Hello les baroudeurs in da World ! 😄
Mon ami et moi souhaiterions partir en AMERIQUE DU SUD environ 6 mois & nous allons nous mettre à préparer activement ce périple ...
Toutes les bonnes âmes capables de nous faire des retours : (hébergements, budget , équipements , visites, cuisine, local & tous sujets qui vous viennent en tête) seront les bienvenus 😉 !
Initialement nous avions pour projet de commencer notre périple par le Costa Rica ou y remonter après un festival de musique qui a lieu aux environs de Salvador de Bahia en décembre prochain , cependant nous n'avions pas pris en compte le coût d'un éventuel billet d'avion Brésil -Costa Rica ou inversement ( bien trop cher pour nous )
Certains ont il entendu parler de possibilité de relier ces deux pays par d'autres moyens : bus ou bateau stop ou voilier en recherche d'équipage etc etc ? j'ai cherché sans succès d'éventuels topics sur des liaisons de bus aujourd’hui, si certains ont des pistes ...Je sais qu'il faudrait 3 ou 4 jours de trajets entre les deux ...
Sinon nous serons contraints de sauter la case Costa Rica 😕
Pour la suite du périple nous envisageons donc un passage par :
- LE PEROU
-LA BOLIVIE
- LE CHILI
- L'ARGENTINE ET TERRE DE FEU .
Quelles sont vos expériences? Comment vous êtes vous déplacez? les frontières sont elles simples à passer ? Est il obligatoire d'avoir un billet A/R quand on pose le pied sur le sol sud américain?
Je rajouterais pour finir au vu des pays cités et de la durée de voyage selon vous backpackers expérimentés ou non , quel serait le budget approximatif à prévoir par personne tout compris en sachant que nous allons privilégiés autant que possible le couchsurfing et les moyens de déplacements comme le bus ( peu couteux) , j'ai vu aussi que certains hébergements ( auberges de jeunesse )ou autres proposaient des cuisines communes ? )
Dans quel pays le bivouac /trekking/ camping vous semblent ils appropriés?
Merci pour vos lectures et réponses ...
Thyphanie & Amaury
salut a tous
je me renseigne de plus en plus sur l'amerique du sud j'ai envisager de couvrir 6 pays en 6 mois : colombie, ecuateur, perou, chilie, paraguay et argentine ? je prevoit un budget de 5000Euro pur les 6mois, en contant rester 1mois dans chaque pays (les capitales). Les vols d'avions entre les pays sont'ils chers ou bon marcher car j'ai etendu dire qu'en amerique du sud les lieux les plus dangereux se situes au frontieres ? vrai ou faux ?? Merci pour m'eclairer un peu franck
je me renseigne de plus en plus sur l'amerique du sud j'ai envisager de couvrir 6 pays en 6 mois : colombie, ecuateur, perou, chilie, paraguay et argentine ? je prevoit un budget de 5000Euro pur les 6mois, en contant rester 1mois dans chaque pays (les capitales). Les vols d'avions entre les pays sont'ils chers ou bon marcher car j'ai etendu dire qu'en amerique du sud les lieux les plus dangereux se situes au frontieres ? vrai ou faux ?? Merci pour m'eclairer un peu franck
Bonjour,
Je voulais savoir qui etait en preparation d un tour des Ameriques (principalement SUD) en camping car.
Nous envisageons de partir en septembre / octobre 2009, avec un combi volswagen, si d ici là, nous avons le temps de le remettre en etat de marche, il roule mais il faut bien le preparer pour partir l esprit tranquille.
Nous sommes entrain d etablir le budget et je suis en attente du prix de la traversée Le Havre /Buenos Aires (juste pour le vehicule, nous partiront en avion, a mon grand regret).
Si d autres personnes sont dans la meme situation, j aimerai bien discuter avec vous pour echanger nos preparatifs.
A bientot peutetre
Je voulais savoir qui etait en preparation d un tour des Ameriques (principalement SUD) en camping car.
Nous envisageons de partir en septembre / octobre 2009, avec un combi volswagen, si d ici là, nous avons le temps de le remettre en etat de marche, il roule mais il faut bien le preparer pour partir l esprit tranquille.
Nous sommes entrain d etablir le budget et je suis en attente du prix de la traversée Le Havre /Buenos Aires (juste pour le vehicule, nous partiront en avion, a mon grand regret).
Si d autres personnes sont dans la meme situation, j aimerai bien discuter avec vous pour echanger nos preparatifs.
A bientot peutetre
Nous avons le projet d'un circuit de plusieurs mois en Amérique du sud.Nous arrivons avec notre véhicule (4x4 avec cellule)à Buenos Aires courant décembre 2009.
Nous serions heureux de profiter de l'expérience de voyageurs pouvant nous aider à résoudre les questions suivantes en vrac:
où trouver une assurance pour le véhicule où stationner à buenos aires pour visiter la ville type de bouteille de gaz disponible ou type de raccord utilisable (possédons actuellement bouteille twinny) équipements requis pour le véhicule (barre de remorquage, triangle, extincteur...)
Toutes informations pratiques, suggestions sont les bienvenues.
D'avance un grand merci pour votre aide.
où trouver une assurance pour le véhicule où stationner à buenos aires pour visiter la ville type de bouteille de gaz disponible ou type de raccord utilisable (possédons actuellement bouteille twinny) équipements requis pour le véhicule (barre de remorquage, triangle, extincteur...)
Toutes informations pratiques, suggestions sont les bienvenues.
D'avance un grand merci pour votre aide.
Bonjour à tous,
Je m'apprête à quitter Bruxelles ou je vis depuis 2 ans pour tenter de m'installer en Amérique du Sud voire centrale.
J'ai en tête de voyager quelques mois avec mon amie afin de trouver un endroit où poser nos valises.
Nous travaillons tous les deux dans la restauration mais comptons bien faire un sérieux break avant de repenser à bosser.
Nous pensons commencer par Fortaleza puis tourner dans le sens des aiguilles d'une montre : Argentine / Chili / Bolivie / Pérou /Equateur puis Costa Rica.
Je connais assez bien la côte entre Bahia et Rio mais sinon rien de plus au Brésil.
Je connais par contre très bien le Pérou, et un peu la bolivie (Uyuni / La Paz)
Auriez-vous des recommandations en dehors des sentiers battus? On est pas pressés mais on veut en prendre plein la tête..
Merci d'avance ))
Nous retournons récupérer notre véhicule stationné en Uruguay fin 09/10 et envisageons de faire une boucle Perou Bolivie Brésil.Durée du voyage 6 mois environ.Nous sommes preneurs de toutes informations et expériences pour organiser notre périple au mieux (pays en fonction des saisons et des conditions de circulation).
Nous envisageons également de rapatrier notre véhicule à partir de la Guyane, est-ce possible?
Merci par avance de votre aide
salut a tous
j'envisage de faire un circuit de 6 mois en amerique centrale ou en amerik du sud.
Pour l'amerique centrale j'envisagerai de couvrir 5pays : mexique, cuba, puerto rico, panama, costa rica
je pensai a un budget de 4000 euro pour 6mois estce suffisant pour vivre normalement etant donner que j'envisage de rester 1 mois dans chaque pays
Les billets d'avion reliant les pays de l'amerique centrale sont'ils chers??
Merci davance pour vos conseils
franck
franck
Bonjour,
je projette d'aller 6 mois en am entrale et du sud à partir de mi janvier, début février 2009 et j'hésite sur mon itinéraire.
J'aimerais commencer par l'argentine (je crois qu'en rapport avec la saison c'est le mieux et remonter ensuite jusqu'en am centrale. non?) en fait j'amerais surtout voir le glacier perito moreno qui m'a tjs fait réver et pourquoi pas les chutes d'iguazu.
Quelqu'un a-til déjà fait le trajet en bus en buenos aires et le glacier, combien de temps faut-il compter? Avez vous des lieux à me conseiller entre ces deux points. Je ne voudrais pas rester en argentine plus d'un mois.
Ensuite se pose la question du Pérou et de la Bolivie ou je suis déjà passée pendant 1 mois, je pense que j'en ai plus vue de la Bolivie que du Pérou . Du coup mon chois se porterai plus sur un mois au Pérou.
Aprés ça j'aimerais faire salvador, guatemala, belize. Etant donné que ces états sont petits, pensez vous qu'un mois et demi suffisent ou mieux vaut-il prévoir 2 mois?
Pour finir j'aimerais faire le mexique (1 mois et demi?)
Tout ça vous parait-il raisonnable?
Autre question, j'ai un gros doute sur l'équateur, bizarrement ce n'est pas un pays qui me vient tt de suite dans la tête, y avait vous déjà été, penser vous qu'il faudrait que je l'intègre dans le circuit?
En admettant que je parte de Lima, savez vous à combien paut revenir un vol pour aller au Salvador?
Si certains on déjà fait ce périple, je suis preneuse de toutes les remarques notamment, approximativement combien faut-il compter de budget, sachant que je ne compte pas aller dans des hotels de luxe. J'aimerais beaucoup loger chez des locaux histoire de vivre un peu avec eux et ne pas faire que visiter un pays ( c'est utopique ou les gens son-ils assez hospitaliers?)
Dernière question j'ai vu que beaucoup voyageaient avec une tente, sachant que je ne partirai pas seule mais au moins à 2, voir 3 ou 4... a combien peut on trouver une tente qui tienne la route?
Merci :D
je projette d'aller 6 mois en am entrale et du sud à partir de mi janvier, début février 2009 et j'hésite sur mon itinéraire.
J'aimerais commencer par l'argentine (je crois qu'en rapport avec la saison c'est le mieux et remonter ensuite jusqu'en am centrale. non?) en fait j'amerais surtout voir le glacier perito moreno qui m'a tjs fait réver et pourquoi pas les chutes d'iguazu.
Quelqu'un a-til déjà fait le trajet en bus en buenos aires et le glacier, combien de temps faut-il compter? Avez vous des lieux à me conseiller entre ces deux points. Je ne voudrais pas rester en argentine plus d'un mois.
Ensuite se pose la question du Pérou et de la Bolivie ou je suis déjà passée pendant 1 mois, je pense que j'en ai plus vue de la Bolivie que du Pérou . Du coup mon chois se porterai plus sur un mois au Pérou.
Aprés ça j'aimerais faire salvador, guatemala, belize. Etant donné que ces états sont petits, pensez vous qu'un mois et demi suffisent ou mieux vaut-il prévoir 2 mois?
Pour finir j'aimerais faire le mexique (1 mois et demi?)
Tout ça vous parait-il raisonnable?
Autre question, j'ai un gros doute sur l'équateur, bizarrement ce n'est pas un pays qui me vient tt de suite dans la tête, y avait vous déjà été, penser vous qu'il faudrait que je l'intègre dans le circuit?
En admettant que je parte de Lima, savez vous à combien paut revenir un vol pour aller au Salvador?
Si certains on déjà fait ce périple, je suis preneuse de toutes les remarques notamment, approximativement combien faut-il compter de budget, sachant que je ne compte pas aller dans des hotels de luxe. J'aimerais beaucoup loger chez des locaux histoire de vivre un peu avec eux et ne pas faire que visiter un pays ( c'est utopique ou les gens son-ils assez hospitaliers?)
Dernière question j'ai vu que beaucoup voyageaient avec une tente, sachant que je ne partirai pas seule mais au moins à 2, voir 3 ou 4... a combien peut on trouver une tente qui tienne la route?
Merci :D
Bonjour,
Tout d’abord je nous présente : Morgane et Linda, 29 et 25 ans, habitant à Toulouse. Nous avons le projet de partir 6 mois en Amérique du Sud, de Juillet 2014 à Janvier 2015. Nous sommes en plein dans notre itinéraire, mais en gros, ce que nous souhaiterions faire : Equateur + Galápagos, Pérou, Brésil (de Rio pour aller jusqu’en Argentine, Iguazù), Argentine et Chili (de la Patagonie jusqu’à Santiago).
En plus de l’aspect « touristique » de ce voyage, nous avons monté une association appelée « Qui vivra liera », ayant pour but la création, la promotion et la pérennisation de liens sociaux entre personnes de différents horizons. Nous souhaiterions donc profiter de ce voyage pour mener des actions concrètes allant dans ce sens, en passant par 2 vecteurs : - l’école : créer des jumelages entre écoles françaises et latino-américaines pour favoriser les échanges et l’entraide - le sport : aider des associations sportives à se développer, en leur apportant un soutien matériel et/ou humain
Maintenant que cette présentation est faite, j’en viens à nos questions : - Est-ce nécessaire de réserver nos billets d’avion (jusqu’en Equateur, pour les Galapagos, du Pérou au Brésil, ect) bien à l’avance pour être sûres de ne pas payer trop cher ? Quel est le meilleur deal (billet pass continent, multi-destinations ou vols à la carte) ? - Auriez-vous des contacts d’écoles ou d’associations sportives qui seraient susceptibles d’être intéressées par notre projet ?
