Bonjour Jacky et merci pour ta réponse.
Les voyages (forcément), la plongée (au passé) et l’écriture : il semble que nous ayons quelques points communs !
Ça semble en effet, quoique l'écriture pour moi, reste très confidentielle.
Debre Damo est interdit aux femmes.
Effectivement, mais ça changera bien un jour, Abuna Yemata Guh, l'était aussi dans le passé mais les prêtres n'ont pas pu résister à l'appât du gain ! La montée et plus encore la descente sont impressionnantes. Le site est majestueux comme dans beaucoup de coin des Hauts-Plateaux et puis, on voit l’Érythrée toute proche !
Il en est de même d'Abba Yohanni dans le Tembien qui jouit d'un site hors du commun et d'un accès, cependant moins difficile. En 2005, les femmes n'étaient pas autorisées à grimper là-haut. Il semblerait d'ailleurs que les moines soient plus scrupuleux que les curés : ah, la religion !
Abuna Yemata Guh me tenterait bien mais ma compagne de voyage en est malheureusement incapable. Déjà pour atteindre les autres églises ses vieux genoux déglingués vont souffrir. En fait, j’en suis à envisager 2 ascensions par jour dont elle ne ferait éventuellement que la première. Quand je vois des vidéos sur internet, je me demande si même Maryam Korkor n’est pas déjà trop dur pour elle. Dans quel cas, je pourrais troquer Maryam Koorkor contre Abuna Yemata Guh et y aller seule. Mais à côté de ça, il y a des voyagistes qui ne sont pas du tout des habitués du sport qui y mènent leurs clients, alors… Manifestement, Abuna Yemata Guh est le numéro 1 pour la poussée d’adrénaline (j’ai fait un peu d’escalade et du parachutisme en prime donc je ne m’inquiète pas) mais l’église en elle-même est-elle plus ou moins intéressante que Maryan Korkor ? L’ennui, c’est que l’autre église que j’envisageais pour ce jour-là (Gebre Mikael Koraro) est également pointée comme difficile avec une montée s’apparentant à de l’escalade dans les éboulis. Pour le lendemain, Debre Tsion semble plus facile. J’y ajouterais bien (pour moi) Yohannes Maequddi avant notre départ pour Wukro via Abuna & Ateshba (pas d’ascension).
Ta compagne de voyage peut t'accompagner jusqu'au pied des dernières difficultés puis profiter de la beauté environnante pendant que tu grimpes là-haut.
Abuna Yemata Guh est vraiment creusée dans un site majestueux et son accès, sans être difficile, n'est pas à la portée de tout le monde, surtout la paroi verticale. L'accès à Mikael Korkor n'est pas aisé non plus, mais moins acrobatique. Les agences y emmènent leurs clients, jeunes et âgés, mais certains ne vont pas jusqu'au bout (dans les deux catégories).
Aucune idée sur le fait que l'une soit plus "intéressante culturellement parlant" que l'autre, notre but premier étant la beauté des paysages et le travail des sculpteurs de pierre. Les deux méritent le déplacement, elles sont de loin, les plus visitées du Tigré.
D’après ce que tu écris, Mikael Debre Selam correspond bien à ce que je cherche - point de vue architecture et éloignement du flot touristique. J’aimerais faire un détour par là sur la route du Danakil, si j’arrive à organiser ça pour un prix acceptable. Qu’en est-il de la marche jusque là ? Raide, difficile ?
L'église est proche de la ville d'Atsbi, donc dans le secteur qui conduit au Danakil. Un 4x4 est nécessaire pour l'atteindre. La marche d'approche demande moins d'une heure et le sentier est assez pentu, rien à voir avec les églises précédentes. Celle de Mikael Imba est sans grande difficulté.
Ta préférée, Abba Salema : inconnue au bataillon ! Où est-ce, quel genre d’église est-ce et quid du chemin pour y arriver ?
