🙂Bonjour,
Nous partons sur bali en mars mis j'ai beaucoup de mal à trouver des douments sur ce pays.
Si vous avez des références, merci de nous les faire partager.
Anne59
Lors de mon séjour à Bali en décembre, je suis tombée sur un petit livre tout simplement formidable. Il s'intitule "ma vie balinaise".
C'est au départ un livre pour enfants sur le quotidien à Bali, édité en français, mais pour les adultes, il est super intéressant. Écrit par une française (Sandrine Soimaud) installée à Bali et joliment illustré, il rend accessible la culture et la variété des rites et traditions des balinais, avec simplicité et authenticité. Des orchestres de gamelan aux rites de passage, de la tenue traditionnelle des hommes à l’orientation de la maison, de l’attribution des prénoms aux restaurants roulants, c’est un voyage au cœur de Bali.
Le grand format de 2007 est épuisé, mais il est depuis réédité à un format plus « transportable », proche du poche avec couverture cartonnée, ce qui est bien plus pratique pour le remporter dans la valise. C'est objectivement un joli souvenir, rare de surcroit. Il est introuvable ailleurs qu'à Bali, même sur internet à un prix qui ne soit pas extravagant.
On le trouve dans les librairies PERIPLUS, pour 18€ environ, à l'aéroport (hall départ) à Denpasar, Sanur et Ubud.
C'est au départ un livre pour enfants sur le quotidien à Bali, édité en français, mais pour les adultes, il est super intéressant. Écrit par une française (Sandrine Soimaud) installée à Bali et joliment illustré, il rend accessible la culture et la variété des rites et traditions des balinais, avec simplicité et authenticité. Des orchestres de gamelan aux rites de passage, de la tenue traditionnelle des hommes à l’orientation de la maison, de l’attribution des prénoms aux restaurants roulants, c’est un voyage au cœur de Bali.
Le grand format de 2007 est épuisé, mais il est depuis réédité à un format plus « transportable », proche du poche avec couverture cartonnée, ce qui est bien plus pratique pour le remporter dans la valise. C'est objectivement un joli souvenir, rare de surcroit. Il est introuvable ailleurs qu'à Bali, même sur internet à un prix qui ne soit pas extravagant.
On le trouve dans les librairies PERIPLUS, pour 18€ environ, à l'aéroport (hall départ) à Denpasar, Sanur et Ubud.
Lors de mon séjour à Bali en décembre, je suis tombée sur un petit livre tout simplement formidable. Il s'intitule "ma vie balinaise".
C'est au départ un livre pour enfants sur le quotidien à Bali, édité en français, mais pour les adultes, il est super intéressant. Écrit par une française (Sandrine Soimaud) installée à Bali et joliment illustré, il rend accessible la culture et la variété des rites et traditions des Balinais, avec simplicité et authenticité. Des orchestres de gamelan aux rites de passage, de la tenue traditionnelle des hommes à l’orientation de la maison, de l’attribution des prénoms aux restaurants roulants, c’est un voyage au cœur de Bali.
Le grand format de 2007 est épuisé, mais il est depuis réédité à un format plus « transportable », proche du poche avec couverture cartonnée, ce qui est bien plus pratique pour le remporter dans la valise. C'est objectivement un joli souvenir, rare de surcroit. Il est introuvable ailleurs qu'à Bali, même sur internet à un prix qui ne soit pas extravagant.
On le trouve dans les librairies PERIPLUS, pour 18€ environ, à l'aéroport (hall départ) à Denpasar, Sanur et Ubud.




J’espère vous avoir donné l'envie de l'acheter, de préférence à l'arrivée pour pouvoir en profiter pendant vos vacances.
C'est au départ un livre pour enfants sur le quotidien à Bali, édité en français, mais pour les adultes, il est super intéressant. Écrit par une française (Sandrine Soimaud) installée à Bali et joliment illustré, il rend accessible la culture et la variété des rites et traditions des Balinais, avec simplicité et authenticité. Des orchestres de gamelan aux rites de passage, de la tenue traditionnelle des hommes à l’orientation de la maison, de l’attribution des prénoms aux restaurants roulants, c’est un voyage au cœur de Bali.
Le grand format de 2007 est épuisé, mais il est depuis réédité à un format plus « transportable », proche du poche avec couverture cartonnée, ce qui est bien plus pratique pour le remporter dans la valise. C'est objectivement un joli souvenir, rare de surcroit. Il est introuvable ailleurs qu'à Bali, même sur internet à un prix qui ne soit pas extravagant.
On le trouve dans les librairies PERIPLUS, pour 18€ environ, à l'aéroport (hall départ) à Denpasar, Sanur et Ubud.




J’espère vous avoir donné l'envie de l'acheter, de préférence à l'arrivée pour pouvoir en profiter pendant vos vacances.
salut
je pars en indonesie en octobre. auriez vous de bons livres a me conseiller?
tout m'interesse; histoire, roman, culture....tout!
merci!!!
"né en Angleterre, il vit depuis 1996 à Djakarta, où il enseigne l'anglais."
livre traduit, titre original "Jalkarta Shadows" pour les anglophones 😉.
"Misère, corruption, violence ... Ce n'est certainement pas ce dont rêvait Graham Young lorsqu'il a décidé de quitter la grisaille anglaise pout s'engager auprès d'une ONG en Indonésie..." je le conseille pour tous ceux, celles, qui aiment l'Indonésie et celles, ceux, qui aiment se faire peur avant de partir 😉😉😉
une fiction témoignage en ce sens que l'auteur pose un regard réaliste sur un pays en devenir ! on a le plaisir de retrouver des lieux que nous avons arpentés, des bonheurs et des craintes aussi que nous avons ressentis parfois en chemin ! à lire, on oublie ainsi la grisaille de notre ciel gris ! pris dans le tourbillon des emboutillages monstres de Jakarta ! promenade à Ubud avec pour arrière-plan les touristes, les expats, les Balinais !
