Ceux qui s'intéressent au Myanmar liront ce récit de voyage d'une journaliste birmane de 62 printemps relatant 18 jours de routes cahotiques à bord d'un bus qui l'emmène par des chemins détournés de Yangon à la frontière chinoise (Ruili).
La dame a l'oeil aiguisé et l'humour ravageur.
A consommer sans modération...
Bonjour à tous,
Aprés avoir utilisé les infos de VF, un voyage en Birmanie et quelques jours de travail, notre site vient de s'enrichir de nos notes et photos du Myanmar Birmanie.
Nous voici de retour après 3 semaines en Birmanie du 5 au 26 mars 2016.
Nous sommes un couple dans la quarantaine qui voyageons en autonome depuis une dizaine d année.
Autant vous dire tout de suite que ce fut l un de nos plus beaux voyages (qu'est ce que je suis surprenante là!!) et que ce ne sera pas le dernier dans ce magnifique pays.
Pour le parcours aussi nous avons fait très original 😉 : arrivée à Mandalay, Bagan, Inlè, Bago, Hpa an, Yangon, Chaungtha, Yangon.
Alors en hommage aux femmes Pao que j ai été si heureuse de croiser (voire émue!!) je vous ai concocté un carnet de voyage Laou!!
La où la pression touristique n est pas du tout ce que je croyais
Là où la Birmanie c est trop tard pour certains... et trop tôt pour d autres!!
L�� où la Birmanie finalement c est pas la ruine
Là où les Birmans sont vraiment adorables
Là où on a vraiment passé de bons, beaux ou grands moments
Là où je crois que ce pays a des tonnes de secret à nous offrir dans les années à venir
Là où j ai besoin de vos lumières!!
Donc je vous préviens ça va être long (j ai sacrément eu le temps de "réflexionner" pendant les 50 h de bus qu'on s est cogné!!) et un peu bizarre par rapport à ce que vous avez l habitude de voir ici!!
Là où la pression touristique n est pas du tout ce que je croyais
Ben oui parce qu'à force de lire "la Birmanie c est maintenant ou jamais" ou "la Birmanie dans quelques années ça sera la Thaïlande" ben moi, comme une cruche j y ai cru et maintenant que j ai traversé le pays, vraiment je ris.
Pour info la Birmanie est aussi grande que la France et la Grèce réunit.
Si on schématise, 95% des touristes se trouvent à la Tour Eiffel (Swedagon Pagoda), à Nimes (Bagan) au lac D Annecy (Inlè) et un chouia à Biarritz (ngwe saung) et sur l ile de Santorin (Ngapali).
Si vous avez tout compris à mon explication super claire (!!) ça veut donc dire que tout le reste, immense, du pays est quasi vide de touristes occidentaux (TO pour faire plus court!).
Voilà donc la méga pression touristique que vit le Myanmar!!
Pour illustrer, les trajets en bus me semblent parlant (je nous compte dans les TO) :
Madalay - Bagan 14 passagers 6 TO 8 Birmans (5h, 9000 k) 1€ = 1 325 K
Bagan - Inlé 14 passagers 14 TO dont 10 qui se sont arrêtés à Kalaw (Kalaw/Inlé m a tout l air d être une autoroute touristique plutôt qu'un trek authentique mais j ai pas fait donc je me trompe peut être) (7h pour Kalaw, 9 pour Inlé, 11 000 K)
Inlé-Bago , 49 passagers 7 TO (11h de nuit, 22 000 K, bus VIP c est à dire avec clim à moins 10!)
Bago- Hpa an 49 passagers 2 TO, nous (5h, 10 000K)
Hpa an-Yangon 49 passagers 4 TO (7h, 5 300 K)
Yangon-Chaungtha 56 passagers (pour 49 places!), 2 TO, nous (5h, 10 000K)
Chaungtha-Yangon 49 passagers 4 TO ( 9 000 K, 9h au lieu de 6 prévues!!
crevaison "authentique" incluse et tour de tout Yangon dans les embouteillages, pour déposer les passagers, offert par la maison!!)
Alors il est clair que nous n étions pas en décembre (très haute saison touristique) mais je suis bien convaincu que même en décembre seul Bagan, Inlé, Kalaw doivent être envahit laissant le reste du pays quasi vierge.
Pour nous c est à Inlé qu'on a trouvé le plus de monde.
A Bagan le site de 42 km2 est tellement vaste qu'il est très facile de se trouver tout seul et de découvrir l authenticité tant recherchée!! La règle selon moi est de se laisser porter. Forcément si vous allez au coucher du soleil sur la pagode dont parle tous les guides papier, vous serez en compagnie de vos nombreux "confrères "!!Suffit de dder à votre hôtel une petite pagode sympa, nous on était 5.
Pour info j avais vu avant de partir qu'ils avaient décidé d interdire de montée sur la plupart des pagodes, mais finalement nous n avons pas vu qui que ce soit pour surveiller les coins où nous sommes allés (j ai pas tt compris encore une fois)
A inlé quasiment tout le monde dort à Nyaungshwe donc là effectivement on a vu beaucoup de "blancs".
ça ne nous a pas empêché de voir un marché sensationnel (avec des femmes Pao qui vendaient et des femmes girafes qui faisaient leurs courses) sur le lac et In Dein tout seul (suffit de choisir la bonne heure). Par contre au retour on a croisé une vingtaine de bateaux, j ose pas imaginer ce que ce doit être en pleine saison.
Malgré tout et j ai trouvé ça incroyable, certains pécheurs Inthas ont répondu à nos sourires et à nos bonjour avec tous les "peloys" qu'ils voient passés et qui les prennent en photo (et moi aussi con que les autres je vous rassure 😛). Vraiment cela m a questionné et je ne vois qu' une explication.
90% d entre nous font le même tour, vont aux mêmes endroits et quand on sait qu' il y a une quarantaine de village sur le lac, ben je me dis que la plupart sont "épargnés" par ce débarquement.
Alors si comme moi (et comme la plupart d entre nous!!) vous aviez l idée de faire un tour spécial, s il vous plait abstenez vous. Cette journée m a totalement comblé et même la tournée des ateliers m a passionné alors que ça ne me branchait pas du tout. On apprend plein de chose, on redécouvre ce qui existait chez nous au siècle dernier et je n ai senti aucune pression pour acheter quoique ce soit. Qu'on ai acheté ou pas on a toujours était raccompagné avec un grand sourire.
Je suis partie seule en Birmanie du 30 janvier au 16 février. Un très très beau voyage et un enchantement perpétuel.
Quelques tuyaux :
Vols Paris-Yangon par Singapour Airlines pris fin décembre, 830 euros. Une escale à Singapore. Rien à dire.
YANGON :
Cap sur l'agence Gulliver pour récupérer mes vols. Yangon-Mandalay 93USD et Heho-Yangon 88USD sur Air Bagan. A signaler la compagnie est liée au régime et c'est celle qui est donnée par défaut.
Guesthouse Motherland inn 2. 10USD avec clim. Très efficace. 2 navettes gratuites pour l'aéroportpar jour.
Changer des sous au marché noir. Me suis fait escroquer. FAIRE TRES ATTENTION !!!!!!!!!
MANDALAY :
Guesthouse Peacok Lodge. 16USD. Un peu à l'écart, sympa mais rien d'extraordinaire tout de même.
Ai loué les services d'un guide qui m'a baladé sur sa moto pendant 2 jours. Zaw Myint, sympa, plein de bonnes intentions, on peut le joindre sur le mail du Mintha Theater : info@minthatheater.com
1er jour : 10 USD, Amapura, Sagaing, Ava. Pont U-Bein au Crépuscule.
2ème jour : U-Bein à l'aube, alors là je recommande absolument. Aucun touriste, une lumière extraordinaire, atmosphère d'une sérénité totale. Visite de Mandalay, puis tour dans la campagne.
Eu du mal à trouver une piscine à squatter, très cher ! 5USD l'heure, ils exagèrent ! Donc difficile de se reposer au calme à Mandalay, surtout que le ville n'est pas très agréable en elle-même.
Puis cap sur Bagan en Slow Boat.
BAGAN-MANDALAY EN SLOW BOAT, MODE D'EMPLOI :
Le bateau local ne circule que les mercredi et dimanche. Départ 5h30-20h. 10USD. Au rythme du fleuve et des birmans, le spectacle est à bord. On vous dit d'arriver à 5h, surtout arriver plus tôt si vous voulez une bonne place, c'est à dire fauteuil en plastique devant la rambarde, beaucoup plus agréable pour voir le paysage et poser ses jambes. Je conseille le côté droit quand on arrive sur le pont.
BAGAN : Hotel Thande Bagan dans Old Bagan. Chouette hotel avec piscine qui propose 4 chambres économiques à 28USD. J'ai trouvé ça plutôt intéressant comme formule pour profiter de la piscine et du super petit dej buffet au bord du fleuve.
Une journée en cariole à cheval : 15000 kyats.
Encore une fois je conseille le lever plutôt que le coucher de soleil : meilleure lumière et quasi personne sur la pagode Shwe San Daw.
Bagan-Kalaw en bus, 12USD départ à 4h du mat, arrivée 14h.
KALAW : Guesthouse Golden Lili, 4 USD. Pas été convaincue par l'accueil mais ils organisent les treks et il y a beaucoup de passage, donc plus de chance d'avoir des compagnons de marche...
Excursion sur la journée à Pindaya, 30USD la location du taxi. J'ai donc fait le tour des hotels pour trouver à partager une voiture...
TREK KALAW-INLE : par la Golden Lili. 3 jours-2 nuits. 30USD+3USD pour l'acheminement des bagages+3USD pour la remontée du lac Inle en pirogue en arrivant.
Balade vraiment très chouette. Je l'ai faite en converses, d'autres avaient gardé leurs tongs. Le soleil tape vraiment entre 11h et 15h, pénible mais il n'y avait pas de difficulté particulière.
1ère nuit chez l'habitant dans un village, eu froid.
2ème nuit dans un monastère. Ca allait. Possibilité de se laver à l'eau froide.
Arrivée au lac Inle vers 13h. Par défaut les bagages sont acheminés à la Teakwood Guesthouse à Nyaungshwe. Une histoire de commission j'imagine. Je déconseille absolument, eu un très mauvais feeling à l'arrivée, je suis partie chercher un autre hébergement et j'ai eu raison.
Coup de coeur pour la guesthouse Aquarius. Accueil absolument charmant, chambres à 7USD, ambiance super sympa, petit jardin, petite terrasse. Vraiment super ! Mais souvent complet car peu de chambres. Donc je recommande de réserver à l'avance (dès l'arrivée à Kalaw par exemple)
mail : aquarius352@gmail.com
Le patron s'est occupé de décaler mon billet d'avion d'un jour plus tard (3USD)
Balade en pirogue sur le lac : 12000kyats la journée mais avec la visite de toutes les boutiques... (Commission)
Autre formule plus chère pour descendre plus bas et visiter vraiment des villages : 35 USD la journée. Très très chouette !
J'avais réservé 2 nuits dans un autre hotel sur le lac, le Shwe Inn Tha, 63USD par l'intermédiaire de l'agence Gulliver. Super resort, belle déco, bungalow gigantesque avec terrasse mais assez compliqué pour s'y rendre. Il faut accepter d'y rester un peu coincé !
Puis retour sur Yangon :
une piscine à squatter : celle du Governor's Residence pour 5USD, très classe, rien à dire.
massages : Seri Beauty and Health, 118 Dhama Zedi Road. Massage des pieds avec traitement, 1h 7000kyats.
Voilà...
J'ai adoré ce pays, j'en rentre enchantée. Il n'y a pas beaucoup de touristes en ce moment et c'est bien dommage pour les birmans. Allez en Birmanie !!!!!
Les photos version longue :
http://picasaweb.google.com/c.denouel/Birmanie?authkey=eSIx56MRbkw&feat=directlink
Un beau voyage à ceux qui y partent...
Question qui peut sembler idiote !
Quand je lis les recits de voyage, les visites se font souvent dans le même sens (aiguille d'une montre)
soit Yangon bagan mandalay inle Yangon (pour resumé)
Moi, je compte le faire dans le sens inverse!
(pas pour des raisons d'excentricité, mais car je retrouves des amis à Inle)
Donc la question idiote:
Est-ce qu'un tour Yangon - Inle - (pindaya) - Mandalay - (amarapura, inwa, sagaing) - Mingon - Bagan - Yangon - (rocher d'or)
parait farfelu dans ce sens?
(pour la durée, je me donne 20 jours)
Sinon, il y a t'il des endroits à trek, mais de seulement 1 jours qui sont intéressants?
Salut a tous!!Je souhaite me rendre au Myanmar avec ma femme et ma fille de 4 ans pour 2 semaines...Auriez vous quelques tuyaux sur ce pays qui doit etre magnifique???Guesthouse, sante, population, transport et paludisme.....Merci!!
Yangon m'a accueilli avec des pluies de juillet. Sortir de l’aéroport, la pluie était de moins en moins petite, j’ai décidé de marcher pour trouver la gare Wei Bar Gi, à partir de ça j’ai pris le train pour aller à la gare du centre de la ville.
Je vais dire une chose si vous allez en Birmanie en juillet, il y a beaucoup de surprises pour un circuit mémorable qui vous attendent et tout ne peut pas passer comme vous pensez ou souhaitez au début.
De l'aéroport de Yangon quelques dizaines mètres, ce sont des rues de terre qui sont sinueuses, n'ont pas de nom, des maisons simples, quelques personnes qui sont juste assises, boivent du thé ou bavardent. J’ai demandé un habitant comment aller à la gare Wei Bar Gi, l'homme m’a répondu que '' tout droit'' donc je continuais à marcher. Quand il pleuvait trop fort, je me suis débout dans un carrefour, et puis je suis entrée dans un café de trottoir.
Après avoir entendu ma demande à la direction Wei Bar Gi, l'aubergiste était désemparé, il a tourné sa tête pour parler avec sa femme et puis m'a montré sa moto et m’a dit que : Je vous amène ( I....carry you). Je voudrais dire que je peux marcher mais je n'ai pas de chance, il a pilé la chaux sur des feuilles de bétel, mâché et puis il est monté dans l'automobile. Voilà j'ai la première expérience au Myanmar.
Je ne sais pas combien de personne qui transfère au centre par le train mais je suis sûre que la distance entre la gare et l'aéroport n'est pas 2 km comme sur l'Internet. Nous avons circulé dans un temps assez long dans les rues qu'il ne sait pas et même on a dû arrêter pour demander la direction.
Lors qu'on est arrivé à la petite gare, il m’a aidé encore d'acheter le billet, m'a indiqué le seul panneau en anglais, m’a emmené à traverser le chemin de fer pour la bonne direction du train.
Vous ne savez pas comment je suis émue quand il a agité sa main et sourit doucement pour refuser mon argent. Dès il attendait le train avec moi sans rien dire juste quand je l’ai dit :’’ Rentrez, je peux entrer dans le train tout seul’’.
Mon premier train qui a commencé par un verre de thé de lait chaud (et franchement, puis je buvais beaucoup d'autres thé au lait, je me trouve que ma première tasse de thé est le plus délicieux), traversé la pluie et avancé au cœur de la ville.
Dans un court train, je pense à voir tout ce que représente ce pays : l'homme porte une robe, la maquillage sur la joie de la femme et de l'enfant par une poudre parfumée et fraîche, le thé de l'après-midi et les hommes assis sur un banc à la gare, le toit de la pagode et le toit de la maison.
Et je vois plus de cela, des choses qui ne sont pas présentées, mais pour moi, il y a un attrayant étranger : la voix fort résonne des publicitaires personnes à bord du train, le visage extrêmement viril de la femme assise en face de moi, un garçon qui porte des pantalons, d'autre qui s'habille une robe, joue le football sous la pluie, beaucoup de bruit à l’arrêt pour les trains, les habitants barbotent les champs, cueilleurs de légumes , les maisons de qualité inférieures et grises sous la pluie ...
Yangon dans mon premier moment, est un endroit que vous ne pensiez que vous pourriez aimer, mais en quelque sorte je suis toujours passionné et reconnaissant d'être arrivée en Yangon.
C'est là non seulement la pluie, mais aussi ceux qui préfèrent la pluie au point vous vous sentez qu'ils peuvent vous dire que: «Je suis mon parapluie" (Parce que tous les habitants ont apporté un parapluie).
Mais l'amour est comme ça, il vient de façon inattendue, la façon la plus simple. C'est quand vous descendez du train, même la forte de la pluie, vous renoncez à votre intention de la marche jusqu'à l'hôtel au lieu d’entrer dans un magasin avant de station, manger un bol de nouilles et un bol de soupe chaude qui vous trouve très délicieux. C'est quand vous entrez dans le supermarché pour éviter la pluie, puis vous entendez une musique extrêmement chaud, frappez par une douzaine sorte de café que vous pensez que ce sont vraiment le paradis. C'est quand vous vous donnez la chance de prendre un taxi à l'hôtel, recroquevillé dans une couverture chaude, la léthargie du matin.
Pour ce voyage de 30 jours au Myanmar, réalisé essentiellement en mars 2016, l'itinéraire a été le suivant :
J00 / 22 février : départ le soir de Paris CDG, vol Air India -> Delhi
J01 / 23 février : transit Delhi, arrivée le soir à Bangkok.
