Bonjour
j'ai découvert ce site hier, je le trouve génial et je voudrais aussi poster qq conseils pour éviter de drôles de déboires...
Je sais que l'Egypte n'est pas pour le moment une destination très prisée... mais ca va revenir.
Qd vous réservez, insistez pour choisir vos places sur le bateau ds le cas de la croisière sur le Nil, car le séjour peut virer au cauchemar, vraiment ! C'est possible de poser des options sur la cabine voulue.
Je suis allée faire la croisière de 8 jours il y a qq années, avec mar....ra et ma conseillère voyage m'avait dit" je vous place au milieu du bateau, sur un des ponts supérieurs". J'achetais un séjour pour 4+ toutes les options excursions et sons et lumières, d'où le zèle, peut être...
Super !!
Je rempile en janvier pour une croisière + courte et le Caire. Je suis seule cette fois, je paie donc + cher. Normal. Je ne mentionne pas la place, oubli... je sais plus, je crois qu'on m'a dit que les cabines solo étaient des cabines précises...
Je me suis retrouvée juste à côté des machines, derrière la boutique accueil du bateau, un bruit de moteurs (semblabe à celui qu'on entend sur les chantiers de construction) infernal, en permacence, même à l'arrêt car il faut que les moteurs tournent pour la clim... même avec des boules quiès (dont j'ai testé grace à la gentillesse des autres passagers tous les modèles, sans succès toutefois), je n'ai pas dormi (juste siestes sur le pont l'aprem...)🙁.
Le bruit incessant s'est accompagné aussi de l'odeur de carburant à chaque fois que vous démarrions ou navigions !!!! 😐
Qd je suis rentrée en France, tout mon linge était imprégné de cette odeur épouvantable. C'est tout simplement honteux, mais les tours operators louent ces cabines... parfois, elles sont attribuées aux guides... pas là. Guides qui, au passage, se sont montrés très désagréables avec l'autre personne dans mon cas et moi : "pas d'autre solution, c'est un bateau, donc oui, il y a du bruit..." nous prenant tout simplement pour des c...
Arrivée au Caire, les Egyptiens ont commencé une révolution (oui, j'ai eu du bol😕, c'était fin janvier mon séjour...) mais bon, je suis d'accord avec eux, vus les contrastes de richesses/pauvreté, il fallait que ça "bouge"...
On nous laisse à l'hotel à l'abri, sans nouvelles... puis on nous renvoie + tôt que prévu. Mais une fois arrivée, quand je me retourne contre le tour operator, ou mon assurance de carte bleue visa, on me sort que ce risque n'est pas couvert... aucun remboursement...
J'ai déjà eu le tour l'année dernière, au retour du Japon, on a été balancé en Allemagne, cause nuage de cendres et aéroports frs fermés, aucun remboursement non plus des frais de séjours la bas en attendant un tgv à notre charge également, 2 jours + tard...
Faites bien attention à vos contrats assurances !!!
Pour en revenir à L'Egypte, les guides nous emmènent dans des boutiques (bijoux, parfums, tailleurs de pierres...), on nous dit qu'on nous vend de la vraie pierre, pour du platre peint rempli de cailloux 😮 de l'or à haute teneur... faut TOUJOURS se méfier ! même des guides qui ont de belles commissions...
Perso, j'ai gratté avec une clef les vases canopes en platre qu'on m'avait vendue pour de la pierre et c'était du platre.... bon, ils m'ont remboursée très vite, heureusement. Les autres personnes qui ne se sont pas rendues compte de l'arnaque, non.
J'en ai acheté de vrais en pierre dans un souk à Assouan pdt un quartier libre, pour rien. J'ai fait tous mes achats là d'ailleurs. Faut pas hésiter à sortir tout seul du bateau, ou en groupe avec d'autres passagers, sans guide quoi. les Egyptiens sont gentils et parlent anglais.
C'est à la sortie des temples -où on est harcelé...- et dans les boutiques "tour operators" qu'on rencontre les malhonnêtes.
Ne boudez pas l'Egypte en tous cas !!! c'est formidable
Bonjour aux menbres de voyage forum
Nous devons partir mon epoux et moi méme en Egypte ( sharm el sheick) le 19/ mars prochain , pensez vous aux vues des conjonctures actuelles , que nous devrions annuler notre voyage !!!!😠
Merci d avance pour vos precieuses réponses !!!
Pascale
Bonjour
Nous serons au depart de notre premiere croisiere (2adultes et 1 enfant 21mois) sur le splendida le 26 janvier de Genes. Nous sommes un peu curieux de savoir comment va se passer l'escale à Alexandrie, malgre les attentats recents dans cette ville? Si des personnes parmis vous on prevu de faire une escale à Alexandrie, allez vous la maintenir?
Merci
Eric
Nous serons au depart de notre premiere croisiere (2adultes et 1 enfant 21mois) sur le splendida le 26 janvier de Genes. Nous sommes un peu curieux de savoir comment va se passer l'escale à Alexandrie, malgre les attentats recents dans cette ville? Si des personnes parmis vous on prevu de faire une escale à Alexandrie, allez vous la maintenir?
Merci
Eric
Aux environs du 15 Août, à peine revenus de nos vacances de Juillet, je reçois une alerte sur une sUUUUUUUper promo pour Louxor en individuel.
Ah ben oui quand même ! 299€ / Pers pour 7 nuits à l'hôtel Mercure avec le petit-déjeuner inclus et bien sûr l'AR en avion. Ça se refuse ?
Pour avoir déjà fait l'Egypte en croisière organisée, nous nous étions toujours dit qu'il faudrait passer 1 semaine à Louxor et visiter tous seuls à notre rythme pour bien en profiter et sans contraintes.
C'est seulement ensuite qu'on s'intéresse à la météo.
Ça se balade tranquillement entre 43 et 45° tous les jours sur ce mois d'Août ! Bref, on fera comme toujours dans ces cas là : Debout aux aurores et sieste pendant l'APM.
SAMEDI 28 AOÛT 2010 :
Nous récupérons nos billets au comptoir Transavia puis décollage 19h25. Arrivée à Louxor à 00h20.
A partir du moment où tu franchis les portes de l'aéroport, tu vas connaître un étrange phénomène, tu te transformes immédiatement en distributeur d'argent ambulant !
Pour notre groupe qui se dirige vers le bus prévu pour le transfert ( inclus également dans le forfait ), ça démarre très vite puisque le gars qui charge les valises dans le coffre demande 2€ / pers à chacun. Tout le monde donne mais je pose quand même la question au responsable et il me confirme que c'est juste un pourboire ! Ben tiens, 4€ pour chaque couple, c'est 30 L.E en gros, soit le prix d'un taxi. 😇 Mine de rien, ça lui fait 50 ou 60€ en 10mn, c'est pas mal non ?
Ah oui, je t'ai pas dit, il fait encore 30° à cette heure.
DIMANCHE 29 AOÛT 2010
8h30 : Réveil. L'hôtel El-Luxor ( ex Mercure ) n'est pas récent, c'est sûr, mais ça tient encore la route et c'est largement confortable. Le petit-déjeuner buffet est de bonne qualité.
Il est également bien situé proche du centre-ville. On est à 500 m du Temple de Louxor et le débarcadère pour le ferry public qui dessert la rive ouest est à 5mn à pied.

Hormis le Winter Palace, de l'autre côté du temple, l'immense majorité des autres hôtels est beaucoup + au Sud et isolé du centre. Ils ont leurs restaurants, etc ... dans les rues adjacentes mais le marché, le souk etc ... sont bien au centre-ville avec les vrais gens, on va dire.
De notre hôtel, on peut donc y aller à pied tranquillement alors qu'il faudra un taxi ou une calèche depuis les autres.
Alors, on inaugure aussi le quotidien du touriste individuel et tous les taxis et calèches de Louxor qui vont te harceler ou klaxonner toutes les 2mn. Ça prend assez vite la tête ! 😐
Il faut savoir que nous sommes en basse saison et qu'on ne se bouscule pas en ville. De plus, c'est le Ramadan et un certain de nombres de touristes évitent cette période où la vie est au ralenti.
Un taxi qui rôde prés du ferry nous propose ses services pour la rive Ouest. En fait, je ne sais pas trop ce qu'il faut compter. Certains sites francophones qui donnent des noms de chauffeur, t'annoncent la journée à 150-180 L.E ( 25€ ) et la 1/2 à 120 L.E. Parfois, ça tape même à 30€ ( 200 L.E ) c'est largement exagéré.
D'ailleurs, voici la liste des prix affichés par une agence dans notre hôtel avec un service de limousine climatisée.

On retrouve la journée "West Bank" ou Rive Ouest à 150 L.E, soit 20€. Donc pour en revenir à notre loustic, je lui demande un prix pour une matinée de 7h à 12h00. Il attaque à 120 L.E et on finit à 85 L.E sur une 1/2 journée. Ça peut te donner une idée même si on est en basse saison.
En rentrant à l'hôtel, nous testons aussi les boutiques du petit centre commercial Savoy Market à côté. Il y a un frigo dans la chambre donc on fait le plein de boissons car on va boire comme des trous pendant cette semaine. Compte entre 2 et 3 L.E la bouteille de 1,5 litre.
Comme je voulais m'assurer rapidement une journée sur Abydos et Dendéra , j'avais pris contact avec un de ces sites français. C'est une journée importante et il faut s'y prendre la veille pour s'enregistrer auprès des autorités. C'est le chauffeur qui s'en occupera. Le coup du "convoi militaire" c'est bien fini et on peut désormais circuler "librement" avec n'importe quel taxi du moment qu'il ait ce sésame. Prévoir donc une copie de vos passeports avant de venir, ça suffit.
11h00 : Nous avons donc RdV à l'hôtel. Le prix annoncé est de 600 L.E soit 80€ que je règle en €. Une fois sur place, je me suis rendu compte que c'est trop cher ... mais bon j'avais donné mon accord avant donc j'assume. 😕 RdV est donné pour demain matin à 6h00 et ce ne sera même pas lui, car il est déjà pris, mais son frère, lui aussi francophone.
13h00 : Nous retournons au Savoy Market car il y aurait 3 restaurants. Au 1er étage, 4 ou 5 magasins poussiéreux et le Amoun qui donne sur la place devant le Temple de Louxor. 1 table occupée c'est déjà ça ! On prend du Hommous et des falafels en entrée. Un ragoût et un kebab avec les boissons, ça nous fait 100 L.E. C'est juste moyen on va dire. La vue sur la rue est sympa car on voit tous les minibus et la circulation des motos, etc ...
14h45 : On se fait notre petite sieste jusqu'à 17h00.
A peine sortis, nous sommes assaillis par les taxis et les calèches. On a beau leur expliquer qu'on va à 500m de là, ils insistent lourdement. Le pire sont les calèches qui essayent toutes de te fourguer le "Bazar égyptien" vachement authentique et tout le fatras ! Les prix dégringolent à 5 L.E pour n'importe où .....
Il faut savoir que les autorités se sont mises en tête de recréer l'Allée des Sphinx de + de 2 kms qui reliait Louxor et Karnak. Cela entraîne des travaux « pharaoniques » 😎 et la destruction de tout ce qui bouge sur le tracé.

18h00 : TEMPLE DE LOUXOR :

Le ticket est à 50 L.E. C'est un des rares temples qu'on peut visiter de nuit sans se farcir le Son & Lumières avec supplément. Là, c'est le tarif habituel et on échappe à la chaleur tout en profitant des éclairages mettant mieux en valeur l'architecture et les reliefs des murs.
Les groupes visitent au pas de charge. On les voit faire l'AR en moins de 30mn. Ça flashe de partout ... Bien sûr, c'est toujours avec Môman devant le Sphinx, Môman devant l'obélisque, Môman devant ... n'importe quoi en fait. Le + important c'est qu'on puisse prouver qu'on est bien venu ici !

18h25 : Le soleil se couche. Tous les gardiens et employés sortent les bouteilles et la nourriture. Avec cette chaleur de + de 40°, je les plains franchement.
Ce qui est aussi flagrant, c'est que la majorité des européennes ont abandonné l'idée qu'on soit dans un pays musulman. Mini-short, débardeur décolleté à fine bretelle ... bref, la Côte d'Azur ni plus ni moins !

C'est pour qui les 4 Milk-shakes ?

A l'intérieur des temples, tu te dis que tu vas être tranquille, loin des calèches ... c'est sans compter sur les gardiens qui te suivent à la trace pour te montrer tel détail ou le meilleur point de vue pour une photo. Bien sûr, t'as le droit au fameux "Bakchich" dans la minute qui suit.
Alors 1 fois, 2 fois, 3, 4 ... et la 10ème fois quand tu es au fond du temple, on a tendance à envoyer bouler les mecs avant même qu'ils ouvrent la bouche ! Lors de mon 1er séjour, ils étaient seuls mais maintenant, il y a carrément 3 castes à se farcir. Les gardiens habillés en "djellaba" puis les militaires en treillis avec la mitraillette en bandoulière et enfin les policiers, souvent jeunes, en jean-basket et Tshirt avec le colt 45 au ceinturon ou le pistolet-mitrailleur. Tout ce beau monde te veut du bien et n'arrête pas de t'appeler pour venir ici ou là, et pour changer des euros récupérés dans la journée ...
Bref, tu dis non 50 fois au minimum.
T'aimes bien mon nouveau parfum ? 😛

Nous ressortons au bout de 2h00. Le site reste ouvert jusqu'à 22h00 l'été mais il ferme + tôt en hiver ainsi que pendant le Ramadan.
Les conducteurs de calèches nous ont pris la tête toute la journée avec ça, comme quoi le souk était fermé car nous étions pendant une fête catholique donc copte en Égypte. Toujours est-il que c'est bien la foire sur la place en face du Temple.

On est bien loin du Grand Huit et des trains fantômes. Le Top est constitué de balançoires hors d'âge ou de minuscules manèges qu'on fait tourner à la main. Les gens pique-niquent, les enfants courent en hurlant ... une fête quoi.

Juste en face, nous optons pour le Sindbad afin de dîner dans le petit jardin avec la vue sur le Temple de Louxor. L'addition = 65 L.E ( 8€ )
Là aussi, rien de transcendant mais c'est bien situé, rapide et le jardin assez agréable même si le mobilier n'est pas de 1ère jeunesse !
23h00 : Nous repassons par la fête, juste le temps de dire NON une dizaine de fois à des gamins qui ont déjà le réflexe "Touriste = Money" .
On rentre à pied en moins de 10mn à notre hôtel.
Ah ben oui quand même ! 299€ / Pers pour 7 nuits à l'hôtel Mercure avec le petit-déjeuner inclus et bien sûr l'AR en avion. Ça se refuse ?
Pour avoir déjà fait l'Egypte en croisière organisée, nous nous étions toujours dit qu'il faudrait passer 1 semaine à Louxor et visiter tous seuls à notre rythme pour bien en profiter et sans contraintes.
C'est seulement ensuite qu'on s'intéresse à la météo.
Ça se balade tranquillement entre 43 et 45° tous les jours sur ce mois d'Août ! Bref, on fera comme toujours dans ces cas là : Debout aux aurores et sieste pendant l'APM.
SAMEDI 28 AOÛT 2010 :
Nous récupérons nos billets au comptoir Transavia puis décollage 19h25. Arrivée à Louxor à 00h20.
A partir du moment où tu franchis les portes de l'aéroport, tu vas connaître un étrange phénomène, tu te transformes immédiatement en distributeur d'argent ambulant !
Pour notre groupe qui se dirige vers le bus prévu pour le transfert ( inclus également dans le forfait ), ça démarre très vite puisque le gars qui charge les valises dans le coffre demande 2€ / pers à chacun. Tout le monde donne mais je pose quand même la question au responsable et il me confirme que c'est juste un pourboire ! Ben tiens, 4€ pour chaque couple, c'est 30 L.E en gros, soit le prix d'un taxi. 😇 Mine de rien, ça lui fait 50 ou 60€ en 10mn, c'est pas mal non ?
Ah oui, je t'ai pas dit, il fait encore 30° à cette heure.
DIMANCHE 29 AOÛT 2010
8h30 : Réveil. L'hôtel El-Luxor ( ex Mercure ) n'est pas récent, c'est sûr, mais ça tient encore la route et c'est largement confortable. Le petit-déjeuner buffet est de bonne qualité.
Il est également bien situé proche du centre-ville. On est à 500 m du Temple de Louxor et le débarcadère pour le ferry public qui dessert la rive ouest est à 5mn à pied.

Hormis le Winter Palace, de l'autre côté du temple, l'immense majorité des autres hôtels est beaucoup + au Sud et isolé du centre. Ils ont leurs restaurants, etc ... dans les rues adjacentes mais le marché, le souk etc ... sont bien au centre-ville avec les vrais gens, on va dire.
De notre hôtel, on peut donc y aller à pied tranquillement alors qu'il faudra un taxi ou une calèche depuis les autres.
Alors, on inaugure aussi le quotidien du touriste individuel et tous les taxis et calèches de Louxor qui vont te harceler ou klaxonner toutes les 2mn. Ça prend assez vite la tête ! 😐
Il faut savoir que nous sommes en basse saison et qu'on ne se bouscule pas en ville. De plus, c'est le Ramadan et un certain de nombres de touristes évitent cette période où la vie est au ralenti.
Un taxi qui rôde prés du ferry nous propose ses services pour la rive Ouest. En fait, je ne sais pas trop ce qu'il faut compter. Certains sites francophones qui donnent des noms de chauffeur, t'annoncent la journée à 150-180 L.E ( 25€ ) et la 1/2 à 120 L.E. Parfois, ça tape même à 30€ ( 200 L.E ) c'est largement exagéré.
D'ailleurs, voici la liste des prix affichés par une agence dans notre hôtel avec un service de limousine climatisée.

On retrouve la journée "West Bank" ou Rive Ouest à 150 L.E, soit 20€. Donc pour en revenir à notre loustic, je lui demande un prix pour une matinée de 7h à 12h00. Il attaque à 120 L.E et on finit à 85 L.E sur une 1/2 journée. Ça peut te donner une idée même si on est en basse saison.
En rentrant à l'hôtel, nous testons aussi les boutiques du petit centre commercial Savoy Market à côté. Il y a un frigo dans la chambre donc on fait le plein de boissons car on va boire comme des trous pendant cette semaine. Compte entre 2 et 3 L.E la bouteille de 1,5 litre.
Comme je voulais m'assurer rapidement une journée sur Abydos et Dendéra , j'avais pris contact avec un de ces sites français. C'est une journée importante et il faut s'y prendre la veille pour s'enregistrer auprès des autorités. C'est le chauffeur qui s'en occupera. Le coup du "convoi militaire" c'est bien fini et on peut désormais circuler "librement" avec n'importe quel taxi du moment qu'il ait ce sésame. Prévoir donc une copie de vos passeports avant de venir, ça suffit.
11h00 : Nous avons donc RdV à l'hôtel. Le prix annoncé est de 600 L.E soit 80€ que je règle en €. Une fois sur place, je me suis rendu compte que c'est trop cher ... mais bon j'avais donné mon accord avant donc j'assume. 😕 RdV est donné pour demain matin à 6h00 et ce ne sera même pas lui, car il est déjà pris, mais son frère, lui aussi francophone.
13h00 : Nous retournons au Savoy Market car il y aurait 3 restaurants. Au 1er étage, 4 ou 5 magasins poussiéreux et le Amoun qui donne sur la place devant le Temple de Louxor. 1 table occupée c'est déjà ça ! On prend du Hommous et des falafels en entrée. Un ragoût et un kebab avec les boissons, ça nous fait 100 L.E. C'est juste moyen on va dire. La vue sur la rue est sympa car on voit tous les minibus et la circulation des motos, etc ...
14h45 : On se fait notre petite sieste jusqu'à 17h00.
A peine sortis, nous sommes assaillis par les taxis et les calèches. On a beau leur expliquer qu'on va à 500m de là, ils insistent lourdement. Le pire sont les calèches qui essayent toutes de te fourguer le "Bazar égyptien" vachement authentique et tout le fatras ! Les prix dégringolent à 5 L.E pour n'importe où .....
Il faut savoir que les autorités se sont mises en tête de recréer l'Allée des Sphinx de + de 2 kms qui reliait Louxor et Karnak. Cela entraîne des travaux « pharaoniques » 😎 et la destruction de tout ce qui bouge sur le tracé.

18h00 : TEMPLE DE LOUXOR :

Le ticket est à 50 L.E. C'est un des rares temples qu'on peut visiter de nuit sans se farcir le Son & Lumières avec supplément. Là, c'est le tarif habituel et on échappe à la chaleur tout en profitant des éclairages mettant mieux en valeur l'architecture et les reliefs des murs.
Les groupes visitent au pas de charge. On les voit faire l'AR en moins de 30mn. Ça flashe de partout ... Bien sûr, c'est toujours avec Môman devant le Sphinx, Môman devant l'obélisque, Môman devant ... n'importe quoi en fait. Le + important c'est qu'on puisse prouver qu'on est bien venu ici !

18h25 : Le soleil se couche. Tous les gardiens et employés sortent les bouteilles et la nourriture. Avec cette chaleur de + de 40°, je les plains franchement.
Ce qui est aussi flagrant, c'est que la majorité des européennes ont abandonné l'idée qu'on soit dans un pays musulman. Mini-short, débardeur décolleté à fine bretelle ... bref, la Côte d'Azur ni plus ni moins !

C'est pour qui les 4 Milk-shakes ?

A l'intérieur des temples, tu te dis que tu vas être tranquille, loin des calèches ... c'est sans compter sur les gardiens qui te suivent à la trace pour te montrer tel détail ou le meilleur point de vue pour une photo. Bien sûr, t'as le droit au fameux "Bakchich" dans la minute qui suit.
Alors 1 fois, 2 fois, 3, 4 ... et la 10ème fois quand tu es au fond du temple, on a tendance à envoyer bouler les mecs avant même qu'ils ouvrent la bouche ! Lors de mon 1er séjour, ils étaient seuls mais maintenant, il y a carrément 3 castes à se farcir. Les gardiens habillés en "djellaba" puis les militaires en treillis avec la mitraillette en bandoulière et enfin les policiers, souvent jeunes, en jean-basket et Tshirt avec le colt 45 au ceinturon ou le pistolet-mitrailleur. Tout ce beau monde te veut du bien et n'arrête pas de t'appeler pour venir ici ou là, et pour changer des euros récupérés dans la journée ...
Bref, tu dis non 50 fois au minimum.
T'aimes bien mon nouveau parfum ? 😛

Nous ressortons au bout de 2h00. Le site reste ouvert jusqu'à 22h00 l'été mais il ferme + tôt en hiver ainsi que pendant le Ramadan.
Les conducteurs de calèches nous ont pris la tête toute la journée avec ça, comme quoi le souk était fermé car nous étions pendant une fête catholique donc copte en Égypte. Toujours est-il que c'est bien la foire sur la place en face du Temple.

On est bien loin du Grand Huit et des trains fantômes. Le Top est constitué de balançoires hors d'âge ou de minuscules manèges qu'on fait tourner à la main. Les gens pique-niquent, les enfants courent en hurlant ... une fête quoi.