"Misère, corruption, violence ... Ce n'est certainement pas ce dont rêvait Graham Young lorsqu'il a décidé de quitter la grisaille anglaise pout s'engager auprès d'une ONG en Indonésie..." je le conseille pour tous ceux, celles, qui aiment l'Indonésie et celles, ceux, qui aiment se faire peur avant de partir 😉😉😉
une fiction témoignage en ce sens que l'auteur pose un regard réaliste sur un pays en devenir ! on a le plaisir de retrouver des lieux que nous avons arpentés, des bonheurs et des craintes aussi que nous avons ressentis parfois en chemin ! à lire, on oublie ainsi la grisaille de notre ciel gris ! pris dans le tourbillon des emboutillages monstres de Jakarta ! promenade à Ubud avec pour arrière-plan les touristes, les expats, les Balinais !
Bonjour
Avez vous quelques livres Romans ou Expériences humaines à nous conseiller sur l'Indonésie, Java, Bali en particulier.
Merci
Olivier
Depuis 25 ans, Olivier Lelièvre à la fois, ethnographe, auteur, photographe, mais aussi consultant sur l’Indonésie auprès de producteurs de films documentaires ainsi que de l’émission Thalassa, parcourt l’archipel indonésien qui le fascine.
C’est un pays qui a commencé à l’intéresser vers l'âge de 22-23 ans et a vécu son rêve d’enfant de vivre dans une tribu, dans la jungle en passant 1 an à Bornéo et ensuite a parcouru l’Indonésie, est tombé sous le charme et n’a pas arrêté d’y retourner depuis.
L’Indonésie d’Est en Ouest c’est la distance de l’Irlande à l’Iran avec toute la diversité qu’on peut imaginer : des forêts équatoriales mais qui disparaissent notamment en raison de plantation de palmiers à huile, une ceinture d’iles volcaniques avec des rizières, une partie asiatique à l’ouest de Bornéo et de l’autre coté une partie qui tire plus vers le Pacifique ; il y a aussi la mer avec les plus beaux fonds sous marins au monde à certains endroits.
Il y aurait 17500 îles et les volcans y sont omni-présents, il influence les cultures locales, c’est le domaine des dieux qui donne et prend la vie.
C’est le plus grand pays musulman au monde, avec 90 % de musulmans sur 245 millions d’habitants ; mais les rites hindous sont pratiqués par exemple à Bali, ou on fait des offrandes aux Dieux. Mais on trouve aussi des communautés chrétiennes et animistes.
Olivier s’intéresse beaucoup aux minorités ethniques et a vécu dans une famille adoptive à Bornéo chez les Dayak qui étaient autrefois chasseurs de tête, et aussi chez les Mentawai qu’on appelle les hommes fleurs et qui vivent sur une petite ile au sud-ouest de Sumatra. Les hommes se parent de fleurs tous les matins pour être beaux, et il faut être beau pour plaire à son âme. Si elle ne se plait pas dans le corps, l’âme va chercher à partir et c’est la maladie ou la mort. Les Mentawai cherchent toujours à être en harmonie avec eux-mêmes et avec les autres, on ne va pas trop travailler car la fatigue ne plait pas à l’âme, on va travailler juste ce qu’il faut pour survivre, la nature n’est pas abimée car on utilise juste ce dont a besoin ; on va s’excuser auprès de l’âme des arbres avant de les couper pour faire une pirogue et ensuite on fait une cérémonie pour l’âme de la pirogue pour qu’elle accepte d’être utilisée par les hommes. Faire attention à son âme est une phrase qui l’a beaucoup marqué ; L’homme n’est pas considéré comme supérieur aux autre êtres qui l’entourent, chaque chose ayant une âme, une pirogue, un arbre, on est tous des âmes et on ne doit jamais heurter l’âme des autres.
Cela existe encore dans ces petites communautés reculées.
Olivier va chercher en Indonésie une humanité, un art de vivre oublié ici, des gens qui sont en harmonie avec la nature, avec eux-mêmes. Bien sûr c’est un peu idéalisé car les choses changent petit à petit avec l’influence du monde moderne. Il s’y intéresse d’un point de vue ethnographique, photographique mais il va aussi s’y ressourcer.
Cela lui permet de prendre de la distance dans la vie ici, être plus dans l’acceptation, à essayer d’être heureux à chaque moment, sans attendre plus sans toujours penser au le futur. Il a appris aussi à prendre soin de son âme. Pas résigné, mais on essaie de vivre le moment présent car en Indonésie il peut toujours arriver quelque chose : il y la menace du volcan, il y a la mer qui peut être dangereuse.
En Indonésie, il se sent « handicapé » car si on n’est pas né dans la forêt, on ne peut pas aller chasser pour se nourrir, on ne peut pas prétendre devenir quelqu’un de la forêt.
* ******************************* Pour en savoir plus sur Olivier Lelièvre, cliquez ici . Il vient de sortir un livre aux éditions Transboréal Indonésie, Visions d’un voyageur entre mer et volcans. C’est le résultat de 25 ans de voyages, avec de nombreuses photos de l’Indonésie, des choses connues bien sur, mais il s’est surtout attaché aux gens des minorités ethniques, aux gens dans la rizière, et nous livre une vision assez personnelle de l’Indonésie et de son vécu dans les îles.
* ******************************* Pour en savoir plus sur Olivier Lelièvre, cliquez ici . Il vient de sortir un livre aux éditions Transboréal Indonésie, Visions d’un voyageur entre mer et volcans. C’est le résultat de 25 ans de voyages, avec de nombreuses photos de l’Indonésie, des choses connues bien sur, mais il s’est surtout attaché aux gens des minorités ethniques, aux gens dans la rizière, et nous livre une vision assez personnelle de l’Indonésie et de son vécu dans les îles.
Bonsoir,
En dehors des guides touristiques, je suis à la recherche de livres sur l'Indonésie (son histoire surtout) ou de romans dont l'action se déroulerait en Indonésie , peu importe que ce soit en anglais ou en français.
