quel rdt votre livre culte (en rapport avec voyage) ?
pour ma part voici un livre qui a sans doute confirmé mon attrait les voyages :
l'usage du monde de Nicolas Bouvier.
si un livre vous a plu (mais vraiment très très beaucoup plu) n'hésitez pas à communiquer votre liste ici. merci
Bonjour à tous
Je reviens du MALI.
J'y ai passé 5 semaines en INDIVIDUEL (c'est assez difficile mais c'est une vraie découverte du pays) même si l'on est la proie des arnaqueurs ... qui nous guettent à tous les carrefours et surtout à la sortie des bus.
Le pays DOGON est une merveille mais il faut prendre son temps et ne pas faire comme les agences qui parcourent la falaise en 4X4, dorment dans les dunes... alors que les campements sont très accueillants et on y mange bien sans oublier la bière fraîche qui vous remet sur pied après des heures de marche sous le soleil brulant et le sable qui échauffe les pieds....
Si vous voulez des renseignements je peux vous en donner.
TOMBOUCTOU, MOPTI, SEGOU, DJENNE et PAYS DOGON. ROUTARDEMENT Anne (61 ans)
TOMBOUCTOU, MOPTI, SEGOU, DJENNE et PAYS DOGON. ROUTARDEMENT Anne (61 ans)
Bonjour!Je m`interesse beaucoup a l`Afrique, que se soit les gens, l`histoire des pays, les coutumes...J`aimerais trouvé des films ou des livres que je pourrais me procurer au Québec et qui parlent de ce continent que j`aimerais bien visiter un jour.toute vos suggestions seront appréciées.
Yves
Yves
Bonjour!!!!🙂
Qu'attendez vous d'un voyage sur le continent africain, vos motivations et vos sensations!!!!
merci de nous raconter vos expériences personnelles vécues sur place😉
Amicalement
Qu'attendez vous d'un voyage sur le continent africain, vos motivations et vos sensations!!!!
merci de nous raconter vos expériences personnelles vécues sur place😉
Amicalement
Bonjour à tous!!!!🙂
si vous n'aviez que la possibilité de voir un seul pays africain, lequel choisiriez vous et pour quel(s) raison(s).
merci de votre participation!!!!!!
Bonne année à tous!😎
si vous n'aviez que la possibilité de voir un seul pays africain, lequel choisiriez vous et pour quel(s) raison(s).
merci de votre participation!!!!!!
Bonne année à tous!😎
je suis entrain de lire "ebène, aventure africaine" d'un journaliste polonais(nom un peu compliqué a retenir!🙂)
ce livre est très interessant et j'aime assez, j'apprends des tas de choses sur l'afrique (je ne l'ai pas encore fini!) mais je le trouve assez dur et pour l'instant ( a la page ou j'en suis ) il donne une vision de l'afrique assez inquiètante et pessimiste, a cause des guerres inter éthniques, coups d'état, famine ect....
qu'en pensez vous?
pour ma prochaine lecture j'ai choisi "amkoullel l'enfant peul", je crois que ça va me changer!🙂
sara
Bonjour à tous!
Comme dit dans le titre, je me pose beaucoup de questions sur les traitements préventifs pour le paludisme ainsi que les traitements alternatifs tels que ceux aux huiles essentielles, ou encore avec la plante Artemesia.
Je réactive un ancien débat, mais peut-être que d'autres voyageurs ont plus d'expérience maintenant!
Je n'ai aucun recul sur ces autres traitements et j'aimerai avoir les conseils et avis des personnes de ce foum!
D'avance, merci beaucoup!
Katia
P.S.: c'est pour un voyage au Togo
Katia
P.S.: c'est pour un voyage au Togo
Une rencontre de hasard à Paris et quelques mois plus tard, me voilà dans un avion pour Ouagadougou. C'est mon premier voyage en Afrique noire et je suis attendue le lendemain matin à Koudougou pour une mission d'alphabétisation auprès de jeunes filles âgées de 15 à 21 ans.
Après une nuit dans une guest-house pour routards de la capitale dont je ne verrai rien, je me rends à la gare routière pour prendre le bus de ligne pour Koudougou. Premier contact avec l'Afrique, la chaleur, le bruit, les odeurs, les couleurs, tout cela m'agresse et me ravit à la fois: je sais que je vais vivre une belle expérience...
Je m'installe dans le bus avec mon MP3 pour passer le temps. Précaution inutile, le chauffeur met la musique à fond (de la musique africaine bien sûr) pendant les 3 heures que dure le trajet. Le bus n'a pas d'amortisseurs, la route est mauvaise, il n'y a pas de clim, le soleil cogne à travers les vitres qui ne s'ouvrent pas, les sièges sont en skaï, je suis contente d'arriver à destination !
Un correspondant doit venir me chercher pour m'amener à mon hébergement, je l'attends donc, il me reconnaîtra facilement: je suis la seule blanche. Enfin il arrive à scooter et c'est parti pour la traversée de la ville, le logement étant excentré dans les faubourgs, il faut quitter la rue principale, la seule goudronnée, pour emprunter une piste de poussière rouge. A notre arrivée à la "villa des blancs" les trois autres bénévoles arrivés quelques jours auparavant m'attendent pour prendre l'apéro, nous formerons une sympathique petite équipe durant trois semaines.
Après le déjeuner je sors faire une balade dans le quartier, vêtue pour la circonstance: vêtements légers et tongs. Première erreur ! il n'y a pas de ramassage des ordures et les détritus jonchent la rue: emballages, canettes, morceaux de ferraille... Les déchets organiques disparaissent immédiatement dans l'estomac des cochons tandis que les sacs plastiques s'envolent dans les arbres.
Je remets mes chaussures fermées et au détour d'une rue je vois une femme devant sa maison, en train de remuer un liquide marron dans un chaudron. Je m'approche, elle prend une petite calebasse, la trempe dans le chaudron et me la tend: ça a le goût du cidre fermier, tiède. Ce doit être meilleur frais, c'est le "dolo", la bière locale.

Dès le lendemain matin après vérification de nos vélos, nous partons à l'autre bout de la ville, à l'Action Sociale, où la responsable nous accueille et nous présente nos élèves et les locaux qui se résument à deux petites pièces surchauffées. L'une est la salle de classe, l'autre l'atelier de couture. Les jeunes filles alternent couture et école par demi-journées. Faute de place et parce qu'elles ne sont pas toutes du même niveau, les leçons se font aussi dehors sur des vieilles planches recouvertes de draps, dans la cour qui sert aussi accessoirement de toilettes...


Je vais passer là deux semaines, apportant ma modeste contribution, ma petite goutte d'eau pour faire en sorte que ces jeunes filles non scolarisées puissent obtenir leur certificat d'études, qu'elles aient un métier, leur indépendance financière, peut-être la liberté de choisir leur vie de femme, tout un programme !
Elles sont pourtant bien mal parties dans la vie, Monique, Delphine, Marie-Claire, Claudine, Catherine, Mathilde et Assetta qui s'agrippe à mes vêtements, pauvre petite ! elle était inconsolable quand nous sommes partis, pensant que c'était de sa faute...
Mais comme elles sont joyeuses, toujours prêtes à rire, à chanter, à danser, et coquettes ! avec des fleurs et des noeuds dans leurs cheveux qu'elles se coiffent mutuellement pendant leur temps de repos. Je leur prête mon appareil photo, c'est la fête ! la batterie est déchargée en quelques minutes, je garderai la plupart des photos, elles sont tellement touchantes !

Et comme elles sont motivées ! et heureuses d'apprendre, de montrer qu'elles savent, de m'apprendre aussi des choses sur leur pays. Elles me donnent autant sinon plus que moi.
Puisqu'elles apprennent la couture, je leur demande de me confectionner une robe, elles sont ravies ! Je passe donc au marché pour acheter du tissu. De loin les étoffes sont chatoyantes mais en m'approchant je comprends que ça ne va pas être facile de trouver ce que je cherche. Il me faut éviter les tissus avec des inscriptions "Alleluhia", "Jésus notre sauveur" et autres "Marie pleine de grâce", ceux qui célèbrent la fête de l'Indépendance, les grands coeurs "je t'aime" pas faciles à porter au bureau (nous sommes en février, bientôt la St Valentin) ainsi que les cocotiers, crocodiles, éléphants etc...
Enfin je trouve ! malheureusement le commerçant est un grossiste qui refuse de me vendre les trois petits mètres dont j'ai besoin. Grrrr... mais comme il ne lui reste plus qu'un rouleau de trois mètres, je lui propose: "j'achète tout !" et il est d'accord.... tout est une question de vocabulaire. Je repars avec mon beau tissu, reste à choisir le modèle avec la responsable qui me montre des modèles. Un boubou ? non. Les épaules ornées de volants ? non. Une jupe longue ? non plus. Rien ne va, je voudrais une robe courte, pour porter l'été, à Paris. Aïe, ça ne se fait pas ici de montrer ses jambes. Bon, elle accepte une coupe au genou, même légèrement en-dessous, sinon ça fait "robe de minuit" (robe de prostituée). Finalement elle est très belle ma robe !
Chaque soir, sur le chemin du retour, nos vélos s'arrêtent tous seuls au Maxijus; quelques tables bancales, des chaises sous un auvent et des jus de fruits maison servis dans des bouteilles en verre réutilisables, simplement rincées en les plongeant dans un bidon d'eau... nous n'avons pas été malades. Les jus sont vraiment bons et la pause bien appréciée avant de rentrer à la maison où nous attendent les deux sympathiques gardiens qui se relaient jour et nuit et notre belle cuisinière au rire si communicatif.
Sur notre trajet nous passons devant la gare et un jour la curiosité nous pousse à y entrer. Je suis amusée de lire le panneau des horaires avec un seul train quotidien, arrivée "probable" à 21h50. Et sur celui des tarifs, billet pour Abidjan plein tarif = 24000 CFA, demi-tarif = 14000 CFA

Le dernier jour je me rends au marché avec deux autres bénévoles pour acheter un poulet rôti et quelques fruits. Le marchand nous demande de revenir un peu plus tard car les poulets ne sont pas cuits. En effet, ils gisent là, morts et plumés, dans le caniveau en plein soleil. Les camions qui passent à quelques centimètres les recouvrent de poussière rouge. Il paraît que si la viande est bien cuite on ne risque rien.

En attendant, nous allons acheter nos fruits et lorsque nous voyons un étal bien achalandé, nous décidons de tout acheter à la même personne, pour gagner du temps. Quelle erreur ! les autres femmes, jalouses, se mettent à hurler, à se disputer dans leur dialecte local, un attroupement se forme et il faut menacer d'appeler la police pour qu'elles se calment. Nous prenons nos fruits sans récupérer la monnaie, tant pis, le poulet est cuit et nous repartons.
En route, un petit crochet par l' "Ampoule Rouge", le lupanar du coin. Le jour, c'est plus ou moins un bar près de la voie ferrée. Les deux bénévoles masculins qui m'accompagnent me charrient un peu: "ils vont peut-être te recruter !" mais je ne crains rien avec mon gabarit de 50kg, comme l'atteste l'enseigne du lieu, ils aiment les rondeurs.
Notre mission tire à sa fin, le pot de départ est émouvant, sur la table, quelques verres de soda et quelques gâteaux secs, puis chacun repart vers sa vie, nous reverrons-nous ?
Je l'espère, d'ici quelques années, j'ai envie de savoir ce que sont devenues mes filles. Je pense à elles de temps en temps en relisant la belle lettre qu'elles m'ont laissée.

Après une nuit dans une guest-house pour routards de la capitale dont je ne verrai rien, je me rends à la gare routière pour prendre le bus de ligne pour Koudougou. Premier contact avec l'Afrique, la chaleur, le bruit, les odeurs, les couleurs, tout cela m'agresse et me ravit à la fois: je sais que je vais vivre une belle expérience...
Je m'installe dans le bus avec mon MP3 pour passer le temps. Précaution inutile, le chauffeur met la musique à fond (de la musique africaine bien sûr) pendant les 3 heures que dure le trajet. Le bus n'a pas d'amortisseurs, la route est mauvaise, il n'y a pas de clim, le soleil cogne à travers les vitres qui ne s'ouvrent pas, les sièges sont en skaï, je suis contente d'arriver à destination !
Un correspondant doit venir me chercher pour m'amener à mon hébergement, je l'attends donc, il me reconnaîtra facilement: je suis la seule blanche. Enfin il arrive à scooter et c'est parti pour la traversée de la ville, le logement étant excentré dans les faubourgs, il faut quitter la rue principale, la seule goudronnée, pour emprunter une piste de poussière rouge. A notre arrivée à la "villa des blancs" les trois autres bénévoles arrivés quelques jours auparavant m'attendent pour prendre l'apéro, nous formerons une sympathique petite équipe durant trois semaines.
Après le déjeuner je sors faire une balade dans le quartier, vêtue pour la circonstance: vêtements légers et tongs. Première erreur ! il n'y a pas de ramassage des ordures et les détritus jonchent la rue: emballages, canettes, morceaux de ferraille... Les déchets organiques disparaissent immédiatement dans l'estomac des cochons tandis que les sacs plastiques s'envolent dans les arbres.
Je remets mes chaussures fermées et au détour d'une rue je vois une femme devant sa maison, en train de remuer un liquide marron dans un chaudron. Je m'approche, elle prend une petite calebasse, la trempe dans le chaudron et me la tend: ça a le goût du cidre fermier, tiède. Ce doit être meilleur frais, c'est le "dolo", la bière locale.

Dès le lendemain matin après vérification de nos vélos, nous partons à l'autre bout de la ville, à l'Action Sociale, où la responsable nous accueille et nous présente nos élèves et les locaux qui se résument à deux petites pièces surchauffées. L'une est la salle de classe, l'autre l'atelier de couture. Les jeunes filles alternent couture et école par demi-journées. Faute de place et parce qu'elles ne sont pas toutes du même niveau, les leçons se font aussi dehors sur des vieilles planches recouvertes de draps, dans la cour qui sert aussi accessoirement de toilettes...


Je vais passer là deux semaines, apportant ma modeste contribution, ma petite goutte d'eau pour faire en sorte que ces jeunes filles non scolarisées puissent obtenir leur certificat d'études, qu'elles aient un métier, leur indépendance financière, peut-être la liberté de choisir leur vie de femme, tout un programme !
Elles sont pourtant bien mal parties dans la vie, Monique, Delphine, Marie-Claire, Claudine, Catherine, Mathilde et Assetta qui s'agrippe à mes vêtements, pauvre petite ! elle était inconsolable quand nous sommes partis, pensant que c'était de sa faute...
Mais comme elles sont joyeuses, toujours prêtes à rire, à chanter, à danser, et coquettes ! avec des fleurs et des noeuds dans leurs cheveux qu'elles se coiffent mutuellement pendant leur temps de repos. Je leur prête mon appareil photo, c'est la fête ! la batterie est déchargée en quelques minutes, je garderai la plupart des photos, elles sont tellement touchantes !

Et comme elles sont motivées ! et heureuses d'apprendre, de montrer qu'elles savent, de m'apprendre aussi des choses sur leur pays. Elles me donnent autant sinon plus que moi.
Puisqu'elles apprennent la couture, je leur demande de me confectionner une robe, elles sont ravies ! Je passe donc au marché pour acheter du tissu. De loin les étoffes sont chatoyantes mais en m'approchant je comprends que ça ne va pas être facile de trouver ce que je cherche. Il me faut éviter les tissus avec des inscriptions "Alleluhia", "Jésus notre sauveur" et autres "Marie pleine de grâce", ceux qui célèbrent la fête de l'Indépendance, les grands coeurs "je t'aime" pas faciles à porter au bureau (nous sommes en février, bientôt la St Valentin) ainsi que les cocotiers, crocodiles, éléphants etc...
Enfin je trouve ! malheureusement le commerçant est un grossiste qui refuse de me vendre les trois petits mètres dont j'ai besoin. Grrrr... mais comme il ne lui reste plus qu'un rouleau de trois mètres, je lui propose: "j'achète tout !" et il est d'accord.... tout est une question de vocabulaire. Je repars avec mon beau tissu, reste à choisir le modèle avec la responsable qui me montre des modèles. Un boubou ? non. Les épaules ornées de volants ? non. Une jupe longue ? non plus. Rien ne va, je voudrais une robe courte, pour porter l'été, à Paris. Aïe, ça ne se fait pas ici de montrer ses jambes. Bon, elle accepte une coupe au genou, même légèrement en-dessous, sinon ça fait "robe de minuit" (robe de prostituée). Finalement elle est très belle ma robe !
Chaque soir, sur le chemin du retour, nos vélos s'arrêtent tous seuls au Maxijus; quelques tables bancales, des chaises sous un auvent et des jus de fruits maison servis dans des bouteilles en verre réutilisables, simplement rincées en les plongeant dans un bidon d'eau... nous n'avons pas été malades. Les jus sont vraiment bons et la pause bien appréciée avant de rentrer à la maison où nous attendent les deux sympathiques gardiens qui se relaient jour et nuit et notre belle cuisinière au rire si communicatif.
Sur notre trajet nous passons devant la gare et un jour la curiosité nous pousse à y entrer. Je suis amusée de lire le panneau des horaires avec un seul train quotidien, arrivée "probable" à 21h50. Et sur celui des tarifs, billet pour Abidjan plein tarif = 24000 CFA, demi-tarif = 14000 CFA

Le dernier jour je me rends au marché avec deux autres bénévoles pour acheter un poulet rôti et quelques fruits. Le marchand nous demande de revenir un peu plus tard car les poulets ne sont pas cuits. En effet, ils gisent là, morts et plumés, dans le caniveau en plein soleil. Les camions qui passent à quelques centimètres les recouvrent de poussière rouge. Il paraît que si la viande est bien cuite on ne risque rien.

