Voyage 4x4 en Asie Centrale (été 2012)
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DI
Bonjour,

Nous allons partir en Asie Centrale avec notre 4x4 aménagé l’été prochain.

Nous voyagerons en 4x4 et en autonomie (à priori pas de nuits à l'hôtel sauf si nécessaire).

Voilà comment nous envisageons notre voyage :

Suisse, Italie, Croatie, Serbie, Bulgarie, Turquie, Iran (visa tourisme), Turkménistan (visa transit), Ouzbékistan (visa tourisme), Tadjikistan (visa tourisme et permis GBAO-nous voulons passer par la route du Pamir M41), Kirghizstan (visa tourisme), Kazakhstan (visa tourisme- nous aimerions visiter la base russe de Baïkonour ??), Russie (visa transit ou tourisme), Ukraine, Pologne, Tchéquie, Autriche, Suisse.

Nous pensons rester 1 semaine dans chaque pays mais faire faire des visas de 2 semaines pour plus de liberté.

La durée du voyage est elle limité par nos congés (2 mois).

1. Première interrogation : Les Visas.

Comme nous n’aurons pas le temps de prendre les visas sur place, nous souhaitons les avoir tous avant de partir. Nous allons passer par un intermédiaire car nous sommes novices dans ce domaine et n’habitons pas sur Paris.

Action-Visas France nous a été recommandé mais ils ne font pas le Tadjikistan. Ils nous conseillent de voir directement avec l’ambassade de ce pays. Pour les autres pays, pas de soucis.

Visa-Express Belgique eux ne veulent pas faire les visas Iranien et Turkmène par contre aucun soucis semble t’il pour les autres.

Quelqu’un a-t-il une expérience qui pourrait nous être utile ?

2. Deuxième interrogation : Le véhicule.

L’approvisionnement en gasoil (qualité médiocre en Iran, rare en Ouzbékistan) et l’adaptation du disco3 à l’altitude sur la route du Pamir (plus de 4000m) et aux fortes chaleurs au Kazakhstan (aout) sont des inconnus pour nous. Quequ'un a t'il fait la route à cette période (juillet-aout) ?

Nb. Pour le gasoil, la voiture est équipée d’un réservoir supplémentaire de 100 l.

3. Troisième question : la vie à bord.

Où peut-on trouver de l’eau pour refaire le plein du réservoir d’eau intégré de 50 l ? (en Ukraine par exemple, il faut puiser l’eau des puits).

Existe-t-il des cartouches de Gaz ou faut-il en prévoir un stock pour tout le voyage ? (En Scandinavie du nord, impossible de trouver des cartouches Camping Gaz).

Merci beaucoup de nous faire partager vos expériences.
PE Perju Globetrotter ·
bonjour,

Nous ne sommes pas très loin l'un de l'autre 😉

Cet été je suis allé en Mongolie en passant par l'ukraine, le Kazakhstan, la russie etc.. et retour. Pour la chaleur pas de problème au Kazakhstan ( pas plus chaud qu'en Afrique au printemps ) environ 35° au maxi vers la mer d'Aral. De l'eau tu en trouves partout. J'ai pour ma part fait le plein d'eau avec des bouteilles plastiques, par contre certains de mes pôtes ont pris de l'eau à des robinets près des stations services ou dans des villages à des maisons individuelles. En Ukraine tu trouves également de l'eau partout. Pour le disco, un ami a eu pas mal de soucis avec le sien, mais il était pas en très bon état. Vérifier que de l'herbe ne se coince pas entre les radiateurs clim et eau, c'est fréquent sur les pistes herbeuses du Kazakhstan. Par contre nous avons toujours circulé sur les pistes ceci peut être une raison. Lors de passage à 2800m en Mongolie, il tirait déjà un peu moins, mais là ce n'est pas très normal, par contre le tien à 4000, je ne peux pas dire....

Pour la visite de Baïkonour, nous avons eu la chance d'être à l'entrée de la ville lors de la présence du maire de celle-ci. Il nous a pris en charge pour la visite , avec ouverture spéciale du musée de l'espace, mais impossible de se rendre sur la base de lancement! Pour les cartouches de gaz , j'utilise des modèle CP 250 pour le camping-gaz "bistro". je suis parti avec suffisament de réserve, mais j'en ai également trouvée en Russie et en Mongolie ( des adaptables ).

Autrement...gaffe, gaffe, gaffe à la police dans les pays en stan... et surtout ne pas avoir d'accident dans ces régions et encore moins en Ukraine...🏴‍☠️ j'ai pour ma part mon 4x4 ( hdj 100) séquestré par la police depuis 5 mois dans ce pays et pour le moment sans beaucoup d'espoir de le revoir !

Si tu as d'autres questions pas de pb.
Qui boit l'eau d'une terre étrangère doit en suivre les coutumes (proverbe Mongol)
VO Voyajou Globetrotter ·
Bonsoir Perju,

j'ai pour ma part mon 4x4 ( hdj 100) séquestré par la police depuis 5 mois dans ce pays et pour le moment sans beaucoup d'espoir de le revoir !

Rien que ça! Suite à un accident? responsable? Accepterais-tu de nous en dire plus?
DI Disco3 Regular ·
Bonsoir,

L'Ukraine, nous connaissons un peu pour y avoir passé 10 jours en 2008 à l'occasion d'un voyage en 4x4 de 5 semaines en Europe de l'est. Il faut s'adapter à leur conduite qui est assez spéciale et avoir de la chance !

Pour les visas russes, vous avez fait comment ?
PE Perju Globetrotter ·
bonsoir, pas de problème pour en dire plus .

Lors de la traversée de l'Ukraine, une dame en scooter m'a heurté à l'arrière du 4x4 alors que je la doublais. Elle n'avait pas de casque, elle est tombée et décédée peu de temps après. La police m'a reconnu non coupable des faits ( la dame était ivre et elle a tourné sans me voir). j'ai pu récupérer mon passeport et l'on m'a autorisé à regagner la France. Moi, mais pas mon véhicule, qui est resté sous scellés au poste de police. En principe le temps de la confirmation de l'enquête de police par les instances supérieures. Cela devait prendre environ 2 mois! Maintenant 5 mois sont passés et toujours aucune avancée dans mon affaire. je suis en contact avec l'inspecteur qui est chargé de l'affaire ( quelqu'un de confiance ), il n'y peut rien! L'ambassade de France suit également l'affaire, mais aucune progression, les services de police font la sourde oreille. Et comble du comble, mon assurance ne peut pas m'indemniser en cas de non récupération de mon véhicule, car celui-ci n'est ni détruit dans l'accident, ni volé ! Et même, s'il venait à disparaitre en Ukraine, ce serait à moi de porter plainte contre le gouvernement Ukrainien...de mieux en mieux. Pour préciser les choses, c'est un HDJ vxe, boite méca de 2006 avec 75 000 km et préparé pour le raid avec tout le matos possible et tente de toit . Voilà où j'en suis... super moral !
Qui boit l'eau d'une terre étrangère doit en suivre les coutumes (proverbe Mongol)
PE Perju Globetrotter ·
bonsoir,

" Pour les visas russes, vous avez fait comment ?"

ce n'est pas moi qui m'en suis occupé, mais ils ont étés pris par une agence Russes à Génève. Ce sont des visas professionnels avec entrées multiples. (nous avons passé 6 fois la frontière Russes )

"Il faut s'adapter à leur conduite qui est assez spéciale et avoir de la chance ! "