J02 / 24 février : demande de visa au Consulat du Myanmar à Bangkok, puis Ayutthaya
J03 / 25 février : Ayutthaya le matin, récupération du visa à Bangkok, autocar de nuit -> Mae Sot
J04 / 26 février : Mae Sot / Myawaddy, Hpa-an
J05 / 27 février : Hpa-an, bateau -> Mawlamyine
J06 / 28 février : Mawlamyine, Bilu Kyun, train de nuit -> Bago
J07 / 29 février : Bago, Yangon
J08 / 1er mars : Yangon
J09 / 2 mars : Pyay
J10 / 3 mars : visite de Thayekhittaya, autocar de nuit -> Mrauk U
J11 / 4 mars : Mrauk U
J12 / 5 mars : Mrauk U
J13 / 6 mars : autocar Mrauk U -> Kyaukpadaung, Nyaung U
J14 / 7 mars : Bagan
J15 / 8 mars : Bagan
J16 / 9 mars : Taung Kalat (Mt Popa), Salay
J17 / 10 mars : Bagan
J18 / 11 mars : Bagan
J19 / 12 mars : Pakhanggyi, festival du Nat Ko Gyi Kyaw, Monywa
J20 / 13 mars : PhoWinTaung, Sagaing
J21 / 14 mars : Sagaing, Mingun, Pont U Bein, Sagaing
J22 / 15 mars : Pont U Bein, Inwa, Mandalay
J23 / 16 mars : autocar -> Gokteik -> Hsipaw
J24 / 17 mars : Hsipaw - Pankham - Hsipaw, autocar de nuit -> Taunggyi
J25 / 18 mars : dépose Aungban, Pindaya, retour Aungban, Pinlaung, Loikaw
J26 / 19 mars : Loikaw
J27 / 20 mars : Loikaw -> Phekon -> Sagar / Thar Kaung -> Nampan -> Nyaungshwe
J28 / 21 mars : lac Inle, Nyaungshwe
J29 / 22 mars : Nyaungshwe
J30 / 23 mars : vol Heho -> Kengtung
J31 / 24 mars : villages Shan, Lahu Shi, Eng, Kengtung
J32 / 25 mars : villages Loi, Kengtung
J33 / 26 mars : villages Akha de Hokyin, Tachileik, Mae Sai
J34 / 27 mars : Mae Sai, autocar de nuit -> Bangkok
J35 / 28 mars : Bangkok
J36 / 29 mars : vols Air India Bangkok -> Delhi -> Paris
Si non précisé, j'ai passé la nuit dans la dernière ville indiquée.
Voyage effectué en totale autonomie (c'est-à-dire sans solliciter la moindre agence), en recourant quasi intégralement à des transports collectifs (train ou avion seulement si mentionné explicitement). Sans aucune réservation préalable, hormis évidemment train et avion.
Bénéficiant d'une préparation rigoureuse, j'ai respecté mon plan de route en quasi totalité. Le principal changement a été d'écarter la visite de Kyaikhtiyo (Rocher d'Or), car j'ai appris quelques jours avant mon départ que le Rocher d'Or était en rénovation. Etant peu sensible à un "Bamboo Rock", j'ai préféré renoncer à cette visite et ai alors prolongé mon séjour à Mawlamyine.
A suivre :
- indicateurs de dépense pour les 26 premiers jours.
- principales dépenses pour l'escapade de Kengtung (4 j).
- analyse des coûts de transport.
- hébergements utilisés.
- coups de coeur.
- détail des visites.
Notre retour d'expérience – partie centrale du Myanmar à vélo – décembre 2016/janvier 2017
Voici un petit compte rendu de notre voyage au Myanmar en décembre 2016/janvier 2017.
Nous nous sommes fort inspirés de cyclingmyanmar.wordpress.com/2012/02/18/classic-itinerary-the-mandalay-bagan-inle-loo/, de Myanmar Trip Notes de Matt Kadey et des comptes rendus figurant sur ce site (Pierlu, Bumerle, Chintow – merci!) et sur le site crazyguyonabike.
Notre récit a donc pour but juste de compléter/mettre à jour ces informations en espérant d'aider à notre tour quelqu'un dans la préparation de son voyage 🙂
Pour plus d'informations, n'hésitez pas à poser vos questions, on sera ravi d'y répondre!
Aller au Myanmar à vélo?
Pour résumer notre expérience, nous considérons que le voyage au Myanmar à vélo est faisable et relativement facile. Toutefois, pour un cycliste, nous avons trouvé les paysages pas extraordinaires sur ce parcours (sauf la dernière partie) et les abords de routes sales (mais c'est un problème général en Asie).
Ceci dit, il existe des nombreuses raisons pour faire ce voyage:
− le climat - parfait à cette période pour un voyage à vélo, grand soleil et autour de 30°C pendant la journée, avec des nuits/soirées plus fraiches, surtout en altitude, un seul jour de pluie (entre Thazi et Kalaw)
− les gens - d'une gentillesse incroyable – c'est ce que nous retenons comme le point le plus fort de ce voyage
− aucun problème de sécurité, y compris sur les routes
− aucun problème avec des chiens
− état des routes en général assez bon – meilleur par rapport aux récits que nous avons pu lire
− dépaysement garanti
− plat préféré: la tea leaf salad
− restos préférés: Shan Ma Ma (Mandalay), Weather Spoon's (Bagan), Green Umbrella (Ngapali)
Nos conseils:
− à cette période de l'année, il faut réserver assez tôt les billets d'avion (les prix montent vite) et les hôtels – la plupart des hôtels peuvent être réservés sur booking ou agoda – mais on trouve toujours sur place aussi
− la plupart des hôtels acceptent (et préfèrent) le paiement en USD, même les hôtels bon marché
− nous avons apporté du cash mais il y a des ATM un peu partout
− nous avons pris un GPS vélo sur lequel nous avons téléchargé une carte du Myanmar et cela nous a été bien utile
− Il fait nuit vers 17h30 donc pour des longues étapes il faut partir tôt
− nous sommes partis avec des VTT
Aperçu de notre itinéraire
Nous avons fait ce qu'on peut appeler « un tour classique » de la partie centrale du Myanmar: Mandalay – Bagan – lac Inle – Mandalay.
Sur un total de 24 jours de voyage, nous avons roulé 12 jours et nous avons fait 900km. A la fin, nous nous sommes posés quelques jours sur la plage de Ngapali, très belle!
Notre itinéraire jour par jour
1.
BOUCLE MANDALAY
65km, D 500m
Mandalay – Mingun (en bateau pour traverser Irrawaddy, 1h, départ à 9h, visite) – Sagaing – Ava (en bateau aller-retour, 5min, départs réguliers, visite) – Amarapura (pont U Bein) – Mandalay
On peut aussi dormir à Sagaing pour éviter Mandalay qui est une grande ville et pour rendre l'étape du jour suivant plus courte. Pour démarrer le voyage plus cool, on peut prévoir deux jours pour visiter les alentours de Mandalay (voir compte rendu de Chintow).
Hotel 8 (très bien, 30 USD, 2 nuits)
2.
MANDALAY – MYINGYAN
109km, D 710m
Route cabossée, paysage sans grand intérêt, étape très longue. Il est aussi possible d'arriver à Bagan en bateau.
Kaung Kaung Guest House (tél. 066 22365, 066 22292, très bien, 40.000K)
3.
MYINGYAN – BAGAN
71km, D 380m
Plus joli, route en grande partie refaite, quelques parties en construction.
Route en bon état, étape très très longue, il faut partir tôt. Thazi est vraiment sans intérêt, à éviter si possible (dormir à Meiktila) – voir compte rendu de Chintow.
Wonderful Guest house (weijilwpa(at)gmail.com, pas terrible, 25 USD)
8.
THAZI – KALAW EN TRAIN
train (90km en 8h, départ à 7h), peut être fait à vélo mais étape assez dure avec une forte et longue montée à la fin
Mya Sabai Inn (bien, 25 USD)
9.
KALAW – LAC INLE
50km (60km jusqu'à Nyaung Schwe), D 450m
Etape très sympa et facile.
White Orchid Hotel (super, 40 USD)
10.
LAC INLE À VÉLO
74km (64km en partant de Nyang Schwe), D 470m
Très sympa à faire, voici l'itinéraire: Nyang Schwe – Indein – bateau de Indein à Nam Pan (30min.) – Maing Thauk (possibilité de faire une balade en pirogue) – Nyaung Schwe
Zawgi Inn (bien, 30 USD, 2 nuits)
11.
LAC INLE EN BATEAU
12.
LAC INLE – PINDAYA
59km, D860m
Etape très sympa, visite des caves à Pindaya. Pindaya est à 1.200m, il fait très froid le soir.
Golden Cave Hotel (très bien, 30 USD)
13.
PINDAYA – YWANGAN
75km, D 1150m
Etape très sympa, bonne route. On a rencontré des cyclistes qui ont pris un shortcut: 60km, D 850m. Ywangan est à 1.200m, il fait très froid le soir.
Guest House Schwe Gue gu (shweguegu.ywangan(at)gmail.com, super, 30.000K)
14.
YWANGAN – KYAUKSE
86km, D 640m
Route défoncée pour la descente, des paysages magnifiques, ensuite route nationale en très bon état mais avec beaucoup de trafic.
Royal Orchid Garden Hotel (royal.orchid4(at)gmail.com, tél. 092059767, 09968384477, pas terrible – il y aurait apparemment trois autres hôtels qui acceptent les touristes, 32-42 USD).
15.
KYAUKSE – MANDALAY
54km, D 240m
Beaucoup de circulation sur la route nationale, très roulant.
Nous sommes actuellement en tour du monde et venons de quitter le Myanmar il y a tout juste une semaine. Nous avons vraiment aimé ce pays et souhaitons partager cela avec vous :)
En espérant que :
- ces infos puissent servir à d'autres pour organiser leur voyage
- les photos vous plairont
- cela vous fasse un peu sourire
Le contexte :
- Du 24 septembre au 16 octobre 2016
- En couple
- 2ème destination d'un tour du monde
- Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent :)
- Notre blog si par hasard notre style vous plait : www.lesgrossacs.com
Sommaire du carnet :
- Yangon
- Mandalay, Amarapura, Inwa
- Bagan <3
- Trek de Kalaw au Lac Inle
- Le Lac Inle
- Moulmein & Hpa An
- Le bilan (en chiffre et en lettres)
- La vidéo
- Vos critiques et insultes :D
Allez c'est parti avec la 1ère partie sur Yangon (pour info, nous venions du Sri Lanka). Bon c'est pas l'endroit que nous avons préféré et surtout on ne s'y est pas trop attardé donc ça ne sera pas la partie la plus intéressante :p
A la découverte de Yangon
Dimanche 25 septembre. Grosse journée en perspective, car nous avons décidé de partir le soir même pour Mandalay, au centre du pays. Nous ne sommes pas trop grandes villes, et préférons ne pas nous attarder à Yangon.
Malgré tout, on commence à ressentir un petit dépaysement, cette « capitale » (qui n’en est plus une) a un petit quelque chose de différent des autres mégapoles asiatiques que nous connaissons. On s’affère le matin à trouver le point de départ des minibus qui nous mèneront à la station de bus principale en dehors de la ville. Et ce n’est pas gagné ! Oui, première grosse claque, ici ils ne bitent pas un mot d’anglais et nous ben… on ne bite pas un mot de birman. Ça donne lieu à des situations assez cocasses, car Flo ne se laisse jamais démonter.
Exemple de conversation entre Flo et un gentil monsieur voulant aider (cette conversation a été traduite pour le bien de tous) :
Flo : Bonjour, vous savez si les minibus d’ici vont bien à la station centrale ?
Gentil monsieur voulant aider : Oui, oké !
Flo : Et vous savez tout les combien de temps il passe ?
Gentil monsieur voulant aider : Oké, oké !
Anaïs : Flo, il ne parle pas anglais…
Flo : Il passe toutes les heures, toutes les deux heures ? Pour ce soir c’est bon ?
Gentil monsieur voulant aider : Oui, oké !
Flo : Sinon, on passe ce soir, on se fait une bouffe ?
Gentil monsieur voulant aider : Oké, oké !
On part donc du postulat que ca sera « oké », mais on prévoira quand même un peu de marge.
On se laisse déambuler dans les rues de downtown, plutôt surprenantes par leur taille et nous imprégnons de cette toute nouvelle atmosphère. Le gros problème de Yangon, c’est sa démesure. Pour vous donner une idée, la ville fait quasiment six fois la taille de Paris. Il est donc très compliqué de la visiter à pied, qui plus est en une journée. Donc taxi oblige… tout ce qu’on déteste.
On visite notre première pagode appelée : Chauzkhtakyi pagoda (à vos souhaits). Elle abrite un des plus grands Buddha couchés du pays. Ca n’avait pas beaucoup de charme, mais c’est quand même assez impressionnant. On connaît ensuite notre première pluie de mousson (#WoopWoop). C’est la fin de la saison des pluies au Myanmar, on espérait passer entre les gouttes, c’est raté.
S’il y a un lieu à visiter à Yangon, il s’agit de la Shwedagon pagoda. Ce temple est incroyablement beau et l’atmosphère qui y règne avec tous ces fidèles est géniale. On vous épargne les détails de la visite, mais vraiment on recommande.
Aparté cuteness Anaïs : j’ai vécu un moment ultra trognon à la Shwedagon pagoda. J’étais assise sur l’immense escalier de la pagode en attendant Flo quand un petit bout de chou d’à peine 2 ans m’a remarqué. Il était en train de manger ses chips (enfin leur équivalent). Voyant que j’étais seule, il s’est assis à côté de moi et a partagé une énorme poignée de ses chips avec moi. Bon voilà, le moment gnangnan s’est arrêté quand Flo est arrivé, que le gamin a pris peur et qu’il s’est enfuit voir sa mère.
A la découverte de la mousson
Direction l’hôtel pour récupérer nos affaires et prendre notre minibus. C’est forcément à ce moment là que le petit Jésus de la Mousson s’est dit qu’il était temps de nous baptiser. On se prend une première saucée (oui, car il y en aura une autre) pour sauter dans un taxi avec nos affaires.
On se fait larguer au point repéré le matin même, mais le déluge redouble d’intensité. Et là, aucun minibus ne veut nous prendre. En l’espace deux minutes, on est complètement trempés (chaussures & chaussettes comprises après avoir marché dans une flaque de 10cm de hauteur). Et là, gros fou-rire nerveux d’Anaïs. Impossible de s’arrêter, surtout en voyant Flo courir partout pour trouver un bus. Et comme d’habitude, il y est parvenu.
On prendra finalement un bus de ville. Les femmes du bus n’ont pas eu l’air de beaucoup apprécier Anaïs. C’est ce qu’on en a déduit après que 4 femmes d’affilé assises à sa droite aient changé de place et que la vieille dame assise à sa gauche crachait à ses pieds (j’ai vérifié, je puais même pas).
A ce moment là, on se dit « qu’est-ce qu’on fout là, alors qu’on pourrait être tranquille Emile dans notre appart vue Tour Eiffel devant la téloche en mangeant un bon morceau de morbier ?! ». C’est le paradoxe du voyageur, c’est exactement pour ça qu’on voyage. On se marrait, mais on avait surtout aussi très peur, car on savait que 8h de bus nous attendait. Et ici le bus même si c’est très confort c’est 9° pour tout le monde., pas un de plus. Finalement, nos sacs n’ont pas (trop) pris l’eau et heureusement vue la nuit polaire que l’on passera dans le bus.
Infos Pratiques
Trajet aéroport Yangon/Downtown : 6000 Kyatts (4€). Durée : 20mn (sans bouchons le soir)
Entrée Shewdagon Pagoda : 8000 Kyatts (6€)
Yangon – Agga Bed & Breakfast: 29750 Kyatts (21€) la nuit. Pas terrible du tout.
A suivre, Mandalay et sa région
***
Update : je vous mets le lien vers la vidéo qui retrace ce voyage en 3mn, enjoy !
www.facebook.com/...os/1334432063254398/
Il faut se dépêcher d'y aller, c'est le moment ... qu'ils disent tous ... Ok, on n'a rien encore de prévu pour l'automne 2015 ... ON Y VA
Les enfants ne sont pas dispo, en plus la destination ne les inspirent, tout le monde est content. En revanche comme à l'accoutumé nous n'avons qu'une dizaine de jours de disponible. Nous nous contenterons d'une première approche: MANDALAY - BAGAN - INLAY LAKE - RANGOON.
Pas le temps de faire super original mais à force de chercher je trouverais quelques solutions pour s'écarter un peu du "flot principal", notamment à Inlay.
Impossible de conduire en Birmanie se sera donc en voiture avec chauffeur et guide. Ils m'auront été recommandés par un membre de Voyage Forum et on n'a pu que s'en féliciter.
Wynn, puisque c'est de lui qu'il s'agit est un guide indépendant qui a monté sa petite affaire. Il parle le Français ce qui est un plus pour nous. Nous avons ensemble construit l'itinéraire, les hébergements furent choisis tantôt par Wynn, tantôt par moi.
Cette fois ce sera Thaï Airways avec escale à Bangkok. Très bonne compagnie, rien à redire ... alors C'EST PARTIII direction Franckfurt ....
Départ le mercredi 21 octobre : on est arrivé avec 4h30 d’avance à l’aéroport, ça a trop bien roulé. En attendant dans la salle d’embarquement, on croise la directrice de Valérie qui part en Thaïlande, on voyagera dans le même avion.
