Discussions similar to: Moustiquaire Bornéo
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Moustiquaire pour deux enfants en Malaisie: deux simples ou une double?
Salut à tout les parents qui sont partis avec deux enfants, les miennes auront dix et huit ans quand nous serons cet été en Malaisie et à vous lire elles dormiront ensemble la plus part du temps. Alors j'hésite à prendre :deux simples moustiquaires ou une double pour elles?

Point de vue chaussures croyez vous que de bonne baskets feront l'affaire ou croyez vous à la nécessité de vrais chaussures de marche??!!

Merci!! Le départ est pour bientôt .................29 juin..........deux mois!
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Bornéo: guide freelance et trek dans la jungle?
Bonjour,

nous sommes 4 baroudeurs qui souhaitons partir en juillet sur l'île de Bornéo. Nous avons eu l'occasion de faire un superbe trek de plusieurs jours avec bivouacs dans la jungle de Sumatra (Ketambe ==> Jhony jungle-ketambe) et nous aimerions recommencer à Bornéo (Malaisie et/ou Indonésie). Nous recherchons un contact local (qui parle un peu anglais) et qui pourrait nous guider et nous faire découvrir la jungle pendant quelques jours. Quelqu'un aurait ce contact ? Nous avons vu qu'il y avait des TO et agences qui proposaient des circuits mais les prix sont très élevés et nous aimerions si possible sortir un peu des sentiers battus. (NB: nous sommes plutôt sportifs, nous avons l'habitude de voyager sans trop de confort; le but est vraiment de découvrir la jungle authentique). Merci d'avance pour vos réponses/conseils. Prici
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Bornéo en couple au mois de novembre
Bonjour,

nous aimerions passer 3 semaines à bornéo en couple au mois de septembre, j'ai hésité longuement entre sumatra et bornéo mais je pense qu'à bornéo il y a plus de possibilité de voir des animaux (notamment les orang-outans) et la jungle est plus présente ... je suis plus tentée pour découvrir singapour que kuala lumpur mais après ça dépendra de notre plan de vol, j'ai parcouru le forum et j'ai retenu cela pour notre itinéraire : - kutching (1 nuit) - parc de bako (1 nuit ou 2) - utilité de semengooh pour voir les singes ? peut-être trop touristique ? (privilégier un autre parc ?) - parc gunung gading : à faire ? pour voir la raflesia ? ou bien 1 nuit à kutching - 1 nuit à bako puis poursuite de l'itinéraire sans faire semengooh et gunung gading ? le sarawak cultural village m'a l'air trop "organisé" nous ne voulons pas faire l'ascension du mont kinabalu (pas assez sportif !) nous voulons dormir dans une longue house (souvent difficiles d'accès il faut y passer 2 nuits ?) nous voulons absolument aller à labuk bay (endroit merveilleux selon VF) et y passer 2/3 nuits faire un safari sur la rivière kinabatangan (3 jours) sepilok est-il à voir tout comme semengooh ou vaut-il mieux se "contenter" de labuk bay ? terminer notre séjour par quelques jours de snorkeling à Sipadan (à faire absolument selon VF) ou autre endroit pas trop axés plongée bouteille connaissez-vous l'ile de turtle island ? j'aimerai bien assister à la ponte de tortues ... le parc gunung mulu à l'air fantastique mais assez excentré et comme nous ne sommes pas spécialement fan de grotte je pense que nous devrons le zapper ... nous voulons absolument faire un treck (pas trop difficile nous ne sommes pas randonneurs) dans la jungle ... des organismes à me conseiller pour faire cela ? si vous avez des conseils et suggestions afin de m'aider à faire un itinéraire ... merci pour votre aide, bonne journée,

Nathalie
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Derniers préparatifs pour Bornéo
Bonjour à tous,

Nous partons d'ici 3 semaines pour Kuala Lumpur et 2 jours après, nous avons un avion pour Kuching à Bornéo.

je suis en train de lister les derniers préparatifs essentiels : - moustiquaire, - sac à dos, - couverture de survie (on sait jamais... lors d'une ballade... ) - nécessaire à couper et décapsuler, - chaussettes de contension (dns l'avion.. la chaleur tropicale), - anti-moustique (qu'on trouvera sur place) - vaccins faits, - passeport prêt, - 2 nuits réservées à Kuala Lumpur .. pour Bornéo, on y va avec le Lonely Planet et rien de réserver si ce n'est les 3 billets d'avion par air asia pour faire le sud, l'ouest puis l'est, - chaussures de marche aux pieds et tong dans le sac, - 1 pull, - 1 legging,

Vous avez d'autres idées auxquelles je n'aurais pas pensé.

Nous n'avons pas réservé de guest house sur Bornéo et je pensais faire comme l'Inde, trouver le jour même pour le soir même... seuls les billets d'avion sont réservés.. je veux éviter les contraintes horaires qu'on vit au quotidien en France avec le boulot,

Bref, toutes vos idées, conseils ou suggestions sont les bienvenus,

Merci par avance,

Lili
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Bornéo: plutôt nord (Malaisie) ou plutôt sud (Indonésie)?
Bonjour à tous,

Je vais peut-être aller à Borneo au mois de mai mais je ne sais pas lequel des 2 côtés vaut le plus le detour. Je n'aurai que 2 semaines et quelques sur place, ce qui me semble déjà bien court...

J'ai lu pas mal de retours sur la partie malaisienne, qui a l'air super, mais beaucoup moins sur la partie indonésienne.

Est-ce que quelqu'un connaît les deux côtés ?

Je cherche avant tout à observer la faune (balades diurnes ou nocturnes), randonner dans les forêts luxuriantes, voguer sur des fleuves/cours d'eau riches en animaux, et plonger.

Côté Malaisie, j'ai vu qu'il y avait pas mal de voyageurs qui allaient à l'est, zone rouge sur la carte de la diplomatie française. Jusque-là, j'ai "poussé" jusque dans l'orange, mais je n'ai jamais tenté le rouge. Quel a été votre ressenti ?

Merci !

Question subsidiaire : Si je me rabats sur la Malaisie continentale... Est-ce que ça vaut le coup ? Pour l'avoir survolée en avion, je redoute de ne voir que des kilomètres et des kilomètres de plantations de palmiers... Et bien qu'il y ait apparemment de superbes spots de plongée sur les îles à l'est, je ne veux pas faire que ça.

Merci ! 🙂
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Malaisie et Bornéo avec enfant de 3 ans et demi
Bonjour,

Nous venons de réserver nos billets d'avion pour la Malaisie du 07.06 au 28.06, soit 3 semaines environ sur place.

Notre fille aura 3 ans et demi une fois sur place. Nous avons déjà pas mal bougé avec la petite (Guadeloupe / Japon / Grèce / Vietnam) en mode sac à dos, ce qui ne nous a jamais posé de soucis particuliers. Jusqu'à présent, on a toujours réussi à nous protéger des moustiques. La Malaisie / Bornéo présentent elles un soucis particulier à ce niveau? Nous partons du principe: pas de piqûres, pas de danger...mais peut être est ce différent?

On a nous même été dans des pays "à moustiques" comme la Namibie / Zambie / Costa Rica / Indonésie, mais jamais de soucis non plus avec les moustiques...

Nous souhaitons maintenant organiser notre séjour et nous nous demandons quels sont les endroits immanquables sur la Malaisie et Borneo? Nous sommes plongeurs et le coté nature de Bornéo nous attire fortement.

Tout conseils d'itinéraires seront les bienvenus pour combiner plongée / découverte / nature / etc.. Merci.
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Que mettre dans ma valise pour deux semaines en jungle? (Bornéo, Malaisie)
Bonjour,

Nous partons sur bornéo (2 semaines) en juillet prochain et j'hésite pour le choix des vêtements à emporter :

- Vêtements synthétiques ou coton ? - manches courtes ou longues ? - guetres (contre les sangsues) ? - poncho ou kway ? - les bracelets anti moustiques sont ils efficaces ?

Merci pour vos infos, je préfère voyager léger et éviter d'emporter des choses inutiles.
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Bornéo entre jungle et océan


Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec les photos l'illustrant ici: https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/

« Bornéo, en Malaisie ??? Bigre pourquoi pas, mais pourquoi -là ? » . Bornéo représente un peu naïvement pour moi l’île aux coupeurs de tête qui jouent aux apéricubes dans une jungle inextricable pour son côté romanesque, mais aussi un peuple de grands constructeurs de produits informatiques, avant l’arrivée massive de la Chine sur nos marchés. Quelques images sont également rattachées à la Malaisie, comme les fameuses tours jumelles de Kuala Lumpur vues dans quelques films, l’huile de palme responsable de la déforestation de la forêt primitive et de ses habitants ...donc des idées floues et contradictoires sur cette partie du monde, croyant au passage que Bornéo était plutôt une île Indonésienne (ce qui n’est pas faux, mais pas complètement vrai non plus). Des choix ont été faits : pas de camping : le pays ne s’y prête pas. Il faut dire que le logement n’est pas trop cher non plus. Cela signifie aussi un peu moins d’indépendance. prendre du temps dans chaque endroit au détriment de certains autres pour ne pas simplement butiner, mais apprécier au maximum chaque point de chute. exit les longues randonnées guidées dites très difficiles, ne sachant pas comment nous allions supporter la chaleur et la marche dans la jungle. « Out » aussi les retours à la nature hors de portée de notre bourse et les séjours au contact des tribus qui ne sont pas notre « tasse de thé ». nous gardons comme d’habitude une forte orientation vers la nature: jungle et une nouveauté, la découverte des fonds sous-marins en « snorkeling », c’est-à-dire palmes, masque et tuba.

Thibaud, l’aîné, n’a pas souhaité suivre le reste de la famille qui pour la première fois part à quatre.



Premier saut de puce - départ pour Amsterdam depuis Lyon sans problème. L’aéroport est très attractif de par son architecture et les boutiques qui le composent. Nous sommes en transit et il n’est pas possible de vraiment visiter, ce que nous regrettons. Deuxième saut, de kangourou cette fois – départ pour Kuala Lumpur avec KLM (très bien, rien à redire). C’est un peu la routine maintenant – repas, un, deux ou trois films pour les plus accros (le discours d’un Roi et Black Swan pour moi), avant d’essayer de trouver le sommeil dans la position la moins inconfortable. Il faut quand même dire que depuis nos premiers voyages, les écrans personnels dans l’avion avec la filmothèque associée et les appuis-tête réglables latéralement ont bien amélioré le confort général. Le temps parait vraiment moins long et le sommeil plus facile à trouver. A l’arrivée, la chaleur et l’humidité sont au rendez-vous. Tant mieux, c’est que nous ne nous sommes pas trompés d’avion. Nous profitons de l’aéroport pour changer des euros afin de payer les prestations. Ce n’est pas, loin s’en faut, le meilleur taux que nous ayons trouvé. Comme les banques ne manquent pas dans ce pays, il y a mieux à faire que de réaliser l’opération là. A la douane, nous rencontrons de nombreuses femmes en burqa, toutes de noir vêtues, jusqu’aux gants. Impossible de connaitre la marque des chaussettes, ce qui finalement n’est pas si grave. D’après nos renseignements, nous savions que la Malaisie était un grand pays musulman mais plutôt modéré, d’où une certaine surprise.

Nous prenons notre premier contact avec le pays grâce à notre chauffeur de taxi très loquace qui nous prend en charge pour l’hôtel que nous avions réservé à Kuala Lumpur. La verdure luxuriante essentiellement composée de palmeraie à huile côtoie des villes modernes et des petits villages de maisons basses. L’infrastructure routière est en tout cas sur cette partie de bonne facture et parfaitement entretenue. Notre homme répond aux nombreuses questions que nous lui posons et nous explique les rudiments de ce qu’il faut connaitre pour mieux appréhender son pays. Il nous explique par exemple que Kuala Lumpur est un cauchemar pour les taxis à cause des bouchons inextricables qui s’y produisent (à prendre en compte pour les temps de trajet). Il répond à notre interrogation sur nos femmes en noir de l’aéroport qui sont, nous nous en doutions un peu, des vacancières en provenance du golfe (la Malaisie est d’après lui leur principale destination touristique). Notre chauffeur nous fait part de son temps de travail (quasi 7 jours sur 7 de 7 heures à 20 heures et plus) avec quinze jours de vacances. Difficile de savoir si c’est vrai, mais si c’est le cas, tout cela n’est pas réjouissant. Notre taxi nous dépose au cœur de Chinatown au « 5 elements hôtel », réservé par internet. La chambre est assez confortable, en tout cas largement suffisante pour nous reposer du voyage! Avant de nous assoupir, nous ne résistons pas à l’envie de tester nos premiers mets malaisiens… à Chinatown. Le quartier est plutôt animé, bon enfant et sans pression particulière sur les quelques touristes trop facilement reconnaissables. Il fait chaud, humide et cela fleure bon les grillades. Installés en plein air à la petite table d’un des restaus, nous goûtons le plaisir délicieux d’avoir changé d’univers en quelques heures, tout en attendant nos brochettes de poulet et notre bière. Un petit tour entre le dédale des boutiques puis nous retournons dans nos chambres rattraper notre décalage horaire (8 heures quand même). Comme d’habitude, ce type d’hôtels est assez cher pour le pays avec du personnel local et on retrouve le « vrai » niveau de vie dans la rue au moment d’acheter à manger. Là c’est presque dérisoire.



Premières bulles chez les junkies

Le lendemain, nous repartons pour Bornéo après un lever à cinq heures du matin propice à nous remettre d’aplomb. En fait, il était prévu de rester à l’aller à Kuala Lumpur, puis au retour, mais l’info que nous avions omise, c’est que les deux aéroports (international et low cost), se trouvent à une heure et une heure et demi de route de la capitale. Mauvais choix donc. Il aurait été préférable de ne visiter Kuala Lumpur qu’une fois. Le taxi n’est pas cher (environ 20 à 25 € pour une heure). Nous traversons la ville en pleine nuit, toute à fait déserte. Enregistrement simple (sécu presque laxiste, mais c’est un vol intérieur) et 2h15 de vol plus tard nous arrivons à Tawau sur l’île de Bornéo où doit nous attendre une voiture de Scuba Junkie, l’organisme avec lequel nous avons réservé « nos plongées ». Celle-ci nous emmènera jusqu’à Semporna, ville pas très bien cotée à cause des réfugiés Philippins qui tentent d’y survivre, pour embarquer pour l’île de Mabul où nous devons passer quelques jours. Tout le long de la route, nous ne voyons que des plantations de palmiers à huile qui ont remplacé la jungle. Bon sang, mais qu’ont-ils fait de leurs forêts ? Très inquiétant en tout cas cette monoculture sur des centaines de kilomètres. La forêt endémique primitive et toutes ses richesses ont été purement et simplement rasées. Nous qui avons l’habitude de prendre des clichés à chaque tournant, là, le déclencheur reste au repos. Les champs de palmiers à huile à perte de vue nous laissent de glace, ce qui dans l’ambiance du pays n’est pas peu dire. Arrivés chez Scuba junkie à Semporna, nous apprenons que nous ne pouvons pas repartir pour l’île de Mabul dans la foulée à cause de la mer trop agitée. Flûte, nous voilà bloqués dans cette ville pas trop engageante, et de plus, le lendemain il était prévu de plonger à Sipadan, lieu réputé et tant attendu pour lequel nous avons « cassé notre tirelire ». C’était bien la peine de se lever si tôt ! La bonne nouvelle, c’est que « Scuba Junkie » avait pris l’initiative de déplacer notre journée à Sipadan au jour suivant. Nous cherchons un hôtel pour passer la nuit et repartir le lendemain : le « Seafest Hotel » fera l’affaire, avec ses belles chambres et sa piscine, à cinq grosses minutes de Scuba Junkie. Cela aura au moins la vertu de parfaire la récupération du décalage horaire plutôt confortablement. L’hôtel est situé juste au-dessus du port, et nous passons un bon moment à regarder le retour de pêche avec des bateaux bardés de projecteurs pour la pêche de nuit. Piscine, repas du soir à l’hôtel. On découvre le « steam boat », sorte de fondue chinoise avec beaucoup de poisson.

Balade en aquarium

Le lendemain, bon pied, bon œil, nous partons comme prévu pour Mabul. La mer a retrouvé son calme. Les 2 x 115 chevaux mugissants de notre bateau nous transportent en une bonne heure à Mabul sur une mer plate, au milieu d’un dédale de petites d’îles volcaniques recouvertes de forêt dense. L’air est chaud et la balade en mer ne manque pas de sel.

A peine arrivés, nos Junkies nous accueillent sympathiquement à l’embarcadère, nous indiquent nos bungalows et prennent le contrôle des opérations : nous devons aller plonger sur le site de Kapalaï. Trois plongées sont prévues dans la journée. Pour le déjeuner, la formule est simple : un buffet est servi, sans aucune prétention et chacun se sert et s’installe où il veut sur de grandes tables du type réfectoire. Si le cadre est tout à fait à notre goût, la cuisine reste basique mais l’ambiance est là, plutôt jeune, insouciante et pleine de récits de plongées. Mabul n’est pas une grande île, mais c’est le camp des accros à la plongée. Notre bungalow familial est neuf et n’a qu’un seul défaut : il sent fortement le vernis (normal, les autres bungalows d’à côté sont en cours de finition – portes et vernis - pour être attribués dans la semaine => nous apprendrons d’ailleurs plus tard que toutes ces constructions dans le camp sont dues à un incendie qui a ravagé la moitié des bungalows en février !). Une nuit à passer et nous pourrons en changer. Pour le reste, tout en bois, il est du meilleur effet et s’accorde bien avec le contexte.



Après quelques tours d’hélices, notre bateau nous dépose sur le premier site de plongée (palmes, masque, tuba). Pour les enfants, c’est une grande première. Ils n’ont jamais vus les fonds sous-marins en dehors des aquariums. Bingo ! Là, l’aquarium est juste en-dessous de nous. Le premier contact est saisissant. L’eau est chaude (mais un shorty reste nécessaire car on se refroidit vite), les coraux tapissent le fond qui ne dépasse pas les deux à trois mètres, et la multitude de poissons multicolores de toutes tailles et de toutes formes est au rendez-vous. La nature est vraiment inventive. Nos premières tortues nous croisent dans l’indifférence. Une commère de murène blanche passe sa tête entre deux rochers. Grandiose. Côté dîner : Heu, le dimanche le cuisto devait être en congés. Pas terrible du tout. Les autres jours seront plus favorables aux papilles (en fait, le mauvais état de la mer pendant plusieurs jours avait interdit la livraison de certains produits, notamment des produits frais qui sont arrivés par la suite). La nuit fut plus dure, avec l’odeur, la grosse chaleur tempérée par trois gros ventilateurs, et le jet-lag. Je me réveille à deux heures du matin – impossible de me rendormir. C’est le moment de faire des mails (car le wifi fonctionne alors qu’il est saturé en journée). Super pratique et bien plus efficace que le téléphone avec les horaires et le peu de temps que l’on a pour communiquer. Vive le wifi.



Le jour où Grisemote devint une légende.