Merci pour votre aide
Cordialement
Je suis en train de lire cet excellent bouquin de Jérôme Tadié:
http://www.editions-belin.com/ewb_pages/f/fiche-article-les-territoires-de-la-violence-a-jakarta-5180.php
"Comment la violence peut-elle modeler des espaces, celui des villes et de Jakarta en particulier? C'est à cette question que l'auteur répond, s'attachant à l'étude des formes de violence locale dans la capitale indonésienne, comme la délinquance, les émeutes ou les batailles de rue. À Jakarta, on ne trouve pas de ghettos impénétrables, ni de quartiers que des gangs contrôleraient sans partage. Néanmoins les quartiers étiquetés comme « dangereux » sont nombreux. Par rapport aux autres capitales régionales, Jakarta souffre d'une assez mauvaise réputation. Sans atteindre les extrêmes d'une ville comme Manille, elle contraste nettement avec la métropole la plus proche, mais aussi la plus sûre de la région, Singapour. En établissant une « géographie du danger à Jakarta », Jérôme Tadié analyse à partir de recherches de terrain la manière dont cette ville ou certains de ses quartiers peuvent être stigmatisés, et comment autorités et population y usent de répression. Au coeur de ces processus, la figure du caïd émerge. Celui-ci exerce un contrôle informel dans la ville et « derrière la ville », faisant partie intégrante des systèmes de gestion locale. L'analyse des relations entre l'appropriation des territoires urbains et les modes de violence qui s'y déploient fait ainsi ressortir la manière dont une grande métropole et ses territoires sont gouvernés, à la fois de façon officielle et informelle."
Le côté "jargonnant" peut faire un peu peur, mais c'est finalement très lisible, et plutôt fascinant... A noter pour celles et ceux que le sujet intéresse, grandeur et décadence d'un gangster dans un article en ligne: http://insideindonesia.org/content/view/1100/29/
Bonnes lectures!
"Comment la violence peut-elle modeler des espaces, celui des villes et de Jakarta en particulier? C'est à cette question que l'auteur répond, s'attachant à l'étude des formes de violence locale dans la capitale indonésienne, comme la délinquance, les émeutes ou les batailles de rue. À Jakarta, on ne trouve pas de ghettos impénétrables, ni de quartiers que des gangs contrôleraient sans partage. Néanmoins les quartiers étiquetés comme « dangereux » sont nombreux. Par rapport aux autres capitales régionales, Jakarta souffre d'une assez mauvaise réputation. Sans atteindre les extrêmes d'une ville comme Manille, elle contraste nettement avec la métropole la plus proche, mais aussi la plus sûre de la région, Singapour. En établissant une « géographie du danger à Jakarta », Jérôme Tadié analyse à partir de recherches de terrain la manière dont cette ville ou certains de ses quartiers peuvent être stigmatisés, et comment autorités et population y usent de répression. Au coeur de ces processus, la figure du caïd émerge. Celui-ci exerce un contrôle informel dans la ville et « derrière la ville », faisant partie intégrante des systèmes de gestion locale. L'analyse des relations entre l'appropriation des territoires urbains et les modes de violence qui s'y déploient fait ainsi ressortir la manière dont une grande métropole et ses territoires sont gouvernés, à la fois de façon officielle et informelle."
Le côté "jargonnant" peut faire un peu peur, mais c'est finalement très lisible, et plutôt fascinant... A noter pour celles et ceux que le sujet intéresse, grandeur et décadence d'un gangster dans un article en ligne: http://insideindonesia.org/content/view/1100/29/
Bonnes lectures!
Tous les tarifs sont faux. A Java, Sulawesi, Bali et Lombok.
Sans exception.
Pour les hôtels, faut rajouter 50% voir le double du prix affiché dans le guide.
Il est pourtant mentionné que les prix communiqués sont ceux de la haute saison. On est en Septembre/Octobre. 😏
Voila mon info du jour en direct de Padangbai. Mon coeur de coeur à Bali, île qui m'a procurée aucune sensation.😐
Toc toquez si besoin.
Voila mon info du jour en direct de Padangbai. Mon coeur de coeur à Bali, île qui m'a procurée aucune sensation.😐
Toc toquez si besoin.
Un documentaire édifiant pour qui cherche à comprendre les raisons de l'état de délabrement de la société Indonésienne.
Attention âmes sensibles s'abstenir les sujets abordés (l'impunité dont jouissent les coupables des massacres qui ont suivi la prise du pouvoir par suharto en 1965) sont loin d'être légers.
Les liens youtube avec sous titres en Anglais.
http://www.youtube.com/watch?v=oQTkKCw26FA&hd=1
http://www.youtube.com/watch?v=RHfivnY5uLE
http://www.youtube.com/watch?v=TN2az-uhjbM
quatrieme partie bloquée pour des raisons de copyright
http://www.youtube.com/watch?v=hPLI1HGTFAw&hd=1
http://www.youtube.com/watch?v=PTcxkLZxj0A
http://www.youtube.com/watch?v=jVWqik9jEyk
http://www.youtube.com/watch?v=GUYcKa6s2Qo
http://www.youtube.com/watch?v=ClQ2GPbHJeA&hd=1
http://www.youtube.com/watch?v=gWUOOlkIKw8&hd=1
Hier soir, cinéma avec "Toute la beauté du monde".
J'avais beaucoup aimé "le coeur des hommes" de Marc Esposito...et là je suis sortie éblouie !!
J'ai lu, à droite à gauche, que l'histoire est "creuse", voir "nunuche" et d'une niaiserie confondante....moi, j'ai aimé cette histoire de reconstruction après un deuil. C'est vrai qu'il ne se passe pas grand chose, mais on est séduit par les images.
Les paysages sont superbes (pour ceux qui y sont allés, c'est vraiment aussi beau Bali ?)...en sortant on n'a qu'une envie : se précipiter sur internet pour réserver un billet d'avion....
Peut être que d'autres partagent mon avis, ou alors je suis une incorrigible romantique....(la St Valentin approche !!)
j'ai chercher le lp indonésie 2007 en francais et c introuvable meme sur le site de lonely
donc si vous avez des adresses ou si vous avez des guides assez récent je suis preneur
merci a vous
bon voyage a tous
😎Si Bali et ses beautes vous manque...ne pas oublier ce soir a 20.40 sur FRANCE 5 ; ECHAPPEES BELLES...et demain le 19 Novembre 2006 a 11h10...et surtout ce qu'ils veulent decouvrir l'ile de Bali...Visitez egalement leur site www.france5.fr dans galerie de photo, vous me trouverez...j'ai accompagne ce reportage du 20 au 26 septembre 2006 a Bali au village Ume abian et le village de pecheur a Amed.
