Bonjour,
Nous sommes un couple actuellement en voyage autour du monde, et je venais vous faire part de notre profonde déception concernant le Sri Lanka. Nous souhaitons partir peut-être prématurément pour la Thaïlande, mais nous avons besoin de conseils.
J'ai assez voyagé (voir mon profil), mais jamais en Asie. Il s'agissait de notre première étape dans ce pays, où nous sommes encore actuellement (à proximité de Kandy).
Je n'ai jamais eu cette sensation, dans aucun pays traversé à travers le monde.
Je m'explique : Les gens sont irrespectueux. Principalement avec votre femme. Ma femme a une vingtaine d'années, elle est blonde aux yeux bleus, et les sri-lankais ne se gènent pas pour la mater de la tête au pied, de la siffler, de lui sourire, de faire des réflexions. Les regards insistants, c'est toute la journée ! C'est juste un manque de respect absolu ! Je n'ai jamais vu ça de ma vie. Je suis désolé, mais on dirait des pervers !
Autre point, nous avons été aidés plusieurs fois, lorsqu'on était un peu pommé, dans les gares, avant de prendre le train, entre deux tuk-tuk, mais à chaque fois les personnes avaient un intérêt derrière, pour vous placer une ghest-house, un restaurant, ou quoi que se soit qui peut leur rapporter de l'argent. Même les employés des offices de tourisme font la même chose !
Je ne parle même pas du harcèlement et des coups de klaxon tous les 15 mètres parce que vous êtes blancs et que vous pouvez potentiellement lâcher de l'argent.
Pour finir, les transports en commun sont une catastrophe absolue. Pour se déplacer sur les points les plus touristiques du pays, il faudra prendre des trains, des vieux bus bondés à ras bord pendant des heures, etc ... Tout le monde n'en a pas l'envie, chacun sa façon de voyager.
Bref, je respecte tous les points de vue. Beaucoup y trouveront sûrement de quoi s'épanouir. Je vous demande simplement de respecter le mien.
J'en profite pour donc pour une question : Est-ce la même chose en Thaïlande ? Qu'en est-il là bas ?
Nous voulons juste nous fondre dans la masse, profiter d'activités sans avoir à entreprendre des expéditions, être tranquille quoi ! Profiter de la vie sans avoir à se soucier des pervers qui matent votre femme pendant que vous lui tenez la main tranquillement dans la rue.
Merci des conseils.
Bonjour les filles,
Pour celles qui en reviennent soyez sympa partagez..!!!
Je vais y aller fin décembre pour un mois, ok, je ne serais pas toute seule puisque mon fils (16 mois) m'accompagnera, mais quels ont été vos impressions.
Merci
Bonjour,
Je vais partir fin janvier-debut fevrier prochains pour 15 jours, en solo et j hesitais entre le sri lanka et myanmar.
J'ai voyagé en solo deja pendant 4 mois l'annee derniere en asie du sud est, ou j ai pu découvrir la malaisie, bornéo, singapour, l'indonesie, le laos et la cambodge. J avais deja ete auparavant en thailande et au vietnam.
Tout le monde me dit que les 2 pays sont extra ordinaire . A la base je pense plus pour le sri lanka etant donné que j ai peur que les paysages et les temples du myanmar soit similaire a ce que j ai deja vu auparavant ( est ce vrai ?). Le sri lanka a l air d'etre moins similaire d apres ce que j ai pu voir mais il parait que le regade des hommes est plutot compliqué dans le sud du sri lanka... c est mon frein je dois avouer... en tant que femmes dans tous les pays que j ai pu faire je n ai eu aucun souci. Mais la je lis des histoires d insulte et de je me masturbe dans les transports en commun... j ai peur se me sentir vraiment en insecurité et que cela me gache le voyage ... J espere rencontrer du monde sur place dans tous les cas, savez vous d ailleurs si il y a beaucoup d auberge de jeunesse au sri lanka ?
Je suis preneuse de tous vos commentaires sur le sujet
Merci d'avance ! Sandra
Je vais partir fin janvier-debut fevrier prochains pour 15 jours, en solo et j hesitais entre le sri lanka et myanmar.
J'ai voyagé en solo deja pendant 4 mois l'annee derniere en asie du sud est, ou j ai pu découvrir la malaisie, bornéo, singapour, l'indonesie, le laos et la cambodge. J avais deja ete auparavant en thailande et au vietnam.
Tout le monde me dit que les 2 pays sont extra ordinaire . A la base je pense plus pour le sri lanka etant donné que j ai peur que les paysages et les temples du myanmar soit similaire a ce que j ai deja vu auparavant ( est ce vrai ?). Le sri lanka a l air d'etre moins similaire d apres ce que j ai pu voir mais il parait que le regade des hommes est plutot compliqué dans le sud du sri lanka... c est mon frein je dois avouer... en tant que femmes dans tous les pays que j ai pu faire je n ai eu aucun souci. Mais la je lis des histoires d insulte et de je me masturbe dans les transports en commun... j ai peur se me sentir vraiment en insecurité et que cela me gache le voyage ... J espere rencontrer du monde sur place dans tous les cas, savez vous d ailleurs si il y a beaucoup d auberge de jeunesse au sri lanka ?
Je suis preneuse de tous vos commentaires sur le sujet
Merci d'avance ! Sandra
Nous revenons de 3 semaines au Sri Lanka avec mon mari et mon fils de 8 ans.
Dépaysement garanti!
Nous avons effectué une première partie avec guide durant 9 jours pour visiter l'île puis il nous a déposé dans l'Est pour profiter de la plage très propice à la baignade durant cette période, bien plus que dans le Sud où nous avons fini notre séjour. Les gens sont charmants et ce n'est rien de dire qu'ils apprécient les enfants. Notre fils a été choyé comme jamais. Les gens sortent de chez eux pour venir à votre rencontre afin d'échanger quelques mots.
Parlons maintenant des imprévus, des choses qui agacent et dont on ne parle pas beaucoup sur le forum.
Les tarifs des guides sont obsolètes. Vous pouvez doubler voir plus les prix de tout: logement, repas... Seuls, les transports en commun restent identiques à ceux afficher. Et les pourboires... Malgré notre guide des premiers jours, il a fallu laisser un sacret budget à cela! Et il est difficile lorsque l'on débarque de savoir combien donner. Un exemple: première excursion: parc d'Uda Walawe ( compris dans notre forfait avec le guide): vous avez en plus de votre guide, un chauffeur de 4*4 et un guide du parc. A la fin de votre safari, notre guide nous dit que l'on peut laisser un pourboire si nous sommes satisfait. Bien sûr, mais combien donner... Notre guide nous dit que 200rps, c'est bien... Donc on donne 200rps... On a cru que le guide du parc n'allait pas descendre tellement il faisait la gueule de ne recevoir que 200 rps. Nous étions très gênés de sa réaction, du coup, lorsque le chauffeur du 4*4 nous a déposé, nous lui avons donné 1000rps... Lui, avait l'air content... Bref, tout ça pour dire qu'il vaut mieux être prévenu sur les pourboires et trouver le juste milieu qu'il nous a fallu trouver au bout d'un temps certain et qui nous a augmenté le budget de départ.
Notre première partie de voyage nous a un peu surpris car nous avions le sentiment d'être un porte monnaie ambulant et que les relations avec les locaux étaient perverties par cet aspect des choses. Lors de notre 2è partie en solo, nous avons découvert une toute autre dimension de l'accueil de ces gens. Et là, ça a été formidable!
Je souhaitais aborder ce sujet car nous avons débordé de 500 e notre budget de départ. Ce qui n'est pas forcément possible pour tout le monde. Donc lorsque vous voyez dans un guide une guesthouse à 2500rps, vous pouvez compter 5000rps et, ce, même dans l'Est qui n'est pas encore très touristique mais qui va le devenir très rapidement.
Je reste à la disposition de tous si vous avez des questions.
Maysa
Nous avons effectué une première partie avec guide durant 9 jours pour visiter l'île puis il nous a déposé dans l'Est pour profiter de la plage très propice à la baignade durant cette période, bien plus que dans le Sud où nous avons fini notre séjour. Les gens sont charmants et ce n'est rien de dire qu'ils apprécient les enfants. Notre fils a été choyé comme jamais. Les gens sortent de chez eux pour venir à votre rencontre afin d'échanger quelques mots.
Parlons maintenant des imprévus, des choses qui agacent et dont on ne parle pas beaucoup sur le forum.
Les tarifs des guides sont obsolètes. Vous pouvez doubler voir plus les prix de tout: logement, repas... Seuls, les transports en commun restent identiques à ceux afficher. Et les pourboires... Malgré notre guide des premiers jours, il a fallu laisser un sacret budget à cela! Et il est difficile lorsque l'on débarque de savoir combien donner. Un exemple: première excursion: parc d'Uda Walawe ( compris dans notre forfait avec le guide): vous avez en plus de votre guide, un chauffeur de 4*4 et un guide du parc. A la fin de votre safari, notre guide nous dit que l'on peut laisser un pourboire si nous sommes satisfait. Bien sûr, mais combien donner... Notre guide nous dit que 200rps, c'est bien... Donc on donne 200rps... On a cru que le guide du parc n'allait pas descendre tellement il faisait la gueule de ne recevoir que 200 rps. Nous étions très gênés de sa réaction, du coup, lorsque le chauffeur du 4*4 nous a déposé, nous lui avons donné 1000rps... Lui, avait l'air content... Bref, tout ça pour dire qu'il vaut mieux être prévenu sur les pourboires et trouver le juste milieu qu'il nous a fallu trouver au bout d'un temps certain et qui nous a augmenté le budget de départ.
Notre première partie de voyage nous a un peu surpris car nous avions le sentiment d'être un porte monnaie ambulant et que les relations avec les locaux étaient perverties par cet aspect des choses. Lors de notre 2è partie en solo, nous avons découvert une toute autre dimension de l'accueil de ces gens. Et là, ça a été formidable!
Je souhaitais aborder ce sujet car nous avons débordé de 500 e notre budget de départ. Ce qui n'est pas forcément possible pour tout le monde. Donc lorsque vous voyez dans un guide une guesthouse à 2500rps, vous pouvez compter 5000rps et, ce, même dans l'Est qui n'est pas encore très touristique mais qui va le devenir très rapidement.
Je reste à la disposition de tous si vous avez des questions.
Maysa
Ce pays regorgeant de parcs naturels et sites archéologiques classés par l'UNESCO peut faire rêver. Mais la réalité n' est pas aussi idyllique que la carte postale qu'on voudrait bien s'en faire.
1) les transports en commun ne sont pas hyper pratiques et faire son trip en bag pack relève parfois du casse tête ( Arugam Bay par exemple est difficile d'accès )
Du coup les guides papier et agences sur place recommandent les taxi à 50€/jour (qu'il faut bien entendu loger tout le long du parcours et car on ne vous le dit pas!)
2) Le prix des parcs, sites et musées est exorbitant (compter 15 a 30$ par personnes pour mrs parcs à quoi il faut ajouter le prix de la jeep. Entre 3 et 4000 rp les musées qui ne présentent pas toujours un grand intérêt.
3) Le pays est extrêmement bruyant et la majeure partie des villes sont construites le long de la route (pas très charmant) et obligent à tout faire en tuktuk ou taxi. Ambiance pollution garantie.
4) Côté respect de la nature: Peut mieux faire. Les locaux jettent leurs déchets partout, (même dans le jardin botanique de Kandy). C'est dommage pour une aussi belle faune et flore.
5) Enfin, ce qui d'après moi est le plus décevant c'est agressivité de la population locale. Apprêtez-vous à être harceler à longueur de journée:tous voudrons vous vendre quelque chose ou vous soutirer quelques euros. Tout se négocie chichement. La force de vente est partout (au restaurant on vous amène des plats en plus que vous n'avez pas commandés, on vous proposera des articles supplémentaires sans relâche dans les boutiques, on vous suivra sur de longs mètres dans la rue... Jusqu'à la porte de votre guest house ça nous est arrivé à Habanera, Siguiyria et Kandy par exemple )
Clou final : Gare aux arnaques dans les marchés!! Surtout celui de Kandy (l'un des seul du pays à être organisé en petites boutiques sur étages et regorgeant de souvenirs et batiks).
On vous fera le coup du guide francophone qui après vous avoir amadoué en dénonçant la manière dont les "autres" vendeurs nous arnaques (comble de l'ironie) vous fera payer parfois jusqu'à 3fois le prix pratiqué en magasin!!! Préférer les boutiques du centre-ville de Kandy.
**Les négociations quotidiennes en tout genre finissent par user et polluer le voyage.**
En somme ce pays est pour les baroudeurs avisés ou les routards fortunés qui ne compteront pas leurs sous... Amateur de calme et de nature passez votre chemin.
J'aurais aimé qu'on me préviennent avant. Je suis en vacances pour 3semaines avec ma compagne et au bout de 10jours nous sommes vraiment désillusionnés. 😢
2) Le prix des parcs, sites et musées est exorbitant (compter 15 a 30$ par personnes pour mrs parcs à quoi il faut ajouter le prix de la jeep. Entre 3 et 4000 rp les musées qui ne présentent pas toujours un grand intérêt.
3) Le pays est extrêmement bruyant et la majeure partie des villes sont construites le long de la route (pas très charmant) et obligent à tout faire en tuktuk ou taxi. Ambiance pollution garantie.
4) Côté respect de la nature: Peut mieux faire. Les locaux jettent leurs déchets partout, (même dans le jardin botanique de Kandy). C'est dommage pour une aussi belle faune et flore.
5) Enfin, ce qui d'après moi est le plus décevant c'est agressivité de la population locale. Apprêtez-vous à être harceler à longueur de journée:tous voudrons vous vendre quelque chose ou vous soutirer quelques euros. Tout se négocie chichement. La force de vente est partout (au restaurant on vous amène des plats en plus que vous n'avez pas commandés, on vous proposera des articles supplémentaires sans relâche dans les boutiques, on vous suivra sur de longs mètres dans la rue... Jusqu'à la porte de votre guest house ça nous est arrivé à Habanera, Siguiyria et Kandy par exemple )
Clou final : Gare aux arnaques dans les marchés!! Surtout celui de Kandy (l'un des seul du pays à être organisé en petites boutiques sur étages et regorgeant de souvenirs et batiks).
On vous fera le coup du guide francophone qui après vous avoir amadoué en dénonçant la manière dont les "autres" vendeurs nous arnaques (comble de l'ironie) vous fera payer parfois jusqu'à 3fois le prix pratiqué en magasin!!! Préférer les boutiques du centre-ville de Kandy.
**Les négociations quotidiennes en tout genre finissent par user et polluer le voyage.**
En somme ce pays est pour les baroudeurs avisés ou les routards fortunés qui ne compteront pas leurs sous... Amateur de calme et de nature passez votre chemin.
J'aurais aimé qu'on me préviennent avant. Je suis en vacances pour 3semaines avec ma compagne et au bout de 10jours nous sommes vraiment désillusionnés. 😢
Bonjour,
J'envisage de partir au Sri Lanka en juillet prochain. Je partirai seule. Je suis déja partie seule en Indonésie et au Cambodge. Je suis aussi déja partie en Inde mais accompagnée. Apres cette experience indienne, j'en susi revenue totalement...ouaaaah (désolée je trouve pas de mots!). Par contre, contrairement à l'Indonésie et au Cambodge, j'étais vraiment contente de ne pas etre seule lors de ce voyage. et je sais que si je repars en Inde, je serais aussi accompagnée. Que ce soit a cause de ce que tout l'Inde te renvoit par toute sa splendeur et ses agressions sensorielles permanentes, mais aussi par rapport aux gens...
Bref... du coup, je voulais avoir l'avis de personnes qui étaient partis eu Sri Lanka (et du coup en Inde aussi pour pouvoir comparer!!) pour qu'il me donne leur avis, leur experience, pour me décider si au Sri Lanka il vaut mieux que je voyage avec qqn ou si je peux partir seule...
merci!
J'envisage de partir au Sri Lanka en juillet prochain. Je partirai seule. Je suis déja partie seule en Indonésie et au Cambodge. Je suis aussi déja partie en Inde mais accompagnée. Apres cette experience indienne, j'en susi revenue totalement...ouaaaah (désolée je trouve pas de mots!). Par contre, contrairement à l'Indonésie et au Cambodge, j'étais vraiment contente de ne pas etre seule lors de ce voyage. et je sais que si je repars en Inde, je serais aussi accompagnée. Que ce soit a cause de ce que tout l'Inde te renvoit par toute sa splendeur et ses agressions sensorielles permanentes, mais aussi par rapport aux gens...
Bref... du coup, je voulais avoir l'avis de personnes qui étaient partis eu Sri Lanka (et du coup en Inde aussi pour pouvoir comparer!!) pour qu'il me donne leur avis, leur experience, pour me décider si au Sri Lanka il vaut mieux que je voyage avec qqn ou si je peux partir seule...
merci!
Je suis désolée de poster quelque chose de négatif mais je me dois d'informer les touristes. J'ai passé plus de 6 mois toute seule au srilanka dans une famille sri lankais (pays que j'ai beaucoup aimé malgré tout, un pays à visiter!!) et ce message s'adresse aux femmes.
Un conseil, restez loin de ce qu'on appelle les « beachboys » (surtout sur la côte sud ouest : bentota, aluthgama, mirissa, unawatuna, hikkaduwa...) et de tous les hommes qui travaillent avec les touristes (chauffeurs, ceux qui organisent des tours, vendeurs, profs de surf, barmans etc...) . Je veux dire qu'à part le business, ne faites pas confiance ! Ils connaissent très bien les touristes, et surtout les femmes, qu'ils côtoient depuis leur plus jeune âge. Beaucoup d'entre eux se livrent à la prostitution avec des femmes plus agées, mais ce n'est pas ça dont je souhaite parler. Une grande partie de ces beachboys (absolument TOUS CEUX QUE J AI CONNU) passent leur temps à arnaquer les femmes qui viennent juste en vacances ! Ils sont arnaqueurs mais aussi souvent dangereux (certaines filles ont appris par la suite que certains étaient de dangereux criminels, des dealers d’héroïne, meurtriers, violeurs, …). Je suis une victime d'un beach boy et je connais pleins d'autres victimes avec la même histoire. Jamais je ne pensais pouvoir me faire avoir, et la plupart de leurs victimes sont pourtant des femmes intelligentes et réfléchies... mais sensibles ! Les proies parfaites. Nous sommes nombreuses à être tombées dans le panneau : ils vont essayer de vous séduire, vous prouver leur bonne foi par tous les moyens les plus convainquants et spectaculaires, vous manipuler pour que vous tombiez amoureuse. Ils savent comment ne pas trop en faire, comment être réalistes, comment pleurer à chaudes larmes devant vous, vous amadouer, vous attendrir avec leur situation... mais tout cela n'est que comédie. Bien sûr la vie est difficile là bas, il s'agit d'un combat quotidien mais Attention ! On vous manipulera pour que vous les aidiez. Les familles et les gens du village seront toujours dans le coup et protégeront toujours le menteur. Ils ont détruits plusieurs vies : argent, maison, travail, famille, certaines ont TOUT perdu et ont même tenté de se suicider après avoir été manipulées, dépouillées, souillées, parfois même agressées physiquement, verbalement. Vous n'arrivez plus à vous en défaire, ils se feront toujours passer pour de pauvres victimes et vous pour la personne sans coeur. Je suis rude, mais ils savent comment « faire pitié » aux touristes. Ils font ça pour l'argent, ou le sexe, ou un visa, ou pour s'amuser, bref beaucoup de raisons. Même si vous n'avez pas vraiment d'argent, ils tenteront quand même, dans l'espoir qu'un jour... Beaucoup d'entre eux sont des junkies (héroine surtout) et arnaquent pour se payer leurs doses, ils sont souvent mariés à une femme sri lankaise, souvent à une femme allemande ou russe en même temps (qui est bien sûr dans son pays et ne sait pas ce qu'il se passe derrière son dos). Ils vous diront que beaucoup d'hommes arnaquent les femmes, mais que EUX sont différents et sincères, que eux ne cherchent que l'amour car l'argent ne comblera jamais le manque d'amour.
BREF
Je sais que la vie pour eux là bas est rude, mais je me dois d'avertir les femmes, en espérant que cela puisse éviter à quelques personnes de tomber dans le panneau. Si vous cherchez sur internet, vous trouverez beaucoup d'histoires similaires. Ne jamais faire confiance, ce qui est dit dans votre langue ne correspond pas toujours à ce qui sera dit en cingalais (j'ai appris la langue et je peux vous dire qu'on sera tout sourire tout mielleux...pour mieux vous arnaquer!!!).
Bref, vous pouvez passer un super séjour, c'est un très beau pays... ne soyez pas paranos mais s'il vous plait, soyez vigilantEs !!!!!!!
Bonjour
Je pars fin juin seule au Sri lanka. y a t il des risques?
est ce que des femmes y étant allées seules récemment pourraient me faire part de leurs avis?
Que penser aussi des transports publics en solo? Les guest houses sont elles appropriées?
merci d'avance.
Bonjour à tous. Étant en préparation pour mon prochain séjour d'un mois en janvier prochain, 3 destinations m'attirent, mais j'hésite dans mon choix. Pour ceux qui ont fait les 3 destinations, quel sont les avantages et différences? Ce que je recherche c'est 1-le cout sur place (pension oblige),2- la sécurité 3- la gentillesse des gens et la richesse culturelle.
Je voyage sac à dos, en louant scooter ou transport en commun, et ne recherche pas le party mais bien la tranquilité et le quotidien des gens, de belles plages et paysages grandioses.
Voici ou j'en suis dans mes réflections: Indonésie et Phillipines= trop grand pour un mois (donc encore plus indécis sur l'itinéraire) Le Sri Lanka me rebute pour une seule raison , l'hygiène (mes craintes sont-elles fondées?). Par contre il semble facile de s'y déplacer et d'en faire le tour en un mois. Bref, après avoir consulter différents forum et m'etre procurer les guides de chaque destination mentionnée, le ressenti de personne y ayant séjourné ou qui y vivent m'éclairerais peut-etre. Merci de partager vos expériences.
Hello les routards ! Je pars avec ma fille de 20 ans au Sri Lanka début mars. On fait un trek de 5 jours seules avec un guide avant d'entamer les classiques. Suis hyper contente jusqu'à ce que des amies m'alertent sur le fait que le regard porté sur les femmes est limite, qu'elles ont été molestés, suivies surtout dans le Sud. Quel est votre regard sur ce sujet ? Merci bcp !
Bonjour,
Nous avons effectué cet été un très beau voyage de 3 semaines en famille au Sri-Lanka. Voici mon modeste retour d’expérience sur ce voyage.
Pour commencer, ce pays est un coup de cœur (encore un !!) ! Nous avons été tous très dépaysés. Les paysages sont magnifiques et très diversifiés (nous avons eu l’impression de faire 3-4 voyages en un). La faune et la flore sont très riches. Et nous avons fait de très belles rencontres avec les sri-lankais.
Notre voyage était axé nature, faune, et plages. Nous avons été comblés !
Un bémol : voyageant avec 2 enfants de 9 et 12 ans, le rythme a été parfois assez sportif avec les bus. Il aurait fallu rallonger la partie balnéaire de quelques jours.
J'ai inséré quelques photos pour illustrer et aérer ce récit, mais elles sont vraiment de piètre qualité (prises avec mon téléphone, car j’ai oublié mon appareil photo dans le bus pour Kegalle en tout début de voyage 😠!!!)
Itinéraire et hébergements
J1 - Negombo Arrivés en fin d’après-midi, notre première vision de Negombo Beach n’a pas été très positive (bruit, circulation). Nous avons fait un rapide tour sur la plage en début de soirée puis repas au Serendib restaurant (assez cher). Malgré quelques réserves en grande partie liées à la fatigue du voyage, je confirme que cette ville est vraiment bien située pour démarrer ou finir son voyage !
Hébergement Panorama residencies : bien situé à proximité de la plage et des restaurants. Un super accueil. Une grande chambre familiale à l’étage. Une petite piscine rafraichissante. Le petit-déjeuner est inclus, mais n’est franchement pas terrible !
J2 - Negombo-Kegalle Nous prenons le bus à la gare routière de Negombo pour rejoindre le Elephant Project Freedom. Nous allons passer la journée du lendemain avec 2 éléphantes que cette association a recueillie : Seetha et Manika. J’avais lu que la conduite des chauffeurs de bus était sportive. En effet, on a vraiment l’impression d’être dans Mario Kart !!! Il faut vraiment le vivre ! Avec en fond sonore, le bruit du klaxon du chauffeur et la musique sri-lankaise ! Il y a un boucan !!! Notre fille a d’ailleurs eu un gros coup de mou à la gare de Negombo (bruit, odeurs, chaleur, dépaysement …). Le seul du séjour ….
Hébergement en homestay sur le lieu de l’association : super belle grande maison, au calme, et au milieu d’une très belle végétation. L’accueil est top. On y mangera super bien. Notre chambre familiale est toute simple. Les enfants découvrent les 2 éléphantes dont ils vont s’occuper, et jouent aux cartes avec les bénévoles.
J3- Kegalle- Kandy Une partie de la journée sera consacrée à s’occuper de l’éléphante Seetha car nous apprenons que Manika n’est pas en forme. Nous nettoyons son enclos, puis partons en balade avec elle, son mahout et de la coordinatrice des activités. Nous amenons avec nous des légumes et fruits, que nous pourrons lui donner. Grand moment car Seetha est très douce avec les humains, et c’est un plaisir de la nourrir. Nous rentrons à la maison, et préparons le repas avec la famille. C’est un chouette et simple moment de partage que nous apprécions tous !
Il fait chaud. Nous allons donner la douche à Seetha qui est retournée dans son enclos. Elle ferme les yeux et se laisse rafraîchir. Elle est magnifique. Après le repas, nous irons la rejoindre à la rivière où nous lui donnerons le bain. Moment extraordinaire !!!
Une dernière balade avec elle (et Manika) puis c’est l’heure du départ en tuk-tuk pour Kandy. Le trajet se passe bien, mais nous devons ingérer des tonnes de pollution … En partant, j’oublie dans le véhicule un sac rempli de fringues sales pleines de poo d’éléphant 😇
Nous dînons au Kandy Garden cafe : très bons plats et délicieux jus de fruits mais nous avons un peu de mal à nous habituer au bruit assourdissant que font les lames de couteaux destinés à préparer le kotthu !!
Hébergement : Days Inn B&B : très grand appartement familial sur les hauteurs de Kandy à un super rapport qualité/prix, à quelques minutes du lac à pied. Bémol : pas mal de moustiques, et la piscine se semblait pas très propre.
J4- Kandy Programme très tranquille et pas du tout culturel. Nous partons en virée shopping dans le centre de Kandy pour préparer l’anni de notre fille qui a lieu le lendemain. Le shopping au Sri-Lanka est loin d’être une évidence, avec le bruit et la circulation très intense, même si dans ce domaine, l’étape de Kandy sera la plus agréable 🙂. Nous finissons par nous réfugier dans le calme aseptisé d'un centre commercial. Nous sympathisons avec un jeune sri-lankais qui travaille au Burger-King. Nous partons ensuite à la gare acheter nos tickets pour Ella prévu dans 3 jours. Mais il n’y a déjà plus de places en 3ème, 2nde et 1ère classe !!! Je n’arrive pas à savoir si le vendeur y met de la mauvaise volonté (c’est le seul sri-lankais antipathique que nous ayons rencontré pendant notre séjour) ou s’il n’y a vraiment plus de places. En désespoir de cause (nous avons déjà réservé notre hébergement à Ella), je prends un trajet en 1ère classe Nuwala-Ella, en me disant que nous prendrons le bus de Kandy à Nuwala.
Nous faisons ensuite une balade très agréable autour du lac : observation de magnifiques varans, et petites tortues.

Enfin, nous allons à l’hôtel Suisse nous rafraîchir à la piscine. Kandy se révélera pour tous une étape très appréciée. Un jour de plus nous aurait permis de visiter les sites habituels.
Hébergement : Days Inn B&B
J5- Kandy-Digana Nous prenons le bus pour Digana. Nous avons prévu d’aller au Tamarins Gardens fêter l’anni de notre fille. Il s’agit d’une petite ferme qui abrite un projet communautaire. Il est possible pour les touristes de partager un moment de la vie des villageois : pêche, cuisine, travaux de la ferme … Le bus met un temps fou à faire les 16 kms qui nous sépare de Kandy et il tombe en panne en fin de parcours. Heureusement, le bus qui suit nous prend tout simplement en charge jusqu’à la ville. Nous observons à Digana des chauves-souris géantes, puis à bord du tuk-tuk qui nous conduit à Tamarins Gardens nous croisons la route d’un magnifique serpent rat ! La ferme est dans un très beau cadre et l’accueil extra. Nous faisons une balade tranquille en pirogue sur le réservoir de Victoria.

Nous visitons la jolie ferme, et les enfants apprennent à fabriquer de l’encens.
Après avoir perdu un sac de vêtements plein de poo, nous récupérons leurs tee-shirts blancs noirs de charbon 😕. Disons que notre sac de voyage s’allège de plus en plus, ce qui n’est pas un mal lorsqu’on voyage en transports publics ! Le déjeuner est tout simplement un délice, parmi les meilleurs que nous ayons mangé !! Le curd est mémorable ! Après le déjeuner, nous partons pour un lodge situé sur les hauteurs de Digana, en pleine jungle. L’arrivée en tuk-tuk est impressionnante : on a l’impression d’être au bout du monde. Notre cabane isolée, en pleine forêt, a une grande terrasse avec vue sur le réservoir Victoria. Nous observons pendant un moment un écureuil géant et de très beaux oiseaux. Pour le dîner, il faut se munir de la lampe torche et faire le trajet jusqu’au restaurant dans l’obscurité. Frissons garantis !
Hébergement : Polwaththa Eco Lodges : cabane en bois à la déco très simple. Super accueil. Excellente ambiance avec les autres convives. Repas sur place simples mais bons.
J6-Digana Nous partons avec un guide pour une superbe randonnée d’une dizaine de kms à travers villages, forêt et jungle jusqu’à une magnifique cascade. Ce dernier nous indique les plantations d’épices.
Nous passons par de belles rizières.

Nous observons termitière, caméléon, serpent-rat, singes, aigle. Nous ratons de peu un cochon sauvage. Nous arrivons à la cascade. La baignade est très agréable.
Sur le retour, je suis la seule de nous quatre à ne pas avoir de sangsues accrochées sur les pieds. A notre retour sur le lodge, nous repartons pour une courte balade sur un sentier balisé où il est fréquent de voir des cerfs mais l’orage gronde et nous rentrons sans avoir rien vu.
Hébergement : Polwaththa Eco Lodges
J7- Digana-Ella Journée expédition. Il nous faut trouver un moyen pas trop onéreux pour aller sur Nuwala (gare de Nanu Oya) récupérer le train pour Ella à 12 :45. Le taxi que nous propose le lodge nous paraît bien trop cher (70€). Nous descendons à 7:30 sur Digana où le personnel du lodge négocie pour nous un taxi pour la station de bus de Kandy. Coincés dans les embouteillages de Kandy, le taxi finit par passer sans s’arrêter devant une station de bus. Comme il y a plusieurs stations de bus, il est encore possible que cela ne soit pas celle qui permette de trouver un bus pour Nuwala. Mais qqs kms plus loin, le doute n’est plus possible, nous sommes sur la route pour Nuwala. Comme le temps est compté, les embouteillages monstres, et la communication avec le chauffeur impossible, nous restons sans piper mot dans le taxi. Le chauffeur nous avait proposé initialement un trajet pour 60€ pour Nuwala, donc au moins on sait combien cela va coûter … La route est magnifique, mais le trajet très difficile pour notre fils malade à 2 reprises. Tout compte fait : nous aurons bien fait de prendre le taxi, même si il faudra rajouter encore quelques roupies pour aller à la gare de Nanu Oya. Nous n’avons même pas eu le temps de nous arrêter dans une plantation de thé ou faire une balade à Nuwala que nous découvrons sous le soleil !
Dans le train train pour Ella, les paysages sont splendides, mais nous apprenons par un couple d’australiens l’attentat de Nice. Le moral en prend un coup, et nous avons du mal à profiter du trajet.


Nous arrivons à Ella et gagnons notre magnifique homestay. Les singes sont présents en nombre à notre arrivée. Nous regardons les informations avec nos hôtes et allons dîner au resto local voisin.
Hébergement : Waterfall homestay : studio très agréable, au calme. Accueil chaleureux et très personnalisé. Petit-déjeuner délicieux : le meilleur que nous ayons eu au Sri-Lanka avec du vrai café, thé, chocolat chaud pour les enfants, du curd délicieux ! Bref, un régal …

Nous avons effectué cet été un très beau voyage de 3 semaines en famille au Sri-Lanka. Voici mon modeste retour d’expérience sur ce voyage.
Pour commencer, ce pays est un coup de cœur (encore un !!) ! Nous avons été tous très dépaysés. Les paysages sont magnifiques et très diversifiés (nous avons eu l’impression de faire 3-4 voyages en un). La faune et la flore sont très riches. Et nous avons fait de très belles rencontres avec les sri-lankais.
Notre voyage était axé nature, faune, et plages. Nous avons été comblés !
Un bémol : voyageant avec 2 enfants de 9 et 12 ans, le rythme a été parfois assez sportif avec les bus. Il aurait fallu rallonger la partie balnéaire de quelques jours.
J'ai inséré quelques photos pour illustrer et aérer ce récit, mais elles sont vraiment de piètre qualité (prises avec mon téléphone, car j’ai oublié mon appareil photo dans le bus pour Kegalle en tout début de voyage 😠!!!)
Itinéraire et hébergements
J1 - Negombo Arrivés en fin d’après-midi, notre première vision de Negombo Beach n’a pas été très positive (bruit, circulation). Nous avons fait un rapide tour sur la plage en début de soirée puis repas au Serendib restaurant (assez cher). Malgré quelques réserves en grande partie liées à la fatigue du voyage, je confirme que cette ville est vraiment bien située pour démarrer ou finir son voyage !
Hébergement Panorama residencies : bien situé à proximité de la plage et des restaurants. Un super accueil. Une grande chambre familiale à l’étage. Une petite piscine rafraichissante. Le petit-déjeuner est inclus, mais n’est franchement pas terrible !
J2 - Negombo-Kegalle Nous prenons le bus à la gare routière de Negombo pour rejoindre le Elephant Project Freedom. Nous allons passer la journée du lendemain avec 2 éléphantes que cette association a recueillie : Seetha et Manika. J’avais lu que la conduite des chauffeurs de bus était sportive. En effet, on a vraiment l’impression d’être dans Mario Kart !!! Il faut vraiment le vivre ! Avec en fond sonore, le bruit du klaxon du chauffeur et la musique sri-lankaise ! Il y a un boucan !!! Notre fille a d’ailleurs eu un gros coup de mou à la gare de Negombo (bruit, odeurs, chaleur, dépaysement …). Le seul du séjour ….
Hébergement en homestay sur le lieu de l’association : super belle grande maison, au calme, et au milieu d’une très belle végétation. L’accueil est top. On y mangera super bien. Notre chambre familiale est toute simple. Les enfants découvrent les 2 éléphantes dont ils vont s’occuper, et jouent aux cartes avec les bénévoles.
J3- Kegalle- Kandy Une partie de la journée sera consacrée à s’occuper de l’éléphante Seetha car nous apprenons que Manika n’est pas en forme. Nous nettoyons son enclos, puis partons en balade avec elle, son mahout et de la coordinatrice des activités. Nous amenons avec nous des légumes et fruits, que nous pourrons lui donner. Grand moment car Seetha est très douce avec les humains, et c’est un plaisir de la nourrir. Nous rentrons à la maison, et préparons le repas avec la famille. C’est un chouette et simple moment de partage que nous apprécions tous !
Il fait chaud. Nous allons donner la douche à Seetha qui est retournée dans son enclos. Elle ferme les yeux et se laisse rafraîchir. Elle est magnifique. Après le repas, nous irons la rejoindre à la rivière où nous lui donnerons le bain. Moment extraordinaire !!!
Une dernière balade avec elle (et Manika) puis c’est l’heure du départ en tuk-tuk pour Kandy. Le trajet se passe bien, mais nous devons ingérer des tonnes de pollution … En partant, j’oublie dans le véhicule un sac rempli de fringues sales pleines de poo d’éléphant 😇Nous dînons au Kandy Garden cafe : très bons plats et délicieux jus de fruits mais nous avons un peu de mal à nous habituer au bruit assourdissant que font les lames de couteaux destinés à préparer le kotthu !!
Hébergement : Days Inn B&B : très grand appartement familial sur les hauteurs de Kandy à un super rapport qualité/prix, à quelques minutes du lac à pied. Bémol : pas mal de moustiques, et la piscine se semblait pas très propre.
J4- Kandy Programme très tranquille et pas du tout culturel. Nous partons en virée shopping dans le centre de Kandy pour préparer l’anni de notre fille qui a lieu le lendemain. Le shopping au Sri-Lanka est loin d’être une évidence, avec le bruit et la circulation très intense, même si dans ce domaine, l’étape de Kandy sera la plus agréable 🙂. Nous finissons par nous réfugier dans le calme aseptisé d'un centre commercial. Nous sympathisons avec un jeune sri-lankais qui travaille au Burger-King. Nous partons ensuite à la gare acheter nos tickets pour Ella prévu dans 3 jours. Mais il n’y a déjà plus de places en 3ème, 2nde et 1ère classe !!! Je n’arrive pas à savoir si le vendeur y met de la mauvaise volonté (c’est le seul sri-lankais antipathique que nous ayons rencontré pendant notre séjour) ou s’il n’y a vraiment plus de places. En désespoir de cause (nous avons déjà réservé notre hébergement à Ella), je prends un trajet en 1ère classe Nuwala-Ella, en me disant que nous prendrons le bus de Kandy à Nuwala.
Nous faisons ensuite une balade très agréable autour du lac : observation de magnifiques varans, et petites tortues.


Enfin, nous allons à l’hôtel Suisse nous rafraîchir à la piscine. Kandy se révélera pour tous une étape très appréciée. Un jour de plus nous aurait permis de visiter les sites habituels.
Hébergement : Days Inn B&B
J5- Kandy-Digana Nous prenons le bus pour Digana. Nous avons prévu d’aller au Tamarins Gardens fêter l’anni de notre fille. Il s’agit d’une petite ferme qui abrite un projet communautaire. Il est possible pour les touristes de partager un moment de la vie des villageois : pêche, cuisine, travaux de la ferme … Le bus met un temps fou à faire les 16 kms qui nous sépare de Kandy et il tombe en panne en fin de parcours. Heureusement, le bus qui suit nous prend tout simplement en charge jusqu’à la ville. Nous observons à Digana des chauves-souris géantes, puis à bord du tuk-tuk qui nous conduit à Tamarins Gardens nous croisons la route d’un magnifique serpent rat ! La ferme est dans un très beau cadre et l’accueil extra. Nous faisons une balade tranquille en pirogue sur le réservoir de Victoria.


Nous visitons la jolie ferme, et les enfants apprennent à fabriquer de l’encens.
Après avoir perdu un sac de vêtements plein de poo, nous récupérons leurs tee-shirts blancs noirs de charbon 😕. Disons que notre sac de voyage s’allège de plus en plus, ce qui n’est pas un mal lorsqu’on voyage en transports publics ! Le déjeuner est tout simplement un délice, parmi les meilleurs que nous ayons mangé !! Le curd est mémorable ! Après le déjeuner, nous partons pour un lodge situé sur les hauteurs de Digana, en pleine jungle. L’arrivée en tuk-tuk est impressionnante : on a l’impression d’être au bout du monde. Notre cabane isolée, en pleine forêt, a une grande terrasse avec vue sur le réservoir Victoria. Nous observons pendant un moment un écureuil géant et de très beaux oiseaux. Pour le dîner, il faut se munir de la lampe torche et faire le trajet jusqu’au restaurant dans l’obscurité. Frissons garantis !
Hébergement : Polwaththa Eco Lodges : cabane en bois à la déco très simple. Super accueil. Excellente ambiance avec les autres convives. Repas sur place simples mais bons.
J6-Digana Nous partons avec un guide pour une superbe randonnée d’une dizaine de kms à travers villages, forêt et jungle jusqu’à une magnifique cascade. Ce dernier nous indique les plantations d’épices.
Nous passons par de belles rizières.

