Situation économique à Madagascar?
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AL
bonjour, - je consulte regulierement les sites web des medias de Mada, et il semble apparaitre que la precarité s'accroit : avez vous des informations recentes sur ce sujet ? - n'y a t il pas une exageration notable de cette situation ?
ME Mesrob Veteran ·
Bonjour,

Bien malin celui qui pourrait dire avec précision, l'état actuel de la situation économique de ce pays et par comparaison qui connait celui de la France, le dessous des cartes est un domaine très opaque, un peu partout.... On peut lire les articles qui paraissent dans la presse et sur le net qui en donnent une image relativement juste de ce qui se passe à Madagascar... Inutile ici, de refaire le bilan de la crise politique entraînant dans son sillage celui de l'économie, nous savons tous que les choses sont loin de s'arranger aujourd'hui comme partout ailleurs... En posant votre question, vous semblez trouver les commentaires "exagérés" mais dites-nous alors vos arguments qui vous font penser le contraire puisqu’apparemment, vous semblez douter de la justesse de ces articles de presse ....
Ceux qui ignorent le passé sont condamnés à le revivre... Georges Santayana 1935
AG Agnusdei ·
Bonjour , je vois que vous êtes Apiculteur , si vous avez l'occasion de trouver du miel de forêt sauvage auprés des récolteurs , ne vous en privez pas "sublime".dommage que l'exportation du miel de MADA ne soit pas autorisé en Europe .

INFOS DIPLOMATIQUES : (grosso modo :ils sont loin de s'en sortir)

Croissance démographique : 2,8 % (Banque mondiale, 2008) Espérance de vie : 59 ans Taux d’alphabétisation : 59 % Religion (s) : Fond commun traditionnel axé sur le respect des ancêtres (50 %) ; christianisme (45 %), dont 25 % de Catholiques et 20 % de Protestants ; islam (5 %) Indice de développement humain : 143ème sur 177 pays (PNUD, 2010) Données économiques PIB (2010) : 6,56 Mds € (Instat) PIB par habitant (2009) : 300 € Taux de croissance (2010) : 0,6 % (Instat) Taux de chômage (au sens du BIT) : non renseigné Taux d’inflation (2010) : 11,9 % (Instat) Principaux clients : France (32,8% en 2010), Allemagne (7,4%), Chine (6,3%), Etats-Unis Principaux fournisseurs : Chine (15,4%), Etats-Unis (8,3%), France (7,4% en 2010, contre 6% en 2009), Afrique du Sud (7,1%), Bahreïn (6,5%) Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : agriculture : 28 % (Riz) industrie : 15 % (Textile) services : 57 % (Tourisme, TIC) Exportations de la France vers Madagascar : 233,7 M€ en 2010- 3ème fournisseur Importations françaises depuis Madagascar : 262,1 M€ en 2010 - 1er client (32,8% des exportations malgaches) Situation économique

