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Terre de la Teranga (Sénégal 10.04)
Je réalise ce carnet de manière un peu différente de ceux que j’ai posté précédemment. Je ne suis restée qu’une semaine (bien trop court j’avoue) mais il y a tant de choses à dire que je le scinderais par journée, au risque de me et de vous étourdir avec un texte continu. Je le ponctuerais de photos également …L’apprentissage du numérique ayant ravivé nos (à JP et moi) ardeurs pour cette autre passion qui est la photo.

Depuis mon enfance jusqu’à ce jour j’ai eu la chance de vivre en Afrique centrale, de flâner dans les plaines herbeuses de l’Afrique de l’Est, d’effleurer l’Afrique Australe avec la péninsule africaine (South Africa) avant de plonger mon regard sur la terre Ocre de l’Afrique de l’Ouest …

Mon « Out of Africa à moi » se décline donc de manière transversale et le Sénégal est bien la terre de la Teranga (l’accueil en Wolof)

Je ne reprendrais pas ici les péripéties « made in Sénégal Airways » 😉 …Le départ chaotique et le retour épique sont déjà plus qu’illustrés dans le Forum sur les Compagnies aériennes …

L’essentiel pour moi était de partir …et rien que poser mes pieds sur le tarmac de Dakar à suffit à effacer ces longues heures d’attente …

Acte 1,

Une première paupière s’ouvre après 4 heures de sommeil …il est 8h00 du mat (heure locale, 2 h de moins qu’en Europe), je sens déjà le soleil percer au travers de la moustiquaire, j’entends le chant des oiseaux … j’ouvre la seconde, pressée de sortir du bungalow, ne fut ce que pour palper de plus près le bleu du ciel, sentir ce 1er contact qui se caractérise par une chaleur oppressante … la multiplicité des couleurs revêt les plus beaux atours des fleurs exotiques (hibiscus, bougainvilliers …), quelques agames grimpent sur le mur, j’entends le fracassement des vagues de l’océan Atlantique …

Salamaleikum … Aleikum Salam, j’y suis ! 😊

Cette journée se déclinera sous les signes du farniente (c’est que le voyage de la veille fut plus long qu’un Cape Town-Paris, alors que le Sénégal n’est qu’à 5h30 de vol de la France ) et de la découverte des premiers alentours …

Au dehors, première rencontre avec une villageoise de Saly : Jacqueline. Les gens ici sont d’une gentillesse incroyable, se saluer est tout naturel (Mon Dieu qu’on est bien loin de l’Europe et du pincement aux lèvres 🤪 de ceux qui ont peur de louper leur métro dans la course au temps. Nous autre occidentaux avons une montre dans le ventre, mais ici le temps n’a pas de prise … Et c’est pour cela que je l’aime tant ce continent de latérite), bras dessus, bras dessous elle m’entraîne à l’entrée du village, sort de ses vieux sachets, son artisanat local qu’elle étale à grands coups de rire à même le sol 😏 Elle déplie son boubou et on prend place pour la première tractation de la bonne vieille technique du marchandage ….J’ai, un peu perdu la main (moi qui connaît pourtant ces petits rouages) .Je me retrouve donc rapidement avec une multitude de bracelets et colliers en mains (aux couleurs du pays (vert, jaune, rouge) ou arborant le Kori (coquillage, première monnaie du Sénégal et super Gri-gri), sans pouvoir m’en défaire. De bonne grâce et toujours avec le sourire, je lui prends plus de choses que ce dont j’ai réellement besoin mais finalement qu’importe, puisque cela servira à une bonne cause : l’achat du riz pour le repas familial de ce soir. C’est qu’une majeure partie de la population Sénégalaise est musulmane et que le Ramadan a débuté le 15 de ce mois.

Deuxième et fabuleuse rencontre : Andala 😊😊 (originaire de Dakar, il vit actuellement à Saly). Grand et d’une élégance rare … Cet homme deviendra notre ami tant il est plaisant d’être en sa compagnie. Il dégage une telle simplicité et générosité.

Absorber ses paroles c’est comme boire un bon jus de Bissap (boisson à base de fleurs d’hibiscus).😛 Humble et bien aux fait des réalités du terrain, c’est lui qui le premier nous fera découvrir son pays sous un regard différent (il nous parlera des conditions sanitaires (il est le représentant local de l’Association humanitaire ANTA (qui porte le nom de sa fille), de la vie du village, des travers de la station trop touristique de Saly Portugal …).

Comme bien des habitants de la petite côte, il vit principalement du tourisme (sacré guide local et vente d’artisanat).

Il nous entraîne au cœur du village, la nuit est tombée et chaussée de mes éternelles tongs, je sens la terre ocre (qui a pris toute la chaleur du soleil de la journée), pénétrer entre mes orteils … Je n’y vois pas grand chose, le village est à peine éclairé mais cette sensation physique du contact avec le sol m’apaise.

Andala s’arrête près d’un Baobab (véritable symbole du Sénégal) et nous explique qu’avant la construction du dispensaire, les femmes accouchaient entre les énormes racines de ce géant, un pagne recouvrant le corps pour permettre un minimum d’intimité, le ventre couvert de beurre de Karité pour atténuer les douleurs afin de mettre au monde une petite frimousse couleur ébène.

Après avoir déambulé dans les diverses ruelles du village, on s’assied sur "le banc du bonheur" (comme ils l’appellent ici) au cœur de sa petite boutique. Au dessus de la porte moult Gri-gri (quoiqu’il en porte autant sur lui 😉 : aux doigts, au cou, au bras, à la ceinture … Véritable empreintes locales pour se protéger des mauvais sorts et pour rencontrer la chance et l’amour). C’est que les Marabouts (appelés aussi Serigne) sont légion au Sénégal. Il ne s’agit pas ici, comme vous vous en doutez du grand oiseau des marais d’Afrique, mais de ces hommes que les villageois consultent régulièrement pour se protéger des influences maléfiques ! A ne pas confondre avec les « Mara – bout – de ficelle » 😛, pseudo sorciers et petits escros !

Pour ma part, je suis parée, j’ai un Kori autour du cou !🙂

On rencontre, plein de gens qui voyant « de nouveaux toubabs » (les tout blancs !) arrivent en masse pour faire connaissance. Bien que nous ne soyons pas français, la France est un sujet régulièrement évoqué lors des discussions (histoire oblige). "Quand la France à un rhume, c’est le Sénégal qui tousse !" nous dit un homme … A méditer !