Nous sommes bien sûr preneuses de tous les conseils, bons plans et contacts que vous pourriez avoir pour nous !
Merci beaucoup beaucoup pour votre aide !
Linda et Morgane
PS : Nous nous sommes lancées dans la recherche de sponsors et partenaires pour nous aider à financer nos actions, donc si vous avez des pistes là aussi, nous sommes preneuses !
Tout d’abord je nous présente : Morgane et Linda, 29 et 25 ans, habitant à Toulouse. Nous avons le projet de partir 6 mois en Amérique du Sud, de Juillet 2014 à Janvier 2015. Nous sommes en plein dans notre itinéraire, mais en gros, ce que nous souhaiterions faire : Equateur + Galápagos, Pérou, Brésil (de Rio pour aller jusqu’en Argentine, Iguazù), Argentine et Chili (de la Patagonie jusqu’à Santiago).
En plus de l’aspect « touristique » de ce voyage, nous avons monté une association appelée « Qui vivra liera », ayant pour but la création, la promotion et la pérennisation de liens sociaux entre personnes de différents horizons. Nous souhaiterions donc profiter de ce voyage pour mener des actions concrètes allant dans ce sens, en passant par 2 vecteurs : - l’école : créer des jumelages entre écoles françaises et latino-américaines pour favoriser les échanges et l’entraide - le sport : aider des associations sportives à se développer, en leur apportant un soutien matériel et/ou humain
Maintenant que cette présentation est faite, j’en viens à nos questions : - Est-ce nécessaire de réserver nos billets d’avion (jusqu’en Equateur, pour les Galapagos, du Pérou au Brésil, ect) bien à l’avance pour être sûres de ne pas payer trop cher ? Quel est le meilleur deal (billet pass continent, multi-destinations ou vols à la carte) ? - Auriez-vous des contacts d’écoles ou d’associations sportives qui seraient susceptibles d’être intéressées par notre projet ?
Nous sommes bien sûr preneuses de tous les conseils, bons plans et contacts que vous pourriez avoir pour nous !
Merci beaucoup beaucoup pour votre aide !
Linda et Morgane
PS : Nous nous sommes lancées dans la recherche de sponsors et partenaires pour nous aider à financer nos actions, donc si vous avez des pistes là aussi, nous sommes preneuses !
Amis voyageurs bonjour,
Voila, fin février, je pars pour l'amerique du sud avec juste un billet aller. Pas de date de retour fixée car je n'ai pas d'obligation de taf donc de retour!!! Compte tenu de l'inversion des saisons je compte commencer mon periple par l'argentine, buenos aires pendant une dizaine de jours (faut que je me remettre a l'espagnol arrété au lycée, il y a plus de 12ans...donc je baraguine) puis descendre vers la patagonie, via la peninsule de valdès etc jusqu'a ushuaia pour remonter par el catafe jusqu'a bariloche puis santiago ile de paques. puis un retour sur buenos aires pour faire la boucle nord de l'argentine d'ignazu vers salta en passan par les missiones et la route de vins pour remonter vers la bolivie via le sud puis le perou et l'equateur... ca c'est pour le parcours en gros... je pense prendre des cours d'espagnol des mon arrivé a buenos aires, je ne veux pas loupe des echanges avec les locaux juste parce que je ne comprends pas, connaissez vous une ecole serieuse pour 1 semaine de cours intensifs, les tarifs etc... A buenos aires vu que je compte y rester qques jours avez vous un plan pour une guest avec chambre ou dortoir dans quartier sympa pas trop cher avec bonne ambiance mais ou on peut dormir un peu quand meme pour un trentenaire quoi!!! faut il reserve dès paris?
Je compte faire un max de trek dont notamment celui des incas (7-8 jours) au perou pour rallier le machu piccu et si possible hors groupe ou alors resteint 2-3 personnes, quelqu'un a t il des infos sur ce trek, difficulté experience etc? je compte faire un tour en amazonie avec petite experience (2-3 jours) dans la jungle avec rencontre d'un chamane (si possible) etc... pareil avez vous deja fait? bonne experience ( de la jungle etc!!!)? plans?
J'hésite a prendre un mini portable afin de ne pas perdre trop de temps dans les cybers mais n'est pas risqué? en plus de l'appareil photo etc... je n'ai pas envie de passer mon temps a stresser parce que j'ai pas un oeil dessus continuellement!!!
voila l'itineraire vous semble t il cohérent?
Je me suis renseigné, normalement j'ai pas besoin de visas a l'avance, tout se fait au frontiere normalement!!!
Je suis preneur de toutes les infos sur les assurances assistance etc... j'en cherche une qui couvre bien au cas ou et pour 3 mois de plus que ma carte visa premier...
Voila
Merci a ceux qui voudront bien répondre!!!
Voila, fin février, je pars pour l'amerique du sud avec juste un billet aller. Pas de date de retour fixée car je n'ai pas d'obligation de taf donc de retour!!! Compte tenu de l'inversion des saisons je compte commencer mon periple par l'argentine, buenos aires pendant une dizaine de jours (faut que je me remettre a l'espagnol arrété au lycée, il y a plus de 12ans...donc je baraguine) puis descendre vers la patagonie, via la peninsule de valdès etc jusqu'a ushuaia pour remonter par el catafe jusqu'a bariloche puis santiago ile de paques. puis un retour sur buenos aires pour faire la boucle nord de l'argentine d'ignazu vers salta en passan par les missiones et la route de vins pour remonter vers la bolivie via le sud puis le perou et l'equateur... ca c'est pour le parcours en gros... je pense prendre des cours d'espagnol des mon arrivé a buenos aires, je ne veux pas loupe des echanges avec les locaux juste parce que je ne comprends pas, connaissez vous une ecole serieuse pour 1 semaine de cours intensifs, les tarifs etc... A buenos aires vu que je compte y rester qques jours avez vous un plan pour une guest avec chambre ou dortoir dans quartier sympa pas trop cher avec bonne ambiance mais ou on peut dormir un peu quand meme pour un trentenaire quoi!!! faut il reserve dès paris?
Je compte faire un max de trek dont notamment celui des incas (7-8 jours) au perou pour rallier le machu piccu et si possible hors groupe ou alors resteint 2-3 personnes, quelqu'un a t il des infos sur ce trek, difficulté experience etc? je compte faire un tour en amazonie avec petite experience (2-3 jours) dans la jungle avec rencontre d'un chamane (si possible) etc... pareil avez vous deja fait? bonne experience ( de la jungle etc!!!)? plans?
J'hésite a prendre un mini portable afin de ne pas perdre trop de temps dans les cybers mais n'est pas risqué? en plus de l'appareil photo etc... je n'ai pas envie de passer mon temps a stresser parce que j'ai pas un oeil dessus continuellement!!!
voila l'itineraire vous semble t il cohérent?
Je me suis renseigné, normalement j'ai pas besoin de visas a l'avance, tout se fait au frontiere normalement!!!
Je suis preneur de toutes les infos sur les assurances assistance etc... j'en cherche une qui couvre bien au cas ou et pour 3 mois de plus que ma carte visa premier...
Voila
Merci a ceux qui voudront bien répondre!!!
Bonjour, je projette de partir seul a l'aventure en Amérique du Sud d'ici 1 an et ce pour une période de 3 a 6 mois. Je prépare petit a petit mon voyage. J'ai 2, 3 petites questions qui me trottent en tête et jous remercie d'avance pour les conseils et réponses.
Je compte partir avec un sac a dos et une tente. Je ne suis pas encore certain du circuit que je vais faire, mais en principe je devrais traverser 3 pays, a savoir l'Argentive, la Bolivie et le Perou.
J'aimerais savoir si il est facile de passer les frontières, d'aller d'un pays a l'autre.
Si les gens qui marchent toute la journée et qui une fois le soir venu plantent leur tente, n'ont jamais eut de problème. Y a -t-il des sites prévus ou bien c'est sans danger de monter sa tente la ou l'envie nous prend.
SI j'ai envie de louer un velo pour faire un certain trajet, y a t-il possibilité de le louer a un endroit et de le laisser 80 km plus loin ??
Je bois bcp d'eau en temps normal, alors si je pars dans un endroit retiré pendant 4-5 jours, comment faire pour ne pas me trimballer avec 10 bouteilles d'eau ?
Et enfin, est ce facile de faire de l'auto stop ?
Je compte partir avec un sac a dos et une tente. Je ne suis pas encore certain du circuit que je vais faire, mais en principe je devrais traverser 3 pays, a savoir l'Argentive, la Bolivie et le Perou.
J'aimerais savoir si il est facile de passer les frontières, d'aller d'un pays a l'autre.
Si les gens qui marchent toute la journée et qui une fois le soir venu plantent leur tente, n'ont jamais eut de problème. Y a -t-il des sites prévus ou bien c'est sans danger de monter sa tente la ou l'envie nous prend.
SI j'ai envie de louer un velo pour faire un certain trajet, y a t-il possibilité de le louer a un endroit et de le laisser 80 km plus loin ??
Je bois bcp d'eau en temps normal, alors si je pars dans un endroit retiré pendant 4-5 jours, comment faire pour ne pas me trimballer avec 10 bouteilles d'eau ?
Et enfin, est ce facile de faire de l'auto stop ?
Bonjour à tous,
Nous partons barouder 6 mois au Perou, Colombie, Brésil, Equateur, Bolivie, Argentine et Chilie. Vous qui avez voyagé ou qui êtes déjà sur les chemins, que pensez-vous d'un budget de 1500euros/mois pour deux pour logement, nourriture, déplacement, visite, divers???
Merci par avance de vos conseils!
miml
Nous partons barouder 6 mois au Perou, Colombie, Brésil, Equateur, Bolivie, Argentine et Chilie. Vous qui avez voyagé ou qui êtes déjà sur les chemins, que pensez-vous d'un budget de 1500euros/mois pour deux pour logement, nourriture, déplacement, visite, divers???
Merci par avance de vos conseils!
miml
Bonjour
Je sais ces questions ont été posées maintes fois mais je ne trouve pas de réponses qui me conviennent :-( !
J'aimerai partir 6 mois je pense en AS (Equateur, Bolivie, Perou, Argentine, Chilli)
1) Est ce qu'un budget de Euro 4000 hors billets d'avion (c'est à dire que je les ajouterai par la suite) suffiraient pour visiter ces pays. Il faut savoir que je voyage routard mais si je peux être dans une chambre avec sdb privée je suis contente. S'il faut absolument prendre un dortoir je fais aussi avec. Je prends les transports locaux et je mange dans les marchés et autres petits restos.
2) Est ce que l'on peut voir ces pays à partir de septembre ? Ou bien certains se visitent mieux en début d'année ?
Je vous remercie
Diane
Je sais ces questions ont été posées maintes fois mais je ne trouve pas de réponses qui me conviennent :-( !
J'aimerai partir 6 mois je pense en AS (Equateur, Bolivie, Perou, Argentine, Chilli)
1) Est ce qu'un budget de Euro 4000 hors billets d'avion (c'est à dire que je les ajouterai par la suite) suffiraient pour visiter ces pays. Il faut savoir que je voyage routard mais si je peux être dans une chambre avec sdb privée je suis contente. S'il faut absolument prendre un dortoir je fais aussi avec. Je prends les transports locaux et je mange dans les marchés et autres petits restos.
2) Est ce que l'on peut voir ces pays à partir de septembre ? Ou bien certains se visitent mieux en début d'année ?
Je vous remercie
Diane
bonjour à tous,
de retour d'un séjour de trois semaines en Chine : décidément c'est trop court ! Donc, vraiment envie de me lancer dans un séjour plus long...
Mon projet : partir 6 mois en début d'année prochaine (à partir de janvier si tout va bien avec mon taf)
Je voudrais aller : pour l'Amérique du Sud : Brésil, Argentine, Pérou et Chili (avec pourquoi pas un saut en Bolivie mais j'aurais certainement pas le temps), durée 3 à 4 mois pour l'asie : Thailande (2 semaines car je connais déjà), Malaisie, Philippines et Indonésie, durée 2 à 3 mois
j'ai donc une multitude de questions : (désolé !) tout d'abord, qu'en pensez-vous ? je souhaite faire plutôt des visites (Am Sud), un peu de plage et de plongée (Asie). Est-il plus intéressant de commencer par l'Am Sud que par l'Asie (par rapport au climat) ? quels sont les sites à ne pas louper (toujours en fonction des climats) ? un saut sur l'ile de Paques est-il facilement organisable ? le budget 8 000 euros pourrait-il convenir ? comment trouver les billets d'avion par internet (surtout entre l'Am Sud et l'asie) ? ... et bcp d'autres mais pour un premier post, c'est déjà pas mal !