En attendant, nous allons acheter nos fruits et lorsque nous voyons un étal bien achalandé, nous décidons de tout acheter à la même personne, pour gagner du temps. Quelle erreur ! les autres femmes, jalouses, se mettent à hurler, à se disputer dans leur dialecte local, un attroupement se forme et il faut menacer d'appeler la police pour qu'elles se calment. Nous prenons nos fruits sans récupérer la monnaie, tant pis, le poulet est cuit et nous repartons.
En route, un petit crochet par l' "Ampoule Rouge", le lupanar du coin. Le jour, c'est plus ou moins un bar près de la voie ferrée. Les deux bénévoles masculins qui m'accompagnent me charrient un peu: "ils vont peut-être te recruter !" mais je ne crains rien avec mon gabarit de 50kg, comme l'atteste l'enseigne du lieu, ils aiment les rondeurs.
Notre mission tire à sa fin, le pot de départ est émouvant, sur la table, quelques verres de soda et quelques gâteaux secs, puis chacun repart vers sa vie, nous reverrons-nous ?Je l'espère, d'ici quelques années, j'ai envie de savoir ce que sont devenues mes filles. Je pense à elles de temps en temps en relisant la belle lettre qu'elles m'ont laissée.

j'ai beaucoup aimé cet article plein d'humour, je partage ....
http://www.courrierinternational.com/...n_id=288...
http://www.courrierinternational.com/...n_id=288...
Hello à tous !
Tout d'abord, désolé pour la longueur du post. Mais le sujet est dense et je voulais raconter un peu en détail pour ceux que ça intéresse.
Voici la première partie de mon retour en mots et en images sur la traversée à vélo de la côte est du continent africain. Commençons par le commencement, et pas des moindres l’Égypte.
Introduction :
J’atterris au Caire après être parti de Mascate. Là bas j'attends un pote qui doit me rejoindre pour la traversée, puis chez un merveilleux warmshower, je rencontre un cyclo Anglais qui est parti de Londres jusque Athènes. Il semblerait que le courant passe bien et que nos conceptions de ce voyage soient similaires. The more the merrier.
Nous avions décidé de descendre nord-sud, de mare a mare. Donc départ de Port Said, pour finir de l'autre côté, au Cap, dans une durée qui reste indéterminée. Partons du Caire en train pour rejoindre Port Said. Nous sommes rapidement accostés par la police et avons de nouveaux copains à coté de qui s'assoir. A l'arrivée, on sent l'escorte venir mais on nous laisse finalement libre de partir contre toute attente. Et ça démarre.
Le trajet :
Voici la carte du trajet et les villes grossières de nos passages. Port Said - Damiata - Mansourah - Banha - Cairo El Fayoum - Beni Suef - Al minya - Assiout - Sohag Abydos - Qena - Louxor - Edfou - Assouan - Abu Simbel - Eshket
Ça représente un total de 36 jours et de 1600 km more or less.
Les premiers jours :
On prend le train au petit matin pour rejoindre la cote et après un dernier regard sur la mer, nous roulons plein sud. Dans le train déjà nous sommes repérés rapidement et on nous fait assoir gentiment auprès de la police. On se dit que la liberté ne fût pas bien longue et que les fameuses histoires d'escortes deviennent une réalité plus rapidement que prévu. Je pense que c'est plus pour la proximité avec le canal de Suez qu'autre chose. Arrivés en gare, la police nous observe plus amusé qu'autre chose, et on nous laisse partir, soit.
De là on mettra 3 jours pour rejoindre le Caire, que nous avion prévu de rattraper pour y passer noël. Cette première journée est bien raide à cause du vent sur la côte. On s'arrête pour manger au bord de la route, et on nous offre de dormir dans la mosquée. Tout le monde est chouette avec nous. On reprend la route après les photos et l'accolade.
On rattrape donc la route agricole. La vie est belle dans les villages que nous traversons et les gens chaleureux. C'est un vrai plaisir que de rouler là malgré les dos d'ânes à outrance et les déchets perpétuels qui changent complément la couleur des rives du petit cours d'eau que nous longeons. Au moment de dormir, on trouve un petit coin bétonné au milieu des champs qui s’avère être une mosquée. Ça ne semble gêné personne puisque ce sont des locaux qui nous mènent ici. On s'installe heureux de notre petit coin de paradis loin de tout.
Puis deux policiers arrivent accompagnés du mec qui nous a offert à la police. Et là s'en suit un beau bazar. Il en vient 10 autres pour voir un peu à quoi ressemble ce campement. Il semblerait que nous fûmes trop naïf quand au camping en Égypte. D'ailleurs le concept même semble les dépasser de loin. Certains miment des lancers de grenades et des tirs pour nous faire comprendre que c'est dangereux. D'autres les arrêtent en nous disant que c'est safe. Bon. On ne croit pas trop à la première version donc on insiste pour rester là et ne pas être transféré dans un hôtel. On nous accorde après une heure d'attente de rester dormir ici, mais les policiers dormiront avec nous. A peine le temps de se sentir gêné qu'ils s'installent et font un feu de camp. On s'endort malgré le bruit des conversations dehors autour du feu. Pour qu'à 1h du matin 22 policiers arrivent dans plusieurs camions. On secoue ma tente en criant "Marco, Marcoooo". Je suis nu, je me rhabille et sors en disant qu'il n'y a pas de Marco dans le coin. Contrôle des passeports, Andrew, notre ami américain a le droit à un petit questionnaire téléphonique nocturne concernant son visa.
Au petit matin on se croit libre lorsqu'au bout du chemin des camions de police barre la route. On se salue avec le sourire et ainsi commence l'escorte. On s'arrête manger quelque part, la police entoure le bâtiment, armé jusqu'aux dents. Ambiance. Et le soir on nous réserve une nuit dans le stade de la ville. Nous comptons 8 voitures de police dont certaines avec tourelle pour bloquer le périphérique et nous faire rentrer dans le stade. Sirènes, gyrophares. C'est un peu trop. On se sent honteux de tout ce défilé juste pour nous. Assignés à résidence, nous commandons à boire et à manger. Des voitures resteront au pied du bâtiment toute la nuit pour nous accompagner dés le matin.
Ainsi nous arrivons au Caire. Détour de 20km car ils nous amenaient à l'aéroport. En banlieue du Caire on nous promet de nous laisser tranquille dans la ville après avoir demandé à être considéré comme des touristes lambda. Mais le grand renfort de "Incha'allah" ne nous rassure guère. Tant pis. Le trafic est évidemment trop intense à cette heure pour qu'une voiture de police puisse nous suivre jusque Tharir square. On se perd donc malencontreusement.
Noël :
Sans tambours ni trompettes. Entre amis nouvellement rencontrés on profite des shawarmas, des kosharis, du vin et de la bière. On se fait aussi sévèrement critiqué. Nous sommes fous de vouloir traverser le pas à vélo en sachant que si quelqu' chose nous arrive, c'est le black out sur le tourisme pour quelques temps encore ici. On use et abuse de subterfuges pour nous faire réaliser que notre ego de mâle blanc est ce qui nous fait tenir tête à la situation alors que nous devrions prendre un train pour rejoindre le sud. Mais têtu nous sommes. Sans être idiots. Nous avons conscience de tout ça, c'est le fruit d'une décision murement réfléchi que de rouler ici. Joyeux noël.
Cairo - Louxor :
Sans escorte nous sortons et roulons. On s'engage dans le désert blanc lorsqu'une bombe explose à Gizeh. Nous dormons dans une mosquée abandonnée au milieu de nul part. Que va t'il se passer maintenant pour nous ? Avons passé un checkpoint 10km plus loin hier, et décidons d'aller voir ce qu'ils en pensent. Ils n'en pensent rien du tout et la situation est bien plus décontracté qu'on ne pourrait le penser. On décide malgré tout de changer de route et de prendre la route agricole. C'est pas forcément beau et intéressant mais au moins on se sent un peu plus safe. Que ça soit basé sur des faits concrets ou non, c'est du feeling plus qu'autre chose, et on marche au feeling. En fin d’après midi avant d'arriver à El Fayoum, un pickup avec trois kids dessus tentent de me faire les poches en roulant, je tombe, et remercie mon casque. Je souffle, bois un soda et on repart. Il reste 40km. 40km où je ne ferais que regarder derrière moi pour voir qui arrive. Je ne peux dormir dehors ce soir. Ainsi à l'hôtel, sous la couette, je me réfugie comme un gosse. Il faut affronter ses pensées et ne pas tomber dans la peur pour trois mecs qui ont surement plus besoin de ce que j'ai dans les poches que moi. Mais c'était plutôt brutal et dangereux. Secoue toi Clo.
Une dernière journée sans la police. Tout se passe plutôt bien et à nouveau, les gens sont chouettes et accueillants. De là jusqu'à Louxor, nous aurons une présence policière quasi permanente, 24h/24 quoi que l'on fasse. Si je vais pisser ou acheter une barre de chocolat, j'ai une AK47 qui m'accompagne. C'est pesant. On se dit que l'on s'y fait, mais non. Y'a qu'à voir l'état de mes ongles. La ballade tourne à la course puisqu'il s'agit de parcourir parfois 140km dans la journée pour rattraper un hôtel ou la police peut contrôler les alentours ainsi que l'entrée.
Sinon tout se passe plutôt bien avec eux. Quelques problèmes dus à la barrière du langage et des équipes qui veulent en finir rapidement avec nous et nous pousse à continuer lorsque nous voulons nous arrêter pour manger, boire, ou uriner. Ça me rend fou. Moi qui aime pédaler parce que je me sens libre sur ma petite reine, c'est le comble. Mais tu le savais Clotaire. Tu connaissais la situation. Tu l'as choisi, arrête de râler.
Plus on va vers le sud plus l'ambiance est décontractée. Mais j'ai surtout l'impression que ça dépend plus des équipes que du reste. Le peu que l'on tombe sur un flic qui fait lui même du vélo, on est assuré qu'il remue ciel et terre pour nous trouver à boire et à manger. Bon, ce n'est arrivé qu'une fois.
Je reçois des messages me disant que je vais trop vite, que je ne visite pas autant que je le devrais. Je mets un peu de temps à leur répondre. Je ne peux leur en vouloir d'être si loin de ma réalité.
Ainsi nous arrivons à Louxor. Pas vraiment la ville idéale pour se reposer, mais on squatte le toit de l'hostel qui nous protège d'un monde que je ne veux plus voir ces prochains jours. Louxor, que dire. Fidèle à sa réputation dirons nous.
Louxor - Aswan :
La sortie de la ville est un peu chaotique, devant gueuler sur les gamins qui sautent sur les vélos. Je n'aime pas la personne que je suis devenu. Je suis moins patient, limite paranoïaque et sous tension permanente. Il n'aura fallu jusqu'alors éviter qu'un ou deux cailloux. Mais je met ça sur le dos de la présence policière.
Car après Louxor, la présence policière est beaucoup plus disparate. On ne comprend pas leur organisation mais dés lors, on roule. On roule, et ils s'adaptent. Et là la situation change et la tension monte d'un cran. Les gamins sortent de partout, pas toujours bienveillant. Il faut rouler plus vite pour les semer, éviter ce qui se mettent en travers de la route, anticiper ce qui font semblant de nous sauter dessus au dernier moment. C'est lourd, et là je n'en peux plus. On tient tête au pays mais je suis sur les nerfs. On salue, on dit bonjour et merci. Mais le coeur n'y est plus. Je veux vite partir. Et je n'ai pas fait tout ce chemin pour arrêter là, ce n'est pas même envisageable. Alors on roule. Priant pour croiser le moins de villages possible, le moins d'école possible. bénissant par ailleurs les vendredi où les rues sont un peu plus vide même si les hauts parleurs des minarets hurlent toute la journée.
Un peu de présence policière ci et là. Les gamins lâchent ce qu'ils tiennent dans la main droite et saluent de la gauche. Ceux qui nous courent après ralentissent en voyant le camion de police. Et dire que je râlais après cette présence policière.
Puis Louxor. Je n'ai ni le cœur à visiter ni à apprécier. Je regarde la carte. Le désert. Les hommes se font plus rares. Endroit béni.
Aswan - frontière Soudanaise :
On quitte Aswan et allons en direction du désert. Il est interdit de traverser le barrage à vélo, on nous arrête un pickup. De là, la température change et les perspectives aussi. Passons un premier checkpoint puis c'est le désert. Une escorte se greffe à notre groupe. A la première station d'ambulance, on demande à dormir là. Le jours diminuant et le premier point étant à 50km avec vent latéral, c'est un compromis qui nous va. Pas du goût de tout le monde, il faut continuer. Je passe les détails de cette soirée rocambolesque où nous finissons à l'arrière d'un pick up pour éviter d'être en état d'arrestation. Puis après la police roule avec nos vélos. Puis tout le monde est dispersé dans la nuit noir du désert. Puis un flic plie un dérailleur arrière. Puis nous finissons tous entier au poste de police. Nous campons devant, réparons le dérailleur à la masse et nous endormons au bord de la route.
Le lendemain on nous laisse partir. C'est la fin de l'escorte, pour de vrai. Et 110km plus loin nous arrivons à un checkpoint où la police nous demande directement si nous voulons camer là, tout semble plus simple. Je vous passe mes chants d'amour pour les étendues désertiques. C'est beau. C'est intense. Ainsi 260km plus loin nous arrivons à Abu Simbel. Là nous pouvons dormir sur le parking. Il faudra se battre un peu pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Nous passons là nuit avec les chiens du parking, mais heureux d'être seuls et au calme. Jusqu'à l'arrivée des bus de touristes à l'aube.
On chope un bateau pour traverser le Nil. Il faudra là encore jouer des coudes pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Vive les échanges d'infos entre voyageurs..
De là, 36km jusqu'à la frontière. Ces kilomètres sont magnifiques. Le désert change de couleur, le relief reprend, l'horizon est brisé par les amas rocheux. Là encore je fond d'amour pour cet endroit.
Puis la frontière. A savoir qui de cette frontière ou de Kafka a inspirer l'autre. C'est fini, nous sommes au Soudan.
Visa :
Visa d'un mois que l'on a en quelques secondes à l'aéroport en échange de 25 dollars. Tolérance de dépassement de 14 jours, techniquement. J'ai dépassé d'une semaine et n'ai eu aucun soucis au moment de sortir. Sinon extension possible des divers immigration office. Quand à avoir le visa dans l'autre sens, aucune idée du fonctionnement. Mais je pense qu'il est aisé de l'avoir à la frontière Soudanaise.
La frontière :
Justement, pour éviter de tourner en rond. Apparemment une taxe de 100EP à payer à la sortie. Difficile de vérifier la véracité. On essaie de refuser mais on nous dit qu'on va camper là. Ça nous fait bien rire tiens. Mais surtout, il semble que tout le monde paie le même ticket pour passer la grille, donc bon, on se dit que pour une fois, on doit vraiment payer le bon prix pour le bon ticket.
Assurez vous bien de récupérer la fiche de sortie rose avec le timbre qui coute 2EP. Le bureau se trouve 2 portes sur la gauche. Sans ça, pas de sortie. Sans cette info, vous tournez en rond pendant 2h, littéralement, envoyé d'un bureau à un autre. Personne ne semblait savoir où nous pouvions trouver ce foutu papier. Un coup de tampon, un passage de grille et le Soudan.
Généralités sur prix/négociations :
Pas sur d'avoir souvent payé le bon prix pour les bonnes choses. Le prix fluctuant tout le temps pour un même type de produit. Les mecs se sont rendus compte à l'autre bout de l’Égypte qu'ils payaient 2EP systématiquement pour chaque paquet de clopes. Quand il a découvert ça au comptoir, j'ai cru qu'il allait l'embrasser. Il a regardait la monnaie, lui a serré la main avec un grand sourire.
Attention, je ne dis pas que les gens sont malhonnêtes, il y a juste le prix touriste. Lire un peu l'arabe, au moins les chiffres, et le bredouiller, c'est un vrai plus. "5 pounds - C'est écrit 3. - Ah oui je n'avais pas vu."
Le mec vend le même paquet de gâteau depuis 20 ans. Mais bon, c'est comme ça, ça fait partie du jeu.
J'entends d'ici le "Tu vas pas chipoter pour 10 centimes". Et bien selon les conditions, si. Je n'ai aucun mal à donner dans la rue un peu d'argent aux femmes, à offrir à manger. Mais qu'on me prenne pour une bille ça me fatigue. Et de plus, je voyage sur une durée trop longue pour que je puisse me permettre de perdre chaque jour un peu d'argent.
Conclusion :
Que dire ? Un pays complexe. J'ai vraiment eu des écarts thymiques important selon qui j'avais en face. C'était parfois beau et simple. Humain. Et parfois c’était incongru et glauque.
Sinon le pays est chouette. J'y ai trouvé de la vie, des belles personnes, une identité. La vallée du Nil est vraiment chouette. Les contrastes avec le désert et les petits sommets alentours sont cools. Les temples sont évidemment chouettes pour le peu que j'en ai vu, et j'adore le Caire !
De manière globale, je ne me suis pas senti à l'aise. Dire le contraire serait mentir. Et comme je l'ai dit, c'était plus dans l'optique d'une traversée nord sud que d'une réelle envie de traverser l’Égypte à vélo.
Suis je inconscient ? Ais je bien fait ou non ? Croyez moi, j'ai déjà toutes ces questions en tête, pas besoin de jouer la carte du jugement ou de l'introspection. Je ne fais que raconter ce que j'ai vécu et ressenti. C'est dans une démarche plus globale d'un voyage au long cours, où l'on tombe dans des endroits un peu moins sympas, dans des situations moins cools que dans d'autre. Ce n'est pas une recherche de la souffrance ou de la difficulté. C'était sur ma route, et je ne veux pas céder à la facilité. Par ailleurs, je ne suis pas idiot, si la situation est vraiment mauvaise, je skip. Mais se sentir mal à son aise ne veut pas dire se sentir en danger.
Voilà. A vous les studios. Désolé pour le pavé. J'ai écris ça sincèrement et suis ouvert à toute critique.
Et pour pus de photos je vous envoi vers mon site internet : www.lepedalistan.com Ou sur mon compte instagram où j'essaie de publier a word a day : @lepedalistan
Salutations du Soudan. Clo
Tout d'abord, désolé pour la longueur du post. Mais le sujet est dense et je voulais raconter un peu en détail pour ceux que ça intéresse.
Voici la première partie de mon retour en mots et en images sur la traversée à vélo de la côte est du continent africain. Commençons par le commencement, et pas des moindres l’Égypte.
Introduction :
J’atterris au Caire après être parti de Mascate. Là bas j'attends un pote qui doit me rejoindre pour la traversée, puis chez un merveilleux warmshower, je rencontre un cyclo Anglais qui est parti de Londres jusque Athènes. Il semblerait que le courant passe bien et que nos conceptions de ce voyage soient similaires. The more the merrier.
Nous avions décidé de descendre nord-sud, de mare a mare. Donc départ de Port Said, pour finir de l'autre côté, au Cap, dans une durée qui reste indéterminée. Partons du Caire en train pour rejoindre Port Said. Nous sommes rapidement accostés par la police et avons de nouveaux copains à coté de qui s'assoir. A l'arrivée, on sent l'escorte venir mais on nous laisse finalement libre de partir contre toute attente. Et ça démarre.
Le trajet :
