Je suis rentrée hier du Cap Vert et souhaitais vous livrer un peu à chaud mes impressions et ressentis.
Un carnet de voyage complet verra le jour plus tard... avec photos et infos pratiques (traces gpx notamment)
Tout d'abord, grand merci aux membres actifs du forum (Ptitortue, Snoopy et Willempsie notamment) qui m'ont permis de monter ce voyage de bout en bout, qui ont tous un avis personnel et parfois divergent sur le pays, nous présentant les différentes facettes de celui-ci. A chacun ensuite de trouver ce qui lui correspond. J'aime cette idée du partage. Merci à vous !
Itinéraire :
J1-2 : Sao Vicente
J3-11 : Santo Antao
J12 : Mindelo bis
J13-15 : Sal
Le coeur de notre voyage était la rando sur S Antao. S Vicente était une étape incontournable pour se rendre à S Antao. Sal n'avait pour but que de nous offrir des horaires de vol plus confortables pour notre retour en province, et un peu de repos après la rando. Nous n'en attendions rien de précis.
Au global nous avons beaucoup aimé ces 3 iles, habitants, paysages, accueil, gastronomie.
Sao Vicente
Elle offre finalement assez peu au visiteur et 2 jours sont suffisants pour la découvrir. Nous y avons passé 2.5j, nous aurions pu supprimer une journée.
1/2j à notre arrivée et 1j au retour de Santo Antao pour découvrir Mindelo. C'était un samedi aprèm, pas grande activité, mais peu de monde pour prendre les photos c'est bien aussi. Heureusement qu'on avait une autre journée au retour pour apprécier l'animation en semaine.
Passage à Laginha Beach en fin de journée.
1j pour Salamansa, Baia das Gatas, avec sentier côtier entre les 2. Retour anticipé de Baia pour cause de nuages et fraicheur, annulant toute envie de baignade et pas très photogénique de ce fait. C'était un dimanche, pas grande animation même si j'avais lu que les Capverdiens ont plaisir à s'y retrouver le WE.
On a aimé les couleurs des bâtiments sur le front de mer, la simplicité de la ville. En y allant 2 fois on avait l'impression de rentrer chez soi.
Logement : Basic Hotel. Très bon rapport qualité prix. Un peu excentré (10' à pied de Laginha beach / 10' du ferry ou du centre-ville) mais très calme.
Transport depuis / vers l'aéroport :
en arrivant nous avons cherché à prendre l'aluguer au rond-point de l'aéroport mais un taxi nous a proposé un tarif sur sa course (600 cve le taxi, contre 1000 tarif officiel), on n'a donc pas hésité. Déposé directement à l'hotel.
En partant, aluguer depuis la Praça Estrela (100 cve/p).
Santo Antao
Exceptionnelle selon nous !
9 jours de rando en itinérant, sac au dos mais logements réservés en pension, hotel ou chez l'habitant. Préparation de toutes les randos en amont avec carte et tracés GPX (merci Snoopy !)
Les temps de marche comprennent la pause repas de 30' environ.
j1-Morro de Campo > Cha de Morte :
Dépose à Morro de Campo par Nelson qui nous a récupéré à l'arrivée du ferry (résa depuis la France pour assurer le coup, et ne pas attendre l'aluguer de 11h depuis Porto Novo)
Chouette rando, pas évidente en repérage pour rejoindre la Bordeira de Norte, grosse descente (attention genoux !). 6h de marche.
Nous l'avons faite sous une chaleur écrasante et avons bien souffert de celle-ci. Je me demande comment on peut randonner en plein été....
Logement : Residencial Pinto (Nelson et Suzeth). Très bien, propre, spacieux, confortable et bonne table. Nelson ns a vraiment rendu service que ce soit pour nous réserver les logements à venir ou nous déposer à Morro de Campo (moyennant frais).
j2-Cha de Morte > Alto Mira III
Petite rando, mais belle montée au col. Vue extra sur Alto Mira pour la descente. 3h de marche.
Logement : Amadeu Ramo. Excellent. Nouveau logement super propre et confortable. Vue extra sur les montagnes. Très bon repas. Espace extérieur pour prendre un thé ou se reposer. A recommander
j3-Alto Mira III > Figueira de Baixa par le Salto Preto
C'est la rando que j'appréhendais vu les commentaires sur le Salto Preto. En fait, il n'y a que cette montée qui est difficile sur la journée. En démarrant à 8h30 nous sommes restés dans l'ombre pour presque toute la montée, confortable. L'effort est intense mais pas si long que ça, environ 2h30 depuis Alto M. Le reste est très facile jusque Figueira.
Nelson nous avait réservé le logement à Figueira de Baixa, mais m'avait confirmé qu'il était à Figueira de Cima... ça nous a juste un peu rallongé la balade... 17 km sur la journée.
Logement : Joanna y Miguel. Logement chez l'habitant, très basique, mais chaleureux dans l'accueil. Pas d'eau chaude. Excellent repas. Très peu de possibilités sur le secteur, on était contents de nous trouver chez Joanna !
j4-Figueira de Baixa > Cha de Igreja
Très beaux points de vue car la rando ne fait que monter et descendre pour passer d'une vallée à l'autre. Assez fatigante pour moi.
Le passage de la plage de galets est effectivement stressant. Bien évaluer le risque en fonction de la montée des vagues et des marées. 6h de marche
Logement : Mite e Banana. Très bon rapport qualité-prix. Propre, confortable, bons repas. Accueille les groupes, il est donc bon de réserver !
j5-Cha de Igreja > Ponta do Sol
Sentier côtier "classique". Temps mitigé lors de notre passage, les petits villages n'ont pas eu les couleurs que nous espérions. Sentier surtout intéressant dans la partie finale, à partir de Forminguinhas. 6h.
Logement : Miranda e Miranda. Super mais même s'il est tenu par des Capverdiens les chambres et le resto n'ont pas de touche capverdienne, ce que j'ai regretté. C'était malgré tout parfait, tant pour la propreté que la qualité des équipements ou les petits déjeuners.
j6-PdS > Cha de Mato > Rba Grande > PdS
ce devait étre une journée de repos, mais nous n'avons pas résisté et sommes partis en balade au départ de PDS. Nous avons donc gouté aux joies de la rando sans sac à dos ;-)
Aluguer pour Ribeira Grande puis pour Cha de Mato. C'était un samedi, pas d'aluguer sur la route de la Corde avant 11h... nous avons donc patienté... à la capverdienne :-)
Magnifique rando malgré le temps très brumeux. Je recommande. Facile et variée.
Retour sur PdS par aluguer
j7-PdS > Cova de Paul > Vila das Pombas
Aluguer privatisé avec un autre couple pour monter à la Cova, dimanche oblige.
Descente par la 101 puis 102 via le Pico de Antonio. Superbe.
Un classique mais un Must ! 6h de marche.
Logement : Misurino. Situé juste avant le pont pour Vila das Pombas. Très bon rapport qualité prix. Simple, avec SDB partagée mais très propre avec très bon petit déj. Tenue par un Italien.
j8-Vila das Pombas > Pico da Cruz via Sta Isabel
Dur, très dur pour moi ! Effort constant, à la différence du Salto Preto où l'effort ne dure "que" 2h. Mais... quels paysages ! Epoustouflant, surtout dans la partie entre Sta Isabel et le Pico.
Très frisquet là-haut, prévoir de quoi se couvrir ! 6h de marche
Logement : Manuela. Chez l'habitant donc simple sans eau chaude, mais chaleureux, propre avec de très bons repas. Elle fait aussi épicerie pour le ravitaillement.
j9-Pico da Cruz > Janela par la 106
Conditions ensoleillées au départ mais ensuite brume et grosse humidité, le tout avec un vent fort. On a eu bien du mal à profiter et apprécier le paysage ! Mieux en fin de descente.
La végétation semble être très variée sur ce secteur, on regrette un peu d'avoir joué de malchance, c'est ainsi. 4h de marche (sans pause lunch).
Retour sur Porto Novo par l'aluguer puis ferry pour Mindelo.
Sal
3 jours de farniente au programme, mais on ne se refait pas, on a marché !
j1- Balade sur la plage entre Santa Maria et Ponta Preta. Très joli, venté au possible, avec de très belles vagues... parfait pour le photographe.
j2- Aluguer pour Espargos (25') puis marche jusque Pedra Lume, tour des Salines sur la crête. Meilleure vue que depuis le bas, car on aperçoit toutes les nuances de couleurs du sel, et c'est gratuit ! Retour sur Espargos (15 km).
Aluguer pour Palmeira (10'). Très joli petit port de pêche.
Retour Sta Maria en aluguer
j3- Salines derrière Santa Maria. Accès à pied en 10' puis balade jusque la plage des Kite Surfs sur la côte est, et retour Sta Maria.
Aprèm plage... quand même !
Sal n'a pour moi rien du Cap Vert. C'est une ile très belle, mais tellement touristique qu'on a eu bien du mal a retrouver l'esprit de Santo Antao ou de Mindelo. Heureusement que nous logions chez un Capverdien, dans le quartier plus "local" de Sta Maria.
Aller à Sal et dire "je suis allée au Cap Vert" me semble juste inconcevable. Juste mon avis.
J'ai apprécié m'y poser, mais c'était presque comme si j'avais changé de pays.
Excellent logement chez Casa Pau, dans le secteur habitation de Santa Maria, à l'opposé des Resorts. Calme et accueil parfait. très bons petits dej, on recommande !
Transport depuis / vers l'aéroport :
Arrivés à 18h30 nous avons tenté de prendre un aluguer en se postant sur la route principale. Peu de passage et surtout, aluguer plein venant d'Espargos. Un taxi s'est arrêté et nous a proposé 400 cve (contre 10€ px officiel), c'était parti ! Pour nous déposer à la guesthouse, il a prix 100 cve de plus. Correct. A savoir, un taxi pour se déplacer dans Sta Maria c'est 200 cve la course.
Pour repartir, nous n'avons eu aucun mal à trouver un aluguer à 20h30 pour nous amener à l'aéroport. 100 cve/p.
Ceci est un 1er retour, n'hésitez pas si vous souhaitez plus d'infos.
Bonjour Iasbelle,
merci pour ce commentaire à chaud! et bien contente d'avoir pu t'être utile aussi un peu!
je vois que tout s'est bien passé et c'est super!!
bravo! au plaisir de lire le compte rendu détaillé!
Bonne journée
Marie
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
Pour compléter mon 1er post, voici la 1ère fiche pratique sur tous les logements que nous avions choisi pour ce voyage.
Descriptif, prix, coordonnées, avis et une petite photo de la chambre. D'autres photos viendront dans les articles du carnet de voyage...
Concernant les transports, voici un petit récap des tarifs et liaisons :
Sur Sao Vicente
Taxi Airport > Mindelo : 1000 CVE(tarif officiel), négociable à 600 CVE pour qui marche jusqu'au bout du parking !
Sur Santo Antao
Les aluguers ont une fiche de tarifs officiels pour les trajets "privés". Si le tarif annoncé vous semble excessif, demandez à voir leur fiche.
Taxi Porto Novo > Morro de Campo : 3500 CVE
Taxi "commandé" avant notre arrivée pour être certains de pouvoir monter à Morro de Campo. La liaison n'est assurée que par l'aluguer qui quitte Porto Novo pour Tarrafal vers 11:00 tous les matins, sauf le dimanche. Il nous semblait plus confortable d'opter ici pour le taxi.
Aluguer Ponta do Sol > Ribeira Grande : 50 CVE / p
Aluguer Ribeira Grande > Cha de Mato (Route de la Corde) : 200 CVE / p. Tous les jours il part à 11:00 de Ribeira Gde, rien avant.
Aluguer privatisé Ponta do Sol > Cova de Paul : 1000 CVE / 2p. Tarif officiel de 3000 CVE l'aluguer privé.
Aluguer Janela > Porto Novo : 250 CVE / p
Sur Sal
Taxi aéroport > guesthouse à Sta Maria : 500 CVE. Un taxi s'est arrêté alors que nous attentions l'aluguer de Espargos sur le bord de la route. Il était 18:30, nous avons négocié son tarif... Tarif officiel 10€ pour Sta Maria + 200 CVE la course en ville
Aluguer Sta Maria > Espargos : 100 CVE
Aluguer Espargos > Palmeira : 50 CVE
Aluguer Sta Maria > airport : 100 CVE
hello!!
super tous ces details, tant ta page pour les logements avec photos en plus, que les infos transports!! genial! je suis epatée de voir que tu as certaiement dû tout noter!!! Purée! suis jalouse!! Moi j'arrive pas à faire ça!!! je voyage le nez en l'air et après j'oublie tous les details de prix etc... hihi!!
je précise juste pour la liaison aeroport-centre ville Mindelo a sao vicente: ton taxi t'a pris 600 escudos au bout du parking..; et c'est tant mieux pour toi!!! Mais il faut savoir qu'il n'a pas du se faire des amis...normalement, comme tu le dis si bien, ils on un tarif officiel, et ils sont sensés se mettre en file devant l'aeroport (comme chez nous en fait), et c'est premier clients-premier taxi etc.... c'est la règle.
enfin on peut tenter, mais bon, c'est pas dans les codes, on va dire.
Sympa l’info pour le logement à Sal!! bon à savoir!
J'ai aussi dormi chez Joana à Figueiras de baixo!! elle est tellement gentille et attachante qu'on oublie le côté "rustique"...et quand on est accueilli chez les gens, ben on prend ce qu'ils ont (ou n'ont pas, d'ailleurs!) et ce qu'on nous donne!! et elle donne son sourire comme personne!! hihi!!
j'attends la suite!!!
Marie
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
je précise juste pour la liaison aeroport-centre ville Mindelo a sao vicente: ton taxi t'a pris 600 escudos au bout du parking..; et c'est tant mieux pour toi!!! Mais il faut savoir qu'il n'a pas du se faire des amis...normalement, comme tu le dis si bien, ils on un tarif officiel, et ils sont sensés se mettre en file devant l'aeroport (comme chez nous en fait), et c'est premier clients-premier taxi etc.... c'est la règle.
A mon tour de préciser :
Nous avions l'intention de prendre l'aluguer au niveau du rond-point, à gauche en sortant de l'aéroport et c'est en nous dirigeant vers le rond-point qu'un taxi, stationné sur le parking -pas dans la file d'attente- qui nous a interpellés. Il a proposé son taxi, nous lui avons d'abord dit qu'on préférait l'aluguer. Il nous a dit que l'aluguer nous prendrait 200 CVE chacun et qu'il nous proposait 600 CVE pour le taxi, pour 2. Nous n'avons pas du tout négocié, tout est venu de lui.