Escale à Bangkok, énorme aéroport, arrêt dans un Mac Do Bio pour goûter un Mac à la quinoa. Vol sans problème jusqu’à Mandalay. Un bon point pour Thai Airways, service et repas.
Pour ceux qui le souhaite ici la version avec fleurs, mise en page et photos
Compte tenu de la situation politique et humaine en Birmanie, j’ai tenu à me documenter bien plus que d’habitude sur le pays, afin d’une part de mieux comprendre son histoire, mieux appréhender le pays et surtout, en tant que touriste « routarde », essayer au maximum d'éviter d’alimenter les bourses de la junte.
Faire le choix de voyager en Birmanie est un véritable cas de conscience. J'ai fait le choix d'y aller, après plusieurs années de réflexion, mais je voudrais donc être une touriste avertie, responsable, observatrice, afin de reléguer au mieux ce que je pourrais constater, même si malheureusement les dirigeants n'ouvrent au regard des touristes que les territoires qu'ils veulent bien nous montrer.
Emprunter les routes qui ont été construites par des travailleurs forcés (et non payés), visiter les temples en sachant que des milliers de personnes ont été évacués de leurs propriétés pour que ces sites soient plus beaux à la vue des touristes...Tout cela, je le verrais d'un œil averti. A travers la beauté du pays, il ne faut pas oublier la détresse et la pauvreté de ses habitants la répression, la torture, les viols, les droits des hommes bafoués par un gouvernement corrompu et dictatorial.
Je sais aussi quand allant dans les guesthouses indiquées par « focus Birmanie » ou bien encore « tourism transparency » ou encore le guide routard, je ne serais pas accueilli dans un hôtel « privatisé » appartenant à un proche du gouvernement. Je sais aussi qu'en achetant dans les petites échoppes ma nourriture, mes objets du quotidien, quelques souvenirs, je ferais vivre un tant soit peu le commerce du pays qui échappe à la junte. Je sais qu'en ne passant pas par une agence de voyage, mais en faisant appel aux locaux, j'ai des chances de ne pas donner mon argent directement au pouvoir en place... Enfin, sans compter les taxes honteuses !
J'espère pouvoir reléguer au mieux mes ressentis, ce que je verrai ou constaterai. J'espère pouvoir rencontrer des locaux, différentes ethnies, observer, communiquer, comprendre...un peu. Je ne veux jamais oublier tout au long de mon séjour que la Birmanie est l'une des plus horribles dictatures au monde, et cela, même en admirant les paysages magnifiques qui m'entoureront. Je ne veux pas oublier que derrière le sourire et la bienveillance de ses habitants, se cache bien des horreurs qu'ils ne peuvent nous conter.
Site incontournable très bien documenté : http://www.info-birmanie.org
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çà c'était avant de partir … le voyage fut bien plus compliqué que prévu …
9/01/16 – 19h – Après 24h de vols et escales, me voilà arrivée à Mandalay. Je suis crevée et la 1ere chose que je fais en arrivant à mon hôtel c'est de me reposer. Le sommeil ne vient pas, alors, je me décide à aller arpenter les rues pour me repérer un peu.
Mandalay est énorme. En cette fin d'après-midi, les voitures et scooters remplissent les avenues et il est difficile de traverser. L'ambiance me rappelle l'Inde.
Je vais jusqu'à la gare pour me renseigner sur mon biller pour aller mardi matin à Hsipaw. La billetterie est fermée, je dois y retourner demain... Mais le guichetier qui partait me confirme que le départ du train se fait à 4h du matin...aïe aïe aïe...J'espère que ce trajet de 11h pour faire 135 km en vaut vraiment la chandelle comme le disent les internautes.
Je repars vers l’hôtel en passant devant le parc, entouré d'eau, qui abrite le Palais Royale. Je me rends compte que ce par doit être effectivement très grand et qu'il serait peut-être préférable demain d'aller jusqu'à la colline de Mandalay en scooter/taxi pour tout redescendre ensuite. Je verrai avec l’hôtel.
En attendant, je m'arrête chez « Pan Cherry », restaurant indien noté dans le Routard. La cuisine épicée ne fait pas bon ménage avec mon estomac, alors j'y vais mollo... mais c'est vraiment bon.
Retour à l’hôtel. Besoin vraiment de dormir pour démarrer réellement ma découverte du pays demain.
10/1/16 – 10h30 – Après une bonne nuit de sommeil, me voilà à la recherche d'un scotter pour m'emmener jusqu'en bas de la colline de Mandalay. Devant le Nylon hôtel, 1 rue plus loin que le mien, se trouve taxis, scooters, locations de vélos. Pour 2000ks me voilà embarquée derrière un chauffeur, avec 1 casque 3 fois trop grand pour moi.
En bas de l'escalier sud, 2 énormes lions indiquent le début de la montée : 1700 marches, ponctuées de nombreux sanctuaires.
Arrivée en haut, on a une belle vue sur Mandalay, son poumon veut avec le Palais Royal et au fond, le fleuve Irrawady.
Nombreux birmans viennent me parler, se prennent en photo avec moi, regardant ce que j'écris. Un attroupement de jeunes garçons se fait autour de moi. Ils sont adorables. Après cette pause, il va falloir redescendre toutes ces marches et continuer la visite vers les temples et pagodes qui se trouvent en bas de la colline.
13h – En redescendant le colline, moins fatiguant, je prends le temps de regarder autour de moi. Les escaliers sont pris sur tous les côtés par des boutiques où les gens s'y ont installés, pour faire commerce mais aussi pour y vivre. Leurs maisons sont pour la plupart des cabanes faites de bois tressé et de toits en tôle, où toute la famille vit dans 1 petite pièce unique. La pauvreté est visible et ils vivent essentiellement des achats des touristes. Cela m'attriste.
Arrivée en bas, plusieurs pagodes se succèdent. Je commence par la pagode Kyanktawgyi où se trouve un énorme Bouddha en marbre.
Puis, je continue par les pagodes Kuthodax et Sandamuni qui se ressemblent dans leurs structures, même si le 1ere est plus impressionnante, alors que la 2ème incite à la balade, au calme : autour d'un pagode dorée, il y a des stèles blanches qui cachent le canon bouddhique.
14h30 – Juste à coté se trouve le monastère Atumashi Kyaung, gigantesque, mais sans grand intérêt et la maison du roi Midon, qui elle, est magnifique. C'est un vieux monastère qui a été épargné par la 2nd guerre, car déplacé. C'était un des appartements du Palais Royal. Le bâtiment est tout en teck sculpté, avec de nombreuses statuettes et sculptures. Époustouflant.
Je continue par des petites rues tranquilles et arrive sur l'avenue Est qui borde le mur du Palais Royal.
Avant d'entrer dans le parc du palais, petite pause dans un stand pour boire un jus de papaye. Miam :)
17h45 – Le guide du routard abuse : le palais initial certes a été détruit, il n'en reste plus rien, mais sa reconstruction vaut le détour. C'est immense, même si la reconstruction n'est identique à l'original que pour certains édifices, l'ensemble est très joli, au milieu de la verdure.
On a une vue imprenable depuis la tour de guet, mais j'ai été prise d'un léger vertige.
Fatiguée, je prends un taxi/scooter pour aller jusqu'à la gare pour acheter mon billet pour Hsipaw. Le guichetier d'aujourd'hui me dit que je ne peux acheter mon billet qu'un jour à l'avance !!! Grrrr, Celui d'hier m'avait affirmé que je pourrais aujourd'hui ?!
J rentre à pied à l'hôtel mais la circulation de cette zone que les locaux appelle Downtown est vraiment trop dense. C'est suffocant, pollué, stressant. Loin de la tranquillité du quartier nord-est de la gare où j'étais ce matin.
Cela ne me donne pas envie de flâner, même lorsque je passe devant le building qui remplace l'ancien bazar appelé ZaychoMarket. Certes, voir les gens acheter les tissus et autres marchandises doit être intéressant, mais le brouhaha des véhicules, l'état semi d'alerte perpétuel pour ne pas se faire écraser ne me donne pas envie de m'attarder.
Je négocie avec mon hôtel pour une moto avec chauffeur pour demain toute la journée pour 15 000ks. Nous irons chercher mon fameux billet de train, puis ensuite visite de Amarapura et Inwa, situés à 13 et 26km au sud de Mandalay, puis retour à Mandalay en passant par la pagode Mahamuni. Beau programme en perspective.
19h – Je suis allée manger dans un excellent endroit le « Golden Shan » : un hangar-cantine tenu par des filles supers gentilles, dont 1 qui parle super bien anglais.
Pleins de plats au choix, on se sert soit même et à volonté. Cette fois-ci, j'avais un choix énorme de plats non épicés, accompagnés de riz, d'une soupe et de 2 bananes. Avec 1 jus d'orange frais en supplément, j'en ai eu pour 4000ks, soit un peu plus de 2€. J'y retournerai demain soir, c'est sûr...en plus à 200m de l'hôtel.
Avec des amis, nous avons décidé de partir début décembre à Myanmar. J'ai lu beaucoup de récits avec parfois de magnifiques images.
Mais je m'y perds un peu avec les endroits comme le lac Inle et KALAW, NYAUNG-SHWE, INDHEIN, NGAPALI, SAKKAR, etc... et aussi les distances
Pour un premier jet, nous arriverons à Yangon(1J) et nous aimerions aller à Mrauk (2 J ), Bagan ( 3J ), lac Inle ( 3J ), Mandalay ( pont U Bein Amarapura en autres) (3J) retour Yangon (2J)
Qu'en pensez vous et aussi quel moyen de transport? Je n'ai pas lu de personne qui aurait loué un véhicule avec chauffeur, cela ne se pratique pas? c'est ce que nous avions fait pour parcourir le Vietnam du nord, c'était super. Onpeut s'arrêter quand on veut et c'est pratique aussi pour les échanges avec les gens
Nous patirons et reviendrons à Hong-Kong. Je n'ai pas encore étudié le problème VISA. Mes amis arriveront du Luxembourg mais moi, je vis à HK (je suis française) et j'ai ma carte de résident. Quelqu'un aurait des infos sur le sujet?
Vaccins nécessaires?
Ah! je vais en faire rire certains, mais j'ai lu qu'il y avait beaucoup de serpents dans les temples, vous confirmez ??? Je n'aime vraiment pas rencontrer ces bêtes !!!!😠
Merci à l'avance de nous aider à organiser ce voyage !
Vous avez été nombreux à m’aider sur ce forum, parfois sans même le savoir, alors à mon tour de rendre service en publiant ce compte-rendu pratique à l’usage des personnes qui souhaiteraient un jour partir au Myanmar (puisque c’est le nom qu’utilisent les birmans) Pas question ici d’impressions ou de récit de voyage, mais je posterai le lien du livre que je réaliserai d’ici quelques mois si certains sont intéressés.
LES GUIDES (livres)
Nous sommes partis avec le Lonely Planet qui, comme chacun sait, date un peu et est donc totalement obsolète sur certains points et toujours utile pour d’autres. Et avec « Birmanie », de Michel Ferrer paru aux éditions Olizane, en 2012 et culturellement très enrichissant.
Nous avons échangé nos dollars et nos euros au fil du voyage, avec des taux quasiment identiques que ce soit à l’aéroport ou dans les banques. Evitez les gens qui vous le proposent dans la rue (anecdotes d’arnaques notamment à Yangon), et les hôtels qui prennent une sacrée commission. Préférez les grosses coupures. Le Kyatt est plus avantageux pour les birmans, aussi avons-nous pratiquement tout payé en monnaie locale.
Nous avons rencontré sur place plusieurs routards étonnés par les prix pratiqués, alors il faut le savoir : comparé à d’autres pays d’Asie, le Myanmar est cher, et pour en profiter pleinement sans tiquer sur les prix, il faut avoir prévu quelques économies. La nourriture et les boissons sont très accessibles par exemple, mais pour les hôtels et guest houses sachez qu’il faudra mettre un certain prix, pas toujours en rapport avec la qualité du logement (en trois ans, les tarifs ont augmenté de 150%).
Nous avons trouvé les transports un peu chers (hormis le bus qui est bon marché), la marge de négociation est faible voire inexistante (notamment pour les taxis à Mandalay, ou encore les bateaux taxis que vous pouvez prendre pour relier deux rives sur le lac Inle, …) Les birmans ne font pas tellement jouer la concurrence entre eux, sur un même lieu, ils auront tendance à tous s’aligner sur le même tarif. Quoiqu’il en soit à service égal, un touriste ne bénéficiera pratiquement jamais du même prix qu’un birman.
LA SANTE
C’est une inquiétude que j’avais avant de partir : prendre ou ne pas prendre de traitement préventif pendant le voyage. Les effets secondaires de la malarone semblent être très désagréables et contraignants. Mon médecin préférait suivre les conseils de l’Institut Pasteur (qui a décrété que le paludisme avait complètement disparu de Yangon et Mandalay mais persistait ailleurs) et m’avait donc prescrit un traitement très cher à prendre dés le premier jour du voyage jusqu’à la fin de la semaine suivant mon retour. Après avoir lu les conseils d’autres voyageurs, nous avons décidé de partir sans traitement. Honnêtement, avec un bon répulsif (Insect Ecran Zone Infestée, très efficace !), et des vêtements couvrants dés que la nuit tombe, il n’y a pas à s’en faire. Nous avions pris une moustiquaire dont nous ne nous sommes finalement pas servis. Vous pouvez éventuellement demander aux hôtels de pulvériser de l’anti-moustique dans vos chambres.
LE TEMPS
Cela dépend sans doute des années, mais on a eu pas mal de pluie, la mousson était loin d’être finie en octobre. Bien entendu cela ne nous a pas empêché d’en profiter. Mais les treks dans l’est du pays se sont avérés très durs car le terrain était difficilement praticable. De même, à Bagan, les vols en montgolfière n’ont pas pu se faire car les conditions climatiques n’étaient pas optimales. Cependant, la saison touristique est considérée comme débutant au 1er octobre.
L’HEBERGEMENT
Nous avions réservé quelques hôtels, là où l’on pensait qu’il y aurait de l’affluence, ou bien là où il n’y avait pas beaucoup d’offre… Bien nous en a pris ! En octobre, avant le début de saison haute, nous avons pu remarquer qu’il n’était pas si aisé de se loger.
LE PARCOURS
Nous avons fait un parcours de 28 jours : Mandalay – Monywa – Bagan – Lac Inle – Pindaya - Kyaing Tong – Yangon – Mawlamyine – Hpa An – Rocher d’Or – Yangon
On ne regrette rien de ce que l’on a vu. Mais si vous n’avez pas la possibilité de passer 28 jours dans ce pays, les plus beaux endroits que nous ayons parcourus sont Bagan, le lac Inle, les alentours de Mandalay, la région de Hpa An (c’est un avis très personnel qui n’engage que nous !)
En arrivant à Bangkok, il faut changer d’aéroport pour la correspondance à Mandalay. Pas de panique, le temps entre les deux vols est suffisant, il suffit de trouver la porte 3, de sortir et de faire quelques pas, un bus gratuit attend juste là et part toutes les heures. 30 minutes de route plus tard vous voici à l’autre aéroport.
MANDALAY
Transport : A la sortie de l’aéroport, taxi collectif à 4000 K par personne, difficile de négocier, sachant que l’aéroport se trouve assez loin de la ville. C’est à Mandalay que les taxis sont les plus chers, de 3000 à 4000K en général, même pour des courses courtes.
Hébergement : Le Peacok Lodge, chambre double à 55$. Très propre, joli et confortable, bon petit déjeuner, eau chaude tout le temps. Les patrons sont relativement de bon conseil, les jeunes machouillent un peu leur anglais. On nous a laissé nous servir du téléphone sans nous faire payer et sans nous surveiller, même pour appeler rapidement en France (du jamais vu ailleurs) L’hôtel est un peu excentré, mais c’est une bonne chose, quel calme dans cette ville hyperactive ! A proximité vous trouverez quand même des restaurants, le théâtre de marionnettes et une salle de spectacle (de danses), des banques, des « épiceries » en plein air. L’hotel propose aussi des repas le soir si on les prévient la veille. Leur site internet n’a pas du être remis à jour depuis longtemps et ils ne répondent pas aux mails, alors vous pouvez les contacter au +95 9 204 20 59
Programme :
- Jour 1 : Journée en taxi (35 000K) : ateliers de feuilles d’or, Paya Mahamuni, monastère Kyaung Maha Ganayan pour le repas des moines, Sagaing, Inwa (traversée en bateau 1 600K et visite en calèche 6 000K, achat du billet d’entrée valable sur plusieurs sites autour de Mandalay 10 000K), pont U Bein à Amarapura. Puis spectacle de marionnettes le soir (10 000K)
Le lendemain nous avons croisé des guides qui faisaient le même parcours à la journée avec les explications en anglais en plus. On voit des monuments magnifiques et chargés d’histoire, je pense donc que ça vaut le coup.
- Jour 2 : Journée à Mandalay : marché de jade, marché chinois, monastère en tek, colline de Mandalay
- Jour 3 : Départ pour l’île de Mingun par le ferry à 9h (5 000K), visite du palais royal (dont on peut royalement se passer !)
Astuces : Prévoyez vos lampes de poche partout, même dans les grandes villes où la circulation est dense et un peu hystérique, quand il fait nuit noire, c’est toujours rassurant de pouvoir signaler sa présence aux conducteurs de véhicules.
