Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour
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Bonjour à tous !

Voici le compte rendu détaillé de notre deuxième tour du monde.

Très différent du 1er, il ne peut être comparé. Nous avons éprouvé le même bonheur à la découverte d’horizons nouveaux, et à la rencontre des autres. Ces échanges furent enrichissants. Nous avons apprécié notre bateau car plus petit, malgré son côté vieillot, mais c’est le seul qui permet de remonter l’Amazone, l’un des moments fort de ce TDM.

Je vous propose de commencer ce fil avec le récit complet de ces 122 jours, il n’en manquera pas un !

À la fin de ce récit qui sera édité par chapitres, en fonction de mes disponibilités, je me ferai un plaisir de répondre au mieux à vos interrogations. Je me tiens à votre disposition pour faciliter, autant que faire se peut, la préparation des futurs tourdumondistes à leur nouvelle aventure.

Bon voyage !

Christian
1987 Carla Costa 1992 Marina 2010 Marina 2011 Romantica 2012 Deliziosa (Tour du monde) 2012 Pacifica 2013 Luminosa 2013 neoRomantica (Tour du monde austral) 2014 Magica 2015 neoRiviera (Tour d'Afrique) 2015 Diadema 2016 Opera (Capitales Baltique+Fjords Norvégiens)2018 Pacifica (Transatlantique)
JA Jany95 Globetrotter ·
J'ai hâte de vous lire !!!

Merci !
Jany
CH Chamadou Veteran ·
PRÉFACE

À peine plus d'un an après notre premier tour du monde nous avons décidé de repartir au travers de notre planète.

N'avions nous pas réalisé notre rêve? Plusieurs réponses à cette question:

Tout d'abord, nos proches et nous, avons actuellement forme et santé, ce qui est déjà en soi une bonne raison.

La magie de cette première croisière au long cours, les situations vécues, les paysages, les relations humaines, les sentiments ressentis, tous ces souvenirs accumulés nous ont profondément marqué, et donné cette envie irrésistible d'assouvir nos connaissances sur le monde qui nous entoure.

L'itinéraire est totalement différent, excepté la Nouvelle Zélande et l’Australie.

Les pays visités, qui pour certains étaient dans nos projets à plus ou moins long terme, sont pour certains mythiques, pour d'autres très lointains, isolés et difficiles d’accès.

C'est ainsi que nous sommes partis 122 jours à la découverte des merveilles de l’hémisphère austral.

Départ de Savone (Italie) le samedi 21 Septembre 2013, puis première escale dans la ville de Barcelone où nous retrouverons nos deux amis VF (Canigo66) avec qui nous avons fait le premier tour du monde sur le Deliziosa. Ces retrouvailles resteront inoubliable !

Cap ensuite sur Casablanca et le Cap-Vert, où nous avions projeté d'aller il y a quelques années. Puis, changement de continent avec, au programme, la remontée de l’Amazone, le plus long fleuve du monde traversant trois pays: Pérou, Colombie et Brésil. Au Brésil justement, où nous ferons plusieurs escales et visiterons entre autre Rio de Janeiro et Salvador de Bahia.

Nous descendrons ensuite le long de la côte Sud Américaine avec escales en Uruguay, Argentine, jusqu'à Ushuaia.

Nous franchirons ensuite le mythique Cap Horn, naviguerons à la découverte du Chili dans les fjords chiliens et leurs glaciers jusqu'à la ville portuaire de Valparaiso, avec ses maisons colorées et la demeure du célèbre poète Pablo Neruda.

Nous remonterons le long des côtes chiliennes jusqu'à l’île de Pâques. Baignée par l’Océan Pacifique, elle est l’une des destinations les plus prisées; statues, plages magnifiques et des grottes uniques au monde.

Nous ferons escale à Papeete, où nous rencontrerons des amis expatriés à Tahiti. Quand on dit que le monde est petit ! Nous découvrirons ensuite le paradis naturel de Bora Bora, Moorea, puis retour presque 2 ans après (et oui déjà!) en Nouvelle Zélande et Australie.

Après une escale à l'Île Maurice, nous accosterons à La Réunion. Là aussi un couple d'amis du premier tour du monde et qui habitent toute l'année sur cette île lointaine, nous attendront à l’arrivée. Cela sera aussi un souvenir marquant de cette croisière !

Nous aborderons ensuite en Afrique du Sud, passerons le Cap de Bonne Espérance et ferons escale entre autre à Capetown et Dakar.

L'avant dernière escale sera Marseille, et là ce sont 2 couples d'amis VF du Deliziosa (Esculape et Trèsphoto) qui nous attendent de pied ferme. Jacques et Bernadette, ainsi que Yves et Mireille. Ce sera une excellente façon pour terminer cette boucle en beauté.

Nous vous donnons donc rendez-vous dans les pages qui suivent pour vivre avec nous cette nouvelle aventure

Mardi 17 Septembre 2013 - J - 4

Le compte à rebours est lancé ! Moult détails sont à régler, pour notre voyage certes, mais aussi et surtout pour gérer notre absence durant ces 4 mois. On ne peut s’imaginer tout ce qu’il faut prévoir, et l’expérience de notre précédent tour du monde n’a fait qu’accroître ce sentiment: n’a-t-on pas oublié quelque chose d’important ?

Pas dans les valises, car tout bien compté, ce qui est le plus facile et le plus rapide à faire, nous les ferons après-demain. Quand je dis «nous» vous avec bien compris qu’il fallait lire «Monique». En tout cas elle s’en tire comme toujours très bien, les affaires arrivent bien repassées, non froissées, et il ne manque rien ! Arriver à ce résultat nécessite beaucoup d’entraînement et d’aptitude, ma chère et tendre ne manque ni de l’un, ni de l’autre.

Pour ce qui me concerne, je suis, tout comme à la maison, responsable de tous les instruments high-tech. Que voulez vous, il faut bien que quelqu’un se dévoue !

Le temps passe très vite, mais on va y arriver, c’est sûr!

Ce matin notre médecin nous a ausculté, il a validé notre excellente santé, et nous a prescrit des petites choses sympathiques à ingurgiter pour palier des petits problèmes de santé qui pourraient arriver.

Mais on croise les doigts, avec quelques kilos de moins, un peu d’activité physique pendant les vacances, tous les clignotants sont au vert, et gageons que les ennuis de la première circumnavigation ne se reproduiront pas cette fois.

Nouveau bateau, nouveau circuit, nouveaux pays, mais nous ne serons pas dépaysés car nous allons retrouver de nombreux amis que nous avons connus lors du précédent tour du monde, mais aussi d’autres croisières.

Nous avons d’ailleurs décidé avec certains de partager la même table à l’occasion du dîner.

Nous avons hâte maintenant de nous lancer dans cette nouvelle aventure, même si, quitter nos proches et nos tous petits nous pèsent toujours autant. Il vaut mieux penser aux retrouvailles, d’autant plus émouvantes que la séparation a été longue.

Bon, je vous laisse, on se retrouvera à partir du 21 septembre lorsque neoRomantica quittera Savone, cap à l’ouest .

À bientôt

Vendredi 20 Septembre 2013 - Les adieux

Depuis le temps que nous en parlions, cette fois on y est ! (enfin presque).

Notre 1ère escale sera donc chez nos enfants. Situés à environ 4 heures de Savone où nous embarquerons demain, c’est un camp de base idéal, qui nous permet de faire un dernier au revoir à une partie de la famille et nos petits-enfants.

Ils vont, pour les plus grands, suivre de près l’évolution de leur Papi et Mamie globe trotteurs.

Ce soir dernier repas en famille, avant la séparation demain pour 4 mois.

On se retrouve demain soir, cette fois ce sera depuis le neoRomantica !

Samedi 21 Septembre 2013 - Jour 1 - Le départ - Savone - ITALIE

Ce matin il a fallu faire vite, il ne s’agissait de ne pas manquer l’embarquement sur le neoRomantica avant son appareillage!

Réveil en fanfare, une rapide embrassade à la famille, et nous voilà partis pour Savone, accompagnés par nos enfants.

Il est 14 heures 30 quand nous arrivons au «palacrociere» où neoRomantica nous attend.

Il faut bien se résoudre à quitter nos proches malgré l’ambiance chargée d’émotion. Allez courage, on y va!

Pas de bousculade, les formalités administratives d’usage se déroulent dans le calme et nous voilà déjà à bord: il est 15 heures.

Nous employons l’attente de nos 4 valises, pour faire une visite rapide du bateau.

D’emblée, nous sommes conquis: il est magnifique, et cela confirme tous les avis positifs que nous avons pu lire à son sujet. La décoration, et l’aménagement des espaces publics est du meilleur gout.

Sa taille est vraiment à échelle humaine et nous nous y sommes sentis bien immédiatement. Notre est claire et spacieuse. Mais nous en reparlerons dans quelques jours, quand nous y serons mieux installés.

Pour l’heure Monique dispatche le contenu des valises dans tous les rangements disponibles. Cela tient du Tetris!

Nous avons déjà rencontré nos amis avec qui nous avions projeté de faire cette croisière, ainsi que beaucoup de passagers «récidivistes» du 1er tour du Monde sur le Deliziosa. Ces retrouvailles ont été joviales et chaleureuses.

Bon je vous laisse, il se peut que Monique ai besoin d’aide...

Demain, Barcelone, escale où nous attendent les régionaux de l’étape les membres VF canigo66.

Que vont-ils nous concocter? vous le saurez ....demain ou plus tard.....
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NA Nadu Globetrotter ·
nous étions impatients d'avoir des nouvelles de ce tour du monde et ton CR est toujours agréable à lire . je rêve de faire un tour du monde comme celui là mais étant encore en activité ce n'est pas faisable à moins de prendre un congé sans solde

à priori ce n'est pas un bateau comme le néoromantica qui m'attirerait pour un si long voyage notamment par l'absence de salle de spectacle et peut être la répétition des menus mais ton récit me fera peut être changer d'avis . nathalie

nous sommes nombreux à attendre la suite

nath
YA Yael5 Veteran ·
Bonsoir Christian, Un grand merci déjà pour avoir la gentillesse de nous faire partager par votre récit ce qui a du être une merveilleuse aventure! C'est avec grand plaisir que je vais suivre votre voyage! Bonne soirée, Yael
SY Sylviannefd Globetrotter ·
bonjour Christian, Je vais vous lire avec plaisir et même si comme beaucoup ici à cause du travail il nous est impossible de faire pour le moment ce tour du Monde de 4 mois, et que nous le faisons par petits tronçons, c'est un réjouissant de partager votre enthousiasme.
CH Chamadou Veteran ·
Bonjour à tous et merci pour vos encouragements.

Dimanche 22 Septembre 2013 - Jour 2 - Barcelone - ESPAGNE 1 ère escale

Notre première nuit à bord a été calme et reposante. Nous avons instinctivement retrouvé nos habitudes de croisiéristes.

Après le petit déjeuner nous avons assisté à la première réunion organisée par un certain ... Frédéric Mathieu, notre hôte francophone, dont la compétence, assortie de sa gentillesse, fait l’unanimité des passagers francophones. Nous le connaissons bien puisqu’il nous avait accompagné pendant le 1er tour du monde.

Mais il nous quittera à Valparaiso, car il va être papa.

Nous avons retrouvé également avec beaucoup de plaisir le professeur Carlo Scopelliti, qui assurera les présentations culturelles des pays que nous allons traverser.

Au chapitre des bonne nouvelles notons aussi la présence de Marie-Pierre Gomez, déjà présente lors du 1er TDM sur le Deliziosa et le responsable des excursions: Mateo lui aussi un «ancien».

Même Paolo Conté, surnom donné au médecin lors du 1er tour du monde, fait parti de l’expédition.

Beaucoup d’informations ont été communiquées dont je vous ferai part demain, pendant la journée en mer.

Mais le temps fort de cette journée a été l’escale à Barcelone, et quelle escale !

Nos amis nous ont concocté un super accueil. Ils ont décidé de nous faire connaître un autre regard sur Barcelone. Des retrouvailles chargées d’émotion après ces 2 ans qui nous séparent des moments partagés durant 3 mois à l’occasion du TDM 2012. En fait c’est plutôt Barceloneta que nous découvrirons, quartier entièrement restructuré pour les J.O. de 1992 Ah, les amis quel bon petit restaurant local vous nous avez fait connaître ! Nous garderons un excellent souvenir des tapas arrosées d’un excellent «champagne» catalan, et cette paella, une paella comme rarement nous avons eu l’occasion de déguster. Les jeunes diraient: une tuerie ! Et puis que dire de l’amitié qui a scellé nos retrouvailles! En fait ce fut sans doute le meilleur plat que nous ayons dégusté.

C’est sûr que la marche que nous avons effectuée le long des quais, a été bénéfique pour la digestion (aïe, aïe, aïe le régime...) Les vieux gréements et anciens voiliers qui étaient présents en ce jour de fête sainte à Barcelone, ont agrémenté avantageusement notre promenade.

Mais le temps passe vite, il faut rejoindre neoRomantica, avant qu’il ne parte pour Casablanca. On retrouve la voiture, nos amis s’appliquent à nous reconduire à bord, malgré quelques manifestations et bouchons qui ont contrarié le trajet, nous arrivons juste à temps au port.

Encore merci, et comme vous nous avez annoncé la bonne surprise: rendez vous à la Réunion le 22 décembre date à laquelle vous nous rejoindrez pour finir le tour du monde austral jusqu’à Savone.

On pourra ainsi reprendre notre discussion que nous n’avons pas eu le temps de terminer aujourd’hui.

C’est le plus qu’apporte un tour du monde par étapes, cela permet en fonction des disponibilités des uns et des autres de faire tout ou partie de la croisière. Cela permet à nos amis qui ont encore une activité professionnelle de nous accompagner un bout de chemin.

Ce sera le cas également pour le TDM austral du Deliziosa, dixit Frédéric Mathieu avec qui nous avons partagé de bons moments à l’occasion de notre croisière sur le Magica en début de mois.

On pourra ainsi reprendre notre discussion que nous n’avons pas eu le temps de terminer aujourd’hui.

À demain tout le monde !
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CH Chamadou Veteran ·
Lundi 23 Septembre 2013 - Jour 3 - En mer

Sympa l’heure que Costa nous donne de temps en temps le matin. Il est prévu qu’on nous en donne 24 au total!

Voici quelques données statistiques qui caractérisent notre voyage.

Le bateau est parti avec 1080 passagers, nous serons 1330 en comptant ceux qui embarquerons à Buenos Aires et en cours de croisière. C’est dire que le bateau qui peut contenir 1750 passagers est loin d’être rempli. C’est dommage pour l’armateur, mais pour nous je dois avouer que c’est un grand plus.

Les francophones sont les plus nombreux, nous sommes 400 dont 315 français, suivis par: les italiens (277, les allemands (245) les espagnols (86 compris le rédacteur de ces lignes) les argentins (178 ) les suisses (46). Au total ce sont 26 nationalités qui sont présentes à bord.

Autres éléments intéressants les tranches d’âge:

11 jeunes de 2 à 18 ans 24 de 22 à 39 ans 191 de 40 à 60 ans (14%) 1 011 de 61 à 79 ans (76%) 93 de 80 à 91 ans (7%)

Aujourd’hui nous profitons de la journée en mer pour préparer la suite de notre voyage

Nous avons testé le restaurant Giardino pour le petit déjeuner: cadre agréable, décoration très fraîche comme un jardin de printemps, et puis quel calme pour un self, tout est étudié pour que nous n’ayons pas à nous déplacer plusieurs fois.

Bref on est tellement conquis que ce sera notre lieu privilégié le matin.

Nous avons retrouvé avec beaucoup de plaisir notre conférencier Carlo qui a reçu une véritable ovation de notre part, récoltant ainsi le fruit de sa gentillesse et de ses compétences. Il nous a tout révélé du mystère des colonnes d’Hercule.

En début d’après-midi nous nous sommes rencontrés entre les membres de «Voyages Forum» avec beaucoup de plaisir et de convivialité. Nous avons immortalisé l’instant sur l’avant du bateau.

C’est un lieu très agréable et offrant une vue remarquable sur l’avant du navire. Ce sera une situation intéressante pour les navigations panoramiques que nous effectuerons. Tiens d’ailleurs ce soir, si le temps le permet, nous irons à la proue pour le passage du détroit de Gibraltar, juste avant que neoRomantica mette du sud dans son ouest pour aller à Casablanca où nous accosterons demain matin.

