Si tu cherches des infos approximatives... bah continue
Si tu veux avoir un truc bien ficelé et organisé, bah.... c'est pas ici.
Si t'es juste curieux de savoir ce qui m'a intéressé dans la toute petite partie de Turquie ( Istanbul et la Cappadoce) que j'ai vue, et bien attache ta ceinture et prend une profonde respiration. Ça va secouer un peu!!
Bien, t'es prêt.... hop!
A Pâques, nous avons passé une dizaine de jours entre Istanbul et la Cappadocce, après l'ouverture du nouvel aéroport IST d'Istanbul.
Et pour que tu ne sois pas complètement perdu, nous avons dormi la première nuit à Istanbul, puis nous sommes repartis le lendemain après midi, vers le sabiha Gokcen airport pour prendre l'avion pour Kayseri sur Pegasus (low cost, à éviter dorénavant par nous), nous sommes restés en Cappadocce 6 jours, puis nous sommes retournés toujours sur Pegasus à Istanbul pour 3 nuits avant de rentrer en France pour 4 nuits, avant de rentrer en Martinique (ç'aurait du être 3 nuits, mais j'ai raté mon vol retour sur FDF!! Du coup .......!!) Bon, c'est pas grave si t'as pas tout suivi.
Aujourd'hui tu sauras ce qui tout d'abord m'a marqué à Istanbul.
La première chose qui m'a frappée (non, non rassure-toi, c'est seulement au figuré, je vais bien, même si t'as l'impression du contraire!!!) c'est l'immensité de l'aéroport: entre la porte de sortie de l'avion, et le tapis des bagages, nous avons emprunté au moins une quinzaine de tapis roulants successifs entrecoupés de longs trajets carrelés. Autant dire que t'es pas encore sorti de l'aéroport que tu commences déjà ta première randonnée, rien qu'à l'intérieur de l'aéroport.😮
Dans d'autres aéroports gigantesques, il y a des trams qui te font économiser de l'énergie, mais là, mon gars, va falloir en baver!!! Le ton est donné dès l'aéroport.... qu'on se le dise!!!😏
De gigantesques néons diffusent une lumière tamisée, le lieu est ultra sécurisé, car toutes les personnes passent par un portique où les bagages sont scannés. Orly et Roissy devraient prendre exemple en matière de sécurité.🤪
Une autre chose marquante à l'entrée de l'aéroport, et ça tu t'en rends compte en repartant évidemment, ce sont les grands drapeaux rouges qui tombent devant chaque entrée: en 3 parties, le drapeau turc, comme ça tu ne risques pas de l'oublier, (un peu comme aux states, donc pas tellement surprenant pour moi) ensuite une photo d'Ataturk, (c'est celui qui a permis à la Turquie d'être indépendante en repoussant les grecs, les italiens, les australiens, les britanniques... et, qui a imposé une séparation de l'état et de la religion, il a accordé le droit de vote aux femmes, ... un peu l'équivalent de Washington aux States, il a botté les anglais hors de son pays, c'est un héros quoi) puis une photo d'Erdogan!!!!!!!!!!!!!!!🤪 (c'est l'actuel président en Turquie, celui dénommé le dictateur!)!!!
Et après coup, tu te rendras compte que ce triptyque, tu le retrouveras partout, sur tous les bâtiments administratifs importants. Je ne sais pas ce qu'en pense le peuple turc, mais je me demande si Jupiter en France venait à avoir une idée similaire, genre triptyque drapeau français, photo de Robespierre, puis Photo de M.....Quelle serait la durée de vie de ces triptyques????
Ou bien, drapeau des états-unis, puis photo de Washington puis ....T.... 🤪 !!!!!!!!!!!
Une fois les bagages récupérés, il est temps de trouver un comptoir de change, qui évidement est sur votre passage, et propose un taux évidement très inférieur à ceux proposés en ville.
Heureusement grâce à Vf (merci aux membres Tatra, Dniorte et Intothetrees qui donnent énormément d'infos sur la Turquie et qui ont répondu à mes questions), j'étais avertie de la chose et je ne change que le strict minimum pour prendre un taxi.
C'était mon premier vol avec Turkish airlines: pas mal du tout.
Nous avons eu un vol très ponctuel, et il est près de 20h quand nous sortons de l'aéroport: le temps de faire la randonnée initiatique quoi!!! Bah ouais, nous sommes arrivés au tapis de bagages après nos bagages c'est dire!!! je ne me souviens même pas de la police des frontières, c'est dire si ça a été vite expédié!
Là aussi, les choses sont très bien organisées, d'abord les taxis mini van, dont j'ai cru comprendre qu'ils étaient plus chers, puis un employé dispatche les voyageurs éreintés au fur et à mesure de l'arrivée des taxis ordinaires en jaune et noir comme les taxis new-yorkais, mais qui prennent un nombre limité de personnes et de bagages. Nous ne sommes que 2 donc tout va bien.
1H plus tard et 120 turkish lyra en moins, nous sommes rendus à bon port à notre Georges hotel galata, qui manifestement n'est pas du tout connu de notre chauffeur de taxi. Notre chauffeur m'a demandé le numéro de l'hôtel pour pouvoir appeler et malgré ça, il a pas mal tourné en rond!!
Ce n'est apparemment pas une exception, car à notre retour à Istanbul, l'autre chauffeur ne connaissait pas non plus le best western plus président. Systématiquement, ils m'ont demandé le numéro de téléphone de l'hôtel quand ce n'était pas l'adresse pour qu'il puisse la rentrer dans leur GPS, pour le plus moderne d'entre eux.
Ceci dit, vu l'immensité de la ville et la multitude d'hôtels en tout genre, ça peut se comprendre mais bon...
Il est une chose que nous n'avons évidement pas raté c'est la tour galata, galata kulesi en turc, complètement illuminée quand nous sommes passés à côté
Pas terrible comme photo hein? Bah ouais, quand t'es vraiment à ses pieds, vu la grande taille de la bâtisse, ça donne ça comme rendu!!! Voilà!😄
Bon étant donné qu'il est tard, presque 21H, le check in est vite expédié, nous sommes royalement accueillis à l'hôtel avec un thé ... turc, corsé hein le thé, très corsé. La manager celle qui nous reçoit, parle très bien l'anglais, ce qui nous change un peu, c'est sympa. Elle nous donne des conseils quant à la gastronomie turque, et les différentes entrées qu'il convient de goûter au restaurant panoramique de l'hôtel, et pendant ce temps, l'homme de service effectue les formalités avec nos passeports qu'il photocopie et enregistre. Puis, ils descend nos bagages dans notre chambre, nous fait un rapide tour d'horizon de la chambre et de ses fonctionnalités, puis nous recommande de ne pas trop trainer pour aller dîner.
Nous reprenons l'ascenseur prévu pour 4, mais qu'à 2 nous remplissons complètement, et montons en haut profiter de la vue nocturne panoramique et d'un délicieux dîner, dont la photo ci dessous ne présente qu'un des plats. Je pense que même Gargantua aurait eu du mal à finir!!!🤪
Le lendemain matin, nous profitons de la lumière pour découvrir le paysage. Mais il y a plein de brumes et ce n'est pas terrible.
Comme à la fin de notre séjour nous sommes retournés loger près de galata, je vais plutôt vous mettre des photos que nous avons prises quand nous sommes allés dormir àl'anémone galata. Leur terrasse est vraiment hyper bien placée et ne serait-ce que pour ça, cet hôtel de charme vaut vraiment la peine.
Voici à quoi ressemble le restaurant.
Et voici un exemple de ce qu'on peut y manger: j'ai pris un manti et je ne sais plus quelle viande mais c'était exquis.
Quand on vous dit que la cuisine turque vaut le déplacement, et bien c'est vrai! C'est à l'opposé du Ladakh!! Et c'est peu dire!!!
Voici ce qu'on voit d'Istanbul depuis leur restaurant en terrasse.
Comme tu peux t'en rendre compte, il y a des pleins de minarets, donc pleins de mosquées, beaucoup de mosquées, vraiment beaucoup de mosquées!!! Et la particularité de ces édifices religieux est d'avoir chacun son muezzin, tu sais l'appel à la prière, qui passe par un haut parleur à très grande portée. Et bien à 12H30, il y en a un qui démarre, puis un 2ème, puis un 3ème...... Bon, je ne vais pas tous les énumérer, mais à l'arrivée, le résultat est une superposition d'appels qui parfois se répondent, d'autres fois se mêlent, tout ça dans la cacophonie en sol turc!!! Et, quand tu penses qu'il y en 5 dans la journée, et que la première série commence à l'aurore, du coup, tu comprendras que j'ai fait attention à l'insonorisation des chambres d'hôtel que j'ai choisies!!!
D'ici aussi, tu peux voir la quantité de bateaux sur l'eau. Très honnêtement, je ne saurais dire s'il s'agit du Bosphore ou de la corne d'or, mais de nombreux bateaux proposent des croisières. Hélas, nous étions en très haute saison touristique et vu les queues qu'il fallait faire, nous avons zappé pas mal de visites (toutes les mosquées ont été vues de l'extérieur, mas nous n'y sommes pas entrés!!😊)
Cette fois-ci, du restaurant il y a un plafond en verre qui permet de voir le haut de la tour galata mais pas le bas!!!😏
Oui, oui je sais.... tu voudrais l'avoir en entier... C'est ça hein!!!! Jamais content, hein?
Allez, souris va, la voilà ta galata kulesi.
Et puis si t'es musicien, il y'a une rue que tu ne dois sous aucun prétexte raté: c'est la Galip DEDE caddesi, dans le quartier de Beyoglu.
C'est LA rue des magasins de musique. C'est notre havre de bonheur, qui finit par te conduire vers la istiklal caddesi (t'as compris que caddesi ça veut dire rue, hein?).
Tu peux y trouver tous les instruments orientaux, de magnifiques qanuns,
toutes sortes de guitares turques, des baglamas, des ouds, tous plus beaux les uns que les autres. Je ne savais plus où donner de la tête lors de notre passage: il a fallu lutter pour ne pas en ramener....
Des percussions en tout genre comme les darboukas, des sortes de flutes des andes les sikkus, très surprenant de trouver des instruments des andes ici, des guitares classiques, des mandolines.... bref un vrai paradis!!
Nous avons passé plus de 2 heures dans cette rue avant de rejoindre istiklal caddesi. Et là notre bonheur a continué puisque de petits groupes de musiciens se produisaient.
Une joueuse de zenco a apaisé les passants.
Un trio jouait du New Orleans pour notre plus grand bonheur. Comme c'était étrange d'entendre ce genre de musique aussi loin du continent américain, avec le son inimitable du banjo auquel venait se superposer cette trompette bouchée au son nasillard sous la rythmique vigoureuse de la contrebasse pizzicato!
Un indien en costume jouait de la musique des andes!!!
Bref, ce premier post sur la partie Istanbul est un peu en décalage par rapport aux carnets que j'ai eu l'occasion de lire, mais il est à notre image, nous nous étonnons et nous émerveillons de plein de choses qui n'intéressent pas forcément les guides touristiques!!! Nous sommes comme ça!!!
Va falloir t'en contenter!! Parce que ça va pas s'arranger après!!
A bientôt si t'as le courage de t'accrocher... mais sinon, il y en a plein qui te montrent les sites à visiter à Istanbul... t'as le choix....😉
Bye ou adieu
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander.
Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien !
Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre…
Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux.
Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi !
– T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit.
Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé.
Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté…
Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort.
Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal.
Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde.
Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau.
Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent…
Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emporté les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une !
Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie.
Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire.
Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire.
Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains !
La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne…
Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux.
Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance…
Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne…
Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé.
Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère.
Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là !
Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas.
– C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour.
– Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile.
– J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule !
– Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire…
Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait.
Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir.
– Alors ?
– Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ?
– Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais !
Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces.
– Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain !
– Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente.
De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés !
On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir.
Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute.
Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire.
L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
( Bien plus qu'une mégapole, Istanbul est un théâtre! Un théâtre des rêves, un théâtre de la vie où chaque acteur est à sa place, tenant un rôle bien précis. C'est un spectacle aux mille et une couleurs, aux mille et une saveurs, ajoutez-y l'odeur, c'est ici que commence l'orient!
Je n'ai rien inventé en vous disant cela mais disons qu'aujourd'hui ces phrases ont pour moi un... « putain » de sens!
Encore une fois, il me semble difficile de retranscrire par écrit un paysage, une ambiance aussi variée, aussi complexe qui se vit et qui aiguise l'ensemble de nos sens, ce doit être ce qui fait la différence entre un véritable écrivain et un chroniqueur, poète à ses heures, prenez Patrick Süskind, il sait en quelques mots vous faire renifler un parfum et vous plonger dans un océan d'émotion. Il faut que je relise Le Parfum...
Quand vous êtes à Istanbul une envie de vivre vous envahit comme si vous flottiez, comme si vous étiez en lévitation à un demi centimètre du sol et que vous avanciez en aéroglissant sans regarder votre chemin, les yeux constamment en l'air. Istanbul c'est la modernité au service de la légende. )
Je pris le train à Sofia vers 19h 45 après avoir passé une dernière journée à l'Hostel Mostel, allant le matin acheter mon billet de train et l'après-midi échanger des levas contre des turkish liras.
Le train étant de nuit j'ai pris place en wagon couchette dans un train d'une bonne trentaine d'années, ce fut pour moi un véritable dépucelage car je n'avais jamais voyagé dans ces conditions.
Dans le compartiment, se trouvaient trois lits superposés, j'étais seul jusqu'à Plovdiv où Sean, un américain, prit place sur la couchette numéro 33:
« - Salut, t'es d'où?, me dit-il
- France, et toi?
- Cool, j'adore la France! Je suis américain! De quelle ville es-tu?
- Bordeaux.
- Ha! Le bon vin!
- Un des meilleurs endroits au monde pour le vin! Et toi?
- Je suis californien mais actuellement je suis dans le Tennessee! Jack Daniel's!
- Un des meilleurs endroits au monde pour le whisky! C'est la région d' Elvis aussi, non?
- Assurément! » ( Les anglo-saxons disent sans arrêt « definitely », j'attends avec hâte de pouvoir le placer dans une phrase, dans le même genre il faut que j'arrive à insérer « bulshit » dans une discussion qui veut dire en gros « ce sont des conneries ».)
On a discuté pendant un bon moment, parlant des destinations d'où nous venions et de celles où nous allions.
Je me suis allongé et fut réveillé par Sean quelques heures plus tard, « Nous sommes à la frontière, il faut qu'on sorte du train. »
Les douaniers turques étaient beaucoup moins déterminés que leur collègues bulgares, les formalités ont duré une demie heure, le temps de faire la queue pour se faire tamponner le passeport.
Dans la file d'attente il y avait deux japonaises ( je suppose ), un marocain ( je l'ai su plus tard ), un irlandais et un italien qui discutaient avec Sean, des roumains ( ils avaient un passeport à la main avec marqué Romania), et un groupe de quatre françaises qui était facilement reconnaissable car on entendait qu'elles.
Elles ne parlaient pas, elles criaient, rigolant comme des sottes sans prêter la moindre attention aux gens qui les entouraient.
Quand on quitte la France, on s'aperçoit qu'une grande partie des français, en bandes, ont de grandes gueules, disons que quand ils sont quelque part, on le sait!
Seize heures plus tard, j'arrive en gare d'Istanbul sur les coups de midi. Le voyage est passé vite car j'ai réussi à dormir.
Sorti de Sirkeci Station, des chauffeurs de taxi m'accostent, je refuse poliment car je suis décidé à marcher. Je prends la direction du sud sur Mardiye Cad, tourne à gauche et remonte Almedar Cad jusqu'à Sainte Sophie, des stanboulites me demandent si j'ai besoin d'aide et me confirment que je suis sur le bon chemin, je traverse la place m'engouffre dans Kabasakal Cad et j'arrive après une bonne vingtaine de minutes dans Arbiyik Cadessi à l'Orient Hostel!
Je suis dans une chambre de trente lits ( 6 euros la nuit avec petit déjeuner ), nous sommes huit, deux québécois, trois espagnoles, un lit non identifié et un japonais androgyne à la manucure parfaite.
Chacun est plus ou moins dans son coin sans trop s'ouvrir aux autres.
Je suis sorti vite fait vers 14 heure pour manger un vrai doner kebab à l'agneau, épicé comme il faut, puis suis revenu m'allonger sur mon lit pour recharger mes batteries et celles de mes appareils électriques.
Je suis ressortis le soir, une nouvelle fois pour manger. Je n'ai pas cherché la musique, elle est venue à moi, juste avant le bazar et la rue des vendeurs de tapis, une grande terrasse quadrillée par une multitude de barnums où dessous, des gens mangeaient et buvaient le thé.
Un groupe de musique traditionnelle, un duo, était installé sur une scène, faisant face à l'ensemble des tables, l'un jouait du tambour l'autre du kanun taksimi, un instrument turque qui se joue à plat en grattant une cinquantaine de cordes, une sorte de harpe avec un son oriental bien particulier.
Je me suis assis, j'ai commandé des crêpes aux épinards et du thé pour applaudir les musiciens les fesses bien calées sur une chaise basse en fumant la chicha ( Maman, la chicha ce n'est pas du « hakhikh », comme disait Coluche, c'est juste du tabac à la pomme que l'on fume dans une grande pipe à eau, c'est léger...).
Un pur moment de vie...
Le petit déjeuner à l'Orient Hostel est un des meilleurs moments de la journée, avec mon pain perdu , mes céréales et mon café, je m'installe le nez collé à la bais vitrée, les yeux jonglant entre ma tasse, les trois espagnoles et le … Bosphore!
J'avoue j'ai plus regarder les filles, non je déconne, le Bosphore!
En général je restais la matinée à l'hôtel, à consulter internet, à écrire, et je sortais de l'après-midi jusqu'au coucher, passant par Sulthanahmet, m'arrêtant entre la mosquée bleu et Hagra Sofia, prenant la direction du pont Galata qui relie Fatih, le quartier historique, à ceux de Beyoglu, Galatasaray et Besiktas, traversant la Corne d'Or.
Mon regard changeait constamment de direction, photographiant chaque lieu chaque moment, une rive puis l'autre, une mosquée puis une autre, un vieil homme qui tracte son magasin ambulant sur une pente à 30%, les cinq cents pêcheurs installés nuit et jour de chaque coté du pont, des grands-mères pétrissant la pâte et préparant des galettes en vitrine des restaurant, des magasins de quatre mètres-carré, des dizaines de muezzins qui appellent à la prière en même temps, une jeune femme voilée, maquillée, coquète, avec un levi's 501 qui lui va à ravir ( je sens naitre le fantasme ) et qui parait bien plus libérée et éveillée que la plupart de nos femmes voilées françaises, des hommes pressés, des rues noires de monde à deux heure du matin, des ruelles où dans chaque bar il y a un ou des musiciens locaux, le derby entre Galatasaray et Besiktas au milieu des turques, des familles qui viennent prendre le thé, vendu à la sauvette sur le port, pour regarder le soleil se coucher sur la mer de Marmara pendant que du coté asiatique on distingue au loin un nuage de fumée noir et des flammes s'échappant d' une mosquée en feu, on peut même voir les jets d'eau des pompiers qui tentent de l'éteindre, des enfants qui mendient, d'autres qui jouent au foot dans la cour de l'école, des hommes sifflant comme des oiseaux pour vendre des gadgets fluorescents ....
Au niveau musicale, j'ai surtout cherché à filmer les musiciens des rues et ceux qui jouaient dans les bars, je me suis payé un petit extra en allant dans une soirée drum'n bass et dub step.
Je finirai cette article en vous parlant vaguement d'un type que j'ai rencontré, Azédine, je fumais une cigarette devant l'hostel, il est venu me demander du feu et nous avons fait connaissance :
« - Ah! Tu vas en Inde! Je vais te raconter une anecdote. Tu sais je suis parti du Maroc il y à plus de trente ans, j'ai vécu longtemps en Amérique du Sud, puis au Japon où j'enseignais les mathématiques. J'y ai rencontré un jeune français avec qui j'ai sympathisé et passé quelques jours. Il était une peu perdu, fauché et venait de se séparer de sa petite amie qui lui avait envoyé de l'argent pour qu'il puisse survivre un peu plus longtemps et trouver une solution à ses problèmes.
Un jour j'étais en Inde, à Dehli, je m'assois à une terrasse de café et ce jour là, pour une fois, j'avais acheté le Monde, chose que je ne faisais jamais, et je buvais un thé en le lisant.
Une française ayant vu ma lecture est venue vers moi, me demandant « vous parlez français? », apparemment ça lui faisait du bien de pouvoir parler dans sa langue maternelle, on discute, on passe la journée ensemble, et à un moment elle se confie, me dit qu'elle s'est séparée de son petit ami, qu'il vit au Japon, je lui demande s'il ne s'appellerait pas Antoine, elle me dit que oui, si elle lui avait envoyé de l'argent, elle confirme...
- Elle est hallucinante ton histoire, toi qui es mathématicien, tu t'es amusé à calculer la probabilité que tu puisses les rencontrer l'un et l'autre à des milliers de kilomètres de distance dans des pays qui ne sont pas les leurs?
- Elle est de zéro... »
Plus tard dans la discussion :
« - Mais tu sais, là je suis fatigué, je suis allé partout dans le monde, je ne supporte plus mon sac à dos.
- Tu vas bientôt te poser et rentrer chez toi, au Maroc?
- J'y pense, je suis venu ici pour réfléchir à ça, par contre je ne rentrerai pas au Maroc, je te dis ça fait trente ans que je l'ai quitté!
- Mais alors, c'est où chez toi?
- Nul part et partout, je n'ai pas de « chez moi »... »
J'avais comme l'impression que cet homme me passait le flambeau, lui étant sur la fin, fatigué et usé par sa vie de voyageur, et moi ayant à peine commencé la mienne.
Au jour d'aujourd'hui, je devrais être tranquillement installée dans mon compartiment du train partant de Kars (Nord-Est de la Turquie) et se rendant à Istanbul. Je devrais être en train d'admirer le paysage, quelque part aux environs d'Erzurum. Avant Erzurum si le train a du retard, après Erzurum s'il est à l'heure 😛.
Mais non... Je suis à Yerevan, à tuer le temps dans un cybercafé, à tenter d'appeler l'ambassade de France qui sonne occupé depuis une heure, et comme c'est l'heure de midi, je ne suis pas sûre qu'elle soit ouverte, et pas envie de me casser le nez, dans la chaleur lourde de ce tout début d'après-midi en Arménie.
Hier matin, à 6h30, toute guillerette de partir en mini-voyage de deux semaines, pour rendre visite à mes amis d'Istanbul, faire la surprise à mon mari qui y atterrit dans dix jours et ne sait pas que je viens le chercher, retrouver mon frère qui est sur la route, et faire le trajet en voiture Istanbul-Yerevan tous ensemble, toute guillerette disais-je, je me lève, m'habille, n'arrive à rien avaler en raison de mon ventre noué par l'excitation, laisse un mot à mes amis, pique deux bananes dans le frigo pour le trajet.
Le but, c'est de traverser la frontière Arméno-Géorgienne par la route qui se rend de Gyumri à Ahalciha (petite ville géorgienne, qui est aussi la ville natale des parents de Charles Aznavour 😎), puis de traverser la frontière turco-Georgienne par Posof, petit poste frontière perché dans les montagnes, et pas très fréquenté par les transports paraît-il.
Les rues ne sont pas aussi désertes que je l'eûs cru, à cette heure matinale. Les Arméniens, sont donc plus travailleurs qu'il n'y paraît. J'arrive en métro à l'endroit d'où partent les marshutnis pour Gyumri. On m'indique la bonne, qui attend de se remplir pour partir. A l'intérieur, deux trois bonnes femmes, avec qui j'entame une discussion.
Et d'où tu es? Tu es arménienne de France? Non, Française? Et tu parles arménien? Si bien en seulement 4 mois? Maladiets!
De fil en aiguille, je leur explique mon trajet. Alors j'apprends qu'il existe des marshutnis directes pour la Géorgie passant par la frontière qui m'intéresse. Je commence à vraiment apprécier de connaître l'arménien, même s'il me restent beaucoup de progrès à faire, car il commence vraiment à me faciliter la vie.
Je ressors de la marshutni après les avoir remerciées pour le renseignement, et demande aux chauffeurs d'où partent ces marshutnis pour Ahaltsiha. L'un d'entre eux m'explique comment m'y rendre, et finalement vient attendre avec moi la bonne marshutni pour m'emmener à la gare routière centrale. Mais c'est qu'ils sont sympas ces Arméniens de bon matin!
Hop, en route pour Kilikia Aftokayan (gare routière). Arrivée là-bas, un taxi essaie bien de me décourager de prendre une marshoutni, mais je suis bien trop près de mes sous, et puis les chauffeurs de taxi arméniens sont un peu pénibles avec les étrangères seules...
Je m'assois dans ma marshoutni définitive. Il y a là deux femmes avec leurs enfants, et une jeune Arménienne de Géorgie qui aussitôt qu'elle me voit m'invite à m'asseoir à côté d'elle. Nous entamons la discussion, re-compliments sur mon niveau d'arménien, re-étonnement que je ne sois même pas arménienne de la diaspora. Le chauffeur, plutôt jovial, m'explique que le terminus est à Ahalkalag, et qu'ensuite j'ai une correspondance pour Ahaltsiha.
Nous finissons par décoller à 8h40, car le chauffeur attendait une autre personne qui s'est laissé désirer. Sur le trajet, je continue à copiner avec ma voisine de banquette. Elle a 28 ans, non-mariée, vit en Géorgie dans la partie arménienne, ne parle pas le géorgien car elle utilise le russe lors de ses visites à T'bilissi. Nous échangeons nos contacts, elle promet de m'aider une fois à Ahalkalag, et aussi d'appeler une de ses connaissances à Ahaltsiha pour m'aider à trouver un transport jusqu'à la frontière de Vale.
Vraiment une bonne journée qui commence, moi qui m'inquiétais un peu de peut-être devoir faire du stop seule dans un pays dont je ne parle pas la langue, me voilà bien rassurée!
Quelques km avant la frontière, Ruzanna demande à voir mon passeport, par curiosité. Après qu'elle l'ait regardé, j'en profite pour regarder la date exacte d'expiration de mon visa. C'est fin mai, pensé-je, mais quand?
Et là, petit coup au coeur... la date inscrite sur mon visa est le 7 Mai, noir sur vert... Mince! Ils vont me raquetter à la frontière pour mes jours de retard, et je n'ai vraiment pas trop d'argent avec moi, 295 dollars exactement.
J'en parle à ma voisine, elle me conseille de ne rien dire, et d'essayer de négocier s'ils disent quelque chose. On croise les doigts toutes les deux.
Je suis un peu stressée, car ça m'embête vraiment de devoir payer ce surplus, mais je me dis qu'il doit bien y avoir moyen de marchander.
En attendant, nous montons de plus en plus haut en altitude, avec les pluies journalières qui durent depuis un mois, tout est vert tendre, les montagnes d'Arménie me donnent toujours aussi chaud au coeur. Dehors il fait très froid par rapport à Yerevan.
Arrivés à la frontière, nous descendons pour aller présenter nos passeports.
La frontière est minuscule, à haute altititude. Nous avons froid dans nos pulls, et le vent souffle pas mal. Il y a deux baraques en bois, l'une pour la sortie, l'autre pour l'entrée en Arménie. Pas d'ordinateur. Le douanier est assis derrière une petite table et note tout sur un grand cahier, et derrière lui on voit tout un tas de bazar entassé (une porte, des planches de bois...).
Mon tour arrive. Et ça ne loupe pas, il me dit qu'il y a un problème, mon visa est périmé. Je fais celle qui vient de le découvrir, on demande qu'est-ce que je dois faire. Il donne mon passeport à son supérieur, qui ne rigole pas du tout, ne me jette même pas un coup d'oeil.
Ils discutent en arménien, je comprends mais pas vraiment tout. On finit par m'expliquer que je dois revenir en arrière, à Yerevan. Je demande pourquoi on ne peut pas régler ça à la frontière, pourquoi je ne paie pas pour "rallonger" mon visa (j'ai oublié le mot en français...). Je commence à comprendre qu'il va vraiment falloir que je fasse marche arrière, et là, vraiment je ne m'attendais pas à ça. Je commence à sentir les larmes me monter aux yeux. Je me dis, vas-y laisse les venir, on sait jamais, ça peut toujours aider.
J'insiste, plaide ma cause en expliquant que je suis volontaire en Arménie, que je sors pour rerentrer, mais rien à faire, les douaniers qui m'entourent n'ont aucun pouvoir, il n'y a que le chef qui peut quelque chose, et le chef n'en a rien à foutre de ma gueule. Et comme je suis pas du genre à proposer des backchichs...
Effondrée, en particulier à cause de ma très courte nuit (étant sortie la veille histoire de profiter un peu des bars de Yerevan, qui ne sont pas légion dans la petite ville où j'habite, et surtout pas tard le soir pour les filles), on me fait asseoir dans une pièce avec deux lits. Un gars recopie des registres, j'en profite pour mettre mon portable à charger, appeler ma coordinatrice à Yerevan. Un des douniers m'apportent des bonbons pour me consoler, d'autres me posent des questions, un autre encore me propose du café... Bon ben au moins, pleurer n'aura pas servi qu'à me foutre la honte :-)
Ils arrêtent une marshutni en sens inverse pour qu'elle me remmène à Yerevan, ils me disent que je n'aurai pas à payer pour le trajet retour. Bonne nouvelle!
Dans la marshutni, tout le monde sait que je viens de me faire refouler, ils compatissent. Je reste un peu dans mon coin, pas envie de recopiner, j'étais bien moi à côté de Ruzanna, à penser à la suite de mon trajet, et à profiter des beaux paysages en sens aller... En sens retour, je les trouve moins amicaux, mais ils réussissent quand même à me faire un peu chaud au coeur.
Nous nous arrêtons pour la pause. Je me mets à une table à l'extérieur. Un couple d'Arméniens de Géorgie vient s'asseoir à la même table. Ils ne me parlent pas, mais la femme coupe une pomme en deux, et m'en donnent la moitié 😮. Je ne m'y attendais pas. Puis elle me donne un bonbon, puis nous commeçons à discuter. Elle est très gentille, et me fait elle aussi plein de compliments sur mon niveau d'arménien. Décidément, je trouve ces arméniens de Géorgie bien plus chaleureux que les arméniens qui peuplent les marshoutnis que je prends régulièrement pour aller à Yerevan depuis mon bled. Ca me rappelle alors mon premier trajet en Géorgie, lors de mon arrivée depuis la Turquie. Une dame m'avait aussi spontanément nourrie de pommes, avant même de découvrir avec étonnement que j'étais étrangère.
Depuis le début j'entends dire que la Géorgie est vachement plus accueillante que l'Arménie, mais je me refusais à y croire sans connaître. Mais je commence à me demander si ça n'est pas tout simplement vrai.
Cette chaleur humaine dans cette journée décevante m'a beaucoup touchée, car au bout de 4 mois en Arménie, ça commence à vraiment me manquer. Ici à part ma famille, personne ne fait vraiment d'efforts pour m'intégrer. Mais revenons à nos moutons.
Arrivée à Yerevan, j'enchaîne directement pour me rendre à l'OVIR (administration qui s'occupe des visas). Ma coordinatrice, Anna, m'y attend. Nous allons revoir cette dame malaimable à qui nous avions eu affaire lors de mon arrivée. Le prototype même de la fonctionnaire bornée.
Et là, dans leur discussion en arménien, je comprends un truc qui me démoralise encore plus, mais n'étant pas sûre d'avoir bien saisi, je demande à Anna de traduire.
Elle m'explique alors, qu'il n'est pas possible de prolonger (ah, ça y est, j'ai retrouvé le bon mot 😏) le visa en payant les jours du séjour "illégal". Pour sortir du pays, ça n'est plus l'OVIR qui s'occupe de moi à présent, mais il faut qu'ils envoient mon "dossier" à la Police, qui décidera (après un délai d'une semaine 🤪), de combien je dois payer. A la suite de quoi, il me faudra quitter le territoire dans les cinq jours, et ne plus revenir en Arménie durant une année. Et si je ne quitte pas le territoire durant ces cinq jours après le "verdict", alors c'est de 5 années de "banissement" dont il s'agira...
Là, le ciel s'écroule, et je me dis que ces Arméniens sont complètement frappés du ciboulot.
Je sors du bureau car je sens les larmes revenir. Décidément c'est le déluge aujourd'hui...
Je suis en SVE en Arménie, donc volontaire européenne, donc ici officiellement, et pour autre chose que du tourisme. Mais depuis le début, ce sont des complications bureaucratiques pour avoir un visa correct, rien n'est proposé pour me faciliter les choses, c'est pourquoi nous avions donc choisi de prendre un visa touristique et de me faire sortir et entrer autant de fois qu'il serait nécessaire. C'était sans compter mon incapacité génétique à regarder une date inscrite sur un visa.
Pas de voyage en Turquie, alors que j'en rêvais depuis deux mois, et peut-être plus de SVE du tout.
Et surtout, confirmation officielle que les étrangers ne sont définitivement pas bienvenus dans ce foutu pays à la noix. On dirait la France, ma parole 😠. A un détail près. En France tous les ans des milliers, des millions de gens viennent pour émigrer, travailler, voyager, visiter, étudier. Tandis que le monde entier se fiche profondément de l'Arménie et des arméniens, et que ces derniers ne sont même pas fichus d'accueillir sympatiquement les rares personnes qui s'intéressent à leur pays et à leur culture. Que ce soit officiellement ou dans la vie de tous les jours.
Je sature de la mentalité arménienne, de les entendre se plaindre, ressasser le génocide et se comporter en éternelles victimes. Il est temps qu'ils aillent un peu de l'avant.
Ceci étant dit, ce qui est bien c'est que je peux me mettre dans la peau d'un étranger venant en France 😄
Voilà, j'avais envie de partager mon p'tit malheur de la semaine, vu que je n'ai pas grand-chose d'autre à faire. A mon tour de me plaindre un peu, non mais!
