Les porteurs au Népal

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MA
Bonjour!

J'ai pensé rassembler quelques renseignements sur la situation des porteurs/porteuses au Népal. Il s'agit en quelque sorte d'un projet collectif qui nécessite la collaboration de tous ceux et celles qui aiment ce pays, et ses habitants. Prenez connaissance de cette ébauche, mettez-y votre grain de sel, produisons un consensus, et affichons-le sur ce site!

Vous pouvez communiquez avec moi par l'intermédiaire d'un message public sur ce site.

Marc Lamarre, Montréal

N'ayant pas été en mesure de télécharger un fichier Word, je mets donc l'ébauche de texte mentionné plus haut à la suite de ce message initial, juste en dessous de la suite de petites croix.

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INTRODUCTION (ne fait pas partie du texte proprement dit, ne sert qu'à introduire le projet)

Les porteurs au Népal

Salutations!

J’ai pensé écrire un court texte descriptif sur le Népal, ainsi qu’un autre sur le rôle et l’apport vital des porteurs et porteuses dans la vie de ce pays, une façon de leur démontrer toute mon admiration, et mon affection…

Accessoirement, de nombreux touristes sont susceptibles d’utiliser les services de porteurs, et ce texte pourrait les aider à trouver réponses à leurs questions puisque les guides touristiques n’effleurent que le sujet…

Ce texte n’est qu’une ébauche. N’hésitez pas à m’envoyer vos photographies, pas uniquement celles mettant en scène des porteurs/porteuses, mais aussi celles illustrant des paysages népalais. Vos expériences personnelles, renseignements, réflexions, poèmes et pensées sur le sujet sauront enrichir ce texte.

Si vous relevez des erreurs/imprécisions dans les différentes ébauches, SVP, m’en informer. Dans la mesure du possible, essayez de documenter vos assertions.

Un texte final accompagné de photographies sera présenté dans la section « Népal » de VoyageForum.

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COEUR DU TEXTE (texte proprement dit)

La population actuelle du Népal serait d’environ 28.5 millions d’habitants. (juillet 2009) (Cia World Factbook/2009/Nepal). Fait troublant et primordial à garder à l’esprit: le revenu annuel par capita ne serait que de 470$ us Oui, vous avez bien lu : quatre cent soixante-dix !!!, statistique de 2008, même source.

Ce qui classerait le Népal au 145ième rang des pays les plus pauvres sur les 192 pays de la planète…

On médite T-R-È-S très l-o-n-g-u-e-m-e-n-t là-dessus avant de promouvoir ou d’endosser la resquille, ou de chipoter ad nauseam sur quelques roupies manquantes…

Une autre triste donnée: l’espérance de vie des hommes (64 ans) et des femmes (66 ans) est en baisse depuis 2 décennies… (Rough Guide Nepal, 6ième éd, 2009, page 5 et www.wikipedia.org et CIA World Factbook, www.cia.gov

La géographie est un élément incontournable pour débuter cette réflexion. Le Népal peut être vu comme un petit pays, coincé entre 2 géants (la Chine au nord et l’Inde au sud) ayant + ou – la forme d’un rectangle qui fait environ 147, 000 kilomètres carrés.

Le pays est divisé en 3 zones, Du nord vers le sud: La chaîne himalayenne constituée de sommets allant de 6000 à 8800 mètres communément appelée himal (sommets perpétuellement enneigés, pour l’instant) et qui forme une frontière naturelle avec la Chine (Tibet)

La deuxième zone, appelée pahar (région montagneuse du centre du pays) contient à la fois des alpages et des cultures en terrasses.

La troisième zone dite Terai est relativement plate, tropicale durant l’été et tempérée (présence de fortes nappes de brouillard) pendant l’hiver.

Les autoroutes et routes asphaltées sont peu nombreuses au Népal. Quand la population et le relief s’y prêtent, on trouve des chemins + ou – larges permettant le passage de véhicules moteurs, mais ils sont très susceptibles de s’effondrer à cause de l’érosion provoquée par l’accumulation d’eau durant la mousson ou par des glissements de terrain, fréquents dans ce pays.

