Note préalable : le sujet de cette discussion est purement technique : mes motivations et ce que ce pèlerinage m’a apporté ou non est hors sujet.
Le calendrier :
Par nécessité (= contraintes privées et professionnelles), je ne pouvais pas partir avant le 11 avril, et pour éviter le tsuyu (la saison des pluies), je tenais à avoir terminé avant le 1er juin, soit un créneau de 49 jours. Autant dire que je n’avais pas vraiment le choix des dates. Je me suis calé sur ce tableau de marche que j’ai presque respecté, totalisant 43 jours de marche du temple n°1 au temple n°1, sans passer par les temples bangai, et en allant ensuite à Kôya-san.
Le style d’hébergement :
J’ai toujours dormi dans un hébergement «commercial », mais craignant que tout soit parfois complet, j’avais un sac de couchage et un tapis de sol léger. Ils n’ont finalement jamais servi, notamment parce que ma forme physique m’a permis de faire de très longues étapes quand je n’avais pas d’autre choix. La répartition a été la suivante, en nuitées :
17 : minshuku
9 : ryokan
8 : business hotel
5 : shukubo
5 : onsen
Les prestations des minshuku sont sans surprise : c’est toujours le même type de repas (sans être identique, toutefois) et de chambre. Ce sont généralement des hébergements très conviviaux, avec des repas collectifs qui sont les meilleures occasions de se rencontrer entre pèlerins.
Les ryokan cités dans le topoguide sont à peine plus chers que les minshuku (alors que cette appellation inclut habituellement aussi des établissements de grand luxe), avec plus de variété : j’ai eu parfois des prestations haut de gamme, une fois un établissement franchement défraîchi mais compensé par les excellents conseils de son patron. Parfois, l’accent est mis sur la convivialité entre pèlerins (comme dans un minshuku), parfois au contraire, chacun est isolé des autres.
Les shukubo où je suis allé étaient encore plus hétérogènes ; le degré zéro de la convivialité et du service étant établi par le shukubo du temple n°40, alors que j’ai eu de belles expériences dans d’autres temples.
Un business hotel, c’est purement fonctionnel : on ne voit pas les autres clients, mais c’est en revanche le seul type d’établissement où on n’a pas de contrainte horaire.
La raison d’être d’un onsen, ce sont ses bains, mais comme ils sont souvent isolés, il y a généralement une offre de restauration sur place. Certains étaient très chers, mais pas tous.
Lourd, très lourd. Je suis marathonien, pas randonneur – on fait aujourd’hui beaucoup plus léger que mon sac à dos jamais réutilisé depuis les années 80. Par nécessité, je transportais un ordinateur, un smartphone, un appareil photo compact et un appareil photo très léger de secours. Chargeurs compris, nettement plus de 3 kg d’électronique qui a beaucoup servi. Après m’être débarrassé de quelques vêtements qui se révélaient être trop chauds (je préférais cela à devoir faire du shopping parce que j’avais froid), j’ai transporté de bout en bout 13kg, plus sur les hanches que sur les épaules.
Une loi japonaise de 2006 interdit de fournir un numéro de téléphone portable japonais à un non-résident, et la plupart des offres de cartes SIM data précisent que les services VOIP sont bloqués. Or j’en avais un besoin essentiel.
C’est quelque mois avant le départ qu’une discussion sur VF m’a fait découvrir www.mobal.com. Je ne connais pas les détails du montage qui leur permet de contourner la loi de 2006, mais le fait est que j’ai eu un numéro japonais parfaitement opérationnel à l’émission comme à la réception d’appels. La carte de la couverture de Mobal à Shikoku comporte beaucoup de zones blanches, mais ce sont des zones inaccessibles. Je m’en suis servi quotidiennement (voix + données), mais presque uniquement le soir. Aucun problème en phonie, un débit montant généralement insuffisant pour la vidéo avec Skype. J’ai contacté la hotline de Mobal sur leur site parce que j’avais un doute rétrospectif sur l’option que j’avais choisie : j’ai eu dans les 24h maxi des réponses claires, pertinentes et proactives. En bref, sur la base de ma seule expérience, je recommande cet opérateur.
Je parle et lis le japonais, suffisamment bien pour ne pas utiliser l’anglais. Cela me facilitait beaucoup la vie, mais j’ai rencontré des pèlerins qui étaient probablement au mieux au niveau de survie de base : l’obstacle de la langue est réel, mais pas rédhibitoire.