Ceci étant dit, je vous conseille de visiter l'Arménie, ses montagnes sont magnifiques, et les Arméniens sont vachement plus sympas avec les touristes de passage 😛
Glancing at the Bosphorus through the bay window of my room, I absentmindedly scatter my things while quietly settling in.
Then I turn around, looking for my passport, my cash, my camera battery, eager to join the buzz of the street below. But for the past few minutes, I’ve felt a presence—something moved on the balcony. Suddenly, I spot a black-and-white furball half-hidden behind a pot, nearby. I approach to introduce myself: "Here, kitty, kitty..." I don’t know how to say "kitty" in Turkish, but the rather rude furball hisses in my face, and its ridiculous little tail doubles in size. Okay. Not friendly. I grab what’s within reach—a cream capsule—and offer it as a peace offering. It lunges at me, swipes the object away with a quick paw, and scratches me in the process.
I’m in Istanbul *
* For the title of my travel journal, I was inspired by the lovely film: "Kedi, Cats and Men" by Ceyda Torum
Faisant suite à notre semaine Cappadoce, nous allons passer 6 nuits à Istanbul avant de rentrer sur Bordeaux.
Ce sera notre 4ème séjour dans cette ville dont on ne se lasse pas.😎
Pour le coup, ayant passé mon temps à préparer le séjour en Cappadoce, nous avons la semaine la moins préparée de tous les temps. 🤪
Hormis 2 ou 3 idées, on y va la fleur au fusil.
Dimanche 13 Juillet :
Nous arrivons à l'aéroport d'Ataturk à 16h05.
On se dirige vers la station de métro. Bon Ok on est Dimanche mais il n'y a personne au guichet.
Pour un aéroport international, c'est moyen quand même 😕
On se rabat donc sur les distributeurs automatiques. Ce qui implique d'avoir retirer déjà des Liras ( Livre turque ) dans l'aéroport.
Il faut donc d'abord aller à celle qui distribue les cartes ( tu as une caution de 6 TL qui sera rendue donc )
Ensuite on la charge de la somme qu'on veut. 50 TL est un bon début pour 1 couple. Çà défile vite mine de rien.
Ça sert donc pour le métro, le tramway, les funiculaires sur Galata et bien sûr les bateaux de toutes les compagnies, il y en a 3 principales.
Un trajet coûte 2,15 TL et pour les bateaux, ça dépend des trajets.
1 carte pour 2 ou + est tout à fait possible voire + pratique.
Pour changer, alors qu'on était abonné à la place Taksim, je prends un hôtel vers Galata, près de la tour du même nom
Alors dire qu'on est près, c'est peu dire 😎
On fait une pause sur la terrasse du bar et c'est assez impressionnant 😮
L'hôtel est le Anemon Galata .
J'avais pris une chambre standard et vu mon charme intense, ma sensualité à fleur de peau et une carte bleue comme le bleu de tes yeux, la réceptionniste nous upgrade en suite Junior.
Faut dire aussi que j'avais enlever les chaussettes de mes sandales, donc j’étais au top de l'élégance aussi.
On avait déjà eu le coup à Amsterdam.
On a de la place, c'est sûr 😎
Y'a le WiFi gratuit, une machine à café et une bouteille d'eau offerte.
Encore un carnet de voyage que je n'avais pas écrit à l'époque... J'ai pourtant un excellent souvenir de ces 5 jours passés à Istanbul, à découvrir une ambiance, une architecture magnifique, et tout ça sous un beau soleil (idéal pour la croisière sur le Bosphore!)
Voici donc un melting-pot de tous les messages que j'ai écris sur Istanbul pour répondre à différentes question de VFistes, regroupés en un seul post.
Côté visites, voici ce que j'ai vu et aimé pendant ces 5 jours:
La Mosquée Bleue: magnifique, très aérée bien qu'imposante, sensation de bien-être à l'intérieur, à voir et à revoir!
Sainte Sophie: on se rend facilement compte de sa splendeur passée grâce aux mosaïques dorée qui ont survécues au temps.
Le palais de Topkapi: à voir, vraiment. Le harem est impressionnant, bien qu'on en voie qu'une petite partie. Conseil pratique: arriver tôt le matin et commencer par le harem. Le trésor possède des pierres vraiment exceptionnelles.
La croisière sur le Bosphore: à faire (s'il fait beau bien sur). C'est reposant, on se laisse porter, on prend des belles photos au fil de l'eau, et on mange de très bons poissons arrivés sur la rive asiatique, à l'embouchure de la mer noire. Retour à faire en fin d'après-midi, pour les couleurs du soleil couchant.
Le café de Pierre Loti: même si le café fait plus terrasse à touriste que café cosy, la balade à pied à travers le cimetière est super agréable (sinon y'a le téléférique) et la vue d'en haut sur la ville et sur la corne d'or est magnifique
Yedikule et les remparts: j'aime toutes les vielles pierres médiévales, alors ça m'a plus. la vue depuis le haut des tours de Yedikule est très chouette.
Eglise Saint Sauveur in Chora: magnifique fresques et mosaïques à voir dans l'après-midi pour une belle lumière sur les mosaïques d'or.
Le bazar égyptien: le rêve de tout amateur de couleurs, de senteurs, de thés et d'épices en tous genre, sans parler des loukoums ni des baklavas!
Le grand bazar: y aller plutôt le matin (moins de monde). Surtout visiter les Han, petites cours à ciel ouvert dans ce grand marché couvert.
La citerne basilique: elle a un coté fantasmagorique vraiment impressionnant! Il faut absolument la voir, en plus il y fait frais (ce qui faisait du bien, vu qu'en aout il faisait bien chaud dehors)!
Et toutes les mosquées que j'ai rencontrées sur mon chemin. Celle de la Valide Sultane, celle de Soleyman, Sokolu Mehmet Pasa... Toutes sont magnifiques!
Coté adresses maintenant (elles sont toutes dans le routard):
Dubb
Resto indien avec vue magnifique sur Sainte-Sophie. y aller le soir au coucher du soleil.
Koska
pour rapporter des loukoums, ceux la sont les meilleur au niveau industriel (et se conservent peut-être mieux que ceux du bazar égyptien puisque dans des sachet hermétiques).
on en trouve au grand bazar ou dans les boutique koska
Narguilé
un café très agréable situé dans un cimetière, ambiance super sympa, calme et décontractée... coordonnées dans le routard.
Baklavas
pareil, se fier aux infos du routard et aller dans la pâtisserie qui fait des profiteroles, les baklavas y sont délicieux!
J'ai payé 45 euros la nuit pour une chambre double avec salle de douche, petit dejeuner compris. Mais regarde les prix sur leur site, en fonction du type de chambre, tu peux payer moins cher (j'ai même vu des gens dormir sur la terrasse pour pas cher du tout, ça peut valoir le coup...). Je pensais mettre 40 euros max dans le prix de la chambre, et puis finalement, vu les prix des hotels à Istanbul, et vu que je voulais un petit confort, j'ai payé 45 euros...
Chambre propre, très agréable. Personnel accueillant. Petit déjeuner copieux pris sur la terrasse de l'hotel avec vue sur la ville.
L'hotel est super bien situé: tout pres de la Mosquée Bleue et Sainte Sophie,
Personellement j'ai vraiment apprécié etre logé dans le centre historique. Déjà c'est super agréable de passer devant ces merveilles d'architectures en rentrant à l'hotel le soir. Le tramway pas loin non plus, ce qui est bien pratique pour bouger plus loin.
Et puis y'a pas mal de resto, pas forcément pour touristes, si on ne rentre pas dans le 1er resto qui nous racolle. Et meme dans les resto à touristes, qu'on aille pas me dire que diner en regardant le soleil se coucher sur Sainte Sophie n'est pas agréable 😎
Pour info, cet hotel est dans les 1ers prix dans le guide du routard...
En parlant de guide, j'avais pris le guide VOIR de chez Hachette, vraiment bien pour visiter une ville, et pratique pour préparer le voyage, avec le routard en complément pour les adresses de resto.
Bref, comme tous mes voyages, celui-ci m'a donné envie de revenir....
Vivement les prochaines vacances!
Départ en bateau pour la rive asiatique et Usküdar. On se rend vite compte que beaucoup de personnes passent par ici pour rejoindre Istanbul tous les jours. Des dizaines de bateaux, des centaines de dolmus qui arrivent de partout et un chantier pour un futur tunel reliant Sirkeci, l'ancien terminus de l'Orient Express d'ailleurs.
Visite de la Mosquée Mihrimah avec ses 3 demi coupoles. Nous montons ensuite vers la mosquée Atik Valide.
Joli patio arboré avec un café de fortune . C'est la 1ère fois que nous voyons ça dans une mosquée. On nous fait des grands signes et on nous invite à nous asseoir. On sait pas trop ce qui se passe.
2 thés arrivent avec un grand sourire. Juste pour le plaisir, ici les touristes sont rares et on est accueillis comme des amis.
C'est ensuite la mosquée des faiences, la Cinili Camii :
Elle est fermée en dehors des prières mais là aussi, tout le monde se décarcasse pour aller chercher le gardien et nous ouvrir les portes. Petite et couvertes de céramiques, c'est un vrai bijou
Nous avons encore le droit à une invitation pour le thé dans le café du complexe de la mosquée où les papys du quartier se réunissent.
Retour vers les quais pour la Mosquée Semsi Ahmet Pasa.
Superbe vue mais elle est en pleine rénovation donc fermée pour plusieurs mois à priori. Nous déjeunons ici d'un poisson grillé avec une vue imprenable sur Istanbul et des pêcheurs par dizaines.
Nous reprenons le bateau pour Eminonu et le bazar aux épices. Passage souterrain impressionnant par la foule permanente et les boutiques en tout genre.
On fait le plein de thé, confiture de roses etc ....
Nous voulons retourner dans le coin de la Tour de Galata.
En cherchant notre route, une professeur au lycée français nous remet sur le chemin et nous conseille un point de vue sublime sur tout le Bosphore.
C'est juste en haut de la Mosquée Nusretiye à Tophane.
Qq chaises, des pots de fleurs et les 2 thés à 1 YTL ... le meilleur rapport Qualité/Prix imaginable 😎
Dans la série des supers points de vue, on prend l'apéro sous le pont de Galata. Des poufs, la vue sur la Corne d'Or ... La vie est belle !
Retour à pied vers Taksim. Au bout du pont, ce petit marché aux poissons plusieurs restaus basiques aussi.
En fin de journée, toutes les mouettes viennent ici pour les restes des boutiques. Pire que chez Hitchcock !
Mercredi 14 Mai :
Aujourd'hui nous allons quand même refaire Sainte-Sophie mais dès le matin, on est asphyxié par tous ces touristes débarqués en bus ... On n'a plus l'habitude 🤪
On reviendra + tard car là c'est l'enfer pour l'instant.
On fait le tour de la Basilique. Superbe rue restaurée juste derrière :
Toujours des travaux à Ste Sophie et pour encore des années sans doute
Nous allons voir sa petite soeur, un peu + loin, Küçük Camii.
Enfin réouverte et superbement restaurée, surnommée "la petite Ste Sophie", elle est toute bleue, claire ... Ca valait le coup d'attendre la fin des travaux.
Un peu + loin, la mosquée Mehmet Pasa de Sinan.
Déjeuner d'un kebab sur un banc et on retourne à Ste Sophie en début d'APM. C'est + calme désormais.
Toujours aussi belle, aussi grande, aussi magnifique. On ne s'en lasse pas !
Nous allons faire un tour au Grand Bazar . Mauricette vient racheter des serviettes de bain ( le genre Nid d'abeille comme dans les hammams )
On en profite pour chercher les anciens caravansérails cachés un peu partout.
Les drapeaux de Galatasaray, une des équipes de foot d'Istanbul devenue championne ce week-end
En fin de journée, les "traders" de la bourse de l'or qui hurlent dans leurs téléphones . Dans ce quartier, on vend mais on fabrique aussi des tonnes des bijoux !
Le caravansérail de l'argent ou Silver Han dans le texte 😎
Un autre han avec des dizaines de boutiques de laine, fils etc ....
J'adore la mise en scène des boutiques :
Demain, c'est le départ.
Jeudi 15 Mai :
Nous faisons le plein de loukoums chez Koska sur Istiklal Cadessi. Encore un petit tour dans l'ancien tramway.
Dernier déjeuner et retour aéroport pour avion à 15h30.
Après un 1er séjour à Istanbul en Février 2006, ( récit complet et détails = http://www.vazyvite.com/...stanbul/istanbul.htm ) nous sommes tombés sous le charme de cette ville fantastique. Par contre, sous la neige et avec 5°, il nous manquait une ambiance qu'on sentait + riche avec un peu + de chaleur. On ne sera pas déçus effectivement !
Cette fois, ce sera juste avec Môman, alias Mauricette 😛
Vendredi 9 Mai 2008 :
Arrivés la veille à Minuit, le temps est gris donc ce sera la ville "moderne" et ses centres commerciaux. On veut voir tous les aspects de cette ville cette fois.
On prend l'AKBIL ( Pass électronique qu'on charge à 50 YTL ) et on prend le métro vers le Nord.
1er centre commercial étonnant, le Kanyon :
Boutiques branchées et design. Une architecture splendide !
2 stations + bas, c'est le Cevahir ou le + grand centre commercial d'Europe, mine de rien. 8 étages, des cinémas, bureaux, appartements; restaurants ... Rien à envier à n'importe quelle capitale !
Nous continuons à revenir vers le centre de Taksim et nous arpentons Nisantasi. Là aussi, c'est l'équivalent des Champs-Elysées et tout le beau monde vient y faire son shopping Top Fashion.
Pour contrebalancer, on se dirige vers Dolapdere. C'est le quartier des garages en tout genre mais plutôt la bricole quoi.
Les mosquées ne sont pas toujours aussi flamboyantes et magnifiques qu'on l'imagine :
Le quartier est un peu peu destroy et les anciens bâtiments perdent un peu de la splendeur d'antan :
Direction les quais d'Eminonu pour se renseigner sur les horaires de bateaux pour les prochains jours.
Une odeur de friture de maquereaux envahit tous les quais avec des grills un peu partout et des tables de fortune.
Impossible de résister, ce sera notre dîner à 4 YTL le sandwich avec un maquereau grillé. Super qualité/prix !
Nous remontons vers Taksim par la rue incontournable d'Istanbul by night, Istiklal Cadessi. C'est Vendredi et noir de monde.
Samedi 10 Mai :
Aujourd'hui, nous prenons le bateau pour Eyüp, un haut lieu religieux d'Istanbul.
Dès le débarcadère, on se croirait comme à Lourdes. Des dizaines de bus remplis de turcs, des boutiques partout ...
Cimetière ottoman :
Beaucoup de gamins "déguisés" en sultan. Comme la 1ère communion ? On n'a pas trop compris le concept !
Nous montons vers le fameux café Pierre Loti ... et maintenant, y'a même un téléphérique :
On déjeune ici et on prend un taxi pour rejoindre les murailles terrestres à la porte d'Edirne.
Malheureusement, la Mosquée Mihrimah est en pleine rénovation et fermée pour de longs mois à priori.
Nous longeons les murailles vers le quartier de Fener. C'est populaire et l'ancien quartier grec.
Arrivés sur la Corne d'Or, on prend un taxi pour revenir sur Eminonu et le bazar aux Epices.
Nous revisitons la petite mosquée de Rustem Pasa, une merveille :
AVant de rentrer dans le "cirque" du Bazar Egyptien, nous faisons le tour par les rues adjacentes, + authentiques bien évidemment :
Nous remontons ensuite vers le Grand Bazar juste pour la plaisir des rues commerçantes avec ces miliiers de magasins de vêtements en tout genre.
19h00 : Tout commence à fermer donc nous cherchons déséspèrement un endroit pour boire une bière réconfortante après ces kms de promenade. Aucune boutique à kebab en propose et on se retrouve en terrasse dans un TexMex . Bah, la soif est la + forte !
Un petit coup d'oeil à la Mosquée Bleue à la tombée de la nuit :
20h00 : Appel de la prière. C'est toujours aussi magique lorsque toutes les mosquées se répondent au même moment. On craque et on y va !
Il faudra juste attendre 20mn car elle est fermée aux touristes pendant ce temps.
C'est toujours aussi grand, aussi beau, aussi bleu, aussi ..... et à cette heure tardive, on en profite + tranquillement !
Dimanche 11 Mai :
Allez on est parti pour notre série de croisières, ratées pour cause de mauvais temps en Février 2006.
Aujourd'hui, c'est la fameuse croisière sur le Bosphore. Nous allons donc remonter vers la Mer Noire. 12, 5 YTL l'AR donc vraiment pas cher.
Départ à 10h30 pour 1h30 jusqu'au Terminus ci-dessous :
C'est ici que les navires attendent les pilotes qui vont les guider tout au long de ce couloir embouteillé.
Bon déjà c'est le grand foutoir sur la bateau avec les gens qui vont d'un bord à l'autre pour prendre des photos, qui restent debout devant ta figure sans se soucier de bloquer la vue à l'autre moitiè du bateau. Tu ne vois que des fesses au final 😠
J'abandonne l'idée de prendre des photos devant tant d'hystérie. On verra au retour !
Il n'y a pas bien sûr que des palais !
J'ai donc pris toutes les photos que j'ai voulu au retour . Tout le monde ronfle à l'intérieur en fait.
Au final, ça nous a pas enchanté le Bosphore ! Peu de ces fameux Yalis historiques ou trop loin.
Au retour, nous descendons avant Eminonu à Ortakoy :
Le Dimanche, c'est la promenade de beaucoup de monde. Un petit marché avec des stands de bijoux, foulards et autres pièges à fille 😕
Beau temps donc grosse foule !
17h00 : C'est l'heure du goûter et tout le monde mange . On craque pour des crêpes qu'on garnit à la demande, sucré ou salé. Ce sera fromage et herbes pour nous.
Magnifique petite mosquée comme une bonbonnière :
Ici les pommes de terre fourrées de légumes, épices, etc .... Gros succès en tout cas. 1 personne sur 2 en a une. On ne testera pas !
Retour vers Taksim et par Istiklal Cadessi. Nous dînons dans une petite rue parallèle, la Nevizade, avec à gauche, les bars et à droite les restaus. On fait les 2 côtés 😎
Lundi 12 Mai :
2ème croisière au programme et aujourd'hui ce seront les îles des Princes.
Départ de l'embarcadère de Kabatas. 2, 60YTL jusqu'au Terminus ... pas de quoi s'affoler, hein !
4 arrêts avant la + grande île de Büyükada.
Dès l'arrivée, tout le monde se précipite sur les loueurs de vélos ou des calèches pour aller ... ben on sait pas trop où et pourquoi en fait.
J'ai 3 guides et on te parle des îles mais personne ne te dit quoi voir et où. Bref, on reste à pied et on suit tout ce beau monde au pif.
Les trottoirs sont en travaux et des palettes en peu partout. On est loin du buccolique tu vois. En plus, ça pue le crottin de cheval dans toute l'île. Je plains ceux qui résident ici pour le calme et le grand air 😠
Ci-dessous, un exemple flagrant du souci local. Une maison double avec 1 partie nickel et restaurée à prix d'or sans doute et l'autre moitiè en épave :
Celle-ci appartient à l'état ... Pas vraiment exemplaire 😕
Le parking à calèches. Impressionnant et une puanteur infernale !
On déjeune rapidement et on reprend le bateau de 15h00. On a vite fait le tour sauf ceux qui vont effectivement + loin pour les plages ... mais on n'est ni équipé ni venu pour ça !
Franchement, vu du bateau, les autres îles n'offrent pas beaucoup d'intérêt et surtout t'es coincé 2h00 avant le prochain bateau et ça nous a pas paru nécessaire !
Nous sommes revenus du côté de Beyoglu. Visite de la Mosquée Ali Pasa encore de Sinan !
La fontaine et les arcades pour les ablutions des fidèles :
Nous remontons vers la Tour de Galata par des ruelles. C'est toujours un peu au flair pour y arriver :
Vue depuis le sommet :
Une fois de + et encore et encore, nous revenons par Istiklal Cadessi. L'animation y est permanente et la foule impressionnante. Quel changement par rapport à Février et au quartier pour touristes de Sultanahmet. C'est vrai que lorsque l'on est, comme nous il y a 2 ans, à Sultanahmet, on n'imagine pas cette ambiance juste de l'autre côté du pont.
En dessous du lycée de Galatasaray au milieu de cette fameuse rue, il y a, ce qu'on appelle ici, la rue des Français, la Cezayir Sokak. C'est mignon comme tout, tout en escalier et bar à tous les étages
Après avoir survécus à la grippe aviaire et aux caricatures de Mahomet ( aucun souci soit dit en passant ), nous aurons été vaincus par la neige et le froid 😕
Tous les élements pour organiser notre croisière sur le Bosphore n'ont pas résisté au climat peu propice à cette escapade . Petite info en passant, pas de bateau le dimanche ( en hiver en tout cas !)
Pour les visites, s'organiser avec les jours de fermetures des différents sites ( souvent Lundi ou Mardi ) .
Notre séjour :
Dimanche : Palais de Dolmabahce - Marché d'Ortakoy - Mosquées Rustem Pasa et Yeni ( Nouvelle mosquée ).
Bazar égyptien fermé mais toutes les rues alentours proposent également des épices etc ....
Lundi : Topkapi et visite Harem ( attention en hiver parfois pas de visite si les guides le décident 😮 ) ou souvent 1 seule à 11h00.
Grand bazar et descente vers Bazar Egyptien par une rue hyper commerçante surtout des vêtements et pour les Turcs. Personne ne t'interpelle ici !
Mardi : Bateau à Eminonu vers rive asiatique à Kadikoy où se tient le + grand marché d'Istanbul . Des centaines de marchands de fringues et nourrriture.
A priori, le Jeudi, c'est juste l'alimentaire.
Retour avec Karakoy pour visiter Péra et Galata. On remonte par le funiculaire du Tünel puis le tram historique sur la rue piétonne qui remonte vers la place de Taksim.
Redescente vers la Tour de Galata sous la neige !
Mercredi : Ste-Sophie - Citerne Basilique - Hippodrome et Mosquée Bleue ( heures d'ouverture en fonction des prières ). Difficile d'apprécier les autres Mosquées ensuite ..... Une vraie merveille !
Remontée vers Beyazit pour Mosquée de Soliman et Mosquée des Princes. Il est 15h30 et nous pouvons assister à la prière en s'installant dans un petit coin à l'écart. Un grand et beau moment !
Retour vers Beyazit et visite de la mosquée. Rue des Libraires près du Grand Bazar.
Jeudi : Mosquée des Tulipes avec son bazar souterrain et un ancien caravansérail.
Aqueduc de Valens puis Eglise Pantacrator où il n'y a strictement rien à voir ! Par contre, une rue ahurissante avec des dizaines de boucheries et autres commerces !
Mosquée de Fatih, une des + grandes d'Istanbul et quartier + religieux qu'ailleurs. Beaucoup de femmes en voile noir ici !
Taxi vers Eglise St-Sauveur-in-Chora avec ses dizaines de mosaïques.
Descente vers Bosphore par le quartier de Fener.
Taxi pour revenir au Bazar égyptien et alentours pour derniers achats ( confiture à la rose, tomates séchées, épices, thé )
Vendredi : On reste autour du Grand bazar pour voir qq anciens caravansérails bien cachés d'ailleurs ! Egalement derniers achats de serviettes en coton. Départ 13h00 pour avion à 15h00 et bien sûr le soleil commence à pointer son nez, cet andouille 😠
1er achat : Prendre un AKBIL, sorte de passe-partout "électronique" qui permet de payer les tramways, bateaux et bus. On le charge de la somme qu'on désire et on peut le recharger à tout moment. Caution de 6 YTL rendue à la fin.
Taxis innombrables et peu chers. Une seule tentative d'arnaque sinon aucun souci et ne pas s'en priver !
Amabilité sans faille des Stambouliotes qui nous auront toujours dépanné pour indiquer les directions ou des explications. C'est même un chauffeur de taxi qui a tout traduit pour nous aider à comprendre et acheter notre Akbil 😎
Même si le climat ne nous a pas permis de profiter au mieux des rues et flâner plus longtemps, Février offre un confort inégalé pour les visites des grands monuments. 50 personnes à Ste-Sophie et se retrouver seul devant les mosaïques sans 300 appareils photo qui flashent en même temps.
10 personnes à la Mosquée Bleue ou personne dans les autres ! Que du bonheur ....
Maintenant un petit régime pour éliminer les Loukoums et autres baklavas de chez Koska 😕
COMPTE RENDU D’UN VOYAGE EN TURQUIE.
Attention , ce n’est pas un carnet de voyage mais juste un compte -rendu pouvant servir à l’élaboration d’un voyage .
TRANSPORTS :
Avion : Lyon / Istanbul / Istanbul / Analya / Izmir / Lyon : 373 E par personne avec la Turkish airline . Satisfaisant .
Location de voiture :
Par autoescape en me promettant que c’est la derniére fois !!! 😠😠
Accueil téléphonique pour la réservation déplorable ( cela a bien changé depuis des années ) .
7 jours pour une voiture taille petite , prise à Antalya et restitution à Izmir pour : 284 E dont 158 e de location et 126 e de drop off à Izmir ( 20e plus cher que ce que Autoescape m’avait annoncé ) .
Loueur : Essence car rental : LAMENTABLE !!! Nombreuses difficultés pour les contacter suite à un retard d’avion , accueil à la limite du cordial , accueil à aéroport et déposés sur un terrain vague à quelques kilometres de l’aéroport , dans un cabanon miteux … Pas très rassurant !
Essence :
4,40 TL / litre
Parking :
La Turquie bat presque la France sur le prix de parking qui , à la longue , représente un vrai budget .
Metro à Istanbul :
Vendus par 3 à Sultanamet et aux environs de Galata ( uniquement ) : 10 TL sinon à l’unité : 4 TL . Nous avons beaucoup marché et avons peu pris les transports en commun sauf pour aller à St Sauveur de Chora .
Tous les hôtels proposent le petit déjeuner inclus . Les horaires des petits déjeuners commencent rarement avant 7h30 / 8h .
Istanbul : Sari Konack : 4 nuits : 110e / nuit
Situé à quelques pas de la mosquée bleue . Très bon accueil . Chambre spacieuse et très bien équipée . Bel établissement . Très bon et copieux petit déjeuner . Nous avons trouvé très pratique d’être à Sultanamet . Beaucoup de restaurants tout proche .
Antalya : Citrus garden : 2 nuits : 45e / nuit 🙂🙂
Situé dans la vieille ville d’Antalya . Dés qu’on passe l’énorme porte d’entrée , on se retrouve au calme et au milieu d’un charmant jardin . Les chambres sont spacieuses , claires , bien décorées par la patronne qui a de l’or dans les mains . Accueil très sympathique ; on s’y sent chez soi . Les propriétaires sont vraiment à votre service et votre écoute . Excellent petit déjeuner , varié d’un jour sur l’autre , avec les produits frais et maison . Un excellent souvenir !
Kas : Sonne hotel : 1 nuit : 60e
Situé à quelques pas du port . Hotel propre mais chambre minuscule ( deux petites valises qu’on ne savait où poser …) . C’est bien pour une nuit mais difficile , à mon humble avis, pour plusieurs jours . Belle vue sur la mer .
Fethiye : Alesta Yatch hotel : 1 nuit : 72 e
Hotel grande classe sur le port de Fethiye et à 5 minutes du centre de la vieille ville . Vue sublime sur le port et les montagnes avoisinantes . Chambre grand luxe et petit déjeuner exceptionnel . Spa et piscine mais non utilisés . Navette pour plage privée non utilisée .
Pamukkale : Sinter Terrace : 1 nuit : 40e 😇😇
Pension de famille et accueil très , très chaleureux ! Chambre spacieuse, très kitch certes mais très propre . Jolis jardins et terrasse . Petit déjeuner maison, frais et copieux . Nous y avons aussi pris le repas du soir pour un prix dérisoire , très bien servi et très bon ( spécialité de viande ou truite ) . Ici aussi , les propriétaires sont très dévoués .
Selçuk : Kalehan hotel : 1 nuit : 50e 😠😠😠
La grande deception du séjour . Proche du centre ville de Selçuk . Hotel glauque . Accueil purement intéressé du propriétaire . Nous n’étions que deux couples dans l’hôtel et le propriétaire a cru bon de nous mettre au troisiéme étage , en bout de couloir dans une chambre pour 4 personnes , certes immense mais froide et qui aurait largement besoin d’être rafraichie . Salle de bain à peine propre . C’est le seul endroit où la bouteille d’eau mise à disposition dans la chambre était payante … Literie minable, taie d’oreiller déchirée . Petit déjeuner avec le strict nécessaire et pas très frais ( j’ai été malade dans la journée ) . Bref , passez votre chemin !
Izmir Aéroport : Tav Airport : 1 nuit : 77e
Situé dans le hall de l’aéroport . Grand confort et excellente prestation. Bon bien sûr , on ne choisit pas ce type d’hôtel à moins d’arriver tard le soir ou partir tôt le matin . Notre vol était à 5h50 et ce fut très pratique . Attention toutefois car les chambres standards sont dépourvues de fenêtres … attention pour les claustros…
RESTAURATION
Il y en a pour tous les goûts et à tous les prix . La cuisine nous a plutôt étonnée en positif . Partout , on y trouve viande , poisson et plats végétariens . C’est très souvent copieux . Le seul petit reproche qu’on ferait : cuisine grasse donc au fil de jours c’est pesant . Le Mezze restera notre favori . Vu les petits déjeuners très copieux , nous avons tous les jours sauté le déjeuner , d’autant plus qu’on trouve toujours à grignoter avec un thé , quelques pâtisseries orientales . Voici nos meilleurs souvenirs .
Istanbul : Ubud Ethic à Sultanamet :
La solution de facilité , étant donné la pluie permanente , car il se situait juste en face de l’hôtel . Très bon accueil . Mélange de cuisine turque et asiatique . Mezze à partager , un plat , une boisson : 90 TL pour deux .
Kas : Turkuaz restaurant et meyhane :🙂🙂🙂
Notre meilleure expérience en Turquie . Cadre très agréable avec magnifique terrasse et tonnelle . Les propriétaires sont charmants et très à l’ écoute . La cuisine est raffinée . Un excellent Mezze !!!! Mezze , un plat , boisson : 85 TL
Fethiye : Megri :
C’est simple , c’est sur la grand place de la vieille ville , nombreuses tables en terrasse . Accueil sympa . Nous avons décidé de goûter une spécialité pour deux : le Beshi kepap ( cuisson de la recette : viande ou poissons et crustacées avec des tomates , oignons, aubergines cuit à l’étouffée dans un amphore qui est cassée devant vous juste avant la dégustation ) qui est servi avec riz et frites : un REGAL !!!! Salade pour deux , le Beshi Kepap et boisson pour deux : 110 TL
DIVERS
- Climat : A Istanbul : pluie sans discontinuer pendant 3 jours , froid et vent … dommage …
: Sur la côte Lycienne : l’éternel printemps . Ciel bleu azur et entre 20 et 25 degrés en journée ; Soirée à 18 degrés .
: Pamukkale : A l’intérieur des terres donc plus frais mais ciel azur .
: Vers Izmir : ciel toujours bleu , températures plus fraiches qu’au sud , entre 16 et 18 en journée . Nuit très fraiche .
- Change : La monnaie est la Lyra . Aucun problème de change , il y a partout des distributeurs, des bureaux de change .
: 1 euro = 0,30 environ TL
- Guides : Le guide vert fut notre meilleur allié pour la visite des sites .
: Le Lonely planet
- Quelques prix :
- Thé turc : 3
- Café turc : 7
- Jus d’orange frais : 8
- Marrons chauds 200 gr : 10
- Grande bouteille d’eau : 1,5
ITINERAIRE
J 1 : Vol Lyon / Istanbul
J 2 : Istanbul
J 3 : Istanbul
J 4 : Istanbul
J 5 : Istanbul / Antalya
J 6 : Antalya et Termessos
J 7 : Côte Lycienne avec arrêt : Chimera , Myra , Kas
J 8 : Côte lycienne avec arrêt : Kalkan , Xanthos , Fethiye
J 9 : Route Fethiye / Pamukkale . Visite Hierapolis et site géologique .
J 10 : Aphrodisias puis route vers Selçuk
J 11 : Ephese . Village de Sirince . Route vers Izmir .
J 12 : Retour Izmir / Istanbul / Lyon
NOS VISITES A ISTANBUL
- Topkapi 🙂🙂
Nous y avons passé 4 h et nous nous y sommes rendus dés l’ouverture , évitant ainsi l’essentiel de la foule sur laquelle nous avions une longueur d’avance .
Nous avons commencé par le palais , le trésor , le pavillon du St manteau avec les reliques de Mahomet ( manteau, poils de barbe, lettre écrite de sa main, son sceau, épées mais aussi les clefs de la Kaaba et un écrin d’or de la pierre noire . J’avoue que cela m’a impressionné .
Puis visite de la salle du divan , le pavillon des circoncisions , le pavillon de Bagdad , les jardins, la mosquée et enfin le harem . Tout y est resplendissant et les mosaïques sont fabuleuses .
Une très belle visite avec un audioguide indispensable .
- La citerne basilique .
Ouvrage byzantin surnommé le palais englouti qui est une vaste citerne souterraine qui alimentait le grand palais sous Constantin puis Topkapi . 336 colonnes … Visite est rapide mais d’un belle effet .
- Pont Galata avec ses pêcheurs / Funiculaire / Grande rue Istikal avec ses ambassades , hôtels particuliers , enseignes anciennes et nouvelles, tramway , passages couverts, église St Pierre - Paul … un mélange de l’ancienne ville et la moderne / Place Taksim , symbole de la révolution / tour Galata : nous n’y sommes pas montés tant il faisait gris , pluvieux et brumeux .
- Sainte Sophie . 🙂🙂🙂
Idem , nous y sommes à l’ouverture et nous n’attendons que quelques minutes pour obtenir les tickets et l’audioguide . Ancienne église , puis basilique convertie en mosquée : un mélange étonnant mais fascinant . Visite de 2h .