Bonne soirée à tous.
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TA Tatima Veteran ·
Merci Chamadou pour ce compte-rendu qui va nous tenir en haleine, et dans mon cas, me consoler du report obligé à l'année prochaine de ma croisière programmée pour le 31/05 de cette année. J'attends la suite avec impatience.
01/12/2011 Saveurs méditerranéennes Costa Mediterranea 04/11/2012 Visions d'Orient Favolosa Costa 31/05/2014 Terre des vikings Costa Luminosa reportée en 2015 pour cause de Crabus Merdicus
JO Joecel Veteran ·
La suite, la suite !!!! j'attends chaque jour avec impatience. Merci pour ce beau voyage que tu nous fais partager...
CH Chamadou Veteran ·
Merci à tous, je continue en adoptant le principe de faire un post pour chaque escales et regrouper les jours de mers entre chaque escale sur un même post.

Mardi 24 Septembre 2013 - Jour 4 - Casablanca - MAROC 2 ème escale

Après un demi-tour à l’entrée du port, puis une longue marche arrière, neoRomantica finit par accoster dans le port de commerce, au milieu de cargos. Une grue plonge dans les entrailles du cargo le plus proche, pour extraire du gravillon immédiatement chargé dans des camions qui forment autour un ballet incessant.

De notre petit «jardin» matinal où nous prenons notre petit-déjeuner, nous avons une vue panoramique et imprenable sur tout l’arrière du navire. Il fait gris, mais la température est agréable.

Ce matin nous avons décidé de nous promener en solo dans le centre ville de Casablanca, l’excursion (incluse! que nous avons choisie ayant lieue l’après-midi.

Seulement voilà, le centre ville est à 3 kms, ni une ni deux, nous voilà partis pedibus, il en faut plus pour nous arrêter, car nous tenons une super forme !

Après avoir franchi le 1er obstacle, une horde de taxis dont les chauffeurs vous harcèlent avec insistance, nous sortons de l’enceinte du port et trois quart d’heure plus tard, et découvrons le centre ville de Casablanca. Nous avons été surpris de trouver un centre ville agréable, propre et modernisé. Par rapport à notre dernière escale il y a trois ans, le progrès est sensible. Un tramway moderne dessert désormais la ville, et les aménagements créés à cette occasion sont de bonne facture. Nous avons aimé, les terrasses de cafés, les rues animées et nous nous sommes promenés dans un quartier que nous ne connaissions pas. Nous sommes passés devant la médina, mais lorsque nous avons vu tous ces touristes interpellés par des vendeurs de babioles et de contrefaçons (j’ai déjà donné) nous avons préféré passer notre chemin.

L’après-midi départ en excursion. Là cette fois le bus nous prend au pied de la passerelle, et le nombre réduit de passagers, rend les débarquements plus rapides.

Nous avons commencé par la visite de la grande mosquée Hassan II, 2ème lieu de culte islamique après la Mecque. Construite au 2/3 sur la mer pour des raisons religieuses, car dans le Coran il est dit que le trône de l’Islam est sur l’eau, mais il se dit aussi que pour des raisons d’expropriations, il fut plus politiquement correct d’agir ainsi. L’emprise au sol est de 9 hectares dont 7 pour l’esplanade, le minaret a une hauteur de 200 mètres environ et porte à son sommet 3 boules qui symbolisent les 3 religions: le Judaïsme, l’Islam et le Christianisme. C’est la seule mosquée ouverte aux non musulmans comme l’avait souhaité son instigateur le roi Hassan II. Outre la grande salle des prières qui peut contenir 25 000 fidèles, nous avons pu découvrir la salle des ablutions, le hammam marocain, le hammam turc. Nous avions déjà eu l’occasion d’admirer cette mosquée de l’extérieur, de l’avoir visité nous a comblé. Ensuite nous avons déambulé dans le quartier «Abous» ( qui veut dire vieux village en arabe) où les échoppes avec leurs étals multicolores, les ruelles flanquées de vieilles maisons.

C’est fourbu, mais rassasié de découvertes que nous sommes rentrés au bateau.

Ouf, demain c’est journée en mer !

P.S.: demain changement d’heure à bord, quand il sera midi chez vous, il sera 10 heures pour nous.
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CH Chamadou Veteran ·
Mercredi 25 Septembre 2013 - Jour 5 - en mer

Aujourd’hui journée de repos, surtout après les kilomètres de marche à pied d’hier.

Nous avons essentiellement employé la matinée à choisir et réserver les excursions jusqu’à Valparaiso, terme de la première partie de ce tour du monde. Forts de l’expérience du 1er tour du monde, nous avons effectué ces démarches avant la réunion de Frédéric Mathieu, pour être sûr de la disponibilité de certaines excursions très prisées. Mais, n’étant pas les seuls à raisonner ainsi, le bureau des excursions était bondé. Mais en finalité nous avons eu satisfaction sur toutes nos demandes.

À midi, nous nous sommes regroupés à midi pour déjeuner entre amis.

Après le repas (frugal, si si …) nous avons assisté à la réunion de présentation des excursions, à l’issue de laquelle, comme prévu, des places ont manqué.

L’après-midi a été principalement consacrée à faire de l’assistance informatique. Et oui, quand on rencontre les amis d’anciennes croisières, ils savent vous reconnaitre !

Ce soir c’est gala, on va sortir les belles tenues.

Bonsoir et à demain !

Jeudi 26 Septembre 2013 - Jour 6 - en mer

Nous sommes au sud des îles Canaries, neoRomantica file à 19 noeuds environ, cap Sud Sud-Ouest en direction des îles du Cap Vert que nous atteindrons samedi matin. La température continue de grimper tout doucement

La journée a commencé avec le petit déjeuner au restaurant «Giardino» avec une vue imprenable de 270° sur l’océan. Nous apprécions vraiment ce self service, pourtant, nous qui ne sommes pas adeptes de ce type de restaurant, et bien nous le préférons nettement à celui du Deliziosa, et même au restaurant traditionnel. Ensuite, nous avons fait piscine et jacuzzi. À ceux qui travaillent nous vous prions de nous excuser, mais devons nous pas relater la (dure...) réalité de notre quotidien ? Cet après-midi nous avons l’intention d’utiliser la salle de sport, plus question cette fois de faire des tours de pont (avec un «c» comme crocodile) , une fois suffit !

Pour continuer ce sera une petite réunion avec Frédéric pour préparer notre escale de samedi à Mindelo.

Bref le temps s’écoule au rythme d’une croisière au long cours, on ne se précipite pas, on discute beaucoup avec les uns et les autres, bref on se sent très bien .

Vendredi 27 Septembre 2013 - Jour 7 - en mer

Les poissons volants que nous observons depuis ce matin à l’avant de neoRomantica nous confirment que nous naviguons désormais dans la zone tropicale. Ce spectacle nous émerveille toujours autant, et je reste personnellement toujours aussi étonné de les voir voler au ras des flots si longtemps.

Le tropique du cancer a été franchi hier soir vers 20 heures (heure locale)

Il fait chaud, très chaud, et le pont extérieur est brûlant si l’on s’aventure à marcher pieds nus.

Nous avons commencé la journée par une séance de sport dans la salle spécialisée située à l’avant du navire. Nous en parlions déjà depuis longtemps mais aujourd’hui nous sommes passés aux actes.

Bien nous en a pris car nous sommes ressortis satisfaits et demain nous y resterons plus longtemps, et ferons certainement plus d’exercices, car cela fait un bien fou ! Au programme 2,5 kms de marche à pied sur un tapis roulant face à l’océan, avec 120 calories de perdues, en tout cas c’est ce qu’annonce l’ordinateur de l’appareil, avec la pulsion cardiaque etc, etc... c’est très pratique, et qui plus est, on ne risque pas de s’étaler sur le pont...

Nous avons terminé cette séance par des exercices de musculation des abdominaux sur les agrès adéquats.

Nous avons assisté ensuite à une séance «culturelle» du professeur Carlo Scopelliti qui traitait de l’importance du Portugal dans les découvertes de nouvelles terres en Atlantique et dans le monde. Très intéressante la nourriture de l’esprit, tout autant que celle du corps.

Ce soir avec quelques amis nous prendrons l’apéritif dans la cabine, ce sera le premier, c’est pour ça qu’on vous le dit, après chuuuut !

Demain matin à 8 heures nous accosterons à Mindelo, on a hâte de se dégourdir les jambes!
1987 Carla Costa 1992 Marina 2010 Marina 2011 Romantica 2012 Deliziosa (Tour du monde) 2012 Pacifica 2013 Luminosa 2013 neoRomantica (Tour du monde austral) 2014 Magica 2015 neoRiviera (Tour d'Afrique) 2015 Diadema 2016 Opera (Capitales Baltique+Fjords Norvégiens)2018 Pacifica (Transatlantique)
CH Chamadou Veteran ·
Samedi 28 Septembre 2013 - Jour 8 - Mindelo - CAP-VERT 3 ème escale

Initialement nous devions arriver ce matin à 8 heures, mais un passager allemand devait être débarqué de toute urgence, alors ni une, ni deux, notre commandant a poussé ses machines pour arriver la veille à 23 heures 30. Nous n’avons pas d’autres nouvelles, nous espérons que cela ai servit à quelque chose.

Lorsque ce matin nous avons découvert la baie de Mindelo, nous avons eu le souffle coupé! Cette baie est dans le top ten des baies les plus belles au monde, au côté de la baie, d’Halong, la baie de Rio, la baie des Saintes etc... Certes on nous l’avais dit avant, mais on s’était dit bof, encore une, et puis voilà nous y sommes, et bien c’est vrai!

Les îles du Cap-Vert, sont au nombre de 18, dont 9 habitées. Le climat y est chaud et sec. Elles sont situées face au Sénégal. Sa capitale est Praia. Découverte par les portugais en 1456 elles devinrent un état indépendant en 1975, suite à la révolution portugaise dites «des oeillets» en 1974. La langue officielle est le portugais, mais les cap-verdiens parlent en «crioulo» le créole local. L’espagnol est compris et parlé très couramment, ce qui nous a facilité les choses. L’île où nous débarquons ce matin s’appelle Sao Vicente. C’est ici que vivait la chanteuse Césaria Évora, née le 27 août 1941, elle décéda en 2011.

L’île est petite, les routes peu nombreuses, aussi nous décidons avec 2 autres couples de visiter par nous-même.

La première impression est bonne (généralement c’est celle qui compte). Les cap-verdiens sont chaleureux et accueillants, ils nous proposent leur services, mais sans insister. Les maisons sont colorées et propres, le bateau étant situé à 20 mn à pieds du centre (pfff... une broutille maintenant ...) c’est avec un réel plaisir que nous déambulons ainsi dans les ruelles parfois pentues de Mindelo, .

Direction le marché aux poissons, qui nous avait été recommandé par nos amis Robert et Guy. Nous sommes arrivé avec le poisson (ben oui ...) un moment où démarrait la vente à la criée. Ça hurle, ça se bouscule, ça s’invective, et puis c’est très coloré au sens figuré, mais aussi au sens propre, certains poissons étaient multicolores.

À deux pas de là se dresse la tour Belém, construite en 1937, c’est une réplique de celle de Lisbonne. Elle n’a rien à voir, elle est toute petite, mais c’est un passage obligé pour les visiteurs que nous sommes.

Puis nous nous rendons au marché municipal, où les étales de fruits et légumes se succèdent. C’est tout aussi coloré, mais beaucoup plus calme !

Nous décidons d’aller au mirador de Fortim, une ancienne prison désaffectée, pour admirer le panorama. Un pick-up local, sorte de «bétaillère», s’offrant à nous, nous décidons de l’emprunter. De la-haut la vue est superbe, nous avons apprécié de pouvoir admirer le paysage sur 360°.

L’heure du repas approchant, plutôt que de revenir à bord, nous avons décidé de goûter la cuisine locale. Cela fait parti du plaisir du voyageur, découvrir un pays et ses spécialités culinaires. Nous nous rendons au «Sodade» qui veut dire nostalgie en portugais; C’est aussi le titre d’une célèbre chanson de Césaria Évora. Nous accédons à la terrasse par une succession d’escaliers. De cet endroit nous pouvons découvrir la maison où demeurait justement Césaria Évora, aujourd’hui habitée par sa fille. La cuisinière de l’établissement nous avait prévenu, on ne peut quitter le Cap Vert sans goûter au plat local: le «cachupa rica», une sorte de cassoulet mais à base de maïs, d’haricots, et de viandes variée et de chorizo: délicieux, et surtout si l’on y ajoute la sauce pimentée locale ! Nous nous sommes régalés du plat bien sûr, mais aussi de cette terrasse ombragée surplombant Mindelo, rafraîchi par la douce brise des alizés.

Mais il est temps de regagner neoRomantica, cette marche forcée à bonne cadence nous a fait le plus grand bien!

Nous voici à bord, il était temps ! nous sommes arrivés presque les derniers !

Césaria Évora chantait «petit pays, petit, petit, je t’aime beaucoup» Nous aussi on l’aime beaucoup ton petit pays regrettée Césaria.

Nous naviguons maintenant vers le Brésil, et la vie à bord reprend ses droits, on en parlera demain !

P.S.: demain changement d’heure à bord, quand il sera midi chez vous, il sera 6 heures pour nous.
1987 Carla Costa 1992 Marina 2010 Marina 2011 Romantica 2012 Deliziosa (Tour du monde) 2012 Pacifica 2013 Luminosa 2013 neoRomantica (Tour du monde austral) 2014 Magica 2015 neoRiviera (Tour d'Afrique) 2015 Diadema 2016 Opera (Capitales Baltique+Fjords Norvégiens)2018 Pacifica (Transatlantique)
PJ Pjan Regular ·
on attends la suite, quel plaisir de vous lire, j'espere pouvoir aussi vivre cette experience dans 4 a 5 ans pour la retraite
1977-78 orage circuit 2001 tunisie, 2002 -2004 maroc, 2003 thaillande 2005 turquie, 2006 viet-nam, 2007 italie, 2008 espagne, 2009 portugal 2010 grece, maroc,2011 transat antilles,2014 msc splendida.2016 msc musica croisiere :croisieurope le rhin romantique
CH Chamadou Veteran ·
À ce stade de la croisière l'itinéraire nous emmène en Amazonie, ce qui ne sera pas le cas du nouveau TDM austral qui sera effectué en janvier 2015 par le Costa Deliziosa. Je poursuis toutefois mon récit, ne pouvant occulter l'un d'un moment fort de notre tour du monde. À partir de Recife, nos tracés se recoupent.

Dimanche 29 Septembre 2013 - Jour 9 - en mer

C’est par un concert de musique classique que s’est terminée la journée d’hier. Cela nous a fait le plus grand bien et nous a apporté comme un sentiment d’apaisement. Aujourd’hui la mer est agitée, le bateau bouge un peu plus que d’habitude, le ciel est couvert et l’atmosphère est chaude et humide: nous approchons de l’équateur.

Les activités du jour se partagent entre la piscine, les salons et ... quelques dépannages informatique. Les passagers se donnent le mot, mais je ne prends que 2 ou 3 «clients» par jour, pas plus !

Mais je dois avouer qu’ils sont reconnaissants, l’un d’entre eux nous a invité à midi à l’oenothèque du bord où nous avons découvert et dégusté un excellent vin blanc italien, accompagné de fromages de brebis, italiens également.

Depuis quelques jours circulent à bord les instructions concernant les restrictions d’eau potable à bord. Nous vous rassurons tout de suite, pas de problème grave, mais dès que nous naviguerons sur l’amazone (dans deux jours) il ne sera plus possible pour le navire de produire son eau douce au moyen des dessalinisateurs du bord. Dans ces conditions il est demandé à chacun de réduire sa consommation.

Voilà pour les nouvelles de ce dimanche en vous souhaitant tous en pleine forme !

Lundi 30 Septembre 2013 - Jour 10 - en mer

Depuis cet après-midi il pleut ! Le temps est gris, la visibilité réduite, un peu comme chez vous, la chaleur en plus. Du coup tout le monde est réfugié à l’intérieur du navire, mais comme il n’est pas complet, on ne s’en aperçoit même pas.

Nous poursuivons notre route vers Macapa à l’embouchure de l’Amazone que nous atteindrons mercredi 2 octobre vers 18 heures. C’est une escale technique de 2 heures, et nous ne descendrons pas à terre. Il s’agit principalement d’embarquer le pilote, qui effectuera toute la navigation sur l’Amazone.

Ce sera la 2ème fois que notre navire fréquentera ses eaux, la première c’était sous le nom de Romantica devenu maintenant neoRomantica. C’est la taille maximum admissible sur ce fleuve.

Nous avons assisté à la réunion de Frédéric Mathieu, qui traitait des 4 escales à venir en Amazone, auxquelles s’ajouteront 3 autres escales brésiliennes le long de la côte atlantique.

Aujourd’hui nous avons décidé de prendre de bonnes résolutions: faire attention à la ligne en mangeant raisonnablement et en faisant fi des bonnes choses que l’on nous propose.

