Allez on se retrouve en Asie cette fois pour tutoyer le toit du monde [:P] Là internet commençait à pointer le bout de son nez, VF en 1999 je sais pas si ça existait, en tout cas je ne connaissait pas [:)]. Il y avait la possibilité de partir tout seul et de trouver un guide, des porteurs sur place ..... J'ai préféré passer par un agence spécialisée dans le trekking pour réaliser se voyage !
C'est un voyage de 22 jours que je vais vous conter !
Le groupe est constitué de 15 personnes, dont l'age va de 23 à 62 ans. Mise à part un couple particulièrement pénible tout le monde à fait les efforts nécessaires pour que le voyage se passe bien. Des parties acharnées de Uno tous les soirs ont grandement contribué à la bonne humeur du groupe et des porteurs qui ne comprenaient pas pourquoi un jeu de carte pouvait nous faire autant rire.
Le guide un accompagnateur en haute montagne, c'est en grande partie grâce à lui si le voyage c'est aussi bien passé il a toujours était disponible pour tout le monde et il a su désamorcer tous les petits conflits, inhérent à ce type de voyage, dans l’œuf.
Vendredi 21/04/2000 : Paris Katmandou
Le rendez vous est fixé 20 heures à l'aéroport Charles de Gaulle, pour un décollage à 23h30 la compagnie que nous allons prendre est Pakistan Airlines ce qui est loin d'être le top. Nous partons finalement avec 1 heure de retard. J'adore les consignes qui sont ponctués avec un à la grâce de dieu , J'ai dormi tout le long du vol, dors du sommeil du juste jusqu'à notre première escale Islamabad, capitale du Pakistan. Maintenant j'ai plus de mal à dormir en avion pas parce que j'en ai peur, mais avec l'age j'ai besoin d'un peux plus de confort
Nous allons prendre notre deuxième avion à destination de Katmandou terminus de notre voyage, bonjour les formalités dans l'aéroport 4 contrôles de passeport et des bagages de soute, alors que nous sommes toujours dans la zone franche. Nous atterrissons à l'aéroport de Katmandou, un court transfert en car nous fait découvrir la ville, les premières impressions sont la pauvreté et la pollution qui entourent la ville, nous finissons par arriver dans un magnifique Hotel, dans le centre de la ville, vers 17 h 50. Le temps de déposer nos affaires, nous descendons manger et direction le lit.
Là vous vous dites quelle mémoire, ben non faut pas croire, j'ai pris des notes pour ce voyage et je les ai encore [:)]
Pour le moment mon record d'altitude ( 5 895 m) va-t-il être battu ? Vous le saurez en me suivant
A demain
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
Sympa de faire remonter les souvenirs !
Allez, j'embarque, mais je ne suis pas sûre de pouvoir vous suivre jusqu'en haut de l'Everest.
Vivement la suite ...
Christine
Même si le numérique commence à pointer le bout de son nez, je suis encore en argentique !
Dimanche 23/04/2000
Au programme de la journée visite des différents sites autour de Katmandou. Nous commençons par la visite du sanctuaire et du crématorium de Pashupatina. Nous avons assisté à la crémation de deux népalais, les restes sont jetés dans la rivière à la fin de la cérémonie, mais vu qu'au moins tu as d'argent au moins tu achètes du bois au moins le corps est réduit en cendre, mais c'est pas grave à la rivière quand même.
On s'approche de l'entrée du temple sacré de Shiva dans lequel nous n'avons pas le droit de rentrer.
Pour rejoindre Bhaktapur, capitale historique du Népal, nous empruntons un bus pendant environ une heure et la il ne faut pas avoir peur, parce que les népalais ont une conduite un peu pittoresque où le klaxon est primordial. La ville, magnifique, a été rénovée avec des fonds de l'Unesco. Aucune voiture ne circule en ville, ce qui tranche avec l'extérieur, notre visite est jalonnée des temples et palais Népalais.
