"Take me east": Écrire un livre
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AL
Bonjour à tous,

J'ai toujours eu le rêve d'écrire un livre... sur n'importe quoi. Mais écrire un livre est une tache difficile, beaucoup de questions de posent, sur la légitimité, l'intérêt, le quand, la foi en la motivation pour mener à bien le projet, la peur du ridicule, de l'over-dramatisation, quelle langue, quel style, quel genre et arrivé à la moitié de mes interrogations, il me devient évident que je ne peux pas écrire ça tout seul.

Pourquoi? Parce que je ne suis pas un auteur averti. Je n'ai pas de formation littéraire, du moins pas plus que la moyenne. Je ne suis pas non plus un grand lecteur; en matière de récit de voyages, j'ai du lire un peu de David-Néel et c'est tout. Grand tort m'en fait, je préfère écrire que lire.

J'ai donc pris la décision, si je veux avoir une change de mener le projet à l'aboutissement, il me faut écrire ça en public. J'ai besoin d'un public pour déceler les maladresses si faciles à voir d'un point de vue extérieur mais imperceptibles de l'intérieur parce que l'on est bien plus critique envers les autres qu'envers soi-même. Et j'ai besoin d'un public aussi pour les encouragements qui me permettraient d'avancer. Et j'ai besoin d'un public pour toute les autres questions du premier paragraphe.

J'aimerais donc des pensées sur tout ce que j'écris dans ce post-même, avant même que je pose la 1ère ligne.

Déjà, pourquoi écrit-on un livre? J'ai d'abord pensé que pour partager quelque chose d'exceptionnel. Certains auteurs ont effectué des voyages toujours plus poussés et c'est le fait d’être le premier à être allé quelque part où à effectuer une action dangereuse qui légitimise la l'oeuvre. Désormais, je pense que le livre sur le voyage n'a pas tant de comptes à rendre que l'on pourrait penser: par exemple, il serait tout à fait honorable d'écrire un voyage vers chez ma grand-mère, à condition qu'il m'apporte suffisamment pour que je sois inspiré à écrire. Mon avis c'est que les meilleurs livres n'ont pas été écrits sur les meilleurs voyages (et qu'est ce que ça pourrait bien vouloir dire?) mais plutôt sur les meilleurs vécus, c'est à dire la richesse interne que ces voyages ont engendrés, la signature émotionnelle que l'on en a récolté canalisable en la volonté d'écrire. Dans mon cas, c'est l'optique que je vais essayer d'adopter. Je n'ai pas la prétention de placer mon voyage plus haut que d'autres qui n'ont pas écrit des livres ni plus bas que ceux d'auteurs à succès. J'ai envie de l'écrire parce qu'écrire est quelque chose que j'aime bien faire et j'ai envie de le publier parce que partager est quelque chose que j'aime aussi faire.

La thématique du livre que j'aimerais écrire est un voyage que j'ai effectué entre la République Tchèque et l'ile de Sakhaline en Russie, illustré par cette carte:

Le voyage a duré 1 an en observant les règles suivantes:Un transport coute aussi peu qu'une suite de pas: pas d'argentUn logement est aussi cher qu'une nuit sous les étoiles: gratuitLimite budgétaire de 2 euros/jour maximum (à dépenser de préférence pour la nourriture)Ne jamais solliciter l'hospitalité mais attendre qu'elle se présenteCe code sert à valoriser la dépendance à la coïncidence au lieu de la dépendance à l'organisation. J'ai posté certaines photos du voyage dans ce billet sur ce forum, si vous voulez voir la couleur: http://voyageforum.com/discussion/ma-traversee-eurasie-par-autres-ne-vont-pas-en-auto-bateau-avion-stop-d6776856/

A ce stade, j'aimerais déjà savoir:Est ce que ça vous intéresse?Quelles thématiques seraient intéressantes à développer? A savoir un tel voyage représente beaucoup de facettes. Des cultures, des religions, des personnes, des co-voyageurs, les défis physiques, les feux de l'amour, et beaucoup d'autres choses.Réalité ou basé sur la réalité?Où l'écrire? Dans les carnets de voyage (ici)? Autre part sur ce forum? Un site d'écriture? Reddit? Français ou Anglais?Je ne commence pas à partir de rien. J'ai tenu un blog au cours de mon voyage, un blog, qui, transposé en traitement de texte contient dans les 500 pages... Il y a beaucoup d'informations et c'est un blog, pas un livre. Mais ce sera ma base pour le livre. J'ai aussi des photos et vidéos sur lesquelles me baser ainsi que l'itinéraire détaillé (j'avais une balise GPS qui enregistrait mes positions).

Je sais que beaucoup de mes questions pourraient être répondues par "écoutes ton cœur, seul toi peut prendre la décision." A quoi je réponds: "je compte bien prendre la décision mais j'aime quand même les conseils."

Enfin, pour mon prochain post ici si je ne me décourage pas du projet, sera le plan du livre ou du moins un plan partiel.

Merci d'avoir lu jusque là si vous avez lu jusque là et j'attends vos réactions.
Nous ne voulons pas d'un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui.
MA Mathews Globetrotter ·
Bonjour à tous,

J'ai toujours eu le rêve d'écrire un livre... sur n'importe quoi. Mais écrire un livre est une tache difficile, beaucoup de questions de posent, sur la légitimité, l'intérêt, le quand, la foi en la motivation pour mener à bien le projet, la peur du ridicule, de l'over-dramatisation, quelle langue, quel style, quel genre et arrivé à la moitié de mes interrogations, il me devient évident que je ne peux pas écrire ça tout seul.

Pourquoi? Parce que je ne suis pas un auteur averti. Je n'ai pas de formation littéraire, du moins pas plus que la moyenne. Je ne suis pas non plus un grand lecteur; en matière de récit de voyages, j'ai du lire un peu de David-Néel et c'est tout. Grand tort m'en fait, je préfère écrire que lire.

bonsoir je ne voudrais pas passer pour un donneur de leçon 🙂 Mais si on veut écrire un livre sur le voyage pas besoin de formation littéraire et ne pas trop se poser de questions. Le plus important c'est de motiver le lecteur à la lecture de manière quasi constante bref susciter l'intérêt du lecteur tout le temps. Si on va voir un film et que l'histoire du film devient barbante au bout de 30minutes alors soit on s'en va soit on s'endort devant le film. Eh bien un roman ou un récit sur le voyage c'est pareil il est nécessaire à chaque ligne d'intéresser le lecteur au récit c'est peut-être la partie la plus difficile. Pour cela il faut tout de même construire son récit , travailler son texte. Il y a la forme c.a.d. la description du voyage à proprement parler et le fond avec des thèmes universels récurrents, la modernité, le confort matériel, le rapport à la Vie et la Mort etc....

Comme exemple, une société d'un pays à l'autre n'a pas la même vision de la Mort parce qu'il y a la culture, l'histoire, la religion qui forgent cette société. Donc le texte et la forme doit être travaillés en faisant transcender le fond et les thèmes récurrents choisis..

Pour en revenir à la forme c'est bien de faire des descriptions teintées de formules poétiques. On n'écrira jamais des choses banales comme "j'arrive dans un village etc..." mais plutôt décrire l'intérêt et les ressentiments de ce village ou de ce paysage... Je conseille d'avoir un style simple et de ne pas en faire trop comme on peut lire parfois des gens qui écrivent leur ouvrage.

Bon ce ne sont que des banalités mais il faut y penser tout de même encore une fois il faut donner au lecteur l'envie d'acheter ton ouvrage même si c'est à titre bénévole le cas échéant 🙂

Quant à participer à des ateliers d'écritures c'est une solution qu'on peut recommender mais j'ai peur qu'on n'y perde sa spontanéité et à mon sens les ateliers d'écritures c'est parfois trop "scolaire" à mon goût... je précise bien à mon goût 🙂

Est ce que ça vous intéresse? Quelles thématiques seraient intéressantes à développer? A savoir un tel voyage représente beaucoup de facettes. Des cultures, des religions, des personnes, des co-voyageurs, les défis physiques, les feux de l'amour, et beaucoup d'autres choses. Réalité ou basé sur la réalité? Français ou Anglais?

je pense que pour ce qui est des thématiques en Voyage le plus important c'est de mettre en évidence les différences culturelles , religieuses , civilisationnelles des pays traversés ( on ne peut pas cliquer sur la carte que tu as mise dans ton texte...) tu l'écris si bien en parlant de facettes.. si dans le récit tu ne parles que de belles voitures, ordinateurs bref tout ce qui a attrait au modernisme en Europe moi ça ne m'intéressera pas...il faut développer une véritable invitation au voyage Mettons que tu aies visité Samarkand en Ouzbékistan là où c'est intéressant c'est de décrire les attraits de cette ville mais sans tomber dans l'excés d'en faire trop c.a.d en faire une fiche encyclopédique comme Wikipedia... c'est là toute la difficulté de la chose.

Déjà, pourquoi écrit-on un livre? J'ai d'abord pensé que pour partager quelque chose d'exceptionnel. Certains auteurs ont effectué des voyages toujours plus poussés et c'est le fait d’être le premier à être allé quelque part où à effectuer une action dangereuse qui légitimise la l'oeuvre.

mais aussi certains auteurs très connus ont écrit des histoires en des lieux où ils n'avaient jamais mis les pieds... 🙂 mais moi si j'écris un livre avec toile de fond mettons le Brésil et Rio je n'écrirais jamais en parlant de Rio si je n'y ai jamais mis les pieds.Car mettre les pieds dans un endroit c'est tout de même en avoir un ressenti et une vision par la suite.