Un patron de minshuku était très fier de son traducteur multilingue à reconnaissance vocale : il a tenu à faire un essai avec le français et le résultat était satisfaisant.
« Le » topoguide en anglais (Shikoku Japan 88 Route Guide) est d’une qualité remarquable. Le topoguide standard japonais est très inférieur : cartographie médiocre et peu lisible, imprimé sur du papier résistant beaucoup moins bien à la pluie, référencement des hébergements que j’ai renoncé à comprendre quand je l’ai feuilleté, format plus grand donc moins maniable. Tous les pèlerins japonais me l’enviaient, et j’ai même croisé un pèlerin japonais expérimenté qui l’utilisait alors qu’il ne maîtrisait pas l’anglais.
Seul handicap : il est moins souvent réédité, donc il y a des hébergements qui ont fermé depuis, et d’autres qui manquent parce que trop récents.
L’hébergement était le poids lourd, d’autant que je choisissais systématiquement la demi-pension quand elle était possible (pour faire simple : partout sauf les business hotels). J’ai l’habitude en voyage de ne pas déjeuner ; la nourriture de ces demi-pensions était suffisante pour cela malgré l’effort physique à fournir.
Total : 359 043
(Plus les offrandes dans les temples)
Equipement : c’est le « kit du pèlerin » acheté au temple n° 1 (topoguide exclu, je me l’étais procuré auparavant), et quelques petites fournitures comme de la crème solaire.
Boissons : généralement achetés dans les automates au bord des routes, parfois dans les konbini
Lessives : elles étaient parfois offertes par les hébergements, quelques centaines de JPY sinon pour lave-linge et sèche-linge.
Transport : j’ai quelquefois dépassé mon hébergement, pour y revenir en train en fin de journée, et reprendre le train jusqu’à la gare atteinte la veille, de manière à faire à pied le parcours intégral. Pratique courante des pèlerins japonais, à laquelle j’aurais dû me convertir plus tôt au lieu de faire des étapes de folie à cause d’hébergements mal répartis.
Mode de paiement :
75% des dépenses étaient payables uniquement en liquide. Les cartes bancaires n’étaient acceptées que dans les business hotels (sauf un !), les onsen et pas tous les konbini.
De l’aéroport Kansai International (KIX) au temple n°1 :
Bus de grande ligne KIX – gare de Tokushima : 4100 JPY
Train local jusqu’à la gare de Bandô : 260 JPY
Le bus en milieu de matinée un jour de semaine était quasiment vide.
Du temple n°1 à Kôya-san :
Bus de grande ligne de l’arrêt Naruto-Nishi à la gare routière d’Osaka-Namba : 3300 JPY
Train d’Osaka-Namba à Kôya –san : 1260 JPY (sans supplément express, avec changement à Hashimoto)
Le bus à Naruto-Nishi (en provenance de Takamatsu) était presque complet, les passagers ayant réservé sur internet. En me présentant à l’arrêt sans réservation, j’ai pris sans le savoir un risque.
Globalement, je n’ai commis aucune erreur fatale ou même grave, mais si c’était à refaire :
Je partirais hors Golden Week (donc de début mars à fin avril), ce qui me permettrait de réserver mes hébergements au jour le jour, sans risque qu’ils affichent complet, et de faire l’impasse sur le sac de couchage et le tapis de sol : économie de poids et de volume, donc aussi de poids du sac à dos lui-même. Je n’ai aucun regret à ce sujet : mes contraintes de calendrier ne me le permettaient pas cette fois-ci.
J’investirais dans un sac à dos neuf qui serait plus léger que celui du début des années 80 qui était de bonne qualité et en bon état, mais lourd.
Plutôt qu’une banane, j’achèterais une sacoche de pèlerin, car cela permettrait d’avoir le topoguide mieux à portée de main. Cela fait aussi un souvenir réutilisable, identifiable par les seuls initiés.
Peut-être que j’emporterais un power bank, car la batterie du téléphone se décharge vite en mode GPS, mais en faisant attention, cela allait.
Je remplacerais le bâton de bois par un bâton télescopique de randonneur, quitte à y apposer les formulations habituelles des pèlerins. Il serait plus léger et plus facile à rapporter en France.
Je prendrais encore moins de vêtements, en faisant des lessives rapides quotidiennes
Je me procurerais une sacoche étanche à la pluie pour l’appareil photo – la sacoche de pèlerin peut faire l’affaire.
A poids égal, je remplacerais 2 jeans par 1 jean + 1 pantalon plus léger + 1 surpantalon de pluie + des guêtres.