Ce qui étonne le visiteur, c’est la présence, souvent millénaire d’un important réseau de sentiers pédestres.

Avancer l’idée (sans jeux de mots) que les népalais et les népalaises «marchent beaucoup» au cours de leur vie est un euphémisme.

Les tâches quotidiennes sont presque toujours le lot des femmes, mais très tôt les enfants apportent une aide appréciable, et souvent primordiale. On pense surtout à la nourriture de la maisonnée, le fourrage et les grains pour les bêtes, bois de chauffage, matériaux de construction etc…

L’objet fétiche du porteur est un panier en osier appelé doku souvent fabriqué au Terai mais aussi dans d’autres régions du pays, doté d’une sangle (besoin du mot népalais, chers collaborateurs) reliant le panier au front du porteur.

Si le transport local est assuré par les femmes, les hommes et des enfants, le transport longue distance (rémunéré) est surtout affaire des hommes, mais depuis une décennie, les népalaises commencent à faire leurs marques. (www.3sistersadventure.com)

Le transport longue distance (rémunéré) concerne les marchandises en tout genre et surtout en tout poids, ainsi que le transport de bagages en tout genre pour la clientèle touristique. Le transport des bagages des touristes semble plus payant pour les porteurs que le transport de marchandises (CQFD) Bien que le Népal soit rural à près de 73% (CIA World Bookfact/Nepal), l’exode vers les villes est en nette augmentation depuis le début/fin de la guerre civile (1996-2006), et ne cesse de s’accélérer (hausse annuelle de 4.9% par année).

Sous-alphabétisés, peu éduqués, et confronté à une paupérisation à la hausse, les népalais essaient de s’en sortir en partant travailler à l’étranger. Pour ceux qui ne peuvent le faire, une des seules alternatives reste de travailler dans le secteur touristique.

Ils commencent la plupart du temps comme «kitchen boy» puis grimpent la hiérarchie: porteur, guide-porteur, guide, guides seniors lors d’expéditions d’importance ou de longue haleine, associé dans une agence de voyage puis proprio d’une telle agence. Plusieurs ne sont que porteurs occasionnels, et retournent au village dès les saisons touristiques terminées.

Puisque tous népalais est un porteur en puissance, il n’est pas bien difficile d’en trouver. Ils offrent souvent, à la sauvette, leurs services aux touristes, n’ont strictement aucune couverture médicale/vie, ne sont que rarement instruits aux réalités de la haute montagne : force décuplée des UV (http://www.basecampmd.com/...uide/snowblind.shtml et son cortège de problèmes : cataractes/mélanomes/formation accélérée de rides), mal aigu des montagnes, présence du froid à mesure que l’on monte en altitude (engelures, problèmes respiratoire exacerbés, etc…

Chaque année, plusieurs cadavres de porteurs sont retrouvés au printemps (http://www.high-altitude-medicine.com/DeadMenWalking.html et http://www.nepalitimes.com.np/issue/33/Nation/8423 et http://www.ippg.net/...death_rolwaling.html

Il existe 2 types de porteurs : ceux et celles qui portent des marchandises commerciales, souvent exploité à l’os, sous-payés, mal équipé et mal habillé pour affronter le froid en altitude, pas assuré, et ne parlant pas un mot d’une langue étrangère…

Et ceux et celles qui portent les bagages et équipements des touristes en visite au Népal. Tristement, il s‘agit souvent des mêmes porteurs, soyez-en avertis… S’il y a une chose que vous devez retenir sur les porteur népalais, c’est celle-ci : ces gens-là ne se plaignent JAMAIS! Comprenez-vous vraiment la portée de ce que vous venez de lire?