L’artisanat d’Andala est magnifique et je craque complètement pour les 7 masques de la semaine (hé Phil ! Y aura même des croquis si si !!! 😄), il nous en explique les significations qui caractérisent bien la vie, comme elle se déroule au cœur de ses villages. Les masques Passeports sont superbes aussi (mais la bourse n’est pas extensible 😐).Ils permettaient jadis de passer d’un pays à l’autre (Gambie, Sénégal, Mali etc …). De l’achat que l’on fera, une partie de la somme sera reversée directement dans la caisse de la communauté du village et servira à la scolarité des enfants et à l’équipement du dispensaire (bel exemple de solidarité !).

Le retour se fera par l’autre bord du village qui donne sur la plage, les pirogues des pêcheurs sont là, elles dorment paisiblement sous les lueurs de la pleine lune.

Un bon repas pour terminer cette première journée et surtout la découverte du Groupe musical de Xalaat (la pensée en Wolof – voir le post dans le Forum Musique du Monde)

Aaahhhh la reprise de Dibi Dibi Rek d’ Ismaël Lô quel régal …😊😊😊 Je peux refermer mes paupières et rêver déjà à demain ...
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Aide pour un séjour de 15 jours à Saly au Sénégal
Bonjour,

Cette année pour nos vacances nous avons trouve le club marmara de saly pour une durée de 15 jours ( du 07 au 22 octobre 2013) quelqu'un a t il déjà séjourné dans cet hôtel?

C'est notre première expérience en Afrique (nous avons déjà fait l'Egypte, le Turquie, la Thaïlande, Cuba)

Afin de mieux prépare notre séjour, je recherche des conseils, des choses a faire (J’évite en général de prendre les excursions de l’hôtel)

Pouvez vous me dire le temps en cette période? A t on besoin de vaccins? A t on besoin d'un gros budget? Peut on prendre des choses pour aider des villages ou des écoles? (nous le faisons régulièrement dans les autres pays)

Peut on faire de la plongée au senegal?

Voila pour l'instant les questions qui me viennent en tête

Merci d'avance pour votre aide 😉
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Le Sénégal pour une femme seule?
Bonjour,

Je cherche ma destination pour janvier. J'avais très envie de me rendre au Sénégal mais de nombreuses personnes me disent que les sénégalais sont très collants. Je ne crains pas pour ma sécurité mais j'ai detesté la Tunisie ou j'ai passé tout mon temps à devoir rembarrer les mecs. Ils sont adorables mais tellement épuisants avec leur drague que le séjour devient un enfer! Qu'un ou deux personnes t'abordent, ca va mais la Tunisie c'est l'enfer et on fini par se ballader l'ipod sur les oreilles.

Je voulais savoir ou se situait le Sénégal par rapport à cette problématique. Merci d'avance pour votre aide
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Hébergement à Dakar la nuit de notre arrivée
Bonjour à tous,

Nous arrivons avec nos 3 enfants à Dakar le 15 février vers 21h30. Est-ce que qqun peut me conseiller un hébergement pour la nuit (nous partons dès le lendemain matin) ? Prix raisonnable et qualité de l'hébergement raisonnable (je ais c'est vague ...).

Où pensez-vous qu'il est préférable de trouver ça sur place au dernier moment ?

Merci pour vos conseils.
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Retour du Sénégal: impression mitigée
C'est avec la plus grande prudence que j'aborde cette discussion mais j'ai besoin de votre avis je suis partie 3 semaines au Sénégal en avril, et, depuis j'essaie de comprendre pourquoi ce voyage m'a laissé un souvenir un peu désabusé D'abord je suis partie à l'arrache, aucune préparation mais forte de mes x voyages au Burkina et au Mali j'allais retrouver une copine à Dakar, je pensais qu'on voyagerait ensemble il n'en fut rien, elle était trop occupée. Pas question de rester à Dakar. Cette ville c'est un choc! On était logées à Yof, 18 km du centre, 2/3 heures dans les embouteillages pour arriver à la ville, ça calme!!! Je suis donc partie vers le nord, St Louis du Sénégal. Superbe région, ville magnifique, lieu mythique..... j'y suis restée plusieurs jours, ai visité le parc de Djouj belles photos mais voilà, ils m'ont saoulée!!!!la blanche qui passe seule avec son sac à dos est proprement harcelée mon arrivée à la nuit dans la quartier de l'auberge de jeunesse (dans laquelle il n'y avait plus de place, normal, elle est géniale) a été un peu pénible. J'ai bien l'habitude de ce genre d'accueil, en principe avec un peu d'humour, ça passe très bien Pas ici, plutôt agressif, et moi, je n'ai pas envie a priori de me disputer avec les autochtones partout où j'allais, j'étais suivie, même après plusieurs jours. Moi qui voulais écouter de la musique, je n'ai pas eu le courage d'aller seule dans les boîtes où ils voulaient tous m'amener! Comme dab, je me suis inventé un mari qui travaillait à Dakar mais sans grand effet. Passage à Dakar pour prendre le bateau (très bien) pour la Casamance. à Ziguinchor, ça s'est un peu arrangé. les hommes là bas, sont un peu plus "apaisés" on va dire au mieux, ils ne s'occupent pas de vous. Donc rapports plus normaux. Un employé de l'alliance française m'a invitée dans son village, on est partis à la nuit, sur sa mobylette, 20km à la pousser la plupart du temps, au milieu des fromagers et des manguiers pour arriver dans sa maison où nous attendait sa famille. Super accueil! Sa femme m'a prêté une robe et je suis allée avec mon hôte(très fier de me montrer partout) rendre visite aux notables du village et plonger dans le marigot Photos (que j'ai offertes après tirage). Comme je n'avais rien lu avant, j'ai appris ensuite qu'aucun blanc ne venait ici par peur de la guérilla(oui, oui, m'a dit mon hôte, ils sont là, dans le village, mais ils sont fatigués). en revenant de jour, j'ai découvert la mangrove qu'on avait traversée de nuit. Ziguinchor est une bonne petite ville sympa, belles choses aux alentours après hésitation, je suis allée à Cap Skirring, pris un petit hôtel dans le village qui s'étend où il peut autour du Club Med prison dorée pour les blancs, on n'y rentre pas, on n'en sort qu'avec mille précautions!!!!! là aussi, j'ai l'impression que personne ne savait dans quelle case me ranger comme c'était la fin de la saison (?) peu de touristes très beaux moments sur la plage du "peuple", (car celle du club ne peut être longée qu' à condition qu'on marche dans l'eau, pas salir le bon sable!) avec l'arrivée des bateaux des pêcheurs, crabes grillés sur la plage. un soir, un marchand très aimable, m'a invitée au thé dans sa maison, on a parlé politique, la dernière chose qu'ils n'ont pas digérée, c'est le discours de Sarko à Dakar!!!!! mais avant il y a, très présente, la colonisation, et surtout, le traitement des anciens militaires que la France a envoyé se faire tuer pour elle sur les fronts des 2 guerres mondiales, les survivants n'ont pas été reconnus, n'ont pas leur retraite, sont traités par le mépris.... je me demande aussi quelle est la conséquence du grand métissage Sénégal/Europe qui perdure depuis plusieurs siècles et qui, devrait avoir plutôt un effet positif mais ... Il semble qu'il y ait beaucoup d'argent à Dakar, mais est-il bien réparti? Toujours est-il que les Saoudiens prennent une grande part .aux finances, à la vie du pays.... Bon tout ça pour dire que je me suis sentie hors propos, moi, la voyageuse blanche pas jeune, seule, et en plus ça m'a couté cher! Qu'en pensez vous?
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Hôtel à Dakar
bonjour je recherche un hô^tel sur Dakar pour 4 nuits est envoyé plusieurs mails à différent ho^tel mais aucune réponse, annonce sérieuse merci.
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From Avignon to Casamance Without Flying
Hi there,

Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.

It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected. Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel. I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability. So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.

I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:

Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras

Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya

Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat

Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott

Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou

To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog: From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations

Happy reading, and safe travels!
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Visages et paysages du Sénégal (Gorée, Saint Louis)
Bonjour



Je vous invite à partager notre belle découverte de Saint Louis et de ses environs: Parc du Djoudj et Langue de Barbarie... Vie quotidienne, patrimoine, paysages et animaux (oiseaux)...

Nous avons séjourné au Sénégal 10 jours en avril/mai 2018, et plus spécifiquement à Saint Louis du Sénégal, puisque nous y allions pour le festival de Jazz qui s'y tient chaque année, mais nous en avons profité pour découvrir ce pays que nous ne connaissions pas!

Dans ce carnet, vous trouverez donc - Un petit passage par Gorée, que nous avons visitée avant de rejoindre Saint Louis - Les différents visages de Saint Louis, et en particulier le vibrant quartier des pêcheurs - Le parc du Djoudj, avec ses nombreux oiseaux - La Langue de Barbarie ... et bien d'autres choses encore!

Avant d'aller au Sénégal j'avais réalisé quelques recherches sur ce forum et quelques autres. Que d'avis tranchés sur le Sénégal, qu'on déteste ou qu'on adore! Nous mêmes, si cela n'avait été l'attrait du festival, peut être n'y serions nous pas allés... C'eût été dommage, car nous avons beaucoup aimé!

Bien sûr, j'ai vu la pauvreté, le désoeuvrement et les détritus, notamment les sacs plastiques, cette plaie mondiale. Un peu de harcèlement des vendeurs de rue, surtout au début quand on ne sait pas le désarmer et qu'on l'alimente involontairement. Les privilèges d'une caste et les inégalités, sachant que c'est ce que l'on rencontre dans beaucoup de pays pauvres et pas seulement en Afrique.

Mais quand je ferme les yeux et me remémore notre séjour, ce qui me reste c'est la jeunesse, la beauté de nombreux garçons et filles, l'élégance des femmes et l'éclat des yeux et des sourires. La lumière et les couleurs, l'odeur du poisson grillé, le goût des cacahuètes fraîchement grillées et du fruit du baobab. Les klaxons, l'appel des Muezzins, la musique, les éclats de rire.







A suivre...
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Sénégal: mise en place du visa au 1er janvier 2013
Le Gouvernement sénégalais a décidé d'appliquer la réciprocité des visas à compter du 1er janvier 2013.

Son "effectivité" sera toutefois différée au 1er juillet 2013, compte tenu du surcroit de travail que cela représente et de la mise en place du personnel nécessaire pour en assurer la délivrance.

Selon le Ministre des Affaires Etrangères, ''L'argumentaire selon lequel l'application automatique du visa pourrait influer négativement sur les lux touristiques n'est pas démontré''.

Espérons qu'il ait raison...
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Sénégal, c'est fini, plus jamais
bonjour de retour d un voyage au Sénégal, je voulais savoir pourquoi appelle t on ce pays "pays de la teranga"n y ayant croiser moi meme que des personnes qui m y ont arnaquer ou ont essayer, et n ayant croiser que des menteurs et menteuses comme si il était tout a fais normal de mentir continuellement, je n ai eu qu une seule impressions c est d etre une veritable cible a qui on feras tout pour faire cracher un maximum d argent sous divers prétexte, arnaque a l amitiee et amour aussi, je pense que c était la teranga en 1960 mais plus pour la nouvelle generation qui pensent que tous les toubabs sont riches peut etre?Quelqu un pourrais m expliquer si je me trompes sur ce pays et sa population svp?
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Sénégal ou Ghana?
Bonjour,

nous envisageons de partir en voyage en Mars 2011. Nous hésitons entre 2 destinations africaines : le Sénégal et le Ghana.

Nous avons l'habitude de voyager mais ce sera une première en Afrique (hormis l'Afrique du Nord...). Nous voyageons habituellement en prenant un vol sec et notre sac a dos. L'anglais n'est pas un problème.

Certains d'entre vous connaissent-ils ces deux pays ? avez vous un avis ?