Après notre déjeuner nous partons pour visiter le premier temple Bouddhiste du Népal : Swayambhunath qui fut construit après la fuite des tibétains chassés de leur pays par la répression chinoise. La montée est vertigineuse, par apport à ce qui nous attend c'est de la rigolade. Au sommet nous avons une magnifique vue sur la vallée. Nous avons assisté à une prière bouddhiste.
Demain c'est le grand jour nous partons pour notre trekking.
Crémation
Bhaktapur
Swayambhunath
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
J'arrive moi aussi , mes voyages au Népal étaient en 2009 et 2010.
Bharakpur, j'avais beaucoup aimé et j'y suis restée 2 jours.
Le soir et le matin lorsqu'il n'y a plus de touristes , la ville reprend une autre vie avec les locaux.
Je ne suis pas allée au camp de base de l'Everest mais la première fois au balcon des Annapurnas et c'est grandiose.
La seconde fois au Langtank .... pas jusqu'au sommet mais jusqu'au village [;)] et nous sommes montés entre 4500 et 5000 m si mes souvenirs sont bons et c'était déjà pas mal ..pour moi.
Merci Régis de nous faire revivre ces bons moments.
MarieJo
Qui a l'habitude de voyager sait qu'il vient toujours un moment où il faut partir...
Paulo Coelho
Le Durbar de Bhaktapur a pas mal subi le tremblement de terre de 2015 (le temple blanc de la photo 3 a été rasé), mais le reste a tenu, en particulier la place Nyatapola (cf. photos 1 et 2)
Bhaktapur a conservé son charme médiéval même si la grand-rue est un peu utilisée par des 2 roues. La plupart des autres rues du centre sont intégralement piétonnières. La nuit tombée, pas d'éclairage public, restaurants fermés hors guesthouses, grand silence sur la ville.
Le yaourt de bufflonne (juju dhau) y est toujours délicieux.
Fabrice
Expérience de décembre 2017 et décembre 2018
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
visiter le premier temple Bouddhiste du Népal : Swayambhunath qui fut construit après la fuite des tibétains chassés de leur pays par la répression chinoise.
Ce site est tant bouddhiste qu'hindouiste, illustrant le syncrétisme des newaris occupant la Vallée de Katmandou depuis les temps immémoriaux. Les tibétains n'y sont pour rien.
Aucun rapport avec les réfugiés tibétains qui se sont établis autour du grand stupa de Bodhnath. Stupa historique construit bien bien avant l'immigration tibétaine.
Nous avons assisté à une prière bouddhiste.
Au même titre que les célébrations hindouistes y sont fréquentes, au même moment que les prières bouddhistes. Chaque culte y a son territoire.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Bhaktapur: Le soir et le matin lorsqu'il n'y a plus de touristes, la ville reprend une autre vie avec les locaux.
Absolument.
En décembre 2018, les premiers touristes arrivaient vers 08h30-09h00, en commençant par le Durbar. Donc pas avant 10h00 pour la place la plus à l'est.
Même pendant la journée, en dehors des sites touristiques (Durbar, les 2 places historiques, le quartier des potiers), Bhaktapur est très peu fréquentée par les touristes. On peut s'y balader sans croiser le moindre occidental dans des quartiers encore dans leur jus médiéval. Ramassage des poubelles par un motoculteur tirant une petite bène, passage signalé par une cloche.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Lundi 24/04/2000
Trek : 2h50
Altitude : 2850 m / 2610 m
Dénivelé : - 240 m
Réveil : 4h du matin
Et si on prenait de l'altitude ? Katmandou n'est qu'à 1 400 m, je suis pas venu pour ça mais pour tutoyer les sommets
Ça y est le grand jour est arrivé on part pour notre trekking, réveil à 4 heure du matin, sous la pluie hélas, direction l'aéroport où nous attends notre avion, les contrôles ne sont là que pour faire bien, mais comme nous serons les seuls dans un avion de 20 places ça ne devrait pas poser de problème. Nous patientons dans l'aérogare pendant 2 heures car le ciel n'est pas assez dégagé à l'atterrissage. Finalement nous partons à 8h45, le vol dure 45 mn et se passe bien, dommage que la vue ne soit pas dégagée, finalement nous atterrissons à l'aéroport de Tenzing-Hillary (du nom des premiers alpiniste à être arrivés au sommet de l'everest) sur une piste en terre battue creusée à flanc de montagne, il ne faut pas avoir peur car c'est assez impressionnant. En effet le pilote se dirige droit sur la montagne et tu te dis il va se poser où ? Et quelques minutes avant l'atterrissage tu vois la piste. Il faut savoir qu'avant l'arrivée de l'avion un employé chasse les animaux qui sont sur la piste Pour le décollage soit il est réussi soit tu tombes c'est le vide après la piste.