Ensuite pour conclure il est bien aussi de décrire pourquoi on part en voyage de la République tchèque vers l'Est et la Russie est ce par quête d'Idéal, d'évasion ? La plupart des voyageurs au long cours le font selon une certaine quête d'Idéal et de sens existentiel c'est un point important à développer dans l'ouvrage..
AL Alistril ·
Salut Mathews, j'ai en effet prévu une partie qui explique le pourquoi, plus une rébellion qu'évasion s'il faudrait qualifier. Je pense pas qu'il y avait de sens d'existentiel, plutot une volonté de proof-of-concept. Et pour la carte, elle est téléchargeable en plus grand, par exemple ici: https://www.facebook.com/takemeeast/photos/a.233783256763974.1073741830.229358903873076/454360078039623/?l=a4408a1b09

A part ça, comme prévu, j'ai rédigé un premier jet de plan. C'est un plan rédigé pour moi ce qui fait que certaines choses seront pas compréhensibles car pas assez explicites mais j'espère que le tout est assez explicite pour pouvoir générer des avis. Déjà le premier avis que j'aimerais avoir c'est quelles parties intéresseraient plus/moins les gens et donc à développer et d'autres à abréger. Faudrait-il plus ou moins d'histoires en parallèles, pour pas que l'histoire soit trop pauvre ou au contraire top bordélique.

A la question Réalité ou Basé sur la réalité, pour l'instant je ne dévie pas d'un iota de la réalité avec ce plan mais on verra ce que ça donne après.

Plan I) Avant ....1) La prédiction (inutile/trop dramatique ?) ....2) Mon faux travail d’ingénieur ........a) Entrée dans le monde du travail. ........b) Ingénieur de recherche : Une grosse blague ............(i) Lancement et échec d’une startup en secret ....3) Couper les ponts ....4) Ma partenaire ....5) Les peurs, la pression II) Pendant ....1) Adieux à l’Europe ....2) Ilona et Moi jusqu’aux portes de l’Iran ........a) Notre cohabitation ........b) Episode Abkhazie : Pensées sur la guerre Géorgo-Russe ........c) Entrée en Arménie ....3) Nata, Poly et moi ........a) Rainbow Gathering Arménien ........b) L’histoire de Natalia et Poly ........c) L’histoire d’Alexis et Anush ............(i) Alexis : Jeune homme ayant quitté le Canada sans un sou très jeune, coupant tous les points avec sa famille, décidé à errer à travers le monde ............(ii) Anush : Iranienne plutôt aisée ne voulant plus vivre sous le régime ............(iii) La clef d’Anush ........d) Ascension du Mont Aragatz ............(i) L’orage, explosions de rocket ............(ii) Rencontre des Yézidis ........e) Visite de Nagorno-Karabakh (autostop avec ministre de la défense) ........f) Mariage pour l’ouverture des frontières avec Natalia ........g) Les tentatives de viol et réflexion sur la situation des femmes en Arménie/ex-URSS ........h) 2ème tour en Géorgie ....4) L’histoire d’Ilona et Sevan ........a) Au Rainbow ........b) A Yerevan ....5) Ilona, Nata et moi vers l’Iran ........a) Crise à la frontière ........b) Tabriz ............(i) La communauté « CS » ............(ii) Je deviens millionnaire ............(iii) L’histoire de John et Imran ............(iv) Rencontre de Théo ........c) Téhéran : Nous emménageons dans l’appart d’Anush ........d) L’histoire de Nata et Jay ........e) L’Underground-Party ........f) La rupture d’Ilona ........g) Ascension ratée du Mont Damavand ........h) Adieu à Nata ....6) Turkménistan : une vraie dictature ....7) Kazakhstan ........a) Pensées sur le nouveau peuple ........b) Pendant ce temps, Ilona et Sevan ........c) Pendant ce temps, Nata et Jay ........d) Traversée du pays avec Andrezh, le millionnaire boss des routes ....8) Conclusion avec Ilona ........a) La peste noire et la quarantaine de Karakol ........b) Les 3 familles parfaites ........c) La tragique histoire de J. ........d) L’ascension d’Ala-Kul ........e) La désillusion Théo ........f) Je perds Ilona ............(i) Retour vers Sevan ............(ii) Visa pour la chine ........g) Retour de Théo ....9) En couple avec une Kirghize ........a) Sauvetage de J. ........b) Une histoire difficile ............(i) Témoignage de la révolution ............(ii) Témoignage sur les kidnappings ............(iii) Le hold-up d’Almaty ............(iv) Le rapport à dieu ........c) Autostop avec une Kirghize ........d) La vision du couple au Kirghizistan ....10) Seul au Kirghizistan ........a) Accusé d’Espionnage ........b) Réunion avec Nata et son départ ........c) Davantage sur les relations hommes-femmes ........d) Le sexe au Kirghizistan du point de vue masculin, expériences et réflexions. ........e) Ma Yourte au bord du lac Son-Kul ........f) Photographe au passage de la dote (peut etre pas si important mais rejoint le point d)) ....11) Dans le froid, vers la Chine ........a) Nuits froides au Xinjiang ............(i) Pourquoi le climat est aussi inhospitalier que les gens ............(ii) Rencontres avec la police ............(iii) La nuit à l’hopital ........b) Relations entre Uygurs et Chinois ............(i) Le marchand de Jade ........c) Perte de tout espoir ............(i) Lac Qinghai ............(ii) Pendant ce temps, Théo ............(iii) Je suis tombé dans une fosse septique glacée ........d) Le paradis Beijing ............(i) Pas de pollution, je vois les étoiles  ............(ii) Impression de petite ville ............(iii) Vie en colloc avec des Beijingois ....12) En hiver vers la Mongolie, en affaires d’été ....13) Sauvé en Mongolie ........a) La rencontre des alcooliques anonymes ............(i) Histoire de Gena ............(ii) Histoire de Tsoo ........b) Rencontre du fils d’une personnalité ........c) Traversée des steppes ............(i) Nouvel an dans une yourte ............(ii) L’endroit le plus froid de la Mongolie ............(iii) Mon ami Tumur ........d) Pensées pour ma première interview ........e) Arrivée de J. ; notre histoire d’amour en Mongolie hivernale ............(i) (sur)Vie de couple dans une chapelle bouddhiste par -35°C ....14) Bateau-stop en Chine ........a) Les échecs ............(i) Echec de l’avion-stop ............(ii) Echec de l’hélicoptère-stop ........b) Lin de Tianjin, ma Policière Préférée ........c) Mon premier bateau-stop vers la Corée ....15) Thérapie d’après-Chine ........a) La famille de Yongjin ............(i) La super-maman ............(ii) Le père nord-coréen ............(iii) Shang, l’autostoppeuse Chinoise ........b) Mon premier avion-stop ............(i) Différences Chine-Corée ............(ii) Le père qui a fait boire de la Soju a son gosse ............(iii) Vol gratuit vers Jeju ....16) L’ile de Jeju ........a) La montagne Hala ........b) Divers personnes rencontrées autour de l’ile ....17) Mon envolée vers le Japon ........a) Mon bateau-stop assisté vers le continent ........b) Réunion avec Tumur ........c) Mon 2ème avion-stop ....18) Premières impressions ........a) Premières impressions du Japon ........b) Premier bateau-stop Japonais ........c) Shikoku ............(i) La surfeuse Nobuko ............(ii) Erika ............(iii) Je me rends compte que je n’ai pas besoin d’argent… du tout( !) ....19) Kyushu ........a) Visite des volcans actifs ........b) Commencement de la lettre pour mon (très futur) bateau-stop pour la russie ....20) En prison à Tokyo ....21) A travers les zones sinistrées du Tsunami ........a) Témoignages ........b) Festival hippie, « Rainbow japonnais » ........c) A propos de drogues ....22) Entrée à Hokkaido ........a) Les nombreux bateau-stops ratés ........b) Rentrer en douce dans un ferry ....23) Hokkaido ........a) Ma demande de bateau-stop à la société de Ferry ........b) Rencontre avec un ours à Shiretoko ........c) Les iles Kouriles ............(i) Témoignages des visiteurs ............(ii) Comment aller vers les iles ? ....24) Mon billet gratuit vers Russie-Sakhaline ........a) La grand-mère sakhalinienne ........b) L’aventure Rishiri ........c) La traversée du détroit la Pérouse ....25) Russie ........a) Acceuilli par les caméras ............(i) Réflexions sur la valeur d’un reportage télé ........b) La ville de Yuzhno-Sakhalinsk ........c) Dernier bateau-stop de Xolmsk au continent ............(i) La russie est si aléatoire ............(ii) Je deviens suis une célébrité coincée sur un bateau III) Après ....1) Retrouvailles en Sibérie ....2) Retour au Kirghizistan : oppositions au couple ........a) L’ambassade française discrimine l’immigration suivant le genre ........b) La population Kirghize nous attaque pour immoralité (couple mixte non marié) ........c) Familles parfaites (voir 8b) pas si parfaites ............(i) A. en esclavage ............(ii) C. battue mais s’échappe ........d) Notre agence de voyage ....3) Le combat pour le visa ........a) Mon retour en Europe, ma méningite ........b) Prix du meilleur témoignage dans un concours de Journalisme, J. invitée à Prague ........c) J. retenue prisonière ........d) J. s’échappe au Kazakhstan ........e) Arrivée en Europe (Prague) ........f) A. (voir 2)c) (ii) s’échappe ....4) Analyses et mots de fin
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MO Mohamma2 Veteran ·
Bonsoir, je trouve ton post vraiment formidable, tu te poses énormément de questions alors que tu sembles déjà très expérimenté autant du point de vue "écriture" que du point de vue "voyage" ... Ta balade ouest - est en un an dans les conditions que tu décris ce n'est tout de même pas de la rigolade !!! Bref pour moi tu es déjà sur une bonne voie. En ce qui me concerne, j'ai commencé par écrire un bouquin en 2000, quelques mois après 2 séjours hors normes à Aceh, au nord de Sumatra. Etant donné ma jeunesse ( 23 ans ), le peu de recul et la complexité du sujet j'ai abouti à un livre complètement bancal, maladroit et parsemé de réflexions d'une candeur à toute épreuve, de gros gros clichés ! Le micro éditeur s'est désisté pour des raisons n'ayant à voir avec la qualité du machin : HEUREUSEMENT !!! Après cette déconvenue j'ai continué à écrire à droite à gauche ( enfin plutôt à gauche :-) ) pour des tas de publications ultra confidentielles. Le déclic ça a été un appel lancé par la défunte revue L'OEIL ELECTRIQUE qui recherchait des textes courts sur le thème de la fête. C'était une expérience formidable car pour la première fois j'ai bénéficié des conseils d'un VRAI relecteur, un gars exigent, décidé à ne rien laisser passer : mes trente lignes sont revenues couvertes de rouge, barrées, réagencées, ponctuées de commentaires critiques ... C'était vraiment nouveau et ce fut un premier pas vers le développement d'une capacité d'auto-critique indispensable, de prise de recul ... capacité s'accroissant au fur et à mesure des publications, des échecs ou pas ... Cela dit n'ayant pas de récit comme le tien à raconter je me suis toujours contenté de textes courts, d'approches thématiques plutôt que chronologiques ... Mes écrits les plus longs font une 60aine de pages A4, guère davantage ... Donc oui, pour conclure ce post un brin confus je dirais que la capacité de prendre du recul est évidente ... Savoir, aussi, où tu veux en venir ( pas comme quand je rédige ces qlques lignes par exemple ), savoir être percutant enfin : la mode des récits de voyage semblant être au blabla pseudo-philosophique sans intérêt ( à mon goût ) ... Bon courage !!!!!
MO Mohamma2 Veteran ·
Est ce que ça vous intéresse?ça me gêne cette question ... est-ce que TOI ça t'intéresse de l'écrire ? Le reste n'a que peu d'importance ....Quelles thématiques seraient intéressantes à développer? A savoir un tel voyage représente beaucoup de facettes. Des cultures, des religions, des personnes, des co-voyageurs, les défis physiques, les feux de l'amour, et beaucoup d'autres choses.un savant mélange de tout ça, à doses équilibrées ... Réalité ou basé sur la réalité?réalité !!!! à 100 % ! Autant qu'on puisse car ce ne sera jamais que TON point de vue + des arrangements nécessaires ... Où l'écrire? Dans les carnets de voyage (ici)? Autre part sur ce forum? Un site d'écriture? Reddit? Pas dans le forum non non !!! Car est - ce un support qui valorise vraiment le travail d'écrivain : lecture à l'écran, entre une multitude d'autres sollicitations ( répondre à ses mails, regarder d'autres posts ... ) ? Certes tu auras rapidement 500 voire 1000 vus ... ça flatte l'égo, mais qui t'aura lu avec une ardeur d'un niveau égal avec l'ampleur du travail que tu auras accompli ? Français ou Anglais?Français !!! ( mais c'est purement subjectif ! )
AL Alistril ·
Salut Muhammad,