Juste en face, nous optons pour le Sindbad afin de dîner dans le petit jardin avec la vue sur le Temple de Louxor. L'addition = 65 L.E ( 8€ )
Là aussi, rien de transcendant mais c'est bien situé, rapide et le jardin assez agréable même si le mobilier n'est pas de 1ère jeunesse !
23h00 : Nous repassons par la fête, juste le temps de dire NON une dizaine de fois à des gamins qui ont déjà le réflexe "Touriste = Money" .
On rentre à pied en moins de 10mn à notre hôtel.
Bonjour à tous,
Franchement ce n'est pas simple de choisir ou passer ses vacances de Noel surtout entre Djerba et Hurghada.
Pour finir, mon choix se dirige vers l'egypte grace a son climat tres doux meme en hiver et son ensoleillement.
Donc, j'aimerais bien savoir si quelqu'un connait le club marmara a Hurghada.
Il est en all in si j'ai bien lu mais est ce vraiment un all in complet ou alors un all in avec des restrictions niveau boissons ect.
Est ce que l'hotel est grand, propre, comment est la piscine, la plage?
Est il loin de la ville?
J'attend avec impatience toutes vos reponses.
Merci
Franchement ce n'est pas simple de choisir ou passer ses vacances de Noel surtout entre Djerba et Hurghada.
Pour finir, mon choix se dirige vers l'egypte grace a son climat tres doux meme en hiver et son ensoleillement.
Donc, j'aimerais bien savoir si quelqu'un connait le club marmara a Hurghada.
Il est en all in si j'ai bien lu mais est ce vraiment un all in complet ou alors un all in avec des restrictions niveau boissons ect.
Est ce que l'hotel est grand, propre, comment est la piscine, la plage?
Est il loin de la ville?
J'attend avec impatience toutes vos reponses.
Merci
Salut
je devrais partir en Egypte en Novembre pour 8jours je ne suis jamais allée et j'ai des doutes en effet pour 8 jours je sais pas si c'est possible les visites à faire absolument ???? il parait que les militaires sont partout ? la tension est elle si grande ? bref beaucoup de questions que me conseillez vous ? Séjour prévu 3jours à Louxor et 5 à Hurgada .....merci a tous 😕
je devrais partir en Egypte en Novembre pour 8jours je ne suis jamais allée et j'ai des doutes en effet pour 8 jours je sais pas si c'est possible les visites à faire absolument ???? il parait que les militaires sont partout ? la tension est elle si grande ? bref beaucoup de questions que me conseillez vous ? Séjour prévu 3jours à Louxor et 5 à Hurgada .....merci a tous 😕
Salut tous le monde!!!!
Je vais effectuer la croisière Cléopâtre 5* du 21 au 28 mai et j'aurais aimé avoir des récits de voyage de personnes ayant fait cette croisière.J'ai tellement hâte et j'ai tellement envie que ça se passe bien que j'aimerais savoir en détail comment c'est passé cette croisière!
Par exemple quels hôtels vous ont accueilli, si votre guide était bien, si le voyage ne c'est pas trop fait dans la précipitation(car il est quand même très riche en visite), si le bateau était bien, si les visites vous ont plu, si vous étiez nombreux ou pas dans votre groupe etc...
Je veux tous savoir en fait!!!!😉
Je vous remercie d'avance pour vos réponses...🙂
Je vais effectuer la croisière Cléopâtre 5* du 21 au 28 mai et j'aurais aimé avoir des récits de voyage de personnes ayant fait cette croisière.J'ai tellement hâte et j'ai tellement envie que ça se passe bien que j'aimerais savoir en détail comment c'est passé cette croisière!
Par exemple quels hôtels vous ont accueilli, si votre guide était bien, si le voyage ne c'est pas trop fait dans la précipitation(car il est quand même très riche en visite), si le bateau était bien, si les visites vous ont plu, si vous étiez nombreux ou pas dans votre groupe etc...
Je veux tous savoir en fait!!!!😉
Je vous remercie d'avance pour vos réponses...🙂
Bonjour a tous,
Je projette de voyager en Egypte avec mon conjoint entre mi-octobre et fin novembre.
Notre budget etant serre nous souhaitons y partir 1 semaine.
Cela fait court au regard de tout ce qu'il est possible de visiter alors pourriez-vous avoir la gentillesse de m'aiguiller sur les visites/Lieux incontournables ?! On m'a dit que coupler croisiere sur le nil et 1 ou 2 jours au Caire etait pas mal...
Pour info j'aimerai passer par une agence de voyage.
Merci d'avance pour vos reponses et vos precieux conseils !
Aventureusement Amande
Je projette de voyager en Egypte avec mon conjoint entre mi-octobre et fin novembre.
Notre budget etant serre nous souhaitons y partir 1 semaine.
Cela fait court au regard de tout ce qu'il est possible de visiter alors pourriez-vous avoir la gentillesse de m'aiguiller sur les visites/Lieux incontournables ?! On m'a dit que coupler croisiere sur le nil et 1 ou 2 jours au Caire etait pas mal...
Pour info j'aimerai passer par une agence de voyage.
Merci d'avance pour vos reponses et vos precieux conseils !
Aventureusement Amande
Bonjour à tous.
Je prépare un voyage en Egypte pour février 2008.
Nous passerons sans doute 4 nuits dans le Wadi Hitan et le désert blanc, Agabat... et pensons aussi descendre le Nil en felouque d'Assouan à Edfou (3 nuits)
Pour le reste, j'hésite entre profiter un peu d'Assouan et de ses environs pour s'y balader un peu à pied ou en vélo OU ALORS aller jusqu'à Abou Simbel où j'envisage peut-être de passer 2 nuits.
On est plus paysages et rando, petits villages tranquilles que vieilles pierres.
On voyage avec nos enfants de 11, 12 et 14 ans.
On n'aime pas trop la foule (je n'ose pas dire qu'on déteste car vous allez me dire de ne pas aller en Egypte en février!)
Bref : y a-t-il moyen de s'occuper pendant 2 jours à Abou Simbel? (ça me fait l'oeuf d'aller si loin pour moins longtemps!) Est-il possible de se balader sur les rives du lac Nasser? Intérêt? Et à Assouan?
Merci pour votre aide! Marie
Bref : y a-t-il moyen de s'occuper pendant 2 jours à Abou Simbel? (ça me fait l'oeuf d'aller si loin pour moins longtemps!) Est-il possible de se balader sur les rives du lac Nasser? Intérêt? Et à Assouan?
Merci pour votre aide! Marie
Bonsoir à tous,
Nous partons dans 15 jours en Égypte avec nos 2 enfants de 6 et 9 ans.
Nous passerons 2 nuits à Gizeh puis 3 nuits chez un ami à Le Caire.
L'une des choses qui nous semblent sympas à faire à Gizeh avec des enfants est le spectacle sons et lumières aux pyramides de Gizeh, mais j'ai lu pas mal de commentaires négatifs qui insistent sur 2 points: le prix excessif ( 30€ par personne, soit 120€ pour nous 4 si c'est le même prix pour les enfants) et le côté désuet voire dépassé.
Une voyageuse suggère l'idée d'assister au spectacle depuis le Pizza Hut qui aurait une vue super sur le son et lumière: gratuit et pas mauvais selon elle. Quelqu'un a-t-il déjà assister au spectacle depuis ce pizza Hut ou depuis un restau sympa avec vue? Peut-on entendre ce qui est dit? Est-ce vraiment bien?
Et le spectacle en lui-même? vaut-il vraiment le prix demandé? On a un budget un peu serré, mais parfois il faut savoir se faire plaisir. Mais si c'est décevant à ce prix là... dur
Que peut-on faire d'autre de sympa à Gizeh ou à proximité avec des enfants ( à part la visite des pyramides, du sphinx, le lever et coucher de soleil déjà au programme)?
Merci d'avance, Pierre-Yves.
Nous partons dans 15 jours en Égypte avec nos 2 enfants de 6 et 9 ans.
Nous passerons 2 nuits à Gizeh puis 3 nuits chez un ami à Le Caire.
L'une des choses qui nous semblent sympas à faire à Gizeh avec des enfants est le spectacle sons et lumières aux pyramides de Gizeh, mais j'ai lu pas mal de commentaires négatifs qui insistent sur 2 points: le prix excessif ( 30€ par personne, soit 120€ pour nous 4 si c'est le même prix pour les enfants) et le côté désuet voire dépassé.
Une voyageuse suggère l'idée d'assister au spectacle depuis le Pizza Hut qui aurait une vue super sur le son et lumière: gratuit et pas mauvais selon elle. Quelqu'un a-t-il déjà assister au spectacle depuis ce pizza Hut ou depuis un restau sympa avec vue? Peut-on entendre ce qui est dit? Est-ce vraiment bien?
Et le spectacle en lui-même? vaut-il vraiment le prix demandé? On a un budget un peu serré, mais parfois il faut savoir se faire plaisir. Mais si c'est décevant à ce prix là... dur
Que peut-on faire d'autre de sympa à Gizeh ou à proximité avec des enfants ( à part la visite des pyramides, du sphinx, le lever et coucher de soleil déjà au programme)?
Merci d'avance, Pierre-Yves.
Bonjour,
Nous envisagions d’aller visiter l’ Egypte l’an prochain et une doc dans notre boite aux lettres ce matin a retenu notre attention.
Il s’agit d’un circuit proposé par un TO. Nous serions 3 adultes plus notre petite fille qui aura 14 ans, elle s’intéresse à tout et marche bien.
Nous avions organisé nous mêmes un super parcours de 5 semaines aux USA il y a 4 ans grâce au forum mais là c’est très différent, je pense que pour tout ce parcours le TO est préférable.
Je vous soumets le parcours pour avoir l’avis des habitués de l’Egypte.
J 1 Arrivée au Caire
J 2 Le Caire puis train pour Louxor
J 3 Louxor puis bateau pour Esna
J 4 Esna- Edfou- Kim Ombo
J 5 Kom Ombo – Assouan
J 6 Assouan –visite en option d’Abou Simbel –bien sur !) la felouque…
J 7 Assouan – Edfou – Esna
J 8 Esna – Louxor
J 9 Louxor
J 10 Louxor – Hurghada par la route en autocar
J 11 et 12 – Hurghada
J 13 Hurghada – Le Caire, il est précisé que ce parcours peut se faire sous escorte militaire !!!! est-ce vraiment dangereux ??
J 14 Alexandrie
J 15 Le Caire – les pyramides
J 16 Retour
Bien entendu il y a parcours les visites des temples, etc et option pour les spectacles sons et Lumières à Philaë, au temple de Karnak et aux pyramides. Si nous n’en choisissons qu’un lequel faudrait-il privilégier ?
Je n’ai pas encore fait beaucoup de recherches car cette idée est toute récente. Pensez-vous que ce n’est pas un parcours « à la japonaise » mais qu’il est bien pensé pour 16 jours ? Nous n’irons naturellement pas en été mais vacances scolaires février ou Pâques.
Merci de votre intérêt à mon projet, j’accepte avec plaisir toutes les remarques et/ou suggestions.
Nous envisagions d’aller visiter l’ Egypte l’an prochain et une doc dans notre boite aux lettres ce matin a retenu notre attention.
Il s’agit d’un circuit proposé par un TO. Nous serions 3 adultes plus notre petite fille qui aura 14 ans, elle s’intéresse à tout et marche bien.
Nous avions organisé nous mêmes un super parcours de 5 semaines aux USA il y a 4 ans grâce au forum mais là c’est très différent, je pense que pour tout ce parcours le TO est préférable.
Je vous soumets le parcours pour avoir l’avis des habitués de l’Egypte.
J 1 Arrivée au Caire
J 2 Le Caire puis train pour Louxor
J 3 Louxor puis bateau pour Esna
J 4 Esna- Edfou- Kim Ombo
J 5 Kom Ombo – Assouan
J 6 Assouan –visite en option d’Abou Simbel –bien sur !) la felouque…
J 7 Assouan – Edfou – Esna
J 8 Esna – Louxor
J 9 Louxor
J 10 Louxor – Hurghada par la route en autocar
J 11 et 12 – Hurghada
J 13 Hurghada – Le Caire, il est précisé que ce parcours peut se faire sous escorte militaire !!!! est-ce vraiment dangereux ??
J 14 Alexandrie
J 15 Le Caire – les pyramides
J 16 Retour
Bien entendu il y a parcours les visites des temples, etc et option pour les spectacles sons et Lumières à Philaë, au temple de Karnak et aux pyramides. Si nous n’en choisissons qu’un lequel faudrait-il privilégier ?
Je n’ai pas encore fait beaucoup de recherches car cette idée est toute récente. Pensez-vous que ce n’est pas un parcours « à la japonaise » mais qu’il est bien pensé pour 16 jours ? Nous n’irons naturellement pas en été mais vacances scolaires février ou Pâques.
Merci de votre intérêt à mon projet, j’accepte avec plaisir toutes les remarques et/ou suggestions.
AU PAYS DES PHARAONS
Les pyramides, Abou Simbel, Ramses II, Hatchepsout…autant de noms qui faisaient rêver les égyptologues en herbe de la famille. Nous y pensions depuis longtemps mais nous ne savions comment l’organiser. Il y a beaucoup à voir en Egypte et nous ne disposions que de 12 jours, il nous a donc fallu faire des choix. Nous avons donc privilégié pour ce premier voyage l’Egypte pharaonique . Puis s’est ajouté un autre problème : découvrir le Nil mais sans bateau de croisière. Cela fut rapidement solutionné et je remercie ici tout particulièrement Gérard (louxoregypte.be)qui nous a aiguillé vers Sara des « Gréement du Nil ». Dernier problème : faire face aux harcèlements car beaucoup nous ont déconseillé l’Egypte à cause de cela. On s’est préparé mentalement à y faire face avec philosophie . Cela ne fut pas toujours facile, nos nerfs ont parfois lâchés . Mais ne vous arrêtez pas à cela car loin de ces commerçants, se cache un peuple souriant, accueillant et chaleureux.
PROGRAMME :
26 octobre : Lyon / Frankfurt / Le Caire Visite du musée égyptien 27 octobre : Journée découverte des pyramides Dashour / Saqqarah / Guiseh 28 octobre : Le Caire / Assouan 29 octobre : Musée nubien : Transfert en van vers Abou Simbel : Sons et lumières 30 octobre : Visite d’Abou Simbel au lever du soleil : retour sur Assouan : Visite de Philae : Embarquement sur la felouque 31 octobre : journée felouque : Visite de Daraw ( sans les chameaux) : Visite de Kom Ombo : Baignade et ballade sur les bords du Nil au milieu des palmeraies 1er novembre : Marche dans le désert au lever du soleil : Visite du Spéos d’Horemheb et des carrières de Silsilla : Baignade et navigation 2 novembre : Visite d’Edfou : Transfert en convoi à Louxor : Après-midi détente à la piscine : Ballade musclée dans les souks 3 novembre : Visite de la vallée des rois : Thoutmosis III : Ramsés VI : Taourset : Visite du temple d’Hatchepsout : Visite de Medineh Abu ( Ramsés III) : Après-midi détente 4 novembre : Visite de la vallée des nobles : Visite du Ramesseum : Visite de Deir el medina : village des artisans : Après-midi détente 5 novembre : Visite de Karnak : Après-midi détente : Ballade dans Louxor 6 novembre : Louxor- Le Caire-Frankfurt-Lyon
Certains s’indigneront peut-être que nous n’ayons pas visité la vallée des reines, le temple de Louxor, le musée de Louxor …mais nous avons préféré en faire moins mais mieux et au gré de nos envies . Nous avons apprécié d’alterner découvertes culturelles, vie du peuple égyptien, navigation sur le Nil, et aux heures les plus chaudes les bienfaits de la piscine du New Winter.
BUDGET : 5 personnes : 6000 e
Avion - international : Lufthansa 2300 e pour 5 ( pris en avril avec e-dreams)
- domestique : Egyptair ( leur défaut : la ponctualité) Le Caire / Assouan 140 e pour 5 Louxor / Le Caire 116 e pour 5
Repas - Le Caire : à l’hôtel Osiris ( cf hébergement) - Assouan : Le Panorama ( sur la corniche) Très bon accueil. Repas correct mais léger pour des gros mangeurs. Prix moyen du plat : 15 le
- Louxor : - Maxime : Coup de cœur !

Entre l’hôtel Isis et le Sheraton
Tel 23 86 315
Prix moyen : entre 15 et 30 Le
Délicieux . Hygiène irréprochable. Accueil extrêmement chaleureux
- Lotus Garden : ( centre proche souk touristique ) Nourriture insipide.😕
Hébergement
- Le Caire : Hôtel Osiris : 60e www.osiris.fr.fm 49 rue Nobar ( Bab el louq) Immeuble city mall Tél : + 794 57 28 Tenu par un couple franco-égyptien. Accueil chaleureux. Chambre impeccable : familiale 6 personnes pour 60 e avec petit déjeuner copieux. Possibilité de prendre les repas du soir en réservant : 40 Le ; bonne cuisine égyptienne et bien servi .
- Assouan : Hôtel Basma : 110 e la chambre Situé en face du musée de la Nubie Propre et chambres confortables mais accueil quelconque. Petit déjeuner compris . Ne vaut pas son prix. Les prix négociés par mail ne correspondront pas au prix sur place.
- Louxor : New Winter Palace ( 55 e la chambre ) Un havre de paix en plein Louxor. Situé sur la corniche, à quelques mètres du temple de Louxor. Jardin luxuriant et magnifique piscine. Chambre spacieuse et confortable Petit déjeuner sous forme de buffet compris.
- Abou Simbel: Maison d’hôtes l’Eskaleh chez Fickry (30e par personne en pension complète) Coup de cœur !

Magnifique maison d’hôte dans la plus pure tradition nubienne au bord du lac Nasser .
Délicieux repas avec les produits du coin dont la célèbre perche du Nil et légumes bio du jardin : un régal . Accueil chaleureux.
Entrées sur les sites
Budget énorme !!!!! En euros ; j’indique le prix pour nous 5 Je vous donne le tarif adulte puis le tarif enfant. Tarif enfant jusqu’à 12 ans mais partout les guides nous ont pris les tarifs enfants pour les 3 ados . Pensez à emmener les cartes étudiant.
Musée égyptien : 50 le / 25 soit 34 e Salle des momies : 100/50 soit 43 e Kom Ombo : 25/15 soit 11, 8 e Deir el bari : 25/15 soit 11, 8 e Abou Simbel : sons et lumières : 70 soit 43 e site : 70/35 soit 30 e Edfou : 40/20 soit 17, 5 e Philae : 40/20 soit 17, 5 e Musée nubien : 40/20 soit 17, 5 e Temple Horemheb : 20/10 soit 8, 7 e Ramesseum : 25/15 soit 11, 8 e Vallée des rois : 70/35 soit 30, 5 e Medineh Abu : 25/15 soit 11, 8 e Guiseh : 50/50 soit 31 e Saqqarah : 50/50 soit 31e Dashour : 25/25 soit 15, 6 e Karnak : 50/25 soit 21, 8 e
TOTAL : 387 e
Felouque Nous en avons confié l’organisation à Sara Organisation irréprochable, personnel très sympa. www.felouques-nil.com newsunriselouxor@hotmail.com
Tarif : 3nuits/4 jours : 245 euros par adulte et 155 par enfant : COMPRIS dans le tarif - Van avec chauffeur jusqu’à la felouque - Guide égyptologue francophone sur chaque site - Felouque privée en pension complète et boissons à volonté - Bateau cuisine faisant office du cuisine et salle à manger pour repas à table - Cuisinier professionnel - Accompagnateur anglophone - Van privé entre Edfou et Louxor NON COMPRIS : - les entrées aux sites - Le pourboire au personnel d’équipage environ 15e par personne mais libre et selon appréciation
Excursion à Abou Simbel Egalement organisée par Sara Tarif : 225e pour 5 Compris : - Van privé entre Assouan et Abou Simbel avec chauffeur et à disposition sur le site - Visite du temple de Philae avec guide égyptologue francophone - Bateau vers Philae Non compris : - Les entrées aux sites - La nuit sur Abou Simbel
Visa 15e par personne à l’aéroport ; photo non nécessaire
Change 1e = 7, 8 Le Aucun problème pour trouver des distributeurs
Guides - Guide du routard pour dégrossir - Lonely planet pour les bonnes adresses - Guide bleu indispensable, complet et précis pour les visites et l’histoire
Sécurité - Aucun sentiment d’insécurité nulle part - Présence militaire mais pour nous absolument pas gênante - Harcèlement incessant sur les principaux sites touristiques mais les particuliers sont un peu moins visés que les groupes . Pas d’agressivité .S’arrête quand on montre de la fermeté.
Souvenirs Les balades dans les souks sont rapidement devenues pour nous un enfer tant la pression est grande . Impossible de poser les yeux sur quoi que ce soit !Quel dommage car nous avions tant apprécié les souks marocains. Nous avons donc opté pour les magasins( qui d’ailleurs affichent : ici pas de harcèlement) où il règne une atmosphère calme et paisible.
- Fair trade center 🙂🙂🙂 Rue du temple, derrière le temple de Louxor, à côté de l’hôtel Horus. Boutique de commerce équitable, gérée par des femmes vivant à Louxor ; elles se proposent de vendre leurs produits d’artisanat tout en offrant un prix honnête et des produits de bonne qualité pour supporter l’artisanat égyptien . On y trouve un peu de tout . - House of Osiris Karnak street après l’hôtel Hours, tout prés du fair trade center. On y trouve toutes les babioles habituelles des souks mais à prix affichés. - Librairie Gaddis Au pied du new Winter . Beaucoup de livres en français et anglais. Grand choix de cartes postales (2Le) .Bon accueil et prix affichés.
Les bonnes adresses - Guide francophone : Ahmed Rabie Couvre Louxor, le Caire mais aussi les sites du sud . Très sympa. Coordonnées : arabie78@yahoo.com tel + 20105305915
- Taxi à Louxor : Sayed el ashy🙂🙂🙂 Tel + 2 010 75 76 593 Course dans Louxor 10 Le Karnak aller-retour 30 Le Aéroport- centre Louxor 40 Le
CARNET DE VOYAGE
Vendredi 26 octobre Lyon- Frankfurt- Le Caire . Nous sommes satisfaits de cette première fois avec Lufthansa qui est ponctuelle mais qui ne craint pas de rivaliser avec ses copines pour les repas. Arrivée au Caire vers 13h ; une navette nous attend pour nous emmener vers l’hôtel Osiris. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, le chauffeur s’occupe des visas, on fait du change …Course effrénée vers l’hôtel au milieu d’une circulation complètement anarchique et ponctuée 24 heures sur 24 par les klaxons ( je suis sure que les klaxons sont fichus avant le moteur en Egypte😉) . Les chauffeurs à Bangkok passent pour des enfants de cœur à côté des cairotes. L’hôtel sr trouve au douzième étage . On se demande où on va arriver, Thomas en est malade de monter dans un ascenseur aussi miteux, on entrouve la porte et ouf ! un magnifique salon……
L’accueil de Josiane, Nabil et Nadine est chaleureux. Nous avons réservé ici pour deux nuits la chambre familiale ( 6 personnes), vaste, avec SDB, confortable pour 60e avec petit déjeuner copieux compris. Nous y prendrons aussi nos repas du soir afin d’habituer nos estomacs d’européens🏴☠️ en douceur aux délices égyptiens. Pour 40 Le : potage, 5 à 6 petites entrées( betteraves, aubergines..chacun y trouve son compte) un plat chaud ( viande, légumes, féculent ) et dessert. Repas pris sur la terrasse surplombant Le Caire.
Nous jetons nos sacs dans la chambre et direction le musée égyptien ( à 10 mn à pied) .Nous ne souhaitons pas visite réglée comme du papier musique . Pas d’attente à l’entrée mais le nombre de cars stationnés devant nous laisse présager le pire : c’est vraiment une destination très touristique.
Nous avons deux impératifs : la salle des momies et le trésor de Toutankhamon. Nous choisissons de commencer par la salle des momies. Il y règne un silence de cathédrale et un recueillement absolu. Nous nous recueillons devant ces célèbres pharaons : Thoutmosis II, III, Hatchepsout, Séthi Ier…l’émotion atteint son comble pour Romain et moi devant Ramsés II. Classique direz-vous mais après avoir vibré au rythme de C. Jacq, G. Rachet …cet homme d’Etat prend toute son importance et nous versons des larmes d’émotion en revivant la construction d’Abou Simbel, la bataille de Kadesh…
Nous nous dirigeons ensuite vers le trésor de Toutankhamon, captivant ! Puis nous décidons de nous laisser porter de salle en salle ( certains diront dommage ) et d’admirer ce qui attire notre regard. Alors bien sûr, nous n’avons pas tout vu ( mais on reviendra, il faut bien une excuse) mais cela a évité à nos débutants en Egyptologie ( mon mari, Lucie et Thomas) de trainer les pieds comme certains dans les groupes, l’œil hagard, le regard blasé et la tête farcie de trop de détails. Nous quittons le musée vers 17h45.
Retour à la chambre, la fatigue se fait sentir. Nous savourons notre repas et gros dodo. Demain, nous avons prévu une journée aux pyramides et nous en avons confié l’organisation à Josiane et Nabil.
Samedi 27 octobre Lever 6h45 et départ vers 7h30 avec un solide petit-déjeuner dans l’estomac (pain, galette, omelette, yaourt, Kiri, fromage, confiture, jus d’orange, thé). Pour nous faciliter la tâche n nous avons choisi de laisser l’organisation de cette journée à l’hôtel Osiris. Certains m’ont dit que c’était cher et bien je leur répondrai : tant pis ( 30e/ personne : guide francophone, chauffeur, mini-van, entrées soit environ 80e et repas du midi ). Nous avons passé une merveilleuse journée sans aucun autre souci que de nous laisser porter par l’histoire !. Nous faisons connaissance d’Akram, notre guide ; nous vous le recommandons pour sa gentillesse, ses compétences, ses connaissances, pour l’amour qu’il porte à son métier et sa capacité à tout rendre ludique. Après les révisions de base dans la voiture sur les dynasties…, nous commençons par Dashour ouvert depuis seulement dix ans au public. Nous découvrons la pyramide romboïdale et la pyramide rouge. On découvre aussi pourquoi furent édifiés ces monuments. Akram nous demande si nous souhaitons aujourd’hui descendre dans une pyramide, si oui, il nous conseille celle-ci non pas pour sa beauté mais parce qu’ici il n’y a pas foule. On accepte ; Thomas, claustrophobe, prend sur lui, descend dans les entrailles du monument et en ressort aussi vite😕. Pour nous, nos 40 ans 🙁et la position inconfortable pour y descendre, nous permettront de savourer chaque marche ! Direction ensuite Saqqarah et la pyramide à degré conçue par Imhotep. Moment d’émotion au milieu de la place des jubilés que tant de légendaires pharaons ont foulée. On assemble la visite de la musée du Caire avec celle d’aujourd’hui devant la statue Djoser. Visite du mastaba de Mérérouka avec ses scènes de vie digne d’un vrai album photo de l’époque : la pêche, les danses, les offrandes, les animaux…Akram raconte, la beauté des scènes agit, la magie opère et on se trouve transporté des milliers d’années en arrière… Avant le déjeuner, arrêt de quelques minutes dans une fabrique de tapis (eh oui c’est de bonne guerre) Notre scénario familial est bien rodé, on écoute les explications, on refuse de prendre des photos de ces pauvres gamines, et nous écourtons la vente : pas de tapis à la maison :ceux-ci ne résisteraient pas à nos 5 chats et nos 2 chiens. Le vendeur est à cours d’argument (ah ! on te l’avait pas encore faite celle –là ?😉) .Dix minutes après retour à l’air libre . Déjeuner tout à fait correct dans un immense restaurant : buffet de légumes crus ( qu’on évite pour ne pas jouer le remake de la salmonellose du Maroc), légumes cuits, brasero poulet-kebab sur la table, dessert. Le repas est convivial et Akram nous parle de son amour pour la France. Vient ensuite Guiseh ! Nouvelle séquence d’émotion ; on les avait tant vu représentées partout . Nous nous sentons infiniment petit devant Kheops, Kephren et même devant Mykérinos. On savoure chaque minute y compris celle de la lumière du soleil couchant sur le sphinx. Avant le retour à l’hôtel, Akram propose un arrêt dans une parfumerie. Lucie et Romain ( qui a déjà sa petite idée ) accepte volontiers, nous, nous suivons mais dans le fond ce sera assez marrant et ludique. On s’y sera beaucoup amusé à essayer de découvrir les différentes essences. Romain hésite entre l’achat pour sa petite amie de son parfum habituel ou celui appelé « viagra égyptien « aux vertus aphrodisiaques 😉. Akram nous dépose à l’hôtel . Nous le remercions vivement pour cette mine d’infos précieuse et son sourire ! Savoureux repas et nous plongeons dans les bras de Morphée, l’esprit encore plein de ces belles images…
Dimanche 28 octobre
Nous partons aujourd’hui pour Assouan. Nous avons réservé nos vols sur Egyptair . A nouveau course effrénée vers l’aéroport . Nous avions pourtant le temps car Egyptair ne faillit pas à sa réputation : nous constatons que notre vol est annulé 😕; nous devrons prendre celui de 14h15 (au lieu de 12h15) mais qui ne partira finalement qu’à 15h30. Voilà comment plomber une journée de voyage…. ! Nous arrivons à 17h à Assouan ; la chaleur y est nettement plus écrasante. Nous gagnons l’hôtel Basma en taxi . Grande chambre, avec vue sur la piscine, hôtel plutôt luxe mais blindé de japonais . D’entrée, on ne s’y sent pas à l’aise .On le sera encore moins quand on s’apercevra que le montant à régler n’est pas celui négocié sur le net . Nous sommes pris à la gorge car nous ne pouvons contacter le chauffeur qui doit nous prendre demain pour Abou Simbel . Bref, vous l’aurez compris, on n’en fait pas de la pub !
Les enfants, qui ont été coincés dans l’aéroport toute la journée, sont affamés . Nous laissons donc tomber la visite prévue au musée de la Nubie pour se diriger vers le centre. Sur la corniche, nous passons devant le Old Cataract et nous nous attendons à chaque instant à en voir sortir Hercule Poirot.😛
Nous prendrons notre repas au Panorama . Un petit bonhomme, très accueillant, sera très content de faire découvrir son maniement de la langue française et ses expressions « ça roule ma poule » « ça fart » « ça gaze »…
Nous finissons la journée par une ballade dans les souks (moins éprouvant que ceux de Louxor ) .On y retrouve les « moins cher que chez Leclerc ; un marchand d’épices nous dira même « moins cher qu’à la Fnac «😏 ce qui nous fera bien rire. Premières négociations et les sacs à dos vont s’alourdir demain…
Lundi 29 octobre
Après un solide petit-déjeuner (encore heureux pour le prix ; et j’ai dit solide, je n’ai pas dit bon ! allez… j’arrête de râler
) nous avons une heure devant nous pour visiter le musée nubien qui ouvre à 9 h. C’est court mais c’est mieux que rien. En quelques salles ( nous n’aurons pas le temps de faire l’extérieur) nous découvrons l’histoire de la Nubie de la préhistoire à nos jours avec quelques reconstitutions de scènes de vie.
10h15, le van vient nous chercher pour nous emmener en convoi à Abou Simbel. S’ensuivent 2h30 de route dans le désert où les véhicules roulent à tombeau ouvert, Inchalah, autant croire à sa bonne étoile…….
13h : nous sommes accueillis par un grand monsieur, Fickry, à la maison d’hôte nubienne. On s’y sent de suite chez soi.🙂🙂 Jolie maison nubienne typique, dans la plus pure tradition, superbe décoration, jardin luxuriant et terrasse avec vue sublime sur le lac Nasser. Nous établissons le programme avec le chauffeur et nous prenons notre premier repas : une savoureuse perche du Nil bien sûr ! Cet après-midi, nous avons choisi de flâner sur la terrasse et d’aller à Abou Simbel pour le son et lumières. Nous ne le visiterons que demain au lever du soleil. On consacre donc l’après-midi à une ballade dans les environs, à quelques jeux de cartes, et à la lecture, entre autre, d’Harry Potter et les reliques de la mort ( arraché de justesse avant le départ).
18h30, nous arrivons sur le site pour le spectacle de 19h. Nous sommes époustouflés par les lieux et ses colosses . Nous resterons sans mot . Le spectacle est donné en japonais ( décidément ils nous poursuivent !!!), nous avons donc le droit au casque dont un défectueux. On se laisse alors porter par l’histoire d’Abou Simbel, son sauvetage, son histoire et celle de Ramsés II et Néfertari. Nous sommes conquis.
Nous regagnons la maison d’hôte où nous attend une fois de plus un délicieux repas que nous prenons avec Joëlle et Michel, des bordelais que nous inviterons à partager demain notre van afin qu’ils puissent visiter Abou Simbel au lever du soleil. Soirée fort agréable !
Mardi 30 novembre
Lever à 5h et départ 5h30 pour assister au lever du soleil sur Abou Simbel . Le réveil est difficile mais nous serons largement récompensé de notre effort car les teintes sur le temple sont magnifiques . A nouveau la magie opère…..Nous sommes quasiment seuls sur le site, et les quelques japonais présents partiront dés le soleil lever ; nous avons alors les temples pour nous, rien qu’à nous ….fantastique ! Je ne chercherai pas le meilleur qualificatif pour désigner Abou Simbel car je ne le trouverai pas mais les fresques sont si belles qu’on ne se sent plus spectateur mais acteur . Nous quittons à regret ces lieux envoutants et nous constatons déjà que la lumière a beaucoup changée, que c’est moins beau quand les rayons de Râ écrasent la pierre. Alors voyageurs faîtes l’effort, allez-y tôt !😉 Après le petit déjeuner, nous faisons nos adieux à Fickry . On a l’impression de quitter un ami. Fickry, c’est l’histoire de la Nubie. Né dans un village nubien sur la rive opposée à Abu Simbel, il a joué sur les berges du Nil, avec comme toile de fondn le temple. Puis sont venus le barrage, l’inondation de la vallée, le bienheureux sauvetage du Temple mais aussi le désarroi des familles des 44 villages nubiens qui ont vu leur village englouti par les eaux. Il déplore qu’à l’époque, personne ne se soit ému de leur sort. Il a donc décidé de construire sa maison à l’identique, dans la plus pure tradition nubienne et faire découvrir sa culture aux touristes pour que survive l’histoire nubienne. Il a beaucoup de projets comme la création dans son jardin d’ateliers d’artisanat nubien . Les recettes de la maison d’hôte y contribue ainsi que production d’un CD . Bref un bel avenir ! Départ avec le convoi à 9h30 et arrivée à Assouan à 12h45 où nous sommes transférés par bateau sur l’île de Philae ( un autre temple sauvé des eaux). Soumaya, notre guide francophone au caractère bien trempée, nous attend. En 1902, ce temple avait les pieds dans l’eau ; il fut déplacé sur une île toute proche : Agilka. Huit années plus tard, le temple est de nouveau resplendissant. Ici, on honore Isis .Le grand temple raconte l’histoire d’Isis et Osiris et de leur fils Horus. Au IV e après JC, le temple est fermé et transformé en église copte ; de nombreuses fresques sont alors martelées. On y trouve de nombreuses marques de l’Histoire : style gréco-romain, l’effondrement d’un pan de mur dû aux canons napoléoniens…L’atmosphère y est paisible. Nous quittons Soumaya pour rejoindre les felouques qui nous attendent pour un périple de 3 nuits/ 4 jours. Vingt kilomètres après Assouan, notre équipage nos accueille : deux capitaines ( un pour la felouque et un pour le bateau cuisine), un mousse, un cuisinier et un guide anglophone . Le bateau est tapissé par une étendue de matelas, ce qui est de bon augure !!!!!