Si quelqu'un a déjà fait un trajet équivalement, ca me ferait vraiment plaisir d'en discuter...
Merci d'avance
MiK
de retour d'un séjour de trois semaines en Chine : décidément c'est trop court ! Donc, vraiment envie de me lancer dans un séjour plus long...
Mon projet : partir 6 mois en début d'année prochaine (à partir de janvier si tout va bien avec mon taf)
Je voudrais aller : pour l'Amérique du Sud : Brésil, Argentine, Pérou et Chili (avec pourquoi pas un saut en Bolivie mais j'aurais certainement pas le temps), durée 3 à 4 mois pour l'asie : Thailande (2 semaines car je connais déjà), Malaisie, Philippines et Indonésie, durée 2 à 3 mois
j'ai donc une multitude de questions : (désolé !) tout d'abord, qu'en pensez-vous ? je souhaite faire plutôt des visites (Am Sud), un peu de plage et de plongée (Asie). Est-il plus intéressant de commencer par l'Am Sud que par l'Asie (par rapport au climat) ? quels sont les sites à ne pas louper (toujours en fonction des climats) ? un saut sur l'ile de Paques est-il facilement organisable ? le budget 8 000 euros pourrait-il convenir ? comment trouver les billets d'avion par internet (surtout entre l'Am Sud et l'asie) ? ... et bcp d'autres mais pour un premier post, c'est déjà pas mal !
Si quelqu'un a déjà fait un trajet équivalement, ca me ferait vraiment plaisir d'en discuter...
Merci d'avance
MiK
Bonjour à tous
Je me permets une fois de plus de vous posez mes questions car les dernieres fois (suede, thailande, inde...) cela m'avait bien aidé.
Voila nous sommes 3 amis de 27 ans et nous prevoyons de quitter Paris debut 2012 pour une longue periode à l'etranger. Nous avons choisi l'amerique du sud, sans toutefois avoir un point de depart en particulier.
J'aimerais savoir quels sont vos conseils dans le cadre de cette aventure.
Faut il mieux tout preparer à l'avance, itineraire, durée, reservations sur place etc ou alors prendre un vol sec par exemple arrivée Buenos Aires et retour Lima (au pif) 6 mois plus tard?
Est il plus judicieux de louer voir d'acheter une voiture sur place pour se deplacer ou utiliser les transports du pays?
J'imagine bien sur que le budget à son importance.
Nous avons entre 5000 et 7000€ et surtout un revenu mensuel de nos appartements parisiens que nous louerons.
Voila je ne savais pas trop par quoi commencer donc n'hesitez pas à m'en demander plus.
Merci d'avance
kevrad
Hello tout le monde!
Je sais que ce sujet a déjà été abordé plusieurs fois et je m'en suis dailleur pas mal imprégnée et pense avoir lu la majorité des passages me concernant...Il me reste encore pas mal de choses à éclaircir et je fais donc appel à vos précieux conseils!
Je me suis donc inspiré du forum lancé par bayeux en février pour tracer mon itinéraire et voulais savoir ce que vous en pensiez. Aussi je suis une bonne féru de rando et malgrès mes origines Grenobloises et mes jobs dans le voyage d'aventure, je ne me sens pas trop de trekker seule! en tout cas aurais plaisir à partager ça avec d'autres alors si vous êtes dans le coin à cette période de l'année et que vous êtes tenté tenez moi au courant.
Je ne peux pas dépasser 6 mois pour cette aventure :
Le but c'est de voyager roots, low budget, pas trop de touristes mais les incontournables (job oblige!) alors contact bienvenu et surtout vos expériences !
DEPART EN SEPTEMBRE :
Pérou : 1 mois1/2
Bolivie : 1 mois
Chili : 1 mois 1/2
Argentine : 1 mois 1/2
Brésil : 1 mois
Merci à tous pour toutes ces superbes infos récoltées sur le nombreux forums, merci à Titania pour tes textes hallucinant, tes conseils en tant que voyageuse femme, aussi pour l'avis précieux d'Oublieuse et Loopkin entre autre pour le temoignage de K de novembre qui m'a pas mal boulversé hier soir et désolé pour ma question vaporeuse d'hier! Légèrement plus claire aujourd'hui!
BIZZZ à tous
Charly
Je sais que ce sujet a déjà été abordé plusieurs fois et je m'en suis dailleur pas mal imprégnée et pense avoir lu la majorité des passages me concernant...Il me reste encore pas mal de choses à éclaircir et je fais donc appel à vos précieux conseils!
Je me suis donc inspiré du forum lancé par bayeux en février pour tracer mon itinéraire et voulais savoir ce que vous en pensiez. Aussi je suis une bonne féru de rando et malgrès mes origines Grenobloises et mes jobs dans le voyage d'aventure, je ne me sens pas trop de trekker seule! en tout cas aurais plaisir à partager ça avec d'autres alors si vous êtes dans le coin à cette période de l'année et que vous êtes tenté tenez moi au courant.
Je ne peux pas dépasser 6 mois pour cette aventure :
Le but c'est de voyager roots, low budget, pas trop de touristes mais les incontournables (job oblige!) alors contact bienvenu et surtout vos expériences !
DEPART EN SEPTEMBRE :
Pérou : 1 mois1/2
Bolivie : 1 mois
Chili : 1 mois 1/2
Argentine : 1 mois 1/2
Brésil : 1 mois
Merci à tous pour toutes ces superbes infos récoltées sur le nombreux forums, merci à Titania pour tes textes hallucinant, tes conseils en tant que voyageuse femme, aussi pour l'avis précieux d'Oublieuse et Loopkin entre autre pour le temoignage de K de novembre qui m'a pas mal boulversé hier soir et désolé pour ma question vaporeuse d'hier! Légèrement plus claire aujourd'hui!
BIZZZ à tous
Charly
nous sommes un couple qui désirons partir en Amérique latine en novembre 2012 pour 6 mois ( Cuba Mexique, Nicaragua...), nous souhaitons être a cuba en novembre pour le festival jazz. faut il mieux arriver a cuba puis prendre un vol cuba Cancun ou arrivée a Cancun et prendre un vol A/R?
pensez vous que 10 mille euros a 2 avec billet d'avion suffirons? voyage a la routard, hébergement au moins cher..... MERCI pour vos conseils et plans carole
pensez vous que 10 mille euros a 2 avec billet d'avion suffirons? voyage a la routard, hébergement au moins cher..... MERCI pour vos conseils et plans carole
Bonjour,
Je prépare un voyage de six mois en Amérique du Sud. Pour le moment, je pars seule et j'aimerais savoir s'il y a des gens qui compte y aller peut-être qu'on pourrait faire un petit bout de chemin ensemble.
Ce sera une joie de partager la découverte des ses pays.
Au plaisir!
Maya
Je prépare un voyage de six mois en Amérique du Sud. Pour le moment, je pars seule et j'aimerais savoir s'il y a des gens qui compte y aller peut-être qu'on pourrait faire un petit bout de chemin ensemble.
Ce sera une joie de partager la découverte des ses pays.
Au plaisir!
Maya
Hello, Bonjour, Hola !😉
Nous allons faire un voyage d’un mois du mi janvier à mi février 2012 en Argentine Chili. Arrivée à Buenos Aires, puis visite de Salta et les parcs (3 jours), puis Iguazu (3 jours), avion pour El Calafate (6 jours Patagonie), puis Osorno ou Pucon (rester 2 -3 jours) - visite du volcan, parc, puis remontée en bus à Santiago + visite Valparaiso (3 jours), arrêt à Mendoza (1 jour), puis retour à Buenos Aires (2 jours). Tous les trajets en bus, sauf avion Iguazu – El Calafate.
1. Qu’en pensez vous ? Conseillez vous d’autres arrêts plus typiques, sympas ?
2. Comment faire la traversée en bus San Martin de los Andes à Pucòn ? Quelle cie de bus conseillez vous ?
3. Que conseillez vous Pucon ou Osorno ? Quelle visite ? Rando ? Trecking ?
Merci
Thank you
Gracias !
Merry Christmas, Joyeux Noël, Feliz Navidad!
Nous allons faire un voyage d’un mois du mi janvier à mi février 2012 en Argentine Chili. Arrivée à Buenos Aires, puis visite de Salta et les parcs (3 jours), puis Iguazu (3 jours), avion pour El Calafate (6 jours Patagonie), puis Osorno ou Pucon (rester 2 -3 jours) - visite du volcan, parc, puis remontée en bus à Santiago + visite Valparaiso (3 jours), arrêt à Mendoza (1 jour), puis retour à Buenos Aires (2 jours). Tous les trajets en bus, sauf avion Iguazu – El Calafate.
1. Qu’en pensez vous ? Conseillez vous d’autres arrêts plus typiques, sympas ?
2. Comment faire la traversée en bus San Martin de los Andes à Pucòn ? Quelle cie de bus conseillez vous ?
3. Que conseillez vous Pucon ou Osorno ? Quelle visite ? Rando ? Trecking ?
Merci
Thank you
Gracias !
Merry Christmas, Joyeux Noël, Feliz Navidad!
mordus des voyages a velo, notre destination cette année serais l, amerique du sud pour environ 1 mois, qui pourrais nous conseiller un itineraire sympa hors des hordes de touristes bidochons et a qu, elle periode, merci ( perou, bolivie eventuellement ) 😉
Bonjour
Nous comptons partir en septembre prochain pour un voyage en amérique du sud pour une durée minimum de six mois (et surement maximum d'un an) Vu que nous recherchons une certaines souplesse, nous pensions prendre un billet open.
Avez des conseils pour trouver ces billets (le moins cher possibles cela va de soi)? Nous n'avons pas d'itinéraire précis, nous pouvons aussi bien arriver à buenos aires que lima ... tout dépendra des prix des billets.
Est il possible d'avoir un billet retour en open en départ d'une autre ville que celle d'arrivée?
Merci
Nous comptons partir en septembre prochain pour un voyage en amérique du sud pour une durée minimum de six mois (et surement maximum d'un an) Vu que nous recherchons une certaines souplesse, nous pensions prendre un billet open.
Avez des conseils pour trouver ces billets (le moins cher possibles cela va de soi)? Nous n'avons pas d'itinéraire précis, nous pouvons aussi bien arriver à buenos aires que lima ... tout dépendra des prix des billets.
Est il possible d'avoir un billet retour en open en départ d'une autre ville que celle d'arrivée?
Merci
Bonjour à tous et toutes, nous voilà décidés, ce sera le Pérou en août 2013. Après nombreuses lectures de guides, carnets de voyages, discussions ici sur le forum, j'ai esquissé un itinéraire pour nos 16 jours passés sur place.
Afin de vous guider pour vos réponses dans notre manière de voyager, nous avons choisi les bus pour se déplacer ( collectivos ou bus grandes lignes pour les gros déplacements), taxi (à la course ou à la journée dans 2 cas), et une liaison intérieure en avion entre Arequipa et Cuzco (vol pas cher trouvé sur internet). Nous cherchons à passer un voyage sans trop se presser, pas au pas de course, pour pouvoir profiter des paysages, lieux et habitants.
Voici donc notre itinéraire (1ère ébauche) que je vous soumets.
Aller : Avion Bordeaux=>Madrid / Madrid =>Lima (Arrivée Jour J vers 19h) (Nuit à Lima)
Jour 1 : Journée à Lima, visite de la ville (Nuit à Lima)
Jour 2 : Journée à Lima, visite de la ville (Nuit à Lima)
Jour 3 : Matin => Trajet Bus vers Ica ; Après midi => Laguna de Huacachina (Nuit à Ica ou à la laguna)
Jour 4 : Matin => Trajet Bus vers Pisco, et islas Ballestas ; Après Midi =>Trajet vers Nazca et assez de temps vol au dessus des lignes de Nazca (Nuit à Nazca)
Jour 5 : Matin => Lignes de Nazca si pas fait la veille ; Après midi => Trajet en Bus vers Arequipa (Nuit à Arequipa)
Jour 6 : Journée à Arequipa, visite de la ville (Nuit à Arequipa)
Jour 7 : Journée dans les environs d'Arequipa, peut être aller au col de Patapampa à 4900m, taxi à la journée ou location d'une voiture (Nuit à Arequipa) ; Les membres Zuri et Andre1980 m'ont informé que le Canyon de Colca était trop loin pour y aller et revenir dans la journée.