Je ne me serais pas permise de négocier avec un taxi dans la file, je connaissais la "règle" et les tarifs. Nous avons juste joué de chance ce jour là.
J'ai aussi dormi chez Joana à Figueiras de baixo!! elle est tellement gentille et attachante qu'on oublie le côté "rustique"...et quand on est accueilli chez les gens, ben on prend ce qu'ils ont (ou n'ont pas, d'ailleurs!) et ce qu'on nous donne!! et elle donne son sourire comme personne!! hihi!!
C'est exactement ce qui est ressorti des messages que nous envoyions à nos enfants et parents, un peu surpris par la rusticité de la chambre. Joana donne tout ce qu'elle a et partager semble ne pas avoir de prix pour elle.
Juste quelques photos de son repas pour avoir idée de sa générosité. Nous n'étions que 2...
Anecdote : je lui demande si elle aurait une bassine pour nous laver nos chaussettes. Elle me sort la bassine et me montre le fût où prendre l'eau. Je remplis la bassine raisonnablement, lave au savon nos chaussettes et me contente de les essorer, zappant la phase rinçage, essentiellement par économie d'eau. Elle m'a vue faire et semblait presque contrariée que je n'ai pas rincé nos chaussettes !
La mercearia du village semble elle aussi proposer des chambres mais quand nous sommes passés nous ravitailler en eau, on a eu du mal à décrocher un sourire....
ah non mais je disais pas ça pour toi ou sur le fait que tu ais négocié ou pas... je disais juste que le chauffeur qui a fait cette proposition a du se mettre les autres a dos...et je voulais juste prévenir les futurs voyageurs de comment ca fonctionne en temps normal.
en effet chez Joana c'est rustique; hihi!! mais on s'y sent tellement bien!
c'est chez l'habitant, et chez l'habitant au cap vert c'est bien souvent comme ça... faut pas s'imaginer (attention je ne dis pas ça pour toi non plus, mais juste une reflex ion en général) donc faut pas s'imaginer dormir chez l'habitant, vouloir de "l'authentique" ( dieu que j'aime pas ce mot là dans ce contexte là, mais bon) et avoir de l'eau chaude, des toilettes avec chasse d'eau, des draps immaculés, une chambre perso et un bon sommier!! ;o))) parce que tout ça ce n'est pas la majorité des capverdiens qui en bénéficient!
Pas toujours facile pour nous es vivre tout ça, mais ça remet aussi les idees en place parfois!
Bonne nuit!
Marie
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
Merci pour tes précisions Marie, c'est vrai qu'on a souvent tendance à "penser Français" et qu'on a du mal à se mettre en tête les conditions locales.
Chez Manuela au Pico da Cruz c'est "chez l'habitant" aussi, mais moins rustique. Le sol est carrelé 😉 et elle sert de la pâte à tartiner au chocolat au petit déj 😎. Chez Joana c'est cachupa soir et matin 😉.
autrefois, il y a qq années en arrière, chez Manuela au Pico da cruz c’était vraiment "chez l'habitant"! il n'y avait pas la partie supérieure avec les 2 chambres/dortoirs et la salle de bain (construits il y a 2 ans environ); on dormait en bas, dans 2 grandes salles communicantes en arrière maison, au milieu de tous les enfants de la maison!! :o) Maintenant ce serait plus type "gîte de montagne". elle a beaucoup amélioré son service.
mais le repas était déjà bien fourni et varié à l'époque ... mais il faut bien préciser que la route (et les voitures, et le ravitaillement donc) arrivent au pico da cruz, ce qui n'est pas le cas de figueiras de Baixo chez Joana...village accessibilité uniquement à pied, en bateau ou en âne!! donc ca rend forcément l'approvisionnement plus difficile!!!
et puis cachupa matin/midi/soir, ce sont les repas quotidiens de la minorité des capverdiens!!! c'est un luxe de chez nous de pouvoir manger varié, exotique, chinois ou indien partout dans le monde!! :o)))
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
Allez, Hop, c'est parti pour le carnet de voyage. Je ne sais pas encore si je pourrai publier régulièrement, mais autant partager ce qui est déjà prêt !
Ce 1er article ne concerne pas précisément le Cap Vert puisqu'il s'agit de notre longue escale portugaise, mais pour moi il fait partie du voyage, je commence donc par là.
Je tiens à préciser que les articles seront aussi visibles sur mon site, avec plus de photos et de détails... avis aux amateurs.
Egalement, toutes les photos de portraits ont été réalisées avec l'accord de la personne à qui le cliché était montré, et approuvé ou pas.
Vendredi 9 mars : Nantes - Lisbonne
Nous quittons la maison à 8h30 et mettrons 2 bonnes heures pour rejoindre l'aéroport de Nantes. À 11h nous sommes à l'enregistrement, super rapide. Tant mieux. Notre vol est annoncé à l'heure, mais il décollera avec 40 minutes de retard. Certains passagers avec des correspondances serrées à Lisbonne commencent à s'inquiéter. Pour nous, tout baigne, nous avons une escale trèèèèès longue à Lisbonne et y passerons la nuit. Le vol est calme, une petite collation nous est servie et nous atterrissons à 14h30.
Nous avons choisi de récupérer nos bagages pour éviter toute perte entre aujourd'hui et demain. Le plus long reste de traverser l'aéroport pour atteindre le métro, compter 20'. Un peu plus si, comme Ben, vous adorez prendre des photos "locales". Pas de doute, nous sommes dans la bonne ville !
Nous nous apprétons à acheter nos cartes de métro quand un couple de Français quittant celui-ci nous offre ses cartes, avec encore 1 trajet au crédit. Parfait, nous embarquons directement pour Alameda, notre arrêt.
Un peu de marche et nous sommes à l'hôtel, ou plutôt à l'Hostel, le Be my Guest Lisboa.
Situé dans un quartier populaire il est installé dans un de ces immeubles très étroits de façade, avec escalier en bois et faiences sur les murs.
Accueil très sympa et nous récupérons rapidement notre chambre, la 4.2, au 4ème étage (sans ascenseur). Toute simple, toute propre, avec une très belle salle de bain partagée. Une cuisine est également à notre disposition, tout à fait dans l'esprit Auberge de Jeunesse. C'est un basique parfait pour cette étape.
On ne perd pas de temps et resortons nous balader en ville. La chance n'est pas avec nous, le ciel est très gris, la pluie menaçante. Notre objectif est la visite du Castillo, manqué lors de notre passage à Lisbonne en 2012. Nous "jardinons" dans les ruelles de la ville et retrouvons le plaisir des rues pentues de Lisbonne. Un bel échauffement pour les jours à venir !
Dans les ruelles de Lisbonne
Nous retrouvons ces maisons colorées ou ornées de faiences, toujours soignées.
Passage par l'église Penha de França. Bien tristounette sous ce ciel bas.
Lisbonne c'est aussi ces petites boutiques traditionnelles qui ont l'air de dater d'une autre époque.
Et les fameux pains de Lisbonne !
Nous retrouvons aussi de nombreuses fresques, phénomène qui nous avait surpris en 2012.
Nous rejoignons ainsi la Villa Sousa et ses faiences turquoises.
Juste à côté, le Miradouro et l'église Nossa Senhora da Garça. A peine le temps de quelques photos et nous sommes rattrapés par la pluie.
L'averse nous contraint à nous abriter dans l'église qui est, par chance, encore ouverte. C'est l'occasion de quelques clichés intérieurs, et de découvrir le couvent que nous avions totalement manqué en 2012.
L'intérieur, de style rococo, est revêtu de beaux azulejos des 17ème et 18ème siècles.
L'église fermant, nous sortons, espérant passer entre les gouttes. Le vent est aussi de la partie, vraiment un jour idéal pour la visite ! Ben réussit quand même à nous faire quelques clichés de la vue depuis ce mirador.
Au loin, on aperçoit le Castillo, objet de notre prochain arrêt.
Même en cette saison le linge sèche inlassablement devant les façades des immeubles.
Castelo de San Jorge
Je suis surprise de voir autant de monde sur le site du Castelo malgré le temps très maussade. Nous prenons nos 2 billets et c'est parti.
Un petit fascicule vous est remis à l'entrée avec un descriptif sommaire du château et de ce qui est ouvert au public.
Nous commençons par contourner le château, profitant d'une vue exceptionnelle sur la baie de Lisbonne. Enfin, ça c'est dans le dépliant, car aujourd'hui, c'est 100% grisaille.
Belle vue aussi sur la Praça Rossio
On peut même reconnaitre l'Elevador de Santa Justa
Nous arrivons rapidement dans les vestiges de l'ancien palais royal de la citadelle, détruits lors du tremblement de terre de 1755.
Du château fort il ne reste que les murs. La visite est donc exclusivement en extérieur.
Nous montons sur les remparts pour profiter de la vue et se rendre compte de la structure du château. 11 tours sont encore debout. Impossible de sortir le plan pour se repérer, le vent est trop fort !
En ressortant du château, passage au site archéologique. Nous n'y verrons pas grand-chose. Ce sont vraiment des restes de murets ; un trésor pour les amateurs, mais pour nous, juste quelques pierres.
Passage à l'expo permanente. Ici aussi l'amateur d'histoire et d'objets anciens trouvera son bonheur, moi c'est surtout la structure voutée du bâtiment qui abrite les collections qui attire mon regard. La visite ne se faisant qu'en extérieur, sans panneau indicatifs et avec une météo déplorable, on ne peut pas dire qu'elle restera comme un incontournable pour moi.
Centre-ville
Nous redescendons les petites rues de Lisbonne en direction du centre-ville et débouchons sur la Praça de Figueira.
Retrouvailles avec les trams, les belles pâtisseries, la vie lisboète.
Nous terminons par Martim Moniz, d'où l'on a une belle vue sur le château.
Petit snack en ville avant de rentrer d'un bon pas à la chambre. Il est 21h, extinction des feux.
En résumé...
Distance marchée : 9 km
Dénivelé : non calculé
Comme pour toutes les visites ou balades, la pluie n'est jamais la meilleure amie. Lisbonne ne nous a pas livré son meilleur profil, mais cette étape fut néanmoins très agréable.
J2 / Samedi 10 mars : Lisbonne - Mindelo
Bye Lisbonne...
Nous quittons la guesthouse de bonne heure, il est 6h30. Pas de petit-déjeuner sur place, nous achetons des croissants à la boulangerie déjà ouverte dans la rue. Notre carte de métro épuisée hier, nous la rechargeons -avec l'aide d'une sympathique Portugaise- et prenons le métro direction l'aéroport. Nous sommes contraints de repasser au check-in pour déposer nos sacs que nous avions récupérés hier. Rien de bien méchant, tout est très rapide. Nous nous posons au Burger King pour notre petit déj. Les croissants achetés ce matin sont excellents !
Il est temps de se diriger vers le contrôle sécurité. Nous avions reçu un mail hier nous informant d'un fort trafic aujourd'hui et nous incitant à anticiper le passage aux contrôles. Ils avaient vu juste, ça bouchonne ! Pas moins de 30'. Encore 20' pour rejoindre la salle d'embarquement... et jeter un coup d'oeil rapide aux boutiques.
8h40, nous sommes en salle d'embarquement. 9h30 nous décollons, juste 5' de retard, une paille. Le soleil est de retour ce matin. Vraiment dommage de ne pas l'avoir eu avec nous hier....
Un repas complet nous est servi à bord : poulet, légumes, riz. Fromage et gelée aux fruits en dessert. Rien d'exceptionnel mais tout à fait correct.
Les îles se dessinent au loin, nous sommes en approche.
Sao Vicente nous voici !
Il est 13h00 quand nous atterrissons, presque à l'heure. Traversée du tarmac à pied. Le vent chaud nous accueille…
Peu de monde dans la file des "Sans Visa". En 30' nous obtenons notre sésame, puis récupérons quelques escudos au distributeur de l'aéroport avant de sortir. Les taxis attendent le client. Il y a aussi l'option Aluguer, le transport en commun capverdien. Ils ne stationnent pas devant l'aéroport mais embarquent les passagers depuis le rond-point, à gauche en sortant de l'aéroport. Nous nous dirigeons donc là-bas et sommes interpellés par un chauffeur de taxi, stationné sur le parking en retrait de la file d'attente. Il nous propose ses services, mais sachant que nous ne pouvons négocier le tarif officiel (1000 CVE) nous le remercions. Il insiste et nous dit que l'aluguer nous prendra 200 CVE / personne et que lui peut nous amener pour 600 CVE. On ne réfléchit pas plus, on embarque avec lui.
À savoir que le passage des aluguers est aléatoire. Ils quittent leur point de départ quand ils sont pleins, rien de fixe donc, et nous aurions pu en attendre un un bon moment… À noter aussi que le tarif de l'aluguer pour Mindelo est de 100 CVE, notre chauffeur avait un peu gonflé la note ;-)
Il trouve très facilement notre hôtel, le Basic Hotel, installé sur les hauteurs de la ville.
Nous sommes très bien accueillis et emmenés de suite à notre chambre. Nous sommes surpris de voir qu'elle ne se situe pas dans le bâtiment principal, celui pris en photo sur Booking, mais dans une petite résidence annexe, hyper sécurisée.
Il s'agit en fait d'un petit appartement avec un petit séjour avec canapé, kitchenette et TV. La chambre nous parait plus simple que sur les photos. La jeune fille nous assure que c'est bien la même.
Nous nous installons, prenons une bonne douche et sautons dans nos shorts. Les vacances commencent ! Il est 15h nous voilà partis vers le centre-ville.
Balade à Mindelo
Très vite nous apprécions les rues pavées et parfois pentues de la ville, les couleurs chatoyantes -et surprenantes- des maisons.
En 10' nous sommes sur le front de mer. La baie est très jolie, avec un beau relief en arrière-plan que sont les monts de la pointe ouest de Sao Vicente.
Nous nous baladons sur cette jetée ainsi que dans les ruelles de la ville. Le temps est magnifique, le ciel parfaitement bleu donne de belles couleurs à nos photos. La ville est plutôt calme en ce samedi après-midi.
Praia Bote, la plage des Barques
Au bout de cette plage, les pêcheurs nettoient le fruit de leur pêche, les femmes font sécher le poisson au soleil.
Juste à côté les hommes se retrouvent sous la tonnelle pour jouer aux cartes.
C'est au bout de cette plage que se dresse la Torre de Belem, une réplique de sa grande soeur Lisboète. Elle abrite le musée de la Marine.