Pour l’artisanat, très beau et varié, vous n’aurez peut-être pas envie de vous charger dés le début du voyage, sachez cependant que chaque région a ses spécialités, et que même si vous retrouvez certains objets ailleurs, ils ne seront pas de même qualité. Par exemple, à Mandalay vous trouverez les plus belles marionnettes, et aussi de très belles statuettes, à Bagan les plus belles laques, près de Pindaya de superbes ombrelles, parapluies, voire parasols !
MONYWA
Transport : De Mandalay à Monywa nous avons pris le bus de 9h (2 000K), qui partait plutôt vers 10h et qui est arrivé à destination vers 13h30. La pause déjeuner est immuable pour les birmans, si vous faites un trajet en bus vous vous arrêterez toujours pour manger un bout quelque part, donc pas la peine d’emporter votre déjeuner avec vous.
Hébergement : Pas beaucoup de choix à Monywa, nous sommes allés au Monywa Hotel, 40$ la chambre double, propre, vieillot mais confortable, eau chaude.
Programme : Nous avions rendez-vous avec Yan, un prof d’université guide à ses heures. Il nous a emmenés dans une école de campagne dirigée par ses amis moines avec l’aide de professeurs bénévoles, puis dans un centre de méditation. Le lendemain nous sommes partis à moto voir le plus grand bouddha du monde et la paya ?. Nous gardons un sentiment mitigé de cette rencontre même si nous ne la regrettons pas. En effet nous avons appris beaucoup de choses avec Yan, il parle très librement de ses opinions (de toutes sortes, dont certaines très nauséabondes…) De plus j’avais communiqué par mail avec Yan, qui ne m’avait pas répondu quant à son tarif. Au moment de se quitter, il a hésité une dizaine de minutes qui nous ont mis très mal à l’aise, avant de nous demander…100$. Pour deux demi-journées, c’est franchement très cher, et nous avons été bêtes d’accepter. Toutefois, l’expérience reste enrichissante et permet de voir bien au-delà de la carte postale…
BAGAN
Transport : De Monywa à Bagan, nous avons pris un bus à 12h30 (2 500K). Voyage un peu chaotique de 4h30 (la route est très mauvaise, le bus n’avait pas la clim et il faisait une chaleur étouffante) C’est cependant la seule solution économique.
A Bagan nous nous sommes promenés à vélo (gracieusement prêtés par l’hotel) pendant deux jours sous un soleil ardent et une chaleur terrible, ce qui fait que l’on avançait lentement. Le troisième jour pour optimiser notre temps, nous nous sommes payé le luxe d’un « E-Bike », un petit scooter très pratique sur lequel on pédale quand la batterie s’affaiblit (8000K), c’est ce jour-là que nous avons vu le plus de temples. A ne pas utiliser dans les chemins de terre trop ensablés!
Hébergement : On s’est fait plaisir avec le Blue Bird dans New Bagan, réservé à l’avance via Agoda (95$ la nuit, mais achetée sur place la nuit coûtait 130$) L’hôtel est charmant, reposant, à taille humaine (moins de 30 chambres), avec une piscine et un beau jardin. La chambre est superbe, très chic et sobre. Le manager est français et la patronne de l’établissement une birmane mariée à un français. Durant tout le séjour, toute l’équipe nous a choyés (thé vert offert après une indigestion, places réserv��s pour le vol en montgolfière, vols réservés pour le lac Inlé, conseils de temples à aller voir, etc…) Le restaurant de l’hôtel est sympa, bien que pas exceptionnel pour le prix. Seul gros point faible : le prix de la lessive est exorbitant ! Dans New Bagan vous verrez des pancartes « Laundry », la lessive y est abordable !
Programme : Suivez la carte ! La cité de Bagan semble parfois irréelle tant il y a de temples, pagodes et monastères magnifiques à regarder. Pour le coucher du soleil, nous avions trouvé un tout petit temple sur lequel nous avons grimpé pour avoir un vue imprenable.
Nous avions réservé un vol en montgolfière à Balloons over Bagan. Mais la belle saison ne démarre véritablement que le 20 octobre, et les conditions climatiques n’ont pas permis aux ballons de décoller pendant les trois jours où nous étions sur place.
Astuce : Le fameux billet d’entrée (15 000K) ne nous a été demandé qu’une fois, celle où nous l’avons payé, mais en y réfléchissant nous aurions vraiment pu le contourner. Contournez le vous aussi, vous verrez c’est très facile, il suffit de faire le tour de la pagode où se trouve le guichet et d’y pénétrer par une autre des quatre entrées.
LAC INLE (NYANG SHWE)
Transport : en avion de Bagan à Inle pour nous éviter un trajet de nuit harassant en bus. De l’aéroport de Heho à Inle, il y a une bonne heure de route, nous n’avons trouvé personne avec qui partager un taxi et avons donc du en payer un à 25$. Arrivés avant la ville, on nous arrête pour nous faire payer un droit d’entrée de 10$ par personne.
Nyang Shwe est une petite ville dans laquelle il est très facile de se déplacer à pieds ou à vélos (1500K la location à la journée)
Hébergement : le Mingalar Inn, à 38$ la chambre double dans l’ancien bâtiment (1er étage) La clim ne fonctionnait pas très bien, nous avons donc demandé un ventilateur en plus, mais finalement les nuits ne sont pas si chaudes. La patronne est de très bon conseil, le petit déjeuner est gargantuesque, l’eau de la douche est chaude, et chaque fois que l’on rentre à l’hôtel, on nous apporte une citronnade bien fraiche. L’hôtel est bien placé, à 10 minutes de l’embarcadère à pieds, dans une rue calme, beaucoup de restos sympas à proximité, de loueurs de vélo.
Programme :
- Jour 1 : Journée en bateau (21 000K) : départ à 5h30 avec notre conducteur de bateau, nous assistons aux incroyables processions des statues de bouddha sur l’eau. Fabrique d’argent, marché et pagodes d’Indein (très beau), fabrique de soie de lotus (intéressant mais hors de prix), fabrique de cheeroots, monastère des chats qui sautent (mais ils ne sautaient pas !)
- Jour 2 : C’est parti pour un cours de cuisine avec la Shan Cooking Class de Myo Min (25$ par personne). Nous partons pour le marché avec son amie Ky Ky où elle achète tout ce dont nous aurons besoin, puis nous partons en bateau dans une maison traditionnelle sur pilotis retrouver la sœur de Myo Min chez qui nous cuisinons sept plats typiques de la cuisine Shan. Après un repas gargantuesque et une conversation passionnante avec Ky Ky, nous faisons un petit tour de sampan dans le village.
En rentrant nous louons des vélos (1 000K pour l’après-midi), circuit jusqu’à Main Tong au monastère de la forêt (autant vous prévenir, ça grimpe fort !) Au retour nous trouvons des hollandais avec qui partager un bateau pour rentrer directement à Nyang Shwe car la nuit tombe (10 000K à 4)
- Jour 3 : Beau spectacle de marionnettes de Aung dans un minuscule théâtre (3 000K)
PINDAYA
Transport : De Nyang Shwe nous avons pris un taxi pour Pindaya (50 000K, donc cher !), qui nous a ensuite déposé à l’aéroport. A savoir : la route est longue (3h aller) et remuante pour atteindre les grottes, mais les paysages sont jolis et les grottes valent vraiment le coup.
KYAING TONG
Transport : On ne va à Kyaing Tong que par les airs.
Attention : nous pensons pouvoir réserver sans mal un avion pour le retour à Yangon. Or toutes les compagnies sont déjà complètes ! Nous voilà obligés de partir un jour plus tôt et à bord de la compagnie la plus chère, sous peine de rester coincer ici 2 ou 3 jours supplémentaires ! Les formalités sont assez longues dans cet aéroport très surveillé en raison de sa position dans le Triangle d’Or. Prévoyez éventuellement des photocopies de vos passeports et visas que vous laisserez aux autorités si vous voulez gagner du temps.
Hébergement : Mauvaise surprise ! Nous pensions arriver dans une zone peu touristique, c’est sans compter la proximité de la Thaïlande. 4 hôtels nous ont refusé car complets ! Un bon conseil, il faut absolument réserver à l’avance. Le premier soir nous avons échoué dans un vilain boui-boui, et avons eu la chance de changer le lendemain (un car de thaïlandais s’en allait !) pour le Sam Ywet Hotel : 35$ la double tout à fait correcte, douillette et propre. Seul petit hic : c’est un système solaire qui chauffe l’eau de la douche, et en trois jours nous n’avons pas vu beaucoup de rayons… mais c’est supportable ! Contact :009584-21235
Astuce : Ou en tout cas bon à savoir, le mois d’octobre n’est pas encore idéal pour randonner dans les montagnes de l’est. La mousson y dure plus longtemps qu’ailleurs peut-être, le terrain est boueux, très glissant, parsemé de petites rivières à traverser, parfois piétiné par les buffles, difficilement praticable.
Programme : Nous avons rendez-vous avec un guide (40 000K la journée), Kyaw Sein (qui se fait appeler Eric par les touristes, remarquez, c’est international !) Certains d’entre vous ont sûrement lu le nom de Mawhtoo sur ce site, il était guide à Kyaing Tong. Je l’ai contacté, or il a déménagé en Thaïlande. Il m’a alors proposé son frère, guide lui aussi. Loin de moi l’envie de faire une mauvaise pub à Eric, il a été très gentil avec nous, mais en tant que guide, je ne peux vous le recommander : son tuk tuk est une épave, son anglais est assez mauvais, son analyse de la situation des minorités ethniques (présente ou passée) est inexistante, et sa négligence aurait presque pu nous mettre en danger dans la montagne. Mais finalement toutes nos péripéties restent des bons souvenirs…
- Jour 1 : Visite de quatre villages Aqka. Rencontres enrichissantes avec les gens des villages, repas chez l’habitant avec des aliments que nous avons acheté sur le marché. Distribution de sachets de sel qui font le bonheur des cuisinières, dégustation de graines de tournesol chez les habitants, échange de sachets de cacahuètes, rigolades avec les enfants.
- Jour 2 : Visite d’un village Aeng. Choc et désolation devant ces enfants livrés à eux-mêmes sous la pluie, sales et en haillons, portant des bébés sur leur dos alors qu’ils ont à peine 5 ans. Gros malaise, nous nous demandons ce que nous faisons là.
- Jour 3 : départ un jour plus tôt que prévu, non sans un certain soulagement en fait…
YANGON
Transport : Les avions fonctionnent au Myanmar comme des bus, ils font des boucles entre les aéroports. Quelle n’a donc pas été notre surprise d’atterrir et redécoller pendant presque 5 heures pour atteindre l’ex capitale… Heureusement la compagnie nous a nourris de cacahuètes !
Les taxis à Yangon sont les moins chers que l’on ait vus en Birmanie (3000K en général). De l’aéroport à l’hotel, il y a une bonne heure de route (10 000K)
Hébergement : Motherland Inn 2, 30$ la double avec air conditionné, simple et propre, personnel agréable, arrangeant et disponible, petit déjeuner délicieux, ambiance d’auberge espagnole très sympathique, ordinateurs avec internet à disposition. A réserver en avance car vite complet malgré le nombre de chambres.
Programme : la Paya Sule(2$), le quartier indien, le marché Boyok Aung San, la Paya Shwedagon (attention augmentation flagrante depuis le 1er octobre : 8$ l’entrée), la Paya Botatang.
MAWLAMYINE (prononcez « Mau-leu-mien »)
Transport :
Départs de Yangon pour Mawlamyine :
- Vous verrez sans doute sur les cartes un aéroport à Mawlamyine, mais seul un trajet entre la Thaïlande et le Myanmar se fait par ici.
- Bus à 8h et 20h, 6h de route, mais 1h à 2h de route en taxi de Yangon à la gare routière.
- Plusieurs trains de jour (j’ai oublié les horaires), ou de nuit, le plus tardif part à 21h : à abolir de votre programme ! Malgré les places en « upper class » (18$ le billet), nous avons vécu une nuit d’horreur, chahutés par les rails abimés (à devoir s’accrocher au fauteuil pour ne pas en décoller), des bestioles énormes ou minuscules sur le corps et dans les cheveux, 10 heures affreuses… mais encore une fois un souvenir inoubliable !
A Mawlamyine, il y a peu de taxis, il y a quelques tuk tuk et surtout des motos.
Hébergement : Le Cinderella Hotel, un havre de paix douillet après cette nuit de folie ! Le meilleur rapport qualité-prix de notre voyage. La Deluxe double room est à 50$, confortable à souhait, et pleine de petits présents (biscuits, boissons), le personnel est adorable. La réservation à l’avance est nécessaire, nous avons vu des voyageurs être refusés.
L’hôtel organise des sorties dans les environs, c’est cher mais nous n’avons pas cherché à faire autrement.
Programme :
- Jour 1 : Ile de l’Ogre par bateau (2000K les 10 minutes de traversée), Paya Mahamuni
- Jour 2 : Journée en taxi proposée par l’hôtel (70 000K) Plus grand bouddha couché, Death Railway, cimetière militaire, belle pagode au bord de la mer, plage de Ste tse.
HPA AN
Transport : De Mawlamyine, nous avons pris un bus local pour Hpa An (2500K pour deux) Donnez le nom de votre hotel au chauffeur afin qu’il vous dépose à l’arrêt le plus proche en arrivant dans la ville.
Hébergement : Parami Hotel, 40$ la double, bon hotel, propre et confortable. Le personnel parle peu anglais mais est très sympathique.
Programme : Nous avons demandé à la fille de l’hôtel si elle savait où trouver un guide. Elle en connaissait un qu’elle a appelé pour nous. C’est un ancien géologue d’une soixantaine d’années. Il connait beaucoup de choses et c’est un plaisir de passer la journée avec lui (35 000K) Contact : je ne l’ai plus sous la main, mais je pourrai chercher sa carte si vous êtes intéressé.
La région de Hpa An est absolument magnifique et ses grottes sacrées incroyables. On peut les visiter en une journée en tuk tuk. Il y a aussi de belles randonnées à faire dans les montagnes. Pour moi c’est véritablement un endroit à ne pas manquer lors d’un voyage en Birmanie.
KYAIKTO (Le Rocher d’Or)
Transport : Bus pris place de l’Horloge (2500K), il y en a un qui part presque chaque heure le matin. Il nous dépose un peu au milieu de nulle part à Kyaikto. De là nous partons en moto taxi pour Kinpun à environ 20 minutes de route. On nous dépose à la gare routière où des camions partent pour le Rocher d’Or. Le chauffeur nous installe dans la cabine (3000K), sinon c’est dans la benne du camion serré sur des bancs (2500K) La montée dure 1h30 environ, avec un arrêt au milieu de la route pour laisser passer les camions qui descendent. A savoir : ça secoue plus dans la benne que dans la cabine, mais dans la cabine il n’y a que 5 places… Le camion nous dépose à 10 minutes du Rocher d’Or.
Hébergement : On fait le pari de trouver une chambre en haut, sachant qu’il n’y a que deux hôtels (+ un plus bas, le Golden Rock Hotel franchement mal placé pour aller facilement au Rocher d’Or le matin ou le soir) Bien entendu le Mountain Top Hotel est complet (attention, il faut le réserver et payer à Yangon), nous avons la « chance » de trouver une chambre disponible au Kyaikhtiyo Hotel. La chambre standard est à 75$, pour un bungalow moche, bruyant et mal entretenu rempli de moustiques et de papillons de nuit. Par contre, on est à quelques minutes à pied du Rocher d’Or, ça c’est un luxe ! La pire nuit d’hôtel du voyage, mais ça vaut quand même le coup…
Programme : Entre le Mountain Top Hotel et le Kyaikhtiyo Hotel, on nous arrête au Check Point. L’entrée pour le Rocher d’Or coûte 6000K (non payable en dollars) Le ticket est valable pour 5 jours consécutifs, ce qui nous permet de voir le Rocher au coucher du soleil, et le lendemain au lever du soleil.
Astuce : Pour les photos, nous avons trouvé que la lumière du lever du jour projetait beaucoup d’ombres disgracieuses sur le Rocher. A mon sens, si vous ne pouvez y aller que le matin ou le soir, mieux vaut y aller le soir.
YANGON
Transport : Nous redescendons du Rocher en camion et attrapons un bus pour Yangon à 9h (7000K, celui-là est le plus cher)
Astuce : La situation ne s’était pas encore présentée, mais nous sommes cette fois à l’avant du bus, juste devant la télé qui diffuse des films et sitcoms birmans (non sous-titrés) très très fort ! Les gens dans le bus sont contents, nous par contre au bout de quelques heures, on fatigue… et le conducteur du bus n’a vraiment pas envie de baisser le son. Alors éventuellement, prévoyez des boules Quiès !
Hébergement : Nous revoilà au Motherland Inn qui avait gracieusement gardé nos gros bagages durant notre périple dans le sud. Le lendemain nous prenons un taxi de très bonne heure pour l’aéroport, l’hôtel le commande et nous propose de prendre le petit-déjeuner très tôt.
C’est la fin du périple !
En espérant que ce petit récit pourra aider des voyageurs, je suis à votre disposition si vous avez des questions. Le forum refuse que j'insère des adresses mail, mais si vous ne trouvez pas les contacts des personnes ou hébergements cités dans ce message sur internet je vous les donnerai en message privé.
Je n’oublierai jamais mon circuit en Birmanie pendant 2 semaines. Circuit classique à l’exception de Mandalay que j’ai choisi d’éviter pour privilégier s’autres régions. J’ai en effet préféré faire un trek entre Kalaw et le lac Inle. Ce trek constitue le point fort de mon voyage.
