel, est quasi-déserte à 7h30. Un tchaï et un vadai pour 18 roupies. Un type derrière moi rit à l'annonce du prix. Apparemment, je me fais entuber, mais vu qu'il paye lui-même son tchaï à 7 roupies, ça fait le vadai à 11... Je ne dois vraiment pas me faire avoir de beaucoup, mais si ça le fait rire… Mon bus arrive dans la foulée. L'aller coûte 36 roupies. Je suis absolument seul dedans ! Au moment du démarrage, trois personnes montent. Le contrôleur se met en tête de changer tout le monde de place alors que le bus est vide à plus de 90%. Je change de place. Il m'interpelle encore et m’intime de choisir une autre place… Une foule immense va-t-elle monter aux prochains arrêts ?? Nous arrivons à destination avec un bus au ¾ vide… Après deux heures de route, le bus dépose à 100 m de l’entrée du palais. Quelques boutiques autour, c'est calme. J'en profite pour me poser dans une gargote rustique, l’Hotel Mess, où je me régale de quatre petit ceylon dosa, un vada-sambar et leurs chutney pour à peine 35 roupies. J'aurai payé presque le double à Kanniyakumari. Je suis visiblement le seul visiteur. J’entre dans le palais, où les étrangers doivent payer le prix prohibitif de 300 roupies + 50 pour un appareil photo… Je ne paie pas le supplément sachant que comme partout, on ne vérifiera pas si j'ai pris le ticket. Le palais de Padmanabhapuram est un ancien édifice princier de style kéralais du 16ème siècle, ancienne capitale du royaume de Travencore, qui la particularité d'être le plus grand palais en bois d'Asie . Ça me faire immédiatement penser à l'architecture kashmirie. Il faut suivre un parcours établi où dans chaque salle, une « guide » vous attend pour vous dire : « This is the queen’s bedroom » et autres banalités. La plupart des pièces ont un joli mobilier en bois gravé, d'un beau style « indo-chinois » me dit-on. On traverse des salles, d'agréables jardin, un ancien temple. Sans être absolument impressionnant, c’est très joli. Et surtout, on voit que le palais est extrêmement bien entretenu. La visite dure une heure. À la sortie, un jus de noix de coco (40 roupies) pour la route. Deux minutes d'attente au bord de la route et un premier bus me dépose à la gare routière de Thuckallai, et sans une seconde de transition (je saute littéralement d'un bus à l'autre), un second à Kanniyakumari. Après un biryani et un maquereau grillé bien mérité au Hari (Le tout pour 160 roupies), un petit tour sur le ghat où Indiens en dhoti ou caleçon et Indiennes en sari intégrale se baignent en riant dans une mère déchaînée. Pendant que j'observe la plage, une fille rajasthanie me demande « May I selfie with you ? ». Et c'est parti pour toute la famille… puis deux Kéralais qui sautent de l'occasion… puis du Madhya Pradesh, du Maharashtra… puis la vieille mendiante biharie qui en profite pour tenrer sa chance d’un « Please bheyaaaa, 10 rupees bheyaaa… » quand on ne me parle pas de la victoire de la France à la coupe du monde de foot et de Mbappé qui est un "exemple pour le monde entier" (ah bon?). Toute l'Inde défile devant moi pour un selfie ! Je finis par partir à pied vers la gare pour réserver mon train pour Rameswaram (Départ à 22h00, Sleeper, Tatkal, 375 roupies). Dernier tour au Sunset Point pour quelques photos, selfies de force, discussions en forme de questions/réponses futiles. C'est la pleine lune et il y a ce soir une ambiance plus électrique. Un groupe de villageois font pétarader leurs tambours sur la plage voisine de Kovalam et l'Église du village s'illumine de toutes les couleurs pendant que le soleil s'enfonce lentement mais sûrement derrière les cocotiers. Magique ! Je récupère ma valise à l'hôtel, retour dans la zone du temple, un sympathique Tamoul qui travaille ici vient me voir pour discuter malgré son anglais difficile. On parle surtout des différences entre la culture française et la culture tamoule. Puis il me propose de m'amener à la gare en moto. Il est loin de chez lui et je suppose qu'il s'emmerde tout seul. Ça m'arrange bien avec les affaires que je traîne. Le train est annoncé à l'heure. Sur la plateforme , des villageoises rajasthanies chantent de bhajan venus du désert et remporte un beau succès. Puis à la dernière minute, changement de plateforme : je suis la marée humaine envahit les rails pour rallier le train qui est à l'opposé. Dans le train, des groupes de pèlerins crient, négocient des échanges de place, s’invectivent en conséquence. Ce qui ne l'empêche pas de m'endormir en quelques secondes. Les trains indiens ont un effet magique sur mon sommeil.