Je rachèterais un hakui à mi-parcours : le mien, usé et déchiré par le sac à dos, est dans un triste état.
J’achèterai la dernière édition du topoguide du pèlerin : j’avais l’édition précédente, qui datait évidemment d’autant plus.
Mais a contrario, il y a des choix qui se sont révélés être les bons :
Le sugegasa (chapeau conique) de taille moyenne : il protège parfaitement la tête de la pluie et son armature le rend bien ventilé.
Un bandeau léger pour éviter le frottement du sugegasa sur le crâne
Une serviette de taille moyenne, car celles qui sont fournies au Japon sont minuscules
Un très petit tube de dentifrice, pour les rares fois où il n’est pas fourni à l’hébergement.
Les sacs de congélation Ziploc de 8 litres, à double fermeture clipée : ils ont parfaitement protégé les vêtements et mon précieux nōkyōchō.
Un T-shirt respirant de sport blanc: un seul suffisait, car cela sèche très rapidement.
De bonnes chaussures de course à pied sur route, déjà utilisées pour les faire à mes pieds. Elles ont souffert, mais elles ont tenu jusqu’au bout. (Note pour les débutants : prendre une pointure au-dessus de votre pointure habituelle, car le pied gonfle lors de longues marches. J’ai rencontré une Japonaise qui souffrait à cause de cela. Attention aussi si vous pointez très grand : vous aurez du mal à trouver chaussures à vos pieds si elles vous lâchent sur le parcours)
Un sac à dos de nylon très léger pour aller à un temple après avoir laissé presque tout à l’hébergement.
Des aiguilles pour percer les ampoules aux pieds
La carte SIM japonaise de Mobal
Une application GPS sur téléphone : maps.me peut faire l’affaire, google.maps est beaucoup mieux
Si vous avez des questions, je m’efforcerai d’y répondre... si j'ai la réponse !
Je compte faire le pèlerinage en mars prochain.
Je possède le guide 88 temples (acheté en 2017)
J’ai quelques bases de japonais ( lecture discussion de base)
Je souhaiterais savoir comment vous avez fait pour le logement.
Aviez vous réserver? Ou bien vous arriviez le jour même et vous alliez directement au logement dans l’espoir qu’il y ait des chambres de libres?
Je souhaiterais savoir comment vous avez fait pour le logement.
Aviez vous réservé? Ou bien vous arriviez le jour même et vous alliez directement au logement dans l’espoir qu’il y ait des chambres de libres?
Merci pour votre réponse
Bonjour,
Bonjour,
Au Japon, dans l’hôtellerie traditionnelle, cela ne se fait pas du tout d’arriver à l’improviste. Si vous essayez, vous risquez que le propriétaire prétende qu’il est fermé ou complet, même s’il est évident que c’est faux, et vous n’aurez pas de chambre. Il faut donc téléphoner à l’avance. Mais là se trouve un nouvel obstacle : quel que soit son niveau linguistique, un étranger qui cherche à réserver un hébergement par téléphone court le risque d’un refus précisément parce qu’il est étranger, par crainte d’un fossé linguistique, culturel ou gastronomique.
Bien que mon japonais soit largement à la hauteur, je ne prenais pas le risque de me griller en téléphonant moi-même, car il n’y a pas beaucoup d’hébergements possibles à chaque étape. Donc le soir (d’autres étrangers le faisaient le matin, avant le départ), je demandais à la propriétaire de l’établissement de me réserver le suivant. L’échange dont je ne perdais pas un mot était immuable :
- Allo ! C’est le minshuku X ? Ici le minshuku Y, auriez vous de la place pour une personne seule demain soir ? Il est chez moi ce soir, c’est un Français, son japonais est bon. Il prendra les deux repas, il mange de tout.
Autrement dit, le minshuku Y s’engageait sur le fait que j’étais fréquentable et que la communication serait facile. Je n’invente rien : la propriétaire d’un ryokan a convenu de la chose avec le plus grand naturel après qu’elle ait effectué pour moi la réservation du lendemain.
Pour la Golden Week, j’ai fait faire ces réservations une bonne semaine à l’avance. Je n'ai pas pu obtenir de réservation plus en avance : il y a de l'incertitude dans la progression d'un pèlerin à pied.
Je rachèterais un hakui à mi-parcours : le mien, usé et déchiré par le sac à dos, est dans un triste état.