Itinéraire : Yangon, Bagan, Kalaw, Lac Inle, Bago et Yangon.
1) Yangon
- Durée : 2 jours à l’arrivée
- Hôtel : Beautyland 2
J’ai moyennement apprécié Yangon qui n’a pas un grand charme et qui m’a paru parfois comme une « ville en ruines » avec ses trottoirs et routes défoncés. Il y a des choses à voir néanmoins, surtout Schwegadon Pagoda qui est magnifique. J’y ai rencontré un moine avec qui j’ai discuté tout l’après-midi. Il y a également un parc sympa autour d’un lac entre Schwegadon et le centre-ville. Mon hôtel était très bien pour 12 dollars la nuit. Personnel très sympathique et excellent petit déjeuner. De plus, ils arrangent le taxi depuis l’aéroport pour 4 dollars au lieu de 6 habituellement. Quant à Sule Pagoda, j’en garde un souvenir moyen.
2) Bagan
- Durée : 2 jours
- Hôtel : Kumodora
Magnifique souvenir. J’y suis allé en avion pour gagner du temps. 68 dollars : un peu cher tout de même. J’ai réservé depuis Yangon une chambre à Kumodora Hotel pour 19 dollars la nuit. C’était top ! 19 dollars la nuit pour un hôtel avec piscine, le luxe pour pas cher ! De plus, cet hôtel est isolé dans la campagne de Bagan et est entouré de temples. Dans la piscine en fin de journée, je voyais les temples autour de moi. Ce qui était surprenant est que j’étais le seul touriste de l’hôtel. J’y mangeais le soir pour l’équivalent de 3 euros : repas magnifique grand luxe. A recommander si votre budget le permet.
J’ai visité les temples en calèche pour 15 dollars la journée. Très bon moyen de voir les temples car il fait très chaud même pendant la saison des pluies. En vélo, c’est moins cher mais vous ne voyez pas beaucoup de choses dans la journée, au contraire de la calèche car le conducteur sait où vous emmener.
Le deuxième soir, une réceptionniste très sympathique de l’hôtel m’a montré d’autres temples au coucher du soleil. Super souvenir.
3) Kalaw + trek vers le lac Inle
- Durée : 4 jours
- Hôtel : Eastern Paradise
Le 3è jour jour, je suis parti de Bagan à 4 heures du matin en bus pour 10 dollars. Direction : kalaw. Arrivé vers 14 heures, je suis resté à l’hôtel Eastern Paradise qui est excellent pour 4 dollars la nuit avec un très bon petit déjeuner.
Sur place, j’ai rencontré 2 Françaises sympas avec qui j’ai fait un trek dès le lendemain pour une durée de 3 jours. Nous avons choisi l’agence Sam’s family. Super agence ! Monsieur Sam est un ancien prof d’histoire-géographie qui est un véritable passionné et qui connaît très bien sa région. Personnage ô combien passionnant ! Nous avons fait le trek avec son neveu et un cuisinier pour 8 dollars par jour tout compris. Notre guide connaissait très bien la montagne et le cuisinier les dialectes locaux. Ils étaient tous deux excellents, je les recommande sans aucune hésitation. Ce fut une expérience inoubliable, quelque chose à la fois fort et unique qui restera gravé dans ma mémoire. Nous avons pu observer le mode de vie des tribus qui peuplent la montagne entre Kalaw et le lac Inle. Le trek a duré 3 jours avec 22 km de marche quotidienne en moyenne. Le parcours n’est pas trop difficile même si j’ai eu quelques coups de pompe J . Nous avons dormi la première nuit dans un village dans une cabane et la deuxième dans un monastère où nous avons pu voir de jeunes moines et d’autres enfants du village venir le soir pour ce qui semblait être de l’éducation religieuse. Scène surréaliste, j’avais l’impression d’être dans un autre monde.
Lors du trek, nous avons offert quelques stylos, feutres et ballons de baudruche aux enfants qui étaient ravis. Mon regret est de ne pas en avoir ramené davantage. Nous avons pu constater que les Birmans dans ces villages n’ont presque rien, ce qui permet de nous remettre les idées un peu en place à nous autres occidentaux qui vivons dans une société de consommation tout en se plaignant pour de petits détails quotidiens. Les Birmans n’ont presque rien et sont opprimés mais ne se plaignent pas ou si peu…Il y a des choses que l’on n’oublie pas. Jamais je n’oublierai le sourire des Birmans.
4) Lac Inle
- Durée : 4 jours
- Hôtel : Aquarius Inn
Après 3 jours de trek, arrivée à Indein au sud du lac Inle. Une des Françaises avec qui j’étais avait réservé au préalable une chambre à l’Aquarius Inn que nous avons partagée à trois pour faire des économies. Très bon hôtel pas cher avec un excellent petit déjeuner. Mes vêtements ont pu être lavés à cette occasion et mes chaussures nettoyées. Le patron était très sympa, on s’est même échangé quelques cadeaux avant mon départ et il m’a offert le transport jusque la station de bus.
Le lac Inle est un endroit magique, magnifique. Avec une des deux Françaises et un couple tchèque, nous avons fait une excursion en bateau d’une journée sur le lac. Journée pendant laquelle nous avons notamment visité un marché traditionnel. Superbes photos des pêcheurs en fin d’après-midi.
5) Retour à Yangon
- Durée : 3 jours
- Hôtel : May Shan guest house
Retour à Yangon en bus de nuit depuis le lac Inle (16 dollars) et arrivée à 5 heures du matin. Pas trop long (j’ai pu dormir) et bus assez confortable, ce qui fut une bonne surprise. Il faut en effet préciser que les routes birmanes sont dans un état déplorable avec des trous partout (notamment dans la région de Kalaw). Quant à l’hôtel, le May Shan a une situation très centrale à côté de Sule Pagoda. Néanmoins, j’ai moins apprécié cet hôtel que je ne recommande pas. Prix plus cher que Beautyland 2 (15 dollars au lieu de 12), l’accueil est très moyen et la proprio ne parle pas bien anglais. De plus, j’ai trouvé le petit déjeuner moyen. En bref, sans grand intérêt, mieux vaut privilégier le Beautyland 2.
A Yangon, j’ai pris le train qui fait le tour de la ville en 2h30. Pas mal mais pas exceptionnel. Néanmoins, cela permet d’observer la vie locale. Puis avec un Allemand rencontré dans le train, nous avons visité un parc autour d’un lac. Très sympa, mais cet endroit est « réservé » à la bourgeoisie birmane car l’entrée est payante (environ 0, 50 euros), même pour les Birmans. J’y fait quelques rencontres intéressantes avec des jeunes heureux de discuter en anglais avec un étranger.
Le lendemain, je me suis rendu à Bago, ancienne capitale, après 2 heures de train. J’ai pu visiter la ville en cyclo en quelques heures après avoir vu le monastère, le temple, une fabrique de tabac…Ville intéressante à visiter en une journée.
Puis retour dans un autre monde lorsque j’ai quitté la Birmanie ou Myanmar pour les puristes pour rejoindre la Thaïlande. La compagnie Air Asia fait par ailleurs de bons tarifs. J’ai payé environ 80 euros l’aller-retour entre Bangkok et Yangon.
En conclusion, je suis ravi d’avoir pu visiter ce pays et y retournerai probablement. J’ai essayé de donner le moins d’argent possible à la junte militaire, mais cela n’a hélas pas toujours été possible. Je pense qu’il faut visiter ce pays pour ne pas oublier le triste sort réservé aux Birmans par la junte. Ne pas la visiter voire la boycotter n’arrangerait rien. La junte n’a de toute façon pas besoin de nos quelques centaines d’euros (à nous touristes) pour asseoir son pouvoir. Il faut parler de la Birmanie, ne pas oublier l’admirable Aung San Suu Kyi afin de pouvoir faire évoluer les choses. Bien sûr, le pouvoir ne risque pas changer à l’heure actuelle tant que le pays sera soutenu par la Chine. Mais, n’oublions pas le peuple birman qui mérite mieux que cela. A ceux qui hésitent, je leur dis : n’hésitez pas, allez en Birmanie ! Vous y trouverez encore une Asie authentique contrairement à d’autres pays comme la Thaïlande (que j’aime aussi malgré tout) qui ont été dénaturés par le tourisme de masse. C’est un pays où j’ai fait de superbes rencontres. Un moine à Yangon m’a demandé de parler de son pays à mon retour. Je le lui ai promis, c’est donc ce que je fais en rédigeant ce message. Si vous avez des questions, n’hésitez pas, je ferai mon possible pour vous répondre.
Pour finir, j’adresse ces dernières lignes aux deux Françaises avec qui j’ai passé quelques jours entre Kalaw et le lac Inle et dont j’ai perdu les coordonnées. Eh oui, je suis parfois distrait J. L’une s’appelle Laure (réside en Italie) et avait débuté un tour du monde 10 mois plus tôt pour finir mi-août en Inde. La deuxième s’appelle Frédérique, a passé 3 semaines en Birmanie et est originaire de Toulouse. Si elles se reconnaissent, elles peuvent me contacter si elles le souhaitent afin d’échanger des photos et avoir des nouvelles.
J’espère vous avoir donné envie de visiter le « pays du sourire ».
Bien que situé entre la Thaïlande et le Laos à l’est, le Bangladesh à l’ouest, et la Chine et l’Inde au nord, avec une population aux origines très diverses, le Myanmar donne le sentiment d’être isolé et mystérieux. Malgré l’essor plus ou moins rapide de ses voisins, nous avons eu l’impression de nous retrouver en Chine, celle que nous avons connue lors d’un premier voyage, il y a 25 ans.
Nous avons rencontré une population qui tente de survivre à l’oppression du régime militaire actuel dans des villes dont l’essor vers le modernisme est encore timide et dans des campagnes où les conditions de vie nous ramènent quelques siècles en arrière.
S’il est courant de parler de contrastes au travers de notre prisme occidental, nous avons plutôt été frappés par une certaine constance mêlant à la fois la pauvreté (pas la misère) et la spiritualité inspirée par les somptueux vestiges d’un passé glorieux. Les Birmans sont très religieux (plus de 85% de Bouddhistes) et pratiquent de nombreuses croyances mêlées de superstitions variant selon les contrées traversées. C’est un peuple qui nous est apparu courageux et d’une hospitalité à toute épreuve.
Faut-il aller au Myanmar ?
La question se pose. Mais boycotter le Myanmar revient surtout à punir le peuple birman. C’est la conclusion à laquelle nous sommes arrivés à la lecture des nombreux témoignages reçus. Le tourisme demeure l’une des rares ressources supplémentaires à laquelle le simple citoyen peut accéder. C’est une possibilité pour lui d’augmenter son revenu, à condition de pratiquer un tourisme « non-gouvernemental » Nous avons donc évité les tour-opérateurs, les réservations par le MTT (agence touristique gouvernementale), les avions de la compagnie Myanmar Airways, et nous sommes restés dans des hôtels et guest-house privés. Nous n’avons utilisé que les transports des compagnies privées en privilégiant les petits taxis (à part notre trajet en ferry)
Et nous n’avons pas eu à le regretter !
Les témoignages de nos interlocuteurs, guides et chauffeurs nous l’ont bien démontré : ils attendent les touristes, leur font éviter les pièges gouvernementaux et démontrent sans cesse leur reconnaissance en ne sachant que faire pour les aider et leur rendre leur séjour inoubliable.
Le départ :
Premier bug ! Le retard de l’avion de Bangkok à Yangon (3 heures) nous oblige à passer une nuit dans la capitale avant notre départ pour Mandalay. Dès la sortie de l’aéroport en pleine reconstruction, nous ressentons les trépidations de la grande ville : l’insistance des porteurs à prendre nos sacs, les taxis qui se proposent avec des tarifs variables selon la durée de notre silence, et le meilleur taux de change des dollars ! Bien que le centre des affaires du pays se déplace aujourd’hui vers Mandalay, Yangon reste la grande ville, la capitale (plus de 6 millions d’habitants). Un mélange de ruelles populaires, le Little Delhi des Indiens downtown, les grandes avenues du centre héritées de la colonisation britannique, et quelques gratte-ciel au milieu des immenses espaces verts et des pagodes. Une importante population d’Indiens et de Chinois, qui transforment les trottoirs en une multitude de petites cuisines proposant des nourritures variées et des marchands qui vendent de tout, du ventilateur auquel il manque une pale à la boîte à outils rouillés !
Grignoter dans la rue ? Bien que friands de ce type de repas au contact direct avec la population, nous avons rapidement su que nous aurions quelques difficultés ! Rien à voir avec les soupes de rue en Thailande, au Laos ou au Vietnam ! Resto chinois du premier soir : en guise d’accueil un énorme cafard qui se ballade au milieu de la salle ! Je ferme les yeux !
Petite promenade avant le dîner, Daniel ne me lâche pas d’une semelle. Non pas à cause de la sécurité (aucun ressenti à ce propos malgré l’obscurité et les nombreux passants qui nous sourient tous) mais plutôt à cause de l’état des trottoirs : à Bangkok j’ai fait deux vols planés dans les petites ruelles défoncées, et c’est couverte de bleues, que je m’accroche à son bras ! D ‘ailleurs, comme tous les autochtones, il vaut mieux marcher sur la route. Tout se passe sur la route, même un match de foot, pied nus et dans le noir sur la place de la pagode Sule. Les buts sont installés entre quelques passages de bus et pick up. Imperturbables ! A propos, quand on parle de la France (from where are you, semble la première phrase en anglais qu’apprennent les enfants birmans) personne ne connaît Chirac, mais tout le monde encense Zidane !
Dès notre arrivée nous avons ressenti la gentillesse, la politesse et de la douceur des Birmans. Habitués à cette attitude en Asie, nous n’avons rencontré l’équivalent à ce point qu’au Laos (en un peu plus speed !).
A 8 heures du soir, la propriétaire de l’hôtel s’est démenée pour nous procurer un billet d’avion pour Mandalay pour le lendemain, économie de 3$ par billet par rapport au prix annoncé à l’aéroport. Et à 5 heures du matin, elle nous attendait au pas de la porte pour nous faire « winky, winky », good bye.
Mandalay,
ville poussiéreuse, sur les de rives de l’Ayerarwaddy ne nous a pas vraiment emballé. Bicyclettes, trishaws, taxis bleus (tuktuks) circulent partout de la ville moderne, de paya en paya, à la colline de Mandalay en passant par les cités anciennes. Quatre jours bien remplis mais nous sommes contents de partir ! Comme la plupart des touristes, nous avons entrepris l’ascension de la colline, pieds nus bien sur, parmi les nombreux autels dédiés à Bouddha, et au sommet, kitch au possible, fontaines, décors en morceaux de glaces brisées, et beaucoup de moines qui profitent de ce lieu touristique pour mettre en pratique leur anglais approximatif mais toujours souriant et enjoué. Panorama sur la ville, rien de spectaculaire. Sommes-nous blasés ou est-ce la perspective de devoir redescendre à pied ? Peut être, tout simplement, la fatigue de cette première journée qui m’empêche d’apprécier le coucher de soleil. Je ne peux plus mettre un pied devant l’autre, nous négocions avec le chauffeur d’un pick-up pour nous ramener au pied de la colline. Il m’a sauvé d’une grosse déprime !
Visite classique de la ville, entre paya et bouddha, monastère et moine, artisanat de toutes sortes, le plus célèbre site bouddhique du Myanmar se trouve sur la route vers Amarapura : la paya Mahamuni. La statue très vénérée, de quatre mètres de haut est en bronze et des milliers de pèlerins viennent couvrir le corps du Bouddha de minuscules feuilles d’or. L’accumulation depuis des années de cette pratique a finit par complètement transformer le corps de la statue qui fait maintenant le double de son volume initial. Nous avons de la chance : nous sommes accueillis par une fête, une initiation semble-t-il. L’animation est intense, les costumes magnifiques, et une foule de fidèles, enfants, jeunes et moins jeunes, tous heureux et inspirés s’inclinent devant le Bouddha Mayamuni. Couleurs flamboyantes, costumes couverts de fils d’or, maquillages intenses, de belles images en perspectives !
Un jeune moine ne nous lâche plus ! Il est très content de nous donner un tas d’explication (que nous avons un mal fou à comprendre !) Il nous ballade dans tous les coins et les recoins du temple, entre les ivoires, les jades, les écritures, et les tableaux peints de l’histoire de Amarapura. Comme je suis naïve ! Je suis persuadée qu’il fait cela par plaisir et j’insiste auprès de Daniel pour ne pas lui donner d’argent à la fin de la visite guidée. De lui-même il nous demande de l’argent, et un billet ne suffit pas… One more please ! Selon lui, cela sert à remplir sa tirelire personnelle pour pouvoir se lancer dans une nouvelle vie lorsqu’il choisira de quitter le monastère. Cette explication nous sera confirmée plus tard par un autre de nos chauffeurs.
Comme nous l’avons vu, la religion bouddhiste est pratiquée par la grande majorité de la population. Les Birmans tentent de gagner une vie meilleure en nourrissant les moines, en faisant des offrandes aux temples et en pratiquant leur dévotion, en accumulant les mérites grâce aux bonnes actions. Sur toutes les routes on peut trouver des stands avec de la musique et des discours pour réclamer des offrandes. Les moines agitent de grandes bassines dans lesquelles ils font sonner la monnaie. Une famille acquiert un mérite important lorsque l’un de leur fils prend la robe. Les femmes vouées à la vie monastique, comme chez nous, sont appelées nonnes. Elles se rasent la tête, portent des robes roses et prononcent leurs vœux, mais ont moins de prestiges que les moines. Deux retraites monastiques s’imposent à tout homme birman : le moine novice entre l’age de 10 et 20 ans et le moine à part entière après 20 ans. Souvent des jeunes de la campagne, attirés par la vie citadine viennent chercher du travail. Sans éducation, sans ressource et ayant du mal à s’habituer à la ville, ils rentrent au monastère ou… au gouvernement.