Pour la conduite il n'y a pas de problème en Ukraine. Même les routes sont correctes par rapport au Kazakhstan où là c'est infernal au niveau du réseau routier. le peu de route que nous avons pris, nous avons été obligés de sortir du goudron pour prendre la piste qui était meilleure. Nous avons passé 20 jours au Kazakhstan, mais je serais tenté de dire, circulez y a rien à voir !
Qui boit l'eau d'une terre étrangère doit en suivre les coutumes (proverbe Mongol)
VO Voyajou Globetrotter ·
Re, Merci pour ta réponse, ça calme! Je vois qu'avant cette aventure tu étais un habitué de l'Afrique du Nord (moi c'est plutôt Ouest et Australe). A un moment on a envie d'aller voir vers la Mongolie mais voilà, il y a les pays en Stan et compagnie. Pas pour te rassurer (mais tu le sais déjà), dans le classement des pays où la corruption sévit, les pays en Stan mais aussi la Russie et l'Ukraine sont tout en bas du classement, mélangés avec les pays africains. En même temps, compte tenu de la valeur de ton véhicule (et on imagine bien le grand intérêt que lui portent ceux qui le retiennent) et de ton introduction par l'inspecteur qui suit l'affaire, est-ce qu'il n'y a pas quelquechose à tenter sur place? Mais là aussi tu as dû y penser. Très sincèrement, bon courage, et tiens-nous informés.
DI Disco3 Regular ·
Bonsoir, Nous sommes en train d'essayer de mettre en place un itinéraire avec les cartes à notre disposition. Nous partirons seuls (1 véhicule - 2 personnes) donc nous ne tenterons pas le diable. Au Kirghizstan, j'ai ma soeur qui habite sur place donc nous avons pas mal d'infos sur les pistes et leur état de practibilité. De plus, nous avons des contacts sur Naryn et Karakol car le Ski Club auquel nous appartenons leur envoi chaque année du matériel de ski compétition enfants. Par contre au Kazakstan, nous aimerions savoir comment vous avez circulé : où avez vous trouvé des cartes ? Plus précisément est ce que ça passe entre Aralsk (bord de la mer d'Aral) et Atyrau (bord de la mer Caspienne) sans remonter jusqu'à AKtobe ?
PE Perju Globetrotter ·
bonsoir,

nous avons traversé le kazakhstan en suivant le maximum de pistes. nous avions les road-book de la course Paris-Moscou-Pékin, ce qui nous a permis d'éviter les villes . L'objectif étant, depuis la frontière Russes (vers saratov) de rejoindre la mer d'Aral et de remonter pour retrouver la Russie à Barnault et ensuite continuer sur la Mongolie. Le problème c'est qu'au kazakhstan les pistes ne sont plus autorisées comme au moment du Rally et nous avons été obligé de modifier souvent notre parcours. Je navigue avec le logiciel Oziexploreur, j'avais chargé un certain nombre de cartes pour avoir une idée plus précise du circuit, mais sans avoir une grande définition pour le Kazakhstan ( 500 000e) par contre la Mongolie j'avais des cartes au 100 000e , 200 000e et 500 000e de tout le pays. Pour les pistes du kazakhstan nous n'avions pas besoin de beaucoup de précision, nous ne faisions que le traverser. Donc je n'ai récupéré que les cartes des secteurs depuis l'entrée au Nord-Ouest jusqu'à Aral et la remontée vers Barnault. Je ne peux pas répondre, par conséquent, à la question Caspienne-Aral. Il faut pour cela récupérer les cartes des secteurs traversés, et ensuite rechercher son parcours sur celles-ci. Il ya énormément de pistes , il ne doit donc pas y avoir de problème pour effectuer cette traversée. Les cartes sont téléchargeables sur le site ci-dessous. Ce sont des cartes Russes, très précises et calibrées pour oziexploreur. Evidement en espèrant que vous ayez le logiciel.

http://www.mapstor.com/map-sets/country-maps/kazakhstan-central.html
Qui boit l'eau d'une terre étrangère doit en suivre les coutumes (proverbe Mongol)
DI Disco3 Regular ·
Nous sommes dans les demandes de visas et pour le visa de tourisme iranien, on nous demande le nom de l'invitant, l'adresse exacte et le numero de telephone du lieu de séjour. Or nous partons en itinérant et en autonomie avec notre 4x4. Puis-je indiquer un nom d'hotel trouvé sur internet ? quelqu'un a t'il une expérience analogue ? un bon plan ? Merci beaucoup pour votre aide.
BO Bolobolobolo Veteran ·
Hello,

Tu peux toujours aller sur www.hrs.com (centrale de réservation hotelière mondiale), faire une réservation en Iran en prenant bien garde à ce qu 'elle soit annulable sans frais jusque la veille (c' est généralement le cas sauf pour les "hot deals" et quelques cas spéciaux comme expos, etc..- en principe ils attirent ton attention là dessus quand tu fais ta réservation), tu imprimes la confirmation, fais établir ton visa et ensuite selon ton degré de prudence, soit tu retournes tout de suite sur HRS pour annuler (ce sont des gens crédibles, j' ai travaillé avec eux pendant de nombreuses années professionnellement pour plusieurs centaines de nuitées 4/5 étoiles par an). Si tu veux vraiment être très prudent, tu attends d' avoir franchi la frontière iranienne et fais ensuite ton annulation (plus aléatoire, il t faut un cyber, et le temps peut être un peu juste..).

A+
Le bonheur commence où le bitume s 'arrête et ....quand on est plus de quatre on est une bande de c... (Georges Brassens)
DI Disco3 Regular ·
Bonjour, Avec pas mal de retard dû à une saison de ski très chargée, je te remercie pour la réponse. Les visas tadjikes sont faits (via visas express en Belgique). Les autres sont en cours (via Action Visas). J'espere que nous n'aurons pas de soucis pour les visas iraniens car je n'ai indiqué aucun nom d'invitant - ils m'ont dit qu'ils avaient l'habitude mais je garde le nom du site de reservation d'hotel à portée de main car ça me semble un bon plan. Nous ferons en dernier les visas kirghizes directement à l'ambassade du Kirghizstan à Genève (trop pénible et aléatoire en France). Nous récupérons la voiture dans quelques jours ... 😏 ... elle est passée entre des mains expertes pour la pose d'une double batterie, d'un réservoir d'eau intégré .... Pour l'itinéraire, on a l'idée générale : Traversée rapide jusqu'en Turquie puis l'Iran, le Turkménistan (Arhgabbat - Köneürgench), l'Ouzbékizstan (Khiwa, Bukhara), le Tadjikizstan (route M41 du Pamir), le Kirghizstan (Song-Köl, Isik-Köl), le Kazakstan (mer d'Aral, mer Caspienne) puis retour rapide par la Russie, l'Ukraine .... 😛 ...et on verra au fur et à mesure en fonction des cartes et de l'état du terrain qu'on trouvera. Pour arriver à lire les indications et à communiquer, on travaille chaque jour le russe grace à une méthode express - pas si rapide ni facile que çà ! спасибо большое пока
BO Bolobolobolo Veteran ·
Hello,

Juste pour le fun, j' avais passé la méthode à deux copains pour des visas pour l' Angola (pas de la tarte); l' un s' est débrouillé autrement, l' autre a suivi mon idée, ça a marché comme sur des roulettes pour un pays réputé comme un des plus difficiles sur le plan des visas..

Quant à moi, je pars lundi rejoindre mon Def en Namibie (il a voyagé par bateau) pour .....un certain temps.