Réveil à cinq heures du matin. Dur, dur. Après un petit déjeuner léger, nous partons pour Sipadan, THE site mythique de plongée. Comme tout mythe, il se gagne : il faut s’inscrire plusieurs mois à l’avance et seules cent vingt personnes sont autorisées à pénétrer dans cette réserve chaque jour. Enfin il se gagne … il se paye aussi fort cher, avec une flambée des prix ces dernières années! Petite particularité moins réjouissante, cette île paradisiaque est maintenant gardée par des militaires et il est impossible d’y séjourner, car elle est restée tristement célèbre par une prise d’otages sanglante qui s’y est déroulée en 2000. La petite île de Robinson est de toute beauté avec son sable blanc, ses palmiers généreusement courbés vers l’océan, et sa jungle exubérante. Une carte postale. Dès les premiers coups de palmes nous sommes au milieu des requins et des tortues, dans un jardin de corail habité par les populations les plus cosmopolites que l’on puisse imaginer. Toutes les couleurs de l’arc en ciel sont ici représentées avec des gabarits partant du minuscule poisson au requin de plus d’un mètre, en passant par les barracudas, en bancs, se nourrissant dans le courant. Quel spectacle ! La grande particularité du site pour les plongeurs en bouteille que nous ne sommes pas, c’est à-pic de six cents mètres qui entoure l’île, après un court plateau corallien. La chute vers les abysses est vertigineuse. De la surface, cette zone d’un bleu profond d’où apparaissent et disparaissent requins et tortues est à la fois attirante et un peu effrayante. Nous ferons quatre plongées dans la journée, entrecoupées d’un casse-croûte revitalisant pour nous permettre de nous ressourcer. L’air des profondeurs, ça creuse. Une heure de plongée, une heure de repos ! Si les plongeurs plongent bien une heure, mais avec un temps de préparation conséquent, nous, petits snorkelers sommes à l’eau dès le début de session. Autant dire que Sipadan, on en a bien profité ! Le capitaine du bateau veille sur nous et un geste de la main suffit pour le faire venir. Tout comme les plongeurs, nous avons notre petit briefing nous indiquant où aller et ce que nous pouvons y voir, avant chaque plongée. Le matin, le groupe des générateurs de bulles (les plongeurs donc) a vu des requins marteaux, fait à priori rarissime ! A la remontée, tous sont surexcités, particulièrement le jeune responsable de palanquée qui informe chaque bateau alentour de leur chance inouïe par un signe (les deux points fermés au niveau de la tête pour indiquer les deux yeux du « requin marteau ») L’après-midi, alors que nous sautons dare-dare à l’eau attirés par les ébats d’un couple de tortues, Grisemote aperçoit, venu des profondeurs, une forme caractéristique au-dessous d’elle, qui lui rappelle un air familier des aquariums: diantre, un requin marteau ! Ça avait l’air si important pour les plongeurs, qu’elle s’empresse de les prévenir sur le bateau alors qu’ils sont en train de s’équiper. Les plongeurs, sceptiques car ce type de requin se trouve généralement en grande profondeur, pour les plus rapides, verrons l’engin binoculaire glisser entre les eaux. Un requin marteau vu par une snorkeleuse. La nouvelle se répand comme une trainée de poudre. Encore un coup du réchauffement climatique … Elle fait le tour de Scuba junkie et le soir au réfectoire, on ne parle plus que de LA journée des requins marteau et de « celle qui a joué avec l’un d’entre eux en surface », une légende ! Il faut donc assumer ma place de mari d’une légende vivante. Je raconte donc l’épopée héroïque à ceux qui la demandent : « Ben, une masse grise est passée près de Sylvie (et probablement à côté de moi mais je ne l’ai pas vue). Il parait que le poisson était marteau ». Voilà ! Dans dix ans, ceci devrait pouvoir se transformer en une belle histoire à rebondissements si chacun y met du sien. Ils sont fous ces junkies ! Le lendemain est une journée de repos / transition. Beaucoup de fatigue accumulée aura fini par miner le moral des troupes. Pour ma part, un gros mal de crâne dû à la fatigue et au décalage horaire me clouera à dormir sur un banc de la salle commune, notre bungalow ayant été rendu. Le reste de la famille, plus en forme, fait le tour du village alentour et une petite plongée au niveau du ponton de l’embarcadère. Ces petits villages de pêcheurs, bien que visiblement très typiques, montrent le niveau de vie très bas des familles. Aux alentours de 16h00, nous repartons en bateau vers Semporna, qui est le lieu d’embarcation de nos prochaines plongées, vers Sibuan et Mataking. Destination : l’hôtel Seafest, toujours pas donné, mais globalement bien rendu. Piscine, puis diner dans le restau des junkies (sympa mais pas des plus typiques) avant une grosse nuit réparatrice.



Les deux jours qui suivent sont consacrés à la plongée sur l’île de Mataking et sur Sibuan, deux îles paradisiaques avec des plages de sable blanc ourlées de cocotiers sur fond de verdure. Les bancs de méduses gâcheront un peu la fête (notamment de Robin). Nous ferons trois « plongées » par jour, toujours entrecoupées de repos sur l’île.



Sibuan est une île incroyable : c’est une bande de sable avec des cocotiers, un petit village de pêcheurs et une nursery de tortues qui sont remises à l’eau quand elles sont moins vulnérables. L’île est vraiment paradisiaque de notre point de vue d’européen. Ceci dit, dans la journée, il est impossible d’y tenir tellement il y fait chaud ! Pour la plongée, le spectacle vaut bien entendu le détour. Le côté obscur de l’île est qu’hélas, pas mal de fonds ont été dynamités par des ignorants qui se disent pêcheurs. Assez désolant, car outre le fait que cela soit interdit et tue tout sans discernement, il faut des dizaines d’années ensuite pour reconstituer les massifs coralliens, source de toute la vie aquatique locale. Les deux soirs de suite, après la piscine réparatrice, nous mangeons au restau « steak house », on ne peut plus local malgré le nom tape à l’œil, où les menus sont complets pour 7,5 ringgits (soit moins de trois euros). A conseiller pour ses jus de fruits frais et ses petits plats typiques dans une belle ambiance. A Mataking nous avons subi un orage. Une bonne vingtaine de minutes avant l’assaut des gouttes, le ciel devient de plomb et la lumière baisse de deux tons. Les bourrasques furent intenses mais de courte durée et moins d’une demi-heure plus tard, le grand bleu était de retour. Trop facile !



Nasiques à gogo

Tout à une fin et nous quittons le périple plongée le lendemain pour la jungle près de la ville de Sandakan (cinq heures de route pour trois cents kilomètres). Palm trees à perte de vue du début à la fin du voyage. Grrrr. Notre chauffeur voit cela comme une belle réussite : la Malaisie est le premier exportateur mondial d’huile de palme. Indéniable. A l’arrivée, nous logeons au Paganakan Dii, notre étape de fin de la journée, bien loin des sentiers battus. Le bungalow est tout simplement superbe, avec une vue sur le rideau de jungle qui cache les palmeraies. Bel endroit, aménagé avec goût (au moins le nôtre). Loin de tout, le soir nous mangeons sur le site qui ressemble à la taverne des pirates des caraïbes avec ses barriques, ses tables et sièges en bois, sommaires, le tout au son des grillons et autres insectes qui claironnent leur joie de vivre (ou d’être encore en vie). Bel accueil de toute l’équipe. A recommander. Le lendemain matin, nous partons en taxi pour Labuk Bay, haut lieu de sauvegarde des nasiques (proboscis monkeys en anglais), singes que l’on trouve uniquement sur l’île de Bornéo. L’animal est rare, d’autant plus que l’élevage intensif des palmeraies a décimé leur habitat naturel. A Labuk Bay, un riche producteur d’huile de palme aurait pris conscience que les nasiques allaient disparaitre et a créé une réserve implantée entre de grosses plantations de palm trees dans un décor de jungle qui résiste à l’envahisseur, au niveau de la mangrove (le remord peut être). Pour animer joyeusement tout cela il a fait construire deux plateformes pour les nourrir, endroits privilégiés pour les admirer à l’aise au moment des repas. Dévoué pour la bonne cause le producteur, n’a pas été jusqu’à replanter la jungle. Le mécénat à ses limites. Comme toute bonne réserve qui se respecte, elle est aménagée pour le tourisme. Le Nipah Lodge, bien que pas donné pour le pays, est extra et calme, en plein milieu de la mangrove. Les bungalows sont de toute beauté et très agréables à vivre (ventilos et air conditionné). Loin de tout, nous devons manger au restau du lodge qui bien qu’étant de qualité manquerait presque de variété. Nous sommes également tributaires du véhicule du lodge pour les plateformes, à quelques kilomètres de nos appartements, avec pour activité principale à heures fixes : nourrir les stars locales. Au niveau des plateformes, le petit guide jovial du lodge, Jonathan, qui parle le nasique sans accent, les appelle avec des cris très caractéristiques. Les sommets des grands arbres commencent alors à s’agiter et une horde de singes gymnastes arrive en sautant d’arbre en arbre avec souplesse et audace pour se repaitre de légumes et de pancakes. Pas trop farouches, les nasiques savent rester assez distants sans être sauvages. Mais quelle sinistre plaisanterie a incité un créateur à positionner un tel appendice nasal sur un singe au demeurant si sympathique ? Si le tout peut porter à rire, en revanche, le nasique est le seul singe qui peut nager. Et toc, on n’a rien sans rien. Y ‘a une justice quand même! En lisant les infos sur Voyage Forum, il est dit que c’est un lieu où l’on peut rester trois jours sans s’ennuyer. Grisemote n’a prévu que deux jours. Deux jours d’observation de nasiques me direz-vous, on pourrait finir par les avoir dans le pif ? Bon ! N’étant pas tous des zoologistes invétérés, sans pour autant être réfractaires à l’observation animalière, certains membres de l’épopée ont fini par manquer d’enthousiasme à la vue de ces bipèdes à l’estomac insatiable. Certes, le site est super, les singes sont en liberté et photogéniques à souhait, mais les deux plateformes restaurant pour singe n’ont rien de naturel et le tout finit, sur deux jours, par être, comment dire, un poil répétitif. Une bonne journée aurait peut-être suffit … au moins pour l’un d’entre nous. Les plateformes d’observation se trouvent loin du lodge, on ne peut pas aller se promener à pied, il faut être tributaire d’un véhicule que nous n’avions pas. Et le lodge est au milieu de la palmeraie, et c’est calme, très calme, peu de faune, à observer. L’après-midi du deuxième jour, détectant un je ne sais quoi d’ennui furtif dans nos yeux, Jonathan nous propose une petite escapade dans la mangrove: court, instructif et finalement bien sympa. Nous y apprendrons une technique de pêche très ingénieuse de ces teignes de macaques à longue queue (long tail macaque) : ils laissent traîner leur queue dans un des multiples trous de crabe de la mangrove. Le crabe, croyant être livré à domicile, pince la queue et hop, le tour est joué ! Malins ces singes ! Le soir, notre petit guide, qui ne tient pas en place, nous invite (moyennant finance) à un night walk (cela fait plus aventurier que « marche de nuit » n’est-il pas ?) pour voir « un arbre de noël ». Bigre ? C’est tout simplement un arbre particulier sur lequel des lucioles (qui sont en fait de minuscules scarabées) s’agglutinent. Pas de doute, l’arbre est bien éclairé. Disons que c’est une guirlande un peu sous-voltée mais qui a son petit effet, sans tomber dans le spectaculaire. Sur le chemin, nous croisons un chat sauvage avec sa proie dans la gueule qui s’arrête devant nous pour prendre son apéritif. Aïe, coincés à l’arrière de la voiture, nous manquons les photos. Grisemote en parle encore !

La minute culturelle de Grisemote : Les nasiques ont vraiment une drôle de tête. Les mâles dominants ont un appendice nasal extrêmement développé, c’est un pouvoir de séduction pour les femelles, et ça leur sert aussi de « corne de brume » pour alerter la tribu d’un éventuel danger. C’est très amusant de les entendre communiquer. Les femelles et les jeunes ont un petit nez retroussé. Ils font aussi partie des singes qui peuvent nager, d’ailleurs ils plongent très bien. C’est pour ça qu’ils aiment vivre en bordure de mangrove ou de mer, c’est un moyen d’échapper aux prédateurs, et un côté de moins à surveiller! De plus, ils ont un gros bidon ! En fait, ils possèdent deux estomacs comme les vaches. Plusieurs familles cohabitent, mais un seul mâle dominant est toléré. Les autres mâles font partie d’un groupe, que là-bas on appelle « batula group » (je n’en ai pas trouvé la traduction). Deux repas leur sont servis par jour. Une vraie pension complète. On leur sert légumes et pancakes sans sucre car les nasiques ne peuvent absolument pas consommer de sucre sous peine de mort, et se nourrissent exclusivement des végétaux de la jungle. Alors que la première plateforme est en pleine jungle, la deuxième est attenante à un bâtiment habité par d’autres singes très attachants: les silver leafs. Ces petits singes tout gris, avec la coiffure de David Beckham sur la tête, nous accueillent avec d’autres congénères. Nous les avons crus apprivoisés alors qu’en fait ils sont juste très conviviaux (nous en recroiserons à plusieurs reprises durant notre voyage). Nous passons un bon moment à les regarder de très près. Les petits sont tous roux, très rigolos. Repas favori : les haricots et la plupart du temps les feuilles d’arbre. Même si le remplissage de leur estomac les guide, ils ne seront pas là systématiquement. Il faut donc savoir en profiter. Pour finir, quelques calaos (hornbills) amateurs de bananes viendront compléter la panoplie des bêtes sauvages apprivoisées du lieu.



Impitoyable Jungle

Prochaine étape, nous partons pour la rivière Kinabatang et sa jungle exubérante. Encore un lieu très attendu, paraît-il un grand moment d’après le forum de voyageurs. Après beaucoup d’hésitations compte tenu des avis des uns et des autres, nous choisissons ce raid avec Kinabatang Natur Lodge. Le trajet pour y parvenir fut quelque peu chaotique, avec un aller d’une bonne heure et demi en taxi pour Sandakan pour revenir quasiment à notre point de départ 1h30 après en car « tape cul » (visiblement un malentendu avec la personne avec qui nous avions réservé !) suivi de deux heures dans le même véhicule pour arriver à notre trip jungle. Durant le trajet, il faut avouer qu’à part dormir il n’y a pas grand-chose à faire : palmiers à huile à perte de vue et heureusement quelques villages. Les routes ne sont pas le lieu d’une vie intense non plus. Le goudron est plutôt « correct», arpenté par des véhicules du type qui a beaucoup vécu ou de beaux 4x4 neufs rutilants, ponctués de gros cars « brousse », petites motos ou grosses mobs scooter. En général, les bords de route près des villes et villages sont nettoyés et l’herbe coupée ce qui donne un aspect plutôt « propre » et agréable. Les villages sont souvent petits avec de petites mosquées pas très démonstratives. Côté religion justement : La religion musulmane est très majoritaire, mais elle n’est pas la seule : chrétienne, hindouiste, sikh, bouddhiste, …. Tout ce petit monde cohabite a priori très bien dans ce qui nous apparait être une certaine harmonie. Pour le voile par exemple, c’est suivant les endroits 40 à 60 %. Ceux-ci sont souvent colorés. A noter cependant qu’à l’école « high school, à Sandakan, les étudiants portent des uniformes et pour les filles il y a un voile … Mais est-ce partout comme cela et que font celles qui ne sont pas musulmanes ? A Kuala Lumpur, nous verrons des mini jupes qui ne déteignent pas dans le paysage (portées uniquement par des chinoises !) Palm tree : Horreur, malheur ! Avoir massacré la forêt primitive, avec des arbres centenaires, voire millénaires, et toute la faune qui va avec, pour planter sur des kilomètres des palmiers à huile, c’est déprimant. Bien entendu, cela met en rogne de voir autant de bêtises, d’irrespect de la nature et du patrimoine naturel qui ne nous appartient pourtant pas. Le comble est qu’il faut maintenant payer et fort cher pour voir ce qui appartient à tous, notre patrimoine commun dit « naturel », que les gouvernements ont autorisé à massacrer et qu’il faut maintenant protéger dans des poches anecdotiques primitives au frais des touristes et peut être du contribuable. Mieux encore, comble de l’ironie, ces mêmes gouvernements passent pour être les protecteurs de ces mêmes lieux et des nasiques par exemple. Quant aux compagnies qui exploitent les palmiers à huile, il est fort à parier qu’elles gardent quelques parcelles vierges histoire de se donner bonne conscience vis-à-vis des populations. Bref, la grosse arnaque des hommes sur la nature, comme cela se pratique partout et à toutes les échelles. En y réfléchissant mieux, nous même gentils européens offusqués par cette destruction massive pour la monoculture, n’avons-nous pas saccagé notre forêt endémique pour y implanter notre agriculture ? N’avons-nous pas, sur des centaines de kilomètres-carré, fait de la monoculture dont nous ne voyons que le charme maintenant. En traversant une région viticole, un malaisien ne se poserait-il pas la même question que sur les palmiers à huile ? Bon, ceci-dit, sur place c’est quand même bien triste. Et même s’il y a de « bonnes raisons » à cela, on sent que la logique ne vaut que pour du court terme. D’ailleurs, déjà l’agro-alimentaire européenne commence à faire campagne contre les produits avec huile de palme …

Kinabatang Natur Lodge : « Spartiate land » pour « jungle trip »