J’ai adoré notre visite du Kyaung Maha Ganayon en fin d’après midi. Un endroit calme où chacun vaque simplement à ses occupations. A l’entrée du monastère, les commandements pour atteindre un état de parfaite sagesse, d’absence de désir coupable et le véritable bonheur. Parmi toutes les étapes morales quelques valeurs universelles : ne pas tuer, ne pas voler, ne pas mentir, ne pas consommer de substance toxique et rester chaste. Parmi des valeurs moins fréquentes : le respect des croyances des autres.
Heure de la prière, heure de la leçon, balayage de la cour, lessive ou toilette, nous étions des bienvenus, accueillis avec le sourire en nous promenant dans cet espace de calme et de sérénité.
Le lac de Taungthaman, traversé par le pont de U Bein, le plus long pont en teck dans le monde. Photographié sous toutes ses coutures, il nous a enchanté au crépuscule. Nous avons navigué sur le lac en pirogue, pour admirer le pont d’en dessous, observer les nombreux pêcheurs à la ligne, le corps dans l’eau, le passage des piétons d’un village à un autre sur le pont, à pied ou en vélo. Paysage d’une sérénité totale et cette quiétude, sans bruits et des couleurs magnifiques qui changent de minutes en minutes en cette fin d’après midi. Le dernier quart d’heure avant la nuit… la course des pirogues pour trouver la meilleure place sur le lac et faire les meilleures photographies avec cette luminosité exceptionnelle qu’offre le soleil au couchant.
Nous avons visité Sagaing et sa colline, Inwa en carriole à cheval, nous avons raté Mingun avec sa cloche et son village (Daniel a passé sa journée malade au lit !)
Nous avons fait le voyage AR dans la journée pour Monywa, les grottes de Hpo Win Daung et la Paya Thanboddhay. Aux grottes un jeune homme nous guide avec son anglais approximatif et nous offre ses commentaires appris par cœur. Et c’est tant mieux car les grottes sont nombreuses et éparpillées, et il nous montre les plus importantes et les plus intéressantes. Mais une personne ne suffit pas ! J’ai droit à ma « dame de compagnie », elle me tient la main, m’aide à grimper les marches : Watch your head, be careful, slowly…. Elle agite un éventail pour me rafraîchir et court pour me remettre mes sandales à chaque sortie d’une grotte. Tout un coup, je réalise que j’ai pris un sacré coup de vieux !
Partout, même dans les endroits moins touristiques où nous ne verrons aucun car de touristes allemands, italiens ou français, cette sollicitation constante est présente. Quelquefois trop pesante ! Entre les colliers, bracelets, chapeaux, clochettes, vraies (fausses) pierres et autres, cartes postales et des demandes insistantes pour du shampooing, du parfum, du rouge à lèvres, des savons et des stylos, difficile de donner à l’un sans en donner à l’autre. Il faut donner pour un échange, une photo, une gentillesse, un beau sourire : le plaisir est alors partagé et apprécié. Un exemple parmi d’autres : au temple Dhammayangyi à Bagan, notre parcours est dirigé par une horde d’enfants (on avait enfin réussi à se débarrasser d’un groupe d’Italiens bruyants !) et ils nous ont fait bénéficié de tout le répertoire des mots français enseigné par d’autres touristes : attention, murs fermés, bouddhas cachés, cloisons en briques, attention à la tête, attention à la marche, va mollo, c’est parti mon kiki !!! Malgré un certain agacement, je me suis tout de même laissée prendre au jeu et nous avons finalement trouve cela très drôle. La chef de la bande, une jeune fille de 15 ans, belle comme un cœur et une personnalité d’enfer !
Et cette autre jeune fille : « I remember you from Sulamani » Elle me sourit et me présente ses frères et sœurs, une famille de 10 enfants, elle du haut de ses 12 ans joue à la maman pour ses frères et sœurs plus jeunes qu’elle. Sa grâce, sa gentillesse, sa douceur, je craque et me voilà en possession de mon énième petite boite en laque !
Sur le pont du U Bein un garçon d’une douzaine d’années nous harcèle avec ses colliers, il insiste : c’est local ! Ah, c’est toi qui les fabriques ? Non, répond-il, je ne suis que le commercial ! Très drôle !
Si vous n’êtes pas passionnés de temples, ni de bouddhas, la Birmanie n’est pas pour vous ! Vous êtes dans le pays des stupas : pas une hauteur, pas une colline sans édifice religieux, le long d’une rivière, le sommet d’une montagne, sur l’immensité d’une plaine, on aperçoit toujours une pagode. Durant ce voyage, nous avons réussi à surmonter nos angoisses. Daniel et ses vertiges et terreur des hauteurs : il n’y a pas un sommet qu’il n’a pas franchi, certes avec les jambes flageolantes, des sueurs et le cœur qui batte la chamade. Monter, ça va mais la descente, une autre épreuve, souvent à l’envers (vague souvenir d’Angkor Vat au Cambodge). Pour moi, la preuve que je peux encore monter les escaliers, dure, dure mais je l’ai fait ! (private « joke » de la famille !!!)
Tous ces édifices religieux, couverts d’or et d’argent, ces statues en fer, en bronze, cuivre ou laiton, en bois, en teck, brillent et se jouent des lumières en nous offrant de multiples couleurs changeantes : un délice !
La paya Thanboddhay à Monywa est un exemple de temple délirant, grandiose, kitch et coloré. Tout dépasse la mesure : plus de 600.000 statues de Bouddha de toutes tailles (de plusieurs mètres à un centimètre), des guirlandes de lumières qui clignotent comme dans une vitrine de Noël, et même un bassin où l’on nourrit d’énormes poissons chats…Disneyland ou un énorme gâteau d’anniversaire !
Et un peu plus loin sur la colline de Po Khuang, un gigantesque Bouddha, debout de 167m de hauteur, qui n’est pas encore terminé. Allongé à ses pieds, un autre Bouddha couché de 90m de long. Nous arrivons le matin même du décès du chef des moines. Tous les fidèles viennent prier et lui rendre hommage, une foule dense.
Les Birmans se couchent tôt et se lèvent très tôt. A 5h30, la ville se réveille, les rues s’animent, les fours s’allument, les marchands s’installent et tout le monde s’active. Marche, gymnastique, exercices, emmitouflés avec les bonnets en laine, chaussettes et blousons, la vie trépidante prémices d’une journée bien remplie.
Le ferry de Mandalay à Bagan quitte le port à 6 heures et ce matin là, la brume nous enveloppe au moment de traverser la ville une dernière fois. Nous avons aimé ce voyage malgré sa durée (8heures) Un voyage pittoresque. La vie sur le fleuve bien que peu intense nous offre des points de vue intéressants. Nous apercevons quelques scènes de travaux des champs, très impressionnant le travail des buffles. Un arrêt dans un village : les femmes nous attendent sur l’embarcadère. Elles nous proposent des soieries, des bananes, des oranges et autres victuailles, le tout posé sur leurs têtes. Elles entrent carrément dans le fleuve et c’est avec de l’eau jusqu’au cou qu’elles nous appellent pour leur acheter quelque chose. Il faut faire très vite, le bateau ne reste que quelques minutes à quai. Un spectacle pittoresque bien qu’un peu pathétique.
Bagan,
Certainement le site le plus étonnant du Myanmar.
Au bord du fleuve, se dressent des milliers de stupas, de vestiges, et de temples imposants qui s’élèvent vers le ciel. C’est ici que notre coup de foudre birman se déclenche !
Toute cette beauté, ce charme, ces plaines qui s’étendent à l’infini, et cette magie de l’architecture, cette émotion inoubliable. Nous nous imprégnons de cette extraordinaire plénitude, nous sommes éblouis par tant de beauté et nous sommes sous le charme. C’est le début de la saison sèche, tout est vert et riche en couleurs. Et dès les premiers instants, nous savons que nous prolongerons notre séjour à Bagan
Nos coups de cœur :
- La Pagode Dhammayazika, peut être parce-que c’est notre première vue depuis sa terrasse supérieure et qu’elle est si belle.
- La Paya Pyathada pour sa tranquillité, sa grande plate forme ouverte et sa vue magnifique à l’infini sur la plaine de Bagan. Nous étions seuls, vraiment tout seuls et nous avons apprécié… en silence.
- La Paya Shwezigon pour sa forme de cloche, la petite cavité circulaire creusée dans un bloc de pierre, remplie d’eau qui permet d’admirer le reflet du couronnement du stupa et son zedi doré.
- Le temple Ananda pour ces énormes portes en teck sculpté, et une visite spéciale à la statue qui se trouve face à l’est. Il tient entre le pouce et le majeur, une boulette en forme de noix qui ressemble à une plante médicinale. Elle symbolise le Bouddha offrant le dharma, comme remède pour soigner la souffrance. Daniel avait mal aux pieds, et en touchant le bouddha, en lui adressant les mots doux…. bobo parti ! Un petit clin d’œil à mes copines superstitieuses !
Et puis il y a eu notre journée de vélo autour de Bagan ! J’ai insisté pour convaincre Daniel à monter sur un vélo. On dit que rouler à bicyclette ne s’oublie jamais, mais reprendre dans des conditions aussi spéciales est une gageure ! Routes défoncées sur lesquelles les voitures foncent en nous évitant au dernier moment, chemins de terre aux ornières profondes et sablonneuses, couper à travers champ pour retrouver une hypothétique route, et, heureusement, quelques bonnes âmes toujours disponibles pour nous aider ! J’avais si envie de prendre le temps, de parcourir à notre rythme, ce lieu féerique, respirer ce bonheur, cette quiétude et cette liberté d’être loin du monde et d’écouter le silence. J’adore cette brique rouge qui illumine les champs d’une coloration soutenue contrastant avec le bleu du ciel. J’adore cette atmosphère sereine qu’imposent le calme et le silence. J’adore l’enchantement de tous les temples, éparpillés dans l’horizon sans fin et que l’on découvre au tournant d’un chemin.
Nous avons fait connaissance de Aung Min, gardien des temples Nagayon et Abeyadana qui nous a ouvert les portes de ces merveilleux sanctuaires, récemment nettoyés par une équipe de l’Unesco. Avec sa torche il nous fait découvrir des fresques d’origine (XI siècle) de la vie de Bouddha. Sa famille, tous tailleurs de pierre, travaillent et vivent sur les lieux. Ils travaillent pour le gouvernement en créant des reproductions des statues de Bouddhas, des nats etc. pour décorer le palais qui devrait s’ouvrir au public dans peu de temps. Un travail de précision.
Nous avons beaucoup aimé Salay, son musée et son immense monastère en bois, situé à 36 kms de Bagan et loin des cars de touristes. La salle d’assemblée du monastère Kyuang Youkson est actuellement recouverte d’une toiture en tôle ondulée afin de protéger les magnifiques sculptures en bois des intempéries, vieilles de 120 ans et qui représentent la vie à la cour, les épisodes de la vie de Bouddha et des récits de l’épopée indienne. La salle renferme des objets religieux de la région, statuettes, statues et têtes en bois du Bouddha, poteries, le tout fait l’objet des soins tout particuliers des moines. Portes, murs, plafonds sculptés et tous les objets exposés sont superbes.
La découverte du Mont Popa nous a plutôt laissés indifférents. Rien de très excitant ! Mais la route et la plaine environnante, d’une grande fertilité et recouverte de palmiers à sucre est magnifique. Tout au long de la longue route, des échoppes, des plantations d’hévéas pour la récolte du caoutchouc et des fabriques de sucre de palme. Nous rencontrons un groupe important de prisonniers qui récoltent la sève du caoutchoutier sous l’étroite surveillance de leurs gardiens. Tout s’utilise sur le palmier : les feuilles pour faire les toits des maisons, les troncs pour construire tables et tabourets, l’écorce pour faire les cloisons et les abreuvoirs et le fruit pour son jus. Sur une immense échelle placée jusqu’au sommet de l’arbre, on coupe le fruit à la base inférieure en accrochant un pot pour recueillir le jus pendant plusieurs heures. A consommer de différentes manières : filtré tel que, mélangé avec la pulpe pilée par le moulin actionné par un zébu et fermenté lentement pendant 3 jours pour obtenir une sorte de bière sucrée ou distillé pour obtenir un alcool fort. Nous sommes partis avec notre bouteille. Servi en digestif dès notre retour à des amis venus dîner, la bouteille est passée directement à la poubelle !!! Imbuvable !
Surtout, ne pas rater le charme et la frénésie des marchés. Dans tous les pays du monde que nous avons visité à ce jour, les marchés nous donnent toujours la mesure de la vraie vie, la vie des couleurs, des parfums et des odeurs ! Les paysans vendant quelques légumes, des épices ou des poissons séchés (plus difficile au niveau des odeurs!), les vendeurs de souvenirs, d’étoffes, de longhis et les marchands qui troquent leurs articles entre eux. On trouve tout ce qui se fabrique ou qui pousse dans le pays. Des objets en laque, les pierres précieuses, (attention à l’arnaque), des tapisseries, des textiles et les antiquités (vraies ou fausses) remplissent les étals. A même le sol, les femmes discutent les prix, choisissent avec soin leurs fruits, piments ou autres, pèsent et comptent les piles de billets de banque. Elles vendent le traditionnel thanaka, cette écorce broyée qui forme une pâte et qui leur sert de crème hydratante, protection solaire, maquillage et parfum. Je n’y ai pas échappé ! Les hommes mâchent et crachent le betel, la noix d’arec qui enivre et colore les dents… et les trottoirs de rouge. Un autre monde, un monde à part.
Pour négocier les trésors de Birmanie que l’on aime exposer dans nos vitrines, emmenez avec vous, tout ce que vous n’utilisez plus dans vos placards : tee shirts, montres, chaussures de randonnées, parfums, rouge à lèvres. Quel regret : en pensant à tout ce qui traîne dans mes tiroirs à Paris, j’ai abandonné mon couple de Bouddha qui dépassait mon budget !
Le marché noir, présent partout, nous rappelle que le pays est corrompu par la junte militaire, prête à tout pour garder le pouvoir et l’argent. Ne vous promenez jamais sans votre passeport: nous sommes régulièrement contrôlés sur les routes par la police d’immigration qui nous demandent nos passeports et remplissent soigneusement de grands cahiers. Soigneusement et lentement car la plupart d’entre eux ne savent pas lire ni écrire et se contentent de recopier nos noms comme un dessin. Un jour Daniel s’est appelé Roger parce que le chauffeur chargé d’aider le policier avait oublié ses lunettes !
Malgré ces réalités quotidiennes peu plaisantes, nous sommes émerveillés par la gentillesse et l’hospitalité des Birmans, leur envie de communiquer avec nous, leur sourire et leur désir de nous être agréables. Le revenu par habitant est l’un des plus faibles au monde, et tout se paye. L’achat de l’essence est rationné et dépasser les 20 gallons par mois, (au prix de 1500 Kyats le gallon) oblige à s’approvisionner aux pompes de marché noir sur le bord de la route. L’essence y plus ou moins pure et servie avec des jerricans de fortune au prix de 4500 Kyats le gallon. Le plus révoltant est que ce marché noir est, en fait, totalement sous le contrôle du gouvernement qui augmente ainsi ses revenus sur la vente de carburant.
Sur les routes, au milieu de nulle part, des petits frais d’un autre genre : les péages demandés à l’entrée des villes, des villages, soit disant pour financer la réparation des routes ! Mais vu leur état, on se demande ou va l’argent ! Les chauffeurs birmans sont devenus experts dans l’art de tendre leur billet en ralentissant à peine ! Peu de routes sont goudronnées, la plupart sont complètement défoncées, en terre ou couvertes de gravillons et de poussière. Dans leur voiture âgée de 25 ans avec plus de 500.000 kilomètres au compteur, il vaut mieux bien s’accrocher ! Certains chauffeurs roulent avec prudence et lentement comme s’ils voulaient préserver le peu de fiable de leur véhicule, d’autres foncent comme s’ils conduisaient leur voiture pour la dernière fois !
Il n’est pas rare de voir des cantonniers sur les bas-côtés des routes, très souvent des femmes ou des enfants, creusant des fossés, piochant et déplaçant les roches, à la main et dans des conditions de travail lamentable. On le sait, le gouvernement pratique ce genre de travaux forcés pour des salaires de misère de 1 à 2 dollars par journée de 8 heures. Les femmes laissent leur bébé sur le bas côté de la route dans la poussière et la fumée pendant qu’elle s’affairent sur la chaussée.
Les Birmans ne possèdent ni papier ni passeport. Pour obtenir un visa de sortie (très rare) afin de faire des études à l’étranger, ils doivent payer 2500 dollars pour une durée maximale de 3 ans…. Beaucoup ne reviennent pas. Un téléphone portable s’achète pour des sommes astronomiques (3000 dollars) et la puce pour autant. Inutile de dire qu’on n’en voit pas très souvent, et les nôtres ne fonctionnent pas.