J'ai rencontré à nouveau l'un des pèlerins japonais avec lequel je suis resté en contact. Il m'a confié que mon hakui déchiré (mais propre !) n'avait pas été pour rien dans l'estime que j'ai souvent ressentie de la part des autres pèlerins, car il témoignait instantanément de l'effort fourni.
Je reviens de deux mois sur le pèlerinage des 88 temples. 56 jours à pieds. 1200 / 1300 km je peux vous faire part de mon expérience. Dans tous les cas allez…
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Hi,
We’re planning to do the 4-day trek from Mestia to Ushguli without an agency. The descriptions mention that there are accommodations at each stop, but we can’t find any details about them. Has anyone got info or feedback on this route?
We're planning to trek in Peru and Bolivia and would love to find some local agencies.
If you know any, could you share details on prices and, of course, the names of the agencies?
Which trek would you recommend?
Elocine
I'm heading out on a fully self-sufficient trek in Morocco (10 days) from Imilchil to Aghbalou.
Can I find screw-on gas canisters (Coleman, Primus) in Marrakech (any addresses?) or in villages between Imilchil and Aghbalou?
If not, are Butagaz canisters for camping gas (small 230g size) available?
Thanks in advance for your tips!
Hello, I’d like to embark on a little trip in my home country, Switzerland. I’ll start walking from La Cure, heading toward Le Noirmont first, then I’ll improvise my route—but it’ll probably follow the French border... at least as far as Lac de Joux.
I’ll decide day by day how much farther to go after that. My goal is to stay in nature as much as possible, wander around for as long as I can, and restock food in villages or towns along the way.
I’m thinking of mostly camping, but we’ll see if I end up in a hotel or another campsite depending on my route.
I’d love to reach La Chaux-de-Fonds on foot... maybe even Delémont.
The whole thing should take about a week, give or take.
I’ll be bringing my dog, and I’m preparing for this as soon as I’m ready.
Any tips to make sure everything goes smoothly for us? Things I should know—or avoid? What about shepherds with their flocks of sheep? And isn’t hunting season open right now?
I’m not sure if what I’m planning is even doable, which is why I’m asking around.
This’ll be my first time doing something like this—wandering in nature *and* with a dog. I’m really excited for this adventure... and I need it. Thanks!
We’re really keen on ecosystems and want to hike in "natural" ancient forests—not planted woods or areas heavily degraded by human activity. Travel guides (like Lonely Planet) don’t provide much info on this. Could you point us to the most interesting spots?
Thanks in advance for your tips.
We wish you happy holidays and a fantastic 2026, full of discoveries!
Claire and Albert
Hi, this might not be the right section, but I’d like to know if it’s possible to start mountaineering with another person without necessarily hiring a guide. We’ve done quite a bit of hiking but not mountaineering—we’ll just do a half-day glacier course. After that, we were thinking of starting with La Grande Motte and the Pointe de la Traversière, which were recommended to us. Honestly, for things like roping up and knots, I’ll learn at home with lots of videos and a book.
I’d love to know if anyone has done treks in the Rwenzori Mountains and how much it costs on average, what the infrastructure is like, the landscapes, and safety in the area. Thanks so much! I’m really looking forward to your replies.
We’re leaving in 9 days for a two-week trip to Madeira, mainly to hike.
From my research, I’ve found that since last year, access to most trails—and systematically for the most popular ones—is now paid. You have to pay an access fee of 4.50 € per person per classified hike in 2026, and even 10.50 € for the most iconic hike: Pico Arieiro to Pico Ruivo. When paying, you also have to choose a day and a 30-minute time slot for your start time. Of course, this reservation is neither changeable nor refundable, even if the weather that day is terrible.
Personally, given the massive influx of tourists to the island in recent years, I don’t mind paying a fee to help maintain the trails. Similarly, setting a limit on the number of people who can hike them per day is certainly preferable to preserve this priceless heritage.
However, what’s much less fair is that in reality, most of the available spots are reserved: 1/ for Madeira residents (which is normal); 2/ for "economic operators" (meaning local tour operators). For example, if you’re a non-resident (independent tourist), no booking is possible for the Pico Arieiro hike for an early morning start before September! So, unfortunately, we’ll have to skip this hike.
It’s the same issue for Ponta de São Lourenço, the 25 Fontes, Pico Ruivo... in short, all the most popular hikes. Oh well, we’ll skip those too!
So my question is: which hikes do you recommend where we won’t face the huge crowds that the others get? And where we can book the day before for the next day, taking the weather into account?