A peine arrivés au lodge, nous partons pour une première visite du fleuve en bateau type « pirogue », mais à moteur. Il y a une bonne vingtaine de personnes par esquif, un guide qui parle anglais et un « pilote pisteur » qui a l’œil. Le fleuve est vraiment un bon moyen de visiter facilement la jungle. Nasiques, quelques oiseaux (calaos) et des macaques joueurs. La forêt est belle, avec de grands arbres majestueux, la lumière aussi et le petit vent tiède est du plus bel effet. Côté Bungalow, c’est plus mitigé – il y a le strict minimum : deux lits minimalistes, douche et sanitaire, le tout dans quelques mètres carrés, mais pas un de trop . Heureusement il y a des compensations : le wifi, l’électricité et un ventilo, indispensable si on veut avoir une petite chance de dormir. Autre bonne surprise : le buffet, pas plantureux mais plein de bonnes choses locales. Le camp est entouré d’un fil électrique, mais pourquoi diantre ? En fait, c’est pour les éléphants pygmées que hélas nous ne verrons pas (juste leurs bouses !). Ils viennent dans le coin tous les six mois, et à priori nous apprendrons plus tard qu’ils sont passés après notre visite. No comment ! Avant de dormir, une marche de nuit du type « promène touristes », autour du camp, nous divertit quand même. On voit un peu la jungle de nuit, c'est-à-dire pas grande chose. Une pluie s’installe en fin de parcours et qui durera une partie de la nuit. Les sangsues seront donc de la fête le lendemain … Le lendemain, le réveil sonne à 5 heures 45 pour un safari fluvial, dans les brumes du petit matin. Côté faune, c’est plutôt désert (quelques gibbons insomniaques de loin tout de même). Ils doivent tous dormir les veinards. Ce qui sauve l’affaire c’est une douce lumière sur le fleuve brumeux lors du lever du soleil. De retour au camp, après un petit dej qui finit de nous réveiller, nous partons pour une marche de trois heures dans la jungle. On y est cette fois! Jusqu’au cou, ou plutôt jusqu’au -dessus des bottes. Avec les pluies de la veille, le chemin se transforme parfois en bourbier géant digne de Koh Lanta. La discipline consiste donc à éviter de toucher les feuilles des arbres pour ne pas attraper de sangsues, à prendre la trajectoire la moins grasse possible pour ne pas tomber et à serrer les arpions pour conserver ses bottes au pied (la boue fait ventouse). La progression est lente, et en trois heures nous ne ferons que quelques petits kilomètres (pas plus de 3 ou 4). Côté faune, c’est le désert vert. Quelques petites bestioles se montreront. Il faut dire que l’on fait un potin de tous les diables avec un groupe de quinze à vingt personnes, dont des chinois volubiles exprimant sans retenue toutes leurs impressions d’un bout à l’autre du groupe. Bien sûr, c’est sans compter les moustiques et les sangsues accrochées aux feuilles et qui attendent sagement le touriste en mal d’exotisme, ou dans la boue pour remonter le long des bottes. Lucas est le premier touché et passe sangsue d’or avec deux morsures. Sylvie est sangsue de bronze avec une touche sur la hanche . Robin est déçu. Il en sort indemne, idem me concernant. Belle forêt. Au total, l’impression est plutôt très positive, même si cela reste touristique. Avec la chaleur et l’humidité étouffante, Sylvie n’est pas au mieux. Arrivés à notre cabane (le terme convient mieux que bungalow), quelques petites surprises nous attendent encore. Une fois la douche prise, Grisemote s’aperçoit que des sangsues se sont accrochées à sa sangle d’appareil photo et commencent une petite virée sur les draps du lit. Il faut rester vigilant avec ces petites bêtes amoureuses … de chair fraiche. Pour ma part, la boue ayant repeint une partie de ma chemise lors d’un pas hasardeux de trop dans un des bourbiers traversés, je m’aperçois après lavage, en l’étalant pour la sécher, qu’une petite mignonne y attendait son casse-croûte. Conclusion : pas vues, pas prises, partout elles se faufilent, loin du regard elles attendent, sans heurt elles se nourrissent, au grand dam des hommes, qui une fois de la jungle revenus, pensent ne pas être mordus. Le déjeuner avalé avec délectation, nous enchaînons par une grosse sieste pour rattraper notre lourd retard de sommeil. Au réveil, Grisemote découvre un peu de boue dans son nombril. L’enquête du comité hygiène et sécurité révèlera l’improbable, l’insoutenable. La violence des faits dépasse notre imagination (des plus fertiles en matière de voyage concernant Grisemote). La boue n’est autre qu’une mare de sang séché. Goulument, une petite sangsue est à table depuis plusieurs heures, nichée au fond du nombril accueillant et chaud. Le gite et le couvert. Comme nous avons estimé qu’elle appartenait à la catégorie des squatters, l’expulsion fut immédiate (avec du sel). Je tiens à préciser que malgré tout, aucune de nos visiteuses n’y a laissé sa vie. Après tout, elles sont chez elles, mais aussi un peu chez nous... Du coup Grisemote passe « sangsues d’or », comme quoi rien n’est jamais perdu. La fin d’après-midi est passée en safari sur la rivière. Nettement plus reposant que les treks jungle, on arrive en revanche à voir plus d’animaux (c’est pas Daktari non plus). Macaques, calaos, nasiques…. Sur un arbre immense, notre pisteur d’eau douce (ce qui n’a rien de péjoratif, mais c’est un fait) repère des ourangs-outans. Ah, du neuf et du jamais vu. Passant de branches en branches, à une hauteur assez vertigineuse, un couple se promène au-dessus de nos têtes avec l’aisance d’un trader dans un tableau de chiffres. Dommage qu’une bonne pluie s’invite au spectacle, rendant la visibilité hasardeuse pour les photos. En soirée, nous séchons le night-walk. De toute façon, il pleut. Cette escapade jungle fut plutôt positive. Certes, tout ceci représente un petit morceau de nature vierge perdu dans un océan de palmiers à huile, d’où certainement une faune allégée. Bien sûr, le trek jungle ne donne pas l’impression de traverser la forêt vierge de Bornéo, surtout avec un groupe important et un niveau de boue trop élevé pour faire beaucoup de chemin, mais la forêt est belle, le dépaysement est là et au final c’est bien l’essentiel. On pourrait s’interroger également sur le prix exorbitant du truc, pour une cabane équipée pour des spartiates avec quelques guides locaux (tout à fait compétents d’ailleurs), sachant qu’une heure de taxi ici vaut tout juste vingt euros. Le retour à la nature est surtaxé dirait-t-on. Mais ce n’est pas spécifique à la Malaisie puisque l’on retrouve cela également en Afrique. Disons que c’est le prix que l’on est prêt à payer et non ce que cela vaut …



Nous retrouvons la civilisation en revenant vers Sandakan, à notre logement de l’aller, le Paganakan Dii, dans le même chalet avec sa vue imprenable sur la jungle. A l’ouverture des valises, Grisemote débusque un nouveau passager clandestin : m’enfin, une petite grenouille trône sur ses vêtements, la dévisageant de ses yeux ronds. Comme il se doit nous la remettons à l’eau dans un nouveau parc d’attraction – un bel étang rempli de nénuphars non loin du lodge. Il faudra juste qu’elle se refasse de nouveaux amis. L’après-midi est consacrée à la visite de Sepilok avec ses orangs outans et son petit sanctuaire de jungle exceptionnel : le centre de découverte de la forêt tropicale. Très bien fait, la visite commence pour nous par la canopée. Des passerelles métalliques nous amènent au niveau des cimes des arbres où il est possible d’admirer ces géants feuillus (qui montent parfois jusqu’à 60 mètres). Souvent le tronc reste mince et sans branches pour s’épanouir vers le sommet. C’est la course à la lumière. Côté faune, on entend des chants d’oiseaux mais aussi la bonne humeur des touristes souvent plus attirés par la peur du vide que par les gazouillis exotiques. Les orangs outans restent un spectacle à voir. Nos cousins semblent en pleine forme et sont aussi à l’aise dans les arbres que devant les caméras et les flashs (avec peu de lumière au niveau du sol). Sepilok est un centre de réhabilitation des singes blessés ou orphelins, qui seront remis dans la nature ensuite. Comme tous singes « balanceurs » (type gibbon), ils ne peuvent pas sauter d’arbre en arbre comme le font les nasiques ou les macaques par exemple. Il leur faut des arbres de très grande hauteur pour s’exprimer. L’endroit est propice avec toutefois quelques filins pour permettre les passages entre arbres près de la plateforme touristique. L’espèce est protégée à cause de la déforestation intensive de la forêt primitive qui sonne le glas des hordes dont l’habitat est détruit. Toute cette petite manifestation est encadrée pour que le choc des cultures ne soit pas en notre défaveur, surtout avec les macaques joueurs à la main baladeuse (sur tout ce qui se mange et non ce qui est à croquer). En tout cas, les plateformes pour les nourrir sont un lieu idéal pour les admirer, même si tout cela n’a plus rien à voir avec la vie primitive. Une chose est sûre, les petits agrippés à leur mère n’ont pas le vertige. Nous rencontrons également un grand mâle mangeur de bambous. Sous son air débonnaire, il reste sous bonne garde, et pas pour le protéger lui.



Nous passons la soirée au Paganakan Dii, et après un réveil au son de la jungle qui s’étire aux premières lueurs de l’aube, nous partons à l’aéroport pour Kota Kinabalu, capitale du Sabah. Le vol au-dessus des massifs du Mont Kinabalu permet de voir qu’heureusement, sur les flancs de montagne, la forêt a quand même de beaux restes. Ce doit certainement être une zone protégée. A l’arrivée, nous louons une voiture pour être autonomes. Nous optons pour un véhicule du cru, une proton Wadja. Il faut goûter à toutes les spécialités locales, notamment celle du volant à droite, car la conduite est à l’anglaise. Ayant déjà eu à affronter ce type de configuration, il ne faut que quelques minutes pour retrouver ses marques. Les conducteurs ici ne sont pas particulièrement excités (voire carrément pépères), et respectent plutôt très bien les règles du code de la route. Résultat, on se sent en sécurité et pas vraiment dépaysés si ce n’est qu’ils roulent lentement même sans radars. Première étape, trouver notre hôtel au centre de Kota Kinabalu, le dayak hotel. Facile. Belles chambres royales ! Deuxième étape, embarquer sur un bateau pour Mamutik, une des îles du Tunku Abdul Rahman National Park, à quelques miles des pontons. De multiples petites compagnies assurent les liaisons et nous choisissons au pif celle qui nous a semblé être la moins surpeuplée. C’est vrai que c’est le lieu de rendez-vous des « Kotakinabalais » pour une journée en famille. Petites et bien accueillantes, les îles sont du coup surpeuplées. Ce n’est pas la côte d’azur non plus et on trouve largement de quoi poser ses serviettes. Les fonds sont poissonneux avec du corail, mais l’eau, troublée par les va-et-vient incessants des bateaux, est moins claire que ce que nous avions connu auparavant. Le bruit des hélices qui s’approchent des côtes donne toujours l’impression que l’on va se faire tailler en pièce. Une journée pas désagréable au bord de la mer, mais si c’était à refaire, nous la garderions pour autre chose. Le guide du routard est alléchant quant aux possibilités de diner en ville. Nous décidons de tenter l’exotisme sur le marché qui le soir se transforme en multiples « restos », où on choisit son poisson, ses crustacés, et où un cuisinier nous les prépare sur mesure directement au barbecue. Les enfants, adeptes de la chose, choisissent gambas et crabe… tout cela pour une somme, certes plus élevée que nos repas locaux quotidiens, mais qu’il serait impossible de concevoir en France.



Marchons sous la pluie

Le lendemain, départ pour le Kota Kinabalu National Park. Le mont Kinabalu est le sommet le plus élevé de Bornéo. Il culmine à 4095 mètres. Nous n’avons pas prévu d’oser l’ascension, qui se déroule sur deux jours et qui ne s’improvise pas à la dernière minute. C’est à organiser et réserver des mois à l’avance. Nous avions quelques craintes pour les enfants, mais finalement, tout au long des randos dans la jungle, ils étaient plutôt plus en forme que nous. Nous aurions donc pu le tenter ! Une autre fois peut-être ? Nous nous contenterons donc de sillonner ses flancs où la vraie jungle a gardé tous ses droits. Au départ des treks du National Park le ciel fait grise mine. Nous nous engageons sur un parcours de sept kilomètres sous une pluie fine, qui s’est rapidement transformée en pluie battante. Même sous l’épais couvert de la jungle, l’étanchéité n’est pas assurée. Où va-t-on ? Rapidement nous sommes trempés malgré les habits de pluie et avec l’altitude la température n’est pas si clémente que ça. On comprend en tout cas pourquoi la végétation est exubérante. Tantôt à seaux et tantôt modérée, la pluie ne nous quittera pas de toute la rando, transformant les pentes de terre en toboggans géants. Malgré les apparences ce ne fut pas la galère, même si un rayon de soleil ne nous aurait pas déplu. Côté oiseau, il faut croire qu’ils n’aiment pas l’eau. Côté flore, il y aurait eu de quoi faire, mais sous la capuche, le monde n’a pas la même saveur. De retour à notre voiture, bien refroidis et trempés jusqu’aux os (comme des Tom Yam – soupe locale- comme on pourrait dire là-bas !), nous rentrons à l’hôtel, le Celyn resort, pour reprendre des forces. Après une douche chaude réparatrice, nous partons déguster les spécialités locales du restaurant, en ayant pris soin de déposer nos chaussures trempées à l’extérieur, comme dans la plupart des lieux de ce pays. « Steam boat » au menu pour les enfants.



Larmes de volcans

Le lendemain nous partons pour Poring Hot Springs, sans nos chaussures jungles toujours trempées. Eh oui, même en Malaisie les nuits sont fraiches en altitude. Poring Hot Springs, c’est à l’origine une suite de bassins artificiels dans lesquels coule une eau chaude d’origine volcanique, aménagés par les japonais pendant la seconde guerre mondiale. Le site surfe aussi sur le côté jungle pour attirer les touristes, avec notamment un « canopy walk » (pont suspendu au sommet des grands arbres), quelques randos dans la jungle et un jardin botanique avec la possibilité parfois de voir une rafflesia, tout simplement la fleur la plus grande du monde. Cette fleur étant très rare, il faut être chanceux pour pouvoir l’admirer. Ainsi, dès qu’un bouton éclot, les propriétaires mettent des affiches partout pour en tirer le meilleur parti – car ici comme ailleurs, ce qui est rare est cher. Le jardin botanique en la matière n’avait rien à offrir, mais une rafflésia était visible chez un particulier. Nous suivons les conseils de visite du site et commençons par la canopée, en arrivant dès l’ouverture, avant le flot de touristes qui prend, parait-il, rapidement possession des lieux. Les ponts de cordes et de bambous accrochés à 30 ou 40 mètres du sol font leur petit effet, d’autant plus que l’ensemble est loin d’être rigide et que l’on passe les uns derrière les autres. Là aussi, même tôt, les hauts cris des apprentis aventuriers font fuir toute faune vers des lieux plus paisibles. Belle vue en tout cas. Nous enchaînons par une balade dans la jungle jusqu’à la grotte des chauves-souris, plus calme. Nous passons devant une cascade où les malaisiens (les hommes) se baignent dans la bonne humeur. Ensuite le chemin est désert jusqu’à la grotte signalée par une odeur âcre et musquée. Il faut s’armer de tout son courage et si possible d’une pince à linge pour y pénétrer, car l’odeur est vraiment éprouvante, et le sol jonché de guano. Bon ! Côté souris chauves, soit elles sont en mouvement, virevoltant en tous sens et c’est vraiment une gageure d’essayer de les prendre en photo, soit elles se reposent dans la grotte qui est aussi sombre qu’une nuit sans lune. Résultat, il y en a beaucoup, mais nous n’en avons pas vu tant que ça ! Pas grave, la forêt traversée est de toute beauté. Impatients et joyeux, nous partons vite grignoter un petit truc dans un des restaus locaux avant de nous attaquer à la rafflesia ! Nous suivons donc les affiches qui nous mènent à une cabane privée, remplie de propriétaires de la merveille tant convoitée à la mine moyennement engageante. L’un d’eux fait un rapide calcul de tête et annonce le prix (quelque chose comme 400 ou 500 ringgits), ce qui correspond en ces terres à une somme proprement indécente. En tant qu’instit, Grisemote refait un calcul mental tout aussi fulgurant, sur des bases tout aussi fantaisistes et annonce la couleur. Ce n’était pas la bonne. Les deux magiciens des chiffres s’affrontent alors dans une joute calculistique de haut vol, tel un certain Harry, et finissent par tomber d’accord (tu m’étonnes, ils n’allaient pas nous laisser partir sans voir ce bijou de famille – à ne pas confondre- si rentable). Le prix fut au final raisonnablement élevé. Nous avons ainsi passé fièrement avec succès la première épreuve. De là, un gamin d’une dizaine d’années, loquace comme une porte de prison, nous conduit sur une route, puis un chemin, puis un jardin. Bigre ! Et si nous avions signé pour une attaque en règle au coin d’un sentier ? Là ce serait cher payer. Nous finissons par arriver à un comité d’accueil pas plus réjouissant que le reste de la troupe. La deuxième épreuve semble s’achever à ce niveau. Un adulte nous fait signe de le suivre et nous découvrons … une rafflésia, entourée de plastique vert, encerclée de grillage, et nous derrière ! Comment dire… se serait-on fait un peu arnaquer sur les bords ? Pas complètement quand même puisqu’elle existe et que l’on peut la voir, mais c’est comme admirer un diamant dans une poubelle et sous bonne garde en plus, des fois que l’on parte avec du grillage. Pour jeter un voile pudique sur la mine sombre de la famille à ce moment-là, nous enchainerons par quelques propos culturels sur cette singularité de la nature : Pour commencer, elle a la désagréable habitude de prendre son temps pour éclore (le bourgeon met un an pour devenir fleur), ce qui semblerait expliquer sa rareté. Une fois épanouie, son diamètre peut atteindre jusqu’à un bon mètre. La rafflesia est une plante carnivore qui attire les insectes par une odeur de viande pourrie - charmant. Au final, c’est quand même une belle bête qui vaut le coup d’œil, si les conditions sont bonnes. Pour oublier, nous noyons notre déception dans les bains japonais et la piscine (il faut rajouter un supplément). Sans être inoubliables, les eaux chaudes (les larmes de volcan) détendent d’autant plus que chaque petit bassin, pour une à deux personnes, met un temps plus que conséquent à se remplir. Côté piscine, Grisemote a du mal à assumer son maillot de bain sous le regard croisé des malaisiens hommes et femmes qui se baignaient. Ici, même les chinoises pourtant parfois assez dévêtues à Kuala Lumpur se baignent en tee-shirt à manches longues et en short. Du coup, elle se rabat sur le jardin des papillons. Sur la route du retour pour le Celyn resort, il était prévu de se faire grignoter les arpions par les poissons docteurs. Ils devaient être en déplacement car nous ne les avons pas trouvés ! Arrivés devant notre chambre/bungalow, un élément nous interpelle. Nos chaussures qui étaient sagement rangées devant la porte pour se faire bronzer au soleil, sont éparpillées dans tous les coins. Soit elles ont fait une mêlée spontanée, soit on les y a aidées. Nous optons tout de suite pour la deuxième solution. Plus grave, il manque une des deux chaussures de rando de Grisemote – un enlèvement ! Nous prévenons la réception qui nous parle d’un « shoes killer», qui pourrait être le jeune chien de l’hôtel. Aïe ! Nous visiterons tous les buissons du jardin, la niche et les dépendances sans succès. Comme nous n’avons pas reçu de demande de rançon, nous avons dû nous résoudre à abandonner cette vaillante chaussure qui a marqué tant de territoires sans jamais rechigner. La jungle en sandales, de toute façon, c’était à essayer.

Viens chez moi, j’habite dans une « long house »

La route continue dès le lendemain pour atteindre la pointe extrême nord de l’île : « Tip of Bornéo ». Première étape : le « tamu » de Kota Belud, c’est-à-dire le marché. Il est typique et peu touristique. Nous y passons un bon moment autour des étals colorés à goûter à un peu de tout, souvent offert d’ailleurs, et déjeunons pour trois fois rien. Bonne ambiance. Le lieu vaut le détour.

Nous nous arrêtons ensuite à Sumangkap, un village entièrement dédié à la construction de gongs. C’est dimanche et à notre entrée, tous les villageois semblent dormir. Tous ? Non, une artisane résiste encore et toujours au sommeil et nous accueille dans sa boutique atelier. Continuant après la démonstration notre chemin, nous nous apercevons qu’en passant près d’autres boutiques, les dormeurs ne sont assoupis que d’un œil. Du petit gong pour sonner des événements de la vie, au grand gong de plusieurs mètres de diamètre, les artisans du village savent à priori tout faire. Les productions sont familiales et chacun a son style et nous explique pourquoi ses gongs sonnent mieux que ceux des autres. Nous finirons par acheter deux de ces indispensables instruments à une famille qui a su nous prendre par les sentiments en demandant une photo de nos fils avec leurs filles. En tout cas, ça marche !