Apres avoir fait connaissance avec nos porteurs et guides nous partons pour une marche de 3 heures, qui doit nous emmener à Padding ou Phakding lieu de notre premier bivouac. Nous traversons les premiers ponts suspendus. Hélas le beau temps n'est pas au rendez-vous le plafond nuageux est bas et nous finissons sous la pluie.
Nous arrivons à notre premier bivouac, premier montage des tentes sous la pluie, sans grande difficulté et premier repas préparé par nos cuisiniers
Cette première étape est sans difficulté, ça nous permet de nous mettre en jambe et de tester notre matériel. La première ampoule à fait son apparition, elle sera recouverte de Comsped et d'élastoplaste pour faire tenir le tout et ne me dérangera pas pendant tout le reste du voyage.
Le groupe semble assez homogène, sauf un couple assez individualiste et un militaire qui essaye de commander tout le monde et qui n'a qu'un respect limité pour les népalais.
y a t'il un pilote dans l'avion ?
Mais oui
Les choses sérieuses commencent
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
Le juju dhau est une bonne raison pour revenir à Bhaktapur. [:)]
Le thé au beurre de yak est effectivement un "acquired taste" comme disent les anglo-saxons. Solution efficace des himalayens pour absorber des protéines tout au long de la journée tout en n'ingérant pas de la viande.
Sans lait de yak, le thé salé se retrouve dans d'autres cultures, par ex. au Cachemire (shir chai).
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Aie! aie! aie! ça commence mal pour moi le pont suspendu!
Tu as le vertige ? Si c'est le cas même l'avion ça devrait pas le faire pour toi
L'avion, ça va, je ne suis jamais du côté du hublot et on peut fermer les yeux [;)]
Avec le temps, j'ai de moins en moins le vertige mais là c'est un peu difficile.
Quand j'ai dit à Quynh que tu faisais un carnet sur l'ascension jusqu'au camp de base de l'Everest, il m'a dit qu'il le ferait bien ... je vais lui montrer le pont suspendu, donc ça sera sans moi
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
Mardi 25/04/2000 : Phakding - Namche Bazar
Trek : 4h58
Altitude : 2 610 m / 3 420 m
Dénivelé : 810 m
Réveil : 6h du matin
Température :18°
Les choses sérieuses commencent direction Namche Bazar
La première nuit sous tente fut bonne, mais en se couchant à 21h00 à 3h00 du matin je n'avais plus sommeil. Nous partons pour une étape de 5h de marche environ. Avec une première difficulté la montée sur Namche Bazar en fin de journée.
Le plafond nuageux est toujours bas, nous avons face à nous le Kamerku, mais nous ne voyons pas le sommet, il est dans les nuages
Première mise au point avec le chieur, il va falloir se calmer parce que sinon ça risque d'être chaud.
Nous longeons la rive droite et gauche de la Dudh Kosi au grès du passage des ponts suspendus, puis nous attaquons la raide montée vers Namche Bazar, capitale du pays Sherpa après le passage d'un pont en bois suspendu, assez impressionnant. La montée n'est pas spécialement difficile au détours d'un virage nous arrivons dans Namche. Le village est en arc de cercle dans le creux de la montagne.Nous allons passer deux jours sur le site pour nous habituer à l'altitude.