Des vendeurs de poisson ou de fruits et légumes se sont installés dans la petite rue qui remonte vers la Praça Estrela
Cette place est occupée par quelques vendeurs de produits locaux mais ce sont surtout les boutiques de souvenirs africains qui occupent le secteur. Je ne suis pas fan.
Dans la seconde partie de la place, des échoppes fixes sont tenues en majorité par des Sénégalais. Ce qui attirera notre regard ce sont surtout les faiences murales retraçant la vie de Mindelo.
Nous remontons à présent en direction du centre-ville.
La petite église Nuestra Senora da Luz est toute mignonne sur cette placette.
Un peu plus loin, l'hôtel de ville
Nous voici au marché aux fruits et légumes, appelé Marché Municipal. Il est bien ouvert en ce samedi mais seuls quelques stands sont ouverts. Nous découvrons les produits locaux... Les étalages sont exclusivement tenus par des femmes
Le sourire est de mise, nous faisons connaissance avec ces visages capverdiens.
Nous arrivons au Palais du Gouverneur, reconnaissable à sa couleur rose.
Aujourd'hui le Palais abrite des expos en attendant sa rénovation.
Une expo sur Cesaria Evora y est installée ainsi qu'une autre sur l'art africain. Pour aujourd'hui, point de musée, nous continuons la balade.
Juste derrière, l'ancien lycée Jorge Barbosa.
Ce bâtiment a successivement abrité la caserne militaire, un hopital, la poste (jusque dans les années 40) et le lycée (à partir de 1917). Plus tard, le lycée a laissé la place au collège Jorge Barbosa. Aujourd'hui, l'établissement accueille une école d'arts graphiques ainsi qu'une antenne de l'Université (publique) UniCV.
Le Café Royal installé dans la rue qui descend du Palais vers la plage, vaut le coup d'oeil...
Nous voici au marché aux poissons (manqué un peu plus tôt dans notre balade). Il se situe juste à côté de la Tour de Belem.
Sur le front de mer, j'avais aussi manqué l'ancien bâtiment des douanes.
Mindelo, ancien bâtiment des douanes
Mindelo, ancien bâtiment des douanes
Notre dernier arrêt sera à la Praça Amilcar Cabral.
On la dit animée le weekend... j'imagine que c'est en soirée, car lors de ce passage elle était déserte.
Nous empruntons de nouveau le front de mer, direction Laginha Beach
Laginha Beach
Sable blanc, eau turquoise, jolie carte postale. L'eau est fraiche et nous n'y mettrons que les pieds. Nous essayons de nous poser sur le sable, mais le vent n'incite pas au farniente.
Vers 18h nous remontons tranquillement à l'hôtel (10') et nous préparons pour le diner.
Diner time
La fille de l'hôtel nous a recommandé un resto local un peu plus haut. Nous y faisons un saut. Il n'y a qu'un plat du jour de poisson, voilà qui est parfait, mais ce qui l'est moins c'est le tarif annoncé par le gars : 1200 CVE. Ayant noté quelques prix courants dans mon carnet, je comprends très vite qu'il nous voit venir. Demi-tour, nous descendons en ville.
Nous nous arrêtons chez Elvis Restobar, sur le parque Nho Roque, presque face à la mer. Ben craque pour les gambas grillées, je me limite au poulet grillé. Tout 2 sont excellents, servis avec riz ou frites. Un régal, le tout pour 1200 CVE ! En dessert, un petit pastel de la pâtisserie toute proche sera parfait.
Nous rentrons à l'hôtel en passant par la Praça Amilcar Cabral supposée animée en soirée, et très très calme ce soir. Il n'est que 21h mais nous sommes cuits !
En résumé...
Distance marchée : 6 km. On exclut notre longue marche pour traverser l'aéroport !
Dénivelé : non calculé
Mise en bouche bien sympathique de Mindelo. La ville est finalement peu étendue et cette demie journée pourrait suffire pour découvrir la ville, pour qui a peu de temps au Cap Vert. Le samedi la ville est peu animée, préférer d'y passer un autre jour.
Nuit un peu trop courte à notre goût, à 5h00 nous sommes réveillés. Nous patientons jusque 6h30 et décidons de descendre au ferry avant le petit déjeuner pour acheter nos billets pour la traversée de demain. Cela nous fera gagner du temps demain matin.
En 15' de marche nous y sommes. Le guichet Armas n'est ouvert que de 7 à 9h00 ce matin, dimanche oblige. Nous achetons nos billets pour le ferry de 8h00 demain et remontons à l'hôtel pour le petit déjeuner servi à partir de 8h00.
Tout est très bon et très frais. Un bon point pour cet hôtel.
Salamansa
Dès 9h00 nous sommes re-partis, direction le centre-ville cette fois. Quelques photos en chemin...
C'est dimanche, les dames se sont apprêtées pour la messe.
Nous voulons trouver un aluguer pour nous amener à Salamansa, sur la côte nord-est de l'île. La fille de l'hôtel nous a indiqué qu'ils se prennent à la Rotunda, au niveau de la station-service (lat. 16.88218 lon. -24.98208).
Quand nous arrivons à la Rotunda, un aluguer est en attente. Déjà quelques personnes sont installées. A peine montés le gars se met en route. Timing parfait.
15' et nous sommes déposés à Salamansa. L'aluguer continuera sa route jusque Baia das Gatas. Le village semble désert, abandonné. Ben se demande vraiment où je l'ai emmené…
Nous commençons la balade et découvrons une vie de village un dimanche au Cap Vert. Les femmes s'occupent du repas, terminent les lessives, les hommes "brillent" dans leur voiture bien entretenue, les enfants jouent au foot.
Les maisons sont pour la plupart en cours de construction. Ici on démarre la construction dès qu'on a un peu d'argent, et on progresse au fur et à mesure que les escudos rentrent. La touche finale étant la peinture, le plus souvent sur la façade uniquement.
L'église est perchée au-dessus de l'océan
Certaines habitations témoignent néanmoins d'une certaine richesse.
Le ciel est voilé aujourd'hui ce qui donne une ambiance très particulière à ce village. C'est un village de pêcheurs, en bord de mer et pourtant, aucun port, ni ponton.
Après le tour du village nous nous engageons sur le sentier en direction de la côte.
Des hommes sont visiblement en train de monter un abri pour le barbecue de ce midi. Les enfants jouent dans le sable.
On aperçoit quelques barques dans un secteur un peu plus abrité.
Le chemin est plus ou moins marqué, l'idée est de longer la côte jusque Baia das Gatas. Paysages un peu monotones. La pierre noire est omniprésente.
Nous arrivons à Baia das Gatas après 1h30 de marche.
Baia das Gatas
Pas beaucoup plus d'animation ici.
Les bars ou restos du front de mer sont fermés. Il n'est que midi, c'est probablement normal.
Certains capverdiens ont installé la tente sur la plage pour le barbecue du dimanche.
Nous marchons jusqu'au bout de la jetée, de l'autre côté de la baie. Des jeunes sont venus ici pour profiter des plaisirs de la baignade. Plusieurs en profiteront pour se savonner avant de plonger. La toilette du weekend probablement.
Nous espérons une éclaircie, une belle lumière pour de jolies photos, mais le ciel reste couvert et le turquoise de l'eau ne ressort pas vraiment.
Nous rebroussons chemin. Un resto vient juste d'ouvrir. Nous jetons un œil au menu mais sommes refroidis par les prix touristiques et décidons de rentrer à Mindelo. Notre recherche d'aluguer sera très rapide. Un jeune homme s'arrête à notre hauteur et propose de nous emmener. Il nous offre 500 CVE pour nous emmener "sans attendre" en aluguer privé à Mindelo. On lui dit qu'on a le temps, il baisse son prix à 300 CVE pour nous 2. C'est bon pour nous, c'est parti !
Nous rejoignons le centre-ville et nous posons chez Mammamia (à côté d'Elvis) qui propose de bonnes formules le midi.
Pour nous ça sera spaghettis au poisson. Copieux et riche en poisson, pour 350 CVE seulement.
Après cette sympathique pause nous voilà repartis.
El Fortim do Rei
Au programme, monter au Fortim do Rei, d'où la vue sur Mindelo vaut le déplacement.
En redescendant nous faisons une nouvelle tentative à Laginha Beach. Encore plus de vent qu'hier, impossible de tenir sur le sable. D'ailleurs, il n'y a personne ! ça sera pause à la chambre.
Le ciel couvert nous a quelque peu trompés et nos visages et bras sont bien rouges ! Se mettre au frais est finalement une bonne chose. Nous redescendons pour le diner et faisons un petit arrêt au mercado pour quelques provisions en vue de notre rando de demain.
De retour sur le front de mer le soleil a entamé sa descente.
Nous dînons chez Elvis et découvrons le grogue local, pas mauvais du tout. Je n'ai pas faim et me contenterai de beignets de thon. Ben choisira le poulet grillé qui mettra une éternité à arriver !
Nous rentrons de bonne heure, préparons nos sacs pour demain et au lit !
En résumé...
Distance marchée : 19 km, dont 7 km entre Salamansa et Baia das Gatas.
Dénivelé : non calculé
Cette journée n'est pas un incontournable de Sao Vicente. C'était pour nous l'occasion de nous mettre dans le bain capverdien, de nous reposer un peu avant les 9 jours de rando qui vont suivre.
Si le temps vous est compté, 1 seule journée sur Mindelo peut suffire.
Exceptionnellement nous pouvons prendre notre petit déj dès 7h00 afin d'attraper le ferry de 8h00. Encore très bon ce matin : crêpe jambon fromage, banane, toasts et tout ce qui va avec.
Direction Santo Antao
À 7h15 il est déjà l'heure de lever le camp. Nous mettons 15' à peine pour rejoindre la salle d'embarquement du ferry, et très vite nous voilà sur le bateau.
Nous nous installons à l'étage, en extérieur. Cet emplacement se révèlera parfait, abrité des embruns et du vent. Il fait frais, mais le soleil brille généreusement.
La traversée est un peu agitée, mais tout à fait supportable. Il y a beaucoup de Français à bord, surtout des groupes, des Allemands aussi. Nous croisons des navires d'une autre époque, un cargo libanais qui n'a visiblement pas quitté Mindelo depuis octobre.
Porto Novo est en vue.
À 9h15 nous sommes débarqués à Porto Novo.
En route pour Bolona
Les chauffeurs d'aluguers, les guides et taxis attendent sur les marches devant le terminal des ferrys. Beaucoup ont une petite pancarte avec le nom des heureux élus. C'est ainsi que nous retrouvons Nelson chez qui nous logeons ce soir et avec qui j'avais réservé le transfert jusque Morro de Campo.
L'aluguer pour Tarrafal assure cette liaison mais il ne part du port que vers 11h, quand son aluguer est plein. Je n'avais pas envie de démarrer notre 1ère rando trop tard, d'où le choix de cette formule très confortable. Enfin, pas tout confort car la voiture de Nelson est en panne et que notre trajet s'effectue donc à l'arrière d'un aluguer, privé pour l'occasion. En fait c'est très Fun tout ça et nous en prenons plein les yeux tout le long du trajet. Vues à 360° sur Santo Antao. La route est bonne, en majeure partie pavée, parfois bitumée.
Nelson propose de nous avancer jusque Bolona, il doit aller y voir les chèvres de la famille de Suzeth. Nous sommes déposés sur le plateau à 10h30, chaussons nos sacs à dos et c'est parti !
Platitude extrême de ce plateau, désertique à souhait. Quelques maisons ici ou là, un âne, une chèvre, rien de plus.
J'ai préparé les randos avec la carte papier au 1:40 000 ainsi que des traces GPX chargées sur le GPS de rando. Il "suffit" donc de suivre le tracé virtuel pour se repérer sur le plateau. Il y a plusieurs traces au sol, je comprends que certains aient "jardiné" -comprendre, se paumer, chercher son chemin- sur ce plateau. Tout semble bien aller pour nous même si je n'arrive jamais à nous mettre précisément sur la trace. J'ai toujours un décalage de quelques millimètres sur mon écran. Pas significatif je pense.
Nous progressons dans le canyon et la chaleur y est bien présente.
Je ne me souviens pas d'avoir lu de récits sur ce canyon, peu importe… jusqu'au moment où sa courbe s'éloigne franchement de ma trace et où je suis convaincue que nous devrions être en haut, sur le plateau et pas au fond du canyon. La remontée est alors pénible, dans une terre volcanique sableuse, meuble et parsemée de buissons très secs. Bref, pas le meilleur moment de la journée ! Une fois remonté, Ben me confirme qu'il voit très bien le chemin se dessiner. Ce sera ma 1ère erreur de repérage et de navigation. Rien de très méchant mais il va falloir être vigilant pour la suite.
C'est fou comme la marche est alors facile !
Nous rejoignons ainsi une zone de gravillons blancs où seules quelques herbes poussent. Paysage presque lunaire, vent soutenu, mais vue à 360° qui nous coupe le souffle et nous offre ce que nous étions venus chercher, la force de la nature.
Nous continuons et avons à présent vue plongeante sur la vallée de Caetano et tout au loin la mer.
Nous voici sur la Covao da Bordeira. Nous n'osons pas nous arrêter à l'ombre de cet arbre pour le pique-nique par peur de déranger. C'était pourtant un emplacement de choix !
Nous arrivons enfin à cette maison troglodyte qui est aussi -et surtout- un impluvium pour les habitants de la Bordeira. Ils viennent ici recharger leurs barils en eau.
Il est 13h00, 2h30 de marche au compteur, la pause s'impose.
Le soleil cogne dur aujourd'hui et ce pique-nique au soleil n'est pas des plus reposants. 30' plus tard nous reprenons nos sacs et c'est parti pour LA descente du jour, le sentier #309.
Le sentier entièrement pavé n'est qu'une succession de virages en épingle à cheveux. Le dénivelé est prononcé et nous sentons très vite que les genoux travaillent. L'ombre est absente à cette heure, la chaleur pesante. Ce chemin est une merveille de réalisation mais un véritable cauchemar pour les articulations.
Nous rejoignons finalement la route qui part de Porto Novo et dessert le Nord de l'île. À droite toute, direction Cha de Morte.
Il n'est pas très difficile de trouver la maison de Nelson, elle est accolée à l'épicerie Renecer -appelée ici Mercearia. Fin de la rando à 15h15.
Nous patientons un peu avant que Suzeth nous montre notre chambre. L'espace ne manque pas ! Nous avons un lit double et 2 simples pour nous et une salle de bain privative avec baignoire. Tout à fait parfait pour ce soir.