Depuis 10 jours maintenant, nous nous laissons influencer par des plats aussi copieux que délicieux, c’est forcément tentant, et petit à petit on cède à la tentation.

Il est temps de réagir sans plus attendre et de la façon la plus énergique qui soit, faute de quoi tous nos efforts passés seront réduits à néant.

Mais avec la soirée italienne qui s’annonce, tout de vert, blanc et rouge vêtus, nous irons dîner avec au menu des spécialités italiennes: vous mesurez sans doute la difficulté qui se présente à nous!

Oui je sais, il y a plus grave... allez à demain tous !

Mardi 1er Octobre 2013 - Jour 11 - en mer

Comme annoncé hier la soirée a été très animée.

Nous avons tout d’abord souhaité un bon anniversaire pour les 66 ans de Robert, un récidiviste du 1er tour du monde, avec qui nous partagions, et partageons encore aujourd’hui la table du dîner. Accompagné de son épouse, Suzette, ils nous ont invité, avec d’autres amis communs, à venir prendre un apéritif dans leur cabine. Décidément, les bouteilles de Pastis et de Ricard, ne doivent pas être très détectables par les appareils de détection sophistiqués (?) de Costa.

Le dîner italien, haut en couleur a été très joyeusement animé, nous apprécions beaucoup cette ambiance sur fond de musique de bel canto et «sole mio». Nos serveurs ont invité les femmes de notre table pour un tour de piste de danse.

Ce matin, après le petit déjeuner nous avons fait le tour du navire pont 9, le seul qui permet d’aller sur l’avant du navire. Nous aimons beaucoup cet espace, isolé, face à l’océan, où le bruit des moteurs disparait presque totalement pour laisser place au bruit de l’étrave et du vent: l’endroit idéal pour penser et méditer.

Au retour nous croisons beaucoup de marins qui s’affairent à l’entretien du navire, ici la langue parlée est le philippin. En traversant les salons pour rejoindre notre cabine, nous constatons les différentes activités exercées dans chacun d'entre eux, la gymnastique, la danse, le quizz du jour, les activités manuelles. Il y en a pour tous les goûts pour ceux qui ne veulent pas griller sur les ponts extérieurs, ou au bord des piscines.

Aujourd’hui nous mettrons à profit cette matinée pour fréquenter l’espace «Samsara», dédié à la santé et au bien être du corps.

À 15 heures s’est tenue la rencontre des passagers francophones ayant effectué le tour du monde 2012 (celui auquel nous avons participé) et 2013 (seulement 5 mois les séparent de leur précédente circumnavigation!). Nous étions très nombreux, et nous nous connaissons presque tous. C’est sans doute ce qui donne l’excellente ambiance qui règne à bord, complètement différente du précédent tour du monde et des autres croisières que nous avons effectuées. C’est très agréable, et pourvu que cela dure.

Ce soir nous irons écouter un récital de chansons françaises, être les plus nombreux à bord doit certainement contribuer à avoir ces quelques privilèges.

À demain tout le monde.

P.S.: Aujourd’hui changement d’heure à bord, quand il est midi chez vous, il est 7 heures pour nous, soit 5 heures de décalage.
1987 Carla Costa 1992 Marina 2010 Marina 2011 Romantica 2012 Deliziosa (Tour du monde) 2012 Pacifica 2013 Luminosa 2013 neoRomantica (Tour du monde austral) 2014 Magica 2015 neoRiviera (Tour d'Afrique) 2015 Diadema 2016 Opera (Capitales Baltique+Fjords Norvégiens)2018 Pacifica (Transatlantique)
CH Chamadou Veteran ·
Mercredi 2 Octobre 2013 - Jour 12 - arrivée sur l’Amazone

Catastrophe à bord du neoRomantica !

Comme toute une presse qui veut faire du tirage, je me devais de faire (au moins une fois) un titre «racoleur» pour susciter et attiser la curiosité du lecteur. Mais bon, rien de bien méchant, même pas digne d’un édito qui se veut sérieux et objectif, rien de grave vous dis-je.

Bon vous voulez quand même savoir ? Allez je vous dis tout, mais vous serez probablement déçu par ce fait divers. Je me demande même si ça vaut le coup, à bien réfléchir ... Ok, ok j’arrête. Alors voilà, hier en fin d’après-midi, juste avant le repas du soir, nous sommes confortablement installés avec 6 autres amis, pour écouter des chansons françaises, interprétées par un orchestre italien... Pour nous mettre en appétit nous avons commandé un apéritif, et lorsque le serveur est arrivé, un coup de roulis a bousculé sa venue, a déséquilibré son plateau, et les verres ont fini leur course sur la robe de ma voisine et sur mon pantalon.

Je vous avais prévenu que ce n’était qu’un petit incident, mais c’est vous qui avez insisté !

Cela ne nous a pas empêché Monique et moi, d’esquisser quelques pas de danse sur la piste ensuite. Le dîner qui suivit revêtait un caractère plus solennel, pour 2 raisons, la première c’est que Robert avait invité Frédéric Mathieu à partager notre table, et la seconde c’est que nous avons dégusté un excellent gâteau d’anniversaire au chocolat, accompagné d'un vrai champagne français, pour fêter son anniversaire. Ici les anniversaires durent 2 jours !

Ce matin, nous avons été surpris de voir la couleur de l’eau. Elle est café au lait. C’est un changement brusque, comparé au bleu outre mer qui nous accompagnait jusqu’alors. C’est l’Amazone qui s’annonce à nous, par une pénétration de ses eaux de plusieurs dizaines de kilomètres dans l’océan.

Conférence de Carlo ce matin, le sujet était les indigènes du Brésil. Salle comble comme à l’accoutumé, et ovation pour clore l’exposé.

En ce jour du 2 octobre, nous franchirons une première fois l’Équateur, en principe vers 16 heures locales. La traditionnelle cérémonie qui marque ce passage symbolique a lieu à la piscine centrale, ponctuée par 3 longs coups de sirène.

La chaleur sur le pont est chaude, étouffante, le soleil brûle la peau. Monique et moi nous nous réfugions dans la coursive, pont 9, bien à l’ombre où le paysage des côtes luxuriantes se déroule sous nos yeux.

Cette après-midi, nous poserons pour la photo de groupe des passagers ayant effectués le 1er tour du monde.

Vers 18 heures nous accosterons à Macapa pour prendre le pilote, puis nous commencerons la remontée de l’Amazone pendant 2 jours.

Tout le monde attend ce moment avec impatience, on est prêt.

Jeudi 3 Octobre 2013 - Jour 13 - navigation panoramique sur l’Amazone

Vers 20 heures hier soir neoRomantica a relevé l’ancre après avoir embarqué le pilote, il fait nuit. Notre navire reprend sa route à vitesse réduite, dépassant rarement les 13 noeuds.

Nous décidons, comme les jours précédents, d’aller danser tous les deux avant le repas. C’est l’un des moments privilégiés de la journée lorsque nous sommes en mer, une (bonne) habitude qui s’est créée au fil des jours.

Puis un petit tour de pont avec plusieurs couples d’amis après le repas, là aussi c’est un rituel quotidien qui précède la nuit de sommeil.

Nous sommes dans l’obscurité, les lumières qui éclairent habituellement le navire sont éteintes, pas d’étoiles car la couverture nuageuse est dense.

Malgré l’heure avancée, l’atmosphère est chaude et moite, sans vent. Quelques bateaux de pêcheurs non éclairés se faufilent à proximité de nous, éclairant d’un bref éclat lumineux leurs frêles embarcations: plutôt risqué !

Au réveil, le spectacle est au rendez-vous et comble nos attentes.

Quel beauté, quel calme, quelle majestuosité, c’est très impressionnant. Nous mesurons le privilège que nous avons d’effectuer cette remontée fluviale, pendant 2 jours complets, jusqu’à Manaus. Nous vivons actuellement l’un des temps forts de ce tour du monde.

Malgré la chaleur accablante, tout le monde est sur le pont équipé de jumelles, de caméras et d’appareils photos. Le temps est ponctué par la rencontre de cargos, de convois de péniches et de pêcheurs. Le fleuve se rétrécissant petit à petit, neoRomantica se rapproche un peu plus du bord. Le spectacle non stop des berges qui défilent devant nous ponctuera le plus clair de notre temps durant cette journée.

Durant ces 2 jours, compte tenu de cet évènement, les activités d’animations sont moins nombreuses. Cependant, aujourd’hui, des cours de portugais sont dispensés, pour permettre de connaître quelques mots avant notre débarquement après-demain. Nous apprécions cette initiative, qui sera renouvelé pour l’espagnol, les principales langues de notre périple.

Alors on vous le dit simplement: adeus !

Vendredi 4 Octobre 2013 - Jour 14 - navigation panoramique sur l’Amazone

C’est par un dîner de gala que la journée d’hier s’est terminée.

Contrairement à notre habitude, pas de dernier tour de pont à la fraîche (ici c’est 29° le soir à 23 heures) car les moustiques sont attirés par le bateau. Direction notre cabine, où nous avons découvert un petit cygne accompagné de fleurs et de 2 petits chocolats avec un carton portant la mention «buona notte». Une attention de notre gentil garçon de cabine.

Ce matin lorsque nous sommes sortis, les marins étaient affairés à balayer les ponts où moustiques et divers insectes s’étaient accumulés par milliers !

Maintenant nous comprenons pourquoi toutes les ouvertures extérieures étaient obstruées.

Dans ces conditions nous avons décidé de prendre notre traitement préventif contre le paludisme, sans attendre Manaus.

La journée de ce matin a débutée par une prestation de Carlo Scopelliti, traitant des mystères des indigènes d’Amazonie, au niveau de l’écriture, et de toutes les formes artistiques de ce peuple dont beaucoup d’incertitudes demeurent.

Le quizz auquel nous avons participé avant le repas nous a conforté, si besoin était, qu’il nous reste beaucoup à apprendre sur le monde qui nous entoure. Mais après tout c’est plutôt rassurant.

Après le repas je suis allé tenter ma chance aux bandits manchots, mais sans succès. Notre dernière journée sur l’Amazone avant Manaus est dictée par ce spectacle qui nous entoure toujours aussi calme, serein, avec de magnifiques points de vues sur la forêt amazonienne.

À force de naviguer sur ce fleuve, nous comprenons son gigantisme, ce que nous prenons pour les berges sont souvent des îles, qui en cachent d’autres, en fait cette étendue d’eau douce est immense.

Nous sommes vraiment heureux d’aller à Manaus par ce mode de transport.

Nous y arriverons demain matin à 8 heures. Depuis 6 jours nous n’avons pas quitté le navire, on a hâte maintenant de mettre les pieds à terre !

P.S.: Aujourd’hui changement d’heure à bord, quand il est midi chez vous, il est 6 heures du matin pour nous, soit 6 heures de décalage.
1987 Carla Costa 1992 Marina 2010 Marina 2011 Romantica 2012 Deliziosa (Tour du monde) 2012 Pacifica 2013 Luminosa 2013 neoRomantica (Tour du monde austral) 2014 Magica 2015 neoRiviera (Tour d'Afrique) 2015 Diadema 2016 Opera (Capitales Baltique+Fjords Norvégiens)2018 Pacifica (Transatlantique)
AN Anisetoile Regular ·
Bonsoir Christian

Ravie de te retrouver sur le forum, jean et moi revivons à travers ton récit notre merveilleuse aventure, tu racontes tellement bien!!!de temps en temps , j'ajouterai peut-etre mon "grain de sel" à propos d'une excursion différente des tiennes: bon w.e , bises à Monique

agnes
agnes
CH Chamadou Veteran ·
Bonsoir Agnes.

Ton grain de sel sera le bienvenu, mais que du sel de mer hein ! Bien amicalement à toi et à Jean

À bientôt !
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CA Carlasud Regular ·
Bonsoir Chamadou Merci de nous faire partager votre voyage. Formidable . Ça donne vraiment envie de partir . Et un très grand merci d'avoir pris le temps de nous faire rêver. Bonne soirée! Carlasud
CH Chamadou Veteran ·
Samedi 5 Octobre 2013 - Jour 15 - Manaus - BRÉSIL 4 ème escale

Cet accostage nous l’attendions depuis 6 jours. Dans une manoeuvre impeccable, neoRomantica vient s’amarrer le long du quai flottant. Il est de loin le plus gros de tous les bateaux présents. Le niveau de l’Amazone varie en fonction des saisons de 8 à 12 mètres, c’est pour cette raison que les quais sont flottants, l’accès depuis la terre se faisant par une passerelle articulée. Félicitons notre commandant et les pilotes brésiliens qui ont déjoués tous les pièges de l’Amazone, à commencer par les hauts fonds et les bancs de sable. Tous les ans de nouvelles îles se créent, d’autres disparaissent. En cette saison, le niveau du fleuve est assez bas, la navigation pour la taille de notre navire est limite.

Ce matin sera consacré à un tour de ville pour découvrir les principaux lieux de cette ville. Habitée par 2 millions d’habitants elle connue son âge d’or à l’époque de la culture de l’hévéa et de la production de caoutchouc. Beaucoup de bâtiments et monuments marquent cet âge d’or. Aujourd’hui l’économie locale s’est essentiellement reconvertie dans le commerce, Manaus est une zone franche exemptée de taxes.

Notre guide José nous conduit tout d’abord au Palais Rio Negro qui abrite le siège du Gouvernement de l'Etat et constitue un bel exemple de l'architecture de la période faste du caoutchouc. Nous passons ensuite au Musée Indien, qui expose les objets, les costumes et les armes des principales tribus indigènes de la région et permet de se faire une bonne idée du mode de vie et des traditions de différentes cultures. Notre excursion atteint son point culminant avec l'Opéra de Manaus. Magnifique exemple de l'architecture du 18ème siècle, le célèbre "Teatro Amazonas" est une impressionnante structure néo-classique construite avec des matériaux importés d'Europe, dont certains de France, en particulier les tuiles vernissées qui proviennent d’Alsace. Ce monument est le véritable symbole de l' "Âge d'Or" que connut la région à l'époque du boom du caoutchouc, et compte parmi les plus élégants théâtres du monde. Nous avons eu la chance de pouvoir assister à une répétition de l’orchestre symphonique. Cela nous a immédiatement rappelé notre visite de l’Opéra de Sydney. Pour clore la matinée nous sommes passé par le Marché aux Poissons aux mille couleurs et mille senteurs ...

Il fait chaud, très chaud, la température est montée à 34°C à midi.

La climatisation du bateau nous a offert un moment de fraîcheur réconfortante, le temps du repas.

Téméraires, nous entreprenons de retourner en ville, sous la chaleur accablante de ce début d’après-midi.

Nous visitons la Cathédrale, et retournons au marché aux poissons, cette fois en prenant le temps. Il ne nous a jamais été donné de visiter ainsi un marché qui vend exclusivement des poissons d’eau douce. Ici, on considère 2 classes de poissons: - les carnivores qui fréquentent les eaux de l’Amazone et qui sont recouverts d’écailles, - les herbivores, présents dans le Rio Negro à la peau lisse.

Nous nous promenons dans les rues très animées et colorées du centre ville. Partout la musique est à fond, un véritable tintamarre cacophonique digne de la foire du Trône. Je passe les décibels qui nous empêchent d’avoir une conversation normale entre nous, et les rabatteurs des magasins qui haranguent le chaland sur des rythmes de rap. Toute une ambiance, mais ce qui nous a surpris c’est que nous n’avons croisé aucun touriste, ni marchand de cartes postales …

Après que Monique ai prélevé un échantillon de sable sur la plage, nous somme allés nous rafraîchir d’un grand verre de jus d’orange pressé devant nous, hum délicieux !

De retour au bateau nous avons assisté à un spectacle de danses brésiliennes, exécutées par des danseurs locaux autour de la piscine centrale.

Une petite caïpirinha avant le dîner, le dîner justement, puis le coucher. Ouf, nous sommes fourbus ! Demain lever à 5 heures 45, on vous raconte tout, promis !
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CH Chamadou Veteran ·
Dimanche 6 Octobre 2013 - Jour 16 - Manaus - BRÉSIL

Nous nous sommes levés à 5 heures 45 pour cette nouvelle excursion: voir le phénomène naturel qui donne naissance au fleuve Amazone: la rencontre des eaux. C'est la confluence spectaculaire entre les eaux sombres et plus lentes du Rio Negro et les eaux beiges et rapides du Rio Solimõe. Ces rivières coulent conjointement avant de s'unir pour former le grand fleuve Amazone.

