Ah! Libération, toujours prompt à saisir le petit bout de la lorgnette.
Quelle serait la lecture de ce fait-divers par l'autre bout de la lorgnette... Quels sont les arguments de la défense en faveur de cette manière de chasser, de tuer, Cecil ou d'autres ?
D'autres médias, y compris francophones, ont été plus circonspects.
Si on accepte que la chasse sportive a droit de cité (mais avec 30 millions qui tiennent des animaux pour des amis, c'est pas gagné), cette façon de chasser, à l'arc ou à l'arbalète, si elle est pratiquée loyalement*, met l'homme et l'animal face à face, chacun en danger.
J'ai connu, à Pretoria, un chasseur à l'arc qui avait raccroché après s'être fait écharpé par un rhinocéros.
Dois-je préciser que je ne suis pas chasseur, pas même d'images. D'émotions, peut-être.
* J'ignore évidemment si c'est le cas en l'espèce mais ce dont je suis certain c'est que, comme ça ce passe au Zimbabwe, on n'en saura jamais rien (comme pour les opposants disparus).
En lisant ce fait-divers dans... Libé, Le Nouvel Obs, Orange, Le Huff, L'Express... le poids des mots et le choc des photos, je me demandais : c'est (c'était) lui sur ton avatar ?
cette façon de chasser, à l'arc ou à l'arbalète, si elle est pratiquée loyalement*, met l'homme et l'animal face à face, chacun en danger.
Lorsque de riches possesseurs d'armes sophistiquées viennent sur rendez-vous organisé, en terrain sécurisé, s'offrir des animaux sélectionnés, regroupés pour l'occasion... et peut-être même rabattus dans l'axe de tir...
Est-ce un sport loyal ou un loisir (très) coûteux ?
Si on accepte que la chasse sportive a droit de cité
Je suis plus que circonspecte à ce sujet.
Etant carnivore, je conçois tout à fait la chasse d'un animal comestible, chacun ayant ses chances.
Mais je ne conçois pas vraiment une chasse dont le but est un trophée . Surtout quand les dés sont pipés. (Rabatteurs, animaux relâchés devant le soi disant chasseur, animaux drogués, animaux pris au piège etc)
Je trouve finalement plus d' "excuses" aux pauvres exécutants d'un trafic d'ivoire ou de corne de rhinocéros qu'à ce "chasseur".
J'ai soulevé deux points sérieux dans cette discussion:
- l'influence des pets* sur la conscience des occidentaux (50 milliards dépensés par an: y en aurait-il un meilleur usage?)
- le fait qu'au Zimbabwe, il n'y a pas que les lions qui disparaissent (mais eux, ont les honneurs des médias planétaires)
J'ai soulevé deux points sérieux dans cette discussion:
- l'influence des pets* sur la conscience des occidentaux...
- le fait qu'au Zimbabwe, il n'y a pas que les lions qui disparaissent...
Passons donc sérieusement aux choses sérieuses, qui n'ont jamais été sous-estimées malgré le badinage initial.
Attila relaie ici une info qui agite les médias depuis quelques jours : un de ses congénères emblème d'un parc et aimé des amis des bêtes a été abattu au cours d'une partie de chasse controversée et sans doute illégale.
Le sujet a été trimballé dans différentes parties du forum avant d'être fixé dans la rubrique-à-brac "Divers", perdant au passage sa "restriction" Zimbabwéenne... afin que le débat se recentre sur "le braconnage à grande échelle.", selon le souhait d'Attila (qui allume le feu avant de partir ? 😉)
L'histoire relatée (dans Libé mais pas que...) plaide en faveur d'un acte assez dégueulasse car déloyal et inutile, qui ne semblait pas s'inscrire dans une logique de régulation des espèces ou de protection de l'environnement.
Un riche imbécile qui se paie un trophée, un de plus à son palmarès. Mais si tu as d'autres infos qui nuanceraient la cruauté des faits (dans Libé, y'a pas)...
Que cette chasse, qui s'apparente à un jeu aux règles truquées, suscite réprobations et condamnations, cela semble légitime.
Et ce vent de fronde qui souffle ne semble pas uniquement l'apanage des amis des pets. 😇
Même si certains rétorqueront que se soucier des animaux ce n'est pas oublier les hommes... cette surenchère d'indignation pour le destin fracassé de cet infortuné Cécil suscite néanmoins malaise.
Cette ampleur inversement proportionnelle à l'empathie dont on semble faire preuve pour les opposants zimbabwéens disparus dans l'indifférence, les vies englouties dans la méditerranée ou broyées sous la Manche, le peuple grec qui... (euh, nan là j'm'égare !). Ces tragédies humaines qui se succèdent sur les écrans et sous nos yeux impassibles...
Protégez-nous de la surinformation qui ne convoque que l'émotionnel pour l'essorer ensuite sans vergogne, et qui en ce bel été met à la une d'autres violences exercées sur les animaux.
Une discussion ouverte ici il y a quelques jours jette en pâture une tradition décriée. Certains intervenants ont choisi de ne pas s'offusquer, de ne pas surenchérir. Leur sérénité est bienvenue.
Iles Feroe: Les Barbares ne méritent pas un voyage
Cecil (comme symbole de ces chasses particulières), les dauphins massacrés, le braconnage a des fins mercantiles, les corridas (?)...
Devant ces souffrances, ce sang qui rougit nos écrans, ces gazouillis viraux qui prétendent dénoncer et lutter contre ces violences... peut-on débrancher l'affectif, l'épidermique, et actionner la raison en se gardant de tout manichéisme (genre écolos végétariens versus sanguinaires carnassiers) ?
La culture, les traditions sont-elles des alibis indéboulonnables ? L'argent versé par ces chasseurs (le sport a bon dos) auxquels on offre un animal qui n'aura aucune chance... les rend-ils quittes ? Et auprès de qui ?
Le sort que l'on fait aux animaux -qu'ils soient ou pas nos amis- ces faces à faces où l'homme se comporte mal... lorsqu'il tue sans nécessité de se nourrir, ni de se protéger ou de protéger son territoire, et sans impératif écologique... seraient-ils des exutoires nécessaires et le révélateur que notre mal originel, ce penchant à dominer autrui, à exercer sur lui notre puissance pour le dompter et l’anéantir, pour que sa volonté soit réduite à la simple obéissance, pour qu’il ne soit plus rien qu’un jouet dans nos mains... n'est jamais très loin prêt à craqueler le fragile vernis des valeurs acquises (mal acquises ?) qui nous font humains ?
L'indignation mondiale est à son comble (même BB s'est exprimée).
Si Cecil (50 000$) s'était appelé John, ou s'il avait été un éléphant (38 481$), un buffle (13 743$), un phacochère (641$)... le bal des hypocrites n'aurait pas fait salle comble.
Vide de représentation et de forme, le monochrome est riche de toutes les intentions. Malevitch le conçoit comme un passage vers l’infini, Rodtchenko peint une surface matérielle et vide, Newman et Rothko en font un grand champ coloré pour s’ouvrir à une expérience intérieure. Pour Ad Reinhardt, il est l’ultime peinture et pour Ryman ce qui lui permet de mesurer les effets de chaque matériau et support …