L’état réprimande très sévèrement tous les jeux de hasard et impose une interdiction de parier autrement que par la loterie gouvernementale. Jamais, les Birmans ne se réunissent pour faire une partie de carte, même chez eux, de peur d’être dénoncés. Mais par Internet, via un site en Thaïlande, ils jouent à la loterie.
Impossible pour le touriste d’échapper à certaines taxes et dépenses qui reviennent au gouvernement. Si certains droits d’entrée sont vérifiés systématiquement, et par 2 ou 3 personnes à la suite, à d’autres endroits (Bagan, par exemple) on ne nous a jamais réclamé notre passe. Autre moyen pour alimenter la cagnotte, des taxes pour prendre des photos et films.
Départ de Bagan pour Inlé en taxi, un voyage inoubliable. Je sens encore les secousses, j’avale encore la poussière ! Ce voyage est dur, très dur, une route longue, très longue et en très mauvais état. Dès le départ, un détour de plus d’une heure due aux inondations terribles de la dernière mousson. Un pont s’est écroulé et nous empruntons des chemins de terre avec d’énormes pierres au milieu de la chaussée, des voies où une voiture passe à peine, et des camions, des bus et des pick-up chargés au-delà du maximum. Vu le temps qu’il nous faut, nous décidons de passer la nuit à Kalaw pour repartir le lendemain en passant par Pindaya. En réfléchissant après coup, et pour seulement quelques dollars de plus, nous aurions pu prendre l’avion. Ce voyage qui était annoncé pour 8 à 9 heures de trajet, prend facilement 14 à 15 heures. Mais cette route nous a permis d’admirer des paysages grandioses, de traverser des villages isolés et des petites villes animées par les marchés, d’observer les paysans dans leur champ et déguster une ambiance loin de nos propres valeurs. Une route d’une véritable beauté qui traverse une terre riche et fertile. Les montagnes surplombent les champs et les cours d’eau, le matin le brouillard et le froid réveille la campagne mais dès l’apparition du soleil, l’air est réchauffé et la vie intense reprend. Bains dans les rivières, chargement de légumes sur les camions, labour dans les champs. Une grande partie de la population vit directement de l’agriculture. Grâce aux plaines fertiles de l’Irrawaddy et l’eau qui tombe en abondance pendant la mousson, le pays bénéficie d’une grande variété de cultures : riz, coton, maïs, canne à sucre, sésame, blé, arachides, caoutchouc, haricots, noix de cajou et bien sûr le teck. Le Myanmar possède également des richesses naturelles comme le plomb, l’étain, le cuivre, du gaz et même du pétrole. N’oublions pas les gisements de pierres précieuses dans lesquels travaillent les ouvriers dans des conditions misérables et qui sont, évidemment totalement fermés au tourisme. Donc un pays riche qui reste pauvre mais non misérable.
Journée délicieuse sur le lac Inlé
au milieu des jardins flottants, parmi des masses de végétaux et une population de pêcheurs, forgerons, tisserands, joailliers, potiers, agriculteurs et commerçants. Nous sommes descendus dans le sud du lac et avons apprécié la solitude des ballades dans quelques villages loin des foules. Départ tôt le matin : nous croisons les habitants des villages qui viennent vendre leur production sur les marchés, salades, pomme de terre, haricots mais surtout la tomate qui représente la plus importante production. Il fait très froid sur le lac au petit matin et les Inthas avec les bonnets de laine, pull-overs et grosses couvertures s’entassent dans les bateaux à moteur hors-bord avec leur marchandise. L’originalité des Inthas reste leur technique de navigation dans leurs bateaux à fond plat : ils se tiennent à l’arrière sur une jambe et, enserrant la pagaie dans l’autre, ils rament avec leur pied ce qui permet de reposer les bras et de profiter de la hauteur pour mieux apercevoir les poissons (unique au monde !). A l’aide de filets coniques les pêcheurs remontent principalement la carpe et d’autres espèces de poisson d’eau douce.
Les paysages grandioses parcourus en barque, dégagent un charme irrésistible et une grande poésie. Des deux cotés du lac s’élèvent de hautes collines et sur les rives et les îles, les villages sur pilotis se dressent au détour d’une rive. Les villageois cultivent sur des îles fixées au fond du lac au moyen de piquets en bambou. Certaines cultures, comme les tomates, se font sur des mousses accumulées artificiellement en surface et qui flottent sur le lac. Les bateaux circulent dans ce réseau de canaux au milieu des jacinthes d’eau. La vie sauvage du lac et des marais est riche en oiseaux aquatiques, et sur terre des payas et des boutiques de souvenirs artisanaux très rustiques qui sont des grandes attractions de la promenade.
Frayeur de la journée, un serpent noir nous a surpris en sifflant sur les escaliers d’un temple dans un des villages reculés. Un bon mètre cinquante, et certainement dangereux vu la réaction de notre batelier.
De retour à Yangon
Point fort de la visite à Yangon, la pagode Shewedagon que Kipling appelait « un mystère doré…une superbe merveille étincelante» C’est en effet un spectacle féerique. Au plus fort de la chaleur de la journée l’or de la stupa étincelle de mille feux et au soleil couchant les derniers rayons embrasent le dôme d’une belle couleur jaune orangé. Il règne une atmosphère étonnante, parfois sereine, parfois d’une ferveur joyeuse. C’est un des lieux les plus importants du bouddhisme aussi bien dans la vie religieuse que dans la vie sociale. On vient pour prier, on vient en famille avec son pique-nique, les enfants jouent. Dans certains coins, tranquille et invitant à la contemplation ou ailleurs bruyante et animée, la paya est un lieu envoûtant.
Le Rocher d’Or
Nous sommes partis faire notre pèlerinage au Rocher d’Or, lieu sacré pour les Birmans et un sacré lieu pour nous !!! Une véritable « expédition » A partir de 5 heures du matin appel par haut-parleurs pour la prière et départ du camp de Kinpun à 6 heures dans ces grands camions avec les lattes de bois en guise de sièges où s’entassent pas moins de 50 personnes, pressurées et bien secouées. Trois changements de camion avant de partir et à chaque fois nous sommes l’attraction principale, seuls touristes parmi les Birmans. Départ de la colonie de vacances, ambiance bon enfant, on s’amuse, on crie, on rit sur la route vertigineuse en épingles à cheveux, avec un arrêt à mi-chemin pour laisser passer les camions qui viennent en sens inverse, pour payer sa place et surtout pour récolter des dons. Arrivés à la gare routière au pied du mont du rocher d’or, nous attaquons le sentier qui monte en pente raide vers le sommet distant d’encore une heure de marche. Notre forme physique de fin de séjour (!) nous oblige à faire des pauses pour reprendre notre souffle et repartir en restant sourd aux sollicitations de plus en plus pressantes des porteurs de chaises qui au fur à mesure de notre ascension diminuent leur tarif. Le chemin est très abrupt, la montée très difficile et l’atmosphère mélange étrangement une ambiance de dévotion et de prière et les sollicitations des vendeurs dans les échoppes de nourritures et de souvenirs qui longent toute la route jusqu’à l’entrée du temple. Daniel échappe de justesse à la dégustation de scolopendres grillées dont on suce l’estomac avec une paille avant de déguster la cervelle après avoir écrasé la tête entre ses doigts.
Une vue magnifique et certainement le rocher, lui-même magnifiquement perché sur la montagne en équilibre instable, valent toute cette peine. Mais en arrivant au sommet on découvre le rocher entouré d’échafaudages : en restauration !
Au bout de notre voyage, nos sentiments sont partagés.
Nous sommes ravis et enchantés, mais la fatigue et les conditions difficiles nous pèsent.
Un véritable coup de cœur pour ce peuple accueillant, souriant et gentil et un espoir pour que très vite ils puissent aspirer à une vie plus facile et plus libre. Espérons que notre petit guide de la Paya Shewedagon réalise un jour son vœu le plus cher : « Je rêve de prendre le métro à Paris. »
Novembre/Décembre 2006
Je suis actuellement au Myanmar et me pose une question : d’où viennent les souvenirs vendus sur les sites touristiques? Toutes les échoppes vendent les mêmes. Est- ce que ça vient de Chine ? Les vendeurs ont-ils les moyens de les acheter eux-mêmes ? Sont ils indépendants ou employés d’une entreprise et payé aux nombres de pièces vendues ? Les aide-t-on ont en leur achetant qqch ?
Je vous remercie pour vos futurs réponses car je me pose vraiment des questions en voyant tout ça.
Je viens vers vous afin d'avoir quelques avis sur notre itinéraire pour le mois de Février.
Nous venons de prendre nos billets d'avion via Kuala Lumpur (nous aurions préféré via BKK, mais ils étaient bcp moins avantageux côté prix): du coup, obligés d'arriver et de repartir depuis Rangoon 🤪
Nous avons construit un petit itinéraire assez classique, mais n'hésitez pas à soumettre vos commentaires.
Arrivée le Dimanche 1er Février à Rangoon avec Air Asia à 18h20
- Du Dimanche 1er Février au Mercredi 4 Février: Rangoon (deux jours entiers étant donné que nous arrivons le dimanche soir et repartons le mercredi matin)
- Mercredi 4 Février: Vol de Rangoon à 06h00 vers Mandalay avec Golden Myanmar Airlines
- Du Mercredi 4 Février au Samedi 7 Février: Mandalay
- Samedi 7 Février: départ en Bus vers Bagan --> Mandalay 08h30 - Nyang U 12h30 : BUS (4h30)
- Du Samedi 7 Février au Mardi 10 Février: Bagan (précision: j'adore les temples!😊)
- Le Mardi 10 Février: Départ en fin de journée pour Kalaw en Bus (6h?). J'ai vu qu'il y avait des bus de nuit avec arrivée à Kalaw vers 1h30 du matin. Pas de soucis pour les guest house?
- Du Mercredi 11 Février au Vendredi 13 Février: Trek entre Kalaw et Inle
- Du Vendredi 13 Février au Dimanche 15 Février: Lac Inle. Cela nous ferait seulement deux jours entiers à Inle...peut-être un peu juste? Enlever un jour à Bagan/Mandalay?
- Dimanche 15 Février : départ en bus de nuit pour Rangoon.
- Lundi 16 Février: Arrivée tôt le matin à Rangoon, nous pensons déposer nos valises dans la GH où nous irons dormir au début du séjour s'ils sont sympas 😎. Dernière journée à Rangoon ou alentours (Rocher d'Or par exemple)
- Lundi 16 Février: Vol Retour de Rangoon à 19h vers Kuala Lumpur.
Nous sommes une famille de 3 et projetons un voyage de 17 jours en birmanie et sommes à la recherche de renseignements récents, nous avons déjà réservé notre vol pour bangkok et pensons prendre avec air asia un vol aller pour mandalay et un retour de yangon.
Nous souhaiterions faire comme circuit: mandalay (2j) - bagan (4j) - inle (5j) - rangoon (2j) nous envisageons en plus de faire un trek soit à kyaukme soit kalaw-inle, après renseignement auprès d'une agence locale il semblerait que les treks à partir de kyaukme ne soient plus autorisés, est ce quelqu'un est au courant de cette nouveauté?
Pour ceux qui ont fait ce trek à kyaukme et si c'est toujours faisable, tous renseignements sont bienvenus : comment y aller? combien de jours faut il ? est ce un bon choix de trek? nous avons vu que le guide"joy" était souvent cité, quelquun a t il utilisé ses services récemment?
pour les transports nous envisageons de faire mandalay-bagan en bateau, bagan-inle en bus ou avion et inle-rangoon en avion, le trajet bagan-inle en bus est il vraiment difficile?
pour la reservation des vols interieurs faut il les reserver de france ou directement en arrivant à mandalay?
si renseignements sur hotels sympa ou à éviter, ceux ci sont bienvenus également.
Après bien des hésitations sur notre future destination, notre choix se porte sur le Myanmar et le Laos en juillet 2012.
L'idée serait d'arriver à Bangkok, prendre une correspondance pour Yangoon et de là remonter jusqu'au Laos et redescendre.
Pour le Myanmar avez-vous une idée d'itinéraire pour rejoindre la frontière Lao ?
Nous aimons la nature, la jungle, les rizières, les animaux, la rencontre avec les peuples, des temples mais pas trop.
Nous aimons faire des treks en pleine nature à la rencontre des gens et de la faune et la flore locale.
Nous ne recherchons pas le confort, donc guest-houses à moindre coût.
La durée totale de notre voyage sera de 4 à 5 semaines. (Myanmar et Laos)
Nous avons en projet avec ma femme de partir au Myanmar en Février 2011, et du coup on se renseigne un peu...on aime voyager "libre" donc pas de circuits, pas de guides (hormis papier), transports locaux, petits hotels ou guesthouses (on aime pas trop les 4*😛 ). La durée du séjour serait de 4 semaines sur place.
On penser trouver une billet A/R Paris Bangkok, puis un A/R Bangkok Rangoun. Mais voilà, aux vues de qq discussions, on nous dis que c'est risqué, que la dictature en place ne permet pas de voyager librement (itinéraires obligatoires) et qu'on est obligé d'aller dans les hotels estampillés gouvernement ect...
Qu'en pensez-vous et du coup, si on peut faire quand même ce qu'on veut en terme d'itinéraire, lequel nous conseilleriez-vous?
Il y a déjà beaucoup de discussions a ce propos, mais je me permets d'en ajouter une autre!
Je serai au Myanmar du 24 mars au 9 avril. J'arrive et je repars de Yangon évidemment. Tout le reste du trajet reste a définir. Voici ce à quoi j'avais en tête, dites-moi ce que vous en pensez.Yangon;Mandalay;Bagan;Kengtung;Lac Inle puis retour a Yangon.Le nombre de jours à chaque endroit n'est pas encore déterminé avec précision. Je pense voyager en avion. S'il y a un truc a ajouter a mon itinéraire, j'y serai allé avec Hsipaw ou Ngapali.
Alors qu'est-ce que ça vous dit? Dans quel ordre est-ce que vous placeriez tout ca?
Merci d'avance.
Dollars obtenus en déc 2009 dans un money changer de Paris au très bon taux de 1€ = 1,44$.... Demander impérativement des billets neufs, non pliés, non déchirés, non tachés… Les anciens billets (têtes des présidents plus petites) ne sont pas acceptés… Certaines series de billets (A et B je crois) sont refusées car bcp de faux dans ces séries… Attention, le taux de change est bien meilleur pour le billets de 100$ (même pour les 50$ le taux est moins bon)… Changer assez en kyatts mais pas trop car on peut payer pas mal de choses directement en dollars
Ne pas partir qu’avec des euros… On peut les échanger à bon taux mais les guesthouses par exemple ne se paient qu’en dollars (on ne peut ni les payer en Kyats ni en euros)
Et toujours pas de distributeur de billets en Birmanie
Janv / Fév 2010 : Taux de change à Yangoon : 1$ = 1000 kyats ; 1€ = 1400 Kyats
Attention aux arnaques à Yangon notamment autour de la pagode Sule : on t’annonce un très bon taux ; tu recomptes tes liasses de billets et tout semble bon… pourtant une fois à l’hotel tu découvres qu’on t’a arnaqué de plusieurs dizaines de dollars (c’est arrivé à plein ; c’est dommage car partout ailleurs les gens sont si honnêtes…)
Moi je me suis adressé à une des nombreuses bijouteries du Scott Market… On t’amène quand même dans une arrière boutique mais aucun soucis pr nous…
Attention plus difficile de changer ailleurs ; toutefois j’ai trouvé un bon taux (1$ = 1000 kyatts ) dans une bijouterie près du marché Zegyo à Mandalay
Pour l’ensemble de notre séjour, nous avons eu besoin de 180 dollars échangés en Kyats pour 2… pour payer les repas, le bus, certains taxis (certains veulent des dollars), le bateau sur le lac Inle…
Penser à garder un billet de 10 dollars en TRES TRES bon état pour la taxe de départ du Myanmar….