Nous observons termitière, caméléon, serpent-rat, singes, aigle. Nous ratons de peu un cochon sauvage. Nous arrivons à la cascade. La baignade est très agréable.
Sur le retour, je suis la seule de nous quatre à ne pas avoir de sangsues accrochées sur les pieds. A notre retour sur le lodge, nous repartons pour une courte balade sur un sentier balisé où il est fréquent de voir des cerfs mais l’orage gronde et nous rentrons sans avoir rien vu.
Hébergement : Polwaththa Eco Lodges
J7- Digana-Ella Journée expédition. Il nous faut trouver un moyen pas trop onéreux pour aller sur Nuwala (gare de Nanu Oya) récupérer le train pour Ella à 12 :45. Le taxi que nous propose le lodge nous paraît bien trop cher (70€). Nous descendons à 7:30 sur Digana où le personnel du lodge négocie pour nous un taxi pour la station de bus de Kandy. Coincés dans les embouteillages de Kandy, le taxi finit par passer sans s’arrêter devant une station de bus. Comme il y a plusieurs stations de bus, il est encore possible que cela ne soit pas celle qui permette de trouver un bus pour Nuwala. Mais qqs kms plus loin, le doute n’est plus possible, nous sommes sur la route pour Nuwala. Comme le temps est compté, les embouteillages monstres, et la communication avec le chauffeur impossible, nous restons sans piper mot dans le taxi. Le chauffeur nous avait proposé initialement un trajet pour 60€ pour Nuwala, donc au moins on sait combien cela va coûter … La route est magnifique, mais le trajet très difficile pour notre fils malade à 2 reprises. Tout compte fait : nous aurons bien fait de prendre le taxi, même si il faudra rajouter encore quelques roupies pour aller à la gare de Nanu Oya. Nous n’avons même pas eu le temps de nous arrêter dans une plantation de thé ou faire une balade à Nuwala que nous découvrons sous le soleil !
Dans le train train pour Ella, les paysages sont splendides, mais nous apprenons par un couple d’australiens l’attentat de Nice. Le moral en prend un coup, et nous avons du mal à profiter du trajet.


Nous arrivons à Ella et gagnons notre magnifique homestay. Les singes sont présents en nombre à notre arrivée. Nous regardons les informations avec nos hôtes et allons dîner au resto local voisin.
Hébergement : Waterfall homestay : studio très agréable, au calme. Accueil chaleureux et très personnalisé. Petit-déjeuner délicieux : le meilleur que nous ayons eu au Sri-Lanka avec du vrai café, thé, chocolat chaud pour les enfants, du curd délicieux ! Bref, un régal …

Ayubowan
nous rentrons tout juste d'un voyage d'un mois au sri lanka à 5 (enfants de 3, 5 et 8 ans). Sans tout détailler notre périple, ce serait un peu long, on peut juste vous dire que cette destination est extraordinaire avec des enfants, qu'il est très facile de voyager, de se déplacer, de se loger, se nourrir (même si un peu épicé parfois!!!) et que l'accueil des sri lankais, est juste super chouette: en résumé, pas de problème, pas de malade et un retour avec que de belles images en tête. C'était notre premier grand voyage en famille, sans trop d'expérience avant même si j'étais parti a Madagascar et au Maroc seul auparavant. C'est une chouette première destination que nous conseillons!!! Au programme, Mirissa, Kandy, Haputale, Tissamaharama, Galle...... Si vous avez des questions n'hésitez pas, on aimerait vous faire partager notre voyage et vous aider à vous lancer!!!
Guillaume Claire, Rosalie, Louise et Jasmin
Guillaume Claire, Rosalie, Louise et Jasmin
INTRO
Nous devions initialement aller au Sri Lanka l' an passé à la même époque mais avons du y renoncer un mois avant le début du voyage pour cause de troubles politiques et inter-religieux attisés par les débuts d'une campagne présidentielle très âpre. Nos contacts sur place nous avaient déconseillé le voyage en particulier dans la région de Kandy. Nous avons donc repoussé ce voyage à cette seconde quinzaine du mois de mars 2019, l'un des meilleurs moments de l' année pour se déplacer dans la région. Ce n' est pas encore la haute saison ni la période des chaleurs accablantes qui commence en avril. Pourquoi le Sri Lanka ? Parce que simplement nous étions attirés par ce pays depuis des années et que sans doute, il fait encore rêver. Egalement parce que le pays est une bonne introduction à l' Asie du Sud que nous ne connaissons pas, et en particulier l' Inde, même si le Sri Lanka est une entité géographique, sociale, religieuse et culturelle tout à fait spéciale et unique. De plus, nous étions reçus à Colombo par un ami sri-lankais de notre fils vivant à Sydney où ils se sont connus il y a des années, dans la maison familiale, ce qui reste toujours un privilège lorsque l' on arrive en terre inconnue. Après Colombo, nous avons entamé un circuit de 9 jours dans l' île, avec un chauffeur privé avec van Toyota contacté à partir d'un forum de voyage. Nous sommes enchantés de la formule et des rapports de confiance et d'amitié que nous avons tissés avec Susil pendant cette période. Il a facilité nos déplacements, s'est occupé aussi tous les jours des restaurants où pouvoir déjeuner et dîner sans devoir se limiter au ' Rice and Curry ' sempiternel et trop épicé. Il nous a aussi réservé lui-même une partie des hôtels à des prix hyper-compétitifs. Attention : il n' était pas guide touristique, ce qui implique qu'il faut savoir au départ ce que l'on veut faire exactement. Nous avons arpenté les sites sans lui. Mais il connait son pays comme sa poche, sait conduire vers les endroits plus touristiques au bon moment de la journée, et vous évite de marcher des heures dans la chaleur qui écrase les sites en pleine journée. Il est souriant, chaleureux, discret, flexible, fiable et de bon conseil. C' est une perle que je recommande pour tout séjour mobile au Sri Lanka et dont je donnerai les coordonnées par message privé à qui le demande. il ne parle pas français mais anglais uniquement. Son anglais n' est pas toujours très clair ni correct grammaticalement mais, si vous êtes allergique à l' anglais, ce ne sera pas votre homme ! On trouve bien sur aussi des chauffeurs-guides via les agences de tourisme réceptif locales, mais il vous en coûtera beaucoup plus cher.
DETAILS PRATIQUES Nous avons volé sur KLM à partir de Montpellier via Amsterdam où nous avons passé une nuit de transit. Vols parfaits et confortables. Au retour, trois vols en continuité, via Amsterdam et Paris cette fois, à cause des horaires de connexion. KLM est une compagnie fiable et ponctuelle, tout s'est donc déroulé impeccablement. Nous avions, pour préparer ce voyage, acheté une carte routière du pays et trois guides : le Routard de 2017, le Petit Futé de 2018 ainsi qu'un guide anglais de la collection EyeWitness superbement présenté et agrémenté de belles photos et d' explications détaillées et claires. Il est conseillé et facile d'acheter une carte SIM locale avec une charge téléphone + Internet. C' est très pratique et peu onéreux, et cela donne de la flexibilité. En ce qui concerne l' argent, nous avions des cartes de crédit que nous n' avons pas utilisées. En revanche, nous avions emporté des dollars ( petites coupures surtout ) et des euros. Susil a été payé en liquide ( euros ) à notre arrivée comme il le souhaitait ( tous les hôtels réservés par lui + plus la moitié de sa prestation ), nous avons aussi changé de l' argent officiellement dans une banque au départ, puis Susil nous a changé au fur et à mesure du voyage des dollars ou des euros de façon plus officieuse. Les entrées de sites ou de parcs peuvent se régler en dollars ( uniquement ). Change ( qui peut varier légèrement ) : environ 175 roupies pour 1 dollar et 198 roupies pour 1 euro. Connexion Wi-Fi gratuite et disponible quasiment partout, mais, à la campagne, cela rame ! Inutile de penser à télécharger quoi que ce soit .
Maintenant la nourriture : elle est peu variée et extrêmement épicée, plus encore qu'en Inde. Difficile à supporter, du moins en ce qui nous concerne. Nous ne voulions pas être malades sur le trajet. Disons que ce qui est présenté comme non épicé ( en fait sans piment rouge ou vert dit ' chilli ' ) l' est déjà beaucoup pour nos papilles européennes ! Heureusement, Susil ne nous arrêtait que dans des restaurants avec buffet que nous passions en revue avec lui, et il nous indiquait ce que nous pouvions manger sans mauvaise surprise. Il a été irremplaçable dans son rôle et nous a permis de ne pas nous polariser sur la nourriture - pas terrible dans l' ensemble tout de même - et donc de consacrer ce séjour à profiter des beautés du pays.
Enfin la circulation automobile : elle est infernale, les embouteillages sont permanents dans Colombo et les villes moyennes sri lankaises, la pollution est préoccupante. Il n' y a que dans le centre et le sud de l' île que nous avons eu des moments de répit. On double partout et tout le temps, y compris sur lignes blanches continues et en sommet de côte. Une route normale à deux voies est au Sri lanka une route à 4 voies pour tous véhicules, voitures, petits camions, bus et une multitude de tricycles qui se faufilent partout. Sur la route, ils sont doublés en permanence, y compris lorsqu'eux-mêmes doublent. Ce chaos reste finalement assez organisé, et nous n' avons finalement assisté à aucun accrochage ni accident. On finit par s' habituer à la conduite acrobatique au klaxon ! La vitesse est limitée mais ce n' est pas un problème, on avance à 30 - 40 km / h et donc il faut du temps pour rejoindre des destinations qui nous semblent proches sur la carte. On est dans une autre dimension ! Beaucoup de contrôles de police cependant, en bord de route mais qui restent courtois. Inutile de penser à louer une voiture sans chauffeur. Il n' y a qu'une signalisation sommaire des directions à prendre, pas de GPS. il faut donc avec recours à Google Map donc avoir de l' Internet tout le temps. Pour profiter du séjour, une voiture avec chauffeur est, à mon avis, la meilleure façon de circuler sereinement.
VOYAGE Du 17 au 30 mars 2019 17 mars : départ de Montpellier en fin d'après-midi pour Amsterdam. logement à l' aéroport. 18 mars : vol direct Amsterdam-Colombo ( un peu moins de 10 heures de vol ) et arrivée le 19 mars à 0 h 15. 19 et 20 mars : Colombo. 21 mars : Début du circuit : Colombo - Dambulla - Habarana 22 mars : Habarana - Anuradhapura - Avukana - Mihintale - Habarana 23 mars : Habarana - Polonnaruwa - Madirigiriya - Sigiriya 24 mars : Sigiriya - Nalanda - Route des Epices - Peradeniya Botanic Gardens - Kandy 25 mars : Kandy - mini-circuit des 3 temples : Gadalageriya / Lankatillaka / Embekke Dewala / Kandy centre et Temple de la Dent / Soirée danses traditionnelles kandyennes 26 mars : Kandy - Tea Plantation Scenic Route and Visit / Horton Plains NP / Nuwara Eliya 27 mars : Nuwara Eliya - - Lipton's Seat - Ella 28 mars : Ella / Scenic Country Route to Mirissa on the Southern Coast - Mirissa & Surroundings 29 mars : Mirissa / Galle / Negombo / International Airport 30 mars : Vol de retour vers l' Europe : départ à 2 H 10 am / arrivée à Montpellier à 14 H 10 le même jour. Vol international de nuit d'une durée de 10 H 40 environ.
Arrivée à l' aéroport international de Bandaranaike de Colombo situé à quelque 30 kilomètres du centre-ville, dans la nuit du 18 au 19 mars. Une 4 voies à péage assez dégagée permet de rejoindre la ville rapidement, surtout la nuit, mais on peut transiter aussi par Negombo, ville toute proche qui peut être pratique pour une première ou une dernière nuit avant arrivée ou départ. Voies intérieurs possibles ( Cinnamon Air / Fly Sri Lanka ) sur petits avions ou hydravions.
Nous sommes réceptionnés à l' aéroport par l' ami de notre fils qui nous conduit à la maison familiale où nous faisons connaissance avec ses parents, dînons très tardivement mais légèrement et allons nous coucher.
COLOMBO Colombo est la capitale économique du pays et la plus grande ville du pays avec environ 750.000 habitants, ce qui est finalement peu pour une ville asiatique. Son pendant politique et administratif est la ville limitrophe et moyenne de Sri Janawardenapura Kotte. Ce sont les Portugais qui officialisent le nom de Colombo en 1505. Puis arrivent les Hollandais qui conquièrent la ville 150 ans plus tard en 1656, étendant rapidement leur emprise sur l' ensemble de l' île et implantant des plantations de cannelle au plus proche de la ville dans le quartier que l' on appelle désormais ' Cinnamon Gardens '. Après les Hollandais viennent les Anglais qui vont débarquer 140 ans plus tard et faire de Colombo d'abord une simple base militaire. En 1815, tout bascule avec la chute du royaume de Kandy et Colombo devient de facto la nouvelle capitale du pays. Les Britanniques démolissent le fort construit par les Portugais et tracent progressivement les contours d'une vraie capitale. En 1948, Ceylan obtient pacifiquement son indépendance. Mais la guerre civile - et les attentats tamouls meurtriers - viendra troubler les premières décennies tranquilles d'un pays souverain, mais en proie aux différents linguistiques et religieux pendant 25 longues années, de 1983 à 2009. Beaucoup d'attentats ont lieu à Colombo mais aussi à Kandy et à Galle, et même dans le triangle culturel du nord. Les tamouls ont pour base stratégique le nord de l' île; cette partie du Sri Lanka est, de nos jours, toujours à la traîne économiquement et socialement et difficile à parcourir en toute sérénité. Notre guide nous a avoué s'y rendre avec encore beaucoup de méfiance.
Mardi 19 mars : petit -déjeuner en famille puis Sid et sa maman décident de nous emmener visiter les quartiers iconiques de Colombo, une ville souvent décriée mais qui mérite que l'on s' y arrête au moins deux nuits, ne serait-ce que pour récupérer un peu d'énergie après un long voyage. Et puis, il fait très chaud en cette mi-mars, et il vaut mieux être en forme pour affronter le soleil en pleine journée. Nous allons d' abord dans le quartier de Slave Island ( situé entre le Fort au nord, Galle Road à l' ouest et Cinnamon Gardens au sud ). C' est plutôt un quartier administratif et commercial où sont aussi regroupées les banques. C' est dans une banque que nous allons changer des euros et acheter une carte SIM. Attention : cela prend tout de même un peu de temps, on contrôle les identités, il faut des photocopies. Et il faut faire un peu de queue. L' administration est tatillonne, il reste un peu de méfiance et un traumatisme après 25 ans de guerre civile. On contrôle...
Ensuite, c'est le quartier du Fort ( ne pas chercher les murailles d'enceinte détruites par les Anglais ! ) , ancien quartier colonial où se trouvent les beaux hôtels, et puis un bâtiment iconique de Colombo, le Dutch Hospital, impeccablement rénové en 2012 et transformé en centre culturel et commercial de loisir, et de cafés, boutiques et petits restaurants très conviviaux. Au départ, c'était la résidence d'un ancien gouverneur hollandais à la fin du 17ème siècle qui devint au fil du temps hôpital et orphelinat, séminaire catholique, hôpital militaire, poste de police.... Gravement endommagé par un attentat tamoul en 1996, il fut laissé à l' abandon un temps, puis sauvé de justesse de la destruction pour retrouver son lustre initial. Il est d'architecture typique hollandaise 17ème siècle, long bâtiment rectangulaire, bordé d'arcades et à toiture basse. On peut accéder, dans son enceinte, à un musée qui retrace la présence coloniale hollandaise au Sri Lanka. Dans le même quartier, le Grand Oriental Hotel dont je parle plus bas. Egalement la Lighthouse Clock Tower, une tour datant de 1857 qui servait autrefois de phare, d'horloge et de clocher et resta en service jusqu'en 1952 en tant que phare. On considère qu'elle représente le point zéro au centre de la capitale. Elle donne accès à la rue - qui était interdite d'accès jusqu'en 2015 - faisant face au palais présidentiel ( ' Presidents House & Gordon Gardens ) anciennement ' Government House ' utilisée par les gouverneurs hollandais et anglais, appelée ensuite ' Kings House ' et ' Queens House ' jusqu' en 1972. C' est le gouverneur Sir Arthur Hamilton Gordon qui créa le magnifique parc entourant la résidence en l' honneur du jubilé de la reine Victoria en 1887. Toujours dans le quartier du Fort, le Old Parliament Building, édifice de style néo-baroque construit en 1930. Le parlement a été transféré dans un nouvel édifice à Sri Jayawardenepura Kotte. Un peu plus loin ( je signale que toute cette balade peut facilement se faire à pied dans un périmètre restreint, ce qui est un avantage réel dans une ville au centre historique ramassé ), on pourra admirer le Cargills Building, bâtiment de style colonial aux façades en brique et pierre rouges et blanches, à l' origine un entrepôt faisant partie de ce qui allait devenir l' empire Cargills dédié au commerce de gros, et plus récemment reconverti dans les supermarchés et le marché de fruits et légumes. Nouvelle appellation des supermarchés insulaires : Cargills Food City. Dans le même périmètre ( York Street / Leyden Bastian Road / Sir Baron Jayathilaka Mawatha ), des bâtiments également intéressants tels le Gaffoor Building. Dans le même quartier ( celui de Pettah ), on pourra admirer Old Town Hall, un très beau bâtiment datant de 1873 qui fut Hôtel de Ville jusqu'en 1928 avant son transfert à Cinnamon Gardens.



Un mot quand même sur les hôtels historiques de Colombo qui valent une petite visite : d'abord, dans le quartier du Fort, le Grand Oriental Hotel, vieux palace construit en 1837 pour accueillir les soldats britanniques puis transformé en hôtel en 1875. Egalement le Galle Face Hotel , datant de 1864, bâti en bordure d'océan et dont les chambres sont lambrissées d'époque, enfin le Mount Lavinia, établissement bicentenaire et ancienne résidence privée - et garçonnière de luxe - du gouverneur britannique qui y recevait - entre autres jolies femmes d'une bonne société métissée et en secret - Lovina, sa belle maîtresse sri lankaise à qui il avait offert une maison attenante reliée à sa résidence par un tunnel. Cet hôtel est magnifique, il ressemble au Raffles de Singapour et nous y avons déjeuné le premier midi à Colombo, un buffet à 2500 roupies par personne, ce qui est vraiment honnête vu le lieu exceptionnel. Très belle vue de la terrasse- piscine jusqu' au port et la silhouette familière, dans le lointain un peu brumeux, d'un autre bel hôtel, le Kingsbury. On a tourné au Mount Lavinia Hotel une des scènes du film ' Le Pont de la Rivière Kwai ' après l' avoir, pour l' occasion, transformé en hôpital. Mount Lavinia est une petite ville résidentielle arborée avec jardins exubérants et fleuris, accolée à la capitale, vraiment très agréable. On y trouve hôtels et restaurants de bonne tenue. Après le déjeuner, la balade en voiture se poursuit vers le site du nouveau Parlement, un édifice moderne et de proportions harmonieuses situé sur l' île au centre de Diyawannawa Lake, là où se trouvait jadis le palais de Nissaka Alakesvara, le plus puissant ministre du roi Vikramabahu III. Puis l' île appartint à Edward Walter Pereira ( 1875-1953 ), une figure majeure de l' indépendance de l' île, anciennement Ceylan, et désormais Sri Lanka, ou ' île resplendissante '. Le nouveau parlement est l' oeuvre d'un architecte sri lankais mondialement connu, Geoffrey Bawa. On termine par Town Hall, nouvelle Mairie de Colombo ( depuis 1928 ). C' est un bâtiment imposant, tout blanc avec des airs de Capitole Washingtonien et qui fut dessiné par un architecte anglais connu du début du 20ème siècle, S.J. Edwards. Retour à la maison pour un thé servi à l' ancienne ( et c'est partout ainsi ) avec théière, jolies tasses de grande taille à l' anglaise, sucrier et pot à lait assorti, bref, tel qu' on ne le fait plus très souvent en Grande Bretagne ! La tradition du thé perdure au Sri Lanka, comme celle du cricket ! Puis nous sommes invités à dîner au Dutch Hospital, visité dans l' après-midi, dans un restaurant japonais. Belle ambiance sous les arcades intérieures, et vue sur Colombo by night.
Mercredi 20 mars Nous partons pour la journée avec l' ami de notre fils voir les éléphants au Pinnawala Elephant Orphanage à environ 80 kms vers l' est. En fait, l' orphelinat lui-même ne peut être visité ( les petits orphelins ont grandi et sont désormais des éléphants adultes à moitié sauvages - à moitié domestiqués, et on ne peut en réalité qu' assister au bain des éléphants accompagnés de leurs suiveurs et soigneurs ou cornacs dans la rivière. Interdiction d'approcher les pachydermes de trop près. Le site est sauvage côté rivière, les éléphants sont tranquilles et apprécient douche au jet surpuissant et bain dans les vasques, et rejoignent la rivière après avoir traversé la route et une partie du village attenant où les marchands attendent les touristes devant leurs stands, leurs étals et leurs boutiques. Bref, ce n' est pas désagréable comme but de balade, mais ce n' est pas non plus fantastique. C'est touristique dans le mauvais sens du mot (en anglais ' touristy ' ). Je ne recommanderais pas vraiment cet endroit surfait, et encombré de visiteurs chinois obsédés du selfie, y compris avec éléphant dans l' objectif. C' est insupportable ! On trouvera mieux ailleurs, en particulier dans la grande réserve du sud du pays. Restaurant en bord de rivière, trusté par les touristes chinois et où l'on déjeune vraiment affreusement. Le plus mauvais déjeuner- buffet du séjour dans une salle à manger bondée du plus mauvais goût chinois.

Retour à Colombo par un chemin un peu plus rapide et dégagé. En soirée, nous sommes de nouveau invités au restaurant de fruits de mer du Cinnamon Grand Colombo, superbe hôtel au hall d'entrée et salons magnifiques et doté de 14 restaurants ! Celui où nous allons dîner propose fruits de mer ( crabes, coquilles St Jacques ) et poissons variés grillés ou en sauce. Cadre et nourriture irréprochables. Chambres doubles à 160 dollars la nuit environ, ce qui est cher mais très compétitif par rapport à d'autres pays. C 'est le meilleur hôtel de la ville, situé idéalement à moins de 2 kms du Fort, et un choix idéal pour commencer son séjour si l' on a les moyens. Ceci dit, à part à Kandy et à Galle ( prononcer ' gôl ' ), on ne trouvera que profusion de petits hôtels ou B&B ou guest-houses dont certains peuvent réserver de mauvaises surprises. En revanche, les tarifs sont canon : à partir de 30 euros la nuit, généralement avec climatisation ( et c'est préférable si l'on veut dormir... ), douche avec eau chaude et petit déjeuner compris. Attention : dans l' ensemble du pays, il y a actuellement des coupures de courant effectuées sur ordre du gouvernement, soit-disant parce qu'il ne pleut pas assez et que les réservoirs et lacs de retenue sont au plus bas ( c'est faux ), réellement parce qu'il y a un défaut criant et inquiétant de maintenance des installations électriques. Les Sri lankais en rient, ils ont beaucoup de recul par rapport à leur personnel politique et à la corruption ambiante. Il faut parfois subir trois coupures de courant d' une heure ou plus, une le matin, une l' après-midi et une en début de soirée. En conséquence, il convient donc choisir des hôtels avec générateurs ! Sinon, chaleur et moustiques sont au rendez-vous. Et en plus, la connexion Wi-Fi est interrompue !
Jeudi 21 mars Nous quittons nos hôtes avec effusion car ils nous ont gâtés pendant cette première étape de notre séjour. Je le répète, Colombo vaut un arrêt d'au moins deux nuits / 1 jour et demie ou 2 jours. Nous avons rendez-vous avec Susil, notre chauffeur, au domicile des parents de Sil à 9 heures du matin pour un départ vers Dambulla, ville située à environ 150 kms de Colombo à l' est. Nous allons en fin de journée rejoindre ce que l'on appelle le Triangle Culturel, mais Dambulla mérite un arrêt d'environ deux heures, voire davantage. En effet, la ville est célèbre pour Rock Temple - ou Golden Temple -, un temple troglodytique situé au sommet d'un immense roc de granit et qui date du 1er siècle avant JC quand le roi Vattagamani Abhaya y trouva refuge après avoir fui Anuradhapura devant des envahisseurs indiens.

Le site est répertorié au patrimoine mondial de l' UNESCO depuis 1991. Ce temple-caverne sera notre premier coup de coeur et, avec ses 5 salles décorées de fresques pariétales historiées et ses collections de bouddhas de toutes tailles couchés ou assis, le plus bel édifice religieux du Sri Lanka, à notre avis. Les peintures datent du 13ème siècle, période faste des rois Kandy, elles couvrent 6000 m2 de parois diverses et racontent la vie de Bouddha, représenté par 157 statues de couleurs vives, d'or et d'argent. Ne pas manquer en particulier la deuxième salle ( Maha Raja Viharaya ou Temple du Roi des Dieux avec ses statues de rois, ses 53 statues de Bouddha et d'autres de divinités hindoues telles Ganesh ou Vishnou ) et la quatrième salle ( Pascima Viharaya ou Temple de l' Ouest ) avec son plafond recouvert de peintures et ses bouddhas assis dans la position du ' dhyana mudra ', celle de la méditation.








Les 5 grottes ouvertes au public ( sur environ 80 ) sont les plus belles de cet unique sanctuaire bouddhique existant depuis 22 siècles. On y accède par un escalier de 500 marches environ. La grande cour extérieure du temple offre une vue imprenable sur toute la région. Attention : tenue spéciale, correcte et couverte pour la visite des temples et des sites religieux en général. Il faut ôter ses chaussures ou sandales pour marcher pieds nus ou en chaussettes ( à choisir épaisses à cause de la chaleur du sol ou de la pierre ), couvrir ses genoux en portant soit un bermuda très long soit un sarong ( à acheter en magasin ) et découvrir son crâne, ce qui peut être gênant. Pas de casquette, pas de chapeau, mais un mouchoir flottant est toléré. S' enduire également de crème solaire en cas d' exposition prolongée ( ce qui est souvent le cas ) au soleil en plein midi ou en début d'après-midi. L' idéal donc est de commencer les visites ( ou ascensions a fortiori ) tôt le matin, les sites ouvrant souvent vers 6 - 7 heures.
Nous repartons de Dambulla vers Anuradhapura, ville située à 70 kms au nord de Dambulla, c'est à dire à environ 200 kms au nord-est de Colombo. Il y a la ville moderne sans interêt, bruyante, embouteillée et polluée et puis il y a la ville ancienne et sainte à laquelle nous allons consacrer tout l' après-midi. Avant l' arrivée à Anuradhapura, nous allons faire un crochet par la campagne et les toutes petites routes ( sur lesquelles on fait sécher le riz à même le bitume et la poussière ) pour rejoindre Avukana, après avoir longé un moment le Kala Wewa Reservoir, un vaste lac de retenue très panoramique sur lequel circulent des pirogues de pêcheurs. La promenade est jolie et tranquille, loin des embouteillages. A Avukana se trouve un bouddha de 12 mètres de haut datant du 5ème siècle, considéré comme la plus belle statue du genre au SL. C' est le matin qu' elle est la plus belle à regarder car ' elle se nourrit de soleil '. C' est le sens du nom Avukana.
Anuradhapura fut fondée au 5ème siècle avant JC et demeura la capitale de l' île pendant 14 siècles. C 'est la plus grande et la plus étendue des villes du Triangle, une ville qui a grandi sous le patronage de trois monastères bouddhiques et autour d'immenses édifices - reliquaires, les dagobas et stupas construits en l' honneur et en mémoire de Bouddha : Thuparama, le plus ancien dagoba, puis Ruvanveliseya Stupa, le plus révéré et les immenses dagobas Jetavaranama et Abhayagiriya. La ville a connu son apogée au 2ème siècle avant JC avec l' arrivée du bouddhisme sous le règne du roi Devanampiyatissa. Elle a connu aussi beaucoup de hauts et de bas politiques en tombant au mains d' envahisseurs indiens puis en étant reconquise par un autre roi, Dutugetmunu. Elle fut le théâtre d'autres batailles et d'autres reconquêtes. Plus de 60 rois s'y succédèrent, conférant à la ville son aura et son unicité et permettant une expansion hors normes jusqu'à ce que, de guerre lasse ( trop d'invasions indiennes ) on lui préfère sa voisine et concurrente, Polonnaruwa.
Avant d' entrer sur le site de la ville, il faut passer à la caisse. et là, cela fait mal. J' ai récemment critiqué dans un carnet sur le Costa Rica la politique touristique en matière de frais d'entrée sur les sites naturels du pays pour les étrangers. Eh bien, c'est la même chose au Sri Lanka en pire, je dirais, car on tape fort. L' entrée de la cité sacrée coûte 25 dollars US ( à payer en dollars ou en équivalent-roupies ) pour un étranger quel qu'il soit, et moins d'un dollar pour un sri lankais ! Une discrimination tout à fait insupportable et aberrante d'un simple point de vue touristique. On m' a dit que l' addition des frais de visa ( actuellement 35 dollars US mais qui pourraient être supprimés à partir du 1er mai ) à celle des entrées sur sites sacrés ou dans les parcs nationaux rebutaient un certain nombre de visiteurs potentiels qui s'orientaient alors plutôt vers la Thaïlande par exemple, pour réduire leurs dépenses globales. L'information vient directement du ministère du Tourisme Sri Lankais, inquiet finalement de perdre des touristes aussi stupidement.
Je reviens au site visité aujourd'hui. Il est très étendu et difficile à parcourir à pied. En revanche, si l' on ne dispose pas d'une voiture avec chauffeur, on peut louer des vélos ou se déplacer en tricycle à partir des hôtels et autres Guesthouses qui ne manquent pas ! Il faut être jeune et ne pas craindre la chaleur, écrasante ! Le site est ouvert de 7 heures du matin à 18 heures. La visite commence généralement par le musée archéologique, situé à l' entrée, au niveau de la billetterie, datant de 1947, et occupant en partie l' ancien bâtiment de l' administration britannique. Cette partie ( édifice colonial en bois avec véranda ) était, lors de notre visite, en rénovation. A l' intérieur du périmètre sacré, il y a deux sites plus mineurs mais qui valent une visite. Ils sont payants ( en sus donc ). Compter donc environ 70 dollars US en frais d'entrée à deux sur ce premier site du Triangle Culturel. Je ne vais pas entrer dans les détails - à rechercher dans les bons guides - de la visite complète qui nous a pris environ 4 heures, mais simplement vous donner des indications et nos préférences. A Nord de la cité -- Abayagiri Dagoba, à l' extrême nord des ruines. C' était l'un des plus grands monastères, construit au 1er siècle avant JC par le roi Valagamba et qui fut choisi pour accueillir la relique de la dent sacrée de Bouddha au 4ème siècle. Son rayonnement perdura jusqu'au 14ème siècle. C'est toujours un lieu de pélerinage important. -- Samadhi Bouddha Statue, à l' est des ruines du nord. Date du 4ème siècle avant JC, sculptée dans le granit, elle est considérée comme l'une des plus belles du pays. Bouddha est représenté en méditation ( assis en tailleur, une main posée sur l' autre , les paumes tournées vers le ciel ). C' est le premier stade de l' élévation spirituelle de Bouddha ou ' samadhi '.
B Centre de la Cité -- Le Musée Archéologique précédemment cité. -- Jetavanarama Dagoba qui culmine à 120 mètres de hauteur, 3ème édifice antique le plus haut du monde après les pyramides de Gizeh. Construit au 3ème siècle après JC et censé contenir la ceinture et le bol à aumônes de Bouddha. Fait de 10 millions de briques. Etait autrefois, il ya bien longtemps, un énorme monast��re. -- Ruvanveliseya Stupa Construit au 2ème siècle avant JC. Demeure un site majeur de spiritualité bouddhiste. A survécu aux destructions massives imposées par les envahisseurs venus du sud de l' Inde. -- Sri Maha Bodi C' est l' arbre Bo sacré du Temple du Grand Eveil, considéré comme le plus vieux du monde ( mais rien n' est moins sur, à mon avis... ) et sous lequel Bouddha reçut l' illumination. C 'est un lieu de pèlerinage majeur où un attentat de grande ampleur par les Tamouls en 1985, tuant et blessant des centaines de visiteurs présents. Accès payant: 200 roupies. 3 / Sud de la cité -- Isurumuniya Vihara ou temple des Amants Date du 3ème siècle avant JC. Petit musée avec de fines et superbes sculptures de pierre représentant des éléphants s'ébrouant dans une rivière et un couple qui pourrait être un dieu et une déesse hindous . Entrée payante : 5 dollars US.







La visite est terminée mais nous n' allons pas rejoindre notre hôtel tout de suite. Il est prévu de continuer la route jusqu' au site de Mihintale, située à 11 kms d' Anarudhapura. Le site se situe sur trois paliers, et on peut atteindre le second en voiture. L' accès au 3ème palier est payant : 1000 roupies. Le site est célèbre: c'est là qu'en 247 avant JC le roi d' Anarudhapura rencontra Mahinda, le fils de l' empereur indien Asoka, et se convertit au bouddhisme et permit, de ce fait, à la nouvelle religion de s'installer et de prospérer sur ce site sacré.
Fin de la première partie du carnet. Il se poursuit logiquement sur un autre feuillet attaché à celui-ci. On trouvera les photos de Avukana et de Mihintale au début de cette seconde partie.
Nous devions initialement aller au Sri Lanka l' an passé à la même époque mais avons du y renoncer un mois avant le début du voyage pour cause de troubles politiques et inter-religieux attisés par les débuts d'une campagne présidentielle très âpre. Nos contacts sur place nous avaient déconseillé le voyage en particulier dans la région de Kandy. Nous avons donc repoussé ce voyage à cette seconde quinzaine du mois de mars 2019, l'un des meilleurs moments de l' année pour se déplacer dans la région. Ce n' est pas encore la haute saison ni la période des chaleurs accablantes qui commence en avril. Pourquoi le Sri Lanka ? Parce que simplement nous étions attirés par ce pays depuis des années et que sans doute, il fait encore rêver. Egalement parce que le pays est une bonne introduction à l' Asie du Sud que nous ne connaissons pas, et en particulier l' Inde, même si le Sri Lanka est une entité géographique, sociale, religieuse et culturelle tout à fait spéciale et unique. De plus, nous étions reçus à Colombo par un ami sri-lankais de notre fils vivant à Sydney où ils se sont connus il y a des années, dans la maison familiale, ce qui reste toujours un privilège lorsque l' on arrive en terre inconnue. Après Colombo, nous avons entamé un circuit de 9 jours dans l' île, avec un chauffeur privé avec van Toyota contacté à partir d'un forum de voyage. Nous sommes enchantés de la formule et des rapports de confiance et d'amitié que nous avons tissés avec Susil pendant cette période. Il a facilité nos déplacements, s'est occupé aussi tous les jours des restaurants où pouvoir déjeuner et dîner sans devoir se limiter au ' Rice and Curry ' sempiternel et trop épicé. Il nous a aussi réservé lui-même une partie des hôtels à des prix hyper-compétitifs. Attention : il n' était pas guide touristique, ce qui implique qu'il faut savoir au départ ce que l'on veut faire exactement. Nous avons arpenté les sites sans lui. Mais il connait son pays comme sa poche, sait conduire vers les endroits plus touristiques au bon moment de la journée, et vous évite de marcher des heures dans la chaleur qui écrase les sites en pleine journée. Il est souriant, chaleureux, discret, flexible, fiable et de bon conseil. C' est une perle que je recommande pour tout séjour mobile au Sri Lanka et dont je donnerai les coordonnées par message privé à qui le demande. il ne parle pas français mais anglais uniquement. Son anglais n' est pas toujours très clair ni correct grammaticalement mais, si vous êtes allergique à l' anglais, ce ne sera pas votre homme ! On trouve bien sur aussi des chauffeurs-guides via les agences de tourisme réceptif locales, mais il vous en coûtera beaucoup plus cher.
DETAILS PRATIQUES Nous avons volé sur KLM à partir de Montpellier via Amsterdam où nous avons passé une nuit de transit. Vols parfaits et confortables. Au retour, trois vols en continuité, via Amsterdam et Paris cette fois, à cause des horaires de connexion. KLM est une compagnie fiable et ponctuelle, tout s'est donc déroulé impeccablement. Nous avions, pour préparer ce voyage, acheté une carte routière du pays et trois guides : le Routard de 2017, le Petit Futé de 2018 ainsi qu'un guide anglais de la collection EyeWitness superbement présenté et agrémenté de belles photos et d' explications détaillées et claires. Il est conseillé et facile d'acheter une carte SIM locale avec une charge téléphone + Internet. C' est très pratique et peu onéreux, et cela donne de la flexibilité. En ce qui concerne l' argent, nous avions des cartes de crédit que nous n' avons pas utilisées. En revanche, nous avions emporté des dollars ( petites coupures surtout ) et des euros. Susil a été payé en liquide ( euros ) à notre arrivée comme il le souhaitait ( tous les hôtels réservés par lui + plus la moitié de sa prestation ), nous avons aussi changé de l' argent officiellement dans une banque au départ, puis Susil nous a changé au fur et à mesure du voyage des dollars ou des euros de façon plus officieuse. Les entrées de sites ou de parcs peuvent se régler en dollars ( uniquement ). Change ( qui peut varier légèrement ) : environ 175 roupies pour 1 dollar et 198 roupies pour 1 euro. Connexion Wi-Fi gratuite et disponible quasiment partout, mais, à la campagne, cela rame ! Inutile de penser à télécharger quoi que ce soit .
Maintenant la nourriture : elle est peu variée et extrêmement épicée, plus encore qu'en Inde. Difficile à supporter, du moins en ce qui nous concerne. Nous ne voulions pas être malades sur le trajet. Disons que ce qui est présenté comme non épicé ( en fait sans piment rouge ou vert dit ' chilli ' ) l' est déjà beaucoup pour nos papilles européennes ! Heureusement, Susil ne nous arrêtait que dans des restaurants avec buffet que nous passions en revue avec lui, et il nous indiquait ce que nous pouvions manger sans mauvaise surprise. Il a été irremplaçable dans son rôle et nous a permis de ne pas nous polariser sur la nourriture - pas terrible dans l' ensemble tout de même - et donc de consacrer ce séjour à profiter des beautés du pays.
Enfin la circulation automobile : elle est infernale, les embouteillages sont permanents dans Colombo et les villes moyennes sri lankaises, la pollution est préoccupante. Il n' y a que dans le centre et le sud de l' île que nous avons eu des moments de répit. On double partout et tout le temps, y compris sur lignes blanches continues et en sommet de côte. Une route normale à deux voies est au Sri lanka une route à 4 voies pour tous véhicules, voitures, petits camions, bus et une multitude de tricycles qui se faufilent partout. Sur la route, ils sont doublés en permanence, y compris lorsqu'eux-mêmes doublent. Ce chaos reste finalement assez organisé, et nous n' avons finalement assisté à aucun accrochage ni accident. On finit par s' habituer à la conduite acrobatique au klaxon ! La vitesse est limitée mais ce n' est pas un problème, on avance à 30 - 40 km / h et donc il faut du temps pour rejoindre des destinations qui nous semblent proches sur la carte. On est dans une autre dimension ! Beaucoup de contrôles de police cependant, en bord de route mais qui restent courtois. Inutile de penser à louer une voiture sans chauffeur. Il n' y a qu'une signalisation sommaire des directions à prendre, pas de GPS. il faut donc avec recours à Google Map donc avoir de l' Internet tout le temps. Pour profiter du séjour, une voiture avec chauffeur est, à mon avis, la meilleure façon de circuler sereinement.
VOYAGE Du 17 au 30 mars 2019 17 mars : départ de Montpellier en fin d'après-midi pour Amsterdam. logement à l' aéroport. 18 mars : vol direct Amsterdam-Colombo ( un peu moins de 10 heures de vol ) et arrivée le 19 mars à 0 h 15. 19 et 20 mars : Colombo. 21 mars : Début du circuit : Colombo - Dambulla - Habarana 22 mars : Habarana - Anuradhapura - Avukana - Mihintale - Habarana 23 mars : Habarana - Polonnaruwa - Madirigiriya - Sigiriya 24 mars : Sigiriya - Nalanda - Route des Epices - Peradeniya Botanic Gardens - Kandy 25 mars : Kandy - mini-circuit des 3 temples : Gadalageriya / Lankatillaka / Embekke Dewala / Kandy centre et Temple de la Dent / Soirée danses traditionnelles kandyennes 26 mars : Kandy - Tea Plantation Scenic Route and Visit / Horton Plains NP / Nuwara Eliya 27 mars : Nuwara Eliya - - Lipton's Seat - Ella 28 mars : Ella / Scenic Country Route to Mirissa on the Southern Coast - Mirissa & Surroundings 29 mars : Mirissa / Galle / Negombo / International Airport 30 mars : Vol de retour vers l' Europe : départ à 2 H 10 am / arrivée à Montpellier à 14 H 10 le même jour. Vol international de nuit d'une durée de 10 H 40 environ.
Arrivée à l' aéroport international de Bandaranaike de Colombo situé à quelque 30 kilomètres du centre-ville, dans la nuit du 18 au 19 mars. Une 4 voies à péage assez dégagée permet de rejoindre la ville rapidement, surtout la nuit, mais on peut transiter aussi par Negombo, ville toute proche qui peut être pratique pour une première ou une dernière nuit avant arrivée ou départ. Voies intérieurs possibles ( Cinnamon Air / Fly Sri Lanka ) sur petits avions ou hydravions.
Nous sommes réceptionnés à l' aéroport par l' ami de notre fils qui nous conduit à la maison familiale où nous faisons connaissance avec ses parents, dînons très tardivement mais légèrement et allons nous coucher.
COLOMBO Colombo est la capitale économique du pays et la plus grande ville du pays avec environ 750.000 habitants, ce qui est finalement peu pour une ville asiatique. Son pendant politique et administratif est la ville limitrophe et moyenne de Sri Janawardenapura Kotte. Ce sont les Portugais qui officialisent le nom de Colombo en 1505. Puis arrivent les Hollandais qui conquièrent la ville 150 ans plus tard en 1656, étendant rapidement leur emprise sur l' ensemble de l' île et implantant des plantations de cannelle au plus proche de la ville dans le quartier que l' on appelle désormais ' Cinnamon Gardens '. Après les Hollandais viennent les Anglais qui vont débarquer 140 ans plus tard et faire de Colombo d'abord une simple base militaire. En 1815, tout bascule avec la chute du royaume de Kandy et Colombo devient de facto la nouvelle capitale du pays. Les Britanniques démolissent le fort construit par les Portugais et tracent progressivement les contours d'une vraie capitale. En 1948, Ceylan obtient pacifiquement son indépendance. Mais la guerre civile - et les attentats tamouls meurtriers - viendra troubler les premières décennies tranquilles d'un pays souverain, mais en proie aux différents linguistiques et religieux pendant 25 longues années, de 1983 à 2009. Beaucoup d'attentats ont lieu à Colombo mais aussi à Kandy et à Galle, et même dans le triangle culturel du nord. Les tamouls ont pour base stratégique le nord de l' île; cette partie du Sri Lanka est, de nos jours, toujours à la traîne économiquement et socialement et difficile à parcourir en toute sérénité. Notre guide nous a avoué s'y rendre avec encore beaucoup de méfiance.
Mardi 19 mars : petit -déjeuner en famille puis Sid et sa maman décident de nous emmener visiter les quartiers iconiques de Colombo, une ville souvent décriée mais qui mérite que l'on s' y arrête au moins deux nuits, ne serait-ce que pour récupérer un peu d'énergie après un long voyage. Et puis, il fait très chaud en cette mi-mars, et il vaut mieux être en forme pour affronter le soleil en pleine journée. Nous allons d' abord dans le quartier de Slave Island ( situé entre le Fort au nord, Galle Road à l' ouest et Cinnamon Gardens au sud ). C' est plutôt un quartier administratif et commercial où sont aussi regroupées les banques. C' est dans une banque que nous allons changer des euros et acheter une carte SIM. Attention : cela prend tout de même un peu de temps, on contrôle les identités, il faut des photocopies. Et il faut faire un peu de queue. L' administration est tatillonne, il reste un peu de méfiance et un traumatisme après 25 ans de guerre civile. On contrôle...
Ensuite, c'est le quartier du Fort ( ne pas chercher les murailles d'enceinte détruites par les Anglais ! ) , ancien quartier colonial où se trouvent les beaux hôtels, et puis un bâtiment iconique de Colombo, le Dutch Hospital, impeccablement rénové en 2012 et transformé en centre culturel et commercial de loisir, et de cafés, boutiques et petits restaurants très conviviaux. Au départ, c'était la résidence d'un ancien gouverneur hollandais à la fin du 17ème siècle qui devint au fil du temps hôpital et orphelinat, séminaire catholique, hôpital militaire, poste de police.... Gravement endommagé par un attentat tamoul en 1996, il fut laissé à l' abandon un temps, puis sauvé de justesse de la destruction pour retrouver son lustre initial. Il est d'architecture typique hollandaise 17ème siècle, long bâtiment rectangulaire, bordé d'arcades et à toiture basse. On peut accéder, dans son enceinte, à un musée qui retrace la présence coloniale hollandaise au Sri Lanka. Dans le même quartier, le Grand Oriental Hotel dont je parle plus bas. Egalement la Lighthouse Clock Tower, une tour datant de 1857 qui servait autrefois de phare, d'horloge et de clocher et resta en service jusqu'en 1952 en tant que phare. On considère qu'elle représente le point zéro au centre de la capitale. Elle donne accès à la rue - qui était interdite d'accès jusqu'en 2015 - faisant face au palais présidentiel ( ' Presidents House & Gordon Gardens ) anciennement ' Government House ' utilisée par les gouverneurs hollandais et anglais, appelée ensuite ' Kings House ' et ' Queens House ' jusqu' en 1972. C' est le gouverneur Sir Arthur Hamilton Gordon qui créa le magnifique parc entourant la résidence en l' honneur du jubilé de la reine Victoria en 1887. Toujours dans le quartier du Fort, le Old Parliament Building, édifice de style néo-baroque construit en 1930. Le parlement a été transféré dans un nouvel édifice à Sri Jayawardenepura Kotte. Un peu plus loin ( je signale que toute cette balade peut facilement se faire à pied dans un périmètre restreint, ce qui est un avantage réel dans une ville au centre historique ramassé ), on pourra admirer le Cargills Building, bâtiment de style colonial aux façades en brique et pierre rouges et blanches, à l' origine un entrepôt faisant partie de ce qui allait devenir l' empire Cargills dédié au commerce de gros, et plus récemment reconverti dans les supermarchés et le marché de fruits et légumes. Nouvelle appellation des supermarchés insulaires : Cargills Food City. Dans le même périmètre ( York Street / Leyden Bastian Road / Sir Baron Jayathilaka Mawatha ), des bâtiments également intéressants tels le Gaffoor Building. Dans le même quartier ( celui de Pettah ), on pourra admirer Old Town Hall, un très beau bâtiment datant de 1873 qui fut Hôtel de Ville jusqu'en 1928 avant son transfert à Cinnamon Gardens.