Nous finissons notre périple par le point culminant de la journée : passer une soirée et une nuit dans une « long house » du peuple Rungus (grande maison de bambou qui abrite un clan familial). Ah, enfin de l’authentique et du partage avec de vrais locaux pur jus, dans un habitat réel et des conditions telles qu’elles devaient se pratiquer avant l’européanisation du pays. De l’extérieur, la maison a fière allure, montée sur des pieds de bambous au-dessus de la terre. L’accueil est un peu froid, mais après tout, on ne se connait pas. D’entrée de jeu, notre hôtesse nous demande de régler la note qui consiste en un tout : gîte, repas du soir, spectacle Rungus et petit dej. Tiens ? Aurait-elle peur que l’on fuit pendant la nuit ? Finalement c’était peut être prudent pensons-nous après avoir visité les deux chambres. Les cloisons sont en bambou peu épais et franchement ajournées (ce qui permet de savoir ce que font les voisins – super pratique). Deux matelas mollassons par chambre sont posés sur le sol (de bambou) et sont recouverts d’une moustiquaire dont le diamètre des trous est fantaisiste. Bref, du sommaire à la Robinson, mais le tout peut avoir un certain charme, ce qui n’est absolument pas le cas des sanitaires, sales et suintants l’humidité, envahis par de grosses guêpes, avec une douche dont le bouton d’eau chaude est encore recherché. Nous voulions du dépaysement, nous sommes comblés. Devant nos chambres, deux petites dames d’un âge déjà avancé, tissent des bracelets de perles pour touristes et nous lancent de grands sourires. Elles ne parlent que le Rungus, ce qui limitera à des politesses nos échanges. Notre hôtesse ayant disparu après les présentations, à moins de parler au chien du gîte, nous nous ennuyons ferme avant le dîner. Un coup de gong nous invite à nous rendre à la salle à manger. Par chance, une famille anglaise fraichement débarquée d’avion, accompagnée d’un guide local, est également de la partie. Au moins, nous allons pouvoir discuter. Très polis, aucun ne nous aura coupé la parole de tout le repas, et pour cause, pas un mot n’est sorti de ces gorges là, au point que le guide a fini par s’adresser à nous qui l’écoutions présenter les mets locaux servis, exotiques et pour le coup plutôt bons, tels que la fameuse fougère du Sabah et autres racines dont le goût ne peut être identifié pour nos papilles qu’après explications. Ensuite vint THE spectacle : le grand night show, organisé, réalisé et interprété par nos hôtes. Pour chauffer la salle, une grand-mère s’installe devant l’auditoire, c’est-à-dire nous et nos bruyants anglais et commence à jouer un morceau de flûte soufflée par les narines. Le concept ne manque pas d’audace et le résultat, bien qu’un peu répétitif, ne laisse pas indifférent. Puis vient un autre musicien à peine plus jeune qui s’installe avec une sorte de guitare. Va-t-il jouer avec les pieds ? Que nenni. Là aussi, c’est une belle performance, d’autant plus que le nombre de notes de l’instrument est limité à moins d’une dizaine. Pour finir, rien ne vaut quelques danses traditionnelles ancestrales. L’authenticité a visiblement un certain âge, car à part une petite jeune, gracieuse, qui s’est imposé de n’exprimer aucune émotion, le sourire édenté des mamies qui exécutaient quelques pas chaotiques n’a pas totalement conquis le spectateur. Bref, nous avons passé un bon moment, plus par le côté totalement amateur de l’affaire que par la qualité des prestations, mais c’est déjà ça. Nous quittons nos anglais hilares et passons à la phase obscure de notre séjour : la nuit. Sous les moustiquaires, sans ventilateur, la chaleur est torride. Impossible de fermer l’œil avant de longues heures. Ce petit retour aux sources, qui n’est au final qu’un attrape-touristes grossier autant qu’onéreux pour la prestation, servira au moins, espérons-le, aux générations futures de voyageurs. Si la « long house » est intéressante et bien mise en valeur (ça, on ne peut pas leur retirer), le contact avec nos hôtes fut strictement commercial, avec toujours le minimum. Selon nous, à éviter !



Tip of Bornéo : la plage du bout du monde

Debout aux aurores, contents que cela finisse, nous avalons le petit déjeuner et sans perdre de temps nous attaquons la route pour la pointe de l’île. « Tip of Bornéo » est quasiment accessible qu’avec une voiture car l’endroit n’est pas encore touristique, bien qu’il commence à figurer dans les programmes des agences de voyage (ce qui n’est pas forcement de bon augure pour les années à venir). C’est encore un coin sauvage avec seulement deux petits hôtels, dont le nôtre, qui viennent d’éclore. Un vent chaud et puissant nous accueille, sur une belle plage de sable clair de plusieurs kilomètres juste pour nous (ou presque). De grosses vagues se déroulent et cassent avec des reflets bleutés devant nos yeux ébahis, ce qui nous donne l’envie tout de suite d’en découdre avec les rouleaux pour chasser les démons de la nuit. Côté chambre, les bungalows offrent des espaces généreux et bien équipées, juste en face de la plage (il n’y a que la route à traverser). Le bonheur ! Immédiatement nous nous sommes sentis très bien à cet endroit qui aura permis de se ressourcer en profondeur pendant deux jours, tout en ne manquant pas d’activité: bodyboard (planches louées à notre hôtel) dans les rouleaux, balades sur la plage, visite du cap, découverte de nouvelles plages désertes, observation des crabes et des coquillages… Côté repas, notre cantine du midi fut le petit restau tout au bout de l’île, avec ses jus de fruit délicieux et ses mets locaux à notre goût, servis très gentiment par des personnes curieuses du parcours des touristes. A recommander ! La seule chose prévue au programme et que nous n’avons pas vraiment pu faire est de la plongée (palmes, masque, tuba). Sur la côte au vent, les vagues étaient trop puissantes pour envisager quoique ce soit et sur la côte sous le vent, l’eau assez remuée était trouble avec quelque chose qui nous piquait (des « brûlants » ou des méduses ?). Dissuasif en tout cas ! C’est donc avec regret que nous abandonnons une nouvelle fois la mer, le matin du troisième jour, après un ultime combat contre la mousse abondante des vagues, pour continuer notre périple. Vous l’aurez compris, Tip of Bornéo fut un coup de cœur inattendu, la bonne surprise du voyage.



Nous refranchissons en quelques heures le massif du Kinabalu et ses séries de virages, pour rejoindre l’aéroport de Kota Kinabalu où un avion nous embarque pour Kuching, capitale du Sarawak. Nous laissons avec regret notre voiture à l’aéroport. Cette semaine d’autonomie était d’autant plus agréable qu’il est facile de conduire dans ce pays, bien équipé, et hautement civilisé du point de vue de la conduite … pour pourrions en prendre de la graine ! Ce qui ne gâche rien, l’essence n’est vraiment pas chère. Le vol permet d’admirer une bonne partie de Bornéo. C’est de là que l’on voit l’ampleur des plantations de palmiers à huile, les fleuves gigantesques qui tracent leur sillon tout en courbes dans le paysage, les pétroliers géants qui partent de Brunei et les plages de sable qui bordent les terres. L’arrivée est mouvementée à cause d’un bel orage sur Kuching qui nous oblige à tourner en rond en attendant que l’aéroport soit de nouveau praticable. Premier avion à se lancer, notre pilote tente un atterrissage très impressionnant sur une piste totalement inondée dans un décor de nuages sombres et d’éclairs (nous serons d’ailleurs les seuls dans l’aéroport un long moment avant que d’autres pilotes ne tentent l’affaire !). Nous arrivons dans la soirée au Waterfront Lodge, hôtel avec beaucoup de caractère et très coquet. La montée des bagages dans l’escalier étroit jusqu’à la chambre est un peu galère, mais cela contribue au charme de la place. Petit détail unique sur l’île (de ce que nous avons vu), un tableau dans le salon comportait une femme nue ! Avant-gardiste. Très bien placés par rapport à la zone commerçante, nous partons faire un peu de shopping et nous rabattrons vers un des petits restaurants le long de la promenade du fleuve (le waterfront), car la majorité des boutiques sont fermées. Ce ne fut pas un moment historique, avec un repas quelconque dans l’assiette, le tout pour un prix bien au-dessus de la moyenne. Pour digérer, nous écoutons un guerrier instrumentiste (au moins il en avait le costume), de la tribu des orangs ulu très certainement, qui joue d’un instrument traditionnel avec dextérité. Magique !



Bako : la jungle pour les nuls

Nous partons dès le lendemain matin pour Bako, à 45 minutes de taxi de l’hôtel. Notre chauffeur, Azira, nous apprend beaucoup sur son pays et la région. Voilà une rencontre imprévue et tout à fait enrichissante. Du coup, nous prenons notre ticket de taxi de retour avec elle, dans quatre jours. Nous enchaînons par une balade en bateau, seul moyen d’accéder à Bako, avec des horaires qui dépendent des marées (donc, il est prudent de se renseigner à l’avance). Quand on parle bateau, il s’agit ici d’une grosse barque mue par un moteur à essence. Mohamed, notre batelier, manie son embarcation en expert des fonds et une certaine jovialité. Il nous explique que son moteur, c’est toute sa vie, car c’est le point sensible de son outil de travail. Il en prend soin comme de la prunelle de ses yeux. Il nous propose un petit détour (sans contrepartie) par la mangrove, ce que nous acceptons avec joie. Nous y verrons des crabes bleus électriques aux pinces surdimensionnées (que nous ne reverrons pas ailleurs), ainsi que des martins pêcheurs. Comme la marée est assez basse, à l’arrivée, Mohamed nous débarque à une bonne centaine de mètres de la plage de Bako, avec nos bagages et nous aidera à les porter. Nous le remercierons avec un pourboire et prenons rendez-vous pour le retour. Bako est un quartier général avec un musée, entouré de bungalows pour les visiteurs, d’un unique « restaurant » et est le point de départ de randonnées qui sont à la portée de tout le monde, avec des sentiers bien tracés. Seul le temps est discriminatoire. Une contrainte de sécurité est prévue : s’inscrire sur le registre pour le parcours et signaler l’heure de son retour (qui doit être prévue avant la tombée de la nuit – c’est mieux !). Notre bungalow n’étant pas prêt, nous partons dans la foulée vers la plage de Telok Paku, à une heure de là. Le chemin escarpé, tout en relief au milieu de la forêt, est vraiment très agréable. Les racines des arbres le recouvrent parfois presque entièrement, le rendant très glissant lorsqu’il y a de l’humidité. Certains d’entre nous sont en sandales. Même si ce n’est pas le mieux, c’est jouable. Au bout du parcours, la plage est magnifique, entourée de jungle. Notre bungalow (le N° 7, qui a été occupé juste avant nous par Calou 192 de Voyage Forum !), a vraiment bonne mine de l’extérieur : grand, spacieux, avec une belle terrasse équipée d’un ventilo. A l’intérieur, l’endroit a un certain vécu, à l’image des moustiquaires de fenêtres dont l’étanchéité à ces petites bêtes n’est plus assurée depuis longtemps. Mais nous verrons qu’il y a pire que les moustiques. Pour les sanitaires, il y a aussi un vaste espace, mais pas trop engageant. Une particularité : il n’y a que de l’eau froide, ce qui n’est pas gênant compte tenu de la température extérieure, mais qui coule lorsque le réservoir commun au camp est rempli. Premier arrivé, premier servi, sauf tard ou en milieu de journée. A prendre en compte lorsque l’on se savonne ! La literie est certainement ce qu’il y a de pire et les nuits seront chaudes avec des ventilos asthmatiques et bruyants qui brassent un air qui sent le moisi. Bref, on a vu mieux, mais disons qu’ici c’est la jungle. L’avantage de notre « chalet » est à l’extérieur. C’est un lieu de rendez-vous animaliers : nasiques, silverleafs, macaques, cochons barbus (qui ressemblent à des sangliers), mais aussi cette adorable petite bête que nous avions tout d’abord pris pour une noix de coco : le colugo. C’est un petit mammifère, apparenté aux singes, mais que l’on pourrait confondre avec un écureuil volant, car il peut planer d’arbre en arbre. Nous ne le verrons hélas que dormir. Nous enchaînerons les treks dans la jungle par nous-même, de plusieurs heures, et avons pleinement profité de cette belle réserve : randos mangrove (accessible à marée basse), spéciale plantes carnivores et plus généralement forêt sous toutes ses formes vers un point remarquable – plage ou point de vue. Pour ce qui est de la faune, des nasiques, des silverleafs et des macaques peuvent être vus, mais il faut être discret dans la marche d’approche. L’essentiel de la vie animale se concentre vers le camp, l’appel de l’estomac. Plusieurs fois par jour nous croisons une vipère verte (arboricole) qui a pris une pension complète sur une feuille de palmier non loin du réfectoire – belle bête avec un petit côté obscur quand même : elle est super venimeuse. En passant près d’un bungalow occupé par une bande de macaques, nous pensons « les pauvres, ils ont intérêt à se méfier ! ». La cantine, justement (car le mot restaurant ne semble pas complètement approprié) : c’est un self alimenté par un cuisinier sans imagination, mais qui nous nourrira correctement de nouilles, riz et autres préparations locales. Compte tenu des commentaires sur internet, nous nous attendions à pire. Grisemote, en prévision d’une certaine austérité, avait emmené quelques victuailles pour le petit déjeuner. Du coup, elle les enferme précautionneusement dans l’armoire de la chambre des enfants, coffre-fort pour ne pas se faire piller par les macaques.

Les quelques treks que nous avons écumés par nous-même : Delima trail : Rando assez courte mais bien agréable vers la mangrove. Celle-ci est accessible seulement à marée basse. Nous y croisons quelques nasiques assez hauts dans les arbres sur la partie forêt, sur la plage, des bernard l’hermite de taille impressionnante (qui donneront lieu à un concours du « boss ») et des carcasses de limules (animaux préhistoriques). Nous ne savons pas si c’est dangereux sous l’eau, mais le « dard » est impressionnant. Sur le chemin du retour, alors que Grisemote et Lucas traînent derrière, on entend un « Je ne sais pas par quoi, mais nous sommes suivis ». Sans forcément se rappeler immédiatement tous ces films où on entend de tels propos et où il y en a toujours un qui trinque, le groupe des trainards est sur ses gardes. D’un coup, une masse énorme fonce sur Lucas et s’arrête à un mètre. C’est un superbe silverleaf joueur, qui passe un petit moment à côté de lui et repart continuer sa vie dans les arbres. Belle rencontre. Lintang trail : C’est une boucle donnée pour 3 heures ½ au milieu des terres. Le relief accentué et la nature du sol permettent de passer d’une forêt assez dense à des plateaux moins peuplés et propices à l’observation de nepenthes, une sorte de plante carnivore. Passionnant (du coup le trip durera cinq heures). Comme tout ce qui a une réputation sulfureuse, elles sont très attractives avec chacune sa spécialité : certaines au sol, d’autres en l’air en grappes. Leurs urnes sont remplies d’un liquide sucré très appétissant pour les insectes (souvent des fourmis gourmandes). La victime, dans de bonne disposition, tombe dans une zone glissante, une sorte de toboggan, qui l’entraîne jusqu’au fond dans la zone de sucs digestifs. Une dernière attraction et c’est la fin ! Bien étudiées, un petit opercule préserve le liquide digestif de l’eau de pluie. Telok Pandan Kecil : Accessible par la mer en bateau ou par la terre. Nous optons pour l’eau à l’aller, afin de passer près du fameux rocher, le Sea Stack. Arrivés tard dans l’après-midi, nous sommes seuls sur cette belle plage pour un bain de mer, sous le regard de quelques nasiques curieux. Nous ne nous attardons pas car il faut rentrer par la jungle avant la nuit, et le chemin est donné pour 1 heure 30. A l’arrivée, nous tombons sur une bande de macaques pilleurs de poubelles. Même un solide couvercle ne les arrête pas. Qu’ils sont marrants ! Nous les regardons un petit moment, sans savoir….. Arrivés au chalet, nous avons été cambriolés. La chambre des enfants est intégralement saccagée. Tous les sacs sont étripés et vidés avec des vêtements partout, et l’armoire a été pillée des petits déjeuners dont nous retrouvons les traces de chocolat au lait sur les lits. Argggh, les sagouins. Les enfants avaient laissé les fenêtres entrebâillées pour aérer, avec les moustiquaires en place. Certes, il suffisait de passer la main pour faire sauter le petit loquet qui les maintenait ouvertes, mais encore fallait-il le savoir. Compte tenu du larcin, nos soupçons s’orientent vers des singes. En plus de la main, il faut dire qu’ils ont l’œil ! Plus précisément, même si nous n’avons pas de preuves formelles, nous sommes sûrs que c’est le gang des macaques qui a fait le coup, peut-être avec la complicité des cochons barbus qui montaient la garde, voire du colugo qui fait tout le temps mine de dormir. Le pire c’est qu’ils ont testé tout ce qui ressemble à un réceptacle de nourriture : les huiles essentielles, très appréciées sauf la menthe, les jeux ouverts, mordillés et jetés par terre, dont un dans une boite en métal que nous avons retrouvé sous le chalet. Heureusement, sauf la nourriture, nous retrouverons tout, parfois éparpillés assez loin autour du bungalow : K-Way, lunettes de soleil, … Nous avons bien l’empreinte de leurs dents, mais pas d’ « Experts » pour les identifier ! Pour voir la faune, nous optons pour le night walk « collectif » organisé par le camp, avec un guide local (coût tout à fait abordable). Même sur un chemin bien balisé, la marche de nuit n’est pas toujours rassurante, surtout après que le guide nous ait montré des araignées de belle taille, venimeuses à souhait, des vipères, scorpions et autres réjouissances que nous aurions croisés sans même nous douter qu’elles existaient si nous avions été seuls. On a adoré ! Les guides sont en tout cas souvent disponibles, même de jour, pour des conseils ou pour indiquer des animaux qui ne sont pas faciles à voir. Par exemple, l’un d’eux nous « tuyaute » sur deux loris (espèce de lémuriens) qui coulent des rêves heureux près d’un petit chemin non loin du camp. Nos recherches multiples, finiront par être fructueuses (il faut vraiment les chercher pour les voir !). Nous referons un deuxième soir la rando de nuit. Comme c’est la même que la première, nous serons un peu déçu car la faune observée est quasiment identique et au même endroit que la première fois. Heureusement, Robin a choisi de mettre un peu d’animation en se faisant pincer violemment par un Bernard l’hermite qu’il poussait du chemin pour sa sécurité. Tenaces ces petites bêtes là ! Lucas essaie de le délivrer, mais sans succès. Du sang, quelques larmes et un peu moins de peau termineront cet épisode douloureux.



La péninsule de Santubong : mont à-pic pour mollets d’aciers

Le lendemain, nous partons pour la péninsule de Santubong, celle que nous avions devant les yeux chaque jour depuis le camp de Bako. Les formes arrondies et toutes en relief, recouvertes de forêt, sont une invitation au trek. Nous retrouvons notre batelier, puis notre chauffeur de taxi. C’est le premier jour du Ramadan. Nous avons choisi de loger au Permai Rainforest, un lieu en pleine nature, comme nous les aimons et idéalement placé entre plages, forêt luxuriante et non loin du mythique et au combien pentu mont Santubong. Deux nuits dans un chalet en pleine forêt sont prévues, puis, pour la dernière nuit, nous nous offrons le luxe de deux maisons dans les arbres. Le chalet est vraiment spacieux, bien équipé et tout simplement agréable. La vue sur la forêt est imprenable, avec de grandes baies vitrées et une terrasse.

Au programme de ces trois jours, en vrac : - des bains de mer dans des eaux toujours aussi chaudes (là encore, pas de snorkeling possible la mer était trop agitée), - visite d’un village culturel tout proche : belle prestation, très pro (mais pas donné non plus). C’est une occasion de voir les différentes architectures d’habitats suivant les tribus (qui très souvent étaient prévues pour plusieurs familles complètes), les modes de vie et bien sûr, les arts. Très intéressant et bien mis en valeur. A ne pas rater: le spectacle d’une bonne heure dans une grande salle moderne, où défilent des tableaux de danses traditionnelles sur des musiques du cru. Danseuses, danseurs et musiciens professionnels, le tout dégage une belle image de l’art, de la musique et de la danse qui pouvait animer les tribus il n’y a certainement pas si longtemps – à voir.