Merci, Puyin
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Idées cadeaux pour une famille sénégalaise?
Bonjour à tous, Je suis nouvellement inscrite sur le forum que j'apprécie beaucoup. Je pars pour le Sénégal dans peu de temps où je serai hébergée par mon amie sénégalaise et sa famille. J'aurais donc voulu recevoir vos différentes idées sur ce qu'ils pourraient leur faire plaisir en terme de cadeaux français. Je pensais notamment à un jeu de société pour les enfants. Je suis aussi invitée à un mariage traditionnel et je n'ai pas vraiment d'idées. Toutes les votres seront les bienvenues! Merci
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Moustiquaire pour la Mauritanie et le Sénégal?
Bonjour,

nous partons cet été de Suisse au Senegal en transports en commun avec une amie. cette dernière se demande s'il est utile/nécessaire/superflu de prendre une moustiquaire.

nous voyagerons petit budget, petites auberges...

lors de mes précédents voyages, la moustiquaire m'a rarement voire jamais été utile, à chaque fois que j'en ai prise une avec moi elle est restée dans mon sac, presque toujours. MAIS je ne connais pas du tout la Mauritanie encore et donc aux personnes plus au fait que moi: quelle est votre expérience? ça vaut la peine d'en prendre (et surtout en l'occurence d'en acheter une exprès?)

MERCIIIIIII
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Que faire en une semaine au Sénégal?
Bonjour,

avec mon fiancè, on part une semaine au senegal en decembre. on n'a prit que l'avion car l'idée de sejour formule tout compris ne nous plait pas. pour ceux qui connaissent le senegal, que nous conseilliez vous ? combien de temps faut t'il prévoir entre chaque principales villes ? peux ton prendre les bus pour s'y rendre ? que faut t'il éviter ? et surtout est ce que ce voyage en sac à dos n'est pas dangereux ? merçi pour vos conseils. helene
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WWOOFing au Sénégal dans des fermes non listées sur le site de WWOOF?
Bonjour à tous,

Nous sommes deux jeunes étudiants de Montréal qui voulons aller faire du Woofing au Sénégal vers septembre 2013 ! Il y a seulement 3 fermes listées en ce moment sur le site de Woof national mais nous avons entendus parler de fermes non inscrites sur l'organisation officielle mais qui prenaient des gens avec eux !

Est-ce que certains d'entre-vous avez eu la chance de faire ce genre d'expérience, ou connaissez-vous des gens qui l'ont fait eux ? Avez-vous des noms ou des adresses à nous suggérez pour aller aider sur les fermes biologiques ou de permaculture ?

Merci !

Florence
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Projet de vivre au Sénégal
Bonjour, Nous avons le projet de nous installer sur la Petite Côte en 2012. Mon mari est informaticien à Paris et moi, je donne des cours de français aux personnes qui ont besoin d'une remise à niveau en français (adultes étrangers, personnes illettrées, collégiens...). J'aime beaucoup mon métier, malheureusement j'ai beaucoup de soucis avec les élèves qui annulent à la dernière minute ou qui ne se présentent pas... parfois, cela me fait perdre beaucoup d'argent, et comme je suis à mon compte, c'est dur. Notre fils de 10 ans a fait sa rentrée au collège en 6ème. Je m'adresse à toute la communauté française et sénégalaise pour savoir si j'ai des chances de trouver un travail sur place... je ne peux malheureusement pas faire de bénévolat, car il faut que je gagne ma vie... mais si je pouvais trouver qq chose qui me fasse penser que je suis utile même pas très bien payée 😊. Mon mari pense continuer à travailler avec sa clientèle parisienne, et aussi je voulais savoir s'il y a une forte demande en informatique dans cette région (petite côte) que j'affectionne particulièrement. Je ne connais pas spécialement Saly mais j'ai séjourné à la Somone et j'ai adoré cette petite ville... sans compter que j'ai vraiment apprécié la culture de ce pays. Il y a environ 20 ans, j'ai habité Niamey et c'est vrai qu'au début, j'ai eu des difficultés pour m'acclimater, car je n'avais jamais mis les pieds en Afrique... mais qq semaines ont suffi pour faire de moi une passionnée d'Afrique. J'ai envoyé un mail à l'école de Saly, car mon fils devra être scolarisé au Sénégal... Aussi, si quelqu'un a de merveilleux conseils à me donner... que ce soit pour la scolarité, pour un job éventuel, pour une maison... je suis preneuse !🙂 Je peux communiquer mon CV à toute entreprise intéressée par mon profil... Je compte sur vous pour m'aider à la réalisation de ce magnifique projet qui me tient à coeur depuis si longtemps. Mon fils n'est pas enchanté à l'idée de partir, si vous êtes déjà passé par là... ça m'intéresse aussi !!! Je vous remercie par avance de tous vos messages... Valérie
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Seule à l'hôtel Blue Africa de Grand M'Bour cet été (Sénégal)
Bonjour à tous,

Je suis une grande fille de 36 ans, mais je commence à avoir sérieusement des frissons quand je pense au séjour que je viens de me réserver ! - Hotel Blue Africa à Grand M Bour, Sénégal- Je n'ai pas trop l'habitude de voyager seule et je me demande si mon choix a été bien judicieux. A ceux qui connaissent le coin, merci de me dire, si je vais pouvoir facilement et tranquillement sortir de l'hotel pour me ballader, y a t'il des taxis à la sortie ? Des endroits pour trouver un petit truc à manger ou pour sortir un peu le soir afin de voir un peu ce qu'il se passe autour et pas rester toute seule? L'Hotel propose t 'il des excurssions ?. D'après les réponses précédentes, il est facile de trouver un guide à la sortie de l'hotel, mais bref, toute seule, en tant que fille, ça me fait un peu peur.Qu'en pensez vous ? Merci à tous ceux qui m'aideront de mon début de vie de routarde...😉

Muriel.
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Conseils pour un voyage au Sénégal?
pour mon prochain voyage j'aimerais partir au senegal avec mes 3 garçons et mon ami, je ne connais pas du tout ce pays avez vs des infos, conseils ns aimons etre en bord de mer ds des logements typiques, est ce un endroit approprié pour le tourisme merci
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renseignements sur le senegal
salut, on est 3 etudiants et on part au senegal pour un mois en juin. En fait on aimerait savoir ou se loger en arrivant, pas trop cher et pas trop pourri, comment rejoindre l'hotel. On arrive a 2heures du mat'. On est attendu a l'uneso de malika 25 km de dakar vers le 15 juin et kesce kon peut visiter? OU dormir? que visiter? comment faire pour pas se faire arnaquer? Voila merci bcp pour vos conseils*

dorothée
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Musique/danse à Dakar: professeurs, lieux de rencontre...?
Avec mon amie, on s'apprête à partir pour le continent africain. On prévoit de descendre le long de la côte Ouest; pour rester quelque temps à Dakar. On devrait y être à partir du moi de novembre. On cherche à s'imprégner de la culture africaine, elle par le biais de le Danse et moi de la Musique (percussion). Si vous avez des infos, sur des assos, des profs, ou des lieux de rencontre, n'hésitez pas. Merci