Jour 8 : Matin => Avion Arequipa Cuzco, arrivée en milieu de matinée ; Après midi => Cuzco, visite de la ville (Nuit à Cuzco)
Jour 9 : Matin => Cuzco, visite de la ville ; Après midi => Vestiges de Sacsayhuaman, retour à pied à Cuzco(Nuit à Cuzco)
Jour 10 : Journée dédiée à la vallée sacrée, avec taxi à la journée; puis train de Ollanta vers Aguas Calientes (Train soit à 15:37 ou à 19h et 21h mais il fera nuit pour les deux derniers) (Nuit à Aguas Calientes)
Jour 11 : Journée à Machu Picchu ; Retour en train Agaus Calientes Cuzco en milieu d'après midi (Nuit à Cuzco)
Jour 12 : Trajet Bus Cuzco Puno avec quelques arrêts en route ( Nuit àP uno)
Jour 13 : Matin => Visite de Puno ; Après midi et lendemain => Lac Titicaca (j'aimerai éviter les coins touristiques comme Amantani et Taquile (et Copacabana j'ai lu aussi)) sans doute passer par Llachon et donc les iles Uros (Nuit à Llachon)
Jour 14 : Matin => Ballade à Llachon ; Après midi => retour à Puno par la route en taxi, si assez de temps, peut être arrêt au Lac Umayo et Sillustani (Nuit à Puno)
Jour 15 : Trajet en bus Puno La Paz; Si arrivé assez tôt dans la journée à La Paz, ballade dans la ville (Nuit à La Paz)
Jour 16 : Journée à La Paz, visite de la ville, Être à 15h à l'aéroport de La Paz (Vol à 16h45)
Retour : La Paz =>Lima / Lima => Madrid / Madrid => Bordeaux (Arrivée J+1 à 18h00)
Bien sûr, même si cela semble déjà assez précis, le trajet est ouvert à toutes vos propositions, et comme vous l'avez lu, le contenu des journées est assez succinct et à donc à remplir (avec vos lieux préférés ou ayant retenu votre attention)
Qu'en pensez vous ? Cela vous semble-t-il trop rempli, ou à l'inverse trop tranquille? En vous remerciant par avance.
Afin de vous guider pour vos réponses dans notre manière de voyager, nous avons choisi les bus pour se déplacer ( collectivos ou bus grandes lignes pour les gros déplacements), taxi (à la course ou à la journée dans 2 cas), et une liaison intérieure en avion entre Arequipa et Cuzco (vol pas cher trouvé sur internet). Nous cherchons à passer un voyage sans trop se presser, pas au pas de course, pour pouvoir profiter des paysages, lieux et habitants.
Voici donc notre itinéraire (1ère ébauche) que je vous soumets.

Aller : Avion Bordeaux=>Madrid / Madrid =>Lima (Arrivée Jour J vers 19h) (Nuit à Lima)
Jour 1 : Journée à Lima, visite de la ville (Nuit à Lima)
Jour 2 : Journée à Lima, visite de la ville (Nuit à Lima)
Jour 3 : Matin => Trajet Bus vers Ica ; Après midi => Laguna de Huacachina (Nuit à Ica ou à la laguna)
Jour 4 : Matin => Trajet Bus vers Pisco, et islas Ballestas ; Après Midi =>Trajet vers Nazca et assez de temps vol au dessus des lignes de Nazca (Nuit à Nazca)
Jour 5 : Matin => Lignes de Nazca si pas fait la veille ; Après midi => Trajet en Bus vers Arequipa (Nuit à Arequipa)
Jour 6 : Journée à Arequipa, visite de la ville (Nuit à Arequipa)
Jour 7 : Journée dans les environs d'Arequipa, peut être aller au col de Patapampa à 4900m, taxi à la journée ou location d'une voiture (Nuit à Arequipa) ; Les membres Zuri et Andre1980 m'ont informé que le Canyon de Colca était trop loin pour y aller et revenir dans la journée.
Jour 8 : Matin => Avion Arequipa Cuzco, arrivée en milieu de matinée ; Après midi => Cuzco, visite de la ville (Nuit à Cuzco)
Jour 9 : Matin => Cuzco, visite de la ville ; Après midi => Vestiges de Sacsayhuaman, retour à pied à Cuzco(Nuit à Cuzco)
Jour 10 : Journée dédiée à la vallée sacrée, avec taxi à la journée; puis train de Ollanta vers Aguas Calientes (Train soit à 15:37 ou à 19h et 21h mais il fera nuit pour les deux derniers) (Nuit à Aguas Calientes)
Jour 11 : Journée à Machu Picchu ; Retour en train Agaus Calientes Cuzco en milieu d'après midi (Nuit à Cuzco)
Jour 12 : Trajet Bus Cuzco Puno avec quelques arrêts en route ( Nuit àP uno)
Jour 13 : Matin => Visite de Puno ; Après midi et lendemain => Lac Titicaca (j'aimerai éviter les coins touristiques comme Amantani et Taquile (et Copacabana j'ai lu aussi)) sans doute passer par Llachon et donc les iles Uros (Nuit à Llachon)
Jour 14 : Matin => Ballade à Llachon ; Après midi => retour à Puno par la route en taxi, si assez de temps, peut être arrêt au Lac Umayo et Sillustani (Nuit à Puno)
Jour 15 : Trajet en bus Puno La Paz; Si arrivé assez tôt dans la journée à La Paz, ballade dans la ville (Nuit à La Paz)
Jour 16 : Journée à La Paz, visite de la ville, Être à 15h à l'aéroport de La Paz (Vol à 16h45)
Retour : La Paz =>Lima / Lima => Madrid / Madrid => Bordeaux (Arrivée J+1 à 18h00)
Bien sûr, même si cela semble déjà assez précis, le trajet est ouvert à toutes vos propositions, et comme vous l'avez lu, le contenu des journées est assez succinct et à donc à remplir (avec vos lieux préférés ou ayant retenu votre attention)
Qu'en pensez vous ? Cela vous semble-t-il trop rempli, ou à l'inverse trop tranquille? En vous remerciant par avance.
Bonjour à tous !
Je pars faire un TDM en 2014-2015. Partant seule avec mon sac à dos, j'aimerai savoir si des compatriotes français seront sur la même route que moi. 🙂 Peut-être nous croiserons-nous ? Et peut-être même ferons-nous un bout de chemin ensemble. Mon programme: Thaïlande, Cambodge, Laos, Vietnam, sud de la Chine, Afrique australe, Madagascar, Tanzanie, Equateur, Pérou, Bolivie, Argentine, Chili, Ile de Pâques, Tahiti, Nouvelle Zélande, Australie, Indonésie, Malaisie, nord de la Chine et Mongolie en 19 mois de janvier 2014 à fin juillet 2015. Budget: 60 euros par jour en backpackers sans les billets TDM, je compte en cumuler 2 en faisant escale à Paris embrasser la famille entre l'Afrique et l'Amérique du Sud. Garantie de soleil sur tous le parcours (sauf peut-être à Tahiti et à Darwin) et ascension du Kilimanjaro et trek du Machu Picchu comme défis personnels. Pour ma part, je suis sûre que voyager seule me laissera plus libre de mes mouvements et plus ouverte à de nouvelles rencontres. A ceux qui ont déjà fait le tour de notre belle planète, il semblerait qu'on rencontre beaucoup, Beaucoup, BEAUCOUP de monde sur les sites et hébergements qui sont inscrit dans le fameux guide LP (je n'ose pas mettre le nom exact de peur d'être censurée mais les grands voyageurs auront reconnu les initiales 😛). Mais mon anglais et mon espagnol étant très approximatif, je serai heureuse de retrouver des français sur le chemin et échanger avec eux durant le trajet sur nos impressions respectives. Je potasse dure ma géographie... Si vous cherchez à voir des pandas, je peux vous indiquez où allez en Chine, idem pour ceux qui veulent surfer sur des dunes de sable au Pérou, .... bref, on peut échanger les trucs et astuces si vous le voulez.
Au plaisir de vous lire et de découvrir vos itinéraires respectifs,
Gaëlle
After about 12 hours of flying from Toulouse (via Paris), we landed in Bogotá six years after our first trip to Colombia. This time, our journey will be very different, with only this stop in the Colombian capital in common.
Our travel itinerary
Bogotá / La Macarena (Caño Cristales) / Villa de Leyva / Barichara / San Gil / Girón / Mompox / Ciénaga and the Santa Marta lagoon / Minca / Los Naranjos (Tayrona Park) / Bogotá.
Step 1: Bogotá (and Nemecon)
Bogotá (1/3)
This morning, we had a meet-up with Flora from Aventure Colombia, who helped me organize one of our stops, a few transfers, and tomorrow’s day trip, the program of which I changed at the last minute after deciding to skip the visit to the Salt Cathedral of Zipaquirá. Flora is a kind and lovely person, always available, and she did everything to answer my questions and give me advice.
She’s a local contact I highly recommend. Flora can help you plan your trip, whether you want a fully organized tour or, like us, just need assistance with a specific stop or one or more transfers between cities.
We left Flora after setting a meet-up for our return to Bogotá in a month. As we walked out of her agency, we headed to the wonderful Gold Museum, located just a hundred meters away. I was excited to revisit this amazing museum.
Note: Free entry for those over 60, regardless of nationality. Just show your passport.
Like six years ago, I was amazed by its museography, the beauty of the pieces on display, and that breathtaking shamanic room.


About two hours later, we decided to walk (careful, it’s a climb!) to the Monserrate cable car (3152m). Long wait to buy tickets and board the cable car! Once we arrived, a few raindrops, an impressive panoramic view of Bogotá’s vastness, a quick visit to the basilica (a pilgrimage site for Colombians), a walk through the tourist market, and at the top, plenty of small restaurants where we had our first Colombian meal. After our hearty lunch, we were lucky to see the sun return! No line for the descent. We then headed back to the hotel because Justine wanted to rest and recover from the trip. As for me, I continued my walk. I discovered a really nice craft market recommended by Flora, Pasaje Rivas, returned to Bolívar Square, and wandered through different streets, including the main pedestrian avenue (Calle 7), where there’s always something to see.

Tomorrow, a change of scenery as we head out for a hike in a small desert (Desierto de Chueca), located about 2 hours from Bogotá in the village of Nemecon. For this outing from Bogotá, with Flora’s help, we booked a car with a driver for the day. Flora also took care of booking the guide (since the site can only be visited with one). Nemecon (2/3) Today, we went to Nemecon to hike about 7.5 km in the ‘Desert of Checua.’ It’s nothing like sandy deserts! Instead, it’s geological formations sculpted by time, wind, and water. After two hours on the road—almost one of them spent navigating traffic jams with cars, trucks, buses, and a continuous flow of motorcycles on either side of our taxi—we reached Nemecon! The village center is really (too?) quiet. We met up with Deisy and headed toward the ‘desert,’ about twenty minutes away on a bumpy dirt road. Once there, a quick briefing, and off we went! Deisy didn’t stop talking (in Spanish) for over 3 hours!!! She told us so much about her region (flower farming, water management, traditions, songs, etc.), the origin of the site, and even mentioned Antonio Banderas, who filmed *The 33* in the village’s salt mine (the story of the survival of 33 Chilean miners after a collapse in their copper and gold mine). One hour of walking to reach the site, one hour to explore it, and one hour to return.


The advantage of this non-stop chatter was that it forced us to brush up on our Spanish at lightning speed. I even wondered if the effort to concentrate wasn’t more exhausting than the physical effort! Especially since on the way back, I got an oral quiz. Deisy wanted to make sure I remembered some of the information she’d given me during the visit: why is this rock white, that one red, and that one black? Back in the village, we had lunch at a restaurant recommended by Deisy before visiting the Nemecon salt mine. Before entering, a guide spent a good half-hour explaining the origin of the salt and the presence of many fossils in the area. Again, concentrating was tough because all the comments were exclusively in Spanish! An hour and a half wandering through the tunnels with a ‘lovely miner’s helmet’ on our heads!



We met our driver at the mine entrance. The return to Bogotá was a bit faster, but traffic in the city center was still heavy! We arrived in front of our hotel between 8:00 and 8:30 PM. It’s been a pretty intense start to the trip! Tonight, our legs are tired. Hopefully, tomorrow will be a bit more relaxed! Bogotá (3/3) We started the day by visiting the Santa Clara Church Museum, located next to the presidential palace. Alejandra (from the local agency ‘Gaia Tours Colombia,’ which organized our stay in Caño Cristales (La Macarena)) had recommended this visit for its rich mural paintings.