Un mot quand même sur les hôtels historiques de Colombo qui valent une petite visite : d'abord, dans le quartier du Fort, le Grand Oriental Hotel, vieux palace construit en 1837 pour accueillir les soldats britanniques puis transformé en hôtel en 1875. Egalement le Galle Face Hotel , datant de 1864, bâti en bordure d'océan et dont les chambres sont lambrissées d'époque, enfin le Mount Lavinia, établissement bicentenaire et ancienne résidence privée - et garçonnière de luxe - du gouverneur britannique qui y recevait - entre autres jolies femmes d'une bonne société métissée et en secret - Lovina, sa belle maîtresse sri lankaise à qui il avait offert une maison attenante reliée à sa résidence par un tunnel. Cet hôtel est magnifique, il ressemble au Raffles de Singapour et nous y avons déjeuné le premier midi à Colombo, un buffet à 2500 roupies par personne, ce qui est vraiment honnête vu le lieu exceptionnel. Très belle vue de la terrasse- piscine jusqu' au port et la silhouette familière, dans le lointain un peu brumeux, d'un autre bel hôtel, le Kingsbury. On a tourné au Mount Lavinia Hotel une des scènes du film ' Le Pont de la Rivière Kwai ' après l' avoir, pour l' occasion, transformé en hôpital. Mount Lavinia est une petite ville résidentielle arborée avec jardins exubérants et fleuris, accolée à la capitale, vraiment très agréable. On y trouve hôtels et restaurants de bonne tenue. Après le déjeuner, la balade en voiture se poursuit vers le site du nouveau Parlement, un édifice moderne et de proportions harmonieuses situé sur l' île au centre de Diyawannawa Lake, là où se trouvait jadis le palais de Nissaka Alakesvara, le plus puissant ministre du roi Vikramabahu III. Puis l' île appartint à Edward Walter Pereira ( 1875-1953 ), une figure majeure de l' indépendance de l' île, anciennement Ceylan, et désormais Sri Lanka, ou ' île resplendissante '. Le nouveau parlement est l' oeuvre d'un architecte sri lankais mondialement connu, Geoffrey Bawa. On termine par Town Hall, nouvelle Mairie de Colombo ( depuis 1928 ). C' est un bâtiment imposant, tout blanc avec des airs de Capitole Washingtonien et qui fut dessiné par un architecte anglais connu du début du 20ème siècle, S.J. Edwards. Retour à la maison pour un thé servi à l' ancienne ( et c'est partout ainsi ) avec théière, jolies tasses de grande taille à l' anglaise, sucrier et pot à lait assorti, bref, tel qu' on ne le fait plus très souvent en Grande Bretagne ! La tradition du thé perdure au Sri Lanka, comme celle du cricket ! Puis nous sommes invités à dîner au Dutch Hospital, visité dans l' après-midi, dans un restaurant japonais. Belle ambiance sous les arcades intérieures, et vue sur Colombo by night.
Mercredi 20 mars Nous partons pour la journée avec l' ami de notre fils voir les éléphants au Pinnawala Elephant Orphanage à environ 80 kms vers l' est. En fait, l' orphelinat lui-même ne peut être visité ( les petits orphelins ont grandi et sont désormais des éléphants adultes à moitié sauvages - à moitié domestiqués, et on ne peut en réalité qu' assister au bain des éléphants accompagnés de leurs suiveurs et soigneurs ou cornacs dans la rivière. Interdiction d'approcher les pachydermes de trop près. Le site est sauvage côté rivière, les éléphants sont tranquilles et apprécient douche au jet surpuissant et bain dans les vasques, et rejoignent la rivière après avoir traversé la route et une partie du village attenant où les marchands attendent les touristes devant leurs stands, leurs étals et leurs boutiques. Bref, ce n' est pas désagréable comme but de balade, mais ce n' est pas non plus fantastique. C'est touristique dans le mauvais sens du mot (en anglais ' touristy ' ). Je ne recommanderais pas vraiment cet endroit surfait, et encombré de visiteurs chinois obsédés du selfie, y compris avec éléphant dans l' objectif. C' est insupportable ! On trouvera mieux ailleurs, en particulier dans la grande réserve du sud du pays. Restaurant en bord de rivière, trusté par les touristes chinois et où l'on déjeune vraiment affreusement. Le plus mauvais déjeuner- buffet du séjour dans une salle à manger bondée du plus mauvais goût chinois.

Retour à Colombo par un chemin un peu plus rapide et dégagé. En soirée, nous sommes de nouveau invités au restaurant de fruits de mer du Cinnamon Grand Colombo, superbe hôtel au hall d'entrée et salons magnifiques et doté de 14 restaurants ! Celui où nous allons dîner propose fruits de mer ( crabes, coquilles St Jacques ) et poissons variés grillés ou en sauce. Cadre et nourriture irréprochables. Chambres doubles à 160 dollars la nuit environ, ce qui est cher mais très compétitif par rapport à d'autres pays. C 'est le meilleur hôtel de la ville, situé idéalement à moins de 2 kms du Fort, et un choix idéal pour commencer son séjour si l' on a les moyens. Ceci dit, à part à Kandy et à Galle ( prononcer ' gôl ' ), on ne trouvera que profusion de petits hôtels ou B&B ou guest-houses dont certains peuvent réserver de mauvaises surprises. En revanche, les tarifs sont canon : à partir de 30 euros la nuit, généralement avec climatisation ( et c'est préférable si l'on veut dormir... ), douche avec eau chaude et petit déjeuner compris. Attention : dans l' ensemble du pays, il y a actuellement des coupures de courant effectuées sur ordre du gouvernement, soit-disant parce qu'il ne pleut pas assez et que les réservoirs et lacs de retenue sont au plus bas ( c'est faux ), réellement parce qu'il y a un défaut criant et inquiétant de maintenance des installations électriques. Les Sri lankais en rient, ils ont beaucoup de recul par rapport à leur personnel politique et à la corruption ambiante. Il faut parfois subir trois coupures de courant d' une heure ou plus, une le matin, une l' après-midi et une en début de soirée. En conséquence, il convient donc choisir des hôtels avec générateurs ! Sinon, chaleur et moustiques sont au rendez-vous. Et en plus, la connexion Wi-Fi est interrompue !
Jeudi 21 mars Nous quittons nos hôtes avec effusion car ils nous ont gâtés pendant cette première étape de notre séjour. Je le répète, Colombo vaut un arrêt d'au moins deux nuits / 1 jour et demie ou 2 jours. Nous avons rendez-vous avec Susil, notre chauffeur, au domicile des parents de Sil à 9 heures du matin pour un départ vers Dambulla, ville située à environ 150 kms de Colombo à l' est. Nous allons en fin de journée rejoindre ce que l'on appelle le Triangle Culturel, mais Dambulla mérite un arrêt d'environ deux heures, voire davantage. En effet, la ville est célèbre pour Rock Temple - ou Golden Temple -, un temple troglodytique situé au sommet d'un immense roc de granit et qui date du 1er siècle avant JC quand le roi Vattagamani Abhaya y trouva refuge après avoir fui Anuradhapura devant des envahisseurs indiens.

Le site est répertorié au patrimoine mondial de l' UNESCO depuis 1991. Ce temple-caverne sera notre premier coup de coeur et, avec ses 5 salles décorées de fresques pariétales historiées et ses collections de bouddhas de toutes tailles couchés ou assis, le plus bel édifice religieux du Sri Lanka, à notre avis. Les peintures datent du 13ème siècle, période faste des rois Kandy, elles couvrent 6000 m2 de parois diverses et racontent la vie de Bouddha, représenté par 157 statues de couleurs vives, d'or et d'argent. Ne pas manquer en particulier la deuxième salle ( Maha Raja Viharaya ou Temple du Roi des Dieux avec ses statues de rois, ses 53 statues de Bouddha et d'autres de divinités hindoues telles Ganesh ou Vishnou ) et la quatrième salle ( Pascima Viharaya ou Temple de l' Ouest ) avec son plafond recouvert de peintures et ses bouddhas assis dans la position du ' dhyana mudra ', celle de la méditation.








Les 5 grottes ouvertes au public ( sur environ 80 ) sont les plus belles de cet unique sanctuaire bouddhique existant depuis 22 siècles. On y accède par un escalier de 500 marches environ. La grande cour extérieure du temple offre une vue imprenable sur toute la région. Attention : tenue spéciale, correcte et couverte pour la visite des temples et des sites religieux en général. Il faut ôter ses chaussures ou sandales pour marcher pieds nus ou en chaussettes ( à choisir épaisses à cause de la chaleur du sol ou de la pierre ), couvrir ses genoux en portant soit un bermuda très long soit un sarong ( à acheter en magasin ) et découvrir son crâne, ce qui peut être gênant. Pas de casquette, pas de chapeau, mais un mouchoir flottant est toléré. S' enduire également de crème solaire en cas d' exposition prolongée ( ce qui est souvent le cas ) au soleil en plein midi ou en début d'après-midi. L' idéal donc est de commencer les visites ( ou ascensions a fortiori ) tôt le matin, les sites ouvrant souvent vers 6 - 7 heures.
Nous repartons de Dambulla vers Anuradhapura, ville située à 70 kms au nord de Dambulla, c'est à dire à environ 200 kms au nord-est de Colombo. Il y a la ville moderne sans interêt, bruyante, embouteillée et polluée et puis il y a la ville ancienne et sainte à laquelle nous allons consacrer tout l' après-midi. Avant l' arrivée à Anuradhapura, nous allons faire un crochet par la campagne et les toutes petites routes ( sur lesquelles on fait sécher le riz à même le bitume et la poussière ) pour rejoindre Avukana, après avoir longé un moment le Kala Wewa Reservoir, un vaste lac de retenue très panoramique sur lequel circulent des pirogues de pêcheurs. La promenade est jolie et tranquille, loin des embouteillages. A Avukana se trouve un bouddha de 12 mètres de haut datant du 5ème siècle, considéré comme la plus belle statue du genre au SL. C' est le matin qu' elle est la plus belle à regarder car ' elle se nourrit de soleil '. C' est le sens du nom Avukana.
Anuradhapura fut fondée au 5ème siècle avant JC et demeura la capitale de l' île pendant 14 siècles. C 'est la plus grande et la plus étendue des villes du Triangle, une ville qui a grandi sous le patronage de trois monastères bouddhiques et autour d'immenses édifices - reliquaires, les dagobas et stupas construits en l' honneur et en mémoire de Bouddha : Thuparama, le plus ancien dagoba, puis Ruvanveliseya Stupa, le plus révéré et les immenses dagobas Jetavaranama et Abhayagiriya. La ville a connu son apogée au 2ème siècle avant JC avec l' arrivée du bouddhisme sous le règne du roi Devanampiyatissa. Elle a connu aussi beaucoup de hauts et de bas politiques en tombant au mains d' envahisseurs indiens puis en étant reconquise par un autre roi, Dutugetmunu. Elle fut le théâtre d'autres batailles et d'autres reconquêtes. Plus de 60 rois s'y succédèrent, conférant à la ville son aura et son unicité et permettant une expansion hors normes jusqu'à ce que, de guerre lasse ( trop d'invasions indiennes ) on lui préfère sa voisine et concurrente, Polonnaruwa.
Avant d' entrer sur le site de la ville, il faut passer à la caisse. et là, cela fait mal. J' ai récemment critiqué dans un carnet sur le Costa Rica la politique touristique en matière de frais d'entrée sur les sites naturels du pays pour les étrangers. Eh bien, c'est la même chose au Sri Lanka en pire, je dirais, car on tape fort. L' entrée de la cité sacrée coûte 25 dollars US ( à payer en dollars ou en équivalent-roupies ) pour un étranger quel qu'il soit, et moins d'un dollar pour un sri lankais ! Une discrimination tout à fait insupportable et aberrante d'un simple point de vue touristique. On m' a dit que l' addition des frais de visa ( actuellement 35 dollars US mais qui pourraient être supprimés à partir du 1er mai ) à celle des entrées sur sites sacrés ou dans les parcs nationaux rebutaient un certain nombre de visiteurs potentiels qui s'orientaient alors plutôt vers la Thaïlande par exemple, pour réduire leurs dépenses globales. L'information vient directement du ministère du Tourisme Sri Lankais, inquiet finalement de perdre des touristes aussi stupidement.
Je reviens au site visité aujourd'hui. Il est très étendu et difficile à parcourir à pied. En revanche, si l' on ne dispose pas d'une voiture avec chauffeur, on peut louer des vélos ou se déplacer en tricycle à partir des hôtels et autres Guesthouses qui ne manquent pas ! Il faut être jeune et ne pas craindre la chaleur, écrasante ! Le site est ouvert de 7 heures du matin à 18 heures. La visite commence généralement par le musée archéologique, situé à l' entrée, au niveau de la billetterie, datant de 1947, et occupant en partie l' ancien bâtiment de l' administration britannique. Cette partie ( édifice colonial en bois avec véranda ) était, lors de notre visite, en rénovation. A l' intérieur du périmètre sacré, il y a deux sites plus mineurs mais qui valent une visite. Ils sont payants ( en sus donc ). Compter donc environ 70 dollars US en frais d'entrée à deux sur ce premier site du Triangle Culturel. Je ne vais pas entrer dans les détails - à rechercher dans les bons guides - de la visite complète qui nous a pris environ 4 heures, mais simplement vous donner des indications et nos préférences. A Nord de la cité -- Abayagiri Dagoba, à l' extrême nord des ruines. C' était l'un des plus grands monastères, construit au 1er siècle avant JC par le roi Valagamba et qui fut choisi pour accueillir la relique de la dent sacrée de Bouddha au 4ème siècle. Son rayonnement perdura jusqu'au 14ème siècle. C'est toujours un lieu de pélerinage important. -- Samadhi Bouddha Statue, à l' est des ruines du nord. Date du 4ème siècle avant JC, sculptée dans le granit, elle est considérée comme l'une des plus belles du pays. Bouddha est représenté en méditation ( assis en tailleur, une main posée sur l' autre , les paumes tournées vers le ciel ). C' est le premier stade de l' élévation spirituelle de Bouddha ou ' samadhi '.
B Centre de la Cité -- Le Musée Archéologique précédemment cité. -- Jetavanarama Dagoba qui culmine à 120 mètres de hauteur, 3ème édifice antique le plus haut du monde après les pyramides de Gizeh. Construit au 3ème siècle après JC et censé contenir la ceinture et le bol à aumônes de Bouddha. Fait de 10 millions de briques. Etait autrefois, il ya bien longtemps, un énorme monast��re. -- Ruvanveliseya Stupa Construit au 2ème siècle avant JC. Demeure un site majeur de spiritualité bouddhiste. A survécu aux destructions massives imposées par les envahisseurs venus du sud de l' Inde. -- Sri Maha Bodi C' est l' arbre Bo sacré du Temple du Grand Eveil, considéré comme le plus vieux du monde ( mais rien n' est moins sur, à mon avis... ) et sous lequel Bouddha reçut l' illumination. C 'est un lieu de pèlerinage majeur où un attentat de grande ampleur par les Tamouls en 1985, tuant et blessant des centaines de visiteurs présents. Accès payant: 200 roupies. 3 / Sud de la cité -- Isurumuniya Vihara ou temple des Amants Date du 3ème siècle avant JC. Petit musée avec de fines et superbes sculptures de pierre représentant des éléphants s'ébrouant dans une rivière et un couple qui pourrait être un dieu et une déesse hindous . Entrée payante : 5 dollars US.