- Diner dans un des petits restaus pour les locaux, regroupés sous un même grand bâtiment (ce qui est assez fréquent), non loin de notre lodge. Nous testons avec bonheur une des spécialités: les « rotis canai », sorte de petits pains fourrés d’ingrédients au choix, délicieux, préparés devant nos yeux ébahis par un cuisinier virtuose dans la manipulation de la pâte. Robin s’en fait un copain (d’autant plus qu’il avait un tee shirt « Angry Bird » qu’il convoitait). On y mange bien pour un prix modique et un bel accueil.

- Randos dans la jungle à partir du chemin du lodge : la jungle comme dans les livres, avec ses très grands arbres, ses lianes en tire-bouchon, ses cascades sauvages et ses moustiques. Pas ou peu d’animaux en vue. Assez court, mais c’est un bon souvenir

- The rando ! Le Mont Santubong (840 mètres) pour les trois plus vaillants d’entre nous (tient, il n’y pas de fille). Ce qui effraye d’entrée de jeu ce sont les chiffres : 3,4 kilomètres à monter en cinq heures aller! Cinq heures justement, c’est l’heure du lever des braves le jour fatidique, de nuit. Fringante, impatiente et joyeuse, la troupe s’ébranle aux premières lueurs, s’inscrit au registre des cinglés qui tentent l’ascension et commence ses premières foulées dans la jungle qui s’étire, dérangeant un serpent par ci, un truc non identifié qui s’échappe à toutes jambes par là. Le premier kilomètre et demi n’est qu’une mise en jambe, avec un relief quelconque. « 1,8 kilomètre du sommet » indique un panneau à la croisée de deux chemins et il reste presque quatre heures de route ! Les hostilités commencent vraiment. Le chemin se transforme en pente si raide que nous prenons les racines d’arbre à la main pour monter. De temps en temps, des morceaux de falaise sont passées avec des échelles de corde à la Indiana, avec des barreaux de près de cinquante à soixante centimètres d’écart. Il fait chaud et les tee-shirts sont trempés de sueur comme s’ils avaient été mis dans l’eau. Au milieu des arbres, rares sont les moments où nous avons de la visibilité. Robin commente en continue sa montée, papillonnant à droite et à gauche, pendant que son père reste concentré sur l’effort, qui visiblement l’atteint plus que les deux autres. Le rapport poids/puissance y est peut-être pour quelque chose. Au bout de trois longues heures de montée, nous atteignons le sommet, en n’ayant rencontré que deux âmes qui vivent, un couple d’australiens en pleine descente, satisfait de l’avoir fait ! De là-haut, la vue aurait pu être magnifique si les nuages ne cachaient pas la quasi intégralité du paysage. Pas grave. Dans la vie, il y a deux catégories de personnes, ceux qui l’ont fait et les autres. Pour nous, si les échelles de cordes acrobatiques tiennent bon, nous ferons partie de la première catégorie ! En descente, il faut avouer que cela va mieux. Malgré quelques sueurs froides sur des pieds qui glissent dans les échelles ou sur les réseaux de racines, nous finissons sur les genoux, mais rayonnants de l’avoir réalisé. Nous signons le registre de « sortie » et obtenons (moyennant quelques ringgits) le certificat de ceux qui sont allés en haut – tout cet effort valait bien ça !

- Gardons le meilleur pour la fin. Comme il se doit, chaque année ou presque, il y a un moment où nous devons aller voir des cétacés. Eh oui, c’est incontournable ! Certainement une envie séculaire chez certaines d’entre nous au point que si réincarnation il y a, on voit de quelle famille elle était. Jusqu’ici, l’expérience a toujours été très décevante. Mais là, comme d’hab, c’est sûr. On en verra, et des beaux ! Nous prenons donc un bateau de pêche réaménagé, déjà de belle taille, rempli de passagers enthousiastes pour voir – pour certains la mangrove, d’autre des dauphins : déjà, c’est curieux, car les uns ne se trouvent pas près des autres. Après une bonne demi-heure le long du fleuve où nous étions sur le point de voir des crocos et des singes, nous sortons en mer voir les fameux et bien connus dauphins de l’Irrawady. La mer est plate comme un lac, la lumière sur le mont Santubong superbe et le capitaine souriant, ce qui en dit long sur nos chances de voir nos fameux bestiaux de compète. Après une longue période de scrutation intense infructueuse, le capitaine et son guide semblent voir un aileron qui a plongé avec vivacité. Bien ! Aucun autre aileron, même de très loin n’apparaitra plus. Même pas étonné, on se dit pour se rassurer que l’on doit porter la poisse. Certes, c’est un grand classique, mais là, il faut être honnête, nous avons passé un cap car en Islande comme au Canada, nous avions vu au moins de beaux ailerons et de près ! Comme à chaque fois, le capitaine nous dit gravement que c’est rare que cela arrive, et pour se faire pardonner, la nuit tombant, il nous fait une faveur en nous emmenant près des rives du fleuve voir un arbre à lucioles. Pourquoi pas. Il faut imaginer un bateau de cinquante tonnes voire plus, chargé de touristes, en train de regarder trois à quatre pauvres lucioles tentant de faire le spectacle. Etonnant, non ? J’espère au moins qu’elles sont rétribuées. Heu, ce n’est pas ce que nous avons fait de mieux du voyage. Je le mets sur le podium avec la médaille d’argent des plus belles arnaques de l’île (après la long house), surtout compte tenu du prix, disons conséquent. Pour rester positif quand même, la balade en bateau, le museau au vent chaud sur un fond de coucher de soleil, il y a pire. A vous de voir, d’autant que c’est recommandé par le Lonely Planet. Les maisons dans les arbres : Avant d’affronter la ville à venir pour finir notre périple, nous passons notre dernière nuit sur la péninsule dans une « maison dans les arbres » de notre lodge. La maison, juchée à plus d’une dizaine de mètres du sol, au niveau des arbres qui l’entourent, avec vue sur la mer, est toute mignonne. Bien décorée et équipée, ce fut un vrai plaisir du début à la fin. Idéale pour prendre des clichés des silverleafs à table ou en plein jeux. Un très bon souvenir.



Kuching : le retour

Nous quittons la péninsule de Santubong avec regrets, et rejoignons de nouveau Kuching pour du shopping et quelques activités à l’envie. La ville ne manque pas d’attrait et on trouve de tout à pas cher et de bonne qualité : tee-shirt (l’équivalent de cinq euros ou moins), chemises, art ancien et tribal et tout ce qu’un touriste peut vouloir acheter. Nous craquons pour un croco en bois de belle taille mais aussi pour des récipients très originaux, sacs, bracelets, tee-shirts, etc … Sale temps pour le porte-monnaie, mais on se fait plaisir.



Nous passons un après-midi à Semenggoh, un autre centre de réhabilitation des orangs outans (mais ceux-là ne seront pas réinsérés dans la nature). Difficile de les voir de plus près, sous haute surveillance quand même. Il faut dire que les Hommes, ils connaissent. Côté photo, c’est parfait pour les gros plans, mais l’environnement n’est plus tout à fait la jungle brute non plus. Nous passons un bon moment à les voir évoluer tranquillement, sans craindre qu’ils ne disparaissent définitivement à chaque instant. Ils restent quand même un poil sauvage malgré tout : pour preuve, des photos exposées de l’empreinte de mâchoires dans les bras de curieux trop entreprenants. A chacun ses souvenirs.



Le lendemain, nous décidons de louer deux scooters, ce qui est une façon très pratique et très utilisée ici de circuler. Au programme, une dernière incartade dans la jungle, au Kubah National Park, à une quinzaine de kilomètres du centre-ville. Les machines sont très simples à conduire, rapides (jusqu’à 110 km/h), sans passage de vitesse, pas très cher à la location, plutôt économiques et super agréables tant qu’il ne pleut pas. Après une petite galère pour trouver le parc, visiblement pas trop connu, nous nous lançons dans un trek vers une obscure cascade. Le parc est presque désert et nous ne rencontrons personne durant tout le trajet. A l’arrivée, la cascade est magnifique au milieu du manteau de verdure. Comme l’eau est assez tiède et que nous n’avons pas de maillot de bain, seuls au monde, nous décidons de prendre un bain dans le plus simple appareil (pour les garçons). Manque de pot, au bout de dix minutes, alors que nous ne nous y attendions pas, un couple d’européens débarque sans prévenir. Panique à bord, tous à vos slips. Bon, visiblement pas traumatisés, nos « nouveaux amis » se baigneront aussi mais plus décemment. Le retour sera plus mouvementé. Le ciel, couleur plomb, se fait entendre dans un fracas d’éclairs. La suite logique se déroule suivant un schéma bien connu. D’abord une petite pluie qui est arrêtée par la végétation dense. Puis vient le moment où nos parapluies naturels ne suffisent plus et où nous prenons l’eau de toutes parts malgré nos habits de pluie. Une bonne pluie de tropique quoi ! Avec le relief, le chemin devient glissant à cause des racines, mais reste dans le domaine du praticable. Nous retrouvons nos scooters, mais moins l’envie d’en faire sous la pluie. Après un petit encas pour nous donner des forces, nous sommes fins prêts pour affronter l’adversité lorsque Lucas remarque une blessure à ma cheville : une sangsue. Quelle chance, alors que j’y avais échappé depuis le début, lors des dernières minutes de jungle, une petite veinarde s’est mise à table sournoise, de la race de celles qui se collent sous la chaussure et remontent tranquillement jusqu’au pique-nique ! Il était temps. Comme pour les autres, elle est facile à enlever (en la glissant doucement sur le côté), et est absolument sans douleur. On comprend pourquoi les rois utilisaient ce moyen pour « désépaissir le sang ». Ce qu’il y a de bien avec les pluies d’orages, du moins les locales, c’est qu’elles ne durent pas. Rapidement le soleil réapparait et la route sèche. A nous les joies du deux roues dans l’air chaud de Kuching. Nous traverserons la moitié de la ville juste pour le plaisir de ce grand moment de liberté et pour voir les différentes statues de chats qui ornent la ville. Nous finissons la soirée, sur les toits, dans une « zones de restaurants », comme nous avons pu en voir à plusieurs reprises. Le principe est simple. Au centre de la zone, les clients s’installent sur des tables en se cherchant une place libre pour le groupe de convives. A la périphérie de la zone, de multiples petits restaurants proposent des mets ou boissons que l’on choisit à sa convenance (ici ce sont des produits de la mer). Un crabe par-ci, une langouste par-là, un jus de fruit chez un autre … Les mets sont préparés et servis à la table de notre choix, mais payés chez chacun d’eux. Très agréable formule qui laisse une grande liberté de choisir ce que l’on veut, chez qui l’on veut ! Le lendemain, nous quittons Bornéo après notre dernier petit déj à l’hôtel qui nous a abrité deux nuits, le très « routard » et accueillant Singgahsana Lodge.



Kuala Lumpur : du bon, du brute et du bruyant

Comme cette ville est envoûtante. D’abord on y trouve une modernité qui n’a rien à envier à nos citées européennes. Les deux tours jumelles du centre en sont le symbole, mais également les centres commerciaux démesurés dont nous parlerons ultérieurement. Ces deux tours, qui, vues du ciel ont la forme d’une étoile à cinq branches qui rappelle les cinq piliers de l’Islam, abritent la société pétrolière Petronas. Elles figurent parmi les plus hautes au monde (elles le furent longtemps). Ensuite, la ville est très cosmopolite avec un grand brassage religieux et ethnique. Outre les malaisiens du cru, beaucoup d’indiens et chinois se sont implantés ici. Ainsi il n’est pas rare de voir des mini jupes (souvent des chinoises) à côté de femmes voilées, sans que cela ne semble poser de problèmes (au moins de ce que nous avons pu en voir). Enfin, les quartiers que nous avons visités sont très animés, avec une forte empreinte traditionnelle de la population qui les fréquente, que ce soit le grand marché, Chinatown, Little India, ou les rues au hasard de nos pas …. Le premier contact à notre retour dans la capitale fut de côtoyer un certain luxe, Grisemote ayant choisi notre dernière nuit au Trader Hôtel. La particularité de la place est, outre qu’il ne soit pas donné, d’avoir une baie vitrée avec une vue imprenable sur les tours Pétronas. Belle chambre (pour trois mais nous logerons assez facilement à quatre). Après un passage à la superbe piscine de l’hôtel perchée en haut de l’immeuble, nous partons à l’aventure dans la jungle de cette ville agitée. Le quartier des affaires n’a rien qui ne se trouve dans n’importe quelle grande ville, si ce n’est que c’est neuf, moderne, sans aucune histoire et assez peuplé.



Nous enchaînons par le quartier indien, en prenant un taxi dont le chauffeur chantait à tue-tête dans la voiture, sans le talent qui va avec - un moment douloureux pour ne pas exploser de rire et risquer de vexer notre interlocuteur. L’estomac étant à sec, nous profitons de la profusion d’enseignes de restaus indiens pour goûter de nouvelles saveurs. Le restaurant choisi est végétarien, complètement typique (on mange à la façon traditionnelle indienne, c’est-à-dire avec les mains) et vraiment extra. Repus, nous dépensons nos calories à parcourir le quartier, puis une très grande mosquée et enfin après s’être perdus, le grand marché. Grand, vous avez dit grand ? Il est tout simplement immense avec une foule compacte sur des rues entières. On y vend de tout et on s’y perd ! Nous suivons le flux, et c’est exténués que nous décidons de prendre un taxi pour nous emmener à notre prochaine destination : le marché de Kampung Baru.



Très coloré, et animé lui aussi, nous goûtons à tous les jus aux couleurs vives et exotiques qui sont proposés. La rue est bondée et en suractivité. Nous rentrons par curiosité dans le temple sikh, en plein milieu du quartier. C’est une sorte d’OVNI, au milieu du grand rush. Très épuré, d’un calme serein, plein de sobriété, l’endroit invite au recueillement. Un jeune sikh enturbanné nous en fait une visite très intéressante. A la sortie, dans la rue, il y a comme une grande attente dans l’air. Un orage ? Non, pas encore. Un spectacle peut être ? Non plus. Soudain, du haut de son minaret, un muezzin indique le coucher du soleil, marquant la fin de la journée de jeun. C’est la délivrance pour tous les musulmans. La rue se vide, les commerçants se mettent à manger et à boire. Le marché qui était grouillant de monde quelques minutes auparavant est devenu d’un coup presque désert.

Nous regagnons notre hôtel tard dans la soirée. Les deux tours sont illuminées et ne manquent pas de charme, sur fond d’éclairs de chaleur. Ce sera notre dernière nuit en terre malaisienne.



Le lendemain est consacré aux emplettes pour finir nos derniers billets avant de regagner l’aéroport dans la soirée. Pour le petit déjeuner, Grisemote nous a concocté un patchwork de fruits, jus de fruits et gâteaux locaux achetés la veille, dont le fameux « durian ». Ce fruit a une particularité dont nous connaissons les effets, mais pas encore le goût. Il pue tellement qu’il est interdit dans les hôtels, raison pour laquelle Grisemote a pris soin de le mettre au frigo de la chambre. En effet ! Sa réputation n’est pas usurpée. Tel un fromage Corse, le durian réveil les sens dès le matin et ne peut laisser de marbre qu’un appendice nasal fortement enrhumé. Alors on se dit, bien naïvement, que si cela se vend, c’est qu’une fois en bouche, la chaire nauséabonde apporte des saveurs insoupçonnées au premier abord. Et bien non ! Le truc attaque dangereusement l’estomac au point que le plus costaud d’entre nous fut terrassé d’un bloc. Excellent au final pour un lavage d’estomac (soyons honnêtes, certains ont globalement apprécié, sans pour autant en reprendre). En tout cas, idéal pour mettre de l’ambiance dès le matin. Sûr que l’hôtesse qui est venu contrôler le minibar n’a pas été dupe sur l’odeur de la chambre. Pour les achats, rien de mieux que d’aller dans THE centre commercial, l’un des plus grands au monde. Là, nous entrons dans une autre dimension. Imaginez le centre commercial le plus grand de France. Et bien je pense qu’il faut multiplier par dix sa surface pour atteindre le gigantisme de celui dans lequel nous étions. Quinze étages sur une surface indécente. Il est même tellement grand qu’à l’intérieur il y a un parc d’attraction avec un circuit de huit cents mètres de montagnes russes. On trouve de tout : de l’électronique aux vêtements les plus couvrants comme les plus osés. A voir ! Les enfants s’inscrivent au parc d’attraction et font le plein de tee-shirts du jeu « Angry Birds » (la nouvelle lubie) et en ramènent un pour le frangin qui n’a pas souhaité venir. Pour clore la journée, nous testons les fameux massages par les « poissons docteurs » (qui se nourrissent des peaux mortes de pieds). Dépassé les chatouillements hilarants des premières minutes, l’expérience est plutôt agréable. Après notre premier sushi-bar, le midi, nous optons pour un diner traditionnel à base de riz et de nouilles avant de nous diriger vers l’aéroport. Après un bon mois à baigner dans une chaleur humide équatoriale, nous retrouvons la douceur tempérée de nos latitudes avec déjà une pointe de nostalgie.

Epilogue : La Malaisie, c’est l’Asie facile autant qu’attractive et dynamique. Les avantages du pays sont nombreux : côté sanitaire il n’y a pas particulièrement de soucis pour peu que l’on soit correctement vacciné. Le paludisme n’est présent que sur des zones reculées de la jungle. Côté langue, l’anglais est pratiqué presque partout et leur accent est souvent plus simple à comprendre pour nous que celui des texans ou des irlandais (désolé !). Le sentiment de sécurité est supérieur à ce que nous connaissons en Europe. On a l’impression qu’ici ce que nous pouvons oublier ne disparaitra pas dans la minute. Ce peuple est accueillant à n’en pas douter. Le coût de la vie dans la rue est vraiment bas, ce qui permet d’envisager de se nourrir dans un restaurant local pour environ dix euros par repas pour quatre, tout en mangeant de tout. Les logements aussi sont abordables, d’où le fait que nous n’ayons pas campé. Attention toutefois, dès qu’il y a une estampille « touriste » les prix montent et atteignent parfois presque ceux de France pour des prestations plus standard que malaisiennes. Le côté obscur en revanche réside dans cette recherche immédiate de la modernité et du profit au prix du saccage de la forêt et pour du court terme. La Malaisie s’est beaucoup « européanisée » et si le dépaysement est certes au rendez-vous pour ce qui est de la météo et des paysages, l’empreinte traditionnelle s’est parfois égarée. Il en reste quand même encore pas mal, que l’on se rassure.