Nous descendons de neoRomantica pour remonter tout de suite sur un bateau amarré de l’autre côté du quai qui nous amènera vers ce site «incontournable» pour le touriste de passage à Manaus (prononcer «manaousse») Une bonne heure après nous voici arrivés sur place où le Coca Cola rencontre le café au lait. C’est heureux qu’ils ne se mélangent pas, imaginez le goût ! En fait la densité différente, la vitesse différente, ainsi que les températures 21°C pour le Rio Solimõe (le café au lait) et 28°C pour le Rio Negro (le Coca Cola) font qu’ils s’ignorent totalement sur plus de 18 kilomètres. La couleur Coca Cola est dû à la décomposition de matières végétales qui rend également cette eau acide. Les eaux chargées d’alluvions donnent la couleur café au lait.

Nous poursuivons notre route en aval, donc désormais sur le fleuve Amazone, où nous pouvons apercevoir les cabanes des " Ribeirinhos ", le peuple des rivières vivant le long des rives. Nous débarquons ensuite sur une petite île, au milieu d’une végétation luxuriante, de buissons, de plantes exotiques et d'hévéas. Nous nous déplaçons à environ 5 mètres du sol, sur un accrobranche pour seniors, fait d’un bric à brac de planches usées et mal fixées. Ici pas de commission de sécurité, de toute façon en bas ça fourmille de petits animaux pas tous sympathiques, alors à tout prendre on est mieux en haut.

Il nous a été donné de croiser quelques petits singes attendrissants, dont une mère avec son petit. Nous sommes allés rendre visite à la «déesse d’Amazonie», il faut comprendre l’hévéa, dont certains spécimens sont d’une taille respectable. La vie en Amazonie parait fascinante, c’est le paradis de la faune et de la flore, pour ceux qui connaissent vraiment la nature. C’est en pirogue que nous allons rejoindre le bateau qui nous a amené sur cette île. Nous nous plongeons avec ravissement dans ce paysage paisible et fascinant où nous avons l’occasion d’observer des cormorans et autres poules d’eau. Nous croisons des pirogues qui forment un ballet incessant autour de nous. Un jeune garçon nous présente son ours en peluche, il s’agit en fait d’un paresseux avec de grands ongles qui prolongent ses doigts.

Il est 13 heures 30 quand nous retournons à bord, très contents de ce que nous avons découvert. Ce sentiment a été partagé par l’unanimité des participants que nous connaissons.

En forme, nous décidons d’aller faire un tour en ville, malgré un soleil de plomb, mais nous avons rebroussé chemin très tôt. La chaleur n’était pas en cause, mais c’est dimanche, tout est fermé, absolument tout.

Il est 18 heures quand neoRomantica s’écarte lentement du quai, direction Santarem, toujours sur l’Amazone, distante de 480 milles, et que nous atteindrons après-demain.

Manaus nous offre en dernier cadeau l’illumination de son immense pont qui enjambe le Rio Negro en amont. C’est le 1er pont depuis l’océan !
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CH Chamadou Veteran ·
Lundi 7 Octobre 2013 - Jour 17 - navigation panoramique sur l’Amazone

Notre nuit a été écourtée d’une heure, et oui, nous descendons le fleuve Amazone, cap à l’est, cela nous donne comme l’impression de faire demi-tour.

NeoRomantica laisse défiler les rives qui nous offrent une vue toujours aussi captivante. À certains endroits, le paysage n’est pas sans rappeler les bords de Loire que nous affectionnons.

Nous avons beaucoup appris sur ce fleuve au cours de notre croisière, aussi, permettez nous de vous relater ses principales caractéristiques.

Le fleuve prend sa source dans les Andes. Après avoir traversé le Pérou, la Colombie et le Brésil, il se jette dans l'océan Atlantique au niveau de l'équateur. Son réseau hydrographique compte plus de 1000 cours d'eau.

L'Amazone est à lui seul à l'origine de 18 % du volume total d'eau douce déversée dans les océans du monde, son débit moyen de 209 000 m3/s est de loin le plus élevé de tous les fleuves de la planète. Avec environ 6 500 km, c'est le plus long fleuve de la Terre avec le Nil. L'Amazone est aussi le plus grand fleuve par l'immensité de son bassin.

Il draine une surface de 6 112 000 km² soit 40 % de l'Amérique du Sud et l'équivalent d'une fois et demie la surface de l'Union européenne.

Les pluies saisonnières entraînent des crues, inondant de vastes zones bordant l’Amazone et ses affluents.

La profondeur moyenne du fleuve pendant le gros de la saison des pluies est de 40 m et la largeur peut atteindre 40 km. Le niveau de l’eau commence à s’élever en novembre, puis le volume grossit jusqu’en juin, avant de chuter jusqu’à la fin octobre. La crue de son affluent le Rio Negro n’est pas synchronisée.

Conférence de notre ami Carlo Scopelliti ayant pour sujet: « qui a découvert l’Amérique ». Nous connaissions la réponse puisque c’est à cette même conférence que nous avons assisté à l’occasion de notre premier tour du monde. Pour faire court: tout le monde (vikings par le nord est et indiens par le nord ouest) Christophe Colomb, a été celui qui l’a fait connaître à l’Europe.

La journée s’écoule tranquillement, chacun vaque à ses occupations au lendemain des 2 jours consécutifs que nous avons passé à Manaus.

Ce soir nous terminerons agréablement la journée par un concert d’une musicienne brésilienne. Nous avons involontairement assisté aux répétitions à l’occasion du café, le rythme et l’énergie de cette chanteuse promet une superbe soirée.

P.S.: Aujourd’hui changement d’heure à bord, quand il est midi chez vous, il est 7 heures du matin pour nous, soit 5 heures de décalage.
1987 Carla Costa 1992 Marina 2010 Marina 2011 Romantica 2012 Deliziosa (Tour du monde) 2012 Pacifica 2013 Luminosa 2013 neoRomantica (Tour du monde austral) 2014 Magica 2015 neoRiviera (Tour d'Afrique) 2015 Diadema 2016 Opera (Capitales Baltique+Fjords Norvégiens)2018 Pacifica (Transatlantique)
CH Chamadou Veteran ·
Mardi 8 Octobre 2013 - Jour 18 - Santarem - BRÉSIL 5 ème escale

Nous voici à Santarem, ville de 270 000 habitants qui se trouve dans la confluence du fleuve Tapajos et du fleuve Amazone, à mi chemin entre les 2 principales villes de la région amazonienne: Manaus et Belém.

Santarem vit de l’agriculture, de l’élevage de bétail et de ressources minérales.

Les fleuves sont les moyens de communication les plus importants, en effet privée de routes qui pourraient la relier à d’autres villes, le transport de personnes et de marchandises se fait par les fleuves.

Difficile de s’imaginer au sortir du bateau que nous sommes amarrés sur un fleuve.

Nous nous engouffrons dans le bus, pensant que la climatisation viendrait nous rafraîchir un peu. Que nenni, ce vieux bus, qui n’aurait certainement pas l’autorisation de rouler en France, sert habituellement pour desservir la ville de Santarem. Nous roulerons donc toutes vitres ouvertes, qui somme toute fera une excellente climatisation aussi efficace qu’écologique.

Nous arrivons sans encombre à Alter do Chão, une belle localité balnéaire amazonienne considérée comme l'une des 5 premières plages du Brésil. Elle est située dans une baie baignée par le Tapajos. Nous avons découvert cette charmante ville, ses plages de sable blanc et ses eaux cristallines. Elle ne compte que quelque 2 000 habitants, et nous n'avons eu aucun problème nous orienter rapidement. La place de la ville est entourée de restaurants et de boutiques Nous faisons ensuite une halte pour visiter un site de production de farine de manioc, c’est l’aliment de base de la région. À cette occasion nous effectuons quelques pas dans la forêt tropicale pour assister à une démonstration d'extraction traditionnelle du latex à partir d'un arbre à caoutchouc. Nous suivons notre guide, qui nous indique les arbres utilisés pour produire des médicaments. À propose de médicaments, la délicieuse caipirinha que nous avons dégusté, doit sans nul doute avoir également des effets bénéfiques pour la santé. Voici la recette originale de ce médicament, cela pourra peu-être un jour vous servir. La caipirinha est un cocktail brésilien préparé à base de cachaça, de sucre de canne et de citron vert. Créé par les paysans, ce cocktail est très populaire. Ingrédients • une mesure (= 4cl) de cachaça (alcool de canne à sucre brésilien); • un citron vert (ou un demi suivant sa taille) ; • une cuillère à soupe de sucre en poudre (de préférence du sucre de canne blanc) ; • de la glace pilée ; une paille coupée en deux, un morceau plus grand que l'autre. Si l'on veut boire moins d'alcool utiliser la grande (qui va au fond du verre et prend plus d'eau), ou, inversement, utiliser la petite pour boire plus l'alcool, qui sera en surface, car moins dense que l'eau !

De retour à Santarem, nous nous sommes arrêtés en centre-ville pour visiter la cathédrale Nossa Senhora da Conceição - le plus vieil édifice de Santarem (1761). Mais déjà nous sommes au milieu de l’après-midi, il est temps de rentrer à bord. Le temps d’écrire ces quelques lignes et c’est la soirée qui commence.

À bientôt !
1987 Carla Costa 1992 Marina 2010 Marina 2011 Romantica 2012 Deliziosa (Tour du monde) 2012 Pacifica 2013 Luminosa 2013 neoRomantica (Tour du monde austral) 2014 Magica 2015 neoRiviera (Tour d'Afrique) 2015 Diadema 2016 Opera (Capitales Baltique+Fjords Norvégiens)2018 Pacifica (Transatlantique)
CH Chamadou Veteran ·
Mercredi 9 Octobre 2013 - Jour 19 - navigation panoramique sur l’Amazone

Ce matin, c’était panique à bord au réveil !

En effet neoRomantica était à l’arrêt, au beau milieu de notre magnifique fleuve Amazone. Comme toujours dans ce genre de situation les supputations allaient bon train, favorisant l’imagination de certains et les ragots qui circulent (immanquablement) à bord.

« NeoRomantica est échoué sur un banc de sable ! si, si je t’assure il est échoué ! D’ailleurs à l’occasion de son dernier passage lorsqu’il s’appelait encore Romantica, il s’était déjà échoué ! »

Échoué ? échoué ?

Si on prend la peine de réfléchir 10 secondes on peut constater plusieurs choses:

- Comment s’échouer par 40 mètres de fond, alors que notre tirant d’eau est de 7 mètres? Pourquoi dans ces conditions avoir mis l’ancre, et pourquoi les bateaux qui sont à nos côtés sont à l’ancre également ? Et puis que fait le commandant dans une chaloupe revenant de terre avec de gros dossiers sous le bras? Bon c’est sûr que ce dernier point n’est pas un argument, un certain commandant italien ayant abandonné lâchement son navire...

En réalité nous sommes dans la rade de Mapaca, pour déposer le pilote et satisfaire aux diverses obligations administratives obligatoires. C’est le même arrêt technique que celui que nous avons fait à l’aller.

Mais pour des raisons que tout le monde ignore, nous sommes arrivés avec plusieurs heures d’avance, après que neoRomantica ai marché à plus de 20 noeuds une bonne partie de la nuit. Serait-ce un grave ennui sanitaire pour l’un des passagers, qui aurait précipité l’arrivée à Macapa ?

Après la «radio potins» du matin, nous sommes allés à une démonstration de la chocolaterie, qui nous a présenté ses différents produits... avec dégustation.

Monique a été ravie et comblée !

L’activité à bord se poursuit tranquillement en ce jour de mer, car à l’heure où je vous écris ces lignes nous sommes désormais en mer pour rejoindre Belem, demain matin.

Nous naviguons toujours dans l’hémisphère sud depuis le 2 Octobre, bien que nous ayons frôlé l’équateur. La température a baissé légèrement, c’est moins étouffant.

Tous les clignotants sont au vert: on continue !

Bye bye
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CH Chamadou Veteran ·
Jeudi 10 Octobre 2013 - Jour 20 - Belem - BRÉSIL 6 ème escale

Ce matin changement de régime, Neoromantica est ancré en rade à Icoaraci situé à 25 kms de Belém. Ici les côtes vivent au rythme des marées, Belem ne dispose pas d’infrastructures pour accueillir un navire de notre taille. L’endroit a été choisi en fonction des marées pour pouvoir lever l’ancre en soirée, situation que nous pourrons constater de visu. Dès le petit déjeuner avalé, nous nous précipitons à l’avant du navire, idéalement situé pour assister aux manoeuvres. NeoRomantica ralenti, ralenti, jusqu’à s’immobiliser complètement. À cet instant un officier responsable de la manoeuvre ordonne à 2 marins de jeter l’ancre. Un vrombissement se fait alors entendre, accompagné d’un nuage de poussière de rouille, le tout scandé par un geste de la main annonçant le passage de chaque repère blanc peint sur un maillon de la chaîne. Nous comprenons à cet instant l’utilité des masques portés par les marins. Après le transfert en chaloupe, toujours un peu folklorique, nous nous engouffrons dans le magnifique bus à 2 étages qui est mis à notre disposition.

En route vers Belem !

Belem est une ville brésilienne de l'estuaire de l'Amazone dans le nord du pays, capitale de l'État du Pará elle compte 1 400 000 habitants. C'est un port industriel situé à une centaine de kilomètres de l'Océan Atlantique. La ville est située sur la rivière Guamá.

Nous commençons par visiter le plus grand marché à ciel ouvert du Brésil, le Ver-O-Peso. Ce marché coloré et animé, qui existe depuis 400 ans, est un lieu symbolique et historique de Belem, renommé pour ses imposants étals de poissons, ses fruits frais, ses objets artisanaux, ses vêtements traditionnels, ses plantes ornementales et médicinales et ses poteries. Il nous aura été donné de voir à cette occasion les brésiliens déjeuner du plat traditionnel de Belem composé de poisson frit et de l’açaï.

L’açaï, est une espèce de palmier, son fruit est de couleur pourpre, ressemblant à une myrtille, avec un goût de chocolat. Il semble soigner des troubles digestifs et maladies de la peau…

Puis nous continuons toujours à pied vers les docks de Belem, dits «Estação das Docas». Composés de trois entrepôts en fer qui abritent d'intéressantes expositions, c'est un remarquable exemple de réhabilitation d'un port abandonné pour en faire un lieu historique et culturel branché.

Nous continuons notre promenade jusqu’au fort «Forte do Castelo». C’est une splendeur architecturale du XVIIe siècle et un haut lieu historique remontant à la fondation de Belém. Les Portugais le construisirent en position stratégique sur la rive droite de l'estuaire du Guamá pour contrôler la navigation de la région et résister aux éventuelles attaques étrangères. Initialement faite de bois, cette imposante structure fut plus tard reconstruite avec de l'argile battue et du gravier. Il a été reconstruit en 1850 avec d’énormes murs en pierre. Située dans l’enceinte du fort nous sommes entré au Muséum of the Meeting, qui abrite des céramiques " marajoara " et " tapajônica " - qui témoignent de la vie des premiers habitants de la région, des pièces de porcelaine, des projectiles et des monnaies. La climatisation du lieu nous a fait le plus grand bien, et nous a reposé un peu des 40°C qui règnent à ce moment de la journée.

Nous continuons ensuite vers le musée des arts sacrés « Museu de Arte Sacra do Pará» qui présente d'intéressantes expositions d'art sacré comprenant différentes représentations des jésuites et des pièces indigènes rares. Il a été installé dans l’ancienne cathédrale désaffectée.

Enfin, nous terminons notre excursion par la visite du pôle joaillier São José Liberto et le musée des Gemmes. Ce complexe se trouve dans une ancienne prison reconvertie en 2002. Cette sombre histoire est retracée dans les différentes pièces qui composent ce bâtiment. Aujourd’hui figure en bonne place à l’entrée du bâtiment, un énorme quartz de plusieurs centaines de kilos, dont le rôle consiste à diffuser des ondes positives et chasser le mauvais esprit...

Notre excursion démarrée ce matin à 9 heures se termine à 17 heures, sans que nous ayons trouvé le temps de déjeuner ! La dernière chaloupe partant à 17 heures 30, nous décidons d’en profiter au maximum et nous nous promenons dans les rues commerçantes situées à proximité immédiate de l’embarcadère. Quel bonheur d’avoir perdu ces kilos encombrants, de marcher et d’en profiter jusqu’à la dernière minute! La chaloupe qui nous reconduit à bord est malmenée par les vagues et le vent assez fort qui souffle en fin de soirée. L’une d’elle traversera le frêle esquif, et douchera avant l’heure les passagers qui se sont trouvés sur son passage

Mais l’heure avance, vite, une douche et nous nous précipitons au «Plaza Italia» pour écouter la chanteuse brésilienne Yvette Matos, que nous ne voulions rater sous aucun prétexte. Sa musique a une fois de plus chauffé la salle.

Épuisé, mais heureux nous allons nous coucher.