Merci pour tes message, c'est très encourageant! Bien sur que ça m'intéresse d'écrire, je te rassure. Mais le reste a aussi de l'importance pour moi, je suis curieux de savoir ce qui intéresse les autres gens. J'ai un blog qui a maintenant un peu de visibilité/lisibilité mais mon public n'est pas Français (et le blog est en anglais) et comme je penche plutôt pour le Français pour écrire le livre, je me suis tourné sur ce forum pour cibler un peu mon lectorat potentiel.

Ma question si ça intéresse les gens n'est pas une volonté de cibler pour plaire. C'est pour savoir si déjà ce que je vais écrire pourrait servir ou inspirer quelqu'un d'autre. Les tendances en France c'est d'aller en Amérique du Sud ou Asie du Sud-Est. Du coup peut etre que personne ne s'intéresserait à mon voyage par exemple parce que la destination ne parle à personne (Ile Sakhaline/Extreme est russe). Je ne sais pas et c'est pour cette raison que je demande. Si je me fie aux statistiques de mon blog, le public le plus enthousiaste est Russe mais je ne vais pas écrire mon livre en Russe de toute façon, j'ai pas le niveau.

Je ne pense pas que écrire sur ce forum va flatter mon ego. Je pense au contraire que j'aurais beaucoup de réactions très critiques à propos de ma maladresse, mon arrogance, etc etc et qu'au contraire, il va falloir que je trouve la force et la maturité de les transformer en critiques constructives et améliorer ma (future) écriture.

Après je suis d'accord qu'un forum n'est pas le support littéraire rêvé mais quelle autre solution pour avoir un public critique? Si je n'ai pas de public pendant que j'écris, je pense que mon autocritique ne suffira pas pour pondre quelque chose de décent. Je n'ai pas ton relecteur de l'oeil électrique et meme si j'en avais un, je doute qu'il relirait les 200 ou combien de pages que ça va faire. Mais si tu as une suggestion sur un autre endroit ou écrire ça ou je pourrais avoir des retours, ça m'intéresse.
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KO Kola Globetrotter ·
.. "J'ai toujours eu le rêve d'écrire un livre... sur n'importe quoi. J'ai donc pris la décision, si je veux avoir une change de mener le projet à l'aboutissement, il me faut écrire ça en public. J'ai besoin d'un public pour déceler les maladresses si faciles à voir d'un point de vue extérieur mais imperceptibles de l'intérieur parce que l'on est bien plus critique envers les autres qu'envers soi-même. Et j'ai besoin d'un public aussi pour les encouragements qui me permettraient d'avancer... "

Déjà, pourquoi écrit-on un livre?...

... Pour le regard que les autres vont ou pas poser sur ton œuvre, ou parce que c'est une nécessité, une impétuosité qui ne te laisse pas le choix ? Parce qu'on a quelque chose à dire que l'on n'arriverait pas à dire autrement ? Parce qu'il y a la volonté d'informer, de partager, de transmettre... de toucher ?

Si ton entrée en matière commençait mal, donnant l'impression de privilégier la forme avant de songer à creuser le fond, de viser la reconnaissance avant d'avoir éprouvé les affres de la création... la suite et particulièrement cette interminable table des matières, intrigue et invite au voyage.

Mais, écrire en se regardant écrire, écrire sous le regard des autres. Se mettre ainsi dans l'arène Donner prise au lieu de se préserver... L'écriture n'est-elle pas un chemin solitaire ? Et sur ce chemin là, l'orgueil n'est pas de mise. Tu n'éviteras pas les maladresses, les fôtes d'orthographe, les descriptions inutiles, les mots qui ne viennent pas ou qui tombent à plat... et autres défauts qui parsèment inévitablement un travail d'écriture. Si tu as besoin d'un regard, exigeant, critique, sans complaisance... bienveillant aussi parce qu'il faut l'art et la manière de dire les choses... repère une personne dans ton entourage ou dans les anonymes qui lisent ton blog ou te lisent ici. Une personne avec qui ça accroche, ça passe, ça feed-back... et adresse-toi à elle. Écris pour elle, et suis le fil. Une personne. Car en cours d'élaboration, on ne présente pas son œuvre inaboutie et on ne confie pas un stylo rouge, à une assemblée toute entière. Sous peine de le perdre ce fil, de le voir s'embrouiller, sans parvenir à tisser cette étoffe soyeuse qu'est toute œuvre littéraire aboutie...
AL Alistril ·
Une personne. Car en cours d'élaboration, on ne présente pas son œuvre inaboutie et on ne confie pas un stylo rouge, à une assemblée toute entière. Sous peine de le perdre ce fil, de le voir s'embrouiller, sans parvenir à tisser cette étoffe soyeuse qu'est toute œuvre littéraire aboutie...

Peut etre. Un contre exemple précis est "Les filles de Riyad" de Rajaa al-Sanea, critique de la société Saoudienne et écrit sur une mailing-list. Je comprends le risque de confier un stylo à l'assemblée mais il y a un risque à confier le stylo qu'a l'auteur.

L'écriture n'est-elle pas un chemin solitaire?

Je ne sais pas, je pense que les avis là-dessus vont varier.

Alors choisir une personne pour lire c'est une très bonne idée mais ça revient à ce que disait Muhammad avec son relecteur qu'il a eu la chance d'avoir mais que moi je n'ai pas. Après, peut etre qu'écrire dans un espace public pourrait justement m'aider à trouver une personne suffisamment motivée.

Pour l'instant, la pratique à l'air de te donner raison car ce fil commence à dévier pas mal du contenu du livre, du voyage. Donc je vais voir ce que je décide, peut etre tenter d'autres sites aussi...
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MA Mathews Globetrotter ·
Ma question si ça intéresse les gens n'est pas une volonté de cibler pour plaire. C'est pour savoir si déjà ce que je vais écrire pourrait servir ou inspirer quelqu'un d'autre.

en 2 mots, ça se conçoit..mais si ton ouvrage n'intéresse personne tu risques de te donner énormément mal pour rien... écrire un ouvrage ça risque d'être beaucoup de travail , tu vas faire tout un document. Et puis quel intérêt si ton document il reste inexploité sur ton ordinateur ?

@Muhammad : je pense que tu as raison de faire d'abord des textes courts...si tu fais trop long , l'intérêt du récit risque de s'essoufler..🙂
KO Kola Globetrotter ·
je suis curieux de savoir ce qui intéresse les autres gens... je me suis tourné sur ce forum pour cibler un peu mon lectorat potentiel. Ma question si ça intéresse les gens n'est pas une volonté de cibler pour plaire. C'est pour savoir si déjà ce que je vais écrire pourrait servir ou inspirer quelqu'un d'autre. Les tendances en France c'est d'aller en Amérique du Sud ou Asie du Sud-Est... Si je me fie aux statistiques...

Qu'est-ce que tu veux exactement... une garantie d'efficacité ? Un retour sur investissement ?

Et quel est l'objet de cette discussion exactement... Produire un ouvrage artisanal, personnel, prise de risques par excellence, qui mêlerait subtilement anecdotes et émotions, avec toi seul capitaine de ce voyage au long cours qu'est la rédaction d'un livre ? Ou aborder ce travail comme un technocrate, un gestionnaire sans audace qui compilerait les tendances, le goût des autres, l'air du temps et l'écume des choses afin de tenter mais-c'est-pas-certain (t'es joueur ?) de t'assurer gloire et succès, tirages confortables et lecteurs conquis ?

Tu présentes un plan hyper détaillé qui méandre entre vécu intime, états d'âme et aventures, qui donne envie d'en savoir plus, alors... déploie les mots sans trop te soucier en première intention d'un public, d'un lectorat potentiel qu'il faudrait servir ou inspirer. Car à présenter la démarche ainsi, la vanité de ces préoccupations prématurées risque de balayer l'intérêt suscité par ce projet ambitieux...

(Les statistiques ne font pas partir les français en Sibérie... pourtant "Les forêts de Sibérie" de Sylvain Tesson a été un succès critique et public.)
MO Mohamma2 Veteran ·
Je n'ai pas ton relecteur de l'oeil électrique et meme si j'en avais un, je doute qu'il relirait les 200 ou combien de pages que ça va faire.