C’est notre premier voyage à quatre. Eh oui, il faudra s’y faire, un de nos oiseaux commence à vouloir voler de ses propres ailes. Que le temps passe vite ! C’est bien pour cela que nous ne regrettons doublement pas nos voyages passés, qui nous ont permis de profiter de la cellule familiale au maximum en vivant ensemble de grands moments intenses. La Malaisie fut une belle destination sur une formule itinérante avec une moindre autonomie que les fois précédentes. Il y a du pour et du contre mais c’est aussi confortable pour une fois de ne pas à avoir à monter la tente, préparer le repas, faire la vaisselle et j’en passe … Des vacances quoi diront certains ! En rentrant, comme chaque année, le spleen nous envahit, le temps de se réhabituer au charme de nos contrées tempérées. Encore et toujours un immense merci à Grisemote pour toute l’organisation du voyage et à nos aventuriers en herbe qui sont si faciles à vivre dans toutes les situations rencontrées. Pour finir, la Malaisie nous a apporté un cadeau inattendu. Une passion restée enfouie au fin fond de nous deux a surgi : nous nous sommes inscrits dans un club de plongée. Le monde sous-marin est vaste également. A suivre …

Gilles 23/04/2012 1H34

DONNEES PRATIQUES SUR LE SITE https://sites.google.com/...entrejungleetoceans/
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Bornéo, Sabah, nasiques, probocis, semnopithèques, singes et Labuk Bay
je sors de labuk bay pres de sandakan, sabah, borneo, le panard total, air asia va jusqu a sandakan pour peau de balle, tu peux aller en taco sur le site depuis l aeroport, sinon pour moins cher, il y a un service direct de minivan depuis sandakan (15RM=3 euros/ trajet/personne) sur place hebergements qui viennent quasiment d ouvrir, tout est presque neuf, et surtout l enthousiasme et la gentillesse du staff, il y a 4 feedings par jours, juste de quoi se detendre entre chaque spectacle, et mes journees etaient faites, j y ai passe 3 jours sans me lasser, les cartes memoires de l appareil photo sont chaudes comme la braise, des singes par dizaines, oiseaux, serpents, loutres, varans, des gros plans, sur des animaux en totale liberté... l hebergement est top, il y a des dortoirs a 28RM la nuit pt dej compris(50 lits au total, j etais seul, et des chalets avec air conditionne a 180RM, mais la brise marine rend le coin plus supportable que partout ou j ai mis les pieds a borneo (c est au bord de la mer en pleine mangrove, pas de moustique qd j y etais), la nourriture sur place (c est un peu le trou du cul du monde donc pas le choix) est tout a fait correcte a prix tres raisonnables. Quelques activites annexes en rodage. le meilleur, plan photo et observation de la faune, de tres loin, que j ai vu a borneo. sepilok et semengoh (orang outangs) arrivent derriere (sepilok est juste a cote et le bus de labuk bay peut t y deposer en revenant sur sandakan) meme bako est derriere a mon gout, bien que le site soit magique et que ce soit un tout autre concept, difficile a comparer

bref je suis encore sur mon nuage, quelques photos en prime
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Équipement pour voyager en santé en Malaisie (Bornéo)?
Bonjour à tous,

Nous partons le 12 juillet pour Kuala Lumpur et à partir du 15, nous avons pris nos billets pour Bornéo (Kuching, Kota Kinabulu et Semporna).

Nous nous chercherons des petites chambres dans des guest housse pas trop chères et justement, pensez-vous que nous aurons besoin d'emmener nos duvets ? ou bien une moustiquaire et un ensemble de coton nous suffiront ?

Avez-vous des conseils à nous donner ? nous avons rdv mardi prochain chez le médecin pour des médocs pour la diarrhé ou intox alimentaire pour que ce que j'ai eu en inde ne se renouvelle pas ou pas trop (j'ai cru que j'allais claquer sur place... wouaaah) et pour le palu et mise au point des vaccins ; nous partons cet après-midi chercher lampe à dynamo, moustiquaire, anti moustisque etc...

Avez-vous d'autres idées ?

Merci à tous, lili
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Séjour chez Uncle Tan sur Bornéo
Bonjour, nous souhaitons aller chez Uncle Tan sur Bornéo et nous nous posons quelques questions:est-ce que leur package 3jours deux nuits est suffisant ou n'est-ce pas une bonne idée d'ajouter 1 nuit afin au cas où l'un des trek serait un peu pauvre(jusqu'à présent les animaux sauvages n'ont pas de montre)comment sont les conditions de logement:j'ai lu spartiate, pas de problème. En fait ce qui préoccupe ma femme c'est l'absence de fenêtre et de porte aux chambres. Est-ce que cela impose d'apporter de moustiquaires et ne risque t-on pas la visite d'animaux ou de bestioles non souhaités (rampants, et autres insectes trop velus) car si les voir lors des "trecks" fait partie du truc les découvrir sur nous la nuit, c'est hum pas glop

par avance merci de vos réponses.

laurent
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Visite de Kota Kinabalu (Bornéo, Malaisie) seule
Bonjour,

J'ai réservé mon billet A/R Kuala Lumpu Bota Kinabalu. J'arrive le jeudi 13 déc. et je repars le mercredi 19 déc.

Voilà ma réflexion: MULU: A la base j'aurai aimé aller à Mulu Cave vu voir les pinnacles et les envolées de chauve-souris. Mais l'aventure me semble compliqué notamment à cause des transports car il faut impérativement que je ne râte pas mon vol retour. Je me trompe? MONT KINABALU: J'aime bien faire de la marche mais dans les faits je n'ai pas l'allure d'une sportive. FAUNE: Araignées, serpents, scorpions et moustiques ne sont pas mes amis même si paradoxalement j'adorerai jeter un coup d'oeil dans la jungle. PLONGEE: Tuba Palme m'aurait bien plus car j'ai pas trop envie de passer des exams de plongé pour mes vacances et une petite nage avec les tortues aussi. Cela ne semble pas la saison. Je me trompe? SANTE: J'ai donc quand même la moustiquaire, les sprays contre les moustiques sur la peau et les vêtements. J'ai aussi prévu le vaccin contre le Tiphus et les médicaments contre la malaria. Un peu peureuse la fille ;) SEULE: Par ailleurs, je voyage seule sur Bornéo. Donc, j'ai envie de me rabattre sur des sorties à la journée ou sur 2/3 jours avec retour à Bato Kinabalu. Peut-être partir en tour organisé ? Mais quel opérateur est fiable et abordable ? Quand pensez-vous ? Avez-vous des idées de programmes possibles ?

Merci d'avance pour vos commentaires

Véronique
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J'ai pas acheté la bonne tente pour la saison à Bornéo, comment rattraper le coup?
Bonjour,

Je suis à Bornéo et c'est l saison des pluies.

J'ai acheté une nouvelle tente chez un revendeur local pour avoir quelque chose adapté au climat. Il m' a vendu une Coleman sundome 2P (une monoparoi donc). J'ai pas tilté car je n'y connaissais quasi rien en tente. Après une matinée affreuse ou l'eau à commencer à filtrer à travers la paroi (heureusement ça m'est pas tombé dessus en pleine nuit), j'ai vite compris mon erreur. J'ai fait des recherches sur internet et hélas.... pas de tente 4 saisons par ici. Ca n'est pas dans les moeurs. (ben oui, soit vous faites borneo en été sois vous faites pas)

Je pourrais commander à l'étranger mais ça mettrait des semaines à arriver. Pas envie de poireauter à l'hotel tout ce temps. Alors quoi? J'ai lu qu'il y'avait des produits imperméabilisants, et qu'on pouvait aussi mettre une bâche sur et sous la tente. Moi je veux bien mais alors j'ai peur d'étouffer.

Que conseillez vous s'il vous plaît?
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Retour de 3 semaines à Bornéo (Malaisie)
Bonjour,

Voici notre trajet a Borneo pendant 3 semaines fin mars debut avril: 2 nuits a Kuching avec visite du Bako national park qui etait malheureusement a moitié fermé, 4 nuits au Mulu national park avec l'ascension des pinnacles, 2 nuits a KK (1 journée sur Sapi island), 1 nuits en bas du mont Kinabalu et 1 nuit en haut, 2 nuits a Sepilok, 2 nuits a Sukau, 5 nuits a Mabul puis 1 nuit a KK...

J'avais lu qu'il etait difficille d'obtenir le permis pour le Kinabalu et Sipadan ce qui est a moitié vrai, pour Sipadan on a eu quelques refus mais nous avons finalement trouvé via Uncle Chang et pour le mont, il suffit d'insister un peu par mail voir de passer directement au bureau a KK. Nous avons aussi croisé pas mal de personnes qui se presentaient directement au parc le matin pour tenter l'ascension dans la journée. En ce qui concerne les prix, le permis a Sipadan est un peu elevé mais ca vaut reelement le cout, ce lieu est tous simplement sublime, donc 600 RM par pax pour le permis pour les 3 plongées ( valable pour le snorkeling, 750 RM pour les divers). Pour le mont on est passé directement avec Sutera (ce qui reste le moins cher) donc pour 2 avec couchage a Laban Rata et nourriture 1192 RM auquel il faut rajouté 128 RM pour le guide et 33Rm pour l'aller retour en taxi jusqu'a la porte. L'ascension n'est pas reelement difficile, c'est plutot la descente, la nourriture au refuge est tres bien et les couchages sont pourvus de couvertures.

A Kuching nous avons logé au Singgahsana que nous avons trouver tres tres bien, ambiance et personnel sympa et chambre propre. A Mulu nous logions directement dans le parc mais il est possible de loger a l'exterieur pour un peu moins cher. Le treck des Pinnacles est vraiment sympa mais plus difficile que le mont Kinabalu ( on a mis 10 heures pour faire l'aller retour de 5 km). A Sepilok nous etions au Paganakan Dii qui reste le meilleur hotel que nous avons fait, le cadre est super et le personnel top. A Sukau nous sommes allés au Barefoot Sukau Lodge, chambres tres basiques mais nous etions venu pour les trips sur la riviere pas pour les chambres. Les 4 croisieres que nous avons faites etaient tres bien, super guide et personne avec nous dans le bateau. Donc retour tres positive. Et enfin sur Mabul nous etions donc chez Uncle Chang, la encore ca reste tres basiques mais l' equipe est super sympa, quelques problemes de vols a notre arrivé mais les personnes se sont fait renvoyer direct, bon la nourriture c'est pas trop ca mais c'est pas tres grave...l'ile est pas tres propre mais on vient pour les fonds marins.

En resumé super voyage a Borneo, les gens sont vraiment sympa, les paysages sont encore tres beau (sauf les fameuses plantations de palmiers bien sur) et la diversitée de la faune est incroyable...Pour les hotels nous n'avons eu des bed bugs qu'une seul fois a KK le reste etait tres bien ( apres c'est sur que pour nous un lit propre et une douche nous suffisent).

Si vous desirez d'autres infos, n'hesitez pas!

Tom
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Infos 2 semaines et demie Bornéo (côté Malaisie) + Perhentian Islands (Besar) - août/septembre 2010
Salut à tous !

Mieux vaut tard que jamais…à mon tour d’apporter ma petite pierre à l’édifice, dans la mesure où je m’étais principalement aidée de ce site (+tripadvisor+LP) pour organiser mon voyage, du 14 août au 5 septembre 2010.

Thématique : nature et vacances actives (et sportives !).

Notre itinéraire : 1) Paris-Singapour 2) Singapour - Kuching 3) Kuching (Semmengoh) 4) Kuching (Bako) 5) Kuching - Miri - Miri (annulation vol !) 6) Miri – Mulu NP (canopy walk, Deer Cave, Long Cave, Bat exodus) 7) Mulu (Wind Cave, Clearwater Cave) 8) Mulu - Camp 5 (Pinnacles) 9) Mulu Camp 5 - Piste des chasseurs de tête - Longhouse à Rumah Bala Lesong 10) Longhouse à Rumah Bala Lesong – Limbang – Miri 11) Miri – Kota Kinabalu (Monsopiad) 12) Kota Kinabalu – Kinabalu NP 13) Kinabalu NP (Laban Rata) – Ascension Mont Kinabalu 14) Mont Kinabalu – Ranau - Ladang Teh Sabah (Sabah Tea Garden) 15) Ladang Teh Sabah – Ranau - Kota Kinabalu 16) Kota Kinabalu – Kuala Lumpur – Kota Bahru 17) Kota Bahru – Kuala Besut – Perhentian Islands (Besar) 18) Besar (Abdul’s Chalet) 19) Besar 20) Besar – Kuala Besut – Kota Bahru – Kuala Lumpur – Singapour 21) Singapour 22) Singapour - Paris

Conseil préalable : réservez vos hébergements dans les parcs nationaux (Bako, Mulu, Kinabalu) et aux Perhentians dès que possible, tout comme vos billets de vols internes, pour bénéficier des meilleurs tarifs. Choisir la Maswings (filiale de Malaysia Airlines à Bornéo) plutôt qu'Air Asia quand c'est possible. Attention : si vous voulez changer vos billets, ça vous coûtera très cher (pour nous coût = rachat de billets plus chers) !

HEBERGEMENTS : 1) Singapour - Beach Hotel (14/08/2010) www.beachhotel.com.sg - 130 SGD la chambre deluxe (lit king size) avec clim, sans petit déj. (tripadvisor). 95 Beach Road, Singapour 189699, tel (+65) 6336 7712 Métro : Bugis, à 35 mn en métro de l’aéroport. Très bien situé. Traverser le centre commercial pour y aller. Chambre correcte mais décevante par rapport aux photos du site internet. Plein de restos en bas de l’hôtel. Les ch double du Sleepy Sam’s (43€ sdb partagée) www.sleepysams.com conseillé dans le LP (quartier Arab street) étaient complètes (mais places en dortoir). 55 Bussorah Street, Singapour 199471, tel (+65) 9277 4988 (bed@sleepysams.com)

2) Kuching - Kuching Waterfront Lodge (15/08/2010) : www.kuchingwaterfrontlodge.com (tripadvisor) Ch double + clim + douche + wc : 120 Rm. Chambre bien. Petit déj assez quelconque (toasts, thé, petites bananes). Gérant très gentil, très souriant et très attentionné (son salarié ( ?) le jeune : plutôt tout l’inverse). Internet. Bonne adresse.

3) Miri : ParkCity Everly Hotel (18/08/2010) payé par la Maswings suite à annulation de vol (intempéries à Mulu) Jalan Temenggong Datuk Oyong Lawai 98000, Miri Sarawak Tel: (+60) 85 440 288. Catégorie supérieure dans le LP. Grande chambre avec belle vue, sdb un peu défraîchie. Fer à repasser. Certains détails impardonnables pour un hôtel de ce standing : tache sur le drap, plein de cheveux sur la terrasse, poubelle de sdb limite vermoulue. Piscine agréable. Salle de sport. Bon buffet à volonté.

4) Mulu NP (20-21/08/2010) a) Plus de place à 25 Rm en dortoir 🙁, donc chambre en longhouse n°2 avec clim + douche chaude pour 4 pour nous 2 seulement. Correct mais cher (180 Rm) pour ce que c’est (National Park oblige). A savoir : plusieurs maisons avec dortoirs à 35 Rm avec ventilo juste avant l’entrée du parc (mais y-avait-il de la place ?) b) Camp 5 : (nous avons réservé le 02/08) 30 Rm/ pers. dortoir rustique (moustiquaire 1 pers louée 10 Rm/nuit) : 1 rangée de chaque côté, surélevée à hauteur d’un lit avec 5 matelas de part et d’autre. Pas de porte et murs qui ne vont pas jusqu’en haut. Toit en tôle ondulée. Sanitaires avec papier toilette (mais en prévoir) et douches (froides) corrects. Beaucoup de moustiques à la tombée de la nuit. Eau bouillie à disposition (Prévoir micropur quand même). Pas de réseau avec le tél portable.

5) Miri – Dillenia Guest House – notre coup de cœur de notre séjour (tripadvisor). dillenia.guesthouse@gmail.com http://www.tripadvisor.fr/...se-Miri_Sarawak.html 90 Rm – « Honeymoon room » avec clim. Douche et sanitaires communs d’une propreté impeccable, avec savon, vrai shampoing à disposition, sèche cheveux. Internet libre accès (2 postes). Petit déj excellent en libre service toute la journée, nombreux fruits frais, thés, confitures aux choix. Mme Lee est adorable. 5 Rm le kilo pour faire laver le linge. Petit bémol : l’appel à la prière de la mosquée toute proche à 5h du mat…la chambre n’ayant pas de vraies fenêtres (panneaux de verre inclinés) Achetez ici vos chaussettes anti-sangsues !!! Nous n’en avons jamais retrouvé après…+ courses pour Mulu NP. Resto Ming Café (LP) : bof. Resto Apollo Sea Food (65 Rm pour 2 avec bière) : bon.

6) Kota Kinabalu – Lavender Lodge (tripadvisor) (24/08/2010) www.lavenderlodge.com Bien situé (à 5 mn du marché, à 5 mn à pied de la gare routière pour Kinabalu NP), tenu par 2 philippines. No.6, Jalan Laiman Diki, Kg. Air, 88804 Kota Kinabalu, Sabah, Malaisie tel : +6088-217119 lavend07@streamyx.com 75 Rm. Ch n°205 avec fenêtre, clim, ventilo, lavabo + wc privés. Très bien. Douche à l’extérieur juste à côté de la porte. Très bon accueil et petit déj très bien (fruits frais).

7) Kundasang – Kinabalu Pine Resort (tripadvisor) 170 Rm ch double réservée par internet. www.kinabalupineresort.com Restaurant correct. Assez bon accueil mais notre chambre réservée avec vue sur la montagne n’est pas prête quand nous arrivons et nous sommes transférés dans une autre chambre sans vue et plutôt sombre. Sdb à rafraîchir sérieusement (travaux en cours). Sèche-cheveux, thé, café et bouilloire dans la chambre appréciables. A 5 mn à pied de Kundasang (15 mn des Headquarters du parc) sur la route de Ranau. Shuttle service de l’hôtel jusqu’aux Headquarters : 44 Rm / taxi Kundasang – Headquarters : 15 Rm Je conseillerais plutôt le Puncak Borneo Resort pour lequel j’avais hésité. Plus proche des Headquarters du parc.

8) Sabah Tea Garden – Longhouse n°2 (27/08/2010) 115 Rm la chambre 2 lits. Sanitaires et douches communes. Très spartiate et cher pour ce que c’est (voir les photos du site internet qui sont conformes à la réalité). Resto correct ; prix très raisonnables.

9) Kota Kinabalu – Lavender Lodge (28/08/2010) Ch familiale (1 lit double + 1 lit superposé) n°401. Douches moins bien que la 1ère nuit. Resto : Melacca Restaurant en bas de la Lavender Lodge (et conseillé par eux) : vraiment bof (37,5Rm pour 2). Resto indien Kohinoor (LP) : cadre très agréable (au bord de l’eau) : très bon resto, assez cher (98 Rm pour 2).

10) Kota Bahru - KB Packbackers (LP) (à éviter) (29/08/2010) Seul hébergement que je n’avais pas regardé et réservé qq heures avant d’arriver. Dans le LP, le 2nd backpacker n’existe plus. 28 Rm Ch sans fenêtre près des sanitaires avec les odeurs qui vont avec. Sanitaires très sales, parfois pas éclairés (c’est dur de changer une ampoule ?) et insalubres. Il faut croire que pour 28 Rm, on n’a pas droit à un minimum de propreté. En revanche, bon plan pour aller à Kuala Besut avec ce backpacker : mini van 10 Rm/pers (+ prévente billets de bateau Kuala Besut-Perhentian au prix normal de 70 Rm AR/pers.) Marché de bouffe nocturne (conseillé par mec du Backpacker) : top Resto indien conseillé par le LP (20 Rm pour 2) : bon mais vraisemblablement à l’origine des seules légères indispositions intestinales de mon séjour...🤪

11) Besar – Abdul’s Chalet (30/08/2010) Beachfront chalet with Deluxe sea view : 190 Rm. Après l’horreur du backpackers de Kota Bahru, le top du top 😇(le top du prix aussi lol). Cher mais vaut vraiment le coup. Super plage (coraux à qq mètres) avec très peu de gens, super vue. Tel : 019 912 73 03 (?) voir dans LP. Réserver dès que possible (nous avons réservé le 11/08). Il faudra rappeler 1 semaine avant pour confirmer la réservation. Resto vraiment pas top 😕 en revanche (se limiter au petit déj)+ service = attente 45-50 mn à chaque fois si vous prenez exactement le même type de plat malais/occidental (sinon vous verrez votre ami dîner et finir son plat et vice-versa). Remarque/ timing valable également au resto du Tuna Beach.