La visite est terminée mais nous n' allons pas rejoindre notre hôtel tout de suite. Il est prévu de continuer la route jusqu' au site de Mihintale, située à 11 kms d' Anarudhapura. Le site se situe sur trois paliers, et on peut atteindre le second en voiture. L' accès au 3ème palier est payant : 1000 roupies. Le site est célèbre: c'est là qu'en 247 avant JC le roi d' Anarudhapura rencontra Mahinda, le fils de l' empereur indien Asoka, et se convertit au bouddhisme et permit, de ce fait, à la nouvelle religion de s'installer et de prospérer sur ce site sacré.
Fin de la première partie du carnet. Il se poursuit logiquement sur un autre feuillet attaché à celui-ci. On trouvera les photos de Avukana et de Mihintale au début de cette seconde partie.
Bonjour à tous!
Nous comptons partir 3 semaines en novembre en couple. Nous ne savons pas quel serait le mieux entre 3 semaines au Sri Lanka ou bien 2 semaines au Sri Lanka + 1 semaine pour faire le Nord de l'Inde (Agra, News Delhi, Jaipur)? Qu'est ce que vous nous conseillez? Ce qui nous attire le plus quand nous voyageons, ce sont les paysages magnifiques et l'accueil de la population. Je vous remercie d'avance de vos conseils.
Nous comptons partir 3 semaines en novembre en couple. Nous ne savons pas quel serait le mieux entre 3 semaines au Sri Lanka ou bien 2 semaines au Sri Lanka + 1 semaine pour faire le Nord de l'Inde (Agra, News Delhi, Jaipur)? Qu'est ce que vous nous conseillez? Ce qui nous attire le plus quand nous voyageons, ce sont les paysages magnifiques et l'accueil de la population. Je vous remercie d'avance de vos conseils.
Bonjour,
Nous prévoyons voyager cet hiver avec nos 3 jeunes enfants de 5 ans, 3 ans et un bébé. Mon conjoint sera en congé paternité pour 5 semaines, donc nous voulons aller en Asie puisque nous pourrons prendre notre temps. Mais je n'arrive pas à choisir une destination. Nous avons fait la Thailande 2 fois, le Sud avant d'avoir des enfants, puis le Nord avec notre premier enfant. Nous sommes donc habitué de voyager avec des bébés/enfants. Pour l'instant j'ai en tête soit le sri lanka, les philippines ou l'indonésie (Bali). Par contre, j'ai lu que ce n'était pas la meilleur saison pour Bali. J'aimerais avoir des témoignages de gens qui ont voyagé avec de jeunes enfants dans ces pays. Nous voulons faire des randonnées et/ou visites de sites historiques, villes, marchés et j'aimerais faire une semaine à la plage tranquille. Je veux éviter de donner des vaccins aux enfants.
Si vous avez d'autres suggestions de pays je suis prenante.
Merci :-)
Isabelle
Nous prévoyons voyager cet hiver avec nos 3 jeunes enfants de 5 ans, 3 ans et un bébé. Mon conjoint sera en congé paternité pour 5 semaines, donc nous voulons aller en Asie puisque nous pourrons prendre notre temps. Mais je n'arrive pas à choisir une destination. Nous avons fait la Thailande 2 fois, le Sud avant d'avoir des enfants, puis le Nord avec notre premier enfant. Nous sommes donc habitué de voyager avec des bébés/enfants. Pour l'instant j'ai en tête soit le sri lanka, les philippines ou l'indonésie (Bali). Par contre, j'ai lu que ce n'était pas la meilleur saison pour Bali. J'aimerais avoir des témoignages de gens qui ont voyagé avec de jeunes enfants dans ces pays. Nous voulons faire des randonnées et/ou visites de sites historiques, villes, marchés et j'aimerais faire une semaine à la plage tranquille. Je veux éviter de donner des vaccins aux enfants.
Si vous avez d'autres suggestions de pays je suis prenante.
Merci :-)
Isabelle
Bonjour
J’envisage un voyage en Inde du sud ( ou Sri lanka) (itinéraire non encore défini) au mois d’aout avec ma famille. Mon interrogation vient du fait que ma femme est noire ( disons marron J , Guadeloupéenne ), mes enfants sont métisses et nous emmènerions un cousin antillais marron aussi. J’ai bien compris que cela sera au mieux « une curiosité » pour les indiens , mais je voudrais être sur de ne pas ressentir de racisme ou d’hostilité extrême. Des membres du forum ont-ils une expérience ou des conseils à ce sujet ? Est-ce qu’il peut y avoir une différence de perception selon que mon choix se porte sur l’Inde ou le Sri Lanka ?
Merci d’avance Hervé
J’envisage un voyage en Inde du sud ( ou Sri lanka) (itinéraire non encore défini) au mois d’aout avec ma famille. Mon interrogation vient du fait que ma femme est noire ( disons marron J , Guadeloupéenne ), mes enfants sont métisses et nous emmènerions un cousin antillais marron aussi. J’ai bien compris que cela sera au mieux « une curiosité » pour les indiens , mais je voudrais être sur de ne pas ressentir de racisme ou d’hostilité extrême. Des membres du forum ont-ils une expérience ou des conseils à ce sujet ? Est-ce qu’il peut y avoir une différence de perception selon que mon choix se porte sur l’Inde ou le Sri Lanka ?
Merci d’avance Hervé
Bonsoir,
Nous sommes 3 avec le projet d'un périple de deux semaines au Sri Lanka, en Juillet 2017, si possible en voiture louée sans chauffeur (kilométrage journalier moyen de l'ordre de 80 kilomètres).
Nous avons déjà conduit à l'étranger et déjà circulé à gauche.
Nous serions intéressés par des conseils et des témoignages de touristes ayant loué un véhicule sans chauffeur au Sri Lanka (avec les coordonnées du loueur, le cas échéant).
Merci pour vos réponses. Bernard
Nous sommes 3 avec le projet d'un périple de deux semaines au Sri Lanka, en Juillet 2017, si possible en voiture louée sans chauffeur (kilométrage journalier moyen de l'ordre de 80 kilomètres).
Nous avons déjà conduit à l'étranger et déjà circulé à gauche.
Nous serions intéressés par des conseils et des témoignages de touristes ayant loué un véhicule sans chauffeur au Sri Lanka (avec les coordonnées du loueur, le cas échéant).
Merci pour vos réponses. Bernard
Bonjour à tous,
J'envisage d'aller au Sri Lanka avec mes deux enfants l'été prochain. Ayant été deux fois sans eux en Inde, je voudrais conaitre votre avis sur l'attitude des Sri Lankais vis à vis des touristes. Pour préciser ma question, j'ai adoré l'Inde et rencontré des indiens chaleureux et sympathiques mais nous nous sommes fait aussi pas mal impotuner par des personnes qui vous suivent 1h en vous proposant leur service, par des rick-shaw qui veulent absolumet vous faire visietr le magasin du cousin et pas l'emporium (magasin d'état pour ceux qui ne sauraien pas) que vous avez choisi, par des tentatives d'arnaques par des taxis qui prétendaient être incapable de trouver votre hotel (même avec un plan fourni et à 500 m de la gare d'Old Delhi), par des gens qui vous attendent à la sortie des bus ou train pour vous proposer leur hotel etc ... En bref, des tracasseries qui finissent par être fatigantes même si on sait s'en tirer. Mais là, je n'ai vraiment pas envie de faire pareil avec mes gamins et je souhaite quand même partir en individuel.
A part cela, on envisage aussi de faire de la plongée mais j'ai lu sur le forum que le Tsunami avait détruit les coraux et que la mer était très agitée en juillet-août. Y' a t'il des témoignages récents ??
Et aussi, toujours et encore... le ministère des affaires étrangères déconseille de se rendre sur la côte est pour des problèmes de sécurité, dommage car c'est apparemment conseillé climatiquement en juillet-aout. Quelqu'un y est-il allé cet été ?
Merci d'avance pour vos réponses.
J'envisage d'aller au Sri Lanka avec mes deux enfants l'été prochain. Ayant été deux fois sans eux en Inde, je voudrais conaitre votre avis sur l'attitude des Sri Lankais vis à vis des touristes. Pour préciser ma question, j'ai adoré l'Inde et rencontré des indiens chaleureux et sympathiques mais nous nous sommes fait aussi pas mal impotuner par des personnes qui vous suivent 1h en vous proposant leur service, par des rick-shaw qui veulent absolumet vous faire visietr le magasin du cousin et pas l'emporium (magasin d'état pour ceux qui ne sauraien pas) que vous avez choisi, par des tentatives d'arnaques par des taxis qui prétendaient être incapable de trouver votre hotel (même avec un plan fourni et à 500 m de la gare d'Old Delhi), par des gens qui vous attendent à la sortie des bus ou train pour vous proposer leur hotel etc ... En bref, des tracasseries qui finissent par être fatigantes même si on sait s'en tirer. Mais là, je n'ai vraiment pas envie de faire pareil avec mes gamins et je souhaite quand même partir en individuel.
A part cela, on envisage aussi de faire de la plongée mais j'ai lu sur le forum que le Tsunami avait détruit les coraux et que la mer était très agitée en juillet-août. Y' a t'il des témoignages récents ??
Et aussi, toujours et encore... le ministère des affaires étrangères déconseille de se rendre sur la côte est pour des problèmes de sécurité, dommage car c'est apparemment conseillé climatiquement en juillet-aout. Quelqu'un y est-il allé cet été ?
Merci d'avance pour vos réponses.
C’est fou comme certaines expériences inoubliables démarrent.
Octobre 2009, surfant au hasard, certainement plus pour tuer le temps ou s’évader sur des sites de voyages, voilà que mon attention est attirée par une fenêtre qui clignote sur le bas de mon écran. Srilankan Airlines propose des «hot seats» depuis Paris pour 470 Euros TTC. Le Sri Lanka. Voyons ... Ceylan, le thé, les éléphants, le tsunami, je ne connais pas vraiment grand chose de la larme de l’Inde. D’un seul coup, ma curiosité est éveillée et je trouve un but pour passer du temps devant mon écran. Photos, compte-rendus, avis de voyageurs, l’envie me prend. Le Sri Lanka. Oui, pourquoi pas. Petit passage vers la cuisine, où Dominique s’affaire. «Dis voir, si on pensait à nos prochaines vacances, surtout que les gosses ne viendront plus cette année...». «C’est pas un peu tôt, on vient de rentrer de Malaisie». «Oui, mais j’ai trouvé une super occasion à ne pas rater sur le net». «Où ?». «Le Sri Lanka».
Mardi 26 janvier 2010
Le départ pour Colombo n’est prévu que demain matin, mais pour assurer le coup, on décolle pour Paris cet après-midi. On passera la nuit proche de Roissy-CDG, à l’hôtel Comfort au Mesnil-Amelot. Hôtel fonctionnel, buffet le soir comme repas, rien à dire pour une nuit entre deux avions, surtout pour le forfait de 85 Euros TTC, lit et repas.
Mercredi 27 janvier 2010 et jeudi 28 janvier 2010
Re-buffet pour le petit-déjeuner, puis navette gratuite pour l’aéroport et le terminal 1 d’où décolle Srilankan. Vol à l’heure et notre A330 est plein pour une première escale à Milan. L’avion se vide en partie dans la ville italienne, je peux récupérer deux sièges pour un voyage d’une petite dizaine d’heures un peu plus confortable. Il est 4h. 30 du matin, les roues se posent sur la piste de l’aéroport de Colombo. Il y a la queue pour les formalités d’immigration. Les douaniers sont souriants, tampons dans nos passeports. Après avoir récupéré nos sacs à dos, nous voila dans le hall d’arrivée. Nous n’avons encore aucune Roupies (Rps) sur nous et nous cherchons un endroit pour en retirer. Pas d’ATM dans l’aéroport, mais plusieurs agences bancaires qui peuvent changer quelques Euros, toutes au même taux. Les employés de ces guichets attirent le touriste, mais avec le sourire, premiers contacts... Pour ceux qui veulent acheter une carte SIM srilankaise, il y a aussi un guichet de l’opérateur téléphonique local Dialog. Il nous reste du crédit sur notre carte suisse, nous pouvons être atteint, nous reportons cet achat.
Nous avions réservé par le net une chambre à la GH Dephani de Negombo, avec un pick-up à l’aéroport. Nous voyons notre nom sur une pancarte tenue par un homme. «Welcome to Sri Lanka». Encore un de ces sourires éclatants. La Dephani est à 25-30 minutes de trajet. 30 °, l’air est moite. Il fait encore nuit noire, les voitures, camions et tuk-tuk roulent parfois sans phare ou avec un éclairage limité. Sans parler des vélos, qu’on ne voit qu’au tout dernier moment. Malgré l’heure, nous avons une chambre (1800 Rps) où nous pouvons nous poser quelques heures. Un grand et bon lit, une moustiquaire, une douche et WC, ce sera parfait. Vers 10h00, nous émergeons et nous prenons notre premier thé, accompagné d’une assiette de fruits frais sur la terrasse où souffle un air marin bienfaiteur. Le ciel est bleu.
Nous descendons Lewis Road à pied pour partir à la découverte de Negombo. Les rues sont bordées d’échoppes, les vélos, scooters et motos, parfois à 2, 3 ou 4 passagers, sont majoritaires. C’est le dépaysement total et nous remarquons immédiatement que le niveau de vie est bien plus bas qu’en Malaisie ou en Thaïlande. Les filles nous sourient souvent, les chauffeurs de tuk-tuk nous sollicitent, mais sourires encore et toujours. Nous poussons jusqu’à la gare pour voir les horaires de train pour Colombo et nous y trouvons aussi un ATM qui nous permet de retirer de l’argent. Le distributeur nous donne des coupures de 1000 et 2000 Rps, qu’il est parfois difficile d’écouler. Il fait chaud, le Dieu soleil tape dur. Premier achat de fruits et aussi d’une bombe anti-moustique pour vaporiser notre moustiquaire. Notre premier rice and curry nous donnera un exemple du feu qui emporte la bouche. Si les légumes sont facilement mangeables, le curry de poulet ou de poisson brûle... C’est à la couleur qu’il faut se repérer. Plus c’est foncé, plus c’est fort.
Retour en tuk-tuk à la GH pour profiter de l’ombre des palmiers. En fin d’après-midi, alors que le soleil décline, nous sortons sur la plage et partons sur la droite nous balader. Des catamarans à voiles sont posés sur le sable, un couple venant de se marier vient faire des photos. Nous arrivons sur une petite digue, les Srilankais sont là, à profiter de la mer. Nous sommes les seuls occidentaux et les regards se tournent régulièrement vers nous. Sourires... Les jeunes filles cherchent facilement le contact, rires et bonne humeur, joie de vivre. Nous apprendrons par la suite que c’est une caractéristique du peuple srilankais. Nous profitons de ce joyeux spectacle jusqu’au magnifique coucher de soleil. Retour à la GH où notre repas du soir sera un peu décevant. Nous trouvons un cybercafé où nous pourrons nous brancher sur Skype pour appeler nos enfants restés en Suisse. Quasi tous les cybercafés de Negombo sont équipés de casque et de micro pour les utilisateurs de ce fabuleux programme. Un dernier jus de fruit et un lassi, puis ce sera le temps de se coucher.
Vendredi 29 janvier 2010
Lever vers 09h30, on récupère du voyage et du léger décalage horaire (4h. et demi). Petit déj’ à la Dephani et nous partons louer des vélos, à quelques dizaines de mètres sur la gauche en sortant sur Lewis Rd. 200 Rps la monture pour la journée. Vieux vélo, roues voilées, mais bien efficaces pour quadriller Negombo. Première étape : le marché aux poissons. Odeurs et spectacle garantis. Des pêcheurs sortent leurs barques de l’eau, le poisson sèche sur la plage, scènes de vies. Autre coin du marché, autres odeurs. La vente du poisson frais, principalement par des femmes.
Il y a bien un fort à Negombo, mais c’est aujourd’hui la prison du lieu. Des familles viennent y livrer de la nourriture à un proche détenu là. Petit repas en ville et au hasard des rues, je croise un cordonnier qui travaille à même le sol, à réparer de vieilles godasses qui chez nous auraient fini dans un container. Mes vieilles sandales en cuir commence à s’essouffler, mais je ne peux pas me résoudre à m’en séparer. Cela fait des années qu’elles voyagent avec moi, je leur offre donc une petite cure de jeunesse. 2-3 rajouts de bouts de cuir, consolidation des coutures, elles sont reparties pour quelques années. 200 Rps, service compris. Retour à la GH et petit moment de détente dans le jardin de Dephani où nous faisons la connaissance d’un couple de la région de Lille (Bencasto se sera reconnu...). Pas de chance pour eux, ils sont sur le départ. Echange d’impressions, d’expériences, de tuyaux, le courant passe, dommage que n'ayons pas eu le temps de prolonger ce sympathique moment.
Vers la fin de l’après-midi, retour sur les vélos pour retourner vers la digue, mais par la route cette fois. C’est jour de pleine lune et donc de fête au Sri Lanka et l’endroit est bondé. Le coucher de soleil approche, les gens se baignent, jouent au cricket, regardent la mer. Peu ou pas d’occidentaux dans le coin, pourtant quelques grands hôtels sont proches. Depuis notre arrivée, nous sommes frappés par la gentillesse des gens. Les sourires sont permanents, les Srilankais recherchent le contact, nous saluent, viennent voir les photos que nous prenons. Une chaleur d’accueil exceptionnelle. Après le coucher de soleil et quelques photos, nous achetons quelques délicieux beignets dans les stands ambulants sur la plage. Restitution des vélos et retour à la GH pour une bière bien fraîche, une Lion, brassée au Sri Lanka. Nous papotons encore quelques instants avec nos amis lillois. Un peu déçu du repas d’hier, nous changeons d’endroit pour le dîner. Nous avions conclu un arrangement avec le patron d’une gargotte un peu plus loin : 1500 Rps pour 8 crevettes de la taille d’une baleine, avec salade de légumes (chou, carotte, ananas) et pommes de terre à l’ail. Un enfer, tellement c’était bon. Nous testons aussi quelques frites, mais elles sont dorées à l’huile de coco, ce qui leur donne un goût assez bizarre. Petit détour dans un cybercafé, mais personne de nos connaissances n’est connecté sur Skype. Nous appelons néanmoins notre fils sur son portable, toujours via Skype, qualité et coût incroyables. La nuit sera pénible, il fait 31 ° dans la chambre et le ventilo ne nous rafraîchit guère.
Samedi 30 janvier 2010
Le ciel s’est couvert pendant la nuit, il fait quelques degrés en moins. Après le petit-déjeuner, direction la gare routière pour prendre un bus pour Kandy. Nous pensions utiliser le train via Colombo, mais c’est plus rapide et plus simple en bus. Nous sommes en avance, notre bus part à 10h00 et nous regardons le tohu-bohu de l’endroit. C’est un vrai bordel organisé. Le bus arrive, nous montons à l’arrière et c’est parti pour 4 heures de route (110 Rps). Les chauffeurs srilankais ont la réputation de conduire vite, c’est confirmé. Nous rencontrons un jeune couple de l’île de Ré qui voyage aussi sac à dos.
Arrivés sur Kandy, la circulation est intense et cela force dans tous les sens. Nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire à la Shangrila GH que j’avais appelée quelques jours avant notre départ de Suisse. Il n’y a que 4 chambres et je voulais vraiment résider là. La GH est au bout du lac, un peu en surplomb, à env. 20 minutes à pied de la ville. Nous y rencontrons un couple d’Israéliens qui finit un périple commencé en Inde. Et également leur guide, Raja, un garçon très sympathique qui va rapidement devenir un ami comme vous pourrez le lire plus loin. D’ailleurs, ses clients nous en disent le plus grand bien, sur ses compétences et sa gentillesse. Nous le vérifierons immédiatement lorsqu’il va nous proposer de nous emmener au temple de la Dent où il va assister à une cérémonie avec ses clients, puis à un spectacle de danses cinghalaises. Nous pourrons ainsi profiter de ses explications. Il refuse toute forme de paiement. Ce garçon a le contact facile et est d’une honnêteté irréprochable. D’ailleurs, si vous voulez qu’il vous organise un tour du Sri Lanka sur mesure, vous pouvez le joindre au 0094775323903 ou sur son e-mail nithy_raja@yahoo.com.
Bref, la visite du temple était très intéressante, avec plein de bouddhistes venus faire des offrandes. Quant aux danses, très touristiques et pas forcément indispensables, sauf peut-être la cérémonie du feu, lorsque les danseurs marchent sur les braises ou se passent des torches sur le corps ou dans la bouche ! Retour à la Shangrila où nous prendrons le repas en commun. Anoma, la si souriante cuisinière, nous a préparé un curry végétarien succulent, avec pour dessert, le curd, du lait de bufflonne caillé, à manger avec des rondelles de bananes. Un vrai délice. Les patrons, Kush et Nandana, sont absents mais devraient arriver demain. En soirée, la température est d’environ 22 °, plus rien à voir avec la moiteur de Negombo. Il fait bon rester sur la terrasse à boire un thé et lire un bon livre.
Dimanche 31 janvier 2010
Lever vers 08h00 pour dire au revoir à Raja et ses clients israéliens qui partent pour la région montagneuse. Echanges d’adresses, de téléphones. Ils feront un stop au jardin botanique et Raja propose de nous y emmener puisque de toute façon il y va. Nous ne sommes pas prêts et nous ne voulons pas stresser. D’ailleurs, notre refus sera l’occasion de faire une autre magnifique rencontre. Nous voyons donc partir nos amis, non sans que Raja nous ait fait des messages de recommandation pour notre périple à venir.
Le ciel est bleu, il y a de l’air, c’est l’idéal pour partir se balader. Anoma nous recommande un chauffeur de tuk-tuk qu’elle connaît. Chintah arrive avec son véhicule, tout souriant et timide. Nous pensons le garder toute la journée et nous lui demandons son prix. Il peine à nous le dire et il est presque gêné de nous dire 1000 Rps, tout compris toute la journée à notre convenance. Première étape : le jardin botanique. 3 heures de balade dans ce splendide parc où les couples d’amoureux viennent s’isoler au pied des arbres. Pudeur et contacts furtifs. Côte à côte ou enlacés, ils s’embrassent parfois rapidement, comme s’ils ne devaient pas être vus. Drôle et touchant. Une partie du parc est peuplée d’énormes chauves-souris, il y en a des centaines, voire des milliers.
A la sortie du parc, Chintah est là, pile à l’heure convenue. Un petit crochet par la gare routière pour acheter des fruits sur les étals du marché et Chintah nous conduit au grand Buddha qui surplombe la ville et qui offre une belle vue sur les environs. Rien de spécial si ce n’est profiter de la vue et de l’air. Nous partageons nos fruits avec Chintah et parlons de sa vie. Il n’est pas propriétaire de son tuk-tuk, il le loue 500 Rps par jour et doit le rentabiliser par ses transports. Parfois, il n’en fait pas et il perd de l’argent. Notre contact est facile et Chintah nous propose d’aller boire le thé chez lui, ajoutant que ce serait un honneur de nous accueillir dans sa demeure. Nous acceptons bien évidemment et nous voila partis sur les hauteurs de Kandy, là où les Occidentaux ne vont pas. Il vit dans une modeste maison, avec sa femme et ses trois enfants, dont le dernier a moins d’un mois. Il y a aussi d’autres membres de sa famille, car au Sri Lanka, les enfants vivent encore souvent avec leurs parents. Sa femme nous prépare le thé, nous amène des biscuits et nous visionnons les albums photos de son mariage et de ses enfants. On voit sa fierté dans ses yeux que des étrangers comme nous aient accepté de venir chez lui. Nous faisons quelques photos de sa famille et prenons son adresse e-mail pour les lui envoyer une fois de retour en Europe.
Nous repartons en ville et il nous pose devant un cybercafé. Nous allons consulter nos mails et appeler la maison. Nous demandons à Chintah de venir nous reprendre dans une heure. Comme tout à l’heure, il est ponctuel et nous reprend 60 minutes plus tard. Il nous ramène ensuite à la GH. Nous avions profité de son absence pour acheter 5 plaques de chocolat dans une échoppe et nous les lui remettons en cadeau pour sa famille et ses enfants. Il semble touché et nous remercie avec ses grands sourires. Nous le payons. Plus tard Anoma nous dira que 1000 Rps pour toute la journée à notre convenance est un prix très honnête. Au cas où, Chintah est atteignable au 077-782-37-40. Si vous l’utilisez, saluez-le pour nous.
Pour le repas du soir, Anoma nous prépare un curry de tofu frais. Nous participons à la confection des plats et cela semble l’amuser. Au final, curry de tofu, nouilles srilankaises, salade de concombres-oignons-tomates au lait de coco. Tous les pensionnaires sont partis, nous sommes seuls dans la GH. Les patrons sont toujours à Colombo et nous les avons eu au téléphone, ils arrivent en fin de soirée. Nous restons sur la terrasse, les manches longues se supportent. Kush et Nandana arrivent comme prévu en fin de soirée, nous faisons rapidement connaissance, surtout qu’ils parlent chacun un français parfait.
Lundi 1er février 2010
Après le repas du matin, nous descendons en ville avec le bus que l’on peut prendre en bas de la GH (6 Rps). Marchés, balades dans les rues, achats de fruits. Nous allons dans une boutique qui vend du thé et recevons plein d’explications très intéressantes sur les multiples types de thé. Nous revenons à la GH pour faire un sac que nous prendrons pour un petit périple dans le triangle culturel. L’autre sac restera à la Shangrila. Nous nous limiterons à 2 jours, car nous voulons passer plus de temps dans la région des montagnes. 3 semaines de périple, c’est court et il faut s’organiser.
Nous appelons Chintah et il nous conduit à la gare routière, pile devant le bus qui part pour Dambulla, d’où nous prendrons un autre bus pour Sigiriya. Nous prenons un bus climatisé et rapide (270 Rps). Un peu plus cher, mais direct. La conduite est une fois de plus sportive, ça fout parfois la trouille !! Dépassements, vitesse excessive, traversée des villages à fond, tout y passe. A Dambulla, un chauffeur de tuk-tuk très sympathique tente de nous convaincre de l’emprunter pour Sigiriya. Mais désolé, ce sera encore le bus. Pas rancunier, le chauffeur nous indique le bon bus (40 Rps) et nous souhaite un bon séjour dans la région.
Sur conseil de Raja, nous logerons à la Bananaa Rest, près du rocher. En demandant le bon endroit pour s’arrêter, un jeune étudiant nous dit qu’il habite à proximité et nous invite à partager un bout de chemin avec lui. Nous descendons donc avec lui à la bonne intersection et tout en discutant nous nous dirigeons vers notre lieu d’hébergement. Il nous indique la bonne voie et nous souhaite bon séjour. La GH est isolée au bout d’un chemin, en pleine nature. Il y a un long bâtiment avec des chambres simples et fonctionnelles et un nouvelle petite construction avec deux chambres neuves. 1500 Rps les anciennes et 2800 les nouvelles. Les anciennes iront très bien pour nous. Conséquence d’être en pleine nature : les moustiques. Heureusement, notre bombe anti-insectes nous suit partout. Nous vaporisons, inspectons la moustiquaire, deux fois plutôt qu’une. Je ne verrais pas un petit gecko qui passera donc la nuit en ma compagnie, sous la moustiquaire.
Nous mangeons sur place ce soir, avec un magnifique rice and curry et une présentation de plusieurs plats. 8 au total, tous excellents. Si les chambres sont basiques, la cuisine est délicieuse et nous nous régalons. La soirée sera faite de lecture et de parties de carte dans cet endroit bien calme.
Mardi 2 février 2010
Nous prenons le petit-déjeuner assez tôt, car la veille nous avons rencontré un guide qui logeait là avec son client tchèque (et quasi muet). Il nous a proposé de nous emmener au rocher de Sigiriya avec sa voiture, nous évitant l’attente du bus. Sympa. Comme Raja, il refuse toute forme de participation financière.
Arrivés sur le site, nous prenons le pass qui permet de combiner les entrées des différents sites du triangle culturel, vu que nous allons encore à Polonnaruwa (5750 Rps). L’accès au rocher traverse des jardins qui ont une vue imprenable sur le «rock», vue splendide pour des photos réussies, même si le ciel est plutôt gris ce matin. Puis, la montée commence par une série de marches et de terrasses. Nous arrivons au pied d’un escalier en colimaçon, grillagé par sécurité, qui monte une trentaine de mètres à pic dans la paroi. Il y a là de splendides fresques très bien conservées. Le chemin longe ensuite la roche, jusqu’aux pattes du Lion, d’où part l’ascension finale. Selon la légende, il y avait là un énorme lion de pierre avec un escalier en son sein afin d’atteindre le sommet où un palais avait été construit. Il n’en reste que les pattes et c’est un escalier en fer à flanc de rocher, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du vide, qui nous conduit en haut. Assez impressionnant pour ceux qui ont le vertige, mais jamais dangereux.
La vue sur les environs est splendide, mais malheureusement pour nous, le temps est brumeux et le ciel plutôt gris. Par contre, il y a de l’air qui sèche nos chemises trempées de sueur. Petite mise en garde : si les vendeurs de souvenirs au pied du rocher ne sont pas trop insistants, il n’en va pas de même avec ceux qui sont sur le parcours de la montée. Ils viennent carrément prendre le bras des gens qui empruntent la voie finale, sous prétexte de les aider dans la montée. Impossible de s’en défaire ensuite. A moins de lâcher quelques roupies bien sûr. En restant ferme, mais poli et souriant, nous réussissons à les éviter.
Après la descente, nous attendons sur le bord de la route le bus local qui nous ramène à Dambulla en 45 minutes (20 Rps). Il est presque midi et nous achetons quelques snacks (beignets de poulet, samosas, etc...) pour notre lunch. Direction les grottes de Dambulla, en tuk-tuk. Là aussi, il faut grimper toute une série de marches avant d’arriver à l’entrée du site. Tout au long de la montée, il y a aussi de nombreux vendeurs de souvenirs ou de fruits, plus ou moins collants. Et quelques infirmes qui tendent la main, phénomène assez peu fréquent finalement au Sri Lanka. Les tickets d’accès se prennent en bas, à côté du temple, à ne pas oublier, sinon on est bon pour redescendre...
Nous arrivons sur le site, il faut enlever ses chaussures et on peut les faire garder contre 20 Rps. Nous voyons des gens bourrer leurs sacs de leurs escarpins pour éviter de payer 20 Rps ...Ridicule. Il y a là 5 grottes avec des statues de Buddha, dans plusieurs positions, et des fresques magnifiques aux plafonds. Cette visite vaut vraiment la peine, même si le droit d’entrée n’est pas compris dans le pass pour le triangle culturel. L’endroit est superbement conservé. En redescendant, nous achetons des fruits, mais les singes nous guettent. Ils s‘approchent avec manifestement l’intention de nous piquer nos bouts d’ananas ! Ils essaient de nous sauter dessus et il faut les repousser, soit par des petits cris, soit avec les pieds. Mais attention, ils ont l’esprit rebelle ces macaques. Ils n’auront pas raison, les ananas sont trop bons ici.
Nous rejoignons Dambulla à pied, car non loin, nous avions repéré un cybercafé. Consultation des mails, appels avec Skype. Retour à la Bananaa Rest en bus pour une bonne douche tiède. Peu de GH sont équipées de l’eau chaude, mais franchement nous n’en n’avons pas besoin, vu la température extérieure. Cette adresse en pleine nature est vraiment relaxante avec sa verdure et ses chants d’oiseaux. En rajoutant la gentillesse et les sourires du personnel, nous sommes vraiment bien ici. Au menu du soir, curry de patate, nouilles et salade aux oignons.
Mercredi 3 février 2010
Lever assez tôt, nous partons pour Polonnawura. Après le petit-déjeuner, paiement de la facture, 5850 Rps pour les 2 nuits, tous les repas. On se répète, mais vraiment bonne adresse, excellent rapport qualité-prix, à l’écart du bruit et de la poussière. Nous marchons à peine 5 minutes pour rejoindre la route de Sigiriya et attraper un bus qui va sur Dambulla.
Dès notre arrivée, nous ne savons pas vraiment quel bus prendre. Ce sont les chauffeurs de tuk-tuk qui nous renseignent efficacement, notamment celui qui voulait m’embarquer le premier jour de notre arrivée, et qui vont jusqu’à bloquer un bus qui roulait déjà. Merci messieurs.
Connexion parfaite et 2 heures de trajet (133 Rps). Pendant le trajet, je converse en anglais avec mon voisin, Ranmal, qui m’apprend être révérend dans la région de Negombo. Nous parlons de notre société et il me sort une phrase étonnante au sujet des progrès technologiques : «Rappelez-vous au début de l’ère de la TV, les appareils étaient énormes et les hommes minces. Maintenant, ce sont les écrans qui sont minces et les hommes qui sont énormes. Nous devenons paresseux». A méditer. Echange de coordonnées, d’adresses e-mail, il veut nous inviter chez lui et nous demande de trouver le temps de nous y rendre. On verra. Il ajoute enseigner dans une école et qu’il veut nous présenter à sa classe.
A Polonnawura, le bus nous dépose juste devant l’entrée du site, mais nous avons encore notre sac à dos. Un tuk-tuk est là, devinant nos intentions car il nous demande si nous cherchons à louer un vélo. Mais oui mon brave. Il nous conduit un peu plus loin, chez un marchand de meubles en bois, qui nous louera les montures (400 Rps la journée) et chez qui nous pouvons laisser notre sac. Nous partons sur nos deux roues, les vestiges sont dans une forêt et c’est vraiment le meilleur moyen de les visiter. Le site ravira les passionnés d’archéologie, nous apprécions l’endroit, sans plus que cela.
Nous partons aussi sur la route qui longe le lac, à l’entrée de la ville à droite. Belles scènes de vie, des femmes lavent le linge dans le lac et le font sécher dans des champs, étirés dans l’herbe. Tous les gens que nous croisons nous saluent et nous sourient. Il nous arrive de nous arrêter pour converser un peu. Il fait chaud, plus d’ombre au bord du lac. Vers la Polonnaruwa Rest House, il y a encore quelques vestiges. Des familles srilankaises s’y sont arrêtées pour pique-niquer. Il y a là une importante colonie de singes (à faces noires), des Bear Monkeys, qui sont visiblement attirés par la nourriture. On y voit même des mères qui portent leurs petits sous leur ventre. Contrairement aux macaques, ces singes là ne sont pas agressifs du tout.
A la fin de notre tour, nous rendons nos vélos et évidemment, nous sommes sollicités pour acheter de l’artisanat en bois. Le patron a tout compris, il attire le touriste en louant des vélos et essaient ensuite de lui vendre ses produits, arguant qu’ils sont au moins 2 fois moins chers qu’à Colombo. Désolé, pas cette fois, ils ont l’air un peu contrarié, mais bon...Le même chauffeur de tuk-tuk nous ramène à la gare routière, distante de 4 km. On pourrait prendre le bus devant le magasin, mais avec de grandes chances de devoir rester debout. Nous en profitons pour tirer de l’argent à un ATM.
Notre bus est là et nous voilà partis pour 4 heures de route. Nous faisons un stop de 10 minutes à Dambulla et par la fenêtre du bus, j’aperçois toujours le même chauffeur de tuk-tuk. Décidément. Il court, traverse la route et vient me serrer la main, en me demandant si nous avons apprécié nos visites. Quelle gentillesse, alors que j’avais refusé sa course. On se quitte presque amis et en route pour Kandy. Peu avant d’arriver à la gare routière, j’appelle Chintah et il est là pour nous prendre en charge à notre arrivée. Il nous conduit à la Shangrila et refuse même le petit pourboire que nous voulions lui laisser pour sa disponibilité. Quelle classe cet homme là. Douche, repas toujours aussi succulent préparé par Anoma. Petit thé à l’air frais de la terrasse, on retrouve nos repaires.
Jeudi 4 février 2010
Après le petit-déjeuner sur la terrasse, nous descendons en ville, notamment pour voir le défilé organisé pour la fête nationale srilankaise qui tombe aujourd’hui. Le président fraichement élu est à Kandy pour les festivités et les mesures de sécurité sont impressionnantes. Il y a tellement de monde dans les rues qu’il est impossible d’approcher le cortège.
Achats de fruits et nous retournons à la GH, conduits par Chintah que nous avons appelé sur son portable. Nous suivrons les festivités à la télévision, costumes colorés, danses typiques, un vrai spectacle.
L’après-midi, Nandana nous emmène en voiture dans les montagnes environnantes. Nandana y a ouvert une seconde GH, qui sera un centre de méditation, domaine de prédilection de notre hôte. Il y aura trois chambres et une salle dévolue à la réflexion. La vue est époustouflante, l’air est frais et pur, l’endroit se prête bien à cette discipline. Son jardin est plein de plantes et de fruits : papayes, avocats, poivre... Après un thé, nous repartons sur les petites routes de montagne, dans des paysages grandioses, afin d’aller voir un temple qui se trouve au sommet d’une colline. 800 marches ... mais cet effort est récompensé par une vue extraordinaire à 360 °. Nous ôtons nos chaussures et profitons de l’air frais. Le temple est une petite dagoba blanche splendide. Nous restons un peu au sommet à profiter du panorama, puis nous redescendons les escaliers pour rentrer sur Kandy.
Petit arrêt pour un thé sur le bord de la route dans une petite gargotte locale. Une cahutte en bois où nous ne nous serions jamais arrêtés sans Nandana. Après le repas du soir, nous restons à discuter sur la terrasse de la Shangrila et à profiter de l’air un peu frais (22° env.). Cette étape de Kandy aura été fantastique, par la diversité de ce qu’il y a à voir ici, et surtout par nos rencontres : Chintah le chauffeur de tuk-tuk (atteignable au 077-782-37-40), Raja le guide, Anoma la cuisinière, Kush et Nandana nos hôtes si chaleureux. Merveilleux Sri Lanka...
Vendredi 5 février 2010
Lever tôt, notre train pour les montagnes part à 8h20. Petit-déjeuner. Anoma est déjà toute affairée, puis vient Kush pour la note que nous devons régler. 4 nuits, 4 repas, 4 petit-déjeuner, 7500 Rps ! Non seulement une excellente adresse, mais en plus des prix très doux.
Chintah est pile à l’heure pour nous emmener à la gare avec son tuk-tuk. Nous l’avions recommandé hier à un couple de Français qui logeait aussi à la Shangrila, apparemment ils se sont entendus. Cela lui fera du travail, il le mérite tant. Arrivés à la gare, il refuse une nouvelle fois notre pourboire avec pudeur, alors qu’il en aurait besoin. Nous n‘insistons pas trop pour ne pas le froisser. Il nous remercie pour notre gentillesse. Ne serait-ce pas à nous de le remercier pour cette chaleur humaine, ses sourires et son honnêteté, tant de valeurs qui font souvent défaut chez nous ? C’est le Sri Lanka. Des gens simples, souvent démunis, mais qui ont tant à offrir.
Il nous faut partir, nous prenons nos billets pour Hatton (110 Rps). Le train est à l’heure, mais part en retard ... La voie unique ne devait pas être libre. A peine 15 minutes de trajet et nous devons changer de convoi à Peradeniya Junction. Le train pour les montagnes arrive, il est déjà presque bondé, plus les gens de Kandy qui doivent monter. Visiblement, il se vend plus de tickets qu’il y a de places disponibles. Néanmoins, le hasard fait que nous nous retrouvons dans... le wagon restaurant. Nos 2 sacs posés par terre feront un bon siège et nous sommes moins serrés. Le train branle de partout, craque à chaque bosse. Il faut dire qu’il n’est pas de première jeunesse, loin de là. Rapidement, il commence à monter à travers les plantations de thé, traversant des paysages fantastiques. Pour une belle vue, il faut se tenir sur la droite du train. Des Srilankais engagent la discussion «Where are you from ?». Les échanges sont nombreux, comme les sourires et les regards.
Nous arrivons à Hatton et descendons du train. La plupart des touristes se rendaient à Ella. Notre destination est Dalhousie, au pied du mythique Adam’s Peak. Nous partons en ville en tuk-tuk, car nous voulons envoyer 1-2 mails avant de partir, aucun cybercafé ne se trouvant à Dalhousie. Nous trouvons de quoi informer nos proches et prenons ensuite un repas léger dans un petit resto attenant à la gare routière. Pas facile de trouver notre bus, très peu de gens parlent l’anglais et tous ceux à qui nous demandons notre chemin nous fournissent des infos contradictoires. Finalement, petit coup de chance, nous voyons un vieux bus Tata (la marque locale) avec l’inscription «Dalhousie» sur le pare-brise. Un petit signe de la main et nous voilà à l’intérieur. 60 Rps, la route serpente au milieu des plantations, paysages superbes. Evidemment, le chauffeur se croit dans un grand prix...
Dalhousie est un petit village qui n’offre aucun intérêt si ce n’est un joli point de vue, tout là haut, sur le sommet du pic d’Adam. Nous avons une chambre à la Punsisi GH, où Raja nous avait recommandés. Bon accueil, bonne chambre. La GH offre un package nuit-dinner-breakfast à 3500 Rps. Cher, mais nous sommes dans un haut lieu du tourisme ici. D’ailleurs toutes les GH semblent pleines. Nous partons nous balader dans le village. Des étals vendent une espèce de pâte de fruit, noire, au gingembre, de même que des bonnets, des gants, des polaires, des écharpes. Nous nous dirigeons vers le bas du village, vers le lit de la rivière. Des dizaines de Srilankais, hommes, femmes, enfants, se lavent dans l’eau fraîche de la rivière, à grands coups de savon. Les hommes en bermudas, les femmes le corps entouré d’un tissu léger, les enfants nus. Eclats de rire, sourires, belles photos. Certains se lavent le corps, d’autres les habits, d’autres encore les dents ... Nous y trempons les pieds, attirant les rires des locaux qui nous font signe qu’il faut nous tremper entièrement. Nous n’avons ni habits de rechange, ni serviette, belles excuses. Apparemment, il s’agit d’un rituel. Avant de grimper le pic, il faut se purifier dans l’eau de sa rivière. Nous voyons même une série de cabines-douches, installées sur les berges pour ceux qui ne veulent pas entrer dans la rivière. De là, nous voyons le sommet du pic et son sanctuaire, enfin quand les nuages veulent bien nous les dévoiler.