Nous prenons notre premier repas (délicieux comme tous ceux qui suivront) puis nous voguerons un partie de l’après –midi jusqu’à ce que notre mât ne casse. Heureusement, d’autres capitaines viendront nous porter main forte.
Les rives du Nil sont animées : pêcheurs, cultivateurs, animaux…ici, nous découvrons une autre Egypte… celle des habitants souriants et chaleureux, bref une toute autre atmosphère que celle des bazars touristiques.
Premier coucher de soleil, premières senteurs.., nous sommes émerveillés et même si de nombreux bateaux plus luxueux les uns que les autres croisent notre route, nous ne regrettons pas notre choix .
Quand nous accosterons plus tard sur les berges pour y passer la nuit, nous comprendrons vite que nous sommes vraiment tributaires de notre confort aseptisé d’européens gâtés et qu’il est parfois bon d’y mettre un grand coup de pied 😕🏴☠️! Il va bien nous falloir toute cette première soirée pour s’organiser : toilette de fortune sur la rive, une bassine d’eau( du Nil, gloups ! moment de solitude) et un gobelet faisant office de douche et tout cela à la lueur d’une minuscule lampe torche glissé au dernier moment dans le sac ( donc voyageurs avertis amenez vos lampes frontales) …bon de toute façon, on a dit qu’on ne regrettait pas notre choix. Je vous laisse imaginer l’ambiance : « t’as amené le papier ? non « retour à la felouque😕 ; « t’as le sac plastique ? non « ; retour à la felouque😕« c’est qui qui peut m’éclairer pendant que je fais pipi ? » etc et voilà comment marcher des kilomètres sur quelques mètres carrés…🏴☠️🤪Puis c’est la séance déshabillage, je vous passe les détails …On commence à tous avoir les nerfs qui lâchent surtout moi🤪 ( ben oui on ne se refait pas) quand je comprends que la felouque n’est pas fermée hermétiquement et que je risque d’avoir froid. On a amené en plus des sacs de couchage nos sacs à viande en polaire ( et moi oserai-je dire un en soie en plus, on ne s’arrange pas à 40 ans) ; ceux –ci furent bénéfiques. On se couche en rang d’oignons ( bien sûr amoureux transis, choisissez une autre embarcation car ici adieu les nuits d’amour ) et on finit par s’endormir comme des bébés…..chut !
Mercredi 31 novembre
Lever à 6h30 . La nuit fut bonne mais bruyante : aboiements des chiens sauvages, les hordes de bateaux de croisière dés 5h, les chants du Muezzin…mais cela fait partie du folklore .Chacun leur tour, les enfants se risquent à LA question : « tu n’as pas eu froid, maman ? « De la réponse dépend l’ambiance de la journée car une nuit à avoir froid me met d’une humeur de chien … « Non « Je crois même entendre dans le lointain « ouf, on est sauvé !
« . On s’organise pour la toilette . C’est déjà beaucoup mieux qu’hier soir ( remarquez à la lumière du jour, cela change les données !). En une demi-heure, tout le monde est prés. On prend le petit-déjeuner et on s’enhardit en mangeant les fruits rincés avec l’eau du Nil …tant pis si la tourista nous guette, on n’a plus le choix !
On se laisse voguer jusqu’à Daraw où a lieu le célèbre marché aux chameaux les samedis et dimanches. On verra quelques chameaux ( les invendus du week end) mais ce sera surtout l’occasion de nous immerger dans le marché du jour où miraculeusement personne ne nous harcélera. Fruits, légumes, épices.., on laisse aller nos sens quel régal !
Retour à la felouque . Nous constatons que Mohamed a fait les provisions.
Prochain arrêt : Kom Ombo . Abdullah nous y attend pour la visite du temple dédié ici à Sobek ( le dieu crocodile ) et Horus. On révise les bases et on en découvre chaque fois un peu plus : calendrier des offrandes, représentation des instruments médicaux ( mes seringues ont l’air de meilleure qualité et dire que j’ai des patients qui s’en plaignent)…
Après le déjeuner, nous accosterons pour un moment de détente sur les berges. L’équipage nous propose de nous baigner, gloups ! On nous assure que l’eau est propre, il n’y a pas de roseaux, le soleil tape, tant pis, on se laisse tenter . L’eau est froide mais quel plaisir ! On se sèche et on constate, consternés, que l’équipage se lave dans le Nil, regloups !
On repart et s’ensuivent deux heures à être vautrés sur les matelas : sieste, lecture, musique observation de la vie du Nil……le grand calme !
Prochain arrêt : une ballade dans les champs. Derrière cette rangée de palmiers de et de culture qu’on aperçoit du fleuve, se cachent les champs de canne à sucre, les bananeraies, les villages, les habitations modestes et une population adorable qui, pour le peu qu’on lui adresse le premier salam, nous récompense d’un large sourire. C’est promis, on ne dira plus, la prochaine fois dans le souk : « qu’ils sont pénibles ces égyptiens « mais « qu’ils sont pénibles ces commerçants égyptiens « et là sera toute la philosophie de notre voyage… Un jeune nous coupe de la canne à sucre, Eddy, déjà empreint de mauvaises habitudes met la main dans la poche, Mohamed l’arrête : ici, pas de bakchish, cette fois, c’est vraiment pour le plaisir et effectivement, il n’attendait rien d’autre qu’un soukram.
De retour au bateau, le capitaine nous annonce que le mât vient à nouveau de casser. Le bateau –cuisine nous tractera jusqu’à l’endroit où nous devons passer la nuit et où de l’aide lui sera apportée pour réparer. C’est beaucoup plus bruyant mais nous savourons notre joie d’être en Egypte. Le soleil se couche.
Nous accostons pour la nuit devant le spéos d’Horemheb . Ne sommes-nous pas privilégiés ? Quatre autres embarcations partagent notre plaisir et les capitaines s’entraident pour réparer. On s’installent à proximité d’un projecteur et nous continuons notre lecture . Qui m’aurait dit qu’un jour, je me délecterai des dernières pages d’Harry Potter assise à côté du temple de ce légendaire général . Choc du temps et des cultures !
Jeudi 1er novembre
Le réveil est fixé à 5h15 afin de pouvoir profiter de l’aube pour une marche dans le désert. Quand le bip retentit c’est dur, très dur. On s’éclipse discrètement après un morceau de cake et une tasse de thé. Le soleil apparaît, les rochers changent de couleur, c’est beau
! On s’engouffrent dans le Wadi des carrières de Silsilla ( d’où provenait la plupart des pierres des temples pharaoniques ) . Ultime effort, on escale une dernière colline pour dominer d’un côté le Nil et de l’autre le désert. Nous revenons en traversant un petit village où la modernité et l’hygiène ne sont pas encore leur principale préoccupation : ici, on survit !
Aux abords de la felouque, les crêpes d’Ahmed hument bon ! Après le petit-déjeuner, alors qu’il fait une chaleur écrasante, nous visitons le spéos d’Horemheb et les carrières de Silsilla. Peut-être trop fatigués, nous n’accrochons pas .
Nous reprenons la navigation pour accoster vers 13 h pour le déjeuner et une ultime baignade. Fort de constater que de se laver à la lingette c’est bien mais pas très décrassant, que de toute façon, l’eau de la bassine du soir vient du Nil, nous décidons d’adopter la méthode égyptienne c'est-à-dire de nous laver dans le Nil après la baignade . Nous serons bien étonnés de constater une heure plus tard que nos cheveux sont tout aussi propres que d’habitude 😛!
La navigation reprend son cours . On se sent apaisés, ressourcés.
Nous stoppons sur une île pour la nuit : déjà la dernière.
Vendredi 2 novembre
Lever à 6h, nous faisons nos adieux à notre felouque car après le petit-déjeuner sur le bateau – cuisine, nous visiterons le temple d’Edfou et nous intégrerons le convoi pour Louxor. Nous avons l’impression d’abandonner des amis. Visite du temple d’Edfou, cette fois, dédié à la triade Hathor/Horus/Khonsou. Nous arriverons à Louxor à 12h15 . Nous avons réservé à l’Hôtel New Winter palace pour son emplacement en ville, ses jardins et sa piscine. Bon bien sûr, on est loin de la chaleur de chez Fickry mais les après-midi piscine aprés les visites des sites sous une chaleur harassante se révéleront être un plus à notre séjour. Les chambres sont spacieuses et grâce aux recommendations de Gérard ( merci à toi !) qui nous avait conseillé de prendre la carte Sofitel privilège (gratuite), nous bénéficierons d’une chambre vue sur le Nil au prix de celle sur le jardin. Nous apprécierons cet avantage qui a l’air superflu mais qui nous laissera souvent contemplatif devant la vie du fleuve et les couchers de soleil. Nous partons déjeuner chez Sara au restaurant Maxime ; au menu : filet de bœuf qui ne faillit pas à sa réputation. Notre trajet de 20 minutes à pied jusqu’au restaurant nous permettra vite comprendre que nous ne sommes plus dans la même Egypte et qu’il va falloir être patient 🤪, très patient🤪 car chaque seconde est ponctué par « calèche », « taxi », …De guerre lasse, nous ne leur adressons même plus un regard . Nous profitons un court moment de la piscine qui ferme avec le coucher du soleil et repartons arpenter les souks pour les traditionnels cadeaux. Nous vous recommandons chaudement le fair trade center, boutique de commerce équitable, qui propose un joli artisanat très abordable et où on vous laisse une paix royale. Nous soupons au lotus Garden qui s’avère médiocre à nos papilles ( trop gâtés par Ahmed peut-être) et délaissons très rapidement les souks pour nous invivables.
Samedi 3 novembre
A nouveau lever à 6h ( quelles vacances ! ) Petit-déjeuner buffet puis Ahmed ( un autre bien sûr !) vient nous prendre à la réception pour la visite de la vallée des rois, Deir el Bari, et Medinet Abu. A la vallée des rois, visite de la tombe des Thoutmosis IV, Ramses VI ( très belle mais très profonde ; Thomas, claustrophobe, devra abandonner dés le 2e escalier. Le manque d’air et la chaleur rendent les escaliers d’autant plus éprouvants)) et le clou de notre visite, la tombe de Taourset (épouse de Sethi II) qui est magnifique . A noter que la tombe de Merenptah était fermée pour restauration et un supplément de 50Le était demandé pour celle de Septah. Le guide nous laisse ensuite un moment de liberté pour profiter des lieux. Nous nous éclipsons 20 minutes ; nous essayons de nous isoler un peu mais vue la haute fréquentation c’est un peu difficile. Dans le plus grand recueillement, nous lirons quelques pages d’un livre sur Ramsès . On arrive alors à faire abstraction des centaines de touristes pour s’imaginer ce lieu plusieurs siècles auparavant. Une fois de plus, je ne retiendrai pas mes larmes bien longtemps. Nous nous lançons ensuite à la découverte du temple d’Hatchepsout, cette pharaonne qui m’a toujours fascinée (son caractère bien trempé lui a permis de résister bien longtemps à Thoutmosis ; la famille vous dira que ce doit être ce trait de caractère que nous partageons qui doit m’attirer mais chut…) . L’expédition au pays de Pount est un vrai roman à ciel ouvert . Nous finissons par la visite de Medineh Abu .Surtout ne vous privez pas de ce temple car il recéle de nombreuses scènes de guerre de Ramsès III ( d’ailleurs il est ici représenté les soldats apportant à pharaon les mains et les pénis des ennemis ; les hommes de la famille restent sceptiques devant la scène. ) mais aussi des scènes de vie quotidienne comme la chasse, la danse, la pêche…. Nous déjeunons sur la rive ouest et regagnons l’hôtel vers 14h pour une après-midi détente bien méritée au bord de la piscine ( Romain vous recommande le sorbet citron ) . Le soir, pour la première fois, nous arriverons à négocier un taxi pour 10 Le pour prendre le repas au Maxime qui deviendra notre quartier général.
Dimanche 4 novembre
Lever 6h ( on va finir par y prendre goût) et départ avec Ahmed à 7h. Aujourd’hui au programme : la vallée des nobles avec la visite de la nécropole de Cheikh abd el Gourna : tombes de Ramose, Ouserhat et Khaeme . La tombe de Ramose est certes très visitée mais les reliefs des sculptures sont magnifiques. La tombe de Ouserhat offre de belles peintures comme un banquet funéraire, des scènes de chasse… Vient ensuite la visite du Ramesseum ou temple funéraire de Ramses II. Celui –ci est en grande partie détruit mais des nombreux ouvriers fouillent encore. Nous avons aimé ici :la bataille de Kadesh, les fêtes agricoles, la prise de la forteresse de Dapour, la procession de la barque d’Amon et la magnifique représentation d’un calendrier astronomique . Enfin : Deir el Medina ou vallée des artisans. Au creux d’un vallon et ceint par un mur, il s’agit du village des artisans chargeaient des tombes des pharaons. Ceux –ci réalisaient parallèlement leur propre tombe . 120 ouvriers et leur famille, soit environ 1200 personnes de tout corps de métier confondu et détenteurs du secret des tombes vivaient ici reclus et sous haute surveillance .Les scènes peintes sont en parfaite état : une vraie merveille ! Après le déjeuner retour à l’hôtel . La fatigue se fait sentir après les ravages de la tourista d’hier . Détente et piscine sont au programme !
Lundi 5 novembre
Dernier jour déjà . On s’accorde une petite grasse matinée jusqu’à 8h30. Nous avons demandé au taxi ( depuis notre négociation nous avons tous les jours réservé le même) de nous emmener à Karnak que nous visiterons seuls cette fois . La salle hypostyle nous éblouira, on se croirait dans une forêt de colonnes… A la sortie Sayed nous attend et nous annonce qu’il nous emmène dans son village pour nous présenter sa famille. Nous prenons donc la route d’El Ashy . Les kilomètres défilent et Thomas s’inquiète de ce qu’on nous servira à boire ( hanté par sa salmonellose du Maroc) . Nous avons vite l’impression d’être au bout du monde . Sayed se stationne, toute la population de la rue nous guette d’un air sceptique. Nous sommes accueillis dans une charmante maison, très soignée ; nous faisons connaissance de la famille . Madame met les petits plats dans les grands et nous sert des boissons : des cannettes de Pepsi : Thomas est rassuré et nous aussi !🙂 ), thé et bananes. Nous visiterons toute la maisonnée mais aussi le village où les gens se dérident, sourient et nous offrent un accueil des plus chaleureux. Nous avons, à nouveau, changé d’Egypte. Vient le moment des adieux ; nous devons refusons l’invitation à souper du lendemain car nous prenons l’avion : dommage. Ce fut un moment plein d’émotions et malgré les échanges très brefs car Sayed ne parle que quelques mots d’anglais, plein de sincérité. Retour à l’hôtel pour notre traditionnelle après-midi détente . Quelque chose nous dit qu’il vaut mieux profiter de ces dernières brasses et ces derniers rayons de soleil avant de rentrer en France ( nous avions vu juste) ! Dernier repas au Maxime . Les serveurs nous ont fait la surprise de nous concocter un vrai repas égyptien : un délice !!!!
Mardi 6 novembre
S’ensuit une journée de vol, d’attente dans les aéroport, bref celle qu’on déteste et qui néanmoins pour supporter le retour, permet déjà de tester tous nos souvenirs …C’est les jours des « tu te souviens de … » Merci l’Egypte pour cette belle page d’Histoire, ces couchers de soleil sublimes sur le Nil, pour le sourire de tes habitants …. Stop à la nostalgie : on reviendra !🙂🙂🙂
Les pyramides, Abou Simbel, Ramses II, Hatchepsout…autant de noms qui faisaient rêver les égyptologues en herbe de la famille. Nous y pensions depuis longtemps mais nous ne savions comment l’organiser. Il y a beaucoup à voir en Egypte et nous ne disposions que de 12 jours, il nous a donc fallu faire des choix. Nous avons donc privilégié pour ce premier voyage l’Egypte pharaonique . Puis s’est ajouté un autre problème : découvrir le Nil mais sans bateau de croisière. Cela fut rapidement solutionné et je remercie ici tout particulièrement Gérard (louxoregypte.be)qui nous a aiguillé vers Sara des « Gréement du Nil ». Dernier problème : faire face aux harcèlements car beaucoup nous ont déconseillé l’Egypte à cause de cela. On s’est préparé mentalement à y faire face avec philosophie . Cela ne fut pas toujours facile, nos nerfs ont parfois lâchés . Mais ne vous arrêtez pas à cela car loin de ces commerçants, se cache un peuple souriant, accueillant et chaleureux.
PROGRAMME :
26 octobre : Lyon / Frankfurt / Le Caire Visite du musée égyptien 27 octobre : Journée découverte des pyramides Dashour / Saqqarah / Guiseh 28 octobre : Le Caire / Assouan 29 octobre : Musée nubien : Transfert en van vers Abou Simbel : Sons et lumières 30 octobre : Visite d’Abou Simbel au lever du soleil : retour sur Assouan : Visite de Philae : Embarquement sur la felouque 31 octobre : journée felouque : Visite de Daraw ( sans les chameaux) : Visite de Kom Ombo : Baignade et ballade sur les bords du Nil au milieu des palmeraies 1er novembre : Marche dans le désert au lever du soleil : Visite du Spéos d’Horemheb et des carrières de Silsilla : Baignade et navigation 2 novembre : Visite d’Edfou : Transfert en convoi à Louxor : Après-midi détente à la piscine : Ballade musclée dans les souks 3 novembre : Visite de la vallée des rois : Thoutmosis III : Ramsés VI : Taourset : Visite du temple d’Hatchepsout : Visite de Medineh Abu ( Ramsés III) : Après-midi détente 4 novembre : Visite de la vallée des nobles : Visite du Ramesseum : Visite de Deir el medina : village des artisans : Après-midi détente 5 novembre : Visite de Karnak : Après-midi détente : Ballade dans Louxor 6 novembre : Louxor- Le Caire-Frankfurt-Lyon
Certains s’indigneront peut-être que nous n’ayons pas visité la vallée des reines, le temple de Louxor, le musée de Louxor …mais nous avons préféré en faire moins mais mieux et au gré de nos envies . Nous avons apprécié d’alterner découvertes culturelles, vie du peuple égyptien, navigation sur le Nil, et aux heures les plus chaudes les bienfaits de la piscine du New Winter.
BUDGET : 5 personnes : 6000 e
Avion - international : Lufthansa 2300 e pour 5 ( pris en avril avec e-dreams)
- domestique : Egyptair ( leur défaut : la ponctualité) Le Caire / Assouan 140 e pour 5 Louxor / Le Caire 116 e pour 5
Repas - Le Caire : à l’hôtel Osiris ( cf hébergement) - Assouan : Le Panorama ( sur la corniche) Très bon accueil. Repas correct mais léger pour des gros mangeurs. Prix moyen du plat : 15 le
- Louxor : - Maxime : Coup de cœur !


Entre l’hôtel Isis et le Sheraton
Tel 23 86 315
Prix moyen : entre 15 et 30 Le
Délicieux . Hygiène irréprochable. Accueil extrêmement chaleureux- Lotus Garden : ( centre proche souk touristique ) Nourriture insipide.😕
Hébergement
- Le Caire : Hôtel Osiris : 60e www.osiris.fr.fm 49 rue Nobar ( Bab el louq) Immeuble city mall Tél : + 794 57 28 Tenu par un couple franco-égyptien. Accueil chaleureux. Chambre impeccable : familiale 6 personnes pour 60 e avec petit déjeuner copieux. Possibilité de prendre les repas du soir en réservant : 40 Le ; bonne cuisine égyptienne et bien servi .
- Assouan : Hôtel Basma : 110 e la chambre Situé en face du musée de la Nubie Propre et chambres confortables mais accueil quelconque. Petit déjeuner compris . Ne vaut pas son prix. Les prix négociés par mail ne correspondront pas au prix sur place.
- Louxor : New Winter Palace ( 55 e la chambre ) Un havre de paix en plein Louxor. Situé sur la corniche, à quelques mètres du temple de Louxor. Jardin luxuriant et magnifique piscine. Chambre spacieuse et confortable Petit déjeuner sous forme de buffet compris.
- Abou Simbel: Maison d’hôtes l’Eskaleh chez Fickry (30e par personne en pension complète) Coup de cœur !


Magnifique maison d’hôte dans la plus pure tradition nubienne au bord du lac Nasser .
Délicieux repas avec les produits du coin dont la célèbre perche du Nil et légumes bio du jardin : un régal . Accueil chaleureux.Entrées sur les sites
Budget énorme !!!!! En euros ; j’indique le prix pour nous 5 Je vous donne le tarif adulte puis le tarif enfant. Tarif enfant jusqu’à 12 ans mais partout les guides nous ont pris les tarifs enfants pour les 3 ados . Pensez à emmener les cartes étudiant.
Musée égyptien : 50 le / 25 soit 34 e Salle des momies : 100/50 soit 43 e Kom Ombo : 25/15 soit 11, 8 e Deir el bari : 25/15 soit 11, 8 e Abou Simbel : sons et lumières : 70 soit 43 e site : 70/35 soit 30 e Edfou : 40/20 soit 17, 5 e Philae : 40/20 soit 17, 5 e Musée nubien : 40/20 soit 17, 5 e Temple Horemheb : 20/10 soit 8, 7 e Ramesseum : 25/15 soit 11, 8 e Vallée des rois : 70/35 soit 30, 5 e Medineh Abu : 25/15 soit 11, 8 e Guiseh : 50/50 soit 31 e Saqqarah : 50/50 soit 31e Dashour : 25/25 soit 15, 6 e Karnak : 50/25 soit 21, 8 e
TOTAL : 387 e
Felouque Nous en avons confié l’organisation à Sara Organisation irréprochable, personnel très sympa. www.felouques-nil.com newsunriselouxor@hotmail.com
Tarif : 3nuits/4 jours : 245 euros par adulte et 155 par enfant : COMPRIS dans le tarif - Van avec chauffeur jusqu’à la felouque - Guide égyptologue francophone sur chaque site - Felouque privée en pension complète et boissons à volonté - Bateau cuisine faisant office du cuisine et salle à manger pour repas à table - Cuisinier professionnel - Accompagnateur anglophone - Van privé entre Edfou et Louxor NON COMPRIS : - les entrées aux sites - Le pourboire au personnel d’équipage environ 15e par personne mais libre et selon appréciation
Excursion à Abou Simbel Egalement organisée par Sara Tarif : 225e pour 5 Compris : - Van privé entre Assouan et Abou Simbel avec chauffeur et à disposition sur le site - Visite du temple de Philae avec guide égyptologue francophone - Bateau vers Philae Non compris : - Les entrées aux sites - La nuit sur Abou Simbel
Visa 15e par personne à l’aéroport ; photo non nécessaire
Change 1e = 7, 8 Le Aucun problème pour trouver des distributeurs
Guides - Guide du routard pour dégrossir - Lonely planet pour les bonnes adresses - Guide bleu indispensable, complet et précis pour les visites et l’histoire
Sécurité - Aucun sentiment d’insécurité nulle part - Présence militaire mais pour nous absolument pas gênante - Harcèlement incessant sur les principaux sites touristiques mais les particuliers sont un peu moins visés que les groupes . Pas d’agressivité .S’arrête quand on montre de la fermeté.
Souvenirs Les balades dans les souks sont rapidement devenues pour nous un enfer tant la pression est grande . Impossible de poser les yeux sur quoi que ce soit !Quel dommage car nous avions tant apprécié les souks marocains. Nous avons donc opté pour les magasins( qui d’ailleurs affichent : ici pas de harcèlement) où il règne une atmosphère calme et paisible.
- Fair trade center 🙂🙂🙂 Rue du temple, derrière le temple de Louxor, à côté de l’hôtel Horus. Boutique de commerce équitable, gérée par des femmes vivant à Louxor ; elles se proposent de vendre leurs produits d’artisanat tout en offrant un prix honnête et des produits de bonne qualité pour supporter l’artisanat égyptien . On y trouve un peu de tout . - House of Osiris Karnak street après l’hôtel Hours, tout prés du fair trade center. On y trouve toutes les babioles habituelles des souks mais à prix affichés. - Librairie Gaddis Au pied du new Winter . Beaucoup de livres en français et anglais. Grand choix de cartes postales (2Le) .Bon accueil et prix affichés.
Les bonnes adresses - Guide francophone : Ahmed Rabie Couvre Louxor, le Caire mais aussi les sites du sud . Très sympa. Coordonnées : arabie78@yahoo.com tel + 20105305915
- Taxi à Louxor : Sayed el ashy🙂🙂🙂 Tel + 2 010 75 76 593 Course dans Louxor 10 Le Karnak aller-retour 30 Le Aéroport- centre Louxor 40 Le
CARNET DE VOYAGE
Vendredi 26 octobre Lyon- Frankfurt- Le Caire . Nous sommes satisfaits de cette première fois avec Lufthansa qui est ponctuelle mais qui ne craint pas de rivaliser avec ses copines pour les repas. Arrivée au Caire vers 13h ; une navette nous attend pour nous emmener vers l’hôtel Osiris. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, le chauffeur s’occupe des visas, on fait du change …Course effrénée vers l’hôtel au milieu d’une circulation complètement anarchique et ponctuée 24 heures sur 24 par les klaxons ( je suis sure que les klaxons sont fichus avant le moteur en Egypte😉) . Les chauffeurs à Bangkok passent pour des enfants de cœur à côté des cairotes. L’hôtel sr trouve au douzième étage . On se demande où on va arriver, Thomas en est malade de monter dans un ascenseur aussi miteux, on entrouve la porte et ouf ! un magnifique salon……
L’accueil de Josiane, Nabil et Nadine est chaleureux. Nous avons réservé ici pour deux nuits la chambre familiale ( 6 personnes), vaste, avec SDB, confortable pour 60e avec petit déjeuner copieux compris. Nous y prendrons aussi nos repas du soir afin d’habituer nos estomacs d’européens🏴☠️ en douceur aux délices égyptiens. Pour 40 Le : potage, 5 à 6 petites entrées( betteraves, aubergines..chacun y trouve son compte) un plat chaud ( viande, légumes, féculent ) et dessert. Repas pris sur la terrasse surplombant Le Caire.
Nous jetons nos sacs dans la chambre et direction le musée égyptien ( à 10 mn à pied) .Nous ne souhaitons pas visite réglée comme du papier musique . Pas d’attente à l’entrée mais le nombre de cars stationnés devant nous laisse présager le pire : c’est vraiment une destination très touristique.
Nous avons deux impératifs : la salle des momies et le trésor de Toutankhamon. Nous choisissons de commencer par la salle des momies. Il y règne un silence de cathédrale et un recueillement absolu. Nous nous recueillons devant ces célèbres pharaons : Thoutmosis II, III, Hatchepsout, Séthi Ier…l’émotion atteint son comble pour Romain et moi devant Ramsés II. Classique direz-vous mais après avoir vibré au rythme de C. Jacq, G. Rachet …cet homme d’Etat prend toute son importance et nous versons des larmes d’émotion en revivant la construction d’Abou Simbel, la bataille de Kadesh…
Nous nous dirigeons ensuite vers le trésor de Toutankhamon, captivant ! Puis nous décidons de nous laisser porter de salle en salle ( certains diront dommage ) et d’admirer ce qui attire notre regard. Alors bien sûr, nous n’avons pas tout vu ( mais on reviendra, il faut bien une excuse) mais cela a évité à nos débutants en Egyptologie ( mon mari, Lucie et Thomas) de trainer les pieds comme certains dans les groupes, l’œil hagard, le regard blasé et la tête farcie de trop de détails. Nous quittons le musée vers 17h45.
Retour à la chambre, la fatigue se fait sentir. Nous savourons notre repas et gros dodo. Demain, nous avons prévu une journée aux pyramides et nous en avons confié l’organisation à Josiane et Nabil.Samedi 27 octobre Lever 6h45 et départ vers 7h30 avec un solide petit-déjeuner dans l’estomac (pain, galette, omelette, yaourt, Kiri, fromage, confiture, jus d’orange, thé). Pour nous faciliter la tâche n nous avons choisi de laisser l’organisation de cette journée à l’hôtel Osiris. Certains m’ont dit que c’était cher et bien je leur répondrai : tant pis ( 30e/ personne : guide francophone, chauffeur, mini-van, entrées soit environ 80e et repas du midi ). Nous avons passé une merveilleuse journée sans aucun autre souci que de nous laisser porter par l’histoire !. Nous faisons connaissance d’Akram, notre guide ; nous vous le recommandons pour sa gentillesse, ses compétences, ses connaissances, pour l’amour qu’il porte à son métier et sa capacité à tout rendre ludique. Après les révisions de base dans la voiture sur les dynasties…, nous commençons par Dashour ouvert depuis seulement dix ans au public. Nous découvrons la pyramide romboïdale et la pyramide rouge. On découvre aussi pourquoi furent édifiés ces monuments. Akram nous demande si nous souhaitons aujourd’hui descendre dans une pyramide, si oui, il nous conseille celle-ci non pas pour sa beauté mais parce qu’ici il n’y a pas foule. On accepte ; Thomas, claustrophobe, prend sur lui, descend dans les entrailles du monument et en ressort aussi vite😕. Pour nous, nos 40 ans 🙁et la position inconfortable pour y descendre, nous permettront de savourer chaque marche ! Direction ensuite Saqqarah et la pyramide à degré conçue par Imhotep. Moment d’émotion au milieu de la place des jubilés que tant de légendaires pharaons ont foulée. On assemble la visite de la musée du Caire avec celle d’aujourd’hui devant la statue Djoser. Visite du mastaba de Mérérouka avec ses scènes de vie digne d’un vrai album photo de l’époque : la pêche, les danses, les offrandes, les animaux…Akram raconte, la beauté des scènes agit, la magie opère et on se trouve transporté des milliers d’années en arrière… Avant le déjeuner, arrêt de quelques minutes dans une fabrique de tapis (eh oui c’est de bonne guerre) Notre scénario familial est bien rodé, on écoute les explications, on refuse de prendre des photos de ces pauvres gamines, et nous écourtons la vente : pas de tapis à la maison :ceux-ci ne résisteraient pas à nos 5 chats et nos 2 chiens. Le vendeur est à cours d’argument (ah ! on te l’avait pas encore faite celle –là ?😉) .Dix minutes après retour à l’air libre . Déjeuner tout à fait correct dans un immense restaurant : buffet de légumes crus ( qu’on évite pour ne pas jouer le remake de la salmonellose du Maroc), légumes cuits, brasero poulet-kebab sur la table, dessert. Le repas est convivial et Akram nous parle de son amour pour la France. Vient ensuite Guiseh ! Nouvelle séquence d’émotion ; on les avait tant vu représentées partout . Nous nous sentons infiniment petit devant Kheops, Kephren et même devant Mykérinos. On savoure chaque minute y compris celle de la lumière du soleil couchant sur le sphinx. Avant le retour à l’hôtel, Akram propose un arrêt dans une parfumerie. Lucie et Romain ( qui a déjà sa petite idée ) accepte volontiers, nous, nous suivons mais dans le fond ce sera assez marrant et ludique. On s’y sera beaucoup amusé à essayer de découvrir les différentes essences. Romain hésite entre l’achat pour sa petite amie de son parfum habituel ou celui appelé « viagra égyptien « aux vertus aphrodisiaques 😉. Akram nous dépose à l’hôtel . Nous le remercions vivement pour cette mine d’infos précieuse et son sourire ! Savoureux repas et nous plongeons dans les bras de Morphée, l’esprit encore plein de ces belles images…
Dimanche 28 octobre
Nous partons aujourd’hui pour Assouan. Nous avons réservé nos vols sur Egyptair . A nouveau course effrénée vers l’aéroport . Nous avions pourtant le temps car Egyptair ne faillit pas à sa réputation : nous constatons que notre vol est annulé 😕; nous devrons prendre celui de 14h15 (au lieu de 12h15) mais qui ne partira finalement qu’à 15h30. Voilà comment plomber une journée de voyage…. ! Nous arrivons à 17h à Assouan ; la chaleur y est nettement plus écrasante. Nous gagnons l’hôtel Basma en taxi . Grande chambre, avec vue sur la piscine, hôtel plutôt luxe mais blindé de japonais . D’entrée, on ne s’y sent pas à l’aise .On le sera encore moins quand on s’apercevra que le montant à régler n’est pas celui négocié sur le net . Nous sommes pris à la gorge car nous ne pouvons contacter le chauffeur qui doit nous prendre demain pour Abou Simbel . Bref, vous l’aurez compris, on n’en fait pas de la pub !
Les enfants, qui ont été coincés dans l’aéroport toute la journée, sont affamés . Nous laissons donc tomber la visite prévue au musée de la Nubie pour se diriger vers le centre. Sur la corniche, nous passons devant le Old Cataract et nous nous attendons à chaque instant à en voir sortir Hercule Poirot.😛
Nous prendrons notre repas au Panorama . Un petit bonhomme, très accueillant, sera très content de faire découvrir son maniement de la langue française et ses expressions « ça roule ma poule » « ça fart » « ça gaze »…
Nous finissons la journée par une ballade dans les souks (moins éprouvant que ceux de Louxor ) .On y retrouve les « moins cher que chez Leclerc ; un marchand d’épices nous dira même « moins cher qu’à la Fnac «😏 ce qui nous fera bien rire. Premières négociations et les sacs à dos vont s’alourdir demain…Lundi 29 octobre
Après un solide petit-déjeuner (encore heureux pour le prix ; et j’ai dit solide, je n’ai pas dit bon ! allez… j’arrête de râler
) nous avons une heure devant nous pour visiter le musée nubien qui ouvre à 9 h. C’est court mais c’est mieux que rien. En quelques salles ( nous n’aurons pas le temps de faire l’extérieur) nous découvrons l’histoire de la Nubie de la préhistoire à nos jours avec quelques reconstitutions de scènes de vie.
10h15, le van vient nous chercher pour nous emmener en convoi à Abou Simbel. S’ensuivent 2h30 de route dans le désert où les véhicules roulent à tombeau ouvert, Inchalah, autant croire à sa bonne étoile…….
13h : nous sommes accueillis par un grand monsieur, Fickry, à la maison d’hôte nubienne. On s’y sent de suite chez soi.🙂🙂 Jolie maison nubienne typique, dans la plus pure tradition, superbe décoration, jardin luxuriant et terrasse avec vue sublime sur le lac Nasser. Nous établissons le programme avec le chauffeur et nous prenons notre premier repas : une savoureuse perche du Nil bien sûr ! Cet après-midi, nous avons choisi de flâner sur la terrasse et d’aller à Abou Simbel pour le son et lumières. Nous ne le visiterons que demain au lever du soleil. On consacre donc l’après-midi à une ballade dans les environs, à quelques jeux de cartes, et à la lecture, entre autre, d’Harry Potter et les reliques de la mort ( arraché de justesse avant le départ).
18h30, nous arrivons sur le site pour le spectacle de 19h. Nous sommes époustouflés par les lieux et ses colosses . Nous resterons sans mot . Le spectacle est donné en japonais ( décidément ils nous poursuivent !!!), nous avons donc le droit au casque dont un défectueux. On se laisse alors porter par l’histoire d’Abou Simbel, son sauvetage, son histoire et celle de Ramsés II et Néfertari. Nous sommes conquis.
Nous regagnons la maison d’hôte où nous attend une fois de plus un délicieux repas que nous prenons avec Joëlle et Michel, des bordelais que nous inviterons à partager demain notre van afin qu’ils puissent visiter Abou Simbel au lever du soleil. Soirée fort agréable !Mardi 30 novembre
Lever à 5h et départ 5h30 pour assister au lever du soleil sur Abou Simbel . Le réveil est difficile mais nous serons largement récompensé de notre effort car les teintes sur le temple sont magnifiques . A nouveau la magie opère…..Nous sommes quasiment seuls sur le site, et les quelques japonais présents partiront dés le soleil lever ; nous avons alors les temples pour nous, rien qu’à nous ….fantastique ! Je ne chercherai pas le meilleur qualificatif pour désigner Abou Simbel car je ne le trouverai pas mais les fresques sont si belles qu’on ne se sent plus spectateur mais acteur . Nous quittons à regret ces lieux envoutants et nous constatons déjà que la lumière a beaucoup changée, que c’est moins beau quand les rayons de Râ écrasent la pierre. Alors voyageurs faîtes l’effort, allez-y tôt !😉 Après le petit déjeuner, nous faisons nos adieux à Fickry . On a l’impression de quitter un ami. Fickry, c’est l’histoire de la Nubie. Né dans un village nubien sur la rive opposée à Abu Simbel, il a joué sur les berges du Nil, avec comme toile de fondn le temple. Puis sont venus le barrage, l’inondation de la vallée, le bienheureux sauvetage du Temple mais aussi le désarroi des familles des 44 villages nubiens qui ont vu leur village englouti par les eaux. Il déplore qu’à l’époque, personne ne se soit ému de leur sort. Il a donc décidé de construire sa maison à l’identique, dans la plus pure tradition nubienne et faire découvrir sa culture aux touristes pour que survive l’histoire nubienne. Il a beaucoup de projets comme la création dans son jardin d’ateliers d’artisanat nubien . Les recettes de la maison d’hôte y contribue ainsi que production d’un CD . Bref un bel avenir ! Départ avec le convoi à 9h30 et arrivée à Assouan à 12h45 où nous sommes transférés par bateau sur l’île de Philae ( un autre temple sauvé des eaux). Soumaya, notre guide francophone au caractère bien trempée, nous attend. En 1902, ce temple avait les pieds dans l’eau ; il fut déplacé sur une île toute proche : Agilka. Huit années plus tard, le temple est de nouveau resplendissant. Ici, on honore Isis .Le grand temple raconte l’histoire d’Isis et Osiris et de leur fils Horus. Au IV e après JC, le temple est fermé et transformé en église copte ; de nombreuses fresques sont alors martelées. On y trouve de nombreuses marques de l’Histoire : style gréco-romain, l’effondrement d’un pan de mur dû aux canons napoléoniens…L’atmosphère y est paisible. Nous quittons Soumaya pour rejoindre les felouques qui nous attendent pour un périple de 3 nuits/ 4 jours. Vingt kilomètres après Assouan, notre équipage nos accueille : deux capitaines ( un pour la felouque et un pour le bateau cuisine), un mousse, un cuisinier et un guide anglophone . Le bateau est tapissé par une étendue de matelas, ce qui est de bon augure !!!!!