PS: Le site est génial, on apprend pleins de choses pour préparer correctement son voyage. Merci à Tous!!
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Recherche le CD musique africaine du Domaine de Nianing
Bonjour,

Nous avons passez une semaine merveilleuse de 27 avril au 4 mai 2012 au Domaine ne NIANING, et le soir à l'apéro au bar, coté Park, nous entendions une musique très cool, très sympas. On a demandé une copie de ce CD, mais rentré en France pas moyen de lire le CD (mal copié certainement).

Donc je lance un appel aux personnes qui auraient connaissance de cette musique ou même acheté ce CD ou qui passeront prochainement à ce domaine merveilleux (130 hectare d'arbres, fleurs, animaux) et qui pourraient me faire parvenir une copie (que j’achèterais) ou en mp3 ou la liste des chanteurs et nom des chanteurs. Sur la copie que nous avons il été inscrit manuellement " MUSIQUE AFRICAINE"

Un serveur au bar nous avez parlé du chanteur "ISMAEL LO"

N'hésitez pas à m'écrire si vous connaissez des musiques cool du Sénégal

Merci d'avance
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Voyage artistique au Sénégal
Petit message à tous les amoureux du Sénégal. Je prévois de partir quelques semaines en septembre ou en décembre. Passionnée par la musique, les arts et le cinéma, je souhaite m’y rendre pour rencontrer les artistes du pays. Par ailleurs, je compte loger chez l’habitant afin de découvrir les joies de la Teranga! Avis aux amateurs…😉
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Le Lendemain qui Vient
Le Lendemain qui Vient

" Dans les larmes d’une femme, le fleuve ne voit que de l’eau "

Là où je suis, la vie est un long récit qui d’habitude ne s’écrit pas. Je déroge à la règle et ma main emprunte un stylo pour habiller mes mots, les phrases décousues se couvrent d’un simple pan de tissu pour qu’elles puissent rester humbles à moitié nue, comme Adam et Eve après avoir mangé le fruit défendu. Ma bouche aimerait se faire porte-parole d’une ancienne tradition orale, mais ma voix rebelle s’installe aujourd’hui sur les bords du fleuve Sénégal, non loin de Podor, de Matam ou de Bakel. Elle prend cette pirogue, fait ses bagages, et s’éloigne petit à petit du rivage, en promettant qu’un jour peut-être, elle reviendra visiter son poète.

C’est la voix qui s’en va devant l’appel du lointain.

Ces paroles ne sont maintenant plus de moi, je ne suis qu’un simple messager comme le facteur anonyme qui chaque matin délivre son courrier, sans savoir si ce qu’il met dans la boite va nous faire rire ou pleurer. Alors je reste là à regarder le rien qui passe, repasse, parfois s’efface pour laisser place au bruit sourd des cœurs qui battent. Aux cœurs des hommes, des femmes, des enfants, de tous ces gens des bords du fleuve qui, tels des caméléons, ont pris la couleur de ses eaux, la nonchalance de ses vagues. Pêcheurs, cultivateurs, piroguiers, bijoutiers, potiers, tous se côtoient, se respectent et finalement se ressemblent dans leur crainte et leur espérance.

Ce fleuve, parfois sédentaire, immobile comme le poisson pris dans les filets du pêcheur, se fond dans le décor, se mêle aux peuples qu’il a enfanté et bercé de son amour. Depuis la nuit des temps, la mère couve ses enfants et les regarde grandir avec douceur et inquiétude face à l’avenir poussiéreux qui recouvre la misère. Alors pour donner ne serait-ce qu’un peu d’espoir, il blanchit le linge sale des femmes transpirant sous un soleil de terre, il lave les moutons, nourrit des familles qui ne compte que sur sa générosité, il abreuve le Peul et ses vaches, il cultive le Sorgho, le maïs, le mil ou le Niébé, il abrite l’ombre qui attend la nuit pour faire vivre sa magie, il cache la vie qui par honte s’embellit au contact de sa poésie.

D’autre fois nomade, il s’approche, il vient, part et ne revient pas à un rythme lent que seul le musicien peut comprendre. La mère poule s’en va laissant les oisillons dans le poulailler de la détresse. On essaye de le saisir mais il se faufile entre désespoir et impertinence. Il salit plus qu’il ne blanchit, le Sorgho s’impatiente tandis que le maïs se fait la belle, la vie s’enlaidit, la nuit est partie, la magie aussi. Les prières s’intensifient, c’est l’exil du fleuve fatigué d’attendre un lendemain incertain.

Au loin, sur l’autre rive, j’aperçois des hommes qui, eux aussi, attendent le lendemain, à l’ombre d’un arbre, le verre de thé à la main. Les langues se délient et l’on entend la voix grave des anciens. Certains disent : « Le lendemain, seul les Baobabs en seront les témoins ». Alors que d’autres se posent la question « Viendra t’il le soir ou bien au petit matin ? ». Le débat s’installe, les plus jeunes arrivent et prennent leur place. Chacun ajoute sa parole à la suivante, même si celle-ci n’a que peu d’importance, on hausse le ton, on dérange le repos du silence histoire d’y laisser sa trace, faire acte de présence. Souvent ça déborde, les sujets changent comme les boubous un jour de mariage. Un match de foot à commenter, une anecdote à raconter, des idées politiques à exprimer, et au fait est-ce que notre vote dans l’urne sera enfin comptabilisé ? Les vieux insistent et persistent sur le seul sujet qui à leurs yeux mérite d’user la salive. Le poste de radio est allumé mais rien, pas une nouvelle sur le lendemain qui vient ou qui ne viendrait pas. Finalement, les langues fatiguées, le troisième thé achevé et la mosquée qui ne cesse d’appeler, les paroles s’envolent dans la brise comme un vulgaire bout de papier. Tout ce petit monde reste sur sa faim, mais une chose est sur, il est grand temps que vienne le lendemain, qu’il change notre quotidien, c’est lui dont aujourd’hui nous avons tous besoin.