Vous serez fourbu à n’en plus sentir vos jambes, votre tête vous emblera légère, légère (beaucoup trop, en fait), vous sentirez le vent vous mordre le corps malgré votre beau Gortex à 400 euros, Vos belles bottes Lowa, modèle Terrano à 200 euros vous feront souffrir le martyre après la descente du Thorung La, et pourtant vous ne portez qu’un sac à dos de jour pesant moins de 5 kilos…

Lui, cependant, sera toujours dans les parages, dans son pantalon de coton, sans lunette, souliers ouverts, pas de gant ni bonnet, sourire aux lèvres malgré les 2 énormes sacs (50, 60 ou 70 kilos?) au nom estampillé de votre agence, qu’il transporte sur son dos voûté que vous ne voyez plus depuis longtemps…

Ses 2 dal bhats (riz blanc et lentilles en soupe) journaliers (et très souvent rien d’autre), le fait qu’il couche sur les planchers des lodges, alors que vous vous plaindrez amèrement pendant des jours de la dureté du matelas de votre chambre privée…

Si vous avez acheté à l’extérieur du Népal, une prestation de trek (formule «tout inclus»), il est certain que votre agence impartira, en tout ou en partie, cette prestation à une agence népalaise… Vous payez? Alors vous avez VOTRE mot à dire, car après tout, vous êtes plus qu’un porte-monnaie sur 2 jambes, non?

Demandez donc si les porteurs engagés auront droits à des équipements et des habits appropriés? (lunette de soleil, bonnet de laine, pantalon /chaussettes/veste, chaussures fermées? Et sans doute LA question: Y a-il une charge maximale qu’ils porteront?

Puisque vous être maintenant propriétaire d’un magnifique forfait «tout inclus», eh! bien ça veux dire que vous n’aurez pas à négocier le salaire et les conditions de travail des porteurs. Cependant, cette situation ne vous donne pas carte blanche pour tourner vos yeux dans l’autre direction, et de porter des ornières pendant votre séjour au Népal…

Si vous êtes témoin de choses franchement inadmissibles concernant les porteurs engagés pour votre trek: traitements inhumains, vêtements et équipements nettement déficients, et surtout charge exagérée, rapportez le tout aux différents intervenants: sidhar, dirigeants de l’agence népalaise à Kat, et surtout, SURTOUT à l’agence qui vous a vendu directement ce forfait.

Même s’il y a fort à parier que les sous-traitants népalais ne donneront pas suite à vos plaintes, vos récriminations auront plus de poids (et sans doute plus de chance d’aboutir) si elles sont relayées directement des agences européennes vers les agences népalaise.

Si, par contre, vous voyagez au Népal, en autonomie, et que vous prévoyez engager des porteurs népalais, vous avez un rôle encore plus important à jouer… Vous serez réputé «responsable» de vos porteurs. A ce titre, vous avez des responsabilités inaliénables.

Sont-ils bien habillés, et bien équipés? Vous ne marcheriez pas sur un glacier sans crampons? Pourquoi le ferait-ils? Vous ayez bonnet, lunette, gants, foulard, et souliers fermés? Encore une fois : pourquoi pas eux aussi?

Laissez de côté les déclarations du genre: Ah! mais qu’est-ce qu’ils sont endurcis, ces mecs! Ils sont dans doute à l’aise habillés et équipés comme ils le sont… Ils ne disent rien, leurs conditions doivent leur convenir, non? Toutes ces remarques, c’est de la bouillie pour les chats! Gardez à l’esprit que : Homo homani lupus

Mémento :

Renseignez vous! Consultez des sites comme :

www.careporternepal.org

www.ippg.net

www.portersprogress.org/PPUK/Home.html

Cherchez à engager des porteurs suffisamment habillés et équipés. Laissez de côté les porteurs de marchandises trop peu habillés et équipés. Il faut demander i-m-p-l-i-c-i-t-e-m-e-n-t aux porteurs s’ils possèdent vêtements et équipements de base.

N’engagez pas de porteur à la sauvette, sur le coin d’une rue ou dans un village, car il y a gros à parier qu’il ne possèdera ni vêtements et équipements adéquats, ni assurance, ni médicaments sans compter son incompréhension d’une langue étrangère.

Les agences de Kat peuvent assurément vous suggérer des porteurs, ce qui ne devrait pas vous décharger de vos responsabilités de poser les questions pointues déjà mentionnées…

1 - Vêtement chauds? (bonnet, gants, foulard, chaussettes). Souliers fermés, lunette soleil?