Madagascar continue de figurer parmi les pays les plus pauvres du monde, en 143ème position sur 177 pays selon l’Indicateur de développement humain (PNUD 2007-2008). En 2009, la population est estimée à 19.9 millions d’habitants, en croissance de 2,8%/an. Le pays a connu une forte croissance économique quasi ininterrompue depuis 1995 (exception faite de 2002) avec une accélération jusqu’en 2008 (estimation de +7,2%). Les principaux moteurs actuellement sont les grands projets miniers et les TIC. Depuis début 2009, la crise politique interne s’ajoute aux effets de la crise économique mondiale ; la plupart des secteurs économiques sont touchés, qu’ils soient tournés vers l’exportation (les clients internationaux craignent pour la sécurité de leurs approvisionnements) ou, vers le marché intérieur qui s’est effondré. En 2010, la croissance n’a été que de 0,6%. Le secteur primaire (agriculture, pêche et secteur forestier) représente 28% du PIB et a augmenté de +4,1% en 2008. L’agriculture occupe 70% de la population active et représente 20% des exportations. Les produits de la mer, dont la crevetticulture et la pêche, sont à l’origine de la moitié des exportations du secteur, en déficit depuis 2008. Viennent ensuite le riz, les fruits tropicaux, les cultures de rente (girofle, cacao, café, poivre). Le secteur secondaire représente près de 15 % du PIB. Sa croissance a été solide en 2008 (+10,8%) grâce à la construction des grands projets miniers (+28% pour les industries extractives), et une amélioration de la fourniture en électricité aux industries (+6%). Avant la crise, le gouvernement souhaitait développer l’exploitation des ressources minières dont le pétrole, le fer, le bauxite, l’uranium et le charbon. D’ici à fin 2011, les groupes thaïlandais ITD et PTT pourraient démarrer la construction de leurs projets respectifs d’extraction de charbon dans le bassin de la Sakoa (Sud de Madagascar). Le secteur tertiaire en 2008 tirait la croissance vers le haut (+15,6%). Les secteurs phares étaient le BTP et les infrastructures (+64%), les télécommunications (+48,7%), les transports (+11%). Le secteur des télécommunications a connu une forte accélération pendant la période 2005-2010 grâce à une progression rapide du nombre d’abonnés de la première liaison internet à débit en fibre optique grâce au câble Lion en service depuis 2009. De nouvelles liaisons haut-débit sont attendues (Eassy, Seacom). Ces nouvelles liaisons de Madagascar aux grands réseaux internationaux constituent un axe de développement clé pour le pays. Les entreprises du secteur prospectent pour implanter des call centers, des plateformes de traitement des données, logiciels, gestion de sites internet. Le secteur a connu un véritable essor ces dernières années. Le secteur touristique a bénéficié d’une augmentation d’environ 10,5% des arrivées de touristes entre 2006 et 2008. Il est traditionnellement le premier pourvoyeur de devises du pays devant le textile et la crevetticulture. On comptait environ 25000 emplois directs dans le tourisme en 2008. La crise de 2009 a fortement touché ce secteur qui reprend lentement. Politique extérieure

Jusqu’en 2009, la diplomatie malgache était axée principalement sur : l’entretien de bonnes relations avec le FMI, la Banque mondiale et les bailleurs bilatéraux (France, Union Européenne, Etats-Unis) ; une meilleure intégration régionale : adhésions à la COI en 1982, au COMESA en 1993, à l’IOR-ARC en 1996, à la SADC en août 2005, demande d’adhésion à l’association des « petits Etats insulaires en développement » en janvier 2005, recherche de partenariats avec Maurice, l’Afrique du Sud, le Mozambique ; le développement de relations commerciales et de coopération avec l’Asie (Japon, Chine, déjà très présents, Thaïlande, Australie) ; la recherche d’une visibilité internationale, surtout sous les mandats de M. Ravalomanana, (participation du Président à de nombreux sommets, candidature pour l’organisation des sommets de l’UA en 2009 et de la Francophonie en 2010). Depuis mars 2009, et en raison de la crise politique, certains partenaires bilatéraux (Norvège, Etats-Unis) ont annoncé le gel total de leur aide. Les Etats-Unis ont annoncé le 23 décembre le retrait de Madagascar de l’AGOA. Comme l’ensemble de la communauté internationale, l’Union européenne a clairement dénoncé le changement de régime anti-constitutionnel au profit d’Andry Rajoelina. Elle a suspendu, à titre conservatoire, la coopération communautaire : 630 M €, dont577 M € au titre du 10ème FED (30 % d’ABG -170 M €- ; 40 % pour les infrastructures de transport -240 M €- ; 20 % pour le développement rural, l’agriculture et la sécurité alimentaire -120 M € ). Faute de voir émerger une solution consensuelle à la crise politique, l’Union européenne a adopté en juin 2010 une décision clôturant les consultations au titre de l’article 96 de Cotonou et suspendant, au titre des « mesures appropriées », la coopération de l’UE (Fonds européen de développement), à l’exception de l’aide humanitaire et d’urgence et des projets bénéficiant directement à la population, mis en œuvre par des structures non-gouvernementales. Dans l’attente de la validation de la feuille de route de la SADC, le conseil de l’Union européenne a décidé, le 6 juin, de renouveler pour 6 mois ces "mesures appropriées". Mise à jour : 06.06.11