Je suis allé seul avec notre chauffeur vers Abba Salama pour laquelle J'ai un faible, non pas pour le bâtiment que je n'ai pas pu voir mais pour son chemin d'accès, hors du commun, niché dans une région épargnée par le tourisme, car assez loin des circuits classiques. Elle se situe dans le Massif du Workamba quelque part au sud d'Adoua et à l'est de la piste conduisant à Abba Yohanni. Un 4x4 et de l'obstination sont nécessaires pour atteindre ce secteur isolé où nous n'avons croisé que quelques bergers. L'accès est très impressionnant, notre ami Kassa ayant abdiqué sur la première vire et j'ai du rebrousser chemin au pied de la dernière échelle, haute de 8/10 mètres car elle était descellée de la paroi à mi hauteur. Une nouvelle église a été construite dans la vallée, en conséquence, il n'y a plus personne sur cette amba. Je peux si tu le souhaites, t'envoyer les quelques notes que j'avais prises à l'époque (2009) pour dénicher cette magnifique contrée que nous n'avions pas trouvée lors d'un précédent périple (2005).
J’ai lu que la règle du scout obligatoire dans le PN du Simien était là plus pour donner du travail que par réelle nécessité. Avec un scout pour deux, cela poserait-t-il problème si l’une veut faire.
C'est devenu incontournable et ce depuis longtemps, bien sûr cela permet de créer des emplois. Idem pour les guides, qui, eux, ne sont pas obligatoires mais souvent difficiles à éviter. Les premiers ne parlent jamais français et très rarement anglais, les seconds, très très rarement français mais presque toujours anglais. L'ascension d'Imet Gogo est un grand mot car il n'y a guère que quelques rochers à grimper pour monter sur le belvédère final (naturel). Au départ de Gich Camp, il existe deux itinéraires, le classique rejoint Imet Gogo en une heure (de mémoire), le second part plein nord et rejoint une superbe montagne nommée Kedadit, de là, tu peux redescendre à Gich ou, si ton scout est du genre accommodant et ouvert, suivre, hors chemin, le rebord de l'escarpement vers Saha puis Imet Gogo (ibex possibles, géladas assurés, loups improbables) : c'est plus long mais tellement plus spectaculaire. En résumé, tu peux suivre avec ton ami le sentier principal et grimper sur les derniers rochers avec son ange-gardien pendant que ton amie se repose au milieu des géladas, nombreux dans le coin.
Nous avons plusieurs fois rencontré des loups dans le Simien, surtout lors d'un long trek depuis Adi Arkay sur des chemins de traverse très peu empruntés par les paysans et encore moins par les randonneurs. Nous en avons observés plusieurs fois autour de Chennek, dans la forêt de lobélies de la vallée du Beleguez au sud du camp, mais c'est sur le Plateau de Guassa etdans le Balé qu'ils sont les plus faciles à voir.
A Hayk, as-tu logé au bord du lac ? Au Rikum lodge ? Aurais-tu les coordonnées (mail ou téléphone) ? Il vaudrait sans doute mieux réserver parce qu’on devrait y être un samedi soir.
Je n'ai pas logé au Rikum Lodge, nous avons seulement passé un après-midi sur les rives de ce superbe lac : 0 voyageur en 2015 mais pas mal de locaux, en évitant les jours fériés tu ne devrais pas avoir de difficulté pour y loger sans réservation, mais un samedi ? Les gens qui viennent là sont plus des habitants de la ville toute proche, voire de Dessié distante d'une trentaine de km, que des Éthiopiens en balade, ils rentrent chez eux le soir : mais tout change très vite dans ce Pays ! Tu devrais trouver un n° de téléphone sur internet et réserver sur place quelques jours à l'avance (ce dernier fonctionne mieux en Ethiopie que dans notre coin perdu des Cévennes).
Cordialement,
Bien cordialement.
Jacky + Yolande.
"Moins faire pour mieux voir !"
Yol + D'Jack