Par contre nous sommes par encore totalement coupé de la civilisation puisque les antennes satellites fleurissent un peu partout, tout cela nous permet d'envoyer des emails ou de téléphoner vers le monde extérieur, aussi incroyable que cela puisse paraître dans un coin aussi reculé (je rappelle que ce qui parait actuellement tout à fait normal était l'exception à l'époque)
La routine de l'après rando s'installe ça sera tout le temps pareil ou presque :
Montage du camp
Petite rando pour faire 400 m de dénivelé, s’acclimater à l’altitude. Souvent on apportera au sommet une petite collation ramenée de France
Partie de Uno endiablé sous le regard circonspect des guides ! Les népalais sont des passionnés des jeux de cartes
Repas et dodo
Sur le chemin de l'école
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
Mercredi 26/04/2000 : Namche Bazar
Trek : 1h58
Altitude : 3420 m / 3 420 m
Dénivelé : 390 m
Réveil : 7h du matin
Température :10°
Aujourd'hui journée d'acclimatation à Namche Bazar nous allons faire des ballades autour du village, nous grimpons jusqu'à 3 900 m et nous découvrons, avec notre première journée de beau temps, les montagnes qui nous entourent. Tous ces sommets sont grandioses, et ils sont tous à plus de 5 000 m d'altitude.
L’après midi visite d'une petite Stoupa tibétaine et du musée consacré à Edmund Hillary et Tensing Norgay.
Premier malade, une personne du groupe à la Tourista. Comme quoi il faut savoir ne pas manger tout ce que l'on nous donne surtout quand ce n'est pas cuit.
Ama Dablam (6 812 m)
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
Comme les chinois pour le kili, les américains pour le machu pichu qui voulaient construire un téléphérique. Ici c'était les américains qui voulaient construire une route.
Demande qui a été refusé par le roi pour ne pas enlever du travail à ses sujets
Cool alors s’il n’y a pas encore de route....
mais bon quand j’ai vu la queue pour aller jusqu’au sommet de l’Everest, j’ai douté un instant 🙄😏
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
ces ponts suspendus ne me donnent franchement pas envie
Donc ça pas possible ?!!
En décembre 2018, tous les ponts du trek de l'EBC à partir de Lukla sont de ce type. Très sécurisé, même s'il subsiste 2 "risques" :
- devoir attendre son tour pour passer (pas de problème en décembre, mais file d'attente en octobre et novembre).
- se faire encorner par un yak ou un dzopkio (hybride avec un bovin), mais il suffit de laisser passer les caravanes. Hors femelle protégeant son petit, les yaks sont plutôt craintifs.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
(...) Ici c'était les américains qui voulaient construire une route.
Demande qui a été refusée par le roi pour ne pas enlever du travail à ses sujets
Le roi n'est plus au Népal. Et la communauté sherpa a un sens aigu du business. Dans le cadre de la nouvelle constitution, la région peut conserver une grande partie des revenus touristiques.
L'objectif du Khumbu est d'augmenter ces revenus, y compris par une fréquentation accrue.
Une route parvient déjà légèrement en aval de Lukla. Elle ne devrait pas progresser beaucoup plus en amont, l'idée étant de préserver le business du trekking tout en s'affranchissant du goulot d'étranglement de l'accès par avion à Lukla (souvent perturbé par la météo en début d'automne).
Un "télécabine" est prévu pour relier le terminus de la route à Namche Bazar, a priori pas pour le transport de personnes mais pour le seul ravitaillement. Ce qui réduirait grandement les trop nombreuses caravanes de mules approvisionnant Namche Bazar où le relais est assuré par des yaks et des dzopkios.
Les caravanes de mules génèrent de nombreuses nuisances, dont des zones pestilentielles (urine + crottes).
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Jeudi 27/04/2000 : Namche Bazar - Khunjung
Trek : 3h00
Altitude : 3420 m / 3 775 m
Dénivelé : 530 m
Réveil : 5h30
Température :9°
Petite étape courte, aujourd'hui nous changeons de vallée, beau temps au réveil, le ciel s'assombrira dans l'après-midi, ce sera pareil pendant le reste de notre trekking, beau temps le matin et brouillard en fin de journée. En fait d'après mes souvenirs c'est ici que nous quittons l'autoroute pour le camp de base, schématiquement à droite c'est pour le commun des mortels à gauche c'est pour les aventureux à cette époque il n'y avait pratiquement pas de lodge sur ce chemin, donc la fréquentation est quasi nulle ! Tous les trecks partent sur l'autre vallée que nous emprunterons pour le retour
Cette étape est très facile, après notre arrivée à Khumjung nous faisons la montée d'une petite montagne où nous frôlons les 4 000 mètres.