Nous retournons à la Punsisi où nous avons une grande chambre, une douche avec l’eau chaude, mais pas de moustiquaire. Nous sommes en altitude, les moustiques ne sont pas trop présents. Le repas est gargantuesque et excellent : 7 plats, sans compter le riz. Courge à l’ail, aubergines, curry de poulet, curry de patate, salade oignons-tomates, curry de lentilles (dal), haricots, on se régale. Petite balade digestive, mais pas de folie ce soir. Le réveil est programmé à 02h00 pour la montée à Adam’s Peak, que je ferai seul.
Samedi 6 février 2010
02h00. Le réveil sonne. Le sac est prêt. Un pull à capuche, un coupe-vent, de quoi boire et manger, l’appareil photo. Quelques échoppes sont encore ouvertes, mais il n’y a pas foule. La plupart des pèlerins sont partis plus tôt. La première demi-heure est pour se mettre dans le bain. Un chemin avec des marches, ça monte mais gentiment. Le plat de résistance arrive : les marches, pas toujours régulières, avec une pente parfois raide. Il faut le dire, c’est souvent rude. Mais les Srilankais le font parfois à pieds nus, ou avec des petits enfants dans les bras. Certains sont très âgés. Je rattrape assez vite des gens partis plus tôt et il commence à y avoir du monde sur le chemin. Il y a régulièrement des cahuttes qui vendent de quoi boire et à manger, pas besoin de se charger dans le sac. Le dernier bout est carrément raide, on n’en voit pas la fin. Des rambardes aident à soulager les cuisses, le chemin est éclairé tout du long.
Il est 5 heures, j’arrive au sommet. Il y a du monde autour du temple où il faut enlever ses chaussures. Le vent souffle, ma chemise en coton est trempée de sueur. Près de 3 heures de montée, ça fait transpirer. Je me change avec les effets que j’ai emportés et je mets mon coupe-vent. Vers 06h00, l’aube pointe. Quelle chance, pas un nuage. Le ciel prend des couleurs magnifiques avec les brumes au loin sur les montagnes environnantes. Pour les photos, il ne faut pas rester autour du temple. Des puissants projecteurs sont braqués dessus et il est impossible de les éviter, on les a en pleine face. Je redescends donc en haut de l’escalier d’accès et là, c’est parfait. Il y a plein de gens qui attendent l’arrivée du soleil, surtout des Srilankais, les touristes sont peu nombreux. Le soleil arrive, il illumine des paysages splendides, tout en réchauffant l’atmosphère. Je remonte au temple pour une série de photos et laisser le gros de la foule emprunter le sens de la descente. A l’opposé du soleil, Adam’s Peak projette l’ombre d‘un triangle parfait, impressionnant effet naturel.
La plupart des pèlerins ayant déjà entamé leur descente, la voie est maintenant moins encombrée. Je descends les escaliers en travers pur soulager mes genoux. La montée était rude, mais la descente casse... 09h30, j’arrive à la Punsisi, pour une bonne douche et un petit-déjeuner bien mérité. Dominique fréquente les toilettes depuis 05h00 du matin et souffre de crises et de spasmes intestinaux. Pourtant, nous avions mangé pareil, sauf un petit beignet hier midi à la gare routière de Hatton. Est-ce cela ?
Nous reprenons néanmoins le bus pour Hatton (60 Rps). Le paysage est vraiment exceptionnel, pour en profiter il faut s’asseoir sur la gauche, ce que nous avions fait par hasard. Le bus va directement à la gare, après s’être arrêté en ville. 40 minutes d’attente pour notre train qui va à Haputale (130 Rps). Sera-t-il à l’heure ? Les crises de Dominique s’espacent, l’Imodium lingual a fait son effet. Le train a finalement 35 minutes de retard. La ponctualité n’est pas forcément le fort des chemins de fer srilankais. Pas de wagon-restaurant, nous montons dans un wagon conventionnel, Dominique trouve une place assise, pas moi. Pour avoir de l’air, je m’installe sur le marche-pied. Il faut dire que le train n’avance pas vite, 35-40 km/h maximum. Nous faisons connaissance avec une famille locale dont 2 des 3 enfants nous regardent constamment. Regards, sourires... je leur fais des photos-portraits, ils sont magnifiques et rient de se voir dans l’appareil. Finalement, nous sommes les seuls Occidentaux du wagon. Regards, sourires...
Le paysage traverse d’abord les plantations de thé, puis des cultures maraichères. A mesure que Haputale approche, l’air devient vif. Il fait même froid et nous devons sortir nos pulls. Surprise, Raja est à la gare pour nous accueillir et il nous conduit à la Srilak View GH, dont il est un ancien employé. Nous avons une excellente chambre (la 7), avec une vue exceptionnelle sur la vallée devant nous. La nuit sera réparatrice, bien qu’un peu bruyante avec l’arrivée tardive d’un guide et de ses clients. Nous avons mangé avec Raja et il nous a concocté un petit programme pour les jours à venir. C’est un garçon merveilleux.
Dimanche 7 février 2010
Ce matin, Adam’s Peak se fait sentir dans les mollets qui sont deux blocs de béton... Il fait beau, nous commandons notre petit-déjeuner, mais nous nous le faisons servir sur notre petite terrasse, au soleil et à l’abri du vent. Petit moment de bonheur ...
En matinée, nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire au Lipton Seat, au sommet d’une montagne et au milieu d’une plantation de thé. Adam’s Peak étant bien présent dans mes muscles, nous choisissons l’option de monter en rickshaw et redescendre à pied. La route traverse des paysages fantastiques, comme dans toute cette partie du Sri Lanka. Nous avions déjà vu des plantations de thé l’an dernier en Malaisie, dans les Cameron Highlands, mais là, cela n’a rien à voir. Le tuk-tuk nous pose au pied d’un chemin en terre et repart. Nous marchons une petite demi-heure pour atteindre le sommet, au soleil et rafraichit par une petite brise. Nous sommes à près de 2000 mètres. Une fois en haut, le panorama est grandiose, toute la plaine est devant nous. Sans la brume, nous pourrions voir la mer, 80 km plus au sud, selon un homme qui nous fait causette. Pas un touriste, nous sommes seuls avec 2 ou 3 locaux venus passer du temps ici.
Nous redescendons ensuite à pied jusqu’à la Tea Factory du village, 90 minutes en marchant tranquille. Nous traversons le village, suivis par une horde de petits enfants qui nous guettent de leurs grands yeux noirs. Les plus hardis secouent la main pour nous dire bonjour. Pour revenir à Haputale, nous prenons un minibus qui descend les travailleurs dans la vallée. Un van Isuzu, 314 000 km au compteur, avec 12 places assises. 20 Rps le trajet. C’est dimanche, les villageois descendent dans la vallée. Au total, nous serons 28 dans le bus .... 3 sur le marche-pied, 5 devant (dont le conducteur quand même !), et 20 dans la cabine. Bien entendu, nous sommes les seuls Occidentaux. Je cède ma place assise à une petite mémé, et j’ai droit à un sourire édenté durant tout le voyage. Même ses yeux me disent merci.
Haputale a droit à son marché dominical, le long de la voie ferrée. Nous le parcourons, fruits, légumes, bic à brac, ustensiles, bref, on trouve un peu de tout, les gens nous saluent, nous apostrophent «where are you from ?» «Switzerland» «Ah Switzerland, cool country». Eh oui, vous ne croyez pas si bien dire, l’hiver est rude cette année chez nous. Là aussi, pas l’ombre d’un Blanc. C’est d’ailleurs pour cela que nous avions choisi de prendre quartier à Haputale. Tous les touristes rencontrés dans la région montagneuse allaient sur Ella, nous avions peur d’en voir trop. Ici, nous sommes vraiment plongés dans la vie locale. Il y a aussi beaucoup à faire depuis Haputale, en balades, en visites.
Dans l’après-midi, je m’offre une petite sieste sur le lit de la Srilak, fenêtre ouverte, le soleil réchauffant ma peau, une brise la berçant. Petite séance mails et appels depuis Skype dans un cybercafé. Il y en a deux à Haputale, un à côté de la gare et l’autre à la sortie du village direction Lipton Seat. Accueil très chaleureux des deux côtés. Nous optons pour le second, tenu par deux jeunes, qui ne ferment pas leur échoppe tant que nous sommes là, ce qui est bien pratique pour téléphoner vu le décalage horaire. Petit tour dans le village et les magasins, en attendant l’heure d’aller manger. Le vent souffle à nouveau, il fait frais. Haputale est à 1500 mètres. Plus de Raja, il a rejoint des clients ce matin et nous ne le verrons plus. Par contre, nous nous appellerons régulièrement.
Lundi 8 février 2010
Ce matin, lever à 04h30, le but du jour : Horton’s Plains. Raja connaissait un chauffeur qui nous ferait un bon prix pour nous y emmener (3500 Rps, certains demandent 4000). 05h00, départ munis de sandwichs préparés par la GH. Le site n’est qu’à une petite quarantaine de km, mais il nous faut 90 minutes pour y aller par des routes très sinueuses et mauvaises.
Nous arrivons alors que le soleil commence à pointer ses rayons. Le ciel prend des couleurs magnifiques. Nous payons les droits d’entrée (5100 Rps pour 2 et le taxi) et tout de suite nous apercevons de grosses biches et des cerfs, fiers de leurs grands bois. Ces animaux sont bien plus trapus que ceux que l’on peut voir chez nous. La balade à pied est facile, le chemin est bien tracé. Nous atteignons le point de World’s End, un splendide point de vue sur le bord d’une falaise abrupte, dont aucune barrière ne protège du vide. Les brumes qui dominent les montagnes environnantes nous permettent de faire de belles photos. Nous nous asseyons et mangeons nos sandwichs, profitant de ce spectacle naturel en silence.
C’est fou ce que le Sri Lanka peut être diversifié : sites culturels, montagnes, plantations de thé, réserves naturelles, plages, il y a tant à voir. Dans l’aéroplane, nous avions rencontré des gens qui n’y passaient qu’une semaine avant de filer aux Maldives. Plusieurs mois ne suffiraient pas à tout voir.
Le chemin fait une boucle et traverse aussi de endroits dégagés qui donnent des airs de savane à la balade. Nous voyons encore de petites chutes d’eau avant d’arriver à la fin. 10 km environ, 3 heures à un rythme tranquille, le tout à 2100 mètres d’altitude, un bon moment. Nous aurons vu quelques animaux, les biches et cerfs du débuts, des oiseaux, des singes et un écureuil géant dont le nom nous est inconnu. A notre départ vers 10h30, le parking est plein, le soleil tape et il n’y a plus d’animaux. La fraîcheur de la forêt les a rappelés.
Retour à Haputale et vient maintenant l’épisode Raja-Vijee. Raja nous avait confié connaître une fille depuis longtemps à Haputale, mais qu’il n’osait pas lui déclarer sa flamme, ce qui est apparemment plus compliqué au Sri Lanka qu’en Europe. Il nous avait demandé un coup de main pour essayer d’obtenir son numéro de portable. Nous montons donc tout un stratagème pour aller la voir là où elle travaille, prétextant que Dominique voulait acheter un saree et qu’elle avait besoin d’un conseil. Ne sachant à qui s’adresser, Raja nous avait donc conseiller d’aller la voir. Voici donc la version officielle...Nous la rencontrons sur son lieu de travail (une banque) et lui parlons de Raja comme d’un garçon extraordinaire (il fallait bien le vendre...) mais nul en matière de saree. Elle se dit prête à nous aider et cela tombe bien, son père a un magasin de tissu dans la ville voisine de Bandarawela. Mais pas moyen de lui extirper son numéro de portable, le patron de la banque écoute notre conversation, nous devons choisir nos mots. Nous la remercions, nous repasserons. Nous avions décidé de nous rendre de toute manière à Bandarawela pour trouver un cadeau à offrir à Raja pour tous les services qu’il nous avait rendus, nous rendrons donc visite au père de Vijee.
Bandarawela est une assez grande ville où on trouve de tout. Nous achèterons un livre relié en cuir, avec une belle couverture, que Raja pourra utiliser comme Guest Book pour ses clients, pratique très courante ici. Nous rendons visite au père de Vijee, réussissons à placer des louanges sur Raja et finissons par acheter une petite robe pour nos filles. Mais nous n’avons toujours pas le numéro de portable ! Retour à Haputale, en minibus 20 places, et dans lequel nous serons pas loin de 60... Rien que sur le marche-pied, il y a 4 personnes. Retour à la GH, tri des photos de la journée, petit jus de fruit frais sur la terrasse. La nuit sera bonne, excepté la mosquée voisine qui appelle à la prière à 05h00 du matin. Haputale compte 30 % de musulmans.
Mardi 9 février 2010
Lever vers 08h00, nous partons aujourd’hui direction le Sud et le parc de Yala. Raja connaissait un chauffeur qui peut nous emmener dans le parc. Il l’a appelé et l’a prévenu de notre arrivée. Il nous a aussi donné son nom, Sarath, et son numéro de téléphone à contacter dès notre arrivée à Tissa, la ville voisine du parc. Petit-déjeuner et moment de payer. 11’000 Rps, la chambre pour 3 nuits et tous les repas. Vraiment pas cher pour la qualité des prestations fournies ici.
Nous partons pour la gare, non sans avoir fait un détour par la banque de Vijee pour une dernière tentative. Nous la remercions pour l’adresse de son père et lui disons que nous avons pu y acheter de jolies robes pour nos filles. Nous louons une fois encore les qualités de Raja et tentons au dernier moment d’obtenir son numéro de portable pour un contact futur, qui sait ? Elle voudrait bien, mais elle n’a pas de portable ... Au moins, elle nous aura dit qu’elle n’a pas vu Raja depuis longtemps et que cela lui ferait plaisir de le revoir. Tout n’est pas perdu, nous transmettrons cette information importante à Raja ce soir en l’appelant.
Premier bus direction Wellawaya où nous devrons changer. Au début, le chauffeur semble calme, mais après une heure de route, il se déchaîne sur les petites routes pour une seconde heure sportive. A Wellawaya, petit tour dans le village et repas léger dans un resto local. Encore une fois, pas de Blanc dans le coin, où sont les touristes ? Du coup, le service est attentionné, on fait tout pour nous contenter, les autres clients nous dévisagent et nous sourient.
Deuxième bus, direction Tissa. Là encore, nous sommes les seuls étrangers, regards et sourires... Dominique a une place assise, mais je dois rester debout. Heureusement, la route est droite et le chauffeur roule correctement. Le bus nous dépose à une intersection à 6 km de Tissa et il nous faut prendre un dernier transport rejoindre la ville. Au total, Haputale-Tissa, 150 Rps par personne. En arrivant sur Tissa, alors que nous sommes à l’arrière du bus, nous voyons un homme conduire une vieille Land Rover nous faire des signes en suivant notre véhicule. Racolage d’un guide ? Mais non, c’est Sarath qui guettait notre arrivée. Nous actionnons la sonnette (une corde qui pend au plafond et qui fait sonner un petit carillon vers le chauffeur) pour stopper le bus et descendre.
Nous faisons sa connaissance et c’est un gars vraiment sympa. Il nous emmène à la Vikum Lodge, qui aurait été d’ailleurs notre choix vu les bons commentaires dans le LP. Chambre simple, moustiquaire et ventilo, douche et WC (1800 Rs), cela ira très bien. Nous y laissons nos sacs et partons avec Sarath qui veut nous faire découvrir les bords du lac qui borde Tissa. Vite un petit stop dans un internet café pour vérifier nos mails et appeler la maison. Sur les petites routes, nous voyons encore de ces énormes chauve-souris, des singes et des oiseaux magnifiques, dont des martin-pêcheurs. Sarath insiste pour nous emmener chez lui boire le thé. Bien sûr. Sa maison est très simple, la cuisine se fait au feu de bois. Il fait pousser son riz, quelques légumes. Nous faisons le tour du propriétaire. Apparemment, au Si Lanka, il y a toujours une pièce, à l’entrée de la maison, qui est soignée, carrelages, meubles, souvent télévision, c’est là que les invités doivent rester. On ne va pas dans les autres pièces qui sont juste fonctionnelles. Son épouse nous amène le thé et une succulente pâtisserie faite de sucre, gingembre, noix de coco et cannelle. Le père de Sarath, un vieil homme digne qui part mettre une chemise blanche à notre arrivée, se joint à nous. Séance photos avec toute la famille, nous les enverrons par e-mail via Raja.
Retour ensuite sur les bords du lac pour une balade à pied sur les berges. Le soleil se couche, le paysage est splendide, nous voyons quantité d’oiseaux. Nous revenons à la GH, assassinats de quelques moustiques gros comme des mouches, vaporisation à l’intérieur de notre moustiquaire. Il fait à nouveau bien chaud après la fraîcheur des montagnes. La Vikum Lodge possède un joli jardin pour se tenir à l’extérieur en sirotant une bière fraîche ou un jus de fruit. Puis vient le repas, un rice and curry végétarien magnifique. Nous discutons avec un couple d’Anglais qui ont fait le safari le matin même et qui ont vu 3 léopards à moins de 20 mètres, photos à l’appui ! Une dame suédoise qui est seule nous demande si elle pouvait se joindre à nous pour le safari du lendemain histoire de limiter ses coûts, j’appelle Sarath qui accepte et elle nous paie sa part. Au total 9000 Rps, divisés par 3 plus les droits d’entrée. Coucher assez tôt, le lever est programmé à 05h00. Fini le bon air des montagnes, il fait chaud...
Mercredi 10 février 2010
Encore un lever aux aurores, à 05h00. Sarath est pile à l’heure, nous montons dans la Jeep avec notre partenaire suédoise du jour. Le lever du soleil est magnifique sur les lacs autour de Tissa.
Arrivés à l’entrée du parc de Yala, nous payons nos droit d’entrée (5300 Rps pour 2) et pénétrons dans le parc. Un pisteur, employé du Parc, s’est joint à nous pour débusquer les animaux. Au début, plusieurs Jeep se suivent car il n’y a qu’une piste, mais rapidement les chemins s’écartent et on ne croise plus grand monde. Difficile de tout décrire, les pistes sont souvent défoncées, Sarath a une Jeep avec l’arrière ouvert et une bâche qui protège du soleil. On peut aussi se tenir debout et se tenir aux arceaux. Commencé à 06h00, notre safari se terminera vers 14h00. Nous aurons vu des buffles sauvages, des sangliers, des crocodiles, des biches et des cerfs, des varans, des mangoustes, des paons mâles et femelles, des oiseaux multicolores et bien sûr des éléphants, dont une imposante femelle et son petit, à moins de 10 mètres. Malheureusement, le Dieu du parc, le léopard, s’est fait désirer et ne nous a finalement pas fait honneur de sa présence. Il faut dire qu’ils ne sont qu’une trentaine dans le Parc et qu’il faut une sacrée dose de chance pour les apercevoir.
Pour les repas, nous avions emporté des sandwich depuis la Vikum pour le petit-déjeuner et la femme de Sarath avait préparé durant la nuit un succulent rice and curry que nous avons tous partagé. Nous sommes conscients d’avoir été gâté, l’effet Raja sans doute.
Nous avons mangé les deux fois sur une plage où en décembre 2004, 47 personnes avaient été emportées par une vague géante venue des côtes indonésiennes... Un mémorial rappelant le tsunami est d’ailleurs érigé là. Ce matin là, l’histoire dit que les touristes n’avaient aperçu aucun animal, situation incompréhensible pour les guides.
A la fin de notre périple, Sarath nous pose avec nos sacs à la gare routière, nous devons aller à Tangalle. J’achète un peu de chocolat que j’offre à notre guide pour qu’il le partage avec sa famille. Sarath m’avait expliqué qu’il y a environ 150 chauffeurs-guides qui vont dans le parc avec des touristes, mais que vu la faible fréquentation touristique de ces dernières années, il arrivait qu’il ne faisait aucune sortie pendant plusieurs jours, donc aucun revenu. A ceux qui veulent faire Yala, et cela vaut le coup, vous pouvez contacter Sarath au 077-711-41-72 ou au 047-571-20-46 (Mongoose Safari), c’est un bon gars.
Nous sautons dans notre bus direction Tangalle, nous allons aborder notre partie balnéaire qui va nous reposer un peu. Je l’ai dit, les chauffeurs srilankais sont tous fous, certains plus que d’autres. Celui là est un champion, c’est sûr ! Vitesse excessive, dépassements téméraires, toute la panoplie y passe. Fidèles à nos habitudes, nous avions laissé nos sacs à l’avant, à côté de Fangio, pour nous installer à l’arrière. Bizarrement, malgré tout, nous n’avons jamais vu un seul accident.
2 heures de route et 73 Rps plus tard, nous arrivons à la gare routière de Tangalle. Notre but est les bungalows de Séverine et Daya, mais ceux-ci ne seront libres qu’après-demain. Nous avions alors opté pour le Ganesh Garden, dont l’adresse figure dans le LP. Un tuk-tuk nous y conduit, c’est à 3 km de la ville en bord de plage. Petit ensemble de bungalows à deux étages, nous avons une chambre à 2500 Rps, tout confort, notamment un grand lit bien confortable. Le jardin de palmiers donne un air très tropical à l’endroit.
Avant de manger la baignade s’impose. Un employé nous voit nous diriger vers la plage et vient nous dire que l’endroit n’est pas idéal pour la baignade, en raison des forts courants et du fait qu’il y a dans l’eau des rochers que l’on ne voit pas, mais qui torturent les pieds. Par contre, il nous indique un endroit protégé par une barrière rocheuse, à 15 minutes à pied sur la gauche de la plage, que les locaux appelle la «piscine». Là, c’est sans danger et sableux. Effectivement, même s’il y a vagues et courants, on peut se baigner en toute sécurité à cet endroit. L’eau est bien chaude.
Après cette décontraction balnéaire, retour à la GH pour une bonne douche et départ pour le repas du soir. Le cuistot vient nous exhiber des langoustes, pêchées ce matin. Allez, un petit coup de folie : 2 demi-langoustes, 2 ! Après ce repas de choix, nous allons nous poser dans l’excellent lit de notre chambre, sans le souci de mettre le réveil pour le lendemain.
Jeudi 11 février 2010
Lever tranquillement vers les 09h30. Après un premier repas du matin, retour à la piscine pour une bonne dose de baignade dans l’Océan Indien. Je garde mon t-shirt, le souvenir d’une brûlure malaise est encore en mémoire. C’est vrai que les courants sont forts, il est parfois impossible de résister au retour de la vague qui tire vers le large. Des locaux viennent parler avec nous et nous confirment qu’il faut éviter de se baigner seul ailleurs que dans la piscine. Ils nous expliquent aussi que quand un courant t’emmène à quelques mètres du bord, il ne faut pas résister et essayer de revenir, il faut se laisser aller et prendre une vague suivante pour reprendre le courant dans le bon sens.
Nous prenons notre dose d’iode et de soleil jusqu’à 14h00 où nous revenons à la Ganesh pour une douche fraîche et un peu de farniente à l’ombre. Un tuk-tuk nous emmène à Tangalle faire un peu de shopping, des fruits bien sûr, et vérifier nos mails. Internet est notre seule connexion avec le monde que nous avons laissé derrière nous. Et encore, surtout pour rester en contact avec nos enfants. Notre vie européenne ne nous manque pas, nous avons bien déconnecté ici.
17h00, nous dégustons une magnifique papaye, mure à souhait, avec un filet de jus de lime. Le vent s’est levé, il fait bon aller se poser sur le bord de la plage pour lire. C’est souvent le cas en fin d’après-midi, après le coup d'assommoir du soleil de midi. Repas du soir au Ganesh avec des calamars frais du jour. Depuis hier nous remarquons une tablée de touristes russes qui claquent leur argent sans compter. Langoustes et poissons qu’ils ne finissent pas, bières (qu’ils finissent), même s’ils ont un comportement tout à fait correct, on sent cette différence. D’ailleurs, le personnel est aux petits soins pour eux et nous dédaignent un peu. C’est la première fois depuis le début de notre séjour que nous avons ce sentiment. Le vent est tombé, il fait chaud.
Vendredi 12 février 2010
Pas de stress, plus de stress. Lever tranquille, petit-déjeuner, nous devons libérer la chambre pour 10h30. Nous faisons donc nos sacs, que nous pourrons laisser à la réception le temps d’aller profiter de la piscine où nous rencontrons quelques Srilankais. Discussion sur la catastrophe du tsunami qui a aussi touché Tangalle. Notre interlocuteur nous dit que l’eau est entrée à plus de 1,5 km à l’intérieur des terres. Heureusement que cela ne s’est pas produit de nuit, le bilan aurait été bien plus lourd, toutes les maisons ont été inondées complètement.
Vers 13h00, retour au Ganesh, paiement de notre note, on prend les sacs et on part chez Séverine. Heureux hasard, ses bungalows sont à 10 minutes à pied, à côté de l’Ibis GH ! Nous avions connu Séverine via le site Voyageforum.com et par message privé, elle m’avait expliqué tenir cet endroit. Nous avions donc prévu d’y passer quelques jours. Nous ne savons pas encore si nous pourrons la rencontrer, elle a accouché hier de son premier fils !!!
Sur place, nous sommes accueillis par sa mère qui a fait le déplacement depuis la Suisse pour l’aider avec l’arrivée du nouveau-né. Les bungalows sont neufs et splendides. Grand et bon lit, beaux meubles, belle salle de bains, grande terrasse, nous serons bien là. Le jardin de jeunes palmiers et plantes complète le tableau. Bref, un vrai paradis.
Après une douche, nous partons à pied sur Tangalle acheter des fruits, vérifier nos mails et prendre de l’argent à un ATM. Retour en tuk-tuk, Séverine ne rentrera pas ce soir de l’hôpital de Matara où elle se trouve, son fils pourrait avoir la jaunisse. Nous dégustons une bonne papaye, une habitude maintenant, que nous venons d’acheter au marché aux fruits. Quelle délice. Le soleil se couche, le ciel prend des couleurs orangées, on contemple.
La plage n’est pas non plus idéale pour la baignade juste devant les bungalows, à cause des rochers. Mais en se déplaçant 10 minutes à pied sur la droite, le sable fait son retour. Le repas du soir sera pris à l’Ibis GH voisine, tenue par Ranjit, le frère de Daya, lui-même mari de Séverine. Au menu : un buffet à volonté de rice and curry, toujours aussi bon. Peu d’air, il fait chaud en soirée. Heureusement, les bungalows sont équipés d’un puissant ventilateur, et silencieux en plus.
Samedi 13 février 2010
Départ pour une journée de farniente. Après le petit-déjeuner, nous prenons la route direction Tangalle et nous nous posons devant le King Fisher Restaurant où la plage est sablonneuse. Quelques grosses vagues ce matin, ça secoue pas mal. Si on est pris dans un rouleau, on ne contrôle plus vraiment la situation et on peut se faire mal. Pour nager, il suffit de passer la barre où cassent les vagues et c’est plus tranquille. Assiette de fruits pour le lunch au King Fisher. Vers 16h00, nous avons eu notre dose d’iode et de soleil et retour au bungalow. Incroyable, il n’y a presque personne sur les étendues de plage de Tangalle. Alors qu’il paraît que Mirissa est surpeuplée. Repos à l’ombre des cocotiers, température idéale vu la brise marine. Le soir, grillade de barracuda à l’Ibis et petit tour sur la plage à regarder le ciel étoilé et la voûte céleste... loin du stress européen.
Dimanche 14 février 2010
Encore une journée à ne rien faire, on y prend goût. Seule incartade au programme, un tour au marché dominical de Tangalle. Fruits, légumes, quelques habits, le tout sous des bâches qui assurent une ambiance de sauna ! Encore une fois, pas l’ombre d’un touriste. Du coup, nous sommes la cible des regards et des sourires.
Retour à notre coin de paradis et Séverine est enfin rentrée de l’hôpital. Nous faisons connaissance aussi de son mari Daya, leur offrons un petit présent pour le nouveau-né. Discussion autour de la vie srilankaise vue à travers les yeux d’une Occidentale. Son fils n’a pas encore de prénom, car comme le veut la coutume, il faut d’abord aller voir un astrologue qui suggérera celui à donner. Bien sûr, on peut en changer, mais il est de bon ton de garder les mêmes lettres choisies par l’astrologue et d’en composer un prénom avec.
Baignades, soleil, nous profitons de nos derniers instants à Tangalle, car demain nous partons. Notre ami Ranmal, le révérend rencontré dans un bus, veut absolument nous accueillir chez lui et nous devons le rencontrer demain soir dans la région entre Colombo et Negombo. Nous avons convenu d’un rendez-vous à Kandana, sur la route de Negombo. Dernier repas du soir à l’Ibis, dernière nuit à s’endormir avec le bruit des vagues. Nul doute que Séverine et Daya connaitront du succès avec leur petite GH. Un peu plus chère, 3000 Rps, mais vraiment agréable pour se relaxer et profiter du temps qui passe.
Lundi 15 février 2010
Il nous faut partir ce matin, dur d’abandonner un tel endroit. Ce coin était magique. Après le petit-déjeuner, nous prenons nos sacs et direction la gare routière pour rejoindre Matara en bus (40 Rps).
Nous tombons sur un bus local qui passe par l’arrière-pays et nous traversons des villages où les touristes ne vont pas. Puis, le bus rejoint la côte pour arriver à Matara. La région entre Tangalle et Matara est parsemée de petites plages et criques tranquilles. On peut s’y rendre en bus, puisqu’il suffit de signaler sa volonté de descendre pour que le bus s’arrête.
A Matara, il y a une énorme plage de sable juste devant la gare routière. Nous prenons un tuk-tuk pour nous conduire à la gare ferroviaire où nous prendrons le train pour Colombo (230 Rps en 2ème classe). Avant de monter dans les wagons, nous achetons notre repas de midi. Un gros pot de Curd. Le Curd est du lait caillé de bufflonne, une sorte de fromage frais ou de yaourt nature, au goût un peu plus prononcé, que l’on mange arrosé de miel liquide ou de rondelles de banane. C’est délicieux, mais on n’en trouve pas partout. Présenté dans des plats en terre cuite, ceux ayant une feuille de papier journal qui les recouvre proviennent de fermes artisanales, alors que ceux qui ont une feuille imprimée sont issus de production industrielle. Il paraît que les premiers sont bien meilleurs... En tous les cas aucune hésitation à avoir, c’est délicieux, même si au début cela nous a surpris que cela ne soit pas conservé au frais.
A Matara, le train est quasi vide, mais au fur et à mesure des gares, les wagons se remplissent et à Galle, le train est plein. Peu après Hikkaduwa, nous sentons une forte odeur de plastique brûlé. Nous regardons par la fenêtre, une forte fumée s’échappe de la locomotive. Le train s’arrête sur la voie unique. Le conducteur descend, téléphone avec son portable et après 15 minutes d’arrêt, le convoi se remet en marche ... mais dans l’autre sens ! En direction de Galle et à la vitesse du pas. En fait, nous allons nous stationner sur une voie de garage pour décocher la locomotive défectueuse. Attente d’environ une heure, le temps qu’une nouvelle locomotive arrive. Le seul passager content de cette panne est ce vendeur de noix de coco, qui a écoulé tout son stock pour les gens se désaltèrent du jus des fruits.
Une heure de retard donc à Colombo où il fait nuit lorsque nous arrivons. Nous esquivons les incessantes attaques des chauffeurs de tuk-tuk et nous appelons Ranmal depuis une petite échoppe pour les appels locaux. Il nous dit où descendre et nous demande de le rappeler lorsque nous serons à l’endroit convenu. Nous trouvons facilement la gare routière qui est à 10 minutes à pied de la gare, sur la droite en sortant du bâtiment. Sur place, c’est la ruche, où trouver notre bus pour Negombo ? Un préposé nous renseigne sur le bon bus à prendre, le 240, mais après avoir dû répondre à la sempiternelle question «where are you from ?» !
Nous descendons à Kandana (23 Rps) et appelons Ranmal pour lui dire que nous sommes sur place. Une vingtaine de minutes plus tard, nous voyons une Mini Cooper, version Buggy ras du sol, débouler avec notre Ranmal en soutane au volant ! Nous montons dans le véhicule avec nos sacs et partons vers des petites routes de campagne sans éclairage. Un moment, un doute nous prend, nous partons Dieu sait où, avec une personne que nous ne connaissons pas et personne ne sait où nous sommes. Mauvais réflexe occidental ... vu que ce genre d’hospitalité n’a pas cours chez nous.
Nous arrivons dans le village de Uswetakeiyawa où Ranmal s’occupe de la l’église Ste-Marie. Nous rentrons dans les dépendances de l’église, nous voilà rassurés. Ranmal nous montre sa chambre et nous explique qu’il nous la laisse le temps de notre séjour. Un grand lit, une moustiquaire, une douche et des toilettes, bref une petite GH version catholique. Nous nous douchons, le repas du soir sera pris dans sa famille qui habite à une quinzaine de minutes de là.
Nous prenons la Buggy et partons sur les petites routes. Chez lui, nous retrouvons sa soeur, Nangi, qui l’accompagnait lors de notre rencontre dans le bus, et sa mère qui ne parle que le cinghalais. Au menu ... 3 petites langoustes, du riz, des légumes, du dal, des fruits, il y a à manger pour 10 ! Nous sommes gênés devant tant de générosité. Discussion sur nos sociétés respectives, Ranmal est un homme d’église très cultivé et avec un grand sens de la vie. Nangi est timide et ne dit rien. Après ce festin, retour à l’église pour la nuit.
Mardi 16 février 2010
Lever vers 07h15 et nous allons voir une petite école maternelle adjacente à l’église. C’est une soeur âgée qui fait l’accueil des élèves, mais ce sont 2 maitresses qui font les cours et préparent les bambins à la vraie école. Comme dans tout le Sri Lanka, les enfants portent un uniforme. Séances photos dans la classe, discussions avec les maitresses.
Retour à l’église pour le petit-déjeuner qui nous est servi par des «serviteurs» d’origine tamoule. Nous allons ensuite à l’école où enseigne Ranmal, toujours en buggy. Notre arrivée fait sensation, le père Ranmal en soutane au volant d’une voiture de sport ! Les élèves qui nous voient arriver sont hilares. Nous sommes présentés au père principal, responsable des lieux. L’école est grande et répartie en des classes d’une quarantaine d’élèves, tous les niveaux étant représentés. Nous faisons le tour des lieux, entrant dans certaines classes, notamment chez les petits où nous avons droit à des chants. Le père principal nous explique que ses élèves sont principalement issus de familles de pêcheurs locaux et que certains sont si pauvres qu’ils peinent à acheter des chaussures à leurs enfants ou à leur fournir 3 repas par jour. Le père essaie avec ses maigres moyens de combler à ses manques, mais il ne reçoit aucune aide particulière de l’Etat. Parfois, il achète des chaussures lui-même ou prépare des pique-nique qu’il offre aux plus pauvres.Les revenus de l’école proviennent donc des dons et autres donations faites, notamment à l’église.
Le respect est grand chez les élèves et ceux-ci saluent le père principal et Ranmal lorsqu’ils les croisent. Nous apprenons que l’école obtient de très bons résultats scolaires et que le sport a été instauré comme discipline obligatoire. Cricket, volleyball, basketball, athlétisme, le sport sert aussi d’échappatoire pour oublier les soucis quotidiens chez les plus démunis. Ranmal nous explique qu’avec plus de moyens, ils pourraient faire encore plus notamment pour les plus défavorisés des élèves. Ce soir, nous ferons un modeste don à la hauteur de nos moyens et de la décence pour contribuer à l’action des pères dans cette partie du Sri Lanka.
Un tuk-tuk nous ramène sur l’axe Colombo-Negombo où nous prendrons un bus pour la capitale. Nous nous contentons des quartiers du Fort et de Pettah, autour de la gare. Pire qu’une fourmilière, klaxons, pollution, foule compacte, sollicitations des tuk-tuk et des vendeurs, ajoutés à la chaleur lourde, c’est vite usant.
En fin d’après-midi, le ciel se couvre et nous avons droit à notre seule averse de ces trois dernières semaines. Pour nous dire au revoir ? Retour à l’église en bus et en tuk-tuk pour préparer nos sacs, faire un brin de toilette avant notre dernier repas chez Ranmal et les siens. Et re-festin : toujours des langoustes, nouilles, légumes, dal, saucisses, beignets de crevettes, il y a beaucoup trop. Ranmal s’étonne d’ailleurs que nous ne mangions pas plus.
Vers 22h00, retour à l’église pour les derniers préparatifs. A minuit pile, un ami de la famille qui a un van vient nous chercher pour nous conduire à l’aéroport, sans vouloir être rétribué d’une quelconque manière. En route, nous chargeons la soeur de Ranmal, Nangi, le jeune frère de Ranmal qui a 13 ans, sa mère, tous vont nous accompagner à l’aéroport, malgré l’heure tardive. Accolades, embrassades, nous nous quittons comme des amis. L’attente est longue jusqu’au décollage prévu à 03h30.
11 heures de vol, à se remémorer ce fabuleux périple srilankais. Tant de rencontres, Chintah le conducteur de tuk-tuk, Raja le guide-organisateur, Ranmal le révérend et sa famille, Nandana et Kush tenanciers de la Shangrila, Sarath le safari-man, Séverine et Daya jeunes parents, et tous ces inconnus croisés au hasard d’un train, d’un bus, d’un restaurant ou plus simplement dans la rue. Tous ont étalé leur joie de vivre, par leurs sourires, leur hospitalité, leur confiance et pour certains leur amitié. Mais finalement, une si belle île se devait d’avoir un peuple à la hauteur de sa beauté naturelle. C’est le peuple srilankais.
Merci, tout simplement.
Octobre 2009, surfant au hasard, certainement plus pour tuer le temps ou s’évader sur des sites de voyages, voilà que mon attention est attirée par une fenêtre qui clignote sur le bas de mon écran. Srilankan Airlines propose des «hot seats» depuis Paris pour 470 Euros TTC. Le Sri Lanka. Voyons ... Ceylan, le thé, les éléphants, le tsunami, je ne connais pas vraiment grand chose de la larme de l’Inde. D’un seul coup, ma curiosité est éveillée et je trouve un but pour passer du temps devant mon écran. Photos, compte-rendus, avis de voyageurs, l’envie me prend. Le Sri Lanka. Oui, pourquoi pas. Petit passage vers la cuisine, où Dominique s’affaire. «Dis voir, si on pensait à nos prochaines vacances, surtout que les gosses ne viendront plus cette année...». «C’est pas un peu tôt, on vient de rentrer de Malaisie». «Oui, mais j’ai trouvé une super occasion à ne pas rater sur le net». «Où ?». «Le Sri Lanka».
Mardi 26 janvier 2010
Le départ pour Colombo n’est prévu que demain matin, mais pour assurer le coup, on décolle pour Paris cet après-midi. On passera la nuit proche de Roissy-CDG, à l’hôtel Comfort au Mesnil-Amelot. Hôtel fonctionnel, buffet le soir comme repas, rien à dire pour une nuit entre deux avions, surtout pour le forfait de 85 Euros TTC, lit et repas.
Mercredi 27 janvier 2010 et jeudi 28 janvier 2010
Re-buffet pour le petit-déjeuner, puis navette gratuite pour l’aéroport et le terminal 1 d’où décolle Srilankan. Vol à l’heure et notre A330 est plein pour une première escale à Milan. L’avion se vide en partie dans la ville italienne, je peux récupérer deux sièges pour un voyage d’une petite dizaine d’heures un peu plus confortable. Il est 4h. 30 du matin, les roues se posent sur la piste de l’aéroport de Colombo. Il y a la queue pour les formalités d’immigration. Les douaniers sont souriants, tampons dans nos passeports. Après avoir récupéré nos sacs à dos, nous voila dans le hall d’arrivée. Nous n’avons encore aucune Roupies (Rps) sur nous et nous cherchons un endroit pour en retirer. Pas d’ATM dans l’aéroport, mais plusieurs agences bancaires qui peuvent changer quelques Euros, toutes au même taux. Les employés de ces guichets attirent le touriste, mais avec le sourire, premiers contacts... Pour ceux qui veulent acheter une carte SIM srilankaise, il y a aussi un guichet de l’opérateur téléphonique local Dialog. Il nous reste du crédit sur notre carte suisse, nous pouvons être atteint, nous reportons cet achat.
Nous avions réservé par le net une chambre à la GH Dephani de Negombo, avec un pick-up à l’aéroport. Nous voyons notre nom sur une pancarte tenue par un homme. «Welcome to Sri Lanka». Encore un de ces sourires éclatants. La Dephani est à 25-30 minutes de trajet. 30 °, l’air est moite. Il fait encore nuit noire, les voitures, camions et tuk-tuk roulent parfois sans phare ou avec un éclairage limité. Sans parler des vélos, qu’on ne voit qu’au tout dernier moment. Malgré l’heure, nous avons une chambre (1800 Rps) où nous pouvons nous poser quelques heures. Un grand et bon lit, une moustiquaire, une douche et WC, ce sera parfait. Vers 10h00, nous émergeons et nous prenons notre premier thé, accompagné d’une assiette de fruits frais sur la terrasse où souffle un air marin bienfaiteur. Le ciel est bleu.
Nous descendons Lewis Road à pied pour partir à la découverte de Negombo. Les rues sont bordées d’échoppes, les vélos, scooters et motos, parfois à 2, 3 ou 4 passagers, sont majoritaires. C’est le dépaysement total et nous remarquons immédiatement que le niveau de vie est bien plus bas qu’en Malaisie ou en Thaïlande. Les filles nous sourient souvent, les chauffeurs de tuk-tuk nous sollicitent, mais sourires encore et toujours. Nous poussons jusqu’à la gare pour voir les horaires de train pour Colombo et nous y trouvons aussi un ATM qui nous permet de retirer de l’argent. Le distributeur nous donne des coupures de 1000 et 2000 Rps, qu’il est parfois difficile d’écouler. Il fait chaud, le Dieu soleil tape dur. Premier achat de fruits et aussi d’une bombe anti-moustique pour vaporiser notre moustiquaire. Notre premier rice and curry nous donnera un exemple du feu qui emporte la bouche. Si les légumes sont facilement mangeables, le curry de poulet ou de poisson brûle... C’est à la couleur qu’il faut se repérer. Plus c’est foncé, plus c’est fort.
Retour en tuk-tuk à la GH pour profiter de l’ombre des palmiers. En fin d’après-midi, alors que le soleil décline, nous sortons sur la plage et partons sur la droite nous balader. Des catamarans à voiles sont posés sur le sable, un couple venant de se marier vient faire des photos. Nous arrivons sur une petite digue, les Srilankais sont là, à profiter de la mer. Nous sommes les seuls occidentaux et les regards se tournent régulièrement vers nous. Sourires... Les jeunes filles cherchent facilement le contact, rires et bonne humeur, joie de vivre. Nous apprendrons par la suite que c’est une caractéristique du peuple srilankais. Nous profitons de ce joyeux spectacle jusqu’au magnifique coucher de soleil. Retour à la GH où notre repas du soir sera un peu décevant. Nous trouvons un cybercafé où nous pourrons nous brancher sur Skype pour appeler nos enfants restés en Suisse. Quasi tous les cybercafés de Negombo sont équipés de casque et de micro pour les utilisateurs de ce fabuleux programme. Un dernier jus de fruit et un lassi, puis ce sera le temps de se coucher.