Douche et relaxation avant de ressortir un peu. Le tour du "village" est rapide, mais riche en sourires.
Toujours pas de voiture pour Nelson ; il est véhiculé dans celle de Suzeth !
Nous nous installons devant l'épicerie où nous retrouvons des Français qui étaient sur le même vol que nous. C'est l'occasion d'échanger sur ce qu'ils ont déjà fait ou prévoient de faire. Un autre Français se joint à la conversation. Jean-Pierre migre au Cap Vert tous les hivers, pour 2-3 mois, depuis des années. Il connait très bien l'île, ses randos, ses habitudes, ses histoires. Quand nous lui présentons le programme des randos que nous avons prévues il n'est pas très optimiste. Selon lui tout parait difficile ou à risque ; certaines randos ont même vu des morts ! Ben n'ayant pas préparé les randos, je le vois se décomposer au fil de la conversation. Je commence un peu à douter de mes choix… Les autres Français qui ont leur circuit organisé par Nobai, agence locale, reçoivent plus ou moins les mêmes commentaires. Ça me rassure, je ne serai donc pas la seule à avoir vu trop grand ?... Les jours prochains nous le diront.
19h, diner sur la table commune à l'étage. Salade, poisson, porc en sauce, riz, légumes locaux et papaye en dessert. Tout est très bon, copieux et bien apprécié en cette fin de journée. Nous nous couchons presque avec le soleil, un rythme qui nous va bien et qui devrait nous permettre d'être en pleine forme demain, car ce soir, les cuisses tirent un peu…
En résumé :
Sentiers : 316a + 309
Distance marchée : 11.8 km entre Bolona et Cha de Morte
Durée déplacement : 4h15
Dénivelé enregistré : D+ 375 / D- 1174
Cette 1ère rando fut un véritable test tant pour notre physique que pour notre équipement :
L'erreur de suivi de tracé sur le GPS va me servir de leçon pour les randos à venir...
La poche à eau s'avère vraiment très pratique, très bon choix.
Les coups de soleil d'hier et le soleil encore emmagasiné aujourd'hui pourraient être un handicap les jours à venir ; il va falloir se mettre de la crème solaire à intervalles réguliers !
Peu d'usage des bâtons de rando aujourd'hui, à voir s'ils me seront bien utiles...
Hihi! oui Santo antao encore plus, mais je connais bien les autres îles aussi. Donc tout me fait plaisir!!
Bravo pour la rando sur le plateau...zone en effet assez "paumatoire"...
POur ce qui est des coups de soleil (même par temps couverts), moi j'ai résolu le truc, surtout que je n'aime pas me retartiner de crème une fois la peau terreuse et transpirante: je marche dorénavant avec pantalon long léger et chemise manche longue légère. Finalement vu les chaleurs, ça ne tient pas plus chaud, mais ça protège bien!!
Je suis étonnée que tu n’aies pas vraiment utilisé les bâtons...surtout dans la descente de Bordeira! Chapeau! moi , sans bâtons, les genoux ne tiennent plus le choc!!
La suite! la suite ! la suite!! ;O)
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
Et bien vois tu, lors de ces longues marches, quand l'esprit vagabonde j'ai souvent eu en tête ta photo en manches longues et pantalon lors de ton "expédition" sur Boa Vista. J'avais lu ton CR avant de partir et m'étais dit que tu devais craindre le soleil. Maintenant, pour avoir testé ce soleil capverdien, je comprends l'intérêt de la chemise ML. Elle a rejoint la liste des "indispensables" ! Le pire c'est que j'ai l'habitude de la prendre en Asie, plus pour cacher les épaules que les protéger. ça m'apprendra à changer de garde-robe de voyageuse ! 😉
Je n'arrive pas à utiliser les bâtons, c'est bien ça le problème ! Je suis comme déséquilibrée, à contre rythme. Va peut être falloir que je prenne des cours avant la prochaine longue rando 😛. Sauf si je randonne en Bretagne, là c'est tout plat 😏
hehe!! non je ne crains pas particulièrement le soleil....mais je préfère me protéger....pour protéger ma peau en premier, mais j'ai une fois, ado, sur le chemin de saint Jacques de Compostelle, experimentée le mega coup de soleil sur épaules et pied en bord de piscine un soir...et la souffrance du lendemain dans les chaussures et du sac sur les épaules m'a marqué!!! Plus jamais! ;o) Puis au Cap vert (comme dans d'autres endroits) , d'autant plus quand tu marches et que tu transpires, pour être bien protégée, il faudrait se crémer en 50 toutes les heures ou presque!! Donc pas pratique et pas économique non plus!!! ;O) Voilà pourquoi mon choix!
Et pour les bâtons, c'est juste une question de pratique et d'habitude....il faut se forcer un peu au début et après ça vient!! J'ai des ligaments croisés pétés, donc j'ai bien dû m'y faire, alors que j'étais pas fan.
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
1/Montée au col de Forquinha - #302
Le coq est bien matinal par ici. À 2h du matin il entame déjà son chant ! Autant dire que cela a sensiblement perturbé notre sommeil. Nous déjeunons vers 7h30, toujours en compagnie des autres Français présents chez Nelson. Thé et café, gâteaux secs, un peu de pain et de la confiture sont au menu. Il y a également du fromage de brebis et des bananes.
À 8h30 nous sommes les derniers randonneurs à quitter la maison, non sans avoir acheté des réserves d'eau pour la journée. Le programme est assez léger pour aujourd'hui ; sur le papier, seulement 3h de marche.
Le début du sentier est facile à trouver à la sortie du village. Ensuite, il suffit de suivre le chemin pavé.
Comme hier le sentier serpente, mais bien plus doucement qu'hier. Quand nous rejoignons le lit d'un ancien cours d'eau nous choisissons de le suivre en poursuivant tout droit, c'est cohérent avec la trace de mon GPS.
Au bout d'un moment, je constate que notre tracé s'écarte de la trace enregistrée. Demi-tour donc, il fallait prendre à gauche à la bifurcation. Nous progressons ainsi dans le lit du cours d'eau.
Quand je jette à nouveau un œil sur le GPS, pas de cohérence avec la trace enregistrée. Zut. Mais où se trouve donc ce chemin ?!
Cette fois je ne quitte plus le GPS des yeux et peu après la bifurcation je vois effectivement un étroit passage dans le talus de sable gris, et, en face, un sentier empierré. C'est bon, nous voici remis dans "le droit chemin".
Sans ce GPS je me demande si on aurait trouvé le sentier. La leçon que nous en tirons est qu'il faut régulièrement regarder au loin où passe le sentier, prendre une sorte d'azimut au cas où le chemin deviendrait un peu flou entre temps. Perte de temps d'environ 25' quand même !
Ça grimpe un peu à présent, parfois beaucoup. C'est qu'il faut bien l'atteindre ce col !
En face, le village de Cha de Morte où nous étions ce matin. On retrouve même le chemin emprunté.
Au loin nous commençons à deviner les dykes.
Paysage minéral à souhait, avec parfois quelques traces de vie végétale. La montée est parfois ombragée et le vent est très rafraîchissant.
Col en approche...
On y est !
Nous avons pris 300m de dénivelé sur 1.65 km de sentier. Nous atteignons le col de Forquinha après 2h25 de marche. Paysage magnifique au sommet. Cette nouvelle vallée nous enchante déjà.
2/Alto mira III
Nous attaquons à présent la descente, raide elle aussi. Nouvelle sollicitation de nos genoux…
Le sentier débouche sur la route qui dessert les villages d'Alto Mira. Il suffit à présent de la suivre jusqu'à Alto Mira III.
hehehe!! Comme quoi, au Cap vert on peut se perdre facilement si on n'est pas hyper bien préparé!! ;O) moi je n'ai jamais randonné avec gps et tracés et tous ces outils modernes. Je suis une grande fan des cartes papiers, de l'azimut sanglier et surtout une vieille de la vieille qui n'a encore ni smartphone ni gps! hahaha!! mais je vois que dans votre cas ça a été super utile pour retrouver le chemin.
C'est pour cela que je reste toujours prudente quand les gens demandent si c'est facile de randonner seul là bas...et que je réponds: tout dépend de votre degré d'autonomie et de préparation! Certains font l'Himalaya en solo, c'est pas pour ça que tout le monde peut le faire! ;O) Certains se perdraient même en bas de chez eux!! hihi!
Même sur un chemin réputé "facile" comme celui de Forquinha on peut facilement s'égarer. J'ai déjà par 2 fois remis des gens sur le bon chemin dans ce coin là, gens qui randonnaient avec les roadbook fournis par les agences....(au passage: mon avis sur les roadbooks est très très mitigé....envoyer des gens dont on ne connait pas le niveau sur des chemins seuls, avec un bout de papier, je sais pas si c'est très raisonnables...mais bon...c'est un autre sujet.)
Mais contente que vous ayez trouvé votre chemin! et les photos sont superbes! Les contrastes et la luminosité sont saisissants! la suite la suite la suite! ;o)
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
C'était notre 1ère expérience de randonneur "en terre inconnue" si j'ose dire. J'avais préparé l'affaire, mais c'est sur qu'une fois sur place il y a toujours des trucs imprévus. Sans compter qu'on n'avait peut être pas les bons réflexes (garder toujours le chemin en ligne de mire), trop focalisés sur nos pieds sans doute. 😉
Le GPS a quelque chose de rassurant, mais ça n'est pas une fin en soi. Les infos glanées sur les forums, les retours d'expérience en disent bien plus sur le tracé d'une rando. Tout n'est pas qu'une question de chiffres (dénivelé, distance, temps...), il y a aussi la nature en elle même qui nous joue parfois des tours.
Les Français de Cha de Morte avaient justement un roadbook avec topo détaillé de leurs chemins. Ils semblaient dire que c'était plutôt clair. Le fait est, que ce roadbook sera le même quelque soit le niveau du randonneur, et c'est là que ça peut coincer.
Perso je suis un peu déçue des photos. Nous avons l'habitude de partir avec un Réflex, et là, réduction de poids oblige, nous sommes revenus au bon vieux compact, couplé à nos smarphones parfois. J'ai eu des gros moments de frustration quand dans certains cas je ne pouvais jouer avec la luminosité ou les zones de netteté, mais tellement de soulagement quand ni Ben ni moi n'avons du le porter pour grimper le Salto notamment !
Le choix, toujours le choix... quoi que tu fasses tu es confronté à des choix. L'appareil photo en était un.
Bon c'est pas de tout ça, faut que je termine mon article...
Nous arrivons alors à notre étape du jour. Il est 11h30. Nous avons donc mis 3h pour cette rando, dans les temps, malgré notre erreur de navigation en début de journée.
Nous nous installons chez Amadeu. La maison est superbe et toute neuve. De toute évidence c'est un bâtiment qu'il a fait construire spécifiquement pour l'hébergement des voyageurs. C'est très coloré, un peu arboré, très propre, et spacieux. La salle de bain est partagée entre 2 chambres. Bref, c'est parfait.
On a même une petite terrasse avec vue, et quelle vue !
Comme hier, douche et lessive pour commencer. Voyant qu'il y a un grand fil à linge devant la chambre, j'en profite pour laver un peu plus que le minimum. Tout devrait être sec d'ici quelques heures.
Nous pique-niquons sur la terrasse, à l'ombre. Il fait encore très chaud aujourd'hui, 30° annoncés… La sieste au frais s'impose d'elle-même.
Nous passerons le reste de l'après-midi en terrasse, avec thé, wifi -très peu puissant, lecture ou écriture et irons faire quelques pas dans le village, repérant le départ de demain...
À 19h le repas est servi. Très copieux ce soir et délicieux. Nous retrouvons les aliments de base (poisson, viande et légumes) mais la préparation est différente d'hier, plus cuisinée, un régal. La compotée de bananes en dessert sera plus qu'appréciée !
Encore un coucher de bonne heure ce soir, demain s'annonce "corsé".
Courte rando, mais très belle rando. A la montée comme à la descente les paysages sont variés et intéressants.
La montée au col de Forquinha est plutôt raide et la descente est du même profil, attention aux genoux !
Physiquement nous aurions facilement pu poursuivre jusque Alto Mira I, mais souhaitant passer par le Salto Preto demain, cette étape s'imposait.
1- Montée du Salto Preto - #303 + 214
Excellente nuit, excellente étape. Le soleil se lève et éclaire doucement les sommets en face de notre chambre.
Nous quittons Amadeu à 8h30. L'objectif du jour est la montée du Salto Preto. Il fait moins chaud, un peu nuageux, c'est parfait pour grimper. La vue sur l'Alto Mira est magnifique.
A chacun son activité matinale...
Le paysage est aride et pourtant les parcelles cultivées ne manquent pas.
Au fur et à mesure que nous montons les terrasses se découvrent. La grimpette s'intensifie assez rapidement.
Le chemin est plus ou moins pavé, et parfois ce n'est que du gravillon. Plus on avance plus on a l'impression que la pente s'accentue. On est vraiment sur une rando type montagne. Le sentier est toujours tracé mais il nous faut un peu trouver notre voie entre les blocs de roche.
On aperçoit le chemin que nous avons emprunté plus tôt dans la matinée.
On est à présent dans la dernière partie, nettement plus raide et vraiment casse-pattes. Marie (Ptitetortue) me l'avait dit, elle n'avait rien exagéré ! Les lacets se devinent en suivant la courbe des murets de pierre.
Devant nous ces mêmes murets nous donnent une idée de ce qui nous attend...
La vallée de l'Alto Mira est toujours visible, derrière nous. Le sentier parcouru se devine au 1er plan.
Pour la 1ère fois je remarque une petite marque rouge et blanche sur le sentier, façon GR.
Nous ne sommes pas mécontents d'arriver au sommet après 3h de montée. La partie vraiment pentue s'étale sur 1.5 km et nous aurons mis 1h20 pour la parcourir.
genial!! Bravo!!!
non je n'avais pas exagéré (merci++)!!! C'est un belle montée mais bien raidasse, et il faut mettre un bon coup de cul comme on dit chez moi!! ;O)
La petite marque rouge et blanche est surtout utile depuis en haut quand tu vas pour descendre salto Preto...car repérer le chemin dans ce sens là est moins facile que de l'attaquer et le suivre à la montée depuis Alto Mira.
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
2- Dans la vallée de Figueiras #215
De l'autre côté changement radical de paysage. Fini le gros dénivelé, tout se fait en douceur le long de vallons herbeux.