Bonsoir ! Tu idéalises un peu cette "péripétie", j'ai écrit pendant des années pour la presse rock underground avant que par le plus grand des hasards on exige de moi un écrit un peu plus sophistiqué / carré techniquement parlant. Après cette toute petite publication j'ai continué un long chemin solitaire et commence tout juste à avoir un petit public de 100 - 200 lecteurs réguliers de ce que je sors. Toi, tu as un blog qui de ton propre aveu commence à avoir sa petite lisibilité ! Pourquoi ne te contentes-tu pas de ce support mais en VF ? Je ne comprends pas ... Je partage l'incompréhension de Kola, ce grand écart entre ton projet personnel ( cette table des matières bon sang mais elle est excitante à un point !!! ) et ta façon d'envisager les choses, qui fait un peu ( carrément ? ) "étude de marché" ... ( seule différence Kola met cela en mots d'une façon beaucoup plus précise et claire que la mienne 😊 ) ... Bref j'ai envie d'en savoir plus !..
AL Alistril ·
Il n'y a pas d'étude de marché. S'il vous plait n'interprétez pas ma phrase de façon conflictuelle mais ce qu'a écrit Kola était sorti droit de nulle part ou tout au plus une mauvaise interprétation de quelque chose que j'ai écrit sorti de son contexte. Du coup c'est normal que tu trouves bizarre cet écart entre mon projet personnel et ma façon d'envisager les choses tout simplement parce que je n'envisage pas les choses comme ça. Je n'ai sans doute pas été suffisamment clair sur ce que j'attendais mais ce n'est pas grave, ça se précisera quand le texte commencera à tomber. Je suis pour la critique constructive, encore faut il qu'elle me concerne (!). Je suis désolé si j'ai un ton peut être un peu condescendant, ce n'est pas mon intention, le but de ce post est juste de dire... inutile de continuer sur ce thème car il n'est basé sur rien.

J'ai commencé à écrire les premières lignes hier soir, je partagerais le texte dès que j'ai quelque chose. N'attendez pas Sylvain Tesson hein, la clef du bonheur, "low expectations".

Enfin, il y a plusieurs raisons pourquoi je n'écris pas sur mon blog:Mon blog est un blog, pas un livre, meme s'il est déjà un peu écrit comme un livre, ça me perturberait quand meme de le paralléliser en livreMon blog est en Anglais. Mon public est en majorité non-francophone et la partie du public francophone contient beaucoup d'amis dont la critique ne sera peut etre pas objective.Les lecteurs de mon blog ont déjà lu mon blog. Ils sauront donc ce qui se passe dans le livre et leur expérience de lecture sera biaiséeUne partie non négligeable des lecteurs de mon blog sont des protagonistes du livre ou leurs amis. Meme s'ils pouvaient comprendre la langue ce serait une expérience de lecture particulière.Peut etre que la suite logique sera en effait de faire une section livre sur le blog. Mais comme justement mon blog a un peu de visibilité, je prefere etre sur que le contenu que je publie n'est pas tout pourri, je préfère le tester ici... sur vous, désolé... Ca ne veut pas dire que je ne m'appliquerai pas, c'est juste que mon blog est quelque chose de précieux pour moi.Il y a aussi d'autres raisons d'ordre plus confidentiel que je ne détaillerais pas trop ici et pas du tout là bas.
Nous ne voulons pas d'un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui.
KO Kola Globetrotter ·
ce qu'a écrit Kola était sorti droit de nulle part ou tout au plus une mauvaise interprétation de quelque chose que j'ai écrit sorti de son contexte... Je suis pour la critique constructive, encore faut il qu'elle me concerne (!).

Bon... aurais-je bousculé quelques certitudes, froissé quelque ego, appuyé là où il fallait pas ?

Ce que j'ai écrit, et plus exactement ce que j'ai cité, était sorti droit de ce que tu donnes à lire depuis le début de cette discussion.

Alors, après l'avoir sollicité, tu peux choisir de casser le miroir tendu.

Tu peux aussi reconsidérer ta manière de présenter ce projet puisque nous sommes au moins deux (même si Muhamad l'exprime de manière bien plus cash que moi 😛) à osciller entre enthousiasme : bon sang c'est vrai qu'elle est excitante cette table des matières à rallonge qui donne envie d'en savoir plus !... et réserve : mais qu'est-ce que tu t'embarrasses à ce stade, des autres, du public, des statistiques et autres considérations qui n'ont rien à voir avec la motivation, la créativité, l'inspiration, la passion, seules bonnes fées autorisées à se pencher sur ce projet balbutiant.
AL Alistril ·
Ben non, je ne me sens pas froissé. Je peux pas le prouver par écrit car c'est dur de prouver un état d’âme par définition, du coup tu n'as et n'auras que ma parole. Je dois vraiment mal m'exprimer parce que effectivement j'ai été mal compris par deux personnes. Mais peu importe comment j'essaye de vous lire, je ne vois pas de miroir, je vois une photo et c'est juste pas moi dessus. Je me sens un peu comme une tomate dont on critiquerait une couleur jaune fluo. Je ne dis pas que je n'ai un problème d'égo, j'en ai peut etre (surement) un mais honnêtement, dans ce cas précis, je lis vos remarques et je me dis juste... "mais de quoi ils parlent...?", l'ego n'entre meme pas en jeu. Je crois qu'on est un peu dans le cas de la robe "bleue et noire" ou "blanche et dorée", à avoir tous nos certitudes subjectives. Ou peut etre que j'ai un déni profond de moi meme au coeur de ma personnalité mais je n'ai ni le temps ni l'argent d'analyser ça chez un psy :).

Je ne vous en veux vraiment pas (et j'espère réciproquement), et comme j'ai dit dans le post précédent, j'écris toujours le premier texte (en parallele avec la discussion de ce forum) et je le posterai quand j'ai quelque chose. Ca va lentement parce que je travaille et écris ça pendant mes soirées mais ça avance à petits pas.

Voilà, j'espère que j'ai un peu éclerci...
Nous ne voulons pas d'un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui.
KO Kola Globetrotter ·
Je ne dis pas que je n'ai un problème d'égo, j'en ai peut etre (surement) un mais honnêtement, dans ce cas précis, je lis vos remarques et je me dis juste... "mais de quoi ils parlent...?", l'ego n'entre meme pas en jeu. Je crois qu'on est un peu dans le cas de la robe "bleue et noire" ou "blanche et dorée", à avoir tous nos certitudes subjectives. Ou peut etre que j'ai un déni profond de moi meme au coeur de ma personnalité mais je n'ai ni le temps ni l'argent d'analyser ça chez un psy :).

Je ne pensais pas avoir fourni matière à faire autant de nœuds...

De mes interventions ne garde que la curiosité d'en lire un peu plus. Et lorsque tes petits pas auront parcouru un bout de chemin, que le premier texte sera achevé, que tu reviendras (peut-être) le partager ici... peut-être que tu recevras ce que tu souhaitais trouver en ouvrant cette discussion.
MÉ Mékong Globetrotter ·
salut

je viens pas trop sur le forum ces temps-ci mais j'ai vu ton post au sujet de ton bouquin. J'ai moi-même écrit un livre suite à mes récits que tu trouves dans la rubrique récits "fragments de voyage d'Istanbul à Jakarta par la route" ça m'a pris 6 mois avant l'impression, c'est du boulot, j'ai tout fait moi-même avec photos et cartes n'hésites pas à me demander des conseils pratiques car j'ai appris au fur et à mesure de mes erreurs🙂 je l'ai imprimé en décembre 2013 mais sans éditeur chut ! pour me faire plaisir, à ma famille, à mes amis, à mes collègues etc. a+
http://www.flickr.com/photos/mekong69/sets/ http://www.youtube.com/watch?v=X-UPh_7iIlQ
PA Parenski ·
Bonjour Alistril,

Je viens de découvrir tes posts sur VF. Au vu de ta carte et de ton plan de livre, je pense que ton voyage a été une véritable aventure, pleine d'imprévus, de rencontres enrichissantes, bref, une de celles que j'aime lire et qui me donne l'envie de partir moi aussi.

Partir en stop vers l'inconnu, sur de longues distances demande une bonne dose de détermination, c'est un apprentissage qui a de la valeur et qui vaut bien plus que rester à ronger son frein entre quatre murs. D'après ton plan (ou ton menu déroulant) ton histoire est bourrée d'anecdotes et de réflexions.

L'autre intérêt de ton histoire qui mérite d'être publiée, ce sont les conditions budgétaires et de confort, à la manière d'un pèlerin pour qui l'expérience du voyage et du rapport avec les autochtones a plus d'importance que la destination finale.

Ton récit aura au moins l'intérêt de donner envie de partir à tous ceux qui hésitent, faute de moyens ou par crainte de l'inconnu. Pourtant, quand on est mûr et suffisamment décidé pour faire les premiers pas, alors il est temps de se lancer et lever le pouce, même si nous ne sommes plus dans les années 70 !

Concrètement, ton récit complet pourrait intéresser un éditeur, mais tu peux toujours t'auto-publier partiellement sous forme d'e-book en relation d'un blog en français pour présenter l'auteur, son récit, son itinéraire et communiquer avec tes lecteurs.

Bon courage ! 😄
"Il suffit de partir pour revenir à l'essentiel"
AL Alistril ·
Tout d'abord, merci à tous de vos messages. J'ai mis beaucoup de temps à rédiger ce premier chapitre et c'est avec un peu d'appréhension que je le vous le présente... à la critique de masse (!). J'ai suivi mon plan jusqu'au I)2)b) en choisissant d'ignorer I)2)b)i) (pas si pertinant/trop lourd). Parenski, je note ta remarque sur l'accent sur les conditions du voyage, c'est en effet intéressant. Je viens de me rendre compte que je ne l'ai pas développé en rapport avec le rapport aux autochtones dans cette introduction. Soit je remanierai, soit je metterai l'accent dessus plus tard, pour ne pas surcharger le 1er chapitre.

Une autre remarque, plus générale: Certains d'entre vous remarqueront peut-être que dans le texte je parle du Kamchatka au féminin: La Kamchatka. Je vais peut être m'incliner et changer mais je n'aime vraiment pas écrire le Kamchatka. En russe, ça me sonne féminin et ça me semble injuste de la masculiniser.

