Trois semaines au Laos de Chiang Kong à Paksé
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6B
Décomptés les jours à passer en Thailande, je pars au Laos pour 3 grosses semaines. Mon avion atterrira à Chang Rai le 11/11 à 13 H. J'espère donc être passer à Huay Xai le même jour et en partir le lendemain en direction de LP. Le choix de navigation sur le Mekong est-il toujours seulement entre bateau lent et speed boat ? Quelqu'un connait-il la compagnie ayant un bateau lent "top" le plus confortable et pas trop lent...

J'envisage de réserver un hotel à Bangkok près de l'aéroport et un autre à Huay Xai, et suis preneur des bonnes adresses...idem pour Pakbeng et Luang Prabang. Budget environ de 10 à 20 $ selon la qualité et la ville.

Je pense quitter le Sud du Laos pour gagner Ubon Ratchathani et prendre l'avion sur Bangkok. Est-ce rune approche raisonnable ? Faut-il déja réserver ce vol ?

Merci aux voyageurs expérimentés de leurs conseils ou remarques.
6B 6bô ·
J'ajoute une question. Pour le suivi de mes mails, votre conseil "Voyager avec un netbook" ou "me contenter des PC des cybercafés" ? Merci d'avance
ES Estiu Regular ·
À Houay xay : Arimid guesthouse (je ne me souviens plus du prix) J'ai emporté mon netbook pour la 1ère fois cet été (pour un voyage au sud Laos) et cela m'a été très très utile pour : videoconférence gratuite/ou téléphoner, stocker toutes les photos et en envoyer au fur et à mesure. Cordialement.
Estiu
GE Genevois Veteran ·
Salut,

Nous avons effectué en couple un voyage d'un mois au Laos en mars dernier. Quelques réponses à tes questions :

1/ quitter le Laos au sud pour Ubon : aucun souci, il y a des bus qui relient régulièrement 2x par jour Paksé (gare routière à côté du stade de foot) pour Ubon (gare routière en dehors de la ville comme toujours en Thaïlande). Suivant l'heure, il y a des hôtels au centre de Ubon et le lendemain, tu prends un tuktuk pour te remonter sur l'aéroport. Pour le retour sur Bangkok, Air Asia (avions neufs, à l'heure et pas cher, consulte www.airasia.com, version thaï). Le passage de la frontière est assez typique !!! Laborieux côté lao, facile côté thaï.

2/ pour Luang Prabang, une bonne GH : la LaoLu. Dans tes prix (plutôt sur le haut, soit environ 20 $) et bien placée. Au coeur de la ville, à quelques mètres du marché de jour et de nuit, calme, belle chambre, bonne literie, WC et douche, eau chaude, bref, pas un hôtel, mais plutôt une GH "haut de gamme".

Ci-dessous, un extrait de notre carnets de route sur le transfert Paksé - Ubon.

A ta dispo au cas où. Et si jamais l'entier de notre carnet de voyage est disponible si tu cliques sur mon profil (en bas de la page).

Chapitre 13 : 4000 îles - Pakse - Ubon Ratchathani - Bangkok

Nous avions organisé notre retour depuis Pakse et nous réalisons que c'était une erreur. Quasi tout le monde sur ces îles vend des billets de bus pour le Cambodge, les villes laotiennes et même pour Bangkok. Et moins cher, puisque la traversée pour Nankasang, sur le bord du Mékong, mais côté terre ferme est comprise. Pas notre billet payé à Pakse. La seule chose qu'il n'y a pas ici, c'est une banque. Mais encore, car plusieurs commerces changent Dollars et Baths.Notre minivan est censé partir vers 1130h., nous avons donc le temps de faire nos sacs et de prendre un dernier petit-déjeuner lao.

Le trajet en bateau jusqu'au port de Nankasang est fantastique. Nous longeons les berges et la végétation, nous croisons des barques de pêcheurs, des buffles qui prennent le frais dans l'eau, des enfants comme toujours qui jouent dans leur grande piscine naturelle.

A Nankasang, rien de plus facile. Dans la rue principale, un Laotien guette les touristes, très facile à reconnaître dans le paysage, vérifie leur billet et les oriente vers le bon minivan ou le bon bus. Nous trouvons ainsi facilement le notre pour Pakse. Et nous partons pile à l'heure. Un peu moins de trois heures de route plus tard, nous arrivons dans la ville. Le chauffeur fait la tournée des stations de bus ou des agences de voyages, puisque les destinations sont multiples. Certains montent sur Vang Vieng, d'autres vont à Bangkok et nous, nous allons à Ubon Ratchathani, la grande ville thaïlandaise de l'autre côté de la frontière.

Une heure d'attente à peine, le temps de manger un riz sauté au poulet dans la petite gargotte de la gare routière et nous montons dans notre prochain bus. Après une heure de route, voici la frontière. Côté lao, un premier guichet prend votre passeport et vous remet un ticket jaune. Avec ce ticket, vous allez à un deuxième guichet et vous payez 10'000 kips de taxe de sortie. Et on vous remet un ticket rose. Avec ce nouveau coupon, vous retournez au premier guichet et vous reprenez votre passeport. Le tout en 5 minutes, peut-être un peu plus suivant la queue. Côté thaï, c'est plus classique. On remplit sa carte d'immigration que l'on remet au douanier souriant en faction, un coup de tampon et le tour est joué. Le bus est déjà en Thaïlande, à attendre ses passagers.