2 – Soyez attentif aux signes du mal aigu des montagnes chez vous-même AINSI que chez vos porteurs.

3 – Si vous faîtes porter votre propre sac à dos, enseignez au porteur comment régler les différentes sangles et ceintures du sac.

4 – Ne laissez jamais un porteur souffrant, seul. Ne l’abandonnez pas à son triste sort, ni le laissez pas rebrousser chemin seul. Soyez avec lui en tout temps si la situation l’exige.

5 - Jetez votre dévolu sur un adulte, et laissez de côté les adolescents ou jeunes adultes âgés de moins de 20 ans.

6 - Pensez à transporter quelques médicaments supplémentaires spécifiquement pour les porteurs en situation d’urgence médicale: Diamox, Cipro, azythromycine, codéine

J’attends vos suggestions concernant les gages à payer sur une base journalière ou hebdomadaire, ainsi qu’un commentaire sur le pourboire à verser lors de la fin du trek

Même chose pour la charge maximale recommandée. Après délibérations et consensus, une grille sera soumise dans le document final.

Mesdames, messieurs à vos claviers!

Marc Lamarre Montréal Canada
La vie étant particulièrement imprévisible, vaut mieux manger son dessert en premier, et garder les navets pour la fin...
PY Pyj09 Regular ·
Bravo et merci pour les informations. C'est excellent ce que tu viens d'écrire Marc. Je ne suis pas un grimpeur dans l'âme mais j'ai fait quelques trekkings sur les volcans au Guatemala et dans les Andes en Argentine. En Argentine je n'ai rien à redire (les guides sont bien organisés et leur niveau de vie me semblait correct) et ceux avec qui j'étais étaient très sympathiques. Mais c'est au Guatemala que j'ai compris ce que c'était que d'être "guide de montagne". Notre guide Rudy ne devait pas peser plus de 55 kg (mouillé) et il transportait à lui seul une charge d'au moins 25 kg dans un parcours très accidenté et relativement à pic (Santiaguitto). Nous avec notre charge d'une dizaine de kg peinions à le suivre. En aucun moment il ne s'est plaint ou n'a démontré quelques signes de négativisme. De plus il m'a beaucoup parlé (sur mon insistance) de lui, de sa famille et de son pays. Je ne le reverrai probablement jamais mais je me suis dit que le moins que je pouvais faire était de lui laisser un pourboire appréciable tout en le remerciant sincèrement pour ses services. J'imagine que le Népal c'est un peu comme le Guatemala mais en bien pire pour les guides. Tous les voyageurs ne sont pas nécessairement très fortunés mais je crois comme toi qu'il est de la responsabilité de chacun d'être conscient que ces gens ne sont que des êtres humains et que nous avons le devoir et le pouvoir de faire preuve d'un minimum de discernement et de sensibilité lorsque nous traitons avec eux. Bye....
pyj09
MA Marclamarre Veteran ·
Cher Jean:

Merci d'ajouter ton grain de sel. Je veux pas avoir l'air de couper les cheveux en quatre, mais au Népal les porteurs et les guides, c'est 2 mondes totalement différents... (en fait pas tant que cela, puiqu'il existe une "race" hybride: les guides-porteurs!)

Je pourrais discourir longuement sur les porteurs/guides-porteurs et guides, mais comme le sujet ne semble pas attirer les foules... J'ai ajouté un court album (39 photographies) contenant (seulement ou presque!) des photographies de porteurs/porteuses tirées de mon premier (mais pas dernier!) voyage au Népal, et si les gens le désire, ils peuvent même y contribuer en ajoutant leur photo préférée!