Vendredi 29 janvier 2010
Lever vers 09h30, on récupère du voyage et du léger décalage horaire (4h. et demi). Petit déj’ à la Dephani et nous partons louer des vélos, à quelques dizaines de mètres sur la gauche en sortant sur Lewis Rd. 200 Rps la monture pour la journée. Vieux vélo, roues voilées, mais bien efficaces pour quadriller Negombo. Première étape : le marché aux poissons. Odeurs et spectacle garantis. Des pêcheurs sortent leurs barques de l’eau, le poisson sèche sur la plage, scènes de vies. Autre coin du marché, autres odeurs. La vente du poisson frais, principalement par des femmes.
Il y a bien un fort à Negombo, mais c’est aujourd’hui la prison du lieu. Des familles viennent y livrer de la nourriture à un proche détenu là. Petit repas en ville et au hasard des rues, je croise un cordonnier qui travaille à même le sol, à réparer de vieilles godasses qui chez nous auraient fini dans un container. Mes vieilles sandales en cuir commence à s’essouffler, mais je ne peux pas me résoudre à m’en séparer. Cela fait des années qu’elles voyagent avec moi, je leur offre donc une petite cure de jeunesse. 2-3 rajouts de bouts de cuir, consolidation des coutures, elles sont reparties pour quelques années. 200 Rps, service compris. Retour à la GH et petit moment de détente dans le jardin de Dephani où nous faisons la connaissance d’un couple de la région de Lille (Bencasto se sera reconnu...). Pas de chance pour eux, ils sont sur le départ. Echange d’impressions, d’expériences, de tuyaux, le courant passe, dommage que n'ayons pas eu le temps de prolonger ce sympathique moment.
Vers la fin de l’après-midi, retour sur les vélos pour retourner vers la digue, mais par la route cette fois. C’est jour de pleine lune et donc de fête au Sri Lanka et l’endroit est bondé. Le coucher de soleil approche, les gens se baignent, jouent au cricket, regardent la mer. Peu ou pas d’occidentaux dans le coin, pourtant quelques grands hôtels sont proches. Depuis notre arrivée, nous sommes frappés par la gentillesse des gens. Les sourires sont permanents, les Srilankais recherchent le contact, nous saluent, viennent voir les photos que nous prenons. Une chaleur d’accueil exceptionnelle. Après le coucher de soleil et quelques photos, nous achetons quelques délicieux beignets dans les stands ambulants sur la plage. Restitution des vélos et retour à la GH pour une bière bien fraîche, une Lion, brassée au Sri Lanka. Nous papotons encore quelques instants avec nos amis lillois. Un peu déçu du repas d’hier, nous changeons d’endroit pour le dîner. Nous avions conclu un arrangement avec le patron d’une gargotte un peu plus loin : 1500 Rps pour 8 crevettes de la taille d’une baleine, avec salade de légumes (chou, carotte, ananas) et pommes de terre à l’ail. Un enfer, tellement c’était bon. Nous testons aussi quelques frites, mais elles sont dorées à l’huile de coco, ce qui leur donne un goût assez bizarre. Petit détour dans un cybercafé, mais personne de nos connaissances n’est connecté sur Skype. Nous appelons néanmoins notre fils sur son portable, toujours via Skype, qualité et coût incroyables. La nuit sera pénible, il fait 31 ° dans la chambre et le ventilo ne nous rafraîchit guère.
Samedi 30 janvier 2010
Le ciel s’est couvert pendant la nuit, il fait quelques degrés en moins. Après le petit-déjeuner, direction la gare routière pour prendre un bus pour Kandy. Nous pensions utiliser le train via Colombo, mais c’est plus rapide et plus simple en bus. Nous sommes en avance, notre bus part à 10h00 et nous regardons le tohu-bohu de l’endroit. C’est un vrai bordel organisé. Le bus arrive, nous montons à l’arrière et c’est parti pour 4 heures de route (110 Rps). Les chauffeurs srilankais ont la réputation de conduire vite, c’est confirmé. Nous rencontrons un jeune couple de l’île de Ré qui voyage aussi sac à dos.
Arrivés sur Kandy, la circulation est intense et cela force dans tous les sens. Nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire à la Shangrila GH que j’avais appelée quelques jours avant notre départ de Suisse. Il n’y a que 4 chambres et je voulais vraiment résider là. La GH est au bout du lac, un peu en surplomb, à env. 20 minutes à pied de la ville. Nous y rencontrons un couple d’Israéliens qui finit un périple commencé en Inde. Et également leur guide, Raja, un garçon très sympathique qui va rapidement devenir un ami comme vous pourrez le lire plus loin. D’ailleurs, ses clients nous en disent le plus grand bien, sur ses compétences et sa gentillesse. Nous le vérifierons immédiatement lorsqu’il va nous proposer de nous emmener au temple de la Dent où il va assister à une cérémonie avec ses clients, puis à un spectacle de danses cinghalaises. Nous pourrons ainsi profiter de ses explications. Il refuse toute forme de paiement. Ce garçon a le contact facile et est d’une honnêteté irréprochable. D’ailleurs, si vous voulez qu’il vous organise un tour du Sri Lanka sur mesure, vous pouvez le joindre au 0094775323903 ou sur son e-mail nithy_raja@yahoo.com.
Bref, la visite du temple était très intéressante, avec plein de bouddhistes venus faire des offrandes. Quant aux danses, très touristiques et pas forcément indispensables, sauf peut-être la cérémonie du feu, lorsque les danseurs marchent sur les braises ou se passent des torches sur le corps ou dans la bouche ! Retour à la Shangrila où nous prendrons le repas en commun. Anoma, la si souriante cuisinière, nous a préparé un curry végétarien succulent, avec pour dessert, le curd, du lait de bufflonne caillé, à manger avec des rondelles de bananes. Un vrai délice. Les patrons, Kush et Nandana, sont absents mais devraient arriver demain. En soirée, la température est d’environ 22 °, plus rien à voir avec la moiteur de Negombo. Il fait bon rester sur la terrasse à boire un thé et lire un bon livre.
Dimanche 31 janvier 2010
Lever vers 08h00 pour dire au revoir à Raja et ses clients israéliens qui partent pour la région montagneuse. Echanges d’adresses, de téléphones. Ils feront un stop au jardin botanique et Raja propose de nous y emmener puisque de toute façon il y va. Nous ne sommes pas prêts et nous ne voulons pas stresser. D’ailleurs, notre refus sera l’occasion de faire une autre magnifique rencontre. Nous voyons donc partir nos amis, non sans que Raja nous ait fait des messages de recommandation pour notre périple à venir.
Le ciel est bleu, il y a de l’air, c’est l’idéal pour partir se balader. Anoma nous recommande un chauffeur de tuk-tuk qu’elle connaît. Chintah arrive avec son véhicule, tout souriant et timide. Nous pensons le garder toute la journée et nous lui demandons son prix. Il peine à nous le dire et il est presque gêné de nous dire 1000 Rps, tout compris toute la journée à notre convenance. Première étape : le jardin botanique. 3 heures de balade dans ce splendide parc où les couples d’amoureux viennent s’isoler au pied des arbres. Pudeur et contacts furtifs. Côte à côte ou enlacés, ils s’embrassent parfois rapidement, comme s’ils ne devaient pas être vus. Drôle et touchant. Une partie du parc est peuplée d’énormes chauves-souris, il y en a des centaines, voire des milliers.
A la sortie du parc, Chintah est là, pile à l’heure convenue. Un petit crochet par la gare routière pour acheter des fruits sur les étals du marché et Chintah nous conduit au grand Buddha qui surplombe la ville et qui offre une belle vue sur les environs. Rien de spécial si ce n’est profiter de la vue et de l’air. Nous partageons nos fruits avec Chintah et parlons de sa vie. Il n’est pas propriétaire de son tuk-tuk, il le loue 500 Rps par jour et doit le rentabiliser par ses transports. Parfois, il n’en fait pas et il perd de l’argent. Notre contact est facile et Chintah nous propose d’aller boire le thé chez lui, ajoutant que ce serait un honneur de nous accueillir dans sa demeure. Nous acceptons bien évidemment et nous voila partis sur les hauteurs de Kandy, là où les Occidentaux ne vont pas. Il vit dans une modeste maison, avec sa femme et ses trois enfants, dont le dernier a moins d’un mois. Il y a aussi d’autres membres de sa famille, car au Sri Lanka, les enfants vivent encore souvent avec leurs parents. Sa femme nous prépare le thé, nous amène des biscuits et nous visionnons les albums photos de son mariage et de ses enfants. On voit sa fierté dans ses yeux que des étrangers comme nous aient accepté de venir chez lui. Nous faisons quelques photos de sa famille et prenons son adresse e-mail pour les lui envoyer une fois de retour en Europe.
Nous repartons en ville et il nous pose devant un cybercafé. Nous allons consulter nos mails et appeler la maison. Nous demandons à Chintah de venir nous reprendre dans une heure. Comme tout à l’heure, il est ponctuel et nous reprend 60 minutes plus tard. Il nous ramène ensuite à la GH. Nous avions profité de son absence pour acheter 5 plaques de chocolat dans une échoppe et nous les lui remettons en cadeau pour sa famille et ses enfants. Il semble touché et nous remercie avec ses grands sourires. Nous le payons. Plus tard Anoma nous dira que 1000 Rps pour toute la journée à notre convenance est un prix très honnête. Au cas où, Chintah est atteignable au 077-782-37-40. Si vous l’utilisez, saluez-le pour nous.
Pour le repas du soir, Anoma nous prépare un curry de tofu frais. Nous participons à la confection des plats et cela semble l’amuser. Au final, curry de tofu, nouilles srilankaises, salade de concombres-oignons-tomates au lait de coco. Tous les pensionnaires sont partis, nous sommes seuls dans la GH. Les patrons sont toujours à Colombo et nous les avons eu au téléphone, ils arrivent en fin de soirée. Nous restons sur la terrasse, les manches longues se supportent. Kush et Nandana arrivent comme prévu en fin de soirée, nous faisons rapidement connaissance, surtout qu’ils parlent chacun un français parfait.
Lundi 1er février 2010
Après le repas du matin, nous descendons en ville avec le bus que l’on peut prendre en bas de la GH (6 Rps). Marchés, balades dans les rues, achats de fruits. Nous allons dans une boutique qui vend du thé et recevons plein d’explications très intéressantes sur les multiples types de thé. Nous revenons à la GH pour faire un sac que nous prendrons pour un petit périple dans le triangle culturel. L’autre sac restera à la Shangrila. Nous nous limiterons à 2 jours, car nous voulons passer plus de temps dans la région des montagnes. 3 semaines de périple, c’est court et il faut s’organiser.
Nous appelons Chintah et il nous conduit à la gare routière, pile devant le bus qui part pour Dambulla, d’où nous prendrons un autre bus pour Sigiriya. Nous prenons un bus climatisé et rapide (270 Rps). Un peu plus cher, mais direct. La conduite est une fois de plus sportive, ça fout parfois la trouille !! Dépassements, vitesse excessive, traversée des villages à fond, tout y passe. A Dambulla, un chauffeur de tuk-tuk très sympathique tente de nous convaincre de l’emprunter pour Sigiriya. Mais désolé, ce sera encore le bus. Pas rancunier, le chauffeur nous indique le bon bus (40 Rps) et nous souhaite un bon séjour dans la région.
Sur conseil de Raja, nous logerons à la Bananaa Rest, près du rocher. En demandant le bon endroit pour s’arrêter, un jeune étudiant nous dit qu’il habite à proximité et nous invite à partager un bout de chemin avec lui. Nous descendons donc avec lui à la bonne intersection et tout en discutant nous nous dirigeons vers notre lieu d’hébergement. Il nous indique la bonne voie et nous souhaite bon séjour. La GH est isolée au bout d’un chemin, en pleine nature. Il y a un long bâtiment avec des chambres simples et fonctionnelles et un nouvelle petite construction avec deux chambres neuves. 1500 Rps les anciennes et 2800 les nouvelles. Les anciennes iront très bien pour nous. Conséquence d’être en pleine nature : les moustiques. Heureusement, notre bombe anti-insectes nous suit partout. Nous vaporisons, inspectons la moustiquaire, deux fois plutôt qu’une. Je ne verrais pas un petit gecko qui passera donc la nuit en ma compagnie, sous la moustiquaire.
Nous mangeons sur place ce soir, avec un magnifique rice and curry et une présentation de plusieurs plats. 8 au total, tous excellents. Si les chambres sont basiques, la cuisine est délicieuse et nous nous régalons. La soirée sera faite de lecture et de parties de carte dans cet endroit bien calme.
Mardi 2 février 2010
Nous prenons le petit-déjeuner assez tôt, car la veille nous avons rencontré un guide qui logeait là avec son client tchèque (et quasi muet). Il nous a proposé de nous emmener au rocher de Sigiriya avec sa voiture, nous évitant l’attente du bus. Sympa. Comme Raja, il refuse toute forme de participation financière.
Arrivés sur le site, nous prenons le pass qui permet de combiner les entrées des différents sites du triangle culturel, vu que nous allons encore à Polonnaruwa (5750 Rps). L’accès au rocher traverse des jardins qui ont une vue imprenable sur le «rock», vue splendide pour des photos réussies, même si le ciel est plutôt gris ce matin. Puis, la montée commence par une série de marches et de terrasses. Nous arrivons au pied d’un escalier en colimaçon, grillagé par sécurité, qui monte une trentaine de mètres à pic dans la paroi. Il y a là de splendides fresques très bien conservées. Le chemin longe ensuite la roche, jusqu’aux pattes du Lion, d’où part l’ascension finale. Selon la légende, il y avait là un énorme lion de pierre avec un escalier en son sein afin d’atteindre le sommet où un palais avait été construit. Il n’en reste que les pattes et c’est un escalier en fer à flanc de rocher, à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du vide, qui nous conduit en haut. Assez impressionnant pour ceux qui ont le vertige, mais jamais dangereux.
La vue sur les environs est splendide, mais malheureusement pour nous, le temps est brumeux et le ciel plutôt gris. Par contre, il y a de l’air qui sèche nos chemises trempées de sueur. Petite mise en garde : si les vendeurs de souvenirs au pied du rocher ne sont pas trop insistants, il n’en va pas de même avec ceux qui sont sur le parcours de la montée. Ils viennent carrément prendre le bras des gens qui empruntent la voie finale, sous prétexte de les aider dans la montée. Impossible de s’en défaire ensuite. A moins de lâcher quelques roupies bien sûr. En restant ferme, mais poli et souriant, nous réussissons à les éviter.
Après la descente, nous attendons sur le bord de la route le bus local qui nous ramène à Dambulla en 45 minutes (20 Rps). Il est presque midi et nous achetons quelques snacks (beignets de poulet, samosas, etc...) pour notre lunch. Direction les grottes de Dambulla, en tuk-tuk. Là aussi, il faut grimper toute une série de marches avant d’arriver à l’entrée du site. Tout au long de la montée, il y a aussi de nombreux vendeurs de souvenirs ou de fruits, plus ou moins collants. Et quelques infirmes qui tendent la main, phénomène assez peu fréquent finalement au Sri Lanka. Les tickets d’accès se prennent en bas, à côté du temple, à ne pas oublier, sinon on est bon pour redescendre...
Nous arrivons sur le site, il faut enlever ses chaussures et on peut les faire garder contre 20 Rps. Nous voyons des gens bourrer leurs sacs de leurs escarpins pour éviter de payer 20 Rps ...Ridicule. Il y a là 5 grottes avec des statues de Buddha, dans plusieurs positions, et des fresques magnifiques aux plafonds. Cette visite vaut vraiment la peine, même si le droit d’entrée n’est pas compris dans le pass pour le triangle culturel. L’endroit est superbement conservé. En redescendant, nous achetons des fruits, mais les singes nous guettent. Ils s‘approchent avec manifestement l’intention de nous piquer nos bouts d’ananas ! Ils essaient de nous sauter dessus et il faut les repousser, soit par des petits cris, soit avec les pieds. Mais attention, ils ont l’esprit rebelle ces macaques. Ils n’auront pas raison, les ananas sont trop bons ici.
Nous rejoignons Dambulla à pied, car non loin, nous avions repéré un cybercafé. Consultation des mails, appels avec Skype. Retour à la Bananaa Rest en bus pour une bonne douche tiède. Peu de GH sont équipées de l’eau chaude, mais franchement nous n’en n’avons pas besoin, vu la température extérieure. Cette adresse en pleine nature est vraiment relaxante avec sa verdure et ses chants d’oiseaux. En rajoutant la gentillesse et les sourires du personnel, nous sommes vraiment bien ici. Au menu du soir, curry de patate, nouilles et salade aux oignons.
Mercredi 3 février 2010
Lever assez tôt, nous partons pour Polonnawura. Après le petit-déjeuner, paiement de la facture, 5850 Rps pour les 2 nuits, tous les repas. On se répète, mais vraiment bonne adresse, excellent rapport qualité-prix, à l’écart du bruit et de la poussière. Nous marchons à peine 5 minutes pour rejoindre la route de Sigiriya et attraper un bus qui va sur Dambulla.
Dès notre arrivée, nous ne savons pas vraiment quel bus prendre. Ce sont les chauffeurs de tuk-tuk qui nous renseignent efficacement, notamment celui qui voulait m’embarquer le premier jour de notre arrivée, et qui vont jusqu’à bloquer un bus qui roulait déjà. Merci messieurs.
Connexion parfaite et 2 heures de trajet (133 Rps). Pendant le trajet, je converse en anglais avec mon voisin, Ranmal, qui m’apprend être révérend dans la région de Negombo. Nous parlons de notre société et il me sort une phrase étonnante au sujet des progrès technologiques : «Rappelez-vous au début de l’ère de la TV, les appareils étaient énormes et les hommes minces. Maintenant, ce sont les écrans qui sont minces et les hommes qui sont énormes. Nous devenons paresseux». A méditer. Echange de coordonnées, d’adresses e-mail, il veut nous inviter chez lui et nous demande de trouver le temps de nous y rendre. On verra. Il ajoute enseigner dans une école et qu’il veut nous présenter à sa classe.
A Polonnawura, le bus nous dépose juste devant l’entrée du site, mais nous avons encore notre sac à dos. Un tuk-tuk est là, devinant nos intentions car il nous demande si nous cherchons à louer un vélo. Mais oui mon brave. Il nous conduit un peu plus loin, chez un marchand de meubles en bois, qui nous louera les montures (400 Rps la journée) et chez qui nous pouvons laisser notre sac. Nous partons sur nos deux roues, les vestiges sont dans une forêt et c’est vraiment le meilleur moyen de les visiter. Le site ravira les passionnés d’archéologie, nous apprécions l’endroit, sans plus que cela.
Nous partons aussi sur la route qui longe le lac, à l’entrée de la ville à droite. Belles scènes de vie, des femmes lavent le linge dans le lac et le font sécher dans des champs, étirés dans l’herbe. Tous les gens que nous croisons nous saluent et nous sourient. Il nous arrive de nous arrêter pour converser un peu. Il fait chaud, plus d’ombre au bord du lac. Vers la Polonnaruwa Rest House, il y a encore quelques vestiges. Des familles srilankaises s’y sont arrêtées pour pique-niquer. Il y a là une importante colonie de singes (à faces noires), des Bear Monkeys, qui sont visiblement attirés par la nourriture. On y voit même des mères qui portent leurs petits sous leur ventre. Contrairement aux macaques, ces singes là ne sont pas agressifs du tout.
A la fin de notre tour, nous rendons nos vélos et évidemment, nous sommes sollicités pour acheter de l’artisanat en bois. Le patron a tout compris, il attire le touriste en louant des vélos et essaient ensuite de lui vendre ses produits, arguant qu’ils sont au moins 2 fois moins chers qu’à Colombo. Désolé, pas cette fois, ils ont l’air un peu contrarié, mais bon...Le même chauffeur de tuk-tuk nous ramène à la gare routière, distante de 4 km. On pourrait prendre le bus devant le magasin, mais avec de grandes chances de devoir rester debout. Nous en profitons pour tirer de l’argent à un ATM.
Notre bus est là et nous voilà partis pour 4 heures de route. Nous faisons un stop de 10 minutes à Dambulla et par la fenêtre du bus, j’aperçois toujours le même chauffeur de tuk-tuk. Décidément. Il court, traverse la route et vient me serrer la main, en me demandant si nous avons apprécié nos visites. Quelle gentillesse, alors que j’avais refusé sa course. On se quitte presque amis et en route pour Kandy. Peu avant d’arriver à la gare routière, j’appelle Chintah et il est là pour nous prendre en charge à notre arrivée. Il nous conduit à la Shangrila et refuse même le petit pourboire que nous voulions lui laisser pour sa disponibilité. Quelle classe cet homme là. Douche, repas toujours aussi succulent préparé par Anoma. Petit thé à l’air frais de la terrasse, on retrouve nos repaires.
Jeudi 4 février 2010
Après le petit-déjeuner sur la terrasse, nous descendons en ville, notamment pour voir le défilé organisé pour la fête nationale srilankaise qui tombe aujourd’hui. Le président fraichement élu est à Kandy pour les festivités et les mesures de sécurité sont impressionnantes. Il y a tellement de monde dans les rues qu’il est impossible d’approcher le cortège.
Achats de fruits et nous retournons à la GH, conduits par Chintah que nous avons appelé sur son portable. Nous suivrons les festivités à la télévision, costumes colorés, danses typiques, un vrai spectacle.
L’après-midi, Nandana nous emmène en voiture dans les montagnes environnantes. Nandana y a ouvert une seconde GH, qui sera un centre de méditation, domaine de prédilection de notre hôte. Il y aura trois chambres et une salle dévolue à la réflexion. La vue est époustouflante, l’air est frais et pur, l’endroit se prête bien à cette discipline. Son jardin est plein de plantes et de fruits : papayes, avocats, poivre... Après un thé, nous repartons sur les petites routes de montagne, dans des paysages grandioses, afin d’aller voir un temple qui se trouve au sommet d’une colline. 800 marches ... mais cet effort est récompensé par une vue extraordinaire à 360 °. Nous ôtons nos chaussures et profitons de l’air frais. Le temple est une petite dagoba blanche splendide. Nous restons un peu au sommet à profiter du panorama, puis nous redescendons les escaliers pour rentrer sur Kandy.
Petit arrêt pour un thé sur le bord de la route dans une petite gargotte locale. Une cahutte en bois où nous ne nous serions jamais arrêtés sans Nandana. Après le repas du soir, nous restons à discuter sur la terrasse de la Shangrila et à profiter de l’air un peu frais (22° env.). Cette étape de Kandy aura été fantastique, par la diversité de ce qu’il y a à voir ici, et surtout par nos rencontres : Chintah le chauffeur de tuk-tuk (atteignable au 077-782-37-40), Raja le guide, Anoma la cuisinière, Kush et Nandana nos hôtes si chaleureux. Merveilleux Sri Lanka...
Vendredi 5 février 2010
Lever tôt, notre train pour les montagnes part à 8h20. Petit-déjeuner. Anoma est déjà toute affairée, puis vient Kush pour la note que nous devons régler. 4 nuits, 4 repas, 4 petit-déjeuner, 7500 Rps ! Non seulement une excellente adresse, mais en plus des prix très doux.
Chintah est pile à l’heure pour nous emmener à la gare avec son tuk-tuk. Nous l’avions recommandé hier à un couple de Français qui logeait aussi à la Shangrila, apparemment ils se sont entendus. Cela lui fera du travail, il le mérite tant. Arrivés à la gare, il refuse une nouvelle fois notre pourboire avec pudeur, alors qu’il en aurait besoin. Nous n‘insistons pas trop pour ne pas le froisser. Il nous remercie pour notre gentillesse. Ne serait-ce pas à nous de le remercier pour cette chaleur humaine, ses sourires et son honnêteté, tant de valeurs qui font souvent défaut chez nous ? C’est le Sri Lanka. Des gens simples, souvent démunis, mais qui ont tant à offrir.
Il nous faut partir, nous prenons nos billets pour Hatton (110 Rps). Le train est à l’heure, mais part en retard ... La voie unique ne devait pas être libre. A peine 15 minutes de trajet et nous devons changer de convoi à Peradeniya Junction. Le train pour les montagnes arrive, il est déjà presque bondé, plus les gens de Kandy qui doivent monter. Visiblement, il se vend plus de tickets qu’il y a de places disponibles. Néanmoins, le hasard fait que nous nous retrouvons dans... le wagon restaurant. Nos 2 sacs posés par terre feront un bon siège et nous sommes moins serrés. Le train branle de partout, craque à chaque bosse. Il faut dire qu’il n’est pas de première jeunesse, loin de là. Rapidement, il commence à monter à travers les plantations de thé, traversant des paysages fantastiques. Pour une belle vue, il faut se tenir sur la droite du train. Des Srilankais engagent la discussion «Where are you from ?». Les échanges sont nombreux, comme les sourires et les regards.
Nous arrivons à Hatton et descendons du train. La plupart des touristes se rendaient à Ella. Notre destination est Dalhousie, au pied du mythique Adam’s Peak. Nous partons en ville en tuk-tuk, car nous voulons envoyer 1-2 mails avant de partir, aucun cybercafé ne se trouvant à Dalhousie. Nous trouvons de quoi informer nos proches et prenons ensuite un repas léger dans un petit resto attenant à la gare routière. Pas facile de trouver notre bus, très peu de gens parlent l’anglais et tous ceux à qui nous demandons notre chemin nous fournissent des infos contradictoires. Finalement, petit coup de chance, nous voyons un vieux bus Tata (la marque locale) avec l’inscription «Dalhousie» sur le pare-brise. Un petit signe de la main et nous voilà à l’intérieur. 60 Rps, la route serpente au milieu des plantations, paysages superbes. Evidemment, le chauffeur se croit dans un grand prix...
Dalhousie est un petit village qui n’offre aucun intérêt si ce n’est un joli point de vue, tout là haut, sur le sommet du pic d’Adam. Nous avons une chambre à la Punsisi GH, où Raja nous avait recommandés. Bon accueil, bonne chambre. La GH offre un package nuit-dinner-breakfast à 3500 Rps. Cher, mais nous sommes dans un haut lieu du tourisme ici. D’ailleurs toutes les GH semblent pleines. Nous partons nous balader dans le village. Des étals vendent une espèce de pâte de fruit, noire, au gingembre, de même que des bonnets, des gants, des polaires, des écharpes. Nous nous dirigeons vers le bas du village, vers le lit de la rivière. Des dizaines de Srilankais, hommes, femmes, enfants, se lavent dans l’eau fraîche de la rivière, à grands coups de savon. Les hommes en bermudas, les femmes le corps entouré d’un tissu léger, les enfants nus. Eclats de rire, sourires, belles photos. Certains se lavent le corps, d’autres les habits, d’autres encore les dents ... Nous y trempons les pieds, attirant les rires des locaux qui nous font signe qu’il faut nous tremper entièrement. Nous n’avons ni habits de rechange, ni serviette, belles excuses. Apparemment, il s’agit d’un rituel. Avant de grimper le pic, il faut se purifier dans l’eau de sa rivière. Nous voyons même une série de cabines-douches, installées sur les berges pour ceux qui ne veulent pas entrer dans la rivière. De là, nous voyons le sommet du pic et son sanctuaire, enfin quand les nuages veulent bien nous les dévoiler.
Nous retournons à la Punsisi où nous avons une grande chambre, une douche avec l’eau chaude, mais pas de moustiquaire. Nous sommes en altitude, les moustiques ne sont pas trop présents. Le repas est gargantuesque et excellent : 7 plats, sans compter le riz. Courge à l’ail, aubergines, curry de poulet, curry de patate, salade oignons-tomates, curry de lentilles (dal), haricots, on se régale. Petite balade digestive, mais pas de folie ce soir. Le réveil est programmé à 02h00 pour la montée à Adam’s Peak, que je ferai seul.
Samedi 6 février 2010
02h00. Le réveil sonne. Le sac est prêt. Un pull à capuche, un coupe-vent, de quoi boire et manger, l’appareil photo. Quelques échoppes sont encore ouvertes, mais il n’y a pas foule. La plupart des pèlerins sont partis plus tôt. La première demi-heure est pour se mettre dans le bain. Un chemin avec des marches, ça monte mais gentiment. Le plat de résistance arrive : les marches, pas toujours régulières, avec une pente parfois raide. Il faut le dire, c’est souvent rude. Mais les Srilankais le font parfois à pieds nus, ou avec des petits enfants dans les bras. Certains sont très âgés. Je rattrape assez vite des gens partis plus tôt et il commence à y avoir du monde sur le chemin. Il y a régulièrement des cahuttes qui vendent de quoi boire et à manger, pas besoin de se charger dans le sac. Le dernier bout est carrément raide, on n’en voit pas la fin. Des rambardes aident à soulager les cuisses, le chemin est éclairé tout du long.
Il est 5 heures, j’arrive au sommet. Il y a du monde autour du temple où il faut enlever ses chaussures. Le vent souffle, ma chemise en coton est trempée de sueur. Près de 3 heures de montée, ça fait transpirer. Je me change avec les effets que j’ai emportés et je mets mon coupe-vent. Vers 06h00, l’aube pointe. Quelle chance, pas un nuage. Le ciel prend des couleurs magnifiques avec les brumes au loin sur les montagnes environnantes. Pour les photos, il ne faut pas rester autour du temple. Des puissants projecteurs sont braqués dessus et il est impossible de les éviter, on les a en pleine face. Je redescends donc en haut de l’escalier d’accès et là, c’est parfait. Il y a plein de gens qui attendent l’arrivée du soleil, surtout des Srilankais, les touristes sont peu nombreux. Le soleil arrive, il illumine des paysages splendides, tout en réchauffant l’atmosphère. Je remonte au temple pour une série de photos et laisser le gros de la foule emprunter le sens de la descente. A l’opposé du soleil, Adam’s Peak projette l’ombre d‘un triangle parfait, impressionnant effet naturel.
La plupart des pèlerins ayant déjà entamé leur descente, la voie est maintenant moins encombrée. Je descends les escaliers en travers pur soulager mes genoux. La montée était rude, mais la descente casse... 09h30, j’arrive à la Punsisi, pour une bonne douche et un petit-déjeuner bien mérité. Dominique fréquente les toilettes depuis 05h00 du matin et souffre de crises et de spasmes intestinaux. Pourtant, nous avions mangé pareil, sauf un petit beignet hier midi à la gare routière de Hatton. Est-ce cela ?
Nous reprenons néanmoins le bus pour Hatton (60 Rps). Le paysage est vraiment exceptionnel, pour en profiter il faut s’asseoir sur la gauche, ce que nous avions fait par hasard. Le bus va directement à la gare, après s’être arrêté en ville. 40 minutes d’attente pour notre train qui va à Haputale (130 Rps). Sera-t-il à l’heure ? Les crises de Dominique s’espacent, l’Imodium lingual a fait son effet. Le train a finalement 35 minutes de retard. La ponctualité n’est pas forcément le fort des chemins de fer srilankais. Pas de wagon-restaurant, nous montons dans un wagon conventionnel, Dominique trouve une place assise, pas moi. Pour avoir de l’air, je m’installe sur le marche-pied. Il faut dire que le train n’avance pas vite, 35-40 km/h maximum. Nous faisons connaissance avec une famille locale dont 2 des 3 enfants nous regardent constamment. Regards, sourires... je leur fais des photos-portraits, ils sont magnifiques et rient de se voir dans l’appareil. Finalement, nous sommes les seuls Occidentaux du wagon. Regards, sourires...
Le paysage traverse d’abord les plantations de thé, puis des cultures maraichères. A mesure que Haputale approche, l’air devient vif. Il fait même froid et nous devons sortir nos pulls. Surprise, Raja est à la gare pour nous accueillir et il nous conduit à la Srilak View GH, dont il est un ancien employé. Nous avons une excellente chambre (la 7), avec une vue exceptionnelle sur la vallée devant nous. La nuit sera réparatrice, bien qu’un peu bruyante avec l’arrivée tardive d’un guide et de ses clients. Nous avons mangé avec Raja et il nous a concocté un petit programme pour les jours à venir. C’est un garçon merveilleux.
Dimanche 7 février 2010
Ce matin, Adam’s Peak se fait sentir dans les mollets qui sont deux blocs de béton... Il fait beau, nous commandons notre petit-déjeuner, mais nous nous le faisons servir sur notre petite terrasse, au soleil et à l’abri du vent. Petit moment de bonheur ...
En matinée, nous prenons un tuk-tuk qui va nous conduire au Lipton Seat, au sommet d’une montagne et au milieu d’une plantation de thé. Adam’s Peak étant bien présent dans mes muscles, nous choisissons l’option de monter en rickshaw et redescendre à pied. La route traverse des paysages fantastiques, comme dans toute cette partie du Sri Lanka. Nous avions déjà vu des plantations de thé l’an dernier en Malaisie, dans les Cameron Highlands, mais là, cela n’a rien à voir. Le tuk-tuk nous pose au pied d’un chemin en terre et repart. Nous marchons une petite demi-heure pour atteindre le sommet, au soleil et rafraichit par une petite brise. Nous sommes à près de 2000 mètres. Une fois en haut, le panorama est grandiose, toute la plaine est devant nous. Sans la brume, nous pourrions voir la mer, 80 km plus au sud, selon un homme qui nous fait causette. Pas un touriste, nous sommes seuls avec 2 ou 3 locaux venus passer du temps ici.
Nous redescendons ensuite à pied jusqu’à la Tea Factory du village, 90 minutes en marchant tranquille. Nous traversons le village, suivis par une horde de petits enfants qui nous guettent de leurs grands yeux noirs. Les plus hardis secouent la main pour nous dire bonjour. Pour revenir à Haputale, nous prenons un minibus qui descend les travailleurs dans la vallée. Un van Isuzu, 314 000 km au compteur, avec 12 places assises. 20 Rps le trajet. C’est dimanche, les villageois descendent dans la vallée. Au total, nous serons 28 dans le bus .... 3 sur le marche-pied, 5 devant (dont le conducteur quand même !), et 20 dans la cabine. Bien entendu, nous sommes les seuls Occidentaux. Je cède ma place assise à une petite mémé, et j’ai droit à un sourire édenté durant tout le voyage. Même ses yeux me disent merci.
Haputale a droit à son marché dominical, le long de la voie ferrée. Nous le parcourons, fruits, légumes, bic à brac, ustensiles, bref, on trouve un peu de tout, les gens nous saluent, nous apostrophent «where are you from ?» «Switzerland» «Ah Switzerland, cool country». Eh oui, vous ne croyez pas si bien dire, l’hiver est rude cette année chez nous. Là aussi, pas l’ombre d’un Blanc. C’est d’ailleurs pour cela que nous avions choisi de prendre quartier à Haputale. Tous les touristes rencontrés dans la région montagneuse allaient sur Ella, nous avions peur d’en voir trop. Ici, nous sommes vraiment plongés dans la vie locale. Il y a aussi beaucoup à faire depuis Haputale, en balades, en visites.
Dans l’après-midi, je m’offre une petite sieste sur le lit de la Srilak, fenêtre ouverte, le soleil réchauffant ma peau, une brise la berçant. Petite séance mails et appels depuis Skype dans un cybercafé. Il y en a deux à Haputale, un à côté de la gare et l’autre à la sortie du village direction Lipton Seat. Accueil très chaleureux des deux côtés. Nous optons pour le second, tenu par deux jeunes, qui ne ferment pas leur échoppe tant que nous sommes là, ce qui est bien pratique pour téléphoner vu le décalage horaire. Petit tour dans le village et les magasins, en attendant l’heure d’aller manger. Le vent souffle à nouveau, il fait frais. Haputale est à 1500 mètres. Plus de Raja, il a rejoint des clients ce matin et nous ne le verrons plus. Par contre, nous nous appellerons régulièrement.
Lundi 8 février 2010
Ce matin, lever à 04h30, le but du jour : Horton’s Plains. Raja connaissait un chauffeur qui nous ferait un bon prix pour nous y emmener (3500 Rps, certains demandent 4000). 05h00, départ munis de sandwichs préparés par la GH. Le site n’est qu’à une petite quarantaine de km, mais il nous faut 90 minutes pour y aller par des routes très sinueuses et mauvaises.
Nous arrivons alors que le soleil commence à pointer ses rayons. Le ciel prend des couleurs magnifiques. Nous payons les droits d’entrée (5100 Rps pour 2 et le taxi) et tout de suite nous apercevons de grosses biches et des cerfs, fiers de leurs grands bois. Ces animaux sont bien plus trapus que ceux que l’on peut voir chez nous. La balade à pied est facile, le chemin est bien tracé. Nous atteignons le point de World’s End, un splendide point de vue sur le bord d’une falaise abrupte, dont aucune barrière ne protège du vide. Les brumes qui dominent les montagnes environnantes nous permettent de faire de belles photos. Nous nous asseyons et mangeons nos sandwichs, profitant de ce spectacle naturel en silence.
C’est fou ce que le Sri Lanka peut être diversifié : sites culturels, montagnes, plantations de thé, réserves naturelles, plages, il y a tant à voir. Dans l’aéroplane, nous avions rencontré des gens qui n’y passaient qu’une semaine avant de filer aux Maldives. Plusieurs mois ne suffiraient pas à tout voir.
Le chemin fait une boucle et traverse aussi de endroits dégagés qui donnent des airs de savane à la balade. Nous voyons encore de petites chutes d’eau avant d’arriver à la fin. 10 km environ, 3 heures à un rythme tranquille, le tout à 2100 mètres d’altitude, un bon moment. Nous aurons vu quelques animaux, les biches et cerfs du débuts, des oiseaux, des singes et un écureuil géant dont le nom nous est inconnu. A notre départ vers 10h30, le parking est plein, le soleil tape et il n’y a plus d’animaux. La fraîcheur de la forêt les a rappelés.
Retour à Haputale et vient maintenant l’épisode Raja-Vijee. Raja nous avait confié connaître une fille depuis longtemps à Haputale, mais qu’il n’osait pas lui déclarer sa flamme, ce qui est apparemment plus compliqué au Sri Lanka qu’en Europe. Il nous avait demandé un coup de main pour essayer d’obtenir son numéro de portable. Nous montons donc tout un stratagème pour aller la voir là où elle travaille, prétextant que Dominique voulait acheter un saree et qu’elle avait besoin d’un conseil. Ne sachant à qui s’adresser, Raja nous avait donc conseiller d’aller la voir. Voici donc la version officielle...Nous la rencontrons sur son lieu de travail (une banque) et lui parlons de Raja comme d’un garçon extraordinaire (il fallait bien le vendre...) mais nul en matière de saree. Elle se dit prête à nous aider et cela tombe bien, son père a un magasin de tissu dans la ville voisine de Bandarawela. Mais pas moyen de lui extirper son numéro de portable, le patron de la banque écoute notre conversation, nous devons choisir nos mots. Nous la remercions, nous repasserons. Nous avions décidé de nous rendre de toute manière à Bandarawela pour trouver un cadeau à offrir à Raja pour tous les services qu’il nous avait rendus, nous rendrons donc visite au père de Vijee.
Bandarawela est une assez grande ville où on trouve de tout. Nous achèterons un livre relié en cuir, avec une belle couverture, que Raja pourra utiliser comme Guest Book pour ses clients, pratique très courante ici. Nous rendons visite au père de Vijee, réussissons à placer des louanges sur Raja et finissons par acheter une petite robe pour nos filles. Mais nous n’avons toujours pas le numéro de portable ! Retour à Haputale, en minibus 20 places, et dans lequel nous serons pas loin de 60... Rien que sur le marche-pied, il y a 4 personnes. Retour à la GH, tri des photos de la journée, petit jus de fruit frais sur la terrasse. La nuit sera bonne, excepté la mosquée voisine qui appelle à la prière à 05h00 du matin. Haputale compte 30 % de musulmans.
Mardi 9 février 2010
Lever vers 08h00, nous partons aujourd’hui direction le Sud et le parc de Yala. Raja connaissait un chauffeur qui peut nous emmener dans le parc. Il l’a appelé et l’a prévenu de notre arrivée. Il nous a aussi donné son nom, Sarath, et son numéro de téléphone à contacter dès notre arrivée à Tissa, la ville voisine du parc. Petit-déjeuner et moment de payer. 11’000 Rps, la chambre pour 3 nuits et tous les repas. Vraiment pas cher pour la qualité des prestations fournies ici.
Nous partons pour la gare, non sans avoir fait un détour par la banque de Vijee pour une dernière tentative. Nous la remercions pour l’adresse de son père et lui disons que nous avons pu y acheter de jolies robes pour nos filles. Nous louons une fois encore les qualités de Raja et tentons au dernier moment d’obtenir son numéro de portable pour un contact futur, qui sait ? Elle voudrait bien, mais elle n’a pas de portable ... Au moins, elle nous aura dit qu’elle n’a pas vu Raja depuis longtemps et que cela lui ferait plaisir de le revoir. Tout n’est pas perdu, nous transmettrons cette information importante à Raja ce soir en l’appelant.
Premier bus direction Wellawaya où nous devrons changer. Au début, le chauffeur semble calme, mais après une heure de route, il se déchaîne sur les petites routes pour une seconde heure sportive. A Wellawaya, petit tour dans le village et repas léger dans un resto local. Encore une fois, pas de Blanc dans le coin, où sont les touristes ? Du coup, le service est attentionné, on fait tout pour nous contenter, les autres clients nous dévisagent et nous sourient.