Dernire remarque, je conscens que certaines critiques peuvent être émises sur les agissements du narrateur. Ce n'est pas l'objet du fil. Je ne suis pas la pour justifier les agissement du narrateur car je ne pense pas qu'il soit pertinent que le narrateur c'est moi.

Chapitre 1: Il faisait froid, cette nuit, en Lituanie, quand moi et Caroline nous allongions dans ma tente. J’avais le doigt ensanglanté parce que j’avais joué aux pirates avec des enfants et un sabre véritable. La vodka que j’avais bu était en train de se dissiper et apparaissait une réelle douleur.

Caroline m’avait mis un pansement et maintenant elle voulait dormir; elle avait beaucoup pleuré et cela l’avait fatigué. Moi je n’avais pas pleuré parce que je ne crois pas à ces choses.

Le père des enfants qui jouaient aux pirates nous avait invités chez lui, il y a quelques heures de ça. Il avait beaucoup d’histoires à conter pour avoir été pilote en Russie et maintenant il était inventeur. Le monsieur était carrément bizarre mais aussi franchement intéressant et pas du tout stupide ni délirant. C’est pourquoi j’ai été un peu surpris lorsqu’il nous a imposé de nous lire l’avenir dans des shots de vodka. C’est là que Caroline avait pleuré parce qu’elle devait enfanter quatre filles qui allaient la détester mais avec qui elle allait se réconcilier à la fin.

Moi j’allais mourir dans à peu près un an mais ce serait en essayant de sauver quelqu’un. Aussi était-il important de m’en informer, comme ça, je pourrais peut-être changer mon destin.

J’en voulais un peu à Caroline à pleurer sur son sort alors que mes jours étaient comptés et en plus j’avais le doigt en sang mais finalement, ça n’avait pas trop d’importance.

Peu de temps après je reprenais mon emploi. J’étais ingénieur dans un centre de recherche. Mon travail m’énervait parce que je l’avais choisi pour de mauvaises raisons. Je m’attendais à être dans une équipe dynamique où ma contribution serait reconnue et surtout rémunérée. Je pensais que si je restais plus tard de mon plein gré, ce serait compté en heures supplémentaires. Je pensais que le résultat serait davantage récompensé que l’ancienneté. En fait, je pensais toucher le pactole, un peu parce que je venais d’une grande école et surtout parce que je comptais bien passer ma vie au boulot et révolutionner le projet.

En réalité, personne n’en avait rien à faire. J’étais payé pareil, si j’en faisais trop ou si je ne faisais rien. De toute façon, personne ne contrôlait mes résultats; en fait, les gens ne savaient même pas exactement ce que je faisais. Je n’étais pas seul dans ce cas; c’était comme ça pour tout le monde, une sorte d’égalitarisme sordide qui me déprimait profondément.

Mes chefs trouvaient ça génial que je vienne travailler pour la recherche parce que j’étais passionné et que je venais d’une bonne école. En fait, ils disaient qu’ils n’étaient pas vraiment mes chefs car tout était informel mais je sentais quand même qu’ils avaient souvent le dernier mot. Ici, le travail n’est pas alimentaire, il vient surtout du cœur, de l’amour de la science et d’une volonté d’apprendre. Voir le projet réussir est une récompense qui n’a pas de prix. En définitive, nous avions eu tous les deux tort. J’ai eu tort de penser que tout m’allait être servi sur un plateau parce que j’avais réussi mes classes prépa. Et ils ont eu tort de croire qu’un type élitiste plein d’idéaux sorti d’une bonne école allait accepter un boulot pourri et se faire payer au lance-pierre sans broncher.

Broncher, pour moi, ça s’est d’abord fait intérieurement. Comme j’ai passé mes années American Pie à résoudre des équations différentielles, autant les rattraper maintenant. C’est comme ça qu’est né mon projet de voyage, finalement, pour des questions de désillusions et de fierté. Ma façon d’accepter ma condition d’ingénieur pauvre et non reconnu sera de la pousser jusqu’à sa caricature et voyager en autostop et presque sans argent. Alors je crée des règles, avant même d’élaborer l’itinéraire.

Tout d’abord, le stop est obligatoire. Peu importe ce que je traverserai, ce sera sans le sou. Après tout, quoi de plus artificiel que de payer pour se déplacer ? Ma mère ne m’a jamais demandé de loyer pour mes jambes alors pourquoi le chauffeur de bus le ferait ? C’est ma première règle. L’hébergement ? C’est pareil. Je ne paye pas pour les magnifiques étoiles au-dessus de ma tête alors pourquoi me ruiner pour un plafond blanc ? C’est ma seconde règle. Pour la nourriture, je m’accorde un peu de normalité. Deux euros par jour me semble une dépense correcte par rapport à mon salaire. Voilà ma troisième et dernière règle.

Les gens ne comprennent pas trop ces lois et les voyageurs encore moins. Le voyage n’est-il pas censé nous libérer du système ? J’y ai réfléchi. Je pourrais partir en vacances, faire du stop quand je veux, dormir à la belle étoile quand je veux, dans une auberge ou un hôtel luxueux comme bon me semble. Profiter de chaque moment et m’éviter les galères. Mais où est la rébellion ? Quel serait le sens de tout ceci ? Sans compter que l’utilisation de l’argent amène ses propres contraintes.

Ce qui m’intéresse, ce n’est pas tellement de voyager, c’est tout ce qui arrivera que je ne prévois pas. Et mes règles sont là pour ça.

Je verrai des situations difficiles, des moments heureux aussi variés qu’aléatoires. Et lorsque, plus tard, je me rassoirai devant un ordinateur, je n’aurai pas à rougir des expériences de mon vécu. Bien plus que ces péripéties que je n’ai pas vécu à la fac, peut-être même autant d’expériences que l’on peut vivre dans une vie. Et enfin, la liberté de tous les soucis futiles qui m’entourent. Comme ranger mon appart, payer ma mutuelle, remplir des formulaires ou encore me demander si ma carrière correspond à mes espérances.

A partir de ce moment-là, je passais mon temps à sonder les cartes, les blogs et tout ce que je pouvais trouver comme témoignage. Surtout ceux qui faisaient du stop et qui allaient en Amérique. Comme je ne connaissais rien à la géographie, je me disais que je pouvais passer à travers le détroit de Béring. C’est le petit morceau de mer entre l’extrême est de la province de Chukotka en Russie et l’Alaska.

Très vite, tout ça s’est révélé très irréaliste. Trop froid, trop inaccessible et sans même parler des visas. Mais j’avais beaucoup de temps alors je persévérais. Il a fallu quelques mois pour que Pedro, mon collègue de bureau, remarque quelque chose d’inhabituel dans mon rythme de travail. J’aimais bien Pedro; il disait toujours aux chefs que j’étais à la salle café pour masquer mon arrivée le matin à 10h30 ou mon départ... que je préfèrerai taire ici. Il ne m’en voulait pas de glander au boulot, même si ça pouvait, par moments, le ralentir dans le sien. Lorsqu’il découvrit mes plans et mes cartes, il se prit au jeu et c’est comme ça qu’on décida qu’il serait intéressant que j’aille en Kamchatka.

La Kamchatka est une province Russe parmi les plus inaccessibles. Il n’y a pas routes et qu’une seule ville, uniquement accessible par avion ou bateau. La ville la plus proche, accessible par une route s’appelle Magadan. Elle est déjà très isolée En hiver, le climat est rude. Le froid gèle tout, terre et rivières, au point que certains Russes tentent d’utiliser les cours d’eau comme routes. Pour le paysage, c’est des volcans, des sources chaudes, des geysers. Pour ça, on surnomme la Kamchatka la terre du feu et de la glace. Et pour finir, il y a des ours. Beaucoup d’ours. Il n’y a pas que les paysages qui me fascinent. La Kamchatka a ça de particulier qu’elle est, elle aussi, une porte vers l’Amérique. Un pointillé d’îles, dites « îles Kouriles » la connectent au Japon. Ces îles, il y en a beaucoup et elles sont proches les unes des autres, rien qu’à les voir sur google maps, j’ai envie de sauter de l’une à l’autre. Si l’on s’amuse à mesurer la plus grande distance entre deux d’entre elles, elle ne dépassera jamais les soixante kilomètres. Il n’y a pas beaucoup de communication humaine entre la Russie et le Japon mais beaucoup de pêcheurs et du commerce légal ou illégal.

De la pointe de la Kamchatka, une seconde ligne d’îles la connecte à l’Alaska et à la ville d’Anchorage pour être précis. La route jusqu’en Amérique, partant d’Europe, serait longue et périlleuse et c’est pour cela que je réévalue mon plan uniquement vers la Kamchatka.

Ce choix s’avère judicieux quand je me rends compte qu’à ce jour, personne n’a relié l’Europe et cette province Russe en stop et ce n’est pas faute d’essais ratés. Je ne sais pas si je vais réussir, mais je ne ferai pas de compromis. J’irai vers l’est autant que possible et je ne dépenserai pas un centime pour le transport, qu’il pleuve, vente et même si la terre devait exploser sous mes pieds et vu la nature de ma destination, cela pourrait ne pas être une métaphore. Pour arriver d’Europe en Kamchatka, il faut d’abord que je traverse le Moyen-Orient. De la Turquie, il est facile de rentrer en Iran mais le Pakistan est un problème, il me fait peur, j’ai envie de le contourner. C’est possible en passant par le Turkménistan, une folle dictature et l’Ouzbékistan qui n’est guère mieux. Ensuite, pour finir l’Asie centrale, je n’ai qu’à traverser le Kirghizistan et arriver en Chine. La Chine me rassure, et elle me fascine. Je passerais par le Xinjiang, cette région contestée peuplée d’Ouïgoures, une population d’origine turque en Chine. C’est une combinaison culturelle que j’ai envie de voir. Après la Chine, je rejoins la mer puis je trouve un bateau qui m’amènera en Corée du Sud. Ce sera mon premier bateau-stop. A mi-chemin entre l’ile principale du Japon et la Corée, il y a une île appelée Tsushima. Je n’aurai qu’à trouver un bateau-stop vers cette île, et un second vers le reste du Japon. De là, je remonte facilement vers Hokkaido, l’île au nord-est du pays du soleil levant. Enfin, il me suffira de trouver un groupe de contrebandiers Russes qui vendent des œufs de saumon pêché en Kamchatka pour en faire du caviar au Japon et les persuader de me prendre avec moi sur le chemin du retour.