Après une petite erreur de navigation vite rectifiée nous retrouvons un sentier en pente douce. Nous rejoignons ainsi ce qui apparaissait comme une route sur la carte mais qui est un fait un chemin terreux emprunté par quelques véhicules.
Une petite maison en bord de route et quelques arbres apporteront l'ombre indispensable pour notre pique-nique.
Ces pique-niques quotidiens sont de plus en plus sommaires sans que cela ne nous gêne. Nous avons acheté des boites de thon à Mindelo et je pensais les compléter par du pain et des tomates achetés dans les mercearia des villages, mais pas de pain, pas de tomates. On se limite donc au thon et banane en dessert. Nous avons toujours une bouteille de coca pour nous réhydrater le midi ; un indispensable selon nous.
Egalement, j'ai emporté de France des petits sachets de ce que les Américains appellent du Trail Mix. C'est un mélange de fruits secs (amandes, raisins secs, banane séchée et coco râpée) qui permet de reconstituer nos réserves au fil de la marche.
Passé ce festin nous reprenons notre marche. Le chemin de terre laisse place au chemin de pierre, puis nous retrouvons les lacets qui font tant de bien aux genoux...
Nous arrivons sur la zone de cultures de Figueiras de Cima
Nous arrivons à Figueiras de Cima où Nelson nous a réservé une chambre chez Joana. On se renseigne mais personne ne connait de Joana ici et plusieurs personnes nous indiquent qu'elle se trouve à Figueira de Baixa, à 4 kilomètres de là. Le seul hic c'est qu'elle n'est pas vraiment sur notre trajet de demain…
On a une autre "cartouche", loger à Meio de Espanha chez Adalberto. Nelson a tenté de le joindre par téléphone, sans succès. Pour ma part j'avais son nom dans ma liste d'hôte possible sur le secteur, donc pourquoi pas. En nous renseignant si Adalberto habite bien à Meio, le gars nous indique qu'il est justement là, devant nous. Je lui demande s'il peut nous héberger ce soir. Il me répond "bah c'est comme tu veux". J'avoue que sa réponse me surprend un peu. Ben et moi nous demandons s'il s'agit bien de l'Adalberto de Meio… Meio étant sur la route de Figueira de Baixa nous continuons notre chemin.
Arrivée sur Meio
À Meio les gens nous confirment qu'Adalberto habite bien ici mais qu'il est parti pour quelques heures, il sera là dans 30'. On se pose sur sa terrasse en attendant. Il est 15h. au bout de 45', ne voyant toujours personne à l'horizon, nous décidons de pousser jusque chez Joana qui, on le sait, a bien une chambre pour nous.
Nous devrons demander plusieurs fois notre chemin pour trouver la maison car Joana habite en fait à Lombo de Galinha.
3- Soirée capverdienne pur jus
Elle nous accueille avec son grand sourire. Sa maison est toute simple mais on sent bien qu'elle est heureuse d'avoir de la visite.
Elle nous montre la chambre, la salle de bain et comme à notre habitude nous allons rapidement nous doucher.
Ici point d'eau chaude, ce sera une douche rapide mais efficace ! Trop peu de pression d'eau pour se laver sous la douche, j'opte pour la technique du broc à se renverser sur la tête. La fraicheur est saisissante, mais quel bonheur de se sentir propre. Petite lessive ensuite. Joana ira me chercher sa bassine qu'elle remplit au réservoir installé sur sa terrasse. Je ne veux abuser de cette eau si précieuse pour eux et évite le rinçage du linge. Joana en est toute surprise et insistera pour que je remette le tout à rincer ! Séchage en terrasse, au soleil et au vent, qu'espérer de plus avec une telle journée ?...
Elle nous offre un thé, bien agréable après cette belle journée. Nous allons marcher un peu autour de sa maison, notamment jusqu'à la mercearia pour reconstituer nos stocks d'eau. Ici, faute d'approvisionnement facile (pas de route, tout se fait à dos d'âne ou d'homme), les tarifs sont plus élevés. La patronne n'est pas très souriante et même si elle propose aussi des chambres, je ne regretterai pas de loger chez Joana.
Les volets bleus de Joana
En rentrant chez Joana nous rencontrons une jeune française qui voyage avec un Capverdien. Nous échangeons sur les randos, la vie au Cap-Vert. Finalement ils ne resteront pas dormir ici, le jeune homme trouve le logement trop cher (1500 CVE/p en demi-pension).
À 19h le repas est servi. Cachupa au menu, mais pas que. Joana nous a préparé un tas de petits plats, des patates, du manioc, du riz, des pois chiches avec œufs durs… C'est pas mauvais du tout et surtout super copieux. Elle semble ravie de nous voir manger de bon appétit.
Vers 20h elle nous branche le générateur pour qu'on ait un peu de lumière dans la chambre. On ne la laissera pas longtemps fonctionner, autant se coucher tôt, il fait frais ce soir et bien meilleur dans nos draps de soie.
En résumé
Sentiers : 303 (en partie) - 214 (en partie) - 215a (en partie) - 216 (en partie)
Distance marchée : 17.4 km
Durée déplacement : un peu moins de 7h !
Dénivelé enregistré : D+ 1059 / D- 1478
Je savais que la montée du Salto Preto était costaud et je n'ai pas été déçue ! L'effort est intense mais relativement court (2h) et il se fait en début de rando donc plus facile à gérer. Une fois ce gros morceau passé nous savions que le reste de la rando serait plus facile.
Loger sur ce secteur est compliqué, avec une offre limitée. C'est difficile de réserver depuis la France, mais sur place on trouve toujours quelqu'un pour appeler. Ne pas hésiter à aller faire un tour dans ces vallées reculées, où seul l'âne circule mais où la vie continue, paisiblement.
Côté ravitaillement : à Figueiras de Cima chez Fatima, à Lombo.
oui le pain et certains légumes frais dont nous avons l'habitude pour les pic-nic (types tomates) sont denrée rares voire inexistantes dans les endroits très reculés et inaccessibles....J'ai donc pris l'habitude dans ces endroits là du tupperware en demandant les restes du repas, et/ou en payant un pic-nic plutôt du type salade de pâtes, salade pois chiches etc....ça me tient mieux au ventre que la boite de thon!! hahahaha!!!
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
Etrangement cette petite boite suffisait pour nous caler jusqu'à l'arrivée.
Souvent nous avions un petit creux vers 16.30-17h et un petit thé était bienvenu. Mais autant te dire que le repas du soir était trèèèèès attendu !
Nous n'avons jamais manqué de quoi que ce soit, tout a toujours été très copieux. Avis aux gourmands !!
tu as raison!!! les repas sont souvent trèèèès copieux!! et si on est prêt à manger la cachupa au petit dej c'est top!! Mais le pain peut parfois nous manquer, à nous franchouillards!!
Pas à moi...
-pas parce que je ne suis pas franchouillarde ! je dois bien l'être par certains côtés! mais ça doit être balancé par mon coté chuiche!! hihi!!
- ni même parce que je suis une super méga fan de cachupa ! c'est même l'inverse. bizarrement ce plat à la fois du quotidien ou offert aux hôtes avec grand fierté, j'ai perso un peu de peine à le manger, alors que j'aime tout ce qui le compose....etrange.
-mais parce que je mange très peu de pain (même ici) et surtout que je peux manger poisson frit et manioc au petit dej , ce qui n'etait pas le cas de mes parents qui faisait grise mine en me voyant finir les reste de la veille!!! hahaha! Ils se sont rabattus sur le riz!!
et même au resto les plats sont en général copieux. pas besoin d'entrée si on a un appétit normal.
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
Levés à 6h30 nous sommes au petit déjeuner dès 7h. comme je l'avais déjà lu il n'est pas rare que les Capverdiens déjeunent avec les "restes" de la veille. Nous n'y échappons pas ce matin. Joana nous apporte la cachupa d'hier sur laquelle elle a rajouté des œufs frits. Nous retrouvons également les patates auxquelles elle a ajouté du poisson.
Un festin en soi, mais nous avons vraiment du mal à manger ainsi le matin. Les œufs frits feront merveille avec les patates. Point de thé ce matin, juste le café. Je me contenterai d'un peu de jus de fruits. À 7h30, le sac est sur le dos, nous quittons Joana et nous mettons en route, direction Cha de Igreja.
1-Rejoindre Cha de Igreja
Notre étape d'hier soir étant prévue sur Figueiras de Cima, j'avais chargé l'itinéraire démarrant plus haut dans la vallée. Par chance, nous pouvons facilement rejoindre la trace initiale depuis Figueiras de Baixo. D'abord un peu de descente, rapidement suivie par de la montée. Le tempo de la journée est donné : une succession de montées et descente ...
Nous descendons dans la Ribeira Alta
Remontée de la Ribeira Alta
Nous commençons à apercevoir la mer au fond de la vallée. Nous allons nous en approcher un moment avant de repiquer dans les terres.
Cette montée depuis la Ribeira Alta est particulièrement éprouvante : longue et pentue par endroit, elle me tue !
Fin du gros dénivelé. On apprécie le paysage !
Cruzinha apparait au loin
A Chupador nous avons l'impression de nous trouver dans une petite oasis qui s'étale jusqu'à la mer. C'est ici que nous devons traverser la fameuse plage de galets.
Le Français de Cha de Morte nous en a dépeint un tableau assez catastrophique et j'avoue appréhender ce passage. Quand la mer est haute la totalité de la bande de galets est recouverte, ne laissant aucune zone de passage. Il faut alors calculer le rythme des vagues pour envisager un passage, et répéter l'opération à plusieurs reprises sur la plage. Stressant.
Quand nous arrivons sur cette plage, la marée n'est pas haute et la zone découverte est correcte. Pour une fois j'ouvre la route, Ben prend son temps, le lieu semble l'inspirer pour ses photos… Je presse le pas, l'idée d'avoir les pieds mouillés ou d'être fauchée par une vague ne me tente guère.
Cette plage me parait interminable. Elle fait en fait 1km. Pas mécontente de retrouver le chemin qui va nous mener à Cha de Igreja.
2- Cha de Igreja
L'arrivée sur ce petit village est très jolie. Il y a tout d'abord le petit cimetière entièrement clos de murs, où une grande partie n'est occupée que par de petits amas de pierre. Il s'agirait de tombes d'enfants.
La verdure fait son apparition le long du chemin.
Et puis ce sont ces alignements de maisons colorées bordant la rue principale qui attirent l'oeil. Les habitants y laissent le temps s'écouler, lentement.
Nous logeons chez Mite e Banana.
L'accueil est discret mais souriant, et notre chambre est parfaite. Pas très grande mais confortable avec une petite salle de bain privative.
La vue depuis la chambre n'est pas négligeable non plus...
Rituelles douche et lessive du jour avant de traiter nos blessures. Une vilaine ampoule est apparue sur mon talon depuis hier et si je ne la traite pas les jours prochains vont être douloureux.
Quand nous ressortons vers 16h30 le village s'éveille à peine. Nous passons à la Mercearia faire nos provisions d'eau et nous y posons un moment car elle offre le wifi aux clients du Mite.
Les gamins s'amusent avec un rien. Ce saut dans le temps fait un bien fou.
Sur la place de l'église les locaux se sont installés au petit bar, les fidèles se pressent déjà pour les vêpres précédant la messe de 18h. Regarder cette vie de village est reposant.
La cabane à punch ouvre dans la foulée, nous nous y installons et dégustons un excellent punch coco. Les gamins viennent profiter du babyfoot.
À 19h l'heure du repas a sonné, nous rentrons au Mite. Une Française se joint à nous pour le diner. À côté, une grande tablée de randonneurs Français anime la soirée. Le repas est très bon ce soir encore. Poisson grillé, porc à la tomate, patates, riz et chou. La composition est assez classique mais tout est très gouteux et copieux. En dessert, une petite salade de fruits frais sera un régal.
Cette rando n'est pas annoncée comme très difficile, je l'ai pourtant sentie passer ! L'effort n'est pas ciblé comme pour le Salto Preto, il est diffus, tout au long du trajet.
Le passage de la plage de galets est à entrevoir sereinement, mais avec prudence toutefois. C'est une longue distance à couvrir (1 km) sur un terrain peu marchant (gros galets), avec le risque de voir la marée monter un peu trop vite. Se renseigner sur les horaires de marée est une bonne préparation pour cette rando.
Le village de Cha de Igreja est vraiment un MUST pour moi. Etape incontournable pour tout randonneur au Cap Vert !
aaahhhh!! Je croyais qu'on t'avait perdu en chemin à Figueiras!! ;o))
oui la rando Figueiras-Cha d'Igreja n'est pas une mince affaire. Comme tu dis, ce chemin monte te descend sans arrêt! Comme pas mal d'autres sur santo antao. Je me suis promis3 une fois d’écrire un poème ou une chanson qui s'intitulerait "sbi-txi", c'est à dire "monter-descendre" en créole!! Comme ça je pourrais la chanter en marchant pour me donner du coeur à la marche! hahahaha!
Le passage de la plage de galet, cela ne m'est arrivé qu'une fois (sur 4-5) de devoir courir entre les vagues à marée haute. Mais j'étais accompagnée de 4 capverdiens/capverdiennes, ils ont pris mon sac et me criaient quand je devais courir et/ou arrêter!! Moi je suivais bêtement les ordres sans réfléchir. J'ai bien fait, car je pense que ne connaissant rien à la mer, en particulier la leur, je me serais toujours élancée trop tard, alors qu'il fallait anticiper de quelques secondes. Bref, déjà à marée basse, comme tu le dis, c'est pas le "chemin" le plus sympa à marcher, et à marée haute il faut être bien prudent....ou rebrousser chemin....ou attendre que la mer descende.... ou être accompagnés de ceux qui connaissent.
Merci pour ces magnifiques photos en tous cas!!! Je me réjouis de voir la suite!! ;O)
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
Et bien, le fait est qu'un air estival s'est installé en France, et même en Bretagne ! et je n'ai pas résisté à l'appel du nettoyage des terrasses et des vitres et à la tonte de la pelouse !! 😏
La chaleur est partie, je peux reprendre mon écriture...
La suite est un peu "cousue de fil blanc", mais on peut toujours avoir des surprises....
Allez zhou, un peu de sport pour terminer la journée 😉
J8 / vendredi 16 mars : Cha de Igreja - Ponta do Sol
1.Le sentier côtier
Petite déception au réveil ce matin : il fait tout gris. Une sorte de brume chapeaute le village lui absorbant ses jolies couleurs. Le petit déj est complet et excellent. Nous quittons Cha de Igreja vers 8h30. La longue balade côtière est au programme du jour. La distance annoncée est relativement importante (17 km) mais le dénivelé parait raisonnable.