AL Alleo ·
merci à chacun de ces informations precises .
JO JohnBill Veteran ·
Bonjour, oui la précarité s'accroît. Il n'a qu'à voir le nombre de marchands informels squattant les trottoirs et même les rues à Tana. Les investisseurs attendent une situation politique stabilisée avec des élections crédibles. Le tourisme stagne et n'est pas revenu loin s'en faut au niveau de 2008. Depuis peu, de nombreux délestages de courant sont réapparus dans la capitale. Je pense que les médias que vous lisez sont même en dessous de la vérité, pressions obligent, cordialement,
AN Andreadoria Regular ·
pas de futur...
RO Rotsaka Globetrotter ·
Bonsoir

Je ne pense malheureusement pas qu il y ait une exagération de la situation : retrait des bailleurs, incertitudes institutionnelles qui freinent les investisseurs, inéligibilité au processus AGOA, baisse du tourisme etc etc...

Bref la situation ne cesse pas d etre de plus en plus difficile. Maintenant il est vrai que ce n est pas non plus nouveau puisque la chute a commencé il y a fort longtemps et que les classes moyennes sont laminées depuis les années 70. Loin le temps ou un prof pouvait prendre l avion ou esperer s acheter une voiture. Suremment une accentuation et un decouragement apres l accumulation des hommes providentiels et de leurs échecs et déboires successifs. Bref, pas gai.

Sur un autre sujet et pour le miel, pas gardé un grand souvenir des miels de foret, enfumage a la bouse ou fumée odorante, debris de cendres, cadavres d abeilles et trop d eau... On doit pouvoir en trouver a Ambohimahamasina puisque vous allez vers Ambalavao. Par contre de beaux souvenirs de miels de lichis sur Manakara et Mananjary et de divers bons miels sur Fianar (un apiculteur alsacien installé depuis depuis a sahambavy y faisait du bon miel et y formait des apiculteurs locaux). Suremment doit pouvoir se trouver du miel de jujube sur l ouest, un des meilleurs, parait il.

Bon voyage.
AG Agnusdei ·
bonjour les apicueilleurs vous ont fait gouter un drôle de miel sauvage BEURK..., un des meilleurs que nous ayons trouvé sur l'ile fut celui de la forêt de Kirindy (Bas Menabe) jusqu'a présent , et les hoteliers restaurateurs s'y tiennent , ainsi que certains miels du coté du massif de Masoala .Malheureusement la méthode de récolte par "héritage"ne favorise pas la perennité des ruches .
OC OcéanI Veteran ·
La réalité est bien en deça de ce que veulent laisser croire les agrégats économiques et autres données statistiques et diplomatiques.

Je rentre d'une semaine passée à TOAMASINA qui est censée profiter, depuis près de cinq (5) ans, de la manne liée au projet "SHERITT AMBATOVY".

Certains acteurs économqiues - hôpteliers, restaurateurs, fournisseurs du projet, ..... - semblent s'en réjouir et y trouver leur compte. Pour autant, il n'y a jamais eu autant de mendiants et de prostituées dans les rues de TOAMASINA.
ME Mesrob Veteran ·
Bonjour,

rien d'étonnant à cela.....le système des vases communicants fonctionne à merveille et la " mondialisation ou le droit de chacun de picorer chez tout le monde est acquis et encouragé " et il permet aujourd'hui de constater à quels points, les laissés pour compte explosent tandis que les affairistes se frottent les mains et frôlent l'obésité.... Ce n'est qu'une évidente lapalissade, aujourd'hui, mais aussi une constatation encore beaucoup plus fragrante dans des pays en grande peine de développement comme Madagascar.....
Ceux qui ignorent le passé sont condamnés à le revivre... Georges Santayana 1935
ME Mesrob Veteran ·
Bonjour,