Bon week end a tous !!!
a+😏😏😏 ktrahmat@yahoo.com
a+😏😏😏 ktrahmat@yahoo.com
Tout est dans le titre! Pas sûr de pouvoir regarder mais je serais curieux de savoir ce que ça donne! 20H35, la 5...
Pour les inconditionnels et pour tous les autres, n'oubliez pas ce soir Thalassa sur l'indonésie. Bali, les molluques, etc. !


Bonjour,
Je suis "tombée" par hasard sur l'émission télé "GLOBE COOKER" qui avait lieu à Bali en Indonésie. La diffusion a eu lieu en Août sur Canal +.
Savez-vous s'il est possible d'acheter le DVD? Je n'ai pas trouver d'infos là dessus sur internet.
Sinon quelqu'un d'entre vous aurait-il enregistrer l'émission et pourrait-il me l'envoyer?!
Merci!
Je suis "tombée" par hasard sur l'émission télé "GLOBE COOKER" qui avait lieu à Bali en Indonésie. La diffusion a eu lieu en Août sur Canal +.
Savez-vous s'il est possible d'acheter le DVD? Je n'ai pas trouver d'infos là dessus sur internet.
Sinon quelqu'un d'entre vous aurait-il enregistrer l'émission et pourrait-il me l'envoyer?!
Merci!
Qu'est ce qui nous vaut ce soudain interet pour le pays? Est ce l'ouverture prochaine de l'escale Jakarta par AF?
D'après le sommaire, l'émission ne va pas pousser très loin l'investigation, des poncifs et des deja vu, c'ets toujours ca de gagné!!
D'après le sommaire, l'émission ne va pas pousser très loin l'investigation, des poncifs et des deja vu, c'ets toujours ca de gagné!!
Un docu est passé a l instant sur arte, il va etre rediffuser online je pense :
Au passage je vais completer la liste de docu sur l indo a :
http://rzr.online.fr/q/docu.fr
Si vous en connaissez d autres ...
Au passage je vais completer la liste de docu sur l indo a :
http://rzr.online.fr/q/docu.fr
Si vous en connaissez d autres ...
Bonjour
Tout est dans le titre, quel est votre avis ?
Merci pour vos conseils
Bien Cordialement
Michel
Decidement l'interet de france televisions pour l'archipel se confirme avec un nouvel opus, le deuxieme en quelques semaines à peine!!!!
La j'ai vraiment des doutes sur les motiviations profondes d'un tel enchainement sans grosse actualité immédiate, meme si les elections presidentielles sont en juillet prochain: ce sujet ne sera d'ailleurs pas abordée!!
Apparement, encore une fois, les sujets habituels vont etre deterrés: les dragons de Komodo, les souffriesr du Kawah vont retrouver une nouvelle jeunesse televisuelle mais j'attends d'etre surpris un peu sinon je vais serieusement commencer a penser au complot d'air france!! lol
Bonne soirée
La j'ai vraiment des doutes sur les motiviations profondes d'un tel enchainement sans grosse actualité immédiate, meme si les elections presidentielles sont en juillet prochain: ce sujet ne sera d'ailleurs pas abordée!!
Apparement, encore une fois, les sujets habituels vont etre deterrés: les dragons de Komodo, les souffriesr du Kawah vont retrouver une nouvelle jeunesse televisuelle mais j'attends d'etre surpris un peu sinon je vais serieusement commencer a penser au complot d'air france!! lol
Bonne soirée
Bonjour !
Je ne sais pas si annoncer la sortie de son propre livre est autorisé sur ce forum ... Dans le cas contraire, les modérateurs feront le ménage 😊
Alors voilà, mon bouquin est enfin paru ...
Il contient 14 récits qui pour la plupart n'ont pas forcément leur place sur ce forum ... Bon, ce n'est que mon avis, tout le monde, parmi les rares membres de VF l'ayant déjà lu, n'est pas d'accord avec ça. Mais peu importe !
14 récits donc, qui retracent de façon plus ou moins directe, une partie de mon parcours dans l'Archipel, de 1999 à 2012, d'Aceh au Kalimantan.
" Aka " dresse le portrait d'un ami : on y parle d'Aceh avant le tsunami de 2004 ... " Constat d'échec " aussi est un portrait : celui d'un punk indonésien pur et dur ... " le Cap de bonne-espérance " est le récit d'une relation naissante avec en toile de fond un quartier populaire de la ville de Pontianak ... " Massacres à Bornéo " revient sur les tensions entre les ethnies du Kalimantan occidental ... La dernière partie du bouquin étant quant à elle consacrée à Java : " Merapi 2010 " relate l'éruption du volcan du même nom, " Titanic Resto " notre tentative loupée d'ouvrir un warung à Yogya ...
Ce ne sont que des exemples ...
Quelques extraits pour vous donner une idée ?
« Passé le moment des retrouvailles, mon camarade m'apprit que toutes les routes isolées qui avaient fait notre bonheur étaient désormais interdites à la circulation. Sillonnées par des convois de militaires à la gâchette facile, elles étaient fréquemment le théâtre d'escarmouches sanglantes. » ( Aka )
« Les pires moments que je passai à Pontianak eurent lieu fin 2001, à l'occasion des frappes américaines en Afghanistan. Au lieu des traditionnelles plaisanteries, on proférait à mon égard des paroles lourdes de menace : « Mister, aujourd'hui j'ai envie d'égorger un Américain » et autres inepties. De tous ces anonymes, très peu appartenaient à des organisations religieuses militantes. » ( Le Cap de Bonne-Espérance )
« Le petit homme avait placé une urne remplie de différents ingrédients magiques sous le lit des futurs jeunes époux. Il avait lu quelques prières en arabe, puis s'en était allé, récompensé par les parents de la mariée de quelques billets. Mais en vain : le village était à deux doigts de connaître une inondation majeure. Cependant, cela ne semblait pas affecter la réputation du magicien. Au lieu de voir dans ces averses incessantes une preuve flagrante de son inefficacité, les gens continuaient de vanter ses mérites : « imaginez ce qu'il se serait passé s'il n'était pas intervenu : nous serions sous trois mètres d'eau ! Ce faiseur de pluie est vraiment formidable, il a sauvé Taranga ! » ( Le serpent noir )
« Des voitures couvertes de poussière et de boue dévalaient l'avenue à toute allure. Des camions-bennes, dans un état de saleté comparable, transportaient des gens hébétés, dont certains semblaient s'être roulés dans la gadoue. Nous ne réalisâmes pas tout de suite que cette boue qui les recouvrait avait été projetée par le Merapi. » ( Merapi 2010 )
L'animal fait 230 pages. Couverture sérigraphiée. Si ça vous intéresse vous pouvez m'écrire ... MP ou adresse mail sur le blog dont l'adresse est dans ma signature ...