Kanyakumari [:)][:)][:)] Temple de Devi Kanyakumari Amman [:)] Ghat [:)][:)] Île du Vivekananda Memorial [:)][:)] Gandhi Memorial [:)] Kamarajar Memorial Sunset Point [:)][:)][:)] Our Lady of Ransom Church [:)][:)] Palais de Padmanabhapuram [:)][:)][:)] Narmadha Guest House [:)] Hotel Hari (restaurant) [:)][:)] Hotel Vishwa (restaurant) [:)][:)][:)] Hotel Prasanthi (restaurant) [:)][:)]
PA
Jour 7 et 8, Rameshwaram, 28 et 29 juillet Dur d'arriver à Rameshwaram quand on vient tout juste du calme et de la tranquillité de Kanyakumari… Arrivée un peu avant 6h, un rickshaw m'accoste et me propose de me déposer dans une rue à 5 mn à pied du temple où les guest-houses acceptent les étrangers. Il réclame 50 roupies, soit le prix annoncé par Lonely Planet. Je suis encore un peu dans le pâté, pressé de prendre une douche, car pour la première fois de ce voyage, mon wagon en Sleeper n'était pas de première propreté. Je visite quelques guest-houses et me décide pour la première, Samuthi Lodge, pour une non-AC à 700 roupies. La salle de bain pourrait être mieux, mais le lit est très propre et super confortable ! Ça devrait plutôt en coûter 500 ou 600 d'autant plus qu'il n'y a pas de wi-fi, mais je reste une seule nuit et je n'ai pas envie de négocier. Après une douche salvatrice, mon traditionnel filter coffee d'arrivée dans la rue et direction le fameux temple de Ramanathaswamy. Mes premières impressions que cette ville est désagréable se confirment. Bruyante, poussiéreuse, par endroits, les odeurs d'égout sont puissantes, parfois de légères odeurs de poisson séché. Comme à Madurai, le gopuram du temple apparaît au bout d'une longue rue. Mais il est moins beau et impressionnant. Contrairement, à Madurai, les véhicules sont autorisés à circuler autour du temple. Un sacré chaos. Je me dis que je ne vais pas rester longtemps ici… Et pourtant, au fur et à mesure de ma découverte, Rameshwaram finit par se révéler sous un jour agréable. D'abord, en commençant le tour du temple pour en chercher l'entrée, j’aperçois un panneau indiquant « way to the beach » et au bout d'une ruelle, je vois enfin la mer et une foule de pèlerins. Je me crois presque sur un ghat de Varanasi, si ce n'est que la mer remplace le Gange. Même ambiance de puja matinale, la majorité des pèlerins fait ses ablutions dans l'eau, tandis qu'en retrait, quelques brahmanes effectuent des rituels avec du feu ou des boulettes (de coco ou de fromage, je n'ai pas bien vu). J’avance dans l'eau jusqu’aux genoux et prends quelques photos. J'ai faim et le seul restaurant qui m'inspire dans les alentours est un Saravana Bhavan (où je m'étais promis de ne plus aller). Mais celui-ci est très bien, le staff très attentif, et la carte est moins chère. C’est fou la différence qu'il peut y avoir entre les restaurants de la même chaîne, la nourriture et les accompagnements n'ont même pas le même goût que dans les autres ; s'il n'y avait pas l’enseigne je n'aurai pas fait le lien). Du coup, j'y retournerai quasiment pour chaque repas. En sortant de la zone du temple, je découvre même des ruelles et des petits quartiers calmes, presque ruraux, avec des marchés aux fruits, des petits temples… Parfois des odeurs de fleurs et de fruits. De retour à l'hôtel, le personnel se montre très sympathique et me donne plein de conseils utiles pour me rendre le lendemain matin à Dhanushkodi. Finalement, c'est pas si mal Rameshwaram ! Je ressors l'après-midi après une longue sieste. Je trouve un seul cybercafé à deux pas de la porte ouest du temple pour consulter mes emails. Puis, j’entre enfin dans le temple de Ramanathaswamy. Ce temple est lié à l'épopée du Ramayana, et particulièrement à l'épisode où après avoir vaincu le démon Ravanna à Lanka, Rama et Sita érigent un lingam de sable en l'honneur de Shiva. Le temple est grand, presque autant que celui de Madurai à vue d'œil, pas aussi beau, ni de l'extérieur, ni de l'intérieur. Même si quelques murs et colonnes datent du 16ème siècle, les peintures et les sculptures font plus récentes et il y a des parties en travaux. Comme dans tous les temples importants du Tamil Nadu, les téléphones et appareils photo sont strictement interdits, et les darshan principaux dans le saint des saints interdits aux étrangers, qui ne peuvent théoriquement que circuler dans les couloirs et devant les autels mineurs. Mais à l'entrée, après avoir laissé mes chapal au bord de la rue, personne ne me fouille. J'aurais facilement pu passer avec mon téléphone, dommage… Et une fois à l'intérieur, vous pouvez entrer sans problème dans les parties interdites, aucun gardien, policier ou brahmane ne vous dira quoi que ce soit… Du coup, j'ai pu accéder sans problème au darshan de Ramanathaswamy et de la Déesse, et apercevoir le célèbre jyotirlingam, l'un des douze lingam les plus sacrés du shivaïsme. Dîner au Saravana Bhavan pour un très bon kothu parotta (95 roupies), un délicieux badam milk (lait d'amande chaud sucré et aromatisé) dans la rue près du temple pour 15 roupies, et au lit.