Nous prenons notre premier repas (délicieux comme tous ceux qui suivront) puis nous voguerons un partie de l’après –midi jusqu’à ce que notre mât ne casse. Heureusement, d’autres capitaines viendront nous porter main forte.
Les rives du Nil sont animées : pêcheurs, cultivateurs, animaux…ici, nous découvrons une autre Egypte… celle des habitants souriants et chaleureux, bref une toute autre atmosphère que celle des bazars touristiques.
Premier coucher de soleil, premières senteurs.., nous sommes émerveillés et même si de nombreux bateaux plus luxueux les uns que les autres croisent notre route, nous ne regrettons pas notre choix .
Quand nous accosterons plus tard sur les berges pour y passer la nuit, nous comprendrons vite que nous sommes vraiment tributaires de notre confort aseptisé d’européens gâtés et qu’il est parfois bon d’y mettre un grand coup de pied 😕🏴☠️! Il va bien nous falloir toute cette première soirée pour s’organiser : toilette de fortune sur la rive, une bassine d’eau( du Nil, gloups ! moment de solitude) et un gobelet faisant office de douche et tout cela à la lueur d’une minuscule lampe torche glissé au dernier moment dans le sac ( donc voyageurs avertis amenez vos lampes frontales) …bon de toute façon, on a dit qu’on ne regrettait pas notre choix. Je vous laisse imaginer l’ambiance : « t’as amené le papier ? non « retour à la felouque😕 ; « t’as le sac plastique ? non « ; retour à la felouque😕« c’est qui qui peut m’éclairer pendant que je fais pipi ? » etc et voilà comment marcher des kilomètres sur quelques mètres carrés…🏴☠️🤪Puis c’est la séance déshabillage, je vous passe les détails …On commence à tous avoir les nerfs qui lâchent surtout moi🤪 ( ben oui on ne se refait pas) quand je comprends que la felouque n’est pas fermée hermétiquement et que je risque d’avoir froid. On a amené en plus des sacs de couchage nos sacs à viande en polaire ( et moi oserai-je dire un en soie en plus, on ne s’arrange pas à 40 ans) ; ceux –ci furent bénéfiques. On se couche en rang d’oignons ( bien sûr amoureux transis, choisissez une autre embarcation car ici adieu les nuits d’amour ) et on finit par s’endormir comme des bébés…..chut !Mercredi 31 novembre
Lever à 6h30 . La nuit fut bonne mais bruyante : aboiements des chiens sauvages, les hordes de bateaux de croisière dés 5h, les chants du Muezzin…mais cela fait partie du folklore .Chacun leur tour, les enfants se risquent à LA question : « tu n’as pas eu froid, maman ? « De la réponse dépend l’ambiance de la journée car une nuit à avoir froid me met d’une humeur de chien … « Non « Je crois même entendre dans le lointain « ouf, on est sauvé !
« . On s’organise pour la toilette . C’est déjà beaucoup mieux qu’hier soir ( remarquez à la lumière du jour, cela change les données !). En une demi-heure, tout le monde est prés. On prend le petit-déjeuner et on s’enhardit en mangeant les fruits rincés avec l’eau du Nil …tant pis si la tourista nous guette, on n’a plus le choix !
On se laisse voguer jusqu’à Daraw où a lieu le célèbre marché aux chameaux les samedis et dimanches. On verra quelques chameaux ( les invendus du week end) mais ce sera surtout l’occasion de nous immerger dans le marché du jour où miraculeusement personne ne nous harcélera. Fruits, légumes, épices.., on laisse aller nos sens quel régal !
Retour à la felouque . Nous constatons que Mohamed a fait les provisions.
Prochain arrêt : Kom Ombo . Abdullah nous y attend pour la visite du temple dédié ici à Sobek ( le dieu crocodile ) et Horus. On révise les bases et on en découvre chaque fois un peu plus : calendrier des offrandes, représentation des instruments médicaux ( mes seringues ont l’air de meilleure qualité et dire que j’ai des patients qui s’en plaignent)…
Après le déjeuner, nous accosterons pour un moment de détente sur les berges. L’équipage nous propose de nous baigner, gloups ! On nous assure que l’eau est propre, il n’y a pas de roseaux, le soleil tape, tant pis, on se laisse tenter . L’eau est froide mais quel plaisir ! On se sèche et on constate, consternés, que l’équipage se lave dans le Nil, regloups !
On repart et s’ensuivent deux heures à être vautrés sur les matelas : sieste, lecture, musique observation de la vie du Nil……le grand calme !
Prochain arrêt : une ballade dans les champs. Derrière cette rangée de palmiers de et de culture qu’on aperçoit du fleuve, se cachent les champs de canne à sucre, les bananeraies, les villages, les habitations modestes et une population adorable qui, pour le peu qu’on lui adresse le premier salam, nous récompense d’un large sourire. C’est promis, on ne dira plus, la prochaine fois dans le souk : « qu’ils sont pénibles ces égyptiens « mais « qu’ils sont pénibles ces commerçants égyptiens « et là sera toute la philosophie de notre voyage… Un jeune nous coupe de la canne à sucre, Eddy, déjà empreint de mauvaises habitudes met la main dans la poche, Mohamed l’arrête : ici, pas de bakchish, cette fois, c’est vraiment pour le plaisir et effectivement, il n’attendait rien d’autre qu’un soukram.
De retour au bateau, le capitaine nous annonce que le mât vient à nouveau de casser. Le bateau –cuisine nous tractera jusqu’à l’endroit où nous devons passer la nuit et où de l’aide lui sera apportée pour réparer. C’est beaucoup plus bruyant mais nous savourons notre joie d’être en Egypte. Le soleil se couche.
Nous accostons pour la nuit devant le spéos d’Horemheb . Ne sommes-nous pas privilégiés ? Quatre autres embarcations partagent notre plaisir et les capitaines s’entraident pour réparer. On s’installent à proximité d’un projecteur et nous continuons notre lecture . Qui m’aurait dit qu’un jour, je me délecterai des dernières pages d’Harry Potter assise à côté du temple de ce légendaire général . Choc du temps et des cultures !Jeudi 1er novembre
Le réveil est fixé à 5h15 afin de pouvoir profiter de l’aube pour une marche dans le désert. Quand le bip retentit c’est dur, très dur. On s’éclipse discrètement après un morceau de cake et une tasse de thé. Le soleil apparaît, les rochers changent de couleur, c’est beau
! On s’engouffrent dans le Wadi des carrières de Silsilla ( d’où provenait la plupart des pierres des temples pharaoniques ) . Ultime effort, on escale une dernière colline pour dominer d’un côté le Nil et de l’autre le désert. Nous revenons en traversant un petit village où la modernité et l’hygiène ne sont pas encore leur principale préoccupation : ici, on survit !
Aux abords de la felouque, les crêpes d’Ahmed hument bon ! Après le petit-déjeuner, alors qu’il fait une chaleur écrasante, nous visitons le spéos d’Horemheb et les carrières de Silsilla. Peut-être trop fatigués, nous n’accrochons pas .
Nous reprenons la navigation pour accoster vers 13 h pour le déjeuner et une ultime baignade. Fort de constater que de se laver à la lingette c’est bien mais pas très décrassant, que de toute façon, l’eau de la bassine du soir vient du Nil, nous décidons d’adopter la méthode égyptienne c'est-à-dire de nous laver dans le Nil après la baignade . Nous serons bien étonnés de constater une heure plus tard que nos cheveux sont tout aussi propres que d’habitude 😛!
La navigation reprend son cours . On se sent apaisés, ressourcés.
Nous stoppons sur une île pour la nuit : déjà la dernière.Vendredi 2 novembre
Lever à 6h, nous faisons nos adieux à notre felouque car après le petit-déjeuner sur le bateau – cuisine, nous visiterons le temple d’Edfou et nous intégrerons le convoi pour Louxor. Nous avons l’impression d’abandonner des amis. Visite du temple d’Edfou, cette fois, dédié à la triade Hathor/Horus/Khonsou. Nous arriverons à Louxor à 12h15 . Nous avons réservé à l’Hôtel New Winter palace pour son emplacement en ville, ses jardins et sa piscine. Bon bien sûr, on est loin de la chaleur de chez Fickry mais les après-midi piscine aprés les visites des sites sous une chaleur harassante se révéleront être un plus à notre séjour. Les chambres sont spacieuses et grâce aux recommendations de Gérard ( merci à toi !) qui nous avait conseillé de prendre la carte Sofitel privilège (gratuite), nous bénéficierons d’une chambre vue sur le Nil au prix de celle sur le jardin. Nous apprécierons cet avantage qui a l’air superflu mais qui nous laissera souvent contemplatif devant la vie du fleuve et les couchers de soleil. Nous partons déjeuner chez Sara au restaurant Maxime ; au menu : filet de bœuf qui ne faillit pas à sa réputation. Notre trajet de 20 minutes à pied jusqu’au restaurant nous permettra vite comprendre que nous ne sommes plus dans la même Egypte et qu’il va falloir être patient 🤪, très patient🤪 car chaque seconde est ponctué par « calèche », « taxi », …De guerre lasse, nous ne leur adressons même plus un regard . Nous profitons un court moment de la piscine qui ferme avec le coucher du soleil et repartons arpenter les souks pour les traditionnels cadeaux. Nous vous recommandons chaudement le fair trade center, boutique de commerce équitable, qui propose un joli artisanat très abordable et où on vous laisse une paix royale. Nous soupons au lotus Garden qui s’avère médiocre à nos papilles ( trop gâtés par Ahmed peut-être) et délaissons très rapidement les souks pour nous invivables.
Samedi 3 novembre
A nouveau lever à 6h ( quelles vacances ! ) Petit-déjeuner buffet puis Ahmed ( un autre bien sûr !) vient nous prendre à la réception pour la visite de la vallée des rois, Deir el Bari, et Medinet Abu. A la vallée des rois, visite de la tombe des Thoutmosis IV, Ramses VI ( très belle mais très profonde ; Thomas, claustrophobe, devra abandonner dés le 2e escalier. Le manque d’air et la chaleur rendent les escaliers d’autant plus éprouvants)) et le clou de notre visite, la tombe de Taourset (épouse de Sethi II) qui est magnifique . A noter que la tombe de Merenptah était fermée pour restauration et un supplément de 50Le était demandé pour celle de Septah. Le guide nous laisse ensuite un moment de liberté pour profiter des lieux. Nous nous éclipsons 20 minutes ; nous essayons de nous isoler un peu mais vue la haute fréquentation c’est un peu difficile. Dans le plus grand recueillement, nous lirons quelques pages d’un livre sur Ramsès . On arrive alors à faire abstraction des centaines de touristes pour s’imaginer ce lieu plusieurs siècles auparavant. Une fois de plus, je ne retiendrai pas mes larmes bien longtemps. Nous nous lançons ensuite à la découverte du temple d’Hatchepsout, cette pharaonne qui m’a toujours fascinée (son caractère bien trempé lui a permis de résister bien longtemps à Thoutmosis ; la famille vous dira que ce doit être ce trait de caractère que nous partageons qui doit m’attirer mais chut…) . L’expédition au pays de Pount est un vrai roman à ciel ouvert . Nous finissons par la visite de Medineh Abu .Surtout ne vous privez pas de ce temple car il recéle de nombreuses scènes de guerre de Ramsès III ( d’ailleurs il est ici représenté les soldats apportant à pharaon les mains et les pénis des ennemis ; les hommes de la famille restent sceptiques devant la scène. ) mais aussi des scènes de vie quotidienne comme la chasse, la danse, la pêche…. Nous déjeunons sur la rive ouest et regagnons l’hôtel vers 14h pour une après-midi détente bien méritée au bord de la piscine ( Romain vous recommande le sorbet citron ) . Le soir, pour la première fois, nous arriverons à négocier un taxi pour 10 Le pour prendre le repas au Maxime qui deviendra notre quartier général.
Dimanche 4 novembre
Lever 6h ( on va finir par y prendre goût) et départ avec Ahmed à 7h. Aujourd’hui au programme : la vallée des nobles avec la visite de la nécropole de Cheikh abd el Gourna : tombes de Ramose, Ouserhat et Khaeme . La tombe de Ramose est certes très visitée mais les reliefs des sculptures sont magnifiques. La tombe de Ouserhat offre de belles peintures comme un banquet funéraire, des scènes de chasse… Vient ensuite la visite du Ramesseum ou temple funéraire de Ramses II. Celui –ci est en grande partie détruit mais des nombreux ouvriers fouillent encore. Nous avons aimé ici :la bataille de Kadesh, les fêtes agricoles, la prise de la forteresse de Dapour, la procession de la barque d’Amon et la magnifique représentation d’un calendrier astronomique . Enfin : Deir el Medina ou vallée des artisans. Au creux d’un vallon et ceint par un mur, il s’agit du village des artisans chargeaient des tombes des pharaons. Ceux –ci réalisaient parallèlement leur propre tombe . 120 ouvriers et leur famille, soit environ 1200 personnes de tout corps de métier confondu et détenteurs du secret des tombes vivaient ici reclus et sous haute surveillance .Les scènes peintes sont en parfaite état : une vraie merveille ! Après le déjeuner retour à l’hôtel . La fatigue se fait sentir après les ravages de la tourista d’hier . Détente et piscine sont au programme !
Lundi 5 novembre
Dernier jour déjà . On s’accorde une petite grasse matinée jusqu’à 8h30. Nous avons demandé au taxi ( depuis notre négociation nous avons tous les jours réservé le même) de nous emmener à Karnak que nous visiterons seuls cette fois . La salle hypostyle nous éblouira, on se croirait dans une forêt de colonnes… A la sortie Sayed nous attend et nous annonce qu’il nous emmène dans son village pour nous présenter sa famille. Nous prenons donc la route d’El Ashy . Les kilomètres défilent et Thomas s’inquiète de ce qu’on nous servira à boire ( hanté par sa salmonellose du Maroc) . Nous avons vite l’impression d’être au bout du monde . Sayed se stationne, toute la population de la rue nous guette d’un air sceptique. Nous sommes accueillis dans une charmante maison, très soignée ; nous faisons connaissance de la famille . Madame met les petits plats dans les grands et nous sert des boissons : des cannettes de Pepsi : Thomas est rassuré et nous aussi !🙂 ), thé et bananes. Nous visiterons toute la maisonnée mais aussi le village où les gens se dérident, sourient et nous offrent un accueil des plus chaleureux. Nous avons, à nouveau, changé d’Egypte. Vient le moment des adieux ; nous devons refusons l’invitation à souper du lendemain car nous prenons l’avion : dommage. Ce fut un moment plein d’émotions et malgré les échanges très brefs car Sayed ne parle que quelques mots d’anglais, plein de sincérité. Retour à l’hôtel pour notre traditionnelle après-midi détente . Quelque chose nous dit qu’il vaut mieux profiter de ces dernières brasses et ces derniers rayons de soleil avant de rentrer en France ( nous avions vu juste) ! Dernier repas au Maxime . Les serveurs nous ont fait la surprise de nous concocter un vrai repas égyptien : un délice !!!!
Mardi 6 novembre
S’ensuit une journée de vol, d’attente dans les aéroport, bref celle qu’on déteste et qui néanmoins pour supporter le retour, permet déjà de tester tous nos souvenirs …C’est les jours des « tu te souviens de … » Merci l’Egypte pour cette belle page d’Histoire, ces couchers de soleil sublimes sur le Nil, pour le sourire de tes habitants …. Stop à la nostalgie : on reviendra !🙂🙂🙂
Bonjour,
Pour les VFistes qui peuvent être intéressés par un compte rendu plus descriptif, voici le mien sur notre récent voyage en Egypte. C'est un résumé car il y aurait tant à dire sur les émotions ressenties, etc. Enfin, c'est un début ! Bonne lecture. VOYAGE EN EGYPTE
Huit mois avant que ne débute notre voyage en Egypte, nous l’avions entamé et c’est le propre de tout voyage d’être effectué avant ! Nous avons lu, écouté des vidéos, échangé sur les forums, rêvé de ce pays bien lointain. Les enfants, de vraies éponges, avaient tout ingurgité ce qu’ils pouvaient de renseignements et l’un en avait fait même un travail scolaire. Nous étions donc prêts le 27 avril quand nous sommes partis de la maison à destination de Montréal. Pour nous qui demeurons à Sept-Îles sur la Côte-Nord, l’Egypte était encore plus loin que pour la plupart des gens qui faisaient partie de notre groupe : 47 québécois et 38 français qui nous rejoignaient le premier mai à Paris. C’était notre premier voyage en groupe organisé et les enfants étaient les seuls de leur âge car ils n’étaient pas en vacances scolaires : mais manquer deux semaines d’école au profit d’un voyage aussi riche en histoire n’était pas un problème !
En fait, pour financer ce voyage (2 adultes et 3 enfants âgés de 15 – une fille, 13 et 10 ans – deux garçons), il nous a fallu économiser quelques années et les cadeaux d’anniversaires et du Temps des Fêtes se sont résumés à des sacs à dos, valises, bouteilles isolantes, chapeaux, etc. Se priver de sorties, de vêtements neufs ou de gadgets n’a pas été très difficile pour nous puisque nous devinions que ce voyage ferait partie d’un album de famille particulier. C’était assez spécial de nous voir la famille de cinq au milieu de gens soit fortunés, soit âgés, soit retraités mais toujours ou presque en couples. L’un d’eux croyait même que nous ne faisions pas partie du groupe au départ et que nous profitions du transport pour nous rendre ailleurs. À son étonnement, le couple nous a qualifié de courageux en cours de route. Mais ce n’était pas du courage qu’il nous fallait, c’était de la détermination et nous l’avions. En fait, bien mieux que d’autres compagnons de voyage, nous avons entièrement fait toutes les excursions et ce, même atteints par la fameuse tourista. Les enfants ont un pouvoir de récupération assez grand et le plus jeune qui a été épargné par la tourista, la malédiction de Touthankamon, nous a appris à mieux surveiller notre alimentation. En fait, il n’ingurgitait que riz, viande et jus frais. S’il est vrai que nous ne goûtions pas toujours à ce que nous offrait le pays, après le premier coup de semonce de tourista, nous avons compris qu’il valait mieux se tenir loin de certains aliments nouveaux ou traîtres. Quoiqu’il en soit, la nourriture égyptienne (du moins ce qu’on nous a servi) ne nous est pas apparue très variée. Le sel, élément indispensable pour retenir l’eau dont notre corps avait besoin, était généreusement saupoudré sur tout ce que nous mangions. À vrai dire, les trois P (pain, pâtes, poulet) sont répandus. Puis, le riz et les légumes apprêtés de quelques façons ainsi que des fruits tels que dattes, melon d’eau (nous l’avons évité après la tourista) et oranges (délicieuses !) ont fait partie de notre quotidien. Quelques desserts assez bons d’ailleurs nous ont ravis (charmants petits beignets aux pommes). Par contre, le vin nous a déçus et nous l’évitions autant que possible.
Notre voyage se résume en une croisière de 7 jours sur le Nil et un séjour de quelques jours au Caire. La navigation sur le fleuve est très plaisante sauf lorsqu’on s’approche de zones où les cheminées déferlent des nuages noirs aux odeurs incroyablement mauvaises. Outre cette pollution, nous découvrons des berges habitées par plusieurs paysans, la Haute-Egypte étant plus agricole. Même si la navigation est tout de même assez courte, il m’en reste un beau souvenir. Nous naviguons sur le M/S Nile Elite Cruises qui a remplacé à brûle-pourpoint un bateau neuf qui nous avait été promis mais qui a été retenu à son port de départ. Bien que plusieurs du groupe se soient objectés, cela ne nous a que quelque peu dérangés. L’important en voyage n’est-il pas d’avoir un lit pour dormir, une table pour manger, un endroit pour se laver ? Les enfants, quant à eux, estimaient être sur un bateau de luxe et s’en réjouissaient. Il faut penser toutefois que les critères de propreté, de confort et de luxe ne sont pas les mêmes dans tous les pays. Tant que les enfants étaient bien, nous étions bien et leur inculquer certaines valeurs de tolérance faisait partie de notre objectif de vacances familiales !
L’un des désagréments de notre voyage, outre l’acharnement des vendeurs à nous passer leur camelote – c’en était quasiment de l’agressivité à quelques occasions – dommage qu’ils comprennent peu le marketing, l’un des désagréments, écris-je, a été l’heure tardive des vols qui entraînait par conséquent la prise des repas à des heures où le plus jeune de notre famille aurait dormi depuis belle lurette. Encore là, les enfants ont été très patients, plus que certains adultes je dirais. J’en tire une leçon de grande tolérance et de compréhension de l’influence qu’a l’adrénaline sur notre comportement. Nous avions tellement hâte de découvrir ce pays que les embêtements nous parurent futiles.
Nous n’avons pas été déçus par la beauté des temples et des sites historiques et ce même si la manne touristique était assez importante en cette saison printanière. Il a fait très chaud et le mercure tournait autour du 35 degrés Celsius et atteignait parfois le 50 degrés au soleil. L’eau que nous buvions (plus de 1, 5 litres par jour et par personne) s’imbibait en nous de telle sorte que nous allions peu à la toilette. Les enfants ont grandement apprécié leur eau fraîche contenue dans des contenants isolants. Quant aux parents, même si l’eau était tiède, elle était appréciée.
La Vallée des rois et des reines fut notre premier arrêt. Découvrir trois tombeaux en admirant les hiéroglyphes aux couleurs à demi conservées a été un moment magique. Malgré la chaleur qui régnait tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, nous avons apprécié mais avons regretté ne pas avoir chacun notre bouteille d’eau cette journée-là. Les deux petites que nous avions ont été vite ingurgitées dans nos cinq palais. L’inconscience des premiers jours… Par contre, j’avais emporté une bouteille de brumisateur qui s’est avérée un vrai cadeau du ciel pour tout le monde !
Le lendemain, place au Temple de Karnak et à celui de Louxor. Gigantesques, ils nous ont dévoilé des pans d’histoire grâce à notre guide Fatoun, excellente conteuse. En soirée, évidemment c’est la soirée orientale ou costumée où notre groupe de franco-québécois a eu beaucoup de plaisir à danser et s’amuser. Bien sûr, il n’est pas nécessaire d’y participer mais les enfants étaient heureux de s’y intégrer et nous aussi finalement. Pour quelques livres égyptiennes, nous avons acheté les costumes (loués au même prix) et utiliserons les djellabas pour relaxer à la maison.
Le 4 mai, nous découvrons Assouan et le jardin Kitchener situé sur l’île Éléphantine. La saison étant, il y avait peu de fleurs mais tout de même beaucoup de verdure et d’intéressants paysages. La promenade en felouque s’avère un épisode très agréable de détente et les petites vagues qui font tanguer la felouque nous plaisent même si elles font peur à certaines dames. Les garçons se sont amusés que le capitaine leur donne la barre pour un moment. En soirée, c’est le spectacle sons et lumières au Temple de Philae. Un spectacle où s’entasse des centaines de touristes mais qui me laisse sur ma faim finalement. J’apprécierai de beaucoup, par la suite, le spectacle sons et lumières aux Pyramides du Caire.
Sitôt levés, nous partons pour l’obélisque inachevé et la carrière de granit. Dans mon esprit, tout était loin des villes mais ce n’est pas le cas. Le barrage d’Assouan est impressionnant par sa longueur mais non par sa hauteur. Visite courte de 15 minutes qui nous laisse sur notre appétit encore une fois. Puis, on se fait aller le portefeuille dans ce qu’on appelle un institut de papyrus. Nous, on dépense peu car il faut bien penser à encadrer ces papyrus au retour et c’est pas donné. Mais certains sortent de là avec de grands cylindres ! C’est cette journée et la suivante que fait rage le plus la tourista dans notre famille.
6 mai : départ dans la nuit pour le site d’Abou Simbel. Plusieurs heures pour aller, autant pour revenir. Est-ce que cela vaut la peine ? Bien sûr tant qu’à moi qui suis habituée à faire bien des kilomètres par année. Et même pour ceux qui sortent peu, c’est un site absolument magnifique. La traversée du désert est magique mais malheureusement, nous n’avons pas droit au lever du soleil qui dit-on est extraordinaire. Par contre, on a eu droit à un autobus qui a cassé sa transmission en plein désert à 6 heures du matin ! Heureusement que nous étions en convoi et que les deux autres autobus de notre grossiste ont pu nous prendre à bord. Quoiqu’il en soit, nous avons découvert la fraîcheur du d��sert.
Puis, nous avons ensuite naviguer vers Edfou pour y découvrir son temple à l’issue d’une promenade en calèche. Edfou m’est apparu très bien conservé et ses faucons au revêtement si lisse resteront dans ma mémoire. Nous revenons ensuite vers Louxor et passons la journée à naviguer tout en profitant de la piscine et du pont supérieur. Depuis les débuts, nous lions connaissance avec les gens du groupe même si certains s’isolent en petits groupes hermétiques, nous optons pour faire connaissance. Pas évident toutefois de changer de sièges à la salle à manger car à cinq personnes, nous dérangeons les petites habitudes de certains. Enfin, nous ne sommes pas trop malheureux d’avoir opté pour un voyage de groupe puisqu’un premier voyage en terre égyptienne nous aurait semblé difficile pour des non initiés. Quoique l’empressement des vendeurs est peut-être plus irritant devant des groupes, je ne sais trop. En soirée, nous repasserons l’écluse d’Esna.
8 mai : je me vois offrir un tour de calèche à Louxor par une québécoise; tour offert en option en guise de compensation pour le bateau que nous n’avons pas eu. À cinq personnes, nous n’avons pas acheté d’options et je suis donc très contente d’hériter du tour d’un autre d’autant plus que c’est l’un des moments les plus riches et les plus colorés de mon voyage. Découvrir les souks de Louxor, les visages des gens qui vont et viennent, c’est assez particulier. Là, j’y découvre la couleur puisque l’Egypte m’apparaît tout de même un pays où les maisons présentent des couleurs neutres, grises ou beiges. Je verrai parfois du rose mais sans plus, dommage ! Le lendemain, le Caire ne me réjouit pas plus de ce côté d’autant plus que le bleu du ciel a perdu son nom à cause de la pollution. Double dommage !
Pour une première matinée au Caire, tout un programme nous attend avec la visite des Pyramides et du Sphynx. Même si on les a vus maintes fois dans les bouquins ou à la télévision, rien ne remplace le sentiment que l’on a à leurs pieds. C’est géant et là, il n’y a pas un vendeur qui viendra m’épuiser; je suis déterminée à garder les yeux bien ouverts pour m’imprégner du spectacle. Nous n’allons pas à l’intérieur des pyramides, tous les billets sont vendus et la guide nous convainc qu’il y a peu d’intérêt à y pénétrer. Par contre, tour de chameau pour les intéressés et ma fille s’y plaira d’autant plus que l’animal ira au galop. Puis, nous dînons dans un resto égyptien et franchement, c’est très bon même si c’est encore du poulet comme plat principal. En après-midi, nous profitons de l’immense piscine de l’hôtel Cataracte Pyramide.
Le lendemain, petite tempête de sable (qui ressemble à un brouillard) et visite de La Citadelle suivie de celle des souks où les enfants demeurent à bord de l’autobus avec la guide. Mon mari et moi étions habillés en vêtements de couleur beige d’apparence militaire. À notre grand étonnement, nous n’avons guère été sollicités dans les souks et nous avons compris un peu plus tard pourquoi. Nous ressemblions tellement à des policiers… Chère police, si présente et elle-même sollicitante. Partout où nous étions, elle y était ! Rassurant certes mais encadrant tout de même. L’après-midi fait place à la visite du Musée Egyptien et notre guide nous fait découvrir les principales pièces du Musée. Un beau moment mais trop court cependant pour nous. En soirée, le sons et lumières nous ravit. Ce fut une très belle journée, l’une des plus belles de notre voyage.
11 mai : dernière journée en Egypte où la découverte du quartier copte se fait en matinée avec les églises suspendues ainsi que celles de St-Serge et de St-Georges. Une fois de plus, nous dînons dans un restaurant égyptien et c’est très savoureux du moins à cet endroit (à Sakkara). En après-midi, nous serons à Memphis après avoir vu la pyramide de Sakkara. Enfin, pour la dernière soirée, notre organisateur, qui voyage avec nous (premier circuit en terre égyptienne), nous offre un souper et soirée au resto El Zeba. Soirée très animée avec spectacle, danseurs mais la fatigue et le besoin de sommeil nous rappellent à l’ordre et nous quittons avant la fin. Il est tout de même minuit et le lever est prévu dans trois heures pour le retour vers Paris.