A few hundred meters further, after crossing the Plaza Mayor again, we visited the cultural complex housing the Botero Museum, the Mint Museum, and the Bank of the Republic Art Museum. Note that entry is free for all three museums. Botero Museum: There are fewer works by Botero here than in the Medellín museum, but more paintings and sculptures by other artists, all from Botero’s private collection (donated to Colombia). Mint Museum: We limited ourselves to visiting one room (on Flora’s advice) where three gold and gemstone monstrances and a Christ with a crown of emerald thorns are displayed. Photos are not allowed. Art Museum: We visited two temporary exhibitions. Lunchtime came quickly. We had a good meal at a reasonably priced small restaurant in the La Candelaria micro-district, near the Chorro de Quevedo square. We decided to spend the afternoon wandering the streets and alleys of the historic center to discover local street art.

We also passed through very lively pedestrian streets. I also decided to revisit Pasaje Rivas to show Justine all the shops selling more or less artisanal products. Tomorrow morning, we fly to La Macarena at 10:30 AM. Not to dance (you’d be surprised if I told you we were going to take a South American dance class, right?!), but to visit the fabulous Caño Cristales, a river naturally colored by aquatic plants. The planned program includes hiking, horseback riding, canoeing, and swimming among these plants. This site was long inaccessible because the area was controlled by the FARC. Access and tourism development became possible after agreements and amnesty measures between the Colombian government and paramilitary groups. As in other regions, former FARC members have been able to transition into various tourism-related activities.


About two hours later, we decided to walk (careful, it’s a climb!) to the Monserrate cable car (3152m). Long wait to buy tickets and board the cable car! Once we arrived, a few raindrops, an impressive panoramic view of Bogotá’s vastness, a quick visit to the basilica (a pilgrimage site for Colombians), a walk through the tourist market, and at the top, plenty of small restaurants where we had our first Colombian meal. After our hearty lunch, we were lucky to see the sun return! No line for the descent. We then headed back to the hotel because Justine wanted to rest and recover from the trip. As for me, I continued my walk. I discovered a really nice craft market recommended by Flora, Pasaje Rivas, returned to Bolívar Square, and wandered through different streets, including the main pedestrian avenue (Calle 7), where there’s always something to see.

Tomorrow, a change of scenery as we head out for a hike in a small desert (Desierto de Chueca), located about 2 hours from Bogotá in the village of Nemecon. For this outing from Bogotá, with Flora’s help, we booked a car with a driver for the day. Flora also took care of booking the guide (since the site can only be visited with one). Nemecon (2/3) Today, we went to Nemecon to hike about 7.5 km in the ‘Desert of Checua.’ It’s nothing like sandy deserts! Instead, it’s geological formations sculpted by time, wind, and water. After two hours on the road—almost one of them spent navigating traffic jams with cars, trucks, buses, and a continuous flow of motorcycles on either side of our taxi—we reached Nemecon! The village center is really (too?) quiet. We met up with Deisy and headed toward the ‘desert,’ about twenty minutes away on a bumpy dirt road. Once there, a quick briefing, and off we went! Deisy didn’t stop talking (in Spanish) for over 3 hours!!! She told us so much about her region (flower farming, water management, traditions, songs, etc.), the origin of the site, and even mentioned Antonio Banderas, who filmed *The 33* in the village’s salt mine (the story of the survival of 33 Chilean miners after a collapse in their copper and gold mine). One hour of walking to reach the site, one hour to explore it, and one hour to return.


The advantage of this non-stop chatter was that it forced us to brush up on our Spanish at lightning speed. I even wondered if the effort to concentrate wasn’t more exhausting than the physical effort! Especially since on the way back, I got an oral quiz. Deisy wanted to make sure I remembered some of the information she’d given me during the visit: why is this rock white, that one red, and that one black? Back in the village, we had lunch at a restaurant recommended by Deisy before visiting the Nemecon salt mine. Before entering, a guide spent a good half-hour explaining the origin of the salt and the presence of many fossils in the area. Again, concentrating was tough because all the comments were exclusively in Spanish! An hour and a half wandering through the tunnels with a ‘lovely miner’s helmet’ on our heads!



We met our driver at the mine entrance. The return to Bogotá was a bit faster, but traffic in the city center was still heavy! We arrived in front of our hotel between 8:00 and 8:30 PM. It’s been a pretty intense start to the trip! Tonight, our legs are tired. Hopefully, tomorrow will be a bit more relaxed! Bogotá (3/3) We started the day by visiting the Santa Clara Church Museum, located next to the presidential palace. Alejandra (from the local agency ‘Gaia Tours Colombia,’ which organized our stay in Caño Cristales (La Macarena)) had recommended this visit for its rich mural paintings.

A few hundred meters further, after crossing the Plaza Mayor again, we visited the cultural complex housing the Botero Museum, the Mint Museum, and the Bank of the Republic Art Museum. Note that entry is free for all three museums. Botero Museum: There are fewer works by Botero here than in the Medellín museum, but more paintings and sculptures by other artists, all from Botero’s private collection (donated to Colombia). Mint Museum: We limited ourselves to visiting one room (on Flora’s advice) where three gold and gemstone monstrances and a Christ with a crown of emerald thorns are displayed. Photos are not allowed. Art Museum: We visited two temporary exhibitions. Lunchtime came quickly. We had a good meal at a reasonably priced small restaurant in the La Candelaria micro-district, near the Chorro de Quevedo square. We decided to spend the afternoon wandering the streets and alleys of the historic center to discover local street art.

We also passed through very lively pedestrian streets. I also decided to revisit Pasaje Rivas to show Justine all the shops selling more or less artisanal products. Tomorrow morning, we fly to La Macarena at 10:30 AM. Not to dance (you’d be surprised if I told you we were going to take a South American dance class, right?!), but to visit the fabulous Caño Cristales, a river naturally colored by aquatic plants. The planned program includes hiking, horseback riding, canoeing, and swimming among these plants. This site was long inaccessible because the area was controlled by the FARC. Access and tourism development became possible after agreements and amnesty measures between the Colombian government and paramilitary groups. As in other regions, former FARC members have been able to transition into various tourism-related activities.
Who are you? Where are you from? Where are you going?
Like last year at this time, a post about bike travel ideas.
How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.
What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?
May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
Like last year at this time, a post about bike travel ideas.
How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.
What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?
May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
Après la traversée de l’Equateur, je vous livre mon journal au jour le jour de la traversée du Pérou, qui va se dérouler sur un peu plus d’un mois jusqu’à la frontière bolivienne à Desguadero, ville frontière sur le lac Titicaca.
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Les jours (J) correspondent au jour depuis notre départ de Quito et non depuis notre entrée au Pérou.
J33 dimanche 19 septembre
Zumba à Namballe 35km de piste Passage de frontière Equateur Bolivie
Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.
Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.
Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire. Nos passeports sont contrôlés. Le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Notre chemin se poursuit le long d’une crête qui semble monter dans le ciel. Près du sommet d’une bosse boueuse, voire gluante, à la déclivité très forte, il nous faut batailler comme des fous pour ne pas mettre pied à terre. Que c'est raide. Un tout dernier hameau constitué de quelques baraques, avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou. Fini pour vous la tranquillité.
Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls. Une barrière en barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes, vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous, ce que nous faisons. Nous foulons le sol du Pérou. Nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe guitare à la main qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. Après un repas agréable, nous reprenons notre route et en quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression n’est pas très favorable, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière, d’un âge déjà avancé, commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer. Bien que son hôtel soit poussiéreux et lugubre, elle au contraire est avenante et très serviable, bien que son regard soit empreint d’une tristesse, ou d’une lassitude de la vie. De toute évidence, elle n’a pas l’air d’être d’origine indienne, mais espagnole, et son adaptation sans doute depuis des dizaines d’années dans cette contrée reculée n’a pas due se faire facilement.
J34 lundi 20 septembre Namballe à San Ignacio 45 km de piste
Ce matin nous allons vraiment nous lancer dans la traversée du Pérou, pays très grand et très montagneux. Au moment de quitter l'hôtel, le propriétaire nous offre une dizaine de bananes. Après un petit-déjeuner consistant à base d'œufs, de riz, de youkas, de café et de lait nous sommes prêts pour démarrer. Nous avons pu constater que là aussi comme en Équateur, le matin les rues sont envahies d'écoliers et de collégiens en tenue. La piste n'est pas en bon état, de plus elle commence par monter sur presque onze kilomètres. Ensuite vient un replat sur une courte distance et de nouveau une montée sans fin de huit kilomètres. Durant cette ascension en pleine chaleur, en passant devant une maison, une fois encore on me propose des bananes que je prends. Puis succède une autre côte. Cela va faire presque vingt kilomètres de côte sur un chemin difficile. Dans un passage particulièrement raide, la boue envahit la chaussée, ce qui fait chuter ma vitesse déjà faible. Mes chaussures sont fixées sur mes cale-pieds, du fait de la très faible vitesse je n’arrive pas à les dégager. Une seule alternative, essayer de continuer à avancer en développant un effort surhumain pour ne pas m’aplatir dans une boue visqueuse sous le regard intrigué de gamins à l’entrée d’un village.
Il est midi, nous nous arrêtons dans ce village au nom évocateur: la Nueva Esperenza. Les gens y sont très gentils. Un banc public nous accueille et nous consommons nos provisions très frugales comme lors de tous ces arrêts pique-nique. Des gamins s'approchent et nous entamons la conversation. À notre tour nous offrons des bananes. L'un de ces gamins nous emmène dans le bar de son père pour prendre un café. Ce village est très agréable et nous éprouvons quelques difficultés à reprendre notre route. Un peu plus loin, ce sont des grenades qui nous sont gentiment proposées. Elles sont succulentes. En remerciement Jean offre une de ses médailles de la Vierge qu’il a achetées à Lourdes. Vers quinze heures notre but de la journée est atteint. Nous avons parcouru quarante cinq kilomètres à une moyenne d'un peu plus de huit à l'heure!
La campagne électorale en vue des élections régionales bat son plein. Une multitude d'affiches concernant les différents candidats fleurissent un peu partout. Les maisons sont en pisé, donc de couleur terne. De nombreuses façades sont peintes aux couleurs des différents candidats. Les propriétaires acceptent-ils cela afin d'avoir une façade propre et peinte de fraîche date? Mais que deviendront ces murs peints une fois les élections passées?
Ce soir en arrivant à l'hôtel, nous procédons à un grand nettoyage de nos vélos, car ces centaines de kilomètres de piste les ont franchement salis.
J 35 mardi 21 septembre
San Ignacio Jaen 112 km
La nuit est somme toute assez bonne, malgré le bruit, car en Amérique du Sud le bruit est omniprésent, et s'il n'y en a pas assez, on allume une radio ou une télé que l'on met à fond et cela à toute heure du jour, jusque tard dans la nuit et on reprend très tôt le matin.
Nous démarrons tardivement, huit heures trente, du fait d'un passage à la banque qui n'ouvre qu'à huit heures. A l'ouverture une longue queue est déjà formée sur le trottoir. Heureusement Alain grâce à l'intervention d'un employé passe assez rapidement, et nous voilà partis. Nous découvrons que contrairement à ce que nous pensions, et ce qui était mentionné sur nos cartes la route n'est pas asphaltée. A cette heure tardive pour commencer une longue étape, nos espoirs d'atteindre Jaen seront très probablement déçus. Après trois kilomètres de montée, nous avons la bonne surprise de trouver une longue descente de 16 kilomètres. Une fois encore en passant sur un caillou Jean crève. Le temps de la réparation nous nous faisons agresser par des petits insectes très urticants. Ils me rappellent les medges écossaises, qui sont grosses comme des grains de poivre moulu et qui attaquent en nuages. Là, la densité est moindre, mais les piqûres tout aussi douloureuses, générant de gros boutons que l'on a tendance à gratter. Nos jambes sont couvertes de croûtes. En effet, cela fait déjà plusieurs jours que nous sommes soumis à ces horribles insectes que l'on voit à peine.