Belem nous a vraiment séduit.
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CH Chamadou Veteran ·
Vendredi 11 Octobre 2013 - Jour 21 - En mer

La nuit a été plus mouvementé que ces jours derniers, car neoRomantica a quitté les eaux «café au lait» pour retrouver le bleu de l’Océan. Nous naviguons légèrement à peine un degré au dessous de l’Équateur. Nous nous dirigeons vers Recife distante de 1 103 milles et que nous atteindrons Dimanche matin. Une belle houle et un vent de force 6 nous accompagnent.

Je le redis, j’apprécie la carène de notre navire qui passe sans forcer dans la mer, avec une toute petite vague d’étrave, je le trouve plus confortable que Déliziosa qui déplaçait un volume d’eau important. Cependant les superstructures ajoutées dans les haut lui donnent une fâcheuse tendance au roulis, mais rien de bien méchant, et finalement j’apprécie, on se sent en bateau et non à l’hôtel !

Nous nous sommes levés plus tard que d’habitude (excusez nous pour ceux qui travaillent) ce qui fait qu’au hasard des rencontres, nous n’avons pas fait grand chose, mis à part le tri des photos, midi fut vite arrivé !

L’après-midi est consacré à la rédaction de ces quelques lignes et celles de la journée d’hier.

Ce soir nous avons décidé avec 2 autres couple de tester la pizzeria, il paraît qu’elles sont délicieuses. Et puis comme c’est vendredi soir, on sort en ville…

Au passage on ratera la soirée du commandant, mais comme nous en aurons au moins une quinzaine ...

Samedi 12 Octobre 2013 - Jour 22 - En mer

Aujourd’hui nouvelle journée en mer avec ses traditionnelles activités, et une réunion préparatoire à nos 3 futures escales brésiliennes. Hormis Récife que nous ne connaissons pas, nous redécouvrirons avec plaisir Salvador de Bahia et Rio où nous sommes déjà allés à l’occasion d’un périple de 12 jours.

Le Brésil est en grève actuellement, toutes les administrations sont fermées, les banques et beaucoup de services publics. Cela peut poser quelques problèmes pour les touristes de passage, mais tout est fait pour nous être agréable. Nous avons même pu acheter des timbres dans une poste en grève !

Le Brésil en quelques lignes, il est à nos yeux important aussi d’avoir quelques connaissances, même sommaires, des pays traversés:

Sa superficie est de 8 514 876 km2, c’est une république fédérale divisée en 26 Etats.

Avec près de 194 millions d'habitants, le Brésil est le cinquième pays le plus peuplé du monde. Le Brésil possède l'une des populations les plus diversifiées au monde sur le plan ethnique. Sa capitale est Brasilia et la langue officielle le portugais.

Le Brésil, 6ème puissance économique du monde est dirigée depuis 2011 par Dilma Rousseff. C’est la plus grande économie d'Amérique latine (et le deuxième d’Amérique, juste derrière les États-Unis).

Quelques mots sur son drapeau, qui présente une certaine originalité et riches en symboles.

Le drapeau brésilien présente un grand losange jaune sur un fond vert symbolisant l'union impériale lors de la naissance de la maison royale brésilienne.

Le vert représente la maison royale de Bragança à laquelle appartenait Pedro 1er, le premier empereur brésilien.

Le jaune représente la maison royale autrichienne de Habsbourg car la première impératrice brésilienne, femme de Pedro 1er, était une princesse autrichienne.

Au centre du losange a été placé, lors de la République, une sphère bleue qui symbolise le ciel de Rio de Janeiro au jour du coup d’État qui a installé la République au Brésil.

Dans ce ciel, on retrouve 27 étoiles pour la capitale du pays et les 26 états fédérés. La disposition des étoiles du drapeau reflète celle du ciel de Rio de Janeiro le 15 novembre 1889 à 20 h 30, date de l'institution officielle de la République.

La devise nationale « Ordem e Progresso », en français : « Ordre et progrès », devise du philosophe français Auguste Comte est inscrite en son milieu.

Pour revenir à la vie du bord, la journée a été marquée par un apéritif offert à l’occasion de l’anniversaire d’un passager, dont j’avais en son temps, paramétré son téléphone et sa carte SIM pour qu’ils puissent téléphoner à leur fille, sympa !

Voilà pour aujourd’hui, on vous dit à demain après la visite de Récife.
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CH Chamadou Veteran ·
Dimanche 13 Octobre 2013 - Jour 23 - Recife - BRÉSIL 7 ème escale

Il est 8 heures 30 quand neoRomantica commence ses manoeuvres d’accostage.

Nous nous précipitons à l’avant du navire au pont 8, pour ne rien perdre du spectacle. Nous avions suivit avec intérêt le mouillage de l’ancre, aujourd’hui nous allons apprendre comment se passe l’amarrage. C’est un plus de ce bateau de pouvoir assister à ce «spectacle» contrairement à Deliziosa où tout se situait dans une salle intérieure. Nous verrons les cabestans entrer en fonctionnement sous l’action des marins aux gestes sûrs et précis, sans hésitation ni cafouillage.

Aujourd’hui nous ne verrons pas Recife car nous avons préféré partir à 60 kms, pour découvrir les lamantins, et finir à la plage (Excursion 5065). Cela nous changera des monuments et le climat tropical nous invite malicieusement à faire trempette dans ce bel océan turquoise.

Recife est une ville en pleine expansion et la «sky line» (ligne d’horizon) se distingue par une succession sans fin d’immeubles). NeoRomantica est amarré dans l’ancien port, le port de commerce actuel situé à quelques encablures est très moderne et l’un des plus important du Brésil. De nombreux cargos, attendent dans la rade l’accès au port. Le Brésil est entrain de se construire, cela se vérifie à chaque sorties, où nous voyons de nombreux chantiers, d’habitations en particulier. Mais les inégalités sociales sont très marquées.

En route donc pour rejoindre la ville historique d'Igarassu, l'une des premières implantations européennes au Brésil. Nous visitons l'église São Cosme e Damião, la plus vieille du pays (1535). La visite fut particulièrement courte en ce dimanche qui était aussi jour de baptême.

Nous poursuivons par la visite d’un centre de recherche voué à la protection du lamantin antillais, l'une des espèces les plus à risque d'extinction. Il n’en existe plus que 500 individus environ au Brésil. Nous sommes surpris par sa taille d’environ 600 kilos, et surtout par le fait que le lamantin mange quotidiennement 10% de son poids c’est à dire 60 kilos ! En liberté il se nourrit d’herbes qu’il ramasse dans le fond de l’océan, dans les bassins où nous les avons observés, sa nourriture est essentiellement composée de légumes et en particulier de carottes. Puis nous partons pour Itamaracá. Cette petite ville fut le théâtre de combats entre les Portugais et les Hollandais lorsqu'ils arrivèrent dans l'État du Pernambouc. Aujourd'hui, Itamaracá n'est plus un champ de bataille, mais un port paisible et accueillant. Depuis la plage le fort Orange, impose sa bâtisse austère. Cela nous a fait penser à une fortification à la Vauban.

Nous terminons cette excursion par un petit tour en catamaran qui nous a conduit à Coro do Avião, une petite île paradisiaque, lieu idéal pour se baigner et déguster une bonne caipirinha !

Vite, retour au port pour mettre le cap vers Salvador de Bahia que nous atteindrons demain en début d’après-midi.

Ce soir nous fêterons l’anniversaire de Suzette, une amie du premier tour du monde. Il y aura le traditionnel gâteau accompagné par un véritable champagne français.

À votre santé !
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CH Chamadou Veteran ·
Lundi 14 Octobre 2013 - Jour 24 - Salvador de Bahia - BRÉSIL 8 ème escale

Ce matin les déplacements dans les couloirs sont cocasses, avons nous trop arrosé l’anniversaire de Suzette hier ? Nous titubons, trébuchons, et nous nous bousculons. Une forte houle provoquée par les alizés bouscule par le travers notre bateau qui roule. Un coup à bâbord, un coup à tribord, et hop ! un p’tit coup de tangage, de la proue à la poupe: neoRomantica se met à danser la samba ! Heureusement après 3 semaines de mer nous sommes parfaitement amarinés !

Nous assistons ce matin à une conférence du toujours brillant professeur Scopelliti. Que voulez vous nous sommes fan, et puis nourrir son esprit n’a jamais fait grossir ! Le thème abordé «les traditions africaines en Amérique latine» est tout à fait adapté à notre escale.

Mais nous voici à terre.

Salvador de Bahia, 2 440 000 habitants, 2ème ville du Brésil par sa taille. Surnommée «La Rome noire» du fait des 365 églises, et noire pour le métissage.

Nous retrouvons avec grand plaisir cette ville que nous avions découverte la première fois il y a une vingtaine d’années. Les immeubles qui bordent maintenant le front de mer en disent long sur les progrès réalisés par le Brésil depuis ce temps.

Nous quittons le port (Excursion 5081) jusqu'au quartier Barra, en direction du farol, le phare très connu et devenu un lieu incontournable pour les touristes. Nous y effectuons une première halte pour faire le tour de ce promontoire avec une vue panoramique sur cette magnifique baie de tous les Saints, ainsi dénommée car découverte le jour de la toussaint. Il s’agit de la 2ème plus grande baie au monde !

Nous poursuivons ensuite à pied dans le centre historique de Salvador pour visiter l'église de São Francisco, avec son intérieur plutôt «chargé» dans la pure tradition portugaise, et son cloître avec ses magnifiques azulejos.

Nous avons adoré nous promener tranquillement dans les vieilles rues colorées et pentues, accompagné par le son des tambours et les baihanaises en costume traditionnel.

À cette occasion nous avons appris pourquoi les façades des maisons étaient ainsi colorées. Cela remonte au temps de l’illettrisme. En guise d’adresse on disait: «va porter ce colis à la maison jaune» par exemple. Depuis, les propriétaires actuels qui désirent refaire leur façade sont obligés de respecter la couleur existante.

Nous sommes retournés ensuite dans la ville basse pour faire une halte au Mercado Modelo, marché où l'on vend des produits du terroir et principal centre d'artisanat de la ville.

Retourné à bord, nous avons assisté au départ de neoRomantica, admiré la ville illuminée, et c’est par 3 coups de corne de brume que nous avons dit: «au revoir Bahia !»
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CH Chamadou Veteran ·
Mardi 15 Octobre 2013 - Jour 25 - En mer

Quelle effervescence au réveil ce matin !

Tout avait pourtant démarré calmement, les 2 escales consécutives menées au pas de course semblaient avoir eu raison des passagers, et le restaurant Giardino, où nous prenons notre petit-déjeuner était clairsemé.

Mais la féérie que nous a offert la nature l’a emporté sur toutes les animations du bord.

Cela a tout d’abord commencé au cours de notre promenade à l’avant du bateau, endroit que nous apprécions, calme et isolé. Des escadrilles de poissons volants accompagnaient neoRomantica, mais c’était sans compter la «chasse aérienne» !, de beaux paille-queues, qui, dans de foudroyants piqués, ne laissaient aucune chance à leurs proies. Il est amusant de constater que les poissons volent et les oiseaux nagent !

On ne se lasse pas d’un tel tableau.

Les oiseaux et poissons ayant décidé de quitter la proximité de notre navire, nous sommes allés assister à une démonstration de sculpture sur légumes et fruits. Un cuisinier philippin aussi habile que souriant a exécuté devant un public conquis de belles sculptures avec pastèque, radis, navets, citrons, oignons. Le résultat est bluffant et très humoristique.

10h45, l’heure de la visite des cuisines a sonné. Réservée aux passagers «Gold Pearl» c’est une tradition à laquelle nous aimons participer ... la petite coupette accompagnée de délicieux gâteaux n’est peut-être pas étrangère à notre engouement.

Quelle est cette agitation qui nous cueille à la sortie des cuisines? Tous les passagers se dirigent dans la même direction. Disciples de Panurge nous faisons de même et sitôt arrivés sur le pont promenade nous assistons à un spectacle fabuleux: des baleines !

Elles étaient plusieurs, une maman et son petit ont exécuté devant nous un numéro de nage synchronisée

Malheureusement, elles étaient éloignées et il était très difficile de les prendre en photo.

Nous vous adressons en guise d’au revoir quelques photos que la nature a bien voulu nous accorder.

Demain nous serons à Rio pour 2 jours.
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CH Chamadou Veteran ·
Mercredi 16 Octobre 2013 - Jour 26 - Rio de Janeiro - BRÉSIL 9 ème escale

Autant vous le dire tout de suite, cette journée sera placée sous le signe de la déception.

Tout a commencé par de longs coups de corne de brume, qui au petit matin (c’est à dire 8 heures ...) nous tirent de notre sommeil. Nous nous extirpons de notre cabine et montons au pont 9.

Il s’agit de neoRomantica qui signale sa présence au beau milieu d’une purée de pois, appliquant ainsi le code maritime international. On se dit qu’à quelques heures d’arriver, la situation peut évoluer et tous les espoirs sont permis. Pour évoluer, la situation évolua, le brouillard s’est transformé en pluie !

Il parait que nous sommes presque arrivés, il parait que nous sommes dans l’une des plus belle baie du monde, il parait que nous sommes à proximité du pont qui totalise 14 kilomètres de longueur, il paraît que le Pain de Sucre et le Corcovado surplombent ce paysage universellement connu... il parait que nous sommes arrivés ! Bon là j’exagère un peu, mais pas plus que ça.

Qu’y-a-t-il au programme ? le Pain de Sucre ? Et bien on s’en passera ! Nous gardons en mémoire notre dernière ascension effectuée la nuit, où le paysage féérique de Rio illuminé a été gravé dans notre mémoire. Aujourd’hui la météo nous autorisera uniquement de voir le tapis nuageux qui protège Rio.

Nous entreprenons donc de faire du shopping. Nous marchons sous la pluie, Rio ne se reconnait plus, Rio nous montre un autre visage loin des clichés stéréotypés, Rio a froid, Rio est triste, Rio pleure.

Une excellente caipirinha sirotée sous une tonnelle de toile plastique bricolée, nous apporte réconfort, et nous rappelle que nous sommes bien au Brésil, non en Norvège.

Et puisque nous sommes à quai toute la nuit, nous irons dîner en ville.

Nous nous engouffrons dans l’un des nombreux taxis jaunes qui sillonnent la ville.

C’est à ce moment que nous réalisons que le brésilien Ayrton Senna n’a pas été champion de Formule 1 par hasard, les auto tamponneuses de mon enfance ressurgissent de ma mémoire. La ligne droite, les stops, les feux, les piétons et les autres véhicules: ils ne connaissent pas. Au début on se crispe sur son siège (pour ne pas dire autrement), puis on devient fataliste, au point que lorsque le chauffeur allume la télévision située sur son tableau de bord, on ne s’étonne même plus ! Des dingues je vous dis, des dingues.

C’est sans encombre que nous sommes arrivés au restaurant qui nous avait été recommandé: le «Porcao», spécialisé dans la viande rôtie. Nous avons été comblé , la viande est délicieuse, marinée comme il faut, goûteuse, cuite à point et variée. Le Brésil ne faillit pas à sa tradition. Chaque convive a deux pastilles à sa disposition. L’une verte signifie «apportez moi de la viande», l’autre rouge pour demander d’arrêter. Il y a un défilé de serveurs munis de broches avec des viandes différentes, ils vont de tables en tables proposant de vous servir.

Cet excellent repas a conclu avantageusement une journée un peu grise. Nous nous endormons dans un bateau à quai stable et sans mouvement, avec l’espoir secret d’une meilleure journée demain.
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AN Anisetoile Regular ·
Bonjour à tous, ,

pour notre part, nous avions choisi l'excursion (5061) Recife et Olinda:hélas, la visite d'Olinda aux maisons très colorées s'est faite au pas de course , à l'entrée de la petite ville, il fallait prendre un mini bus car les rues étaient très pentues et étroites, visite de l'église, très belle vue lointaine de Récife, rechangement de bus puis retour à Récife avec visite de la Casa de la cultura:une ancienne prison transformée en marché artisanal , les accrocs du shopping étaient ravies (pas moi!)
agnes
CH Chamadou Veteran ·
Jeudi 17 Octobre 2013 - Jour 27 - Rio de Janeiro - BRÉSIL

Après une journée décevante, nous plaçons la nouvelle journée qui s’annonce sous le signe de l’espoir. Cette fois pas de pluie, mais un ciel gris et couvert. Au programme ce matin le Corcovado et le Christ Rédempteur placé en son sommet (Excursion 5071).

Si tu vas à Rio, n’oublies pas de monter là-haut, dit la chanson, alors montons !

À notre dernière venue au Brésil nous n’avions pu voir sa tête, au moins on se dit que cette fois on le verra peut-être en entier. Mais de là à voir un point de vue panoramique sur la baie de Rio, il y a de la marge.