- Hippodrome / la colonne de Constantin / Rue du Grand Bazar / Grand bazar : visite succinte car on trouve l’endroit surfait / Mosquée de Soliman ( hélas , nous sommes vendredi ) / descente par un lacis de ruelles colorées vers le quartier Pamuk au milieu des grossistes en tout genre et des vieilles konaks : un grand bazar plus authentique . Total de cet itinéraire : 5 h avec les pauses thé bien sûr !
- Musée archéologique :
En pleine restauration , heureusement car vieillot et décrépi . Bof … j’y allais essentiellement pour y voir le traité de Kadesh .
- Mosquée bleue : 🙂🙂🙂
Nous y étions vers 10H et nous avons attendu environ 45 mn pour y rentrer . Voile obligatoire pour les femmes fourni si besoin ( mon foulard a fait l’affaire ) . Une véritable merveille , dommage qu’il y avait autant de monde …
- Eglise St Sauveur de Chora . 🙂🙂🙂
Nous avons hésité car c’est un peu excentré mais nous avons bien fait d’y aller car ce fut une de nos plus belles visites d’Istanbul !
De la place de Ste Sophie , tramway T1 jusqu’à l’arrêt Topakpi ( attention , j’ai bien dit arrêt et non palais ! ) puis changement pour le T4 et s’arrêter au 3eme arrêt .
Visite avec audioguide . C’est l’un des plus fabuleux ensemble de mosaïques que j’ai pu admirer dans ma vie ! un régal des yeux ! Prevoir une visite d’ 1H30 .
- Le Bosphore : Metro Marmaray sous le Bosphore jusqu’à Uskudar ( ouvrage impressionnant ) . On a ensuite marché jusqu’à Kadikoy en passant devant le phare Leandre . De Kadikoy , on a pris le ferry pour revenir vers Sultanamet . Le circuit pourrait être très sympa mais nous l’avons fait sous des trombes d’eau ininterrompues , dommage …
NOS VISITES HORS ISTANBUL
- Termessos . 🙂🙂🙂
Situé à 30 km d’Antalya . Le site est complètement perdu dans la montagne . C’est un peu le Machu Picchu ou l’Angkor de la Turquie ! Ce site m’a totalement fasciné . Sans doute parce que c’était le premier mais aussi pour ce côté mystérieux et loin des foules . Du parking , il y a encore 3km de chemin pentu et caillouteux avant de commencer la visite et atteindre la porte du site et ses tours défensives . Il est important d’être bien chaussé .
Noyées dans le maquis de pins , oliviers , buissons , crocus , les ruines … et le silence ! Nous serons seuls sur le site pendant environ deux heures avec pour toute compagnie les oiseaux et les écureuils . L’atmosphère est envoutante , on dirait presque que ceux qui y vécurent sont encore là …
On a commencé par le gymnase , les voutes des bains . Puis un gigantesque champs de ruines qu’était la grande rue à colonnades . On voit enchevêtrés colonnes , stéles, morceaux de sculpture … Ville fantôme … Puis , on grimpe encore 15 mn en pleine nature , dans la pinède , pour atteindre le tombeau d’Alcetas , général d’Alexandre le grand et y découvrir son destin tragique . Le panorama sur les ruines de Termessos , les montagnes environnantes et la vallée est magnifique . On y serait resté de heures !
En redescendant , nous bifurquons vers la nécropole sud . Après 10 mn de marche , apparaissent le premiers tombeaux . Le chemin serpente ainsi pendant 30 mn offrant un incroyable spectacle car le temps a littéralement fait exploser des centaines de sarcophages plus ou moins intacts , avec de plus ou moins belles sculptures . On a l’impression d’être hors du temps et nous somme toujours seuls ! De là , va naître , pour moi, une véritable fascination et découverte pour les tombeaux lyciens qui ne me quittera pas de tout le voyage !
Nous revenons sur nos pas pour finir avec l’agora , les citernes , le boulotterions , le temple d’Artemis et enfin le théâtre . Ce n’est qu’à partir de là que nous rejoignons une poignée de congénéres .
Retour à la voiture après 5h de visite et les mollets en compote mais tellement heureux !
Bref , je vous recommande vivement cette visite !
- Site de Chimera .
Bon , j’avoue c’est purement mythologique … Apres 30 mn d’un chemin assez ardu fait d’escaliers , pentes abruptes , on voit brûler quelques petites flammes qui s’échappent de la montagne . Pour les scientifiques ce sont des émanations de méthane , pour le littéraires , dont je fais partie , c’est la repaire de la Chimère , monstre mythologique cracheur de feu . Cela doit être plus interessant à voir à la nuit tombée … peut être … Bref, ce fut l’occasion de réviser une partie de l’Iliade .
- Le site de Myra
Très impressionnante falaise avec des tombeaux rupestres . Les tombes lyciennes s’étagent sur la paroi . Un beau théâtre aussi .
- Eglise Saint Nicolas .
De belles peintures bien conservées mais un audioguide qui rend la visite interminable … Un peu déçus de cette visite .
- Côte entre Kas et Fethiye
La route longe la mer et offre des vues magnifiques .
Kas est un petit bourg certes touristique mais avec un joli petit port et très agréable à flâner .
Kalkan : idem , trés agréable , port de pêche mais un peu plus grand et touristique que Kas .
Fethiye : trés touristique et beaucoup plus moderne .
- Xanthos .
Un petit site mais qui a retenu notre attention car on y trouve le troisième type de tombe lycienne : sur pilastre .
- Pamukale 🙂🙂🙂
Nous y arrivons à 13 h et nous resterons 4H . Nous choisissons de commencer par le côté sud ( côté sud au côté nord: distance de 2,5 km ) . Nous longerons d’abord les bassins ( on s’est refusé de s’y baigner car quel dommage de dénaturer et saccager une telle merveille géologique ) puis nous visiterons le site romain . Pensez aux lunettes de soleil . Mention spéciale pour le site géologique côté porte byzantine car il n’y a quasiment personne . Nous avons adoré la beauté endormie de la nécropole , entre tumulus et cyprès . C’est le coin le plus calme du site . Immense cardo avec la porte de Domitien et ses trois belles arcades . Le théâtre était inaccessible ce jour là . Nous ne sommes pas allés jusqu’au martyrium de St Philippe et nous ne sommes pas allés à l’antique pool qui nous paraissait surfaite .
Bref , un endroit plein de charme pour le peu qu’on s’éloigne du triangle musée / bassin à baignade / antique pool .
- Aphrodisias 🙂🙂🙂
A 1h30 de route de Pamukale ou 2H de Selçuk . Site magique perdu dans une plaine et entouré de montagnes . Nous avons mis 2h pour visiter le site et 30 mn pour le musée qui ne nous a pas transporté . De très beaux monuments très bien conservés comme le Tetrapylon , le temple d’Aphrodite , le stade, le théâtre , le bouleuterion.
- Ephese site antique .🙂🙂🙂
Nous finissons en beauté et nous avons apprécié de faire les visites dans ce sens car nous sommes allés crescendo dans la grandeur , beauté et état de conservation des sites . Nous sommes arrivés à l’ouverture juste une heure avant que les cars ne déversent des milliers de touristes . Par une entrée ou une autre , contrairement à ce qui est indiqué dans les guides , il y a des hordes . C’est le seul endroit où nous avons souffert de ce flot , une grande chance , je pense .
Une mention spéciale pour la bibliothèque de Celsius et le quartier des maisons avec le murs et mosaïques intacts . Attention , cela fait l’objet d’une tarification à part que vous pouvez prendre avec le billet d’entrée et dans ce cas , c’est moins cher ou sur place : plein tarif . Ce serait vraiment dommage de s’en priver car c’est assez unique .
CONCLUSIONS :
- Nous avons adoré : La magie du site de Termessos !
: L’Eglise St sauveur de Chora
: Le savant mélange géologie / culture du site de Pamukale
: L’accueil de nos hôtes à Pamukale .
- Nous avons aimé : Toutes les splendeurs que recèlent Istanbul
: Les sites d’ Ephese , Aphrodisias , Myra
: L’accueil des turcs toujours souriants , plein d’entrain et prêts à aider .
: La côte sauvage lycienne
: Nous régaler de pâtisseries, thé et Mezze .
- Nous n’avons pas aimé : Le Kalehan hôtel à Selçuk , glauque !!!!
: le prix des parkings partout !
A la fois lointaine et proche, objet de mes nombreuses lectures et si riche en vestiges historiques, la Turquie* est, sauf erreur, le seul pays qui soit situé sur deux continents, l'Europe et l'Asie.
Istanbul est une ville fascinante à laquelle j'ai consacré deux visites, car la première fut si brève que j'avais eu la nette impression d'avoir manqué ce rendez-vous. Un nouveau séjour est décidé quelques mois plus tard.
J'avais tant rêvé de cette cité mythique, ancienne Byzance puis Constantinople : je voulais revivre ses mystères en flânant lentement au hasard des vieux quartiers où s'était déroulée l'histoire de l'empire ottoman.
Pierre Loti, un de mes écrivains préférés, éprouvait une grande passion pour Istanbul et a raconté ses nombreux séjours dans cette ville au début du 20ème siècle. Je sais que je ne retrouverai pas le charme mystérieux de la Turquie d'antan et qu'il faudra beaucoup d'imagination pour se souvenir de ce que fut la toute puissance des sultans...
Un vol Nice-Istanbul direct nous dépose un après-midi d'octobre sur le tarmac stambouliote. Notre hôtel est situé dans le centre historique de la ville, à l'écart du grand boulevard central sillonné par un tramway bruyant, surchargé de voyageurs à toute heure du jour.
A la nuit tombée, nous traversons le pont de Galata qui enjambe la Corne d'or pour admirer la vue sur les minarets illuminés des mille mosquées qui se reflètent comme des bougies géantes dans les eaux du détroit.
Dès les premiers rayons du soleil, nous grimpons dans le tramway déjà comble : de nombreux turcs qui travaillent dans la zone touristique et dans le Grand Bazar migrent ainsi chaque jour de l'ouest vers l'est de la ville, pour revenir chaque soir chez eux dans le sens inverse. Serrés comme des parisiens dans le métro matinal, nous inaugurons ce nouveau moyen de transport qui était encore en chantier lors de notre précédente visite.
Deux tourelles aux toits pointus entourent la porte principale du palais de Topkapi, ornée de créneaux d'inspiration médiévale. Au sommet d'une flèche, le drapeau turc, fond rouge avec croissant de lune étoilé, se déploie sur le ciel bleu. De part et d'autre du portail, deux niches sont creusées dans la muraille : c'est là qu'étaient exposées les têtes coupées des rebelles qui avaient eu le mauvais goût d'affronter le sultan.
Il faut arriver très tôt le matin, avant l'ouverture du palais, pour entrer les premiers dans le harem avant l'invasion des foules.
Lorsqu'on pénètre enfin dans ces lieux déserts et silencieux, des ombres impalpables flottent dans le sombre corridor où une faible lueur perce à travers une étroite lucarne. Les battants de la porte se sont refermés. Prison dorée pour l'éternité : dans ce harem d'autrefois, les captives qu'on amenait ici savaient qu'elles n'en ressortiraient qu'après leur mort.
Pour égayer un peu cette vie de recluses, quelques tableaux peints sur les murs représentent des paysages fleuris au détour des couloirs.
Les fêtes se déroulaient dans l'immense salle du Diwan, somptueusement décorée de mosaïques, dais précieux sous lequel s'asseyait le souverain, tapis de soie, candélabres d'argent ciselés, et sur les galeries surélevées, dominant l'assemblée masculine, des musiciens accompagnaient de leurs instruments des danseuses choisies pour leur beauté. Dissimulées derrière des moucharabiehs, les favorites invisibles contemplaient l'assistance qui ne devait jamais lever les yeux vers elles.
Un dédale de galeries mène aux chambres des concubines, minuscules pièces où le soleil ne pénétrait jamais. Glacial et terrifiant destin pour ces femmes qui n'étaient là que pour le plaisir fugace d'un impitoyable despote.
Nous sommes les deux seuls visiteurs dans cet immense palais, que nous parcourons lentement, goûtant le charme et le silence. Le gentil gardien qui nous accompagne referme les portes de chaque pièce après nous avoir laissé tout le temps de rêver et de prendre plusieurs photos...
A la sortie de cette terrible prison, on retrouve la cour principale avec ses jardins et le musée qui renferme des trophées : céramiques et porcelaines de Chine, céladons, lourds bijoux rehaussés d'énormes diamants, poignard serti d'émeraudes, armes et lourds caftans de soies brodées de motifs d'or et d'argent, manuscrits et calligraphies délicates... et le plus précieux de tous ces objets, un poil de la barbe du prophète dans une vitrine protégée jour et nuit par des gardiens vigilants...
Pour reprendre goût à la vie, nous dégustons un repas de poissons sur une place ensoleillée, à Kumkapi, au bord de la mer Marmara, entourés de chats affamés qui se précipitent, toutes griffes dehors, sur les morceaux qu'on leur offre.
Des myriades de bateaux venant du monde entier naviguent sur les eaux du Bosphore dans un mouvement ininterrompu.
Toute rose, la basilique Aya Sofia (Sainte Sophie) resplendit au milieu d'un parc verdoyant. De dimensions gigantesques, elle a été convertie en mosquée puis en musée. A l'intérieur, la double présence du catholicisme et de l'islam cohabite harmonieusement sous l'aspect de médaillons gravés d'arabesques et d'images pieuses peintes sur les murs des galeries supérieures.
L'église St-Sauveur-in-Chora, très ancienne chapelle chrétienne, a été transformée elle aussi en mosquée, qui porte maintenant le nom de Karyié-Camii. Ses magnifiques fresques byzantines sont considérées comme les plus belles du monde.
Dans les petites rues qui entourent l'hôtel, de nombreux forains exposent leurs marchandises étalées sur les trottoirs : tissus, tricots, quincaillerie, outils... Et le soir venu, ils remballent tout dans des bâches ficelées qu'ils surveillent toute la nuit, dormant sur place blottis dans des amoncellements de couvertures.
* Il faut lire : "Istanbul (et non la Turquie) est, sauf erreur, une des rares villes situées sur deux continents."
I’m not really a regular contributor to VoyageForum, but every time Kate and I travel, she encourages me to write a travel journal and publish it. And I must admit, it’s a very enjoyable intellectual exercise, though not always easy. As a VF contributor whose journals I’ve read once said, this retrospective work not only helps preserve memories but also provides a fruitful moment of introspection by bringing back emotions and feelings.
Kate and I spent a week in Istanbul. For her, who had already visited, it was a return; for me, it was a discovery.
As we’ve now made a habit of, I write the texts, and she posts her photos. We hope this illustrated story, crafted together, will revive beautiful sensations for those who know the city and inspire others to discover it.
Here we go!
dFrom Monday, March 10, 2014, to Sunday, March 16, 2014.
After my first trip to Istanbul in 1979 by motorcycle (Honda Gold Wing), where I stayed for about ten days at a campsite very close to Istanbul, I wanted to revisit this city that had already charmed me back in 1979.
Our flight from Lyon (6:45 AM) wasn’t direct. Basically, we left home at 3:00 AM, and it takes us about 1 to 1.25 hours to get to Lyon Saint-Exupéry Airport. I always leave a little extra time in case of bad weather (snow) or a flat tire.
Our flight departed Lyon on time, heading to Frankfurt with an arrival at 8:15 AM, and a connecting flight to Istanbul at 9:05 AM. Needless to say, you can’t dawdle in the airport to get to your gate—Frankfurt Airport is huge compared to Lyon’s.
After a 2-hour, 55-minute flight, we landed at Istanbul Atatürk Airport, followed by a good hour of waiting to clear customs and immigration.
To get to our hotel from the airport, we took the metro and then the tram. When we travel in big cities, I always bring my TomTom GPS, which is super helpful for knowing which station to get off at to be as close as possible to the hotel.
And here it is—our little hotel, "Hotel DARA," just a 5- to 10-minute walk from the Blue Mosque and right next to one of the many entrances to the Grand Bazaar.
Speaking of which, when we arrived in Istanbul in the rain, once we got our room, we headed straight to the Grand Bazaar to take shelter from the downpour.
Located along 58 indoor streets accessible through 18 gates, it’s home to 4,000 shops. It’s right in the heart of the city.
Like all bazaars, it’s organized into sections, each grouping a certain type of craft: jewelry, carpets, textiles, mosaics, silverware...
And when we left the Grand Bazaar, surprise—the rain had stopped, and the sun and a bright blue sky had returned.
And here’s the restaurant we went to every evening during our stay—a cozy spot with varied dishes, friendly staff, and not too expensive, with a mostly local crowd.
Tuesday, March 11.
Disappointment this morning—the blue sky didn’t last. We woke up to gray skies and a light rain, so we couldn’t have breakfast on the rooftop terrace of our hotel, where the view is amazing.
The breakfast was hearty and great, with both sweet and savory options, and a server who immediately hit it off with my partner, even though she didn’t speak a word of French. My partner got a kiss every morning.
We wandered around the neighborhood below our hotel, an area with the few remaining wooden houses. In 1979, I remember there were many more, but now they’re either falling into ruin or being torn down for more modern buildings.
Quelle destination pour 4 jours en Novembre 2018 ????
dilemme, elle devra cependant remplir les 4 conditions suivantes :
on y est jamais allé
pas trop loin
pas trop chère
et départ depuis Roissy CDG (beaucoup plus pratique pour nous qu' Orly)
Et ce sera...... ?????
Byzance, non Constantinople, euh non pardon : ISTANBOUL, ISTANBUL, ISTAMBOUL
Comme d'hab, après quelques comparaisons sur la toile, et en quelques clics toujours via expédia,
la résa est faite :
3 nuits à l'hotel SULTANHAN (chambre avec 2 vrais lits pour 3)
3 allers retour vols directs avec turkish airlines
plus les transferts aéroport hotel en « voiture partagée » le tout pour 1000 euros petits déj compris
c'est quand même pas excessif, sachant qu'évidement c'est la basse saison. Les prévisions météo à 15 jours (fiables ou pas) ne sont pas encourageantes, mais tant pis on y va.
Et on ne regrette pas, certes c'est un pays géopolitiquement sous tension, l'armée et la police omniprésentes dans les rues le confirment, mais au final comme les locaux on s'y fait, de toute façon on a pas le choix....
Les portiques détecteurs sont partout dans les lieux publics, d'ailleurs pendant que j'y pense et ce sera dit, pour le retour pensez à prévoir large pour votre arrivée à l'aéroport, car là, en plus des contrôles habituels "classiques", vous et vos baggages passent au contrôle uniquement pour rentrer dans l'aéroport. Certains passagers ayant tellement de valises que l'on pourrait croire à un déménagement, cela peut prendre pas mal de temps...
3H30 de vol à peine, avec un repas correct, un service aussi, et en plus un large choix d'activités avec écran vidéo individuel ( ce qui n'est plus forcément très courant, notamment avec air france!!), de ce fait le temps parait plus court.
Plus 2 heures de décalage horaire en cette période.
A l'arrivée, le point de rencontre pour le transfert (car rental payless) est assez facile à trouver et le temps d'attente est minime, au retour le chauffeur sera même en avance d'une demie heure à l'hôtel. Un point d'honneur est mis à vous déposer et vous reprendre devant la porte, malgré les difficultés de circulation. Une bonne note donc pour ce service proposé par expédia avec grup istanbul turizm avias, quand il faut le dire, il faut le dire.....
L'hôtel, est idéalement situé dans le quartier Sultanahmet (au 7 piyerloti cad) à 10 mn maxi à pied de tout ou presque, et de plus dans une ruelle quasiment interdite à la circulation, c'est à dire pour faire simple, très au calme. Le personnel est aux petits soins et très poli, voire même un peu trop, quand on est pas habitué comme nous.....
La chambre avec de vrais meubles (pas du confo en sciure de bois) est bien, le minuscule balcon me permettra quand même d'aller déguster mes sucettes à cancer qui sont ici à 2 euros le paquet!!!!!
En parlant d'argent, comme déjà constaté, et comme je vous l'ai déjà dis dans mes précédents comptes rendus, dans ces pays, le taux de change est plus intéressant sur place. La livre turque est plutôt instable et le cours change plusieurs fois par jour.
A Paris, je consultais le taux tous les jours avant le départ, il oscillait entre 5,7 et 5,8 livres pour un euro, ici cela a été entre 6,17 et 6,2, sans commission (à vérifier quand même) donc meilleur..... Pas la peine de cavaler avant de partir pour changer......
Le petit dej buffet se fera au dernier étage avec une belle vue sur la ville et sa métropole de 20 millions d'habitants.....
Cependant la plupart des mets proposés sont locaux et cela ne plait pas forcément à mes accompagnatrices qui ne partagent mon gout pour les expériences "culinaires".
Beaucoup de "gâteaux", charcuteries "spéciales" et divers "fromages" sans beaucoup de saveurs, il faut bien le reconnaître. Par contre, le miel vous est proposé en provenance directe de la ruche, c'est à dire carrément un "morceau" extrait du lieu de production.
Pour une fois, on n'envisage pas de prendre le bus à double étages et arrêts multiples pour faire nos visites, car l'essentiel à voir pour un court séjour est géographiquement concentré, d'ailleurs les 4 jours (en réalité 2 jours pleins et 2 demis avec le tranport)
seront bien remplis.
Une fois la chambre perçue et les valises cabines posées (largement suffisantes pour un petit séjour, et qui évitent d'attendre à l'arrivée, et les éventuels frais de plus en plus récurrents pour les baggages en soute) on attaque réellement notre séjour.
Première chose étonnante quand on ne le sait pas: le nombre impressionnant d'hommes au crane rasé, rougeatre et pansements énormes, Istanboul est en effet devenu le centre mondial de la greffe de cheveux et attire ainsi mensuellement plus de 5000 touristes capillaires!!!!!!
On ne recule pas devant la facilité, et on se rend à l'hippodrome tout proche avec sa fontaine allemande, ses obélisques et sa vieille colonne serpentineYilanli en bronze et à chacune des extrémités, saint sophie et la mosquée bleue, cette dernière est déjà fermée au public.
fr.wikipedia.org/wiki/Hippodrome_de_Constant...Attention pour les différents horaires d'ouverture, et tenez compte qu'à l'heure de la prière, les lieux sont réservés aux pratiquants. Ce sera donc Sainte Sophie pour commencer, basilique devenue mosquée à tout de même 10 euros l'entrée et en plus elle est, comme malheureusement tous les bâtiments historiques de la ville, en pleins travaux, ce qui ne nuit pas à la contemplation mais est dommageable pour les photos.
www.istanbul-city.fr/guide-istanbul/sainte-s...A l'issue on enchaîne avec la citerne souterraine (yerebatan)
www.istanbul-city.fr/guide-istanbul/citerne-...elle aussi en travaux et donc VIDE, notre parcours est accompagné du doux son des marteaux et burins. Par contre, là comme dans beaucoup d'autres endroits, on vous propose la photo de famille en costumes d'Ottoman, cela a visiblement beaucoup de succès et fait partie du business local. Il fait déjà nuit (décalage horaire plus 2 à cette période) et nos estomacs réclament.
On se laisse volontairement et aimablement racoler pour déguster un large plat copieux
pour pas trop cher, de toute façon on est pas là pour la gastronomie, et la gastro encore moins ....
J"ai hésité à tester la KUMPIR, mais là où j'en ai vu, il y avait un peu trop d'attente à mon goût.
Mais c'est quoi la KUMPIR?
Et bien une ENORME pomme de terre cuite au four, ensuite on vous mélange la chair avec dubeurre et du fromage, puis vous choisissez ce que vous voulez y rajouter parmi un large choix d'ingrédients divers, gastro nomie quoi!!
fr.wikipedia.org/wiki/Kumpir
Chemin retour par la place des 2 mosquées avec de belles photos de nuit et la douce musique du disc jockey qui a installé ses platines en haut d'une tour ronde????
Le lendemain matin, on commence par Topkapi, également partiellement en travaux, son harem, sa salle des circonsisions et le reste , y a du monde, et bien sur encore une fois beaucoup beaucoup de hordes d'asiatiques, malheureusement toujours aussi respectueux quand ils sont en groupe (confère mes récits précédents).
On continue en rejoignant le pont Galata et après un merveilleux sandwich au poisson grillé à 3 euros,
pour 5 euros par tête on prend le bateau pour presque 2 heures de navigation sur la corne d'or et le Bosphore, cela permet à petit prix de voir pas mal de beaux monuments, notamment la forteresse Rumeli,
seulement la contrepartie du prix c'est que les rares commentaires en anglais sont carrément incompréhensibles et inaudibles dans le haut parleur qui hurle....
Une fois accostés, on traverse le pont rempli de pêcheurs à la ligne, pour rejoindre la belle tour rénovée Galata et sa file d'attente, d'en haut par ascenseur puis via un escalier très étroit, la vue est belle mais la circulation à cause des badauds qui n'en respectent pas le sens est compliquée.
A l'issue de cette courte visite, on emprunte la longue avenue piétonne et commerçante Istiklal et son célèbre vieux tramway rouge. Après un passage à l'église saint antoine de paddoue devant laquelle trône un sapin de Noel géant, décoré et illuminé (et oui laïcité!!)on arrive à la grande place centrale Taksim, où face au monument de la République, la construction controversée et plusieurs fois reportée d'une nouvelle mosquée semble bien avançée.
Moyennant 5 livres le ticket (attention pas de guichet, machine et monnaie obligatoires) on prend le "funiculaire" souterrain pour rejoindre Kabatas et le tramway jusqu'à la station Gulhane, car mine de rien on s'est bien éloigné à force de flâner.
Là, tout près de la sortie "basse" de Topkapi, on avait repéré 2 petits restaurants typiques à l'air sympathique et l'on teste un gozlème. Cette sorte de grande crêpe fourrée ou pas avec fromage ou autre, est cuite devant vous sur un genre de grand "billig" bombé.
On ne manque pas non plus de prendre un "testi" kebab (poulet légumes) surtout pour son céremmonial et rituel service. Après l'avoir amené en salle sur son support enflammé, l'avoir tapoté à plusieurs reprises, on "décalotte" le couvercle de ce pot de terre cuite. Normalement la vraie tradition veut qu'on le sabre à la façon d'une bouteille de champagne, mais après le pot cassé n'est plus réutilisable.....
Bien repus et les petons eux aussi enflammés on regagne nos pénates.
Ce matin, la pluie annoncée est bien présente, et à travers les gouttes on rejoint et visite la mosquée de Souleymane
www.istanbul-city.fr/guide-istanbul/mosquee/...Ensuite à travers un dédale de ruelles très commerçantes on rejoint le grand bazaar.
Chacune a sa spécialité semble t'il, ainsi dans l'une, il n' y a que des vendeurs de rivets et boutons destinés à la couture, des boutiques entières remplies de sacs. Dans une autre on ne vend que bonnets et gants, une autre des draps et parures de lit, une autre que des ............. respirateurs artificiels. Même si la Turquie est l'un des pays les plus engagé dans la lutte contre le tabagisme, il faut bien dire qu'ici en plus des narguilés et chichas, ça fume énormément et partout.
A noter qu'ici chats et chiens en liberté sont très nombreux, et nourris par nombre de particuliers, les chiens "étiquetés" à l'oreille semblent être répertoriés, et au marché "animalier" jouxtant le grand bazar, les croquettes en tout genre à bas prix sont vendues en vrac et au poids.
On y trouve aussi en vente libre des sangsues aux vertus médicinales....
Enfin le grand Bazaar (4000 boutiques, 58 allées et 18 portes d'accès avec portiques et police) dans skyfall, James Bond fait de la moto sur ses toits, et toi tais toi.....
Il est divisé en plusieurs secteurs, antiquités, vêtements (en cuir notamment) bijoux, ça grouille de partout, même si le marchandage est de rigueur, et malgré ce que j'avais lu sur l'endroit, je pense que l'on peut y faire de bonnes affaires. En tout cas c'est idéal pour les souvenirs bon marché et on fait le plein de porte clés avec l'oeil bleu protecteur (nazar boncuk, 1,6 euros les 5, difficile de trouver moins cher)
et de petits bracelets de perles très jolis pour le prix. Services à thé multicolore et luminaires orientaux sont à profusion.
fr.wikipedia.org/wiki/Nazar_boncuk
Bien sur c'est tellement grand et les allées se ressemblent tellement que l'on s'y perd et passe plusieurs fois au même endroit!!!!
On croise de nombreux serveurs de thé qui passe de boutiques en boutiques livrer et ramasser les tasses vides, cela semble très organisé, chacun paie avec des jetons....
L'heure de la prière étant passée, déchaussés et voilées, on visite gratuitement la mosquée bleue, elle aussi en plein travaux.
La fatigue se fait ressentir, et le dernier repas se fait à proximité immédiate de l'hôtel, la pluie n'a pas cessé de la journée, et une partie de la salle non étanche commence à prendre l'eau.....
Bien sur avant de rentrer, on se prend à nouveau quelques friandises sucrées histoire de digérer tranquille.
Dernier jour, la prise en charge à l'hôtel est prévue à midi, du coup on retourne au grand bazar, dépenser encore quelques livres et échanger le reste contre des euros car j'ai prévu trop large sans tenir compte que finalement ici c'est globalement pour nous pas très cher.
Pour un court séjour, je pense que cette destination est sincèrement à recommander, la ville est belle, propre, le tramway moderne est bien pratique et la population loin d'être antipathique. Question météo nous n'avons pas choisi la période la plus favorable, et avant d'y aller, attendre la fin des nombreux travaux de restauration pourrait être judicieux
comme d'hab petit lien vers mon diaporama
https://www.youtube.com/watch?v=CGTrJJSl5cc
A bientôt
DJ93
Byzantium... Constantinople... Istanbul...
Three names that were bound to be synonymous with wonderful promises...
Three names for a single city... and what a city!!!
It promised things to see, to admire, a dive into the past, culture, the wonders of the 1001 Nights... AND IT DELIVERED!!!
And honestly, 4 days is already great but far from enough!!!
For those who might be hesitant (rightfully so) to go to Istanbul given the current climate, I’d say they’re wrong... I felt safer there than in my own city!! I went with my husband and kids and I’d do it again without a second thought!!
I’d start by saying that 4 days gives a good overview—we almost did everything on foot (I made enemies in my own family...), noses in the air, 20 km a day... BUT 4 DAYS IS NOT ENOUGH AT ALL!!! That’s settled!
We flew with Turkish Airlines, Lyon to Istanbul direct—very good, nothing to complain about.
We rented an apartment via Airbnb in Balat for 5 nights / 400 €—a completely renovated apartment in a typical wooden house in the neighborhood, like a dacha. The owner was super nice and let us have two apartments (since nothing was booked)—one for us parents, one for the teens!!!
So, the Balat neighborhood was a deliberate choice on my part—I didn’t want to stay where the tourists were, so we sort of exiled ourselves to the old Orthodox quarter, very much in its own juice, and we loved it!!!
But I’m not sure I’d recommend it... wooden houses, many still in ruins, winding cobbled streets, cats, kids playing in the street, cats, the bread vendor in the morning pushing his cart and shouting, cats, old men lined up outside on their chairs drinking coffee (the famous Turkish coffee—don’t stir it... if you like it...!), grandmas in black, dogs, chickens... it felt surreal, timeless, like we’d stepped into 1920s post-war... so opposite from the modern Istanbul waking up. Here, it was a real movie set...
So disorienting and timeless that when we gave the address to a taxi driver at 11 PM, he said, "Oh no, I’m not taking you there—every time I go, I get lost..." Well, that’s what it *seemed* like he said.
The second driver wasn’t any better... we don’t speak Turkish, but it was pretty clear!!
My kids found it very encouraging: "Where are you taking us??? It must be super sketchy... but hey, dying in Istanbul is way more exotic than in Lyon!!" So when the third driver said "OK," we didn’t negotiate at all!! And we said thank you!! He got lost once, twice, grumbling and sighing, asked an old man out for a nighttime stroll, and we found it!!
Exploring the neighborhood the next morning while shopping for breakfast, I was really glad I’d made that choice—the area was perfect!!
A mix of past and present where Orthodox and Muslims coexist without issue (at least from our Western tourist perspective). A colorful neighborhood between ruins and rebirth, between two centuries.
So we wandered the area, got lost... found our way, got lost again... Our host had explained where to buy a bus pass and how it worked, so we did that, but to start, we decided to walk to the center along the Golden Horn. Well, I sold the idea to the whole tribe... they fell for it once, not twice!!
We took (still on foot) Atatürk Bridge, crossed the Bosphorus, and wandered through the little streets up to Galata Tower. We had a great view from the bridge, and also from the tower, which I highly recommend. And since it was Friday at noon, we got to hear the call to prayer from all the mosques—total culture shock!
The view is magical: mosques, minarets, the Bosphorus, and on the other side, Asia. Instant love for this city!!
It’s a very lively, touristy neighborhood too. They say it’s the modern side of Istanbul, but it’s kept its soul. We were immediately struck by the cultural and religious contrasts, and it was buzzing in a great atmosphere. Veiled women sitting on terraces with their friends, made-up and in miniskirts—everything seemed to coexist harmoniously. The whole trip, we felt completely safe and never oppressed. We saw a dynamic, free-spirited youth, but maybe that’s just the tourist perspective, and we’re well aware the situation could change...
We wandered through the Beyoğlu and Galatasaray districts up to Taksim Square, between churches and mosques, little streets, alleys, covered markets where Zara rubs shoulders with century-old shops. My only regret is not spending two days there—it’ll be an excuse to come back...
We devoured three pieces of Turkish delight and kept going, descending this time (BECAUSE ISTANBUL ISN’T FLAT!!) down to the Kabataş ferry terminal on the Bosphorus. I hadn’t planned a cruise, but given the price and the need to rest our feet, we opted for the boat.
We took a 1.5-hour cruise and didn’t regret it—it was amazing! The view of the Bosphorus shores, stunning houses, palaces, wooden dachas—vestiges of the bourgeoisie. We passed 200-meter container ships, sailboats, speedboats, and dozens of dolphins—so exotic!!