Je garde donc de notre voyage un séjour agréable, la visite de sites magnifiques faite cependant à un rythme assez soutenu et dans une chaleur parfois écrasante. Je garde aussi le souvenir de visages affables et souriants des égyptiens. Et même si je me rappellerai longtemps de leur sollicitation, je me dis que nous avons effleuré ce pays en y voyant par contre la majorité de ses beautés. Je garde le souvenir du regard de mes enfants devant chaque découverte et j’en oublie la fatigue accumulée et le cri des ventres affamés par quelques heures de retard. Je me rappellerai longtemps que ma fille m’ait dit tant sur la Seine à Paris qu’à Abou Simbel et devant les Pyramides que c’était le plus beau jour de sa vie. Cela m’a fait quelque peu oublié les frais encourus… Mais n’est-ce pas là le plus important : se priver de quelques nouvelles fringues, de sorties au resto ou au cinéma, du dernier Playstation pour s’offrir un tel voyage ? Il me semble que depuis notre retour, le plus jeune de la famille s’exprime un peu plus sur différents sujets et regimbe moins lorsqu’il a un aliment qu’il n’aime pas dans son assiette. Si c’est le prix à payer pour ouvrir encore plus les horizons de mes amours, je suis prête à faire encore quelques sacrifices. Prochaine destination : celle de notre prochain rêve !
Pour les VFistes qui peuvent être intéressés par un compte rendu plus descriptif, voici le mien sur notre récent voyage en Egypte. C'est un résumé car il y aurait tant à dire sur les émotions ressenties, etc. Enfin, c'est un début ! Bonne lecture. VOYAGE EN EGYPTE
Huit mois avant que ne débute notre voyage en Egypte, nous l’avions entamé et c’est le propre de tout voyage d’être effectué avant ! Nous avons lu, écouté des vidéos, échangé sur les forums, rêvé de ce pays bien lointain. Les enfants, de vraies éponges, avaient tout ingurgité ce qu’ils pouvaient de renseignements et l’un en avait fait même un travail scolaire. Nous étions donc prêts le 27 avril quand nous sommes partis de la maison à destination de Montréal. Pour nous qui demeurons à Sept-Îles sur la Côte-Nord, l’Egypte était encore plus loin que pour la plupart des gens qui faisaient partie de notre groupe : 47 québécois et 38 français qui nous rejoignaient le premier mai à Paris. C’était notre premier voyage en groupe organisé et les enfants étaient les seuls de leur âge car ils n’étaient pas en vacances scolaires : mais manquer deux semaines d’école au profit d’un voyage aussi riche en histoire n’était pas un problème !
En fait, pour financer ce voyage (2 adultes et 3 enfants âgés de 15 – une fille, 13 et 10 ans – deux garçons), il nous a fallu économiser quelques années et les cadeaux d’anniversaires et du Temps des Fêtes se sont résumés à des sacs à dos, valises, bouteilles isolantes, chapeaux, etc. Se priver de sorties, de vêtements neufs ou de gadgets n’a pas été très difficile pour nous puisque nous devinions que ce voyage ferait partie d’un album de famille particulier. C’était assez spécial de nous voir la famille de cinq au milieu de gens soit fortunés, soit âgés, soit retraités mais toujours ou presque en couples. L’un d’eux croyait même que nous ne faisions pas partie du groupe au départ et que nous profitions du transport pour nous rendre ailleurs. À son étonnement, le couple nous a qualifié de courageux en cours de route. Mais ce n’était pas du courage qu’il nous fallait, c’était de la détermination et nous l’avions. En fait, bien mieux que d’autres compagnons de voyage, nous avons entièrement fait toutes les excursions et ce, même atteints par la fameuse tourista. Les enfants ont un pouvoir de récupération assez grand et le plus jeune qui a été épargné par la tourista, la malédiction de Touthankamon, nous a appris à mieux surveiller notre alimentation. En fait, il n’ingurgitait que riz, viande et jus frais. S’il est vrai que nous ne goûtions pas toujours à ce que nous offrait le pays, après le premier coup de semonce de tourista, nous avons compris qu’il valait mieux se tenir loin de certains aliments nouveaux ou traîtres. Quoiqu’il en soit, la nourriture égyptienne (du moins ce qu’on nous a servi) ne nous est pas apparue très variée. Le sel, élément indispensable pour retenir l’eau dont notre corps avait besoin, était généreusement saupoudré sur tout ce que nous mangions. À vrai dire, les trois P (pain, pâtes, poulet) sont répandus. Puis, le riz et les légumes apprêtés de quelques façons ainsi que des fruits tels que dattes, melon d’eau (nous l’avons évité après la tourista) et oranges (délicieuses !) ont fait partie de notre quotidien. Quelques desserts assez bons d’ailleurs nous ont ravis (charmants petits beignets aux pommes). Par contre, le vin nous a déçus et nous l’évitions autant que possible.
Notre voyage se résume en une croisière de 7 jours sur le Nil et un séjour de quelques jours au Caire. La navigation sur le fleuve est très plaisante sauf lorsqu’on s’approche de zones où les cheminées déferlent des nuages noirs aux odeurs incroyablement mauvaises. Outre cette pollution, nous découvrons des berges habitées par plusieurs paysans, la Haute-Egypte étant plus agricole. Même si la navigation est tout de même assez courte, il m’en reste un beau souvenir. Nous naviguons sur le M/S Nile Elite Cruises qui a remplacé à brûle-pourpoint un bateau neuf qui nous avait été promis mais qui a été retenu à son port de départ. Bien que plusieurs du groupe se soient objectés, cela ne nous a que quelque peu dérangés. L’important en voyage n’est-il pas d’avoir un lit pour dormir, une table pour manger, un endroit pour se laver ? Les enfants, quant à eux, estimaient être sur un bateau de luxe et s’en réjouissaient. Il faut penser toutefois que les critères de propreté, de confort et de luxe ne sont pas les mêmes dans tous les pays. Tant que les enfants étaient bien, nous étions bien et leur inculquer certaines valeurs de tolérance faisait partie de notre objectif de vacances familiales !
L’un des désagréments de notre voyage, outre l’acharnement des vendeurs à nous passer leur camelote – c’en était quasiment de l’agressivité à quelques occasions – dommage qu’ils comprennent peu le marketing, l’un des désagréments, écris-je, a été l’heure tardive des vols qui entraînait par conséquent la prise des repas à des heures où le plus jeune de notre famille aurait dormi depuis belle lurette. Encore là, les enfants ont été très patients, plus que certains adultes je dirais. J’en tire une leçon de grande tolérance et de compréhension de l’influence qu’a l’adrénaline sur notre comportement. Nous avions tellement hâte de découvrir ce pays que les embêtements nous parurent futiles.
Nous n’avons pas été déçus par la beauté des temples et des sites historiques et ce même si la manne touristique était assez importante en cette saison printanière. Il a fait très chaud et le mercure tournait autour du 35 degrés Celsius et atteignait parfois le 50 degrés au soleil. L’eau que nous buvions (plus de 1, 5 litres par jour et par personne) s’imbibait en nous de telle sorte que nous allions peu à la toilette. Les enfants ont grandement apprécié leur eau fraîche contenue dans des contenants isolants. Quant aux parents, même si l’eau était tiède, elle était appréciée.
La Vallée des rois et des reines fut notre premier arrêt. Découvrir trois tombeaux en admirant les hiéroglyphes aux couleurs à demi conservées a été un moment magique. Malgré la chaleur qui régnait tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, nous avons apprécié mais avons regretté ne pas avoir chacun notre bouteille d’eau cette journée-là. Les deux petites que nous avions ont été vite ingurgitées dans nos cinq palais. L’inconscience des premiers jours… Par contre, j’avais emporté une bouteille de brumisateur qui s’est avérée un vrai cadeau du ciel pour tout le monde !
Le lendemain, place au Temple de Karnak et à celui de Louxor. Gigantesques, ils nous ont dévoilé des pans d’histoire grâce à notre guide Fatoun, excellente conteuse. En soirée, évidemment c’est la soirée orientale ou costumée où notre groupe de franco-québécois a eu beaucoup de plaisir à danser et s’amuser. Bien sûr, il n’est pas nécessaire d’y participer mais les enfants étaient heureux de s’y intégrer et nous aussi finalement. Pour quelques livres égyptiennes, nous avons acheté les costumes (loués au même prix) et utiliserons les djellabas pour relaxer à la maison.
Le 4 mai, nous découvrons Assouan et le jardin Kitchener situé sur l’île Éléphantine. La saison étant, il y avait peu de fleurs mais tout de même beaucoup de verdure et d’intéressants paysages. La promenade en felouque s’avère un épisode très agréable de détente et les petites vagues qui font tanguer la felouque nous plaisent même si elles font peur à certaines dames. Les garçons se sont amusés que le capitaine leur donne la barre pour un moment. En soirée, c’est le spectacle sons et lumières au Temple de Philae. Un spectacle où s’entasse des centaines de touristes mais qui me laisse sur ma faim finalement. J’apprécierai de beaucoup, par la suite, le spectacle sons et lumières aux Pyramides du Caire.
Sitôt levés, nous partons pour l’obélisque inachevé et la carrière de granit. Dans mon esprit, tout était loin des villes mais ce n’est pas le cas. Le barrage d’Assouan est impressionnant par sa longueur mais non par sa hauteur. Visite courte de 15 minutes qui nous laisse sur notre appétit encore une fois. Puis, on se fait aller le portefeuille dans ce qu’on appelle un institut de papyrus. Nous, on dépense peu car il faut bien penser à encadrer ces papyrus au retour et c’est pas donné. Mais certains sortent de là avec de grands cylindres ! C’est cette journée et la suivante que fait rage le plus la tourista dans notre famille.
6 mai : départ dans la nuit pour le site d’Abou Simbel. Plusieurs heures pour aller, autant pour revenir. Est-ce que cela vaut la peine ? Bien sûr tant qu’à moi qui suis habituée à faire bien des kilomètres par année. Et même pour ceux qui sortent peu, c’est un site absolument magnifique. La traversée du désert est magique mais malheureusement, nous n’avons pas droit au lever du soleil qui dit-on est extraordinaire. Par contre, on a eu droit à un autobus qui a cassé sa transmission en plein désert à 6 heures du matin ! Heureusement que nous étions en convoi et que les deux autres autobus de notre grossiste ont pu nous prendre à bord. Quoiqu’il en soit, nous avons découvert la fraîcheur du d��sert.
Puis, nous avons ensuite naviguer vers Edfou pour y découvrir son temple à l’issue d’une promenade en calèche. Edfou m’est apparu très bien conservé et ses faucons au revêtement si lisse resteront dans ma mémoire. Nous revenons ensuite vers Louxor et passons la journée à naviguer tout en profitant de la piscine et du pont supérieur. Depuis les débuts, nous lions connaissance avec les gens du groupe même si certains s’isolent en petits groupes hermétiques, nous optons pour faire connaissance. Pas évident toutefois de changer de sièges à la salle à manger car à cinq personnes, nous dérangeons les petites habitudes de certains. Enfin, nous ne sommes pas trop malheureux d’avoir opté pour un voyage de groupe puisqu’un premier voyage en terre égyptienne nous aurait semblé difficile pour des non initiés. Quoique l’empressement des vendeurs est peut-être plus irritant devant des groupes, je ne sais trop. En soirée, nous repasserons l’écluse d’Esna.
8 mai : je me vois offrir un tour de calèche à Louxor par une québécoise; tour offert en option en guise de compensation pour le bateau que nous n’avons pas eu. À cinq personnes, nous n’avons pas acheté d’options et je suis donc très contente d’hériter du tour d’un autre d’autant plus que c’est l’un des moments les plus riches et les plus colorés de mon voyage. Découvrir les souks de Louxor, les visages des gens qui vont et viennent, c’est assez particulier. Là, j’y découvre la couleur puisque l’Egypte m’apparaît tout de même un pays où les maisons présentent des couleurs neutres, grises ou beiges. Je verrai parfois du rose mais sans plus, dommage ! Le lendemain, le Caire ne me réjouit pas plus de ce côté d’autant plus que le bleu du ciel a perdu son nom à cause de la pollution. Double dommage !
Pour une première matinée au Caire, tout un programme nous attend avec la visite des Pyramides et du Sphynx. Même si on les a vus maintes fois dans les bouquins ou à la télévision, rien ne remplace le sentiment que l’on a à leurs pieds. C’est géant et là, il n’y a pas un vendeur qui viendra m’épuiser; je suis déterminée à garder les yeux bien ouverts pour m’imprégner du spectacle. Nous n’allons pas à l’intérieur des pyramides, tous les billets sont vendus et la guide nous convainc qu’il y a peu d’intérêt à y pénétrer. Par contre, tour de chameau pour les intéressés et ma fille s’y plaira d’autant plus que l’animal ira au galop. Puis, nous dînons dans un resto égyptien et franchement, c’est très bon même si c’est encore du poulet comme plat principal. En après-midi, nous profitons de l’immense piscine de l’hôtel Cataracte Pyramide.
Le lendemain, petite tempête de sable (qui ressemble à un brouillard) et visite de La Citadelle suivie de celle des souks où les enfants demeurent à bord de l’autobus avec la guide. Mon mari et moi étions habillés en vêtements de couleur beige d’apparence militaire. À notre grand étonnement, nous n’avons guère été sollicités dans les souks et nous avons compris un peu plus tard pourquoi. Nous ressemblions tellement à des policiers… Chère police, si présente et elle-même sollicitante. Partout où nous étions, elle y était ! Rassurant certes mais encadrant tout de même. L’après-midi fait place à la visite du Musée Egyptien et notre guide nous fait découvrir les principales pièces du Musée. Un beau moment mais trop court cependant pour nous. En soirée, le sons et lumières nous ravit. Ce fut une très belle journée, l’une des plus belles de notre voyage.
11 mai : dernière journée en Egypte où la découverte du quartier copte se fait en matinée avec les églises suspendues ainsi que celles de St-Serge et de St-Georges. Une fois de plus, nous dînons dans un restaurant égyptien et c’est très savoureux du moins à cet endroit (à Sakkara). En après-midi, nous serons à Memphis après avoir vu la pyramide de Sakkara. Enfin, pour la dernière soirée, notre organisateur, qui voyage avec nous (premier circuit en terre égyptienne), nous offre un souper et soirée au resto El Zeba. Soirée très animée avec spectacle, danseurs mais la fatigue et le besoin de sommeil nous rappellent à l’ordre et nous quittons avant la fin. Il est tout de même minuit et le lever est prévu dans trois heures pour le retour vers Paris.
Je garde donc de notre voyage un séjour agréable, la visite de sites magnifiques faite cependant à un rythme assez soutenu et dans une chaleur parfois écrasante. Je garde aussi le souvenir de visages affables et souriants des égyptiens. Et même si je me rappellerai longtemps de leur sollicitation, je me dis que nous avons effleuré ce pays en y voyant par contre la majorité de ses beautés. Je garde le souvenir du regard de mes enfants devant chaque découverte et j’en oublie la fatigue accumulée et le cri des ventres affamés par quelques heures de retard. Je me rappellerai longtemps que ma fille m’ait dit tant sur la Seine à Paris qu’à Abou Simbel et devant les Pyramides que c’était le plus beau jour de sa vie. Cela m’a fait quelque peu oublié les frais encourus… Mais n’est-ce pas là le plus important : se priver de quelques nouvelles fringues, de sorties au resto ou au cinéma, du dernier Playstation pour s’offrir un tel voyage ? Il me semble que depuis notre retour, le plus jeune de la famille s’exprime un peu plus sur différents sujets et regimbe moins lorsqu’il a un aliment qu’il n’aime pas dans son assiette. Si c’est le prix à payer pour ouvrir encore plus les horizons de mes amours, je suis prête à faire encore quelques sacrifices. Prochaine destination : celle de notre prochain rêve !
Voilà près de 2 mois que j'ai quitté le territoire national comme on dit quand on est ministre de l'intérieur j'imagine.
Déjà les souvenirs se bousculent, les prénoms appris se multiplient, tout comme le nombre de fois où j'ai écrit les mots bus ou gare routière dans mon récit.
Et comme rien ne ressemble plus à une gare routière qu'une autre gare routière, j'ai déjà oublié ce à quoi ressemble celle de Louxor.
Pour dire la vérité, j'ai même oublié à quelle heure je m'y suis rendu en chemin depuis Assouan. La seule chose que je sais, c'est que c'était le vendredi 21 et c'est déjà pas mal!!
Ca y est, je met un insert car la mémoire me revient 15 minutes après avoir écrit le 1er paragraphe. La seule raison pour laquelle j'ai oublié à quoi ressemble la gare routière de Louxor est que je n'y ai jamais mis les pieds, pas même un bout d'orteil. J'ai fait le trajet entre Assouan et Louxor en train, en 2ème classe. C'était très confortable et j'étais à nouveau le seul gringo des environs. J'étais en plus ravi car je pouvais enfin monter dans autre chose qu'un bus.
(retour au texte)
Disons, pour faire simple, que je suis arrivée à Louxor à la mi-journée, je n'ai rien fait depuis l'avant-veille et il me tarde d'arpenter à nouveau le pavé. Je n'ai pas eu trop de travail à faire pour trouver mon nouvel hotel. J'y ai rendez-vous 2 jours plus tard pour le petit déjeuner avec Dominica qui en aura alors fini avec Assouan et sera elle aussi sur la route du nord. Elle m'a donné toutes les indications pour que je ne sois pas perdu en arrivant en ville. A l'hotel, la première chose que je fais après avoir choisi ma chambre est d'aller découvrir la terrasse. Elle domine la ville et bien qu'on soit à trois patés d'immeuble du Nil, je peux voir celui-ci sur toute sa longueur, enfin presque. Sur la terrasse parresse Adam, il est anglais et on voit tout de suite que c'est un voyageur au long cours. On discute de tout et de rien jusqu'à se qu'il me décrive son itinéraire jusque là. Traversée de l'europe en stop, Turquie, IRAK, Iran, Syrie, Jordanie et Egypte jusqu'à présent. Il me montre son passeport authentifiant le fait qu'il est allé en Irak, je reste sur le cul... Et dire qu'il y en a qui s'inquiète de mon sort! Après il va au Soudan et en Somalie, rien que ça... Le garçon n'est pas très rock n'roll mais au moins son itinéraire l'est pour lui. On reste perché là-haut pendant pas loin de deux heures. Pour moi, c'en est déjà trop, il faut que je me dégourdisses les jambonneaux.
J'ai deux jours devant moi amputés d'une partie de ce vendredi. A Louxor, 2 choses sont incontournables pour le visiteur : sur la rive Est (celle sur laquelle se situe l'hotel ainsi que la majeure partie de la ville), le temple de Karnak, sur la rive ouest, la vallée des rois, des reines et tout le tremblement qui fait de Louxor la capitale touristique de l'Egypte. Le temple sera pour aujourd'hui et j'espère pouvoir faire le tour du reste sur la journée de demain. On verra bien... Comme Adam est aussi nouveau que moi en ville, on fait la paire pour rejoindre Karnak. Il suffit de suivre le Nil, impossible de se perdre, même pour moi!! En chemin, on est constamment alpagués, suivis, limite harcelés par tout un tas de gens qui ont tous une boutique, une fellouque, une chariole tiré par un âne à vendre ou à louer. Impossible de s'arrêter pour tous, c'est à en devenir dingo. Même pour moi qui n'arrive pourtant jamais à détourner la tête pour esquiver quelqu'un qui m'interpelle, je suis saoulé et dès que quelqu'un autour prononce les mots "vendre" ou "pour toi, bon marché", j'accélère le pas et passe la surmultipliée. Je n'envisage même pas de sortir des cartons jaunes ou rouges car les types seraient bien capables de me dire qu'ils en ont des moins chers en magasin.
On arrive au temple de Karnak après 1/2 heure d'esquive rotative. En arrivant, on comprend tout. Sur le parking sont garés des cars par dizaines. C'est bien simple, on se croirait chez le consessionnaire. Et s'ils sont là, c'est qu'ils ont déjà dû déverser leurs occupants, ça risque d'être noir de monde. En effet, passés la guérite où on vend les tickets, c'est une marée humaine qui nous attend. Le temple a beau être impressionnant, impossible de s'ôter de l'esprit que les sandales+chaussettes sont partout. Je suis entouré de colonnes dont il faudrait une dizaine de personnes main dans la main pour en faire le tour, les obélisques se dressent jusque haut dans le ciel, le mur du temple est plus épais que mon appartement était grand, et pourtant ça grouille à un point qu'une partie du plaisir s'est déjà suicidée. Avec Adam, on aura beau se dire que les gens finiront par partir, chaque fois qu'un équipage s'en va, c'est comme si une nouvelle paire arrivait. La partie est perdue d'avance, tout le monde s'aglutine pour le coucher de soleil. Lessivés de bruit et de poussière, on rentre finalement avant tout le monde. On part de Karnak sans gloire vers 16h. Et alors qu'on retourne dans le centre-ville par la corniche, on est doublé par une ribambelle de calèche. Mais c'est pas possible, ils font tout en convoi, même les calèches!!!!
Le soleil se couche sur le Nil, on rentre à l'hotel. Sur le chemin, on passe devant un "liqueur shop". Je vous écris pas ce que vend le type, c'est comme le porc-salut, c'est écrit dessus. Adam, en bon anglais qu'il est, achète 6 grandes canettes de bière locale, je n'en achète QUE 4, c'est déjà ça, ça fait tout de même 2 litres de liquide à ingurgiter. La beuverie, ma première depuis bien longtemps, s'organise sur la terrasse. On se sent vite comme à la maison, l'euphorie et le ciel étoilé en prime. Adam liquide son stock en 2 heures et file se coucher. Il m'en faudra une de plus, en ce qui concerne la bière, je suis un petit joueur. Sur le chemin de ma chambre, je m'arrête par l'ordinateur mis à disposition des clients de l'hotel. 5 minutes après m'y être installé, quelqu'un sort de la chambre juste derrière moi. Brice, it's unbelievable!!!Jamal, my man, what the F... are you doing here?
C'est Jamal avec qui j'ai marché en compagnie de Marte à Petra. La soirée qui paraissait s'arrêter ici n'en fut que plus longue et festive. Et comme Jamal ne boit pas une goutte d'alcool, je l'accompagnait sur le chemin de la sobriété. L'extinction des feux vint finalement vers 2 heures. Moi qui prévoyais de me lever aux aurores, il va falloir repenser tout ça...
Le son du clairon retentit le lendemain juste avant 10h pour profiter du petit dèj' inclus dans le prix de la chambre. A cette heure, Jamal dort encore comme à son habitude. De toute façon, il a déjà foulé la rive ouest du fleuve avec un tour organisé la veille. Adam est tout ramolli. Je vais donc la jouer en solo. Pour le Braïce cependant, pas de tour organisé, j'ai déjà vu ce que cela donne pour la journée à Abou Simbel, et à partir de maintenant c'est "merci c'est gentil mais non merci". Pour traverser le Nil, la solution la plus économique consiste à prendre les transports locaux, un bon vieux bac fait la traversée pour moins de 20 centimes d'euro. En m'y rendant, je n'aurais de cesse de le répéter à tous les vendeurs à la sauvette qui veulent me proposer une fellouque ou un tour en voiture en empruntant un pont à plusieurs kilomètres de la ville. Certains font mine de ne pas comprendre, carton jaune, certains me suivent pendant plusieurs dizaines de mètres, carton rouge. Au bout d'un moment, je suis tellement saoulé que je mets mes écouteurs. C'est pas quelque chose que je fais avec plaisir, mais à Louxor, il n'y a pas de règles pas de lois. Le ferry est là malgré ce que m'ont dit plusieurs personnes en chemin ("mais non il n'y a pas de ferry" ou "mais le ferry il a brûlé"), je traverse sans problèmes.
Sur la rive ouest, le sport continue. "Tu cherches un taxi?", "J'ai une boutique où on loue des vélos.", "Tu cherches un taxi pour trouver un vélo?", "J'ai un âne à deux pas qui n'est pas cher et qui court à 200 à l'heure." J'en passe et des pires... La meilleure solution est de grimper dans un pick-up qui fait la navette avec le bureau qui vend les tickets d'entrée pour la majorité des sîtes. J'y arrive encore une fois sans peine malgré ce qu'on peut entendre : "mais le pick-up il a brulé" ou "mais le pick-up c'est 200$". 2 livres, soit 0, 30 euros, voilà ce que ça coute... J'arrive au guichet général à midi, le tenancier propose une dizaine de tickets correspondant à une dizaine de sîtes différents, le plus souvent des tombes. Chaque ticket coute entre 5 et 12 euros, il va s'agir de choisir judicieusement, le gouvernement égyptien étant très enclin à me dépouiller de mes sesterces. Premier choix, le temple d'Habu, sur la carte ça a l'air d'être plus grand que grand et à pieds ça n'a pas l'air bien loin. En m'y rendant, je tombe sur des enfants qui joue à Tarzan, non pas avec une liane mais avec un fil électrique qui pend de son poteau. On dirait qu'ils savent ce qu'ils font mais ça fout quand même les chocottes.
J'arrive au temple d'Habu en un seul morceau. Les touristes n'y sont pas légions, profitons-en. Le temple n'est pas loin d'avoir les mêmes dimensions que celui de Karnak. Une fois de plus, les gravures succèdent aux colonnes qui succèdent aux hyéroglyphes. C'est beau, c'est grand ET c'est tranquille. Seul un gardien tente de m'extorquer un bakshish en me montrant une gravure illustrant des singes que j'aurais fini par apercevoir, carton jaune. Je reste chez Habu pas loin d'une heure mais "the show must go on", je retourne au vendeur de billets.
2ème choix : Deir Al-Medina. C'est encore pas loin de l'office, 20 minutes de marche tout au plus. Ici, les vestiges d'une ville morte s'étalent. Il y a aussi deux tombes que l'on peut visiter et un petit temple. Les tombes sont creusées dans le sol. On y pénètre par un large trou d'où descendent des escaliers. En bas, la température est 10° plus chaude qu'à l'extérieur, on se croirait dans un sauna. Les murs de la scépulture sont couverts de bas-reliefs qui ont, à l'inverse de tout ce qu'on peut trouver à l'extérieur, conservés toutes leurs couleurs. Du rouge au bleu en pasant par le vert, tout l'arc-en-ciel y passe. Ca donne un supplément d'âme au tout, si j'ose dire (dans une tombe)...
Pas loin de 14h30 à ma montre, pas le temps de lambiner. Sur le chemin du retour, un chauffeur de taxi se met à ma hauteur. Je l'ai déjà vu plusieurs fois aujourd'hui mais n'ai jamais daigné m'arrêter. Cette fois-ci, de mon oreille attendrie je l'écoute. Il dit qu'il a huit enfants à nourrir, que ce soir ils devaient manger du poulet, mais que comme il n'a pas eu un client de la journée, ils risquent de n'avoir à dîner que des flageolets. Humain comme je suis, je suis désemparé. Je lui demande son prix pour me conduire le reste de l'après-midi, et voilà que le type me prend pour la poule aux oeufs d'or. Il me sort un prix qui ferait même bondir un américain! Je trace ma route, il en a les larmes aux yeux. Bref après moultes turpitudes, il descend son prix à un niveau acceptable, j'ai maintenant un chauffeur.
En route donc vers la vallée des reines!! Nouveau droit d'entrée à s'acquitter. Ca commence à faire ch(i)er! J'entre dans la vallée des reines comme on fait un pèlerinage, dans le recueuillement et la modestie. L'entrée passée, de chaque côté du chemin sont creusés de larges trous béants. il n'y a rien à y voir, ça devait être un galop d'essai pour les chercheurs. Un peu plus loin, les trous sont toujours là mais on peut pénètrer dans deux d'entre eux. Ce sont les tombeaux de reines aux noms imprononçables à l'exception de Titi. A l'intérieur, un large couloir d'où partent plusieurs salles. Tout est scuplté, peint de toutes les couleurs. Seulement, n'étant pas particulièrement connaisseur en la matière, à la manière des vestiges romains vus en Turquie, quand on a vu une tombe, plus ça va et plus j'ai l'impression qu'on les a toutes vues! Le pèlerin se transforme en profane!!! J'achève rapidement le tour du propriétaire et me met à la recherche de la tombe de Néfertari, femme de Ramsès II, dont on dit que c'est la plus belle et la plus chargée des tombes de la vallée des reines. Et bien, pas de bol, cette tombe là est fermée au public depuis un bail et j'ai déjà fait le tour de ce qui était à voir ici! Je reste sur ma faim... Et ça creuse...