Merci !
Quelques extraits pour vous donner une idée ?
« Passé le moment des retrouvailles, mon camarade m'apprit que toutes les routes isolées qui avaient fait notre bonheur étaient désormais interdites à la circulation. Sillonnées par des convois de militaires à la gâchette facile, elles étaient fréquemment le théâtre d'escarmouches sanglantes. » ( Aka )
« Les pires moments que je passai à Pontianak eurent lieu fin 2001, à l'occasion des frappes américaines en Afghanistan. Au lieu des traditionnelles plaisanteries, on proférait à mon égard des paroles lourdes de menace : « Mister, aujourd'hui j'ai envie d'égorger un Américain » et autres inepties. De tous ces anonymes, très peu appartenaient à des organisations religieuses militantes. » ( Le Cap de Bonne-Espérance )
« Le petit homme avait placé une urne remplie de différents ingrédients magiques sous le lit des futurs jeunes époux. Il avait lu quelques prières en arabe, puis s'en était allé, récompensé par les parents de la mariée de quelques billets. Mais en vain : le village était à deux doigts de connaître une inondation majeure. Cependant, cela ne semblait pas affecter la réputation du magicien. Au lieu de voir dans ces averses incessantes une preuve flagrante de son inefficacité, les gens continuaient de vanter ses mérites : « imaginez ce qu'il se serait passé s'il n'était pas intervenu : nous serions sous trois mètres d'eau ! Ce faiseur de pluie est vraiment formidable, il a sauvé Taranga ! » ( Le serpent noir )
« Des voitures couvertes de poussière et de boue dévalaient l'avenue à toute allure. Des camions-bennes, dans un état de saleté comparable, transportaient des gens hébétés, dont certains semblaient s'être roulés dans la gadoue. Nous ne réalisâmes pas tout de suite que cette boue qui les recouvrait avait été projetée par le Merapi. » ( Merapi 2010 )
L'animal fait 230 pages. Couverture sérigraphiée. Si ça vous intéresse vous pouvez m'écrire ... MP ou adresse mail sur le blog dont l'adresse est dans ma signature ...
Merci !
Timika, Western papou , un roman de N Rouillé
" Lorsque pak Sutrisno débarque de sa Java natale dans la ville minière de Timika en Papouasie occidentale, il ignore dans quel monde il vient de poser le pied. En quête de fortune comme des milliers d’autres migrants dans ce far west indonésien, il va vite déchanter. "
Quelqu'un l'a lu ?
www.editions-anacharsis.com/Timika
" Lorsque pak Sutrisno débarque de sa Java natale dans la ville minière de Timika en Papouasie occidentale, il ignore dans quel monde il vient de poser le pied. En quête de fortune comme des milliers d’autres migrants dans ce far west indonésien, il va vite déchanter. "
Quelqu'un l'a lu ?
www.editions-anacharsis.com/Timika
Redmond O'Hanlon est un naturaliste aventurier, plutôt peureux mais... paradoxalement très téméraire ! Ce drôle de scientifique a le chic pour s'engager dans des explorations rocambolesques, toujours préparées de façon très approximative et menées selon les aléas d'un quotidien peu ou pas maîtrisé.
"Au coeur de Bornéo" entraîne le lecteur au fin fond de la jungle, sur les traces d'un mystérieux rhinocéros dont on n'est même pas sûr qu'il ait un jour existé. Redmond O'Hanlon est accompagné par son ami et poète James Fenton ainsi que d'un petit groupe d'autochtones leur servant de guides. Le voyage se fait en pirogue et à pied dans une nature hostile, sauvage mais toujours présentée de façon naïve et merveilleuse. O'Hanlon et Fenton sont aussi peu à l'aise dans cette enfer vert qu'un poisson sorti de l'eau, mais ils en sont tellement enchantés qu'ils en oublient tous les désagréments et l'inconfort du périple.
Mêlant naturalisme, anthropologie et récit d'aventure, ce livre est écrit avec un humour tout ce qu'il y a de plus british, et beaucoup de recul face aux péripéties. O'Hanlon est un truculent anti-héros qui a le chic pour se mettre dans la mouise et adorer ça !
"Au coeur de Bornéo" entraîne le lecteur au fin fond de la jungle, sur les traces d'un mystérieux rhinocéros dont on n'est même pas sûr qu'il ait un jour existé. Redmond O'Hanlon est accompagné par son ami et poète James Fenton ainsi que d'un petit groupe d'autochtones leur servant de guides. Le voyage se fait en pirogue et à pied dans une nature hostile, sauvage mais toujours présentée de façon naïve et merveilleuse. O'Hanlon et Fenton sont aussi peu à l'aise dans cette enfer vert qu'un poisson sorti de l'eau, mais ils en sont tellement enchantés qu'ils en oublient tous les désagréments et l'inconfort du périple.
Mêlant naturalisme, anthropologie et récit d'aventure, ce livre est écrit avec un humour tout ce qu'il y a de plus british, et beaucoup de recul face aux péripéties. O'Hanlon est un truculent anti-héros qui a le chic pour se mettre dans la mouise et adorer ça !
J’ai recherché des lectures sur cette culture et trouvé seulement (Pas encore pu les achetés) :
« Mentawai, l'île des hommes fleurs » qui semble être plus une étude qu’un roman, deplusieurs auteurs
« Au pays deshommes-fleurs ; avec les chamans des iles Mentawai » roman de Figueras Raymond (Auteur)
Est-ce que vous connaissez ces bouquins et si oui, pqu'en avez vous pensé (votre avis m'interesse d'autant plus si vous avez rencontré les mantawai).