Bon voyage..
Le bonheur commence où le bitume s 'arrête et ....quand on est plus de quatre on est une bande de c... (Georges Brassens)
DI Disco3 Regular ·
Bon voyage ...et profitez en bien ....
LO Louiseva ·
bonjour, nous sommes un couple de voyageur et nous avons l'intention de faire le meme voyage que vous nous voudrions partir mi-juin 2012 et eventuellement nous serions intéressés de partager un bout de chemin avec vous nous possedons un land defender aménage en camping car et avons l'habitude de voyager ainsi nous dormons également dans notre véhicule nous vous donnons notre email, si cela peut vous intéresser (migraine@aol.com) bonne journée
DI Disco3 Regular ·
Bonjour, Pourquoi pas faire un bout de trajet ensemble... entre landiste !
TO Torrens1988 Veteran ·
salut

voyage effectué en 2007 : avec notre defender

n oublie pas le CPD pour ton auto pour l iran tadjikistan et kyrghystan : visas pris a bruxelles : pas de soucis : 15 jours de délai entre l envoi et le retour en recommandé bien sur !

ouzbekistan et tadjikistan : pas mal de difficultés pour trouver du gasoil on a roulé au fuel

sinon : que du bonheur

good trip
DIDIER/PARIS-KABOUL-KHATMANDOU
DI Disco3 Regular ·
Merci beaucoup pour ce message d'encouragement. Nos visas sont en cours ... notre véhicule s'aménage ... nos tables sont recouvertes de cartes et topos .... bref tout va bien.
DI Disco3 Regular ·
Bonjour,

on essaye d'affiner un peu le parcours :

- Traversée Suisse - Slovénie - Croatie - Serbie - Bulgarie par l'itinéraire le + direct et le + rapide. 4 jours - Turquie : Istambul, Cappadoce, Nemrut Dagit, frontière à Sero. 7 jours. - Iran : On n'a pas trop d'idée car on n'a pas de cartes. D'après nos infos, les routes sont bonnes et le carburant très bon marché - donc on peut prévoir de faire quelques kilomètres. Traversée du lac d'Ouroumia, Kandovan, mer Caspienne, Ispahan, Yazd, frontière à Bajiran par le désert de Dash-e-Kavir (si il ne fait pas trop chaud). 7 jours. - Turkménistan : le parcours est imposé. Asghabat - Köneürgench. 3 jours. - Ouzbékiztan : Mer d'Aral ou ce qu'il en reste, Khiva, Boukhara. 7 jours. - Tadjikistan : Route du Pamir M41. 8 jours. - Kirghizstan : Och, Naryn, lac de Song-Köl, Karakol, Kochkor, Chayek, Tunuk, Talas. 9 jours. - Kazakstan : Baïkonour, petite mer d'Aral, mer Caspienne (si possible en allant le plus directement possible d'Aralsk à Atyrau). 8 jours. - Traversée Russie - Ukraine - Hongrie - Autriche - Suisse : au plus court. 9 jours. Visite de Tchernobyl.

Quelqu'un a un avis ?

Merci de votre aide
SL Slabeudad Veteran ·
pfiou, ça va vite, très vite, attention au timing en cas de problème mécanique... Sur le Kirghizstan, même si les routes permettent de rouler assez bien en 4x4 (sauf peut-être la portion Djalal-abad->Kazarman), ça fait quand même 8 étapes en 9 jours... Dans une moindre mesure (encore que...), le Tadjikistan en 8 jours, vous allez surtout faire 8h de route/jour, ce serait dommage de passer à côté de certains endroits, et surtout de certains moments en compagnie des habitants. Mieux vaut garder certains pays pour plus tard, et profiter de ceux que vous prendrez le temps de traverser...

ps : par exemple, enlever le Tadjikistan pour glaner quelques jours au détriment du nombre de km roulés sur le KGH ou l'OUZ... pps : pour le reste du parcours, je n'ai pas les connaissances routières/temps de transports pour vous donner un avis.
DI Disco3 Regular ·
merci pour ta réponse. On a 2 mois de congés, c'est peut être pas énorme mais bon, c'est la première fois qu'on arrive à en avoir autant. Donc il faudra que nous fassions avec .... Le trajet que j'ai noté regroupe un max de choses et il y en a certainement qu'on ne fera pas. Noous sommes des amoureux de la nature et de la montagne donc la route du Pamir M41 et le lac Song-Köl sont des priorités, l'escale vers Naryn aussi car on a prévu d'y déposer du matériel de ski d'occasion pour le ski club local. Par contre, on peut supprimer certaines villes, racourcir nettement le trajet en Iran, shunter la mer d'Aral en Ouzbékizstan (dommage), le tour vers Karakol, après Naryn on peut rejoindre Taraz par Bichkek (+ rapide), on peut shunter la mer Caspienne au Kazackstan en passant par Saratov. En cas de problème mécanique ou autre d'ailleurs, on a fait des demandes de visas qui devraient nous permettre de couper par exemple en allant directement d'Ouzbékistan au Kazackstan. (Nos visas auront une validité plus grande que le nombre de jours prévu dans le pays, Kazackstan=1 mois; Russie=10 jours. Toutefois, au début du voyage, les visas Irananiens et surtout Turkménes ne laissent pas beaucoup de marge.

8 jours pour traverser le Tadjikistan par la route du Pamir, c'est pas assez ? (on ne veut pas s'arreter visiter les villes) On veut rouler bien sûr mais aussi marcher un peu, au moins pour monter à 5000m voir un peu plus .... Raisonablement, il faut prévoir combien de jours pour effectuer juste le trajet en voiture (Il doit y avoir environ 1100km ? à confirmer) Ton expérience nous sera certainement précieuse donc encore merci pour ton aide.
SL Slabeudad Veteran ·
Pour le cas du tadjikistan, je vois un découpage comme suit : 1 jour : arrivée à la frontière, gérer les emmerdes avec la douane et les flics, et arrivée à Dushambé en fin d'aprem/soirée. 1 jour : départ de Dushambé et route jusqu'à Kalaikum (endroit où la piste rejoint la frontière afghane). 1 jour : Kalaikum à Khorog, si vous choisissez l'option M41 direct vers Murghab sans passer par le Wakhan. ça prend une bonne demi journée de route. Autre option comprenant le Wakhan, depuis khorog, pousser jusqu'à Ishkashim et s'y arrêter pour la nuit (3h de route en plus depuis Khorog). 1 jour : option 1, vers Murghab, la journée de route. Option 2, Ishkashim->Langar, il y a 120km, c'est faisable en une demi journée. 1 jour : option 1, Murghab->Sary Tash (KGH), en partant tôt, le poste frontière ferme la nuit il me semble. Option 2 Langar-> Murghab 1 jour : si vous avez opté pour l'option 2, Murghab-> Sary Tash (KGH).

ça fait déjà 6 jours, j'ai pas inclus de visites, juste de la route, avec quelques heures restantes par jour pour musarder light.

Si on inclus à ça une marche au dessus de 5000m... Concernant cette dernière, si vous voulez faire ça rapide et avoir une belle vue, il y a pleins de petits monts au dessus de 5000m autour du lac Karakul. Comme le lac et la route sont déjà à 4000m, ça fait pas trop de dénivelé...comptez une journée entière en plus. ça laisse un jour de marge, à caser où vous voulez ^^

Cette proposition d'itinéraire est mon avis personnel, mais suis la route la plus directe sur l'option1. J'ai posé les étapes selon mon bon sens, mais comme je ne conduisais pas moi-même (sauf quand j'usais de mes petons), je ne peux pas trop juger de l'endurance nécessaire...

Par ailleurs, je vois que vous restez flexibles sur pas mal de points de passage, c'est une très bonne idée, ça laissera un peu de temps à l'inattendu.
DI Disco3 Regular ·
Nous revenons tout juste de notre voyage en Asie Centrale.

Nous avons voyagé seul avec notre 4x4 (3 nuits d'hôtel, 2 nuits sous yourte, 6 nuits chez l'habitant et le reste en bivouac en pleine nature). 19300km - 62 jours.

Nous avons effectué le parcours prévu sauf au Tadjikistan où la route du Pamir était fermée à cause d'emeutes à Khorog. (Suisse, Italie, Croatie, Serbie, Bulgarie, Turquie, Iran (visa tourisme), Turkménistan (visa transit), Ouzbékistan (visa tourisme), Tadjikistan (visa tourisme), Kirghizstan (visa tourisme), Kazakhstan (visa tourisme), Russie (visat ou tourisme), Ukraine, Hongrie, Autriche, Suisse).