15h45, je n'ai plus que le temps de faire des concessions dans mon emploi du temps. Compte tenu de ce que j'ai vu (ou de ce que je n'ai pas vu) à la vallée des reines, je décide purement et simplement de tirer un trait sur la vallée des rois. RE-profane. Un sentiment de culpabilité me fait dire qu'on ne vient pas à Louxor sans voir la vallée des rois; et bien si!! La preuve!! En sueur et en os!!! Je suis désolé pour Ramsès III, V, VI, et IX, Amenhotep II et les autres mais ce sera pour une autre fois in sha' Allah!! A la place, je ne veux pas rater le temple d'Hatshepsut (le premier qui dit "à tes souhaits", c'est carton jaune). C'est un monument construit en terrasse sur 3 niveaux. Ca peut sembler bizarre comme choix mais ça l'est tout de suite moins quand je te dis que la terrasse fait la taille d'un terrain de football. Qui plus est, le batiment est lové en contrebas d'un à-pic d'au moins trente mètres, le long de la montagne sur laquelle sont disséminés tous les sîtes de la rive ouest de Louxor. L'impression de grandeur qui se dégage des lieux n'est pas qu'une impression, on se sent tout petit devant tant de démesure. Surtout, qui a déjà entendu parler d'Hatshepsut? Vous pourrez voir les photos qui devraient être en ligne en même temps que cet article, ça sent la grosse tête ou je m'y connais pas!! Ca devait pas être le genre modeste, Hatshepsut! Je reste pas loin d'une heure à vaquer dans cette merveille architecturale, juste assez longtemps pour croiser la meute qui vient à nouveau s'abreuver du coucher de soleil. Il est temps de hisser les voiles. Le chauffeur m'attend, son poulet va refroidir... Il trouve même le moyen de me dire que je suis en retard et que j'ai pris trop de temps... Bref, Louxor...
Il est temps de retourner sur l'autre rive, c'est comme si le bac n'attendait que moi. Pendant la traversée, le orange se bat avec le rouge pour savoir de quelle couleur le soleil se couche, c'est beauuuuuu.
Au retour à l'hotel, Jamal et Adam sont sur la terrasse, fatigués de n'avoir rien fait de leur journée. Je les envie un peu mais demain est un autre jour et peut-être sera-t-il temps pour moi de ne rien faire à mon tour. Je sais juste que j'ai rencart avec Dominica pour le petit déjeuner. D'ici là, on dîne à trois dans un restaurant classieux où je commande mon premier couscous du voyage. Divin. Délicieux. Je pourrais revenir en Egypte juste pour remanger la même chose! Je souhaîte une bonne nuit à mes camarades sur ses appréciations culinaires, l'écriture n'attend pas. Disons plutôt pour être honnète qu'elle a déjà trop attendu, voire qu'elle prend un sérieux retard... Bordel!!
Dimanche matin (23 novembre), le réveil sonne les 9h15. On dirait que j'ai plus de dimanches!!! Dominica est à l'heure au rendez-vous, il va s'agir de savoir où s'occuper la semaine qui vient. On est tous les deux d'accord pour aller voir du côté des oasis, c'est ce qui était prévu. Il y a deux choix possibles : 4 oasis différentes qui s'étalent à des kilomètres les unes des autres autour des déserts blancs et noirs, l'oasis de Siwa qui est la porte vers la grande mer de sable. Comment choisir? C'est un affreux dilemne. J'ai toujours voulu aller voir le désert blanc, les rares images que j'ai en tête sont tout simplement magiques. Seulement avec le temps dont on dispose, impossible financièrement de passer 5 jours dans le désert. Ca a beau être le désert, c'est cher de louer un 4X4, conduit par un guide, qui s'arrange pour te nourrir 3 fois par jour pendant 5 jours. On pourrait aussi bien n'y passer qu'une journée et se la couler douce dans les oasis mais tout le monde dit, y compris le LP, que Siwa est la plus belle des oasis et que quite à passer 5 jours à lézarder, autant aller lézarder là-bas. En plus et de toutes façons, la grande mer de sable, ça doit pas être dégueux comme paysage (sic). Le seul bémol, c'est que rejoindre Siwa depuis Louxor, c'est comme aller de Strasbourg à Marseille, en passant par Biarritz!!!! Il faut prendre le train de nuit de Louxor à Alexandrie pendant un peu plus de douze heures puis enchaîner avec neuf heures de bus jusqu'à Siwa. Faîtes le calcul vous-même, ce genre de mathématiques me file le bourdon. Mais bon de toutes façons, ça y est, on s'est fait une raison, on a rien sans rien. Ca se mérite du temps à rien faire! En plus pour ne rien faire, on a déjà toute la journée devant nous puisque le train est un train de nuit, qu'on est que le matin et que Louxor et la terrasse de l'hotel nous appartiennent. On profite donc de ces quelques heures pour aller une dernière fois sur internet, pour révasser, pour boire un coup... Le moment venu, on prend nos affaires, Adam n'est pas là et je dis "à bientôt" à Jamal, on se sait jamais... Dominica et moi quittons Louxor lourds des 24 heures qui nous attendent. Juste le temps de saluer le Nil et on est parti. Quant à la vallée des rois...
Ca y est, je met un insert car la mémoire me revient 15 minutes après avoir écrit le 1er paragraphe. La seule raison pour laquelle j'ai oublié à quoi ressemble la gare routière de Louxor est que je n'y ai jamais mis les pieds, pas même un bout d'orteil. J'ai fait le trajet entre Assouan et Louxor en train, en 2ème classe. C'était très confortable et j'étais à nouveau le seul gringo des environs. J'étais en plus ravi car je pouvais enfin monter dans autre chose qu'un bus.
(retour au texte)
Disons, pour faire simple, que je suis arrivée à Louxor à la mi-journée, je n'ai rien fait depuis l'avant-veille et il me tarde d'arpenter à nouveau le pavé. Je n'ai pas eu trop de travail à faire pour trouver mon nouvel hotel. J'y ai rendez-vous 2 jours plus tard pour le petit déjeuner avec Dominica qui en aura alors fini avec Assouan et sera elle aussi sur la route du nord. Elle m'a donné toutes les indications pour que je ne sois pas perdu en arrivant en ville. A l'hotel, la première chose que je fais après avoir choisi ma chambre est d'aller découvrir la terrasse. Elle domine la ville et bien qu'on soit à trois patés d'immeuble du Nil, je peux voir celui-ci sur toute sa longueur, enfin presque. Sur la terrasse parresse Adam, il est anglais et on voit tout de suite que c'est un voyageur au long cours. On discute de tout et de rien jusqu'à se qu'il me décrive son itinéraire jusque là. Traversée de l'europe en stop, Turquie, IRAK, Iran, Syrie, Jordanie et Egypte jusqu'à présent. Il me montre son passeport authentifiant le fait qu'il est allé en Irak, je reste sur le cul... Et dire qu'il y en a qui s'inquiète de mon sort! Après il va au Soudan et en Somalie, rien que ça... Le garçon n'est pas très rock n'roll mais au moins son itinéraire l'est pour lui. On reste perché là-haut pendant pas loin de deux heures. Pour moi, c'en est déjà trop, il faut que je me dégourdisses les jambonneaux.
J'ai deux jours devant moi amputés d'une partie de ce vendredi. A Louxor, 2 choses sont incontournables pour le visiteur : sur la rive Est (celle sur laquelle se situe l'hotel ainsi que la majeure partie de la ville), le temple de Karnak, sur la rive ouest, la vallée des rois, des reines et tout le tremblement qui fait de Louxor la capitale touristique de l'Egypte. Le temple sera pour aujourd'hui et j'espère pouvoir faire le tour du reste sur la journée de demain. On verra bien... Comme Adam est aussi nouveau que moi en ville, on fait la paire pour rejoindre Karnak. Il suffit de suivre le Nil, impossible de se perdre, même pour moi!! En chemin, on est constamment alpagués, suivis, limite harcelés par tout un tas de gens qui ont tous une boutique, une fellouque, une chariole tiré par un âne à vendre ou à louer. Impossible de s'arrêter pour tous, c'est à en devenir dingo. Même pour moi qui n'arrive pourtant jamais à détourner la tête pour esquiver quelqu'un qui m'interpelle, je suis saoulé et dès que quelqu'un autour prononce les mots "vendre" ou "pour toi, bon marché", j'accélère le pas et passe la surmultipliée. Je n'envisage même pas de sortir des cartons jaunes ou rouges car les types seraient bien capables de me dire qu'ils en ont des moins chers en magasin.
On arrive au temple de Karnak après 1/2 heure d'esquive rotative. En arrivant, on comprend tout. Sur le parking sont garés des cars par dizaines. C'est bien simple, on se croirait chez le consessionnaire. Et s'ils sont là, c'est qu'ils ont déjà dû déverser leurs occupants, ça risque d'être noir de monde. En effet, passés la guérite où on vend les tickets, c'est une marée humaine qui nous attend. Le temple a beau être impressionnant, impossible de s'ôter de l'esprit que les sandales+chaussettes sont partout. Je suis entouré de colonnes dont il faudrait une dizaine de personnes main dans la main pour en faire le tour, les obélisques se dressent jusque haut dans le ciel, le mur du temple est plus épais que mon appartement était grand, et pourtant ça grouille à un point qu'une partie du plaisir s'est déjà suicidée. Avec Adam, on aura beau se dire que les gens finiront par partir, chaque fois qu'un équipage s'en va, c'est comme si une nouvelle paire arrivait. La partie est perdue d'avance, tout le monde s'aglutine pour le coucher de soleil. Lessivés de bruit et de poussière, on rentre finalement avant tout le monde. On part de Karnak sans gloire vers 16h. Et alors qu'on retourne dans le centre-ville par la corniche, on est doublé par une ribambelle de calèche. Mais c'est pas possible, ils font tout en convoi, même les calèches!!!!
Le soleil se couche sur le Nil, on rentre à l'hotel. Sur le chemin, on passe devant un "liqueur shop". Je vous écris pas ce que vend le type, c'est comme le porc-salut, c'est écrit dessus. Adam, en bon anglais qu'il est, achète 6 grandes canettes de bière locale, je n'en achète QUE 4, c'est déjà ça, ça fait tout de même 2 litres de liquide à ingurgiter. La beuverie, ma première depuis bien longtemps, s'organise sur la terrasse. On se sent vite comme à la maison, l'euphorie et le ciel étoilé en prime. Adam liquide son stock en 2 heures et file se coucher. Il m'en faudra une de plus, en ce qui concerne la bière, je suis un petit joueur. Sur le chemin de ma chambre, je m'arrête par l'ordinateur mis à disposition des clients de l'hotel. 5 minutes après m'y être installé, quelqu'un sort de la chambre juste derrière moi. Brice, it's unbelievable!!!Jamal, my man, what the F... are you doing here?
C'est Jamal avec qui j'ai marché en compagnie de Marte à Petra. La soirée qui paraissait s'arrêter ici n'en fut que plus longue et festive. Et comme Jamal ne boit pas une goutte d'alcool, je l'accompagnait sur le chemin de la sobriété. L'extinction des feux vint finalement vers 2 heures. Moi qui prévoyais de me lever aux aurores, il va falloir repenser tout ça...
Le son du clairon retentit le lendemain juste avant 10h pour profiter du petit dèj' inclus dans le prix de la chambre. A cette heure, Jamal dort encore comme à son habitude. De toute façon, il a déjà foulé la rive ouest du fleuve avec un tour organisé la veille. Adam est tout ramolli. Je vais donc la jouer en solo. Pour le Braïce cependant, pas de tour organisé, j'ai déjà vu ce que cela donne pour la journée à Abou Simbel, et à partir de maintenant c'est "merci c'est gentil mais non merci". Pour traverser le Nil, la solution la plus économique consiste à prendre les transports locaux, un bon vieux bac fait la traversée pour moins de 20 centimes d'euro. En m'y rendant, je n'aurais de cesse de le répéter à tous les vendeurs à la sauvette qui veulent me proposer une fellouque ou un tour en voiture en empruntant un pont à plusieurs kilomètres de la ville. Certains font mine de ne pas comprendre, carton jaune, certains me suivent pendant plusieurs dizaines de mètres, carton rouge. Au bout d'un moment, je suis tellement saoulé que je mets mes écouteurs. C'est pas quelque chose que je fais avec plaisir, mais à Louxor, il n'y a pas de règles pas de lois. Le ferry est là malgré ce que m'ont dit plusieurs personnes en chemin ("mais non il n'y a pas de ferry" ou "mais le ferry il a brûlé"), je traverse sans problèmes.
Sur la rive ouest, le sport continue. "Tu cherches un taxi?", "J'ai une boutique où on loue des vélos.", "Tu cherches un taxi pour trouver un vélo?", "J'ai un âne à deux pas qui n'est pas cher et qui court à 200 à l'heure." J'en passe et des pires... La meilleure solution est de grimper dans un pick-up qui fait la navette avec le bureau qui vend les tickets d'entrée pour la majorité des sîtes. J'y arrive encore une fois sans peine malgré ce qu'on peut entendre : "mais le pick-up il a brulé" ou "mais le pick-up c'est 200$". 2 livres, soit 0, 30 euros, voilà ce que ça coute... J'arrive au guichet général à midi, le tenancier propose une dizaine de tickets correspondant à une dizaine de sîtes différents, le plus souvent des tombes. Chaque ticket coute entre 5 et 12 euros, il va s'agir de choisir judicieusement, le gouvernement égyptien étant très enclin à me dépouiller de mes sesterces. Premier choix, le temple d'Habu, sur la carte ça a l'air d'être plus grand que grand et à pieds ça n'a pas l'air bien loin. En m'y rendant, je tombe sur des enfants qui joue à Tarzan, non pas avec une liane mais avec un fil électrique qui pend de son poteau. On dirait qu'ils savent ce qu'ils font mais ça fout quand même les chocottes.
J'arrive au temple d'Habu en un seul morceau. Les touristes n'y sont pas légions, profitons-en. Le temple n'est pas loin d'avoir les mêmes dimensions que celui de Karnak. Une fois de plus, les gravures succèdent aux colonnes qui succèdent aux hyéroglyphes. C'est beau, c'est grand ET c'est tranquille. Seul un gardien tente de m'extorquer un bakshish en me montrant une gravure illustrant des singes que j'aurais fini par apercevoir, carton jaune. Je reste chez Habu pas loin d'une heure mais "the show must go on", je retourne au vendeur de billets.
2ème choix : Deir Al-Medina. C'est encore pas loin de l'office, 20 minutes de marche tout au plus. Ici, les vestiges d'une ville morte s'étalent. Il y a aussi deux tombes que l'on peut visiter et un petit temple. Les tombes sont creusées dans le sol. On y pénètre par un large trou d'où descendent des escaliers. En bas, la température est 10° plus chaude qu'à l'extérieur, on se croirait dans un sauna. Les murs de la scépulture sont couverts de bas-reliefs qui ont, à l'inverse de tout ce qu'on peut trouver à l'extérieur, conservés toutes leurs couleurs. Du rouge au bleu en pasant par le vert, tout l'arc-en-ciel y passe. Ca donne un supplément d'âme au tout, si j'ose dire (dans une tombe)...
Pas loin de 14h30 à ma montre, pas le temps de lambiner. Sur le chemin du retour, un chauffeur de taxi se met à ma hauteur. Je l'ai déjà vu plusieurs fois aujourd'hui mais n'ai jamais daigné m'arrêter. Cette fois-ci, de mon oreille attendrie je l'écoute. Il dit qu'il a huit enfants à nourrir, que ce soir ils devaient manger du poulet, mais que comme il n'a pas eu un client de la journée, ils risquent de n'avoir à dîner que des flageolets. Humain comme je suis, je suis désemparé. Je lui demande son prix pour me conduire le reste de l'après-midi, et voilà que le type me prend pour la poule aux oeufs d'or. Il me sort un prix qui ferait même bondir un américain! Je trace ma route, il en a les larmes aux yeux. Bref après moultes turpitudes, il descend son prix à un niveau acceptable, j'ai maintenant un chauffeur.
En route donc vers la vallée des reines!! Nouveau droit d'entrée à s'acquitter. Ca commence à faire ch(i)er! J'entre dans la vallée des reines comme on fait un pèlerinage, dans le recueuillement et la modestie. L'entrée passée, de chaque côté du chemin sont creusés de larges trous béants. il n'y a rien à y voir, ça devait être un galop d'essai pour les chercheurs. Un peu plus loin, les trous sont toujours là mais on peut pénètrer dans deux d'entre eux. Ce sont les tombeaux de reines aux noms imprononçables à l'exception de Titi. A l'intérieur, un large couloir d'où partent plusieurs salles. Tout est scuplté, peint de toutes les couleurs. Seulement, n'étant pas particulièrement connaisseur en la matière, à la manière des vestiges romains vus en Turquie, quand on a vu une tombe, plus ça va et plus j'ai l'impression qu'on les a toutes vues! Le pèlerin se transforme en profane!!! J'achève rapidement le tour du propriétaire et me met à la recherche de la tombe de Néfertari, femme de Ramsès II, dont on dit que c'est la plus belle et la plus chargée des tombes de la vallée des reines. Et bien, pas de bol, cette tombe là est fermée au public depuis un bail et j'ai déjà fait le tour de ce qui était à voir ici! Je reste sur ma faim... Et ça creuse...
15h45, je n'ai plus que le temps de faire des concessions dans mon emploi du temps. Compte tenu de ce que j'ai vu (ou de ce que je n'ai pas vu) à la vallée des reines, je décide purement et simplement de tirer un trait sur la vallée des rois. RE-profane. Un sentiment de culpabilité me fait dire qu'on ne vient pas à Louxor sans voir la vallée des rois; et bien si!! La preuve!! En sueur et en os!!! Je suis désolé pour Ramsès III, V, VI, et IX, Amenhotep II et les autres mais ce sera pour une autre fois in sha' Allah!! A la place, je ne veux pas rater le temple d'Hatshepsut (le premier qui dit "à tes souhaits", c'est carton jaune). C'est un monument construit en terrasse sur 3 niveaux. Ca peut sembler bizarre comme choix mais ça l'est tout de suite moins quand je te dis que la terrasse fait la taille d'un terrain de football. Qui plus est, le batiment est lové en contrebas d'un à-pic d'au moins trente mètres, le long de la montagne sur laquelle sont disséminés tous les sîtes de la rive ouest de Louxor. L'impression de grandeur qui se dégage des lieux n'est pas qu'une impression, on se sent tout petit devant tant de démesure. Surtout, qui a déjà entendu parler d'Hatshepsut? Vous pourrez voir les photos qui devraient être en ligne en même temps que cet article, ça sent la grosse tête ou je m'y connais pas!! Ca devait pas être le genre modeste, Hatshepsut! Je reste pas loin d'une heure à vaquer dans cette merveille architecturale, juste assez longtemps pour croiser la meute qui vient à nouveau s'abreuver du coucher de soleil. Il est temps de hisser les voiles. Le chauffeur m'attend, son poulet va refroidir... Il trouve même le moyen de me dire que je suis en retard et que j'ai pris trop de temps... Bref, Louxor...
Il est temps de retourner sur l'autre rive, c'est comme si le bac n'attendait que moi. Pendant la traversée, le orange se bat avec le rouge pour savoir de quelle couleur le soleil se couche, c'est beauuuuuu.
Au retour à l'hotel, Jamal et Adam sont sur la terrasse, fatigués de n'avoir rien fait de leur journée. Je les envie un peu mais demain est un autre jour et peut-être sera-t-il temps pour moi de ne rien faire à mon tour. Je sais juste que j'ai rencart avec Dominica pour le petit déjeuner. D'ici là, on dîne à trois dans un restaurant classieux où je commande mon premier couscous du voyage. Divin. Délicieux. Je pourrais revenir en Egypte juste pour remanger la même chose! Je souhaîte une bonne nuit à mes camarades sur ses appréciations culinaires, l'écriture n'attend pas. Disons plutôt pour être honnète qu'elle a déjà trop attendu, voire qu'elle prend un sérieux retard... Bordel!!
Dimanche matin (23 novembre), le réveil sonne les 9h15. On dirait que j'ai plus de dimanches!!! Dominica est à l'heure au rendez-vous, il va s'agir de savoir où s'occuper la semaine qui vient. On est tous les deux d'accord pour aller voir du côté des oasis, c'est ce qui était prévu. Il y a deux choix possibles : 4 oasis différentes qui s'étalent à des kilomètres les unes des autres autour des déserts blancs et noirs, l'oasis de Siwa qui est la porte vers la grande mer de sable. Comment choisir? C'est un affreux dilemne. J'ai toujours voulu aller voir le désert blanc, les rares images que j'ai en tête sont tout simplement magiques. Seulement avec le temps dont on dispose, impossible financièrement de passer 5 jours dans le désert. Ca a beau être le désert, c'est cher de louer un 4X4, conduit par un guide, qui s'arrange pour te nourrir 3 fois par jour pendant 5 jours. On pourrait aussi bien n'y passer qu'une journée et se la couler douce dans les oasis mais tout le monde dit, y compris le LP, que Siwa est la plus belle des oasis et que quite à passer 5 jours à lézarder, autant aller lézarder là-bas. En plus et de toutes façons, la grande mer de sable, ça doit pas être dégueux comme paysage (sic). Le seul bémol, c'est que rejoindre Siwa depuis Louxor, c'est comme aller de Strasbourg à Marseille, en passant par Biarritz!!!! Il faut prendre le train de nuit de Louxor à Alexandrie pendant un peu plus de douze heures puis enchaîner avec neuf heures de bus jusqu'à Siwa. Faîtes le calcul vous-même, ce genre de mathématiques me file le bourdon. Mais bon de toutes façons, ça y est, on s'est fait une raison, on a rien sans rien. Ca se mérite du temps à rien faire! En plus pour ne rien faire, on a déjà toute la journée devant nous puisque le train est un train de nuit, qu'on est que le matin et que Louxor et la terrasse de l'hotel nous appartiennent. On profite donc de ces quelques heures pour aller une dernière fois sur internet, pour révasser, pour boire un coup... Le moment venu, on prend nos affaires, Adam n'est pas là et je dis "à bientôt" à Jamal, on se sait jamais... Dominica et moi quittons Louxor lourds des 24 heures qui nous attendent. Juste le temps de saluer le Nil et on est parti. Quant à la vallée des rois...
Bonjour à tous,
je décolle pour El gouna le 28/09 et je suis à le recherche d'infos, de conseils et de remarques sur l'hôtel Three Corners RHANA INN.
Qui veut bien partager son expérience?
En vous remerciant par avance😉
je décolle pour El gouna le 28/09 et je suis à le recherche d'infos, de conseils et de remarques sur l'hôtel Three Corners RHANA INN.
Qui veut bien partager son expérience?
En vous remerciant par avance😉
Bonjour pouvez vous me donner des infos sur le temps a taba debut janvier les excursions a faire et les prix
ainsi que les vetements le plus adaptés sur place
merci d avance
merci d avance
Il en va des voyages comme de la vie,
Parfois on file comme une comète, parfois tout semble souffrir d'un frein à main.
Je savais les transports égyptiens à la limite du déraisonnable mais là, on flole la correctionnelle. On avait ri avec Samer du fait que parfois les transports, on ne sait pas quand ils arrivent mais pas non plus quand ils partent. Il m'avait bien raconté l'anecdote du chauffeur qui doit conduire un bus quotidien de Marsa Alam à Assouan mais qui prétend un soir qu'il fait trop froid pour prendre la route afin de mieux passer la soirée sur son canapé pour peu qu'il en possède un. Je me souviens encore de cette histoire même si au moment de l'entendre pour la première fois, ça n'avait fait que m'effleurer la conscience.
Ce soir, dimanche 16 novembre, je sais que je dois prendre ce même bus. La seule chose à peu près tangible est que le bus doit passer par Marsa Alam entre minuit et 1h du matin pour arriver à Assouan aux aurores le lundi. Samer convit donc son chauffeur (il ne possède pas de voiture, un taxi ravitaille l'hotel, dépose les clients...) à 23h30 pour me conduire à la gare routière. Le gars arrive, tout va bien. En peu de temps, on arrive au village. La voiture s'arrête à une parodie de station service : une pompe, un type qui vend trois chips sur deux trétaux, un lampadaire pour s'assurer qu'on est pas dans l'obscurité totale. Mon chauffeur me dit que c'est là que je descends, c'est la dîte gare routière... Je prends mes affaires à l'arrière du pick-up qui n'attend pas la suite des évènements pour foutre le camp. Le vendeur aux chips m'interpelle. Je vous retranscrits pelle-melle : Salut, qu'est ce que tu fais là? Et tu vas où comme ça?Je vais à Assouan avec le bus de nuit.Ah mais il n'y a pas de bus cette nuit, tu t'es gourré mon p'tit gars.Quoi?!? Mais on m'a pourtant dit que...On t'a dit des bétises, il n'y a pas de bus, point à la ligne.Qu'est ce que je vais devenir? A quelle heure est le suivant?A minuit demain soir. Pas avant.Il y a pas un autre moyen d'aller à Assouan? C'est qu'il faut que j'avance moi!!Y'a bien un moyen, il doit y avoir un minibus qui t'arrêtera à Edfu c'est à dire à mi-chemin et qui devrait partir bientôt.Bientôt quand?Bientôt quand il sera plein.Et on est combien pour l'instant?T'es le premier!!
Je suis le premier, Victoire!! J'ai gagné le droit d'attendre le plus longtemps! Tu parles d'une médaille d'or... Pas question de reprendre un taxi pour me ramener au camp, comme ailleurs ils sont organisés en guilde et réclament pas moins d'une douzaine d'euros pour 10km. Je m'assois donc sur un banc fait de cartons posés les uns à côté des autres et commence à patienter. Le vent souffle de fraîches rafales, ramenant la température extérieure autour des 10°. J'ai froid et commence à empiler les couches de vêtements. A 1h deux personnes arrivent. Ils sont médailles de bronze et d'argent. La belle affaire... On échange quelques phrases, l'attente se poursuit. A 3h, rien n'a changé, on est toujours que trois. D'autres bus ont beau passé par là, c'est jamais celui d'Assouan ou d'Edfu. Autour de 4h, je tombe de sommeil sur mon banc de fortune. Je vous laisse imaginer la qualité du sommeil. A 8h, enfin, je suis tiré de ce qu'on appèlera généreusement ma nuit par le bruit d'un moteur qui tourne à 50cm de ma tête qui ne comprend rien à ce qui lui arrive. Le minibus est là, gorgé de monde, ne reste qu'une place pour le Braïce dans le brouillard.
Huit heures de patience, voilà ce qu'il en coute de voyager avec les moyens du bord. Mais pour paraphraser "La guerre des boutons", si j'aurais su, j'aurais venu quand même, mais à 8h... Dans le minibus pour Edfu, ça cri, ça fume, ça secoue. Les hommes sont assis à l'avant du véhicule, on n'entend qu'eux. Les femmes sont à l'arrière avec les enfants, pas un mot ne sera prononcé par elles. La route est on ne peut plus monotone et plate, c'est un désert plat et rocailleux qui s'étale de part et d'autre. Seulement à l'approche d'Edfu, j'ai l'impression d'halluciner, j'ouvre les yeux et quelque chose cloche mais je ne sais pas quoi. Quelques secondes de concentration sont bien nécessaires pour finalement me rendre à l'évidence, le Nil doit être à portée de tir, les teintes sablonneuses du paysage ont laissé la place à du vert. C'est pour ainsi dire la première fois depuis deux semaines que les arbres sont plus nombreux que les cailloux!! Je n'avais pas fait particulièrement attention à ça en apprenant que mon minibus allait à Edfu, mais cette petite ville est perchée sur le plus long des fleuves du monde. D'ailleurs avant d'aboutir à la nouvelle gare routière (si tant est que ça en soit une), on longe le large ruban d'eau. Ce faisant, on peut bien se rendre compte de l'importance vitale de la rivière. Ses rives sont couvertes de cannes à sucre, d'oliviers, de palmiers, de champs de coton. Parfois la largeur de la bande verte couvre plusieurs kilomètres, mais à d'autres endroits, la végétation ne s'étend que sur une dizaine de mètres avant que le désert ne reprenne ses droits. En tout cas, mon plaisir de revoir pousser arbres et fleurs est non feint malgré la fatigue d'une journée à rallonge.
Le minibus parvient enfin à Edfu autour de midi, ne reste plus qu'à dénicher un nouveau minibus pour boucler la boucle et rejoindre Assouan avant la nuit. A la gare routière, pas l'ombre d'un touriste, je suis encore l'aiguille dans cette botte de foin. Je demande à gauche à droite où je peux trouver le bon minibus. Tous les chauffeurs refusent de me prendre. Il y a bien un type qui me propose de monter avec lui mais je serais mieux dans un transport collectif, j'ai dormi quatre heures et j'ai pas envie de faire la conversation. Je cherche encore. Rien. Nada. Que dalle. Pas un minibus ne souhaite me voir à son bord. Voilà qui est bien curieux... Finalement, le bonhomme évoqué plus haut est toujours là. Je monte avec lui. Pas bien loin en fait; on fait pas 1km qu'il me dépose à un poste de police. Je descends du véhicule et suis alors pris en charge par les képis. Ceux-ci ont également arrêté un camping-van dont la plaque d'immatriculation est française. Echange d'informations.
Le camping-car est conduit par Jean-Pierre et Sandrine qui sont partis de France il y a pas loin de 2 mois. Quand, en Egypte, on conduit un véhicule particulier et qu'on est occidental, on doit voyager en convoi pour aller de ville en ville. Le convoi part à heure fixe chaque jour et permet au voyageur de bénéficier si besoin est d'une escorte policière. Et bien en fait, Jean-Pierre et Sandrine ont perdu le convoi et sa cohorte de véhicules.