Peu de documentation donc, sur les mentawai…
J’ai déniché dans ma bibliothèque de campagne un bouquin datant de 88 « les oubliés du temps » de Patrick Bernard. L’auteur va à la rencontre de peuples vivant encore avec leurs anciennes coutumes, ou dumoins d’y efforçant. Le témoignage, très fort et émouvant, vient confirmer lesinfos que l’on trouve sur internet, avec des chiffres un peu plus précis. Il y est dit en conclusion du récit : « Sur les 18 000 indigènes de l’île de Sibérut, 17 000 vivent aujourd’hui dans des villages gouvernementaux, 17 700 ont accepté de se convertir ç l’une des deux seules religions acceptées en Indonésie : le christianisme ou l’islam. Ils ont du se couperles cheveux, ne sont plus autorisés à se tatouer le corps, ceux qui l’étaient déjà doivent cacher leurs tatouages sous des habits occidentaux. […] Deux tribus résistent encore farouchement aux missionnaires, aux militaires, auxadministrateurs locaux. Elles se sont réfugiées dans les jungles les plusreculée : les Sakkudeis et les Simentalus. […] A la fin 87, le porte-parole du général Suharto, résident du gouvernement indonésien déclarait que désormais, les enfants seraient séparés de leurs tribus pour , disait-il « empêcher de perpétuer le mode de vie traditionnel de leurs parents ». Cela m’a amenée à me demander qui sont exactement les « mentawai » que l’on va rencontrer pendant ces treks à siberut , de nos jours. En effet, les infos plus récentes (divers sources sur internet) nous apprennentque ces persécutions encouragées par le gouvernement ont cessé et que lesmentawai ayant été acculturé de force tentent à présent de renouer avec leur mode de vie ancestral. « Depuis la démission de Soeharto en 1998, cette acculturation forcée a cessé, mais nombre de Mentawai ne savent plusvivre ou survivre dans la forêt. L'île a été classée Réserve de la biosphère par l'ONU. Quelques Mentawais ont alorsrepris leur mode de vie traditionnel en retournant dans la forêt et enreconstruisant des uma. Ils seraient aujourd'hui un millier à avoir retrouvé ce mode de vie ancestral, qui est encore découragé par le gouvernement central et local. » Savez vous donc si ce sont ces nouveau mentawai qui ontrécemment renoué avec leurs origines, oules tribus ayant « résisté encore et toujours à l’envahisseur », que nous allons rencontrer au cours des treks ?
Bref je ne suis pas certaines que ce soit une questionpertinente, mais bon voilà je retranscrismes questionnements à propos des Mentawai, avec les maigres documentations que j'ai pour l'instant, je suppose que j’en apprendrais plus en lisant lesbouquins cités ci-dessus! En tout cas, ce n’est pas une expérience que jecompte faite en débarquant en mode occidental en quête d’exotisme « salut, je cherche un guide pour aller voir les gars à poil avec des fleurs », sansaucune notion de l’histoire et des croyances de ce peuple. Même si j’ai conscience que quelques lectures necombleront en aucun cas le fossé que nous aurons au niveau de la représentationdu monde; j’aimerais me donner les moyens de tendre une ébauche de petit pontonpour pouvoirs avoir un véritable échange.
Je suis donc curieuse de connaitre vos sources d'infos sur les mentawai, pour bien préparer cette rencontre! 🙂
Peu de documentation donc, sur les mentawai…
J’ai déniché dans ma bibliothèque de campagne un bouquin datant de 88 « les oubliés du temps » de Patrick Bernard. L’auteur va à la rencontre de peuples vivant encore avec leurs anciennes coutumes, ou dumoins d’y efforçant. Le témoignage, très fort et émouvant, vient confirmer lesinfos que l’on trouve sur internet, avec des chiffres un peu plus précis. Il y est dit en conclusion du récit : « Sur les 18 000 indigènes de l’île de Sibérut, 17 000 vivent aujourd’hui dans des villages gouvernementaux, 17 700 ont accepté de se convertir ç l’une des deux seules religions acceptées en Indonésie : le christianisme ou l’islam. Ils ont du se couperles cheveux, ne sont plus autorisés à se tatouer le corps, ceux qui l’étaient déjà doivent cacher leurs tatouages sous des habits occidentaux. […] Deux tribus résistent encore farouchement aux missionnaires, aux militaires, auxadministrateurs locaux. Elles se sont réfugiées dans les jungles les plusreculée : les Sakkudeis et les Simentalus. […] A la fin 87, le porte-parole du général Suharto, résident du gouvernement indonésien déclarait que désormais, les enfants seraient séparés de leurs tribus pour , disait-il « empêcher de perpétuer le mode de vie traditionnel de leurs parents ». Cela m’a amenée à me demander qui sont exactement les « mentawai » que l’on va rencontrer pendant ces treks à siberut , de nos jours. En effet, les infos plus récentes (divers sources sur internet) nous apprennentque ces persécutions encouragées par le gouvernement ont cessé et que lesmentawai ayant été acculturé de force tentent à présent de renouer avec leur mode de vie ancestral. « Depuis la démission de Soeharto en 1998, cette acculturation forcée a cessé, mais nombre de Mentawai ne savent plusvivre ou survivre dans la forêt. L'île a été classée Réserve de la biosphère par l'ONU. Quelques Mentawais ont alorsrepris leur mode de vie traditionnel en retournant dans la forêt et enreconstruisant des uma. Ils seraient aujourd'hui un millier à avoir retrouvé ce mode de vie ancestral, qui est encore découragé par le gouvernement central et local. » Savez vous donc si ce sont ces nouveau mentawai qui ontrécemment renoué avec leurs origines, oules tribus ayant « résisté encore et toujours à l’envahisseur », que nous allons rencontrer au cours des treks ?