Nous sommes parti avec un CPD et tous les visas et n'avons eu aucuns problemes aux frontières. Nous n'avons payé aucune amende sur la route. Nous avons eu de super contacts avec les douaniers, les policiers et les populations. Bref, un voyage qui s'est magnifiquement bien déroulé.

Merci à tout ceux qui nous ont donné des conseils avant notre départ. Nous essayerons de faire un compte rendu un peu plus détaillé dans quelques jours.
SH Shiva108 Veteran ·
" Pour les visas russes, vous avez fait comment ?"

ce n'est pas moi qui m'en suis occupé, mais ils ont étés pris par une agence Russes à Génève. Ce sont des visas professionnels avec entrées multiples. (nous avons passé 6 fois la frontière Russes )

Salut Perju, Je peux te demander les coordonnées de cette agence à Genève ? Je risque bien d'en avoir besoin...

un grand merci d'avance !
shiva108 Infos et conseils de voyages (Inde & Asie): www.ontheroad-again.com sur Facebook... "En voyage, l'essentiel n'est pas la destination, mais le chemin parcouru pour y parvenir."
PE Perju Globetrotter ·
bonjour, il s'agit de "Russian concept.com" . Cependant il semblerait que l'agence de genève n'existe plus..... Je prépare de nouveau un voyage en Mongolie en été 2013, la question des visas est encore au programme, seulement , ne passanrt pas cette fois-ci par le Kazaksthan, nous n'avons pas besoin d'un visa entrées multiples. Bonne recherche.
Qui boit l'eau d'une terre étrangère doit en suivre les coutumes (proverbe Mongol)
DI Disco3 Regular ·
Avec un peu de retard ... et suite à des demandes ... voilà notre compte rendu plus détaillé.

Périple au cœur de l’Asie

EUROPE 2208 km – 3 jours

12h30 ce mercredi 03/07. Le téléphone sonne ; nos demandes de visas ont obtenu une réponse favorable. Nous finissons de manger, remplissons le frigo de la voiture et partons. Nous arrivons à la mission locale du Turkménistan à Genève juste avant la fermeture. Une heure plus tard, les visas sont collés dans les passeports. Nous prenons les autoroutes italiennes, slovènes, croates et serbes en nous acquittant des péages et vignettes et en arrivant en Bulgarie, nous faisons un petit crochet par le magnifique monastère de Rila.

TURQUIE 2275 km – 6 jours Cappadoce - Nemrut-Dagi - Lac de Van

Après 250 kilomètres en Turquie, nous traversons le détroit du Bosphore à Istanbul qui marque la limite géographique entre l’Europe et l’Asie. L’aventure peut commencer !

La Turquie est un pays en pleine croissance et nous sommes impressionnés par ce peuple qui travaille à la force de ses bras. Nous apprécions leur goût des finitions. D’ouest en est, nous voyons des immeubles qui sortent de terre comme des champignons et des routes qui se transforment en immenses 4 voies.

Sur l’une d’elle en cours de revêtement, nous crépissons la disco de goudron. Ça dégouline de partout et c’est dégoutant … après un gros nettoyage par des ‘pros’, la voiture est moins sale mais rayée. Pendant une semaine, Daniel s’efforcera chaque soir de finir de nettoyer avec de l’essence.

Nous faisons trois belles escales : La Cappadoce et ses formations rocheuses que nous survolons en montgolfière puis explorons à pied. Le sanctuaire d’Antioche Ier au Nemrut-Dagi avec son tumulus et ses statues des dieux grecs propice à un bivouac contemplatif. Le lac de Van où des enfants nous apportent puis nous cuisinent du poisson.

IRAN 2575 km – 9 jours Lac d’Orumyech - Mont Damavand - Kordkuy

Avant de passer la frontière, nous lavons la voiture au bord d’un ruisseau. Daniel tient à ce que la disco et ses occupants soient propres aux passages de frontière. Nous avons lu et entendu beaucoup de témoignages enthousiastes de voyageurs sur l'Iran et les iraniens, mais c'est avec le ventre un peu noué que nous nous approchons du poste frontière. La forte présence militaire côté turc renforce notre impression.

Pour notre première grosse frontière, c’est un enfant qui nous guide vers les bons bureaux nous permettant de quitter la Turquie. Agnès enfile alors un pantalon et un gilet, se couvre d’un foulard et nous entamons ensemble les formalités de passage pour la voiture, le chauffeur et la passagère. Des formulaires à remplir, à faire viser, tamponner, signer par des douaniers sans uniforme dans des bureaux ou disséminées dans toute la douane … un véritable balai de signatures entre les uns et les autres … heureusement qu’un homme s’est proposé pour nous aider ! Il nous propose aussi du change mais nous lui expliquons que nous avons déjà une liasse de billets iraniens. Il n’insiste pas, ne nous demande rien … premier contact sympathique avec ce peuple que nous méconnaissons complètement

Nous avons passé 1h20 à cette frontière et n’avons payé aucune taxe. Juste un ‘Welcome to Iran - Bon voyage’. Certes nous avions tous les papiers en règle (Visas et Carnet de Passage en Douane), mais de là à traverser si facilement … Nous pensons à Eve et Louis que nous devions retrouver pour faire un bout de chemin ensemble et qui n’ont pas pu passer la frontière il y a quelques jours faute de CPD ... Ce 11 juillet 2012 (21 tir 1391 selon le calendrier persan), nous entrons en Orient et partons seuls à la découverte de l’Asie.

Les difficultés ne vont par tarder à arriver : nous ne comprenons rien au farsi, n’arrivons pas à lire les panneaux et la circulation est extrêmement dense et anarchique en ville. On souhaitait aujourd’hui traverser Orumyech d’ouest en est, nous en sortons épuisés par le sud ouest et bivouaquons au bord d’un rucher. Le lendemain la traversée de la ville est toute aussi difficile et malgré l’aide de plusieurs iraniens, nous sortons par une route au nord. Tant pis, nous contournerons le lac au lieu de le traverser … nous trouvons cependant un endroit pour nous aventurer et rouler sur ce lac salé. Instants uniques immortalisés par une belle série de photos.

La traversée de la ville de Tabriz est tout aussi stressante même si nous réussissons à en sortir du bon coté. Nous empruntons l’autoroute payante et nous nous arrêtons pour une pause repas. Des iraniens s’installent sous le gros arbre, nous allons un peu plus loin, sortons table, chaises et réchaud. Peu après, faisant mine de chercher du bois, ils viennent nous saluer et nous échangeons quelques mots en anglais. Je fais cuire des pates quand je les vois revenir vers nous avec le caméscope. Nous discutons plus longuement avec les hommes pendant que la femme prend des photos. Ils repartent avant de revenir une troisième fois nous proposer de partager leur repas. Nous rangeons tout et les rejoignons sous le gros arbre pour un succulent barbecue. Malheureusement, mes demandes pour faire une photo reçoivent des réponses négatives. Nous bavardons de la France et de l’Iran et ils nous conseillent d’aller au sud visiter les villes d’Hamedan et Ispahan. Nous leur offrons une bouteille d’eau de toilette et une petite Tour Eiffel et reprenons la route ensemble. L’autoroute traverse des paysages déserts splendides composés de collines stratifiées de roches multicolores se déclinant à l'infini. Une centaine de kilomètres plus loin, nous nous séparons et à ma grande surprise, Habib me propose de faire une photo devant notre voiture. Il nous donne son numéro de téléphone ; nous sommes attendus chez eux d’ici quelques jours. Nous traversons la petite ville de Soltaynieh, fameuse pour son immense dôme bâti comme une forteresse mais n’arriverons pas à suivre leurs conseils. Notre première expérience des villes Iraniennes a été trop difficile et à l’approche d’Hamedan, nous décidons de changer de cap pour rejoindre les montagnes.