Au loin, j’entends les rires des femmes qui contrastent avec la dure réalité. Le coq vient tout juste de chanter et c’est déjà l’heure de la corvée. L’eau ne tombe pas d’en haut, des nuages comme dans tous les autres villages, elle vient d’en bas, d’un puits dont personne ne connaît l’âge. Vêtu de leurs plus beaux habits, chacune rivalisant avec l’autre pour se distinguer, c’est un véritable défilé qui ferait rougir de jalousie les plus grands couturiers. Les pagnes noués autour des hanches et dans leur dos le dernier-né danse, bercé par l’élégance. Les sourires sur les visages, les larmes qui se cachent, le bruit et le silence, se côtoient avec dignité. Les rumeurs circulent comme les charrettes un jour de marché. On échange quelques recettes de cuisine, on parle des hommes, on donne les dernières nouvelles du village, et on refait le monde qui d’un coup prend un air efféminé, un peu moins bête et un peu plus coloré. Une petite fille les écoute avec admiration en attendant son tour, elle puise ces paroles dont elle abreuvera ses camarades lorsque le moment du repos viendra. Plus qu’à l’école, c’était près du puits qu’elle avait appris à respecter les grandes personnes, qu’elle avait aussi appris des chants si vieux que personne n’en connaissait l’origine. L’Harmattan qui s’ennuyait se mit à souffler pour montrer qu’il existait, il me portait à l’oreille la voix de la petite qui fredonnait :

Connais- tu mon Beau Village Qui se mire au clair ruisseau Encadré dans le feuillage On dirait un nid d’Oiseau Ma Maison parmi l’ombrage Me Sourit comme un Berceau

La corvée terminée, les femmes, armées de leurs bassines vissées sur la tête, se taisent et le regard baissé rentrent dans leur foyer. J’aimerais les suivre des yeux, savoir ce qu’il se passe une fois que la bassine vide son eau dans le canari. Est-ce qu’on leur dit merci ? Est-ce que l’on se souvient que c’est dans le ventre de cette femme que pendant neuf mois tout commença ? Que c’est peut-être dans cette bassine qu’elle nous lavait et nous choyait quand nous ne pouvions pas encore marcher ? Le monde redevient celui des hommes, un peu plus violent, un peu moins souriant. Dans les larmes d’une femme, le fleuve ne voit que de l’eau.

Non loin de moi, je vois des dos courbés et des fronts dans la poussière, des voix plaintives qui s’élèvent dans le ciel et s’évaporent dans les airs. Mon soleil indique cinq heures, les paysans font leur prière. « Seigneur, quel temps fera t’il demain ? », « La pluie va t’elle tomber et nos larmes cesser de couler ? ». Pourvu que notre Dieu nous entende, que l’eau inonde nos plantations, qu’elle fasse reverdir nos champs, comme du temps du Prophète, séparer l’ivraie du bon grain, juste un peu de pain, de quoi nourrir nos femmes et nos bambins. Les nuages s’écartent, le ciel leur répond « Qui se contente de peu ne manque de rien ». Alors les paysans, à l’ombre d’un arbre s’assoient calmement. Un verre de thé à la main, ils attendent inlassablement le lendemain qui ne vient pas.

Puis au loin, là où l’on ne peut toucher l’horizon de ses propres mains, j’aperçois marcher le lendemain, les pas incertains comme l’aveugle qui parfois se trompe de chemin. Envahit par la peur de ne pas être à la hauteur, il sait qu’on le scrute, qu’on l’attend avec ferveur et que peut-être déjà, la rumeur a parcouru les villages sur les bords des deux rives. « Il arrive, il arrive, je le reconnais, c’est le lendemain qui vient ». Alors c’est une question d’honneur, c’est à lui maintenant de rentrer sur la scène, de distribuer l’espoir à ceux qui ont dans leur cœur la peine des jours passés, de rendre hommage à la vieille sagesse Africaine.

Le fleuve en exil, demandeur d’asile, traînant sa veille pirogue, vient lui aussi, tranquille, insolent. Allez savoir pourquoi, il avait choisi pour patrie le Sénégal, et non la Mauritanie.

Et ma voix qui revient. Je t’avais promis qu’un jour peut-être, je reviendrais visiter mon poète.

Au loin, ma voix qui revient Au loin, ma voix qui revient Un verre de thé à la main, un verre de thé à la main

Par Maalik David DUPUY - SIDIBE
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Séjour au Sénégal cet été...
Bonjour je m'appelle Vincent, je suis professeur de français en Espagne à Séville et je compte partir au Sénégal cet été (aout septembre) avec ma copine. Quels sont les bons plans, les choses à faire et ne pas faire? Nous avons un budget raisonnable je pense (un peu moins de 1000 euros par mois chacun) donc j'aimerais savoir quels sont nos meilleures opportunités... Nous n'avons pas encore le billet d'avion donc c'est purement à titre informatif que je vous fait cette requête 😎. Doit-on plutot rester sur la cote à se faire dorer ou plutot profiter de l'aventure et se louer un 4x4 pour parcourir la brousse? à bon entendeur...
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Compte rendu 8 jours au Sénégal
Envie d'un break au soleil en février entre copines (on abandonne lâchement maris et enfants mais promis on ne se laissera pas tenter par les beaux sénégalais aux techniques de drague éprouvées -je confirme : ce n'est pas une légende!- ) , pas trop loin ( 1h de décalage horaire), pas trop cher (total budget :1300 euros/pers avec plus ou moins 100 euros de "souvenirs" et 100 euros de boissons...oui on aime bien les cocktails...) .Objectif :on "bulle" mais on visite quand même...

Formalités/santé :pas de visa , vaccination fièvre jaune fortement recommandée (mais pas exigée à l'aéroport) + vaccinations habituelles "voyage" (hépatite A notamment), malarone recommandée mais perso je n'en ai pas pris (en février saison sèche , peu de moustiques je me suis protégée le soir à l'insect écran spécial tropiques)

Y aller : on partait de Toulouse donc on a choisi Air France qui proposait une escale très courte à Paris et des horaires impecs (arrivée 21h à Dakar-départ à 23h40 ce qui permet de profiter vraiment de la dernière journée) avec un tarif très correct :465 euros (billets pris fin septembre).Il y a (un peu) moins cher avec Royal Air Maroc ou en passant par Lisbonne pour les Toulousains mais les conditions de voyage sont parfois aléatoires (vols retardés ou reportés) .