Deuxième bus, direction Tissa. Là encore, nous sommes les seuls étrangers, regards et sourires... Dominique a une place assise, mais je dois rester debout. Heureusement, la route est droite et le chauffeur roule correctement. Le bus nous dépose à une intersection à 6 km de Tissa et il nous faut prendre un dernier transport rejoindre la ville. Au total, Haputale-Tissa, 150 Rps par personne. En arrivant sur Tissa, alors que nous sommes à l’arrière du bus, nous voyons un homme conduire une vieille Land Rover nous faire des signes en suivant notre véhicule. Racolage d’un guide ? Mais non, c’est Sarath qui guettait notre arrivée. Nous actionnons la sonnette (une corde qui pend au plafond et qui fait sonner un petit carillon vers le chauffeur) pour stopper le bus et descendre.
Nous faisons sa connaissance et c’est un gars vraiment sympa. Il nous emmène à la Vikum Lodge, qui aurait été d’ailleurs notre choix vu les bons commentaires dans le LP. Chambre simple, moustiquaire et ventilo, douche et WC (1800 Rs), cela ira très bien. Nous y laissons nos sacs et partons avec Sarath qui veut nous faire découvrir les bords du lac qui borde Tissa. Vite un petit stop dans un internet café pour vérifier nos mails et appeler la maison. Sur les petites routes, nous voyons encore de ces énormes chauve-souris, des singes et des oiseaux magnifiques, dont des martin-pêcheurs. Sarath insiste pour nous emmener chez lui boire le thé. Bien sûr. Sa maison est très simple, la cuisine se fait au feu de bois. Il fait pousser son riz, quelques légumes. Nous faisons le tour du propriétaire. Apparemment, au Si Lanka, il y a toujours une pièce, à l’entrée de la maison, qui est soignée, carrelages, meubles, souvent télévision, c’est là que les invités doivent rester. On ne va pas dans les autres pièces qui sont juste fonctionnelles. Son épouse nous amène le thé et une succulente pâtisserie faite de sucre, gingembre, noix de coco et cannelle. Le père de Sarath, un vieil homme digne qui part mettre une chemise blanche à notre arrivée, se joint à nous. Séance photos avec toute la famille, nous les enverrons par e-mail via Raja.
Retour ensuite sur les bords du lac pour une balade à pied sur les berges. Le soleil se couche, le paysage est splendide, nous voyons quantité d’oiseaux. Nous revenons à la GH, assassinats de quelques moustiques gros comme des mouches, vaporisation à l’intérieur de notre moustiquaire. Il fait à nouveau bien chaud après la fraîcheur des montagnes. La Vikum Lodge possède un joli jardin pour se tenir à l’extérieur en sirotant une bière fraîche ou un jus de fruit. Puis vient le repas, un rice and curry végétarien magnifique. Nous discutons avec un couple d’Anglais qui ont fait le safari le matin même et qui ont vu 3 léopards à moins de 20 mètres, photos à l’appui ! Une dame suédoise qui est seule nous demande si elle pouvait se joindre à nous pour le safari du lendemain histoire de limiter ses coûts, j’appelle Sarath qui accepte et elle nous paie sa part. Au total 9000 Rps, divisés par 3 plus les droits d’entrée. Coucher assez tôt, le lever est programmé à 05h00. Fini le bon air des montagnes, il fait chaud...
Mercredi 10 février 2010
Encore un lever aux aurores, à 05h00. Sarath est pile à l’heure, nous montons dans la Jeep avec notre partenaire suédoise du jour. Le lever du soleil est magnifique sur les lacs autour de Tissa.
Arrivés à l’entrée du parc de Yala, nous payons nos droit d’entrée (5300 Rps pour 2) et pénétrons dans le parc. Un pisteur, employé du Parc, s’est joint à nous pour débusquer les animaux. Au début, plusieurs Jeep se suivent car il n’y a qu’une piste, mais rapidement les chemins s’écartent et on ne croise plus grand monde. Difficile de tout décrire, les pistes sont souvent défoncées, Sarath a une Jeep avec l’arrière ouvert et une bâche qui protège du soleil. On peut aussi se tenir debout et se tenir aux arceaux. Commencé à 06h00, notre safari se terminera vers 14h00. Nous aurons vu des buffles sauvages, des sangliers, des crocodiles, des biches et des cerfs, des varans, des mangoustes, des paons mâles et femelles, des oiseaux multicolores et bien sûr des éléphants, dont une imposante femelle et son petit, à moins de 10 mètres. Malheureusement, le Dieu du parc, le léopard, s’est fait désirer et ne nous a finalement pas fait honneur de sa présence. Il faut dire qu’ils ne sont qu’une trentaine dans le Parc et qu’il faut une sacrée dose de chance pour les apercevoir.
Pour les repas, nous avions emporté des sandwich depuis la Vikum pour le petit-déjeuner et la femme de Sarath avait préparé durant la nuit un succulent rice and curry que nous avons tous partagé. Nous sommes conscients d’avoir été gâté, l’effet Raja sans doute.
Nous avons mangé les deux fois sur une plage où en décembre 2004, 47 personnes avaient été emportées par une vague géante venue des côtes indonésiennes... Un mémorial rappelant le tsunami est d’ailleurs érigé là. Ce matin là, l’histoire dit que les touristes n’avaient aperçu aucun animal, situation incompréhensible pour les guides.
A la fin de notre périple, Sarath nous pose avec nos sacs à la gare routière, nous devons aller à Tangalle. J’achète un peu de chocolat que j’offre à notre guide pour qu’il le partage avec sa famille. Sarath m’avait expliqué qu’il y a environ 150 chauffeurs-guides qui vont dans le parc avec des touristes, mais que vu la faible fréquentation touristique de ces dernières années, il arrivait qu’il ne faisait aucune sortie pendant plusieurs jours, donc aucun revenu. A ceux qui veulent faire Yala, et cela vaut le coup, vous pouvez contacter Sarath au 077-711-41-72 ou au 047-571-20-46 (Mongoose Safari), c’est un bon gars.
Nous sautons dans notre bus direction Tangalle, nous allons aborder notre partie balnéaire qui va nous reposer un peu. Je l’ai dit, les chauffeurs srilankais sont tous fous, certains plus que d’autres. Celui là est un champion, c’est sûr ! Vitesse excessive, dépassements téméraires, toute la panoplie y passe. Fidèles à nos habitudes, nous avions laissé nos sacs à l’avant, à côté de Fangio, pour nous installer à l’arrière. Bizarrement, malgré tout, nous n’avons jamais vu un seul accident.
2 heures de route et 73 Rps plus tard, nous arrivons à la gare routière de Tangalle. Notre but est les bungalows de Séverine et Daya, mais ceux-ci ne seront libres qu’après-demain. Nous avions alors opté pour le Ganesh Garden, dont l’adresse figure dans le LP. Un tuk-tuk nous y conduit, c’est à 3 km de la ville en bord de plage. Petit ensemble de bungalows à deux étages, nous avons une chambre à 2500 Rps, tout confort, notamment un grand lit bien confortable. Le jardin de palmiers donne un air très tropical à l’endroit.
Avant de manger la baignade s’impose. Un employé nous voit nous diriger vers la plage et vient nous dire que l’endroit n’est pas idéal pour la baignade, en raison des forts courants et du fait qu’il y a dans l’eau des rochers que l’on ne voit pas, mais qui torturent les pieds. Par contre, il nous indique un endroit protégé par une barrière rocheuse, à 15 minutes à pied sur la gauche de la plage, que les locaux appelle la «piscine». Là, c’est sans danger et sableux. Effectivement, même s’il y a vagues et courants, on peut se baigner en toute sécurité à cet endroit. L’eau est bien chaude.
Après cette décontraction balnéaire, retour à la GH pour une bonne douche et départ pour le repas du soir. Le cuistot vient nous exhiber des langoustes, pêchées ce matin. Allez, un petit coup de folie : 2 demi-langoustes, 2 ! Après ce repas de choix, nous allons nous poser dans l’excellent lit de notre chambre, sans le souci de mettre le réveil pour le lendemain.
Jeudi 11 février 2010
Lever tranquillement vers les 09h30. Après un premier repas du matin, retour à la piscine pour une bonne dose de baignade dans l’Océan Indien. Je garde mon t-shirt, le souvenir d’une brûlure malaise est encore en mémoire. C’est vrai que les courants sont forts, il est parfois impossible de résister au retour de la vague qui tire vers le large. Des locaux viennent parler avec nous et nous confirment qu’il faut éviter de se baigner seul ailleurs que dans la piscine. Ils nous expliquent aussi que quand un courant t’emmène à quelques mètres du bord, il ne faut pas résister et essayer de revenir, il faut se laisser aller et prendre une vague suivante pour reprendre le courant dans le bon sens.
Nous prenons notre dose d’iode et de soleil jusqu’à 14h00 où nous revenons à la Ganesh pour une douche fraîche et un peu de farniente à l’ombre. Un tuk-tuk nous emmène à Tangalle faire un peu de shopping, des fruits bien sûr, et vérifier nos mails. Internet est notre seule connexion avec le monde que nous avons laissé derrière nous. Et encore, surtout pour rester en contact avec nos enfants. Notre vie européenne ne nous manque pas, nous avons bien déconnecté ici.
17h00, nous dégustons une magnifique papaye, mure à souhait, avec un filet de jus de lime. Le vent s’est levé, il fait bon aller se poser sur le bord de la plage pour lire. C’est souvent le cas en fin d’après-midi, après le coup d'assommoir du soleil de midi. Repas du soir au Ganesh avec des calamars frais du jour. Depuis hier nous remarquons une tablée de touristes russes qui claquent leur argent sans compter. Langoustes et poissons qu’ils ne finissent pas, bières (qu’ils finissent), même s’ils ont un comportement tout à fait correct, on sent cette différence. D’ailleurs, le personnel est aux petits soins pour eux et nous dédaignent un peu. C’est la première fois depuis le début de notre séjour que nous avons ce sentiment. Le vent est tombé, il fait chaud.
Vendredi 12 février 2010
Pas de stress, plus de stress. Lever tranquille, petit-déjeuner, nous devons libérer la chambre pour 10h30. Nous faisons donc nos sacs, que nous pourrons laisser à la réception le temps d’aller profiter de la piscine où nous rencontrons quelques Srilankais. Discussion sur la catastrophe du tsunami qui a aussi touché Tangalle. Notre interlocuteur nous dit que l’eau est entrée à plus de 1,5 km à l’intérieur des terres. Heureusement que cela ne s’est pas produit de nuit, le bilan aurait été bien plus lourd, toutes les maisons ont été inondées complètement.
Vers 13h00, retour au Ganesh, paiement de notre note, on prend les sacs et on part chez Séverine. Heureux hasard, ses bungalows sont à 10 minutes à pied, à côté de l’Ibis GH ! Nous avions connu Séverine via le site Voyageforum.com et par message privé, elle m’avait expliqué tenir cet endroit. Nous avions donc prévu d’y passer quelques jours. Nous ne savons pas encore si nous pourrons la rencontrer, elle a accouché hier de son premier fils !!!
Sur place, nous sommes accueillis par sa mère qui a fait le déplacement depuis la Suisse pour l’aider avec l’arrivée du nouveau-né. Les bungalows sont neufs et splendides. Grand et bon lit, beaux meubles, belle salle de bains, grande terrasse, nous serons bien là. Le jardin de jeunes palmiers et plantes complète le tableau. Bref, un vrai paradis.
Après une douche, nous partons à pied sur Tangalle acheter des fruits, vérifier nos mails et prendre de l’argent à un ATM. Retour en tuk-tuk, Séverine ne rentrera pas ce soir de l’hôpital de Matara où elle se trouve, son fils pourrait avoir la jaunisse. Nous dégustons une bonne papaye, une habitude maintenant, que nous venons d’acheter au marché aux fruits. Quelle délice. Le soleil se couche, le ciel prend des couleurs orangées, on contemple.
La plage n’est pas non plus idéale pour la baignade juste devant les bungalows, à cause des rochers. Mais en se déplaçant 10 minutes à pied sur la droite, le sable fait son retour. Le repas du soir sera pris à l’Ibis GH voisine, tenue par Ranjit, le frère de Daya, lui-même mari de Séverine. Au menu : un buffet à volonté de rice and curry, toujours aussi bon. Peu d’air, il fait chaud en soirée. Heureusement, les bungalows sont équipés d’un puissant ventilateur, et silencieux en plus.
Samedi 13 février 2010
Départ pour une journée de farniente. Après le petit-déjeuner, nous prenons la route direction Tangalle et nous nous posons devant le King Fisher Restaurant où la plage est sablonneuse. Quelques grosses vagues ce matin, ça secoue pas mal. Si on est pris dans un rouleau, on ne contrôle plus vraiment la situation et on peut se faire mal. Pour nager, il suffit de passer la barre où cassent les vagues et c’est plus tranquille. Assiette de fruits pour le lunch au King Fisher. Vers 16h00, nous avons eu notre dose d’iode et de soleil et retour au bungalow. Incroyable, il n’y a presque personne sur les étendues de plage de Tangalle. Alors qu’il paraît que Mirissa est surpeuplée. Repos à l’ombre des cocotiers, température idéale vu la brise marine. Le soir, grillade de barracuda à l’Ibis et petit tour sur la plage à regarder le ciel étoilé et la voûte céleste... loin du stress européen.
Dimanche 14 février 2010
Encore une journée à ne rien faire, on y prend goût. Seule incartade au programme, un tour au marché dominical de Tangalle. Fruits, légumes, quelques habits, le tout sous des bâches qui assurent une ambiance de sauna ! Encore une fois, pas l’ombre d’un touriste. Du coup, nous sommes la cible des regards et des sourires.
Retour à notre coin de paradis et Séverine est enfin rentrée de l’hôpital. Nous faisons connaissance aussi de son mari Daya, leur offrons un petit présent pour le nouveau-né. Discussion autour de la vie srilankaise vue à travers les yeux d’une Occidentale. Son fils n’a pas encore de prénom, car comme le veut la coutume, il faut d’abord aller voir un astrologue qui suggérera celui à donner. Bien sûr, on peut en changer, mais il est de bon ton de garder les mêmes lettres choisies par l’astrologue et d’en composer un prénom avec.
Baignades, soleil, nous profitons de nos derniers instants à Tangalle, car demain nous partons. Notre ami Ranmal, le révérend rencontré dans un bus, veut absolument nous accueillir chez lui et nous devons le rencontrer demain soir dans la région entre Colombo et Negombo. Nous avons convenu d’un rendez-vous à Kandana, sur la route de Negombo. Dernier repas du soir à l’Ibis, dernière nuit à s’endormir avec le bruit des vagues. Nul doute que Séverine et Daya connaitront du succès avec leur petite GH. Un peu plus chère, 3000 Rps, mais vraiment agréable pour se relaxer et profiter du temps qui passe.
Lundi 15 février 2010
Il nous faut partir ce matin, dur d’abandonner un tel endroit. Ce coin était magique. Après le petit-déjeuner, nous prenons nos sacs et direction la gare routière pour rejoindre Matara en bus (40 Rps).
Nous tombons sur un bus local qui passe par l’arrière-pays et nous traversons des villages où les touristes ne vont pas. Puis, le bus rejoint la côte pour arriver à Matara. La région entre Tangalle et Matara est parsemée de petites plages et criques tranquilles. On peut s’y rendre en bus, puisqu’il suffit de signaler sa volonté de descendre pour que le bus s’arrête.
A Matara, il y a une énorme plage de sable juste devant la gare routière. Nous prenons un tuk-tuk pour nous conduire à la gare ferroviaire où nous prendrons le train pour Colombo (230 Rps en 2ème classe). Avant de monter dans les wagons, nous achetons notre repas de midi. Un gros pot de Curd. Le Curd est du lait caillé de bufflonne, une sorte de fromage frais ou de yaourt nature, au goût un peu plus prononcé, que l’on mange arrosé de miel liquide ou de rondelles de banane. C’est délicieux, mais on n’en trouve pas partout. Présenté dans des plats en terre cuite, ceux ayant une feuille de papier journal qui les recouvre proviennent de fermes artisanales, alors que ceux qui ont une feuille imprimée sont issus de production industrielle. Il paraît que les premiers sont bien meilleurs... En tous les cas aucune hésitation à avoir, c’est délicieux, même si au début cela nous a surpris que cela ne soit pas conservé au frais.
A Matara, le train est quasi vide, mais au fur et à mesure des gares, les wagons se remplissent et à Galle, le train est plein. Peu après Hikkaduwa, nous sentons une forte odeur de plastique brûlé. Nous regardons par la fenêtre, une forte fumée s’échappe de la locomotive. Le train s’arrête sur la voie unique. Le conducteur descend, téléphone avec son portable et après 15 minutes d’arrêt, le convoi se remet en marche ... mais dans l’autre sens ! En direction de Galle et à la vitesse du pas. En fait, nous allons nous stationner sur une voie de garage pour décocher la locomotive défectueuse. Attente d’environ une heure, le temps qu’une nouvelle locomotive arrive. Le seul passager content de cette panne est ce vendeur de noix de coco, qui a écoulé tout son stock pour les gens se désaltèrent du jus des fruits.
Une heure de retard donc à Colombo où il fait nuit lorsque nous arrivons. Nous esquivons les incessantes attaques des chauffeurs de tuk-tuk et nous appelons Ranmal depuis une petite échoppe pour les appels locaux. Il nous dit où descendre et nous demande de le rappeler lorsque nous serons à l’endroit convenu. Nous trouvons facilement la gare routière qui est à 10 minutes à pied de la gare, sur la droite en sortant du bâtiment. Sur place, c’est la ruche, où trouver notre bus pour Negombo ? Un préposé nous renseigne sur le bon bus à prendre, le 240, mais après avoir dû répondre à la sempiternelle question «where are you from ?» !
Nous descendons à Kandana (23 Rps) et appelons Ranmal pour lui dire que nous sommes sur place. Une vingtaine de minutes plus tard, nous voyons une Mini Cooper, version Buggy ras du sol, débouler avec notre Ranmal en soutane au volant ! Nous montons dans le véhicule avec nos sacs et partons vers des petites routes de campagne sans éclairage. Un moment, un doute nous prend, nous partons Dieu sait où, avec une personne que nous ne connaissons pas et personne ne sait où nous sommes. Mauvais réflexe occidental ... vu que ce genre d’hospitalité n’a pas cours chez nous.
Nous arrivons dans le village de Uswetakeiyawa où Ranmal s’occupe de la l’église Ste-Marie. Nous rentrons dans les dépendances de l’église, nous voilà rassurés. Ranmal nous montre sa chambre et nous explique qu’il nous la laisse le temps de notre séjour. Un grand lit, une moustiquaire, une douche et des toilettes, bref une petite GH version catholique. Nous nous douchons, le repas du soir sera pris dans sa famille qui habite à une quinzaine de minutes de là.
Nous prenons la Buggy et partons sur les petites routes. Chez lui, nous retrouvons sa soeur, Nangi, qui l’accompagnait lors de notre rencontre dans le bus, et sa mère qui ne parle que le cinghalais. Au menu ... 3 petites langoustes, du riz, des légumes, du dal, des fruits, il y a à manger pour 10 ! Nous sommes gênés devant tant de générosité. Discussion sur nos sociétés respectives, Ranmal est un homme d’église très cultivé et avec un grand sens de la vie. Nangi est timide et ne dit rien. Après ce festin, retour à l’église pour la nuit.
Mardi 16 février 2010
Lever vers 07h15 et nous allons voir une petite école maternelle adjacente à l’église. C’est une soeur âgée qui fait l’accueil des élèves, mais ce sont 2 maitresses qui font les cours et préparent les bambins à la vraie école. Comme dans tout le Sri Lanka, les enfants portent un uniforme. Séances photos dans la classe, discussions avec les maitresses.
Retour à l’église pour le petit-déjeuner qui nous est servi par des «serviteurs» d’origine tamoule. Nous allons ensuite à l’école où enseigne Ranmal, toujours en buggy. Notre arrivée fait sensation, le père Ranmal en soutane au volant d’une voiture de sport ! Les élèves qui nous voient arriver sont hilares. Nous sommes présentés au père principal, responsable des lieux. L’école est grande et répartie en des classes d’une quarantaine d’élèves, tous les niveaux étant représentés. Nous faisons le tour des lieux, entrant dans certaines classes, notamment chez les petits où nous avons droit à des chants. Le père principal nous explique que ses élèves sont principalement issus de familles de pêcheurs locaux et que certains sont si pauvres qu’ils peinent à acheter des chaussures à leurs enfants ou à leur fournir 3 repas par jour. Le père essaie avec ses maigres moyens de combler à ses manques, mais il ne reçoit aucune aide particulière de l’Etat. Parfois, il achète des chaussures lui-même ou prépare des pique-nique qu’il offre aux plus pauvres.Les revenus de l’école proviennent donc des dons et autres donations faites, notamment à l’église.
Le respect est grand chez les élèves et ceux-ci saluent le père principal et Ranmal lorsqu’ils les croisent. Nous apprenons que l’école obtient de très bons résultats scolaires et que le sport a été instauré comme discipline obligatoire. Cricket, volleyball, basketball, athlétisme, le sport sert aussi d’échappatoire pour oublier les soucis quotidiens chez les plus démunis. Ranmal nous explique qu’avec plus de moyens, ils pourraient faire encore plus notamment pour les plus défavorisés des élèves. Ce soir, nous ferons un modeste don à la hauteur de nos moyens et de la décence pour contribuer à l’action des pères dans cette partie du Sri Lanka.
Un tuk-tuk nous ramène sur l’axe Colombo-Negombo où nous prendrons un bus pour la capitale. Nous nous contentons des quartiers du Fort et de Pettah, autour de la gare. Pire qu’une fourmilière, klaxons, pollution, foule compacte, sollicitations des tuk-tuk et des vendeurs, ajoutés à la chaleur lourde, c’est vite usant.
En fin d’après-midi, le ciel se couvre et nous avons droit à notre seule averse de ces trois dernières semaines. Pour nous dire au revoir ? Retour à l’église en bus et en tuk-tuk pour préparer nos sacs, faire un brin de toilette avant notre dernier repas chez Ranmal et les siens. Et re-festin : toujours des langoustes, nouilles, légumes, dal, saucisses, beignets de crevettes, il y a beaucoup trop. Ranmal s’étonne d’ailleurs que nous ne mangions pas plus.
Vers 22h00, retour à l’église pour les derniers préparatifs. A minuit pile, un ami de la famille qui a un van vient nous chercher pour nous conduire à l’aéroport, sans vouloir être rétribué d’une quelconque manière. En route, nous chargeons la soeur de Ranmal, Nangi, le jeune frère de Ranmal qui a 13 ans, sa mère, tous vont nous accompagner à l’aéroport, malgré l’heure tardive. Accolades, embrassades, nous nous quittons comme des amis. L’attente est longue jusqu’au décollage prévu à 03h30.
11 heures de vol, à se remémorer ce fabuleux périple srilankais. Tant de rencontres, Chintah le conducteur de tuk-tuk, Raja le guide-organisateur, Ranmal le révérend et sa famille, Nandana et Kush tenanciers de la Shangrila, Sarath le safari-man, Séverine et Daya jeunes parents, et tous ces inconnus croisés au hasard d’un train, d’un bus, d’un restaurant ou plus simplement dans la rue. Tous ont étalé leur joie de vivre, par leurs sourires, leur hospitalité, leur confiance et pour certains leur amitié. Mais finalement, une si belle île se devait d’avoir un peuple à la hauteur de sa beauté naturelle. C’est le peuple srilankais.
Merci, tout simplement.
bonjour,
je vais partir 3 mois en janvier pour une mission humanitaire en Asie, mais j'hésite entre le cambodge et le sri lanka ? est ce que quelqu'un pourrai m'aider à faire mon choix ? merci
Bonsoir,
voici le compte-rendu de mon dernier périple à vélo au Sri Lanka...
Un vélo chargé, une carte détaillée, des plantations de thé, des temples bondés, des plages ensoleillées, des rencontres par milliers, des villes embouteillées, des bus pressés, des chiens affamés, la chaleur à supporter… Récit en mots et en photos d’un périple de 1000 km, seul et à vélo, sur les routes du Sri Lanka …
Un vélo chargé, une carte détaillée, des plantations de thé, des temples bondés, des plages ensoleillées, des rencontres par milliers, des villes embouteillées, des bus pressés, des chiens affamés, la chaleur à supporter… Récit en mots et en photos d’un périple de 1000 km, seul et à vélo, sur les routes du Sri Lanka …
Bonjour,
Nous sommes revenus il y a moins d'une semaine de 25 jours au Sri Lanka avec nos trois enfants de 9, 6 et 3 ans. Comme je me suis pas mal servie de ce forum pour préprarer notre périple, j'ai envie de faire part à mon tour de notre expérience 🙂 !
D'abord, c'est un pays merveilleux, avec des habitants qui adorent les enfants et qui feront tout pour vous aider ! Il n'y a aucune difficulté pour voyager avec de jeunes enfants, c'est très facile.
Quelques "tuyaux" :
- Pour les transports, nous avons finalement utilisé la voiture avec chauffeur (les bus nous ont paru très surchargés, avec les trois petits et les sacs à dos, ...). Nous n'avions rien réservé à l'avance, mais nous n'avons eu aucun problème pour trouver quelqu'un au dernier moment, y compris pour le triangle culturel auquel nous avons consacré 5 jours. Nous avons aussi partagé avec une autre famille rencontrée sur place quelques trajets (on rentre à 10 dans un van !). Exemple de tarif : 5.000 roupies pour Ella/Tissa, trajet très compliqué en bus. Les enfants ont bien sur adoré les tuk tuk, pour les petits trajets. Enfin, temps fort du voyage : Kandy / Ella en train (en 3ème classe !). Il y a beaucoup de monde, mais les gens sont très gentils et les enfants jouent entre eux, et les paysages sont fabuleux, c'est très sympa (les 8h de trajet ont passé très vite, c'est resté un super souvenir pour les enfants).
- Pour les GH, aucun problème non plus. Nous n'avions réservé que l'arrivée à Negombo et Kandy (à cause de la perahera). Un bon tuyau (trouvé sur ce forum d'ailleurs !) : nous avons acheté une carte SIM locale en arrivant, que nous avons rechargée au fur et à mesure du séjour. Cela nous permettait de contacter les GH la veille ou le matin et de nous assurer qu'il y avait de la place (coût total : 100 roupies la carte et 200 roupies de consommations, soit 2 €). Pour cela, il faut d'abord contacter l'opérateur avant le départ pour que le téléphone soit "dézoné". Les chambres familiales sont fréquentes (des quadruples, on y tient à 5 sans problème avec des enfants jeunes), quand il n'y en avait pas nous avons pris deux doubles. En général, il fallait compter 4.000 à 5.000 roupies par nuit.
- Nos 3 GH "coup de coeur" (nous avons dormi dans 13 endroits différents) : * Shangri La à Kandy pour son accueil francophone, sa déco et... ses massages ! * Ibis GH à Tangalle pour son accueil, sa cuisine et sa plage * Hilltop GH à Ella pour les deux chambres doubles avec un grand balcon idéales pour les familles, et pour l'accueil.
- Notre itinéraire : sans nous presser particulièrement, nous avons fait une belle boucle : Negombo, Pinnawela, Anuradhapura, Mihintale, Polonnawura, Sigiriya, Dambulla, Matale, Ella, Tissa, Yala, Tangalle, Galle, et enfin Kandy pour la Perahera. * Les sites du nord sont fabuleux, et très différents les uns des autres : aucun risque d'indigestion, même pour les pus jeunes ! * La perahera de Kandy restera un souvenir fabuleux pour tous. Nous avions choisi de réserver un siège pour la parade de la pleine lune, mais nous avons aussi aimé regarder les préparatifs les autres jours. * Coup de coeur aussi pour le safari jeep à Yala, que les enfants ont adoré même si les léopards se sont cachés !
Voilà, n'hésitez surtout pas à découvrir cette ile fabuleuse, je vous souhaite un très beau voyage, profitez-en bien !
Nous sommes revenus il y a moins d'une semaine de 25 jours au Sri Lanka avec nos trois enfants de 9, 6 et 3 ans. Comme je me suis pas mal servie de ce forum pour préprarer notre périple, j'ai envie de faire part à mon tour de notre expérience 🙂 !
D'abord, c'est un pays merveilleux, avec des habitants qui adorent les enfants et qui feront tout pour vous aider ! Il n'y a aucune difficulté pour voyager avec de jeunes enfants, c'est très facile.
Quelques "tuyaux" :
- Pour les transports, nous avons finalement utilisé la voiture avec chauffeur (les bus nous ont paru très surchargés, avec les trois petits et les sacs à dos, ...). Nous n'avions rien réservé à l'avance, mais nous n'avons eu aucun problème pour trouver quelqu'un au dernier moment, y compris pour le triangle culturel auquel nous avons consacré 5 jours. Nous avons aussi partagé avec une autre famille rencontrée sur place quelques trajets (on rentre à 10 dans un van !). Exemple de tarif : 5.000 roupies pour Ella/Tissa, trajet très compliqué en bus. Les enfants ont bien sur adoré les tuk tuk, pour les petits trajets. Enfin, temps fort du voyage : Kandy / Ella en train (en 3ème classe !). Il y a beaucoup de monde, mais les gens sont très gentils et les enfants jouent entre eux, et les paysages sont fabuleux, c'est très sympa (les 8h de trajet ont passé très vite, c'est resté un super souvenir pour les enfants).
- Pour les GH, aucun problème non plus. Nous n'avions réservé que l'arrivée à Negombo et Kandy (à cause de la perahera). Un bon tuyau (trouvé sur ce forum d'ailleurs !) : nous avons acheté une carte SIM locale en arrivant, que nous avons rechargée au fur et à mesure du séjour. Cela nous permettait de contacter les GH la veille ou le matin et de nous assurer qu'il y avait de la place (coût total : 100 roupies la carte et 200 roupies de consommations, soit 2 €). Pour cela, il faut d'abord contacter l'opérateur avant le départ pour que le téléphone soit "dézoné". Les chambres familiales sont fréquentes (des quadruples, on y tient à 5 sans problème avec des enfants jeunes), quand il n'y en avait pas nous avons pris deux doubles. En général, il fallait compter 4.000 à 5.000 roupies par nuit.
- Nos 3 GH "coup de coeur" (nous avons dormi dans 13 endroits différents) : * Shangri La à Kandy pour son accueil francophone, sa déco et... ses massages ! * Ibis GH à Tangalle pour son accueil, sa cuisine et sa plage * Hilltop GH à Ella pour les deux chambres doubles avec un grand balcon idéales pour les familles, et pour l'accueil.
- Notre itinéraire : sans nous presser particulièrement, nous avons fait une belle boucle : Negombo, Pinnawela, Anuradhapura, Mihintale, Polonnawura, Sigiriya, Dambulla, Matale, Ella, Tissa, Yala, Tangalle, Galle, et enfin Kandy pour la Perahera. * Les sites du nord sont fabuleux, et très différents les uns des autres : aucun risque d'indigestion, même pour les pus jeunes ! * La perahera de Kandy restera un souvenir fabuleux pour tous. Nous avions choisi de réserver un siège pour la parade de la pleine lune, mais nous avons aussi aimé regarder les préparatifs les autres jours. * Coup de coeur aussi pour le safari jeep à Yala, que les enfants ont adoré même si les léopards se sont cachés !
Voilà, n'hésitez surtout pas à découvrir cette ile fabuleuse, je vous souhaite un très beau voyage, profitez-en bien !
Petite question, peut-être à ceux qui vivent au SL :
combien coûte un tuk tuk neuf à l'achat au Sri Lanka et principalement dans la région de Kandy ?
Et une bonne occasion ?
Nous soutenons une famille là-bas dont le père est chauffeur de tuk-tuk. Mais les temps sont durs et il n'y a pas ou peu de travail. Sachant que les chauffeurs de tuk tuk doivent louer chaque jour leur véhicule, il leur arrive plus que fréquemment de non seulement n'avoir quasi aucun revenu, mais même de perdre de l'argent.
Merci d'avance.
Laurent
combien coûte un tuk tuk neuf à l'achat au Sri Lanka et principalement dans la région de Kandy ?
Et une bonne occasion ?
Nous soutenons une famille là-bas dont le père est chauffeur de tuk-tuk. Mais les temps sont durs et il n'y a pas ou peu de travail. Sachant que les chauffeurs de tuk tuk doivent louer chaque jour leur véhicule, il leur arrive plus que fréquemment de non seulement n'avoir quasi aucun revenu, mais même de perdre de l'argent.
Merci d'avance.
Laurent
Bonjour à tous,
je pars le 6 janvier 2011 au Sri lanka pour 4 semaines... j'aime bien prendre mon temps mais j'ai aussi envie de profiter des merveilles de cette île... mon itinéraire ci-dessous vous parait-il réalisable (je ne veux surtout pas faire la course aux visites) ?
Negombo Kandy Adam Peak Nuwara Elyai Ella Haputale parc national de yala mirrissa galle colombo
je n'a pas mis Anuradhapura, qu'en pensez vous si je le rajoute entre Negombo et Kandy ? Est ce un site incontournable? merci par avance de vos conseils.... ou autre proposition d'itinéraire. S.
je pars le 6 janvier 2011 au Sri lanka pour 4 semaines... j'aime bien prendre mon temps mais j'ai aussi envie de profiter des merveilles de cette île... mon itinéraire ci-dessous vous parait-il réalisable (je ne veux surtout pas faire la course aux visites) ?
Negombo Kandy Adam Peak Nuwara Elyai Ella Haputale parc national de yala mirrissa galle colombo
je n'a pas mis Anuradhapura, qu'en pensez vous si je le rajoute entre Negombo et Kandy ? Est ce un site incontournable? merci par avance de vos conseils.... ou autre proposition d'itinéraire. S.
Bonjour,
j'hésite sur une prochaine destination pour un voyage en tête à tête avec ma fille de 5 ans. Les deux sont très différentes mais me semblent pleines d'intérêt : Sri Lanka ou Taïwan ? Sur place, notre budget sera limité à environ 100 euros par jours. On a l'habitude de voyager sac au dos, en logeant plutôt en guesthouses moyen de gamme qu'en hôtel de luxe... Le voyage serait plutôt orienté nature. Un peu de visites culturelles. Avec un petit arrêt plage en fin de parcours. J'aimerais aussi qu'il soit sanitairement sûr (à prelière vue, les deux destination semblent ok ?) Que me conseilleriez vous ?
j'hésite sur une prochaine destination pour un voyage en tête à tête avec ma fille de 5 ans. Les deux sont très différentes mais me semblent pleines d'intérêt : Sri Lanka ou Taïwan ? Sur place, notre budget sera limité à environ 100 euros par jours. On a l'habitude de voyager sac au dos, en logeant plutôt en guesthouses moyen de gamme qu'en hôtel de luxe... Le voyage serait plutôt orienté nature. Un peu de visites culturelles. Avec un petit arrêt plage en fin de parcours. J'aimerais aussi qu'il soit sanitairement sûr (à prelière vue, les deux destination semblent ok ?) Que me conseilleriez vous ?
Bonjour,
nous venons de réserver nos vols pour l'été prochain :
ALLER Bruxelles (06h05) le mercredi 8 juillet – Francfort (07h05) – Vol 1h00 Francfort (10h05) – Muscat (19h50) – Vol 07h45 Muscat (21h50) – Colombo (03h25) – Vol 04h05 – Arrivée le jeudi 9 juillet au matin
RETOUR Colombo (09h25) le lundi 17 août - Muscat (12h00) – Vol 04h05 Muscat (14h45) - Munich (18h50) – Vol 06h05 Munich (21h25) - Bruxelles (22h45) – Vol 01h20
Prix : 598 € / adulte et 577 € / enfant (ça ne me semble pas excessif).
Nous voyageons en famille (avec 2 filles de 9 et 12 ans). Transports en commun, sacs à dos et (tout) petit budget.
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J'ai trouvé les dates des Poya pour 2020 (que j'espère exactes) :
https://publicholidays.lk/poya-day/ Samedi 4 juillet 2020 : Esala Poya day Lundi 3 août 2020 : Nikini Poya day Festival de Kandy (10 jours avant Nikini Poya) : du 25 juillet au 03 août (en principe) Jaffna (Nallur Festival) : 25 jours du 10 juillet au 03 août (24ème jour : char, 25ème jour : mortifications) Kataragama Perahera (15 jours avant Esala Poya) : du 26 juin au 6 juillet (jour de Poya) en principe
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Je commence donc à imaginer un itinéraire sur ces 40 jours (je me suis largement inspiré de celui de Yan55, des remarques de Schischi et d'autres membres, et de commentaires piochés à droite et à gauche sur X blogs). Les concernés reconnaitront sans doute certains des passages que j'ai copié/collé (je remercie au passage tout le monde pour toutes ces informations) pour ne pas les oublier.
Voilà l'itinéraire envisagé :
J1 (jeudi 09.07) – Arrivée à Colombo – Journée à Negombo Taxi aéroport Colombo - Negombo : 1400 Rps (en 2016) – 1540 Rps (en 2013, achat ticket dans le hall) Bus local n°240 aéroport – Negombo : 24 Rs (trajet 20 minutes, de 6h00 à 19h00) Tuk-tuk aéroport – Negombo : 500 Rs
J2 (Vend 10.07) – Prolongation visa Colombo & journée à Colombo Guide Michelin : Quartier du fort ** (01h30) - Quartier du Pettah ** (01h30) - Temple de Gangarayama : ** (0h30) Bureau d'immigration à Sri subhutipura road, Battaramulla : 7550 Rps pour nous deux (23€ chacun) 2016
J3 (Sam 11.07) – Bus direct Negombo – Anuradhapura Bus de Colombo, via Negombo et Puttalam (350 à 500 Rs, trajet 06h00, bus n°4) Temple de l’arbre de Bodhi (200 Rs), Isurumuniya Vihara (200 Rs), entrée non comprise dans le billet de demain
J4 (Dim 12.07) – Site antique Anuradhapura (site sur 10 km) Location vélos (300 – 500 Rs / jour) ou tuk-tuk ( ?? 5000 Rps / jour) Entrée : adulte 25 $ / enfant 12,50 $ Guide Michelin : Dagoba Jetavanarama *** (1h00) – Anuradhapura : *** - Abhayagiriya*** - dagoba Thuparama ** Temple Ruwanwelisaya, pierre de lune du palais Mahasena, jardins et bain royaux… Vendredi, samedi, dimanche : nombreux locaux en train de prier = atmosphère +++
J5 (Lundi 13.07) – Mihintale (A/R depuis Anuradhapura, à 13 km) Bus (30 Rs / pers.) en 30 minutes, depuis la nouvelle gare routière / Entrée : 500 Rps. Guide Michelin : Mihintale ** Lieu associé à l'introduction du bouddhisme au Sri Lanka, + ou - 2500 marches pour y arriver, jamais de marches identiques, bouillantes à certains endroits et pieds nus (/!\ chaussettes) ! Ascension en 30 minutes environ.
J6 (Mardi 14.07) – Train Anuradhapura – Jaffna Train : 500 Rs en 2de classe / 130 Rs en 3ème classe – Trajet en 3h30 Jaffna : temple hindou "Nallur Kandas Wany Kovil" Les découvertes sont nombreuses : partir explorer les ruines de la vieille ville, se promener sur les remparts du fort de Jaffna, admirer la bibliothèque dévastée, contempler les ruines du Palais Royal Manthri Manai ou partager un rice and curry avec un habitant. Arrêt aux marchés de légumes situés au centre-ville, le marché de poissons est également assez dépaysant =).
J7 (Merc 15.07) – VELO (jusque l’île de Velanaï) Location vélo : 350 Rps / jour
Chaussée sur l'eau qui relie l'île de Velanai. Après 11 km au milieu des marais : arrivée à Chatty Beach. Belle plage où il n'y a personne (le w-e, il y a plein de monde, en revanche). Déjeuner sous notre petit kiosque (rice and curry 200 Rps).
J8 (Jeudi 16.07) – Péninsule de Jaffna (balade en tuk-tuk ou scooter, sur la journée) https://unpasseportencavale.com/jaffna-capitale-du-nord/ https://www.mylittleroad.com/2015/11/jaffna-nord-sri-lanka/
Location scooter : Sri Lanka Click : 2000 Rs / jour (avec informations sur la région) – LP p.292 Temple hindou Naguleswaram Shiva Kovil (un des 5 temples sur l’île construit en l’honneur de Shiva) Source de Keerimalai Valvettiturai (VVT) : bourg de pêcheurs Route côtière vers Point Pedro (temple bouddhiste de Dambakola sur la route). Nombreux villages en route. A quelques kilomètres de Point Pedro, un autre temple hindou (temple de Vallipuram dédié au dieu Vishnu). Ruines de Kantadorai (une vingtaine de petites dagobas au milieu d’une palmeraie luxuriante) Manalkadu Beach, sur la côte Est de Point Pedro
J9 (Vend 17.07) – Bus pour Kurikadduwam (depuis Jaffna) puis bateau pour l’île de Nainativu Guide Michelin : île de Nainativu ** Tour au marché, puis bus 776 pour Kurikadduwam (KKD) qui part à 10h env. (1h de trajet – 70 Rs) pour embarquer pour l'île de Nainativu (15 minutes de ferry – 30 Rs, de 07h30 à 16h30 toutes les ½ heure). Aller au grand temple Naga Pooshani Amman Kovil, pour assister à la puja de la mi-journée. https://www.mylittleroad.com/2015/11/jaffna-nord-sri-lanka/
J10 (Sam 18.07) - Ile de Delft (depuis Jaffna) – Traversée en 1h00 Guide Michelin : île de Delft ** Il faut prendre le bus de 6h30 pour avoir le bateau (85 Rs) qui part à 8h00 de Kurikadduwam (KKD). Visite de l'île en tuk-tuk (1500 rps pour la balade avec arrêt à la plage à la fin de la visite) : baobab géant, pierre qui pousse, pigeonnier hollandais, grand réservoir et ses petits chevaux, empreinte du pied d'Adam. Bateau à 14h30. Au retour, se dépêcher pour avoir une place assise dans le bus qui rentre à Jaffna (85 Rs). Nallur Festival : 25 jours du 10 juillet au 03 août Nallur Kandaswamy Kovil : puja de 17h00 et 18h45
J11 (Dim 19.07) – Bus Jaffna – Trincomalee (trajet 06h00-07h00) – 350 Rs (5 bus/jour) Tuk-tuk Trincomalee – Uppuveli (6 km au nord, 250 Rs) Se lever tôt pour prendre le bus pour Trincomalee (départ à 7h). Pour avoir une place assise, arriver 30mn avant.
J12 (Lundi 20.07) – Plage Uppuveli Guide Michelin : Nilavelli – Uppuvelli ** La plage est longue et belle, la mer est agréable et pas dangereuse. Tout au bout : bungalow avec terrasse privée, hamacs, eau chaude (2500 rps) : French Garden Dive Paradise.
?? (LP 278) - Marble Beach (à 17 km), une jolie plage située dans la baie de Trincomalee Fréquentée essentiellement par les locaux. Le site appartient encore à l'armée, transformé en complexe de vacances. Accès payant (25 Rs) + parking 20 Rs. Baignade sans crainte (pas de vagues, eau très claire). Des familles viennent s'y baigner en fin de journée. https://www.google.fr/maps/place/Marble+Beach+Airforce+Resort/@8.639944,81.1389167,11.12z/data=!4m8!3m7!1s0x0:0x39992744da18fded!5m2!4m1!1i2!8m2!3d8.512288!4d81.2095468
J13 (Mardi 21.07) – Journée à Trincomalee Guide Michelin : Temple de Koneswaram * - Musée naval * Kali Kovil, très coloré avec ses magnifiques sculptures des divinités hindoues (/!\ baleines observables, prévoir jumelles), Kandasamy Kovil, cimetière colonial, Dutch bay (plage déserte, promenade jusqu'à la colline du Fort Frédérick (peu d’intérêt), Manayawadi Cove, Konesvaram Kovil (belle promenade, moustiques). Marché aux poissons (matin) et aux fruits. Plage Trincomalee : agréable pour une promenade au coucher de soleil mais pas pour une baignade Dutch Bay Beach Cottages 294, Dyke Street, Trincomalee 31000, Sri Lanka https://goo.gl/maps/nvyDbfn6Y7P2= plage agréable