Un grand marché bien achalandé permet de vite comprendre que le Laos est derrière nous. Mais les différences ne s'arrêteront pas là. La route qui va vers Ubon est une autoroute flambante neuve, au bitume parfait. Les maisons ne sont plus en bambou tressé et sur pilotis, mais de belles contructions. Les abords des routes sont propres et les jardins fleuris. Les veaux et les buffles ne traversent plus la route devant le bus qui roule. Les voitures qui nous dépassent sont neuves et en bon état. Même les rizières sont vertes et plantées. Il faut dire à ce sujet que les Thaïs font plusieurs récoltes par année, les Laotiens une seule. Un dicton local dit d'ailleurs que les Thaïlandais plantent le riz et les Laotiens l'écoutent pousser. Pas tout-à-fait faux. Aucun doute, le rustique Laos a fait place à la moderne Thaïlande.

A Ubon, comme souvent en Thaïlande, la gare routière est à l'extérieur de la ville. Un tuktuk nous amènera au Sri Isan Hotel où nous passerons la nuit avant notre vol de demain matin pour Bangkok avec Air Asia. Hôtel tout-à-fait correct, non loin de stands de nourriture de rue. Là encore, la différence avec le Laos est frappante. Musique rock dans la rue, plus d'énergie parmi les gens, environnement propre, pas de stand de bric-à-brac. Retour au monde moderne. Nous mangeons dans la rue avant de revenir à l'hôtel. Premièrement parce que la fatigue se fait sentir et que nous nous levons tôt demain matin et deuxièmement, parce qu'il fait frais. Bien plus qu'à Pakse, pourtant distante d'à peine 150 kilomètres. Autre atmosphère, autre climat.

L'hôtel organise le transport à l'aéroport pour 50 baths, rendez-vous est pris pour demain matin.

19 degrés au lever. L'Asie du sud-est connaît-elle sa vague de froid ? Après Luang Prabang, voici Ubon dans la fraîcheur. Un tuktuk affrété par l'hôtel nous emmène au petit aéroport de la ville. 8h00 tapantes, l'heure du lever du drapeau. Un garde uniformé se charge de monter l'étendard au grand mât devant le bâtiment. Les militaires sont au garde-à-vous et tous les Thaïlandais présents s'arrêtent pour regarder le drapeau et se tenir droit. Les haut-parleurs diffusent l'hymne national. Tout est stoppé pendant 1 minute, la scène est surréaliste. Même un piéton s'arrête au milieu de la route pour rendre hommage à son pays.

L'enregistrement est facile. Le vol Air Asia arrive de Bangkok à l'heure, il suivra donc aussi l'horaire pour le décollage. Dans le hall, nous sommes abordés par une femme assez âgée, à l'accoutrement assez bizarre puisqu'elle porte un bonnet. Elle parle un excellent anglais et veut juste nous faire la conversation. D'où vient-on ? Combien d'enfants a-t-on ? Est-ce qu'on apprécie la Thaïlande ? Contacts faciles, échanges, malgré les différences culturelles. Je n'ai jamais vécu ce genre de situations en Europe ...

Le vol d'Air Asia est parfait. Comme d'habitude serais-je tenté de dire. Petit prix, avions neufs et propres, personnel souriant, départ à l'heure. Seule entorse à une compagnie dite conventionnelle, il n'y a aucun service à bord, si ce n'est en payant. L'aéroport de Bangkok nous est presque familier. Après avoir récupéré nos sacs, nous descendons au niveau 1 pour attraper le bus pour KhaoSan Road à la porte 8. Certainement pas le meilleur endroit de Bangkok. Mais nous n'y restons que 24 heures et en 2008, nous avions passé plusieurs jours ici, à faire la tournée des temples et des lieux à visiter. Là, c'est différent. Nous voulons juste faire quelques achats que nous ramènerons comme cadeaux.

KhaoSan et sa faune bigarrée. Ici le spectacle est aussi dans la rue mais pas parmi la population locale, comme au Laos. Non, ce sont bien les touristes qui attirent l'attention. Impossible de ne pas exhiber ses tatouages, comme si un code l'imposait. Plus qu'ailleurs, il faut adopter le look du routard qui fait son pèlerinage asiatique, pantalon bouffant de rigueur, ou le t-shirt qui prouve que l'on est allé s'encanailler à la Full Moon Party de Koh Phan Ngan. Il faut parfois même en avoir le comportement en se baladant à pieds nus, jusqu'à en avoir la plante noire de crasse. Sans compter les séances de marchandage, où certains frôlent de près l'insolence et la malhonnêteté. Plus encore les vieux babacool qui ont fini par échouer ici. S'asseoir à une terrasse, déguster un bon shake aux fruits et observer. KhaoSan, l'incarnation du mythe Bangkok, mais pas de son âme.