Nous rejoignons le bord de mer et prenons la direction de Cruzinha, aperçu hier en arrivant.
Ouvrier ou pas, ici tout le monde répare les sentiers.
Cruzinha en vue
Après Cruzinha le sentier est assez peu photogénique. Sableux, il est en retrait du bord de mer. Dès que ce sentier se retrouve en à pic de l'océan, tout devient plus joli.
Le soleil reste très timide aujourd'hui mais quelques belles éclaircies nous permettent des clichés lumineux.
Le ciel sur Ponta do Sol est particulièrement chargé. Espérons que la suite de la balade reste sèche...
Nous croisons bien plus de marcheurs que les jours précédents. Très peu sont en formule itinérante, un petit sac à dos leur suffit pour la journée. Les plus sportifs ont opté pour une marche rapide, les plus anciens sont accompagnés d'un guide. À chacun son style et son plaisir, voilà bien la force de cette île.
Nous voici à Formiguinhas
Devant l'entrée du bar la petite mamie nous incite à entrer...
Le vent est de la partie aujourd'hui et peu de zones sont vraiment abritées. C'est finalement sur la terrasse d'un particulier à Corvo, petit village tout en terrasses, que nous trouverons à nous poser pour notre mini pique-nique. Il nous accueille avec le sourire et insistera même pour qu'on laisse nos quelques déchets en partant.
Sentier côtier ponta do sol
Sentier côtier ponta do sol
Remontée de l'autre côté de Corvo. Nous attaquons à présent un joli raidillon ponctué de tableaux bibliques reprenant la thématique du chemin de croix. Ce sera mon chemin de croix à moi !
Nous arrivons sur Fontainhas sous les nuages. Bien dommage. Ce petit village tout en couleurs mérite vraiment quelques rayons de soleil. Nous l'aurons un bon moment en visuel, guettant une percée du soleil nous devrons nous contenter de clichés "entre deux".
Le sentier touche à sa fin, nous arrivons à Ponta do Sol.
2.Ponta do Sol
Un élevage de porc en arrivant sur la ville. Quel accueil !
Il est 14h, nous arrivons au Miranda e Miranda hotel. Il est situé sur les hauteurs de la ville, un peu en retrait du front de mer. C'est un hôtel très récent, dans un style plus européen.
L'accueil est parfait et notre chambre donnant sur la mer est elle aussi parfaite. Je regrette un peu le coté aseptisé des lieux, mais rien à dire sur la qualité de cet hébergement très confortable.
Douche et lessive comme tous les jours, puis soins de mon ampoule. Elle se regonfle après chaque rando, la teigne ! Le top serait de pouvoir rester en tongs quelques jours ; compliqué ici…
Vers 15h30 nous descendons sur le front de mer. Les enfants rentrent de l'école.
Sur la place de l'église, les femmes papotent.
Sur le front de mer, peu d'activité. Les barques ont du mal à briller par leurs couleurs sous ce plafond bien bas.
Les hommes jouent, inlassablement.
Nous repérons le resto pour ce soir, la Caleta, à la façade turquoise.
Marie avait donné des infos sur une boulangerie artisanale, nous partons à sa recherche. Le point de repère c'est le rond-point de la prison, ensuite, prendre à gauche de la maison bleue.
On arrive alors dans cette ruelle, le boulanger est à la porte rouge... C'est un boulanger bien plus artisanal qu'on ne le pensait ! On y passera demain matin.
La couleur reste omniprésente sur les façades ou dans les parcs
Un fin crachin s'est installé et, couplé au vent, il fait bien chuter la température. Nous rentrons à la chambre.
Nous ne ressortons qu'en toute fin de journée, la météo semble un peu meilleure, les rues s'animent à peine. Nous avons réservé à la Caleta pour ce soir. Ce resto sur le front de mer est réputé et il est impératif de réserver, c'est complet tous les soirs !
Nous sommes à l'étage avec une jolie vue sur la mer.
Le repas est absolument parfait. On a ici le mariage des saveurs capverdiennes et le raffinement de présentation et de service européen. On a adoré ! au menu pour nous, poisson sauce mangue et salade de poulpes. Tout est très frais, gouteux et délicatement présenté.
Au rez-de-chaussée les musiciens se sont installés, comme tous les soirs. Belle ambiance quand nous quittons le resto.
Nous rentrons tranquillement à la chambre, dans la fraicheur de ce village de bord de mer.
Rando incontournable sur l'île de Santo Antao. Longeant en grande partie la mer, elle offre de superbes points de vue. La traversée des villages est un plus également.
La section "Cha de Igreja - Cruzinha" n'apporte pas grand-chose en terme de paysages. Les plus pressés pourront réduire le tracé. Cruzinha offre également quelques possibilités de logement et est desservie par les aluguers et taxis depuis Ponta do Sol.
les tongs au quotidien c'est seulement si tu marches à la capverdienne!!! faut les voir crapahuter et courir dans les chemins en tongs quand nous on se tord la patte avec nos grosses godasses et qu'on souffre comme des cochons!! hihi!!! D'ailleurs avec le temps j'ai appris à me méfier des temps indiqué par les capverdiens pour aller d'un point à un autre. On peut facilement multiplier par 2 ou 3!!!
Merci, je te suis avec plaisir dans ce...pèlerinage et chemin de croix!! ;O)
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
Salut Isabelle,
Tes tracés, et détails de temps, km et dénivelés sont très intéressants.
une chose m'intrigue. tu n'es pas la première à mentionner D+900/D-900 sur la rando Cruzinha-PdS, alors que la carte indique 500/500. en général elle est assez juste mais là, je me demande.... je n'ai pas d’instrument pour faire ces mesures, mais vu les mesures des autres, je me pose des questions. Ta sensation? Vraiment du 900 à monter et descendre en cumulé? Je me suis jamais tellement posé la question en faisant le chemin.
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
Tu vois, j'ai encore pensé à toi dans cette rando !
Ce truc des dénivelés est assez fou en fait. Les données que j'inscris sont celles que me donne le logiciel Base Camp qui récupère les infos depuis mon GPS Garmin (Etrex 30).
Quand je charge mon tracé sur le site Visugpx, (pour le partage avec les autres randonneurs, et l'insertion du lien vers la carte dans mes articles) les données sont différentes, alors qu'à la base ce sont les mêmes fichiers GPX qui sont utilisés.
Donc, mystère pour moi...
J'avais lu quelques articles sur le GPS Garmin et il s'avère que le mien aurait gagné en fonctionnalités mais perdu en précision d'altitude lors des évolutions du produit. Incroyable pour un GPS, mais véridique !
Mon mari a une montre Garmin, avec GPS et enregistrement des tracés (mais pas de visuel carte) et, sur des randos l'été dernier, nous n'avions pas les mêmes données d'altitude.
S'agissant de notre 1ère expérience de randos avec dénivelé, je ne saurais dire si on est plus sur du 500 ou du 900. Le fait est que je l'ai sentie passer cette rando !
Entre les chiffres divergent, ta condition physique (et mentale !) variable le jour de la rando, c'est dur d'évaluer objectivement la difficulté d'un parcours.
Perso, je suis plus forte mentalement sur un secteur comme le Salto Preto que sur Santa Isabel.
Dans le Salto, tu démarres la rando en début de journée, tu sais que c'est LE gros morceau du jour et qu'ensuite ça va dérouler tranquille.
Sur Sta Isabel, tu démarres en grimpant et tu grimpes, tu grimpes, tu grimpes, sans vrai répit, avec un pourcentage de pente moindre mais sans arrêt. Pour moi, c'est plus épuisant.
à la prochaine.... à ton avis, quel sera le programme ?
ouais pas facile d'estimer en effet....et les appareils de mesure donnent des valeurs différentes.
Programme de ton jour suivant?? A part que j'ai noté que tu allais passer à la boulangerie artisanale, j'ai aussi gardé en tête le résumé de ton parcours que tu avais posté en tout premier message!! ;o))) Donc je me souviens que ta journée de repos n'en sera pas une!! ;O)
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
C'est pas faux!! Il y a tellement à faire et à voir, tellement de chemins de randos, chacun passant dans une vallée ou une autre!!! et des paysages très variés, même à quelques vallées d'écart seulement! vous avez eu bien raison d'en profiter au maximum!!
Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve.
Excellente nuit mais grosse douleur au pied ce matin. L'ampoule me lance. Par chance, aujourd'hui est une journée dite "de repos", ce qui veut dire petite balade au programme, avec petit sac à dos, les gros restant à la chambre. Nous prenons un excellent petit déjeuner avant de quitter l'hôtel vers 8h45.
Rien ne presse vraiment aujourd'hui, le programme est léger. Nous descendons la rue et montons dans le 1er aluguer qui arrive, direction Ribeira Grande.
1. Ribeira Grande
Les travaux des routes sont un éternel recommencement.
Le chauffeur me demande où nous allons et quand j'annonce "Route de la Corde" il me dit que ça va être difficile de trouver un aluguer pour y monter car nous sommes samedi. Je n'y prête pas vraiment attention, y voyant un moyen de me "vendre" un aluguer privé ou un taxi pour y monter. Le fait est qu'après quelques minutes à arpenter la route où sont stationnés les aluguers pour la Cova, tout le monde me confirme que les aluguers montants sont rares le weekend. Un seul nous dit qu'il y monte à 11h, pour 200 CVE/pers. Nous ne sommes pas vraiment pressés, la météo est très brumeuse ce matin, et la rando prévue, courte. Ben propose qu'en attendant on aille faire un petit tour "en ville" avec l'espoir de trouver un aluguer qui parte plus tôt.
Il n'y a pas grand-chose à voir à Ribeira Grande, mais rien que pour ces 2 fresques ça vaut le coup de s'y balader 10'. Elles se situent sur la partie est de la ville.
Nous remontons vers ce qui ressemble à un centre-ville, autour de l'église. Petites maisons colorées, petites échoppes, ambiance sympathique et très locale.
Nous retournons errer sur la route des aluguers, toujours pleins d'espoir…
Un gars s'arrête avec à son bord un Gallois qui cherche lui aussi à emprunter la route de la Corde. Il m'explique qu'il est tout à fait prêt à partager son aluguer pour partager les frais ; la course pour Aguas das Caldeiras lui a été annoncée à 1700 CVE. Je lui explique qu'il y a un aluguer qui part à 11h et que nous préférons attendre. Il n'avait pas cette info, il descend donc de l'aluguer et attend avec nous.
A noter que les chauffeurs d'aluguers ont un tarif officiel pour les trajets "aluguer privé". Celui-ci est variable selon votre arrêt sur la route de la Corde. De mémoire, pour aller jusque Cha de Mato c'est 1700 CVE.
Ben continue sa série de photos. L'école se situe juste dans la rue des aluguers, un spectacle à elle seule...
Il y a les petites boutiques pour acheter des friandises
la sortie entre filles
À 11h notre aluguer nous fait signe, enfin. On croyait qu'avec un simple demi-tour nous prendrions la route, que nenni, il retourne près de l'église pour charger quelqu'un. Encore 15' d'attente. Gardons le sourire. Nous prenons enfin la route, il est 11h25.
2. Cha de Mato > Xôxô
La brume est toujours là, la visibilité sur cette route pourtant magnifique est très moyenne. Dommage.
Par les vitres entr'ouvertes nous sentons la température plus fraiche en altitude. À midi nous sommes déposés à Cha de Mato, point de départ de notre rando. Nous trouvons très facilement le départ du sentier 203 qui va nous mener au village de Xoxo.
Ambiance montagnarde avec une végétation de résineux très verte. L'atmosphère est très particulière, la brume y contribuant largement.
Les photos fusent plus nous nous approchons de Xoxo. La verdure rencontrée sur ce secteur contraste radicalement avec l'aridité des paysages des jours précédents.
A Lombo de Pico, petite pause dans une trapiche. Elles sont nombreuses dans cette vallée et il faut oser s'y aventurer. Les gars sont ravis de nous montrer leur installation.
Nous rejoignons la route après 6km de descente.
3. Retour sur PdS
Nous pourrions essayer de choper un aluguer mais les jambes nous portent encore très bien, nous marchons donc tranquillement sur cette route bitumée qui descend sur Ribeira Grande. Là c'est franchement une rando facile !
Le soleil est à présent sorti. Un peu frustrant…
Séquence coiffure !
Il est 16h50 quand nous arrivons à Ribeira Grande. Nous n'avons aucun mal à trouver un aluguer pour Ponta do Sol. Il n'est même pas nécessaire de chercher, quand un capverdien vous voit il vous demande où vous allez et d'office fait signe au 1er aluguer venu. Trop fastoche ! Nous embarquons également d'autres Français avec qui nous engageons la discussion.
Notre recherche d'aluguer ce matin ayant été compliquée, je sais déjà que nous n'aurons d'autre choix que de prendre un aluguer privé pour monter à la Cova demain. Je demande donc à tout hasard s'ils montent à la Cova demain. Bingo ! Nous convenons donc de nous retrouver devant leur hôtel demain matin. Ils ont un chauffeur qui les transporte régulièrement, nous bénéficierons donc de ses services.
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I’m heading to Abidjan, Côte d'Ivoire for a long stay from July to September 2026. Could you please recommend any apartments for rent or a real estate agency? Thanks
I’ve been looking for a destination for a 2-week trip early next spring, and Cape Verde has been growing on me. (The flight isn’t too long, the temperatures are more than pleasant, and it’s an unknown country for me.)
The thing is, Cape Verde is pretty complicated when it comes to inter-island transfers, and I don’t want to spend my time in airports or on ferries—especially since those transfers aren’t exactly known for their reliability...
So, I’d like to limit internal flights to just 2, meaning the island I arrive on plus one other.
I’ve ruled out the all-inclusive islands: Sal and Boa Vista.
I’m torn between combining Santo Antão + São Vicente or Fogo + Santiago.
The goal of the trip is to see beautiful landscapes, go on day hikes (nothing multi-day), swim a little—though I prefer quiet spots—and enjoy 1 or 2 days in a city, but not much more than that!
In your opinion, which option would be the best, and why?
Hi,
Have you got any recent feedback from a trip back from São Tomé?
We're heading there in a few months.
One question among others: is swimming—well, snorkeling—risky there?
Thanks for your feedback, tips, etc.
I’m planning a trip to Benin in July, and I saw there were a few recent discussions about this destination. Would you have any suggestions for nice places to stay in Cotonou that won’t break the bank, as well as in other cities (Porto-Novo, Ouidah, etc.)? Thanks sooo much for all your valuable tips!