Voici la carte du trajet et les villes grossières de nos passages. Port Said - Damiata - Mansourah - Banha - Cairo El Fayoum - Beni Suef - Al minya - Assiout - Sohag Abydos - Qena - Louxor - Edfou - Assouan - Abu Simbel - Eshket
Ça représente un total de 36 jours et de 1600 km more or less.
Les premiers jours :
On prend le train au petit matin pour rejoindre la cote et après un dernier regard sur la mer, nous roulons plein sud. Dans le train déjà nous sommes repérés rapidement et on nous fait assoir gentiment auprès de la police. On se dit que la liberté ne fût pas bien longue et que les fameuses histoires d'escortes deviennent une réalité plus rapidement que prévu. Je pense que c'est plus pour la proximité avec le canal de Suez qu'autre chose. Arrivés en gare, la police nous observe plus amusé qu'autre chose, et on nous laisse partir, soit.
De là on mettra 3 jours pour rejoindre le Caire, que nous avion prévu de rattraper pour y passer noël. Cette première journée est bien raide à cause du vent sur la côte. On s'arrête pour manger au bord de la route, et on nous offre de dormir dans la mosquée. Tout le monde est chouette avec nous. On reprend la route après les photos et l'accolade.
On rattrape donc la route agricole. La vie est belle dans les villages que nous traversons et les gens chaleureux. C'est un vrai plaisir que de rouler là malgré les dos d'ânes à outrance et les déchets perpétuels qui changent complément la couleur des rives du petit cours d'eau que nous longeons. Au moment de dormir, on trouve un petit coin bétonné au milieu des champs qui s’avère être une mosquée. Ça ne semble gêné personne puisque ce sont des locaux qui nous mènent ici. On s'installe heureux de notre petit coin de paradis loin de tout.
Puis deux policiers arrivent accompagnés du mec qui nous a offert à la police. Et là s'en suit un beau bazar. Il en vient 10 autres pour voir un peu à quoi ressemble ce campement. Il semblerait que nous fûmes trop naïf quand au camping en Égypte. D'ailleurs le concept même semble les dépasser de loin. Certains miment des lancers de grenades et des tirs pour nous faire comprendre que c'est dangereux. D'autres les arrêtent en nous disant que c'est safe. Bon. On ne croit pas trop à la première version donc on insiste pour rester là et ne pas être transféré dans un hôtel. On nous accorde après une heure d'attente de rester dormir ici, mais les policiers dormiront avec nous. A peine le temps de se sentir gêné qu'ils s'installent et font un feu de camp. On s'endort malgré le bruit des conversations dehors autour du feu. Pour qu'à 1h du matin 22 policiers arrivent dans plusieurs camions. On secoue ma tente en criant "Marco, Marcoooo". Je suis nu, je me rhabille et sors en disant qu'il n'y a pas de Marco dans le coin. Contrôle des passeports, Andrew, notre ami américain a le droit à un petit questionnaire téléphonique nocturne concernant son visa.
Au petit matin on se croit libre lorsqu'au bout du chemin des camions de police barre la route. On se salue avec le sourire et ainsi commence l'escorte. On s'arrête manger quelque part, la police entoure le bâtiment, armé jusqu'aux dents. Ambiance. Et le soir on nous réserve une nuit dans le stade de la ville. Nous comptons 8 voitures de police dont certaines avec tourelle pour bloquer le périphérique et nous faire rentrer dans le stade. Sirènes, gyrophares. C'est un peu trop. On se sent honteux de tout ce défilé juste pour nous. Assignés à résidence, nous commandons à boire et à manger. Des voitures resteront au pied du bâtiment toute la nuit pour nous accompagner dés le matin.
Ainsi nous arrivons au Caire. Détour de 20km car ils nous amenaient à l'aéroport. En banlieue du Caire on nous promet de nous laisser tranquille dans la ville après avoir demandé à être considéré comme des touristes lambda. Mais le grand renfort de "Incha'allah" ne nous rassure guère. Tant pis. Le trafic est évidemment trop intense à cette heure pour qu'une voiture de police puisse nous suivre jusque Tharir square. On se perd donc malencontreusement.
Noël :
Sans tambours ni trompettes. Entre amis nouvellement rencontrés on profite des shawarmas, des kosharis, du vin et de la bière. On se fait aussi sévèrement critiqué. Nous sommes fous de vouloir traverser le pas à vélo en sachant que si quelqu' chose nous arrive, c'est le black out sur le tourisme pour quelques temps encore ici. On use et abuse de subterfuges pour nous faire réaliser que notre ego de mâle blanc est ce qui nous fait tenir tête à la situation alors que nous devrions prendre un train pour rejoindre le sud. Mais têtu nous sommes. Sans être idiots. Nous avons conscience de tout ça, c'est le fruit d'une décision murement réfléchi que de rouler ici. Joyeux noël.
Cairo - Louxor :
Sans escorte nous sortons et roulons. On s'engage dans le désert blanc lorsqu'une bombe explose à Gizeh. Nous dormons dans une mosquée abandonnée au milieu de nul part. Que va t'il se passer maintenant pour nous ? Avons passé un checkpoint 10km plus loin hier, et décidons d'aller voir ce qu'ils en pensent. Ils n'en pensent rien du tout et la situation est bien plus décontracté qu'on ne pourrait le penser. On décide malgré tout de changer de route et de prendre la route agricole. C'est pas forcément beau et intéressant mais au moins on se sent un peu plus safe. Que ça soit basé sur des faits concrets ou non, c'est du feeling plus qu'autre chose, et on marche au feeling. En fin d’après midi avant d'arriver à El Fayoum, un pickup avec trois kids dessus tentent de me faire les poches en roulant, je tombe, et remercie mon casque. Je souffle, bois un soda et on repart. Il reste 40km. 40km où je ne ferais que regarder derrière moi pour voir qui arrive. Je ne peux dormir dehors ce soir. Ainsi à l'hôtel, sous la couette, je me réfugie comme un gosse. Il faut affronter ses pensées et ne pas tomber dans la peur pour trois mecs qui ont surement plus besoin de ce que j'ai dans les poches que moi. Mais c'était plutôt brutal et dangereux. Secoue toi Clo.
Une dernière journée sans la police. Tout se passe plutôt bien et à nouveau, les gens sont chouettes et accueillants. De là jusqu'à Louxor, nous aurons une présence policière quasi permanente, 24h/24 quoi que l'on fasse. Si je vais pisser ou acheter une barre de chocolat, j'ai une AK47 qui m'accompagne. C'est pesant. On se dit que l'on s'y fait, mais non. Y'a qu'à voir l'état de mes ongles. La ballade tourne à la course puisqu'il s'agit de parcourir parfois 140km dans la journée pour rattraper un hôtel ou la police peut contrôler les alentours ainsi que l'entrée.
Sinon tout se passe plutôt bien avec eux. Quelques problèmes dus à la barrière du langage et des équipes qui veulent en finir rapidement avec nous et nous pousse à continuer lorsque nous voulons nous arrêter pour manger, boire, ou uriner. Ça me rend fou. Moi qui aime pédaler parce que je me sens libre sur ma petite reine, c'est le comble. Mais tu le savais Clotaire. Tu connaissais la situation. Tu l'as choisi, arrête de râler.
Plus on va vers le sud plus l'ambiance est décontractée. Mais j'ai surtout l'impression que ça dépend plus des équipes que du reste. Le peu que l'on tombe sur un flic qui fait lui même du vélo, on est assuré qu'il remue ciel et terre pour nous trouver à boire et à manger. Bon, ce n'est arrivé qu'une fois.
Je reçois des messages me disant que je vais trop vite, que je ne visite pas autant que je le devrais. Je mets un peu de temps à leur répondre. Je ne peux leur en vouloir d'être si loin de ma réalité.
Ainsi nous arrivons à Louxor. Pas vraiment la ville idéale pour se reposer, mais on squatte le toit de l'hostel qui nous protège d'un monde que je ne veux plus voir ces prochains jours. Louxor, que dire. Fidèle à sa réputation dirons nous.
Louxor - Aswan :
La sortie de la ville est un peu chaotique, devant gueuler sur les gamins qui sautent sur les vélos. Je n'aime pas la personne que je suis devenu. Je suis moins patient, limite paranoïaque et sous tension permanente. Il n'aura fallu jusqu'alors éviter qu'un ou deux cailloux. Mais je met ça sur le dos de la présence policière.
Car après Louxor, la présence policière est beaucoup plus disparate. On ne comprend pas leur organisation mais dés lors, on roule. On roule, et ils s'adaptent. Et là la situation change et la tension monte d'un cran. Les gamins sortent de partout, pas toujours bienveillant. Il faut rouler plus vite pour les semer, éviter ce qui se mettent en travers de la route, anticiper ce qui font semblant de nous sauter dessus au dernier moment. C'est lourd, et là je n'en peux plus. On tient tête au pays mais je suis sur les nerfs. On salue, on dit bonjour et merci. Mais le coeur n'y est plus. Je veux vite partir. Et je n'ai pas fait tout ce chemin pour arrêter là, ce n'est pas même envisageable. Alors on roule. Priant pour croiser le moins de villages possible, le moins d'école possible. bénissant par ailleurs les vendredi où les rues sont un peu plus vide même si les hauts parleurs des minarets hurlent toute la journée.
Un peu de présence policière ci et là. Les gamins lâchent ce qu'ils tiennent dans la main droite et saluent de la gauche. Ceux qui nous courent après ralentissent en voyant le camion de police. Et dire que je râlais après cette présence policière.
Puis Louxor. Je n'ai ni le cœur à visiter ni à apprécier. Je regarde la carte. Le désert. Les hommes se font plus rares. Endroit béni.
Aswan - frontière Soudanaise :
On quitte Aswan et allons en direction du désert. Il est interdit de traverser le barrage à vélo, on nous arrête un pickup. De là, la température change et les perspectives aussi. Passons un premier checkpoint puis c'est le désert. Une escorte se greffe à notre groupe. A la première station d'ambulance, on demande à dormir là. Le jours diminuant et le premier point étant à 50km avec vent latéral, c'est un compromis qui nous va. Pas du goût de tout le monde, il faut continuer. Je passe les détails de cette soirée rocambolesque où nous finissons à l'arrière d'un pick up pour éviter d'être en état d'arrestation. Puis après la police roule avec nos vélos. Puis tout le monde est dispersé dans la nuit noir du désert. Puis un flic plie un dérailleur arrière. Puis nous finissons tous entier au poste de police. Nous campons devant, réparons le dérailleur à la masse et nous endormons au bord de la route.
Le lendemain on nous laisse partir. C'est la fin de l'escorte, pour de vrai. Et 110km plus loin nous arrivons à un checkpoint où la police nous demande directement si nous voulons camer là, tout semble plus simple. Je vous passe mes chants d'amour pour les étendues désertiques. C'est beau. C'est intense. Ainsi 260km plus loin nous arrivons à Abu Simbel. Là nous pouvons dormir sur le parking. Il faudra se battre un peu pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Nous passons là nuit avec les chiens du parking, mais heureux d'être seuls et au calme. Jusqu'à l'arrivée des bus de touristes à l'aube.
On chope un bateau pour traverser le Nil. Il faudra là encore jouer des coudes pour ne pas payer ce que nous n'avons pas à payer. Vive les échanges d'infos entre voyageurs..
De là, 36km jusqu'à la frontière. Ces kilomètres sont magnifiques. Le désert change de couleur, le relief reprend, l'horizon est brisé par les amas rocheux. Là encore je fond d'amour pour cet endroit.
Puis la frontière. A savoir qui de cette frontière ou de Kafka a inspirer l'autre. C'est fini, nous sommes au Soudan.
Visa :
Visa d'un mois que l'on a en quelques secondes à l'aéroport en échange de 25 dollars. Tolérance de dépassement de 14 jours, techniquement. J'ai dépassé d'une semaine et n'ai eu aucun soucis au moment de sortir. Sinon extension possible des divers immigration office. Quand à avoir le visa dans l'autre sens, aucune idée du fonctionnement. Mais je pense qu'il est aisé de l'avoir à la frontière Soudanaise.
La frontière :
Justement, pour éviter de tourner en rond. Apparemment une taxe de 100EP à payer à la sortie. Difficile de vérifier la véracité. On essaie de refuser mais on nous dit qu'on va camper là. Ça nous fait bien rire tiens. Mais surtout, il semble que tout le monde paie le même ticket pour passer la grille, donc bon, on se dit que pour une fois, on doit vraiment payer le bon prix pour le bon ticket.
Assurez vous bien de récupérer la fiche de sortie rose avec le timbre qui coute 2EP. Le bureau se trouve 2 portes sur la gauche. Sans ça, pas de sortie. Sans cette info, vous tournez en rond pendant 2h, littéralement, envoyé d'un bureau à un autre. Personne ne semblait savoir où nous pouvions trouver ce foutu papier. Un coup de tampon, un passage de grille et le Soudan.
Généralités sur prix/négociations :
Pas sur d'avoir souvent payé le bon prix pour les bonnes choses. Le prix fluctuant tout le temps pour un même type de produit. Les mecs se sont rendus compte à l'autre bout de l’Égypte qu'ils payaient 2EP systématiquement pour chaque paquet de clopes. Quand il a découvert ça au comptoir, j'ai cru qu'il allait l'embrasser. Il a regardait la monnaie, lui a serré la main avec un grand sourire.
Attention, je ne dis pas que les gens sont malhonnêtes, il y a juste le prix touriste. Lire un peu l'arabe, au moins les chiffres, et le bredouiller, c'est un vrai plus. "5 pounds - C'est écrit 3. - Ah oui je n'avais pas vu."
Le mec vend le même paquet de gâteau depuis 20 ans. Mais bon, c'est comme ça, ça fait partie du jeu.
J'entends d'ici le "Tu vas pas chipoter pour 10 centimes". Et bien selon les conditions, si. Je n'ai aucun mal à donner dans la rue un peu d'argent aux femmes, à offrir à manger. Mais qu'on me prenne pour une bille ça me fatigue. Et de plus, je voyage sur une durée trop longue pour que je puisse me permettre de perdre chaque jour un peu d'argent.
Conclusion :
Que dire ? Un pays complexe. J'ai vraiment eu des écarts thymiques important selon qui j'avais en face. C'était parfois beau et simple. Humain. Et parfois c’était incongru et glauque.
Sinon le pays est chouette. J'y ai trouvé de la vie, des belles personnes, une identité. La vallée du Nil est vraiment chouette. Les contrastes avec le désert et les petits sommets alentours sont cools. Les temples sont évidemment chouettes pour le peu que j'en ai vu, et j'adore le Caire !
De manière globale, je ne me suis pas senti à l'aise. Dire le contraire serait mentir. Et comme je l'ai dit, c'était plus dans l'optique d'une traversée nord sud que d'une réelle envie de traverser l’Égypte à vélo.
Suis je inconscient ? Ais je bien fait ou non ? Croyez moi, j'ai déjà toutes ces questions en tête, pas besoin de jouer la carte du jugement ou de l'introspection. Je ne fais que raconter ce que j'ai vécu et ressenti. C'est dans une démarche plus globale d'un voyage au long cours, où l'on tombe dans des endroits un peu moins sympas, dans des situations moins cools que dans d'autre. Ce n'est pas une recherche de la souffrance ou de la difficulté. C'était sur ma route, et je ne veux pas céder à la facilité. Par ailleurs, je ne suis pas idiot, si la situation est vraiment mauvaise, je skip. Mais se sentir mal à son aise ne veut pas dire se sentir en danger.
Voilà. A vous les studios. Désolé pour le pavé. J'ai écris ça sincèrement et suis ouvert à toute critique.
Et pour pus de photos je vous envoi vers mon site internet : www.lepedalistan.com Ou sur mon compte instagram où j'essaie de publier a word a day : @lepedalistan
Salutations du Soudan. Clo
slt je suis interressée par le metier d'ethnologue et je voudrais savoir si quelqu'un connais les études a suivr les débouchés, le metier, en gros tout ce que vous pouvez me dire sur ce métier...
voila merci d'avance.
voila merci d'avance.
Bonjour à tous les amoureux du voyage!
Je pars pour plusieurs semaines accompagner des groupes en Namibie (je suis aux anges). C'est un pays que je connais car y ai déjà passé trois mois.
Je vais parler culture, géo, histoire... mais cependant j'aimerais aussi voir mes "clients" touchés par la faune, peut-être plus particulièrement les oiseaux; malheureusement je suis un piètre ornithologue.
:-p
Ainsi, si vous pouviez me conseiller un livre sur l'univers des volatils que nous nous apprêtons à voir, ce serait... chouette!
pour ceux qui sont dans le même démarche que moi et pour éviter des doublons, voici ceux que j'ai trouvé (mais pas encore acheté):
- Compagnon de safari, de Oriol (2003) ??
- Les oiseaux de l'ouest africain, de Serle et Morel (2005) ??
- Guide des mammifères d'Afrique, de Kingdom (2013) ?? (non, le oiseux ne sont pas des mammifères!!)
- et puis...... ça ne fait pas beaucoup 😕
Rien de trouvé de spécifique à la Namibie.
Donc voila, merci à vous, et je vous souhaite une très joyeuse route également!!
Moi qui vient rarement sur le forum, j'ai bien parlé (enfin... écris), merci de votre attention! :-)
Nathaniel. (pour ceux que ça intéresse, je pourrais leur donner le lien vers les photos de mes précédents voyages.)
Beace!
Moi qui vient rarement sur le forum, j'ai bien parlé (enfin... écris), merci de votre attention! :-)
Nathaniel. (pour ceux que ça intéresse, je pourrais leur donner le lien vers les photos de mes précédents voyages.)
Beace!
Bonjour à tous,
Le tour de l’Afrique sur le neoRiviera a regroupé un bon nombre de membres de notre forum. Nous nous connaissions pour certains, pour avoir effectué déjà un, voire deux tours du monde.
Depuis, le temps est passé vite, très vite, trop vite. Happé par notre vie de grand-parents, nos amis et nos nombreux déplacements, je n’ai pas eu le temps de vous communiquer notre ressenti de cette magnifique croisière de 2 mois.
Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?
Et puis ces escales sont à l’affiche de croisières, que ce soit MSC ou Costa. Peut être que notre récit pourra donner une idée aux croisiéristes qui vont fréquenter ces pays. Si cela peut être utile à l’un d’entre nous, je dirais le plus simplement du monde que ce récit aura servi à quelque chose.
Alors je vous souhaite une bonne lecture, même si celle-ci peut vous paraître longue (et parsemées de fautes d’orthographe), c’est un large extrait du livre de bord rédigé quotidiennement à bord.
Alors à bientôt sur vos écrans en cinemascope color avec son Dolby stéréo
Christian
Le tour de l’Afrique sur le neoRiviera a regroupé un bon nombre de membres de notre forum. Nous nous connaissions pour certains, pour avoir effectué déjà un, voire deux tours du monde.
Depuis, le temps est passé vite, très vite, trop vite. Happé par notre vie de grand-parents, nos amis et nos nombreux déplacements, je n’ai pas eu le temps de vous communiquer notre ressenti de cette magnifique croisière de 2 mois.
Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?
Et puis ces escales sont à l’affiche de croisières, que ce soit MSC ou Costa. Peut être que notre récit pourra donner une idée aux croisiéristes qui vont fréquenter ces pays. Si cela peut être utile à l’un d’entre nous, je dirais le plus simplement du monde que ce récit aura servi à quelque chose.
Alors je vous souhaite une bonne lecture, même si celle-ci peut vous paraître longue (et parsemées de fautes d’orthographe), c’est un large extrait du livre de bord rédigé quotidiennement à bord.