On attend tous ensemble quelques minutes avant de voir le convoi surgir au détour d'un virage. Jean-Pierre a, sans s'en rendre compte, devancer la file indienne qu'il convient maintenant de rejoindre. Plus besoin de trouver un minibus, je suis embarqué avec plaisir par mes deux français qui ont la même destination que moi en vue. La route longe le Nil et c'est pas pour me déplaire. L'eau de la rivière est d'un bleu profond qui tranche avec la verdure environnante. En chemin, le convoi s'arrête à un temple, celui de Sobek à Kom Ombo, mon tout premier. Ca faisait un moment que j'ai pas re-croisé les colonnes et les frontons sculptés, le plaisir est au rendez-vous, d'autant qu'à partir de maintenant les temples sont couverts de hyéroglyphes et autres bas-reliefs représentants les rois de naguère de profil comme il convient au pays des Pharaons. La visite est rapide autant que le convoi qui avale les kilomètres à plus de 100km/h.
Vers 15h, Assouan se profile et avec lui une chambre d'hotel que j'espère calme et reposante. Jean-Pierre et Sandrine me dépose en ville. La température est suffocante pour un mois de novembre, jamais ces habitants voient-ils un hiver? En ce qui me concerne, avec tous mes kilos sur le dos, en deux minutes je ruissèle. J'ai repéré un charmant hotel dans le LP que je trouve rapidement en demandant mon chemin à, grosso modo, chaque personne que je croise. En arrivant, je m'écroule dans un fauteuil confortable du salon commun. Il faudra bien un treuil pour m'en extraire. Plusieurs thés plus tard quand même, je sors de ma torpeur et suis sur le point de rejoindre ma chambre. Et bien t'y voilà que à peine relevé, une voix familière sonne à mon oreille. Je me retourne et tombe sur Graham que j'avais laissé en Cappadoce un mois plus tôt. Je sais pas si ça vaut la peine d'écrire que je n'ai pas rejoint ma chambre tout de suite et que la sieste, elle repassera... On achèvera de passer la journée ensemble jusqu'au soir. Lui repart le lendemain vers de nouvelles aventures, pour moi le lendemain se fera sans aucun doute sur des bruits de ronflements légers. Il est 23h quand je rejoins ma chambre pour la première fois. Et c'est effectivement comme si j'avais un lit pour la première fois. ZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzzzz...
Je savais les transports égyptiens à la limite du déraisonnable mais là, on flole la correctionnelle. On avait ri avec Samer du fait que parfois les transports, on ne sait pas quand ils arrivent mais pas non plus quand ils partent. Il m'avait bien raconté l'anecdote du chauffeur qui doit conduire un bus quotidien de Marsa Alam à Assouan mais qui prétend un soir qu'il fait trop froid pour prendre la route afin de mieux passer la soirée sur son canapé pour peu qu'il en possède un. Je me souviens encore de cette histoire même si au moment de l'entendre pour la première fois, ça n'avait fait que m'effleurer la conscience.
Ce soir, dimanche 16 novembre, je sais que je dois prendre ce même bus. La seule chose à peu près tangible est que le bus doit passer par Marsa Alam entre minuit et 1h du matin pour arriver à Assouan aux aurores le lundi. Samer convit donc son chauffeur (il ne possède pas de voiture, un taxi ravitaille l'hotel, dépose les clients...) à 23h30 pour me conduire à la gare routière. Le gars arrive, tout va bien. En peu de temps, on arrive au village. La voiture s'arrête à une parodie de station service : une pompe, un type qui vend trois chips sur deux trétaux, un lampadaire pour s'assurer qu'on est pas dans l'obscurité totale. Mon chauffeur me dit que c'est là que je descends, c'est la dîte gare routière... Je prends mes affaires à l'arrière du pick-up qui n'attend pas la suite des évènements pour foutre le camp. Le vendeur aux chips m'interpelle. Je vous retranscrits pelle-melle : Salut, qu'est ce que tu fais là? Et tu vas où comme ça?Je vais à Assouan avec le bus de nuit.Ah mais il n'y a pas de bus cette nuit, tu t'es gourré mon p'tit gars.Quoi?!? Mais on m'a pourtant dit que...On t'a dit des bétises, il n'y a pas de bus, point à la ligne.Qu'est ce que je vais devenir? A quelle heure est le suivant?A minuit demain soir. Pas avant.Il y a pas un autre moyen d'aller à Assouan? C'est qu'il faut que j'avance moi!!Y'a bien un moyen, il doit y avoir un minibus qui t'arrêtera à Edfu c'est à dire à mi-chemin et qui devrait partir bientôt.Bientôt quand?Bientôt quand il sera plein.Et on est combien pour l'instant?T'es le premier!!
Je suis le premier, Victoire!! J'ai gagné le droit d'attendre le plus longtemps! Tu parles d'une médaille d'or... Pas question de reprendre un taxi pour me ramener au camp, comme ailleurs ils sont organisés en guilde et réclament pas moins d'une douzaine d'euros pour 10km. Je m'assois donc sur un banc fait de cartons posés les uns à côté des autres et commence à patienter. Le vent souffle de fraîches rafales, ramenant la température extérieure autour des 10°. J'ai froid et commence à empiler les couches de vêtements. A 1h deux personnes arrivent. Ils sont médailles de bronze et d'argent. La belle affaire... On échange quelques phrases, l'attente se poursuit. A 3h, rien n'a changé, on est toujours que trois. D'autres bus ont beau passé par là, c'est jamais celui d'Assouan ou d'Edfu. Autour de 4h, je tombe de sommeil sur mon banc de fortune. Je vous laisse imaginer la qualité du sommeil. A 8h, enfin, je suis tiré de ce qu'on appèlera généreusement ma nuit par le bruit d'un moteur qui tourne à 50cm de ma tête qui ne comprend rien à ce qui lui arrive. Le minibus est là, gorgé de monde, ne reste qu'une place pour le Braïce dans le brouillard.
Huit heures de patience, voilà ce qu'il en coute de voyager avec les moyens du bord. Mais pour paraphraser "La guerre des boutons", si j'aurais su, j'aurais venu quand même, mais à 8h... Dans le minibus pour Edfu, ça cri, ça fume, ça secoue. Les hommes sont assis à l'avant du véhicule, on n'entend qu'eux. Les femmes sont à l'arrière avec les enfants, pas un mot ne sera prononcé par elles. La route est on ne peut plus monotone et plate, c'est un désert plat et rocailleux qui s'étale de part et d'autre. Seulement à l'approche d'Edfu, j'ai l'impression d'halluciner, j'ouvre les yeux et quelque chose cloche mais je ne sais pas quoi. Quelques secondes de concentration sont bien nécessaires pour finalement me rendre à l'évidence, le Nil doit être à portée de tir, les teintes sablonneuses du paysage ont laissé la place à du vert. C'est pour ainsi dire la première fois depuis deux semaines que les arbres sont plus nombreux que les cailloux!! Je n'avais pas fait particulièrement attention à ça en apprenant que mon minibus allait à Edfu, mais cette petite ville est perchée sur le plus long des fleuves du monde. D'ailleurs avant d'aboutir à la nouvelle gare routière (si tant est que ça en soit une), on longe le large ruban d'eau. Ce faisant, on peut bien se rendre compte de l'importance vitale de la rivière. Ses rives sont couvertes de cannes à sucre, d'oliviers, de palmiers, de champs de coton. Parfois la largeur de la bande verte couvre plusieurs kilomètres, mais à d'autres endroits, la végétation ne s'étend que sur une dizaine de mètres avant que le désert ne reprenne ses droits. En tout cas, mon plaisir de revoir pousser arbres et fleurs est non feint malgré la fatigue d'une journée à rallonge.
Le minibus parvient enfin à Edfu autour de midi, ne reste plus qu'à dénicher un nouveau minibus pour boucler la boucle et rejoindre Assouan avant la nuit. A la gare routière, pas l'ombre d'un touriste, je suis encore l'aiguille dans cette botte de foin. Je demande à gauche à droite où je peux trouver le bon minibus. Tous les chauffeurs refusent de me prendre. Il y a bien un type qui me propose de monter avec lui mais je serais mieux dans un transport collectif, j'ai dormi quatre heures et j'ai pas envie de faire la conversation. Je cherche encore. Rien. Nada. Que dalle. Pas un minibus ne souhaite me voir à son bord. Voilà qui est bien curieux... Finalement, le bonhomme évoqué plus haut est toujours là. Je monte avec lui. Pas bien loin en fait; on fait pas 1km qu'il me dépose à un poste de police. Je descends du véhicule et suis alors pris en charge par les képis. Ceux-ci ont également arrêté un camping-van dont la plaque d'immatriculation est française. Echange d'informations.
Le camping-car est conduit par Jean-Pierre et Sandrine qui sont partis de France il y a pas loin de 2 mois. Quand, en Egypte, on conduit un véhicule particulier et qu'on est occidental, on doit voyager en convoi pour aller de ville en ville. Le convoi part à heure fixe chaque jour et permet au voyageur de bénéficier si besoin est d'une escorte policière. Et bien en fait, Jean-Pierre et Sandrine ont perdu le convoi et sa cohorte de véhicules.
On attend tous ensemble quelques minutes avant de voir le convoi surgir au détour d'un virage. Jean-Pierre a, sans s'en rendre compte, devancer la file indienne qu'il convient maintenant de rejoindre. Plus besoin de trouver un minibus, je suis embarqué avec plaisir par mes deux français qui ont la même destination que moi en vue. La route longe le Nil et c'est pas pour me déplaire. L'eau de la rivière est d'un bleu profond qui tranche avec la verdure environnante. En chemin, le convoi s'arrête à un temple, celui de Sobek à Kom Ombo, mon tout premier. Ca faisait un moment que j'ai pas re-croisé les colonnes et les frontons sculptés, le plaisir est au rendez-vous, d'autant qu'à partir de maintenant les temples sont couverts de hyéroglyphes et autres bas-reliefs représentants les rois de naguère de profil comme il convient au pays des Pharaons. La visite est rapide autant que le convoi qui avale les kilomètres à plus de 100km/h.
Vers 15h, Assouan se profile et avec lui une chambre d'hotel que j'espère calme et reposante. Jean-Pierre et Sandrine me dépose en ville. La température est suffocante pour un mois de novembre, jamais ces habitants voient-ils un hiver? En ce qui me concerne, avec tous mes kilos sur le dos, en deux minutes je ruissèle. J'ai repéré un charmant hotel dans le LP que je trouve rapidement en demandant mon chemin à, grosso modo, chaque personne que je croise. En arrivant, je m'écroule dans un fauteuil confortable du salon commun. Il faudra bien un treuil pour m'en extraire. Plusieurs thés plus tard quand même, je sors de ma torpeur et suis sur le point de rejoindre ma chambre. Et bien t'y voilà que à peine relevé, une voix familière sonne à mon oreille. Je me retourne et tombe sur Graham que j'avais laissé en Cappadoce un mois plus tôt. Je sais pas si ça vaut la peine d'écrire que je n'ai pas rejoint ma chambre tout de suite et que la sieste, elle repassera... On achèvera de passer la journée ensemble jusqu'au soir. Lui repart le lendemain vers de nouvelles aventures, pour moi le lendemain se fera sans aucun doute sur des bruits de ronflements légers. Il est 23h quand je rejoins ma chambre pour la première fois. Et c'est effectivement comme si j'avais un lit pour la première fois. ZZZZZZZZZZZzzzzzzzzzzzzzzz...
Bonjour,
je souhaite partir en Egypte avec mes enfants (10 et 13) une (seule..) semaine (voire 10j) et bien sur je veux tout : le dépaysement, l'enrichissement, mais aussi un peu de repos.
J'ai déjà compris que je ne pourrais pas tout voir mais le mix visites+plongée-mer est le point de départ - et plutôt en organisation "maison" (c'est mon plaisir).
Pour les visites, on m'a pour le moment conseillé de rester sur le Caire et ses environs, meme si je suis un peu inquiète de la densité, bruit....il me faut un endroit calme.
Pour la plongée, nous avons niveau1 et les enfants un peu de pratique, donc plutot des plongées faciles et du masque et tuba pendant 2-3jours - hotel en bord de mer (plage si possible). Dahab me plait, mais il faut y aller...Sharm el sheik peut être, Hurgada beaucoup moins. La seule chose tentante est que l'on peut dans ce cas aller à Louxor.
Donc, comment faire pour tout combiner? que me conseillez vous?
En ajoutant le point supplémentaire : mi-février la mer rouge c'est risqué ; mais visiter le Caire en avril c'est encore tenable?
je précise que nous sommes peu habitués à l'Afrique, malgré une super randonnée chamelière au Maroc l'an passé - et que nous supportons moyennement la convivialité "excessive"
Merci de votre aide
Bonjour,
nous partons moi et ma femme pour 8 jours plein en Egypte en avril (arrivée le dimanche soir et départ le mardi matin au Caire). Je n'ai pour le moment pris que le billet d'avion, je dois organiser le reste et il me reste peu de temps! Je suis tenté de visiter Le Caire, Louxor, Assouan et le désert blanc. A lire les forums, je crois comprendre que cela peut faire beaucoup, dans ce cas, sachant que Le CAire et Louxor sont incontournables, que sacrifireriez-vous entre Assouan et le Désert Blanc? Merci d'avance pour vos conseils.
nous partons moi et ma femme pour 8 jours plein en Egypte en avril (arrivée le dimanche soir et départ le mardi matin au Caire). Je n'ai pour le moment pris que le billet d'avion, je dois organiser le reste et il me reste peu de temps! Je suis tenté de visiter Le Caire, Louxor, Assouan et le désert blanc. A lire les forums, je crois comprendre que cela peut faire beaucoup, dans ce cas, sachant que Le CAire et Louxor sont incontournables, que sacrifireriez-vous entre Assouan et le Désert Blanc? Merci d'avance pour vos conseils.
Ceci est mon expérience des 8 jours passés en Egypte moi et ma femme (3 jours en Caire, 5 jours à Louxor). Je ne fais pas l’inventaire des choses qu’il faut voir ou ne pas voir, mais de ce qu’on a fait et aimé ou pas aimé, et des expériences acquises et conseils que je peux vous retourner (j’ai moi-même pal mal profité du forum avant de partir).
Le Caire 1) Hôtel s: - Pension Vienna : hôtel pour routard, pas cher (moins de 20 Euros), mais avec un confort bien suffisant (3e étage d’un bâtiment qui lui fait un peu peur): chambre assez spacieuse plutôt bien entretenue et propre, avec salle de bain/douche, petit-déj correct (thé, fromage à tartiner, confiture, beurre, pain, melon), à prendre dans la chambre (sauf si la seule table dispo est libre). Petit balcon sympa qui donne sur la rue, mais on entend du coup pas mal les voitures (ça ne nous a pas empêché de dormir). On vient vous chercher à l’aéroport pour au moins 2 nuits passées, 50 LE sinon (très correct !), 200 LE pour un chauffeur à la journée (qui ne nous a proposé 1 seule fois de visiter le bazar d’un pote, mais vraiment sans insister). Proprio très honnête et arrangeant, qui ne force pas à acheter des services. Bonne situation, proche du métro. Bref, je conseille si on ne recherche qquechose de trop romantique! - Hôtel Osiris : plus cher que le précédent (prix mini, 40 Euros dans notre cas avec chambre sans fenêtre mais salle de bain). Les chambres sont vraiment nickel, déco simple mais de bon goût, les draps et serviettes sentent bon. Petit-déj (6h30-9h00) pas pantagruélique plutôt bien dosé (comme le précédent, mais avec en plus un petit verre de jus de fruit, une crêpe et des fruits, dont les parfums varient chaque jour), pris sur une terrasse qui donne sur la ville (l’hôtel est au 13e étage). On vient vous chercher à l’aéroport pour 100 Le (un peu cher, mais conseillé au moins à l’arrivée pour la tranquillité, surtout au Caire – voir ci-après). Utile aussi un petit livret dans la chambre qui donne des conseils généraux plutôt utiles, des adresses pour le shopping. Les proprios (couple franco égyptien) peuvent en plus vous aider en français. Situation centrale également, proche de la place El Tahrir, comme le précédent, mais dans une rue que je trouve plus agréable et plus calme. Grande terrasse sur le toit avec des tables, très sympa. Bref : je conseille cette adresse par rapport à la précédente si on est plus à cheval sur le confort et le cadre, mais aussi pour se sentir plus à l’aise pour un premier séjour au Caire (à refaire, j’aurais commencé par celui-ci en arrivant au Caire).
2) Les transports que nous avons utilisés: a. les taxis: point très important car une chose qui peut vite souler en Egypte, ce sont les négociations avec les taxis. Et là : pas d’hésitation à avoir : a. prenez toujours un taxi blanc avec une bande à carreaux noirs. Il y en a partout, tout le temps, vous n’attendrez jamais bien longtemps ! b. ces taxis ont un compteur – d’où l’intérêt car pas de négociation. Au moment où la dernière personne claque la porte, le chauffeur enclenche le compteur qui démarre à 2.50 LE – au moment où j’écris-. Il faut parfois lui rappeler gentiment. J’en ai toujours eu entre 5 LE et 15 LE au centre, pourboire compris c. Honnissez les autres taxis, noirs souvent, avez lesquels, au mieux, vous paierez le même prix, après vous être battus pour la négociation. b. Le métro. 1 LE ! A prendre au moins une fois pour voir, éviter le wagon pour filles si vous êtes un homme (je me suis retrouvé dedans avec ma femme c. A pied : voir ci-après
3) Où nous avons mangé : Une adresse qd même sympa : Kazaz, près de Talaat Harb (proche Pension Vienna). Une sorte de fastfood/resto. Tables au 1er étage où on peut manger des sandwiches ou des plats simples, variés, et bons (et en plus, c’est du local). Notre principal point de chute au Caire. Sinon, Mc Do près de la place El Tahrir, en cas de crise de dépaysement, et pour goûter un Mc Arabia ! Enfin, une adresse bien top : Lakeside restaurant, dans le parc El-Azhar. Un bon conseil du guide du routard. Il faut prendre un taxi pour aller jusqu’au parc (1 seule porte d’entrée) puis après être entré (5 ou 10 LE), marcher qqes centaines de mètres à gauche. Le parc est super joli (contraste avec la saleté du Caire), en hauteur, et manger à la terrasse du resto, près d’un petit lac, avec les minarets en décors de fond, c’est franchement sympa. En plus, c’est bon. Notre coup de cœur ! Et tant que vous y êtes, en sortant du resto, vous retournez sur vos pas et allez vers l’autre bout du parc prendre un thé/dessert chez Alain Lenôtre. Une terrasse, type très oriental, bien chic, et super vue sur la ville qui, en toute honnêteté, vaut le déplacement.
4) Nos visites : a. Les pyramides. Comme conseillé un peu partout, nous sommes allés à Dachour car peu fréquenté. Effectivement, nous étions les seuls ! (compter 1 heure de route depuis le Caire). Et bien sûr, Saqqarah et Gizeh, superbe. Nous avons par contre été sacrément em***dés par les vendeurs et types qui recherchent les backchichs –notamment, un militaire à qui nous avons eu le malheur de le laisser nous prendre en photo et qui ne nous a plus lâché parce que 5LE n’était pas suffisant). Dachour, Saqqarah, Gizeh se font en une journée si on n’est pas fou d’2gyptologie et qu’on ne tient pas à rater un seul hiéroglyphe. b. Une marche à travers le Caire, du centre vers le Caire islamique. A la base, ce n’était pas voulu, je me suis un peu planté avec le plan et les distances. Expérience cependant on ne peut plus dépaysante – un peu angoissante aussi J : vous êtes baigné dans un magma de voitures, de motos, de piétons en tout genre – femmes en niqab, simplement voilées, hommes crasseux ou élégants - d’odeurs de kérosène mais aussi des fruits et légumes de toutes les échoppes que vous longez et où vous découvrez tous les petits métiers et types de commerces.. tout cela dans un bruit assourdissant de klaxons, de cris, de sifflets … bref, l’authenticité J. MAIS … vous verrez vite que le taxi reste le meilleur moyen de déplacement. c. La citadelle. Voir les guides. Le Routard déconseille le musée militaire, je ne suis pas d’accord. Il faut y rentrer rien que pour l’atmosphère très « soviétique » - avant l’entrée du musée, à droite, une plaque sur un mur indique que le musée a été fait en coopération avec les « amis » de la République Démocratique de Corée .. c’est dire. Dans le musée (interminable), belle fresque kitchissime dès l’entrée de Moubarak. Après, suivez sans trop vous arrêter les flèches jusqu’à la sortie en regardant par-ci par là les différentes vitrines. Ca dure bien 30 minutes, les salles sont assez impressionnantes et le musée bien mieux entretenu que le musée d’égyptologie !! d. Les mosquées : Sultan Hassan (sympa, mais payant), Ibn Tulun (la plus vieille d’Egypte, belle dans sa sobriété. Accès au minaret au fond à droite juste après la première enceinte. Attentions aux pieux gardiens qui réclament 5 LE par protection pour les chaussures, plus le pourboire … ceux-là, j’ai failli les engueuler ! S’ils vous font le coup, prenez vos chaussures à la main et ne leur filez rien !). Egalement la mosquée El Azhar qu’on a bien apprécié. Il y en a bien d’autres, on a choisi celles-ci un peu par hasard. e. Le souk Khan El Khalili : pas grand-chose à dire de plus que les guides, si ce n’est que j’ai trouvé les commerçants pas pénibles et que c’est franchement très joli, surtout le soir où les éclairages des boutiques et la mise en valeur des différents monuments est super bien faite. f. Le parc El Azhar : nous y sommes allés le lundi de Pâques (par fait exprès) : un monde hallucinant, mais une super bonne expérience. Très très familial, tout le monde est pouponnés à commencer par les gamins, c’est plein de couleurs, plein de bonne humeur. 5) Le shopping : on a expérimenté modérément, malheureusement, car globalement, il y a beaucoup de choses très belles et pas chères du tout. On a bien regretté en rentrant en France. A savoir quand même, pour ceux qui n’aiment pas marchander, on trouver des magasins à prix fixés – et qui restent très bon marché- , de bon goût, souvent à but équitable. Il y en a un dans le parc El Azhar, dans le bâtiment où se trouve Lenôtre. Un autre, Oum El Dounia, tenu par un français, 3 Talaa’t Harb Street, au 1er étage (en faisant attention, comme toujours, au rabatteur qui planque au rez-de-chaussée et qui vous indique un autre magasin). Un, qui nous avait été conseillé, juste en face de l’entrée de la mosquée Ibn Tulun, était malheureusement fermé.
6) Quelques conseils : a. « Where are you from ? What’s your name ? » … ça, souvent, c’est les Rabatteurs autour des sites à visiter. Leur but est donc de vous rabattre dans un magasin. Ils vous tombent dessus qd ils voient que vous êtes en train de chercher votre chemin. Ils vous l’indiquent alors très gentiment... directement chez eux. Ou : ils vous doublent l’air de rien et puis tournent la tête avec un sourire radieux : « français ? ». Et vous « oui ! J ». Et hop, il a un frère qui habite en France (souvent à Lyon). Puis vous dit au-revoir et s’en va. Mais bon, comme il est sympa, il s’arrête un peu plus loin pour vous prévenir que la ou vous allez... c’est fermé à cette heure là ! Ou que comme il y a prière, on ne peut pas rentrer dans la mosquée avant une heure… et propose d’aller boire un thé ou autre... bref... voilà, stressant au début mais après, vous apprenez à couper court direct par un « no thank you » en souriant. b. « Welcome to Egypt » : on vous le dit souvent ! Nous avons été alpagués plusieurs fois comme ça par des rabatteurs, donc au début, on se méfie. Après, on se rend compte que ça arrive un peu avec n’importe qui : je me demande s’il n’y a pas eu une campagne nationale pour que les locaux disent cela ! Les enfants aiment bien aussi parfois dire « Hi » ! « What’s your name », ils rigolent et ils sont tout contents quand on répond. C’est très sympa. Bref, après avoir subi les Rabatteurs, on devient frileux à répondre à qui que ce soit. Sur le site de Guizeh, ou à Louxor (voir après), on peut l’être ! En ville, autant être poli et répondre avec le sourire, quitte à tomber sur un rabatteur parfois, mais on le voit vite dès qu’il veut vous indiquer le chemin.
Louxor
1) Hôtel s: nous en avons fait 1 seul : le Winter Palace Hôtel ! Nous avions réservé au Pavillon Winter mais faute de clients, tout le monde a été recasé au Palace – vue sur le Nil, qui plus est pour nous !. Hôtel classe, qui a gardé sont style british 19e siècle, grands salons cosy, énorme hall, etc … Jardin super agréable, avec plein de petits coins où s’assoir en toute tranquillité, et une piscine (25m) où on peut vraiment nager (accessible aussi aux clients du Pavillon quand ce dernier est ouvert). On a un peu l’impression d’avoir gagné au loto sur un coup comme ça. Mais, sans vouloir bouder mon plaisir, une nuit m’aurait suffit histoire de « voir » ce que ça fait, après, le côté un peu guindé de l’hôtel font qu’on ne s’y sent pas forcément bien à l’aise. Un gros inconvénient de l’hôtel : les caléchiers qui vous attendent à la sortie et qui vous harcèlent sans discontinuer (voir ci-après).
2) Les calèches : la plaie de Louxor. Bon, c’est pas très gentil pour les caléchiers qui sont certainement très bien, mais que nous n’avons malheureusement pas croisé. En gros, il y a plusieurs dizaine de calèches dans le centre de Louxor dans un certain nombre ont une salle tendance au harcèlement. Le premier jour, un caléchier nous a suivis sur 500m. On s’est arrêté ½ heure au Mac Do et nous a attendu là et harcelé à nouveau à la sortie (rien d’agressif, mais continu). J’ai vu d’autres touristes subir ce sort. Je ne vais pas m’étendre sur les qques mésaventures que j’ai pu avoir, et le peu de conseil que j’ai à donner sont les suivants : j’ai pu voir plusieurs calèches vraiment très belles, bien entretenues, le caléchier t’interpeller une fois et pas plus. Là, il ne faut pas hésiter (malheureusement, j’ai l’impression que ce sont les plus teigneux qu’on voit le plus). Le mieux, si on y arrive, est d’aller en face de l’entrée du temple de Louxor où il y a un parking à calèche et de choisir une belle calèche (bizarrement, ceux qui harcèlent n’ont pas les calèches les mieux entretenues).
3) Les visites : a. j’ai passé un temps fou à sélectionner sur les différents sites web ce qu’il y avait de mieux à faire sur la rive ouest. Au final, je pense qu’il ne faut pas trop se prendre la tête : tout est beau et digne d’intérêt, et certains préfèreront certains sites plutôt que d’autres. Un très bon souvenir, par exemple, est la Vallée des Artistes. Personne, juste nous… 2 tombes petites mais bien conservées (bakchich au gardien qui ferme délibérément la tombe, mais bon J), les fondations du village des artisans sans personne autour donne une vraie sensation, de même que le temple au fond, petit, mais juste nous et le gardien. Vous pouvez apprécier tranquillement le site et vous imprégner de l’atmosphère de ce lieu perdu, comme s’il venait d’être découvert (le gardien nous a même montré des lambeaux de momie sous des tessons de poterie !), à l’opposé d’un site comme le temple d’Hatchepsout, très beau, mais … trop de monde. b. La visite de la ville en calèche peut être sympa (si le caléchier est honnête et ne passe pas son tps à essayer de vous vendre une journée de visite ici ou là). Notamment, la traversée du marché … en plein marché, vaut son pesant d’or. c. Karnak : pas de choses à dire de plus qu’ailleurs. Le temps de Konshou, à l’écart, est très agréable, car bien conservé et quasiment personne. C’est d’ailleurs peut-être mon conseil général pour Louxor: tous les sites sont intéressants, il y a toujours plein de choses à voir, donc pour ma part, je préfère viser celui un peu moins connu et l’apprécier tranquillement que celui plus imposant, plus connu, où il y a un peu trop de monde (sachant que les sites étant tous très grands, on ne marche pas non plus sur les pieds comme au Louvre!)
4) Le shopping : petit magasin très sympa au centre, juste avant l’entrée du souk, à prix fixe et pas mal d’objets de bon goût (commerce équitable). Et le souk, sympa.
Un dernier conseil, concernant les bakchichs : débrouillez-vous pour avoir plein de pièces de 1 LE (ou 50 piastres) dans les poches. Ca vous simplifiera grandement la vie !