We could’ve made stops (get off, visit, get back on the next boat), but we just let ourselves drift to the sound of seagulls, wondering which way we’d go back...
So at the dock, we took a bus... a bit randomly, but we’d decided we needed to cross a bridge—lucky us, we did!
We walked to the Spice Bazaar, ate in a little place—something spicy but not too much, with rice... for next to nothing.
And on the way back, by sheer luck, I pulled out my guidebook, which mentioned not to miss Rüstem Pasha Mosque, a small mosque on the roof of the bazaar—it’s almost a stroke of luck to find it. We had it all to ourselves, with its beautiful carpet... my big crush. Nothing grandiose, but almost magical, and we were alone—it had the charm of the first time.
I love Italian churches... but Istanbul’s mosques really don’t have anything to envy them!
After that encounter, I added a bunch more to my itinerary—knowing there are nearly 2,800 mosques in Istanbul, we weren’t going home anytime soon!! And my son said, "I’m gonna end this trip in socks if I have to take off my shoes every time!!!"
The next day, still wandering blindly in our neighborhood, we went on foot to visit Chora Church (Kariye Museum), a Catholic church that was at the center of a monastery dating back to Roman times, with the first vestiges from the 6th century. It’s now a museum, and the magnificent golden mosaics are really worth the detour—a true little gem, just like the neighborhood, still a bit in its own juice but in full renaissance.
We reached the historic center via the grand boulevards, where shops selling tacky dresses line up one after another... not to mention the dozens of bridal shops (confirming the youth of the population... or that they get married often...).
We visited Fatih Mosque, again all to ourselves—very beautiful, completely renovated.
Then Şehzade Mosque, and not far away, Laleli Mosque. My husband would say, "Once you’ve seen one, you’ve seen them all..." That’s one point of view, but I never got tired of them. These are places with such serenity, so bright, white, vast, calm—I could’ve spent the whole day there. Pure architectural and spiritual masterpieces... but other mosques were waiting!!
We arrived in the historic center of Sultanahmet, with the tourist buses... but that’s what we’re here for, right?!
SO, Hagia Sophia... AYASOFYA... Byzantine jewel. I’ll spare you the history—everyone goes to Istanbul to see it. It’s a must: the star of Istanbul!
I recommend the audio guides.
From the outside, it’s a bit massive, not very pretty—to be honest, you’re lenient because the old lady isn’t exactly young. She started her journey in the 6th century. The inside is a bit disorienting—you immediately feel all the eras that have succeeded one another. So you’re not quite sure what you’ve come to see—a church, a mosque... it’s a museum!! But all the eras have, despite everything, respected the place, and the whole thing is very impressive and quite harmonious. I was expecting a tourist trap, but not at all—there was almost no one, and we wandered around, letting the place inspire us.
Since we were there, we moved on to the Blue Mosque: Sultan Ahmed Mosque... all the tourists were there... we waited in line, headscarves on, shoes in hand... all those people took away its charm and soul. 21,000 tiles, not so blue after all. It’s very beautiful, but not our favorite... though from the outside, it’s stunning and very photogenic.
But apparently, "Little Hagia Sophia," a bit further away, is really worth it and much less crowded. We didn’t go to the Basilica Cistern either, which tempted me so much, but there were too many people...
Sultanahmet is full of ancestral treasures that make Istanbul’s charm and reputation, bearing witness to the past grandeur of this sublime city.
We headed back toward the Grand Bazaar of Istanbul... Aladdin, Scheherazade, sultans, favorites, and the 1001 Nights... it’s magical!! You can happily get lost in a maze of colors and scents, inside and out (less touristy and cheaper!!). Of course, there’s plenty to empty tourists’ wallets, but after doing the Moroccan souks several times—quite oppressive in my opinion—here, no pressure at all. We really felt great, surrounded by polite, kind, and smiling people.
We found our happiness in magnets and other souvenirs... my daughter got two scarves, bracelets, and four husbands!!!
At noon, it was packed; at 5 PM, no one...
BUT personally, I preferred the Spice Market, located just behind Yeni Camii (oh, we didn’t visit that one...), the New Mosque on the Bosphorus. It’s smaller but better quality. We brought back jewelry, spices, bath towels (they don’t take up much space in a suitcase... but they’re so beautiful...). In short, we found what we were looking for... but that’s just our opinion....
Little walks on Galata Bridge with its fishermen, and we ended up eating a real kebab at the foot of the New Mosque—super good (and the spicy one is *really* spicy; the non-spicy one is too!!). We sat on the docks, watching the bustling city!
We took bus 99 back to Balat (because we’re *persona non grata* with the taxis!!)... And what’s great about Istanbul with the Turks is that, of course, they spotted us as loud French people. First, they saved us because we were going the wrong way, then on the bus, we were looking at the stops like:
"Do you think we get off at this stop or the next one??" And every time, kind people approached us:
"Ohh, you’re French! My brother-in-law works in Besançon—do you know Besançon?"
"No..."
"It’s nice, but it’s cold... I worked there for 3 years and then came back..."
And just like that, every evening we made new friends!! They all have family in France...
The first night, one even got off at the same stop as us and walked us back for fear we’d get lost "because tourists get lost in this area... taxis too, by the way!"... Don’t even get me started, my good man!!!
Day 3... After a good Turkish breakfast in our movie-set Balat-Fener, where cats, dogs, and grandpas wander (I love it +++), off we went on bus 99 toward Topkapı Palace...
The 1001 Nights palace of the Ottoman sultan from the 15th to the 19th century... and its harem!!!!
And we weren’t alone!!
But it’s very well organized, and the audio guides are very useful. We all four loved it. We couldn’t help comparing it to the Alhambra in Andalusia... it’s less grandiose but still very beautiful. Very blue, very green, very beautiful! And very big... we spent 4 hours there dreaming of another time...
After a good meal on a terrace to rest our feet and digest the Turkish delight... we wandered the streets: headed to the hills to visit Süleymaniye Mosque: the mosque of Sultan Suleiman the Magnificent!!
You can’t miss it—perched on its hill, you see it from wherever you are in Istanbul!!
We put our shoes in little lockers, put on our headscarves, stopped talking, and sat on the beautiful red carpet, enjoying the ambient tranquility...
My daughter thought it was the prettiest.
Huge, graceful, luminous, harmonious—a true jewel (of course, if you like mosques and haven’t overdosed!!)
We walked back down quietly through the surrounding little streets, thinking we’d enjoy it more next time...
We stopped by the Spice Bazaar again, just in case we’d forgotten something...
And we got back at 6:30 PM to eat pastrami and local cheese in our dollhouse wooden home...
Last day... it’s raining... bummer...
We took our bus again, and big day—we took the Marmarail metro to go
TO ASIA!!!
For teens and adults alike, it’s too fun!!! We’re easily amused!
In one metro station, we changed continents... magical!
It’s very modern, clean, and there was no one...
We didn’t explore the entire Asian side, which deserves much more time than we gave it, but we made do with what we had...
We toured Kadıköy—very nice, lively, very commercial. You can feel it waking up, lots of cool little shops. Given the weather, there were very few tourists—a very nice surprise. We had lunch at Ciya, famous for its Turkish specialties—it was delicious.
There’s a magnificent view of the Bosphorus and Sultanahmet—at sunset, it must be magical.
We came back by boat to enjoy the view—no more rain, but a good wind in return... between tankers, seagulls, and dolphins!!
We crossed another beautiful maze of little commercial streets, bustling and full of history, reached the Grand Bazaar again—just in case we’d forgotten something... and because it was raining again... so a little tea in the warmth was always welcome.
We bought baklava and Turkish delight from Afiz Mustafa for the grandparents who were looking after the dog... ate one last kebab, and went back to pack, stuffing our bath towels into bags that were too small...
Tomorrow, the taxi comes to pick us up at 6 AM... if he finds the address!!!
I loved it...
Actually, everyone loved Istanbul...
I found it such a contrasted city—between modernity and tradition, past and present, so young, dynamic, optimistic, and smiling. Sure, it’s sometimes messy, ugly, not well-maintained, but that’s its charm—so authentic.
And long may it last....
Arrivés à Istanbul mardi soir, j'entame donc ce carnet de voyage pour vous conter mes aventures (et mésaventures éventuelles !).
Vous pouvez retrouver mes aventures, photos et infos pratiques sur mon blog :
www.lasourisglobe-trotteuse.fr/istanbul/
Nous sommes partis avec Air France pour 160€ AR, prix corrects vu qu'il n'y a pas d'ultra low-cost pour cette destination. Pour ces dates à peine 40€ d'écart avec Pégasus pour des horaires qui nous convenaient mieux et surtout une arrivée à Atatürk donc plus près du "centre".
Départ prévu à 18h50, à Roissy on stresse un peu car seulement un comptoir ouvert pour passer le contrôle des papiers, 45 mn d'attente... encor un coup de stress car pour la Turquie, "destination sensible" on nous demande un billet retour ou une réservation d'hôtel, et on a ni l'un ni l'autre sur nous ! (on ne peut pas imprimer sa carte d'embarquement plus de 30h avant le départ). Bon ça passe, heureusement ! La porte d'embarquement est loin, il nous faut reprendre le CDG Val. On passe très vite les contrôles de sécurité et on arrive dans un hall pas trop bondé et confortable. L'embarquement se faire sans encombre, contrairement à Ryanair dont nous sommes des habitués (et Easy jet) on nous fait pas poireauter 20 mn debout. Personne agréable, repas plutôt pas mal... On ne prend jamais Air France (enfin ça faisait longtemps) et on est content 😎
Arrivée à Attatürk un peu en avance, on passe l'immigration en 5 mn, on change un peu d'argent (taux pas trop désavantageux) et on file prendre la navette Havas qui part 10 mn plus tard, pour 11 TL chacun soit environ 3€, jusqu'à Taksim, en 35 mn.
De là, on marche environ 800 mn jusqu'au studio réservé sur Airbnb pour 20€/nuit. On nous a donné le digicode et la clé est sous le paillasson, on ne verra donc personne (il est 0h30, ça se comprend).
Le studio est petit mais suffisant pour ce qu'on compte y faire (dormir, se laver, boire un thé au réveil et avant de dormir) et pour 20€ on va pas demander la lune. On l'avait choisi sur "cour" (en fait une ruelle) mais on entend quand même un peu les voitures. Avec les boules quiès ça passe (nous sommes tatillons sur le bruit). Détail important qui a orienté notre choix sur ce studio : il y a des rideaux suffisamment opaques pour ne pas être réveillé aux premières lueurs du jour.
1er jour à Istanbul :
Je tiens quand même à préciser qu'à cause de soucis de santé, notamment aux jambes, j'en fais moins que la plupart des gens dans une journée. Je peux pas faire autrement, donc ne pas s'étonner si nos journées paraissent plus "light" que la moyenne. Puis on aime flâner et prendre notre temps, tant pis si on ne voit pas "tout", on peut toujours revenir...
Après avoir mangé dans une petite cantine sympa suggérée par notre hôte, on se balade sur la rue Istiklal, principale rue animée de la ville, dans l'ancien quartier européen de la ville, de l'autre côté de la Corne d'or. On préférait loger là que dans le très touristique Sultanahmet...
On a déjà parcouru la moité de la rue en arrivant de nuit. C'est vraiment joli, et très européen de style ! Très XIXe siècle d'ailleurs ! Beaucoup de bâtiments Art nouveau, j'adore ! On visite l'église Saint-Antoine de Padoue.
On redescend doucement vers la tour de Galata (on n'y grimpera pas cette fois) puis ensuite vers le pont du même nom, plus bas.
Petite anecdote qui nous ait restés en travers de la gorge et peut-être une "arnaque" : on voit un cireur de chaussures qui fait tomber sa brosse sans s'en rendre compte. Mon copain, toujours serviable, la ramasse et va lui rapporter. Le cireur commence alors à engager la conversation, nous demande d'où on vient, et insiste pour cirer les chaussures de mon copain. Il refuse au début mais il le tire par le bras en insistant encore. Naïvement on se dit que c'est pour le remercier même si depuis Marrakech je me méfie comme la peste ! Son frère arrive et insiste pour faire les miennes de chaussures. À la fin bien sûr ils nous réclament 40 TL... On leur donne un billet de 50 et ils voulaient même pas nous rendre la monnaie ! J'ai été étonnée que mon copain paie car ce n'était franchement pas clair, on n'a rien demandé ! Mais pas envie de se prendre la tête dès le premier jour... Mais voilà, si ça vous arrive faites attention ! Voilà la récompense pour rendre service, on nous y reprendra plus, tant pis ! Maintenant on se méfie de tout le monde. En plus 40 TL c'est cher, on trouve des cireurs de pompes au même prix en France...
Malgré ce petit incident on redescend vers le pont en flânant dans les rues. Il fait bon depuis le départ mais sur le pont puis les quais on a carrément chaud ! Heureusement il y a un peu de vent. On admire surtout la vue sur Sulanahmet et au loin sur sur la rive asiatique. Magnifique !
On traverse le pont et on visite la belle mosquée neuve (qui date quand même de la fin du XVIe siècle !). C'est la première mosquée que je visite ! Il faut se déchausser et se couvrir les cheveux et les genoux pour les femmes. J'ai un foulard mais une jupe longue est prêtée (des foulards également). C'est vraiment beau !! Tout est un céramique et la coupole est impressionnante ! Je suis aux anges.
On fait un tour dans ce quartier du bazar égyptien où là l'ambiance me rappelle les souks de Marrakech. L'architecture est un peu de bric et de broc, je dirais pas que c'est beau ou moche...
Pause gouter (baklava pistache et thé à la pomme) dans un petit café assez simple et rempli de Turcs plus que de touristes, bon point ! Par contre les toilettes sont "à la turque" et honnêtement je préfère éviter...
Mes jambes me font souffrir donc j'avais besoin de me poser mais d'être assise n'arrange rien donc finalement on traine pas trop.
On va alors visiter la mosquée de Rustem Pasa, très jolie aussi bien plus que petite !
Encore un tour dans le bazar, on achète du café dans une enseigne apparemment connue où les Turcs font la queue. Ça sent bon ! On repère un peu les thés à la pomme et à la rose (plus assez de TL sur nous). Comme dans tout ce genre d'endroits c'est un peu soulant, on vous saute limite dessus dès que vous avez le malheur de regarder un peu la boutique, il y a pas mal de rabatteurs... c'est clairement pas une ambiance qui nous botte, même si on savait à quoi s'attendre.
On se baladera ensuite jusqu'à Sainte-Sophie. Un tapis de tulipes est dressé non loin, superbe !
La mosquée bleue se présente devant nous, encore plus magnifique (je trouve Saint-Sophie moins raffinée dans l'architecture). On se pose sur un banc en attendant le coucher du soleil (et mes jambes ont besoin de repos...) pour faire de jolies photos des monuments éclairés.
On fait le tour de la place, on va jusqu'à l'Hippodrome dont il ne reste plus grand-chose à part trois colonnes, très bien éclairées de nuit. Il y a des toilettes publiques sur la place, pour 1 TL (à l'occidentale...), très propres, bon à savoir !
On achète deux Istanbulkart pour les transports, qu'il faut charger ensuite. Un gentil Turc nous aide (on se méfiait du coup mais non, il état juste serviable, ouf). On reprend le tram jusqu'au terminus de Kabatas, puis le funiculaire jusqu'à Taksim.
Il est 21h30, on a faim, et la flemme de passer du temps à chercher une adresse originale, et il faut dire que dès qu'on s'approche d'un établissement on nous saute dessus 😛 On mange dans une sorte de "cantine" un peu haut de gamme (enfin déco plus classe) où on choisit directement ses plats au comptoir. C'est bon sans être excellent non plus mais au moins c'est bon marché (16€ à deux pour deux plats, une portion de frites apparemment maison, une portion de riz, deux jus de cerise et un dessert chocolatée à partager).
Après manger on flâne un peu sur Istiklal et on s'arrête boire un café turc. Là on se rend compte qu'on nous a facturé 50 cts de trop, par principe je vais quand même réclamer, il faudra expliquer que 2x 4.5 = 9. Arnaque ou erreur, on ne saura pas. Bon c'est pas une grosse somme, mais comme je disais, c'est pour le principe...
On flâne encore un peu pour repérer où manger les jours suivants. Beaucoup de "cantines" plus que de restos classes, et quand il y en a on nous saute dessus dès qu'on veut regarder la carte 😛
On achète du thé à la pomme et à la grenade (en sachet) un bouteille d'eau, et on rentre.
Pour une première journée, on aime surtout appréhender la ville, flâner sans prise de tête, la visite des monuments ce sera après. Découvrir une ville passe d'abord par son ambiances, ses rues, les gens...
Pour le moment ça nous plait sans que ce soit un coup de coeur et ça confirme que l'ambiance "orientale" c'est pas trop notre truc mais tout ça on s'en doutait un peu. La ville est sympa et offre pas mal de choses à voir, c'est animé, on peut facilement manger et boire sans se ruiner, donc ça c'est bien !
Hâte de voir la suite !
Pour ce premier jour hormis des balades on compte bien sûr faire les incontournables : Sainte-Sophie, Tokpapi, le grand bazaar (enfin là plutôt rapidement car vous l'aurez compris les sollicitations en tous genres c'est pas trop notre truc), les principales mosquées, aller sur la rive asiatique, faire une balade en bateau sur la Corne d'or et le Bosphore...
Bonjour,
voici quelques infos sur notre séjour à Istanbul durant les fêtes de Noël 2011.
C'est original mais sympa.
Jeudi 22 Décembre :
Départ matinal pour St Exupéry, au vu des problèmes de grève des agents de sécurité. Formalités passées très vite, sans encombres, peu de personnes, mais une organisation sans faille (plus rapide que certaines fois, ce qui va m'attirer des foudres!!!). Par contre l'avion pour Munich ne décolle pas à cause de la neige en Allemagne. Retard de 45minutes, alors que l'on a que 55 minutes de transit à Munich. On verra bien ….
Arrivée à Munich, une navette nous attend, nous amène à l'avion tels des VIP et on passe 10 minutes en Allemagne avant de décoller pour Istanbul.
Arrivée à l'heure prévue, donc bravo la Lufthansa toujours très efficace.
Istanbul nous accueille sous le mauvais temps, il a plu il y a peu. Taxi pour Sultanhamet (40 livres Turques) et installation à l'Hôtel Azyade. Chambres petites mais très agréables, accueil chaleureux, voire familial. Tout de suite une petite promenade vers Ste Sophie à un quart d'heure à pied. Tout est illuminé, la mosquée bleue est magnifique, le coin est sympa de nuit. Un resto pour découvrir la cuisine turque (Resto Faros : Super, à 6, avec des spécialités anatoliennes, une bouteille de vin, 200 TL, soit 80 € environ). Retour à l'hôtel et dodo.
Vendredi 23 Décembre :
Après une bonne nuit, le quartier est très calme, un copieux petit déjeuner pris au dernier étage de l'hôtel avec une vue splendide. Le hic : il pleut !!!
Départ pour Ste Sophie, quelques photos et direction Topkapi tout à côté. Il n'y a personne c'est l'avantage. Entrée à 20 TL plus le harem à 15 TL. Le lieu est beau, mais très vite la pluie nous oblige à entrer dans les pièces ouvertes (pas toutes). Direction le Harem, les lieux sont superbes, même s'il n'y a pas de meubles et donc difficile de se plonger à l'époque du sultan. Au fur et à mesure que l'on pénètre dans les salles, l'ambiance vient peu à peu. Ensuite direction les salles du trésor. Beaucoup de richesses, d'or et de bijoux. Tous sont plus gros les uns des autres. Là il y a plus de monde, notamment des écoles. C'est pas grave, car les enfants sont petits et n'arrivent pas à la taille des vitrines, on peut donc voir par dessus eux (Hi, hi, hi!) La pointe du palais se faisant sous la pluie, on a pas l'occasion d'apprécier le Bosphore et Istanbul à nos pieds. C'est pas grave, si cela dure qu'un jour !!! A la sortie de Topkapi (3h00 de visite cool), en contrebas un resto super (celui que l'on a préféré) le RUMIST Café. Pas cher du tout, très copieux et très bon. Ensuite direction Ste Sophie, pas de file d'attente, (20 TL), c'est grandiose, immense, mais assez dénudé. 1H30 de visite le temps de prendre beaucoup d'images et de bien faire le tour intérieur. L'extérieur sera très vite fait par cause de pluie. Traversée de la route et c'est la Citerne Basilique qui nous accueille (10 TL).C'est original comme lieu, on se retrouve dans l'ambiance de « Bons Baisers de Russie » un des célèbres James Bond. C'est très humide, mais moins que dehors !!!. Retour à l'hôtel et comme la fatigue est là, on se fait le resto de l'hôtel. La vue est magnifique, mais le repas décevant. Dodo.
Samedi 24 décembre :
Lever tranquille et vite à la fenêtre pour voir le temps. Il neige !!!! Peu mais quand même ! Aujourd'hui, le Grand Bazar. On commence par faire les quelques étapes historiques des lieux et ensuite on se laisse perdre parmi les rues. Rien d'inquiétant, ce n'est pas si difficile que cela de se repérer. Une tentative de sortie du bazar (il est couvert) et on s'aperçoit qu'il ne neige plus. Vite le quartier de Beyazit et sa mosquée. Notre première en « activité » ! Le cérémonial des chaussures est comique, et plutôt long. On s'y fera par la suite. Jolie mosquée et plus vivante que Ste Sophie. Retour au Grand Bazar et de nouveau déambulation tranquille. On quitte les lieux et on descend à travers les rues pour atteindre le Bazar Egyptien. Ambiance complètement différente, les senteurs sont excellentes, les étalages plein de couleurs. Un repas dans une cafétéria « Bambi » est son nom et bonne est la cuisine. Une mosquée pour la route, la Mosquée Neuve et nous prenons le tram (jeton à 2TL) pour Dolmabahçe un palais de sultan sur les bords du Bosphore. Il ne pleut plus, on peut donc faire les extérieurs. L'entrée avec le harem est à 40 TL. Par contre ce sont des visites guidées, l'une pour le palais et l'autre pour le harem. Elles sont soit en anglais, soit en turc. Nous choisissons la première (bizarre!) malgré note petit niveau d'anglais. Je l'explique au guide, celui-ci me fait toute une théorie sur l'accent américain, que lui, le parle bien etc... C'est donc confiant que nous abordons la visite. Impossible à comprendre, ce personnage s'avère inutile si ce n'est que sans lui, on ne pourrait pas entrer. Les photos et films étant interdits, c'est avec notre Routard (assez utile) que nous faisons la visite. De très belles choses, mais dommage que les explications étaient inaudibles et incompréhensibles ! Par contre, coup de chance avec le harem, la guide se révèle très sympa et parle un anglais que je comprends. Du coup la visite est encore plus agréable, car en plus des lieux qui sont magnifiques les explications sont intéressantes. Ce palais est sympa à découvrir. Nous n'allons pas plus loin vers l'est, je voulais faire Ortakoy et sa mosquée, mais celle ci est en travaux, donc nous flânons un peu avant de reprendre le tram pour l'hôtel. Petit apéro dans la chambre avec du champagne (ramené de France dans les valises!!!), et direction restaurant Kayikci très bien. Dodo
Dimanche 25 Décembre :
Aujourd'hui c'est l'Asie qui nous attend !! Tram jusqu'à Eminonu, traversée en ferry (2TL) et arrivée à Uskudar. A la sortie du bateau, une station de bus. Nous voulons faire le palais de Beylerbeyi. Tous les bus n°15 (sauf 15F) y vont, par contre attention les tickets sont vendus par carte de 5 et au retour on ne peut les acheter dans le bus, il faut donc prévoir le nombre suffisant de trajets pour l'aller et le retour. Ce palais lui aussi se visite comme Dolmabahçe, avec des visites guidées. Notre guide est super, il me propose de faire la visite en anglais, de me laisser le temps de traduire aux autres (ce que je comprends!!!) pendant qu'il l'a fait ne turc aux autres personnes. On part comme cela, et il parle un anglais que je comprends (surement pas un bel anglais!!) et du coup la visite est incroyable. Les lieux y sont pour beaucoup. Nous avons un coup de cœur pour ce palais. A la fin, le guide me propose de travailler avec lui, mais bon …. Retour à Uskudar, visite des deux mosquées autour, toujours avec nos chaussures, petite promenade le long des quais où les pêcheurs donnent un joli spectacle et repas dans une sorte de brasserie, qui à notre arrivée était vide, mais à notre départ pleine comme un œuf. Promenade dans le quartier au milieu de marchés aux fruits, aux légumes, aux poissons et à la viande. C'est très coloré et pittoresque. On attend ensuite le bateau pour faire une croisière sur le Bosphore. Il y en a plusieurs types, nous avons choisi celle intitulée Short Circle Cruise, qui dure deux heures, sans escales au tarif de 10 TL. En hiver elle n'a lieu que le dimanche et on a du pot sur le temps, même s'il fait froid, il y a du soleil. C'est bien agréable de se poser et de voir les rives du Bosphore. Le coucher du soleil sur Istanbul au retour n'est pas mal non plus !! Retour à l'hôtel pour un verre de champagne (c'est Noël quoi!) et direction un resto « Istanbul Anatolia » très bien et avec un patron très accueillant. Dodo ensuite.
Lundi 26 décembre :
Il fait beau ! Direction station de bus Beyazit. Le 38 ou 93B sont à prendre pour aller à l'église St Sauveur in Chora. Le trajet se fait dans un quartier vraiment caractéristique, les rues y sont étroites et animées. La visite est intéressante et les mosaïques y sont magnifiques (10 TL). C'est extraordinaire l'état de conservation quand on pense aux nombres d'années écoulées. 1 h de visite environ et ensuite un taxi pour la mosquée de Soliman le magnifique, Elle est très grande et très belle. Avec le soleil, les vitraux dégagent une lumière originale, De plus la vue à l'extérieur sur Istanbul est sympa. C'est une chose qui nous avait manqué puisque le début du séjour était sous le signe de la pluie. Là encore 1h de visite et retaxi pour aller sur la place Taksim, un lieu de rencontre d'Istanbul moderne. L'après midi va être consacrée à la descente de l'avenue Istikial, les Champs Élysées turques. Plein d'attraits durant cette marche. Des églises, des mosquées, des recoins, des passages. Tout est varié et amusant à découvrir en cherchant un peu. Un petit resto dans le marché aux poissons et la ballade continue jusqu'à la tour de Galata. On ne monte pas, le café anémone à côté offre la même vue. Continuation de la descente dans ce quartier moins touristique, tram et retour à l'hôtel. Le soir un autre resto Amedros très bien et dodo,
Mardi 27 décembre:
C'est la dernière demi journée, et il fait très beau. Direction la mosquée bleue, la fameuse. Du bleu il y en a mais pas tant que cela. Elle est belle, grande mais .... Promenade entre les deux lieux mythiques d'Istanbul (Ste Sophie et Mosquée bleue) pour les avoir sous le soleil et direction Petite sainte Sophie. Celle-ci par contre est d'une finesse exceptionnelle, peut être la plus belle de toutes. Du balcon on peut voir des détails d'une grande splendeur. A 5 minutes se trouve la mosquée de Sukullu Mehmet Pasa, qui elle aussi est splendide et son école coranique est à voir. C'est le dernière fois que l'on se déchausse car il est temps de prendre un doner et de récupérer les bagages à l'hôtel, pour prendre une navette pour l'aéroport, Retour par Swiss Air, via Zurich sans problèmes,
En conclusion, un séjour très agréable malgré le froid et la pluie du début.
Les coups de coeur :
La gentillesse des turcs qui sont très attachants et sans arrières pensées. (De plus il y avait de l'anti-sarkozysme du fait du vote de la loi sur le peuple arménien, mais les gens nous en parlaient et voyaient bien que nous n'y étions pour pas grand chose).
La cuisine qui est partout excellente.
La petite sainte sophie
12 août 2011:pas dormi de la nuit je finis de fermer la valise et l'appartement il est environ 6:50 quand je pars de chez moi.après une bonne demi-heure de transport j'arrive à la gare de la Part Dieu il est environ 7:20 trop tôt pour prendre le tramway qui m'emmène à l'aéroport.
7:40:je prends les billets pour le tramway un peu cher mais le service est au top:des agents d'accueils nous aident pour porter les valises!!!
8:15:j'arrive enfin à l'aéroport et j'atteinds le bon terminal.j'ai un drôle de passager dans ma valise qui ira en soute:des magrets de canards!!!!!!!!!!un peu stressée pour les billets et l'escale je me renseigne et tout ira très bien!!!!!une hôtesse me fait signe et c'est à 7mon tour de m'enregistrer!pesage de la valise et elle est bien lourde:18,7kg!!!!!mais j'avais droit à 22kg! et en prime une étiquette rouge car correspondance très courte!!!après remise des cartes d'embarquement çe sera donc la porte D16!contrôle sécurité rien à signaler
bref après un long moment en salle d'embarquement c'est enfin à notre vol d'embarquer Helvetic Airway 531 à destination de Zurich je prends donc possession de ma place siège 4D:espace très confortable à bord!les PNC sont très charmantes et nous proposent différentes boissons:thé, café.chocolat chaud, jus d'orange et de l'eau en bouteille et le fameux chocolat suisse!!!.Vol sur un Fokker 100
Après quarante minutes de vol nous attérrissons à Zurich il est 11:40 et je ne dois pas louper ma correspondance!!!mais par chance je ne suis pas seule à aller sur Istanbul on est donc un petit groupe de trois Lyonnais!11:55:on arrive tous à la bonne porte d'embarquement:B27 vol 1804 Zurich à destination d'Istanbul après un court transfert en bus nous prenons position dans un Airbus A321 de la compagnie Swiss.Ma place était 10D à côté des issues de secours donc assez de place pour mes grandes jambes!!!durant le vol j'ai surtout apprécié le repas risotto aux petits pois et le fameux gâteau aux pommes(très bourratif!).les PNC très charmantes et très attentives même boissons que sur le vol Lyon Zurich sauf en plus j'ai eu droit à du coca light!!!!!
Durant le vol j'ai eu droit au trajet en temps réel sur un petit écran avec l'avion de la Swiss et quelques divertissements humoristiques!!vient ensuite le moment de l'attérrissage sans problème il est 16:35 et je suis en Turquie à Istanbul!!!je débarque.je passe la police turque qui me donne un précieux sésame(que je dois obligatoirement garder avec moi!!!!)je me dirige pour récupérer ma valise vers la salle des bagages et je vois bien que ma valise a bien suivi!
16:45: je me dirige vers la sortie de l'aéroport et je vois une personne qui me fait des grands signes c'est mon frère!!!
Suite de : http://voyageforum.com/v.f?post=3374244;search_string=edirne;
12e jour :
Petit café à l'hôtel, puis on demande de nous appeler un taxi pour le centre ville.
Il arrive depuis le centre ville (env. 8-9 km) d'où il a enclenché son compteur, retour au centre, bilan du trajet 45 TL...
Nous avons un billet de bus qui part de la place à côté de la grande mosquée (acheté hier à 20 TL pour les deux). Une navette gratuite Ulusoy est prévue de la place jusqu'à la gare routière (otogar) en env. 20 min. Sinon, il y a des tas de minibus en ville, dont le no 4, qui vont à l'otogar pour 1 TL (on achète le billet au chauffeur).
A 10 h, comme prévu, nous prenons le bus Ulusoy pour Istanbul (il va en fait à Ankara ensuite).
Nous sortons de l'otogar pour prendre l'autoroute proche, à l'arrivée avant la barrière de péage, une voiture de police, contrôle inopiné des tachygraphes et des papiers des 3 bus qui venaient de quitter l'otogar, dont le nôtre. Ca dure environ 10 min. et on repart. Une autoroute à 3 voies où il n'y a pas grand monde, jusqu'à environ 30 km avant Istanbul où cela commence à s'animer. Puis bouchon à l'entrée de la ville, on traîne environ 15 min. Finalement, nous arrivons à l'otogar à 13 h 15 au lieu de 12 h 30.
Là, nous traversons le bâtiment en nous retrouvons face à l'entrée du métro.
Nous mangeons dans un restaurant au 1er étage pour 23 TL à deux.
J'ai remarqué qu'il y avait un hôtel au dessus du restaurant et un autre en face, donc en fait carrément dans l'otogar.
Après le repas, je vais acheter 2 jetons pour le métro (1.50 TL par personne), nous verrons pour les Abkils et autres cartes de bus plus tard.
Très bien fléché, nous prenons le métro pour Aksaray. Trajet, env. 15 min.
Puis, nous allons à pied à l'hôtel Barin.
Nous nous installons. Chambre tranquille dans une cour intérieure, de plus les rues semblent plus ou moins piétonnes à côté de l'hôtel.
Dans la chambre, il y a un coffre fort (on peut y mettre un PC portable + encore de la place pour des papiers, argent, clefs, etc).
Nous repartons à pied pour voir où est le bus no 1 pour demain, à 5 min. de l'hôtel, et allons voir le Grand Bazar, aucun intérêt pour moi (vente de contrefaçons) si ce n'est l'architecture du bâtiment.
Repas simple vers l'arrêt de bus Aksaray, 23 TL pour les deux et retour à l'hôtel.
Sur mon plan, il y a un arrêt de tram « Laleli » devant la mosquée, il n'existe apparemment pas, l'arrêt Aksaray est env. 100 m plus loin.
13e jour :
Petit déjeuner très varié et copieux, il y en a pour tous les goûts.
Nous allons prendre le tram en direction de Sultanhamet. Nous en laissons passer 2 ou 3 archi-pleins...
Vers 8 h 30, nous sommes sur place. Nous regardons l'obélisque et autres colonnes tout proche.
Puis, nous entrons dans un bazar (avec de très beaux magasins de tapis, de céramiques, de tableaux) et depuis ce bazar, nous entrons dans le musée des mosaïques (8 TL par personne). Très intéressant.
Nous continuons à flâner dans le quartier et allons voir la mosquée bleue. Très belle mosquée, la plus belle à mes yeux pour l'instant.