Je recherche avidement des autostoppeurs ayant tenté, avant moi, l’aventure. La plupart des voyageurs mettent leur cap vers l’Amérique du Sud et l’Asie du Sud-Est. Certains s’aventurent en Afrique mais en Kamchatka, pratiquement personne. A chaque nouveau blog, l’espoir nait en moi puis meurt violement lorsque je découvre qu’il s’agit d’une nième expédition en Thailande ou au Pérou.

Je décortique ces perles rares que sont les expéditions vers le nord-est, le stress traverse mon corps alors qu’ils passent l’Iran et le Pakistan. « Pas en Inde, pas en inde, » je me répète compulsivement dans ma tête. L’inde mène bien trop au sud, les éloigne de la Russie. C’est un moment de bonheur quand je les vois remonter vers le nord, vers la Chine. Mais ils ne traversent pas la Chine. Eux vont au nord, trop au nord et les voilà au lac Baïkal et je pleure. La suite est facile à deviner. Ils braveront la Sibérie et s’ils sont déterminés et chanceux, termineront à Magadan. La Kamchatka leur échappera une fois de plus.

Très vite il devient évident que mon trajet n’a encore été tenté par personne. Je pourrais en déduire qu’il est stupide mais je préfère penser que je suis visionnaire.

Au bout d’une année à rêvasser sur mon voyage, on renouvèle mon contrat. Je suis assez surpris mais finalement, j’aurai pu m’y attendre. Après tout, on renouvèle tous les contrats, c’est l’usage. Il y avait eu une réunion d’évaluation censée décider de ça mais je n’y étais pas allé. J’avais pris des vacances pour aller en stop vers la Syrie avec ma cousine. C’est mon chef qui avait fait la présentation à ma place; et comme il ne connaissait rien à mon travail, il avait l’air ridicule et cela l’avait énervé.

J’avais donc une autre année pour préparer mon périple, de façon plus sérieuse. Mes chefs commençaient à douter de mon travail mais mes collègues ne m’aimaient que davantage. Je les amusais avec mes histoires. Surtout Pedro qui continuait à affirmer que j’étais arrivé avant dix heures mais que j’étais au café.

* * *

La deuxième émotion de mon voyage a été la peur. Elle arrive juste après l’excitation. Elle commence déjà à arriver pendant, alors que l’excitation est à son comble. Elle s’engage par le doute, le questionnement. Commencer un voyage renvoie soudainement à toutes les questions existentielles. Que suis-je ? Si je suis un voyageur alors que fais-je devant ce bureau ? De quoi suis-je capable ? Comment réagirais face à la peur, la fatigue ? Le désespoir, les points de non-retour ? Aurai-je peur pour ma vie ? Vais-je faire des choses dangereuses, inconscientes ? Et soudainement le paysage merveilleux s’efface et se dessinent des scènes macabres, des scènes sans issue, des scènes qui me font peur. Je me vois perdu dans le désert, dans le froid, le noir, entouré de bêtes sauvages.

Je redécouvre alors ce que je savais déjà, que je ne peux partir seul. Pas seulement pour la peur, j’ai surtout besoin de légitimité. J’ai besoin que quelqu’un d’autre que moi croie à mon projet parce qu’au fond de moi, je n’y croie pas moi-même. Rejoindre la Russie par la route du sud, à travers la Corée et le Japon, quelle connerie, quel rêve de gamin. Quand j’en parle et on dirait que j’ai inventé le dessin en perspective. J’ai inventé ce chemin judicieux mais contre-intuitif qui était sous notre nez depuis la nuit des temps mais que personne n’a jamais mis en pratique. En général, les gens sont abasourdis devant mon projet. Beaucoup de discussions tournent autour, des théories, des doutes et des blagues.

Mais personne ne sait qu’en réalité, je suis un charlatan et mon voyage est de la poudre de perlimpinpin. La vérité est dure est humiliante et elle se résume en une seule phrase : je ne suis pas un voyageur, je suis un enfant gâté qui part pour de mauvaises raisons vers un objectif Eldoradien par un itinéraire naïf et fantaisiste.

Aussi, je ne suis pas sûr de partir et la perspective de ne pas partir me fait davantage peur que les bêtes sauvages dans le noir du désert. Que vais-je faire de ma vie ? Prendre un autre emploi d’ingénieur sous-payé et non reconnu ? Où est ma rébellion alors, ma dignité ? Dois-je détester mes choix d’études, rejeter la faute sur le système scolaire, les classes prépa ? Ou dois-je me détester moi-même ?

Certains soirs, alors que je ramasse mon salaire pour un mois essentiellement de vacances et une perspective de voyage merveilleux, le rêve s’engrange et je me sens entre deux paradis. Et certains soirs, lorsque la peur prend le dessus, je me blottis entre deux enfers.

Pedro et moi avons développé une relation très complice. On parle beaucoup. Mon glandage légendaire lui a apporté la légèreté nécessaire à relativiser notre travail et nous nous sommes tous les deux mis à la boxe. J’affirmais maintenant ouvertement mon inconscience professionnelle aux pauses café réelles que je prenais en plus des pauses café fictives annoncées par Pedro. Mes chefs commençaient à craindre que mon manque d’investissement nuise à l’équipe. Ils auraient pu me virer mais j’imagine que ça aurait été difficile à justifier étant donné qu’ils avaient eux-mêmes défendus le renouvellement de mon contrat alors que je n’étais même pas présent.

Puis sont arrivés trois stagiaires Croates et deux Français. Tous avaient ramené une montagne de marihuana et nos fêtes du Jeudi soir se transformèrent en beuveries qui dépassaient les expérimentations de mon adolescence. Je n’ai jamais été l’enfant modèle mais j’ai toujours eu beaucoup de respect pour ma scolarité, séparant les études et le reste.

Ces jours, c’était tout le contraire. Pedro et moi arrivions au travail la tête prête à exploser, le THC encore finissant ses acrobaties dans mes veines. Pedro faisait du bon boulot mais moi je n’en avais vraiment rien à faire. Je rédigeais des commandes de pilotages de robots avec des flashs bleus devant les yeux. Je regagnais la plupart de mes capacités intellectuelles dans l’après-midi, pile au moment de rentrer chez moi et continuer à planifier mon voyage. Le point culminant de ma dérive chimique était le séminaire de fin d’année. Il fallait présenter l’intégralité de notre travail à toute notre équipe en insistant sur l’aspect innovant. La veille de la présentation, Pedro, moi, les stagiaires ainsi que tous les nouveaux de l’équipe avions fumé des joints par coudées en buvant de l’absinthe que j’avais ramené de Prague.

Je m’étais réveillé avec une atroce envie de vomir et une mémoire flinguée comme on flinguerait une disquette avec un électro-aimant. Je ne me rappelais pas de mon prénom mais j’ai tout de même réussi à donner une présentation innovante. Ensuite, je suis parti en vacances, faire du bateau-stop vers la Corse mais ça n’a pas marché. Au lieu de ça, j’ai trompé ma petite amie avec ma meilleure amie ce qui n’était, tout compte fait, pas mal du tout. Après ça, j’ai été un peu plus sérieux. Ma rancœur de m’être fait entuber financièrement a fait place à la pitié. C’était quand même grotesque de toucher un salaire pour ça. C’était bizarre pour moi d’avoir pitié d’un centre de recherche mais c’est le sentiment que j’ai eu. Alors j’ai un recommencé, un peu, à travailler.

Quant au voyage, il était désormais temps pour moi de trouver ma partenaire. Si je fais cette excursion singulière, ce sera l’occasion de le faire avec quelqu’un d’aussi extraordinaire que le voyage lui-même. En fait, les personnes extraordinaires m’intéressent davantage que les pays. On a rarement de bonnes raisons pour exiger quelqu’un de vraiment exceptionnel. Aller en Kamchatka, c’est une très bonne raison.

Ma co-voyageuse sera la personne avec qui je vais partager non seulement ma vie mais chaque moment, chaque seconde de mon existence. Plus fort qu’une relation de couple, qu’un mariage, que la proximité entre frère et sœur. J’ai besoin d’une sœur jumelle et je veux qu’elle soit une super-héroïne.

Buffy la tueuse de vampires, c’est le minimum vital nécessaire à un tel voyage. Il faut non seulement qu’elle soit parfaite mais qu’en plus elle palie à toutes mes imperfections. Bien sur une telle personne n’existe pas mais j’établis une liste d’une vingtaine de critères de sélection que je publie sur mon site web comme une sorte de petite annonce géante. Les critères sont en trois parties. Les obligatoires, les recommandés et enfin, les petits plus.

Comme premier critère obligatoire, il y a le genre, fixé et non-négociable. Je veux voyager avec une fille. Je m’entends juste mieux avec elles. J’avais voyagé en Albanie avec un homme et le voyage s’est effacé au profit d’un concours de taille de pénis au bout quelques jours. C’est comme ça pour tous mes projets en équipe, en particulier dans le milieu professionnel. La seule exception est ma coopération avec Pedro, mais là, c’est parce que j’en ai rien à faire. Un couple mixte est quelque chose que tout le monde comprend, peu importe les cultures et pays. On fera donc moins peur, on se fera davantage prendre en stop, inviter chez l’habitant et on ne se fera pas accuser d’homosexualité dans des pays moins tolérants. Des fois, on trouve mon critère hypocrite m’accusant de déballer des nobles théories alors que je veux tout simplement coucher avec une fille. En général je réponds que s’il fallait traverser mers montagnes et déserts sur 20,000 kilomètres pour une relation sexuelle alors nous aurions un grand problème de sous-population. En général, ça clos le débat et ça fait rire les gens. Mais en réalité, je suis un peu d’accord avec cette critique. J’ai toujours trouvé le processus de séduction occidental tellement compliqué, indéfini, pleins de signaux et d’interprétations, que c’est un peu comme atteindre la Kamchatka en autostop. Cependant, et il faudra me croire sur parole, si j’avais le choix entre traverser l’Asie en autostop ou coucher avec ma partenaire de route, je préfèrerai le voyage, que ce soit plus dur ou plus facile.