Alors à bientôt sur vos écrans en cinemascope color avec son Dolby stéréo
Christian
Bonjour à tous,
Je recherche de nouveaux romans ayant un rapport avec la vie aux USA. Il y avait déjà quelques postes qui donnaient de nombreuses idées et je me suis permis de faire un résumé de ces postes pour avoir une liste bien visible pour ceux que ça intéresse...
Si vous connaissez d’autres romans je suis très intéressé, j’adore lire sur un pays avant de le visiter.
Bonne lecture !
Ouest :
Tales of the City (Chroniques de San Francisco en francais) de Armistead Maupin. (Aquilegia) Les livres d'Edward Abbey (Désert Solitaire, le Gang de la Clef à Molette et Un Fou Ordinaire...).(Vnoa) Colorado Saga (le titre original en anglais est Centennial) de James Michener. (Sedonax) The Adventures of Tom Sawyer et The Adventures of Huckleberry Finn, de Mark Twain.(Tokala) Far West de Meriwether Lewis.(Aquilegia) Les romans de Louis L'Amour. (Lisedenise) Sur la route" de Kerouac. (Boumbastic) La ruée vers l’or en Californie de Léon Lemonnier. (Cochize) Sacajawea, d'Anna Lee Waldo. (Nalesnik) Far West, volume 1 - Piste de l'ouest; volume 2 - le Grand Retour; de Lewis et Clark. (Aquilegia) Le Gang de la Clef à Molette d' Edward Abbey (sylvie66) Les livres de Jim Harrisson (Sarahn) Les livres de Nancy Houston (Sarahn) Motel blues de bill bryson (goave) Balades au paradis de sam shepard. (goave) Edward Abbey qui était ranger dans le parc des Arches à Moab "Désert solitaire". (krikri6792)
Recommandations de (Colorianne) : American Vertigo de Bernard Henri Levy Ishi, testament du dernier indien sauvage de l'Amerique du nord par Kroeber Theodora Porteurs de peaux, le voleur du temps et Là où dansent les morts de Tony Hillerman Enterre mon coeur à Wounded Knee par Dee Brown Des souris et des hommes de John Steinbeck Les livres de Jack London
New york:
24 heures avant la nuit" de David Benioff (Panisse) Livres de Paul Auster (anne75015) Livres de Jérôme Charyn (anne75015) "A Tree Grows in Brooklyn", de Betty Smith. (tagnon) "Butterfield 8" de John O'Hara.( tagnon)
Recommandations de (hery): Don DeLillo : Falling Man. Un must ! Roddy Doyle : Oh, Play that Thing ! (en allm. Jazztime) Henry Roth : Requiem pour Harlem Baldwin, James : Harlem Quartet Truman Capote : Petit-déjeuner chez Tiffany. Son adaptation cinématographique est culte ! Tout le monde la connaît ! Michael Cunningham : Speciman Days (en allm. Helle Tage) Jonathan Lethem : Forteresse de solitude Jonathan Lethem : Les Orphelins de Brooklyn. Lethem est une recommandation personnelle ! Jerome D. Salinger : L'Attrape-Cœurs. Livre culte ! Philip Roth : La bête qui meurt Siri Hustvedt : Tout ce que j’aimais. Un tuyau ! Michael Chabon : Les extraordinaires aventures de Kavalier et Clay Jonathan Franzen : Les Corrections E.L. Doctorow : Cité de Dieu Hubert Selby : Last Exit Brooklyn ! Bret Easton Ellis : Glamorama Isaac B. Singer : Shadows on the Hudson (en allm. Schatten über dem Hudson) Paul Auster : Trilogie newyorkaise Paul Auster : Brooklyn follies (en allm. Die Brooklyn-Revue). Grandiose ! Paul Auster : Oracle Night (en allm. Die Nacht des Orakels)
Je recherche de nouveaux romans ayant un rapport avec la vie aux USA. Il y avait déjà quelques postes qui donnaient de nombreuses idées et je me suis permis de faire un résumé de ces postes pour avoir une liste bien visible pour ceux que ça intéresse...
Si vous connaissez d’autres romans je suis très intéressé, j’adore lire sur un pays avant de le visiter.
Bonne lecture !
Ouest :
Tales of the City (Chroniques de San Francisco en francais) de Armistead Maupin. (Aquilegia) Les livres d'Edward Abbey (Désert Solitaire, le Gang de la Clef à Molette et Un Fou Ordinaire...).(Vnoa) Colorado Saga (le titre original en anglais est Centennial) de James Michener. (Sedonax) The Adventures of Tom Sawyer et The Adventures of Huckleberry Finn, de Mark Twain.(Tokala) Far West de Meriwether Lewis.(Aquilegia) Les romans de Louis L'Amour. (Lisedenise) Sur la route" de Kerouac. (Boumbastic) La ruée vers l’or en Californie de Léon Lemonnier. (Cochize) Sacajawea, d'Anna Lee Waldo. (Nalesnik) Far West, volume 1 - Piste de l'ouest; volume 2 - le Grand Retour; de Lewis et Clark. (Aquilegia) Le Gang de la Clef à Molette d' Edward Abbey (sylvie66) Les livres de Jim Harrisson (Sarahn) Les livres de Nancy Houston (Sarahn) Motel blues de bill bryson (goave) Balades au paradis de sam shepard. (goave) Edward Abbey qui était ranger dans le parc des Arches à Moab "Désert solitaire". (krikri6792)
Recommandations de (Colorianne) : American Vertigo de Bernard Henri Levy Ishi, testament du dernier indien sauvage de l'Amerique du nord par Kroeber Theodora Porteurs de peaux, le voleur du temps et Là où dansent les morts de Tony Hillerman Enterre mon coeur à Wounded Knee par Dee Brown Des souris et des hommes de John Steinbeck Les livres de Jack London
New york:
24 heures avant la nuit" de David Benioff (Panisse) Livres de Paul Auster (anne75015) Livres de Jérôme Charyn (anne75015) "A Tree Grows in Brooklyn", de Betty Smith. (tagnon) "Butterfield 8" de John O'Hara.( tagnon)
Recommandations de (hery): Don DeLillo : Falling Man. Un must ! Roddy Doyle : Oh, Play that Thing ! (en allm. Jazztime) Henry Roth : Requiem pour Harlem Baldwin, James : Harlem Quartet Truman Capote : Petit-déjeuner chez Tiffany. Son adaptation cinématographique est culte ! Tout le monde la connaît ! Michael Cunningham : Speciman Days (en allm. Helle Tage) Jonathan Lethem : Forteresse de solitude Jonathan Lethem : Les Orphelins de Brooklyn. Lethem est une recommandation personnelle ! Jerome D. Salinger : L'Attrape-Cœurs. Livre culte ! Philip Roth : La bête qui meurt Siri Hustvedt : Tout ce que j’aimais. Un tuyau ! Michael Chabon : Les extraordinaires aventures de Kavalier et Clay Jonathan Franzen : Les Corrections E.L. Doctorow : Cité de Dieu Hubert Selby : Last Exit Brooklyn ! Bret Easton Ellis : Glamorama Isaac B. Singer : Shadows on the Hudson (en allm. Schatten über dem Hudson) Paul Auster : Trilogie newyorkaise Paul Auster : Brooklyn follies (en allm. Die Brooklyn-Revue). Grandiose ! Paul Auster : Oracle Night (en allm. Die Nacht des Orakels)
J'aurai la chance lors d'une croisière de faire une brève escale (10h) au TOGO au port de Lomé.
Nous aurons aussi une escale au Bénin (à Cotonou) ainsi qu’au Ghana (à Tema pour Accra).
Au TOGO, je dois faire un choix entre les 3 excursions suivantes, organisées à l’avance par Princess Cruises, qui habituellement offre d'excellentes excursions culturelles, bien planifées avec les gens du pays.
1ere excursion (histoire et culture – 8h) - Du port de LOMÉ, visite d’Aného via Agbodrafo (45 km sur la côte est). Visites, mentionne-t-on, d’un petit village vaudou, cérémonie des Pierres Sacrées du peuple Guen à Glidji, danses rituelles des Zangbeto au village Hlande. Arrêt à Pedakondji (pittoresque village de pêcheurs).
2e excursion : Du port de LOMÉ, arrêt pour visiter le Marché des Fétiches de Lomé, puis route vers KPALIMÉ (140 km au NO du port – 4h de route AR). Route à travers la forêt tropicale vers le mont Kloto. Lunch dans la vallée de Kpalimé avec spectacle folklorique. Visite d’une école, d’un village Ewe. Au retour, cérémonie de bienvenue par la royauté.
3e excursion (8h): LOMÉ visite du petit Musée national, Marché de Fétichiers, Grand Marché, port de pêche, visite panoramique aussi le long de la frontière Togo-Ghana, dit-on. Dans l’après-midi, visite du village Sanguera (à 30 km au NO du port) : danses et cérémonie voudoue; visite d’un village artisanal.
J’aime avant tout connaître l’histoire et la culture d’un peuple, observer les scènes de la vie quotidienne, l’architecture traditionnelle - lequel de ces choix - pour une première visite au Togo - vous semble le plus propice? En fait, j’hésite surtout entre le 1er et le 2e choix…
Choix difficile - tout me tente – dommage qu’on y passe si peu de temps, 2 jours auraient été tellement mieux 😉, mais je le vois comme une sensibilisation à ce pays, et c'est une grande joie pour moi de pouvoir y aller… Ces croisières offrent un potentiel de retombées économiques sans doute appréciées pour ce petit pays, que l’on dit très beau et très sympa…
Vos arguments et conseils sont bienvenus!
Nous aurons aussi une escale au Bénin (à Cotonou) ainsi qu’au Ghana (à Tema pour Accra).
Au TOGO, je dois faire un choix entre les 3 excursions suivantes, organisées à l’avance par Princess Cruises, qui habituellement offre d'excellentes excursions culturelles, bien planifées avec les gens du pays.
1ere excursion (histoire et culture – 8h) - Du port de LOMÉ, visite d’Aného via Agbodrafo (45 km sur la côte est). Visites, mentionne-t-on, d’un petit village vaudou, cérémonie des Pierres Sacrées du peuple Guen à Glidji, danses rituelles des Zangbeto au village Hlande. Arrêt à Pedakondji (pittoresque village de pêcheurs).
2e excursion : Du port de LOMÉ, arrêt pour visiter le Marché des Fétiches de Lomé, puis route vers KPALIMÉ (140 km au NO du port – 4h de route AR). Route à travers la forêt tropicale vers le mont Kloto. Lunch dans la vallée de Kpalimé avec spectacle folklorique. Visite d’une école, d’un village Ewe. Au retour, cérémonie de bienvenue par la royauté.
3e excursion (8h): LOMÉ visite du petit Musée national, Marché de Fétichiers, Grand Marché, port de pêche, visite panoramique aussi le long de la frontière Togo-Ghana, dit-on. Dans l’après-midi, visite du village Sanguera (à 30 km au NO du port) : danses et cérémonie voudoue; visite d’un village artisanal.
J’aime avant tout connaître l’histoire et la culture d’un peuple, observer les scènes de la vie quotidienne, l’architecture traditionnelle - lequel de ces choix - pour une première visite au Togo - vous semble le plus propice? En fait, j’hésite surtout entre le 1er et le 2e choix…
Choix difficile - tout me tente – dommage qu’on y passe si peu de temps, 2 jours auraient été tellement mieux 😉, mais je le vois comme une sensibilisation à ce pays, et c'est une grande joie pour moi de pouvoir y aller… Ces croisières offrent un potentiel de retombées économiques sans doute appréciées pour ce petit pays, que l’on dit très beau et très sympa…
Vos arguments et conseils sont bienvenus!
Un tour d’Afrique australe en 8O jours
Back in South Africa
12 janvier 2013, 5H30, Vol BA043 Londres-Le Cap
A l’aplomb du zinc Windhoek scintillait comme un fouillis de guirlandes encore allumées et jetées dans une caisse.
L’horizon, liseré pourpre, prépare un feu d’artifice de rechange et subitement, comme une cerise sur le plateau et d’une insoutenable intensité, en moins de deux minutes voilà le soleil tout entier révélant un dam gris puis un massif étendu et vierge.
Quelques minutes encore et l’aveuglement est total à l’est de l’avion. En Afrique le soleil est un rapide.
Il nous reste une France à traverser avant l’atterrissage mais c’est comme si nous y étions. A l’ouest la lumière rasante révèle comme une acné et de longues cicatrices boursouflées dans une région désertique qui est peut-être le Swartkloofberg. Plus loin encore, rectilignes jusqu’au bout du regard, les deux traces parallèles d’une piste.
A 11 500 mètres d’altitude et 940 km/h nous avons une impression d’immobilité jusqu’au moment où surgit l’Orange River, serpentin incongru, gris bordé de vert.
Premières colonies sud-africaines piquetées d’arbres dispensant l’ombre puis des cours d’eau surlignés de lignes continues de végétation.
L’eau et l’ombre qui rendent possible la vie.
Nous allons revenir ici par les pistes.
A une demi-heure du Cap l’avion incline vers la mer traversant des plantations (sans doute d’agrumes) puis une explosion de verdure cultivée en cercles de part et d’autre d’un cours d’eau indiscipliné. Enfin, le littoral n’est plus sable et eau, un ourlet d’écume –une suture ?
Pointent une presqu’île formant deux somptueuses baies et … une hôtesse qui m’enjoint fermement de regagner mon siège : nous y sommes !
Les couleurs du Cap
La ville est endimanchée comme je les aime, déserte, fluide, débarrassée de ses marchands.
Sur le parking de la plage interminable jouxtant le port de commerce au nord de la ville ils sont bien deux cent à déballer leur marchandise devant leur pick-up ou leur combi dont pas un n’est de ce siècle : des métis, des noirs sans âge, des blancs hors d’âge.
Après quelques minutes, intrigué, je joue à regarder d’abord la marchandise puis à imaginer qui la vend, enfin à regarder qui tient l’étal. Des noirs élancés vendent ce qu’ils vendent souvent en Europe, du cuir, des lunettes de soleil, des montres ; les métis proposent des lots discount et les vieux blancs cuivrés semblent avoir vidé leur grenier.
Nous repartirons avec une antique bouilloire en tôle à caler dans le feu matinal pour l’eau du thé, un lot de cinq cahiers d’exercices ce qui fait six cent pages à noircir, les toutes premières nouvelles de Bill Bryson en anglais, des rillettes de snoek (poisson local) et encore jamais vu, du tuna biltong et du snoek biltong
Dans les pays dits avancés le dimanche est jour de sport : des cyclistes blancs déguisés en pros suent avec application, des vendeurs de rue noirs courent en boucle aux feux rouges pour vendre, ce jour-là des sacs poubelle ; des golfeurs blancs perdent leurs balles qu’un noir peu vêtu récupère au fond de l’eau ; sous les voiles de kite surf ce n’est que blondeur et dans l’écume que gerbes d’éclaboussures joyeuses de kyrielles d’enfants noirs
En quête d’un lieu insolite pour le déjeuner nous circulons dans le port de pêche à la recherche d’un caboulot et tout au bout d’une voie indiquée sans issue et sans que rien ne l’ait laissé prévoir nous arrivons au Shimmy Beach Club -tout un programme.
Le lieu, ouvert depuis trois semaines, se veut hyper branché, on pourrait-être à San Francisco, sur les docks de Lisbonne ou à St Barth. Cette fois le personnel «visible» est arc-en-ciel mais la clientèle exclusivement blanche à l’exception d’un couple métis.
Pour ce déjeuner dominical les femmes ont sorti le grand jeu et des starlettes locales qui feraient passer les nôtres pour des sages mettent la terrasse en ébullition.
Au port du Cap les filles en ont, du port. La tendance semble être à la robe au crochet enfilée sur maillot de bain.
Depuis deux heures une théorie d’employés arrosent le sable et le ratissent, reprenant au début lorsqu’ils ont terminé. Une enfant, robe rose vaporeuse et serre-tête d’or, mais future aventurière, foule pour la première fois le sable de la plage artificielle ratissé de frais.
Un métis dégingandé traîne au sol un tuyau que suit une cliente blanche -ensorcelée ?- puis entreprend à son tour d’arroser le sable, le projetant négligemment sur la terrasse de verre que son collègue vient juste de balayer. Je soupçonne une organisation du travail tacite consistant à maintenir le taux d’emploi.
Un galion le pont encombré de touristes (y en a-t-il aussi dans les cales ? Emmène-t-il les touristes à Robben Island ?) quitte le port. Un hélicoptère décolle dans son sillage. Des chalutiers rentrent, fendant un ballet de catamarans, la ligne de flottaison bien au-dessus des eaux : mauvaise pêche.
S’il est un pays où l’on ne peut faire semblant d’ignorer la couleur de la peau c’est bien celui-là : cette question est dans la tête de chacun et ici plus qu’ailleurs elle est un facteur économique et politique décisif.
Columbine de Bretagne
A 200 kms au nord du Cap et 9000 kms au sud des côtes bretonnes mais sur le même océan froid nous bivouaquons sur la grève de la Columbine Cape Nature Reserve, à l’abri d’un chaos rocheux qui demain aux premiers rayons nous transportera à Perros-Guirec.
Notre première rencontre avec des animaux sauvages ne leur vaudra rien : c’est la saison des crayfishs qui ont la taille de langoustes à la criée de Lorient. Achetées R60 (5.5€) la belle paire à des gamins de Pater Noster elles finiront certes entre deux cailloux mais sur un feu. Il aura encore fallu au préalable accompagner le Chenin blanc d’un biltong de snoek.
Faute de bois j’allume à l’aube un feu de varech desséché et de laminaires comme pétrifiés ; il s’en dégage un fumet de court-bouillon et de… pneu. A 200 brasses, sur un avant-poste, veille une armée de cormorans qu’on dirait au garde-à-vous, imperturbables parmi les otaries batifolant.
A la sortie de la réserve le gardien nous parle français ; Patrick Mwanba est arrivé voilà trois ans du Congo pour étudier mais le coût de la vie ici l’a contraint à mettre un terme à ses études. Il aimerait parce que la vie n’y est pas chère rentrer dans son pays mais la guerre le fait hésiter.
Ding ding dong ! Vroum ! Arf arf, Wouf ! Bzzz! (une nuit d’enfer !)
Je projetais de longue date de venir jusqu’à Calvinia qui est le centre d’une région d’élevage extensif du mouton. Un excellent musée provincial animé par une conservatrice enthousiaste nous retient trop tard pour envisager d’entamer la route vers le nord.
Nous camperons donc dans un minuscule et charmant camping aménagé dans le jardin d’une maison. Quelques arbres, un coin d’herbe vaillante et la vue sur un joli clocher éclairé, what else ?
Eh bien il se trouve que c’est son et lumière et que le joli clocher tintinnabule les heures et les demi-heures. Puis soudain nous sommes dans la tribune d’honneur de la Karoo-Kalahari Truck Race : des camions vrombissants défilent sous nos fenêtres de toile et nous réalisons que nous sommes sur l’axe principal traversant la ville. Pour faire bonne mesure nous profiterons d’une cacophonie canine ininterrompue, du arf arf des roquets au wouf du molosse. Tiens ! Quelques moustiques, les premiers, ont insisté pour nous tenir compagnie dans la tente et nous n’avons pas encore acheté l’arsenal susceptible de les neutraliser.
Je marche dans la nuit de Calvinia, les jardins des maisons ne sont pas clôturés ni ne portent le panneau «Armed Response» si fréquent dans le pays.
Les marches du Kalahari
(non, non, je ne me suis pas converti à la randonnée).
Au nord de Calvinia dans le sud du Northern Cape se succèdent jusqu’à Upington, espacées d’une centaine de kilomètres de toutes petites villes qui sont des havres attendus; entre deux, faute d’arbre nous faisons halte à l’ombre d’un nuage immobile : la température dépasse 40° en cette mi-janvier.
On n’est presque plus dans le Haut Karoo mais dans une région de pans en voie d’asséchement jusqu’à ce qu’apparaissent les premières dunes rouges, prémices du Kalahari. Au milieu de l’étique végétation du veld, des réunions d’arbres à carquois dans les kopje et une caravane de chameaux sans chamelier ni bât mais dans une file impeccable qui traverse un pan (non je n’ai pas abusé de la Windhoek à l’étape précédente et non je ne suis pas encore déshydraté au point d’avoir des hallucinations).
La partie historique de ces villes, européenne, est construite suivant les mêmes plans que celles du Mid West ou de l’outback australien : un quadrillage de quelques rues assez larges pour y effectuer un demi-tour avec un char attelé de huit paires de bœufs. Le bâti est d’inspiration batave tropicalisé d’auvents.