Au nord de Téhéran, la plaine désertique fait place aux montagnes de l’Alborz. La route grimpe en lacets et passe un col à 2100m. La silhouette conique du Damavand, plus haut volcan du Moyen Orient, apparait devant nous. Nous trouvons un peu par hasard la piste qui nous mène en voiture à 3000m où se trouve le camp 1 composé de baraques et d’une mosquée. Il y a foule. Chacun y va de ses conseils et devant l’enthousiasme général, nous décidons de tenter l’aventure. Après avoir rempli nos petits sacs et fait une sieste, nous partons pour le camp 2. Il s’agit d’un refuge en pierre installé à 4200m. Nous sommes les derniers à arriver et prenons les lits superposés à l’entrée du dortoir qui est mixte. Pour le repas, nous devons attendre une heure et le 2ième service. Alors que nous cherchons une carte détaillée pour visualiser l’itinéraire, un guide iranien nous propose de le suivre le lendemain et nous informe que la météo se dégrade avec de la neige, du froid et du vent au programme. Nous nous faisons prêter des guêtres et des gants, payons la taxe correspondant au permis d’ascension, avalons le diner composé d’un thé et d’un bol de soupe puis montons nous coucher. En l’absence de matelas, nous nous allongeons tout habillés sur les planches et nous couvrons avec l’unique couverture … nous comprenons pourquoi ils avaient tous des sacs énormes ! S’ensuit un va et vient incessant, chacun ayant une bonne raison de sortir puis rentrer, la prière dans le couloir semblant prédominée. Après un petit déjeuner copieux servit par le guide, nous suivons un sentier puis l’arête en mixte. Le temps est variable ; la neige remplace rapidement la pluie et le vent qui permet quelques éclaircies est glacial. En tête, nous nous relayons avec le guide pour faire la trace ; Toru, son client japonais suit. Sur la centaine d’iraniens partis ce matin du refuge, il n’en reste que 3 derrière nous. A l’approche du sommet, l’orage menace et les vapeurs de souffre d’une fumerolle asphyxient Daniel qui ne veut plus avancer. Il concède un mètre, bientôt dix … les autres s’éloignent inexorablement et lorsque nous arrivons enfin au sommet à 5671m, ils sont sur le point d’en repartir. Il fait froid, le tonnerre gronde, le brouillard est très dense et Daniel a toujours un comportement étrange du à l’altitude ou au souffre. Nous décidons de descendre tous ensemble. Le guide galère avant de trouver le passage car nos traces de montée ont disparues. Heureusement, en perdant de l’altitude, Daniel retrouve ses esprits et le brouillard se dissipe un peu. 10h après l’avoir quitté, nous retrouvons le refuge où nous sommes accueillis en héros. Ce jour-là, seul notre groupe de sept personnes est arrivé au sommet.

L’orage violent sévit toute la nuit et au matin, les routes sont jonchées de cailloux. L’un d’eux déchire notre pneu arrière droit sur le flanc. Nous changeons péniblement la roue et fatigués par notre ascension de la veille décidons de rejoindre la mer Caspienne et Kordkuy où nous sommes attendus dans la famille d’Habib.

Nous passons trois jours chez eux et partageons leur quotidien. Assis sur les tapis et bercés par les images islamistes et pro-iraniennes de la télévision allumée en permanence, nous dégustons les succulents repas préparés par Fatemeh. Nous discutons beaucoup ; ils sont très fiers de leur pays mais peinés de l'image "extrémiste terroriste" que leur collent globalement les occidentaux… Virée nocturne à Gorgan, visite des tours de briques de Radkan et Gonbad-e-Kavus vieilles de 1000 ans et qui servaient de phare pour les caravanes, cascade d’AliAbad. La sortie baignade va bouleverser Agnès. Voilà une semaine que nous sommes dans cette république islamique aux codes vestimentaires stricts et elle ne sait que penser de cette proposition. Aller nager … Nous prenons nos maillots de bain et grimpons dans la Peugeot 405 qui nous emmène au bord de la Caspienne à Bandar-e-Gaz. Sur la plage, à gauche, c’est le coin des hommes délimité par un rideau et à droite celui des femmes. Le rideau forme là un cercle entier de 3 mètres de haut et se prolonge dans l’eau. Entre les deux, un poste de police. ‘Mon maillot dans la main, je suis fébrilement Fatemeh. Nous entrons dans ‘l’enclos’ par une chicane puis avançons jusqu’à l’eau. Nous nous changeons juste protégées par nos serviette et hop à l’eau. J’ai l’impression d’être dans une … piscine … très chaude et … très bruyante. Toutes ces femmes que je voyais à peine, timides et cachées sous leurs voiles sautaient, criaient, riaient … tout simplement incroyable … puis nous nous ré-habillons. J’ai le sentiment que le visage de Fatemeh se fige avec le tchador…. et que je viens de vivre un moment unique qui vaut largement la visite de la ville d’Ispahan que nous n’avons pas faite.’

Puis nous reprenons la route sous la protection des portraits géants des Ayatollah Khomeiny et Khamenei, les deux guides de la révolution islamique et faisons un dernier plein de gasoil à 7 centimes d’€uros le litre.

Bien qu’enfermés dans leur pays comme des moines dans un monastère, les iraniens nous ont étonnés par leur accueil désintéressé et leur gout des loisirs et de la culture. Nous avons passé avec eux des moments inoubliables.

TURKMENISTAN 608 km – 2 jours ½ Achgabat – Cratère de gaz de Darvaza – Konya Urgench

Le portail fermé par un cadenas s’ouvre. Nous venons de quitter le poste frontière iranien. Les douaniers ont fait leur travail, les formalités ont duré deux heures et il faut déjà tout recommencer coté turkmène… Alors que nous sommes dans la file d’attente en compagnie de nombreuses femmes turkmènes chargées de tapis et gamelles, le préposé à l’enregistrement des passeports tire le rideau - pause repas ! Nous en profitons également pour grignoter puis retrouvons notre place dans la file. Nous nous acquittons de la taxe passager avant d’obtenir les précieux tampons. Vient alors le tour du véhicule : nous passons de bureaux en bureaux, devons détailler le parcours que nous comptons faire puis payer une taxe de compensation sur le prix du gasoil. Les douaniers contrôlent la disco, nous questionnent ‘cigarettes, alcool, drugs, bombs’, regardent sans véritablement fouiller le contenu des caisses les plus accessibles et les boites à gants et finissent toujours par quelques mots en français (nom d’acteur, de président, de ville ou formule de politesse) avant de nous signifier que tout est ok et que nous pouvons y aller. 2h15 ont été nécessaire soit 4h15 pour passer la frontière Iran/Turkménistan. Notre record pendant tout le voyage !

L'arrivée à Achgabat est un éblouissement après dix jours en Iran. Ici la différence est nette et frappante et ce n’est pas pour nous déplaire. Fini les embouteillages et les klaxons des voitures, le fourmillement des piétons, les ombres noires et la saleté …

Agnès est ravie de jouir à nouveau de sa liberté personnelle ; elle enlève son foulard et sort prendre des photos. Achgabat est une ville faite de bâtiments en marbre blanc, de larges boulevards à quatre ou six voies, de monuments et de statues dorées de toutes formes et de toutes tailles dont le point commun est la gloire du Turkmenbaçi ou du Turkménistan. Il faut s'y rendre pour réaliser l'ampleur mégalomane des projets architecturaux sur lesquels travaillent toujours des ingénieurs français et turcs.