Bref je ne suis pas certaines que ce soit une questionpertinente, mais bon voilà je retranscrismes questionnements à propos des Mentawai, avec les maigres documentations que j'ai pour l'instant, je suppose que j’en apprendrais plus en lisant lesbouquins cités ci-dessus! En tout cas, ce n’est pas une expérience que jecompte faite en débarquant en mode occidental en quête d’exotisme « salut, je cherche un guide pour aller voir les gars à poil avec des fleurs », sansaucune notion de l’histoire et des croyances de ce peuple. Même si j’ai conscience que quelques lectures necombleront en aucun cas le fossé que nous aurons au niveau de la représentationdu monde; j’aimerais me donner les moyens de tendre une ébauche de petit pontonpour pouvoirs avoir un véritable échange.
Je suis donc curieuse de connaitre vos sources d'infos sur les mentawai, pour bien préparer cette rencontre! 🙂
Un autre regard sur le monde
L'Occident à l'épreuve de la société badjo
Edition Audibert
Je vous recommande ce livre écrit par l'ethnologue et sociologue François-Robert Zacot (qui mène des recherches sur L'Asie du Sud Est et plus particulièrement sur les Badjos depuis 1976). Vous pouvez avoir un aperçu du livre ici.
A noter également un livre précédent du même auteur : Peuple nomade de la mer Les Badjos d'Indonésie Edition Maisonneuve & Larose
Je vous recommande ce livre écrit par l'ethnologue et sociologue François-Robert Zacot (qui mène des recherches sur L'Asie du Sud Est et plus particulièrement sur les Badjos depuis 1976). Vous pouvez avoir un aperçu du livre ici.
A noter également un livre précédent du même auteur : Peuple nomade de la mer Les Badjos d'Indonésie Edition Maisonneuve & Larose
INDONÉSIE • Des formules magiques pour récolter le miel Dans la région du lac Sentarum, sur l'île de Bornéo, Abdullah est le dernier à respecter une tradition ancestrale : récolter le miel tout en chantant des mantras pour s'assurer la protection des esprits, relate Kompas.
Dessin de Medi Belortaja, Albanie
Depuis longtemps, le miel fait partie de la vie des habitants des environs du lac Sentarum, dans l'ouest de Kalimantan . Ils le recueillent dans les nids d'abeilles sauvages perchés à 30 ou 40 mètres de hauteur dans les arbres du parc national Danau Sentarum. Les habitants dénomment ces arbres lalau, et les hommes qui y grimpent pour recueillir le miel penait. Cette tradition ancestrale est en train de disparaître, car rares sont ceux qui, aujourd'hui encore, maîtrisent les timang lalau : les "mantras du miel". Ainsi, Abdullah, du village de Selimbau, est-il le dernier à travailler comme penait lalau.
Pour être penait lalau, il faut beaucoup d'audace et de détermination, car un arbre ne porte pas un ou deux nids d'abeilles seulement, mais entre vingt et trente. Et chaque nid abrite plus de 10 000 abeilles. Lorsqu'il récolte le miel, le penait lalau doit donc avoir le courage d'en affronter des centaines de milliers, prêtes à fondre sur lui. Abdullah recueille le miel dans les ténèbres, de la tombée de la nuit jusqu'à l'aube. Pour faciliter la récolte, conformément à la tradition, il chante des mantras aux airs de berceuses. Ces formules sacrées sont liées à la croyance selon laquelle des esprits ou des forces invisibles veillent sur la nature et les arbres. Ainsi, avant de monter recueillir le miel, qui est une faveur de la nature, il faut obtenir la permission auprès de l'esprit gardien en lui chantant ces mots : "L'aiguille cède, la couture cède aussi, la petite civette franchit la racine. En grimpant, les mollets tremblent d'émotion, nous, les jeunes, sommes encore des apprentis."
L'ascension comprend plusieurs étapes. Chacune doit débuter par la psalmodie d'un mantra chaque fois différent. Dès qu'il aperçoit le nid, le chanteur entonne : "Les fourmis sont dans leur nid, l'enfant apprend à chasser à la sarbacane. Ma main a dépassé la première branche, je la foule et rien ne bouge, je l'agite et rien ne bruit. La boue en amont du fleuve Tempunak est conservée dans les eaux du Sekayam." S'il n'y a pas de vent, le chanteur lui demande de se lever pour que les abeilles qu'il enfume soient emportées au loin : "Que les hautes terres soient mordues par le vent." Si la récolte se fait par une nuit de pleine lune, il demande aux sombres nuages de masquer l'astre blanc, car les abeilles deviennent, dit-on, agressives dans la clarté lunaire : "L'herbe karnibit meurt lovée, meurt lovée autour de la tige de riz. Les étoiles qui scintillent dans le ciel prient les nuages de masquer la pleine lune."
Lors de la toute première récolte, le chanteur entonne un nouveau mantra tout en jetant plusieurs fragments de rayons de miel aux quatre points cardinaux : "C'est une manière de partager le miel avec les esprits gardiens du fleuve et de la forêt", explique Abdullah. Il dépose ensuite le miel dans un seau auquel il attache une corde qu'il fait descendre au pied de l'arbre. Il chante encore un mantra afin que la corde ne casse pas ou qu'elle ne s'accroche pas aux branches. Sur un seul arbre, Abdullah peut récolter jusqu'à 150 kilos de miel, qu'il vend 25 000 roupies le kilo. Il lui faut parfois deux nuits pour recueillir une telle quantité. En rentrant chez lui, il doit entonner un dernier mantra : "La guerre pilonne la guerre, l'esprit regagne le corps, nous rentrons tous à la maison."
Abdullah a appris les mantras du miel de son père, Yusuf. Il les a progressivement mémorisés et a ainsi préservé cette tradition, qui n'est cependant pas sans danger. Car le chanteur qui se trompe de mantra est, au dire des villageois, saisi d'hallucinations et tombe de l'arbre. C'est arrivé à Abdullah en 1996. Il est tombé de 40 mètres sans pouvoir se raccrocher à aucune branche. Par chance, il s'en est sorti indemne, une flaque d'eau de 20 centimètres de profondeur ayant amorti sa chute.
Aujourd'hui, les villageois ont inventé une nouvelle méthode pour élever les abeilles de forêt. Une planche (appelée tikung) est fixée sur l'arbre à 3 mètres de hauteur. Les abeilles qui y viennent établir leur nid sont moins nombreuses que sur les branches naturelles de l'arbre. Le miel peut alors être récolté en plein jour. Depuis cette invention ingénieuse, les villageois ne voient plus l'utilité d'apprendre les formules de leurs ancêtres. Et Abdullah pourrait bien être le dernier chanteur des mantras du miel.