Puis commence un habitat plus récent, sans style autre que fonctionnel où résident les plus aisés des métis qui peuplent majoritairement cet état et plus loin commence le township qui là comme ailleurs est un assemblage de tôles et de plastique.
Orange, rive droite
Au nord d’Augrabies Falls National Park sur l’autre rive de l’Orange River s’étend un territoire accidenté et sauvage grand comme cinquante îles (de Groix) traversé de quelques pistes, le Riemvasmaak.
Les habitants en furent chassés il y a un demi-siècle au profit d’une base militaire et le président Mandela à peine élu en fit un emblème en permettant aux populations exilées de revenir. Plusieurs ethnies vivent ici de rien ou presque dans des baraquements construits par le gouvernement.
Un campement communautaire est établi dans un petit cirque tout au bout d’un canyon qui s’il n’est pas dans les annales n’en offre pas moins une bonne descente. En milieu d’après-midi l’air est à 44°C mais heureusement il y a une source … sauf que c’est une hot spring, une source chaude donc, dont l’eau est à 38°C. Et ils n’ont pas encore inventé la spring réversible. Une fois les oiseaux et les babouins couchés, dans un silence absolu et loin de toute pollution lumineuse nous profiterons des étoiles comme nulle part ailleurs (enfin c’est ce qu’ils prétendent dans la région).
L’Orange n’a pas choisi la facilité alors qu’arrivant du Lesotho elle est presqu’arrivée à l’océan. Le relief au sud et au nord de ce massif semble plus aisé à traverser. Est-ce pour éviter la malédiction de l’Okavango dont les eaux se perdent dans les sables sans avoir jamais vu la mer qu’elle a choisi ce parcours rocheux se disant qu’au moins le granit ne lui volerait pas son eau ?
Je t’aime, je te mange
Dans le lit asséché de l’Auob il est allongé, haletant, la tête redressée, aux aguets, entre ses pattes mais tête-bêche, repose un springbok fauve, inerte.
Quelques minutes plus tôt leur histoire s’est écrite en une fulgurante poursuite qu’a pu photographier le conducteur de la voiture qui nous alerte.
Il faudra longtemps avant qu’il l’entame à l’aine sans interrompre sa surveillance.
Plus tôt, c’était un lion paressant à l’ombre et des centaines d’antilopes ; des springboks et des gemsboks (oryx) en bandes, des bubales et des steenboks isolés. D’étranges couples à l’écart à plusieurs reprises, formés d’un springbok et d’un gemsbok.
Quelques chacals solitaires se déplaçant légèrement en crabe, l’air fuyant. Des autruches, seules, l’air un peu ahuri.
C’était une matinée chanceuse au Kgalagadi (KTP)
In and out
Kgalagadi, Nossob Camp.
Nous sommes tout au bout du camp presque vide, à dix mètres de la clôture dont la structure ne résisterait pas à un pachyderme (il n’y en a pas ici) mais qui est électrifiée.
Entre chien et loup, de l’autre côté, à dix mètres, passent à la suite, comme à la parade, trois lions apparemment concentrés sur leur objectif et indifférents au camp bien qu’y jetant un œil.
Un chacal s’est introduit dans le camp et cherche à en sortir sans succès tout en maraudant. Je lui propose à trois mètres deux morceaux de biltong de snoek (Don’t feed the animals !), ça sent fort et il y a des arêtes (des arêtes dans le biltong !). Lorsqu’il repasse il les flaire mais n’ose s’approcher. Recroquevillé dans le fauteuil, immobile, à la faible lueur de la lune je le vois enfin approcher et s’emparer du morceau le plus proche puis s’éloigner de dix mètres pour le déguster (combien de chacal connaissent les finesses du sea biltong ?). Un peu rassuré, il revient chercher le deuxième.
Encore un matin
Au matin, le chacal a disparu mais la chance ne nous quitte pas. Deux guépards à nouveau qui me trouvant gênant s’éloigneront lentement vers une ombre plus calme. Assez de rapaces pour former une escadrille mais ce sont des chasseurs solitaires. Deux autruches ayant fort à faire avec leur douzaine d’autruchons indisciplinés. Et tant qu’on y est un groupe de quatre lions du Kalahari, vautrés sous un épineux. Beaucoup d’oryx dans la traversée des dunes et des hardes de red hartebeest. Des kori bustard et des secretary bird.
C’est la première fois que le Kgalagadi nous gâte autant.
Back in South Africa
12 janvier 2013, 5H30, Vol BA043 Londres-Le Cap
A l’aplomb du zinc Windhoek scintillait comme un fouillis de guirlandes encore allumées et jetées dans une caisse.
L’horizon, liseré pourpre, prépare un feu d’artifice de rechange et subitement, comme une cerise sur le plateau et d’une insoutenable intensité, en moins de deux minutes voilà le soleil tout entier révélant un dam gris puis un massif étendu et vierge.
Quelques minutes encore et l’aveuglement est total à l’est de l’avion. En Afrique le soleil est un rapide.
Il nous reste une France à traverser avant l’atterrissage mais c’est comme si nous y étions. A l’ouest la lumière rasante révèle comme une acné et de longues cicatrices boursouflées dans une région désertique qui est peut-être le Swartkloofberg. Plus loin encore, rectilignes jusqu’au bout du regard, les deux traces parallèles d’une piste.
A 11 500 mètres d’altitude et 940 km/h nous avons une impression d’immobilité jusqu’au moment où surgit l’Orange River, serpentin incongru, gris bordé de vert.
Premières colonies sud-africaines piquetées d’arbres dispensant l’ombre puis des cours d’eau surlignés de lignes continues de végétation.
L’eau et l’ombre qui rendent possible la vie.
Nous allons revenir ici par les pistes.
A une demi-heure du Cap l’avion incline vers la mer traversant des plantations (sans doute d’agrumes) puis une explosion de verdure cultivée en cercles de part et d’autre d’un cours d’eau indiscipliné. Enfin, le littoral n’est plus sable et eau, un ourlet d’écume –une suture ?
Pointent une presqu’île formant deux somptueuses baies et … une hôtesse qui m’enjoint fermement de regagner mon siège : nous y sommes !
Les couleurs du Cap
La ville est endimanchée comme je les aime, déserte, fluide, débarrassée de ses marchands.
Sur le parking de la plage interminable jouxtant le port de commerce au nord de la ville ils sont bien deux cent à déballer leur marchandise devant leur pick-up ou leur combi dont pas un n’est de ce siècle : des métis, des noirs sans âge, des blancs hors d’âge.
Après quelques minutes, intrigué, je joue à regarder d’abord la marchandise puis à imaginer qui la vend, enfin à regarder qui tient l’étal. Des noirs élancés vendent ce qu’ils vendent souvent en Europe, du cuir, des lunettes de soleil, des montres ; les métis proposent des lots discount et les vieux blancs cuivrés semblent avoir vidé leur grenier.
Nous repartirons avec une antique bouilloire en tôle à caler dans le feu matinal pour l’eau du thé, un lot de cinq cahiers d’exercices ce qui fait six cent pages à noircir, les toutes premières nouvelles de Bill Bryson en anglais, des rillettes de snoek (poisson local) et encore jamais vu, du tuna biltong et du snoek biltong
Dans les pays dits avancés le dimanche est jour de sport : des cyclistes blancs déguisés en pros suent avec application, des vendeurs de rue noirs courent en boucle aux feux rouges pour vendre, ce jour-là des sacs poubelle ; des golfeurs blancs perdent leurs balles qu’un noir peu vêtu récupère au fond de l’eau ; sous les voiles de kite surf ce n’est que blondeur et dans l’écume que gerbes d’éclaboussures joyeuses de kyrielles d’enfants noirs
En quête d’un lieu insolite pour le déjeuner nous circulons dans le port de pêche à la recherche d’un caboulot et tout au bout d’une voie indiquée sans issue et sans que rien ne l’ait laissé prévoir nous arrivons au Shimmy Beach Club -tout un programme.
Le lieu, ouvert depuis trois semaines, se veut hyper branché, on pourrait-être à San Francisco, sur les docks de Lisbonne ou à St Barth. Cette fois le personnel «visible» est arc-en-ciel mais la clientèle exclusivement blanche à l’exception d’un couple métis.
Pour ce déjeuner dominical les femmes ont sorti le grand jeu et des starlettes locales qui feraient passer les nôtres pour des sages mettent la terrasse en ébullition.
Au port du Cap les filles en ont, du port. La tendance semble être à la robe au crochet enfilée sur maillot de bain.
Depuis deux heures une théorie d’employés arrosent le sable et le ratissent, reprenant au début lorsqu’ils ont terminé. Une enfant, robe rose vaporeuse et serre-tête d’or, mais future aventurière, foule pour la première fois le sable de la plage artificielle ratissé de frais.
Un métis dégingandé traîne au sol un tuyau que suit une cliente blanche -ensorcelée ?- puis entreprend à son tour d’arroser le sable, le projetant négligemment sur la terrasse de verre que son collègue vient juste de balayer. Je soupçonne une organisation du travail tacite consistant à maintenir le taux d’emploi.
Un galion le pont encombré de touristes (y en a-t-il aussi dans les cales ? Emmène-t-il les touristes à Robben Island ?) quitte le port. Un hélicoptère décolle dans son sillage. Des chalutiers rentrent, fendant un ballet de catamarans, la ligne de flottaison bien au-dessus des eaux : mauvaise pêche.
S’il est un pays où l’on ne peut faire semblant d’ignorer la couleur de la peau c’est bien celui-là : cette question est dans la tête de chacun et ici plus qu’ailleurs elle est un facteur économique et politique décisif.
Columbine de Bretagne
A 200 kms au nord du Cap et 9000 kms au sud des côtes bretonnes mais sur le même océan froid nous bivouaquons sur la grève de la Columbine Cape Nature Reserve, à l’abri d’un chaos rocheux qui demain aux premiers rayons nous transportera à Perros-Guirec.
Notre première rencontre avec des animaux sauvages ne leur vaudra rien : c’est la saison des crayfishs qui ont la taille de langoustes à la criée de Lorient. Achetées R60 (5.5€) la belle paire à des gamins de Pater Noster elles finiront certes entre deux cailloux mais sur un feu. Il aura encore fallu au préalable accompagner le Chenin blanc d’un biltong de snoek.
Faute de bois j’allume à l’aube un feu de varech desséché et de laminaires comme pétrifiés ; il s’en dégage un fumet de court-bouillon et de… pneu. A 200 brasses, sur un avant-poste, veille une armée de cormorans qu’on dirait au garde-à-vous, imperturbables parmi les otaries batifolant.
A la sortie de la réserve le gardien nous parle français ; Patrick Mwanba est arrivé voilà trois ans du Congo pour étudier mais le coût de la vie ici l’a contraint à mettre un terme à ses études. Il aimerait parce que la vie n’y est pas chère rentrer dans son pays mais la guerre le fait hésiter.
Ding ding dong ! Vroum ! Arf arf, Wouf ! Bzzz! (une nuit d’enfer !)
Je projetais de longue date de venir jusqu’à Calvinia qui est le centre d’une région d’élevage extensif du mouton. Un excellent musée provincial animé par une conservatrice enthousiaste nous retient trop tard pour envisager d’entamer la route vers le nord.
Nous camperons donc dans un minuscule et charmant camping aménagé dans le jardin d’une maison. Quelques arbres, un coin d’herbe vaillante et la vue sur un joli clocher éclairé, what else ?
Eh bien il se trouve que c’est son et lumière et que le joli clocher tintinnabule les heures et les demi-heures. Puis soudain nous sommes dans la tribune d’honneur de la Karoo-Kalahari Truck Race : des camions vrombissants défilent sous nos fenêtres de toile et nous réalisons que nous sommes sur l’axe principal traversant la ville. Pour faire bonne mesure nous profiterons d’une cacophonie canine ininterrompue, du arf arf des roquets au wouf du molosse. Tiens ! Quelques moustiques, les premiers, ont insisté pour nous tenir compagnie dans la tente et nous n’avons pas encore acheté l’arsenal susceptible de les neutraliser.
Je marche dans la nuit de Calvinia, les jardins des maisons ne sont pas clôturés ni ne portent le panneau «Armed Response» si fréquent dans le pays.
Les marches du Kalahari
(non, non, je ne me suis pas converti à la randonnée).
Au nord de Calvinia dans le sud du Northern Cape se succèdent jusqu’à Upington, espacées d’une centaine de kilomètres de toutes petites villes qui sont des havres attendus; entre deux, faute d’arbre nous faisons halte à l’ombre d’un nuage immobile : la température dépasse 40° en cette mi-janvier.
On n’est presque plus dans le Haut Karoo mais dans une région de pans en voie d’asséchement jusqu’à ce qu’apparaissent les premières dunes rouges, prémices du Kalahari. Au milieu de l’étique végétation du veld, des réunions d’arbres à carquois dans les kopje et une caravane de chameaux sans chamelier ni bât mais dans une file impeccable qui traverse un pan (non je n’ai pas abusé de la Windhoek à l’étape précédente et non je ne suis pas encore déshydraté au point d’avoir des hallucinations).
La partie historique de ces villes, européenne, est construite suivant les mêmes plans que celles du Mid West ou de l’outback australien : un quadrillage de quelques rues assez larges pour y effectuer un demi-tour avec un char attelé de huit paires de bœufs. Le bâti est d’inspiration batave tropicalisé d’auvents.
Puis commence un habitat plus récent, sans style autre que fonctionnel où résident les plus aisés des métis qui peuplent majoritairement cet état et plus loin commence le township qui là comme ailleurs est un assemblage de tôles et de plastique.
Orange, rive droite
Au nord d’Augrabies Falls National Park sur l’autre rive de l’Orange River s’étend un territoire accidenté et sauvage grand comme cinquante îles (de Groix) traversé de quelques pistes, le Riemvasmaak.
Les habitants en furent chassés il y a un demi-siècle au profit d’une base militaire et le président Mandela à peine élu en fit un emblème en permettant aux populations exilées de revenir. Plusieurs ethnies vivent ici de rien ou presque dans des baraquements construits par le gouvernement.
Un campement communautaire est établi dans un petit cirque tout au bout d’un canyon qui s’il n’est pas dans les annales n’en offre pas moins une bonne descente. En milieu d’après-midi l’air est à 44°C mais heureusement il y a une source … sauf que c’est une hot spring, une source chaude donc, dont l’eau est à 38°C. Et ils n’ont pas encore inventé la spring réversible. Une fois les oiseaux et les babouins couchés, dans un silence absolu et loin de toute pollution lumineuse nous profiterons des étoiles comme nulle part ailleurs (enfin c’est ce qu’ils prétendent dans la région).
L’Orange n’a pas choisi la facilité alors qu’arrivant du Lesotho elle est presqu’arrivée à l’océan. Le relief au sud et au nord de ce massif semble plus aisé à traverser. Est-ce pour éviter la malédiction de l’Okavango dont les eaux se perdent dans les sables sans avoir jamais vu la mer qu’elle a choisi ce parcours rocheux se disant qu’au moins le granit ne lui volerait pas son eau ?
Je t’aime, je te mange
Dans le lit asséché de l’Auob il est allongé, haletant, la tête redressée, aux aguets, entre ses pattes mais tête-bêche, repose un springbok fauve, inerte.
Quelques minutes plus tôt leur histoire s’est écrite en une fulgurante poursuite qu’a pu photographier le conducteur de la voiture qui nous alerte.
Il faudra longtemps avant qu’il l’entame à l’aine sans interrompre sa surveillance.
Plus tôt, c’était un lion paressant à l’ombre et des centaines d’antilopes ; des springboks et des gemsboks (oryx) en bandes, des bubales et des steenboks isolés. D’étranges couples à l’écart à plusieurs reprises, formés d’un springbok et d’un gemsbok.
Quelques chacals solitaires se déplaçant légèrement en crabe, l’air fuyant. Des autruches, seules, l’air un peu ahuri.
C’était une matinée chanceuse au Kgalagadi (KTP)
In and out
Kgalagadi, Nossob Camp.
Nous sommes tout au bout du camp presque vide, à dix mètres de la clôture dont la structure ne résisterait pas à un pachyderme (il n’y en a pas ici) mais qui est électrifiée.
Entre chien et loup, de l’autre côté, à dix mètres, passent à la suite, comme à la parade, trois lions apparemment concentrés sur leur objectif et indifférents au camp bien qu’y jetant un œil.
Un chacal s’est introduit dans le camp et cherche à en sortir sans succès tout en maraudant. Je lui propose à trois mètres deux morceaux de biltong de snoek (Don’t feed the animals !), ça sent fort et il y a des arêtes (des arêtes dans le biltong !). Lorsqu’il repasse il les flaire mais n’ose s’approcher. Recroquevillé dans le fauteuil, immobile, à la faible lueur de la lune je le vois enfin approcher et s’emparer du morceau le plus proche puis s’éloigner de dix mètres pour le déguster (combien de chacal connaissent les finesses du sea biltong ?). Un peu rassuré, il revient chercher le deuxième.
Encore un matin
Au matin, le chacal a disparu mais la chance ne nous quitte pas. Deux guépards à nouveau qui me trouvant gênant s’éloigneront lentement vers une ombre plus calme. Assez de rapaces pour former une escadrille mais ce sont des chasseurs solitaires. Deux autruches ayant fort à faire avec leur douzaine d’autruchons indisciplinés. Et tant qu’on y est un groupe de quatre lions du Kalahari, vautrés sous un épineux. Beaucoup d’oryx dans la traversée des dunes et des hardes de red hartebeest. Des kori bustard et des secretary bird.
C’est la première fois que le Kgalagadi nous gâte autant.
Hello everyone,
I’d like to invite you on a new adventure in Kenya.
Back in 2010, my husband Ben and I fell in love with Kenya, and we’ve been traveling there regularly ever since. This 2025 safari marked the first weeks of an important milestone in my life: retirement.
Of course, Felix—our guide and friend for all these years, whom some of you may even know from this forum—joined us again.
We chose an itinerary that takes us through the parks and reserves we particularly love in Kenya: Tsavo East (3 nights), Tsavo West (2 nights), a transition day in Embu, Samburu (5 nights), Meru NP (4 nights), Nanuyki to visit the Mount Kenya Animal Orphanage (https://mountkenyawildlifeconservancy.org/) (1 night), and Aberdare NP (2 nights).
This safari wasn’t our most prolific in terms of wildlife sightings and photos (all taken by Ben), but I still think it’s worth sharing our experiences and impressions of the places we visited. Maybe other travelers will find useful information here to help them fulfill their dream of a Kenyan safari one day...
Living in Brittany, we left from Nantes on Wednesday, January 8, 2025, on the 6 AM Air France flight to CDG, then took the direct flight to Nairobi at 10:50 AM. No issues this time on either flight (unlike in October 2023...).
We arrived in Nairobi at 9:20 PM local time (there’s a two-hour time difference with France at this time of year). Going through passport control and collecting our luggage went smoothly. The hotel shuttle (https://67airporthotel.co.ke/) was waiting for us. We shared it with a friendly Swiss couple who were there to climb Mount Kenya. We arrived at the hotel around midnight. The 67 Airport Hotel is 10-15 minutes from Jomo Kenyatta Airport and offers great value for money. Plus, it’s close to the Mombasa road, which is handy when heading that way the next morning.
On Thursday, January 9, we had breakfast at the hotel restaurant at 6:30 AM, and as planned, Felix arrived around 7 AM. We got to check out his brand-new 4x4 Nissan—we’d be the first to test it! 🙂