En sortant, nous voyons la possibilité d'entrer dans l'un des nombreux tombeaux de la ville, c'est intéressant car il y a contre les murs des carreaux bleus d'Izmit comme dans la mosquée bleue, mais là à hauteur des yeux, donc nous pouvons voir les détails à 5 cm de nous (nous pourrions même toucher, mais c'est interdit).
Ensuite, nous descendons visiter la citerne et ses colonnes (entrée 10 TL par personne). L'éclairage rend le lieu magique.
Nous nous écartons ensuite dans une rue arrière pour trouver un petit restaurant.
Repas simple, 22 TL pour les deux.
Nous revenons ensuite vers l'église Sainte-Sophie, il est 13 h, pratiquement plus personne ne fait la queue, nous rentrons facilement (20 TL par personne).
Il y a encore 2 petits échafaudages qui ne gênent en rien la visite ou les photographies. Les plus belles choses pour moi sont les mosaïques, essentiellement situées sur la galerie où l'on monte par une rampe. En revanche, j'ai été très déçue de l'état général des plafonds notamment, pas restaurés à mon avis, et un peu déçue par le peu d'éclairage qui rend l'ensemble un peu tristounet.
Ensuite, nous sommes rentrés tranquillement à pied à l'hôtel, en traversant quelques bazars, tombeaux, mosquées en route. La mosquée de Laleli est également très belle, très sobre.
Repas simple près de l'hôtel, 20 TL à deux, puis l'on descend faire un tour dans un centre commercial vers la station de tram Aksaray.
14e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, départ vers 8 h 15.
Nous allons prendre le tram pour aller au Dolmabace, nous y arrivons vers 8 h 50.
Nous voyons au passage le MSC Magnifica à quai. Il partira d'ailleurs vers 17 h.
Entrée 20 TL par personne, y compris pour le harem (pas 15 TL de plus pour le harem comme mentionné dans nos guides). 1 h de visite organisée en anglais par groupes de 10 personnes dès 9 h 25. Ca dure 1 heure, au pas de charge d'une salle à l'autre... Puis, le guide nous abandonne et nous pouvons aller voir le harem à notre rythme.
Vers 11 h, nous avons fini et sortons prendre le funiculaire pour monter à la place Taksim.
Repas simple, 28 TL pour les 2.
Ensuite nous descendons toute la rue piétonne Istikial (il y a un petit tram ancien qui fait le même trajet) et voyons différents magasins et passages couverts de cette rue.
Nous descendons toujours jusqu'à la Tour de Galata. Entrée 10 TL par personne, ascenseur + env. 3 étages d'escaliers. La vue est vraiment splendide de là-haut.
Puis, nous descendons jusqu'au bord de la Corne d'Or, il y a des petits restos, un marché de poissons et nous prenons le pont de Galata à pied.
Nous allons voir au bout du pont la Mosquée de Yeni. De magnifiques carreaux bleus. L'une des plus belles mosquées de la ville à mon goût.
Nous prenons la rue derrière la mosquée et allons à la gare de Sirkeci. Petit tour dans la gare ancienne. Un brin de nostalgie pour l'Orient Express...
Nous reprenons le tram devant pour rentrer à l'hôtel.
Repas simple dans le quartier. 28 TL pour les deux.
15e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, puis départ vers 8 h 15.
Nous allons prendre le tram jusqu'à Sultanhamet et descendons la rue pour aller voir Topkapi en entrant du côté du parc Gulhane. Nous passons devant le musée archéologique et nous demandons s'il sera bien ouvert le samedi 1er mai. On nous confirme que oui à 9 h du matin comme d'habitude. Puis, nous arrivons à 9 h à l'entrée du Topkapi. 20 TL par personne, sans le harem. Nous n'irons pas voir le harem à l'intérieur car nous avons déjà vu celui du Dolmabace hier. Apparemment, ici, il faut reprendre un autre billet à l'intérieur de la cour pour y entrer.
Le parc et les bâtiments sont magnifiques, très différents du Dolmabace, ici plutôt exposition d'objets, au Dolmabace, meubles, lustres, etc.
Nous avons terminé vers 11 h 15, il y a un monde fou et nous ressortons.
Nous descendons en direction du pont de Galata.
En route, repas, 34 TL pour les deux.
Nous allons à Erminonu pour prendre le bateau faisant l'excursion sur le Bosphore à 14 h. Ca dure 1 h 30 et ça coûte 10 TL par personne. Le tour est magnifique et l'on voit de beaux palais au bord du Bosphore.
Le Costa Splendida est à quai aujourd'hui.
Au retour, petite promenade au dessus de l'embarcadère dans les rues marchandes, puis retour à l'hôtel en tram.
Repas simple 23 TL pour deux.
16e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, départ vers 8 h 15.
Nous allons à pied à la station de métro Aksaray.
Nous voulions descendre du métro 2 stations plus loin à Ulubatu-Topkapi, dans l'idée de longer la muraille.
Le Guide du Routard disait que c'était possible, mais 200 mètres après le métro, il y a un chantier et la route est coupée; là c'est mal parti, mais heureusement, j'ai avec moi un plan assez précis de la ville qui nous permet de contourner avec peine l'obstacle pour enfin arriver à la mosquée de Mirhima Camii. A nouveau, un problème, elle est en restauration et l'on ne peut pas du tout entrer.
Nous allons donc au musée dans l'église Saint-Sauveur-in-Chora (= Kariye Müzesi) où nous arrivons à 10 h. Les mosaïques sont une merveille. Nous restons un grand moment. Entrée 15 TL par personne. Quelques personnes mais moins qu'à Sainte-Sophie.
Ensuite, nous poursuivons pour aller voir d'autres mosaïques dans le musée de la Mosquée de Fethiye. Entrée 5 TL. Là, nous sommes tout seuls. La mosquée est plus petite que Saint-Sauveur in Chora, mais les mosaïques sont tout aussi belles, un peu mieux visibles car plus basses qu'à Saint-Sauveur-in-Chora.
Nous continuons et regardons en passant la mosquée de Sultan Selim. Rien d'extraordinaire, mais de belles vues sur Istanbul depuis la terrasse.
Ensuite, repas simple en route. 20 TL pour deux.
Puis, nous allons voir la mosquée de Fatih. On peut entrer, mais il y a des échafaudages, donc on ne voit pratiquement rien. En revanche, c'est la seule mosquée que j'ai vue à Istanbul où il y a de vrais tapis au sol (et non de la moquette). Il y a une partie avec de la moquette aussi.
Puis, nous allons voir l'aqueduc de Valens et la mosquée de Sehzade où il n'y a rien de particulier, et nous rentrons à l'hôtel.
Plus tard, nous ressortons, 2 gâteaux et 2 cafés expresso, 18 TL à deux.
17e jour :
Nous sommes le samedi 1er mai, mais nous ne nous en rendrons pas vraiment compte, tout est ouvert ou presque. Les manifestations sont organisées Place Taksim.
Petit déjeuner à l'hôtel, départ vers 8 h 15.
Nous prenons le tram pour aller visiter le Musée Archéologique, arrêt Gulhane. Nous comptions visiter « à côté » la mosquée Aya Irini pour voir les mosaïques. Vers le musée, on nous explique qu'elle est dans l'enceinte du Topkapi et seulement accessible lors de concerts le soir...
Nous visitons dès 9 h le musée archéologique, entrée 10 TL par personne. De très riches collections, très intéressant et très grand, nous en ressortons vers 11 h 30. Tout ou presque est traduit en anglais.
Nous traversons le magnifique parc Gulhane à côté. Reposant... Puis, nous longeons la route à gauche pour revenir vers la gare de Sirkeci.
Repas simple en face de la gare, 23 TL pour les deux.
Ensuite, nous voulions aller à Yedikule pour voir, entre autres, si on la trouvait ouverte, le pavement de la mosquée (en ruine). Là, commence une discussion dans la gare de Sirkeci d'un guichet à l'autre pour savoir comment y aller avec le train de banlieue.
J'ai vu qu'il y avait dans la gare de Sirkeci quelques casiers de consignes automatiques jaunes, les petits 4 TL pour 4 heures et les grands 7 TL pour 4 heures. Ensuite, il faut repayer avec un tarif dégressif.
Nous finissons par comprendre qu'il faut un jeton à 1.5 TL pour monter dans le train, mais que ce jeton est différent de ceux utilisés pour le tram. Bien, nous achetons 2 jetons pour le train à droite dans le hall central, devant l'entrée des trains. Le train est là, en 10 min. env. nous arrivons à Yedikule.
Nous y voyons de belles maisons en bois anciennes et d'autres malheureusement complètement en ruine. Nous finissons par trouver la mosquée, nous frappons à la porte, mais seul un chien répond... Nous renonçons. Nous allons ensuite voir le château, mais sans entrer (entrée 5 TL) et passons la porte de Yedikule à pied pour aller voir la porte des Empereurs qui se trouve contre l'arrière du château. Le passage de la porte est assez folklorique, les voitures ne croisant pas, il y a un « gardien » avec un sifflet qui tente de faire passer alternativement les voitures... Ensuite, nous voyons mal sur la gauche la porte des Empereurs et finissons par entrer dans un cimetière et sommes obligés d'enjamber des tombes pour pouvoir nous approcher un tant soi peu (il n'y a pas de chemin proprement dit entre les tombes...).
Nous revenons dans Yedikule et testons une glace turque. Comme on nous l'avait dit, assez compacte, presque du « chewing gum », mais très bonne et au moins, elle ne coule pas !
Nous reprenons le chemin de la gare, 2 jetons à 150 TL et revenons à la gare de Sirkeci et rentrons à l'hôtel avec le tram.
Repas simple, 21 TL pour les deux.
18e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, départ vers 8 h 30.
Nous prenons le tram pour Kabatas et le funiculaire pour Taksim.
Nous redescendons à pied la rue piétonne vue l'autre jour, une petite halte pour voir quelques habits dans un passage en face du Palais de Hollande. Des t-shirts d'occasion à 5 TL, vraiment rien d'extraordinaire...
Nous continuons de descendre, passons près de la tour de Galata, puis nous prenons le pont de Galata et tournons à droite.
Nous allons voir la mosquée de Rustem Pasa. A nouveau, de magnifiques carreaux bleus d'Iznik. Beaucoup aimé cette mosquée.
Puis marché aux puces dans les rues arrière. De nombreuses chaussures d'occasion, chemises, etc, essentiellement pour hommes. C'est déjà un peu mieux que ce que nous avons vu ce matin en face du Palais de Hollande...
Repas dans un petit resto au milieu de ce marché, 33 TL à deux.
Puis nous continuons à flâner dans le quartier et rejoignons le tram vers Gulhane. Nous montons le long de la voie de tram. Enormément de touristes cet après-midi dans les environs de Sainte-Sophie.
Nous nous arrêtons ensuite voir la mosquée de Beyazit. Rien de notoire, si ce n'est qu'un ancien tapis est exposé verticalement derrière une vitrine dans la mosquée.
A l'arrière, nous voyons la porte d'entrée du parc de l'Université, apparemment, impossible d'entrer dans ce parc, sinon nous aurions coupé à travers du parc pour voir la tour de Beyazit.
Nous rentrons ensuite tranquillement à l'hôtel.
Le soir, repas simple dans le quartier, 19 TL à deux.
19e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel à 7 h.
Puis, vers 7 h 30, nous parons pour prendre le tram jusqu'au terminus de Kabatas. dans le but de prendre ensuite le bateau pour aller à Buyukada, l'une des îles des Princes, la plus grande, le terminus, à 24 km d'Istanbul.
Vers 8 h nous arrivons à l'embarcadère juste en face du tram. Il faut acheter au guichet des jetons.
1 jeton = 3 TL pour un aller simple par personne. Nous en avons donc pour 12 TL à deux car j'achète les 4 jetons en même temps.
Pour un lundi, il y avait beaucoup de monde, 15 min. avant le départ, ils ouvrent la porte et l'on peut monter sur le bateau, c'est un peu la course poursuite et la bousculade, certains voulant absolument occuper une place précise... Enfin, nous laissons les agités passer et nous nous installons à l'intérieur en bas vers la vitre. Pas une excellente idée car il y a des siège à l'extérieur devant les vitres, donc notre vue est quelque peu masquée. Au retour, nous irons en haut à l'intérieur pour éviter cela.
Le bateau fait d'abord un arrêt sur la rive asiatique, nous voyons au passage la gare de trains située sur cette rive, puis au moins 3 arrêts dans d'autres îles, et arrive au bout de 1 h 30 à Buyukada. Il est 10 h 20.
Nous décidons de faire à pied le tour de l'île, sans prendre les calèches ou les vélos de location. Nous partons sur la droite sur la même route que les calèches, de magnifiques maisons en bois anciennes restaurées ou non, des vues sur les autres îles. Nous nous arrêtons environ 20 min dans un café vers midi. C'est vraiment un havre de paix à côté d'Istanbul...
Nous arrivons au port à 13 h 20 en prenant le petit tour, c'est-à-dire sans faire le tour de la pinède au bout de l'île. L'autre côté de l'île est moins joli à mon goût.
A 13 h 30, repas simple sur la place où partent les calèches. Etonnamment 12 TL pour deux. Ensuite, café sur le port en attendant.
Le bateau de retour est à 15 h. A nouveau, déjà 20 min. avant, il y a une file, et ça recommence, ils courent tous pour monter dans ce bateau... Nous nous installons en haut à l'intérieur, c'est parfait.
Vers 16 h 30, nous arrivons à Kabatas et reprenons le tram pour rentrer à l'hôtel.
Repas simple dans le quartier, 28 TL pour deux.
Nous avons essayé plusieurs restos à proximité de l'hôtel, celui qui a le meilleur choix et des prix assez modiques est situé tout près de l'arrêt de tram Aksaray, Ordu Caddesi 286, et s'appelle Mis Diyar Iskender Kebap. De plus, le personnel y est charmant, ce qui n'est pas forcément le cas des autres restos du quartier...
20e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel, nous partons prendre le tram vers 8 h.
Nous prenons le tram jusqu'à l'arrêt Eminonu pour aller prendre le bateau pour aller à Uskudar sur la rive asiatique. Nous avons reculé à pied et finalement, il aurait été mieux je pense de descendre du tram à l'arrêt précédent, Sirkeci.
Encore une machine à jetons... et des jetons différents pour les bateaux, mais coûtant toujours 1.5 TL par passage par personne. Nous en prenons 4 directement.
Le bateau met environ 15 min. pour traverser, il y en a beaucoup, nous le prenons à 8 h 50.
Nous visitons la mosquée Mirimah Cami en face du débarcadère, rien d'extraordinaire, puis nous prenons la grande rue qui mène à la mosquée de Atik Valide que nous trouvons avec peine, mais nous y arrivons. Très joli parc à l'entrée, la mosquée est effectivement assez grande.
Ensuite, un peu plus facilement, nous trouvons celle que nous voulions surtout voir, la mosquée Cinili Cami, un vrai petit bijou ancien avec de merveilleux carreaux. Elle n'est peut-être pas toujours ouverte, mais nous sommes apparemment arrivés au bon moment, il y avait 2 autres touristes. Quand nous sommes sortis, la personne présente a refermé à clef la mosquée derrière nous, ce qui me fait penser qu'elle n'est peut-être pas ouverte toute la journée comme toutes les autres vues jusqu'à maintenant.
Ensuite repas simple, 24 TL pour les deux.
Puis, nous redescendons vers l'embarcadère pour prendre un Dolmus pour aller à la gare de Haydarpasa à Kadikoy. Cela a coûté 3,50 TL pour deux. Il nous dépose un peu au dessus de la gare et nous allons voir de près l'intérieur délicieusement ancien et bien rénové, puis l'extérieur et un embarcadère ancien devant la gare (également avec carreaux bleus).
Dans cette gare, il y a quelques casiers à consigne. Les petits et les grands coûtent 5 TL pour 5 heures, puis tarif dégressif.
Ensuite, nous revenons à pied sur le quai à Kadikoy et nous montons la rue marchande en suivant le petit tram 20 en direction de Moda. Nous voyons en chemin 2 églises arméniennes malheureusement fermées.
Nous redescendons par le même chemin et prenons le bateau à Kadikoy pour retourner à Eminonu, env. 20 min. de trajet. Puis le tram pour rentrer à l'hôtel, tram une fois de plus archi-bondé. Nous descendons même un arrêt avant Aksaray et finissons à pied.
21e jour :
Petit déjeuner à l'hôtel et départ vers 7 h 45.
Nous allons tranquillement à pied avec les valises à l'arrêt de métro Aksaray en 15 min. environ et prenons le métro jusqu'à la gare routière (Otogar), vers 8 h 30, nous y sommes.
J'achète 2 billets de car pour Edirne pour 9 h, toujours à la même compagnie Ulusoy. Aujourd'hui, c'est 13 TL par personne.
Nous arrivons à 11 h 25 à la gare routière d'Edirne, à côté de notre bus, il y a un minibus de la même compagnie qui nous amène en ville en 15 min.
Nous mangeons sous les arbres devant la mosquée, repas simple pour les deux 19 TL.
Nous cherchons ensuite le dolmus qui nous amènera à l'hôtel Arslanli à 5 km après Edirne. Nous le prenons à 14 h (3.5 TL pour les deux). Vers 14 h 20, nous retrouvons notre voiture devant l'hôtel. Je comprends à mi-mots que le « surveillant » attend un pourboire, je lui donne 20 TL et il lave la voiture.
Nous rangeons nos affaires et restons tranquilles un moment au café.
Nous retournons ensuite nous promener au centre ville d'Edirne. Je me gare comme d'habitude, tiens aujourd'hui le papy encaissant habituellement 3 TL n'est pas là et il y a un jeune homme qui lui veut 2 euros, je lui tends royalement 3 TL et pas 4, il n'y a pas eu de suites...
Ensuite, nous mangeons dans le harem de Tahtakale transformé en restaurant. Excellent repas, 2 steaks avec légumes, une énorme salade, 1 coca et 1 verre de vin, le tout = 37 TL. Le lieu est très beau et très calme. Apparemment, je ne sais pas pourquoi, dans ce restaurant il est permis de fumer alors que c'est interdit partout ailleurs... Puis nous allons encore manger 1 gâteau en ville (6 TL pour les deux) et nous rentrons à l'hôtel.
Istanbul est une ville facile à visiter, le tramway est d'accès pratique pour visiter les différents sites touristiques et bon marché, nous prenons des jetons vendus par un commerçant voisin :1.50ytl le trajet, soit 75centimes d'euros, quelque soit la distance. Il y a beaucoup d'hommes dans le tramway, peut-être le travail des femmes n'est-il pas encouragé? Beaucoup d'hommes aussi dans les cafés, et dans la ville, à l'exception des populations plus jeunes.
Les femmes ont des tenues longues et portent des foulards colorés, moi qui avais apporté un foulards bleu un peu triste pour ne pas choquer ! Les plus âgées portent un long imperméable, des collants et un foulard, même par une température de 30°, je les plains !
Quelques femmes sont entièrement vêtues de noir, je crois qu'il y en a plus du côté de la mosquée de Fetih.
Les habitants d'Istanbul ne paraissent pas fumer, à notre étonnement; quand nous fumions nos « samsun 216 », nous avons été interpellés gentiment par des habitants au moins trois fois pour nous mettre en garde contre les danger du tabac : il doit y avoir une grosse propagande antitabac à Istanbul !
Istanbul est une très belle ville aux magnifiques mosquées; un important travail est fait pour les restaurer. Les habitants sont accueillants, et nous avons fait mon mari et moi un très agréable voyage !
Le soir à Istanbul
Nous sommes en plein Ramadan, et il règne tous les soirs une atmosphère de fête dans le quartier de l'hippodrome qui est très animé le soir; le reste de la journée il est occupé par les touristes venus visiter la Mosquée bleue toute proche. La population se rassemble pour dîner, ou se promener en dégustant les friandises locales vendues dans de nombreux stands installés sous les arcades longeant l'hippodrome ;Rappelons que les musulmans n'ont pas le droit de manger et boire pendant la journée, jusqu'à la tombée du jour.
Parmi les friandises proposées, j'ai pu observer :
sucettes colorées composées de bâtonnets enroulés alternativement dans différentes confitures, ou préparations sucrées de couleur, un peu molles
glaces, les marchands de glaces vêtus de leur bel habit sont très folkloriques et amusent le spectateur, en barattant leur bloc de glace avec une longue cuiller et en le lançant en l'air puis avec la même cuiller font tapent sur les cloches disposées au-dessus de leur stand (peu de gens achètent ces glaces !)
gâteaux divers, surtout des baklavas, lokmus, et petites boules, genres de beignets
loksemes ou crêpes farcies aux différents fromages, viandes ou légumes
sahlep, boisson à base d'orge épaisse brûlante vendue en générale en hiver délicieuse
gaufres recouvertes de banane, crème, et toute sorte de confiseries
barbes à papa enserrées dans du plastique Certains prennent un repas aux tables installées derrière ces stands, repas parfois accompagné de musique.
Un homme exécute d'une façon de maître des calligraphies, retransmises par écran devant un groupe de spectateurs qui admirent ou attendent leur tour pour obtenir leur calligraphie sur une assiette, une jolie feuille, ou le support qu'ils ont apporté.
De nombreuses tables sont installées au cœur de Sultanahmet et le long de l'hippodrome. Des groupes de femmes ou femmes et enfants, mais aussi des familles complètes , je veux dire homme, femme, enfant et éventuellement poussette , que l'ont voit rarement réunies pendant la journée ont déjà réservé leur emplacement dès 18h, 18h30, et attendent patiemment l'heure autorisée pour commencer leur dîner après l'appel du muezzin, vers 19h10 ; certaines ont apporté leur repas dans des sacs plastique (à Istanbul les sacs plastique noirs sont souvent utilisés comme matériel de transport), les restaurants ont préparé des salades emballées, de l'ayran (yaourt salé) du pain turc et les ont disposés sur les tables. Bien sûr, il n'y a pas d'alcool, d'ailleurs beaucoup de restaurants ne vendent pas de bière, même aux touristes, pendant cette période de Ramadan.
La population, bien qu'elle soit nombreuse reste calme; quelques forces de police sont présentes et emmènent dans leur fourgon ceux qui perturbent l'ordre.
Plus haut dans la rue Divan Yolu, des tables sont aussi préparées de la même façon et leurs convives attendent. Je crois que certains menus «ramadan» sont proposés.
Un spectacle gratuit de musique et de derviches tourneurs est offert gratuitement, on peut y assister sur les bancs installés devant ou debout derrière.
Nous avons vu des queues importantes, essentiellement d'hommes, (surtout le premier soir en haut de la rue Divan Yolu) attendre la distribution de repas gratuits, l'endroit où se déroulait ces queues semblait changer d'un soir à l'autre. Certains repas étaient offerts par les restaurants.
Notre repas de Ramadan
Nous avons participé par hasard à un menu de Ramadan avec la population locale, nous avions longé les murailles longeant le quartier Cankurtaran depuis la Petite Sainte-Sophie, quand j'ai réalisé que j'avais noté un restaurant, à proximité de la ligne de chemin de fer et de la voie longeant le Bosphore, c'était un restaurant bon marché proposé par le guide du routard, malheureusement il était fermé à midi, car ils organisait un dîner de ramadan le soir même à 7H15, que nous pouvions réserver, pour le prix de 25ytl par personne.
Nous nous sommes dits «pourquoi pas»!, mais nous n'avions pas d'argent pour payer ! Les bureaux de change n'étant pas ouverts avant 10H, nous n'avions pu faire le change. Un seul billet de 10ytl en poche qu'ils ont accepté gentiment.
L'organisation du repas a été d'une efficacité remarquable, à la limite trop parfaite!
Nous avons du manger à une vitesse très rapide, de manière à suivre l'enchaînement des plats servis.
Nous arrivons à 7H et sommes conduits à la table préparée pour nous deux., sur une terrasse dominant le Bosphore. Seules quelques personnes sont déjà présentes.
Sur la table recouverte d'une nappe jaune , une belle assiette où sont disposés sur un lit de salade, trois sortes de fromages, un cerneau de noix, deux petites tomates cerise, une datte, un abricot, des olives noires. Au milieu de la table, un plat de crudités, carottes râpées et chou rouge, salade verte. Trois verres d'eau « encapsulés », une grosse assiette de pain turc, et un thermos de thé pour certaines tables.
Les familles arrivent, et attendent patiemment sans manger.
Un serveur passe avec un chariot de boissons variées, fanta, coca, visne, ce dernier très apprécié(c'est un jus de cerises) ayran, ... pas d'alcool bien sûr. On nous sert aussi du thé dans le petit verre .
Le départ est donné à 8H moins le quart, et j'ai l'impression que tout le monde se précipite sur son assiette ! Nous sommes 200 personnes ! Mais les serveurs veilleront toujours à ce que tout le monde soit bien servi.
Des serveurs déposent une crêpe en rouleau, au fromage, délicieuse dans notre assiette.
Il nous faut manger très vite, car déjà arrive un bon bol de soupe .
Expliquons l'organisation du service :des serveurs apportent des plateaux de bols de soupe qu'ils déposent sur les chariots présents dans le couloir longeant les tables des convives, d'autres serveurs déplacent les chariot et servent les bols très rapidement, puis les assiettes sont changées, et les assiettes de poulet arrivent sur notre table, ce sont de délicieux morceaux de poulet, servis avec une purée de légumes.
Enfin le chariot de desserts ! Figues à la crème, gulac, pudding de riz...(gulac délicieux aussi)
Ce qui nous a surpris le plus outre la rapidité du repas (une heure) c'est le manque d'ambiance des convives, guère de rires ou de bavardages bruyants.
Un jeune couple derrière nous fêtait l'anniversaire du mari, et un serveur a apporté un gros gâteau blanc avec trois bougies.
Nous payons en fin de repas.
D'autres dîners de Ramadan sont peut-être proposés dans d'autres restaurants, je ne le sais pas
Les petits métiers
Le vendeur de simits (petit pain rond recouvert de sésame), certains ont un petit chariot ambulant, ce fut ma première photo à Istanbul, sur les quais, le vendeur accepta gentiment que je le photographie et je goûtai avec gourmandise mon petit pain. D'autres vendeurs portent sur leur tête un plateau de simits bien agencé.
le cireur de chaussures : je connaissais le coup de la brosse qui tombe par terre, pourtant il a été effectué si bien que je n'ai pas pensé que c'était prémédité ! Le vendeur pour vous remercier de lui avoir signalé qu'il avait perdu sa brosse vous propose de cirer vos chaussures; j'ai vécu cette expérience deux fois; et deux autres fois, le coup de «vous n'avez pas une cigarette» que l'on offre la première fois gentiment et refuse à la seconde, pour ne pas avoir à refuser le cirage des chaussures !
le vendeur de maïs grillé ou à cuit à l'eau
le vendeur de cartes postales et plans d'Istanbul : j'ai difficilement fait baisser légèrement le prix de cinq groupes de 10 cartes postales, et le vendeur a fait la tête, alors que je me suis aperçue plus tard, que c'était beaucoup plus cher que le prix normal. Pourquoi ?
le marchand de marrons grillés: contrairement à la France où il faut attendre l'hiver, on les trouve déjà en septembre ici, avec leur bonne odeur, ils sont bien rangés alignés devant le badaud.
Quelques commerçants ambulants dans le quartier de la petite Sainte Sophie:
- le marchand tirant un gros chariot de cuvettes en plastique et matériel de ménage coloré
- le marchand de chaussures ambulant
Des hommes portent des chargements énormes sur leurs épaules, ou un gros fauteuil.
Les commerçants et le touriste
Istanbul est une ville où vous n'êtes pas harcelés par les commerçants, comme dans d'autres pays, ce qui est très agréable;
Lorsqu'il arrive que l'on vous propose quelque chose, il est très facile de répondre par une plaisanterie, qui est toujours accueillie avec un sourire et sans insistance.
Petit Bémol, puisqu'il est, je crois, de règle de marchander, je ne comprends pas pourquoi le vendeur paraît faire la tête, lorsqu'une affaire est conclue, cette attitude est très différente de celle des pays d'Asie.
J'ai vécu cette expérience deux fois, pour les cartes postales, et pour l'achat de 4 T shirts au bazar Arasta; le prix proposé dans les boutiques était de 7ytl, mais la taille disponible se trouvait dans le magasin, où le prix demandé était de 10ytl, le vendeur a accepté de baisser à 7, mais il n'a pas paru satisfait, ce qui est déplaisant.
Plus sympathique le commerçant de services à thé, nous avons décidé de réfléchir et de demander l'horaire d'ouverture, le matin, il nous a répondu simplement et nous avons fait affaire avec lui le lendemain(18ytl pour le service à thé avec les petites cuillers en verre)
En effet, au grand bazar, le prix pour le même service était quatre fois plus cher et atteignait même un prix inimaginable. Le prix des Tshirts était 5 fois plus cher, nous n'avons même pas chercher à marchander !
Nous avons acheté nos céramiques au centre artisanal «cafer Aga Medresesi», elles sont beaucoup plus chères qu'ailleurs, mais il paraît que les motifs des dessous de plats proposés ailleurs ne tiennent pas alors que celles du centre artisanal sont peintes à la main, puis recuites au four.
Vous êtes aussi bien accueillis quand vous vous renseignez sur les bateaux, par exemple, ou dans les restaurants.
Les chats d'Istanbul
Nombreux sont les petits chats dans cette ville. Certains serveurs s'en occupent même gentiment. Quelques un sont pelotonnés ensemble.
On trouve aussi des oiseaux dont je ne connais pas le nom, ils pourraient ressembler à des corbeaux mais n'en sont pas, ils mangent de grosses graines.
Les canards apprivoisés ! Dans une rue de Cankutaran, deux canards blancs barbotaient dans une cuvette devant une maison à côté de leur maîtresse; le lendemain je revois la même femme entrain de faire un câlin à l'un des canards, l'autre se promenait librement dans la maison !
Très peu de chiens, contrairement à Bangkok.
Les jeunes et leur coiffure
Leurs cheveux sont maintenus avec du gel en un ou plusieurs épis au-dessus de leur tête.
Les enfants
On ne rencontre pas beaucoup d'enfants dans les rues ou les bus, je ne sais pas si c'était une période d'école.
Ils se font réprimander par les personnes âgées lorsqu'ils ont une attitude irrespectueuse.
Certaines petites filles ont les bras couverts et portent des collants.
On voit les enfants le soir avec des adultes.
Les Stambouliotes et le jeu
Les habitants d'Istanbul sont très joueurs; plusieurs restaurants laissaient des jeux de société sur les tables -jeux de Backgammon, dominos, jeu avec des chevalets, des tuiles comportant des numéros et des couleurs, je ne connais pas ce jeu. Ils jouent tranquillement tout en buvant du thé.
Programme du séjour :
prix du voyage plus hôtel, pour deux personnes, 7 nuits, par Expedia 1150 euros dont 50 euros d'assurance.
Mardi 8 septembre 2009
Nous prenons l'avion à Roissy (repas et accueil de l'équipage médiocres) et arrivons à 13H, nous n'avons emmené que des « bagages cabine » changeons un peu d'argent, achetons 2 jetons par personne, un pour le métro et un pour le tram.(changement à Zeytinburnu pour prendre le tramway) C'est facile.
Nous descendons à la station Sultanahmet, et errons un peu pour trouver l'hôtel, nous y serons à 2h et demies passé.
Nous logeons à l'hôtel Angels'home, dans le quartier Cankurtaran, à 10minutes à pied de la Mosquée bleue.
Nous avons eu une chambre double avec baldaquin au rez de chaussée, bien présentée (voir photo sur le site de l'hôtel), dans une rue calme , chambre propre (juste quelques cafards dans la salle de bains, mais je pense que c'est indépendant du degré de propreté de l'hôtel). Il avait beaucoup plu à Istanbul et la terrasse était fermée ce jour-là, les jours suivants, elle était accessible, mais il n'y avait personne. Le petit déjeuner se prenait, dans l'annexe de l'hôtel très proche. Le buffet était très impressionnant mais nous avons seulement apprécié les différents sortes de pains. Pas de bon café, mais du thé.
Je recommanderai cet hôtel où nous sommes restés une semaine sans problème et avons été bien accueillis.
Une fois installés très rapidement, nous avons repris le tram vers Eminonu pour découvrir les quais longeant la Corne d'or ou Halic, et repérer les embarcadères pour Eyup, la croisière sur le Bosphore et Uskudar, ce qui s'est fait facilement. (un passage souterrain servant aussi de galerie commerciale très animée, permet de rejoindre les quais depuis l'arrêt du tramway)
Nous avons goûté notre premier simit (délicieux) et un sandwich au poisson (bof, attention aux petites arêtes). C'est amusant de voir comment les turcs aiment s'asseoir pour déguster ces sandwiches sur une terrasse devant le bateau qui les fait.
Les quais sont très bien aménagés, alors que je pensais qu'Istanbul était beaucoup moins moderne. La vue sur le Bosphore est très belle, l'eau est verte, je la pensais grise, puisque polluée (?). D'énormes bateaux de croisière sont amarrés à Beyoglu, en face et dépassent la hauteur des immeubles.
Les bateaux circulent dans tous les sens et doivent faire attention en se croisant; il n'y a guère de petites embarcations à cet endroit.
Le pont Galata est pittoresque avec ses alignements de pêcheurs, la pêche est bonne, ils arrivent à attraper quatre petits poissons avec une seule ligne!, et les seaux sont pleins.
Une galerie sous le pont est consacrée à de nombreux restaurants vides à cette heure là, il n'y a pas d'autres commerces.
Nous reprenons le tram pour aller visiter la Mosquée Bleue. Elle est sombre à cette heure là.
Des hommes se lavent les pieds et la figure dans des.fontaines d'ablutions puis remettent leurs chaussettes avant de pénétrer dans la mosquée.
Il faut enlever ses chaussures avant la limite de l'entrée pour éviter un rappel à l'ordre.
Nous avons tous enlevé nos chaussures, (des sacs plastiques sont à disposition, ou bien vous pouvez les déposer dans des cases). Et bien sûr un petit rappel est fait aux femmes de porter un foulard sur la tête, mais ce n'est pas toujours respecté dans cette mosquée.