Nous traversons ensuite le désert du Karakoum par une route médiocre. Le thermomètre affiche 41°. Nous rencontrons des dromadaires, quelques troupeaux de moutons et des check-points où les policiers nous accueillent en souriant, regardent nos passeports et notre feuille de route et nous font signe de passer en nous saluant amicalement. Après un bivouac dans le sable fin, nous partons à la recherche d’un cratère de gaz situé au beau milieu du désert. Nous nous engageons sur une des multiples pistes … les jumelles nous confirment qu’il y a du monde sur la colline au loin… en nous approchant, nous découvrons le cratère et une vingtaine de jeunes …des grenoblois qui travaillent pour Bouygues à Achgabat. Le cratère artificiel de gaz d'environ 60 mètres de diamètre est en feu depuis une cinquantaine d’années et dégage une odeur puissante et beaucoup de chaleur. Le spectacle est ahurissant même en plein jour. Cette première traversée de désert nous enchante et nous nous promettons de renouveler l’expérience.

Nous faisons une dernière halte sur les ruines de l'antique Konya Urgench où les mausolées attirent de nombreux pèlerins turkmènes.

OUZBEKISTAN 1730 km – 5 jours ½ Mer d’Aral – Ayaz-Qala – Khiva - Boukara

La frontière se passe en 1h45. Coté Ouzbek, nous passons séparément. Agnès subit avec les piétons un contrôle déplaisant au milieu de femmes turkmènes refoulées de manière arbitraire et désagréable. A l’inverse, Daniel et la voiture profite de la bonne humeur des douaniers qui mettent à contribution le lecteur CD de la disco pour travailler dans une ambiance musicale et détendue.

Nous pénétrons en Ouzbékistan par la région défavorisée de la Karakalpakie et prenons la direction de Moynaq. La route semble à l’abandon, le village désert et le magasin que nous trouvons presque vide. Nous achetons l’unique pain auquel nous avons droit. Ici, la mer d’Aral s’est retirée suite au détournement de l’eau des fleuves Amou-Daria et Syr-Daria pour l’irrigation de la culture intensive du coton. Le port de pêche se trouve maintenant à plus de 150km du rivage et le spectacle des bateaux échoués sur le sable avec le désert à perte de vue est poignant. Daniel descend en disco près des carcasses pour une photo souvenir. Le sable est mou en cette fin de journée et la disco s’ensable. Nous dégageons à la pelle et à la main les roues pour poser les plaques. La voiture se déplace un peu, on récupère les plaques enfouies dans le sable et on recommence. Au bout de 45 minutes, la disco trouve un petit espace plus dur et prend de l’élan pour remonter jusqu’au goudron. Le soleil est couché et nous bivouaquons sur place en compagnie des moustiques.

Le lendemain demi tour direction Elliq-Qala. Nous trouvons non sans peine l’ancienne citadelle d’Ayaz et dormons au camp de yourte tout proche. Nous partageons le petit déjeuner très copieux avec deux suisses francophones, leur chauffeur et leur guide avant de nous diriger vers Khiva. L’après midi est consacré à la visite du centre historique. Nous grimpons par des marches raides, étroites et irrégulières au sommet du minaret de la mosquée Juma d’où la vue est spectaculaire sur l'ensemble des monuments de la ville. Nous profitons de cette étape touristique pour envoyer des cartes postales.

La route pour rejoindre Boukhara est éprouvante et le trafic est dense avec beaucoup de camions locaux et internationaux. Certains tronçons sont épouvantables (80km en 4h) … au bord de la route, le désert, des camions en panne, des pneus explosés et des véhicules calcinés.

La place centrale du Lyab-i-Haouz nous accueille dans son oasis de fraîcheur. Nous décidons de passer 2 nuits à l’hôtel pour faire un peu de lessive et prendre du repos. Le centre ancien de la ville est encore entièrement habité et compte un grand nombre de medersas et de mosquées. Les monuments sont vivants grâce à la présence des marchands qui envahissent tous les espaces pour présenter leurs pièces d'artisanat. Le charme de Boukhara agit sur nous. Nous nous offrons en souvenir un magnifique tapis en laine de chameau.

Notre préoccupation est maintenant le gasoil car nous avons parcouru 1300km depuis le dernier plein sans voir la moindre pompe. Nous savons que d’autres voyageurs ont rencontré ce problème avant nous et remarquons que tous ici roulent au gaz sauf les camions TIR. Nous profitons d’un arrêt ‘achat de melon’ pour discuter avec des chauffeurs polonais. Nous comprenons que nous n’en trouverons pas et gentiment ils proposent de nous en transférer depuis leurs réservoirs …et hop, 50 litres dans le notre.

Cet épisode carburant nous a un peu perturbés et la chaleur commence à nous étouffer. Heureusement, les montagnes ne sont plus très loin ….

TADJIKISTAN 658 km – 7 jours Douchanbé - Jirgatol

La nouvelle des émeutes autour de Khorog s’est répandue dans le petit monde des voyageurs. Les deux cyclistes avec qui nous passons la frontière ont le même souci que nous : la route M41 du Pamir.

D’abord, nous devons sortir d’Ouzbékistan et remplir ces satanés formulaires. Puis rebelote coté Tadjike, avec en plus une visite médicale et des taxes, tout cela dans des vieilles baraques de chantier aménagées. Les douaniers nous certifiant que la route du Pamir est ré-ouverte, nous partons l’esprit plus léger en quête de gasoil. Nous en trouvons à Douchanbé mais nous n’avons pas de monnaie Tadjik et les banques sont fermées le dimanche. Une fois encore un chauffeur vient nous rendre service en nous échangeant 50$. Et hop, 37 litres dans le réservoir !

Nous traversons les villages doucement car en plus des contrôles de police, la route est en Asie Centrale un lieu de vie. Il y a les enfants qui jouent dans les petits canaux situés entre la voie et les habitations, les femmes qui vont chercher l’eau à la fontaine ou qui lavent leurs tapis sur la chaussée, les hommes accroupis qui attendent on ne sait quoi, les babouchkas qui vendent les produits du jardin ou qui promènent leur unique vache, les ânes surchargés qui transportent du foin …

Lors d'un xième contrôle à Labijar, nous sommes obligés de prendre à gauche en direction de Jirgatol. Nous avons pourtant insisté ... impossible de poursuivre vers la route du Pamir.

Nous réalisons alors que nous avons 5 jours pour parcourir 200km alors que notre moyenne jusqu’à présent est de 350km/jour ! Pour la première fois depuis notre départ nous avons du temps, beaucoup de temps …

Une fois la déception retombée, nous profitons de notre carte du Pamir au 1:500.000 pour nous engager à droite-à gauche sur les pistes. Bilan, cinq journées absolument extraordinaires faites de rencontres merveilleuses. Nous nous disons même que la fermeture de la route est peut-être une chance.

Les Tadjiks se rapprochent des iraniens par leur culture et sont très religieux. Ils nous invitent facilement et nous regrettons de ne pouvoir partager le repas avec eux en cette période de Ramadan. Sous une yourte et autour d’un bol de lait, nous avons ce jeudi 02 août une discussion irréelle avec trois femmes sur la beauté, la peau, les rides et les crèmes. C’est incroyable tout ce qu’on peut se dire avec les mains, un papier-crayon et le guide assimil ‘le russe de poche’. Elles ont 28, 35 et 49 ans, passent 4 mois ici sur les alpages à 3000m et leur peau et celle des enfants sont burinées par le soleil. Après avoir été cherché notre tube dans la voiture, Agnès étale un peu crème solaire sur la peau d’une fillette puis chacune en étale sur son visage. Quand Zybaïro nous tend le tube pour nous le rendre, Agnès lui dit 'cadeau'. Elle hoche la tête de gauche à droite par timidité sans doute tandis que Kymguz attrape le tube et le serre contre son cœur, un sourire radieux illuminant son visage. Nous comprenons que nous leur faisons là le plus beau des cadeaux. D’autres rencontrent suivent … les enfants montent dans la disco et jouent avec le lecteur CD … regardent leurs troupeaux avec les jumelles … nous rechargeons leurs téléphones portables … offrons des petites Tour Eiffel, du parfum ou du cognac.