We set off for Voi, making our usual stop in Mtito Andei. Traffic was heavy on the Mombasa road, with lots of trucks.
We arrived at the entrance of Tsavo East around 1 PM and made it to Sentrim Camp (https://www.sentrim-hotels.com/sentrim-tsavo.html) just in time for lunch.

We found Tsavo East unusually green—there had been heavy rains in December, which isn’t typical. As a result, the animals were scattered and harder to spot. The watering hole visible from the camp’s dining area was completely deserted, whereas it’s usually bustling with herds of elephants and other mammals.
Our tent, No. 9, for 3 nights.

This camp is well-located inside the park. It’s simple but comfortable enough for our tastes, the staff is super friendly (as is often the case in Kenya), and the buffet-style meals are varied and good. Tsavo is the main destination for tourists staying on the coast who come for a night or two on safari. In January, some days at the camp are very quiet, while some evenings, the restaurant is packed with groups (lots of Italians, in particular).
Tsavo is, of course, famous for its elephants. This time, we didn’t see many large herds, but we did have some great encounters with solitary males.




Around this small watering hole, we saw a gathering of African open-billed storks—we’d never seen so many before!



I’d like to invite you on a new adventure in Kenya.
Back in 2010, my husband Ben and I fell in love with Kenya, and we’ve been traveling there regularly ever since. This 2025 safari marked the first weeks of an important milestone in my life: retirement.
Of course, Felix—our guide and friend for all these years, whom some of you may even know from this forum—joined us again.
We chose an itinerary that takes us through the parks and reserves we particularly love in Kenya: Tsavo East (3 nights), Tsavo West (2 nights), a transition day in Embu, Samburu (5 nights), Meru NP (4 nights), Nanuyki to visit the Mount Kenya Animal Orphanage (https://mountkenyawildlifeconservancy.org/) (1 night), and Aberdare NP (2 nights).
This safari wasn’t our most prolific in terms of wildlife sightings and photos (all taken by Ben), but I still think it’s worth sharing our experiences and impressions of the places we visited. Maybe other travelers will find useful information here to help them fulfill their dream of a Kenyan safari one day...
Living in Brittany, we left from Nantes on Wednesday, January 8, 2025, on the 6 AM Air France flight to CDG, then took the direct flight to Nairobi at 10:50 AM. No issues this time on either flight (unlike in October 2023...).
We arrived in Nairobi at 9:20 PM local time (there’s a two-hour time difference with France at this time of year). Going through passport control and collecting our luggage went smoothly. The hotel shuttle (https://67airporthotel.co.ke/) was waiting for us. We shared it with a friendly Swiss couple who were there to climb Mount Kenya. We arrived at the hotel around midnight. The 67 Airport Hotel is 10-15 minutes from Jomo Kenyatta Airport and offers great value for money. Plus, it’s close to the Mombasa road, which is handy when heading that way the next morning.
On Thursday, January 9, we had breakfast at the hotel restaurant at 6:30 AM, and as planned, Felix arrived around 7 AM. We got to check out his brand-new 4x4 Nissan—we’d be the first to test it! 🙂

We set off for Voi, making our usual stop in Mtito Andei. Traffic was heavy on the Mombasa road, with lots of trucks.
We arrived at the entrance of Tsavo East around 1 PM and made it to Sentrim Camp (https://www.sentrim-hotels.com/sentrim-tsavo.html) just in time for lunch.

We found Tsavo East unusually green—there had been heavy rains in December, which isn’t typical. As a result, the animals were scattered and harder to spot. The watering hole visible from the camp’s dining area was completely deserted, whereas it’s usually bustling with herds of elephants and other mammals.
Our tent, No. 9, for 3 nights.

This camp is well-located inside the park. It’s simple but comfortable enough for our tastes, the staff is super friendly (as is often the case in Kenya), and the buffet-style meals are varied and good. Tsavo is the main destination for tourists staying on the coast who come for a night or two on safari. In January, some days at the camp are very quiet, while some evenings, the restaurant is packed with groups (lots of Italians, in particular).
Tsavo is, of course, famous for its elephants. This time, we didn’t see many large herds, but we did have some great encounters with solitary males.




Around this small watering hole, we saw a gathering of African open-billed storks—we’d never seen so many before!



Bonjour,
En janvier dernier nous avons décidé de partir découvrir la Namibie sur une base de 22 nuits sur place plus 2 en avion, du 8 au 31 juillet 2015. Depuis, je me suis lancée dans la prépa de ce voyage...
Vous retrouverez tout le clavardage autour de nos questions de résas d'avion, d'hébergements, de choix de voiture, de petits détails de la vie quotidienne, de budget, d'itinéraire et d'organisation de nos 12 premiers jours par là... Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui y ont largement contribué 😉
Comme j'ai conscience qu'il peut être complexe d'entrer dans une très longue discussion qu'on a pas suivi, vous en trouverez une synthèse par ici...
L'itinéraire choisi est le suivant - qqs détails à ajuster mais globalement le parcours est bon...

Si une de ces journées vous intéresse, c'est en première partie...

Au fil des échanges et de mes recherches, j'ai ouvert une page de sites Internet aidants, il y en a plus de 50...
Ce second post va correspondre à la prépa détaillée des 12 journées suivantes... Bien sûr, les tours et détours autour de ce voyage sont toujours encouragés et bienvenus... J'apprécie d'être déjà dans l'ambiance voyage par ce biais... J'aime aussi bcp les instants détente...
D'avance, merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette suite de prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
En janvier dernier nous avons décidé de partir découvrir la Namibie sur une base de 22 nuits sur place plus 2 en avion, du 8 au 31 juillet 2015. Depuis, je me suis lancée dans la prépa de ce voyage...
Vous retrouverez tout le clavardage autour de nos questions de résas d'avion, d'hébergements, de choix de voiture, de petits détails de la vie quotidienne, de budget, d'itinéraire et d'organisation de nos 12 premiers jours par là... Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui y ont largement contribué 😉
Comme j'ai conscience qu'il peut être complexe d'entrer dans une très longue discussion qu'on a pas suivi, vous en trouverez une synthèse par ici...
L'itinéraire choisi est le suivant - qqs détails à ajuster mais globalement le parcours est bon...

Si une de ces journées vous intéresse, c'est en première partie...

Au fil des échanges et de mes recherches, j'ai ouvert une page de sites Internet aidants, il y en a plus de 50...
Ce second post va correspondre à la prépa détaillée des 12 journées suivantes... Bien sûr, les tours et détours autour de ce voyage sont toujours encouragés et bienvenus... J'apprécie d'être déjà dans l'ambiance voyage par ce biais... J'aime aussi bcp les instants détente...
D'avance, merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette suite de prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
De nombreux forums sur VF traitent des salons, des sièges, des repas ou de l'accueil à bord sur Air France, mais aucun ne regroupe les quatre sur un même forum. Je propose cette page -sur le modèle de Skytrax- pour traiter des expériences, heureuses ou malheureuses en cabine l'Espace Affaires ou l'Espace Première sur Air France. En voilà quelques unes pour commencer.
Bonjour à tous.
Nous ouvrons cette nouvelle discussion avec un immense plaisir.
Nous avons réservé notre croisière pour le tour du monde austral 2015 sur le Costa Deliziosa.
Nous avons fait le tour du monde 2012 sur ce même navire. C'était un rêve que nous avons réalisé.
En voici un autre que nous réaliserons.
Nous partirons en janvier 2015 pour 113 jours au lieu des 123 jours effectués par le NeoRomantica en 2013.
Merci à Jacques et Bernadette (Esculape) de nous avoir informés sur l'existence de cette nouvelle croisière.
Nous serons très heureux de les retrouver à bord après le TDM de 2012.
Nous reverrons avec plaisir la Nouvelle-Zélande et l'Australie.
Nous arrivons d'une croisière de 50 jours sur le Grand Princess autour de l'Amérique du Sud.
Le Grand Princess est nettement de moindre qualité que le Costa Deliziosa.
Nous reverrons aussi Rio de Janeiro, Buenos Aires, le Cap Horn, Ushuaia et Santiago. Nous avons fait plusieurs excursions et pourrons vous donner nos avis aux intéressés et les comparer avec celles que Chamadou aura effectué sur le NeoRomantica en 2013-2014.
Il est tôt mais le temps passe vite et le navire se remplit rapidement.
Bien cordialement.
CIBC
CIBC
j'aime la photo - surtout en voyage - mais sans aller loin de chez moi je vois le jardin avec mésanges bleues ou charbonnières, verdiers, chardonnerets, sitelles, pinsons, merles et moineaux etc je les connais tous, je les prends en photos (ils sont attirés par les graines que je dépose) - j'aime aussi photographier dans les zoo, comme cet été au zoo de la Palmyre - je vous joins une mésange - Vous aussi aimez vous les photos animalières ? Gold
Hello tous,
Ca y est le carnet est prêt 🙂 .... ici version blog avec photos
Je vais commencer par les préparatifs pour enchaîner par ce qui fâche avant de vous narrer le carnet lui-même 😉
Notre itinéraire: AXUM - GHERALTA - MEKELE - DANAKIL - MEKELE - ABY ADDI - LALIBELA - ADDIS ABEBA
Amateur de volcan de de paysages extraordinaires, le Danakil, depuis que j’en ai vu des photos, m’a attiré. En me documentant, j’ai appris qu’une route goudronnée a été construite pour arriver au cœur du Danakil afin de faciliter le développement de l’exploitation minière. Cette donne risque de changer profondément la configuration des lieux et la consommation d’eau risque de faire disparaître le lac de lave, du moins c’est une possibilité. Du coup il nous a paru « urgent » d’y aller avant tous ces changements.

Lorsque j’ai commencé à étudier la destination, j’ai découvert un pays passionnant offrant de nombreux points d’intérêts : outre les paysages époustouflants (Danakil, Tigray, Simiens) il y a une vraie histoire et une civilisation ancienne dont les origines recoupent notre propre mythologie chrétienne (royaume de Saba, roi Salomon, etc, ..), de plus il y a de nombreuses possibilités de randonner. Les églises du Tigray sont un bon exemple de ce « mixte ».