Les parties de UNO sont toujours là. Chaque après midi avec 5 personnes nous faisons des parties acharnées, ponctuées de grands éclats de rire. Et pour chaque partie nous aurons notre public. Ils n'oseront pas venir joueur avec nous ! Il me semble que nous avons demandé, mais ils n'ont pas voulu ..... barrière de la langue ? Règle qui l'interdirait ? Je ne sais pas
Même a cette altitude il y a encore de la végétation
Une partie de la fine équipe
Temple et drapeaux à prière nous accompagnerons sur notre trek
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
Tous les plans d'augmentation exponentielle du tourisme au Népal, et au Khumbu en particulier, sont bien sûr remis en cause ! Peut-être le nombre de touristes ne reviendra jamais au maximum atteint en 2019, comme d'ailleurs dans beaucoup d'autres pays lointains. Je parle en tout cas des touristes européens et nord américains, pour les touristes asiatiques je ne sais pas.
Vendredi 28/04/2000 : Khunjung - Dole
Trek : 6h30
Altitude : 3 775 m / 4 300 m
Dénivelé : 695 m
Réveil : 5h30
Température : 7°
Nous partons sous un ciel légèrement couvert après quelques heures tout se dégage et nous pouvons admirer les sommets nous entourant, c'est absolument magique et encore nous ne voyons pas les sommets à plus de 8 000 mètres, mais nous découvrons le prince des lieux : L'Ama Dablam que nous verrons pratiquement tout le long du trek. Ça promet pour la suite du voyage. C'est la première étape difficile du voyage le plus haut point de la journée se situe à 4 030 m.
Pour le moment le physique ne pose pas de problème. Le groupe est assez homogène, nous avons deux ou trois personnes qui marchent comme des cabris devant tous les autres et trois ou quatre qui commencent à traîner la patte. Je pense que cela ne doit pas être aussi agréable pour ceux-la car la fatigue doit quand même leur peser, et ils ne doivent pas pouvoir apprécier le paysage comme les autres.
Mais au Népal il n'y a pas que les paysages, la vie animale est aussi très présente et nous avons pu voir 3 Lophophore oiseau national du Népal. Ce sont en fait des faisans avec de magnifiques couleurs. Ces oiseaux ne savent pas voler, ils ne font que planer. Pour monter ils doivent marcher, comme nous quoi !!!
Nous avons donc pris le chemin le moins direct et aussi le moins touristique nous ne croiserons aucun autre groupe sur cette partie !
Lophophore
Les porteurs prennent un raccourcis, nous on fera prudemment le tour par le chemin
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
je suis toujours admirative du travail des porteurs.
Moi aussi, mais travailler pour les touristes c'est un travail facile pour eux ! Quand ils ne font pas ça ils transportent des marchandises et pour en avoir vu passer ça rigole pas
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
Au Népal, un porteur trekking porte maximum 25 kg (30 kg en expédition). Limite légale imposée par l'Etat népalais.
Un porteur indépendant porte généralement de 40 à 80 kg, voire plus, d'après des enquêtes de pesage. On ne les voit pas gambader !
Quand on leur demande quelle charge ils portent, ils répondent souvent 100 kg, mais je soupçonne qu'ils répondent en livre, l'unité qui leur est familière. De même que sur les marchés en Chine, on m'indiquait un prix par livre alors que je demandais un prix par kg.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
En général, ces porteurs sont des népalais pauvres, venant des plaines, voire même du Teraï (région la plus basse de tout le Népal). Donc pas du tout habitués à l'altitude.