Hello,
We’re two senior travelers and would like to visit Cape Verde in Feb 2027.
We don’t hike but love meeting people, culture, and nature.
Which islands would you recommend, and do you know of any local agencies?
Thanks a million!
Hello,
We’re a family of 5 (2 adults and 3 kids who’ll be 2, 7, and 10 years old) planning to visit the islands of Santiago, Fogo, and Maio this summer. We’ll have 22 full days on the ground. It’s a shame (financially, logistically, and environmentally speaking!), but we’ll be taking 4 flights: a round-trip from Santiago to Fogo and another from Santiago to Maio. We’d like to position Maio toward the end of our stay since we enjoy ending our trips with a quieter beach phase.
For now, based on flight schedules and dates, we’re thinking of doing:
23/07: Arrival in Santiago
24/07 – 30/07: Fogo (5 full days)
30/07 – 05/08: Santiago (5 full days)
05/08 – 11/08: Maio (5 full days)
11/08 – 15/08: Santiago (3 full days)
15/08: Return to France
FOGO: Of course, we want to visit Cha das Caldeiras, where we’d like to spend 3 nights. We’d love to explore the valley and are also considering hiking the smaller Pico (the taller one seems too ambitious for us with the kids). Do you have any info on that hike?
What else do you recommend doing on the other days? Where can we go for other walks? I’ve seen that it’s possible to descend from Cha das Caldeiras to Monteiros, but I’m worried it might still be too challenging. It looks amazing!! But how do we manage with our luggage? Otherwise, the north of the island intrigues me, though we’re not thrilled about São Filipe, even though we know we’ll have to spend at least one night there before returning to Santiago.
On this island, we initially thought about not renting a car, but I’m wondering if that’s a good idea for us with all the luggage. If we do rent one, is it easy to reach Cha das Caldeiras by car?
Any advice is welcome!
MAIO: Here, I think renting a car will be essential for us to get around easily. We’d like to do an excursion to observe turtle nesting. I haven’t found much info on this—where and with whom should we go? Otherwise, the plan is to do some snorkeling directly from the beach, independently, since we’ll need to take turns so one adult can stay with our 2-year-old. Any spots you’d recommend?
Which towns would you suggest staying in? All options work for us—we’re fine with settling in one place or splitting our time (e.g., 3 nights in one spot and 3 nights elsewhere).
Basically, I’m open to all tips and recommendations for this little week on Maio (short walks, places to relax, beaches, etc.)!
SANTIAGO: Nothing too original, but for Santiago, we’re considering visiting Cidade Velha, Tarrafal, and Ribeira da Prata (for the black sand beach and natural pools), as well as Serra Malagueta for a hike.
There must be so much more to do, especially with the time we have. What else would you recommend?
I’m struggling to figure out how to organize our time there since we’ll have 5 full days first, then 3 more. How would you do it?
Hello from Quebec,
I’m a French-Canadian from Montreal. I’d love to go to Senegal during the Quebec winter to shorten this long season. Two people told me it’s not worth spending a lot of money to get there from Canada because there’s not much to discover. But I’m still skeptical. I’d love to read real testimonials from travelers who’ve been there, with as much info as possible. Thanks
Hello, my wife and I are planning a trip to Cape Verde at the end of May for 20 days. We’re still unsure which islands to prioritize (they all look amazing!). Santo Antão and São Vicente seem like must-sees. Which other islands should we visit, given that we love hiking (nothing too challenging) and swimming?
Thanks
Hi everyone!
The forum has been a huge help during my moments of doubt, and since Cape Verde isn’t a destination with many discussions, I felt I had to share my trip report 🙂
First, the EASE: I could never validate it from my phone—I tried 50 times without success, and on the computer, it worked the first time.
Then, Cabo Verde Airlines: forget online check-in. I went to the airport early to get my window seat (and in the end, the plane wasn’t full—I had three seats to myself, so I could finish my night peacefully). No in-flight entertainment for those who don’t sleep on planes.
Monday 9: Flight + arrival at Antonio’s (Oia Mindelo Guesthouse). Antonio’s apartment is up on the hill, but really, it’s only a 10-minute walk to the beach and 10 minutes to the city center (depending on where in the center). He picked me up at the airport (1000$). I continued relaxing by doing... nothing on the beach. Dinner in town at Café Mindelo: a pretty place, but otherwise meh—expensive and not necessarily good (2100$ for a beer and a fish that didn’t seem freshly caught as advertised).
Tuesday 10: Antonio offered to do a tour of the island (for cheap), and we left with his other guests (a lovely English couple, 76 and 77 years old). Stops at Salamansa (I felt something special on that beach—I could’ve stayed there for an hour doing nothing), then another scenic spot, a restaurant, and Baias das Gatas (I took a quick dip, but to me, it had less charm than Salamansa). Then we crossed the island to return to São Pedro (beautiful but windy; the village looks cute). Exhausted, I went to bed early because of the ferry to Santo Antão the next day.
Wednesday 11: Antonio took me to the ferry, and we’ll see each other again since he’s hosting me at his aunt’s place during Carnival. On the ferry, I had a Booking.com reservation for what I thought was in Ribeira Grande (the town), but it was actually *in* the ribeira—specifically in Manta Velha (aluguer to Cruzinha ~600$). I thought I’d fallen into a hole, but I ended up loving it—Casa Familiar Gilda. Gilda is a divine cook (dinner for 1000$—don’t eat lunch, or there won’t be room), the village has a typical rural Santo Antão vibe, the place has great energy, and you can get around easily by aluguer.
Thursday 12: I left early by aluguer to Ribeira Grande (250$), then another aluguer to Ponta do Sol (100$)—a sleepy beauty at that hour—to do the Ponta do Sol-Cruzinha hike, finishing in Cha de Igreja. Departure at 8:22 AM from the cemetery in Ponta do Sol, passing through Fontainhas (those doing it the other way will have a fabulous climb at the end 😏), and let’s go! I loved this glimpse of rural life—past or present—the sea is stunning, and we were shaded most of the way (though it goes up and down, it’s manageable). The arrival at Cha de Mar is breathtaking, and Cruzinha is a charming little town (arrived at 12:30 PM). I’d brought my swimsuit after reading there was a beach, but I packed it back up—too many waves and big pebbles. I continued to Cha de Igreja (25 more minutes) after a short break (ask for the path that doesn’t go by the road). It’s adorable with its church square (you don’t see this layout much elsewhere). I might’ve stayed longer to enjoy the place, but a taxi driver asked if I wanted to return to Manta Velha (1000$), and like a fool, I said yes (it was 2:30 PM—I could’ve waited for the 4:30 PM aluguer for 100$, but oh well).
But since I still had energy, I decided to see if I could find a grog distillery. I ran into a French guy arriving at Gilda’s, and we ended up talking to Rodrigo, who explained everything from A to Z about how they make grog (the simple cane juice is amazingly good—but the work is clearly tough).
Friday 13: Transfer to Xoxo on Djalma’s advice 😉, where I’d booked a room at Casa Xoxo. I did the hike to Rabo Crusto... it’s tough, but I kept quiet when I saw a pregnant woman doing it with her two little ones 😄. There’s also a distillery I didn’t linger in, and I took a tea break with that wonderful landscape before heading back. I couldn’t find the path Jean-Michel had told me about (take a right at the village entrance), so I went back down to the water reservoir to turn off and take the waterfall path (anyone can point it out if needed). The bedding at Casa Xoxo was perfect, but the dinner atmosphere was less family-like.
Saturday 14: No one at Casa Xoxo could tell me when the aluguer passed, so I scarfed down my breakfast and headed down a bit. I found one (not sure if he’d planned to work, but there were three of us, so he left). Arrived in Ribeira Grande, an aluguer driver told me the coastal road to Porto Novo was closed and we had to take the Corde road—but no one was leaving, so we’d have to charter... Sometimes, you just have to say it: aluguer drivers say there’s no ride just to make you pay the private price (3500$). But this time, it was true! With another French couple, we wanted to go to Tarrafal. Our driver called the Porto Novo-Tarrafal aluguer to wait for us. The Corde road is stunning—more different landscapes (thorny forest, misty peaks...). Changed aluguers in Porto Novo and headed to Tarrafal. Another world—lunar landscape on the way. Arrived in Tarrafal and relaxed.
Sunday 15: Hike from Tarrafal to Monte Trigo, left at 8 AM, and I’m glad I did—I was in the shade until about 9:30 AM, then the sun got strong. Beautiful walk, arrived in Monte Trigo around 11:30 AM. The people weren’t particularly friendly, but oh well. Swam at the little beach in Monte Trigo (the water is *so* good). I waited for other French people who had “booked” a boat for the return. Came back with Javi (50 min—1000$ each), who lent us masks and snorkels for some snorkeling. Had grog with Ludo, Estelle’s husband, who was waiting at the bar, then filled my grog bottle at the *mercearia*. I admit, it’s delicious, but I don’t remember much of that evening 😇🤪. Except Javi put on a show saying he’d been robbed, had no money, and needed to pay the boat owner, etc. People paid again (apparently not me, since Ludo, Estelle, and I arrived at the restaurant after Javi’s drama). FYI, Javi does this often—my host had warned the couple renting the other room to watch out for him because he scams people for money. So Javi is 35 with hazel/special-colored eyes. But if you don’t repay the “service,” the day was still great.
Monday 16: Several of us were taking the late-afternoon boat, so we chartered an aluguer (7000$) to avoid the 6 AM one—trip—boat to Mindelo. Antonio picked me up at the ferry, and boom—Carnival!
I found a spot on Rua de Lisboa. My neighbor was from Santo Antão just for Carnival, spoke French, and explained that last year’s Carnival started 3 hours late because a float couldn’t fit under the power lines 😏 (like they don’t know the height by now hahaha). On Monday, it’s the teachers (nice—kind of a warm-up) and the Madingas. Once they passed my spot, I followed them along the route—I LOVED it! By midnight, they still hadn’t reached Praça Nova, and the police told them to speed up, but I loved that energy!
Tuesday 17—Mardi Gras: Beach day, then Carnival! Antonio had bought me a seated ticket just in case (300$). Ended up in front of a punch stand, where I ran into two French women I’d met in Manta Velha. Two guys from Mindelo talked to us, and we did Carnival with them. And what was bound to happen, happened: a float couldn’t pass because... it was taller than the power lines 😏😏😏. The dancers kept dancing while the crowd tried to lift the cable. Finally, a guy in a tree climbed higher and used a pole to lift it... and the parade could continue 😉. Around 12:30–1:30 AM, when the concert was supposed to start, the power went out. I went home and later learned the concert started around 3 AM.
Wednesday 18: I went home because I was taking the boat back to Santo Antão, heading to Casa Familiar Gilda. Walked the loop from Manta Velha.
Thursday 19: Left early for Ribeira da Paul to do the loop to Sandra’s House. It’s truly breathtaking! Back at Gilda’s, I chilled. I wanted to go to Sinagoga’s natural pools, but the hike had worn me out.
Friday 20: Return to Mindelo on the red company’s ferry—no comparison: way more comfortable than the blue company’s, especially for someone prone to seasickness. Beach. Exhausted, I struggled to sleep because the shop on the ground floor of my rental had a party until 3 AM (and the windows aren’t double-glazed—*hi*—but that’s common in Mindelo).
Saturday 21: Ran into Estelle and Ludo by chance (the city’s small), and we arranged to share a taxi the next day since we had the same return flight. Beach (I tried Lazaretto Beach, but nope—not great—dead fish + weird smell = bad signs). So Laginhia was fine, and in the evening, a restaurant with singers, then Caravelle (the ground-floor shop didn’t bother me since I got home when they were saying goodbye 😏). Too bad—I dance salsa, bachata, kompa, zouk, but not kizomba hahaha, but it was still fun.
Sunday 22: Took a taxi with Ludo and Estelle (1200$). Arrived *ages* before takeoff (no exchange office—get escudos in town if you have any left). Boom—CDG, boom—RER... home.
There you go—a super long trip report. Not sure if it’ll help, but the digital detox was amazing. These two islands are very different but so beautiful. I only got a glimpse, but they’re worth the trip. I was lucky to see Carnival (what joy in that city!) and happy the Cambodia ticket (my first idea) was way too expensive 😉
Hi,
Without booking in advance through an agency, is it possible/easy to organize luggage transfer from one night to the next between accommodations in Santo Antão?
Thanks.
Easily accessible from Sal or São Vicente, São Nicolau is the forgotten island of the Barlavento group. With two large villages, volcanoes, jagged peaks, lush valleys, and vast rocky expanses, it has nothing to envy its big sister Santo Antão. It’s slipped under travelers’ radar a bit (in January, there were probably fewer than a hundred European tourists on the whole island), and that’s just fine! Accommodations aren’t overrun by groups like in Santo Antão, and connecting with locals is even easier. But don’t come to São Nicolau for wild nightlife—it’s incredibly peaceful here, and on Sundays, it’s total silence!
A little favorite of mine: Pensão Jardim in Ribeira Brava, the capital; Residencial Palice in Queimadas; and especially Pousada d’Anna in Estância de Brás, where the raging sea crashes against the black lava spurs.
Weather-wise, it was chilly this year but perfect for hiking. If you’re up high (like Monte Gordo), dress warmly or wait for spring! Fog gusts can ground you completely. Trails are generally less marked than in Santo Antão; if you’re wary of apps, you can find a 1:50,000 map at the small travel agency in Tarrafal.
Those who enjoy sharing experiences with other travelers over a Strela or two in the evening might feel a bit frustrated on São Nicolau, but the island’s beauty, the resilience of its farmers in extreme conditions, and the kindness of its people make it a fantastic stop for any visitor to Cape Verde!
Hi everyone,
I’m planning a trip to Senegal in early July 2026 for a week with my teenage daughter.
We’ll be staying in a bungalow at Club Les Filaos.
I’d love to hear your advice, especially about visits and excursions. The hotel offers them directly, but I’m wondering if it’s better to go with their organized tours or hire local guides you’d recommend.
What do you think are the pros and cons of each option?
I’d also appreciate tips on currency exchange—where’s the best place to do it to avoid any nasty surprises?
Finally, if anyone’s stayed at this hotel recently, I’d love to hear your thoughts! I’ve read both glowing and terrible reviews, so I’d really value your firsthand experiences.
Which taxi app do you recommend for Senegal? Are there shared taxis from Dakar Airport to La Somone? If not, do you have an idea of the price for a taxi?
Hi everyone,
After a year where I’ve worked way too much and with a house under renovation, it’s become essential to take a breather. My contract ends on 01/30, and I’ll try to find a new client for early March, so overall, let’s go somewhere in February!