C. Wahyu Haryo Ps recommander cet article sur le même sujet DE KALIMANTAN (BORNÉO) • La palme de l’horreur sur le web Kompas
Dessin de Medi Belortaja, Albanie
Depuis longtemps, le miel fait partie de la vie des habitants des environs du lac Sentarum, dans l'ouest de Kalimantan . Ils le recueillent dans les nids d'abeilles sauvages perchés à 30 ou 40 mètres de hauteur dans les arbres du parc national Danau Sentarum. Les habitants dénomment ces arbres lalau, et les hommes qui y grimpent pour recueillir le miel penait. Cette tradition ancestrale est en train de disparaître, car rares sont ceux qui, aujourd'hui encore, maîtrisent les timang lalau : les "mantras du miel". Ainsi, Abdullah, du village de Selimbau, est-il le dernier à travailler comme penait lalau.Pour être penait lalau, il faut beaucoup d'audace et de détermination, car un arbre ne porte pas un ou deux nids d'abeilles seulement, mais entre vingt et trente. Et chaque nid abrite plus de 10 000 abeilles. Lorsqu'il récolte le miel, le penait lalau doit donc avoir le courage d'en affronter des centaines de milliers, prêtes à fondre sur lui. Abdullah recueille le miel dans les ténèbres, de la tombée de la nuit jusqu'à l'aube. Pour faciliter la récolte, conformément à la tradition, il chante des mantras aux airs de berceuses. Ces formules sacrées sont liées à la croyance selon laquelle des esprits ou des forces invisibles veillent sur la nature et les arbres. Ainsi, avant de monter recueillir le miel, qui est une faveur de la nature, il faut obtenir la permission auprès de l'esprit gardien en lui chantant ces mots : "L'aiguille cède, la couture cède aussi, la petite civette franchit la racine. En grimpant, les mollets tremblent d'émotion, nous, les jeunes, sommes encore des apprentis."
L'ascension comprend plusieurs étapes. Chacune doit débuter par la psalmodie d'un mantra chaque fois différent. Dès qu'il aperçoit le nid, le chanteur entonne : "Les fourmis sont dans leur nid, l'enfant apprend à chasser à la sarbacane. Ma main a dépassé la première branche, je la foule et rien ne bouge, je l'agite et rien ne bruit. La boue en amont du fleuve Tempunak est conservée dans les eaux du Sekayam." S'il n'y a pas de vent, le chanteur lui demande de se lever pour que les abeilles qu'il enfume soient emportées au loin : "Que les hautes terres soient mordues par le vent." Si la récolte se fait par une nuit de pleine lune, il demande aux sombres nuages de masquer l'astre blanc, car les abeilles deviennent, dit-on, agressives dans la clarté lunaire : "L'herbe karnibit meurt lovée, meurt lovée autour de la tige de riz. Les étoiles qui scintillent dans le ciel prient les nuages de masquer la pleine lune."
Lors de la toute première récolte, le chanteur entonne un nouveau mantra tout en jetant plusieurs fragments de rayons de miel aux quatre points cardinaux : "C'est une manière de partager le miel avec les esprits gardiens du fleuve et de la forêt", explique Abdullah. Il dépose ensuite le miel dans un seau auquel il attache une corde qu'il fait descendre au pied de l'arbre. Il chante encore un mantra afin que la corde ne casse pas ou qu'elle ne s'accroche pas aux branches. Sur un seul arbre, Abdullah peut récolter jusqu'à 150 kilos de miel, qu'il vend 25 000 roupies le kilo. Il lui faut parfois deux nuits pour recueillir une telle quantité. En rentrant chez lui, il doit entonner un dernier mantra : "La guerre pilonne la guerre, l'esprit regagne le corps, nous rentrons tous à la maison."
Abdullah a appris les mantras du miel de son père, Yusuf. Il les a progressivement mémorisés et a ainsi préservé cette tradition, qui n'est cependant pas sans danger. Car le chanteur qui se trompe de mantra est, au dire des villageois, saisi d'hallucinations et tombe de l'arbre. C'est arrivé à Abdullah en 1996. Il est tombé de 40 mètres sans pouvoir se raccrocher à aucune branche. Par chance, il s'en est sorti indemne, une flaque d'eau de 20 centimètres de profondeur ayant amorti sa chute.
Aujourd'hui, les villageois ont inventé une nouvelle méthode pour élever les abeilles de forêt. Une planche (appelée tikung) est fixée sur l'arbre à 3 mètres de hauteur. Les abeilles qui y viennent établir leur nid sont moins nombreuses que sur les branches naturelles de l'arbre. Le miel peut alors être récolté en plein jour. Depuis cette invention ingénieuse, les villageois ne voient plus l'utilité d'apprendre les formules de leurs ancêtres. Et Abdullah pourrait bien être le dernier chanteur des mantras du miel.
C. Wahyu Haryo Ps recommander cet article sur le même sujet DE KALIMANTAN (BORNÉO) • La palme de l’horreur sur le web Kompas
Selamat malam !
Juste pour informer ceux que ça intéresse : Ce vendredi 1er juillet à 23h, arte présente un documentaire sur l'Indonésie "les démons de l'archipel" dont voici le thème : "Un portrait éclairant de l'Indonésie, démocratie naissante qui cherche sa voie, hantée par ses vieux démons : terrorisme, corruption, surexploitation des ressources naturelles, inégalités..."
Plus d'infos ici
A+
Juste pour informer ceux que ça intéresse : Ce vendredi 1er juillet à 23h, arte présente un documentaire sur l'Indonésie "les démons de l'archipel" dont voici le thème : "Un portrait éclairant de l'Indonésie, démocratie naissante qui cherche sa voie, hantée par ses vieux démons : terrorisme, corruption, surexploitation des ressources naturelles, inégalités..."
Plus d'infos ici
A+
il y a un formidable reportage de la bbc sur l'indonésie sauvage à voir sur arte.
encore visible sur arte +
http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697660, CmC=2387496, scheduleId=2373762.html