Une fois au bas de la côte, la piste suit une rivière au gros débit qui serpente dans une vallée large. Il fait très chaud, une brume de chaleur estompe les contrastes et tout semble gris La circulation est faible, mais lorsqu'un véhicule nous double ou nous croise, nous sommes plongés dans un nuage de poussière qui pique la gorge et les yeux. Sur le bord de la route une échoppe propose des jus de fruits. Nous savourons un excellent jus d'ananas, sucré et moelleux, pour un sol ce qui correspond à 0,25 centime d'euro. Des vigiles régionaux y stationnent et nous renseignent. A priori ils surveillent les routes afin de les sécuriser contre d'éventuels délinquants. En tout cas ils ont des armes avec balle engagée dans le canon, donc ils ne semblent pas être là pour rigoler.
Après 55 kilomètres de piste, oh! Miracle, d'un coup sans transition un joli bitume bien lisse prend la relève. Un panneau indicateur mentionne Jaen à 55 kilomètres, il est midi. Nos espoirs de rejoindre cette ville ce soir nous habitent de nouveau. Un restaurant dans un village nous propose l'incontournable poulet riz. Mais là comme en Équateur le repas est accompagné de succulents jus de fruits. Par contre, il est toujours très difficile d'obtenir un café, alors qu'on le cultive dans le pays, inexplicable!
Un peu plus loin, nous réussissons en en obtenir un, très bon. La propriétaire du bar a refusé que nous la payions, elle a insisté pour nous l'offrir. Depuis que nous sommes entrés au Pérou, il ne s'est pas écoulé un jour sans que l'on nous donne quelque chose et cela sans aucune arrière-pensée, refusant toute compensation de quelque ordre que se soit. A quatorze heures, sous un soleil de plomb nous reprenons la route. Mais le goudron et le terrain plat nous rendent l'effort très supportable. Il est étrange, après plus de trois cents kilomètres de piste, où nous nous traînions à des moyennes horaires à un chiffre, de nous sentir avancer sans trop appuyer sur les pédales à plus de vingt à l'heure. Cependant une côte de quelques huit kilomètres vers les quinze heures, sous une chaleur terrible, nous sommes seulement à six cents mètres d'altitude, va nous faire quelque peu souffrir, bien que nous la montions à un bon rythme.
Nous rencontrons un jeune cycliste qui nous accompagne une vingtaine de kilomètres. Il nous propose de nous arrêter chez lui, nous présente à ses parents et nous offre une boisson fraîche. Cela fait du bien et nous change de notre eau et notre coca qui sont au moins à trente degrés.
À cinq heures après cette agréable pause, nous entamons les dix huit kilomètres qui nous séparent de Jaen. Le terrain est en descente et nous atteignons la ville avant la nuit. Peu avant cette dernière, un étrange check-point nous intrigue. Il semble tenu par des détrousseurs de route armés de fusils et à moitié habillés de tenue militaire. Ils nous interpellent en nous traitant de gringos, nous montrant des pièces, nous incitant à être généreux. Nous ne freinons pas et nous engouffrons dans la descente raide qui fait suite. Quatre kilomètres plus bas une patrouille de police stationne sur le bas-côté. Je n'ai rien compris à cette étrange situation.
L’arrivée en ville à la tombée de la nuit est étonnante. Nous sommes dans le tiers-monde, circulation grouillante dans une poussière qui recouvre tout. À la première impression cette ville nous est désagréable et hostile, mais nous réviserons notre jugement. Un hôtel qui vient d'ouvrir, il y juste deux semaines, nous propose de jolies chambres pour l'équivalent de sept euros. Cependant au Pérou, il ne faut pas demander d'eau chaude, d'ailleurs il n'y a qu'un robinet pour l'eau froide. Le patron, gentiment, nous emmène et nous dépose au centre ville pour que nous allions dîner, puis il vient nous récupérer à vingt et une heure trente. Son 4X4 à l'instar des façades des maisons est tout bariolé d'affiches électorales. Ici on affiche sans vergogne ses opinions politiques.
J36 mercredi 22 septembre
Jaen en attente du bus pour Trujillo à 22h30
Nous avions décidé de nous avancer en bus, car la traversée du Pérou est immense et je n'aurais pas assez de trois mois et demi pour me rendre à Santiago. De plus certaines zones avant la ville de Trujillo sont réputées peu sûres, en particulier à cause des «rançonneurs». Nous avions compris que le bus pour Trujillo était à 10 heures du matin, mais non c'était à 22h30. Nous avons donc une journée à occuper. Nous en profitons pour nous promener dans la ville et nous laisser guider par notre intuition. De toute évidence, la vie est très animée en Amérique du Sud. Le bruit est toujours présent, bien que les véhicules fassent peu de bruit. En particulier dans la ville de Jaen, il y a des milliers de tricycles à moteur, genre pousse-pousse qui font office de taxi. Nous utilisons leurs services pour un prix modique de l'ordre de cinquante centimes d'euro.
Nous assistons à une manifestation de la jeunesse en faveur du respect de la nature et de la personne. Des enfants et des adolescents, défilent en portant des panneaux, abordant une multitude de thèmes: la lutte contre l'alcoolisme, la drogue, le sida, la violence, les infractions routières, le respect de la couche d'ozone etc... Certains des enfants sont déguisés en soleil, forêt, oiseau ou autre représentant de la nature. J'ai fait des clichés attendrissants de tout ce petit monde, mais malheureusement mon appareil photo me sera volé avant que j'ai pu les exploiter.
Vingt deux heures trente, le bus part à l'heure. Tout est bien organisé, en particulier pour les bagages, qui sont bien contrôlés et à l'embarquement et au débarquement. Nous pouvons mettre nos vélos sans les démonter.
J 37 jeudi 23 septembre
Trujillo
Notre bus parcourt cinq cents kilomètres en dix heures. La nuit a été pour moi assez confortable. De temps à autre je me réveille, et je constate que nous franchissons des routes escarpées et pas toujours goudronnées. En particulier je me souviens avoir vu une grande descente en lacets dans laquelle des phares de camions se déplaçant à faible vitesse matérialisaient la chaussée.
Nous arrivons à Trujillo à huit heures trente avec une heure de retard sur l'horaire prévu. La ville semble assez agréable. Rapidement nous sommes au centre et trouvons un hôtel. C'est là alors que nous discutons avec le tenancier, qu'un individu entre et demande la carte de l'établissement. En ressortant il est très probablement reparti avec mon sac à dos dans lequel j'avais mis certaines de mes affaires: GPS, appareil photo, habits, lunettes, certains de mes papiers comme contrats d'assurance, billet avion retour, carnet de vaccination, etc... Heureusement j'avais pris la précaution de photographier les documents importants et de les mettre sur l'ordinateur et sur ma boîte mail. Mais cela donne un bon coup au moral. On se demande toujours si on ne serait pas mieux chez soi. Mais même chez soi, on se fait voler. Il y a six mois on m'a volé mes papiers et pourtant nous étions dans la maison. Alors il ne faut pas se poser trop de questions et encaisser les coups, en se disant qu'ils font partie de la vie.
J 38 vendredi 24 septembre
Toujours Trujillo
Nous sommes un jour de plus dans cette ville pour des problèmes techniques de vélos. Demain nos problèmes de pneu devraient se régler et j'espère que nous pourrons reprendre l'action et nous diriger vers la Cordillère Blanche distante de 320 kilomètres. Je dois dire que l'immobilité après m'être fait voler mon sac contenant de nombreuses affaires, est propice à gamberger, et ce n'est pas bon du tout. J'en arrive à me demander ce que je fais là. Nous avons changé de lieu pour cette seconde nuit dans cette ville. Nous sommes hébergés chez Luchio, connu dans le monde entier par les cyclotouristes au long cours qu'il accueille. Manifestement la pièce dans laquelle nous dormons tout les trois est sympathique et on sent qu'elle irradie des ondes positives. Sans doute toute l'énergie des cyclistes qui y ont dormi, plus de cinq cents. Nombreux d'entre eux ont marqué l'arrêt dans leur périple de l'Alaska à la Terre de Feu, souvent voyage d'une durée supérieure à un an. J’ai du mal à digérer le vol de mes affaires. J'essaie de me raisonner en me disant qu'il ne s'agit que de pertes matérielles. On m'a conseillé de lire un livre étudiant le dépouillement suite au vol. Il en analyse 16 degrés. En ce qui me concerne, on ne doit pas dépasser le niveau 3, donc à priori, rien de bien grave, mais on ressent tout de même un traumatisme.
J39 samedi 25 septembre
Trujillo Viru 58 km
Nos derniers problèmes techniques réglés nous reprenons notre route vers le sud à 11h30. La sortie de la vile n'est pas très compliquée, bien que nécessitant quelques kilomètres dans un trafic intense. Enfin nous voilà sur la panaméricaine. À la ville succède le désert. Cela paraît paradoxal à ces latitude, en effet mille kilomètres à l'est on se trouve en pleine forêt amazonienne. L’aridité est due à un courant froid de l'océan Pacifique qui baigne les côtes à cet endroit. Le paysage est étrange, succession de grands mouvements de terrain, mi-montagnes, mi-dunes. Le tout baigné dans une brume d'altitude qui en estompe les hauteurs et les reliefs. Il fait froid, nous roulons bien habillés. Mais cela ne devrait pas durer, car nous rentrerons demain plus en avant dans les terres et le phénomène climatique disparaîtra. La route que nous suivons passe d'après la carte à 30 kilomètres de la mer. Jean me fait remarquer, qu'il aperçoit dans la grisaille la mer, et les vagues qui se brisent sur la plage sont très nettement discernables. Cela me semble impossible, et pourtant effectivement à quelques trois kilomètres les vagues sont bien réelles. Je commence à douter que nous soyons sur la bonne route, mais pas d'autre alternative. Il semblerait d’après la carte que la route sur laquelle je pense être rejoint la panaméricaine trente kilomètres plus loin Eh bien non, nous sommes bien sur la panam, et la route que je crois suivre, tracée sur la carte, tout du moins l'une de nos cartes, n'existe pas. Après une cinquantaine de kilomètres nous arrivons dans la petite ville de Virù. Après avoir visité plusieurs hôtels très glauques, nous en trouvons un très sympathique, tenu par une dame fort agréable. Cette petite ville nous plait bien. Comme partout en ce moment au Pérou, les élections battent le plein et il y a agitation et bruit permanents.
J40 samedi 26 septembre
Viru Chuquicara 97 km dont 51 de piste
Départ 8 heures, après une nuit qui n'a pas été très bonne malgré le confort du lieu. Durant 38 kilomètres nous suivons la panaméricaine, mais le trafic est faible. Nous faisons une halte dans une petite ville très active, marché, boutiques et beaucoup de monde. J'essaie de commencer à racheter ce que je me sui fait voler. Mais couteau à lame repliable et autres petits objets de campeurs, ils ne connaissent pas. Nous quittons comme prévu la Panam et nous engageons plein est sur un chemin non asphalté mais qui roule bien. Très vite le brouillard se déchire, le ciel devient bleu et la chaleur revient. Nous allons suivre ce chemin durant 51 km. Sur les trente derniers kilomètres il est de moindre qualité et nous devons appuyer un peu plus sur les pédales. À notre droite de l'autre côté de la rivière, une belle route goudronnée nous nargue. Mais pas de pont pour la rejoindre. Enfin en voilà un, il s’est fait longuement attendre! Encore huit kilomètres et nous arrivons à Chuquicara, alignement de maisons le long de la route, petit air de far-West au milieu des grandes montagnes des Andes qui nous entourent. La station service à l’entrée de cette minuscule agglomération nous loue pour un prix dérisoire deux petites pièces où nous nous installons. Ce côté spartiate perdu au milieu de nulle part dans des montagnes qui nous écrasent me plaît beaucoup. Cette vallée en 1970 a connu un séisme terrible qui a tout ravagé, en particulier du fait de l'effondrement d'un grand lac d'altitude qui a produit un gigantesque déferlement d'eau et de boue, 80 000 morts tout au long de la vallée que nous remonterons les deux jours qui viennent.
Nous trouvons un petit local, où il est possible de boire une bière que nous apprécions après notre longue étape. La propriétaire du lieu nous raconte divers anecdotes survenues lors du grand bouleversement du au tremblement de terre. La population de Chuquicara a été prévenue par une forte vibration qui devançait le flot de boue. De ce fait, presque tous les êtres humains ont eu le temps de courir vers la montagne et se mettre en sécurité sur les pans escarpés qui dominent le vallon. Des photos de gare et de machines à vapeur sur le mur attirent notre attention. On nous explique que jusqu’à la catastrophe de 1970, le train arrivait jusqu’ici. Tout a été entièrement détruit lors de ces événements tragiques, au point qu’il n’en reste aucune trace.