Il faut également qu’elle connaisse des langues. L’anglais bien évidemment mais idéalement aussi le Chinois, le Russe et le Turque. Autre élément crucial, la résistance à l’inconfort, physique et psychologique. J’ai pu ramasser Caroline en Lituanie mais j’aurai probablement assez à faire de ma propre personne dans les steppes du Kazakhstan. Si elle a besoin de sa douche quotidienne, ça ne marchera pas. Si elle ne peut pas dormir en tente, ça ne marchera pas. Si elle ne tient pas les longues marches, elle ne supportera pas les sorties en autostop des grandes métropoles chinoises où il faudra sans doute marcher pendant de longues heures dans la chaleur, la pollution et le bruit avant de trouver un bon endroit pour faire du stop. Il faudra attendre dans la chaleur étouffante de Téhéran ou le soleil frappant du Turkménistan pendant des heures avant qu’une voiture ne s’arrête. Peut-être sans suffisamment d’eau et de nourriture. Il faudra que je tienne le coup face à tout ça et elle aussi.

Vient l’approche de l’autostop. J’ai besoin d’une autostoppeuse coriace, d’une fille pour qui ma première règle (ne pas payer pour les transports) aura du sens. Quelqu’un qui ne verra pas un bus ou train comme solution alternative mais comme le diable en personne ! Une vraie extrémiste, une croisée, une fanatique du pouce tendu sans compromis. Mais pas que. Il faut qu’elle l’ait fait. Qu’elle soit partie pour des durées prolongées et pas qu’en Europe. Au moins en Turquie, au moins dans un pays musulmans parce que c’est là qu’on ira. Tout cela est déjà très contraignant mais ne s’arrête pas là. Je rédige les critères recommandé. Force physique. Arts martiaux. Aptitude aux premiers secours. Sociable. Sait cuisiner. Expérience en montagne car on se frottera aux hauts sommets pour arriver en Chine. Résistance à l’alcool, nous traversons le Caucase. Sang-froid, courage, patience… Les lignes s’accumulent.

Enfin viennent les bonus. Naviguer un bateau, à moteur, à voile. Si nous faisons du bateau-stop, aider le capitaine à bord pourrait bien nous servir. Intérêt pour l’itinéraire proposé. Jolie et sans attaches. Permis de conduire. Et j’en passe.

Pedro m’a dit que mes critères pouvaient être pertinents mais il fallait tout de même que je me prépare à ne trouver personne.
Nous ne voulons pas d'un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui.
NA Natb72 Regular ·
Bonjour Alistril

Tu es venu sur ce forum pour recueillir des avis sur ta démarche et tes réflexions préalables, puis sur les premières lignes de ton projet de livre. Je te répondrai donc sans détour😏 Je ne suis pas allée voir ton blog, car la discussion que tu as engagée ici me paraissait suffisante en soi, courageuse, et plutôt enrichissante pour ce forum et pour nous « les foromeurs » ! Merci pour cela. Voilà mes réactions, qui j'espère ne te froisseront pas. C'est juste un échange :-) Tout d'abord, ok pour le choix d'un forum de voyages, mais pourquoi ne pas essayer aussi un forum littéraire, car les questions que tu poses ne concernent pas ton voyage en lui-même, mais le livre que tu as envie d'écrire à partir de cette expérience. De ce point de vue, on parle d' "écriture /oeuvre/témoignage... " et non plus seulement de voyage, ce qui n'a rien à voir. Si je te dis que ton expérience est intéressante (ce que je pense), je n'aurai pas répondu à ton questionnement sur ton livre (ou alors « j'ai rèn compris, ce qui est possible aussi!) Pour en venir plus précisément à ce que tu as écrit, je pense que ta base de départ est très porteuse, mais... je n'accroche pas à ton texte : le style ne m' "embarque pas", tout simplement. Ca ne veut pas dire que « c'est pas bien ». C'est juste très personnel et heureusement, ça n'engage que moi : d'autres auront certainement un avis contraire. Entreprise super difficile à laquelle tu t'attaques : le récit de voyage mélange à des degrés divers des genres aussi disparates que la biographie, le récit initiatique, le récit d'aventures, l'observation ethnologique, la poésie, parfois même la digression philosophique...et j'en passe...en y mélangeant des ingrédients aussi variés que l'usage du « je », l'introspection, la description, le dialogue, la narration, la poésie, l'explication, l'argumentation, le flash-back...Bref. On peut y retrouver toute la gamme des techniques d'écriture. Toute la difficulté est de doser ces ingrédients et de les mélanger avec une sauce originale (chacun la sienne !) pour produire la bonne cuisine. C'est un vrai challenge auquel tous ceux qui ont tenté d' "écrire" se retrouvent confrontés. En raccourci, c'est une chose d'avoir le ballon, et une autre, de transformer l'essai! (j'en sais quelque chose😉)

En tous cas ça m'a fait plaisir de te lire et si ta motivation est là, fonce, continue ! C'est ça l'essentiel, et je suis certaine que tu trouveras ton public.😏 Amicalement,
nath
AL Alistril ·
Salut Nat!

Non tu ne me froisses pas! C'est jamais facile de prendre de la critique mais je préfère ça plutot que de pondre un texte nul! En plus je vois carrément que tu as tout fait pour être sympa et encourageante dans ta critique et ça c'est déjà plus que j'en demandais.

Alors tant que j'y suis, je vais essayer de puiser de l'information. Est ce que tu sais pourquoi tu n'as pas accroché? Y a t-il des raisons particulières, que l'on peut définir plus précisément. Ca pourrait m'aider à améliorer mon texte. Est-ce que j'ai un style que tu n'aimes pas ou est ce que tu trouves que je ne maîtrise pas mon style? Qu'est ce qui "t'embarquerait"? Le but de ces questions n'est pas d'écrire un récit pour te plaire (je précise car ça a été mal interprété par quelques personnes sur ce forum) mais d'essayer de m'améliorer à partir des réactions du lectorat.

Et pourquoi pas un forum de littérature? C'est un essai à faire, si par hasard t'es connaisseuse, tu aurais des liens?

Et il n'est pas nécessaire de lire mon blog, j'ai volontairement omis de mettre le lien pour avoir plus de contrôle sur l'histoire.
Nous ne voulons pas d'un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui.
NA Natb72 Regular ·
Bonjour Alistril

Je ne me permettrais certainement pas de dire que tu ne maitrises pas ton style !

Ce sont juste mes goûts perso qui entrent en ligne de compte. Je préfère les écritures plus « poétiques », même lorsqu’il s’agit d’éléments bio à travers des récits de voyage ou de « changements de vie » dans d’autres contrées (par exemple Rick Bass Le Livre de Yaak). Ca crée une atmosphère qui « m’embarque « davantage. Mais il est certain que ton 1er chapitre se prête moins à cela que les parties suivantes qui raconteront vraiment le voyage…A suivre donc !!

Voici 2 liens pour des sites d’écriture qui pourront peut-être t’intéresser :

http://ecriture-livres.fr/boite-outils-ecrivain/forum-litterature-blog-litteraire-tous/forums-ecriture-a-decouvrir

http://jeunesecrivains.superforum.fr/

Bon courage pour la suite !
nath
SC Scevemomonat ·
Bravo, il faut y aller , tu as eu du courage pour ce périple, il doit t'en rester pour écrire et revivre cette aventure. çà ne peut être que passionnant de lire du réel , du vécu. je suis acheteur , contacte le forum pour savoir ou ce procurer ton travail .
MA Mathews Globetrotter ·
Alors tant que j'y suis, je vais essayer de puiser de l'information. Est ce que tu sais pourquoi tu n'as pas accroché? Y a t-il des raisons particulières, que l'on peut définir plus précisément. Ca pourrait m'aider à améliorer mon texte. Est-ce que j'ai un style que tu n'aimes pas ou est ce que tu trouves que je ne maîtrise pas mon style?

ton style n'est pas mal mais pour ne pas trop critiquer , 🙂

*on ne sait pas trop où ça veut en venir..quel est le ou les sujets principaux ? est-ce traverser l'Europe de l'Est en long ou en large, on zappe d'une partie de l'Europe pour le Kamchatka.. donc j'en conclus que le récit manque de construction.. *je n'aime pas les formules trop familières ( "concours de pénis" c'est pas trop mon truc ) et le style est un peu trop décousu à mon goût..

*encore une fois pas de thèmes de fond concernant notamment les différences culturelles..

Le but de ces questions n'est pas d'écrire un récit pour te plaire (je précise car ça a été mal interprété par quelques personnes sur ce forum) mais d'essayer de m'améliorer à partir des réactions du lectorat.

si tu écris un récit dans le but juste d'écrire pourquoi pas mais je n'en vois pas trop l'intérêt....c'est passer un nombre élevé d'heure..à moins que tu ne prépares un diplôme de littérature licence ou ce genre de truc..
IL Illimite ·
Bonsoir,

D'avoir lu tous ces échanges au sujet du projet d'écriture d'Alistril, réactive mon désir - de plus en plus ancien - de mettre au propre mes 24 cahiers relatant jour après jour, mon voyage en 5 années non stop, autour du monde, mais je ne me pose pas du tout les mêmes questions.

Il m'importerait peu que cela plaise ou non au lecteur. Je voudrais simplement pouvoir relire moi-même toute cette aventure facilement et la faire partager à ceux qui me le réclament depuis..presque 20 ans, en texte clair, parce que j'écrivais tous les soirs, souvent dans des conditions difficiles et d'une écriture serrée et parfois peu lisible.

Ce que je voudrais c'est donc, tout mettre au clair et pour cela savoir quelle est la méthode la plus rapide, car je crains de ne jamais arriver au bout, il y a des années que je rature, recommence, tape, enregistre sur l'ordi. J'ai essayé le système de reconnaissance vocale pensant plus facile de relire mes cahiers directement à voix haute afin qu'ils soient tapés simultanément, mais ces essais n'ont pas fonctionné. Il doit y avoir 200 à 300 pages propres, représentant seulement le cahier n° 3 sur 24, c'est désespérant et cela me fait un peu mal au coeur d'arrêter là. Parfois je relis l'un d'eux au hasard et refais le voyage à l'envers, surprise moi-même de ce que j'ai vécu. Voilà. Je me permets ici de m'adresser à vous parce que vous semblez fort documentée sur le sujet, et aussi un peu parce que je culpabilise de laisser le temps passer, c'est un tel travail !