Nous partons du port, et passons par le centre ville. Rio prépare la coupe du monde de football 2014, et les Jeux Olympiques de 2016. C’est un chantier gigantesque, toutes les rues sont en travaux et la circulation est problématique. Nous voici arrivés à la gare de Cosme Velho. Nous grimpons dans le funiculaire, pour effectuer un trajet de 20 minutes au travers de la Floresta de la Tijuca, et admirons la végétation luxuriante de la plus vaste réserve forestière de la partie urbaine du Brésil. Cette espace de 3300 hectares a été entièrement planté par 11 esclaves. Devant un tel travail et un tel résultat, ils ont recouvré la liberté.

Nous arrivons au sommet du Corcovado, au pied de la statue de Cristo Redentor. Ce monument d'une hauteur de 30 mètres repose sur un piédestal de 8 mètres. La célèbre statue construite à base de pierre et de ciment pèse 1 145 tonnes et représente l'emblème de la ville de Rio de Janeiro. Elle est située sur une montagne (c’est le Corcovado) culminant à 709 mètres. En juillet 2007, la statue du Christ Rédempteur fut élue comme l’une des « 7 nouvelles merveilles du monde ».

De cet endroit nous devrions avoir une magnifique vue générale de la ville, des plages, de la Baie de Guanabara ainsi que du "Pain de Sucre".

Mais nous ne verrons que des nuages.

Nous poursuivons ensuite par la tournée des plages de Copacabana, Ipanema, et Leblon.

Copacabana est localisée dans la zone urbaine sud de la ville, et est considéré comme l’un des quartiers les plus coté du Brésil. La plage est en forme de demi-lune, et est également connue sous le nom de « Princesse de la mer » due à son aura poétique, connue depuis les années 1930, 1940 et 1950. La promenade (avec ses fameuses ondes noires et blanches), offre une piste cyclable. On y vient pratiquer le sport, comme le jogging, le beach volley (très populaire ici), la natation etc... tout est bon pour perdre les calories accumulées par une nourriture brésilienne riche.

On y croise les traditionnels vendeurs à la sauvette, on peut y admirer de magnifiques et éphémères châteaux de sable, nous y avons même rencontré la fille d’Ipanema, accompagnée de 2 amies, qui nous ont offert un sourire ensoleillé...

Au moins, cette fois la pluie ne contrariera pas nos projets.

Après avoir apprécié une reproduction artistique d’une Favela exposée au musée des Arts de Rio, nous terminerons cette journée par une belle promenade dans les quartiers populaires situés à proximité du bateau, les «mains dans les poches».

Ce fut très agréable.

Il est 18 heures, neoRomatica s’écarte lentement du quai. Des personnes à quai assistent à notre départ et photographient notre paquebot.

Nous scrutons les collines alentours, dans l’espoir secret que le Corcovado daigne se montrer pour nous dire au revoir. Espoir déçu, seul le Pain de Sucre, ironiquement, exhibera sa silhouette et sa petit lumière située en son sommet. Ce sera notre lot de consolation, avec les illuminations de Rio la nuit, et le ballet incessant des avions décollant de l’aéroport tout proche.

En route pour Punta Del Este en Uruguay que nous atteindrons après 2 jours de mer, dimanche prochain.

Bonne nuit !
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CH Chamadou Veteran ·
Bonjour Agnes,

Je pense que c'est vous qui avez fait le bon choix. Olinda est parait-il un village très pittoresque. Mais je ne regrette pas non plus notre excursion plus basée sur plage, cocotiers et caipirinha !

Bises de nous deux

Christian
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CH Chamadou Veteran ·
Vendredi 18 Octobre 2013 - Jour 28 - En mer

Panique à bord ce matin !

Oh là là, qu’est-ce qui arrive encore ? Le tropique du Capricorne que nous avons passé cette nuit a-t-il eu une influence sur notre équilibre ? Et bien voilà, nous étions prévenus du changement de fuseau horaire pendant la nuit. Nous faisons route au Sud avec un peu d’Ouest dedans, c’est donc en toute logique que nous avons retardé nos montres d’une heure. Rien à signaler ce matin, sauf l’apéro que nous avons projeté d’offrir à quelques amis à 11 heures, dans notre cabine. Confortablement installés dans un des salons, Monique lit, pendant que je rédige quelques lignes. Il est 10 heures, nos amis Michel et Monique, avec qui nous avons pris l’habitude de prendre les repas du midi viennent à notre rencontre. «On va déjeuner ?» nous demandent-ils, je leur réponds par une boutade, midi c’est encore loin ! «Précisément il est midi !» me rétorquent-ils dans un grand éclat de rire. Gloups ! nous nous sommes trompés, vite on appelle Robert et Suzette pour qu’ils nous excusent d’avoir été absents de notre cabine, ils ont bien rit également.

Dans les 2 photos ci-dessous vous pourrez voir notre route jusqu’à Valparaiso et les distances entre les différentes escales exprimées en milles marin (1 mille = 1,852 km)

Une réunion de préparation a eu lieue cet après-midi pour nos 2 prochaines escales en Uruguay: Punta Del Este et Montevideo. Nous nous sentons bien en ces terres latines, et apprécions ces cultures, et ces langues qui me sont proches.

Ce soir nous avons dîner de gala avec cocktail offert par le commandant aux membres du Costa Club. Nous finirons par un spectacle de danses brésiliennes qui aura lieu à 23 heures.

Demain on fera la grasse matinée, après tout c’est samedi pour tout le monde, non?

Samedi 19 Octobre 2013 - Jour 29 - En mer

Tout est calme ce matin, pas de mer, pas de pluie, pas de décalage horaire. Il fallait bien ça pour nous reposer de la soirée de gala d’hier qui finit assez tard.

Nous naviguons toujours en direction de Punta Del Este en Uruguay, que nous atteindrons demain matin. Le débarquement se fera par chaloupe.

En fin de matinée nous «réparons» notre bévue d’hier en invitant nos amis à boire un bon Ricard. Nous avons à notre disposition 3 bouteilles, «une par tronçon !» m’a gentiment fait remarquer Monique. Mais nos amis ont du 51 pour les uns et du Ricard pour les autres, on devrait ainsi pouvoir s’en sortir.

Il est temps que je vous dise un mot sur notre commandant Salvatore Donato. Il communique peu, voire pas du tout certains jours, cela est regrettable et regretté par tous, équipage comme passagers. Son principe est de s’occuper du bateau et de la navigation, aux autres de se charger de l’hôtellerie, selon ses dires. Nous aurions souhaité qu’il nous donne quelques indications sur les endroits traversés, les points remarquables, tel que cela était d’usage sur le Deliziosa avec Francesco Serra.

Il ne donne même pas ces informations à l’équipage en charge des passagers.

Salvatore Donato travaille chez Costa Croisières depuis 23 ans, dont 6 au poste de commandant. Il est marié avec 2 enfants. C’est un passionné de pêche et de football (comme beaucoup d’italiens)

Mais en fait le plus important ce sera qu’il nous ramène à bon port.

Nous consacrerons une partie de l’après-midi à la préparation de nos escales en Argentine.

Les prochains jours le rythme sera beaucoup plus soutenu, nous arrivons bientôt dans la région de ce tour du monde que nous convoitions le plus.

À bientôt donc, lorsque les excursions nous laisserons un moment pour vous relater nos visites.

P.S.: Voici l’heure à bord, quand il est midi chez vous, il est 8 heures du matin pour nous, soit 4 heures de décalage.
1987 Carla Costa 1992 Marina 2010 Marina 2011 Romantica 2012 Deliziosa (Tour du monde) 2012 Pacifica 2013 Luminosa 2013 neoRomantica (Tour du monde austral) 2014 Magica 2015 neoRiviera (Tour d'Afrique) 2015 Diadema 2016 Opera (Capitales Baltique+Fjords Norvégiens)2018 Pacifica (Transatlantique)
BI Bilamax34280 ·
Un vrai régal votre compte rendu ! On s'y croirai !

Impatient de lire la suite 🙂
BE Belledelain Regular ·
Ce récit est un véritable plaisir. Et que dire des photos : une mention pour celle du baptème que je trouve particulièrement belle avec ces personnages tous baignés d'une lumière différente. Il vaut mieux proposer peu de photos mais de très bonne qualité.🙂
Queen Mary II (mai 2006), Costa Atlantica (novembre 2008), Costa Victoria (avril 2010), Belle de l'Adriatique - Mer Rouge (janvier 2011), Brilliance of the seas (juin 2012), MS Renoir (2013), NCL Star (2014), MS Vivaldi (2015), MS Camargue (2016), Loire Princesse (2017)
CH Chamadou Veteran ·
Bonsoir à tous.

Je vous remercie pour vos encouragements. Voici la suite:

Dimanche 20 Octobre 2013 - Jour 30 - Punta del Este - URUGUAY 10 ème escale

Décidément les nuages et la pluie sont pégouses ! diraient nos amis de Montpellier dans leur dialecte du midi, ce qui en clair signifient qu’ils nous collent. Le temps est frais ce matin, environ 19°, le ciel est gris et quelques gouttes de pluie s’égarent.

C’est en fait à Montevideo que nous accostons ce matin. Les conditions climatiques ne permettaient pas les débarquements en chaloupes avec sécurité à Punta del Este.

Nous nous sommes toutefois rendus à Punta del Este en 2 heures de car, ce qui tout compte fait nous a permis de voir l’arrière pays. Punta del Este, Montevideo et Buenos Aires se situent dans un mouchoir de poche, de part et d’autre de l’estuaire du Rio de Plata. Il est très facile d’aller d’une ville à l’autre, passant ainsi de l’Uruguay à l’Argentine et vice versa.

Punta del Este compte 11 700 habitants. On l’a surnomme «la Saint Tropez de l’Amérique latine»

Ce qui frappe le voyageur, quand il débarque, c’est un pays riche, bien entretenu, avec de beaux immeubles et de belles villas. C’est un paradis fiscal.

Ce qui nous a marqué également, c’est de passer d’un pays tropical à un pays au climat océanique. La végétation est proche de celle de notre pays... et son climat également.

Nous descendons auprès de la plage Brava.

Nous nous engageons dans l'avenue Gorlero. Artère principale de Punta del Este, elle compte de nombreuses galeries commerciales, restaurants, cinémas, casinos et boutiques. Le marché d'artisanat populaire se tient sur le square Artigas, le long de l'avenue Gorlero.

Puis nous nous dirigeons vers le phare visible de toute la ville. Haut de 45 mètres, les lentilles qui composent son système optique furent importées de France. Il est alimenté électriquement, avec un système d'appoint fonctionnant au gaz. Nous n’aurons malheureusement pas le temps de monter les 150 marches pour accéder en haut du bâtiment.

C’est au pas de course que nous retournons au bord de la mer. Nous rencontrons quelques oiseaux de toute beauté, dont nous vous adressons un exemplaire.

Arrivés sur place nous admirons le fameux «Monumento al Ahogado» (Monument au noyé) qui sert à avertir les baigneurs que les vagues agitées pourraient les amener à se noyer. On l’appelle plus communément «los dedos» (les doigts)

Prendre une photo sans personne, on nous avait prévenu serait (quasiment) impossible. Et bien le dieu Nikon, devait être avec nous, car, avec un peu de patience et beaucoup de chance, les quelques personnes qui se trouvaient là ont disparu derrière les doigts.

Clic clac c’est dans la boîte. Fallait surtout pas hésiter !

Allez, il faut repartir vers Montevideo, où nous attend neoRomantica.

Nous avons été heureux de découvrir ce pays, de parler l’espagnol, et de constater son influence aujourd’hui encore dans beaucoup de domaines.

On se sent chez soi en Amérique du Sud !

À 18 heures nous quittons le quai dans une manoeuvre un peu hasardeuse, qui a nécessité l’intervention d’un remorqueur... alors Salvatore, qu’est-ce que tu fais ?

Le soleil nous a montré malicieusement le bout de son nez, bon ou mauvais présage pour demain à Buenos Aires ?

P.S.: Cette nuit changement d’heure à bord, quand il est midi chez vous, il est 7 heures du matin pour nous, soit 5 heures de décalage.
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CH Chamadou Veteran ·
Lundi 21 Octobre 2013 - Jour 31 - Buenos Aires - ARGENTINE 11 ème escale

C’est sous le soleil que nous accostons ce matin, pour une escale de 2 jours. Ce ne sera pas de trop pour entrevoir cette ville qui mérite beaucoup plus.

Il est interdit de sortir du port à pied, c’est donc une navette portuaire qui, après avoir traversé des montagnes de conteneurs, nous amènera à l’extérieur de l’enceinte portuaire.

D’emblée nous sommes conquis par cette ville aux multiples quartiers allant des plus cossus au nord, aux plus modestes au sud. Nous avons l’impression d’être dans une capitale européenne, tant il était important à l’époque, que le nouveau monde soit la vitrine de l’Europe.

Forte de 3 millions d’habitants, 15 millions en comptant la banlieue, c’est la deuxième ville la plus peuplée d’Amérique du Sud (après São Paulo) et l’une des 16 plus peuplées au monde.

Notre excursion (excursion incluse, l’une des meilleures !) nous fait visiter les principaux sites touristiques de la ville en commençant par les luxueuses et magnifiques constructions des quartiers nord, qui abritent de nombreux restaurants chics, des pâtisseries, des night-clubs ainsi que des boutiques de grand style. La majorité des demeures situées à Palermo Chico, par exemple, sont des Ambassades, des Consulats et des Musées. Le quartier de Palermo se caractérise par ses bosquets verdoyants et ses larges avenues qui lui confèrent une ambiance unique et incomparable. Le Parc pittoresque "3 de Febrero", que les habitants appellent plus communément "Los Jardines de Palermo" (Jardins de Palermo) accueille au milieu de ses plus grandes attractions, "El Rosedal" dont la surface couvre 34.000 m2. Cet important espace vert situé en plein coeur de la capitale appartenait à une personne privée, qui en a fait don à la ville.

Premier arrêt au cimetière de la Recoleta, plus qu’un cimetière il faut le voir comme un ensemble architectural, avec ses bâtiments et ses rues. Nous avons pu voir la sépulture d’Évita Peron.

Nous avons continué par la place de Mayo et ses environs, où se trouvent l'Hôtel de Ville historique, la Pyramide de Mayo, la Cathédrale Métropolitaine ainsi que le bâtiment de la Banque Nationale d'Argentine. Nous avons fait alors une petite promenade qui nous a permis de visiter l’intérieur de la cathédrale où a officié l’actuel Pape François. Les abords immédiats de la «Maison Rose» résidence de la présidence de la République font l’objet d’innombrables manifestations. Nous avons d’ailleurs constaté sur place la présence de manifestants avec calicots, tentes etc, ainsi que des policiers.

Nous avons ensuite atteint le quartier de La Boca. Ce quartier, célèbre pour son passé riche et dont la renommée s'est étendue bien au-delà de ses frontières, fut le premier port de Buenos Aires. De nos jours, la majorité de ses habitants est d'origine italienne. La "calle Caminito" (rue Caminito) est l'une de ses principales attractions. Les maisons ont leurs façades constituées de tôles ondulées peintes de couleurs vives. Le terrain de foot est placé en son centre, et beaucoup de maisons arborent les couleurs bleu et jaune du club. Ici le foot n’est pas un sport, c’est plus un phénomène social et culturel. Entre les brésiliens et les argentins, je ne saurais vous dire lequel est le plus passionné !

Nous avons adoré ce quartier, très touristique, aux sonorités de tango, et aux bonnes odeurs de viandes grillées à l’argentine (asados), c’est à dire avec la braise au milieu et les quartiers de viande qui rôtissent autour.

C’est au quartier «Puerto Madero», nouveau quartier branché de Buenos Aires, fruit de la réhabilitation d’ancien docks, que nous avons déjeuné.

L’ensemble aux façades de briques est très réussi. L’activité commerciale, le port, et les différents aménagements publics, rendent ce quartier agréable à vivre ou tout simplement pour s’y promener. C’est aussi l’un des endroits les plus chers de la ville. Inutile de vous dire que la viande rôtie de façon traditionnelle fut abondante et succulente !

Nous avons terminé l’après-midi par le quartier commercial de "la Calle Florida" où nous nous sommes promenés pendant près de 2 heures dans cette rue piétonne très agréable.

De retour au bateau vers 16 heures 30, nous nous apprêtons pour sortir à un dîner spectacle, dont l’adresse nous a gentiment été transmise par notre guide.

Et hop on repart !
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CH Chamadou Veteran ·
Mardi 22 Octobre 2013 - Jour 32 - Buenos Aires - ARGENTINE

Le réveil a été rude ce matin.