Finally, a quick accommodation question: we’ve booked the first week in Funchal, but I haven’t decided yet for the second week. Do you have any advice on where to stay in the south or north, preferably avoiding overly concrete-heavy and touristy spots?
I’m reposting about the logistics for Samaria Gorge.
I’d love to get recent info, especially about whether it’s possible to park my car in Omalos, do the hike, and then catch a bus back to my vehicle.
In theory, it’s doable, but when you check the KTEL website, there aren’t any feasible schedules listed. If anyone has recently organized this with reliable, verified details, I’d really appreciate it. Thanks in advance!
Hi there,
We’re flying from Montreal to Lyon this August to go hiking in the French Alps. We’ve rented a car and will be staying at campgrounds. We’re planning to do day hikes and want to stay a few days in one spot, do a few hikes, then move on to our next camping spot. Could you share your favorite spots or any recommendations for places to spend a few days with great hikes?
A few details:
We arrive in early August and leave in early September.
We’re looking for day hikes (or shorter), moderate difficulty, with a cumulative elevation gain of no more than 1000m, and of course, beautiful scenery!
We’d prefer not to drive too much—maybe it’s best not to head too far south and deal with unnecessary heat?
Along the same lines, if you know of any great campgrounds where we can start our hike directly without needing the car, we’d love to hear your suggestions!
Hi there,
I’m planning to go hiking on this island and would like to know the best time to do it. I visited for a few days in November 2018—not for hiking but just to explore—and the weather wasn’t great, especially in the mountains. So, is a star-shaped itinerary doable if I rent a car and maybe use two different accommodations?
I’m not planning to join an organized group—just traveling with one other person and organizing things ourselves—unless you’d recommend a local agency or guide. Finally, even though I’ll be getting maps, a topo guide, and a GPS, I’d really appreciate your top hiking recommendations.
Thanks so much for your tips!
I’m planning to do the Mercantour crossing following the Randoxygène route in mid-July.
I’m used to hiking in the mountains, but I sometimes get vertigo, for example on ridges with drops on both sides. I wanted to check if there are any T4 or T3-T4 sections and find out if there are any very exposed passages—and if so, where—so I can plan an alternative route.
Can anyone give me some info on this?
Thanks!
I’m planning a trip around Cap Corse and the AGRIATES in 2026, from May 8th to 15th (there are still 2 spots left, by the way! Just DM me if you're interested).
I’d love to know which hikes are worth prioritizing in the AGRIATES. We’ll be staying in SALECCIA for two days as our base—what should we focus on from there?
A round trip to IGNHU beach? Any other suggestions?
For Ostricano, I think it’s too far for a round trip...
Thanks for your tips!
Have a great day,
Anie, Toulouse
I’d like to get some info about the GR10 Pyrenees traverse. I need help planning the daily stages and accommodations—my wife isn’t an experienced hiker but walks a lot, so I’d like to schedule shorter walking days and thus a longer overall trip in terms of number of days.
Could anyone give me some help and advice?
Best regards,
New to this forum, I’m planning a pretty big project for 2028.
I’m heading to Nepal to do a trek from Kathmandu all the way to Everest Base Camp (a cool 5,300 m 😄).
This trek is a bit special because even though I’ll be part of a group, I’m going solo (so far, no problem—I’m used to it). But it’s my first real trek, and it’s also a humanitarian one: once I reach base camp, I’ll stay an extra week to help clean up the waste left by tens of thousands of climbers! Since I’m originally from South America, from two countries that share the Andes, I have a deep respect for mountains—they fascinate me. So Everest… it’s kind of the trip of a lifetime!
So, a little question for those who’ve done treks to Everest before… any tips for good mental preparation (I’m already working on the physical side)?
Hi there, I’m planning the Annapurna Circuit for March 2027 and I’m looking for a local agency with a local guide—preferably French-speaking—to arrange this trek for us. Any suggestions? Thanks
Hello!
We’re spending a few days in Toraja country at the end of May. We’d love to do a day trek—taking our time—on a route that’s stunning in terms of scenery, but not a level 5 in difficulty!
Any suggestions you can share, please?
Thanks in advance
I’d like to do the Mare a Mare Sud in May over 4 days. I’ve found quite a few places to stay along the route, but I’m stuck on the start and finish.
I’ll be arriving by plane on Sunday evening and would like to start pretty early on Monday morning. Ideally, accommodation right at the trailhead (Alzu di Gallina) would be amazing, but I can’t find anything. Any tips?