Le bus n°3 qui va à Dhanushkodi part juste en face de ma guest-house à 6h. Je fais mon check-out et demande à laisser ma valise que je reprendrai à mon retour de Dhanushkodi. Le manager refuse, prétextant qu'il ne veut pas être responsable en cas de vol. C'est bien la première fois que ça m'arrive… En revanche, il me propose de garder la chambre quelques heures de plus pour la somme restante que j'ai laissée en avance, soit 300 roupies en plus. Le salopard ! J'essaie de protester et de négocier, mais mon bus va passer dans 5 mn. Je suis obligé d'accepter. « Balance is clear now", qu’il me dit. Oui, en sa faveur ! Bien joué… Plusieurs bus passent, puis de loin j'en aperçois un marqué « 3 ». Je le hèle et prend un ticket (30 roupies) pour « le village fantôme » de Dhanushkodi, presqu'au bout d'un isthme étroit qui fait face au Sri Lanka. Le début de la route me fait penser aux forêts landaises avec ses arbres plantés dans le sable. La mer borde d'assez près les deux côtés de la route. La verdure laisse place à des dunes de sables et des buissons épars. Le lever de soleil sur la mer et ses quelques bateaux de pêche est magnifique. En moins d'une demi-heure, le bus arrive à Dhanushkodi. Depuis la récente extension de la route, le bus ne s'arrête plus à Moonram Chattram mais va jusqu'au village de Dhanushkodi. À part quelques baraques de pêcheurs et des cabanes en pailles dont certaines servent de cabanes à snacks rudimentaires, le village sur cette étroite bande de sable séparée par la route au milieu des mers à des allures de petit port abandonné. Ce qu'il est car ce sont les ruines d'un port dévasté par un cyclone en 1964. C'est de toute beauté au lever du soleil. Au milieu des cahutes en paille, quelques ruines de bâtiments, d’une église et de puits renforcent cet aspect fantomatique. Mais bien que la nouvelle route goudronnée continue jusqu'au bout de l’isthme, à 4 km plus loin, le bus ne va pas plus loin. Je fais le reste de la route à pied en profitant bien du paysage. En chemin, je me rends compte que voitures, motos, rickshaws et minibus peuvent continuer le chemin jusqu'au bout. En une quarantaine de minutes, j'en vois enfin le bout. Je reçois un texto de mon opérateur téléphonique qui m'indique qu'il m' « accompagne au Sri Lanka » qui est pourtant à une bonne vingtaine de kilomètres ! La route est terminée mais il y a encore des travaux sur le bord, d'où à présence de pelleteuses et de camions. Elle aboutit à une petite colonne sur laquelle trônent les quatre lions dorés, symbole de l'Inde, face à l'océan. Autour une plage semi-circulaire marque le fin des terres. Une petite centaine de pèlerins se baignent dans les eaux relativement calmes, mais la plage est grande et on dirait qu'il y en a beaucoup moins. Quelques villageois qui vendent du tchaï et des fruits découpés. Je me laisse tenté par un petit gobelet de très bonne pastèque pour 20 roupies. Le seul bâtiment est un petit temple en construction. Je trempe juste les pieds et m'exécute aux demandes de selfies. C'est dur le métier de touriste occidental en Inde... On ne voit pas le Sri Lanka mais ce paysage de finistère fait son petit effet de bout du monde. Retour en shared taxi (40 roupies) avec un petit groupe de villageois du Madhya Pradesh bien rustiques, venus en pèlerinage. Pour mon dernier repas à Rameshwaram, j'essaie un nouveau restaurant, le Nattukkotai, près du temple, pour un dosa, quelques idly arrosés de sambar et un lassi (très bien, 130 roupies en tout). Dans la rue, j’entends des gens qui appellent mon prénom. Je cherche autour de moi, je ne comprends pas… Qui peut me connaître ici ?? Et là j'aperçois la fille d’Ajmer rencontrée à Kanyakumari qui m’avait demandé « May I selfie with you ? » ! Sa famille me fait coucou derrière, ils sont tout émus de me voir là. Je les laisse pour un dernier tour sur le ghat, douche à l'hôtel et départ pour la gare, où je prends mon billet sans réservation pour Karaikudi dans le Chettinad (départ 13h55, Second ordinary, 35 roupies). À la gare de Rameshwaram, on évacue le quai pour le nettoyer : un homme dirige une machine qui balance de l'eau mélangée à un produit nettoyant pendant qu'une femme balaye derrière. Je ne sais pas si c'est nouveau, mais je n'avais jamais vu ça ! Depuis le début de mon voyage, je vois aussi pas mal de toilettes auto-nettoyantes. Mais beaucoup sont déjà délabrées… J'allais dire que l'Inde change!