I thought Réunion with the full trek around the Mafate cirque for reconnecting with Nature would be perfect, but since it’s cyclone season, it wasn’t such a great idea. Then came the idea that Southeast Asia could fulfill the peace-and-beach vibe, especially Cambodia with its cultural past, but the flight ticket price and a chat with a friend made me change my mind—and boom, Cape Verde popped up, with Santo Antão for hiking and São Vicente for culture and the beach.
So I bought a ticket a week ago, and oh, what a coincidence—it’s during Carnival!
Except now, I don’t know if it’s reality or just exhaustion talking, but I feel like I’m making a mess of things.
I’ve traveled a lot without even booking the first night, but this time, I pre-booked 2 nights in Mindelo (though one of them ended up canceling itself).
But the main issue is that I arrive on Monday, 02/09 at 6 PM and leave on Sunday, 02/22 at 11 AM, and there’s a little hiccup in the logical organization—actually, several hiccups—since I don’t really have any organization right now, and that’s where I need help
Because Carnival is in full swing from 02/15 to 02/17, right in the middle of my trip, so the logic of my visit to Santo Antão isn’t clicking for me. Plus, I just checked, and there’s zero accommodation available in Mindelo from 02/15 to 02/18 😕
So I don’t know: should I skip Carnival, should I forget about planning and just wing it once I’m there, should I stay on São Vicente after Carnival (because I read Montaganrd’s trip report, and he made São Vicente sound like a rock !), or should I keep in mind the option of heading to Santiago afterward and buying a return flight to Paris from Praia?
I need help 🏴☠️
Hi everyone, thanks for your advice! I’m starting a new thread because it seems my first one about Senegal was deleted—or maybe it’s just my computer acting up again 😉. Anyway, I’ve decided to go to Benin instead. I’ll be there from January 5th to February 2nd—why count the days when you love traveling😄? I’d love all your tips on accommodations, restaurants, and itineraries. I’m basically starting from scratch to plan my trip.
Hi there,
We’re heading to Senegal for 4 weeks in February 2025.
We’ve booked a 7-day cruise on the Bou el Mogdad departing from Saint-Louis.
That’s all we’ve planned so far—we’re also thinking of exploring Casamance after the cruise.
Any ideas for things to do while traveling between Dakar and Saint-Louis? We’ll arrive in Dakar 5 days before the cruise sets off.
Thanks so much for your tips!
Edith
I’d planned to go to Benin in 2026, but given the recent events and upcoming elections, I’m thinking I’ll wait to see what happens after the elections.
Has anyone traveled to Benin recently or is planning to go soon?
I’m trying to find out the dates for the best parades at the Mindelo Carnival in 2026, but I’m having trouble figuring it out. When I search for "Mindelo Carnival 2026," I get different dates and no clear schedule.
I’ve found the parade on Tuesday, February 17, 2026, and the one on Sunday, February 22, with the grotesque makeup, which seem the most interesting. On the other hand, some say the São Nicolau Carnival is more authentic than Mindelo’s.
If you’ve experienced this firsthand—not just theoretically but actually been there—I’d love to hear your practical tips.
Hi,
We’re heading to Cape Verde in January. We’re scheduled to arrive in Praia on a Saturday around 11 AM.
I read somewhere that the exchange rate for Euros to Escudos is the same everywhere—110 escudos for 1 euro. Can anyone confirm this? If that’s the case, I assume there’s a currency exchange desk at the airport, and the rate isn’t too bad? So, it’s better to exchange at the airport, right? What do you think? I don’t want to use ATMs.
Otherwise, are banks in town open on Saturdays? I read they close by 3 PM?
Hi there, I’m planning a trip to Santo Antão with some hiking (for me) but not for my partner. I’d love some help figuring out if my plan is doable in terms of time and transportation:
- Day 1 – Arrival by boat from Mindelo, then aluguer to Cova (and overnight nearby)
- Day 2 – Hike to Paul / aluguer for my partner
- Day 3 – Aluguer to Ponta do Sol
- Days 4 & 5 – Ponta do Sol
- Day 6 – Hike to Cruzinha / aluguer for my partner (overnight in Cruzinha)
- Day 7 – Aluguer (or taxi) to Xoxo (overnight in Xoxo)
- Day 8 – Aluguer to Porto Novo + boat to Mindelo
Does this plan make sense with the local transport options?
For accommodations, I’d love any suggestions you might have.
Thanks so much for your help!
We’ve booked our tickets for July—there’ll be 4 of us, maybe 6 (all in our sixties). We’d like to visit 4 islands:
Arrival in Praia on July 8th
Return from São Vicente on July 29th
Between those dates, I’m not sure how to split our time across each island. We’ll definitely spend at least a week on Santo Antão. We’re planning to visit Santiago, Fogo, São Vicente, and Santo Antão.
We’re looking for easy hikes, diving, sightseeing, and a little beach time (but not too much).
How do you think we should divide the 3 weeks among the islands? Is 3 days in Fogo enough?
Are guides essential, and can we easily find them on the spot?
Should we rent a car, given we won’t just be hiking?
Thanks in advance for your advice, tips, warnings, and anything else you can share… and I’ve still got plenty more questions!
Valéry
I arrive in Fogo at 11 a.m. (if the ferry is on time) from the ferry departing Praia. From what I understand, the collectivos to Cha das Caldeiras leave late morning? Do you think I can leave the same day?
My question is: should I spend a night in São Filipe?
I don’t want to take a taxi—it’s too expensive.
Hello,
We’re a couple in our sixties and have finally decided to spend 15 days in Cape Verde from March 1 to 15, 2025, focusing exclusively on the four Leeward Islands.
We’ve planned to take the boat between these four islands and adjust our stays based on the ferry schedules. If there are any difficulties or need to adjust the route, we might take a flight instead.
Here’s our planned itinerary with the boats:
Day 1: Flight from France to Santiago Island
Day 2: Boat from Santiago Island to Brava Island
Day 3: Brava Island
Day 4: Brava Island
Day 5: Boat from Brava Island to Fogo Island
Day 6: Fogo Island
Day 7: Fogo Island
Day 8: Fogo Island
Day 9: Boat from Fogo Island to Santiago Island
Day 10: Santiago Island
Day 11: Boat from Santiago Island to Maio Island
Day 12: Maio Island
Day 13: Boat from Maio Island to Santiago Island
Day 14: Santiago Island
Day 15: Flight from Santiago Island to France.
Based on your experiences and knowledge, could you share:
- Your favorite places to visit and hikes
- Accommodations that charmed you
- Restaurants you enjoyed
Thanks in advance to all travelers and locals from these islands who’d like to share their favorite spots! !
Hello,
We’ve just returned (2 senior couples) from 18 days in Cape Verde (21/01 to 7/02) that we really enjoyed. The temperature was great—20° to 27°—admittedly a bit windy at times, but the friendliness of the Cape Verdeans made up for it.
Paris Orly, direct flight with Transavia (cheap if you book in advance). We landed in São Vicente, with a 12 € city transfer. We had a fantastic 2-bedroom apartment in downtown Mindelo—Av. Fernando Ferreira Fortes, "Casa So Morabeza"—for 58 € per night. The owner lives in France and communicates instantly via WhatsApp.
We spent 2 days exploring the (beautiful) city of Mindelo and its port activity, plus a private taxi tour of the island (6000 CVE for the day).
Then we took the Armas ferry (recommended company—1500 CVE) to Santo Antão.
From there, a collectivo (450 CVE per person) took us to Ribeira Grande, a central base for hikes.
We stayed in a brand-new, modern, and well-equipped 2-bedroom apartment—*Apartamentos Modernos*—for 6770 CVE per night, staying 6 nights. I highly recommend it for its location in town and proximity to *aluguers* and *collectivos* for hiking.
The hikes were stunning:
- The coastal trail from Fontainhas to Cruzinha (taxi for 1500 CVE)
- The route from Corda to Coculi (taxi for 2000 CVE + 100 CVE per person for the return)
- The trail from Cova to Cidade de Pombas (taxi for 2000 CVE + 100 CVE per person for the return)
- The hike from Miradouro to Ribeira Grande (taxi for 2000 CVE)
- The coastal road from Ribeira Grande to Ponta do Sol (visit and lunch at *Mini Familiar* in the city center—excellent and affordable) for the round trip.
Ribeira Grande has plenty of restaurants, but avoid *5 de Julho*—it’s loud and slow.
We loved: *Bellcanto*, *Cantinho da Amizade*, and *Boca-Fina Churrasqueria*.
Meals with drinks cost around 800–1000 CVE.
Back to São Vicente by ferry (1500 CVE), then an airport transfer (12 €) and a flight (99 €) to Santiago’s Praia. The airport-to-city transfer was 15 €.
We stayed at *Kelly’s* in Plato, Praia, which was disappointing—not ideal for two couples—but well-located.
One day was spent visiting the massive *Suspicia* market, then a collectivo to Cidade Velha (2 x 200 CVE round trip per person). We hiked up to the fort, explored *Rua Banana*, and had lunch at *Praça do Mar* by the beach.
We rented a car for 6 days (29000 CVE) from *Slimpycar* in Praia.
On Saturday, we visited the huge *Assomada* market—don’t miss it!—then hiked to *Boa Entrada* and *Poilon*, the largest and most impressive tree we’ve ever seen.
We stayed for 2 nights (138 €) in a beautiful valley in *Picos*—a spacious, lovely house with 2 bedrooms, 2 bathrooms, and a large living area, surrounded by nature and animals.
Lina, the charming neighbor, prepared dinner (8.50 €) and breakfast (4.50 €) for us.
Next, we headed to *Tarrafal*, stopping to visit the concentration camp (500 CVE)—a must-see—before arriving.
We spent 3 nights (184 €) in a fantastic house called *"Maison Familiale"*—huge, with 3 bedrooms, 2 bathrooms, 2 kitchens, 5 toilets, and a large terrace with sea views. It was absolutely stunning and very close to the beach and numerous restaurants.
We did a beautiful 3.8 km hike to the *Farol da Ponta Preta* lighthouse.
Tarrafal’s beach is lively and pleasant, with bars, restaurants, and even acrobats!
We also explored *Ribeira da Prata* to see the *Piscina Natural de Cuba* (not easy to find).
We loved discovering isolated villages like *Ponta Furna*, *Ponta Labrão*, and *Fazenda*.
For food, I recommend *Mira Mar* at *Mama’s*.
On the way back to Praia, we took the east coast route via *Calheta de São Miguel*, *Pedra Badejo*, and *Praia Baixo*—nothing extraordinary, just a rugged, wild coastline with beaches that seemed a bit tricky to access.
Our last evening in Praia was nice. The seaside esplanade was lively, and many Cape Verdeans were swimming at *Prainha* beach, which seemed very accessible and safe.
If you’d like more info—addresses, etc.—feel free to message me privately. I’ll respond.
Jacquesler.
I’d like to share our travel plans for March 2026 to get your valuable feedback...
- Arrival in Sao Vicente on Tuesday, March 3rd at 9:20 AM from Lisbon (EasyJet)
- Direct departure the same day or the next day for Santo Antao – 3 or 4 nights on Santo Antao (depending on whether we spend the first night in Mindelo or on Santo Antao)
- Return to Sao Vicente for 3 nights
- Flight to Boa Vista via Sal (Cabo Verde Airlines) on Tuesday, March 10th – 5 nights on Boa Vista
- Return flight on Sunday, March 15th (Boa Vista to Porto: EasyJet)
Given the various bits of info I’ve seen about the unreliability of inter-island transport, is this itinerary realistically doable without stress? Would it be better to just take a simple flight from Sao Vicente to Sal and end the trip there (from where it’s also possible to return to Europe or France)? I’m still more drawn to Boa Vista... but I’m worried that two flights in a row might be complicated, unless it’s the same plane that just makes a stopover and continues...
Also, I’m calling on the expertise of hikers for Santo Antao:
I’m not a big sports enthusiast—I enjoy walking when I travel, but not distances much longer than 10 km, and nothing too difficult (especially steep climbs where I quickly run out of breath)...
For the hike from Ponta do Sol to Cruzinha: can you confirm that the hike is easier in the direction from Ponta do Sol to Cruzinha (less climbing)? I’ve found info that this hike is 14 km and takes about 5 hours. Do you think it’s possible to shorten it by taking a taxi or *aluguer* to Fontainhas? If so, how long would the hike be then, and how much time would it take?
For the hike from Xoxo (starting at the Bela Vista kiosk on the Cova road), I’ve found info that it’s 12 km and takes 5 hours of walking. I think it goes to Ribeira Grande. Apparently, you can shorten the hike and find *aluguers* on the road near Café Melicia... In that case, do you know how long the hike would be? Is this the hike that lets you walk along *levadas* (like in Madeira), cross banana plantations, and pass by the Cachoeira de Vinha waterfall?
Sorry for all these questions, but I can’t find a guide with hikes and difficulty levels... I think two hikes (one along the coast and one inland with terraces, *levadas*, and banana plantations) would suit our level.
On the third free day, do you think we could rent a 4x4 to explore: take the two scenic routes on the east side and maybe venture a little off the beaten path (without taking risks, of course)... Otherwise, hire a guide for the day: do you have any recommendations and an idea of the price?
One last thing: in March, is it worth (or pointless) to choose accommodation with a pool (especially on Santo Antao)? Is the pool water warm enough? What about the ocean temperature?
Hi there,
We're on a backpacking trip, traveling by public transport/motorcycle taxis. We're in Noubou, south of Salemata in Senegal, just a stone's throw from the Guinean border. Do you know if it's possible to cross the border in this area? Where do we register? Can we cross the border without an official border post and just register in the first town we come to? We have our visas for Guinea.
Hi there,
Which island would be best for a one-week solo trip at the end of November?
I’d like to explore with a local guide who can help me discover Cape Verdean culture.
It’s still just the beginning of the plan…
Thanks to anyone who’d like to share some tips!
Which hotels offer half-board on Santiago Island?
Also, I’d love some contacts for guide-taxis—I’m traveling solo and really want to discover authentic spots.
Hi there,
I’m leaving for Cape Verde at the end of the week. I’ve heard that transportation isn’t very reliable, so I’d love your advice:
- My return flight is from Sal on the night of August 13–14
- I’ll be in São Vicente until August 10
- I found an indirect flight (São Vicente–Praia–Sal) on August 9–10 and a ferry on August 10 as well
- I’m traveling alone with two kids, ages 6 and 9
In your opinion, which option is more reliable and comfortable?