La lampe torche est l’instrument à ne pas oublier.. Les coupures de courant sont quotidiennes au Myanmar…
1- Arrivée à Yangon … Heinhtet, un représentant de l’agence White Lotus (whitelotus@myanmar.com.mm ; www.whitelotus.fr) nous attends… J’ai pré-réservé nos billets d’avion avec eux par email… Vu qu’aucune transaction financière n’est possible avec le Myanmar, les billets sont seulement pré-réservés… Heinhtet nous conduit gratuitement en taxi à son agence pour effectuer le paiement… Super accueil de Mme Win avec super petit déjeuner… Les billets nous serons livrés à 18 heures ce jour à la guesthouse… Très très fiable et sérieux…
Prix des vols : Yangon/Hého : 82$ ; Hého/Mandalay : 40$ ; Bagan/Yangon : 82$
Heinhtet nous négocie alors le taxi à 3500 kyats pour rejoindre le centre ville et la Garden Guesthouse (que je n’avais pas réservé)…
La Garden Guesthouse (d’où on a la plus belle vue sur la Sule Pagoda ; 441 Mahadandoola Street à Yangon , 95 – 1 – 253779 ; pas d’email) , est très bien située; quartier autour très sympa , guesthouse plutot propre bien que vieillotte; accueil moyen - chambre simple à 4$ sans salle de bain, 6$ avec Salle de bain ; 10 $ la double)
Après une tentative d’arnaque autour de la padgode Sule, nous allons échanger de l’argent au Scott Market ou il faut aussi se méfier parait il…
Après midi : visite de la sublime pagode Schwedagon (5$ l’entrée)
Retour à la Guesthouse en taxi (1500k pour 3)
Réservation du taxi avec la Garden Guesthouse pr aller le lendemain 5h à l’aéroport (6$) prendre notre vol pr Hého (lac Inle)
2 – Vol Hého – Pick up à 3000k par personne pour rejoindre Nyaungshwe – incroyable vu que partout sur les forums on annoncait une mafia organisée à cet aéroport pr le taxi (au moins 30$ pr le taxi était annoncé)… Etant sortis les derniers de l’aéroport, tous voulaient nous avoir…
3 dollars à payer en arrivant à Nyaungshwe que ça soit en bus, en taxi, à pieds, en bateau…
Le pick up nous dépose devant la guesthouse de notre choix … Le Queen Inn était malheureusement complet donc il nous amène à une autre guesthouse, la Teckwood guesthouse (20$ pour 3 après négociation ferme avec la mère et la fille, aussi détestables l’une que l’autre…c’était pareil 4 ans avant…). Les chambres sont toutefois très bien et le petit déj très bon…
Balade à pieds en suivant le coté du canal menant au lac inle (le coté avant le pont , opposé à la guesthouse Queen Inn …) ne pas hésiter à traverser les villages… même si on se demande parfois si on n’est pas dans la cour d’une maison…c’est très sympa…
Réservation en soirée d’un tour en bateau sur le lac Inle pour le lendemain avec Mr Win Maung (95 – 081-209- 468), sexagénaire rencontré le midi au bord du canal…
3 - Tour sur la Lac Inle avec Mr Win : Départ 7h15 ; retour 17h
Il nous avait promis un tour hors des zones touristiques ; respect de cet engagement à 200%...Extras le tour comparé à celui tout ficelé organisé par les petites agences… La journée avec les agences est à 12000k qque soit le nombre de personne sur le bateau… Mais c’est un petit tour sur le lac Inle uniquement (je l’avais fait 4 ans auparavant ; visite de plein de boutiques…)
Nous avions opté avec Mr Win pour un circuit menant à un marché juste avant le deuxième lac, le Sankar Lake (sinon il faut payer une droit d’entrée de 10$ si on franchit de Sankar et à priori rien de plus)… un régal… marché superbe et peu touristique (mais tous les 5 jours seulement comme tous les autres marchés (il exite un site internet anglais précisant les jours des marchés du lac ; http://www.journeysmyanmar.com/5_days_market.htm )… La ballade sur le canal entre le lac Inle et le Sankar lake est superbe… Ensuite le programme du reste de la journée a été décidé entre Mr Win et nous (village de potiers, fabrique d’alcool de riz, d’une fabrique de Cheerots, ballade à travers plusieurs villages du lac Inle et à travers plusieurs zones de jardins flottants…)
4 – Les femmes du Teckwood sont tellement peu sympa que nous avons réservé la veille un bungalow au Queen Inn (queen.inle@gmail.com ; 095-81-209544)… Wouah… Il est tenu par 2 sœurs (Ko Myo et Ma Sue) à la gentillesse et à la générosité sans pareilles…incroyable… Le Queen Inn donne direct sur le canal (animation permanente +++ ; certes le bruit des moteurs des bateaux très tôt le matin… mais le Queen Inn offre tant à coté de ce petit désagrément; et avec des bonnes boules quies…)… Bungalow à 18$ pr 3 (5 à 7$ la chambre single) ; petit déjeuner dément avec jus de fraise, pancakes à volonté… une boisson fraiche (lassi à l’avocat…) quand vous rentrez de balade…
Quant au set dîner à 2500 kyats : j’en parle même pas… plus que délicieux et copieux…
Un lieu à ne pas louper en Asie… On peine à les quitter…
Après notre installation au Queen Inn, nous filons pour le sublime marché de Nyaungshwe qui a lieu également ts les 5 jours (les autres jours il y a toutefois qques stands… mais rien à voir avec le grand marché qui se tient ts les 5 jours)
L’après midi , balade à pieds en prenant le chemin derrière la guesthouse Queen Inn… aller au gré de son inspiration… Plus sympa de le faire sans doute à vélo… quoi que certains ponts en bambou ne sont pas faciles à traverser à vélo…
Le soir spectacle de marionnettes traditionnelles (3$) chez l’adorable Mr Aung que j’avais déjà rencontré 4 ans auparavant… Tjs un bon moment : tant le spectacle que de discuter avec lui…
5- Nouveau tour de bateau négocié avec Mr Win… Je veux absolument retourner au site d’Indeen que j’avais adoré 4 ans auparavant (éviter de le faire le jour du marché d’Indeen qui est devenu à priori hyper touristique…)… Les agences proposent le tour ficelé incluant Indeen à 15000k ; nous payons 18000k avec Mr Win mais là encore il nous propose un tour sur mesure… Le tour sera finalement effectué par son neveu qui se révèlera encore mieux… Nous commençons comme convenu par l’observation des différents métiers du lacs (différentes techniques de pêche, récolte des algues pour consolider les jardins…)… Ils nous amène à Indeen quand les touristes venus avec les agences en repartent… Nous avons le site pour nous seuls… Il nous laisse y aller seuls… Ne pas louper de monter sur la colline derrière le site (vue extra ; les gamins du village peuvent pr qques Kyats vous montrer le chemin)… Au retour nous nous baladons le long de la belle rivière verte …
Ensuite notre souhait était de visiter un atelier de tissage de la fibre de lotus, puis de nous balader encore dans diverses zones de jardins flottants… là encore respect total de nos souhaits… il coupe à de nombreuses reprises le moteur pour nous laisser savourer la beauté et la magie des lieux… wouah…
6 – Matinée errance dans les (qques) rues qui constituent Nyuangswhe…avant de prendre notre taxi à 13h pr l’aéroport d’Hého… Petit coucou comme promis au marionnettiste
13h : notre taxi réservé avec le Queen Inn (16000k) nous offre la possibilité de qques arrêts en route pour l’aéroport … Arrêt très sympa au superbe monastère de teck à 2 ou 3 km de Nyaungshwe… Vol pour Mandalay
Taxi aéroport/centre ville de Mandalay (négocié à 15000k ; 46km)… Installation à Mandalay à l’hotel AD1 (02-34505) ; 5$ par pers ; rien de spécial à part le bruit des générateurs qui fait vibrer l’hotel et les salles de bain destroy; le quartier où se situe l’hotel est agréable… Le petit dej est très correct sur une agréable terrasse !
7 – Mandalay : nous marchons sur la 26ème street jusqu’au fleuve Irrawady… Ensuite nous marchons le long du fleuve… Furieuse animation mais quelle pauvreté…
Nous cherchons ensuite un taxi le long du fleuve… Y en a pas ou peu… Nous tombons finalement sur un taxi bleu mais le chauffeur ne parle pas un mot d’anglais… Un gentil monsieur (Myint Thein, ancien Richsaw Man) d’une maigreur absolue nous propose son aide pour la traduction… Il nous aide à organiser la suite de la journée avec le chauffeur de taxi… (Pagode Mahamudi à 3km ou il n’y a plus les 4$ de droit d’entrée mais 2$ si on veut prendre des photos… ; fabrique des feuilles d’or (ça sera très intéressant même si c’est Zola); dépôt devant l’ancien palais d’où nous voulons rentrer à pieds…) … Il est à l’écoute… négocie le prix pour nous avec le chauffeur… nous demande si 2000k par personne ça ne fait pas trop… Il nous demande ce que nous faisons le lendemain… Je lui explique que j’aimerai visiter les anciennes capitales autour de Mandalay mais que payer tous ces droits d’entrée au gouvernement m’ennuie… Il me propose de nous accompagner avec le même taxi driver… et d’emprunter le nouveau pont qui nous évitera les 4$ par personne pour la colline de Sagaing… ; par contre il n’a aucune solution pour contourner le racket sur l’ile d’Ava… Quand je lui demande son tarif ; après discussion avec taxi driver il me dit « 15000k la journée pr le taxi driver et pour moi ce que vous voudrez… je veux juste aider mon ami le taxi driver à réaliser votre tour.. » J’insiste pour avoir un ordre d’idée pour son accompagnement (il me dit : je ne sais pas ; 2000k par pers si vous voulez)… Ca sera sans doute notre deuxième plus belle rencontre en Birmanie à égalité avec les filles du Queen Inn et les parents de Pyisone à Bagan… mais des belles rencontres il n’y a quasiment que ça en Birmanie si on exclut les rapaces de la Teckwood Guesthouse et les changeurs de monnaie arnaqueurs.
8 – Super tour des anciennes capitales avec Myint Thein…, d’une gentillesse et d’une zenitude extrêmes, attentionné et surtout très intéressant… En concertation permanente pour connaître nos souhait, il nous a fait un tour du tonnerre
- Visite du grandiose monastère de Shwe in Bin à la sortie de Mandalay +++
- Déjeuner des moines à 10h15 au monastère Mahagandhayon d’Amarapura ; et une fois les groupes de touristes partis, visite des coulisses de ce monastère (les cuisines, les quartiers des moines…) ++
- Visite intéressante d’un atelier de tissage
- Colline de Sagaing en échappant au droit d’entrée ++
- Visite d’Ava que nous lui demandons finalement ++… En fait on prendra le bac pour traverser la rivière (1000k par pers A/R); calèche négociée à 6000k pr 3 (normalement c’est 5000k pr 2 maxi ; c’est carrément affiché sur le parking des calèches) et nous nous contenterons de la ballade en campagne et autour des monuments (sinon c’est 10$ pr le billet groupé)… Nous réussissons toutefois à visiter gratuitement le monastère de Maha Aung Mye Bon Zah, seul monument qui m’intéressait vraiment (et effectivement très beau et original puisque tout en briques) en prétextant, à la guérite vendant les billets, ne pas vouloir entrer mais juste longer ses murs extérieurs…
- Pont d’U Bein au coucher de soleil… +++
9 – Taxi à 7:00am pour la station de bus pr prendre le bus Mandalay/Bagan de 8 am
taxi 5000k avec l’hotel AD1 ; billet 8000k par pers avec l’hotel AD1 (7500k à la station mais c’est à 11km du centre)
Trajet Mandalay/Bagan effectué en 6h… Quasi plus de goudron sur la route mais trajet pas trop éprouvant…
A Bagan installation à l’hotel Myn Kha Ba (061- 60304 ou 061-60907) ; personnel très sympa ; belle chambre pr 18$ ; bon petit déj bien copieux
Nous terminons la journée en flanant dans Nyaung Oo, bien reposant après Mandalay
10 – Journée calèche sur le site de Bagan… (ça permet de rayonner large…) avec Zaw Myint qui travaille en // à l’hotel Myn Kha Ba… Il n’est pas hyper sympa mais correct… Ses tarifs sont très compétitifs (12000k la journée pr 3 ds la calèche) et son tour est bien conçu avec qques explications sur les différents temples où il nous arrête…
Le midi nous mangeons dans une gargote près du musée d’archéologie dans le vieux Bagan… Le Santhidar, gargote des parents de Pyisone rencontré il y a 4 ans n’existe plus … mais il se trouve que la gargote ou nous nous arrêtons est tenue par la tante adorable de Pyisone… Elle nous explique que ses parents tiennent à présent un resto appelé aussi Santhidar à Myn Kha Ba… Je demanderai au chauffeur de calèche de nous y conduire car j’ai très envie de les revoir…Il le fera après nous avoir fait visiter qques temples et une superbe fabrique de laques à Myn Kha Ba ou la fille des patron parle un français remarquable…
Retrouvailles très sympas avec Pyisone et sa famille qui nous invitent à diner le lendemain soir… La tata doit déjà nous préparer un repas traditionnel birman le lendemain midi…
11- Pick up (500k par pers) pour Old Bagan… Balade à pieds à partir du temple d’Ananda…
Visite de la superbe pagode Ananda , puis nous allons voir la vue depuis le temple de Schwesandaw ; délicieux repas chez la tante de Pyisone et son fils Thuya ; re-balade autour des temples puis jusqu’au fleuve Irrawady et la pagode Mahadodi … Marche jusqu’à Myn Kha ba ou les parents de Pyisone nous ont préparé un super diner… Retour à Nyaung Oo avec la calèche des voisins de Pyisone… N’hésitez pas à aller manger à leur resto le Santhidar juste en arrivant à Myn Kha Ba (super bon et pas cher)
12 – Marché de Nyaung Oo… Toujours beau et intéressant mais plus touristique qu’il y a 4 ans…Visite de la superbe pagode Shwezigon à Nyuang Oo
Pick up vers 16h pr Old Bagan (Temple d’Ananda) pour aller voir le coucher de soleil depuis le temple de Schwesandaw… Toujours autant de monde pour le coucher de soleil…
Nous avons prévu de reprendre un pick up pr le retour mais un Koréen qui réside à notre hotel nous propose de partager sa calèche car à priori il n’y aurait plus de pick up à cette heure… La calèche nous dépose tous à la pagode Shwezigon illuminée et tout aussi superbe le soir…
13 – Notre vol pr Yangon est à 17h30 … Ballade ds Nyuang Oo , retour à la Shwezigon , balade jusqu’au port de Nyaung Oo
taxi pr l’aéroport (5000k avec l’hotel May Kha Lar qui propose aussi des tarifs interessant pr les billets d’avion)…
Pour le vol Bagan/Yangon avec Air Bagan se mettre impérativement du coté gauche dans l’avion car ils font un survol du vieux bagan et de ses temples… Nous étions à droite.. très dommage…
Taxi aéroport Yangon / Centre ville : 6000k … Installation à la Garden Guesthouse que nous avions réservé par tél depuis Bagan car arrivée tardive à Yangon…
14 – Yangon : quartier sympa de la Garden Guesthouse ; temple Indien de Kali et marché indien couvert (++) ; Scott Market , Parc Kawankadi (2$ l’entrée mais il fait tellement chaud à Yangon que nous voulons un peu de vert ; parc pas grandiose mais reposant)… Marche jusqu’à l’autre pagode voisine de la Shwedagon (entrée gratuite)… Taxi pr rentrer à l’hotel (1500k pr 3)
Superbe quartier chinois le soir… en plus durant le nouvel an chinois…animation débordante…
15 – Yangon : balade de l’autre coté de la pagode Sule… Visite intérieure du Strand Hotel… Sieste l’après midi car trop chaud… Revisite des quartier autour de la pagode sule (vendeurs de pierres précieuses) ; retour dans le quartier chinois…
Réservation du taxi avec la garden guesthouse pr aller à l’aéroport le lendemain 6am (7000k cette fois)
Je pars en Thailande Fin Janvier et de lá j ai envie de me ballader deux ou trois semaines en Birmanie.
J aurai aimé avoir votre avis, je pars seule, je suis habituée a voyager comme ça et j aime assez !
Mais selon les pays, je sais aussi que c est plus ou moins une bonne idée ... ou en tout cas, on profite pas autant qu en etant accompagné.
Je ne pense pas avoir de soucis pour la Birmanie, mais comme ce que j ai pu lire ici ( au feminin ) date de 2005 ou 2007 au mieux !
Y a t il quelqun qui en revient depuis peu ?
Merci
Bonjour à tous,
On rentre juste du Myanmar nous avons circulé en parti avec voiture et chauffeur.
Si vous voulez des tuyaux tout chauds je suis à votre disposition.
Bon voyage à ceux qui partent, bons réves pour les autres.
Patrick
Je vais partir fin janvier-debut fevrier prochains pour 15 jours, en solo et j hesitais entre le sri lanka et myanmar.
J'ai voyagé en solo deja pendant 4 mois l'annee derniere en asie du sud est, ou j ai pu découvrir la malaisie, bornéo, singapour, l'indonesie, le laos et la cambodge. J avais deja ete auparavant en thailande et au vietnam.
Tout le monde me dit que les 2 pays sont extra ordinaire . A la base je pense plus pour le sri lanka etant donné que j ai peur que les paysages et les temples du myanmar soit similaire a ce que j ai deja vu auparavant ( est ce vrai ?).
Le sri lanka a l air d'etre moins similaire d apres ce que j ai pu voir mais il parait que le regade des hommes est plutot compliqué dans le sud du sri lanka... c est mon frein je dois avouer... en tant que femmes dans tous les pays que j ai pu faire je n ai eu aucun souci. Mais la je lis des histoires d insulte et de je me masturbe dans les transports en commun... j ai peur se me sentir vraiment en insecurité et que cela me gache le voyage ...
J espere rencontrer du monde sur place dans tous les cas, savez vous d ailleurs si il y a beaucoup d auberge de jeunesse au sri lanka ?
Je suis preneuse de tous vos commentaires sur le sujet
Bonjour,
Nous connaissons assez bien la Thaïlande et cette année nous espérons passer une dizaine de jours au Myanmar pour découvrir ce pays. Ce sera du 14 novembre au 24 novembre environ. Nous n'avons pas encore réservé avec Air Asia.
Nous arriverons de Bangkok et pensons commencer par Mandalay.
Serait-il possible de continuer ensuite vers Bangan, lac Inle et terminer à Yangon?
Entre chaque site, vaudrait-il mieux privilégier l'avion ( j'appréhende un peu les réservations par le net en ce qui concerne les lignes intérieures et compagnies que je ne connais pas du tout), ou alors de négocier avec un taxi entre chaque séjour? Ou train, bus?
Je souhaiterais organiser tout cela en individuel au lieu de passer par une agence.
Merci infiniment pour votre aide.
Cordialement.