Passenger train pour Karaikudi. Je traverse le fameux Pamban Bridge qui donne presque l'impression que le train roule sur la mer. Le paysage est magnifique. Il devient de plus en plus sec jusqu'à mon arrivée à Karaikudi... en avance de 15 minutes! Tous les rickshaws me demandent 100 roupies pour rejoindre l'Hotel Udhayam. Un passant me dit que c'est le prix. Je finis par accepter.

Au final, Rameshwaram est une ville de pèlerinage un peu repoussante au premier abord, mais assez plaisante quand on pousse un peu. Je n'y ai pas croisé un seul voyageur occidental (d'ailleurs très peu depuis le début de mon voyage). Mais je ne pense pas qu'elle justifie un séjour prolongé, un jour et demi m'a largement suffit.

Rameshwaram [:)][:)] Temple de Ramanathaswamy [:)] Ghat [:)][:)][:)] Dhanushkodi [:)][:)] Samuthi Lodge [:/] Hotel Saravana Bhavan (restaurant) [:)][:)] Natukkotai Restaurant [:)][:)]
MA
Magnifique, merci !!!

MA
Putain ! mon message vient de s'envoler !!!!!
Je rencontrai sur mon chemin tant de difficultés Qu’elles furent toutes surmontées MIRZA GHALIB poète urdu (1796 -1869) https://www.telling-india-pictures.com https://youpic.com/marien
MA
Je disais en substance que j’aime bien te lire. Tu m’as donné envie de découvrir Kanyakumari. Parfois tu me fais rire parce ce que je retrouve des remarques presque mot pour mot de chose que j’ai dites ou que je pourrais dire ici ou ailleurs. Je suis très occupé à finir un travail avant de rentrer en France qui m’occupe toutes mes journées et surtout mes soirées alors je n’ai pas le temps de tapoter davantage sur mon clavier pour réagir sur bien des points que tu évoques. Concernant Rameswaram, c’est très curieux. J’en garde un souvenir abominable, et quand je me replonge dans mes notes de voyage ou ce que j’ai écrit ailleurs je constate que mon ressenti fut exactement le même que ce que tu décris. Au départ l’horreur et puis peu à peu j’ai découvert des choses qui m’ont émerveillé. Oui ces pujas dans la mer exactement comme dans le Gange en effet. Ces sadhus bien souvent authentiques et sympathiques, des secteurs, des rues, des temples où les touristes ne vont pas. Et au bout du compte je m’aperçois que ce ne fut pas si négatif que je le dis dix ans après. C’est étonnant, je relis depuis quelques temps mes anciennes notes de voyage et j’y lis parfois tout le contraire du souvenir que j’en ai gardé. Par exemple des déceptions et critiques sévères aujourd’hui alors que j’avais écrit des éloges sur le moment. Ou le contraire certains lieux dont j’évoque le souvenir avec enthousiasme et quand je lis ce que j’ai écrit je constate que je n’arrêtais pas de râler et de me plaindre. Concernant Rameswaram je pense que plusieurs facteurs ont joué pour que j’en garde un mauvais souvenir : Une belle turista dès mon arrivée, un hôtel et une chambre absolument abominable, l’odeur du poisson séché particulièrement violente qui me prenait à la gorge et me poursuivait dans les moindres recoins de la ville, jusqu’à ma chambre emplie de mouches vertes malgré les fenêtres fermées, et cette hystérie religieuse, que tu aimes tant Marco, mais qui me dérange moi car j’y vois, en dépit de tes arguments, la manifestation d’un obscurantisme d’un autre siècle où les gens étaient conditionnés par les instances du clergé et ne réfléchissaient pas par eux-mêmes. Et surtout parce que cette année je vois l’évolution croissante vers un hindouisme intégriste, vers une République hindouiste et non laïque. Au point que mon meilleur ami qui se disait croyant mais pas pratiquant qui remettait en question bien des pujas et ne mettait quasiment jamais les pieds au temple, se met désormais à les fréquenter presque quotidiennement, effectue des rites, se laisse « convertir » au végétarisme, etc sous l’influence d’un brahmane qui cherche à faire de lui un parfait petit hindou intégriste. Et ça me rend malade. Je lis aussi avec intérêt mais surprise ce qu’évoque Pagal au niveau des sanctus sanctorum et des darsham. J’y ai eu accès la plupart du temps pendant des années dans la majorité des temples que j’ai visités. Effectivement c’étaient des pèlerins et des fidèles par trop bigots qui se mêlaient de me faire des remarques ou de m’interdire l’accès alors que les prêtres eux-même m’accueillaient avec joie. On m’a demandé quelquefois d’ôter ma chemise, parfois de me revêtir d’un dhoti mais on ne m’a ni rejeté ni JAMAIS éjecté si j’avais eu la maladresse de me mêler aux fidèles alors que je n’étais pas hindou. Ceux qui me lisent régulièrement savent que j’ai un certain nombre de croyances et des côtés un peu mystiques par moments, mais je garde toujours la tête sur les épaules et mon libre arbitre. Je viens de lire récemment des articles au sujet de Ramakrishna et Swami Vivekananda et si j’ai pas mal lu, ils prônaient l’universalité des religions et remettaient en cause le dogmatisme du clergé et - je crois, pas sûr - condamnaient ces pratiques religieuses se rapprochant plus de la superstition que de la Foi. En tous cas merci Pagal de nous fournir matière à relever le niveau des discussions au dessus des prix des hôtels, restaurants, taxis et autres « bons plans ». Que d’ailleurs tu ne laisses pas de côté pour autant.
Je rencontrai sur mon chemin tant de difficultés Qu’elles furent toutes surmontées MIRZA GHALIB poète urdu (1796 -1869) https://www.telling-india-pictures.com https://youpic.com/marien
MA
un kothu parotha , un !

à la gare routiere de Thanjavur :

https://www.youtube.com/watch?v=S1oHaaFn1lw
MA
un kothu parotha , un !