En revanche on ne peut pas conduire en Ethiopie et nous ne sommes pas routards dans l’âme, donc exit les bus qui roulent à tombeau ouvert le long des précipices.
Je commence donc à chercher un contact ou une agence avec laquelle je puisse travailler. Dans un premier temps je regarde avec les réceptifs francophones locaux. Malheureusement ils sont tous basés à Addis Abeba, hors comme notre séjour est relativement court et ciblé sur le nord du pays, j’ai privilégié un itinéraire nous faisant arriver à Axum et repartir de Lalibela. Pour une agence de Addis Abeba cela revient à envoyer un chauffeur qui va rouler 3 jours à vide pour rejoindre Axum et qui va rouler 2 jours à vide après nous avoir laissé à Lalibela. Cela est naturellement onéreux. En parallèle j’aime bien avoir un « contact » sur place, avec qui je puisse créer un « lien » autre qu’une carte de crédit. En général je trouve (Jean-Pierre au Vietnam, Win en Birmanie, …). Là je trouve un site Makeda Voyages tenu par un Français installé à Mekele qui fait guide et tient une Guesthouse. Impeccable, je regarde avec lui pour qu’il nous serve de guide un ou deux jours et lui propose de loger dans sa Guesthouse les deux jours que nous avons prévu de passer à Mekele. Pour le reste je lui demande conseil pour une agence locale. Il me conseille soit Magma Flow réputé pour leur connaissance du Danakil ou Naizgi Tour qui est plus généraliste et « chaleureux ». Je contacte donc les deux, Naizgi étant plus rapide à répondre et les prix étant équivalents nous traiterons avec lui.
A un mois du départ j’envoie un et puis plusieurs mails à mon contact français de Mekele, notamment concernant la sécurité et l’opportunité d’amener des habits à offrir. Point de réponse, du coup je contacte Naizgi qui au bout d’un moment me répond que le gars a disparu de la circulation sans rien dire !. Ok ça commence bien !. Du coup on réserve un hôtel à la place de la Guesthouse et exit le contact privilégié local. Concernant Naizgi, il devient aussi moins prompt à la réponse …
L’AGENCE Naizgi Tours : Lorsque nous arriverons à Addis Abeba, nous lui enverrons un mail pour demander quelques précisions, nous n’aurons jamais de réponses. Arrivée à Axum : il y avait bien un guide qui nous attendait, qui a d’ailleurs tenté de se faire passer pour un guide francophone au début mais qui a rapidement avoué qu’il ne connaissait qu’une dizaine de mots … nous avions payé pour un guide qui parle notre langue car on trouvait que les explications historiques seraient plus simples pour nous à comprendre dans notre langue. Tout le reste du voyage sera de la même « veine ». Le chauffeur parle peu de nature et encore moins anglais, le véhicule est un mini bus assez âgé et les pneus ont perdu leurs crampons il y a plusieurs années. Arrivée à Mekele : le chauffeur, qui a l’origine devait nous accompagnés tout du long, nous annonce que c’est fini pour lui et qu’il retourne à Axum. Naizgi viendra lui-même nous prendre en charge le lendemain matin à 8h30 … Naturellement il ne viendra jamais et ne répondra à aucun sms. Lorsque l’hôtel l’a appelé il a répondu qu’il arrivait. En fait c’est un guide de ETT qui est venu à sa place et c’est avec eux qu’on a fait le Danakil. Dire qu’à l’origine je n’avais pas voulu travailler avec eux pour ne pas être avec 15 autres personnes à faire le Danakil … ben on a tout de même fini à 17. Au retour du Danakil le « contact » local de Naizgi tour (soit disant son frère) est venu nous voir pour nous expliquer qu’on aurait dû visiter le Danakil avec un couple d’Allemands et le véhicule de Naizgi Tour mais qu’ils ont eu un accident et que c’est pour cela qu’il nous a reporté sur ETT … Pour la suite du voyage nous aurons un bon chauffeur et un bon véhicule a-t-il dit … nous aurons un petit jeune qui a passé son temps à frôler les précipices, accélérer en ville pour faire le cacou rouler en tenant le volant à une main. Le véhicule n’était pas adapté à la piste que nous allions faire avec des pneus encore plus lisses que sur le précédent véhicule. De plus on nous avait annoncé un temps de trajet de 3 à 4 heures pour le lendemain (entre Abbiy Addi et Bilbila) au final nous mettrons 12 h avec la pause de midi !. En revanche il faut reconnaitre que le « contact local » de Naizgi à Lalibela avait tout bien organisé, ce fut un presque sans faute (il avait oublié qu’un touriste ça peut avoir des bagages …). Etait également prévu lors de notre escale retour à Addis Abeba un city tour … qui fut des plus sommaires dans une Yaris … heureusement que nous sommes de petits gabarits et que nous n’avons pas de grosses valises.
Bref je ne peux pas recommander cette agence, certes nous avons fait tout ce qui était prévu mais les « standards » éthiopiens ne sont pas les « standards » européens et nous ne sont pas habitués à une telle « nonchalance » . 🤪
Maintenant que le sujet qui fâche est passé, l'Ethiopie c'est aussi ça ....









Ca y est le carnet est prêt 🙂 .... ici version blog avec photos
Je vais commencer par les préparatifs pour enchaîner par ce qui fâche avant de vous narrer le carnet lui-même 😉
Notre itinéraire: AXUM - GHERALTA - MEKELE - DANAKIL - MEKELE - ABY ADDI - LALIBELA - ADDIS ABEBA
Amateur de volcan de de paysages extraordinaires, le Danakil, depuis que j’en ai vu des photos, m’a attiré. En me documentant, j’ai appris qu’une route goudronnée a été construite pour arriver au cœur du Danakil afin de faciliter le développement de l’exploitation minière. Cette donne risque de changer profondément la configuration des lieux et la consommation d’eau risque de faire disparaître le lac de lave, du moins c’est une possibilité. Du coup il nous a paru « urgent » d’y aller avant tous ces changements.

Lorsque j’ai commencé à étudier la destination, j’ai découvert un pays passionnant offrant de nombreux points d’intérêts : outre les paysages époustouflants (Danakil, Tigray, Simiens) il y a une vraie histoire et une civilisation ancienne dont les origines recoupent notre propre mythologie chrétienne (royaume de Saba, roi Salomon, etc, ..), de plus il y a de nombreuses possibilités de randonner. Les églises du Tigray sont un bon exemple de ce « mixte ».

En revanche on ne peut pas conduire en Ethiopie et nous ne sommes pas routards dans l’âme, donc exit les bus qui roulent à tombeau ouvert le long des précipices.
Je commence donc à chercher un contact ou une agence avec laquelle je puisse travailler. Dans un premier temps je regarde avec les réceptifs francophones locaux. Malheureusement ils sont tous basés à Addis Abeba, hors comme notre séjour est relativement court et ciblé sur le nord du pays, j’ai privilégié un itinéraire nous faisant arriver à Axum et repartir de Lalibela. Pour une agence de Addis Abeba cela revient à envoyer un chauffeur qui va rouler 3 jours à vide pour rejoindre Axum et qui va rouler 2 jours à vide après nous avoir laissé à Lalibela. Cela est naturellement onéreux. En parallèle j’aime bien avoir un « contact » sur place, avec qui je puisse créer un « lien » autre qu’une carte de crédit. En général je trouve (Jean-Pierre au Vietnam, Win en Birmanie, …). Là je trouve un site Makeda Voyages tenu par un Français installé à Mekele qui fait guide et tient une Guesthouse. Impeccable, je regarde avec lui pour qu’il nous serve de guide un ou deux jours et lui propose de loger dans sa Guesthouse les deux jours que nous avons prévu de passer à Mekele. Pour le reste je lui demande conseil pour une agence locale. Il me conseille soit Magma Flow réputé pour leur connaissance du Danakil ou Naizgi Tour qui est plus généraliste et « chaleureux ». Je contacte donc les deux, Naizgi étant plus rapide à répondre et les prix étant équivalents nous traiterons avec lui.
A un mois du départ j’envoie un et puis plusieurs mails à mon contact français de Mekele, notamment concernant la sécurité et l’opportunité d’amener des habits à offrir. Point de réponse, du coup je contacte Naizgi qui au bout d’un moment me répond que le gars a disparu de la circulation sans rien dire !. Ok ça commence bien !. Du coup on réserve un hôtel à la place de la Guesthouse et exit le contact privilégié local. Concernant Naizgi, il devient aussi moins prompt à la réponse …
L’AGENCE Naizgi Tours : Lorsque nous arriverons à Addis Abeba, nous lui enverrons un mail pour demander quelques précisions, nous n’aurons jamais de réponses. Arrivée à Axum : il y avait bien un guide qui nous attendait, qui a d’ailleurs tenté de se faire passer pour un guide francophone au début mais qui a rapidement avoué qu’il ne connaissait qu’une dizaine de mots … nous avions payé pour un guide qui parle notre langue car on trouvait que les explications historiques seraient plus simples pour nous à comprendre dans notre langue. Tout le reste du voyage sera de la même « veine ». Le chauffeur parle peu de nature et encore moins anglais, le véhicule est un mini bus assez âgé et les pneus ont perdu leurs crampons il y a plusieurs années. Arrivée à Mekele : le chauffeur, qui a l’origine devait nous accompagnés tout du long, nous annonce que c’est fini pour lui et qu’il retourne à Axum. Naizgi viendra lui-même nous prendre en charge le lendemain matin à 8h30 … Naturellement il ne viendra jamais et ne répondra à aucun sms. Lorsque l’hôtel l’a appelé il a répondu qu’il arrivait. En fait c’est un guide de ETT qui est venu à sa place et c’est avec eux qu’on a fait le Danakil. Dire qu’à l’origine je n’avais pas voulu travailler avec eux pour ne pas être avec 15 autres personnes à faire le Danakil … ben on a tout de même fini à 17. Au retour du Danakil le « contact » local de Naizgi tour (soit disant son frère) est venu nous voir pour nous expliquer qu’on aurait dû visiter le Danakil avec un couple d’Allemands et le véhicule de Naizgi Tour mais qu’ils ont eu un accident et que c’est pour cela qu’il nous a reporté sur ETT … Pour la suite du voyage nous aurons un bon chauffeur et un bon véhicule a-t-il dit … nous aurons un petit jeune qui a passé son temps à frôler les précipices, accélérer en ville pour faire le cacou rouler en tenant le volant à une main. Le véhicule n’était pas adapté à la piste que nous allions faire avec des pneus encore plus lisses que sur le précédent véhicule. De plus on nous avait annoncé un temps de trajet de 3 à 4 heures pour le lendemain (entre Abbiy Addi et Bilbila) au final nous mettrons 12 h avec la pause de midi !. En revanche il faut reconnaitre que le « contact local » de Naizgi à Lalibela avait tout bien organisé, ce fut un presque sans faute (il avait oublié qu’un touriste ça peut avoir des bagages …). Etait également prévu lors de notre escale retour à Addis Abeba un city tour … qui fut des plus sommaires dans une Yaris … heureusement que nous sommes de petits gabarits et que nous n’avons pas de grosses valises.
Bref je ne peux pas recommander cette agence, certes nous avons fait tout ce qui était prévu mais les « standards » éthiopiens ne sont pas les « standards » européens et nous ne sont pas habitués à une telle « nonchalance » . 🤪
Maintenant que le sujet qui fâche est passé, l'Ethiopie c'est aussi ça ....