Salutations! Marc de Montréal

P.S. Après le Guatemala, tu te dois d'aller au Costa-Rica! (tiens, ça me fais penser que je n'ai pas mis sur mon site les 400 drillons de photos prises là-bas... ). Ces gens-là on eu le génie de découvrir bien avant la mode, que le tourisme écologique: ça rapporte! Les paysages et les parcs nationaux sont A1!!!
La vie étant particulièrement imprévisible, vaut mieux manger son dessert en premier, et garder les navets pour la fin...
BA Bazé Regular ·
Merci d'ajouter ton grain de sel. Je veux pas avoir l'air de couper les cheveux en quatre, mais au Népal les porteurs et les guides, c'est 2 mondes totalement différents... (en fait pas tant que cela, puiqu'il existe une "race" hybride: les guides-porteurs!)

Bonjour Marc, En fait, pas tant que ça ! Je connais de nombreux guides qui ont commencé leur carrière comme porteurs à 14 ou 15 ans (si ce n'est avant). Et la plupart des Népalais habitant les montagnes ont porté depuis leur enfance. Malheureusement certains guides ou siredar l'ont oublié. Tu crois que ton sujet n'a pas attiré les foules... tu te trompes sûrement. Ton explication est très bonne, mais comme elle est un peu longue tes lecteurs ont besoin de murir ce que tu dis. Et d'aucuns auront peut-être la conscience un peu lourde pour te répondre. Ta préoccupation concernant le sort des porteurs est remarquable et dénote beaucoup de sensibilité par rapport à autrui. Je te comprends d'autant plus que j'essaye de mettre en pratique ce que tu dis. Dans l'agence familiale avec laquelle je travaille, nous faisons tout pour ce qui est possible (salaire décent, vêtements, chaussures) et essayons d'avoir pour eux la consdération qu'ils méritent. Et cette considération, ils la mérient vraiment. Le fait que je parle un peu le nepali facilite quand même les relations. Bonne continuation.
Apporter quelque chose au pays en utilisant les infrastructure locales. Au Népal, jamais sans guide et porteurs.
AL Alaingt ·
Bravo sur l'initiative! Que les québécois sont bons (sans ironie aucune et avec réellement beaucoup d'admiration)! Dommage que py09 "confonde" guides et porteurs! Et au Népal, c'est important car on n'y mélange pas les torchons et les serviettes! Pour ma part (et après plusieurs treks), je suis arrivé à la conclusion que, pour les treks "classiques", un porteur (et on trouve maintenant des anglophones et des francophones, voire germanophones) est largement suffisant et comblera les plus difficiles. Après, comme partout et toujours, il y a des plus ou moins bons, plus ou moins sympas, avec qui on peut lier, ou pas, des relations ...... Deux remarques: - le texte est (déja) un peu trop long (mais il y a tant à dire sur ces hommes et femmes admirables qui sont les vrais héros des trekkings ou des ascensions au Népal!). Comment faire pour être précis, concis, convaincant et percutant à la fois? C'est une gageure et un défi à relever car il faudrait (idéalement) que ton texte apparaisse à chaque fois que quelqu'un cherchera, dans un moteur de recherche, comment faire un trek au Népal. - c'est au client à refuser qu'un porteur n'ait une charge excessive (et personnellement, je mettrais la limite à une vingtaine de kg)!

Coût d'un trek avec porteur (tarif du porteur de 2 à 3 fois moins cher qu'un guide) hors arrivée au Népal en avion (en date de 12-2009: USD=75 roupies; euro=109 roupies): - Porteur engagé directement: environ 1000 roupies/jour (normalement avec celà, il saute au plafond!). - Par certaines agences (attention, d'autres agences sont beaucoup plus chères, ce qui ne veut rien dire sur le montant des salaires qu'elles versent à leurs employés, en particulier, les porteurs!), l'engagement du porteur ne sera pas plus cher (et normalement, il sera alors assuré), mais dans ce cas là, le porteur ne touchera par jour qu'entre 250 (eh oui!) et 500 (seulement!) roupies maximum, si, le responsable de l'agence est très sympa avec lui, et vous devrez (au moins par compassion! et j'espère par solidarité ou amitié) lui verser un pourboire. Il faut savoir aussi que dans la plupart des cas, il devra prendre sur son salaire journalier pour se loger et se nourrir. - le "touriste" lui dépensera en moyenne entre 1200 et 1500 roupies/j (nuitée + pdj + collation le midi + repas le soir + quelques black teas et hot lemons dans la journée). Ce prix peut monter un peu plus haut pour un trek "cher" comme le camp de base de l'Everest. Par exemple, en octobre, j'ai payé 600 (vous avez bien lu, six cents!) roupies pour une nuitée pour 2 personnes à Gorak Shep (5140 m) alors qu'en moyenne, je n'ai payé que 200 roupies (toujours pour 2 personnes). Vous pouvez voir quand même que les prix sont ridiculement bas! Avec le prix d'une journée de ski au Mont Tremblant, vous vous payez presqu' une semaine de trek (hors avion, naturellement). J'espère (et c'est la période des voeux!) de tout coeur que ton projet se réalise (chacun apportant sa petite contribution) et qu'il soit une aide efficace pour la communauté des randonneurs. Bien cordialement et encore une fois félicitations!