Sur le plan physiologique, seules les ethnies d'origine tibétaine (dont les sherpas) ont un avantage génétique face au manque d'oxygène en altitude. Les autres y sont sensibles comme les occidentaux, et certains meurent ainsi du mal des montagnes s'ils n'ont pas respecté une bonne acclimatation.
En décembre 2018, la plupart des porteurs indépendants m'ont semblé opérer sur la liaison Lukla -> Namche Bazar. L'altitude n'est pas encore vraiment un challenge sur ce segment, même si la montée de Namche fait bien suer (c'est pentu !).
Fabrice
P.S. : pas de sherpa parmi les porteurs, le travail sur les expéditions himalayennes est beaucoup plus rémunérateur.
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
1. ethnie habitant dans le Solukhumbu (dont 100% du Khumbu) et quelques autres vallées himalayennes (par ex. Tashigaon au sud du Makalu, Sherpagaon dans la région du Kangchenjunga...).
2. fonction dans une ascension himalayenne, généralement assurée par un membre de l'ethnie sherpa. Terme aussi utilisée lors d'expédition étoffée, par ex. avec guide, sherpas, sirdar, cuisinier, aides-cuisiniers, porteurs.
3. émissaire lors des phases de négociation précédent une réunion internationale. Comme "porteur" de la position officielle.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Merci Fabrice pour toutes tes interventions c'est vraiment très instructif
Alors je vais me permettre un supplément tiré de wikipedia : En tibétain, shar désigne l'« est » et pa est un suffixe qui signifie « peuple » : d’où le mot Sharpa ou Sherpa, désignant ceux qui viennent de l'est.
De fait, les sherpas seraient arrivés du Kham (sud-est du plateau tibétain, incluant nord du Yunnan et nord-ouest du Sichuan), puis seraient entrés au Khumbu via le Nangpa La, le seul col "accessible" avec le Tibet.
Sherpa désigne aussi la langue de cette ethnie. Dialecte issu du tibétain, donc avec des différences. Mais celui qui s'est initié au ladakhi (un autre dialecte tibétain parlé dans le nord-ouest de l'Inde) bénéficie déjà de quelques bases.
Fabrice
P.S. : on retrouve le suffixe "pa" dans les lignées du bouddhisme tibétain, cf. gelugpa, kagyupa...
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.
Samedi 29/04/2000 : Dole - Machermo
Trek : 5h50
Altitude : 4 330 m / 4 520 m
Dénivelé : 420 m
Réveil : 6h30
Température : 8°
J'ai passé une très mauvaise nuit, à cause d'un état fiévreux du à une mini insolation, la veille pendant la pause de midi je suis resté au soleil au lieu de m'abriter comme je le fais habituellement. Au réveil le ciel est tout bleu, mais très vite je m'aperçois que les jambes ne sont pas au rendez-vous. L'étape va être dure, mais la beauté du paysage me permettra d'oublier mes petits bobos nous découvrons le Cho Oyu (8 143 m) qui forme la frontière avec le Tibet
Au camp je me force à manger et direction le duvet, je dors par intermittence jusqu'à 18 h 00. Demain réveil à 4 h du matin .... J’espère que les jambes seront de retour
Le voyage a faillit se terminer ici pour tout le groupe car un porteur à fait un feu de bois, chose totalement interdite dans le parc, et un garde est passé par là juste à ce moment, après moult discussions tout à finit par s'arranger. Nous pourrons continuer notre trek. [:)]
encore un peu de travail sur le cadrage
Certains sont devenus des amis de 20 ans ! Putain 20 ans
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
Dimanche 30/04/2000 : Machermo - Gokyo
Trek : 9h10
Altitude : 4 520 m / 4 790 m
Dénivelé : 355 m
Réveil : 4h00
Température : -4°
Levé sous un ciel étoilé, pas encore bleu, il est trop tôt. Au programme marche jusqu'au lac de Gokyo puis ascension du pic du même nom, altitude 5 310 m
L'approche jusqu'à notre campement au pied du Gokyo Pic se fait sans difficulté pour moi, nous découvrons au fur et mesure de notre marche de petits lacs d'altitude partiellement gelés pour certains.