Il faut dire que la veille nous sommes rentrés tard du cabaret «La Ventana» une «Tangueria» comme on dit ici, où se produisent parmi les meilleurs danseurs de tango argentin de Buenos Aires. C’est tout à fait ce que nous recherchions. Confortablement installés avec 3 autres couples d’amis, nous étions au bord de l’estrade qui sert de scène. Le repas fut délicieux, et nous nous sommes régalés, entre autre, d’une très bonne viande argentine, of course ! Puis vient l’heure où les musiciens rentrent en scène. Ils sont au nombre de 5. Un pianiste, un bassiste, un bandonéon et 2 violons. Dès les premiers accords, le ton est donné, percutant, syncopé, dynamique, tous les ingrédients sont là pour nous emmener dans le monde fantastique de Carlos Gardel, français natif de Toulouse qui donna au tango argentin ses lettres de noblesse. A l’origine c’était une musique interdite à cause de sa sensualité et son caractère passionné, aujourd’hui le Tango représente l’image et le caractère de Buenos Aires.

L’arrivée en scène de 5 couples de danseurs nous invite à compléter idéalement ce tableau musical. Quelle énergie, et quelle dextérité. Cette danse a des accents de flamenco mêlé de paso doble. Nous sommes conquis. Un chanteur, une chanteuse et un guitariste de musique andine se sont succédés, jusqu’au tableau final, où tous les artistes réunis ont entonné «no llores por mi Argentina» (ne pleure pas pour moi Argentine) faisant ainsi référence à Eva Peron. Ce fut une magnifique soirée, dont nous garderons un fantastique souvenir.

Mais parlons d’aujourd’hui, il fait frais ce matin (14°C) avec un soleil rieur et un ciel immaculé. Quelle chance car nous avons décidé de sortir de Buenos Aires pour goûter un peu de la campagne argentine (Excursion 5400).

À 35 km de la capitale se trouve Tigre, la ville depuis laquelle nous pourrons voir le "Delta del Río Paraná". Ce groupe d'îles et de petites rivières qui se ramifient, abritent un paysage dont la nature est très pittoresque. Arrivés à Tigre nous embarquons dans un bateau. Nous naviguons le long de plusieurs canaux du Delta del Río Paraná, nous traversons des rivières et des cours d'eau de différentes tailles. C’est très joli, agréable et ... reposant ! Nous admirons, les îles à la végétation variée et exubérante, et les bosquets de roseaux sur les berges. Les habitations, parfois montées sur pilotis vont des luxueuses demeures aux cabanes en bois, créant ainsi un paysage d'une réelle beauté qui mérite vraiment d'être découvert. C’est un lieu de villégiature pour les «Porteños», c’est ainsi que l’on appelle les habitants de Buenos Aires. La particularité de cette région, c’est qu’il n’y a aucun pont, les entreprises et les habitants se déplacent uniquement en bateau, pour travailler, pour mener les enfants à l’école etc.

De retour à Buenos Aires, nous décidons de profiter jusqu’au dernier moment de cette ville que nous aimons beaucoup. Un taxi nous amènera jusqu’au «Teatro Colon» que nous voulions absolument visiter avant de partir. Un guide s’exprimant en espagnol, nous a conduit dans ce très beau bâtiment et expliqué son histoire. Sa construction démarra en 1908, pour se terminer 20 ans plus tard. Son financement a été assuré par une soixantaine de riches familles. Son architecture est influencée par les bâtiments français de l’époque, car Buenos Aires se voulait le Paris de l’Amérique du Sud.

Nous avons flâné le long de l’avenue du 9 juillet pour terminer les derniers instants sur le sol argentin en beauté. Cette avenue est la plus large du monde: 140 mètres !

Il y a beaucoup de choses à dire, sur l’Argentine et Buenos Aires ! Cette escale nous a donné l’envie irrésistible d’y revenir, par la terre cette fois et plus longtemps.

C’est aussi ça l’avantage de la croisière, un catalogue grandeur nature qui permet de choisir sa prochaine destination. À propos, la prochaine destination c’est Montevideo demain matin, avec changement d’heure à la clé, cette fois on avance d’une heure. Une heure en avant, une heure en arrière, cela ressemble un peu au tango non ?
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CH Chamadou Veteran ·
Mercredi 23 Octobre 2013 - Jour 33 - Montevideo - URUGUAY 12 ème escale

C’est avec une demi-heure de retard que nous avons quitté Buenos Aires hier. Depuis la passerelle, on aperçoit le commandant Salvatore Donato manifester son impatience «à l’italienne». Monique et moi étions sur le pont, comme presque toujours aux départs, quand nous avons vu sortir les autorités locales de l’immigration. Peut-être ont-elles fait un peu de zèle ?

C’est la deuxième fois que nous accostons ici, bon, à part le quai qui n’est plus le même, on se reconnait tout de suite.

Au programme tour de ville, (excursion incluse) organisé par Costa, puis nous ferons également un tour à pied jusqu’à l’heure du «tous à bord».

Montevideo, la capitale de l'Uruguay se situe sur l'estuaire du Rio de Plata (rivière d’argent). Au sortir du port nous voyons un monument composé de l'ancre et des restes repêchés d’un navire de guerre allemand le "Graf Spee" coulé sur les ordres de son capitaine. Nous commencerons notre tour dans la capitale à l’architecture des débuts du XXe siècle, ses beaux parcs et ses monuments historiques.

Nous faisons un premier arrêt au Parc Batalla ou nous pourrons voir une énorme sculpture exécutée avec réalisme: « La Carreta», monument représentant un char de bœufs, il est aujourd’hui le plus photographié de Montevideo, il en est devenu le symbole.

Nous poursuivons jusqu’au Conseil Législatif et son imposante structure réalisée en marbre d'origine nationale, et qui est considéré comme l'un des plus beaux édifices parlementaires du monde. Aussitôt entrés, nous sommes conquis par ses proportions imposantes et majestueuses. Des gardes républicains assurent la garde de cet édifice qui comporte en son sein le Sénat et la Chambre des Députés.

Nous continuons notre excursion qui passe par le parc du Prado, où nous découvrons la beauté naturelle des environs, des monuments ainsi que des demeures historiques qui s'y trouvent.

Arrive ensuite le Stade du Centenaire. Ce stade a été déclaré Monument officiel de la Coupe du monde de football par la FIFA car c'est là qu'a eu lieu la toute première Coupe du monde.

Notre excursion s'achève par le quartier résidentiel de Carrasco, avec ses immenses résidences privées telles que l'Hotel Casino de Carrasca, un impressionnant bâtiment datant du début du siècle qui conjugue l'histoire et la tradition de cette ville.

Il est treize heures trente, avec quelques amis nous avons décidé, une fois de plus, de déjeuner uruguayen avec un «asado» d’excellentes viandes accompagné par le vin du pays: le «tannat».

Nous finirons cette escale par une visite à pied du marché situé non loin du port.

La journée s’est agréablement terminée par une prestation de danseurs et musiciens de tango argentin.

On ne s’en lasse pas !

P.S.: Aujourd’hui nous avons changé (encore) d’heure, quand il est midi chez vous, il est 8 heures du matin pour nous, soit 4 heures de décalage.
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CH Chamadou Veteran ·
Jeudi 24 Octobre 2013 - Jour 34 - En mer

Brrr ! il fait frisquet aujourd’hui.

Nous avons l’habitude d’aller faire un tour sur la coursive extérieure située au pont 9, après le petit déjeuner. Les 10° C actuels nous ont fait rebrousser chemin illico presto. Nous nous réfugions rapidement à l’intérieur de neoRomantica, cocon douillet au milieu de l’Atlantique sud par 40° de latitude.

Nous faisons route vers Puerto Madryn, situé à proximité de la péninsule Valdes. Après une nuit agitée (le bateau, pas nous) la mer s’est calmée un peu en milieu de matinée. L’étrave élancée de neoRomantica glisse en douceur sur l’océan.

Nous allons écouter la 9 ème conférence du professeur Scopelliti. Le thème: les manchots de Patagonie.

Nous apprenons un peu plus sur ces sympathiques oiseaux, les informations acquises nous seront certainement utiles dès demain.

Nous ferons également escale 2 jours à Puerto Madryn, tout comme à Ushuaia, dernière étape argentine avant le Chili. Ce ne sera pas de trop pour explorer la nature environnante. Les prochaines escales seront placées essentiellement sous le signe de la nature, de la flore et de sa faune.

Maintenant nous avons hâte d’y être.

Nous profitons de cette journée en mer, pour nous reposer et remettre en ordre nos affaires. Elle est la bienvenue après ces 4 jours non stop, où nous avons profité au maximum.

Ce soir nous assistons à un récital de chansons espagnoles (quisas, besame mucho, etc...) On va encore se régaler !

P.S.: Aujourd’hui nous avons changé (une fois de plus) d’heure, quand il est midi chez vous, il est 7 heures du matin pour nous, soit 5 heures de décalage.
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CH Chamadou Veteran ·
Vendredi 25 Octobre 2013 - Jour 35 - Puerto Madryn - ARGENTINE 13 ème escale

Nous voici de retour en terre Argentine, pays qui nous séduit par sa culture, la beauté et la diversité de ses paysages.

NeoRomantica termine l’accostage sous un soleil radieux... et un vent à décoiffer. La pampa se dessine derrière la ville assez petite. Puerto Madryn se trouve au bord de l'océan Atlantique, à 1 075 km au sud-ouest de Buenos Aires. Sa population s'élève à environ 90 000 habitants, ce qui en fait une des principales villes de la région. Ses principales ressources sont la pêche, dont la concession a été cédée à l’Espagne qui pêche et exporte la plus grande partie vers l’Europe, une aluminerie qui emploie 5000 personnes et le tourisme. Puerto Madryn est considérée comme la porte d'entrée de la Péninsule Valdes, déclarée en 1999 Patrimoine mondial par l'UNESCO.

Nous débarquons sur l’unique quai réservé aux bateaux de croisières qui sont tout de même assez rares dans cette région. Nous sommes biens situés à 5 minutes à pied du centre ville. Un shuttle (navette) est mis également à notre disposition.

Monique et moi avons décidé de profiter de la matinée ensoleillée pour se promener dans les rues de Puerto Madryn.

C’est une ville balnéaire, on pourrait dire du du type des Sables d’Olonne, par exemple. Les rues sont caractéristiques du nouveau monde, parfaitement perpendiculaires et formant des «quadras» (carrés) de 100 mètres par 100 mètres. Lorsqu’on demande une adresse on vous dit de marcher sur 2 quadras puis de tourner à droite et continuer sur 4 quadras, par exemple.

L’après-midi sera exclusivement consacrée à l’excursion (Excursion 5429) qui nous emmènera observer les baleines franches qui viennent dans le golfe nuevo de la péninsule pour procréer, donner naissance et élever leurs «petits»

Notre guide nous apprendra beaucoup sur ces baleines qui viennent régulièrement et toujours à ce même endroit. Le golfe en accueille environ 500. Apprendre toutes ces informations nous a totalement passionné et le trajet d’environ 110 kms qui nous mène sur le lieu d’embarquement nous a paru rapide. Le paysage qui défile devant nous est superbe, bien que dépouillé d’arbres, uniquement la pampa plantée de petites plantes robustes et épineuses. La route est interminablement droite, et le vent dégage des nuages de poussière. Nous sommes dans un autre monde.

Nous croisons beaucoup de moutons, des Merinos, qui sont au nombre de 18 millions en Patagonie. Quelques guanacos, sorte de lama, ont provoqué l’arrêt du bus pour une photo. Nous voyons aussi quelques rares «estancias» sorte de ranch local, complètement autonomes en eau et en énergie. Florent Pagny est propriétaire de l’une d’entres-elles à 300 kms d’où nous sommes. Sa superficie est de 10 000 hectares !

Mais déjà nous arrivons au poste de contrôle qui régule les entrées et sorties de la péninsule, site hyper protégé qui laisse l’exclusivité des lieux, à la faune et à la flore. Tout est organisé pour que rien ne perturbe, ni l’un, ni l’autre, et nous nous en félicitons.

La péninsule Valdes est une particularité côtière de la province de Chubut, en Argentine. Elle est unie au continent par l'isthme Carlos Ameghino. La péninsule présente deux importantes échancrures à sa base : au nord, le golfe de San Matias et, au sud, le golfe Nuevo. La presqu'île comporte une dépression topographique à 40 m sous le niveau de la mer. C’est une des réserves des plus importantes d’Amérique du Sud.

Enfin le bus s’arrête devant la plage de Puerto Piramides, le seul village dans Péninsule Valdes, où nous attend notre embarcation. Ici point de port, les bateaux sont sur des remorques poussées par des des tracteurs équipés d’un tirant métallique d’une vingtaine de mètres de long.

Dans les cinq minutes qui ont suivit le départ de la plage, elles sont apparues à nous. Ici pas de course à la baleine, comme ce fut le cas au Mexique, il suffit d’arrêter le bateau et, curieuses, elles viennent à nous, et jouent pendant quelques temps autour du bateau Elle ne sont pas belles avec leur grosse protubérance calleuse, qui est différente à chaque baleine. On pourrait dire que ce sont leurs empreintes digitales. C’est ce qui permet de les reconnaître avec exactitude. Les «vieilles» habituées du lieu ont d’ailleurs été baptisées.

Nous restons ainsi pendant une heure 30 en mer, inlassables devant ce spectacle, malgré le vent de 35 noeuds qui vient subitement de se lever. Mais nous sommes au fond du golfe et la mer ne se lève pas comme dans l’océan.

De retour à Puerto Madryn, nous profitons de ce que le bateau reste à quai cette nuit, pour nous retrouver entre amis, et déguster langoustines et coquilles saint Jacques, spécialités de la pêche locale.

La nuit sera courte, demain on démarre aux aurores !
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CH Chamadou Veteran ·
Samedi 26 Octobre 2013 - Jour 36 - Puerto Madryn - ARGENTINE

La journée a démarré de bonne heure, et nous sommes encore à peine réveillés, les agapes de la veille ont écourté notre nuit. Confortablement installés dans le bus, nous nous dirigeons une fois de plus vers la péninsule Valdes pour y rencontrer les animaux qui y ont élu domicile (Excursion 5438).

Quelques kilomètres après que nous ayons franchi l'isthme, la route s’efface pour laisser place à de la piste. Nous ferons ainsi 300 kilomètres aller-retour !

Notre premier arrêt sera à Punta Norte pour voir une petite colonie de manchots qui y vivent. C’est la période de reproduction, la plupart couvent leurs oeufs . Nous découvrons qu’ils le font dans un terrier comme les lapins. Vous pourrez le constater sur l’une des photos. Attention, il ne s’agit pas de confondre pingouins et manchots ! Les premiers vivent dans l’hémisphère nord, et certaines espèces peuvent voler, les second vivent dans l’hémisphère sud et ne peuvent pas du tout voler.

Malheureusement, pour nous français, nous appelons manchots ce que toutes les autres langues appellent pingouins, d’où la confusion.

Nous irons ensuite à la rencontre des éléphants de mer. Nous les découvrons, lascivement étalés sur une plage de gravier à Caleta Valdes.

Les mâles qui pèsent de 4 à 5 tonnes veillent jalousement sur leur «harem», les femelles plus petites (800 kilos environ) s’occupent des petits qui viennent de naître.

Ils restent au bord de l’eau, se déplaçant péniblement de temps en temps pour plonger dans la mer, c’est leur garde manger. Nous avons bien admiré ce manège, quoique assez statique... mais le nombre d’individus étalés ainsi sur des kilomètres est à lui tout seul un grand spectacle.

En route pour Punta Delgada pour observer les lions de mer. La différence avec les éléphants? Ils sont plus petits, possèdent des pavillons aux oreilles, contrairement à l’éléphant, et se déplace à 4 pattes quand l’éléphant rampe. Nous ne fûmes pas déçus ! Ils sont bien là, par centaines, ils prennent leur bain de soleil, dans cette crique rocheuse abritée. Nous rions de voir les petits aller dans l’eau, et nous nous attendrissons de les voir remonter sur la grève avec beaucoup de difficulté, les vagues se chargeant de les remettre à l’eau à chaque fois.

Ouf ça y est, ils ont finit par réussir, épuisés, ils viennent se blottir contre leur mère.

Nous sommes restés sur place une heure environ, nous aurions pu rester bien plus longtemps!

Nous rentrons en soirée sur Puerto Madryn, fatigués mais heureux de cette journée passée à admirer les merveilles de la nature. Nous sommes contents d’avoir pu rester le temps nécessaire sur chaque site, sans bousculade, sans empressement. Il faut dire que nous n’étions que 22 personnes à faire cette excursion, cela a facilité les choses.