à la gare routiere de Thanjavur :

Quand ton message est tombé sur mon ordi, je venais juste de me réveiller (12h50) parce que la fatigue annoncée après ma cure m'atteint enfin et je suis tout le temps à dormir au moins 3 siestes dans la journée. Et j'avais une faim de loup et aucune énergie ni pour me préparer quelque chose à manger, ni pour sortir. J'avais beau regarder partout dans mon frigo, rien qui puisse se manger comme ça, sans aucune préparation.. Alors ça s'est terminé par un grand bol de corn flakes que j'ai avalé en regardant ta video. Frustré frustré frustré, le mec. Je n'ai pas identifié tous les ingrédients, mais ça avait l'air d'être drôlement bon !!! Je connaissais pas... première fois que j'entends parler de ça... ou je n'avais pas prêté attention ? Ya pas ça ici... De toutes façons j'ai pas droit aux oeufs pendant encore une longue semaine.
Je rencontrai sur mon chemin tant de difficultés Qu’elles furent toutes surmontées MIRZA GHALIB poète urdu (1796 -1869) https://www.telling-india-pictures.com https://youpic.com/marien
PA
Marco, les grands esprits se rencontrent, j'ai mangé un kothu parotta hier soir à la gare routière de Karaikudi!

Merci Marien pour ton commentaire, j'aimerais te répondre plus longuement mais je suis pris par le temps et je profite de chaque seconde dans le Chettinad, je te répondrai plus tard.

Et surtout merci encore une fois à tous, Marco, Marien, Raga, Aleph, Fabgreg, qui m'avez convaincu de ne pas manquer la visite du Chettinad et donné de précieuses indications! Je suis arrivé hier soir plus que dubitatif à Karaikudi, et aujourd'hui c'est l'extase. Depuis ce matin, je vais de village en village, en bus public ou à pied, je fais des rencontres incroyables... Je vous raconterai tout ça en détail quand j'écrirai la suite [;)]
MA
je vais de village en village, en bus public ou à pied, je fais des rencontres incroyables... J

Oh là-là que tu me fais baver ! A l'époque où j'ai visité le Chettinad c'était mon premier voyage en Inde. J'avais une frousse bleue de me déplacer seul en bus local. Surtout pour aller n'importe où au hasard de mon inspiration. 10 ans après, ici, c'est un de mes premiers plaisirs. Je vais à la gare routière et je prends un bus qui fasse un trajet suffisamment éloigné mais pas trop pour que je puisse revenir dans la journée et de préférence dans une direction orientée campagne perdue. Et c'est un pur bonheur d'observer tout ce qui se passe dans le bus, aux arrêts, dans les bus stand, le long des routes et des villages traversés. Et quand je raconte ça à mes potes ils me comprennent pas et me disent que je suis vraiment un drôle de bonhomme. Et donc en te lisant, et connaissant le Chettinad, j'imagine l'émerveillement qui serait le mien de faire dans le Chettinad ce que je fais ici. Enjoy ! comme ils disent ici.
Je rencontrai sur mon chemin tant de difficultés Qu’elles furent toutes surmontées MIRZA GHALIB poète urdu (1796 -1869) https://www.telling-india-pictures.com https://youpic.com/marien
MA
dis moi si tu as trouvé le marchand de lassi sur la grande place ...
MA
une seule chose a demander a tous nos amis : ne devoilez pas trop ici les détailles (lieux, noms) de certains endroits, je pense toujours a ces "hyenes" ...

Oui, ça me donne a moi aussi d'y retourner ! (la derniere fois j'ai senti quand meme une forte overdose d'Ayyanars [:P]), la, je suis pret ! (mais pas la prochain voyage, deja programmé...)

belles balades et decouvertes !

Mark
MA
une seule chose a demander a tous nos amis : ne devoilez pas trop ici les détailles (lieux, noms) de certains endroits, je pense toujours a ces "hyenes" ...

Perso, c'est ce que je fais depuis plusieurs années depuis que je me suis aperçu que nos infos de voyageurs à voyageurs étaient immédiatement sur Google et récupérées par des requins. Comme l'a fait remarquer Raga, les photos que je vous ai mises ici se sont retrouvées sur Google en quelques heures.
Je rencontrai sur mon chemin tant de difficultés Qu’elles furent toutes surmontées MIRZA GHALIB poète urdu (1796 -1869) https://www.telling-india-pictures.com https://youpic.com/marien
YA
Bonjour à tous, Le kothu c'est une des spécialités du Sri Lanka, on en trouve dans toutes les gargotes là-bas, et ça fait un beau boucan quand ils le préparent ! c'est très bon, quoique parfois assez bourratif... photos ici : anne-et-yannick-lamprier.over-blog.com/...-7-fe... (Désolée, je ne peux pas insérer mes photos ici car pas au bon format) Anne
Anne Mes récits de voyages : www.unendroitoualler.fr

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