Merci.
PA Parenski ·
Alistril, bonjour,

Concernant l'idée d'aborder les rapports avec les autochtones, je comprend que tu ne veuille pas surcharger ton 1er chapitre. Et tu trouvera certainement d'autres thèmes à développer. Voilà pourquoi l'idée du blog (ou même de ce forum) te permettrai de de le faire.

Quant à ton choix de partager l'aventure avec une personne du sexe opposé, cela se justifie pour les nuits à passer sous la tente. Surtout si celle-ci est exiguë et surtout quand la température extérieure est négative ! 😕

Quant au récit de ton expérience professionnelle, il trouve aussi sa raison d'être dans ton 1er chapitre.

Alors Bon Courage pour la suite !
"Il suffit de partir pour revenir à l'essentiel"
NA Natb72 Regular ·
Bonjour Huguette 24 carnets X 250pages en moyenne, ça fait 6000 pages... Oui, c'est un gros boulot! Désolée mais...même si ça existe, je ne connais pas de solution plus rapide, à part la patience, pour tout retaper à l'ordi, ce que vous faites déjà. Peut-être quelqu'un d'autre a-t-il une idée??🤪 Bon courage à vous.
nath
BM Bmonkey Regular ·
Salut Alistril

Si je peux me permettre, pour être moi-même à terminer l'écriture d'un récit de 6 mois dans le but de publier, je serais porté à te conseiller ceci:

-Trop d'avis à ce stade-ci risques de te faire perdre l'essence du projet, ta motivation intrinsèque qui n'a pas besoin d'être expliquée ou explicable. -Trop d'avis risques de brouiller ton départ, de définir un style qui n'est peut-être pas le tien, quel qu'il soit. Laisse le style se dessiner. Le risque est de vouloir plaire en début d'écriture et cela empêchera ta spontanéité, ton innovation, tes audaces et surtout, ton style de s'épanouir. -Vas-y pour ce que l'activité d'écriture t'apporte d'abord, le reste se ressentira dans tes écrits. -J'ai lu le récit de Mékong et tout les récits de Genevois, et j'ai adoré, pourtant, mon style est différent du leur. Ils ont leur couleur. J'accepte la mienne.

De mon côté, j'écris, réécris un deuxième jet (car pour faire quelque chose de bon, je crois qu'il faut remettre cent fois sur le métier, puis, le recul est nécessaire, faut laisser mijoter et l'inconscient fait le reste, au point de nous surprendre à n'importe quel moment...d'ou l'importance d'avoir un calepin sur soi). Ensuite, par-ci par-là, je fais lire des chapitres, de manière aléatoire, à ceux qui ont l'intérêt ou pas, à un gars, une fille, de 15 ans, de 45 ans, de 60 ans, qu'ils aient voyagé ou pas, puis les commentaires finissent par se recouper et définir ce que les gens vivent au travers mon récit. Les mots et commentaires se mettent traquilement à définit mon style, me confirmer dans un style qui est le miens et la confiance s'installe graduellement, se cristalise (malgré l'inévitable doute et les angoisses reliées au processus de création.... indispensables, à mon avis, pour nous rappeler que l'écriture est une entreprise en soi et qu'il n'y a rien d'acquis dans le processus. Inévitable pour le dépassement de soi par le fait même).

-Ça prend de la discipline, ça ne va pas toujours comme on veut, faut pas forcer la note et quand les valves s'ouvrent, faut profiter de la vague. Tant que le plaisir demeure..... c'ets le plus important.

L'écriture est le prolongement de ton voyage.

Bonne chance!
Global citizenship throught universal responsability
PH Phoenixjc Regular ·
Personne ne peut vous apporter conseil ou aide, personne. Il n’est qu’un seul chemin. Entrez en vous-même, cherchez le besoin qui vous fait écrire : examinez s’il pousse ses racines au plus profond de votre cœur. Confessez-vous à vous-même : mourriez vous s’il vous était défendu d’écrire ? Ceci surtout : demandez-vous à l’heure la plus silencieuse de votre nuit : « Suis-je vraiment contraint d’écrire ? » Creusez en vous-même vers la plus profonde réponse. Si cette réponse est affirmative, si vous pouvez faire front à une aussi grave question par un fort et simple : « Je dois », alors construisez votre vie selon cette nécessité. Votre vie, jusque dans son heure la plus indifférente, la plus vide, doit devenir signe et témoin d’une telle poussée. Rainer maria Rilke " lettre à un jeune poète"

Je trouve que ce texte dit tout. Quand on poursuit un but élevé, il envahit totalement notre vie, et la question ne se pose pas vais je? dois je? puis je? Pour avoir poursuivi un projet professionnel élevé et exigent je sais que j'ai dû consacrer toute mon énergie dans ce but et que j'ai sacrifié tous les autres objectifs; je sais également que l'on n'a pas le choix; c'est presque une question de vie ou de mort. et j'adhère totalement à la pensée de RILKE.

Et vous?
Jean claude
KO Kola Globetrotter ·
j'ai sacrifié tous les autres objectifs; je sais également que l'on n'a pas le choix; c'est presque une question de vie ou de mort. et j'adhère totalement à la pensée de RILKE.

En passant à la postérité, l'œuvre de Rilke a franchi avec une marge confortable la barre qu'il avait si haut placée... Si le besoin d'écrire peut obéir à une telle gravité, et tracer un chemin si exigeant, le projet d'Alistril, tel qu'il a tenté de l'exposer ici, ne semble pas guidé par les mêmes objectifs.

@ Alistril... S'il y a matière dans ce long premier chapitre, elle reste perfectible. Et ce qui peut se lire sur un blog ne tiendra pas la distance pour produire un livre achevé. Le style ou l'absence de style est un choix personnel qui peut emporter l'adhésion de certains et/ou en rebuter d'autres... mais ce qui ne passera pas c'est la fragilité de l'assemblage des idées. Les aventures les plus originales, les émotions, les descriptions, les rebondissements... tout ce qui nourrit l'inspiration et constituera le fond du récit n'emportera pas le lecteur si tu butes sur des obstacles tels que des erreurs de concordance de temps, des maladresses grammaticales, des fautes d'orthographe, une ponctuation fantaisiste...

Si l'écriture peut ne pas être une souffrance, une compagne aussi intransigeante que celle présentée par Rilke (via Phoenixjc), si elle peut rester parfois un jeu sans effort... la rédaction d'un bouquin ne peut s'affranchir de certaines contraintes, même si certains pensent le contraire.
AL Alistril ·
Tout d'abord il y a eu une erreur technique sur le forum et certains messages ont été supprimées (Mathews et Gastien). Ce n'est ni de ma faute ni celle de la modération et voyageforum me les a envoyé par email et je vais les restaurer prochainement mais pas tout de suite pour pas alourdir le sujet).

Pour l'instant, j'aimerai répondre à Kola et te demander concrètement un exemple de ce que tu reproches au texte; surtout la concordance des temps et les erreurs grammaticales.

Par ponctuation fantaisiste, tu veux dire les points virgules? Absence de style, je trouve ça un peu dur quand même. Tu es sure? J'essaye d'avoir un style simple qui va droit aux faits sans tourner autour du pot.
Nous ne voulons pas d'un monde où la certitude de ne pas mourir de faim s'échange contre le risque de mourir d'ennui.
KO Kola Globetrotter ·
Puisque tu le demandes, je te ferai une compilation de ce qui m'a gênée (non exhaustive) (et en MP)... 🙂
VO Voyajou Globetrotter ·
Bon, ça donne quoi le coaching? Parce qu'il a l'air un peu dur de la feuille l'écrivain en herbe.
KO Kola Globetrotter ·
Moi M'sieur j'ai rendu mes devoirs... C'est Alistril qu'a pas voulu copier !
MO Mohamma2 Veteran ·
C'est dommage parce que ce qu'il a présenté jusque là est vraiment très alléchant ...
LI Libed3 Veteran ·
Bonjour à tous,

A ce stade, j'aimerais déjà savoir:Est ce que ça vous intéresse?Quelles thématiques seraient intéressantes à développer? A savoir un tel voyage représente beaucoup de facettes. Des cultures, des religions, des personnes, des co-voyageurs, les défis physiques, les feux de l'amour, et beaucoup d'autres choses.Réalité ou basé sur la réalité?Où l'écrire? Dans les carnets de voyage (ici)? Autre part sur ce forum? Un site d'écriture? Reddit? Français ou Anglais?Je ne commence pas à partir de rien. J'ai tenu un blog au cours de mon voyage, un blog, qui, transposé en traitement de texte contient dans les 500 pages... Il y a beaucoup d'informations et c'est un blog, pas un livre. Mais ce sera ma base pour le livre. J'ai aussi des photos et vidéos sur lesquelles me baser ainsi que l'itinéraire détaillé (j'avais une balise GPS qui enregistrait mes positions).

Je sais que beaucoup de mes questions pourraient être répondues par "écoutes ton cœur, seul toi peut prendre la décision." A quoi je réponds: "je compte bien prendre la décision mais j'aime quand même les conseils."

Enfin, pour mon prochain post ici si je ne me décourage pas du projet, sera le plan du livre ou du moins un plan partiel.

Merci d'avoir lu jusque là si vous avez lu jusque là et j'attends vos réactions.

Bonjour Alistril,

Juste un petit mot pour laisser trace de ma lecture. Je ne peux répondre à tes questions pour diverses raisons, mais oui j'ai apprécié de lire ton paragraphe, d'abord parce que je suis curieuse, ensuite parce que j'étais intriguée par ce projet, puis j'ai ri en lisant ta recherche de "ta parfaite co-voyageuse" et du coup, j'aimerai bien découvrir la suite... Alors, j'espère lire ici qu'un jour ce bouquin sortira et que je pourrai le découvrir. PS : du coup, je vais visiter le blog.....bouh, il est en anglais, tant pis, je ferai avec ! 🙂

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