Nous sommes heureux aussi de ces 2 jours d’escale qui nous ont permis de voir ce qu’il fallait , sans rien rater, d’avoir sillonné du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest la péninsule Valdes, ce trésor de la nature.

Avant le dîner que nous prenons à 21 heures comme chaque jour, nous avons assisté à un concert de musique placé sous le signe d’Astor Piazzolla: un régal !

Allez, en route pour Ushuaia et le Cap Horn !!!!
1987 Carla Costa 1992 Marina 2010 Marina 2011 Romantica 2012 Deliziosa (Tour du monde) 2012 Pacifica 2013 Luminosa 2013 neoRomantica (Tour du monde austral) 2014 Magica 2015 neoRiviera (Tour d'Afrique) 2015 Diadema 2016 Opera (Capitales Baltique+Fjords Norvégiens)2018 Pacifica (Transatlantique)
CH Chamadou Veteran ·
Dimanche 27 Octobre 2013 - Jour 37 - En mer

Ce matin c’est dimanche, pas de réveil, nous sommes en mer.

Nous nous affairons à tout remettre en ordre avant d’aller dans un des salons de neoRomantica pour commencer à rédiger quelques lignes.

Un passager est venu pour demander un coup de main informatique. C’est bien volontiers que j’ai pu lui rendre ce petit service.

Ensuite un couple nous a gentiment demandé s’ils pouvaient prendre place à côté de nous. Pas de problème, bien sûr. Espagnols ? je demande, non Argentins. Bon, il faut avouer que vu de l’extérieur, on ne voit pas la différence ! Devant leur gentillesse affichée par un beau sourire, et surtout pour avoir eu l’attention de nous parler lentement, j’engage la conversation. Cela a duré près de 2 heures. Voilà comment nous aimons (aussi) passer nos journées en mer. Notre discussion a porté sur nos familles, la politique... avec bien sûr le problème des Malouines. On ne peut pas s’imaginer, vu d’Europe, à quel point ce problème est crucial pour eux.

Cet après-midi Frédéric Mathieu a informé les passagers français de la navigation touristique de demain, et de l’escale d’Ushuaïa qui durera également 2 jours.

Avant d’arriver nous devrions franchir le Cap Horn demain entre 16 et 17 heures si les conditions météo le permettent. Sinon nous devrons nous contenter de passer par le canal de Beagle pour rejoindre Ushaïa, ce serait pour nous une réelle déception !

Allez on croise les doigts !

P.S.: Aujourd’hui vous avez changé d’heure aussi, quand il est midi chez vous, il est 8 heures du matin pour nous, soit 4 heures de décalage.
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CH Chamadou Veteran ·
Lundi 28 Octobre 2013 - Jour 38 - LE CAP HORN

Voilà enfin arrivé ce moment tant attendu !

La mer, cette nuit a été agitée.

Elle semblait nous prévenir:

«Pourquoi avez-vous voulu aller en bas, en cet endroit où tant de marins ont péri. Le Cap Horn, ça se mérite, ça se gagne, il faut en baver pour en arriver là, c’est au prix de peines, d’efforts et de souffrances que vous mériterez que je vous laisse passer. Qui êtes vous pour vous permettre cette audace de venir ainsi confortablement abrité et bien au chaud dans votre bateau de croisière douillet ?»

Quand je lui ai expliqué que les récits que j’ai lu à son sujet ont nourri les rêves de mon enfance, quand je lui ai dit tout le respect et l’admiration que je porte à des Moitessier, Tabarly et autres, quand je lui ai dit que ce rêve pouvait devenir aujourd’hui réalité, et bien comme par magie la mer s’est apaisée.

Nous avons eu des conditions idéales pour voir ce célèbre Cabo de Hornos, neoRomantica a pu ainsi effectuer le tour complet de l’île Horn.

L’ambiance à bord était à la fête, ce n’était que photos, cris de joies, l’équipage était aussi de la partie, et de nombreux coups de sirène ont retenti pour saluer l’évènement et aussi adresser un message d’amitié à l’unique habitant, gardien du phare qui demeure sur l’île Horn avec sa famille.

Les paysages sont extraordinaires, avec les montagnes enneigées au loin et cette lumière, ces dégradés de gris irisés par des traits de lumière

Cette navigation panoramique a durée 3 heures environ, nous étions aux premières loges, grâce à des amis qui nous ont invité dans leur cabine avec balcon et située du bon côté !

Mais déjà il est temps de mettre le cap sur le canal de Beagle destination Ushuaïa, où nous arriverons demain à 8 heures.

Ces 2 jours d’escale seront intenses en activités !
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CH Chamadou Veteran ·
Mardi 29 Octobre 2013 - Jour 39 - Ushuaia - ARGENTINE 14 ème escale

Nous ne voulions rater sous aucun prétexte l’arrivée de neoRomantica à Ushuaia !

C’est une des plus belles arrivées qui nous a été donné de voir depuis le début de ce tour du monde austral. La rencontre de la mer, des montagnes enneigées et du soleil nous reflète une image qu’il est impossible de vous décrire tellement cette beauté écarte tous écrits et superlatifs.

Ushuaia se prononce oussoaïa et on ouchoaïa, on nous a dit que c’est l’accent de Nicolas Hulot qui a déformé la prononciation espagnole.

À la vue des premières maisons on est informé: «Ushuaia capitale des Malouines». C’est «le» sujet dont tout le monde parle ici. De même il est très mal vu d’exprimer le moindre mot en anglais, ces derniers sont traités comme des voleurs.

Enfin, on est pas là pour faire de la politique, ni pour juger, même si je donne tout à fait raison aux argentins...

Ushuaia: la ville la plus australe du monde. Le Chili revendique aussi cette appellation mais pour un hameau de 50 habitants et un village de 1000 habitants ... donc pas de ville.

Ushuaia est la capitale de la province argentine la plus méridionale, la Terre de Feu, Antarctique et Îles de l'Atlantique Sud. Située au sud de la Grande Île de Terre de Feu en bordure de la baie, à proximité du canal Beagle Ushuaia compte approximativement 70 000 habitants aujourd’hui. Elle n’a rien à voir avec un petit village tel qu’on peut parfois s’imaginer. C’est une zone franche, exempte de toute taxe, c’est ce qui explique son développement fulgurant.

La moitié de ses habitants viennent de Buenos Aires, et la population est très jeune.

Nous sortons du bateau pour monter à bord d’un gros catamaran à moteur (Excursion 5461). Nous quittons le port d'Ushuaia pour rejoindre le canal de Beagle et sa multitude d'îles, de paysages, d'oiseaux et d'animaux marins. Le paysage est à couper le souffle, nous sommes au printemps, la saison laisse encore la neige sur les sommets alentours.

Nous passons devant «l’Isla de los Pajaros» (l’île aux oiseaux) une île peuplée par une colonie de cormorans impériaux, où beaucoup d'espèces d'oiseaux se rassemblent, et «l’Isla de los Lobos» (l’île aux loups), où nous avons vu évoluer deux espèces d'otaries typiques de la région. Ce spectacle est touchant et magnifique ! je vous le dis, les mots manquent parfois.

Enfin nous arrivons à l'archipel des Éclaireurs où nous voyons le phare du même nom, souvent appelé à tort phare du bout du monde.

Nous débarquons ensuite pour poursuivre notre visite à travers le parc national de la Terre de Feu. Nous découvrons ses paysages avec ses lacs, rivières, marécage et sa végétation. Puis nous traversons la vallée de la Rivière Pipo, pour arriver au parc de la Terre de Feu. Changement de décor, nous sommes maintenant en montagne ! La forêt est en partie endommagée par les ravages occasionnés par les castors. Nous effectuons plusieurs arrêts à des points de vue panoramiques. De l’avis unanime, nous sommes ravis de cette excursion qui nous a offert un condensé très varié des paysages et de la faune en Terre de Feu. L’après-midi a été consacré au shopping, et le soir venu, nous nous sommes réunis avec quelques uns pour déguster un excellent asado.

Il est tard lorsque nous rejoignons le bateau qui restera à quai toute la nuit.

À demain !
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CH Chamadou Veteran ·
Mercredi 30 Octobre 2013 - Jour 40 - Ushuaia - ARGENTINE

Aujourd’hui nous retournons dans le parc naturel de la Terre de Feu (Excursion 5466), mais ... en train cette fois A 7 kms seulement d'Ushuaia dans la vallée du Fleuve Pipo, nous attend le train le plus austral du monde pour effectuer un voyage dans la vallée du Parc National.

Les locomotives utilisées sont de fidèles reproductions de celles qui transportaient autrefois les prisonniers dans les vallées a la recherche de bois pour la garnison. En 1902, une ligne ferrée fut construite par les prisonniers du pénitencier d'Ushuaia qui effectuaient le trajet de la prison jusqu’aux coupes de bois situées tout le long du canal Beagle.

Le train servait ensuite à acheminer les troncs d’arbre vers la ville en construction ou son port pour y être acheminés. Cette ligne inutilisée depuis 1949, seuls sept kilomètres sont habilités à partir de 1990 afin d’en faire un train touristique qui permet d'entrer et de découvrir différents paysages du parc.

Dès notre installation à bord d’un «vieux» wagon en bois, l’ambiance est donnée: coup de sifflets et puissants souffles de la locomotive qui s’échauffe, tout en démarrant péniblement. À petite vitesse, et secoués par le cahot des rails, nous parcourrons pendant une heure la vallée au sein du Parc National, le long de l'ancienne route des prisonniers qui se trouvaient dans l'ancienne garnison d'Ushuaia de 1908 à 1947.

Les paysages rencontrés nous font oublier la présence de la mer, et nous donne l’impression d’être dans les Pyrénées. La guide (sans doute un peu chauvine, mais on la comprend) nous explique que c’est la seule région du monde où se côtoient la forêt, la montagne et la mer. C’est un peu vrai, avoir les 3 c’est difficile, et elle ne connaît probablement pas la Corse...

Au terme du parcours nous quittons le train pour prendre notre bus qui nous amène à la Bahia Ensenada, sur la Côte du Parc National de la Terre de Feu, ou nous faisons une halte pour admirer ces merveilles naturelles.

Nous rentrons à Ushuaia à 11 heures 30, et décidons de rester en ville. En effet neoRomantica devait initialement quitter le port à 12 heures, mais le commandant a gentiment prolongé l’escale jusqu’à 18 heures, alors on en profite ! D’autant que nous bénéficions toujours d’un temps extraordinaire.

Nous visiterons ainsi le centre d’interprétation qui traite de la Terre de Feu. Nous y resterons 1 heure et ce fut très intéressant. Nous nous restaurons dans un restaurant où l’on fait un excellent asado, prétextant que nous quittons ce soir l’Argentine.

Puis nous flânons dans les rues d’Ushuaia. C’est une ville sûre, on peut laisser les clés sur les voiture. D’ailleurs où iraient les voleurs, une seule route (la nationale 3) et la plus proche ville à des lustres d’ici.

De retour à bord, puis nous assistons au départ de neoRomantica accompagné des 3 coups de corne de brume, terminant ainsi nos escales en Argentine, pays que nous adorons !

Pour terminer la soirée nous sommes allé au restaurant «Club neoRomantica» invités par des amis du 1er tour du monde qui fêtaient leur anniversaire de mariage.

Direction Punta Arena au Chili, avec la traversée des fjord chiliens. Cela promet d’être superbe !
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SE Selvaggia Regular ·
😉 Bonjour Chamadou

Vraiment ce Cr est magnifique. Merci pour votre partage. Cordialement
CH Chamadou Veteran ·
Jeudi 31 Octobre 2013 - Jour 41 - Navigation dans les fjords chiliens

Dès notre réveil ce matin, nous avons été immédiatement conquis par le spectacle qui s’offre à nous. Les montagnes enneigées défilent le long des hublots.

Dans les escaliers, on se croise, on se bouscule, et on ne reconnait plus les passagers, qui ont tronqué les t-shirts et bermudas pour des tenues plus adaptées à cette latitude.

On va à bâbord, à tribord, à la poupe, à la proue: on ne veut rien rater du paysage !

Mais la journée va crescendo, les appareils crépitent, la caméras filmes, chacun essai d’avoir le meilleur souvenir, on photographie 1 fois 10 fois le même paysage, on fera le tri après ! Voilà l’ambiance du jour. De notre vie il ne nous a jamais été de voir ainsi des glaciers se jeter dans la mer, elle même recouverte de morceaux de glace que neoRomantica écarte délicatement sur son passage. Notre vitesse est réduite au maximum afin que chacun puisse profiter de ce spectacle.

Devant le glacier Agostini, situé sur la cordillère Darwin, neoRomantica stoppera son erre pour effectuer un tour complet sur place. Les traditionnels coups de corne de brume marquent l’évènement, ils ne dérangent d’ailleurs personne dans cette région du globe totalement inhabitée. Ensuite nous reprenons notre route vers le prochain glacier, en longeant au plus près les côtes, mais les fonds sont importants en cet endroit.

Nous espérons vous avoir fait vivre l’ambiance qui règne ici, les quelques photos qui suivent décriront mieux que les mots.

Demain première escale au Chili, il y en aura 5 au total.

À bientôt, dès qu’on peut !
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CH Chamadou Veteran ·
Merci Christian (entre Christian...😉)

Vendredi 1er Novembre 2013 - Jour 42 - Punta Arenas - CHILI 15 ème escale

Nous accostons pour notre première escale chilienne: Punta Arenas. Nous restons une journée, alors pas de temps à perdre, et hop nous voilà partis (Excursion 5380) à la rencontre des pingouins, enfin je veux dire manchots, mais que voulez vous ici comme dans le monde entier on dit pingouin, alors !

Nous embarquons dans un traversier, type bac de l’île de Ré des années 70, pour la traversée du détroit de Magellan qui va durer 2 heures, à destination de l'île de Magdalena. Le bateau a été affrété en totalité par Costa, ce qui fait qu’aucun véhicule n’est à bord.

La chance nous sourit depuis le début (excepté à Rio) car à ces latitudes il est très rare d’avoir soleil, et mer plate ! De l’avis des autochtones, nous bénéficions de conditions exceptionnelles qu’ils rencontrent seulement 30 jours par an environ.

Alors on ne boude pas notre plaisir: le Cap Horn par mer d’huile où nous avons effectué le tour de l’île Horn, Ushuaia ensoleillé avec les sommets enneigés, les fjords chiliens par mer d’huile, avec une navigation au ras des côtes et des glaciers,

Nous sommes douillettement installés à l’intérieur, car s’il n’y a pas de vent, par contre il fait assez froid, le bonnet remplace avantageusement la casquette

Ça y est nous sommes arrivés, il n’existe pas de port, la passerelle bascule vers l’avant, nous nous engageons et débarquons sur la plage, à l’instar de G.I. pacifiques.

Nous mesurons la chance d’être à cet endroit, classé et protégé comme monument naturel, où les visites sur place sont contrôlées, encadrées et les autorisations délivrées au compte gouttes. Ici, impossible de venir par ses propres moyens.

Cette excursion nous permet de découvrir les oiseaux d’Amérique du Sud. L'île de Magdalena est une réserve naturelle de manchots de Magellan, cormorans et autres mouettes. 70 000 couples de manchots viennent ici pour se reproduire, c’est une des plus grande colonie de pingouins du Chili du sud. Les mâles arrivent en septembre et les femelles en octobre. Les manchots sont monogames, après la période des amours, les femelles peuvent pondre jusqu’à 2 oeufs, qu’ils vont couver, à tour de rôle, durant 40 jours. Après avoir élevés leur petits, ils retourneront en Atlantique pour remonter jusqu’au sud du Brésil ! Ils sont excellents nageurs et peuvent nager pendant 3 semaines. Ils se nourrissent exclusivement de poissons qu’ils vont pêcher toutes les 8 heures, le jour uniquement.

Nous arrivons au milieu de la période de couvaison, les manchots à l’extérieur des nids (sortes de terriers) se font rares. Seuls ceux qui vont vers la mer pour pêcher se laissent prendre en film et photo. Nous nous amusons de leur démarche maladroite et titubante. Ils ont vraiment l’air sympa et pas du tout effrayé de notre présence.

Après avoir marché ainsi le long de la plage et monté en direction du phare, nous reprenons la direction du ferry qui nous ramène à Punta Arenas.

Le bateau partant à 19 heures 30 nous consacrerons le reste de l’après-midi à un tour de ville située à 7 kms du port, où nous monterons jusqu’en haut de la ville admirer le panorama, puis nous redescendrons à pied jusqu’à la Plaza de Armas faire un tour de marché.

Il est 19 heures, neoRomantica quitte le port, direction Puerto Chacabuco que nous atteindrons après avoir effectué 2 jours de navigation panoramique dans les fjords chiliens.

On s’en régale à l’avance !
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