J41 dimanche 27 septembre
Chuquicara Huallanca 69 km de piste
Après une nuit tranquille au cours de laquelle à plusieurs reprises je suis sorti dans l'espoir, déçu, de voir la Croix du Sud, nous reprenons la route à huit heures. Le macadam s'arrête après quatre cents mètres et la piste n'est pas bonne du tout, pierreuse et sableuse, la tôle ondulée s’imposant de temps à autre sur de longues distances. Les fesses vont en pâtir, les poignets aussi. Malgré le très mauvais état de la chaussée, cet itinéraire est emprunté par des véhicules, certes pas très nombreux, mais souvent de gros gabarit, cars et camions. Nous évoluons parfois dans des nuages de poussière, qui nous pénétrent de toutes parts, les yeux et les narines sont les parties les plus sensibles à ces nuages désagréables.
Le panorama devient grandiose car la rivière que nous suivons s'insinue entre la Cordillère Blanche et la Noire. Les sommets qui nous entourent et que nous ne voyons pas, cachés par leurs contreforts culminent pour certains d'entre eux à plus de 6000 mètres. Des noms de montagnes prestigieuses, comme le Huscaran, l'Aplamayo me remémorent les nombreux livres que j'ai lus sur les Andes. À un détour du chemin une pyramide de neige se dévoile juste un instant avant d'être à nouveau masquée par un premier plan. Je crois avoir vu l'Alpamayo, que certains qualifient de plus belle montagne du monde avec sa pyramide parfaite qui monte presque à six mille mètres. Cette gorge, que nous remontons, nous fait souffrir, d'autant plus qu'il y des tunnels dans lesquels nous sommes aveugles, mais que le spectacle est grandiose dès que la lumière revient.
Attirés par un nuage noir en bordure de falaise, nous nous arrêtons discuter avec des hommes en train d'exploiter de manière très artisanale une mine de charbon, du Zola ! Ils poussent sur un tapis roulant en plein air le minerai qui dégage ce qui s’apparente à une fumée épaisse, dans laquelle les mineurs sont baignés. Leur peau est entièrement noire, seuls les yeux tels des billes de verre ressortent du visage. Je n’ose imaginer quel est l’état de leurs poumons !
À 17 heures nous atteignons notre but, bien contents d'en finir car l’étape a été particulièrement éprouvante entre cailloux et poussière. Il était temps car la pluie arrive et la couleur du ciel ne laisse aucune illusion sur l’évolution à court terme du temps. Un petit hôtel très sympathique nous accueille et j'y suis très sensible. Des petites chambres bien aménagées sont particulièrement agréables. Nous rencontrons un Allemand qui va de Trujillo à Lima à vélo et qui pour le moment suit le même itinéraire que nous.
J42 lundi 28 septembre
Huallanca à Caraz 41 km dont 20 de piste
L'hôtel a un nom bien adapté au lieu « Canyon del Pato», car ce sont les gorges que nous remontons. Nous y avons passé un excellent moment dans ses petites chambres individuelles, magnifiquement ordonnées, avec des couleurs chatoyantes. Aujourd'hui nous allons parcourir la seconde partie du canyon, avec ses 35 tunnels. Tous les guides décrivent cette section comme magnifique et à ne pas manquer. Oui c'est joli et impressionnant par endroits du fait de l'encaissement et des à-pics sur la rivière dans certains endroits très étroits. Mais la couleur générale est terne, ocre clair, les faces rocheuses semblent délitées et herbeuses, le panorama est restreint. Par contre hier, nous étions dans une vallée moins resserrée, mais les montagnes qui nous entouraient semblaient se perdre dans le ciel quelques kilomètres plus haut. Les couleurs de la roche s'étalaient sur toute une gamme du noir au jaune en passant par le vert. Non, à mon goût personnel l'étape de la veille était plus grandiose, dans une gorge s’apparentant plus à une vallée permettant d’admirer un vaste panorama s’envolant jusqu’à de hautes altitudes, où la géologie à travers ses chaos, ses pierriers, ses falaises, ses strates martyrisées, le tout dans un mélange de couleurs stupéfiant, ne laisse pas de nous surprendre.
Après un petit-déjeuner agréable en compagnie de Reiner, l'Allemand de Düsseldorf, rencontré hier nous prenons la route sans nous presser vers les dix heures, l'étape n'étant pas très longue et le dénivelé de 800 mètres. Avant de partir, Alain jette un coup d'œil à ma chaîne qui me procure quels soucis. En effet sur le plateau du milieu, elle ne tient pas sur les pignons et saute. Il faut dire que depuis notre départ le matériel a été particulièrement éprouvé entre côtes en cailloux à plus de dix pour cent et bains de boue et de sable.
L'étape se passera sans problème. Cependant, il faut faire attention lorsqu'on s'engage dans un tunnel de ne pas se trouver face à un bus, qui roule vite, avec une visibilité nulle, et des espaces avec les parois rocheuses de quelques dizaines de centimètres. À la halte pique-nique de midi nous tombons sur une famille costaricaine. Ils parlent tous bien le français. Le fils a habité quelques mois rue Bugeaud à Lyon, tout près de chez mes parents. Le monde est petit. Avec satisfaction nous voyons arriver le goudron après vingt kilomètres. On a l'impression de se mettre à voler et cette sensation si agréable qui me pousse à faire du voyage à vélo est au rendez-vous et j'appuie comme un sourd sur les pédales et me sens grisé par des vitesses de trente à l'heure.
L’agglomération dans laquelle nous arrivons est très animée et nous nous installons dans un agréable hôtel sur la « Plaza des armas», qui correspond toujours au centre de la ville. Le soir, nous prenons notre repas dans un restaurant en compagnie de Reiner et une autre Allemande lancée dans un périple de 9 mois en Amérique du Sud. Elle compte rentrer dans son pays en mai 2011pour les 70 ans de son père.
Jean veut absolument profiter de notre passage au pied de la Cordillère Blanche pour effectuer un trek. Notre choix se porte sur l’un des plus connus, le trekking de Santa Cruz. Nous organisons à l'arraché le programme de la randonnée des deux jours à venir, normalement prévue sur 4 jours. Nous comptons effectivement parcourir cet itinéraire en deux jours seulement. Je ne suis pas très fana de ces plans montés, comme je le dis à l'arrache. On loue, par chance sur information à neuf heures du soir, un sac à dos, on complète avec mon North face, sac de voyage à bretelles de gros volume, mais pas sac à dos et le petit sac d'Alain. On achète de la nourriture au marché ouvert très tard. Par l'intermédiaire de l'hôtelier on réserve un taxi qui nous prendra à 6 heures et c'est parti.
J43 mardi 29 septembre
Première partie du trek
5h30 petit déjeuner, 6h le taxi nous prend. C’est une vieille bagnole déglingue. Le chauffeur commence par faire le plein et gonfler un pneu arrière, oui un seul ! Puis nous partons pour le village de Cashapampa, à 2900 mètres d'altitude, par une piste chaotique. Le trajet dure une heure. Une fois sur place nous essayons de louer un muletier car deux de nos sacs sont lourds, celui de Jean particulièrement. Mais nos espoirs sont déçus. En effet trouver à sept heures du matin dans un village endormi quelqu'un pour une balade de plusieurs jours, car le muletier doit revenir, est mission improbable voire impossible. Les mules il n’y en aura pas, nous les remplacerons. Nous voilà partis le long d'un vallon monotone d'une longueur quasi-infinie. Nous doublons vers les treize heures le premier point d'arrêt habituel à 3850 mètres. Nous espérons pousser jusqu'au suivant à 4250 mètres, afin de nous positionner au mieux pour passer le lendemain au plus tôt le col de Punta Union à 4750 mètres. Cette vallée est vraiment sans fin et d'une grande monotonie, ressemblant un peu à certaines vallées de l'Oisans, mais sans pratiquement aucune vue sur les sommets et puis beaucoup, beaucoup plus longue. Attention, je prends cet exemple de l’Oisans, alors que paradoxalement c’est le massif montagneux que je préfère. Revenons à la Cordillère Blanche, vers les seize heures après avoir longé un grand lac et traversé le très long plat qui lui fait suite, enfin le panorama s’agrandit et quelques sommets nous apparaissent. Ils sont plongés dans les nuages et la pluie se met de la partie. Au pied de la côte qui fait suite au lac, un bâtiment toilettes, mis en place pour les trekkeurs est le seul abri que nous trouvons. Nous nous y installons entre excréments et trou bien plein servant de réceptacle. La position est loin d'être confortable, mais au moins le toit en tôle de cette infrastructure circulaire nous protège. Étant humide, je commence à prendre froid, bien que la température reste clémente. Nous sommes à 4000 mètres et le soir arrive. De plus je n'ai pas de veste de montagne, la mienne étant partie avec le sac que l'on m'a volé la semaine dernière. Je pense pouvoir en racheter une lors de notre étape prochaine dans la ville de Huaraz, grande ville touristique, lieu de départ de balades dans la Cordillère. Enfin une accalmie toute relative, nous en profitons pour monter nos deux tentes. Nous faisons un feu qui finit par prendre, malgré la forte humidité du bois. Nous passerons une nuit assez confortable, malgré l’effet de l'altitude. En effet, à partir de 4000 mètres en position couchée, je ressens une sorte de malaise désagréable. Cette sensation je l'avais déjà éprouvée il y a trois ans dans l'Himalaya, lorsque j'avais fait le tour des Annapurna.
J44 mercredi 30 septembre
Deuxième partie du trek
Durant la nuit les nuages s'estompent laissant la place à un ciel peu clair à cause de la forte humidité, laissant voir cependant quelques étoiles. Vraiment tout est différent de ce que l'on peut voir dans l'hémisphère nord. Moi qui suis souvent le nez en l'air la nuit à chercher les différentes constellations, les planètes ou à essayer de repérer les satellites, j'ai l'impression devant ce ciel inconnu de me trouver sur une autre planète.
Lever six heures, nous déjeunons en pliant et à 6h45 nous sommes en route. Nous remplissons nos bouteilles au torrent, grossi par les pluies d'orage. L'eau est trouble, nous doublons la dose de pastilles purifiantes. Une course va s'engager pour essayer de rejoindre avant seize heures le village de Vaqueria à 3700mètres d'altitude et distant d'une trentaine de kilomètres en passant par un col à 4750 mètres. Le rythme est bon. Le chemin monte régulièrement au début. Un vaste cirque montagneux se découvre. Nous sommes entourés de montagnes qui se situent toutes entre 5800 et 6200 mètres. Le spectacle est majestueux, mais je n’oublie pas l'effort fourni hier dans cette longue vallée ennuyeuse. À 9heures30 le col est atteint. Il fait bon. Nous mangeons quelques provisions et nous lançons dans la course vers Vaqueria en espérant prendre un moyen de transport. L'extrait de carte que je possède annonce 7 heures pour atteindre notre but, mais cela dans le cadre d'un circuit de quatre jours. Attention cependant de ne pas se fouler un pied dans ce chemin très accidenté par endroits. Je pense surtout à Jean et Alain qui portent les deux plus grosses charges. Nous passons le point de bivouac de Cachinpampa avec du retard sur l'horaire. Notre espoir d'attraper le dernier «colectivo» ou transport en commun semble s'envoler. Mais nous ne sacrifions pas une petite halte repas. Nous remplissons nos gourdes dans un ruisseau qui collecte les crottes d'animaux, puis nous repartons avec en ligne de mire le dernier bus en fin de randonnée. Nous arrivons au point de contrôle du parc du Huscaran et nous constatons que nous avons repris un peu d'avance. Je dois préciser que hier matin au démarrage, nous avons payé de l'ordre de 20 euros chacun pour commencer notre randonnée et un ticket confirmant notre payement nous a été délivré. Sur ce billet figurent le nom et le numéro de passeport. Nous traversons des zones habitées. Les gamins, pour la première fois, depuis que nous sommes au Pérou nous réclament quelque chose. Mais notre train ne nous laisse pas vraiment le temps de leur répondre. Devant nous, l'ultime remontée pour atteindre le village. Par différentes rampes, nous l'atteignons vers 15heures40. Là il nous est confirmé qu'un colectivo passera vers 16 heures, mais l'horaire nous dit-on est fluctuant, mais pas de souci nous pouvons patienter en toute sécurité. Nous buvons une bière. L'heure prévue est dépassée depuis longtemps, mais à nos questions il nous est répondu de ne pas s'alarmer. Après 16h30, un gros camion avec une benne type bétaillère à ciel ouvert s'arrête. On nous invite à y monter, en nous précisant que c'est le colectivo. Le chauffeur nous ouvre la haute porte arrière et nous rejoignons dans un espace de poussière à ciel ouvert les trois Indiens blottis au fond derrière la cabine. Durant trois heures nous allons vivre une expérience unique en étant secoués de manière invraisemblable le long d'une piste qui passe au milieu d'un univers de pics totalement féeriques. Nous passerons un col à 4800 mètres. La longue montée vers ce col nous ouvre un espace d'une beauté infinie. Les Indiens sont particulièrement accueillants. Outre les deux hommes et la femme assis avec nous au fond de cet enclos en bois que constitue la remorque, deux Indiennes et un Indien sont assis en hauteur au niveau du toit de la cabine. Une fois le point haut atteint, je pensais que le panorama extraordinaire, qui nous surplombait durant cette heure de montée, allait disparaître. En effet en plongeant sur l'autre versant tout change. De magnifique, le paysage devient franchement stupéfiant. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie. Surtout le soir lorsque la lumière oblique donne des teintes presque irréelles. Le Huscaran s'est découvert jaillissant, masse sombre par le rocher et éclatante par la glace. Il nous domine de ses 6700 mètres, dégageant une impression de sauvagerie indomptable, montagne envoûtante. Face à cette masse énorme jaillissant tout en puissance massive, le Nevad Huandoy, s'élevant lui aussi à plus de 6000 mètres déploie au soleil couchant ses immenses draperies glacées et élancées sur des pentes d'une raideur à couper le souffle. En effet, du fait des conditions climatiques différentes de celles de l'Europe et de l'Asie, la neige tient sur des pentes plus raides que dans les autres massifs montagneux dans d’autres continents. Il en résulte ces formations de neige et de glace qui s'élancent dans le ciel, défi à la gravitation. Les Indiens s'excitent un peu à ce spectacle et l'un d'eux me demande mon appareil photos et fait une série de photos magnifiques. En effet, il se tient mieux en équilibre que moi dans cette remorque, alors que nous descendons à toute vitesse un chemin mal pavé. Les deux Indiennes en hauteur, avec le froid de la nuit qui vient, nous rejoignent dans la benne. L'une est institutrice dans un village éloigné et fait ce trajet chaque semaine. La nuit tombe complètement. Nous nous enfonçons dans une gorge, surplombée d'immenses parois rocheuses verticales. Que le site est sauvage.