J14 (Merc 22.07) – Bus Uppuveli – Batticaloa (trajet 4h00, bus toutes les 30 minutes, 200 Rs) Guide Michelin : cap de Kalkudah * Balade à pied le long de la lagune jusqu'au fort, puis dans les rues, jusqu'à la cathédrale Ste Mary, tout bleue.
J15 (Jeudi 23.07) – Visite Batticaloa & plage de Kallady Balade dans le vieux Batticaloa (église St Anthony, temple hindou "Anipandi Sitivigniswara Alayar", marché). Balade jusqu'à l'Imperial salon (salon de coiffure kitsch et coloré)
Après-midi : balade jusqu'à la plage de Kallady (après avoir traversé le pont de Kallady au-dessus de la lagune, il suffit de marcher 1 km et on y arrive). ?? location de vélos pour chercher une belle plage un peu plus loin
J16 (Vend 24.07) – Bus Batticaloa – Polonnaruwa (trajet 2h00), 130 Rs, départ à 08h30 Balade à pied le long du lac jusqu'à la statue du roi Parakrama Bahu et le dagoba bibliothèque, monuments situés en dehors du site archéologique payant (de demain).
J17 (Sam 25.07) – Site antique Polonnaruwa (à vélo) Entrée du site : adulte 25 $ / enfant 12,50 $ Location de vélos (200 à 350 Rps / vélo) Guide Michelin : Temple du rocher (Gal Vihara) *** - Polonnaruwa *** - Terrasse de la relique de la Dent *** – Citadelle ** - Monastère des crémations : ** (0h30) Belles allées pavées où il est facile de pédaler. Visite tout le matin. Très agréable à vélo. Après-midi : visite du musée archéologique (ou safari Minneriya ??).
?? Journée supplémentaire / safari ?? Safari dans le parc de Minneriya (89 km2) e fin d’aprs-midi Adulte 15 $ - Enfant 8 $ - Frais service 8$ - Taxe Jeep 250 Rs – Taxe globale 15% Location Jeep : 3000 (18 $) à 4500 Rs (25 $) à l’entrée du parc>> 63 $ + Jeep (18/25 $) + 10% (2 $)
J18 (Dim 26.07) – Trajet jusque Sigiriya (voir LP p. 224) Trajet jusque Kaduruwela : Tuk-Tuk (250 Rs) ou bus (20 Rs) De Kaduruwela : bus (direction Dambulla) jusque Inamaluwa Junction De Inamaluwa Junction : Tuk-tuk jusqu'à Sigiriya (500 Rs) Guide Michelin : Sigiriya – Palais suspendu *** (1h00) – Balade Pidurangala Temple Rocher du lion (Sigiriya) : entrée exagérée par rapport à ce qu'il y a à voir : adulte 30$ / enfant 15 $ (6-12 ans)
Si ascension au crépuscule, le dimanche 26.07 : possible de gagner une journée.
J19 (Lundi 27.07) – Ascension du rocher de Pidurangala (LP p. 224) – Pidurangala Rock Entrée : 500 Rps – Superbe vue sur le rocher du lion (ascension en 20 minutes) Ne pas oublier une lampe de poche si vous y allez pour le coucher du soleil. Il n'y a que quelques routards qui le font.
J20 (Mardi 28.07) – Bus A/R pour Dambulla à 15 km (toutes les 30’, trajet 45 mm, 30 Rs) Guide Michelin : Temple d’Or ** (0h30) Temples troglodytiques (caves de Dambulla) : 5 grottes, richement décorées, 150 représentations de Bouddha Entrée : adulte 10 $ / enfant 5 $ - Consigne : sac 100 LKR / chaussures : 25 LKR / paire. Temps de visite : 2 à 3h00 Un peu plus loin : « Dambulla Vegetable Market », un énorme marché de gros pour fruits et légumes, un moyen sympa de découvrir les différentes variétés du Sri Lanka.
J21 (Merc 29.07) – Bus Sigiriya – Kandy (Alt. 500 m.) Bus Sigiriya – Dambulla (dès 6h30, ttes les ½ heure, 40 Rs, 45 minutes) puis Dambulla – Kandy (100 Rs, ttes les ½ heure, trajet 02h00, à prendre devant la gare routière, pas sûr d’avoir une place assise car « bus de passage »). ?? Trajet en bus direct de Sigiriya (250 Rs, ttajet en 2h30). Guide Michelin : Palais de la relique de la Dent ** Festival de Kandy : du 25 juillet au 03 août 2020 (en principe)
Visite du temple hindou (rue Kotugodella). Au bout du temple hindou, dagoba bouddhiste. Temple de la Dent (1500 Rs). Puja : 5h30 à 6h45 – 9h30 à 11h00 – 18h30 à 20h00
J22 (Jeudi 30.07) – Kandy Grand Bouddha & tour du lac (4 km), balade sur hauteurs de Kandy Guide Michelin : Temples des dieux ** – Complexe royal ** – Jardins botaniques ** Balade à pied jusqu'à la statue du bouddha géant qui domine la ville (200 Rps/pers), beau point de vue de là-haut, puis nous faisons tout le tour du lac. Fin d'après-midi : grande balade sur les hauts de Kandy (par la Rajapihilla Mawatha, montée jusqu'au belvédère situé face au restaurant Senani où il y a un beau point de vue). Nous continuons à suivre cette rue qui longe les crêtes qui dominent Kandy et nous arrivons au "Helga's folly", resto/bar étonnant au décor exubérant puis, en continuant toujours la rue, nous redescendons au bout du lac, longeons la rive jusqu'au Temple de la Dent et arrivons ainsi en ville pour dîner dans notre petit resto habituel.
J23 (Vend 31.07) – Environs de Kandy Temple Devale d’Embekka (bus n° 643, 38 Rs) jusqu’au village puis 1 km dans la campagne De ce temple, 3 km de marche par les rizières pour aller au temple de Lankatilake (300 Rs) De ce temple, bus n°644, arrêt aux Jardins botaniques de Peradeniya (adulte 1500 Rs / enfant 750 Rs) Jardins ouverts jusque 17h00. Retour en bus à Kandy Festival de Kandy : du 25 juillet au 03 août 2020 (en principe)
J24 (Sam 01.08) – Train Kandy – Haputale Trajet en 6h00, 5 trains/jour, 2de 210 Rs / 3ème 115 Rs Fameux train de Kandy à Ella via Nuwala Elya (gare de Nanu Oya) = sens classique Prendre le train en partant de Badulla (sens inverse) en 3ème classe (pas de résa, prendre les billets avant le train) Le côté droit est plus joli que le gauche dans le sens nord-sud
J25 (Dim 02.08) – Démarrer tôt 7h00 - Balade vers le Lipton’s Seat Minibus jusqu’à la Dambatenne Tea Factory, puis tuk-tuk jusqu’au Lipton Seat (500 Rs), puis descente à pied (7 km) jusqu’à la Tea Factory. Visite de la fabrique. Bus retour. Remarque : visite de Dambenne factory décevante : bâclée en moins de 10 minutes sans aucune dégustation. Guide Michelin : Lipton’s Seat **
J26 (Lundi 03.08) – Randonnée autour d’Haputale
(v1) Grande balade à pied : nous prenons la direction opposée à la ville, jusqu'au Monastère des Bénédictins et, près de l'entrée, à gauche, nous empruntons un petit sentier qui part dans la forêt parmi les grands arbres et les fougères arborescentes. Par moments, nous traversons des clairières plantées d'eucalyptus puis nous cheminons le long d'un chemin de crêtes. En bas, se déroule la voie ferrée. Nous ne rencontrons qu'un homme qui ramasse du bois mort. La vue est magnifique, nous dominons les plantations de thé et les villages. Puis le chemin descend jusqu'à la voie ferrée. Nous arrivons juste pour voir passer le train venant d'Haputale. Ensuite, nous suivons les rails pendant 1,5km et arrivons à la petite gare d'Idalgaschinna. Le train va arriver dans quelques minutes, c'est un train qui aurait dû passer il y a plus d'une heure mais il est très en retard. Nous le prenons pour rentrer à Haputale, il est bondé et très lent... Ce fut une vraiment belle promenade. La région est magnifique et Haputale un village très authentique où l'on se sent bien... (v2) Haputale, balade balisée au Prabhawa view point (BenCasto, forum le Routard)
Lors de mon dernier séjour à Haputale, mon hôte qui fait partie du conseil municipal m'a demandé de l'aider à baliser un sentier qui mène à un petit temple au-dessus du village. La balade a été inaugurée il y a 2 ans (2016) mais n'avait pas été fléchée. J'ai donc participé avec lui au fléchage et je souhaite en faire profiter les marcheurs de passage à Haputale qui sont interessés. C'est très simple, vous sortez du village en direction de Dambatene à pied et juste à la borne km 2 sur votre gauche vous trouvez un panneau qui marque le début de la montée. Le panneau indique Prabhawa view point et Surangamuni kovil. Vous n'avez qu'à suivre les flèches blanches jusqu'au plateau, c'est assez simple , 1.5km mais en montée. En moyenne, l'aller et retour font une ballade de trois heures, à faire le matin. Ceux qui connaissent Haputale savent que la brume arrive à mi-journée. La vue, le matin, est assez dégagée et n'a rien à envier au Lipton Seat (le ticket office, le parking et la foule en moins...). Attention, j’aime le Lipton Seat mais pas le point en lui-même, juste prendre le bus d'Haputale et à l’arrivée à l'usine au village de Dambatene, monter en tuk-tuk et au ticket office je rentre jusqu'à Haputale à pied, c'est aussi une bien belle marche.
Revenons à mon sujet. Sur le chemin menant au plateau vous rencontrerez sûrement des Tamoules ramassant le thé avec leur contremaître et quelque chiens. Le but de la balade est un petit kovil dédié à Suramgamuni (temple hindu) mais sans prétention situé au bord de la falaise qui surplombe le village. Le temple est très simple et n'est pas le sujet de mon post non juste la promenade et la vue sur la belle vallée de Dambatene.et le village d'Haputale Le panorama est incroyable avec le jeu des nuages dans le bleu du ciel, les teintes de vert des plantations et le sentier très sympa , c'est gratuit, paisible et faisable avec des enfants. Je vous souhaite une belle ballade dans ces plantations de thé qui font la réputation d'Haputale (avec sa brume)
J27 (Mardi 04.08) - Journée à Belihul Oya (rizières en terrasses) Bus A/R depuis Haputale (52 Rs, trajet 1h00)
J28 (Merc 05.08) – Train Haputale – Ella (sens classique) : 2de 50 Rs / 3ème 25 Rs (trajet 1h00) Balade Little Adams’ Peak (317 marches : montée en une heure). Visite de l’Uva Halpewaththa Tea Factory (à 5 km au nord) ?? – Ella - Visite Amba Estate (visite guidée plantations thé, cannelle, fruits & fabrique en 2h00, tlj. à 11h00) 40’ de trajet depuis Ella en tuk-tuk
J29 (Jeudi 06.08) – Ascension de Ella Rock
https://www.tripadvisor.fr/Attraction_Review-g1051532-d12187687-Reviews-Amba_Estate-Bandarawela_Uva_Province.html (v1) Suivre d'abord la voie ferrée assez longtemps jusqu'à un pont noir, ensuite il faut tourner à gauche près d'un petit sanctuaire. On débouche dans une gargote puis on emprunte un petit chemin jusqu'à un autre pont qui enjambe les petites Rawana falls, après il faut tourner à droite et traverser une plantation de thé en prenant la direction du haut (si l'on va vers le bas, on aboutit dans des jardins potagers. Les paysans du coin s'improvisent souvent guides moyennant une petite rémunération). Une fois en haut de la plantation de thé, il faut tourner à gauche et on arrive à un petit bois d'eucalyptus. A partir de là, la montée devient de plus en plus raide parmi les roches. Arrivés enfin au sommet, après une rude grimpette, nous sommes en eau mais ça vaut la peine car la vue est très belle. Après un bon moment passé au sommet, il faut redescendre. Le long de la voie ferrée, en bas, il y a des petites gargotes où l'on peut se restaurer ou boire un jus de fruit.
(v2) Il faut compter 4 bonnes heures pour l'aller-retour. Côté matos, de l'eau et 2 bons litres par personne, parce qu’à moins de randonner avec un parasol, le soleil n'a pas franchement prévu de vous épargner. Vous agrémentez votre attirail d'un appareil photo d'une paire de shoes tout terrain et en route. La rando commence à la gare « Ella Railway », normalement là où vous êtes arrivés. Suivez le chemin de fer direction Bandarawella, soyez prudent, si vous entendez, un truc qui fait : « Tchou-tchou », qui pèse des tonnes et qui fait super mal si on le prend dans la gueule, c'est le train. Après 45 minutes, vous passerez un pont de fer, prendre tout de suite à gauche. Tournez à gauche à la guitoune, empruntez le pont sous lequel coule de petites chutes. Vous voilà dans le thé, y a plusieurs chemins et tous sont bons tant que vous arrivez à une cabane où il s'y vend des King Coconut à 100 Rupee. Maintenant, même un acteur de la série Scream ne pourrait pas se perdre, y a qu'un chemin, il monte certes, mais c'est le seul. La difficulté va crescendo et les derniers mètres avant de toucher le Graal risquent de fâcher quelques mollets. Mais ce serait la loose que de s'arrêter si près du but. Arrivé au sommet, si votre gourde est à sec, il y a la possibilité de s'offrir un thé auprès du vendeur du coin. Maintenant, perché sur les hauteurs, y a plus qu'à savourer. Si vous êtes fatigué de contempler cet horizon depuis ce perchoir, sachez que vous pouvez en changer. En traversant la forêt, vous arriverez à un second point de vue qui offre une vue plongeante et direct sur la cascade de Ravana. Pour le retour, rien de compliqué, c'est comme l'aller, mais à l'envers.
J30 (Vendredi 07.08) – Bus Ella – Wellawaya (trajet en 1h00, partir tôt, 67 Rs) Visite Buduruwagala à 5km (Tuk-Tuk 700 Rs A/R) : 7 bouddhas géants dans falaise. Entrée 300 Rs Guide Michelin : Wellawaya – Buduruvegala ** Si possible, trajet jusque Tissamaharama Bus Wellawaya – Tissamaharama (92 Rs) via Pannegamanuwa
?? Journée supplémentaire à Ella SI safari, l’après-midi Safari dans le parc de Uda Walawe (308 km2) Adulte 15 $ - Enfant 8 $ - Frais service 8$ - Taxe Jeep 250 Rs – Taxe globale 15% Location Jeep : 3800 Rs (20 $) à l’entrée du parc>> 63 $ + location Jeep
J31 (Sam 08.08) – Trajet jusque Tissamaharama Bus Wellawaya – Tissamaharama (92 Rs) via Pannegamanuwa Journée à Tissamaharama
J32 (Dim 09.08) – Tissamaharama Kataragama Perahera : du 26 juin au 6 juillet (jour de Poya) en principe (??) Kataragama (ville sainte) Visite de Kataragama (bus 37 Rs, trajet en 30 minutes, toutes les 20 minutes
J33 (Lundi 10.08) – Bus Tissamaharama – Tangalla (101 Rs, trajet en 2h00)
Tuk-tuk vers Madilla Beach Plus sauvage et moins touristique que le reste de la côte du sud et de l'ouest (Mirissa, Weligama, Hikkaduwa) Tarifs plutôt chers, car très touristique. Belle plage large mais mer très agitée par de gros rouleaux et assez dangereuse. A certains endroits, comme devant le Blue Horizon, des enrochements ont été installés faisant office de brise-lames, ce qui permet de se baigner sans danger.
J34 (Mardi 11.08) – Tangalla Farniente
J35 (Merc 12.08) – Visite du Mulkirigala Rock Temple (16 km Tangalla) Entrée : 500 Rs Guide Michelin : Tangalla – Mulgirigalla ** Bus pour Beliatta + autre bus vers Middeniya. Descendre à Mulkirigala Junction Marcher environ 1 km pour arriver au temple (série de grottes ornées de bouddhas et de fresques). Retour en bus. Après-midi farniente
J36 (Jeudi 13.08) – Route vers Midigama Beach Bus Tangalla – Matara (58 Rs, trajet 1h30) ou bus pour Galle (107 Rs, 2h00, descendre à Midigama) Bus Matara – Midigama puis tuk tuk vers Midigama Beach
!! POSSIBLE !! Visite de la Handunugoda Tea Estate Plantation située à 6 km de la route côtière, visite gratuite Après-midi farniente
J37 (Vend 14.08) – Visite de Galle Train A/R ou Bus A/R (35 Rs x2) Guide Michelin : Monastère Purvarama de Kataluva *** - Fort de Galle **
J38 (Sam 15.08) – Journée à Mirissa Bus à prendre sur la route (15 Rs, 15 minutes) COCONUT TREE HILL Une petite colline cachée à l’est de Mirissa beach. Depuis son sommet, admirer un merveilleux coucher de soleil. SECRET BEACH Située à l’Ouest de Mirissa cette petite plage est une véritable merveille cachée des yeux de tous. TURTLE BAY Snorkelling (plage accessible à pied depuis Mirissa). Location masques et tubas au Turtle Bay Restaurant (300 Rs)
J39 (Dim 16.08) – Retour vers Negombo Train à la gare de Midigama pour Colombo (2d 180 Rs – 3ème 100 Rs, trajet en 04h00 environ). Superbe trajet ! 13h00 : train pour Negombo (arrivée à 14h45 env.)
J40 (Lundi 17.08) – VOL RETOUR au MATIN
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Bref, un itinéraire assez classique, je pense : 1/4 dans le nord, 1/4 dans le triangle culturel, 1/4 dans les montagnes et 1/4 sur les côtes (à peu de chose près).
Merci de vos avis ! Dites moi ce qui ne va pas ou ce qui vous semble bizarre... Ce que vous retireriez ou ajouteriez. Merci d'avance pour les conseils.
Nous hésitons à intégrer un safari (car les avis sont souvent très tranchés, car le prix nous semble bien élevé, car les jeeps à la "queuleuleu" nous rend assez sceptique et heurte un peu nos convictions sur le bien-être des animaux dans ces parcs).
Maxicool
nous venons de réserver nos vols pour l'été prochain :
ALLER Bruxelles (06h05) le mercredi 8 juillet – Francfort (07h05) – Vol 1h00 Francfort (10h05) – Muscat (19h50) – Vol 07h45 Muscat (21h50) – Colombo (03h25) – Vol 04h05 – Arrivée le jeudi 9 juillet au matin
RETOUR Colombo (09h25) le lundi 17 août - Muscat (12h00) – Vol 04h05 Muscat (14h45) - Munich (18h50) – Vol 06h05 Munich (21h25) - Bruxelles (22h45) – Vol 01h20
Prix : 598 € / adulte et 577 € / enfant (ça ne me semble pas excessif).
Nous voyageons en famille (avec 2 filles de 9 et 12 ans). Transports en commun, sacs à dos et (tout) petit budget.
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J'ai trouvé les dates des Poya pour 2020 (que j'espère exactes) :
https://publicholidays.lk/poya-day/ Samedi 4 juillet 2020 : Esala Poya day Lundi 3 août 2020 : Nikini Poya day Festival de Kandy (10 jours avant Nikini Poya) : du 25 juillet au 03 août (en principe) Jaffna (Nallur Festival) : 25 jours du 10 juillet au 03 août (24ème jour : char, 25ème jour : mortifications) Kataragama Perahera (15 jours avant Esala Poya) : du 26 juin au 6 juillet (jour de Poya) en principe
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Je commence donc à imaginer un itinéraire sur ces 40 jours (je me suis largement inspiré de celui de Yan55, des remarques de Schischi et d'autres membres, et de commentaires piochés à droite et à gauche sur X blogs). Les concernés reconnaitront sans doute certains des passages que j'ai copié/collé (je remercie au passage tout le monde pour toutes ces informations) pour ne pas les oublier.
Voilà l'itinéraire envisagé :
J1 (jeudi 09.07) – Arrivée à Colombo – Journée à Negombo Taxi aéroport Colombo - Negombo : 1400 Rps (en 2016) – 1540 Rps (en 2013, achat ticket dans le hall) Bus local n°240 aéroport – Negombo : 24 Rs (trajet 20 minutes, de 6h00 à 19h00) Tuk-tuk aéroport – Negombo : 500 Rs
J2 (Vend 10.07) – Prolongation visa Colombo & journée à Colombo Guide Michelin : Quartier du fort ** (01h30) - Quartier du Pettah ** (01h30) - Temple de Gangarayama : ** (0h30) Bureau d'immigration à Sri subhutipura road, Battaramulla : 7550 Rps pour nous deux (23€ chacun) 2016
J3 (Sam 11.07) – Bus direct Negombo – Anuradhapura Bus de Colombo, via Negombo et Puttalam (350 à 500 Rs, trajet 06h00, bus n°4) Temple de l’arbre de Bodhi (200 Rs), Isurumuniya Vihara (200 Rs), entrée non comprise dans le billet de demain
J4 (Dim 12.07) – Site antique Anuradhapura (site sur 10 km) Location vélos (300 – 500 Rs / jour) ou tuk-tuk ( ?? 5000 Rps / jour) Entrée : adulte 25 $ / enfant 12,50 $ Guide Michelin : Dagoba Jetavanarama *** (1h00) – Anuradhapura : *** - Abhayagiriya*** - dagoba Thuparama ** Temple Ruwanwelisaya, pierre de lune du palais Mahasena, jardins et bain royaux… Vendredi, samedi, dimanche : nombreux locaux en train de prier = atmosphère +++
J5 (Lundi 13.07) – Mihintale (A/R depuis Anuradhapura, à 13 km) Bus (30 Rs / pers.) en 30 minutes, depuis la nouvelle gare routière / Entrée : 500 Rps. Guide Michelin : Mihintale ** Lieu associé à l'introduction du bouddhisme au Sri Lanka, + ou - 2500 marches pour y arriver, jamais de marches identiques, bouillantes à certains endroits et pieds nus (/!\ chaussettes) ! Ascension en 30 minutes environ.
J6 (Mardi 14.07) – Train Anuradhapura – Jaffna Train : 500 Rs en 2de classe / 130 Rs en 3ème classe – Trajet en 3h30 Jaffna : temple hindou "Nallur Kandas Wany Kovil" Les découvertes sont nombreuses : partir explorer les ruines de la vieille ville, se promener sur les remparts du fort de Jaffna, admirer la bibliothèque dévastée, contempler les ruines du Palais Royal Manthri Manai ou partager un rice and curry avec un habitant. Arrêt aux marchés de légumes situés au centre-ville, le marché de poissons est également assez dépaysant =).
J7 (Merc 15.07) – VELO (jusque l’île de Velanaï) Location vélo : 350 Rps / jour
Chaussée sur l'eau qui relie l'île de Velanai. Après 11 km au milieu des marais : arrivée à Chatty Beach. Belle plage où il n'y a personne (le w-e, il y a plein de monde, en revanche). Déjeuner sous notre petit kiosque (rice and curry 200 Rps).
J8 (Jeudi 16.07) – Péninsule de Jaffna (balade en tuk-tuk ou scooter, sur la journée) https://unpasseportencavale.com/jaffna-capitale-du-nord/ https://www.mylittleroad.com/2015/11/jaffna-nord-sri-lanka/
Location scooter : Sri Lanka Click : 2000 Rs / jour (avec informations sur la région) – LP p.292 Temple hindou Naguleswaram Shiva Kovil (un des 5 temples sur l’île construit en l’honneur de Shiva) Source de Keerimalai Valvettiturai (VVT) : bourg de pêcheurs Route côtière vers Point Pedro (temple bouddhiste de Dambakola sur la route). Nombreux villages en route. A quelques kilomètres de Point Pedro, un autre temple hindou (temple de Vallipuram dédié au dieu Vishnu). Ruines de Kantadorai (une vingtaine de petites dagobas au milieu d’une palmeraie luxuriante) Manalkadu Beach, sur la côte Est de Point Pedro
J9 (Vend 17.07) – Bus pour Kurikadduwam (depuis Jaffna) puis bateau pour l’île de Nainativu Guide Michelin : île de Nainativu ** Tour au marché, puis bus 776 pour Kurikadduwam (KKD) qui part à 10h env. (1h de trajet – 70 Rs) pour embarquer pour l'île de Nainativu (15 minutes de ferry – 30 Rs, de 07h30 à 16h30 toutes les ½ heure). Aller au grand temple Naga Pooshani Amman Kovil, pour assister à la puja de la mi-journée. https://www.mylittleroad.com/2015/11/jaffna-nord-sri-lanka/
J10 (Sam 18.07) - Ile de Delft (depuis Jaffna) – Traversée en 1h00 Guide Michelin : île de Delft ** Il faut prendre le bus de 6h30 pour avoir le bateau (85 Rs) qui part à 8h00 de Kurikadduwam (KKD). Visite de l'île en tuk-tuk (1500 rps pour la balade avec arrêt à la plage à la fin de la visite) : baobab géant, pierre qui pousse, pigeonnier hollandais, grand réservoir et ses petits chevaux, empreinte du pied d'Adam. Bateau à 14h30. Au retour, se dépêcher pour avoir une place assise dans le bus qui rentre à Jaffna (85 Rs). Nallur Festival : 25 jours du 10 juillet au 03 août Nallur Kandaswamy Kovil : puja de 17h00 et 18h45
J11 (Dim 19.07) – Bus Jaffna – Trincomalee (trajet 06h00-07h00) – 350 Rs (5 bus/jour) Tuk-tuk Trincomalee – Uppuveli (6 km au nord, 250 Rs) Se lever tôt pour prendre le bus pour Trincomalee (départ à 7h). Pour avoir une place assise, arriver 30mn avant.
J12 (Lundi 20.07) – Plage Uppuveli Guide Michelin : Nilavelli – Uppuvelli ** La plage est longue et belle, la mer est agréable et pas dangereuse. Tout au bout : bungalow avec terrasse privée, hamacs, eau chaude (2500 rps) : French Garden Dive Paradise.
?? (LP 278) - Marble Beach (à 17 km), une jolie plage située dans la baie de Trincomalee Fréquentée essentiellement par les locaux. Le site appartient encore à l'armée, transformé en complexe de vacances. Accès payant (25 Rs) + parking 20 Rs. Baignade sans crainte (pas de vagues, eau très claire). Des familles viennent s'y baigner en fin de journée. https://www.google.fr/maps/place/Marble+Beach+Airforce+Resort/@8.639944,81.1389167,11.12z/data=!4m8!3m7!1s0x0:0x39992744da18fded!5m2!4m1!1i2!8m2!3d8.512288!4d81.2095468
J13 (Mardi 21.07) – Journée à Trincomalee Guide Michelin : Temple de Koneswaram * - Musée naval * Kali Kovil, très coloré avec ses magnifiques sculptures des divinités hindoues (/!\ baleines observables, prévoir jumelles), Kandasamy Kovil, cimetière colonial, Dutch bay (plage déserte, promenade jusqu'à la colline du Fort Frédérick (peu d’intérêt), Manayawadi Cove, Konesvaram Kovil (belle promenade, moustiques). Marché aux poissons (matin) et aux fruits. Plage Trincomalee : agréable pour une promenade au coucher de soleil mais pas pour une baignade Dutch Bay Beach Cottages 294, Dyke Street, Trincomalee 31000, Sri Lanka https://goo.gl/maps/nvyDbfn6Y7P2= plage agréable
J14 (Merc 22.07) – Bus Uppuveli – Batticaloa (trajet 4h00, bus toutes les 30 minutes, 200 Rs) Guide Michelin : cap de Kalkudah * Balade à pied le long de la lagune jusqu'au fort, puis dans les rues, jusqu'à la cathédrale Ste Mary, tout bleue.
J15 (Jeudi 23.07) – Visite Batticaloa & plage de Kallady Balade dans le vieux Batticaloa (église St Anthony, temple hindou "Anipandi Sitivigniswara Alayar", marché). Balade jusqu'à l'Imperial salon (salon de coiffure kitsch et coloré)
Après-midi : balade jusqu'à la plage de Kallady (après avoir traversé le pont de Kallady au-dessus de la lagune, il suffit de marcher 1 km et on y arrive). ?? location de vélos pour chercher une belle plage un peu plus loin
J16 (Vend 24.07) – Bus Batticaloa – Polonnaruwa (trajet 2h00), 130 Rs, départ à 08h30 Balade à pied le long du lac jusqu'à la statue du roi Parakrama Bahu et le dagoba bibliothèque, monuments situés en dehors du site archéologique payant (de demain).
J17 (Sam 25.07) – Site antique Polonnaruwa (à vélo) Entrée du site : adulte 25 $ / enfant 12,50 $ Location de vélos (200 à 350 Rps / vélo) Guide Michelin : Temple du rocher (Gal Vihara) *** - Polonnaruwa *** - Terrasse de la relique de la Dent *** – Citadelle ** - Monastère des crémations : ** (0h30) Belles allées pavées où il est facile de pédaler. Visite tout le matin. Très agréable à vélo. Après-midi : visite du musée archéologique (ou safari Minneriya ??).
?? Journée supplémentaire / safari ?? Safari dans le parc de Minneriya (89 km2) e fin d’aprs-midi Adulte 15 $ - Enfant 8 $ - Frais service 8$ - Taxe Jeep 250 Rs – Taxe globale 15% Location Jeep : 3000 (18 $) à 4500 Rs (25 $) à l’entrée du parc>> 63 $ + Jeep (18/25 $) + 10% (2 $)
J18 (Dim 26.07) – Trajet jusque Sigiriya (voir LP p. 224) Trajet jusque Kaduruwela : Tuk-Tuk (250 Rs) ou bus (20 Rs) De Kaduruwela : bus (direction Dambulla) jusque Inamaluwa Junction De Inamaluwa Junction : Tuk-tuk jusqu'à Sigiriya (500 Rs) Guide Michelin : Sigiriya – Palais suspendu *** (1h00) – Balade Pidurangala Temple Rocher du lion (Sigiriya) : entrée exagérée par rapport à ce qu'il y a à voir : adulte 30$ / enfant 15 $ (6-12 ans)
Si ascension au crépuscule, le dimanche 26.07 : possible de gagner une journée.
J19 (Lundi 27.07) – Ascension du rocher de Pidurangala (LP p. 224) – Pidurangala Rock Entrée : 500 Rps – Superbe vue sur le rocher du lion (ascension en 20 minutes) Ne pas oublier une lampe de poche si vous y allez pour le coucher du soleil. Il n'y a que quelques routards qui le font.
J20 (Mardi 28.07) – Bus A/R pour Dambulla à 15 km (toutes les 30’, trajet 45 mm, 30 Rs) Guide Michelin : Temple d’Or ** (0h30) Temples troglodytiques (caves de Dambulla) : 5 grottes, richement décorées, 150 représentations de Bouddha Entrée : adulte 10 $ / enfant 5 $ - Consigne : sac 100 LKR / chaussures : 25 LKR / paire. Temps de visite : 2 à 3h00 Un peu plus loin : « Dambulla Vegetable Market », un énorme marché de gros pour fruits et légumes, un moyen sympa de découvrir les différentes variétés du Sri Lanka.
J21 (Merc 29.07) – Bus Sigiriya – Kandy (Alt. 500 m.) Bus Sigiriya – Dambulla (dès 6h30, ttes les ½ heure, 40 Rs, 45 minutes) puis Dambulla – Kandy (100 Rs, ttes les ½ heure, trajet 02h00, à prendre devant la gare routière, pas sûr d’avoir une place assise car « bus de passage »). ?? Trajet en bus direct de Sigiriya (250 Rs, ttajet en 2h30). Guide Michelin : Palais de la relique de la Dent ** Festival de Kandy : du 25 juillet au 03 août 2020 (en principe)
Visite du temple hindou (rue Kotugodella). Au bout du temple hindou, dagoba bouddhiste. Temple de la Dent (1500 Rs). Puja : 5h30 à 6h45 – 9h30 à 11h00 – 18h30 à 20h00
J22 (Jeudi 30.07) – Kandy Grand Bouddha & tour du lac (4 km), balade sur hauteurs de Kandy Guide Michelin : Temples des dieux ** – Complexe royal ** – Jardins botaniques ** Balade à pied jusqu'à la statue du bouddha géant qui domine la ville (200 Rps/pers), beau point de vue de là-haut, puis nous faisons tout le tour du lac. Fin d'après-midi : grande balade sur les hauts de Kandy (par la Rajapihilla Mawatha, montée jusqu'au belvédère situé face au restaurant Senani où il y a un beau point de vue). Nous continuons à suivre cette rue qui longe les crêtes qui dominent Kandy et nous arrivons au "Helga's folly", resto/bar étonnant au décor exubérant puis, en continuant toujours la rue, nous redescendons au bout du lac, longeons la rive jusqu'au Temple de la Dent et arrivons ainsi en ville pour dîner dans notre petit resto habituel.
J23 (Vend 31.07) – Environs de Kandy Temple Devale d’Embekka (bus n° 643, 38 Rs) jusqu’au village puis 1 km dans la campagne De ce temple, 3 km de marche par les rizières pour aller au temple de Lankatilake (300 Rs) De ce temple, bus n°644, arrêt aux Jardins botaniques de Peradeniya (adulte 1500 Rs / enfant 750 Rs) Jardins ouverts jusque 17h00. Retour en bus à Kandy Festival de Kandy : du 25 juillet au 03 août 2020 (en principe)
J24 (Sam 01.08) – Train Kandy – Haputale Trajet en 6h00, 5 trains/jour, 2de 210 Rs / 3ème 115 Rs Fameux train de Kandy à Ella via Nuwala Elya (gare de Nanu Oya) = sens classique Prendre le train en partant de Badulla (sens inverse) en 3ème classe (pas de résa, prendre les billets avant le train) Le côté droit est plus joli que le gauche dans le sens nord-sud
J25 (Dim 02.08) – Démarrer tôt 7h00 - Balade vers le Lipton’s Seat Minibus jusqu’à la Dambatenne Tea Factory, puis tuk-tuk jusqu’au Lipton Seat (500 Rs), puis descente à pied (7 km) jusqu’à la Tea Factory. Visite de la fabrique. Bus retour. Remarque : visite de Dambenne factory décevante : bâclée en moins de 10 minutes sans aucune dégustation. Guide Michelin : Lipton’s Seat **
J26 (Lundi 03.08) – Randonnée autour d’Haputale
(v1) Grande balade à pied : nous prenons la direction opposée à la ville, jusqu'au Monastère des Bénédictins et, près de l'entrée, à gauche, nous empruntons un petit sentier qui part dans la forêt parmi les grands arbres et les fougères arborescentes. Par moments, nous traversons des clairières plantées d'eucalyptus puis nous cheminons le long d'un chemin de crêtes. En bas, se déroule la voie ferrée. Nous ne rencontrons qu'un homme qui ramasse du bois mort. La vue est magnifique, nous dominons les plantations de thé et les villages. Puis le chemin descend jusqu'à la voie ferrée. Nous arrivons juste pour voir passer le train venant d'Haputale. Ensuite, nous suivons les rails pendant 1,5km et arrivons à la petite gare d'Idalgaschinna. Le train va arriver dans quelques minutes, c'est un train qui aurait dû passer il y a plus d'une heure mais il est très en retard. Nous le prenons pour rentrer à Haputale, il est bondé et très lent... Ce fut une vraiment belle promenade. La région est magnifique et Haputale un village très authentique où l'on se sent bien... (v2) Haputale, balade balisée au Prabhawa view point (BenCasto, forum le Routard)
Lors de mon dernier séjour à Haputale, mon hôte qui fait partie du conseil municipal m'a demandé de l'aider à baliser un sentier qui mène à un petit temple au-dessus du village. La balade a été inaugurée il y a 2 ans (2016) mais n'avait pas été fléchée. J'ai donc participé avec lui au fléchage et je souhaite en faire profiter les marcheurs de passage à Haputale qui sont interessés. C'est très simple, vous sortez du village en direction de Dambatene à pied et juste à la borne km 2 sur votre gauche vous trouvez un panneau qui marque le début de la montée. Le panneau indique Prabhawa view point et Surangamuni kovil. Vous n'avez qu'à suivre les flèches blanches jusqu'au plateau, c'est assez simple , 1.5km mais en montée. En moyenne, l'aller et retour font une ballade de trois heures, à faire le matin. Ceux qui connaissent Haputale savent que la brume arrive à mi-journée. La vue, le matin, est assez dégagée et n'a rien à envier au Lipton Seat (le ticket office, le parking et la foule en moins...). Attention, j’aime le Lipton Seat mais pas le point en lui-même, juste prendre le bus d'Haputale et à l’arrivée à l'usine au village de Dambatene, monter en tuk-tuk et au ticket office je rentre jusqu'à Haputale à pied, c'est aussi une bien belle marche.
Revenons à mon sujet. Sur le chemin menant au plateau vous rencontrerez sûrement des Tamoules ramassant le thé avec leur contremaître et quelque chiens. Le but de la balade est un petit kovil dédié à Suramgamuni (temple hindu) mais sans prétention situé au bord de la falaise qui surplombe le village. Le temple est très simple et n'est pas le sujet de mon post non juste la promenade et la vue sur la belle vallée de Dambatene.et le village d'Haputale Le panorama est incroyable avec le jeu des nuages dans le bleu du ciel, les teintes de vert des plantations et le sentier très sympa , c'est gratuit, paisible et faisable avec des enfants. Je vous souhaite une belle ballade dans ces plantations de thé qui font la réputation d'Haputale (avec sa brume)
J27 (Mardi 04.08) - Journée à Belihul Oya (rizières en terrasses) Bus A/R depuis Haputale (52 Rs, trajet 1h00)
J28 (Merc 05.08) – Train Haputale – Ella (sens classique) : 2de 50 Rs / 3ème 25 Rs (trajet 1h00) Balade Little Adams’ Peak (317 marches : montée en une heure). Visite de l’Uva Halpewaththa Tea Factory (à 5 km au nord) ?? – Ella - Visite Amba Estate (visite guidée plantations thé, cannelle, fruits & fabrique en 2h00, tlj. à 11h00) 40’ de trajet depuis Ella en tuk-tuk
J29 (Jeudi 06.08) – Ascension de Ella Rock
https://www.tripadvisor.fr/Attraction_Review-g1051532-d12187687-Reviews-Amba_Estate-Bandarawela_Uva_Province.html (v1) Suivre d'abord la voie ferrée assez longtemps jusqu'à un pont noir, ensuite il faut tourner à gauche près d'un petit sanctuaire. On débouche dans une gargote puis on emprunte un petit chemin jusqu'à un autre pont qui enjambe les petites Rawana falls, après il faut tourner à droite et traverser une plantation de thé en prenant la direction du haut (si l'on va vers le bas, on aboutit dans des jardins potagers. Les paysans du coin s'improvisent souvent guides moyennant une petite rémunération). Une fois en haut de la plantation de thé, il faut tourner à gauche et on arrive à un petit bois d'eucalyptus. A partir de là, la montée devient de plus en plus raide parmi les roches. Arrivés enfin au sommet, après une rude grimpette, nous sommes en eau mais ça vaut la peine car la vue est très belle. Après un bon moment passé au sommet, il faut redescendre. Le long de la voie ferrée, en bas, il y a des petites gargotes où l'on peut se restaurer ou boire un jus de fruit.
(v2) Il faut compter 4 bonnes heures pour l'aller-retour. Côté matos, de l'eau et 2 bons litres par personne, parce qu’à moins de randonner avec un parasol, le soleil n'a pas franchement prévu de vous épargner. Vous agrémentez votre attirail d'un appareil photo d'une paire de shoes tout terrain et en route. La rando commence à la gare « Ella Railway », normalement là où vous êtes arrivés. Suivez le chemin de fer direction Bandarawella, soyez prudent, si vous entendez, un truc qui fait : « Tchou-tchou », qui pèse des tonnes et qui fait super mal si on le prend dans la gueule, c'est le train. Après 45 minutes, vous passerez un pont de fer, prendre tout de suite à gauche. Tournez à gauche à la guitoune, empruntez le pont sous lequel coule de petites chutes. Vous voilà dans le thé, y a plusieurs chemins et tous sont bons tant que vous arrivez à une cabane où il s'y vend des King Coconut à 100 Rupee. Maintenant, même un acteur de la série Scream ne pourrait pas se perdre, y a qu'un chemin, il monte certes, mais c'est le seul. La difficulté va crescendo et les derniers mètres avant de toucher le Graal risquent de fâcher quelques mollets. Mais ce serait la loose que de s'arrêter si près du but. Arrivé au sommet, si votre gourde est à sec, il y a la possibilité de s'offrir un thé auprès du vendeur du coin. Maintenant, perché sur les hauteurs, y a plus qu'à savourer. Si vous êtes fatigué de contempler cet horizon depuis ce perchoir, sachez que vous pouvez en changer. En traversant la forêt, vous arriverez à un second point de vue qui offre une vue plongeante et direct sur la cascade de Ravana. Pour le retour, rien de compliqué, c'est comme l'aller, mais à l'envers.
J30 (Vendredi 07.08) – Bus Ella – Wellawaya (trajet en 1h00, partir tôt, 67 Rs) Visite Buduruwagala à 5km (Tuk-Tuk 700 Rs A/R) : 7 bouddhas géants dans falaise. Entrée 300 Rs Guide Michelin : Wellawaya – Buduruvegala ** Si possible, trajet jusque Tissamaharama Bus Wellawaya – Tissamaharama (92 Rs) via Pannegamanuwa
?? Journée supplémentaire à Ella SI safari, l’après-midi Safari dans le parc de Uda Walawe (308 km2) Adulte 15 $ - Enfant 8 $ - Frais service 8$ - Taxe Jeep 250 Rs – Taxe globale 15% Location Jeep : 3800 Rs (20 $) à l’entrée du parc>> 63 $ + location Jeep
J31 (Sam 08.08) – Trajet jusque Tissamaharama Bus Wellawaya – Tissamaharama (92 Rs) via Pannegamanuwa Journée à Tissamaharama
J32 (Dim 09.08) – Tissamaharama Kataragama Perahera : du 26 juin au 6 juillet (jour de Poya) en principe (??) Kataragama (ville sainte) Visite de Kataragama (bus 37 Rs, trajet en 30 minutes, toutes les 20 minutes
J33 (Lundi 10.08) – Bus Tissamaharama – Tangalla (101 Rs, trajet en 2h00)
Tuk-tuk vers Madilla Beach Plus sauvage et moins touristique que le reste de la côte du sud et de l'ouest (Mirissa, Weligama, Hikkaduwa) Tarifs plutôt chers, car très touristique. Belle plage large mais mer très agitée par de gros rouleaux et assez dangereuse. A certains endroits, comme devant le Blue Horizon, des enrochements ont été installés faisant office de brise-lames, ce qui permet de se baigner sans danger.
J34 (Mardi 11.08) – Tangalla Farniente
J35 (Merc 12.08) – Visite du Mulkirigala Rock Temple (16 km Tangalla) Entrée : 500 Rs Guide Michelin : Tangalla – Mulgirigalla ** Bus pour Beliatta + autre bus vers Middeniya. Descendre à Mulkirigala Junction Marcher environ 1 km pour arriver au temple (série de grottes ornées de bouddhas et de fresques). Retour en bus. Après-midi farniente
J36 (Jeudi 13.08) – Route vers Midigama Beach Bus Tangalla – Matara (58 Rs, trajet 1h30) ou bus pour Galle (107 Rs, 2h00, descendre à Midigama) Bus Matara – Midigama puis tuk tuk vers Midigama Beach
!! POSSIBLE !! Visite de la Handunugoda Tea Estate Plantation située à 6 km de la route côtière, visite gratuite Après-midi farniente
J37 (Vend 14.08) – Visite de Galle Train A/R ou Bus A/R (35 Rs x2) Guide Michelin : Monastère Purvarama de Kataluva *** - Fort de Galle **
J38 (Sam 15.08) – Journée à Mirissa Bus à prendre sur la route (15 Rs, 15 minutes) COCONUT TREE HILL Une petite colline cachée à l’est de Mirissa beach. Depuis son sommet, admirer un merveilleux coucher de soleil. SECRET BEACH Située à l’Ouest de Mirissa cette petite plage est une véritable merveille cachée des yeux de tous. TURTLE BAY Snorkelling (plage accessible à pied depuis Mirissa). Location masques et tubas au Turtle Bay Restaurant (300 Rs)
J39 (Dim 16.08) – Retour vers Negombo Train à la gare de Midigama pour Colombo (2d 180 Rs – 3ème 100 Rs, trajet en 04h00 environ). Superbe trajet ! 13h00 : train pour Negombo (arrivée à 14h45 env.)
J40 (Lundi 17.08) – VOL RETOUR au MATIN
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Bref, un itinéraire assez classique, je pense : 1/4 dans le nord, 1/4 dans le triangle culturel, 1/4 dans les montagnes et 1/4 sur les côtes (à peu de chose près).
Merci de vos avis ! Dites moi ce qui ne va pas ou ce qui vous semble bizarre... Ce que vous retireriez ou ajouteriez. Merci d'avance pour les conseils.
Nous hésitons à intégrer un safari (car les avis sont souvent très tranchés, car le prix nous semble bien élevé, car les jeeps à la "queuleuleu" nous rend assez sceptique et heurte un peu nos convictions sur le bien-être des animaux dans ces parcs).
Maxicool
Mauvaise nouvelle lue dans le quotidien du tourisme
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Dès le 1er janvier 2012, le Sri Lanka va faire payer le visa d'entrée qui est requis pour les Français. Le nouveau visa ETA doit être demandé en ligne sur www.eta.gov.lk. Le coût est de 50 dollars par personne dans le cas d’un visa touristique et montejusqu'à 60 dollars pour un visa d'affaires. Le visa à l’arrivée ne pourra être établi qu’en cas d’urgence. Il faudra alors débourser 75 dollars. mardi 11 octobre 2011 (11h52)"
Cela ne me freinera pas suffisamment , mais , bon🙂
Julesmarie
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Dès le 1er janvier 2012, le Sri Lanka va faire payer le visa d'entrée qui est requis pour les Français. Le nouveau visa ETA doit être demandé en ligne sur www.eta.gov.lk. Le coût est de 50 dollars par personne dans le cas d’un visa touristique et montejusqu'à 60 dollars pour un visa d'affaires. Le visa à l’arrivée ne pourra être établi qu’en cas d’urgence. Il faudra alors débourser 75 dollars. mardi 11 octobre 2011 (11h52)"
Cela ne me freinera pas suffisamment , mais , bon🙂
Julesmarie
Amis voyageurs,
je souhaite en aout parcourir deux semaines le sri lanka en tuk tuk en le louant pour moi-même le conduire.
Qui l'a déjà fait? votre avis et bon plan
Merci
je souhaite en aout parcourir deux semaines le sri lanka en tuk tuk en le louant pour moi-même le conduire.
Qui l'a déjà fait? votre avis et bon plan
Merci
Bonjour!
Si vous lisez la langue cingalaise écrite du Sri Lanka, pourriez-vous m'indiquer de quoi il s'agit? C'est supposé être des graines de nénuphars (water lily), mais l'expérience de les faire pousser à fait chou blanc... Peut-être des graines de moutarde ou autres? Pourtant, ce paquet était juste à côté d'un emballage de (véritables) graines de lotus...
Merci de votre aide!
Marc de Montréal
Si vous lisez la langue cingalaise écrite du Sri Lanka, pourriez-vous m'indiquer de quoi il s'agit? C'est supposé être des graines de nénuphars (water lily), mais l'expérience de les faire pousser à fait chou blanc... Peut-être des graines de moutarde ou autres? Pourtant, ce paquet était juste à côté d'un emballage de (véritables) graines de lotus...
Merci de votre aide!
Marc de Montréal