Climat: Beaucoup de chance au niveau du temps pour la période (23 février au 2 mars) :très beau , trés chaud! Nuit à 23 ° puis montée en puissance jusqu'à 36/37° l'aprém et 40° dès qu'on s'enfonce dans les terres! Mer à 20° , piscine à 24°.

Objectif "on bulle": donc choix d’hôtel déterminant! Et là on a vraiment trouvé notre bonheur! www.casacocosenegal.com/ Situé dans le petit village de NIANING un peu en dessous du gros bourg de M'Bour à environ 1h30 de Dakar.

Une petite structure : 8 chambres réparties dans 4 cases qui croulent sous les bougainvillées, autour d'une piscine, espace ouvert pour le restaurant et terrasse avec transats face à la mer. Repas simples et délicieux (poisson, crevettes, calamars... le tout frais du jour!) , personnel absolument ADORABLE. Charmants propriétaires belges.Attention fermé de juillet à octobre (saison des pluies). Chambres spacieuses impeccables, clim, moustiquaire, coffre, banquette qui peut faire lit d'appoint, petite terrasse privée, bouteille d'eau offerte tous les jours .

Tarifs: 308 € /pers les 7 nuits en demi pension (repas supplémentaire: 13 euros ou plat 7 euros- cocktail :5 euros) .Attention : le paiement se fait uniquement en liquide (en euros ou francs cfa) . Il y a un distributeur juste à la sortie de l’hôtel mais son fonctionnement est aléatoire.Sinon distributeur à M'bour (perso on a amené du liquide et retiré une fois). Pour le change notre guide s'en est occupé dans un commerce improbable mais au taux en vigueur (1 euros= 656 cfa). L’hôtel organise une soirée concert live dansante tous les vendredis soir et un barbecue le dimanche midi ouverts aux personnes de l’extérieur et visiblement appréciés (beaucoup de monde, ambiance trés sympa).





















On débarque donc le mardi soir minuit .Le transfert est organisé par l’hôtel :75 euros .Pas donné même si le carburant est trés cher au Sénégal.Vu l'état des routes et des véhicules aperçus on ne regrette pas toutefois de ne pas avoir pris un taxi .C'est le premier contact avec Ibou qui sera notre chauffeur /guide toute la semaine .

A ce propos Ibou est indépendant (cependant il n'est pas proprio de son véhicule et doit reverser un pourcentage à son "patron"): il propose ses services aux hôtels (qui eux-mêmes prennent une commission ...) mais il peut organiser des excursions lui-même et notamment des circuits jusqu'en Casamance par exemple. Il est jeune (la trentaine) , sérieux mais cool , sympa , ouvert...bref je le recommande! Voici son mail perso : ibou.boubou84@gmail.com

La plage: En sortant de l’hôtel nous avons fait des balades le long de la plage (2h vers la droite,1h vers la gauche) quasiment sans croiser un touriste.Par contre vous aurez toujours 3 ou 4 jeunes locaux qui engagent la conversation et essaient de vous vendre un tour en calèche , une excursion...Pas du tout le style agressif mais plutôt "collants" ils peuvent tchatcher pendant 1h , vous inviter à boire le thé dans une paillote sur la plage (où ils vendent quelques objets...) , bref si on ne se laisse pas embobiner on peut aussi avoir des échanges sympas (le "domaine de Nianing" , style de club med qui accueillait 800 personnes par an, a fermé l'an dernier : pour ces jeunes qui pouvaient tirer partie de cette manne touristique c'est maintenant le désœuvrement...). Il y a une vie le long de la plage avec les pêcheurs (séchage du poisson) , les ramasseuses de coquillages (triés et vendus), les enfants...et quelques riches propriétés qui côtoient les habitations délabrées ou en cours de construction.Sauf devant l'hotel où elle est nettoyée tous les jours la plage n'est pas nickel ( à l'image des rues mais bon pas évident de penser écologie quand la situation économique n'est pas top...)

















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Je suis partagée entre coeur et raison
Bonjour,

Je suis allée au Sénégal, en juillet 2013, pour 2 semaines , à la Somone, avec mon mari et notre fils, qui a maintenant 14 ans. Pour notre fils, nous étions en hôtel club, mais nous sommes sortis tous les jours en excursions, avec un guide local. Nous avons adoré notre séjour. Nous avions créé un lien avec un jeune homme, devant l'hôtel, qui reste à la somone pour s'occuper de son petit magasin artisanal. On se retrouvait sur la plage de la lagune, on mangeait des huîtres avec lui, il nous préparait le thé... Quand nous sommes repartis, nous avons pleuré, lui comme nous. Par la suite, je lui ai envoyé des photos. Et de temps en temps, un peu d'argent, notamment pour la grande fête de fin septembre, pour l'aider à acheter le mouton... Nous nous donnons des nouvelles régulièrement, il nous appelle papa / maman...

En décembre, nous y allons pour une semaine. Nous ne lui avons rien dit, pour faire la surprise. Je suis très heureuse d'y retourner, et en même temps j'ai des craintes. Au téléphone, il m'avait dit, que si un jour on pouvait se revoir, il nous emmènerait rencontrer sa famille. Son village est assez loin de la somone, près du désert de lompoul.

Avec notre guide, nous nous sentions en sécurité, et avons apprécié toutes nos sorties.

Ce que je crains, c'est que "notre fils", pense que nous arrivons pour donner de l'argent (j'ai bien sûr prévu d'apporter des petits cadeaux), alors que je ne voudrais pas que notre relation soit basée sur cela. Je pense que je lui expliquerai, quand on se reverra, et je pense qu'il comprendra. Mais si nous allons dans son village, qu'est-ce que les membres de sa famille vont penser trouver dans nos petits cadeaux ?

Je me demande maintenant si j'ai bien fait de lui avoir envoyé quelque fois de l'argent.