Je viens de lire une autre règle que je n'ai pas respectée, ne la connaissant pas : il ne faut pas non plus toucher l'extérieur de vos pieds nus, mais en fait, j'étais en socquettes, étais-je aussi dans mon tort ?
Le sol est couvert par une multitude de tapis, et la coupole centrale a 43m de haut, et elle est entièrement peinte. Les portes et persiennes en bois, incrustées de nacre, d'ivoire et d'écailles de tortue sont très belles, ainsi que les faïences bleues d'Iznik. Cette mosquée est magnifique.
Mais l'éclairage situé assez bas est assez gênant.
Nous n'avons pas pas le droit de nous approcher du minbar et du mihrab en marbre blanc, le centre de la mosquée étant réservée à la prière des hommes. Et ils sont très loin de notre vue. Les hommes sont beaucoup plus nombreux que les femmes à prier dans les mosquées , je ne sais pas pourquoi ! et les femmes sont tenues de rester dans les galeries situées au fond de la mosquée pour prier.
C'est l'heure de la prière, mais nous pouvons y assister. Les hommes sont très nombreux, ils se prosternent agenouillés, se relèvent et recommencent, devant l'imam. C'est impressionnant.
Nous retournerons dans cette mosquée à un matin pour mieux l'apprécier.
Il est temps d'aller nous restaurer, nous allons au Yeni Yildiz (adresse : Cankurtaran Meydani 18), restaurant recommandé par le Lonely Planet, et situé pas très loin de notre hôtel pour notre premier dîner à Istanbul, le repas ne fut pas extraordinaire, bonne aubergine coupée en morceaux intercalés par de la viande (patlican), une salade et un ayran (yaourt salé); le service a été très long, nous avons attendu une heure avant d'être servis ! La pluie faisait du bruit sur la tôle qui recouvre la terrasse .
Mercredi 9 septembre
Il a beaucoup plu cette nuit, nous apprendrons dans la soirée, que de graves inondations ont fait plus de 20 victimes à l'ouest de l'agglomération !
Nous prenons notre petit déjeuner à 7h et demie au restaurant de l'hôtel, il n'y a presque personne, à part les serveurs qui font des allers-retours pour remplir leur verre à la fontaine de thé, et remplir une assiette qu'ils mangeront derrière le bar !
Aujourd'hui nous allons visiter le palais de Dolmabahce (entrée : 20ytl par personne) situé de l'autre côté du pont de Galata (attention, il est fermé le jeudi),
Nous prenons le tram depuis Sultanahmet jusqu'à Kabatas, et c'est à 10 minutes à pied. Les appareils à photo sont interdits à l'intérieur, nous avons du laisser notre sac à la consigne, alors que nous aurions pu garder les appareils à photo pour prendre des photos de l'extérieur ! Le jardin est agréable.
Ce palais de style plus occidental est construit dans le style rococo, il est bordé par un quai en marbre, il a été construit de 1842 à 1853, sous Abdul Mecit qui a abandonné Topkapi.
Atartük y est décédé en 1938 à 9h05, en sa mémoire toutes les horloges du palais indiquent l'heure de son décès.
C'est un très beau palais, tout y semble démesuré;le mobilier et les éléments décoratifs sont d'une richesse inouïe.
Il est 9H, il n'y a pas beaucoup de monde, les visites sont guidées, et beaucoup trop rapides pour avoir le temps de «s'intégrer»au lieu. On passe en coup de vent.
Un petit groupe de soldats défilent devant le palais.
Nous rejoignons Taksim, en prenant le funiculaire. Nous irons déjeuner chez Hala Manti (adresse : büyük Barmak Kapi, 26 curkulu cesme sokak) recommandé par le guide du routard, il était indiqué « convient bien pour un repas léger du midi » !
En fait, nous n'avons pas pu finir les plats copieux, nous avons partagé une gölzeme fourrée à la viande et une autre aux légumes, une femme assise les préparait à côté de nous sur un grand plateau rond, elle étalait la pâte avec dextérité, ces crêpes étaient énormes, mais fines et délicieuses, c'était un vrai régal, pour une somme très modique, notre meilleur repas à Istanbul !c'est une entrée, mais en fait un véritable plat. Nous avions aussi commandé des manti à la viande et aux épinards(raviolis turcs), mais n'avons pu terminé notre assiette, n'ayant plus faim. (38 ytl le repas pour deux avec une boisson)La petite salle décorée de coussins, tapis, kilims, est agréable, et il n'y avait presque personne ! Peut-être était-ce à cause du Ramadan, puisqu'il est interdit de manger avant le soir ?
Nous avons descendu l'Istikkal Caddesi, rue piétonne commerçante très animée, et après un stop chez Ali muhittin haci kebir (83 istikkal caddesi pour acheter ses fameux loukoums (5, 50 ytl pour 250gr de loukoums variés). En fait c'est très difficile de choisir des loukoums, ils sont tous à des prix différents, sinon il faut connaître les noms turcs, et je ne sais pas comment on dit loukoum pistache, loukoum crème de bufflone, loukum résine de pin !! on a pris un paquet de loukoum variés à 23ytl le kg, et le vendeur a tiré de grands tiroirs, et il en a pris deux dans chacun, sinon il existe des boîtes toutes prêtes de 500gr ou 1 kg, mais je ne sais pas s'ils sont aussi frais ?
Nous nous sommes promenés dans le marché aux poissons, « galata balik pazar ». En fait chaque restaurant a son étalage de poissons et le serveur nous invite à venir les consommer.
A côté, le passage des fleurs où l'on ne vend plus de fleurs, mais qui est encombré de restaurants déserts. Tous les serveurs des différents restaurants se reposent sur des chaises en attendant l'éventuel client !
Nous passons devant le lycée Galatasaray, Nous visitons l'église St Antoine qui a une belle mosaïque et voulons voir le célèbre Hôtel Péra, mais il est fermé et en grande restauration, il paraît qu'il sera refait à l'identique.
Nous descendons la rue étroite mais sympathique Galip Dede de magasins de musique, en pente et mal pavée, un petit arrêt jus d'orange, et nous rejoignons la tour Galata. Le panorama en haut est superbe, mais la chaleur étouffante, et il n'y a pas beaucoup d'espace pour circuler!
Nous parcourons le quartier de Galata plus au sud, rues étroites encombrées de camions qui viennent chercher des livraisons de matériaux pour les artisans du bâtiment, rues peu intéressantes et impraticables; nous continuons jusqu'aux vieilles fortifications et rebroussons chemin en empruntant la voie rapide qui longe la corne d'or, bordée de magasins de robinetterie, lavabos, pompes...un petit arrêt pour regarder les pêcheurs sur le quai et nous reprenons le tramway à Karakoy
Nous dînons au Karadeniz kebab salonu, une marmitte, une pide, une salade, deux boissons
service compris. Nous avons eu du mal à trouver ce restaurant situé emin pasa sokak, donnant dans la rue divanyolu.
Nous nous promenons le long de l'hippodrome pour voir les festivités du Ramadan, et assister à un petit spectacle de derviches tourneurs offert au public très nombreux. (voir la rubrique « le soir à Istanbul »)
Jeudi 10 septembre
Nous faisons une croisière sur le Bosphore, Nous prenons le tram jusqu'à Eminonu, prenons le passage souterrain pour arriver sur les quais jusqu'à l'embarcadère « Bogaz »qui veut dire Bosphore Le bateau part à 10h35, il s'agit de la compagnie publique « IDO », et c'est le Bosphorus Scenic Tour. Nous sommes arrivés trop tôt et allons nous promener sur le pont Galata. A partir de 9h45, les gens arrivent. Le guichet ouvre une heure avant le départ.
Le bateau fait des arrêts à Besiktas, Kanlica, Yenikoy, Sariyer, Rumeli Kavegi et enfin Anadolu Kavegi.
Il vaut mieux se mettre en haut, à gauche du bateau, question position du soleil, juste après la première fenêtre, pour pouvoir prendre des photos, et éventuellement apporter des jumelles.
Je laisse le soin au Guide Gallimard de vous décrire de manière approfondie le parcours et les sites.
A l'arrivée, nous montons en haut des fortifications, une bonne montée d'une bonne vingtaine de minutes pour avoir le droit d'admirer un beau panorama sur l'embouchure du détroit et de la Mer Noire, il y a de nombreux restaurants de poisson, mais il paraît que c'est cher et long, et nous avons préféré emmener un pique-nique.
Ce fut une agréable croisière. Nous avons repris le bateau à 15H, et sommes arrivés à 16H30.
Il y a possibilité de faire un arrêt en route et de reprendre le bateau suivant, le dernier part d'Anadolu Kavegi à 18H pour arriver à 19H30.
Mais nous voulions continuer notre journée en visitant le Bazar Egyptien et les deux mosquées la très grande Yeni Camii et Rustem Pasa, plus petite, mais d'une décoration intérieure très riche.
Nous sommes allés dîner au Pahazade restaurant, beaucoup d'apparat pour une qualité moyenne. J'ai détesté mon plat d'agneau bouilli, mais ils ont été sympa, ils m'en apporté un 2°!que je n'ai pas pu manger plus, alors ils m'ont proposé de choisir autre chose, mais j'ai refusé, alors ils ne me l'ont pas fait payé
Vendredi 11 septembre
Aujourd'hui, nous avons visité le palais de Topkapi, nous sommes en avance et avons le temps de parcourir la rue sogup cesme sokagi et ses belles maisons ottomanes restaurées.
Nous rejoignons la porte d'entrée au niveau de la fontaine d'Ahmet 3, très belle en haut de cette rue.
Nous sommes arrivés les premiers pour l'ouverture de 9H, vous prenez vos billets au guichet à gauche (20 ytl par personne)puis nous avons pris nos billets pour le harem (15 ytl par personne)(à côté de ce dernier)que nous avons pu voir en individuels avec seulement deux, trois personnes en même temps que nous, et nous avons pu prendre tout le temps nécessaire pour le visiter calmement et prendre des photos, c'est très beau !
Pour la suite de la visite du Palais et en particulier le trésor et les costumes (non brodés), cela a été plus difficile, car les groupes étaient arrivés !
Une partie des salles du divan était fermé pour restauration ainsi que les cuisines.
J'avais étudié la vie dans le harem à l'aide des guides, notamment le guide Gallimard et le livre d'Albert Bobovius « Topkapi, relation du sérail du Grand Seigneur « (actes sud 1999) que j'avais emprunté à la bibliothèque, livres qui m'ont mieux aidé à imaginer la vie dans le palais à cette époque.
Nous n'avons pas pu voir de miniatures malheureusement!
Nous avons visité le pavillon des reliques de Mahomet qui est maintenant transformé en musée
Cette visite est très intéressante. Il faut compter 3 heures.
Nous avons fait une halte déjeuner au restaurant bien connu «Tahiri Sultanahmet Koftesi » (Divanyolu 12)et nous avons pu nous restaurer agréablement (prix 22ytl par personne. Le service est rapide et c'est bon, nous avons pris des kofte, brochette d'agneau haché, une salade de haricots blancs pour deux et un bon dessert à la semoule, une boisson par personne. Il est noté dans les guides que ce restaurant est fermé le soir, mais c'est inexact.
Notons quelques gouttes de pluie cet après-midi.
Et nous voilà d'attaque pour visiter Sainte Sophie, (entrée 20 ytl par personne !) visite un peu décevante, l'intérieur est en pleine réparation (un énorme échafaudage avec un ascenseur pour que les ouvriers accèdent à la coupole !
Les mosaïques des tribunes ne sont pas en très bon état. (une heure de visite)
Le hammam situé à proximité est fermé pour réparation également !
Nous allons voir les travaux handmade de la caferaga medresi, où nous achèterons un autre jour de belles poteries, plus chères que dans les boutiques, mais il paraît que les décors des dessous de plat peu chers ne résistent pas à la chaleur. Ici, ils sont peints à la main et recuits.
Il y a un petit café où nous prendrons un thé et un délicieux gulac, accueil sympathique
Heureusement la citerne Yerataban sur yerebatan caddesi, était ouverte, et nous avons le temps de la visiter, car ce n'est pas très long. Elle est très impressionnante avec ses nombreuses colonnes.
Nous allons dîner au mavi café (yerebatan cd 54), tout petit self assez nul que je ne vous conseille pas, repas imposé par le serveur(mezze et poulet, pas d'agneau alors que c'est indiqué sur la carte)
Petit tour le long de l'hippodrome, dégustation d'un bon sahlep !
Samedi 12 septembre
Nous prenons le tram à Sultanahmet pour Eminonu et prenons le passage souterrain pour rejoindre les quais.
Nous partons prendre le bateau pour Eyup et la Corne d'or ou Halic. (1, 50ytl)Nous devions faire cette excursion le dimanche, mais le bateau part beaucoup plus tard ce jour là, et nous voulions continuer la journée en rejoignant l'église Saint sauveur du chora, aussi nous avons inversé les jours.
L'embarcadère se trouve à gauche du pont de Galata, on passe devant un grand parking d'autocars et de voitures, on aperçoit un petit centre commercial « le storks » on arrive à un chemin entre deux grillages, et au bout se trouve le petit kiosque et embarcadère pour Eyup.
Nous avons juste à temps pour le bateau de 9H moins le quart et arrivons au terminus de Suttluce à 9H15, il n'y a pas beaucoup de monde sur le bateau. Regardez le paysage du côté gauche du bateau.
On aperçoit l'énorme cimetière qui occupe toute la colline, sous les cyprès. A Suttluce, on traverse le pont pour arriver de l'autre côté de la Corne d'or; en effet les bateaux ne s'arrêtent plus à Eyup, car il a trop plu au mois d'août, et le bateau que nous prenons ne peut plus y accéder !
Nous prenons le téléphérique à 100m de l'embarcadère Pierre Loti
Le chemin est facile à trouver pour accéder au café Pierre Loti, dont la terrasse offre une vue magnifique sur la Corne d'Or, un petit thé très cher ici; nous montons un peu plus haut, puis redescendons à Eyup en traversant le cimetière, je me demande comment les familles peuvent avoir accès aux tombes situées plus bas sur la pente abrupte de la colline!
Les tombes des femmes sont surmontées d'une fleur et celles des hommes d'un turban;, il n'y a pas que des tombes anciennes, des gens y ont été enterrés ces dernières années.
Nous visitons la mosquée Eyup Sultan, le tombeau d'Eyup et les turbe (tombeaux).
Il y a beaucoup de groupes de femmes, des familles, un jeune garçon en costume de « circoncision », son père est fier de nous le faire admirer et nous invite à prendre une photo !
Nous avons faim et projetions d'aller au Ensar Lokantasi, mais il est fermé (peut-être à cause du ramadan ?)
Heureusement, car nous avons bien déjeuner au self « Simit Sarayi », j'ai vu plus tard qu'il y avait d'autres « succursales » en face de la gare Sirkeci, ou dans le quartier de la mosquée Fetih.
Hmm ! Les bons borek aux épinards (1, 50 ytl pièce), les bons borek en forme de rouleau
(1, 50 ytl pièce), un ayran et un jus de cerise , une limonade et les bons desserts plus chers dont le bon gâteau au poulet), le tout pour 17, 25ytl soit 4 euros par personne !
Nous pouvons prendre le bus 39 vers la porte d'Erdine Kapi, ou un dolmus beige/jaune (partent du même endroit) (le bus 39 passe sur le boulevard côtier à 100m de l'embarcadère direction Istanbul, mais nous avons pris à l'arrêt suivant le dolmus qui arrivait; (nous payons dans le dolmus)
La mosquée Mihrimah Sultan (aux 100 fenêtres) est fermée pour restauration;
Nous continuons à pied vers l'Eglise St-Sauveur du Chora, ou Karyie muzesi richement décorée de mosaïques et fresques anciennes et bien restaurée, elle est plus belle que Sainte-Sophie !, nous ne connaissons le chemin qu' approximativement, mais un groupe de cinq gamins à l'affût d'argent de poche nous propose de nous y conduire ; ils se font réprimander sur leur passage par une personne âgée pour leur conduite.
Nous cherchons ensuite le bus 90 qui passe Draman cd, mais c'est un peu plus difficile à trouver (l'arrêt est assez loin du début de la rue).
Nous allons visiter la mosquée Fatih, Il est encore tôt.
Nous aurions pu remonter vers la porte d'Erdine Kapi pour reprendre le bus 28 vers Beksitas.
Le quartier de Fatih est plein de boutiques de mode, et pourtant, c'est ici que nous voyons le plus de femmes habillées totalement en noir, quel contraste !
Nous allons jeter un coup d'oeil à l'Aqueduc de Valens qui enjambe le boulevard Atatürk.
Finalement nous sommes tout près du Grand Bazar , que nous découvrons : quelle surprise de voir un bazar, aux boutiques bien agencées, en fait rien d'un bazar au sens fouillis ou foutoir!
Nous reprenons le tramway jusqu'à Sultanahmet, mais en fait, on aurait pu rentrer à pied, ce n'est pas loin.
Le soir nous retournons dîner chez Karadeniz (voir adresse 9 septembre)
attention, il y a un 2° karadeniz dans la rue voisine (karadeniz konak) à ne pas confondre:marmitte (plus fromage manquant), ayran, une salade pour deux, ils n'avaient plus de baklavas, et nous ont offert des lokmas (beignet oblong) à éviter. Accueil toujours sympathique, le serveur et le patron nous ont reconnus !
Petite déambulation sur l'hippodrome.
Dimanche 13 septembre
En route pour Uskudar, sur la rive asiatique ! Nous prenons le tram de Sultanahmet jusqu'à Eminonu, passons sous le passage souterrain, et on prend le ferry à droite du pont Galata, c'est un énorme bateau (3 étages), et il n'y a personne.
Quand nous arrivons à Uskudar, à 9h15, la ville est encore endormie, il se met à pleuvoir à verse, nous sortons nos capes vietnamiennes!
Nous prenons la rue Hakimiyeti Milliye, nous arrivons à un rond-point que nous contournons vers la droite vers la rue Halk pour chercher le marché, il est introuvable, mais nous rencontrons beaucoup de femmes portant le foulard, elles sont venues rendre hommage au défunt du halil Pasa Türbesi, une femme insiste pour que nous y pénétrions, mais nous nous sentons un peu déplacés !
En fait pour aller au marché, il faut prendre la rue opposée à la rue Halk, il est près du Yöre AVM, c'est un petit marché sympa et varié. Vous pouvez y trouver des produits moins chers qu'à Istanbul. Heureusement la pluie s'est arrêtée.
Nous prenons la rue Cavusdere sur 800m, jusqu'à la rue Tekke ar. sk.
Nous avions imprimé un plan google maps pour nous y retrouver, mais c'est un peu dur à localiser, enfin, nous arrivons à la mosquée Valid Atik (la rue monte fort)
nous prenons la rue Ahmetoglu Musallasi pour revenir sur la rue Cavusdere et rejoindre la mosquée Cinili, très tranquille. Couverte de faïences d'Iznik, elle est très belle.
Nous revenons par le même chemin, cela fait une bonne marche !
Mais nous sommes récompensés par notre déjeuner au Kanaat Lokantasi (9 selmani Park) très apprécié (plat, dessert, boisson pour 11 euros par personne);
Il y a énormément de bus à Uskudar devant l'embarcadère, mais le bus 15 une ytl(n'importe lequel sauf le 15F) nous dépose à la mosquée de l'embarcadère de Beyerbeyli. Bonne ambiance de pêcheurs (petits restaurants), nous rejoignons le palais Beyerbeyli.
Nous traversons le parc, l'entrée est chère, nous attendons pour la visite guidée obligatoire qui devait être en anglais, mais elle s'est faite en turc, avec quelques phrases traduites en anglais et le tout au pas de course, dommage, car l'intérieur est raffiné, et les photos sont interdites, pas de cartes postales non plus , juste un petit livre aux mauvaises photos.
Nous retournons à Uskudar par le premier dolmus qui se présente à l'arrêt de bus, et revenons au Kanaat pour prendre un goûter, nous achetons aussi quelques loukoums plus haut, (10ytl environ au lieu de 20 chez Haci Bekir, très bons
Nous sommes fatigués et souhaitons dîner près de notre hôtel, nous essayons le Kosk café recommandé par le guide du routard(rue Akbiyik, adliye sokak) le serveur apporte sur la table un gros pain soufflé chaud délicieux appelé lavas, mais les plats sont de qualité moyenne, il y a trop de pain dedans., un jeune est très content !
Lundi 14 septembre
Nous montons d'abord à Sultanahmet pour changer de l'argent, mais les bureaux sont fermés jusqu'à 10H! tant pis.
Nous retournons voir la belle Mosquée Bleue, tout juste ouverte, et nous pouvons la visiter tranquillement !
Puis nous rejoignons la toute petite mosquée de Sokollu Mehmet Pasa après avoir longé l'hippodrome encore endormi. Elle est fermée à clef mais un gardien nous ouvre, j'ai fait une bêtise, j'ai oublié d'enlever mes chaussures pour aller voir si la porte était ouverte et je me suis fait rappeler gentiment à l'ordre ! Nous n'avons pas le droit de prendre des photos, elle est vraiment très belle avec ses vitraux et ses faïences d'Iznik, et très tranquille, puisque nous sommes les deux seuls à la visiter ! un enchantement ! Le gardien nous propose une enveloppe de 12 belles photos pour 10ytl et nous sommes contents. Nous regardons les maisons en bois du quartier, certaines sont bien restaurées, d'autres très abîmées.
Nous rejoignons la mosquée petite sainte sophie Küçük Aya Sofya Camii.c'est une mosquée très claire et agréable avec une galerie à l'étage.
Comme à Sainte Sophie, les murs sont revêtus de marbres veinés et les coupoles de resplendissantes mosaïques. L'entrée est gratuite.
C'est l'ancienne église Saints-Serge-et-Bacchus construite vers 530
Nous cherchons les ruines des remparts terrestres et du Palais Boucoléon, il faut passer par un tunnel sous la voie ferrée, il fait très chaud, nous prenons le boulevard à l'extérieur des remparts, c'est très bruyant et il n'y a pour ainsi dire pas de pasage pour accéder de nouveau à l'intérieur de la ville, quant à traverser le « périphérique » c'est quasiment impossible !
Lire la suite dans le paragraphe « notre repas de ramadan »
Nous remontons vers Sultanahmet pour faire le change et faire une pose déjeuner au Tahiri Sultanahmet koftesi (divanyolu 12), où nous nous étions déjà restaurés le vendredi 11 septembre. Bonne pause.
L'après-midi, nous faisons un peu de shopping, des loukoums chez Haci Bekir, près de la gare, ils ne sont pas très aimables, j'ai pris deux boîtes de 500gr emballés pour faciliter les choses.
Nous retournons à la Caferaga Medresi, pour ramener des céramiques, puis au Bazar Arasta, beaucoup moins cher que le Grand Bazar, pour trouver des Tshirts (28ytl les quatre).
Nous voulons ramener un service à thé pour notre fille et hésitons, mais ne choisirons pas aujourd'hui.
7H moins le quart, Il est temps d'aller découvrir notre dîner de Ramadan (voir le paragraphe au-dessus du programme) pour cette agréable soirée !
Mardi 15 septembre
Il est 9H quand nous arrivons sur la place Sultanahmet, les touristes commencent à arriver. Nous allons à pied jusqu'au Grand Bazar, ce n'est pas très loin, mais les verres à thé sont facilement quatre fois plus chers qu'au Bazar Arasta ! Et j'essaie de voir le prix d'un Tshirt, la différence est aussi énorme !
Nous quittons rapidement le bazar et prenons le tram à Cemberlitas jusqu'à Eminonu pour ensuite aller visiter le complexe de la mosquée de Suleyman; Les rues pour y monter sont très abruptes, il fait très chaud, et en haut, le temps est étouffant :
La mosquée est bien fermée et le jardin qui l'entoure est à l'abandon !
Néanmoins les deux turbe de suleyman et surtout de Rolexane, (sa femme) sont accessibles gratuitement, ils sont très beaux, celui de Roxelane est entièrement décoré de faïences d'Iznik.
Nous ne voulons pas rester déjeuner ici, on étouffe, nous redescendons les rues et retournons à Sultanahmet , puis près de la petite Sainte Sophie, où nous respirons beaucoup mieux.
Nous ferons une longue halte au Tahiri Cesme Restaurant, de qualité « pas si mal » :hoummous (bof) et aubergines frites (froides, ce n'est pas bon), deux bons kebab, meilleurs qu'au Kosk café, deux sutlac, un lavas (gros pain soufflé chaud)moins bon qu'au Kosk, un fanta et un coca (bière refusée !)deux thés offerts et deux cafés turcs très bons ! pour 49ytl pour deux. Atmosphère paisible sous la treille.
Pour donner une idée du coût des repas à Istanbul, nous avons toujours dépensé entre 11 et 12 euros par personne.
Nous retournons aller chez nos valises, hélas il faut retourner à Paris, nous n'avons pas eu le temps d'aller aux îles des Princes ! Nous garderons d'Istanbul un merveilleux souvenir !
Nous n'avons pas eu de problème pour emmener les loukoums en cabine.
Je t'avais laissé sur une "rooftop terrasse" il y a 3 jours entouré de coussins accueuillants et bien nous-y revoilà aujourd'hui pour ce qui doit-être mon dernier soir à Istanbul.
Depuis la dernière fois, mon tour de cuisse a déjà pris 2 centimètres, la faute à des heures de promenade ensoleillée mon petit sac sur le dos du matin au soir.
Si, si, j'ai bien dis "matin".
Après cinq jours sur les rives du Bosphore, la mer de Marmara à l'horizon, je connais la ville presque comme ma poche. Il faut dire que pour déambuler, j'ai déambulé.
Jeudi, j'ai enchaîner quelques-uns des sites les plus emblématiques d'Istanbul. Et pour avoir le temps de faire le tour, il faut se lever de bonne heure.
Il faut dire qu'Istanbul, c'est 16 millions de stambouliotes et qu'ils sont quelques autres à être passer par là depuis 2000 ans.
Je suis donc parti de ma p'tite pension direction la mosquée Sainte-Sophie qui fut jadis une basilique (je ne vais pas développer l'histoire de tous les sites visités car tu finirais par avoir la gueule de bois, et moi avec des crampes dans les doigts).
Sainte-Sophie, donc.
C'est grand, massif, un rien décrépi en comparaison avec la mosquée bleue, l'entrée est payante comme dans la plupart des lieux de cette envergure.
A l'intérieur, mon petit doigt me dit qu'on doit pouvoir y caser Notre-Dame sans problème, et justement le souci avec ce genre de démesure c'est que à nettoyer, c'est carrément la chianlie. Et comme le batiment a quelques années d'existence derrière lui, il est temps de mettre la main à la pate question rénovation. A l'intérieur, l'échaffaudage est donc haut à se faire mal à la nuque, et là où il n'y a pas d'échaffaudage, c'est qu'il va y en avoir un bientôt.
En tout cas, à l'intérieur, plus un fidèle, l'endroit est réservé aux touristes et à leurs appareils photos. Ca y va bon train malgré les travaux, c'est difficile de marcher à l'intérieur sanspasser dans le champ d'un photographe amateur. D'ailleurs à l'intérieur, le photographe amateur a une tel frénésie qu'il prend en photo les posters illustrants ce qu'il y a derrière les échaffaudages; peu importe les reflets, peu importe les turpitudes, c'est un peu marche ou crève version prise de vue.
Trop de queue à l'extérieur, trop de monde à l'intérieur, je pensais que tous les visiteurs anonymes du monde s'étaient donnés rendez-vous là. J'avais tort...
Je m'extirpe donc de la mosquée, remets mes lunettes de soleil en profitant de la fraicheur offerte par l'ombre de l'édifice, et donc retour au soleil.
30°, c'est juste bien pour ne pas transpirer à chaque pas.
D'ailleurs, d'autres pas m'attendent, je bouge. Adios les groupes de 40 personnes qui suivent leur guide le bras levé tenant n'importe quel truc de couleur pour être bien reconnaissable du troupeau. En plus, des troupeaux, il y en a partout. Si le guide n'a pas d'étendart, tout le monde au régime "badge gigantesque sur la poitrine". Ca fait un poil froid dans le dos, heureusement que le climat est au beau fixe; pour l'instant...
Je pars donc, et me mets en direction du Palais de Topkapi où la foule de la veille m'avais fait reculer. Mais pas aujourd'hui, j'ai du feu dans les jambes et partout où mes yeux se posent, c'est un grand n'importe quoi de bonheur hallucinatoire. Les groupes sont toujours là mais j'ai la Foi.
Topkapi, c'est le chateau de Versailles local. C'était la résidence des sultans et aussi le palais des plaisirs de celui-ci. Je m'explique : en plus des très nombreuses batisses composants Topkapi, le palais abritait un harem anciennement géré par les eunuques pour ne pas concurencer notre bon monarque. C'est forcémént magnifique, il y a des sulptures-mosaïques, peintures partout. Du marbre aussi, mais le marbre est tellement omniprésent dans la ville qu'on y fait même plus attention. Pourri, gaté, qu'on se sent. La visite peut durer de quelques heures à plusieurs jours si on fait partie d'un troupeau pressé ou non.
Mon troupeau individuel, très mobile et très flexible, effectue celà en 2-3 heures, juste assez pour en avoir pleins les pattes. J'ai donc fini par me trouver un endroit à l'ombre pour reprendre des forces devant le Bosphore encore une fois. Ca peut paraître répétitif dit comme ça, mais à chaque fois c'est pareil, on se fait avoir, ça grouille de bateaux en tous genres et on a forcément une vue sur l'autre côté qui n'est pas dégarni question vestiges à la taille pharaonique. A propos des bateaux, ça va du minuscule bateau de pêcheur local (sans S à pêcheur, j'vous l'ai dit le bateau est minuscule) au pétrolier long comme un terrain de football avec à côté des bateaux de croisières logeant des milliers de têtes de pipe sur une dizaine de ponts.
Après ce squat bien reposant, il est temps de voir plus loin et de sortir peu à peu du centre historique là où est situé mon hostel.
Direction prévue : le Grand Bazaar, pas d'itinéraire précis juste une vague idée de la où ça se trouve, comme si j'avais une boussole sauf que j'en ai pas. Forcément, je me paume, mais c'est bien. Rien de tel pour humer l'ambiance et la vie stambouliote.
En chemin, je tombe sur une mosquée (1 parmi des centaines), sauf que celle-ci est la plus grande de la ville, et qu'elle abrite aussi en son sein la tombe de Suleymane le Magnifique, sultan parmi les sultans. C'est un peu comme le tombeau de Napoléon sauf que ça n'a rien à voir. J'ai donc du bol dans ma perte d'orientation, pourvu que ça dure!!
Ensuite, je passe devant l'université historique de la ville, elle est entourée d'un mur d'enceinte de disons 3 mètres de large et une dizaine de mètres de hauteur. Même en saut à la perche, c'est pas la peine d'y penser. Sans doute voulaient-ils protéger les livres des envahisseurs, j'en sais rien moi... Toujours est-il que l'université couvre un espace gigantesque encore une fois, et que cette semaine, ces feignants d'étudiants sont en vacances.
Pas possible de rentrer, en plus, j'suis pas étudiant...
Un regard rapide sur la carte pas très détaillée du lonelyPlanet (LP) m'indique que finalement j'ai contourné le bazaar et que je suis plus près du Bosphore que du-dit bazaar.
Donc, après un court moment de lucidité comme il m'arrive d'en avoir, j'abandonne l'idée du marché couvert pour me rendre sur les rives du fleuve qui n'en est pas un.
Chaque fois que je croise un passant à l'air responsable je lui demande finalement ma destination pour être sûr de ne pas mutiplier les kilomètres inutiles; et comme chaque mot turque fait 3 fois la longueur d'un mot français, le LP n'est jamais loin. Essayez de mémoriser Galatta koprusu pour voir, c'est le nom d'un pont...
Le pont qui m'amènera sur l'autre rive en l'occurence, il est temps d'élargir le périmètre de mes connaissances stambouliotes.
A cet endroit du Bosphore, c'est un peu le bordel même si c'est pas le Bazaar.
Les voitures sont partout, et quand ce sont pas des voitures, ce sont des camions ou des bus, y'en a partout.
Les mètres carrés restant sont pour les piétons qui se bousculent et sont encore plus nombreux que les voitures! Seulement ici, pas un touriste, c'est la Turquie et ça fait du bien!! En étant schématique, les voitures et le tram sont au milieu de la route, ensuite viennent les piétons, et sur le bord, c'est la place des pêcheurs. Pour chaque mètres qui longent le Bosphore, il y a au moins deux pêcheurs et quatre cannes à pêche. A chaque fois qu'ils lancent leurs lignes à l'eau, les piétons doivent interrompre le flux pour ne pas se faire hammeçoner. C'est bien folklo'!!!
Il doit être dans les 5h quand j'arrive de l'autre côté, je suis bien rincer et me fais une bouffe de poisson sur la rive. Impossible de dire quelle espèce de poisson, le menu est en turc, mais c'est bon et les vitamines me regagnent.
Le soleil descend, et comme la veille, il est temps de trouver le bon spot pour profiter des couleurs. Justement, une immense tour de pierre dépasse des immeubles, ça va le faire.
10 minutes d'ascension pour atteindre de la bas de la tour, 10 minutes d'attente, et zou, on monte.
A l'intérieur de cette tour multi-centenaire, des ascenseurs permettent d'atteindre le sommet pour profiter du panorama, bizarre. Au passage, les murs de la tour font aussi plusieurs mètres d'épaisseurs, on peut dire que les maçons des maisons Merlin ont vraiment un poil dans la main en comparaison de ce qu'on faisait ici il y a 600 ans.
Au sommet, un petit tour de ronde de moins d'un mètre de large doit permettre d'accueuillir tous ceux qui sont là, et je suis pas tout seul!! C'est la grande bousculade à 60m du sol. Doucement les enfants...
Le coucher de soleil est à la hauteur du lieu, on surplombe toute la ville qui rougeoit. Moi en tout cas, car je me suis frayé un passage pour avoir en face de moi Sainte-Sophie, Topkapi, la Mosquée Bleue et consorts, et maintenant que je suis là, j'ai beau être dans le champ des appareils photos, il est pas né celui qui me fera partir à moins de me pousser dans le vide!