Un globe-réveur
PY Pyj09 Regular ·
Salut Marc. Merci pour l'explication. Vois-tu comme je n'ai fait que des trekkings avec guide je n'avais pas saisi cette nuance porteur-guide. J'ai été voir tes photos et ça me donne vraiment le goût d'aller faire un tour au Népal. (Ça me rappelle un peu l'alti-plano en Bolivie). Au fait j'ai passé plus de 2 mois au Costa-Rica et tu as raison ils ont bien compris que le tourisme-écologique est une voie d'avenir.

P.s. J'ai joint quelques petites photos. Ça peut en inciter d'autres à aller au Guatemala qui a bien besoin du tourisme aussi.

Bye.......
pyj09
MA Marclamarre Veteran ·
Salut! J'oase croire que tu ne penseras pas que je fais de la surenchère, mais le Népal, c'est les Andes, les Rocheuses, les Alpes multiplié par... pour ne pas faire chauvin, disons par mille! Tu comprendras l'expression, si imagée que l'on emploie par ici; ça frappe dans l'dash!

Ta première photo est assez spectaculaire, merci! Ça donne le goût de pourchasser le mammouth, et de le faire tomber dans la fournaise, non? Pas de volcan au Népal, mais des sommets à t'en décrocher les mâchoires...

Salutations, Marc de Montréal
La vie étant particulièrement imprévisible, vaut mieux manger son dessert en premier, et garder les navets pour la fin...
PY Pyj09 Regular ·
Ouais.... plus je t'écoute plus j'ai le goût. Je pars pour les Indes dans 6 jours et après je vais voir ce que je peux faire coté Népal. J'adore ça quand ça "fesse dans le dash" (lol).

Salut..
pyj09
MA Marclamarre Veteran ·
Soit... Cependant, il faut que tu réalises pleinement ce dans quoi tu embarques... Le Népal crée une dépendance quasiment insoutenable! Des fois, je triches un peu le Népal, et je vais du côté du forum indien... Plusieurs des intervenants sont accros terribles de l'Inde!!! et franchement, le risque que ça t'arrives est aussi élevé en ce qui concerne le Népal. Pas d'antidote disponible, et pas de succédané possible... Tu auras été prévenu, nu, nu, nu! Marc de Montréal
La vie étant particulièrement imprévisible, vaut mieux manger son dessert en premier, et garder les navets pour la fin...
PY Pyj09 Regular ·
Ah.. la vie est faite pour être vécue. Tant pis si je deviens accroc. D'ailleurs je le suis déjà aux voyages et à l'aventure en général. Ce sera une dépendance de plus. Ça rend la vie plus intense. L'important c'est de gérer tout cela sans perdre les pédales. À date je me débrouille relativement bien (ceci dit sans orgueil). Merci pour la mise en garde (lol). À plus........
pyj09
FR Fransel ·
bravo entièrement d'accord avec tout ce que tu dis très bonne idée de faire un topo sur les porteurs qui méritent vraiment notre considération je voudrais apporter mon témoignage pour mon premier (et je pense pas le dernier ) trek au nepal que nous avons effectué avec une agence locale très sympa! nos 3 porteurs étaient assez jeunes (entre 20 et 27 ans) et 2 d'entre eux étaient étudiants les sacs que nous leurs avons confié ne devaient pas dépasser 11 kgs (2 sacs par porteur) par contre ils emportent peu d'affaires pour eux! pour les chaussures ils n'avaient que des style tennis! l'un d'eux a une chaussure qui s'est coupée , mais notre guide lui a prêté une autre paire (solidarité)