Bonjour, nous partons en égypte le 6 octobre pour une semaine de croisière + 1 semaine à hourghada. J'aurai aimer savoir s'il faut changer l'argent avant de partir ou bien sur place ? Merci pour vos réponses.
Bonjour,
Je recherche quelques infos de base sur le pays en 1er lieu, et plus particulièrement sur Lubumbashi ... Est ce que quelq'un y a été récemment, et qui pourrait me dire un peu comment c'est là bas ? J'ai entendu parler d'une petite ville (bien que ce soit la 3e du pays je crois) assez tranquille ainsi que la région ? ? Pour les billets d'avions...depuis la France, la Belgique ...? Quelles compagnies?
A +
Je recherche quelques infos de base sur le pays en 1er lieu, et plus particulièrement sur Lubumbashi ... Est ce que quelq'un y a été récemment, et qui pourrait me dire un peu comment c'est là bas ? J'ai entendu parler d'une petite ville (bien que ce soit la 3e du pays je crois) assez tranquille ainsi que la région ? ? Pour les billets d'avions...depuis la France, la Belgique ...? Quelles compagnies?
A +
“When the Whites came to Africa, we had the land and they had the Bible. They taught us to pray with our eyes closed: when we opened them, the Whites had the land and we had the Bible.” Jomo Kenyatta (p.7)
The Maggi cube, an unchallenged hegemony, and so much more
“The hopeless continent,” headlined The Economist, a British magazine, in July 2000 about Africa. Eleven years later, the same magazine headlined “Africa rising” instead. Images of Africa in the prosperous North constantly oscillate between apocalyptic scenarios and enthusiastic projections. A key issue with such images lies in the generalization they entail. If you look at the continent, considerable contrasts emerge depending on space and time. It’s no surprise that a region of the world encompassing such diverse ecological zones, maintaining such varied ties with other continents, comprising nearly fifty nation-states in sub-Saharan Africa alone, and characterized by a great diversity of languages, belief systems, and historical paths, doesn’t share a single destiny.
And yet, for many people outside Africa, as well as for many Africans, the continent constitutes a single entity, defined by criteria such as skin color, a colonial past, poverty, and the art of survival. Until now, these perspectives were generally accompanied by the idea that Africa had to—or should have—followed a single path together, sometimes called development, sometimes modernization, sometimes liberation, then a market economy. None of these paths delivered on their promises.
The two writers Alain Mabanckou and Abdourahman Waberi—one from Congo, the other raised in Djibouti, both long settled in France and now professors at renowned North American universities (Los Angeles, Washington)—have had enough of pessimistic scenarios: “We are aware that Africa is in the world and the world is in Africa. The same goes for all other continents, as our destinies are inextricably linked for better or worse. We refuse to see Africa as a reservoir of misfortunes or a continent cursed by atavistic misfortune and characterized by ethnic conflicts. [...] It’s this passionate flame we wanted to capture in a book [...] a kind of stroll through African cultures, without any demands, each letter of the alphabet leading us to a notion, a practice, a concept, a moment in history, literature, painting, politics, economics, cuisine, etc.” (p.10-11). Africa, they write, is on the verge of “imposing a signature, a style, a way of being in the world and in relation to the rest of the world.” (p.11) To put words to the continent’s diversity and dynamism, the two authors created a “rambling ABC,” a kind of portrait—or more precisely, a mythography—that lets you see and feel the pulse of a vast continent whose cultural power is unfolding before our eyes. Once marginalized or even mocked, the voice and importance of the Continent in global affairs are now undeniable” (p.11), containing over a hundred entries, mostly concise, written in a relaxed and casual style. The optimistic, even exuberant tone is set from the brief introduction. The duo of authors wants to “sing a love song to the cultures of our continent, to its inhabitants past and present, to its exceptional resources and its spectacular globalization despite a certain pollution that still clouds our skies due to the unmatched duration of dictatorships in some of our regions.” (p.12) In doing so, they don’t want to be too distracted by today’s Afewerki-Biya-Bongo-Déby & Co. ...
Of course, you’ll find tributes to great precursors like Frantz Fanon (“[...] it was a love story and admiration that wasn’t dimmed by the four decades separating his birth from ours. Let’s add that we were born while the native of Fort-de-France had left the world’s stage four years earlier, in the prime of life” p.141), Mongo Beti (“You must read and reread Mongo Beti, a genius who used his fame to support often just causes in Africa, like defending oppressed groups. His place is already in History. His oppressors, like the dictators Ahmadou Ahidjo and Paul Biya, can’t compete in the same category” p.64), the Malian Amadou Hampâté Bâ
(“Posterity remembers him mainly as an tireless defender of African cultures. His plea for the collection and preservation of traditional African knowledge remains a major event for all men and women of good will. One day in 1960, at the UNESCO podium, the native of Bandiagara sounded the alarm: ‘[...] Since we’ve admitted that the humanity of each people is the heritage of all humanity, if African traditions aren’t collected in time and written down, they’ll one day be missing from the universal archives of humanity.’” p.51),
Kwame Nkrumah, “one of the founders of Pan-Africanism, father of Ghana’s independence” (p.239), as well as the historian Cheikh Anta Diop, the writer, poet, and politician Aimé Césaire, and the economist and thinker Samir Amin, but also very warm tributes to certain contemporary African intellectuals like Souleymane Bachir Diagne and Achille Mbembe
(“A few years ago, in dominant economic circles, a rumor often resurfaced, usually disguised as a cold and scientifically proven analysis: Africa is useless. It’s a burden for the rest of the human community. With its 2% share in world trade, it would disappear from stock market radars without anyone noticing. So? Maybe it’ll be pulled up by other continents. Wanting to surpass itself is a crazy bet for Africans, they concluded. Arrogant or clueless, President Nicolas Sarkozy declared before an audience of students and teachers at Cheikh Anta Diop University in Dakar: ‘The African man hasn’t entered history enough [...] He only knows the eternal repetition of time marked by the endless repetition of the same gestures and words.’ That was in 2007. For decades, armed only with reason, an intellectual often steps up to debunk prejudices, lazy readings, and dishonest frameworks used as false fronts by those who, like Nicolas Sarkozy or former journalist Stephen Smith, out of ignorance, contempt, or condescension, distort African reality. This intellectual is none other than the historian and political scientist Achille Mbembe. This heir of Frantz Fanon, Amílcar Cabral, Jean-Marc Ela, and Fabien Eboussi-Boulaga was born in 1957 in Cameroon, in the Bassa region. Marked early by the upheavals of a fratricidal war, Achille Mbembe became the guardian of the memory of martyrs. After brilliant studies in Paris, he went on to teach at the best American universities, but the call of the Continent was stronger than anything else. In Dakar, he once directed CODESRIA (Council for the Development of Social Science Research in Africa) before joining the University of the Witwatersrand in Johannesburg, South Africa. Even though the author of *Critique of Black Reason* (Éditions La Découverte, 2015) spends a few months at Duke University in North Carolina, his observation post remains South Africa. From Johannesburg, Achille Mbembe scrutinizes Africa and the whole world. A lucid observer with an elegant and generous pen, Achille Mbembe knows how to blend big and small history: ‘I was born one day in July, as the month was drawing to a close. It was 1957, in that part of Africa recently named ‘Cameroon,’ a memory of the wonder that seized Portuguese sailors in the 15th century when, sailing up the river near Douala, they couldn’t help but note the presence of a multitude of crustaceans, and named it *Rio dos Camarões*, meaning ‘River of Shrimp.’ I grew up in the shadow of this nameless land, since, in a way, the name it bears is only the product of someone else’s astonishment: a lexical mistake, if you will.’ From this mistake or wound, he made leaven, a springboard to compose a rich work, recognized worldwide. To denounce barriers and barbarians too. But that’s not enough. Among his peers in circles of thought and action, Achille Mbembe passionately and consistently defends human dignity and the beauty of the world. In doing so, he fulfills the mission Frantz Fanon entrusted to him.” (p.227-229),
as well as entries dedicated to lesser-known artists and intellectuals, like the French journalist and activist Rokhaya Diallo, daughter of Senegalese and Gambian parents, or the Ethiopian filmmaker Haile Gerima, who has long lived in the United States. Other names from politics, sports, music, art, and literature: Kofi Annan, p.36; Barack Obama, p.243; Thomas Sankara, p.277; Ousmane Sow, p.285; Yambo Ouologuem, p.250; Léopold Sédar Senghor, p.282; Muhammad Ali, p.30; Nuruddin Farah, p.146; Salif Keita, p.203; Ahmadou Kourouma, p.206; Ngũgĩ wa Thiong’o, p.236; Winnie Mandela, p.224; Kylian Mbappé, p.226 ...
The authors, who resolutely commit to a “mythography” (p.11) of Africa, also pay special attention to local social movements, cultural events, and aspects of daily life. *Y’en a marre*, “which also meant ‘we’re fed up with sitting on our hands’” (p.320-321), emerged about a decade ago in Senegal as a citizen movement of peaceful resistance and symbolizes, the authors emphasize, the fact that African youth are increasingly fed up “with the political circus deployed in Africa since independence, as our parents would say, ‘since the White man left’...” (p.321). A full entry is dedicated to the Maggi bouillon cube, which has flooded African markets for about forty years and enjoys immense popularity (“It’s everywhere in Africa, from Dakar to Djibouti, and from Tangier to Cape Town. It’s in every pot, every stew. Little hands put it in every sauce, every local or adapted dish. An unchallenged hegemony! You’ll find it in diasporas too. The culinary strolls in Paris, in the [...] neighborhood” p.90). Critics blame it not only for impoverishing the aromatic diversity of local dishes but also for being harmful to health. And yet, “he poorest Africans, those who eat only once a day, a few spoonfuls of white beans and a ball of *foufou*, for example, are the most fervent users of the magic cube.” (p.92-93)
For *fonio*, “the new trendy cereal. [...] From the millet family, fonio is probably the oldest cereal cultivated in West Africa, and mainly in its sub-Saharan part, for millennia. [...] Easy to grow, water-efficient, fonio grows everywhere except on clay soils. Long neglected because it was considered the poor man’s crop, fonio is now a source of pride for the farmers who cultivate it and cherish it like the apple of their eye” (p.156-157), the authors immediately offer a detailed recipe, letting the reader know that “e can’t resist sharing this fonio with chicken recipe from Mali with you:
Ingredients: 1 chicken 3 large ripe red tomatoes 4 tbsp tomato paste 4 large onions 1 garlic clove 1/2 cup oil 2 Maggi cubes or salt 2 large carrots 1 turnip 1 large cabbage 2 large potatoes 1 celery stalk 1 packet pre-cooked fonio 4 okra (or okra powder) salt, pepper
Preparation: 1. Prepare the sauce: wash and cut the chicken. Peel the onions, garlic, and vegetables. 2. In a pot, fry the chicken pieces. 3. Dice the onions, tomatoes, carrots, and turnip very small and add them to the pot. 4. Add the tomato paste, salt, and pepper. 5. Simmer for 15 min, then add 2 L of water and the cooked chicken pieces. 6. Simmer for 30 min, then add the crushed garlic and celery, plus the cabbage cut into 4 and the potatoes cut in half. 7. Prepare the fonio: cover it with warm water, let it rest for 15 min, and cook it over low heat. 8. In a small pot, boil the okra and crush them. 9. Mix the crushed okra with the cooked fonio, then salt. Serve hot.” (p.158-159)
The comedy *Black Mic Mac*, released in French theaters in 1986 and addressing France’s increasingly restrictive immigration policy at the time, also gets an entry, as do *Tintin in the Congo*, the popular comic, and *Jip’s Café* (“[...] a little Africa in the heart of Paris, with passersby stopping to admire the ‘ambianceurs’ on the dance floor or attend the cultural events offered by the place” (p.194), an African establishment in Paris that Alain Mabanckou already immortalized in one of his novels.
The duo of authors also tackles thorny subjects like jihadism (p.119), the Rwandan genocide (p.272), the CFA franc (p.82), and dictatorship (p.110). While the two strike the right tone here, many entries leave a slightly bitter taste. Two examples: why doesn’t the text on Barack Obama mention the great disappointment of many people in Africa, who expected more from the African policy of the first U.S. president with African roots than just occasional warm words? Why do the comments on Winnie Mandela gloss over the fact that she was a highly controversial icon of the anti-apartheid movement due to her involvement in kidnappings, acts of torture, and murders of alleged apartheid collaborators? Instead, there’s a compassion that brings tears to the eyes: “She was often reduced to a secondary role, the wife of a great man” or “When victory came, she didn’t taste its fruits. Divorced, isolated. She would never be a ‘first lady’ in an evening gown, posing before a bed of chrysanthemums. They’d keep her far from the circles of power” (p.224-225). At this point, I would’ve liked the authors to take a slightly more critical stance...
That said, these “weaknesses” (if you can call them that) shouldn’t overshadow the book as a whole. It remains an informative, sometimes very entertaining, and often even original work in its own way.
Book information (the original French and the German translation):
Alain Mabanckou/Abdourahman Waberi. Dictionnaire enjoué des cultures africaines. Fayard, 2019. Alain Mabanckou/Abdourahman Waberi. Der Puls Afrikas. Eine Liebeserklärung von A bis Z. Reclam, 2022.
Hery
The Maggi cube, an unchallenged hegemony, and so much more
“The hopeless continent,” headlined The Economist, a British magazine, in July 2000 about Africa. Eleven years later, the same magazine headlined “Africa rising” instead. Images of Africa in the prosperous North constantly oscillate between apocalyptic scenarios and enthusiastic projections. A key issue with such images lies in the generalization they entail. If you look at the continent, considerable contrasts emerge depending on space and time. It’s no surprise that a region of the world encompassing such diverse ecological zones, maintaining such varied ties with other continents, comprising nearly fifty nation-states in sub-Saharan Africa alone, and characterized by a great diversity of languages, belief systems, and historical paths, doesn’t share a single destiny.
And yet, for many people outside Africa, as well as for many Africans, the continent constitutes a single entity, defined by criteria such as skin color, a colonial past, poverty, and the art of survival. Until now, these perspectives were generally accompanied by the idea that Africa had to—or should have—followed a single path together, sometimes called development, sometimes modernization, sometimes liberation, then a market economy. None of these paths delivered on their promises.
The two writers Alain Mabanckou and Abdourahman Waberi—one from Congo, the other raised in Djibouti, both long settled in France and now professors at renowned North American universities (Los Angeles, Washington)—have had enough of pessimistic scenarios: “We are aware that Africa is in the world and the world is in Africa. The same goes for all other continents, as our destinies are inextricably linked for better or worse. We refuse to see Africa as a reservoir of misfortunes or a continent cursed by atavistic misfortune and characterized by ethnic conflicts. [...] It’s this passionate flame we wanted to capture in a book [...] a kind of stroll through African cultures, without any demands, each letter of the alphabet leading us to a notion, a practice, a concept, a moment in history, literature, painting, politics, economics, cuisine, etc.” (p.10-11). Africa, they write, is on the verge of “imposing a signature, a style, a way of being in the world and in relation to the rest of the world.” (p.11) To put words to the continent’s diversity and dynamism, the two authors created a “rambling ABC,” a kind of portrait—or more precisely, a mythography—that lets you see and feel the pulse of a vast continent whose cultural power is unfolding before our eyes. Once marginalized or even mocked, the voice and importance of the Continent in global affairs are now undeniable” (p.11), containing over a hundred entries, mostly concise, written in a relaxed and casual style. The optimistic, even exuberant tone is set from the brief introduction. The duo of authors wants to “sing a love song to the cultures of our continent, to its inhabitants past and present, to its exceptional resources and its spectacular globalization despite a certain pollution that still clouds our skies due to the unmatched duration of dictatorships in some of our regions.” (p.12) In doing so, they don’t want to be too distracted by today’s Afewerki-Biya-Bongo-Déby & Co. ...
Of course, you’ll find tributes to great precursors like Frantz Fanon (“[...] it was a love story and admiration that wasn’t dimmed by the four decades separating his birth from ours. Let’s add that we were born while the native of Fort-de-France had left the world’s stage four years earlier, in the prime of life” p.141), Mongo Beti (“You must read and reread Mongo Beti, a genius who used his fame to support often just causes in Africa, like defending oppressed groups. His place is already in History. His oppressors, like the dictators Ahmadou Ahidjo and Paul Biya, can’t compete in the same category” p.64), the Malian Amadou Hampâté Bâ
(“Posterity remembers him mainly as an tireless defender of African cultures. His plea for the collection and preservation of traditional African knowledge remains a major event for all men and women of good will. One day in 1960, at the UNESCO podium, the native of Bandiagara sounded the alarm: ‘[...] Since we’ve admitted that the humanity of each people is the heritage of all humanity, if African traditions aren’t collected in time and written down, they’ll one day be missing from the universal archives of humanity.’” p.51),
Kwame Nkrumah, “one of the founders of Pan-Africanism, father of Ghana’s independence” (p.239), as well as the historian Cheikh Anta Diop, the writer, poet, and politician Aimé Césaire, and the economist and thinker Samir Amin, but also very warm tributes to certain contemporary African intellectuals like Souleymane Bachir Diagne and Achille Mbembe
(“A few years ago, in dominant economic circles, a rumor often resurfaced, usually disguised as a cold and scientifically proven analysis: Africa is useless. It’s a burden for the rest of the human community. With its 2% share in world trade, it would disappear from stock market radars without anyone noticing. So? Maybe it’ll be pulled up by other continents. Wanting to surpass itself is a crazy bet for Africans, they concluded. Arrogant or clueless, President Nicolas Sarkozy declared before an audience of students and teachers at Cheikh Anta Diop University in Dakar: ‘The African man hasn’t entered history enough [...] He only knows the eternal repetition of time marked by the endless repetition of the same gestures and words.’ That was in 2007. For decades, armed only with reason, an intellectual often steps up to debunk prejudices, lazy readings, and dishonest frameworks used as false fronts by those who, like Nicolas Sarkozy or former journalist Stephen Smith, out of ignorance, contempt, or condescension, distort African reality. This intellectual is none other than the historian and political scientist Achille Mbembe. This heir of Frantz Fanon, Amílcar Cabral, Jean-Marc Ela, and Fabien Eboussi-Boulaga was born in 1957 in Cameroon, in the Bassa region. Marked early by the upheavals of a fratricidal war, Achille Mbembe became the guardian of the memory of martyrs. After brilliant studies in Paris, he went on to teach at the best American universities, but the call of the Continent was stronger than anything else. In Dakar, he once directed CODESRIA (Council for the Development of Social Science Research in Africa) before joining the University of the Witwatersrand in Johannesburg, South Africa. Even though the author of *Critique of Black Reason* (Éditions La Découverte, 2015) spends a few months at Duke University in North Carolina, his observation post remains South Africa. From Johannesburg, Achille Mbembe scrutinizes Africa and the whole world. A lucid observer with an elegant and generous pen, Achille Mbembe knows how to blend big and small history: ‘I was born one day in July, as the month was drawing to a close. It was 1957, in that part of Africa recently named ‘Cameroon,’ a memory of the wonder that seized Portuguese sailors in the 15th century when, sailing up the river near Douala, they couldn’t help but note the presence of a multitude of crustaceans, and named it *Rio dos Camarões*, meaning ‘River of Shrimp.’ I grew up in the shadow of this nameless land, since, in a way, the name it bears is only the product of someone else’s astonishment: a lexical mistake, if you will.’ From this mistake or wound, he made leaven, a springboard to compose a rich work, recognized worldwide. To denounce barriers and barbarians too. But that’s not enough. Among his peers in circles of thought and action, Achille Mbembe passionately and consistently defends human dignity and the beauty of the world. In doing so, he fulfills the mission Frantz Fanon entrusted to him.” (p.227-229),
as well as entries dedicated to lesser-known artists and intellectuals, like the French journalist and activist Rokhaya Diallo, daughter of Senegalese and Gambian parents, or the Ethiopian filmmaker Haile Gerima, who has long lived in the United States. Other names from politics, sports, music, art, and literature: Kofi Annan, p.36; Barack Obama, p.243; Thomas Sankara, p.277; Ousmane Sow, p.285; Yambo Ouologuem, p.250; Léopold Sédar Senghor, p.282; Muhammad Ali, p.30; Nuruddin Farah, p.146; Salif Keita, p.203; Ahmadou Kourouma, p.206; Ngũgĩ wa Thiong’o, p.236; Winnie Mandela, p.224; Kylian Mbappé, p.226 ...
The authors, who resolutely commit to a “mythography” (p.11) of Africa, also pay special attention to local social movements, cultural events, and aspects of daily life. *Y’en a marre*, “which also meant ‘we’re fed up with sitting on our hands’” (p.320-321), emerged about a decade ago in Senegal as a citizen movement of peaceful resistance and symbolizes, the authors emphasize, the fact that African youth are increasingly fed up “with the political circus deployed in Africa since independence, as our parents would say, ‘since the White man left’...” (p.321). A full entry is dedicated to the Maggi bouillon cube, which has flooded African markets for about forty years and enjoys immense popularity (“It’s everywhere in Africa, from Dakar to Djibouti, and from Tangier to Cape Town. It’s in every pot, every stew. Little hands put it in every sauce, every local or adapted dish. An unchallenged hegemony! You’ll find it in diasporas too. The culinary strolls in Paris, in the [...] neighborhood” p.90). Critics blame it not only for impoverishing the aromatic diversity of local dishes but also for being harmful to health. And yet, “he poorest Africans, those who eat only once a day, a few spoonfuls of white beans and a ball of *foufou*, for example, are the most fervent users of the magic cube.” (p.92-93)
For *fonio*, “the new trendy cereal. [...] From the millet family, fonio is probably the oldest cereal cultivated in West Africa, and mainly in its sub-Saharan part, for millennia. [...] Easy to grow, water-efficient, fonio grows everywhere except on clay soils. Long neglected because it was considered the poor man’s crop, fonio is now a source of pride for the farmers who cultivate it and cherish it like the apple of their eye” (p.156-157), the authors immediately offer a detailed recipe, letting the reader know that “e can’t resist sharing this fonio with chicken recipe from Mali with you:
Ingredients: 1 chicken 3 large ripe red tomatoes 4 tbsp tomato paste 4 large onions 1 garlic clove 1/2 cup oil 2 Maggi cubes or salt 2 large carrots 1 turnip 1 large cabbage 2 large potatoes 1 celery stalk 1 packet pre-cooked fonio 4 okra (or okra powder) salt, pepper
Preparation: 1. Prepare the sauce: wash and cut the chicken. Peel the onions, garlic, and vegetables. 2. In a pot, fry the chicken pieces. 3. Dice the onions, tomatoes, carrots, and turnip very small and add them to the pot. 4. Add the tomato paste, salt, and pepper. 5. Simmer for 15 min, then add 2 L of water and the cooked chicken pieces. 6. Simmer for 30 min, then add the crushed garlic and celery, plus the cabbage cut into 4 and the potatoes cut in half. 7. Prepare the fonio: cover it with warm water, let it rest for 15 min, and cook it over low heat. 8. In a small pot, boil the okra and crush them. 9. Mix the crushed okra with the cooked fonio, then salt. Serve hot.” (p.158-159)
The comedy *Black Mic Mac*, released in French theaters in 1986 and addressing France’s increasingly restrictive immigration policy at the time, also gets an entry, as do *Tintin in the Congo*, the popular comic, and *Jip’s Café* (“[...] a little Africa in the heart of Paris, with passersby stopping to admire the ‘ambianceurs’ on the dance floor or attend the cultural events offered by the place” (p.194), an African establishment in Paris that Alain Mabanckou already immortalized in one of his novels.
The duo of authors also tackles thorny subjects like jihadism (p.119), the Rwandan genocide (p.272), the CFA franc (p.82), and dictatorship (p.110). While the two strike the right tone here, many entries leave a slightly bitter taste. Two examples: why doesn’t the text on Barack Obama mention the great disappointment of many people in Africa, who expected more from the African policy of the first U.S. president with African roots than just occasional warm words? Why do the comments on Winnie Mandela gloss over the fact that she was a highly controversial icon of the anti-apartheid movement due to her involvement in kidnappings, acts of torture, and murders of alleged apartheid collaborators? Instead, there’s a compassion that brings tears to the eyes: “She was often reduced to a secondary role, the wife of a great man” or “When victory came, she didn’t taste its fruits. Divorced, isolated. She would never be a ‘first lady’ in an evening gown, posing before a bed of chrysanthemums. They’d keep her far from the circles of power” (p.224-225). At this point, I would’ve liked the authors to take a slightly more critical stance...
That said, these “weaknesses” (if you can call them that) shouldn’t overshadow the book as a whole. It remains an informative, sometimes very entertaining, and often even original work in its own way.
Book information (the original French and the German translation):
Alain Mabanckou/Abdourahman Waberi. Dictionnaire enjoué des cultures africaines. Fayard, 2019. Alain Mabanckou/Abdourahman Waberi. Der Puls Afrikas. Eine Liebeserklärung von A bis Z. Reclam, 2022.
Hery

bonjour je pars pour le sénégal la semaine prochaine et vu que je peux prendre jusqu'à 40 kg je pense ramené des choses utiles G pensé à des stylos et cahier, le classique pour les écoles, quelques cordes de guitares pour les musiciens mais après je tombe à cours d'imagination pouvez vous m'aiguiller un peu plus!! merci de répondre smooth😛 par contre je préfére garder les mains libres dans mes déplacement donc des choses pas trop encombrantes je suis à papattes!!!
Bonjour🙂
Nous pouvons nous poser cette question: Où est il possible d'aller en ce moment en Afrique Saharienne et Sahélienne ( Niger, Mali, Algérie, Mauritanie, Burkina) La Libye est elle épargnée................!🙁
Le terrorisme islamique sévit presque partout dans ces deux régions et pour les voyageurs désireux d'y aller, cela devient de plus en plus impossible , avec des risques d'être kidnapper et tout ce qui peut en découler..........🏴☠️
Que pensez vous de tout cela, mes propos sont ils alarmistes ou réalistes!🙂
Nous pouvons nous poser cette question: Où est il possible d'aller en ce moment en Afrique Saharienne et Sahélienne ( Niger, Mali, Algérie, Mauritanie, Burkina) La Libye est elle épargnée................!🙁
Le terrorisme islamique sévit presque partout dans ces deux régions et pour les voyageurs désireux d'y aller, cela devient de plus en plus impossible , avec des risques d'être kidnapper et tout ce qui peut en découler..........🏴☠️
Que pensez vous de tout cela, mes propos sont ils alarmistes ou réalistes!🙂
Voila l'itinéraire que nous allons faire, en faisan des escales dans la famille .
Combien de kilométres et surtout en combien de temps faisons nous ce trajet : douala / yaoudé/kribi/douala
A bientot😛
Bonjour
Apres 1 superbe voyage au Maroc en moto (eprouvant) j'ai plus 20 ans 🤪 j'aimerais remettre ça mais pour aller beaucoup plus loin et en 4x4 (j'adorerais aller vers le pays dogon) est ce raisonnable de partir seul , quels sont les eventuels precautions a prendre?les choses a ne pas faire , 1 personne seule est plus vulnerable (en France aussi ....et surtout en France....)
Au Maroc j'ai eu aucun soucis mais j'etais en moto et ne dormais que dans des campings ou des hotels