TRANSPORTS (quelques exemples) : Taxi aéroport Kuching – centre ville : 26 Rm Taxi Aéroport Miri (Air Asia) – centre ville : 30 Rm Taxi Aéroport Miri (Maswings) – centre ville : 22 Rm Taxi partagé Kota Kinabalu – Kinabalu NP Headquarters : 20 Rm/pers (16 Rm/pers si voiture à 6 places) Taxi Kundasang – Kinabalu NP Headquarters : 15 Rm Taxi partagé Ranau – Kota Kinabalu : 40 Rm/pers

Quelques impressions/récits :

a) Kuching (14/08/2010) : Nous avons été déçus par la ville car arrivés trop tard pour le grand marché du dimanche (dommage ça avait l’air super), mais peut-être aurions-nous dû visiter le musée + aller sur la rive opposée du fleuve. Ville d’un ennui mortel le dimanche (tout est fermé !) et pas d’un grand intérêt les autres jours non plus, prévoyez de bien remplir vos journées avec les activités aux alentours. Achetez ici vos souvenirs si vous en voulez, vous ne retrouverez plus autant de choix ni des prix aussi intéressants ailleurs. Conseil aux trekkeurs : les kek lapi (gâteaux multicolores) vendus 10 Rm sur Main Bazaar sont parfais pour les treks (quoique un peu lourds à porter), achetez-en plusieurs pour Mulu et le Mont Kinabalu !

En revanche, point fort de la ville = supers restos, où nous nous sommes fait plaisir : - Hawkers Food Court (LP) pour le midi : 5 Rm rice & curry (pas très copieux mais à ce prix, vous pouvez en prendre 2) - Top Spot Food (LP) : nombreux touristes, bonne cuisine (88 Rm en prenant des plats assez chers) - See Good Food (LP) : resto excellent (le meilleur de notre séjour) : goûter la langouste sauce au poivre conseillée dans le LP, les midin (fougères) relevées à l’ail, les ambols (couteaux) (trop bons), mais surtout les sayur manis (légumes), les meilleurs de tout notre séjour ! Eviter le spicy fish préparé avec des morceaux de poissons bas de gamme. Addition salée pour la Malaisie (2 langoustes, ambols, midin, riz blanc, 1-2 noix de coco fraîches + 1 bière = 110 Rm) mais excellent resto. Autre soir 3 plats+ riz+boissons = 85 Rm. Quasiment aucun touriste bizarrement.

NB : à Kuching, pas de bureau Maswings en centre-ville (LP pas à jour). Vous devrez aller au bureau de l'aéroport si vous voulez changer vos billets. Nous n'avons pas réussi à suivre le bon plan pour y aller en bus (LP) et avons dû prendre 1 taxi.

b) Semmengoh (16/08/2010) : 😇 Super. Une douzaine d’orang-outans avec femelles et petits, certains à quelques mètres seulement, car ils venaient chercher les bananes que leur tendaient les gardes. Pour y aller : Le jeune du Kuching Waterfront Lodge nous proposait 35 Rm/pers l’excursion. Mais nous avons pris le bus STC qui est passé à 7h20 devant notre hôtel Kuching Waterfront Lodge à la demande du gérant, et avons acheté au gérant le daily pass de bus soit 4 Rm AR/pers (moins cher qu’1 AR acheté dans le bus). A l’arrivée, suivre la route depuis l’entrée du parc 15 mn pour arriver à l’entrée de Semmengoh. Droit d’entrée Semmengoh : 3 Rm/pers. Heure de distribution de la nourriture aux orang-outans du matin : 9h.

c) Bako National Park (17/08/2010) : Nous avons été déçus 😐, car nous l’avons fait en grande partie sous la pluie, mais beaux paysages. Nous voulions y dormir une nuit mais c’était complet (le nouveau bâtiment avec couchages était sur le point d’être fini). Finalement on était content de pas rester ! Belle végétation variée. Nombreux nasiques et macaques (attention, agressifs !). Pour info, la photo du rocher (Sea Stack) que l’on voit partout est prise depuis un bateau. Nous avons fait Telek Paku (1h l’aller en principe, jolie plage), la plage située après Telek Paku (jolie) puis la small loop trail (rando en boucle de 3h30) mais aucun des points de vue n’était dégagé (la végétation a bien poussé depuis la construction des plateformes), paysages pas extraordinaires et aucune vue sur la mer. Sans doute vaut-il mieux faire une plus petite balade avec un guide pour des explications, ou des petits trajets en bateau. Vous pouvez acheter un repas froid (15 Rm pour 2, boîtes fournies) à la cafétéria de l’île en arrivant. Entrée du parc : 10 Rm/pers Bateau : 18 Rm/pers AR. Notre boatman nous a dit qu’en raison de la marée, il ne pouvait venir nous chercher qu’à 13h30 ou 16h30 uniquement. Carte du parc avec le tracé des randos : 1,50 Rm

Pour y aller : Bus Kuching Express rouge à 7h15 (1er à 6h30) à l’arrêt de bus sur la place située derrière le Tourist Center au nord, côté rivière. (3 Rm/pers l’aller). Attention : climatisation glaciale, surtout au retour ! Arrivée sur l’île après le bus+bateau vers 9h.

d) Mulu National Park (19/08/2010) : A votre arrivée, enregistrez-vous tout de suite à l’accueil, qui organisera vos visites et votre séjour. Canopy walk (30 Rm) à 13h l’après-midi : sans grand intérêt. Y aller tôt le matin (7h) si vous voulez voir des animaux. Guide (Jenny) super. Musée du café Mulu très intéressant. Le Café Mulu propose des lunch packs.

e) Pinnacles (21/08/2010): (documents explicatifs sur le trek et les tarifs - enquiries@mulupark.com) Nous avons pu partager un guide (400 Rm) réservé par un couple qui faisait aussi les Pinnacles, ce qui nous a réduit un peu le coût très élevé (1.035 Rm pour 2 pour les Pinnacles + piste des chasseurs de tête), nous n’avons pas payé les frais du guide des Pinnacles pour le retour vu que nous avons poursuivi par la piste des chasseurs de têtes (peut se faire sans guide, le parc ne s'occupant pas de la réservation de guide pour cette partie-là). Nous avons eu pour les Pinnacles un super guide très expérimenté (Philip), qui était l’un des premiers à travailler au parc et a beaucoup aidé à son aménagement, mais il est désormais en free lance et pas loin de la retraite. Seuls les gens faisant partie des groupes des 2 guides les plus expérimentés sont montés au sommet. D’après Philip, les Pinnacles est le trek le plus difficile techniquement à Mulu (il nous a dit qu’après ça, le Mont Kinabalu ce serait les doigts dans le nez lol) Comme conseillé sur ce forum, faites vos courses à Miri (bien prévoir le nombre de repas, pas comme nous !) car peu de choix et cher à Mulu (+petits insectes dans les sacs de riz, ça fait des protéines en plus 😛), prévoir des sachets de thé/autre boisson chaude + achetez aussi vos chaussettes anti-sangsues à Miri (20 Rm (?) à Dillenia Guest house) car bizarrement aucune en vente à Mulu, là où on en a besoin 😮! (mais par chance 😇 et contrairement à plusieurs trekkeurs, nous n’en avons pas eu – grâce au répulsif anti-moustiques sur le pantalon et aux chaussures montantes en gore-tex ?). Prévoir 8h aller-retour (pauses incluses). Le guide vous fait un briefing la veille. Départ 6h30. Environ 1.000 m de dénivelé. Arrivée au sommet pour nous vers 10h (?) (ascension en 3h pauses exclues) où nous avons aperçu les fameux Pinnacles 😇 entre deux nuages avant qu’ils ne disparaissent. 3 L d’eau/pers dont la moitié peut être laissée à mi-chemin de la montée (mini Pinnacle) ou à la 1ère échelle. Il faut peu boire. Prévoir large en vivres de course. On peut prévoir 1 petit parapluie (utile, même le guide en avait un !) La plupart des personnes abandonnent dans les 40 premières minutes (beaucoup d’abandons !) car ils n'ont aucune expérience de marche (un malais faisait l'ascension en survêtement en polyester...dans la jungle où il fait chaud et très humide, vous imaginez ?) mais si vous avez déjà fait un peu de rando en montagne, pas de problème technique. En revanche la chaleur du début et surtout l'humidité très importante sont plus difficiles à gérer. Il faut prendre son rythme et faire des petits pas réguliers. Une fois un peu en altitude, ça va mieux côté chaleur. Descente éprouvante. Conseil aux trekkeurs : Prévoir des gants (ex : gants de cyclistes) pour la descente, très utiles ! (rochers de calcaires très acérés)

f) Piste des chasseurs de têtes (Headhunters’ trail) (22/08/2010) (détails à enquiries@mulupark.com) : Jungle très belle mais chemin souvent inondé donc marche assez longue : nous avons dû retirer nos chaussures 2-3 fois (pas rassurés à l’idée de marcher pieds nus dans l’eau dans la jungle mais bon), ou sinon faire comme les locaux, portez des Adidas Kampung (chaussures en caoutchouc) à 5-7 Rm. Pas vu d’animaux mais partis trop tard (8h20) ? Marche environ 4h (détours pour chemin inondé) pour rejoindre le bateau. Environ 1h (durée qui varie selon le niveau de la rivière) de bateau pour rejoindre la longhouse : super 😇. Longhouse – Limbang : 2h (bateau + mini-van) Van privatisé (on ne nous a pas laissé le choix) de Medamit pour retour aéroport Limbang (1h de route environ) : 80 Rm (60 Rm pour Limbang + 20 Rm pour l’aéroport)

Si vous voulez faire la piste des chasseurs de tête (= ne pas faire de boucle avec retour à Mulu) (voir le message sur VF de Gaulois59), il n’y a pas de véritable consigne à l’aéroport de Miri (bagages derrière un comptoir, laissés sans surveillance la nuit), mais vous pouvez laisser vos affaires au cargo service de Miri en arrivant à l’aéroport qui les enverra directement à Limbang pour la fin de votre trek (service top !). Cargo service aéroport Miri : prendre à droite en sortant de l’aéroport, traverser là où sont garés les taxis en continuant de longer. Le cargo service est quelques dizaines de mètres plus loin (longer le grillage). Un conseil : faites la répartition de vos affaires de vos 2 sacs (celui qui part à Limbang/celui que vous prenez pour Mulu) dans l’aéroport (clim) plutôt que dans le cargo service où pas de clim et peu de place. Pour 2 personnes : prévoir 2 sacs de 45 L pour le trek Pinnacles+chasseurs de tête ou 1 sac 30 L + 1 sac 50 L Coût cargo service : 47 Rm pour 25 kgs.

g) Longhouse Rumah Bala Lesong (22/08/2010) : Nous sommes restés dans une longhouse moderne (bois+béton) iban dans un village le long du fleuve au lieu d’aller directement à Limbang, ce qui est possible. Par rapport à notre expérience, je déconseille de faire étape dans une longhouse avant de retourner sur Limbang car le guide qui parlait anglais (Robyn) nous a lâchés dès notre arrivée, du coup aucun contact avec les locaux à part de grands sourires (et un « get out of my house » d’un gamin qui ne nous a pas vraiment amusés). Je me suis dit qu’on se rattraperait sur la bouffe authentique mais c’était fade 😐(pourtant la même chose que ce que mangeaient nos hôtes). 50 Rm/pers pour la bouffe et le logement à la Longhouse.

h) Kota Kinabalu (22/08/2010) : Nous avons bien aimé cette ville, mais ne pas y rester plus de 2 j. Le marché (bouffe) est super 😇. Le marché d'artisanat philippin : bof.

Pas mal de centres commerciaux. Avant le ponton pour les îles Manukan et autres, boutique de vêtements et articles de trek et de sport (attention ce sont des contrefaçons) pas mal pour acheter des choses en vue du Mont Kinabalu ou des t-shirts pour faire du snorkeling. Vous pouvez aussi aller dans des petites îles d’un petit coup de bateau. Attention : la laverie Sarusan a fait rétrécir nos vêtements ! 😠 la plaie !

i) Monsopiad Cultural Village (24/08/2010) : Cher pour ce que c’est (65 Rm/pers avec toilettes dans un état vraiment pas top vu le droit d’entrée), le lieu est bof (+plein de moustiques), mais la guide (Norma) était super, ce qui a compensé. Pour y aller : taxi : 120 Rm AR via l'hôtel (30 mn de route).

En transports en communs : 15 mn de marche du Lavender Lodge jusqu’à la gare routière indiquée par la Lavender Lodge. Prendre un bus pour Donggongan (1,70 Rm/pers - 30 mn) puis de là, soit un autre bus s’il y en a, soit un taxi (15 Rm pour nous non négociés - 10 mn). Pour le retour, héler un mini van du petit abri situé sur la route (à 20 m gauche en sortant de Monsopiad) : 4,6 Rm (pour 2), puis bus de Donggongan à KK (4 Rm).

j) Mont Kinabalu (26-27/08/2010) : Réserver impérativement dès que possible votre hébergement à Laban Rata (nous avons réservé le 19/07). Vous devrez payer à distance d’avance (492 Rm soit environ 119,50€/pers) par CB ou virement (comprend 1 nuit Laban Rata, 1 dîner, 2 petits déj (2h du mat et 7h30-10h30 du mat), 1 lunch pack montée + 1 lunch à l’arrivée en bas, 1 climbing permit, 1 assurance). Prendre le transfert en van jusqu’à Timpohon Gate (16,50 Rm/pers AR), ça vaut le coup. Consigne bagages : 10 Rm/bagage pour laisser votre gros sac aux Headquarters. Droit d’entrée Mont Kinabalu NP : 15 Rm/pers Tarif du guide : 85 Rm

Nous avons mis 3h30 pour la montée de Timpohon Gate (1866m d’altitude) à Laban Rata (3272 m), avec un bon rythme et très peu d’arrêts. Les marches inégales sont assez fatigantes car contrairement aux Pinnacles, vous ne pouvez pas choisir de faire des petits pas réguliers ! A un moment notre guide (Edwin, un jeune un peu bedonnant - l'excès de Tiger beer ? lol 😛) était loin derrière ! Il ne nous a pas servi à grand chose, parlant très peu anglais malgré ma demande d’un guide anglophone. Nous avons eu très chaud la nuit à Laban Rata car notre dortoir n°1 (2x2 lits superposés) était au-dessus des cuisines ! Mais je crois que c’est une exception. Sanitaires et douches neufs et très propres (luxueux pour tous ceux qui ont déjà dormi dans des refuges en France, enfin vu le prix du trek, c’est la moindre des choses). En revanche aucune douche chaude et dortoirs non chauffés à Laban Rata car problème d’électricité (pas eu droit à une réduction de prix correspondante !). Pour l’ascension au sommet (4.098 m), vous aurez le choix entre 2h30 et 3h comme départ. Ne marchez pas trop vite car vous arriverez trop tôt au sommet et vous aurez froid (je n’ai pas regretté d’avoir monté mes 2 polaires, ma gore-tex, mon bonnet et mes gants). Nous sommes partis à 2h30 en marchant très lentement pour ne pas arriver à 5h au sommet et attendre 1h dans le froid (lever soleil 6h (?) environ). Mais nous sommes quand même arrivés dans les premiers avec une bonne place. Attente 30 mn environ. Les pakistanais (?) qui ont doublé sur le chemin pour arriver les premiers au sommet en bousculant presque les gens même dans les passages avec corde étaient en survêt polyester et claquaient des dents : on a crû qu'on allait les laisser sur place lol Vue magnifique 😇 jusqu’à KK. Descente à Laban Rata : arrivée à 7h45 pour 2nd petit déj. 3h de descente éprouvante 🙁 Laban-Rata - Timpohon Gate.

😠 😠😠 Coup de gueule contre les chauffeurs de taxi situés au niveau de la route, en bas des Headquarters du Kinabalu Parc (à l'extérieur du parc) : Ils nous ont proposé 80-85 Rm la course pour Sabah Tea Garden, prétextant que les transports publics étaient plus chers. Nous avons refusé car je connaissais les prix (LP). Du coup, alors que des mini-vans/bus pour Sandakan/taxis partagés étaient prêts à nous emmener à Ranau pour une somme modique, ils ont fait signe dans notre dos aux chauffeurs pour qu’ils refusent de nous prendre, à trois reprises. Cette anecdote nous a été d’autant plus désagréable 😠 que nous étions fatigués du trek et avions hâte de nous poser. Finalement, nous nous sommes littéralement jetés sur un mini-van avant qu’ils ne leur fassent à nouveau signe et nous avons pu aller à Ranau pour 5 Rm par personne. De Ranau, nous avons pris un autre mini-van (payé 15 Rm/pers soit trois fois plus cher que le prix normal mais nous en avions ras-le-bol) qui nous a déposé à Sabah Tea Garden.

k) Sabah Tea Garden (28/08/2010) : A 40 mn de Kundasang environ, à 18 km de Ranau, à 15 mn de Poring Hot Springs. Cadre et vue magnifique (mais très tôt le matin uniquement) sur le Mont Kinabalu. Visite de l’usine de thé intéressante (45 mn max - 10 Rm/pers). Les appeler pour confirmer votre arrivée sinon il risque de n’y avoir personne pour vous accueillir (nous étions les seuls visiteurs) ! Guide très gentil (nous a ramené gracieusement en voiture jusqu'à la route principale).

l) Perhentian Islands (Besar) (30/08/2010) : Abdul’s Chalet : super plage avec coraux à quelques mètres (ne pas mettre de palmes !). Sur l'île, sortie snorkeling en bateau (3-4h) : 80 Rm/ pers. (Petani Beach House complet http://www.perhentian-beach.com/)

J’ai moins aimé : - la quasi absence de contacts avec les locaux (ramadan ?), à l’exception d’un groupe de jeunes très sympas de KL au Camp 5 - l’attitude des chauffeurs de taxis au Sabah

J’ai beaucoup aimé : - le Bat exodus (envol de milliers de chauve-souris des grottes à la tombée de la nuit) à Mulu - faire partie des rares à être monté aux Pinnacles ce jour-là 😛

J’ai adoré : - l’ascension au Mont Kinabalu, la végétation et la vue magnifiques 😇

- notre guide Philip pour les Pinnacles (je n’ai pas ses coordonnées mais le parc de Mulu doit pouvoir vous les donner, lors de notre visite, il pensait prendre sa retraite dans 5 ans) - les Perhentian : le snorkeling et Abdul’s Chalet sur Besar 😇, - la bouffe 😇

Au final, des vacances très chères pour l’Asie, car les options trek dans des parcs nationaux sont les plus onéreuses mais…ça vaut le coup ! Vous pouvez bien sûr pas mal minimiser le coût de l'hébergement en choisissant des dortoirs dans les villes.