Comme en 2008, nous logeons à la Lamphu House, à deux pas de La Rue, mais suffisamment en retrait pour y être au calme. Réservation obligatoire ici, beaucoup de voyageurs se font éconduire, l'établissement est complet. Que dire de nos 24 heures passées à Bangkok ? Pas grand-chose. Nous avons quitté le calme et la nonchalance des 4000 îles pour nous retrouver dans la foule et la frénésie de la mégapole. Transition difficile. Bien sûr, c'est toujours l'Asie, ses tuktuks, ses stands de rue, son excellente nourriture très bon marché au coin d'un trottoir. Mais le mot stress refait son apparition. Pas encore chez nous, mais dans l'ambiance, dans la circulation, dans le monde qui envahit les trottoirs. Nostalgie lao.

Pourquoi dès lors s'installer là me demanderez-vous ? Peut-être par paresse, puisque nous étions venus, nous connaissions, pas besoin de chercher. Peut-être aussi parce que tout y est sous la main (nourriture, achats, transport) et que nous sommes un peu fourbus d'un mois de Laos, à marcher, découvrir. Malgré tout, le retour est dans nos têtes et plus il approche, plus on se réjouit. Comme au départ, mais dans le sens inverse. Non pas d'abandonner cette Asie qui nous fascine toujours autant, mais bien de retrouver les notres.

Bangkok, nous n'en dirons pas plus, c'est le livre lao, rappelons-le.

Tout comme le livre débute par un prologue, il doit finir par un épilogue. Le dernier chapitre. Ce sera pour dans quelques jours, une fois avoir posé nos sacs chez nous.
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.

Carnets de voyage : cliquez sur mon profil.
GE Genevois Veteran ·
Et j'oubliais :

Le Notebook est super pratique pour décharger tes photos, écrire des textes et te connecter sur le net lorsque tu trouves du Wi-Fi (pas mal d'endroits où c'est possible). Nous avions le nôtre.
Chez vous comme en voyage, respectez la nature, elle nous le rend bien.

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6B 6bô ·
Mon netbook n'est pas si léger que ça et il faut le transporter dans le bagage à main notamment lors du voyage en bateau donc je voulais être certain que j'aurais l'occasion de l'utiliser... Merci de votre réponse qui va dans le sens du Oui à mon petit referendum.😉
6B 6bô ·
Merci estiu.
6B 6bô ·
Merci Genevois. Concernant mon budget, je l'ai estimé par rapport au Cambodge traversé l'année derniere. Si nécessaire, nous (2) serons prêt à dépenser un peu plus si c'est pour une rapport qualité/prix qui le mérite. Pour la LaoLu, est-ce calme, tu indiques au coeur de la ville... J'ai vu ton carnet de voyages mais en accéléré. Je m'en suis quand même inspiré et je vais retourner le lire plus lentement mais d'ores et déja : Bravo pour l'oeuvre !

J'ai pour habitude de partir avec peu de vetements et d'acheter sur place. Faut-il d'après toi que je change cette habitude ?
GE Genevois Veteran ·
Pour la LaoLu, effectivement, c'est dans le centre ... mais le centre de Luang Prabang ! Une petite ruelle (une voiture y passe, mais tu n'en croises heureusement pas souvent), pas ou peu de nuisances sonores, un personnel très sympa. Franchement, c'est calme... Et tu verras, le Laos et Luang Prabang, ce n'est pas l'animation de Bangkok ou des villes thaïs...

Sinon, nous avons aussi été à la Halolao, à environ 10 minutes à pied du centre, moins cher, mais aussi plus fréquenté par les groupes de jeunes en goguette dans l'Asie du sud-est, donc un peu plus bruyant ....

Bref, je te laisse faire tes recherches sur le net et obtenir d'éventuels d'autres témoignages. De toute façon, ce ne sont pas les GH qui manquent à Luang Prabang ! Va voir aussi sur un site : www.travelfish.org et tu choisis le Laos, puis Luang Prabang. Ce site est de bon conseil.

Pour les vêtements, comme partout en Asie, tu trouveras de quoi te rhabiller. Mais attention, le Laos ce n'est pas la Thaïlande, ses t-shirts contrefaits, ses jean's et autres marchés de marque imitées. Moins de choix, et autres types de vêtements.

Effectivement, pour le notebook, cela suppose un peu de soins. J'avais le mien dans sa fourre et dans un Eastpak, j'essayais d'éviter les chocs. Mais je ne regrette pas de l'avoir pris (j'ai un 10 '').

Pour le carnet de route, je te mets l'entier en cliquant ICI. Tu y trouveras des chapitres sur toutes nos destinations laotiennes (Vientiane, Vang Vieng, Luang Prabang, Nong Khiaw, Muang Ngoi, Paksé, le plateau des Boloven et les 4000 îles).

A ta dispo au cas où, après lecture. Et si tu veux quelques infos générales, clique LA.
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