Bonjour,
Nous avons rencontré le médecin français d'un Ultra-Trail sur le salar Uyuni (3600m) et il m'a affirmé que ce sont les personnes âgées qui s'adapteraient le plus vite à l'altitude.
Vous a-t-il expliqué quelle en était d'après lui, la raison ?
Est-ce lié à une physiologie différente, ou plutôt tout simplement, à... une beaucoup plus grande sagesse, concernant les basiques règles de prudence à respecter ?! 🙂
Pour en revenir à mon expérience, suivez le vieil adage « monter haut mais dormir bas ».
Un excellent adage dont on parle assez peu, et que je respecte à la lettre à chaque fois que je me rends en très haute altitude. Prendre la simple précaution, de toujours dormir en un lieu qui se trouve bien plus bas que le point le plus haut atteint dans la journée, permet très souvent de s'éviter de biens inutiles tracas ! 😉
Cela n’empêche pas de prendre 3000 m de dénivelé dans la journée, dans le cas typique d’un passage de col entre le Chili et l’Argentine.
Tout à fait exact ! Et la raison en est tout simplement, que dans ce cas précis (le passage d'un col avec un véhicule) : le temps resté en très haute altitude est excessivement bref ! 😉
Grimper par paliers est une bonne occasion pour découvrir les petits villages où personne ne s’arrête. Pour aider le corps à équilibrer les pressions interne/externe, il faut rester tranquille, boire de l’eau et éviter tous les excitants (café, alcool, …).
Tout à fait d'accord avec toi : il faut boire beaucoup d'eau, monter lentement et très progressivement sans dépasser autant que possible les 300-400 mètres de dénivelé/jour, et surtout... éviter de courir dans tous les sens, comme un véritable lapin !
Si l’acclimatation naturelle sans médicament reste la meilleure qui soit, le DIAMOX est efficace, surtout en traitement préventif quand il est pris deux jours avant « l’ascension ». Pour en savoir plus sur la posologie, reportez-vous vers le site de l’Institut de formation et de recherche en médecine de montagne (Ifremmont)
J'ai souvent entendu parler du Diamox, mais n'en ai jamais pris moi-même.
Certains (pour ceux qui n'ont absolument pas de contre-indication à ces médicaments, et uniquement sur avis médical de leur médecin) aident un petit peu la nature, en prenant de l'aspirine et/ou du paracétamol. D'autres essayent le maté de coca, qui est une infusion très prisée par les différentes populations Andines. Ou se mettent alors (et toujours uniquement sur avis médical de leur médecin) à l'homéopathie, en prenant par exemple des granules de Coca, dont 7 CH est la dilution (moyenne) la plus couramment utilisée.
Enfin, quoi qu'il en soit... ce qui est sûr et certain, est qu'à partir du moment ou aucune pathologie particulière n'existe chez une personne, l'âge n'a strictement aucune influence en ce qui concerne sa tolérance au MAM (mal aigu des montagnes) car tous les cas de figure existent. Certains (jeunes ou moins jeunes) le ressentent dès les 2000 mètres franchis, et d'autres (dont je fais partie) n'en ressentent toujours pas le moindre petit symptôme à près de 4000-4500 mètres ?! 😮
La barre des 5000 mètres largement dépassée, la tolérance des uns et des autres commence par contre à mon avis, à s'équilibrer d'une manière beaucoup plus équitable entre les jeunes et les moins jeunes. Car l'être humain n'est pas vraiment "programmé" pour vivre à de telles altitudes ! 😉
Bonnes randonnées à tous...