Mais nous avons à nouveau le souci du gasoil. Nous en avions certes trouvé à la capitale mais depuis plus rien. Devant notre désarroi, un policier nous conduit vers un militaire qui nous emmène chez un particulier. Et hop, 5 seaux de 10 litres dans le réservoir et une Tour-Eiffel pour le militaire.

Dans ce pays, nous avons découvert que pour faire de belles rencontres, il faut être disponible dans sa tête et avoir beaucoup de temps. Petit à petit, ce voyage devient le notre.

KIRGHIZSTAN 1780 km – 9 jours ½ Och - Naryn - lac d’Issyk-köl - lac de Song-Köl - Talas

Nous arrivons à la frontière de Karamyk avec un peu d’appréhension car elle est normalement fermée aux étrangers. Finalement, à part le petit chien renifleur tadjik aux pattes poussiéreuses qui se promène sur la couette et les sièges en cuir, tout se passe comme d’habitude. Dix kilomètres plus loin, nous entrons au Kirghizstan en quelques minutes. Pas de paperasse, pas de tampons, pas de fouille de voiture … et en prime, une route magnifique et de nombreuses pompes à gasoil. Quel agréable changement !

Ici comme au Tadjikistan, la chine investit dans les réseaux routiers afin d’augmenter le rythme de ses échanges avec l’Asie Centrale. Itinéraire autrefois emprunté par les chameaux pour transporter soie, épices et pierres précieuses, il l’est aujourd’hui par les camions chinois pour acheminer réfrigérateurs, postes de télévision, produits industriels et tissus. Les caravansérails sont remplacés par les baraquements de la main d’œuvre chinoise. KITAÏ, KITAÏ, comme ils disent ici.

Nous faisons une halte ravitaillement au bazar d’Och puis mangeons des chachliks au restaurant avant d’attaquer la traversée des montagnes. Nous franchissons 2 cols à plus de 2800m matérialisés par des statues d’aigle et de chevaux. L’animal occupe une place très importante dans la culture kirghize et cela se voit. La disco se régale sur les 213km de route non revêtue et grâce à la météo orageuse, nous profitons d’un double arc en ciel au coucher de soleil. Absolument extraordinaire.

A Naryn, nous avons rendez vous avec les responsables du ski local. Depuis trois ans, notre ski club s’organise pour envoyer au Kirghizstan du matériel de ski de compétition d’occasion. Après un repas copieux pendant lequel nous faisons connaissance et discutons du fonctionnement du ski local, nous vidons la voiture pour atteindre les skis blottis bien au fond. Il y en a de partout dans le jardin … nous montons les fixations … et voilà 9 paires de skis récentes qui viennent compléter le matériel offert les années passées et permettre à près de 70 enfants de skier l’hiver prochain. Nous écrivons ensemble des cartes postales pour remercier la société Dynastar (skis), le magasin Star Ski (fixations), et le ski club (tenues et gants).

La disco s’est allégée et reprend la route pour rallier le lac d’Issyk-Köl par le col de Tosor. Celle-ci a été progressivement abandonnée et n’est plus utilisée par les locaux. La piste, correcte jusqu’au dernier hameau d’Archali se dégrade progressivement. La plupart des tuyaux en béton servant au franchissement des ruisseaux sont déboités et cassés ou ont été emportés par une crue. Des éboulements se sont produits et des blocs de pierre parfois énormes sont tombés. Nous redoublons de prudence depuis notre mésaventure iranienne et passons plus de temps dehors à enlever des cailloux et à tester les passages à gué que dans la voiture. Nous traversons des paysages montagneux somptueux, croisons quelques randonneurs à pied, rencontrons nos premiers yacks, bivouaquons au col à 3800m puis montons à pied faire un sommet à 4200m.

En descendant du col, nous retrouvons des campements. Peuple d'origine nomade, les Kirghizes ont conservé un attachement très fort à leur mode vie ancestral rythmé par les saisons. L’été, ils montent avec les bêtes (moutons, vaches, chevaux, et en altitude yacks) dans les jailoos (alpages) entre 2500m et 3200m où ils installent les yourtes.

Au détour d’un virage, on nous invite à boire du Koumis. D’abord réticents, nous acceptons et waouh, celui-ci est délicieux. Pendant que nous nous délectons, Nourzat s’active. Après avoir lavé et fait sécher le tonneau en bois, il le beurre et l’enfume. Il reverse ensuite le lait de jument fermenté dedans, le stocke sous la yourte et y plonge le bishkek en bois qui sert à le brasser. Puis, il nous entraine à l’écart pour la traite des juments. Agnès s’essaye mais sans aucun succès ! De retour à la yourte, nous versons le lait frais (2l par jument 3 fois par jour) dans le tonneau, brassons un peu et nous asseyons autour de la table basse. Nurgul a préparé sur le poêle alimenté par des bouses de vache séchées un Kuudark à base de pommes de terre et de foie. Nous nous régalons et finissons le festin par un nouveau bol de koumis puisé dans le tonneau. Aujourd’hui, nous en aurons bu presque un litre !

L’arrivée au lac d’Issyk-Köl marque pour nous le point le plus à l’est de notre périple. Désormais, notre cap général sera orienté vers l’ouest. Après une halte au camp de yourte de Tyz-Kol, nous achetons quelques souvenirs en feutre à Kochkor et montons au lac de Song-Köl situé à 3000m. Devant nous s'ouvre une vaste étendue encerclée de montagnes où des chevaux s'ébrouent au milieu des yourtes. La piste rive sud du lac est excellente et Daniel s’en donne à cœur joie. Tout simplement majestueux pour deux bivouacs. Nous ouvrons le champagne !

Nous nous arrêtons encore à Talas voir le mausolée de Manas, le héros kirghize qui a unifié les 40 tribus et les a amené sur leur territoire actuel.

Nous venons de parcourir pendant plus de 15 jours des centaines de kilomètres sur des pistes en montagne. Un vrai régal pour nous, amateurs de 4x4 trop souvent frustrés par les interdictions françaises. Par contre, nous avons été surpris de voir une population attentiste ; alors qu’il est évident par exemple qu’il y a un déficit d’entretien des routes et habitations dans les villages, les habitants ne semblent pas s’en soucier et s’en accommodent. Ils ne se plaignent pas, ils attendent, accroupis … c’est un peu désolant … et à l’opposé de ce que nous avons vu en Turquie.

KAZAKHSTAN 1784 km – 8 jours ½ Turkistan - Mer d’Aral - Atyrau

Nous avions pris l’habitude plutôt agréable d’être le seul véhicule au milieu des piétons ou des camions. Aujourd’hui, c’est raté ; il y a une file de voitures à la frontière. Nous sortons du Kirghizistan aussi simplement que nous y sommes entrés mais ce n'est pas le cas du Kazakhstan où nous nous heurtons à un premier agent distant et tatillon. Personne n’étant disposé à nous aider, nous remplissons des formulaires au mieux et attendons qu’il s’intéresse à nous. Comme souvent, le calme et la patience payent ; il finit par prendre les documents et malgré l’absence du numéro de moteur se résout à les tamponner et les signer. Ouf, on peut avancer … un deuxième agent vérifie le contenu de notre pochette, un troisième reprend tous les papiers, un quatrième fouille la voiture … Quand nous arrivons à l’ultime contrôle, surprise, nos visas ne sont pas tamponnés. Nous n’avons plus qu’à retourner voir le troisième agent !