Le Caire 1) Hôtel s: - Pension Vienna : hôtel pour routard, pas cher (moins de 20 Euros), mais avec un confort bien suffisant (3e étage d’un bâtiment qui lui fait un peu peur): chambre assez spacieuse plutôt bien entretenue et propre, avec salle de bain/douche, petit-déj correct (thé, fromage à tartiner, confiture, beurre, pain, melon), à prendre dans la chambre (sauf si la seule table dispo est libre). Petit balcon sympa qui donne sur la rue, mais on entend du coup pas mal les voitures (ça ne nous a pas empêché de dormir). On vient vous chercher à l’aéroport pour au moins 2 nuits passées, 50 LE sinon (très correct !), 200 LE pour un chauffeur à la journée (qui ne nous a proposé 1 seule fois de visiter le bazar d’un pote, mais vraiment sans insister). Proprio très honnête et arrangeant, qui ne force pas à acheter des services. Bonne situation, proche du métro. Bref, je conseille si on ne recherche qquechose de trop romantique! - Hôtel Osiris : plus cher que le précédent (prix mini, 40 Euros dans notre cas avec chambre sans fenêtre mais salle de bain). Les chambres sont vraiment nickel, déco simple mais de bon goût, les draps et serviettes sentent bon. Petit-déj (6h30-9h00) pas pantagruélique plutôt bien dosé (comme le précédent, mais avec en plus un petit verre de jus de fruit, une crêpe et des fruits, dont les parfums varient chaque jour), pris sur une terrasse qui donne sur la ville (l’hôtel est au 13e étage). On vient vous chercher à l’aéroport pour 100 Le (un peu cher, mais conseillé au moins à l’arrivée pour la tranquillité, surtout au Caire – voir ci-après). Utile aussi un petit livret dans la chambre qui donne des conseils généraux plutôt utiles, des adresses pour le shopping. Les proprios (couple franco égyptien) peuvent en plus vous aider en français. Situation centrale également, proche de la place El Tahrir, comme le précédent, mais dans une rue que je trouve plus agréable et plus calme. Grande terrasse sur le toit avec des tables, très sympa. Bref : je conseille cette adresse par rapport à la précédente si on est plus à cheval sur le confort et le cadre, mais aussi pour se sentir plus à l’aise pour un premier séjour au Caire (à refaire, j’aurais commencé par celui-ci en arrivant au Caire).
2) Les transports que nous avons utilisés: a. les taxis: point très important car une chose qui peut vite souler en Egypte, ce sont les négociations avec les taxis. Et là : pas d’hésitation à avoir : a. prenez toujours un taxi blanc avec une bande à carreaux noirs. Il y en a partout, tout le temps, vous n’attendrez jamais bien longtemps ! b. ces taxis ont un compteur – d’où l’intérêt car pas de négociation. Au moment où la dernière personne claque la porte, le chauffeur enclenche le compteur qui démarre à 2.50 LE – au moment où j’écris-. Il faut parfois lui rappeler gentiment. J’en ai toujours eu entre 5 LE et 15 LE au centre, pourboire compris c. Honnissez les autres taxis, noirs souvent, avez lesquels, au mieux, vous paierez le même prix, après vous être battus pour la négociation. b. Le métro. 1 LE ! A prendre au moins une fois pour voir, éviter le wagon pour filles si vous êtes un homme (je me suis retrouvé dedans avec ma femme c. A pied : voir ci-après
3) Où nous avons mangé : Une adresse qd même sympa : Kazaz, près de Talaat Harb (proche Pension Vienna). Une sorte de fastfood/resto. Tables au 1er étage où on peut manger des sandwiches ou des plats simples, variés, et bons (et en plus, c’est du local). Notre principal point de chute au Caire. Sinon, Mc Do près de la place El Tahrir, en cas de crise de dépaysement, et pour goûter un Mc Arabia ! Enfin, une adresse bien top : Lakeside restaurant, dans le parc El-Azhar. Un bon conseil du guide du routard. Il faut prendre un taxi pour aller jusqu’au parc (1 seule porte d’entrée) puis après être entré (5 ou 10 LE), marcher qqes centaines de mètres à gauche. Le parc est super joli (contraste avec la saleté du Caire), en hauteur, et manger à la terrasse du resto, près d’un petit lac, avec les minarets en décors de fond, c’est franchement sympa. En plus, c’est bon. Notre coup de cœur ! Et tant que vous y êtes, en sortant du resto, vous retournez sur vos pas et allez vers l’autre bout du parc prendre un thé/dessert chez Alain Lenôtre. Une terrasse, type très oriental, bien chic, et super vue sur la ville qui, en toute honnêteté, vaut le déplacement.
4) Nos visites : a. Les pyramides. Comme conseillé un peu partout, nous sommes allés à Dachour car peu fréquenté. Effectivement, nous étions les seuls ! (compter 1 heure de route depuis le Caire). Et bien sûr, Saqqarah et Gizeh, superbe. Nous avons par contre été sacrément em***dés par les vendeurs et types qui recherchent les backchichs –notamment, un militaire à qui nous avons eu le malheur de le laisser nous prendre en photo et qui ne nous a plus lâché parce que 5LE n’était pas suffisant). Dachour, Saqqarah, Gizeh se font en une journée si on n’est pas fou d’2gyptologie et qu’on ne tient pas à rater un seul hiéroglyphe. b. Une marche à travers le Caire, du centre vers le Caire islamique. A la base, ce n’était pas voulu, je me suis un peu planté avec le plan et les distances. Expérience cependant on ne peut plus dépaysante – un peu angoissante aussi J : vous êtes baigné dans un magma de voitures, de motos, de piétons en tout genre – femmes en niqab, simplement voilées, hommes crasseux ou élégants - d’odeurs de kérosène mais aussi des fruits et légumes de toutes les échoppes que vous longez et où vous découvrez tous les petits métiers et types de commerces.. tout cela dans un bruit assourdissant de klaxons, de cris, de sifflets … bref, l’authenticité J. MAIS … vous verrez vite que le taxi reste le meilleur moyen de déplacement. c. La citadelle. Voir les guides. Le Routard déconseille le musée militaire, je ne suis pas d’accord. Il faut y rentrer rien que pour l’atmosphère très « soviétique » - avant l’entrée du musée, à droite, une plaque sur un mur indique que le musée a été fait en coopération avec les « amis » de la République Démocratique de Corée .. c’est dire. Dans le musée (interminable), belle fresque kitchissime dès l’entrée de Moubarak. Après, suivez sans trop vous arrêter les flèches jusqu’à la sortie en regardant par-ci par là les différentes vitrines. Ca dure bien 30 minutes, les salles sont assez impressionnantes et le musée bien mieux entretenu que le musée d’égyptologie !! d. Les mosquées : Sultan Hassan (sympa, mais payant), Ibn Tulun (la plus vieille d’Egypte, belle dans sa sobriété. Accès au minaret au fond à droite juste après la première enceinte. Attentions aux pieux gardiens qui réclament 5 LE par protection pour les chaussures, plus le pourboire … ceux-là, j’ai failli les engueuler ! S’ils vous font le coup, prenez vos chaussures à la main et ne leur filez rien !). Egalement la mosquée El Azhar qu’on a bien apprécié. Il y en a bien d’autres, on a choisi celles-ci un peu par hasard. e. Le souk Khan El Khalili : pas grand-chose à dire de plus que les guides, si ce n’est que j’ai trouvé les commerçants pas pénibles et que c’est franchement très joli, surtout le soir où les éclairages des boutiques et la mise en valeur des différents monuments est super bien faite. f. Le parc El Azhar : nous y sommes allés le lundi de Pâques (par fait exprès) : un monde hallucinant, mais une super bonne expérience. Très très familial, tout le monde est pouponnés à commencer par les gamins, c’est plein de couleurs, plein de bonne humeur. 5) Le shopping : on a expérimenté modérément, malheureusement, car globalement, il y a beaucoup de choses très belles et pas chères du tout. On a bien regretté en rentrant en France. A savoir quand même, pour ceux qui n’aiment pas marchander, on trouver des magasins à prix fixés – et qui restent très bon marché- , de bon goût, souvent à but équitable. Il y en a un dans le parc El Azhar, dans le bâtiment où se trouve Lenôtre. Un autre, Oum El Dounia, tenu par un français, 3 Talaa’t Harb Street, au 1er étage (en faisant attention, comme toujours, au rabatteur qui planque au rez-de-chaussée et qui vous indique un autre magasin). Un, qui nous avait été conseillé, juste en face de l’entrée de la mosquée Ibn Tulun, était malheureusement fermé.
6) Quelques conseils : a. « Where are you from ? What’s your name ? » … ça, souvent, c’est les Rabatteurs autour des sites à visiter. Leur but est donc de vous rabattre dans un magasin. Ils vous tombent dessus qd ils voient que vous êtes en train de chercher votre chemin. Ils vous l’indiquent alors très gentiment... directement chez eux. Ou : ils vous doublent l’air de rien et puis tournent la tête avec un sourire radieux : « français ? ». Et vous « oui ! J ». Et hop, il a un frère qui habite en France (souvent à Lyon). Puis vous dit au-revoir et s’en va. Mais bon, comme il est sympa, il s’arrête un peu plus loin pour vous prévenir que la ou vous allez... c’est fermé à cette heure là ! Ou que comme il y a prière, on ne peut pas rentrer dans la mosquée avant une heure… et propose d’aller boire un thé ou autre... bref... voilà, stressant au début mais après, vous apprenez à couper court direct par un « no thank you » en souriant. b. « Welcome to Egypt » : on vous le dit souvent ! Nous avons été alpagués plusieurs fois comme ça par des rabatteurs, donc au début, on se méfie. Après, on se rend compte que ça arrive un peu avec n’importe qui : je me demande s’il n’y a pas eu une campagne nationale pour que les locaux disent cela ! Les enfants aiment bien aussi parfois dire « Hi » ! « What’s your name », ils rigolent et ils sont tout contents quand on répond. C’est très sympa. Bref, après avoir subi les Rabatteurs, on devient frileux à répondre à qui que ce soit. Sur le site de Guizeh, ou à Louxor (voir après), on peut l’être ! En ville, autant être poli et répondre avec le sourire, quitte à tomber sur un rabatteur parfois, mais on le voit vite dès qu’il veut vous indiquer le chemin.
Louxor
1) Hôtel s: nous en avons fait 1 seul : le Winter Palace Hôtel ! Nous avions réservé au Pavillon Winter mais faute de clients, tout le monde a été recasé au Palace – vue sur le Nil, qui plus est pour nous !. Hôtel classe, qui a gardé sont style british 19e siècle, grands salons cosy, énorme hall, etc … Jardin super agréable, avec plein de petits coins où s’assoir en toute tranquillité, et une piscine (25m) où on peut vraiment nager (accessible aussi aux clients du Pavillon quand ce dernier est ouvert). On a un peu l’impression d’avoir gagné au loto sur un coup comme ça. Mais, sans vouloir bouder mon plaisir, une nuit m’aurait suffit histoire de « voir » ce que ça fait, après, le côté un peu guindé de l’hôtel font qu’on ne s’y sent pas forcément bien à l’aise. Un gros inconvénient de l’hôtel : les caléchiers qui vous attendent à la sortie et qui vous harcèlent sans discontinuer (voir ci-après).
2) Les calèches : la plaie de Louxor. Bon, c’est pas très gentil pour les caléchiers qui sont certainement très bien, mais que nous n’avons malheureusement pas croisé. En gros, il y a plusieurs dizaine de calèches dans le centre de Louxor dans un certain nombre ont une salle tendance au harcèlement. Le premier jour, un caléchier nous a suivis sur 500m. On s’est arrêté ½ heure au Mac Do et nous a attendu là et harcelé à nouveau à la sortie (rien d’agressif, mais continu). J’ai vu d’autres touristes subir ce sort. Je ne vais pas m’étendre sur les qques mésaventures que j’ai pu avoir, et le peu de conseil que j’ai à donner sont les suivants : j’ai pu voir plusieurs calèches vraiment très belles, bien entretenues, le caléchier t’interpeller une fois et pas plus. Là, il ne faut pas hésiter (malheureusement, j’ai l’impression que ce sont les plus teigneux qu’on voit le plus). Le mieux, si on y arrive, est d’aller en face de l’entrée du temple de Louxor où il y a un parking à calèche et de choisir une belle calèche (bizarrement, ceux qui harcèlent n’ont pas les calèches les mieux entretenues).
3) Les visites : a. j’ai passé un temps fou à sélectionner sur les différents sites web ce qu’il y avait de mieux à faire sur la rive ouest. Au final, je pense qu’il ne faut pas trop se prendre la tête : tout est beau et digne d’intérêt, et certains préfèreront certains sites plutôt que d’autres. Un très bon souvenir, par exemple, est la Vallée des Artistes. Personne, juste nous… 2 tombes petites mais bien conservées (bakchich au gardien qui ferme délibérément la tombe, mais bon J), les fondations du village des artisans sans personne autour donne une vraie sensation, de même que le temple au fond, petit, mais juste nous et le gardien. Vous pouvez apprécier tranquillement le site et vous imprégner de l’atmosphère de ce lieu perdu, comme s’il venait d’être découvert (le gardien nous a même montré des lambeaux de momie sous des tessons de poterie !), à l’opposé d’un site comme le temple d’Hatchepsout, très beau, mais … trop de monde. b. La visite de la ville en calèche peut être sympa (si le caléchier est honnête et ne passe pas son tps à essayer de vous vendre une journée de visite ici ou là). Notamment, la traversée du marché … en plein marché, vaut son pesant d’or. c. Karnak : pas de choses à dire de plus qu’ailleurs. Le temps de Konshou, à l’écart, est très agréable, car bien conservé et quasiment personne. C’est d’ailleurs peut-être mon conseil général pour Louxor: tous les sites sont intéressants, il y a toujours plein de choses à voir, donc pour ma part, je préfère viser celui un peu moins connu et l’apprécier tranquillement que celui plus imposant, plus connu, où il y a un peu trop de monde (sachant que les sites étant tous très grands, on ne marche pas non plus sur les pieds comme au Louvre!)
4) Le shopping : petit magasin très sympa au centre, juste avant l’entrée du souk, à prix fixe et pas mal d’objets de bon goût (commerce équitable). Et le souk, sympa.
Un dernier conseil, concernant les bakchichs : débrouillez-vous pour avoir plein de pièces de 1 LE (ou 50 piastres) dans les poches. Ca vous simplifiera grandement la vie !
Vol direct pour le Caire par Air France, départ de Roissy à 18h10, arrivée à 23h45
On a donc demandé un transfert Aéroport à notre hôtel pour être tranquille (transfert gratuit si 2 nuits à l’hôtel, sinon 15$, après l’avoir découvert, on a réservé 2 nuits), super grande chambre pour 4, un salon et 1 chambre avec 2 grands lits. Et la surprise du matin, c’est la vue du rooftop sur les pyramides (oui les 3 !) où on nous sert un ptit dej énorme ! Et tout ça pour 74 € la nuit pour 4, ptit dejs compris. C’est le https://www.booking.com/hotel/eg/giza-pyramids-inn.fr.html?aid=925773
Jour 1 : On prend un taxi par l’hôtel pour la journée pour les pyramides de Dahchour, moins d’une heure de voiture, il n’y a personne, c’est génial, on peut rentrer dedans à 4 pattes, superbe visite ! Puis le taxi nous dépose à Saqqarah, beaucoup de travaux, plus de monde, mais l’entrée du musée est comprise dans le billet et on voit notre 1ère momie ! Le taxi nous emmène à la gare (les sites ferment à 16h) pour acheter nos billets train de nuit pour Louxor, on n’arrive pas à prendre un train « égyptien », on prend des billets sur le train de nuit pour touriste à 40$ par pers en siège confort et repas (c’était 80 pour des couchettes, apparemment qqs € en train égyptien et des françaises rencontrées plus tard nous on dit que c’était confortable aussi. Pour le train de nuit https://www.wataniasleepingtrains.com/ . On rentre à l’hôtel et on regarde le son et lumières depuis le rooftop, nickel. Resto à pied de l’hôtel.
Jour 2 : On essaie de se lever assez tôt pour aller voir les pyramides de Gizeh. Au pied de l’hôtel, il y a l’entrée du site. On ne prend pas les entrées intérieures des pyramides qui sont toutes payantes. On arrive par le Sphinx. C’est vraiment grandiose, on marche jusqu’au bout pour avoir les 3 en alignement, super balade. On rentre même dans une cavité gratuite. On fait le grand tour par l’arrière. Vers 14h, malgré le ptit dej copieux, on cherche un resto sur le guide du routard. On en trouve un à l’opposé de notre hôtel. Mais le site fermant à 16h, quand on en sort, on doit passer dans la ville et là, c’est un choc, la vraie population, ça vaut le détour. En arrivant à l’hôtel, on demande si on peut prendre une douche, ils nous redonnent carrément notre chambre, faite, sympa avant de prendre le train de nuit. Direction la gare en taxi, train avec 45mn de retard mais qui arrive et trajet de nuit jusqu’à Luxor.
Jour 3 : On a réservé une croisière par internet le lendemain de notre arrivée et par mail, j’ai pu avoir l’assurance qu’on viendrait nous chercher à la gare malgré notre heure d’arrivée très matinale. Voici le site de la croisière (même l’hôtel ne pouvait pas nous proposer moins cher) : https://www.civitatis.com/fr/rechercher?q=croisi%C3%A8re+louxor+assouan&_ga=2.131714822.886429052.1577297629-431462816.1572547539
250€ + 25 euros de pourboire par personne pour 4 nuits sur le bateau, pension complète (1ère fois en croisière, les cabines pour 2 sont top !). 1 guide parlant français pour 6 pers pour chaque visite (on n’était que 6 français, je pense que les autres groupes étaient plus importants).
La journée à quai, on retourne se balader en ville et visiter le musée de Louxor puis l’après-midi, avec le guide, on part visiter le temple de Karnac, puis celui de Louxor, de nuit.
Jour 4 : Visite de la vallée des Rois (inoubliable et plein de couleurs conservées !) puis le temple d’Hatshepsout et les colosses de Memnon. Le temps d’un jus de mangue à l’extérieur et il faut rentrer déjeuner puis départ sur le Nil. Navigation tout l’aprem, c’est beau !
Jour 5 : Visite du Temple d’Edfu avec trajet en calèche. Navigation et panne du bateau, tout l’aprem à l’arrêt alors on part visiter le temple de Kom-Ombo de nuit avec 2h de bus aller et 2h retour.
Jour 6 : On arrive à Assouan sur le matin. On part visiter le temple de Philae en bateau (c’est le plus beau !) puis on faire un tour de Felouque avant de rentrer au bateau pour le déjeuner. L’aprem est libre, on se balade et on cherche un moyen d’aller à Abou Simbel sans passer par l’agence car c’est cher. On trouve un café où le patron se démène pour nous trouver un mini-bus juste pour nous.
Jour 7 : Départ à 4h pour Abou Simbel (3 ou 4h de route mais confort donc on dort), ça valait le coup malgré la route, on est bluffé !
Déj sur le bateau, balade en ville, puis train de nuit pour Le Caire.
Jour 8 : J’ai réservé un hôtel vraiment pas cher sur booking en demandant si 1 des 2 chambres pouvait être dispo à 6h du matin (je ne savais pas si on serait en état de repartir en balade directement). Ils ont été charmants, les 2 chambres étaient prêtes, ils nous ont même dit de prendre notre petit dej puisqu’on laissait la chambre à 23h le soir. C’est la Pension Roma, 56 euros les 2 chambres.
https://www.booking.com/hotel/eg/pension-roma.fr.html?aid=376366;sid=7057b2a42acb69dfbdd5065e0287f38d
De là, on a pu visiter le Musée du Caire, on ne pensait pas le faire, on n’a pas regretté, magnifique ! On a trouvé un resto sympa et on est allé au souk Khan Al-Khalili au milieu d’une foule très très dense et de musique parce que c’était la fête de Mohamed. Tout ça à pied de la pension, top.
Et voilà, avion vers 1h du matin pour Paris ! Et quels souvenirs en tête !
Hi there! Here’s an itinerary for Egypt if you want to combine beach time, snorkeling/diving, and cultural visits.
Hurghada is a great base for getting your PADI certification or just snorkeling—but that’s not all! There are plenty of other activities to do, and you’ll find all the details in this article:
https://worldseenbymathilde.blogspot.com/2024/10/hurghada-le-paradis-de-la-plongee-egypte.html
After that, you can head to Luxor by minibus from Hurghada. Luxor is a cultural gem and the perfect spot for a hot-air balloon ride. I’ve covered all the sights and info in this article: https://worldseenbymathilde.blogspot.com/2024/10/louxor-en-2-jours-avec-un-guide-prive.html
Finally, take a flight to Cairo to visit the famous pyramids. Here’s an article to help you plan your stay in this massive city: https://worldseenbymathilde.blogspot.com/2024/10/le-caire-que-visiter-en-1-jour-et-demi.html
Bonjour,
j'ai lu le routard en long en large en travers et en diagonale, ainsi que de nombreux messages du forum pour confectionner notre séjour à deux aux vacances de la Toussaint. Nos billets sont deja pris.
J'aimerais s'il vous plait avoir votre avis, sachant qu'on a un budget routard pour douze jours (600, 00€ chacun sans les billets) mais que nous sommes avides de culture et de beaux paysages, donc multiples visites au programmes..
Arrivée au caire lundi 26 à 3hoo du matin. Lundi26, mardi 27 et mercredi 28 circuits dans le désert et oasis de Baharreya Train de nuit pour Assouan. Du jeudi 29 au dimanche 1/11 matin : Assouan, Philae, Abou Simbel (1 nuit sur place). Dimanche dans le journée trajet Pour louxor avec visite à kom kombo et esna. Du dimanche soir au jeudi 5/11 visites de Louxor. train de nuit pour le Caire. Visite du caire le vendredi 6 et retour dans la nuit en france.
J'ai essayé de tenir compte du fait qu'apparemment il est difficile de trouver des billets de train le jour même et je ne voulais pas prendre de risque de devoir rester au Caire le lundi de notre arrivée, sachant que nous y passons deja un jour à la fin et qu'on ne souhaite pas s'y attarder.
Enfin j'hésite à visiter Kom kombo et Esna le dimanche car il y a un petit village à l'est de Louxor qui propose de la plongée et ca me tente, tout comme faire un tour en mongolfière à Louxor.
Que pensez vous qu'il faille privilégier, sachant que nous allons deja voir beaucoup de temples?
Merci par avance!
Mélanie.
j'ai lu le routard en long en large en travers et en diagonale, ainsi que de nombreux messages du forum pour confectionner notre séjour à deux aux vacances de la Toussaint. Nos billets sont deja pris.
J'aimerais s'il vous plait avoir votre avis, sachant qu'on a un budget routard pour douze jours (600, 00€ chacun sans les billets) mais que nous sommes avides de culture et de beaux paysages, donc multiples visites au programmes..
Arrivée au caire lundi 26 à 3hoo du matin. Lundi26, mardi 27 et mercredi 28 circuits dans le désert et oasis de Baharreya Train de nuit pour Assouan. Du jeudi 29 au dimanche 1/11 matin : Assouan, Philae, Abou Simbel (1 nuit sur place). Dimanche dans le journée trajet Pour louxor avec visite à kom kombo et esna. Du dimanche soir au jeudi 5/11 visites de Louxor. train de nuit pour le Caire. Visite du caire le vendredi 6 et retour dans la nuit en france.
J'ai essayé de tenir compte du fait qu'apparemment il est difficile de trouver des billets de train le jour même et je ne voulais pas prendre de risque de devoir rester au Caire le lundi de notre arrivée, sachant que nous y passons deja un jour à la fin et qu'on ne souhaite pas s'y attarder.
Enfin j'hésite à visiter Kom kombo et Esna le dimanche car il y a un petit village à l'est de Louxor qui propose de la plongée et ca me tente, tout comme faire un tour en mongolfière à Louxor.
Que pensez vous qu'il faille privilégier, sachant que nous allons deja voir beaucoup de temples?
Merci par avance!
Mélanie.
😉Bonjour,
Nous partons passer huit jours, samedi prochain, en croisière sur le Nil à bord du King Mina avec comme TO Promovacances.
J’ai besoin de rester « brancher par Email » pour mon travail. Comment faire ? Existe-t-il des cybers cafés, et où ?
Nous venons de prendre les billets et nous n’avons pas vérifié la Météo à cette époque ??? Où puis-je me renseigner, Merci.
Et peut-être d’autres tuyaux à faire ou ne pas faire !!!😉
Re-Merci.
Nous partons passer huit jours, samedi prochain, en croisière sur le Nil à bord du King Mina avec comme TO Promovacances.
J’ai besoin de rester « brancher par Email » pour mon travail. Comment faire ? Existe-t-il des cybers cafés, et où ?
Nous venons de prendre les billets et nous n’avons pas vérifié la Météo à cette époque ??? Où puis-je me renseigner, Merci.
Et peut-être d’autres tuyaux à faire ou ne pas faire !!!😉
Re-Merci.
nous allons en aout 2013 a Hourghada. Tout le monde nous disent que nous avons fait une erreur d avoir choisit l Égypte.
C comment la situation la bas.? Merci.
Bonjour,
Je pars en Egypte à la fin avril et mon agent de voyage me suggère d'apporter de l'argent liquide en US. De plus, il me suggère 84 $ US de pourboires pour tout mon séjour (7 nuits bateau + 5 nuits Caire). Nous sommes 2 adultes et 3 enfants de 10 à 15 ans. C'est beaucoup trop cher pour les enfants à mon avis. Vous qui avez des enfants, que donnez-vous ? Même si mon agent de voyage me suggère de laisser une enveloppe au capitaine du bateau, je n'en ai pas l'intention : trop peur qu'il se farcisse le maximum et ne laisse rien à ses employés! Pour l'argent de poche, l'agent conseiller 350 $ US par personne - évidemment, pas question encore là d'en apporter autant surtout pour les enfants ! J'ai pas l'intention d'acheter plein de souvenirs (en voyage organisé, paraît que les prix triplent à la vue des touristes) mais besoin d'$ pour les boissons, eau, cartes postales, etc. Donc, j'avais pensé à des chèques de voyage et bien sûr carte de crédit. On me dit que l'on ne peut pas échanger sur le bateau... 😕pas plaisant pour le tourisme... J'avais aussi pensé d'apporter un peu d'Euros et bien sûr d'obtenir des livres égyptiennes rendus sur place. Un peu mélangée ces temps-ci avec tous les conseils que je lis un peu partout. La vérité ? Merci 🙂
Je pars en Egypte à la fin avril et mon agent de voyage me suggère d'apporter de l'argent liquide en US. De plus, il me suggère 84 $ US de pourboires pour tout mon séjour (7 nuits bateau + 5 nuits Caire). Nous sommes 2 adultes et 3 enfants de 10 à 15 ans. C'est beaucoup trop cher pour les enfants à mon avis. Vous qui avez des enfants, que donnez-vous ? Même si mon agent de voyage me suggère de laisser une enveloppe au capitaine du bateau, je n'en ai pas l'intention : trop peur qu'il se farcisse le maximum et ne laisse rien à ses employés! Pour l'argent de poche, l'agent conseiller 350 $ US par personne - évidemment, pas question encore là d'en apporter autant surtout pour les enfants ! J'ai pas l'intention d'acheter plein de souvenirs (en voyage organisé, paraît que les prix triplent à la vue des touristes) mais besoin d'$ pour les boissons, eau, cartes postales, etc. Donc, j'avais pensé à des chèques de voyage et bien sûr carte de crédit. On me dit que l'on ne peut pas échanger sur le bateau... 😕pas plaisant pour le tourisme... J'avais aussi pensé d'apporter un peu d'Euros et bien sûr d'obtenir des livres égyptiennes rendus sur place. Un peu mélangée ces temps-ci avec tous les conseils que je lis un peu partout. La vérité ? Merci 🙂
Bonjour à toutes et tous,
Voilà avec mon amie, nous partons pour la première fois en vacances (jeunes diplômés, on a toujours travaillé et jamais eu le temp de partir). Bref pour fêter ça, on aimerais bien visiter l'egypte, sans se ruiner , ni se planter.
A la base on a vu pas mal de croisière, mais qui ne descendait que le Nil. Finalement on a trouvé quelque chose qui semble être un bon compris, avec une remontée au caire pour y passer deux jours.
Je vous laisse le lien http://www.unmondegypte.com/egypte/voyages/croisiere_petite_musique_d_egypte_ete_2010.htm
J'aimerai avoir vos avis de connaisseur sur ce qui est visité, les conditions de voyages, les prix. Nous sommes à l'écoute de toute informations utiles et de vos conseils :)
Merci d'avance Max & Milie
Voilà avec mon amie, nous partons pour la première fois en vacances (jeunes diplômés, on a toujours travaillé et jamais eu le temp de partir). Bref pour fêter ça, on aimerais bien visiter l'egypte, sans se ruiner , ni se planter.
A la base on a vu pas mal de croisière, mais qui ne descendait que le Nil. Finalement on a trouvé quelque chose qui semble être un bon compris, avec une remontée au caire pour y passer deux jours.
Je vous laisse le lien http://www.unmondegypte.com/egypte/voyages/croisiere_petite_musique_d_egypte_ete_2010.htm
J'aimerai avoir vos avis de connaisseur sur ce qui est visité, les conditions de voyages, les prix. Nous sommes à l'écoute de toute informations utiles et de vos conseils :)
Merci d'avance Max & Milie
Bonjour
Je souhaite me rendre en Egypte au mois de mai et comme je l'explique dans mon titre, je souhaiterais pratiquer un peu de plongée pour admirer les richesses de la mer Rouge (1 journée max). Par ailleurs, je ne voudrais pas quitter le pays sans avoir visiter au préalable les sites majeurs.
ET, comme je suis de nature plutôt difficile, il m'est difficile de concevoir une journée entière sans baignade...
Sachant que je projette un séjour de 8 jours environ, ma demande est-elle réalisable?
Pourriez vous me conseiller svp merci!!
je cherche un hotel en formule tout compris en egypte . j'ai vu l'utopia a beach a queisser est ce que quelqun connait .merci de me donner vos avis.