Le trajet durera 3 heures et nous roulerons à mon avis de l'ordre de 80 à 100 kilomètres. Vers les 19h45 nous arrivons à la ville de Yungay, qui a la sinistre particularité d'avoir été complètement détruite lors du tremblement de terre de 1970. En effet un immense pan du Huscaran, glace, boue et roche, avait déferlé sur la ville. Cette vague minérale avait mis deux minutes pour atteindre la cité et ensevelir ses 20 000 habitants. Le lieu a été conservé en l'état et constitue un immense cimetière sans tombe commémorant les victimes du drame. Nous y repasserons en vélo lorsque nous reprendrons notre itinéraire vers le sud. Nous disons au-revoir aux Indiens qui éclatent de rire, en constant qu'une Indienne à qui j'avais prêté mon Kway, par étourderie et pas intentionnellement oublie de me le rendre en descendant.
Au terminal de la ville un colectivo plus classique nous ramène à Caraz. Expérience de deux jours conduite à l'arrache. Arrivés sur la «Plaza des Armas» une fois de plus la campagne électorale bat son plein. Un bruit infernal monte d'un stand monté sur lequel, un orateur surexcité hurle de façon hystérique et invraisemblable devant une petite foule d'Indiens. Les Indiennes sont habillées de façon traditionnelle, avec de grands chapeaux et des vêtements de couleurs vives. En longeant la place, alors que je me bouche les oreilles, un feu d'artifice explose juste au-dessus de nous et je crains de recevoir quelques boules incandescentes. L'Amérique du Sud ça vit! Une fois posées nos affaires nous allons dîner en retraversant la place à l'agitation de folie.
J45 vendredi 1 octobre
Caraz
La nuit n'est pas très bonne, mélange de fatigue et d'interrogations. En effet, malgré les choses fabuleuses que nous avons faites et vues, j'ai la sensation de m'éloigner du projet pour lequel je me suis engagé, Quito Santiago à vélo. Lorsque je fais le décompte des jours, je trouve que nous avons passé la moitié de notre temps à des activités autres que pédaler vers Santiago. Le parcours me paraît déjà tellement long, et de me disperser, entre problèmes techniques, attente et activités certes intéressantes mais annexes, entame ma motivation et me plonge dans un certain état de malaise. Jusqu'à présent les voyages à vélo que j'ai effectués étaient rondement menés, axés presque uniquement sur le fait de pédaler. Les autres activités nécessitant du temps, je les vis un peu comme une entrave au projet. Je sais que si je n'adhère pas j'ai tout loisir de m'arrêter et rentrer à la maison ou de partir seul. Voilà, j'ai un peu de vague à l'âme. Ce matin je suis même allé me renseigner sur les vols Cusco Lyon, de fois que je décide d'arrêter mon voyage dans cette ville.
Aujourd'hui, repos, nous avons quelques traces de notre balade éclair. En ce qui me concerne, outre quelques courbatures, un début de sciatique me tire la fesse droite. Mais je ne pense pas que le vélo amplifiera la douleur. Alain a récupéré par le chauffeur d'un colectivo son guide Pérou Bolivie et sa méthode d'espagnol, oubliés à l’étape précédente. La mienne, méthode assimil, a disparu, comme un certain nombre d'autres choses dans le sac qui s'est envolé à Trujillo. Mais comme vient de me l'écrire mon fils, il ne me reste qu'à appliquer la devise que je lui ai enseignée: si tu perds quelque chose tu t'en passes.
SUITE A VENIR
Bonjour,
je viens vous poser quelques questions sur l'organisation de votre tour du monde, futur, passé, rêvé... J'ai aussi ce projet pour dans 3 ans avec mon fils. J'ai déjà posté sur VF à plusieurs reprises en tant que demandeuse et conseillère (si je peux dire ! 😛). Donc si vous voulez prendre deux minutes et me répondre ce serait vraiment sympa, c'est dans le cadre d'un autre projet et si vous participez activement alors je pourrai vous le présenter bientôt ! Merci beaucoup beaucoup beaucoup à tous et à VF !
1- Pour quand votre TDM ? Ou, c'était quand ? 2- Vos transports ? type des transports prévus/empruntés/réservés à l'avance 3- Vos hébergements ? type des hébergements, même si vous avez dormi dans votre voiture de loc ou au fond d'une grotte ! Avez vous réservé à l'avance/au fil de l'eau... 4- Le nombre de personnes qui ont voyagé ? et le type de personnes, âges... 5- Accordez vous une grande importance aux rencontres ? Quelles types de rencontres aimeriez vous faire ? 6- Combien de temps à l'avance avez vous préparé votre voyage ? 7- Si vous aviez à le refaire (pour ceux qui sont déjà partis évidemment 😄), que changeriez vous, que referiez vous ? (itinéraire, hébergements, transports, durée...) 8- Avez vous créé des liens dans les pays à visiter avant votre départ ? 9- Avez vous fait appel à des professionnels sur place (excursion, autres...) 10- Il n'y aura pas de 10ème question, je pense que ça suffira pour cette fois, je vous ai déjà assez pris de temps et vous remercie très sincèrement de m'aider dans ma démarche, je vous assure que vous verrez les fruits de ce dur labeur !
A bientôt, et bon TDM
je viens vous poser quelques questions sur l'organisation de votre tour du monde, futur, passé, rêvé... J'ai aussi ce projet pour dans 3 ans avec mon fils. J'ai déjà posté sur VF à plusieurs reprises en tant que demandeuse et conseillère (si je peux dire ! 😛). Donc si vous voulez prendre deux minutes et me répondre ce serait vraiment sympa, c'est dans le cadre d'un autre projet et si vous participez activement alors je pourrai vous le présenter bientôt ! Merci beaucoup beaucoup beaucoup à tous et à VF !
1- Pour quand votre TDM ? Ou, c'était quand ? 2- Vos transports ? type des transports prévus/empruntés/réservés à l'avance 3- Vos hébergements ? type des hébergements, même si vous avez dormi dans votre voiture de loc ou au fond d'une grotte ! Avez vous réservé à l'avance/au fil de l'eau... 4- Le nombre de personnes qui ont voyagé ? et le type de personnes, âges... 5- Accordez vous une grande importance aux rencontres ? Quelles types de rencontres aimeriez vous faire ? 6- Combien de temps à l'avance avez vous préparé votre voyage ? 7- Si vous aviez à le refaire (pour ceux qui sont déjà partis évidemment 😄), que changeriez vous, que referiez vous ? (itinéraire, hébergements, transports, durée...) 8- Avez vous créé des liens dans les pays à visiter avant votre départ ? 9- Avez vous fait appel à des professionnels sur place (excursion, autres...) 10- Il n'y aura pas de 10ème question, je pense que ça suffira pour cette fois, je vous ai déjà assez pris de temps et vous remercie très sincèrement de m'aider dans ma démarche, je vous assure que vous verrez les fruits de ce dur labeur !
A bientôt, et bon TDM
Au hasard d'une discussion sur le forum Espagne je me suis rendue compte que certains pensent qu'il faut se ménager, ou ménager son entourage , après la soixantaine .
Perso , j'ai 67 ans , je ne change rien à mes habitudes , sauf un rythme un peu plus doux , mais à la retraite on a plus de temps , et avec plus d' appréhension au niveau des grosses chaleurs .
Alors je lance ce post , vous sentez vous trop vieux pour voyager d'une certaine façon , avez vous besoin de plus de confort , à vos claviers , dans le respect du rythme de chacun 😎😎
Cordialement,
Hannah
Perso , j'ai 67 ans , je ne change rien à mes habitudes , sauf un rythme un peu plus doux , mais à la retraite on a plus de temps , et avec plus d' appréhension au niveau des grosses chaleurs .
Alors je lance ce post , vous sentez vous trop vieux pour voyager d'une certaine façon , avez vous besoin de plus de confort , à vos claviers , dans le respect du rythme de chacun 😎😎
Cordialement,
Hannah
Bonjour à tous,
Mon copain et moi prévoyons de partir pour un voyage au long cours à vélo (couché) et, si possible, sans avion à partir de septembre 2011.
Nous pensons nous rendre en Guyane Française en cargo puis faire le tour de l'Amérique du sud dans le sens anti-horlogique. Celà donnerait plus ou moins le programme suivant:
Septembre: Cargo (15j) + Guyane Française Octobre-Novembre-Décembre: Brésil Janvier: Chili-Argentine Février: Chili-Argentie (Sud) Mars-Avril: Chili-Argentine Mai: Bolivie Juin-juillet: Pérou Août: Equateur Septembre: Colombie
Qu'en pensez-vous? Devons-nous redouter plus le vent dans ce sens que dans l'autre?
Les timings vous semblent-ils réalistes sachant que nous souhaitons prendre le temps de découvrir les régions traversées et d'aller à la rencontre des gens?
Auriez-vous des conseils particuliers?
Je n'ai lu quasi que du négatif sur le Brésil à vélo... n'y a-t-il pas des routes secondaires où nous serions plus en sécurité?
(C'est encore assez vague mais nous n'en sommes qu'au début de la préparation)
Merci d'avance pour vos réponses.
Angélique
Mon copain et moi prévoyons de partir pour un voyage au long cours à vélo (couché) et, si possible, sans avion à partir de septembre 2011.
Nous pensons nous rendre en Guyane Française en cargo puis faire le tour de l'Amérique du sud dans le sens anti-horlogique. Celà donnerait plus ou moins le programme suivant:
Septembre: Cargo (15j) + Guyane Française Octobre-Novembre-Décembre: Brésil Janvier: Chili-Argentine Février: Chili-Argentie (Sud) Mars-Avril: Chili-Argentine Mai: Bolivie Juin-juillet: Pérou Août: Equateur Septembre: Colombie
Qu'en pensez-vous? Devons-nous redouter plus le vent dans ce sens que dans l'autre?
Les timings vous semblent-ils réalistes sachant que nous souhaitons prendre le temps de découvrir les régions traversées et d'aller à la rencontre des gens?
Auriez-vous des conseils particuliers?
Je n'ai lu quasi que du négatif sur le Brésil à vélo... n'y a-t-il pas des routes secondaires où nous serions plus en sécurité?
(C'est encore assez vague mais nous n'en sommes qu'au début de la préparation)
Merci d'avance pour vos réponses.
Angélique