Le Kazakhstan est le neuvième pays du monde par sa taille et les distances à parcourir à travers le désert ou la steppe sont monstrueuses. La route M32 est en construction sur 1000km : des tronçons en béton, d’autres en goudrons, d’autres en tout venant ou en sable qui serpentent autour des innombrables chantiers… nous découvrons en temps réel toutes les étapes de la construction d’une route… exténuant … Nous nous octroyons des pauses au mausolée de Turkistan et à Baïkonour.

A Aralsk, nous quittons la route principale pour rejoindre le village de Tastoubek. Nous pensons voir la mer à de multiples reprises mais ce ne sont que des mirages, des illusions d'optique qui se forment sur le sable plat et surchauffé ! Puis enfin, l’eau est là, à quelques encablures du village. C’est magique de voir cette mer et d’entendre tous ces oiseaux au milieu du désert et de ses chameaux. Agnès tient absolument à faire trempette ; c’est vaseux et il faut aller loin pour pouvoir faire quelques brasses mais elle est enchantée. Au petit matin, nous avons la chance de trouver le port et ses pécheurs. Nous discutons un peu et ils nous montrent au loin les barques qui pêchent. Elles reviennent chargées de poissons, d’autres partent ; ce sont de grosses barques de 6 mètres de long embarquant chacune trois ou quatre pécheurs. Ils sont très fiers de nous présenter leurs plus belles prises. Les efforts kazakhs pour refaire vivre la petite mer d’Aral portent leurs fruits ; le port de pèche d’Aralsk abandonné il y a 40 ans pourrait revivre dans quelques années.

Nous profitons ensuite du résultat des travaux car la M32 est finie sur 600 km et le chaos devient un billard sur lequel nous pouvons écouter la musique de Pink-Floyd.

Mais pour la première fois depuis notre départ, nous avons un problème aux contrôles de police ; les vitres sur teintées à l’avant de la voiture sont interdites ici et nous ne pouvons quitter le 3ième contrôle sans laisser 2000 Tenge (11€) à l’agent. Dorénavant, nous suivrons son conseil et traverserons les villes vitres ouvertes.

Pour rejoindre Atyrau et la mer Caspienne, la route, médiocre sur les 250 premiers kilomètres devient ensuite épouvantable. 250 kilomètres d’enfer à zigzaguer entre les nids de dinosaures sur la route et les pistes parallèles poussiéreuses jonchées de pneus éclatés et de bouts de ferraille …. On avait été prévenu mais la réalité dépasse notre imagination. Deux bivouacs sont nécessaires pour rejoindre la ville où Daniel offre une vidange moteur à la disco.

La région de la mer Caspienne est riche en pétrole et de nombreux puits bordent la route. Nous réussissons difficilement à atteindre le rivage envahi par les roseaux et profitons des derniers chameaux.

Les immenses espaces du Kazakhstan nous ont envoutés. Nous y avons trouvé très facilement de merveilleux emplacements transformés en bivouac 5 étoiles grâce à l’aménagement du véhicule. La douche a vraiment été un plus. Et quand on dort bien, tout va bien !

Nous quittons l’Asie Centrale et ses habitants avec lesquels nous avons eu de très bons contacts. Partout, les enfants comme les adultes se sont montrés curieux et généreux, très respectueux mais jamais envahissants ; cela nous a permis de les laisser monter dans la voiture sans aucune appréhension et de partager avec eux des très bons moments.

RUSSIE 1451 km – 3 jours La Volga – Volgograd – Kursk

Nous voici à nouveau confronté à l’administration kazakhe pour sortir du territoire. Pour le véhicule et son chauffeur, pas de soucis. Mais du coté piéton, la douanière est tatillonne et inefficace. Quand Agnès a enfin réussi à passer, nous sommes bloqués au contrôle suivant car le tampon n’est pas correct. S’ensuit quelques allées- venues entre différents bureaux jusqu’à l’apposition sur le visa du bon tampon au bon endroit. Les formalités russes sont simples et nous nous retrouvons rapidement plongés dans le plus grand pays du monde au bord de la Volga.

Nous longeons le fleuve et faisons plusieurs haltes pour profiter de la verdure et de l’eau. Nous nous arrêtons à Volgograd où s’est déroulée la bataille de Stalingrad. Sur la colline de Mamaï, un ensemble de monuments dont la statue de la Mère-Patrie haute de 82m commémore cette étape charnière de la seconde guerre mondiale.

Les routes sont maintenant bordées de grands arbres qui cachent des champs immenses. Les églises aux bulbes dorées et les centres commerciaux remplacent les mosquées et les petits magasins mais les statues de Lénine trônent toujours, nous rappelant que pendant plus de 70 ans, la Russie et l’Asie Centrale ont été gouverné ensemble au sein de l’URSS.

UKRAINE 1383 km – 4 jours ½ Kiev – Tchernobyl – les Carpates

Nous passons la frontière en compagnie de deux 4x4 polonais de retour comme nous d’un raid en Asie Centrale. Coté russe, c’est un peu la confusion. Les douaniers ont du mal à comprendre que nous ne sommes pas ensemble. Il semble manquer un document mais nous ne savons ni lequel ni si cela nous concerne. Ils téléphonent, font venir des gradés qui nous demandent de vider les véhicules. Des caisses, des sacs, des gamelles, des matelas, des duvets, des sangles, des outils s’amoncellent … un chien vient renifler tout ça et se promener dans les véhicules …. C’est parfois dommage que l’on ne puisse pas faire une photo … Finalement on nous fait signe que tout est en règle et que nous pouvons ranger. Le manège a duré 1h30. Heureusement que 10 minutes suffisent à entrer en Ukraine car la nuit approche.

Nous passons deux nuits à Kiev chez Colombe. Il y a là des cartons et des meubles appartenant à Vio et que nous sommes chargés, si possible de ramener en France. Après une ballade en ville et une pause au restaurant où nous mangeons des varenikis, nous vidons la disco pour mettre les affaires de Vio dans les espaces libérés par le matériel de ski déposé au Kirghizstan. 1, 2, 3 … 6 cartons sont vidés et répartis dans la voiture comme si de rien n’était. Le banc, la table et le coffre prennent place à l’intérieur, puis encore 2 immenses tapis, 6 cadres et tout un tas de choses qui trainent. Nous pouvons tout juste glisser nos matelas, couette et oreillers. Presque tout y est.

Chargés jusqu’au toit, nous partons en direction d’Ovruch. La route passe par la ville de Poliske qui était la deuxième plus grande agglomération de la zone interdite de Tchernobyl après Pripiat et qui a été évacué en 1992, six ans après la catastrophe. C'est vraiment étrange de se retrouver dans cette ville déserte au milieu des immeubles abandonnés où les pilleurs ont pris tout ce qu’ils pouvaient. Nous sommes partagés entre curiosité et recueillement.

Une longue traversée nous amène dans les Carpates où les paysages nous rappellent ceux de la Roumanie toute proche que nous avons parcourue en 2008.

RETOUR 1709 km – 3 jours

Nous comptons sur notre bonne étoile qui jusqu'à présent nous a permis de traverser toutes les frontières sans tracas pour entrer en Europe avec notre voiture archi pleine. Les douaniers nous questionnent à propos de notre chargement. Nous expliquons avec nos quelques mots de russe que nous aidons une sœur à déménager. Ils font la moue mais nous pouvons sortir d’Ukraine. Un dernier petit effort … expliquer à nouveau ce que nous transportons … garer la voiture sur la fosse pour un contrôle d’½ h sérieux mais pas pénible … et la petite phrase ‘Ok, Go’ qui met fin à nos dernières appréhensions. ça y est, nous sommes en Europe.

Nos yeux peuvent enfin papillonner et quitter la route. Nous rentrons par les superbes routes et autoroutes hongroises puis par les montagnes autrichiennes. Nous faisons un bivouac insolite dans une grange à cause de la pluie, quelques escales dans des stations de ski réputées avant de traverser la Suisse et d’arriver à la maison comme prévu le dimanche 02 septembre à 15h30.

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