Finalement, quand la lumière ne fut plus, je suis parti croisant au passage tous ceux qui faisaient encore la queue pour voir le coucher de soleil. Chienne de vie!!
Mais la journée n'est pas finie pour autant, peut-^etre serait-il temps que tu fasses une pause.
Il fait nuit et j'ai encore du feu dans les jambes, incroyable, finalement peut-être que le Trek au Népal ne sera qu'une partie de plaisir.
Bref, en quittant ma tour de Bab-El-Oued, je savais que pas loin une grande artère animée était là. Re-demande d'itinéraire, j'ai fini de me perdre.
Après être passé par pleins de petites rues pavées et piétonnes, je débouche sur la rue de Rivoli locale sauf qu'elle aussi est piétonne. Ca gouille de partout, nombres de turcs sont en vacances depuis la fin du Ramadan et ça se voit. Je suis obligé de marcher au rythme de la foule qui d'ailleurs à n'importe quelle heure de la journée marche doucement. Et c'est pas le parisien qui parle, juste le type qui a des fourmis dans les jambes malgré les kilomètres.
Dans cette fameuse rue, que des boutiques; mais à chaque carrefour, les rues perpendiculaires regorgent de bars et de bouis-bouis en tout genre, c'est plus que festif, tant mieux.
Seulement, alors que je déambule, un type me demande l'heure, il s'appelle Samet et vient d'Izmir, plus au sud, il est en vacances, seul et lui auusi a envie de boire un p'tit coup voire deux. Nos violons s'accordent en 2 temps 3 mouvements, on va faire un bout de soirée ensemble. Le type a l'air blindé aux as, il dit loger à l'hotel 5 étoiles pas loin de mon hotel 1 étoile. En passant, il me demande si j'aime les filles et si j'ai envie de fêter ça. Il doit être libéré d'être en vacances sans sa femme, je suis pas là pour juger et le type est sympathique.
Notre énergumène connait un endroit, je le suis. C'est un club : le Jetset, tout un programme...
On entre, le club est vide, il est 20h. Le type me dit que ça va se remplir vite fait et qu'un premier verre nous fera patienter. On s'execute, moi aussi...
En effet, quelques secondes plus tard deux filles rentrent. Elles sont juste magnifiques, déjà que beaucoup de filles turques sont belles, là c'est le pompon!!
Elles s'assoient à 2 mètres et dès qu'elles ont leur verres, viennent s'assoir à côté de nous, à notre table; pourquoi pas, ça ne me dérange pas d'être en galante compagnie voire plus si affinitées...
Elles sifflent leur verre en 2-2, impressionnant.
Puis, alors que la conversation est bien engagée, le barman arrive et nous demande à Samet et à moi si on veut bien leur payer une conso. Je me suis pas méfié, c'est con...
On dit oui comme de vulgaires hétérosexuels, elles commandent ce qui s'avère être du "champagne turc", j'ai beau leur dire que c'est pas du champagne, rien à faire.
La discussion se poursuit et comme Samet est très porté sur la chose, la discussion biffurque aussi vite que les filles recommandent des boissons mais sans demander notre consentement. c'est pas que c'est nécessaire mais comme elles avaient demandé une tournée la fois précédente, je me méfie comme l'eau sur le feu.
Un deuxième verre, vite fait pour voir la suite des évènements, seulement la suite des évènements ne diffèrent pas de ce qui s'est passé précédemment.
Les filles boivent comme des trous, ce champagne a l'air de se boire comme de l'eau minérale.
En tout cas, le patron du club, très à son affaire vient nous voir régulièrement pour prendre la température et nous demander à chaque fois si on veut autre chose.
Très peu pour moi, ça sent le renfermé comme situation, voire le moisi.
La prochaine fois qu'il revient, l'addition et pronto.
Si les filles veulent poursuivre les hostilités ailleurs, va mos, autrement c'est goodbye!!
Quand l'addition arrive, la facture est astronomique. Pas seulement pour Istanbul, pour tout le monde civilisé!!! La conversion faite : 600 euros!!
OH MY GOD!!!! Mon sang ne fait qu'un tour et je me transforme en bête sauvage. Pas du tout compréhensif le Braïce!!
Je paye MES verres plus un à la rigueur pour la brunette, c'est pas une addition, c'est une embuscade!!!
Je ne dis alors que des phrases ponctuées de "motherfuckers" que tout le monde comprendra, y compris ici, et si je doit prendre une droite, j'en enverrais une le premier,
c'est assez rare pour être signalé mais je suis hors de moi d'autant plus que j'ai les idées claires car sur 600 euros mes verres et ceux de Samet s'élévent à une centaine d'euros.
En fait, les verres bus par les garçons coutent 4 fois moins chers que les verres féminins quel que soit le liquide servi, de toute façon j'ai pas assez quoi qu'il arrive car je ne me promène pas avec un portefeuille de millionnaire.
Enfin, après avoir tenté de prouver ma bonne foi, le patron, Samet, mais pas les filles m'accompagnent au distributeur le plus proche, et comme mon plafond est presque atteint, je finis de tirer tout ce que je peux (environ 20 euros) en 3 fois (bonjour les commissions).
Je suis une pile électrique; non pas électrique, NUCLEAIRE!!
Samet paiera le taxi du retour, j'ai plus ni l'envie ni les jambes de marcher et j'ai plus une thune sur moi. Je m'en sortirais aussi avec une bière gratos offerte par mon ami d'un soir.
On promettra de se revoir le lendemain comme on dit "appelle-moi" à quelqu'un qui n'a pas mon numéro.
C'est le récit d'une journée bien remplie comme tu peux le constater, je suis en retard de deux jours dans mon récit, mais après ça se calme. Presque...
Le truc, c'est que chaque fois que j'écris, des dizaines de gens viennent me faire la conversation.
Turcs, turques, espagnols, italiens, australiens et autres...
Je quitte Istanbul demain je te raconterais plus tard...
Laisse un commentaire si tu kiffes.
Inscrits-toi à la newsletter, c'est plaisir.
Et surtout, repose-toi les yeux
FREEDOM!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Un cri de guerre comme une délivrance!
Un cri de joie soulignant l'adrénaline avec qui je commence une relation haute en couleurs!
Un cri de révolte pour rappeler que les voyages ne sont pas remboursés par la sécurité sociale, pourtant ça devrait, j'ai déjà commencé à rajeunir!!
Enfin, on tient une ébauche de quelque chose. Le voisinnage ne ressemble plus à Faidherbe Chaligny si ce n'est les vendeurs de kebabs.
Après être passé à deux doigts de la démission, après m'être fait renvoyer comme un mâle propre de la banque nourricière, après avoir préparer dans les moindres détails flous de mon parcours initiatique, ça y est, je le touche du doigt, de la main, du bras, jusqu'au super calin.
(Le Muezzin entreprend l'appel à la prière de 20h15 comme fond sonore, pas désagréable et franchement wiwifiant; j'ai dit "le" mais ils doivent être une dizaine à 1km à la ronde à chanter de façon désynchronisée )
Il faut dire que depuis le 15 aout, période depuis laquelle je suis sans activités, j'ai tout fait sauf chomer. Encore que, il m'est arrivé aussi de me lever tard, mais on est pas des boeufs, non? Et puis renier sa nature c'est pas bon pour le Karma. Et puis on peut ne pas chomer en se levant tard, c'est pas incompatible.
Bref, entre les impots, la sécu, la banque, la nouvelle banque, l'EDF, le déménagement, la visite des plombiers, les changements d'adresses, les résiliations en tous genres, les billets d'avion, la souscription d'une assurance, l'enduit, la peinture, les sacs de truc dont il faut se débarrasser, les coquillettes, yahourts, bouteilles dont on gave les amis car autrement c'est perdu, trouver preneurs pour mes objets de qualité (d'ailleurs, ça fonctionne?), la bank of Tokyo, les visas & autres stupideries administratives, l'itinéraire, l'inventaire du sac, les aux-revoirs, ça fait du monde au balcon et je suis sûr que j'en oublie.
Enfin bon, c'est derrière nous tout ça, il y a que les Asssedics qui résistent, Damned!
Le 30 septembre a donc fini par être la date d'hier, ça fait chaud au coeur même si c'était quand même un peu couru d'avance que l'échéance allait finir par arriver.
Pas de faille spatio-temporelle, les années bissextiles ne se montrent qu'en février.
Le sac était donc prêt.
La gueule de bois de la veille était là aussi comme les jours précédents, un peu comme vous j'imagine. Le rhum avait rendu ses dernières gouttes et les bouteilles se champagne s'entassaient dans le local à poubelles.
L'appart' était vide, les trousseaux de clés prêts à être remis en main propre.
Le sol bien cracra a été nettoyé à fond de train lors du réveil brumeux.
Tout clean qu'était l'appartement, tout clean ou presque qu'était Bibi.
Il restait plus qu'à partir la gorge serrée, prise dans un trac comme avant de faire Bercy ou l'Olympia.
Pas moyen de manger, plus la place de boire. Gloups!!
N'ai même pas réussi à manger une tartellette aux abricots en entier à l'aéroport.
A l'aéroport donc avec Papa, le saint-Bernard salvateur, aussi tendu que moi qui ne l'avait pas vu venir, mais rassurez-vous, ça va mieux.
Le grand oiseau blanc a quitté le sol parisien en retard mais pas de panique, la correspondance à London était aussi en retard.
J'ai donc quitté les premières gouttes et températures automnales qui se sont comme prévu calibrées au jour près.
Pour mémoire, 28 septembre, franc soleil, 34° relevés à 14 heures, si si c'est vrai.
29 septembre, ça se couvre, une vingtaine de degrés parviennent à percer la voute nuageuse.
30 septembre, crachin et goutte au nez, c'était juste...
Escale à Londres non-fumeuse, même pas un Burger king pour se substanter. C'est pas que c'est important mais j'ai salivé sur un double-whopper-cheese-&-bacon depuis Paris et après avoir pris peur de ne pas avoir le temps de le boulotter pour cause de retard d'avion, après avoir appris que finalement j'avais encore une heure d'escale devant moi, il m'est passé sous le nez comme l'automne.
Arrivée donc à Istanbul après minuit, les douaniers n'attendent plus que nous pour aller se coucher.
Je fais du mieux possible pour m'extraire de l'avion rapidement, mon sac est le premier à sortir du tourniquet magique post-atterrissage.
Résultat, sortie de l'aéroport en deux minutes, pas d'expérience "Midnight Express" à vous raconter.
Cigarette de rigueur, plus d'envie de whopper, l'honneur est sauf.
Seulement, plus de bus, reste le taxi.
Pas n'importe quel taxi en revanche, un taxi d'aéroport, bien charlatan sur les bords.
Son prix converti : 50 euros pour 15 minutes, mon oeil, 20 euros c'est déjà beaucoup, je sais bien qu'il fait nuit et tout et tout, mais c'est mon max.
Premier marchandage réussi, à tel point qu'on boucle les quelques kilomètres en trombe, moi m'accrochant à la poignée prévue à cet effet, le chauffeur ne prenant la peine de ralentir que pour engueuler les rares voitures qui se mettent en travers de notre route.
Je suis son dernier client, il ira se coucher tôt, les turques sont en vacances depuis la veille correspondant à la fin du Ramadan.
Je me suis gourré dans mon calendrier musulman, moi qui croyais que c'était le lendemain... Zob.
Les rues sont désertes et quasiment tout est fermé.
Ayant repéré par avance un hotel pas cher pour Istanbul (13 euros/nuit), le taxi Loeb m'y dépose prestement, on paye, on se dit au revoir, il s'en va.
Mais pas de bol, le taxi parti, l'hotel est plein.
Il faut partir en quête d'une couche à une heure du mat', avec mes 18 kilos de frêt.
Y'a quelqu'un?
Un deuxième hotel se profile, plein aussi. Je sens venir le fait que j'aurais dû prendre mon hamac...
Au cours de ma ballade, je longe la Mosquée Bleu toute illuminée de jaune.
J'ai toujours aimé les métissages, c'est très choli.
Quelques mètres plus loin, un veilleur de nuit m'aperçoit, sors de sa hutte et me dis qu'il a de la place, une chambre single.
Manque de pot, c'est plus cher (40 euros). J'y ferais qu'une nuit, j'ai pas envie de me faire traire.
On pose les sacs, direction une bière fraiche en T-shirt même s'il ne doit faire que 18°, le coeur y est.
Un bar à touriste plus loin, je rentre chez moi après avoir vaguement parler allemand pour la première fois en dix ans.
Au niveau du turque, j'en suis tout juste à "Bonjour", c'est assez compliqué, tous les mots font au moins quatre syllabes.
Réveil commandé pour 9h, je me rendors jusqu'à 9h30 faute de mieux.
Petit dèj' sur la terrasse qui donne directement sur le Bosphore et la Mosquée bleue, lunettes de soleil pas pour faire style, juste parce que le soleil immaculé brûle mes noeils, il doit faire 25°, juste bien en somme...
je me mets ensuite en quête d'une piaule meilleur marché (c'est français comme phrase?), retourne à l'hotel complet de la veille, il y a de la place, une chambre de 6 mais propre et lumineuse.
J'apprendrais ensuite que le type de la veille au soir n'avais pas voulu s'encombrer de mon p'tit corps même si en fait il y avait de la place.
Je ne leur en tiendrais pas rigueur, ils ont aussi une terrasse ensoleillée sur le toit.
Tous les batiments ont en fait une terrasse sur le toit, c'est pas la ville aux 3000 clochers, c'est la ville aux 100.000 terrasses.
Bonheur sur terre quand tu nous tiens...
Mais on ne s'attarde pas, pas comme cet article d'ailleurs...
La matinée avance, je m'équipe et zou!!!!
Au programme des déambulations, mosquées, parcs, encas et re-mosquée.
Ca peut paraitre répétitif, mais Whaooooouuu, je suis défigurer d'émerveillement.
La ville est une coulée verte, des arbres partout, des fruits inconnus au bataillon y pendent non-chalament.
Le quartier dans lequel j'ai les yeux écarquillés est un musée à ciel ouvert.
Mosquée bleue, whaouuuu!
Mosquée Sainte-Sophie, un peu moins raffraichie mais whaouu quand même.
Un immense parc longeant le palais de Topkapi m'accueuille.
Du soleil, de l'ombre, les transitions sont pas dégueues.
Les stanbouliotes profitent des vacances et se ballade allègrement.
Partout des couples de tous ages s'étreignent sans pudeur. Pour ceux qui sont plus religieux, des petites cabanes de bois parsèment le parc pour se bécotter à l'abri des regards indiscrets.
En sortant du parc, j'aperçois un panneau discret indiquant l'entrée d'une "chapelle systercienne", je m'y rend ne m'attendant à rien de spécial; et pourtant.
L'entrée est payante, la curiosité s'aiguise d'autant que rien à l'extérieur ne transpire le monument.
En effet, la "chapelle" est souterraine. Ah bon? si si!
D'ailleurs, en fin de compte c'est même pas une chapelle.
On descend un escalier sombre qui nous amène au coeur de la Moria (cf Lord of the Rings).
Une cave souterraine, longue de près de 200 mètres (réfléchis : c'est grand!), voutée de partout, et soutenue par des centaines de piliers de marbre.
Le chemin est tout tracé et il faut le suivre sinon on tombe dans l'eau. La chapelle est en fait un immense réservoir bati pour boire en cas d'invasion barbare.
Toutes les sources de lumières se reflètent dans l'eau, c'est à tuer de beauté.
D'autant que l'endroit resté fermé des centaines d'années est remis "à neuf" depuis une vingtaine d'année, j'ai la machoire qui tombe par terre.
J'ai aussi les jambes qui chancèlent, donc pause dans la promenade. Direction la terrasse.
L'ameublement : quelques tables of course mais point de chaises, oh que non! Pour s'assoir, des coussins plus épais et plus grands que moi, la vue est toujours là, le soleil est comme Félicie.
Petit assoupissement imprévu uniquement interrompu par le soleil qui se couche, il est temps de mettre une petite laine et d'aller en profiter.
Les re-prises de photos se mutiplient, j'y suis j'y reste, et si c'est pas ici, ce sera ailleurs!
D'ailleurs, un rapide passage par les rives du Bosphore c'est pas de refus.
Un diner köfte plus tard, le sourire est toujours là et le trac n'a pas laissé de trace.
Prosper youpla boum, c'est pas le roi du pain d'épice, c'est que moi, Brice, avec une banane qui m'empêche de passer les portes de front tellement elle est longue.
Possible qu'il n'y aura d'autre mail demain, j'ai bien mérité des vacances.
Au programme, grand Bazaar, Topkapi & consort.
A tout de suite!
Je reviens de 6 jours à Istanbul (mais seulement 4 jours entiers pour visiter la ville) et je me suis dit que ça pouvait peut-être en intéresser certains de savoir ce que l'on peut faire où , quoi, quand, comment et à quel prix en 4 jours dans cette ville, donc j'ai décidé de vous raconter mon voyage :) ! Bon par contre, je suis désolée pour l'orthographe erronée des noms turcs, je n'ai pas changé mon clavier donc les caractères typiquement turcs ne sont pas repris.
Jeudi 30 décembre 2010
Arrivée à l'aéroport international Atatürk fin vers 16h00, on prend le métro et le tram (ça nous a quand même pris une heure, tram et métro pas très rapide :p) pour se rendre dans notre auberge, Stray cat hostel (http://straycat-hostel.blogspot.com/2010/04/how-to-find-us.html) mais pas de bol, le gars a oublié de compter notre réservation et nous envoie dans un hotel miteux en nous répétant bien qu'il payait pour nous. On accepte, après tout ce n'est que pour 3 jours et on ne cherche pas le grand luxe (et puis faut voir le bont côté des choses, on a économisé 3 nuits :), on pourra s'offrir qlq extras! ). Finalement au moment de payer, de retour au stray cat pour les deux dernières nuits, le gars nous demande de tout payer en expliquant qu'il ne payait que le supplément de l'hotel précédent... Mais en expliquant que c'était vraiment un hotel pourri il a été gentil et a abandonné l'idée de nous faire payer ces 3 premières nuits :) ! LE stray cat est chouette, il y a 3 chats qui restent tjs ds la pièce principale et sont très affectueux (au cas où certains seraient allergiques :p ), c'est propre et joliment décoré et ça ne coute pas cher (on a pay 14,5 la nuit pour une chambre double et salle de bain partagée)
Vendredi 31 décembre 2010
Tour et pont de Galata (aller à la tour un peu avant midi ainsi tu entendras ts les muezzins de la ville faire l’appel de la prière ensemble)
À Beyoglu on a pris un mini bateau de pêcheur pour aller jusqu’à Eminönü, qlq minutes de traversée pour 1,25 TL, c est plus marrant que le tram!
Visite de la Yeni Camii (Nouvelle Mosquée), on ne peut pas la louper, c est la première que l’on voit devant soit en arrivant à Eminönü. Arrêt à la gare de Sirkeci, pour voir le joli petit batiment de style néomauresque qu’est l’ancienne gare de l’Orient Express!
Direction Ortaköy pour un restaurant le long du bosphore pour ensuite assister au feu d’artifice.
Samedi 01 janvier 2011
Tram vers Zeytinburnu pour rejoindre le quartier de Sultanahmet (arrêt Gülhane pour Topkapi). Topkapi : 20 TL par personne et 20TL en plus à l’intérieur pour voir le harem!!! On ne l’a pas fait, on n’a pas spécialement apprécié le palais (il est pas laid c est sûr mais il est pas magnifique non plus ). Compter 1h30/2h00.
À pied vers Sainte Sophie (ou en tram à l’arrêt Sultanahmet) : 20TL l’entrée, mais c’est très beau, on peut monter à l’étage aussi. On y est resté une heure en prenant bien notre temps !
Visite de la Sultanahmet Camii (Mosquée Bleue) mais pas de chance c etait l’heure de la prière donc on n’ a pas pu rentrer dedans!
On a continué à se promener dans sultanahmet mais du côté vraiment pas touristique du tout pour trouver un vendeur de çig köfte! On a finit par le trouver alleluia! C’est trop bon! ( l’adresse se trouve plus bas!)
Dimanche 02 janvier 2011
Tout est mort le dimanche, énormément de magasins fermés, même le grand bazaar l’était! On est retourné à Sultanahmet pour visiter la Mosquée Bleue vu qu’hier on n’avait pas pu, en se promenant on est tombé sur le Arasta bazaar qui est devenu un truc pour touriste et qui est minuscule donc ça sert à rien d’y aller, mais en continuant plus loin on est arrivé à la küçük ayasofia (la petite Sainte Sophie), une mignonne petite mosquée!
Après ça on s’est à nouveau enfoncé dans les petites ruelles et on est tombé sur un marché aux puces, on a pu voir de vieilles maisons en bois typiques et s’imprégner de la vraie atmosphère turque. A faire, s’est ainsi qu’on apprécie le plus Istanbul! C’est ainsi qu’on a fini par arriver au Spice Bazaar ou bazaar egyptien. Encore une grosse arnaque pour les touristes, faire gaffe aux prix donc qui sont clairement trop élevés! L’endroit par lequel on a commencé le spice bazaar était encore assez intact, on a donc pu marché sans problème et obtenir 6 petits verres à thé avec les coupelles pour 5TL au lieu de 25-30TL dans les zones touristiques... Idem pour le thé, on l’a eu à 7 TL les 500Gr au lieu des 40TL le kg...
On est remonté jusqu’à la Sülemanye Camii (Mosquée de Solimane) et ensuite l’aqueduc de Valens (qui n’en vaut pas la peine, on voit pratiquement rien et on sait pas prendre de photos vu qu’il est en plein sur la chaussée (les voitures passent en dessous) ).
On est redescendu vers Sultanahmet pour aller visiter la citerne basilique (vu qu’il fait vite noire et que la citerne n’est pas un monument qu’il faut voir en plein jour, autant la garder pour la fin de journée (ça ferme à 18 heures mais tu la visites en 1/2h facile!) ) . 10TL l’entrée
Lundi 03 janvier 2011
Vapür (1,75 TL/1,65 si on a le AKBIL) que l’on prend à Eminönü (on a voulu le prendre à galata comme indiqué sur notre carte mais apparemment c est pas possible!) pour aller sur la rive asiatique, à üsküdar. Traversée de 15 min environ. Pas grand chose de vraiment intéressant faut bien l’avouer... on s’est promené et on est tombé sur un petit marché de poissons, légumes, céréales près du grand bâtiment YÖRE (demande aux gens le marché, ils te l’indiqueront tout de suite ). On a ensuite longé le bosphore pour voir la Maiden Tower/Leander’s Tower/ kiz kulesi/ Tour de Léandre. Apparemment on peut y aller pour avoir un panorama 360° sur tout Istanbul. On ne l’a pas fait vu q’il pleuvait ce jour-là ça servait à rien.
On a repris le vapür jusqu’à Eminönü et de là on a marché jusqu’au grand bazaar. Pas vraiment intéressant, y a que des touristes prêt à cracher toute leurs thunes pour presque rien donc forcément les prix augmentent vite et les vendeur ne veulent même plus marchander et t’envoient pratiquement balader sachant que si on n’achète rien les 10 prochains le feront eux! On y est restés une heure, juste pour voir quels genre de bibelots made in China ils pouvaient bien oser vendre sous l’appelation “artisanat local” et à quel prix. Ce qui est sûrement le plus marrant quand toi t’as acheté les mêmes trucs pour 10x moins :D !
Mardi 04 janvier 2011
Arrêt aux environs de Sultanahmet, station de tram çemberlitas pour retrouver les caravansérails. Y en tout plein dissimulés un peu partout, mais peu en bon état, on en n’a pas vu en fait! Celui d’argent (Silver han en turc) semble l’être mais on ne l’a pas trouvé. Chaque fois que tu vois “han” quelque part c’est qu’il y a un caravansérail! Meme s’il ne sont pas tjs en bon état c est chouette d’y aller, c est aussi une atmosphère particulière et dans certains t’auras la chance de voir des artistants au travail.
Petit crochet par la mosquée Rustem Pasa, petite mais jolie!
Nourriture!
Faut absolument goûter le çiköfte, plat le plus typique au gôut incomparable. On en a mangé du très bon dans la rue menant à la petite Sainte Sophie (en sortant de là, à gauche, première rue en face, à droite : rue sehit mehmetpasa “Tuana çig köfte) 1,5 TL le durum de cig köfte, et le gars est super sympa et tout content de voir des touristes!
Manger du poisson grillé à Eminönü (balik ekmek), ça coûte 3-4 TL pour un sandwich. Attention, ils utilisent de la “sauce de citron” mais rien à voir avec le jus de citron, ça a plutôt un goût de savon, donc tester avant d’en mettre plein sur le poisson :p !
Pide = équivalent de la pitta chez nous ou alors sorte de pizza allongée avec tout et n’importe quoi dessus.
Ayran = yahourt salé liquide qu’ils adorent et boivent avec tout. Perso, j’ai du mal je trouve ça super écoeurant, mais c’est une expérience culinaire :-) !
Kokoreç : pour les curieux, attention c’est un mélange de boyaux et d’abats :D !
Lahmaçun: la pizza turc. Très fine pâte, très épicée, délicieux!
On en mangé ds un menu pour 5TL (2 lahmaçun, une entrée et un Ayran) chez Hayri Usta Kazançi Yokusu,31 (quartier de Taksim) (descendre en tram à la station findikli et prendre la rue plus ou moins en face de la station, la Mebusan yokusu et monter, c est ds le haut à votre droite). Le patron est super sympa et offre du thé, du pain turc, ...!
La glace turque est spéciale aussi, plus épaisse et élastique que la glace normale mais super bonne!
Kumpir : grosse pomme de terre que tu remplis de ce que tu veux, on n’a pas goûter finalement mais paraît que c’est très bon!
Börek: morceau de viande ds de la pâte feuilletée.
Köfte: boulettes de viande
Tavuk : poulet
Balik : poisson
En général, si on évite les coins touristiques, on mange un snack (durum, kebap, ...) pour 8-10TL à deux personnes 2 boissons comprises!
Divers
Le métro, tram, tünel, bus coute 1,75 TL le trajet et il n'y a jamais de correspondance donc faut toujours repayer un ticket quand on change de véhicule. Pas de validité d'une heure par exemple comme dans bcp d'autres villes... On peut "louer" un akbil pour 6TL (qu'on nous rend donc quand on va le reporter) et mettre la somme que l'on veut dessus. L'avantage n'est pas énorme, 1,65TL le trajet et si vous prenez le tram plusieurs fois sur une même heure il semblerait qu'il ne décompte plus que 0,85TL.
Perso, on s'est débrouillé avec le tram seulement, et on a pas mal marché car les transports en commun reviennent vite cher!
Faites toujours bien attention à votre sac et surtout quand vous allez chercher de l'argent à un distributeur... On ne voit pas toujours les gens tout pres de nous qui lorgnent sur le clavier (qui n'est pas protégé des regards indiscrets) pour voir notre code. C'est comme ça qu'on s'est fait suivre pendant 15-20 min par un type louche...
En résumé, pour vraiment ressentir l'atmosphère de la ville, s'imprégner de cette culture passionnante qu'est celle de la Turquie et vivre de chouettes moments, prenez le temps de sortir des sentiers battus, perdez-vous dans les dédales de petits ruelles où n'osent généralement pas s'aventurer les touristes!
Voilà, je pense avoir tout dit, mais si vous avez des questions n'hésitez-pas,
Un an après, voici le récit de ce beau road trip. Un peu court, surtout dans la description des villes car beaucoup de détails m'ont échappé depuis.
I: "Ils doivent avoir des super kebabs à Istanbul..."
Aussi minable que cela puisse paraître, c’est comme ça que Théo en rigolant avec Bruno a eu l’idée de ce voyage.
A l’époque je suis encore dans mon sud-ouest chinois adoré, bien occupé à apprendre à écrire "crétin" en chinois les yeux fermés et le mieux possible, à manger des piments crus jusqu’à pouvoir boire une grande bouteille de Qingdao d’un coup, à enseigner aux collégiens les bien faits du football sur le paysage géopolitique, ou encore à apprendre les paroles de "san tian san ye" (3 jours 3 nuits) par cœur, et autres activités culturelles que nous autres, explorateurs, raffolons.
Alors que mon retour estival en banlieue parisienne approche, voilà qu’ils me proposent donc ce road trip jusqu’à Istanbul. Pour sûr la proposition est alléchante! Oui mais il faudrait vraiment que je travaille tout l’été pour mettre de l’argent de coté, en vue d’une seconde année en Chine. Après moults changements d’avis, je décide finalement de partir avec eux, me demandant bien si Théo sait ce qui l’attend, lui qui ne peut toujours pas remanger de mouton (lire le récit sur le Trans-sibérien).
Les acteurs de cette fabuleuse histoire sont donc au nombre de 4 :
Bruno alias Guestou : étudiant en tourisme, très ouvert, forte tendance à peu dormir.
Damien alias Crazy Horse : maître nageur, adore draguer, forte tendance à dire n’importe quoi.
Théo alias Tef : étudiant en histoire-géo, a un avis sur tout, forte tendance a parler avec l’accent local (…)
Et moi…
Je travaille cet été dans la restauration, secteur dans lequel j’ai plus ou moins toujours bossé. Du coup l’itinéraire se décide un peu sans moi, il faut dire que je passe mes journées (et mes soirées) à mettre de l’argent de côté, dans l’espoir qu’il restera quelque chose après le voyage…
Entre 2 services je fonce à la préfecture pour demander mon permis international. Mes amis m’ont dit que ça ne prend que quelques minutes, ce qui est absolument vrai…une fois que c’est à son tour de passer. Je ne sortirai de cet endroit démoniaque que 2 heures plus tard, et presque à l’heure pour le service du soir.
Bon ! Nous sommes le 1er août 2007, nous avons tous les 4 nos permis internationaux, Dave est toute révisée. Dave (prononcez Daiyve) c’est la Saxo de Théo avec qui nous voyageons, et qui doit son nom aux lettres DAV de sa plaque d’immatriculation. On voiture tout le monde!
En 1998, je suis partie pour un long week end à Istanbul. Cette ville m'a ensorcelé!
Le contraste entre l'Orient et l'Occident, l'est et ses minarets, l'ouest et ses buildings. Nous sommes arrivés de nuit à Istanbul par un vol charter sur Istanbul Airlines (aujourd'hui disparue). Nous nous sommes installés dans un hôtel 4 étoiles plutôt bien non loin du Pont de Galata. Notre guide turc parlait un français quasi parfait, nous avons tout fait en car. Je ne me souviens plus très bien dans quel ordre nous avons visité chaque choses mais je me souviens parfaitement chacunes d'elles.
La Basilique Sainte Sophie m'a particulièrement marqué, cette basilique transformée en mosquée reflette parfaitement le fait que Istanbul soit le carrefour entre Orient et Occident. Nous avons également visité Camii Blue Sultanameht Mosquée la plus importante de la ville avec la mosquéee, le palais et le parc. En me balladant dans le jardin je regardais l'ensemble avec mes yeux d'adolescente et je me disais combien j'avais de la chance d'être ici et me souviens même m'etre dit que les palais des contes de fées ne pouvaient avoir été inspirés que part Camii Blue. Je me souviens aussi qu'un midi nous sommes allés déjeuner dans le restaurant qui se trouvait au sommet de la Tour de Galata une vue panoramique magnifique sur la ville et le Bosphore. Le guide a voulu nous emmener dans le grand bazar de la ville, il nous avait bien dit de ne surtout pas nous séparer du groupe car le bazar etait un vrai labyrinthe. La plus grosse peur lors d'un voyage fut celle la : je regardait un marchand d'épices, je me retourne et là plus personne!! J'avais 17ans et j'étais en panique 🤪, cela a duré quelques minutes ça m'a paru une eternité!! Soudain je vois passer un des memebres de notre groupe et la j'ai presque hurlé de bonheur!! Une autre anecdote amusante, les jeunes gens turcs essayaient de marchander les jeunes européennes contre des épices 🙂
Un apres midi nous avons fait un tour de bateau sur le Bosphore, je m'imaginais un marchand byzantin ou un navigateur romain, tant de peuples avaient commercé par cette route maritime. La nous avons pu admirer toute la beauté de la ville au soleil couchant : palais du Sultan Topkapi, maisons bourgeoises, mosquées, tours etc etc une merveille.
Je me souviens qu'un matin apres avoir visité une petite mosquée assez jolie avec des mosaïques bleues remarquables (je suis rentrée voilée et pieds nus, beaucoup du voyage n'ont pas voulu y entrer à cause de ça, j'ai trouvé ça ridicule!! On voyage on s'adapte au cultures et coutumes), nous nous sommes dirigé vers Eyoud Uy-Uuml le vieux cimetière d'Istanbul. Il a fallu grimper longtemps avant d'y arriver mais cela en vallait le coup!!! Une vue imprenable sur la ville et des tombes magnifiques malheureusement laissées à l'abandon.
Pour finir notre voyage, nous sommes allés chez un marchand de cuir, la nous avons assisté à un défillé de vestes magnifiques faites mains et de sac...allechant mais loin de notre budget 😐 Avant de repartir nous avons fait un dernier tour en car dans la ville et j'ai pu appercevoir avec plaisir un stade de foot: celui de Galatasaraï il me semble.
J'ai aussi un tres bon souvenir de la dégustation de Raki et des plats turc viandes en sauce avec pommes de terre, gâteaux au miel, ou encore loukoum cachant un coeur de pistache...hmmm j'en ai encore l'eau à la bouche.
Encore un récit de mes voyages, la belle Turquie. N'hésitez pas à commenter et à donner votre point de vue ca m'interesse vraiment de voir comment d'autres personnes peuvent percevoir differemment un pays.
Emmenagement a istanbul effectué... appartement trouvé.... il est temps d apprendre a aller travailer comme une grande...
