La vie des autres (film)
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"La vie des autres" un très bon film pour les nostalgiques de la DDR, Allemagne de l'Est et ses micros. Une histoire bien menée, une atmosphère suspicieuse sans coup de poing, sans revolver. Une histoire d'amour contaminée par la trahison et la video surveillance.... à voir pour les amateurs de sensations troubles, les voyeurs et les collectionneurs de casques à pointe version coco....mais vous vous en remettrez je vous rassure!
ES Esvessya Regular ·
J'ai également énormément apprécié ce film. Une intrigue pleine de tensions avec des acteurs époustouflants... Si "le nouveau cinéma allemand" poursuit sur cette lancée, ce serait intéressant.
MA Mariquita Regular ·
Pour moi, un des meilleurs films du moment si ce n'est plus.🙂 J'ai été bouleversée par cette histoire en huit clos. Qui observe qui ? Qui protège qui ? Qui vit à travers qui ? tout cela dans une ambiance d'Allemagne de l'est parfaitement révélatrice et très prégnante. Le jeu avec la couleur est particulièrement intéressant, j'ai presque eu la sensation d'avoir vu un film en noir et blanc en sortant et pourtant il y a de la couleur (l'encre rouge, la robe bleue de l'actrice...), des pointes de couleurs, d'espoir dans un univers tout gris, peuplé de petits hommes gris. A la chute du mur, j'étais assez jeune mais je me rappelle l'émotion que j'ai éprouvé à voir toutes ces personnes vouloir enjamber un mur ; ils semblaient si déboussollés, comme s'ils se demandaient pourquoi ils ne l'avaient pas fait plus tôt, cela paraît si facile de passer un mur ... Bref à voir pour la valeur historique, pour les sensations et pour les sentiments😉
YA Yangguizi Globetrotter ·
Moi j'ai beaucoup aimé les scènes du début, au sein de l'Université de la Stasi.

Le cours d'amphi sur les techniques d'interrogatoire m'a particulièrement intéressé. Quelqu'un sait-il si ces cours ont vraiment existé et si on peut se les procurer quelque part (en anglais ou en français)?
MA Mariquita Regular ·
Pourquoi ? tu veux mettre les techniques en pratique dans ta boite ?😉 d'accord avec toi, les passages dans les locaux de la Stasi sont tous très efficaces ; j'ai apprécié le dejeuner à la cantine, le fait de ne pas se mélanger (ça ça ne change pas beaucoup !!) et la blague à ne pas faire où le type s'englue, le moment où l'on retrouve Wiesler au courrier, évidemment l'interrogatoire de l'actrice... Mais j'ai aussi beaucoup aimé les moments de solitude de Wiesler, ces moments d'écriture ... de vie ! bon en tout cas tu peux déjà mettre un tissu sur la chaise de tes invités, après pour le reste ... 😛
YA Yangguizi Globetrotter ·
😉 Oui, j'ai beaucoup aimé toutes ces scènes aussi. Mais c'est le fait de détecter si un type mentait qui m'intéresse particulièrement dans cette technique. Je suis assez curieux de savoir jusqu'à quel point cela est romancé et si de tels experts ont existé (et existent encore, puisque cela peut servir aussi pour interroger les criminels de droit commun).

Et puis cette citation (approximative): "le fait de croire que notre République Démocratique puisse commettre l'erreur d'arrêter un innocent est en soi un crime qui justifierait à lui seul votre arrestation." Superbe!

Au début du film, je pensais que le type interrogé était innocent, et la surprise de sa culpabilité m'a fait regarder le reste du film avec un intérêt d'autant plus grand que je m'attendais tout le temps à être surpris.
HY Hysatis Veteran ·
Je suis assez curieux de savoir jusqu'à quel point cela est romancé et si de tels experts ont existé (et existent encore, puisque cela peut servir aussi pour interroger les criminels de droit commun).

moi, je pense que la fiction est très prêt de la réalité 😐 il a fallu que le mur tombe pour que ns prenions vraiment connaissance et conscience de ce qu'était la vite dans les pays communistes

lorsque (récemment mais je n'ai pas la date en tête) les gens ont accès à leur dossier et c'est grâce à cela que l'on se rend compte de la toile d'araignée tissée par la Stasi pour chacun des citoyens

mais même en France l'on poussait à la délation et il y en a eu des délateurs ! et cela existe toujours soit sous les mêmes formes, soit sous d'autres formes

c'est pour cela que j'ai énormément apprécié ce film que je conseille vivement : il s'agit d'une réalité récente dans notre Europe 😐
BO Bouchon78800 Regular ·
A l'inverse de toi, je vois dans cette couleur le signe annonciateur d'une fin tragique et non un symbole d'espoir. Le rouge sang. La fin m'a définitivement fait adhéré au film. Tout aurait très bien pu basculer dans le ridicule si en sortant du Taxi l'écrivain avait été en contact avec l'invisible matricule de la Stasi. Le scénario a mis 5 ans à se construire et le résultat est là, devant nos yeux. Le film est tout en non-dits et en suggestion. On comprend sans un mot que les deux hommes ne peuvent pas se parler, le dialogue n'a rien à faire dans leur relation (alors que justement leur relation est basée sur l'écoute). La scène dans la cantine est aussi charnière dans l'histoire du personnage et dans sa lente et juste trahison envers un système tout aussi corrompu que celui qu'il critique. A travers ses yeux on voit le sadisme de son supérieur hiérarchique, la jubilation de posséder le pouvoir. Sa trahison s'accompagne de la facination et de l'amour pour les deux intellectuels. Le voir lire Breicht (le livre jaune) est un plaisir, ses yeux sont ceux d'un enfant qui découvre une histoire merveilleuse. Un grand Bravo au réalisateur qui sans utiliser beaucoup de dialogues arrive à nous faire comprendre et sentir toute la gamme des sentiments et surtout ceux du doute, du trouble, de la culpabilité...sentiments tellement durs à faire percevoir par l'image uniquement.
EV Eversmile Veteran ·
Un truc que je n'avais pas vu, et que m'ont fait remarquer des copains hier: le type qui a rigolé de la blague à la cantine, se retrouve rétrogradé au courrier, à la fin, comme Wiesler.
"Nous, on a le temps Vous, vous avez l'heure" dixit un chamelier dans le désert...
MA Mariquita Regular ·
oui, je l'avais vu, il est juste derrière Wiesler au courrier et c'est le premier qui le suit hors des locaux à l'annonce de la chute du mur. 😉
MA Mariquita Regular ·
oui, tu as sans doute raison, mais même si l'encre rouge fait évidemment référence à la couleur sang (c'est indéniable), c'est avec son "sang" que l'auteur arrive à faire passer un message à l'ouest... et ce message, même s'il traite du taux de suicide à l'est, est, paradoxalement, à lui seul un espoir (enfin pour moi, mais je suis de nature à espérer !) : il est arrivé à se faire entendre, sa voix a dépassé la frontière, elle est porteuse d'espoir pour l'est... bref il y a toute une métaphore de l'écriture engagée, résistante et libératrice sous-jacente à cette couleur rouge 🙂 parfaitement d'accord avec toi sur l'analyse de la scène de la cantine et totalement en accord sur le traitement de la fin 😉

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