Après une courte pause et le regroupement de nos sacs nous partons pour l'ascension du Gokyo Pic qui sera notre premier sommet du trek. La montée est particulièrement raide et nous avons pratiquement tout le temps en vu le sommet. Nous montons doucement, chacun adoptant le rythme qui lui convient pour arriver au sommet. Les derniers 200 m se font uniquement avec la tête car ce n'est pas si difficile que ça. Certaines personnes commencent à souffrir de l'altitude.
Au sommet, 5 280 m, nous avons la première vue sur L’Everest, le toit du monde. Il est difficile de décrire la beauté du site, la vision que nous avons sur le toit du monde est magnifique, même si il joue à cache-cache avec les nuages, il faut bien savoir se faire désirer.
La descente se passe sans problème, à ma grande surprise je n'ai aucun problème avec mes chevilles, celles ci ne tournent pas.
Pour le montage du camp, vu que j'ai un très gros ronfleur dans la tente, tout le monde attend que l'on est planté la tente pour se mettre le plus loin de nous
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
Bravo, quel courage et oui cela à l'air magnifique [:)]
Merci pour les photos, là aussi faut plein de courage pour toutes les scanner [;)]
On ne voit bien qu'avec le cœur.
L'essentiel est invisible pour les yeux... Le Petit Prince
https://safrounet.ch/2018/04/08/kgalagadi-novembre-decembre-2017-du-11-11-au-16-11-2017/
Lundi 01/05/2000 : Gokyo - Ninagauroto Goth
Trek : 6h20
Altitude : 4 790 m - 5 050 m
Dénivelé : 405 m
Réveil : 6h30
Température : -9°
Inutile de vous dire qu'au Népal, la journée de la fête du travail, ils ne connaissent pas. Les porteurs sont toujours debout aux premières lueurs de l'aube et ils sont toujours aussi chargés. Aujourd'hui c'est quand même un jour particulier puisque une partie de nos porteurs ne fera pas le voyage avec nous. On les rejoindra à Lobuche dans deux jours. Car nous allons nous enfoncer dans une vallée très peu fréquentée avec un passage difficile Le Cho La Pass ce qui nous oblige à nous délester d'une partie de notre matériel pour ne pas surcharger nos porteurs.
Nous nous réveillons sous un magnifique ciel bleu, nous partons donc en direction du Cho La Pass, nous traversons la langue terminale du glacier Ngozumpa, en fait nous marchons dans la moraine sur un sentier d'où il ne faut pas s'écarter car il y a des risques de crevasses ..... Nous faisons une halte déjeuner dans un petit hameau totalement perdu, en fait le dernier avant d'arriver à la passe.
L’après midi nous nous approchons au pied de la Cho La Pass, la montée est assez difficile dans sa première partie, de plus le froid commence à se faire mordant et pour couronner le tout nous finissons la journée avec des nuages et un peu de pluie et de neige mêlée.
Quand je regarde ces photos pleins de souvenir remontent à la surface, je suis un peu frustré de ne pas avoir pris plus de photos, par exemple dans ce village un monsieur était en train de planter des patates, ça semble irréel à cette altitude ! Mais vu le prix des pellicules puis du développement on faisait très attention.
On me souffle dans l’oreillette que ce petit village s'appelle Thandnak / Dragnak qu'il est à 4 700m d'altitude et que maintenant il y a une dizaine de lodge, alors qu'à l'époque il n'y avait que 3 ou 4 maisons max (Merci Fabrice)
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.
"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela
dans ce village un monsieur était en train de planter des patates, ça semble irréel à cette altitude !
Grâce à son adaptation à l'altitude, la patate est la principale culture agricole dans le Khumbu, tout particulièrement dans la Vallée de Thame.
De même que la patate est très courante dans les Andes, avec une grande variété pour adaptation aux différents écosystèmes. C'est d'ailleurs la région d'origine de la patate.
Fabrice
S'exposer à l'Etranger lointain amène à mieux connaître et comprendre sa propre Culture.