Pas de probleme... il y a le metro babi....Il y a bien un metro mais... il ne va pas encore jusqu a Maslak malheureusement (nord d istanbul ou je travaille) donc grande aventure ce matin... en descendant dans le metro et en realisant que certes la premiere pierre des rails (enfin le premier rail) allant a Maslak a bien été posée.. mais c est tout!!!!! Donc.... tentée par le taxi un petite seconde... puis je me suis prise par la main et ai choisi de tenter le dolmus (prononcer dolmouch).... petite camionnette taxi collectif en gros....
La, étant chanceuse et ayant sans doute un air non assuré une dame turque me prend sous son aile et indique au chauffeur de me faire descendre vers l université technique ( je travaille a coté).. Mersi mersi je dis.... ils comprennent.... je souris c est tout ce que je peux faire.... j ai donc payé mes 1 000 000 LT (60 cents d euro je pense) et au bout de 20 minutes le chauffeur pile et me dit de desendre.. le dolmus était bondé et je ne reconnaissais pas du tout.... mais non je ne veux pas descendre ici... je vais me faire renverser et en plus je ne reconnais pas du tout.... je savais que ce n était pas le bon endroit.... "non non" ( hayir hayir) et nous revoila repartis a toute berzingue... le chauffeur repile et me dit de descendre... Je ne peux pas lui redire non... il a l air encore plus malheureux que moi en voyant que je suis completement perdue.... et tout le monde me regarde... allez je descends on verra bien... La j ai vécu un petit moment de solitude... toute seule au milieu d un espece de périphérique grouillant et klaxonnant... Bon... pas de taxi.... Un dolmus!!!!! je leve la main et Hop! me revoila sur la route.... mais zut il va pas au bon endroit..... oh la la je vais arriver en retard le premier jour.. moi qui voulais me prouver que j etais capable de me debrouiller alors qu on m avait proposé un chauffeur pour les premiers temps.... je ne suis vraiment pas maligne... allez je redescends en disant (criant) STOOOOP et en faisant un grand sourire pour excuser ma rudesse verbale... Hop Taxi.... zut il ne comprend rien a ma carte de visite sur laquelle s etale pourtant l adresse de mes locaux... Bon il m offre une cigarette c est sympa... il est tot mais j accepte.... de toute facon je suis fumeuse passive depuis mon petit dejeuner a l hotel ce matin donc.... " no problem lady no problem" c est tout ce qu il sait dire mais c est rassurant... et Zou il passe la seconde... je ne sais pas du tout ou il m emmene.... il chante... ok ok .... ah... c est son fils qui tient le parking et il m offre un thé... Bon les mecs c est tres sympa mais je bosse moi.... il fait le tour de ses copains avec ma carte de visite " Gulez franca" me dit il ce qui doit vouloir dire "jolie francaise" ou " c est joli la france"... enfin c est gentil en tous cas... je souris de toutes mes dents... On remonte, non merci pas une autre cigarette.. j ai eu mon taux de nicotine pour la journée avec ton truc de tout a l heure... re grand sourire... Oh la la mais c est mon bureau ca... pourquoi il s arrete pas??? STOOOOOP sourire sourire mersi mersi.... comment ca tu veux pas que je te paye??? Evet evet oui oui allez prends mes sous c est pas grand chose mais prends mes sous.. c est une note de frais de toute facon... tu es en train de faire un cadeau a une multinationale la.... comment je fais pour lui dire ca???? bon il ne veut pas... j arrive pas a lui donner mon billet.... tu veux une marlboro lights??? ah non tu fais la grimace ca te plait pas.... Bon bah MERSI MERSI.. sourire sourire... Et zou telle une flêche je me rue dans mon immeuble....🙂
Une heure du matin. Frontière bulgare. Premier arrêt. Descendre pour tamponner le bon de sortie sur le passeport. Une heure plus tard, le train repart. Nous sommes entre les deux frontières. Un douanier bulgare nous demande une taxe. Une taxe de quoi ? On déplie la carte, on examine les billets en demandant des explications. Le gars monte le ton, 10 € il veut, mais il n’en est pas question. Notre billet va à Istanbul. Après dix minutes d’énervement, il laisse tomber. Les Bulgares, c’est des bâtards, on répète en pensant à Charlie… 20 minutes plus tard. Frontière turque. Descendre pour le contrôle des bagages. Un douanier, turc cette fois, nous explique de façon aimable que nous pouvons rester au chaud dans le train, nous les Français, et que les Roumains et les Bulgares, seulement, seront fouillés. Juste le tampon d’entrée sur le passeport et on attend au chaud. Les gens nous regardent. Qui ne méprise pas l’injustice ? Certainement pas ceux que ça arrange… Pas de visa mais trois mois d’invitation gratuite. Invités et bienvenus qu’on est ! Vive l’histoire et les relations diplomatiques françaises avec la Turquie. Vive Atatürk qui nous aimait bien et vive l’Europe dans laquelle la Turquie veut entrer… Au lever du jour, le train longe la mer de Marmara et se faufile entre les premières habitations. Une heure plus tard, alors que le train roule encore, nous ne sommes toujours pas dans le centre ville. C’est quoi cette ville ? Plus de 50 km depuis les premiers bâtiments. Et puis, nous voilà au cœur d’Istanbul. L’aquarelle fraîche d’un soleil matinal illumine la ville. Première impression : c’est beaucoup plus propre, plus neuf, plus riche que ce qu’on a vu de la Roumanie et de la Bulgarie. Deuxième impression. Les gens sont bien habillés et surtout ils ont le sourire. Ça faisait longtemps. Les Bulgares ne sourient pas beaucoup dans le hall de leur vieux blockhaus. Enfin, je ne pensais pas que ce serait aussi occidental ici. Clean, branché, on se croirait à Paris. Dans certains quartiers, les femmes ne sont même pas voilées… Le train stoppe gare du Sultan Ahmet. Quartier du palais. Mosquée bleue. Sainte Sophie. Deux touristes en plus ce matin. Un bout de papier imprimé sur le Net nous sert de guide. Des rabatteurs nous attrapent rapidement – normal, avec nos gros sacs – et nous proposent des hôtels où, si l’on accepte de les accompagner, ils toucheront un bakchich. Calme les gars. Déjà, petit déjeuner. Tranquille. Ensuite seulement, la ville nous absorbera.
L’automne tarde à venir ici. C’est encore l’été. Le ciel, chaque matin, est bleu. Avec Daoud, jour après jour, nous sillonnons la ville. Istanbul la magnifique, vallonnée, pavée à l’infini. Une ville avec, à chaque détour, une vue imprenable sur le bleu de la mer. Ses vieilles maisons ocres de trois ou quatre étages, dans un dédale méditerranéen de ruelles biscornues. Dix-huit millions de personnes vivent à Istanbul, un tiers de la population, environ, d’un pays qui fait deux fois la France en superficie. Les journées passent vite, encore une puis une autre. De plus en plus loin, on cherche et on trouve les rues encore revêtues de terre battue. Les tissus multicolores se balancent, indifférents, entre les maisons de torchis d’où les enfants, aux yeux brillants et aux sourires ensorceleurs, entrent et sortent pieds nus et sales comme des rats. J’adore cette ville, ses marchés d’épices et d’étoffes. Les ports accrochés sur la mer par d’immenses cargos, les monuments grandioses, les mosquées irréelles et les cours intérieures, fleuries et calmes où l’on trouve toujours une fontaine et le parfum fruité des narguilés. Ces dalles, des places et des allées, sont foulées depuis deux mille ans. Deux mille ans… Byzance, Constantinople et enfin Istanbul. Istanbul la Magnifique. On se sent bien dans le cœur de cette ville. Le climat sans doute ou l’espace, je ne sais pas. Les vacances aussi bien sûr. Rien foutre encore. Fainéanter dans un lieu neuf est la plus absorbante des occupations, écrivait Nicolas Bouvier. C’est bien ça. Des heures, assis ici et là, admirant la fourmilière. Nous ne sommes pas seuls. Distraction largement répandue dans les pays où la température est clémente. Partout, dans les petites rues ensoleillées, devant leurs portes, discutent les petits vendeurs à la sauvette, les cireurs de chaussures kurdes, les marchands de tapis qui excellent dans les langues et ceux qui ne font décidément rien et restent assis toute la journée à l’ombre d’un figuier. Puis soudain, dans toute cette vie, toute cette agitation, dans toute la ville, résonne, comme un rappel à l’ordre, comme venu du ciel, dont l’écho se perpétue mille fois dans chaque recoin, chaque maison : le chant du muezzin. Istanbul…
Le long du Bosphore, sur le pont Galata et partout dans les ports, des pêcheurs, alignés les uns à côté des autres par centaines, remontent leurs lancers jours et nuits. Cachée entre deux bateaux, des gamins déguenillés pêchent eux aussi. Un bout de fil, un morceau de ferraille recroquevillée en guise d’hameçon et des capsules de coca pour faire du plomb. En très peu de temps, ils remplissent de poissons une bouteille en plastique découpée et s’en vont courir les vendre dans le premier restaurant… Un restaurant populaire avec un choix entre trois ou quatre plats typiques, disposés dans de grandes gamelles. Perdus par ici, des touristes français demandent, sans un mot de turc ni d’anglais, s’ils peuvent payer en euros tout en sortant une liasse de billets pour se faire comprendre. On sourit avec Daoud. Le serveur a déjà les yeux qui pétillent, pas de problème, il dit, come, come. Nous, on se tait et on regarde. Comme souvent, les prix ne sont pas affichés mais nous les avons demandés avant de choisir. Eux se servent sans rien demander, s’installent et mangent bruyamment comme ça se fait chez la plupart des gens en vacances à l’étranger. Si, c’est vrai ! À la fin du repas, passage à la caisse. C’est là qu’on devrait rigoler. Nous avons fait un calcul approximatif du total avec le change en livres turques. Mais, le gars ne les vole pas. Pas un centime. Étonnant, c’était si facile de les arnaquer. Vient notre tour à la caisse. Comme par hasard, Daoud ne retrouve pas son argent au fond de sa poche. Une vingtaine d’euros. Quarante millions de livres. Une somme importante. Je paie et nous sortons dans la rue. Daoud fouille une nouvelle fois ses poches. Un petit monsieur vient alors et nous tend l’argent qu’il a dû ramasser par terre. Merci monsieur, on dit. Lui s’excuse, gêné, avant de se retirer, penaud de gratitude. On est sur le cul. C’en est trop ! Alors c’est quoi la morale dans tout ça ? De nouveaux préjugés qui s’évaporent. Un peu d’honnêteté où on ne s’attendait pas à en trouver davantage que dans les derniers pays visités… Finalement, où on a le plus de chance de se faire voler en voyage, c’est dans les hôtels fréquentés par des occidentaux. Ça ne nous est jamais arrivé, bien que n’étant pas assidus à une surveillance acharnée de nos affaires en vrac partout. On met en éveil l’instinct d’un voleur en se méfiant. La confiance donnée contamine les autres. Et puis, pas grand-chose à voler de toute façon, mis à part l’argent liquide et l’appareil photo mais que nous portons le plus souvent avec nous. Beaucoup de voyageurs utilisent une petite banane plate qui se colle au niveau du ventre sous les vêtements, ce qui permet de garder les papiers sur soi. Je n’aime pas cette banane, elle colle au corps quand il fait chaud et alors les papiers puent la transpiration. Une petite pochette plastique dans la poche de mon pantalon avec une fermeture suffit. Superstitieux, je dirais que le portefeuille chargé que nous avons trouvé et rendu dans une gare d’Italie, nous porte chance. Logique, j’ai franchement l’impression que le vol est moins répandu ici qu’en Occident. On ressent quand il y a un risque. La plupart du temps, il n’y en a pas. En Turquie, les commerçants laissent leurs marchandises sur les étalages pendant la nuit avec juste un drap dessus et personne n’y touche.
Ramadan
Maman, tu serais contente. Chaque fois que tu me demandes pourquoi nous ne faisons pas la fête sans boire de l’alcool, je nie faiblement sans vraiment savoir te répondre. Et, à y réfléchir, je dois bien admettre que, même si c’est possible, il n’y a pas de fête sans alcool. À chaque soirée, chaque événement, l’alcool est présent. C’est notre culture. Pourquoi Jésus, l’ivrogne, a changé l’eau en vin ? Je ne comprends pas. De véritables orgies sont organisées dans des villes entières où l’alcool coule à flot pour un attroupement de fêtards. Un commerce florissant et dangereux. Par exemple, les dernières ferias de Bayonne. Des souvenirs vagues. Des dizaines de milliers de jeunes. Une lamentable beuverie… Comme c’est étrange ici ! Où sont les hommes titubant, une bière à la main, jusqu’au premier buisson pour se vider en grognant ? Je ne vois pas de nez bourrus, de cartes des vins sur les joues, d’insultes puériles et de bagarres générales… Aujourd’hui, à Istanbul, je me rends compte de la part importante qu’a l’alcool dans notre société occidentale. En me promenant dans la soirée, je remarque comme les gens s’amusent et rient sans un soupçon d’ivresse. Je les entends chanter doucement, fredonner en famille. Ils se promènent dans les jardins fleuris de la mosquée, dans les lumières, les fontaines, et entre les deux rues principales, où s’élancent les vieux minarets en direction de la lune immense qui règle la fin de ce mois de ramadan. C’est une fête religieuse, certes, comme les nôtres… mais ici, la piété a remplacé l’alcool.
La rupture du jeûne débute par la dégustation délicieuse et gourmande de spécialités vendues pour l’occasion sur toutes les places, dans les rues et les terrasses de la ville. Ensuite, les gens se promènent en famille, souvent les hommes se tiennent par la main. Les femmes ont revêtu leur plus beau voile. C’est simple, agréable, il n’y a pas d’excentricité, ni dans leurs manières, ni dans la façon de s’habiller. Des petits groupes de musique traditionnelle jouent sur les terrasses des salons de thé où l’on fume le narguilé. Quant à moi, je dévore tous ces sourires si vrais, si simples. Parfois, je croise le regard d’une jeune femme, indéniable, bien que très vite évité et chaste. Et pour me donner un petit peu le droit, moi aussi, de goûter à cette fête, je me suis privé de manger aujourd’hui et j’ai bien fait, pour apprécier, à l’heure tant attendue, le simple fait de manger et de boire. Un bonheur réel : manger quand on a faim.
Meriem
Je suis partie pour un nouveau voyage. Comme chaque année, je traverse l’atlantique. Comme chaque année, je garde en souvenir le sourire des mes parents qui m’accompagnent à l’aéroport. Je quitte Montréal, le froid, les amis, les habitudes. Je suis heureuse. L’avion survole plusieurs heures un paysage sans corps : l’océan. Il est dessous, partout. Il recouvre toutes les images de ma vie à mesure qu’elles défilent dans mon esprit. Je m’endors… Il fait nuit. Le vide me surprend en descendant de l’avion à l’aéroport d’Istanbul. Je suis seule. Je ne connais personne ici. Je ne connais pas cette ville. J’ai froid. C’est vrai, il fait froid, mais est-ce bien cela qui fait trembler mes jambes, mes bras, tout mon corps. Je m’engouffre dans un taxi. Les lumières défilent…J’arrive devant un hôtel. Une chambre. Un lit. Je ferme les yeux, je m’endors… Je me réveille dans un cauchemar. Du bruit dans les rues. Des gens qui passent sous la fenêtre. Des portes qui claquent dans l’hôtel. Je ne suis plus dans mon chez moi, dans mon petit lit. L’angoisse s’empare de moi de nouveau. J’ai chaud puis froid. Je me dis que je vieillis. Je répète comme une prière : tout ira bien, tout va bien se passer. Enfin, les rêves viennent me reprendre…
Le Simbâb hôtel est situé dans une petite rue qui descend vers la mer, dans le quartier de Kumkapi. Plusieurs hôtels de ce type existent, pas très éloignés du centre, simples et modestes où défilent les voyageurs. Des dortoirs de six personnes, un petit resto sur la terrasse qui domine la mer de Marmara où on entend les cornes des cargos et où l’on regarde, la nuit, voler les mouettes sur les lumières de la ville. Les douches ne sont pas très chaudes et les chambres ne sont pas chauffées mais, dans le salon, les voyageurs de passage se retrouvent pour bavarder devant une tasse de thé. Ils jouent aux cartes, aux échecs et préparent ensemble la suite de leur voyage ou de la soirée. On rencontre dans ce petit salon des jeunes de tous les horizons : Turcs, Espagnols, Italiens, Américains, Belges, Suisses, Allemands, Anglais, Français, Danois, Hollandais, Norvégiens, Canadiens, Coréens, Japonais, Iraniens et Argentins. C’est à peu près tout. Ça ne représente pas le monde entier, seulement la majeure partie de ceux qui voyagent, ceux qui en ont les moyens. Des étudiants en vacances, arrivés au terme de leur périple au bout de l’Europe ou des voyageurs partis pour un trip, qui reviennent du Moyen Orient, d’Asie et même d’Afrique par l’Égypte, la Syrie et la Jordanie. Avec chacun d’eux, nous discutons, échangeons des conseils de voyage. Deux jours, une semaine, un mois. Certains y sont peut-être encore ! Mais être là, au Simbab, dans le cœur d’Istanbul, ce n’est pas du temps perdu et cela prouve que nous ne sommes pas seuls à parcourir le monde. Alors, de plus en plus confiants, nous sommes impatients de reprendre la route… Un jour, je partirai en voyage, je serai dans une guest house avec des jeunes de tous les pays. Je ne ferai rien et ce sera bien. J’y suis !
Pendant trois jours, je visite les mosquées et les musées du matin au soir. C’est magnifique. Je m’endors avec le poids de l’Histoire. Il m’assomme jusqu’au matin… Pleine période de ramadan, c’est l’occasion de m’y mettre. Non pas que je sois fervente, ni même vraiment croyante mais juste, je dois perdre quelques kilos. Et puis jeûner est une bonne chose et cela permet de partager un peu plus la vie de la ville et de ses habitants… Ma peau est brune, mes yeux sont noirs, sous mon voile, je suis turque. Je veux m’intégrer. Je veux comprendre. Mais quand les gens m’interpellent, les femmes, elles sont étonnées que je ne comprenne pas. J’en suis moi-même tellement désolée. Malheureusement, le turc ne ressemble en rien à l’arabe. Comme j’aurais pourtant voulu discuter avec elles… Tout ce temps, je ne parle à personne. Des journées entières sans dire un mot. Ça me manque. J’ai beau me dire que je suis bien contente d’être seule et libre de choisir la composition de mes journées sans avoir à négocier avec quelqu’un. C’est triste d’être seule…
Retour au salon du Simbab. On écoute un jeune Américain. Il nous explique comment Bush et son gouvernement se justifient à l’aide d’une immense propagande. « Si tu ne sors pas du pays pour te rendre compte, il dit, et si tu prends tout ce qu’on te dit pour argent comptant, ce qui se passe pour une bonne partie de la population, tu ne peux qu’avoir affreusement peur du monde qui t’entoure ». Je me souviens des dernières élections présidentielles en France. Tout le monde parlait d’insécurité, on avait l’impression que le danger était à tous les coins de rues. Finalement, l’extrême droite est passée au deuxième tour. Si ce coup a été calculé, c’est rudement bien joué ! Imaginez alors un pays agressé, comme les Américains l’ont été le 11 septembre. C’est compréhensible qu’ils aient peur, qu’ils votent Bush. Même si, là aussi, on a entendu parler d’un coup monté. Ce serait énorme. Enfin, aujourd’hui, le terrorisme existe bel et bien surtout depuis que tous ces groupes rebelles, ces combattants musulmans de tous les pays, ont été regroupés sous un même drapeau, un même nom, celui d’Al Qaïda ! Dans la même soirée, Khaled, un universitaire iranien, nous explique qu’il s’est enfui de son pays pour ne pas faire l’armée. Il espère obtenir un visa pour l’Angleterre. En Iran, il dit que la situation est inversée : la propagande anti-américaine est un phénomène bien réel. On parle d’occidentalisation décadente, d’un embargo qui dure depuis trop longtemps, d’intérêts occidentaux qui ont protégé pendant 20 ans les sauvageries de Saddam Hussein… Entre nous tous, le silence dure quelques instants… Est-ce dans la nature des hommes de toujours se trouver un ennemi pour exister ? En attendant, Khaled est ici clandestin. S’il se fait choper, c’est l’expulsion et la prison…
Bon alors, on va où mon Daoud ? Faut se décider. Asie, Afrique, tour de la Méditerranée, Syrie, Jordanie ensuite Égypte et on continue vers le Soudan, l’Éthiopie, le Kenya et la Tanzanie. Sinon, on peut faire Iran, Pakistan, Inde. C’est pas mal non plus. Mais il faut se décider, se renseigner pour les visas, les obtenir et partir. Dans la soirée, on écoute Maria, une Espagnole qui arrive juste d’Inde. Elle nous raconte ses aventures et nous donne envie de partir là-bas. Plus tard, on écoute David, un Français qui revient d’Asie centrale : Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan, Pakistan et Afghanistan. Les noms qui se terminent par « stan » font peur mais lui dit que ce sont les plus merveilleux. Il évoque les villes légendaires de Samarkand, d’Ispahan, de Kaboul… Mais aussi, il donne les dernières infos : à Kaboul hier, le camion d’une organisation d’aide internationale a sauté. Trois morts. Des Français. La discussion dérape alors sur différents lieux et faits. Certains disent qu’on ne peut plus accéder au Cachemire, qu’il y a des prises d’otages. D’autres ont passé un merveilleux séjour. Qui a la vérité ? On ne peut plus se rendre au Népal. Le roi a fait assassiner tous les membres de sa famille. Ses enfants aussi. C’est la révolution. Elle serait financée par la Chine. Katmandou ! Goa ! Qui fait la fête là-bas ? Pakistan : dans les zones tribales, le circuit de la drogue est mieux organisé que celui de la nourriture pour les réfugiés… Vous allez en Afghanistan ? Ah oui ! Mais pour quoi faire ? Parce que c’est dangereux... Un voyageur japonais a été pris par des terroristes en Iraq. Le prix de sa libération n’a cessé d’augmenter. Finalement, ils l’ont exécuté… Les heures défilent. Je joue aux échecs avec Arhim, un Allemand qui attend son visa pour l’Iran. Bref, trois jours de suite que je perds contre lui. Comme toujours, je m’acharne… Une ombre passe derrière moi, une jolie ombre brune. Elle parle avec Daoud. J’essaie d’écouter. Elle s’appelle Meriem. Je suis déconcentré. Finalement je me retourne. Hum…jolie bouille… Je perds encore et toujours.
Cinq heures du matin, nous sommes sur la terrasse de l’hôtel. Le soleil se lève. C’est le début d’un nouveau rythme de vie. Lever tard le jour, coucher tôt le matin et ne rien faire entre. J’ai enfin visité la ville de nuit. J’aime les villes la nuit, les lumières. Hier soir, je suis descendue au salon pour prendre un nouveau livre et finalement, un petit groupe sortait. Je me suis jointe à eux dans la fièvre des rues animées, des bars et des boîtes. Ça change d’ambiance. Une autre ville que j’ai découverte. Et aussi pleins de gens, pleins de voyageurs. Je ne suis plus toute seule. Là, je suis avec Jin, une Coréenne qui partage ma chambre. Elle attend que l’agence de voyage lui trouve un vol pour rentrer. Elle a terminé son tour du monde. Elle avait tout payé d’avance à l’agence. Trois mois qu’elle attend ce dernier vol ! Heureusement qu’Istanbul lui plaît et les Turcs aussi... Elle m’emmène dans un petit restaurant au coin d’une rue. Nous ne sommes que toutes les deux et elle est très intime avec le mec. À la fin du repas, il me tire les cartes et me fait peur. Je préfère oublier ce qu’il m’a dit. En rentrant, je parle avec Michèle. Elle est Américaine et tente depuis plus d’un mois de rentrer en Iran pour rejoindre sa mère qui ne peut plus en sortir. Je sais que les relations avec les Etats-Unis s’enveniment chaque jour davantage. Elle a peur de ne plus revoir sa mère. Khaled a essayé de l’aider à l’ambassade mais finalement, on lui a demandé qui il était et de montrer ses papiers. C’était chaud… Je vais chercher à boire. Ce soir, on se fait un « big chiken », la version internationale d’un jeu venu de France. Ça va être la fête !
Est-ce qu’on prend un avion à Istanbul, direct pour l’Asie ? Oui je sais, on doit récupérer une lettre à Erzeroum, à 1.500 km d’ici, à l’extrémité est du pays. Ça ne nous arrange pas, à moins de rejoindre Téhéran directement et de prendre l’avion là-bas. Mais alors, il nous faut un visa de transit pour l’Iran. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade iranienne. Oui, on peut. Mais le prix de l’avion là-bas, est-ce que ce sera le même ? Et puis à Téhéran, autant tracer directement vers la frontière pakistanaise, on a sept jours, et demander un nouveau visa de transit pour le Pakistan. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade. Oui, on peut mais il faut une lettre de l’ambassade française car la sécurité n’est pas assurée dans la région du Baloutchistan où se trouve la frontière. À moins de prendre un bateau pour Bombay une fois sur les côtes de l’océan indien. On n’aura pas le temps. Arhim le tente. Il part demain. Alors nous, on fait quoi. Il faut partir ! Mais sans prendre de risque. Téméraires mais pas kamikaze. Et puis comment avoir toutes ces infos ? Pourquoi change-t-on toujours de projet ? Chaque nuit, chaque matin. En Inde, on va en Inde. Combien de temps ? On verra, trois mois, trois ans. On prend un aller simple !
Il commence par frôler mes joues puis la première lèvre. Ses doigts descendent le long de mon cou. Je les sens sur mon épaule et doucement, en me frôlant à peine, sa main disparaît sous la couette. Je me laisse aller et suis la danse de nos corps. Soupire. J’aime ce moment. Il peut durer des jours. Mais on frappe à la porte…Il me plaît en fait ce mec. Il n’est pas mal et pas trop stupide. On est bien tous les deux. Comment empêcher les émotions qu’on a avec quelqu’un ? Comment empêcher son corps d’onduler sous de douces caresses ? Comment garder ses principes quand on a de si délicieuses habitudes ? C’est dur de rester froide, de montrer de la gêne, de la distance, de la confusion. C’est dur de rester indifférente…Comment déjà, cette histoire a-t-elle commencé ? De longues discussions, de longues promenades sur les bords de la mer. Je l’observais. Je ne cessais de l’observer. Ses mains, son regard. J’ai eu envie de ses lèvres. L’attirance commence par le regard. Je devrais m’empêcher de détailler mes interlocuteurs. Je ne pourrais alors être attirée par ce que je ne peux pas voir… Je sais qu’il est avec moi pour mon exotisme. Je déteste ça. Mais de le savoir, ça me protège, du moins je le crois. Le soir, tout contre moi, pendant que je lis, il rêvasse. Puis, comme si pendant tout ce temps il pensait à moi, il me regarde et me pose des questions personnelles, me fait une remarque sur mon comportement ou un jeu de mot que je ne comprends pas. Des choses qu’on oublie plus vite que le temps passé à trouver les mots pour les dire. Mais à quoi pense-t-il ? Il essaie de me deviner. J’espère qu’il ne tombe pas amoureux…Juste quelques jours pour l’oublier… Il y a longtemps que je me suis interdit de rêver, surtout quand il n’y a pas à rêver. L’amour c’est du temps, l’attirance ne suffit pas, et du temps nous n’en avons pas. Même pas le temps de s’ennuyer, pas de frustration, pas de sentiment, pas d’échec. Juste bien avec quelqu’un un peu de temps. C’est facile à comprendre. Le temps où tout est beau et neuf. C’est ce qui me plaît, là, tout de suite. Savoir être désirable, savoir plaire, savoir choisir et partir. J’ai pris mon billet. Je suis partie. Soulagée.
Le vendredi matin, nous traversons de nouveau Istanbul pour nous rendre à l’ambassade indienne une troisième fois. La première pour connaître les papiers à fournir, la deuxième pour les donner et enfin aujourd’hui, pour récupérer notre passeport avec le visa. C’est fait, nous avons notre visa indien en poche. Il est valable à partir d’aujourd’hui pour trois mois… Différentes agences de voyage proposent des vols pour l’Inde. Nous finissons par obtenir un vol aller pour Bombay dans une semaine. Une semaine, juste le temps pour moi de rejoindre cette femme qui est partie au milieu du pays, loin dans les montagnes, en souriant quand elle m’a dit adieu. Il faut que je parte ce soir. Même pas de question à se poser. Si, savoir où elle est exactement, espérer qu’elle y est encore et s’imaginer qu’elle m’attend… Les informations m’apprennent ce soir que mon grand père, expatrié en Côte d’ivoire, devrait être rapatrié à cause des explosions de violence qui se sont déroulées à Abidjan la nuit dernière. Aussi qu’Arafat, tombé dans le coma après avoir été victime d’un attentat, est conduit en France pour être hospitalisé. L’Irak est en feu. Bush a été réélu. Il pleut des images d’une guerre sale. Sur toutes les télés du monde, il sourit. La tête me tourne. La semaine prochaine, je serai en Inde. Le bus traverse la nuit. La neige s’épaissit. Est-ce qu’elle sera là ? J’ai 26 ans aujourd’hui.
Mais, il n’a même pas eu le temps de me manquer. Il est déjà là…En ouvrant les yeux ce matin, c’est lui que j’ai vu. Je ne sais pas si je suis contente. Nous allons nous promener dans la neige, dans une vallée de Cappadoce. Si, je suis contente, mais j’aurai préféré l’attendre un peu. Pourquoi est-il si pressé ? À Kunya, nous visitons le musée de Mewlânâ Djalal-ud-Dîn Rûmî, fondateur de la confrérie des derviches tourneurs, la danse du soleil, la danse des atomes vers le centre des éléments, l’un des plus grands poètes et mystiques soufis. « Comment entrevoir le sens profond dissimulé sous la brume des mots, trouver la perle en regardant simplement la mer ? » À la sortie du Mausolée, le vent balaie les flocons dans les dernières lueurs du jour. Serrés l’un contre l’autre, nous progressons dans les petites rues désertes. Sept degrés en dessous de zéro, il fait si froid dehors, il est si chaud. Je suis bien, rassurée... Un autre bus dans la tempête se fraie, dans la nuit, un passage à travers les montagnes. Je ne suis pas la seule à avoir les yeux fixés sur le brouillard, à appréhender que le bus glisse dans un virage. Mais je finis par m’endormir blottie contre lui qui fait semblant de ne pas avoir peur…Nous arrivons au lever du jour dans la petite ville d’Ergidir au milieu des montagnes, au bord d’un lac qui porte le même nom. Nous sommes sains et saufs. Le ciel est bleu ce matin. Petit déjeuner, bon café et croissants, au chaud derrière les baies vitrées de la terrasse, dans la petite pension de famille d’Ibrahim. Nous sommes perdus au fin fond de la Turquie, en plein hiver. La chambre a une vue merveilleuse. Je suis heureuse et ça se voit…La vie est belle. Il n’y a qu’à regarder un oiseau voler, les feuilles colorées de l’automne danser avec le vent, un lac aux eaux bleues devant des montagnes enneigées. Au loin, le chant d’une femme comme une plainte enivrante au rythme de la musique orientale. Des enfants courent autour, les mamans pleurent et les hommes jouent comme de grands enfants. La vie par une autre fenêtre. Entre beauté et cruauté, entre respect et dégoût. Je suis là, avec toi, et bien plus encore. Comment oublier ces moments délicieux de folie… ? Qui nous fait si sensibles à la vie ?
Nous adorons Istanbul, hier visite de la vieille ville, et aujourdhui visite de la rive asiatique et du palais Beylerbeyi avec un tour sur le Bosphore en vapür...
Je me regale des bons cafes turcs, des boreks, kebab, pide et puis de la vue... Partout je ne sais ou donner du regard...
Les minarets tout fins chantant le muezin (Allaaaaaaaaa ouakbarrr) 5 fois par jour, les cireurs de chaussures a tous les coins de rues, les petites ruelles qui montent et qui descendent a travers les mausolees, palais, mosquees qui rivalisent de finesses les unes avec les autres... Genial Istanbul, vraiment...
A tout bientot, un grand merci pour mes 18 mails prives, sorry que je ne prenne le temps d'y repondre personnellement...
En tout cas, on s'amuse comme des petits fous! (enfin, ya des fois... surtout quand on me traite de maman de pili et tama euh...;))
Bon, je resterais bien plus longtemps, mais je prends un temps fou a taper sur ce clavier turc, et puis la vue est plus belle du toit de l'hotel (genial le Sinbad hotel, on recommande!)
M'en vais redeguster un p'tit cafe turc sur la terasse avec vue sur le Bosphore....
Gros bisous!!!
9/4
Cappadoce, nous voila! Nous nous sommes installes au petit village de Mustafapasa, tres mignon, tout calme, vraiment tranquille... Acceuillis a la Monastery Pension par Leilah, n'arretant pas de parler turc... Peu apres, Erjan, le manager arrive, il parle parfaitement le francais comme l'anglais et l'espagnol... Quelle dure negociation pour le prix des chambres, mais nous sommes d'accord en restant 3 nuits, il nous fait un tres bon prix... Cette pension comme son nom l'indique, est un ancien monastere joliment amenage en confortable petit hotel... Nos chambres sont des grottes avec sdb eau chaude et chauffage central!
Nous partons explorer les environs, et nous tombons sur notre cul devant le paysage... Des rochers pointus ou en forme de champignons, jaunes, oranges, ocres, mauves, gris, bleus... La roche est tres friable, ces grottes et eglises ont ete creusees bien avant JC... Pili, Tama et moi nous hallucinons...
Il fait super bon ici compare a Istanbul, j'entends un ane braire a tord et a travers, des abeilles bourdonnent autour des abricotiers en fleurs, et plein d'oiseaux pepillent joyeusement...
Installee pres d'une vieille eglise en forme en peu comme un champignon, j'ai laisse Tama et Pili et je reve devant ces pierres delirantes...
Je suis vraiment sideree de cette douceur de vivre qu'on rencontre partout... Un paysan passant non loin de moi me lance un joyeux "Meraba" Bonjour! :) Mmmh que je suis bien....