Also, for the transfer from Figari Airport to Porto Vecchio or Alzu di Gallina?
At the end, I’d like to pick up a rental car—any advice on that too?
I’m traveling solo by plane to Catania in May and plan to hike the northern side of Etna, starting from Linguaglossa where I’ll arrive by bus. After that, I’d love some info on how to get up to Piano Provenzana (shuttles or hitchhiking), since it seems there’s no public transport except in the summer. Can you sleep there in a free or cheap refuge, or camp? And how far up can you go without having to hire a guide? Thanks in advance. Bernard.
Hi everyone,
I’m heading to Morocco in August and we’ll start with a stop in Chefchaouen (we’re driving).
My question: can anyone suggest a 5-to-7-day loop hiking route from Chefchaouen in Talassemtane Park, ideally passing by the God’s Bridge? Or a paper guidebook that covers a few options?
We prefer wild camping and guesthouses.
Thanks in advance
Hi there, for those who’ve been recently—is it possible to find other solo travelers in March on the island to share transport or room costs? It doesn’t seem easy to travel on a budget.
If you have any recommendations for simple lodgings or places with dorms, I’d love to hear them.
For those who’ve done multi-day treks while moving around: do you need to bring your own sleeping bag? I’d love to hear about itineraries you’ve done without a guide, just with a map and GPS.
Thanks, and have a great day!
Hi everyone!
We’re planning a 15-day road trip to Scotland this summer, specifically to explore and hike on Lewis and Harris—places we’ve never been before. We’ve visited other islands on previous road trips in Scotland (we usually go in April for a week). This would be our first time in Scotland in the summer and for 15 days. We’re looking at late August to early September.
I’m currently drafting the itinerary. We’d be crossing from Ullapool and were thinking of spending 3 nights on Harris and 4 nights on Lewis.
Does that sound balanced to you? Is it better to keep the same accommodation on Harris and the same on Lewis to explore the area? I’d love to hear about any past experiences you’ve had on these islands.
Thanks!
Hi there, I’m trying to leave for 15 days very soon to São Vicente. I’m either looking to join an agency or figure things out on my own to go hiking on one of these islands or both. From what I’ve seen, it’s not easy to organize with local transport, so it gets expensive. Can I use the services of a small local agency? I’m looking for the simplest way to hike for several days. Also, how do you get from São Vicente to São Nicolau? Thanks in advance and have a great day!
Aichatou
I’ve been wanting to do this for several years, and this year’s the one. Next September, I’ll be trekking in Tusheti (Georgia), from Omalo to Shatili.
Of course, I won’t be renting a vehicle that’d just sit unused. No problem getting to Pshaveli, but from there to Omalo, it’s a dirt road (still the case?)
There must be some form of public transport since there are so many guesthouses, and not all travelers come in a 4x4.
If any of you have been to Omalo, could you confirm that these shared transports exist and how often they run?
we’re planning a trip to Yellowstone and hoping to do a three-day backcountry hike if we get a permit.
if any of you have done this before, could you let me know if it’s possible to find water along the way? And if we can transport it, are we allowed to use a stove?
Hello,
I’ll be in Nepal from March 6th to 29th (we’re flying into Kathmandu via Varanasi and leaving via Delhi).
I’m a bit confused about the regulations requiring a guide.
My wife and I (we’re 63 and 64) aren’t experienced trekkers—we’re more used to walking on terrain with very moderate elevation changes. I’m looking for fairly easy hikes, possibly day trips.
Here are my questions:
- Does the Poon Hill trek from Pokhara require a guide, or is it better to go through a local agency? (I’ve seen a lot of them offering 4-day packages)
- I’d like to do a few multi-day hikes around Jomsom (Kagbeni, Mukitinath, Lupra, Marpha)... Do you need a guide for those, and can you find accommodations easily without booking in advance?
Last question—I’m really hesitant to lug around a sleeping bag or down jacket during our 6 weeks in India. Can you easily find these kinds of items at reasonable prices in Pokhara?
Thanks in advance for any tips you can share!
Yann
I’m a 56-year-old man who’s done several treks in Nepal and elsewhere. Also passionate about photography.
I’m looking for one or more people to form a group for a trek in Nepal. The trek is the Annapurna and Manaslu circuit (24 days), including a stop at Tilicho Lake. I’ve got a great itinerary and the local company seems solid. The price is around $1600.
I’ll be in Nepal from April 5 to May 12, 2026, so the trek would need to happen within those dates.