Dans l'attente de vous lire,
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8 mois, seul, en Afrique de l'Ouest, histoire et photo
voilà le résumé de mon épopée dans l'Afrique de l'ouest, avec quelque photo, bien plus si vous aimez.

le 24 janvier, une proportion de près du 3/4 de mon sablier interne va s’être écoulé en atteignent 8 mois sur 12 d’aventure, en ayant dans le crâne les souvenirs de la magie de chaque grain tombé tel un flocon de neige si gentiment déposé sur le nez rougis de ta tendre moitié en une douce journée de décembre sur l’anneau de glace du quartier ( ouf j’ai été la chercher loin celle là ) Voilà que je me suis baladé en duo, en trio, en solo, avec de meilleurs amis, avec des connaissances, avec des pocailles, à dos de moto, de voitures, de trois roues, de train, de métro, de bus, de bus surabondé, de dromadaire, d’avion, de vélo, à pied, en pirogue, en bateau, avec l’âne, à travers vents et marrées, en Europe et en Afrique, Amsterdam, Allemagne, Espagne, République islamique de la Mauritanie, Sénégal, Bénin, Burkina Faso, fait Noël, Tabaski, Halloween, la St-Jean et fait le ramadan, j’ai été super gourment, manger 5-6 repas par jour et manger uniquement orange et biscuit sablé pendant 2 jours, vu chutes, cascades, bassins d’eaux, lacs, fleuves, rivières, océans, criques à mardes, oasis, vu montagnes, plaines, vallées, marigots, terres apocalyptiques, terres bouetteuses, terres rouges, brunes, jaunes, blanches, dorés, bu de la bière local, du thé, du jus d’orange/ d’ananas / mangue fraîchement pressé sous mes yeux, bu jus de maïs, de patate, jus de fruits que je ne savais même pas l’existence, juste de noix de coco, lait caillé, alcool de canne à sucre alcoolisé et moins alcoolisé, alcool de renier alcoolisé et moins alcoolisé, alcool de mil, alcool de fruits que je ne savais même pas qu’il pouvait donner de l’alcool, vu des ruines anciennes, des dunes, des villages dans l’eau, des villages de 20 personnes, des villages de pigmé, des villages de nomades et de touareg, des villes de millions d’habitants, dépensé moins de 3 dollars logé/nourrit/bordé par jour et claquer 100 piaces pour une soirée, eu des amis qui avait la table de couture en guise de lit et d’autres ayant de la difficulté a choisir dans quel chambres poser sa tête, dormit à l’ hôtel, à l’auberge, à l’auberge jeunesse, dans des des chambres de passe, chez des amis, dans notre appartement, chez des inconnus, à même le sol, sur une natte, dans le désert, sur le divan, sur banc de bois, sur plage, dans la forêt, avec lit simple, double , triple, avec douche froide ou très froide, avec paumeau et surtout avec sceaux, ou parfois pas de douche du tout, goûter épices, soupe de tête de coq, boyaux de coq, boyaux de bœuf, salade de chenille, cerveau de mouton, vu toréador, vu sacrifice de poules et de chèvre, vu homme frapper âne, homme frappé homme, homme frappé enfant pour un oui ou pour un non ou pour avoir répondu 5 à la question 2x2, j’ai vu femme se promener sein nue et des femmes voilées/semi voilées/pleinement voilées, des églises et des mosqués tellement pleines que les gens prient jusqu’à deux rues plus loin, vu des femmes pleurer parce que devaient montrer ses oreilles pour photo d’identité, gars chier en pleine rue no stress, l’autobus arrêter 3-4 fois pendant la ride, parce que le chauffeur était piss minutes, vu taxi arrêter pour aller prier même si on était pressé, je me suis fait appeler Alibaba, Benladen, Terroriste, Bocoaram, Jésus, Moïse, Père Noël, Chinois, Russe, Allemand, Espagnol, Michel, Toubab, Yovo, Nassara, Toubabou, la blanche, le blanc, mon ami, mon frère, patron, chef, j’ai parler Arab, wolof, diola, morré, fon, je me suis fait arnaquer et arnaquer les arnaqueurs, donner des pots de vin à des policiers pour me sortir de certaines situations, entendu l’expression ‘’mamamilla’’ dans une vrai conversation ou encore ‘’Jésus Christ de Nazareth’’ pour exprimer de l’étonnement, vu plantation de canne a sucre, de coton, d’acajous, de noix de Karité, de mangue, d’olive, de dattes, j’ai senti des odeurs qui peuvent faire rêver les plus grand parfumiers, et d’autre à mettre un arrière goût dans yeul pour toute une journée, je me suis fait invité à manger par des inconnus sur le côté de la route, partager un bout de pain en 4 pour que tout le monde puisse manger, manger 8 autour d’un bol à même la main, même si c’est du spaghattie ou des patates piller, je me suis fait inviter à dormir chez quelqu’un rencontré dans le bus, partagé des vrais amitié grâce à ma barbe, fait un documentaire sur la barbe, fait pleurer nombres d’enfant grâces à ma barbe, fait rigoler nombre d’enfant, porter le même habit pendant 1 semaine et me faire donner 1 habit à tout les jours, j’ai été plus marocain que les marocain, plus sénégalais que les sénégalais, plus béninois que les béninois, mais certainement pas plus Mauritanien que les Mauritanien, j’ai vu des couchés de soleil embrassant la mer plus que le client en demande, vu le levé du soleil ( … peut-être deux fois . ), vu des orages époustouflante et des canicule étouffantes, des 50 degrés à l’ombre, vu des pluies qui se faisait attendre depuis 2 ans, une tempête de sable, écouté tamtam, djembé, balafon, guitare et autres que je ne sais même pas le nom, eu des amis fervent chrétien, fervent islamique, fervent animiste, fervent athée, lu le coran et crier Jésus, pleurer de joie, de colère et de tristesse, rit au éclat et lâcher une coupe d’osti d’criss de tabarnak, vécu des hospitalité légendaire et des douces hostilité sur la couleur de ma peau, haaaa le voyage Ps : j’ai taquiner les douanier en mettant la robe marocaine et le foulard arabe rouge haha Ps 2 : en sandale pi en robe à -20 c’est frette en Jésus-Christ de Nazareth.

et bien plus si vous aimez !! ( oublie pas de regarder les images héhé )
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