Effectivement le miel de Madagascar est d'une diversité incroyable.... entre le miel de baobab, de jujube, de litchi, de niaouli et d’eucalyptus au gout de caramel ect....bref, beaucoup de variétés sans oublier, les pains d'épices que les religieuses de Fianarantsoa fabriquent avec succès.... Un bémol avec certains " apiculteurs" dont un en particulier qui s'est longtemps fait passer pour un authentique apiculteur et qui en réalité se contente d'acheter le miel de récolte aux malgaches et ensuite le conditionne et le commercialise avec beaucoup de succès mais le problème n'était pas là.....

Ruche artisanale malgache sur la côte Est......
Ceux qui ignorent le passé sont condamnés à le revivre... Georges Santayana 1935
LO LordAnonymo Regular ·
Pour en revenir au sujet, j'ai plutot entendu parler ces derniers temps d'un accroissement de la violence à Tana. Vols avec violence (très grande violence d'ailleurs) sont plus fréquents, voire avec des tués. Les gens ont très peur des pickpockets dans les taxibe, au point qu'ils n'osent plus réagir, il y a des représailles et des passages à tabac. Les voleurs n'hésitent plus à incendier les maisons pour en faire sortir les occupants. Infos d'un malgache de la famille qui vient passer quelques mois en France.
LA Laurenclo Veteran ·
Bonsoir, vu l'effondrement complet de l'économie mondiale, je crains que des pays comme MADA soient malheureusement les premier à "morfler" 🤪 Mais restons optimistes 🙂 Cordialement. Laurence
JJ JJcho Veteran ·
bonjour, il est certain que le quotidien devient très difficile pour une part importante des populations urbaines.bien que la majorité subit, que la classe corrompue des politiques ne se préoccupe plus des places à prendre que de l'avenir du pays, le parc automobile a totalement changé en peu de temps.beaucoup de 4x4 récents sillonnent la ville de Tana;des berlines "récentes";énormément de scooter, l'insécurité, toujours problèmatique ne touche que rarement les vahiny.....les commerçants, grossistes, résidents sont le plus souvent les cibles privilégiées...les attaques peuvent être armées d'armes de querre, les braqueurs n'hésitent pas à utiliser les armes, même contre la police....(qui elle se fait un plaisir à en dégommer quelques uns)l'agglomération de Tana est plus que surpeuplée (surement plus de 2.5 millions d'habitants)n'attire pas trop le visiteur....celui se contente alors d'une visite dans le centre, (Analakely et abord proche)j'ai souvent rencontré des vahiny , totalement paniqué par la foule, portant leur sac à dos sur le devant, incapables de sortir des abords de leur hotel. mais Tana n'est pas si dangereux pour ceux qui se balladent simplement (pas de bagages, très peu d'argent dans les poches(50000ar max)et surtout ne pas donner(meilleur gage pour ne pas être emme...)dégager fermement les mpangataka de toutes sortes(mendiants, vendeurs informels)le malgache ne colle que si il y a du sucre, sinon il ne te voit même pas.....le ville attire toujours des populations des campagnes comme la lampe attire les insectes....perso, j'aime bien cette ville, me ballade partout et n'ai aucun problème. dans les campagnes, pas de délinquence, les populations n'ont que rarement contact avec les visiteurs et vivent leur quotidien(essenciellement agriculture et élevage)dans les villes côtières, le touriste est moins ennuyé et peut se croire au paradis.....la règle , ne vous laisser pas coller, et oublier le mot confiance....(aza matoky)le vol est la plaie du pays!!!!

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