pour les pourboires c'est pas évident de savoir ce qu'il est raisonnable de leur donner les agence ont tendance à donner des chiffres assez élever : ce qui leur permet de moins les payer!! nous leurs avons donné 30 euros pour 16 jrs de trek (avec le doute de savoir si c'est assez ou non ?) sachant que la saison des treks est assez courte et que souvent ils n'ont pas du boulot tout le temps.

voila ma modeste contribution je crois que je suis aussi devenu accros !!!

continuez Namasté
François
SA Savitri2009 Regular ·
merci Marclamarre pour ce que tu as si bien écrit.Je me demande parfois ce que je fais dans ces pays lointains où les hommes sont traités avec autant de mépris . Je fais partie des accro de l'Inde mais cet été , je vais au Népal. J'ai vu ces porteurs népalais en inde , au nord. Mon chauffeur indien qui m'accompagnait m'a déclaré:"Pour les indiens , il est important d'aller à Kedarnath, mais jamais je n'emmenerai ma mére, trop agée, car jamais je ne laisserai un homme la porter.Ce travail n'est pas un travail d'homme ." Sur daily motion en indiquant inde himayenne http://www.dailymotion.com/video/xb7mhd_inde-himalayenne_travel voici le lien quelques images de porteurs . Je sais que le pourboire dans ces pays n'est pas une aumone mais représente en fait le véritable salaire attendu par les porteurs et autres petits métiers en relation direct avec les touristes . A bientôt
"Le jeune sikh n'est jamais allé là où il ne pouvait emmener son cheval"
ZE Zelinez ·
Merci Marc pour ta réaction et toute ces infos utiles, il en faudrait plus!! J'ai moi aussi été très marquée lors de mon trek au Nepal... c'est difficile de profiter pleinement de l'expérience lorsqu'on voit tout au long du chemin comment des êtres humains sont traités :( J'ai fait un post à ce sujet sur mon blog (http://blog.celineroux.com/2010/01/the-dark-side-of-the-mountain) où je cite une asso intéressante, l'International Porter Group http://ippg.net/

J'espère que grâce à la sensibilisation ce type d'exploitation disparaitra un jour!!
I encountered many people travelling... I even encountered myself. http://www.blog.celineroux.com
RM Rm Regular ·
Merci Marc pour tes infos.

Mon ressenti de l'année dernière sur le sujet :

http://nanor44.free.fr/forum/nepal-2009/index-04.html

Paragraphe "Parlons un peu de ce qui fâche"...
Panoramiques : http://nanor44.free.fr

- Salar de Uyuni à pied (Bolivie 2011) - Népal : Annapurna, Everest - Lofoten
PA Paod ·
Marc bonjour, Revenant tout juste de Montréal, je prépare mon 3eme voyage au Népal (en 3 ans)et suis plus que daccord avec toi sur la dépendance excercée par ce fabuleux pays, et son peuple multi-ethnique. Nous avons tissé des liens exceptionnels avec notre premier guide, qui depuis nous accompagne sur tous nos treks, et la question des porteurs et leurs conditions de travail est au coeur de nos préoccupations, pas plus de 15 kg, chaussures et vétements adaptés (nous emportons toujours et chaussures et habits en plus, et aucune notion de charité là-dedans, simple échange solidaire à des hommes partageant notre vie(ou la leur) pendant quelques semaines) et toujours une rémunération directe supplémentaire en fin de séjour, en accord avec eux et notre guide. Il ne se passe pas un jour sans que mes pensées partent vers le Népal, via l'étude du prochain trek, une carte, une ruelle de KTM, un dal...et tant de photos....et dans le coeur... ensorcellé !!

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