Voilà !
Open
Quinze jours à Bornéo (Malaisie)
18.7.08 Arrivée à l'aéroport Genève à 9h45 pour décoller à 11h45. Après 6h de vol avec Quatar airways, escale à Doha (Quatar) de 1h20. C'est rigolo de voir des femmes voilée ou en bourka en train d'acheter des produits Goutchi, Dior, Givenchy avec leur maris enturbannés... on est presque les seuls touristes occidentaux. A 20h (heure locale, GTM+2), départ pour 8h de vol jusqu'à Kuala Lumpur. Air Quatar c'est très bien... écrans individuels (avec plusieurs dizaines de films à choix, jeux, guide GPS etc...), nourriture excellente. Le deuxième vol a eu bcp de turbulence vers la fin... et Evelyne a été malade. 19.7.08 Arrivée à l'aéroport de KL à 9h20 (GTM+7), tout est ok ! On a nos bagages Houppie !! Et on passe brièvement au Burger King pour s'acheter un hamburger et un coca. . On change 700.- suisse / 1francs suisse = 3 RM. On saute dans la navette (3RM/2) qui doit nous emmener à l'aéroport low cost de KL (LCCT) qui est à 30min. On décolle avec une heure de retard, à 14h, avec Air asia, pour Bornéo, Kuching (qui veut dire chat en Malais). On dort tout le voyage (2h) et à l'arrivée, il pleut des cordes... on rencontre 2 américains avec qui on partage le prix du taxi (20RM/4). Ils connaissent la ville pour y être déjà venu plusieurs fois. Ils nous conseille un endroit pour dormir, ils ont réservé depuis longtemps et découvrent que malheureusement comme ils n'ont pas payé la caution, ils n'ont pas de chambre. On part ensemble chercher un autre endroit et ils ont entendu parler d'un « B&B Nomad » à 100m qui est bien. On y va (on enlève nos pompes à l'entrée), et miracle, il ont de la place. Chambres simples (75 RM/nuit) avec clim, douches sur les toilettes, propre et ambiance monstre conviviale ! Puis nous partons découvrir la ville à pied sous un parapluie. Les rues sont désertes et en plus, c'est dimanche est le centre touristique est fermé...on voulait réservé une nuit supplémentaire pour Bako...tant pis. On mange une morse dans un bouibouis indien. Une espèce de crêpe/rösti très bonne – avec un coca (8RM). On rentre se coucher, 19h. A première vue, les gens parlent bien anglais et sont très sympathiques.

20.7.08

Réveil à 7h15. Avec le décalage horaire, on dort mieux le matin que le soir. Petit déj. copieux (panecake – minis-bananes – pain grillé – fruits ...etc) puis départ pour la station de bus (que nous n'avons pas trouvé hier soir...). On arrive juste trop tard, le bus est déjà parti (2RM/pers) et du coup, plutot que d'attendre une heure, on prend un bas mini (minibus) (40RM/2)... après avoir négocier le prix, 2 touristes entrent et payent le même prix que nous?!.. 35 min. plus tard nous voici au débarcadère du parc national de Bako. L'organisation est très pro. d'accueil nickel. Ils ont notre réservation pour la nuit prochaine et malheureusement on ne pourra pas faire une nuit de plus, comme on espérait. On monte sur une barque (des pêcheurs arrondissent leur fin de mois en faisant le transport des touristes) 47RM/barque – 4 pers. et on arrive 40min plus tard au parc Bako. Tout est très bien rodé, il y a l'accueil et ils nous donnent un plan photocopié des différents parcours (il y a 30km au total) à faire dans la jungle. On leur laisse nos sacs en consigne (la chambre n'est pas encore prête) et départ !

On choisi un parcours en boucle de 5, 8 km, 3h30 de marche, indiqué parfaitement bien de couleur rouge. Très vite on voit les premiers macaques qui jouent sans nous prêter attention. On suit les flèches et nous sommes très vite plongés dans une nature luxuriante et dense, très dense ! Seul trace humaine, les bornes toutes les 100m qui égraine notre balade, en indiquant le trajet restant à faire...mais nous sommes étonnés de voir que nous progressons lentement...il fait chaud et humide. Assez vite, après 600m, Evelyne croit avoir reçu une goutte de pluie... Cédric très positif (comme tjr) lui répond que ça vient de tomber d'une feuille d'arbre...mais malheureusement il a fallut admettre qu'elle a raison (encore) puisque qu'il s'est mis à pleuvoir... d'abord doucement...Evelyne propose de faire demi-tour... nous sommes au km 4, 6. Cédric, tjr positif, lui dit que ça va s'arrêter.... malheureusement, Evelyne a encore raison et très rapidement des trombes d'eau se sont abattues sur nous et le chemin s'est transformé en rivière...et nos chaussures trempées sont mises à l'abri dans nos sacs à dos et changée contre des tongs. Et c'est trempé jusqu'aux culottes que nous avons terminé cette balade. Non sans glisser 2-3 fois et risquer de goûter la boue d'encore plus prêt. Heureusement nous n'avons ni vu les migales, serpent promis. A l'arrivée, sous un soleil resplendissant, nous avons fait sêcher nos vêtements, passeport, argent, sac, chaussures. Un macaque a bien aié nous faucher une canette de coca pour la finir en haut d'un arbre. Vers 16h, sec et remis de nos émotions, nous avons repris notre bâton de pèlerin pour nous rendre à un plage à 1, 2km de là. (en tongs directement.) On apperçoit nos premiers nasiques de loin. Nuit moyenne sous la moustiquaire et l'électricité est arrivée à minuit en nous réveillant avec la lumière. Du coup, on a pû mettre la prise anti-moustique.

21.7.08

Levé à 8h30, la nuit n'a pas été très reposante pour Evelyne... on se motive à passer sous la douche (eau brune...de pluie et froide). Les macaques omniprésents et nous font une haie d'honneur jusqu'à la salle de bain... ils essaient même d'ouvrir la fenêtre de la chambre. Il a plu toute la nuit et le sol est détrempé ce qui amuse les deux ou trois facochères qui font trempette dans la boue autour des maisonettes. Petit déj. spartiate qui se compose de cookies (que l'on se fait faucher par...devinez qui...les macaques!!!)...finalement on prend la décision de ne pas rester plus longtemps à Bako, l'expérience d'hier nous a bien refroidi et le temps est encore bien nuageux.On prend un bateau (tjr 47RM) et nous arrivons juste à l'heure pour prendre le bus (4RM/2). On retourne au B&B Nomad mais cette fois, nous avons moins de chance puisqu'il ne reste pas de chambre climatisée et avec SDB. On prend une plus simple sans SDB et sans clim. (65RM)...on donne des habits à laver à la réception (6RM). On part manger, vers 12h, dans un restaurant chinois super sympa où on mange assis sur des coussins en buvant un excellent thé froid jasmin/citron vert. Ensuite on déambule un peu en ville (carte postale (1RM)et timbres(0, 5RM)) avant d'aller se faire masser pdt une heure ! (90RM/2) C'est très agréable et la masseuse de Cédric aime bien lui masser les jambes...On part ensuite faire une croisière « sunset » sur la Sarawak River dans une ambiance très asiatique : Petits luminions Musique à fond commentaires avec echo Jus de fruit et cake à la pastèque (de la même couleur que la pastèque) On a débuté sous une pluie battante qui s'est un peu calmée par la suite. Les danses traditionnelles locales ont couronné notre croisière... Repas du soir dans un resto pagode du bord du fleuve...déco sympa, prix elevés et pas très bon...dodo.

22.7.08

La nuit a été mouvementée puisqu'un couple (de Hollandais, pour changer...) a pris procession de la chambre d'à côté vers 23h30 et que visiblement ils n'ont pas compris qu'ils n'étaient pas les seuls dans le B&B...même en criant, sifflant, rien n'y fait, ils parlent, hurlent à tel point que nous rallumons pour lire pdt 30 minutes, en attendant qu'ils se calment. Vivement 7h pour la vengeance... 7h, le réveil sonne et nous nous levons avec peine ! Mais la consolation est de pouvoir faire du bruit. On déjeune et on fait nos sacs, on paye la chambre, on laisse nos bagages en lieu sûr. On part pour aller chercher le bas mini pour le centre de réhabilitation les orang-outans devant le centre touristique à 8h30 ! Quand nous arrivons, il est sur le point de partir... il reste juste 2 places ! OUF ! (25RM/pers). Le trajet prend entre 30 et 40 minutes et nous voici au centre pour assister au « nourrissage » des grands primates ! C’est très impressionnant de voir le mâle dominant de plus de 150 kg se déplacer de branche en branche et de voir les arbres ployer sous sont poids. On a même la chance de voir la jeune maman avec son nourrisson de 2 semaines… au total, c’est une quinzaine d’orang-outan que nous avons eu le privilège d’apercevoir quand on sait que le parc fait plusieurs hectares et que les singes sont en liberté, mais nourris deux fois par jour. Retour à Kuching vers 11h pour flâner un peu, on prend une barque pour aller voir la rive opposée du fleuve (0, 3RM/pers)…on fait les boutiques sans rien acheter. On croise finalement les deux américains (le taxi du 1er jour) et on leur demande où on peut manger correctement à Kuching… c’est vrai que ça n’est peut-être pas la question à poser à des Ricains… et le seul resto qu’ils nous recommandent et dans lequel nous ne soyons pas encore allé est le « blablabla » est ça tombe bien, il est justement fermé le mardi !!! Cédric trouve un truc sympa dans le lonely et nous partons à sa recherche… après 25min sans succès et dans un coin lugubre avec la nuit qui tombe, on rebrousse chemin…et c’est à ce moment que nous le trouvons et heureusement car c’est le meilleure endroit que nous ayons testé !!! Le « Hornbills café » c’est un resto à ciel ouvert où tu choisis (à gogo) des viandes crues marinées ou pas, poissons, crustacé, poulet, bœuf, porc etc… des légumes : choux, brocolis, chouxfleur, champignons et raviolis. Sur la table est posé un système à gaz avec au centre de l’eau qui boue et autour des compartiments pour griller. Il faut assaisonner l’eau avec sel, poivre, épices, herbes et mettre du beurre dans les compartiments, et à choix, on grille ou on cuit dans le bouillon les viandes et légumes !! Un régal et merci encore au monsieur de la table d’à côté qui nous a tout expliqué !! Le tout pour 18RM/pers…6frs suisse…On retourne vers 20h au B&B pour prendre nos sacs et notre lessive, écrire un petit mot sur le mur de l’escalier, et hop dans un taxi pour l’aéroport ! On décolle à l’heure (22h) et on arrive à Kota Kinabalu à 23h45 ! On saute dans un taxi (45RM) et on a le doute de savoir si il a bien saisi l’endroit où il doit nous amener…. Il semblerait que oui, puisque 15min plus tard et après un léger problème avec le taxi (il a loupé un virage en ne braquant pas suffisamment…) nous voici dans l’endroit le plus glauque de la ville (à se demander si le Lonely, qui le conseille, y a mis les pieds… ils disent : le charme de l’endroit compense largement l’éloignement du centre ville), dans un Back Packer qui ressemble à un abri anti-atomique, en pleine zone industrielle !!! (58RM/nuit)

23.7.08

Reveil à 9h30, aujourd’hui, c’est repos !!! Nous n’avons rien à faire jusqu’à 14h, heure de notre prochain vol pour Tawau (il n’y a pas la possibilité d’enchaîner les deux vols…). On se douche, c’est propre (au moins ça…) et nous sautons dans un taxi pour le centre ville sous une pluie diluvienne… On se réfugie tout de suite dans un centre commercial et après avoir tourné 1h en rond, on se rend compte que KK n’est pas vraiment ce qu’on imaginait… c’est au bord de la mer, mais c’est pas trop aménagé pour passer du bon temps… on a vite fait de reprendre un taxi dans l’autre sens et on trouve un bouiboui pour manger à midi (très bon et pas cher, 7RM/2). Puis on tue le temps… Evelyne en lisant, et Cédric en surfant sur internet pendant 1h pour 2RM…puis c’est enfin l’heure d’aller à l’aéroport ! Décollage à 16h comme prévu et durée du vol de 50min….on monte et hop on redescend illico ! On se renseigne comment aller à Semporna depuis là, et on monte dans un bus qui nous amène en ville de Tawau (à 25km – 1h – 10Rm/pers)…on enchaîne avec un bas mini…bondé… (30RM/2)qui refait le trajet jusqu’à l’aéroport (en moins de temps) et qui nous conduit jusqu’au club de plongée de semporna (moyennant un pourboire supplémentaire…10RM)… arrivée à 19h30. On trouve le B&B reservé et le centre de plongée Tout est OK, on part demain matin pour notre première immersion ! On soupe dans un resto super bon, crevettes aigres-douces, poulet aigre-doux, et soupe nuddles + boissons + 2 soupes + aubergines grillée (un régal) + 2 assiettes de fruits… le tout pour 25RM !!! 22h30 dodo.

24.7.08

On se lève (avec le réveil) pour être à 7h30 au centre de plongée, en espérant partir avec le bateau à 8h...mais après avoir choisi notre matériel, mis nos valeurs dans un safe et poirauté, on prend le large seulement vers 9h15...l'organisation de scuba Junky est un peu légère...on avait lu de bonnes critiques à leur sujet, mais c'est pas trop ça... 1h30 après un voyage mouvementé et humide, nous arrivons à Mabul, l'eau est turquoise... et des dizaines de tortues pointent le bout de leur nez aux alentours de la longhouse sur pilotis dans laquelle nous allons loger pendant 3 jours. C'est plutôt spartiate et juste propre. Deux salles de bain sommaires pour tout le monde (eau à temp. ambiante). Ensuite, on attend... on ne sait pas pourquoi, ni sur qui, mais tjr est-il que nous repartons en direction de la 1ere plongée seulement à midi avec le doute que nous puissions faire les 3 plongées journalières. La 1ère plongée a lieu au large de Mabul avec une visibilité médiocre... on n'a pas vu grand chose...on est déçus. Enfin, on met le cap sur Sipadan (avec un autre bateau, plus rapide...c'est sur lui que nous attendions avant...) et là, 2ème plongée nickel ! Le rêve ! On comprend pourquoi il s'agit du 2ème site au monde !!! On a vu des dizaines de tortues, des requins à pointes blanches. La plongée passe trop vite ! On fait une pause, sur Sipadan, à 15h30 pour le repas de midi (très bon). L'île est super surveillée, il y a des militaires armés partout et ça ne rigole pas... La 3ème plongée tjr au large de Sipadan et on est encore une fois sous la charme... on voit un groupe de 11 tortues mâles à la recherche de femelles. On sort de l'eau tout contents et on se réjouit de revenir demain ! Cap sur Mabul, douche, repas, rami et au lit ! Enfin...lorsque Cédric se couche, le lit cède sous son poids. On doit changer de chambre... avec deux lits séparés.

25.7.08

2 ème jour de plongée à Sipadan, il pleut presque toute la matinée. Mais ça ne gâche pas notre plaisir ! On a plus chaud sous l'eau (28-30°C) que sur le bateau. Le soleil fait son apparition vers 12h et c'est sous un ciel partiellement dégagé que nous plongeon l'après-midi. Cédric prend des photos sous l'eau avec l'appareil loué (100RM) par le scuba junky. On ne compte plus les baracudas (un banc de plusieurs milliers d'individus à la 2ème plongée), poissons clowns, requins, tortues, muraines etc... Ambiance sympa entre les plongeurs, mais les moniteurs semblent s'emm.... et font leur job, sans plus. Retour à Mabul... douche, souper et dodo.

26.7.08

7h. Il fait beau, le soleil resplendit, mais de gros nuages à l'horizon laissent présager du pire ! Et finalement, un orage qui va durer 2 bonnes heures nous tombe dessus. On essaie de trouver d'autre touristes qui pourraient nous prêter de l'agent puisque nous avons laissé une bonne partie de nos valeurs dans le safe à Semporna... il faut trouver des gens à qui on puisse rendre le soir au retour au centre de scuba junkie, on trouve et on paye (60 RM/nuit/pers.). On attend avec les dives masters (des autres que les 2 premiers jours. ils sont super sympas) que la pluie se calme puis finalement le temps d'une brève accalmie, on part en bateau (il recommence alors à pleuvoir de plus belle) et on plonge au large de Mabul (à 300m de l'île, on ne la voit plus). On plonge, on voit de belles choses, dont un « corail garden » mais ce n'est pas aussi beau qu'à Sipadan... et lorsque nous sortons de l'eau, après une heure d'immertion, il fait beau !! Ouf... et le soleil ne nous a plus quitté toute la journée. Retour en vitesse à Semporna et nous payons nos immertions (1850RM/2), on reçoit notre CD-ROM avec les photos de la plongée, et on prend nos quartier au Semporna Inn (super classe, propre et avec SDB = 76RM/nuit). On rend l'argent emprunté (60RM) On se rend soudain compte qu'il est possible d'aller chez Oncle Tan, en partant à 7h30, en arrivant à 12h, juste à temps pour commencer le trip dans la jungle...seulement nous, on a un jour de battement que l'on pensait utile pour faire le trajet... On essaye, avec l'aide de tonton Junkie de téléphoner pour voir si on arrive à avancer d'un jour nos 3 jours dans la jungle...mais non, impossible, pas de place. Le soir on fait nos sacs, tout en sachant que c'est très souvent inondé chez Oncle Tan (c'est un couple de québécois qui nous l'a dit)...on redoute...Evelyne songe même à ne pas aller là-bas...et finalement on emballe tout ce à quoi on tient, dans des sacs plastiques, et on fait deux sacs : un avec les habits emballés, et un autre avec ce qu'il doit rester au sec.... on redoute. Souper super bon comme le 1er soir ici à Semporna.

27.7.08

On se lève à 6h45 pour aller prendre le bus à 7h30 qui finalement s'avère être le bus de 8h. Un bus flambant neuf et voyage de 4h (40RM/pers). Cédric a la bonne idée de donner un CD de musique au chauffeur qui s'empresse de le mettre et de le diffuser dans le car à plein tube ! A tel point, que ça saturait!! En plus, on l'a écouté 3 fois en boucle....jusqu'à ce qu'Evelyne se lève et aille mettre le volume sur 0... Aldebert, Marc Aymon, K, Cabrel, JJG n'ont plus de secret pour eux. Le bus s'arrête au bord de la route, à un rond point et nous dit de sortir... mais où est Uncle Tan ? Pas besoin de demander...3 ou 4 personnes nous abordent en nous montrant le chemin. 500m à pied et nous voici au campement de base. Très grand, propre, très pros. On obtient vite les infos que nous voulons, de vrais pros ! On prend pocession de notre chambre (avec clim et SDB à l'étage 100RM/nuit). On fait du farniente entre lectures, ramis, ping-pong, billard, et essayer, sans succès d'aller sur le net. Le soir on mange les grillades (excellent !), on nourrit les chats et on rentre avant que l'orage ne commence... et c'est dans un concert d'éclairs que nous nous endormons.

28.7.08

Finalement il semblerait que ce soit pas si terrible que ça ce séjour dans la jungle...on a vu des gens revenir vivants et pas trop sales... et on espère que l'orage de cette nuit n'a pas détrempé le sol du camp dans la forêt. On se lève vers 7h30 pour manger (tjr très bon...ça promet pour les 3 jours prochains...)et on boucle les sacs avant de partir, à 9h, voir une nouvelle fois les orangs-outans à 2km d'ici, à Sepilok... trajet derrière un pick-up. Finalement on assiste au nourrissage des primates... c'est décevant... déjà, c'est très cher (30RM/pers + 10RM par appareil photo...) et il n'y a pas bcp d'orang-outan... on a préféré le centre de Kuching. On rentre à pieds (20min) puisque l'animation n'aura duré que 10min + film 30min (sympa, intéressant), à 11h30 on est prêts à rentrer... il faut dire que l'on a pas trop envie d'attendre le pick-up jusqu'à 12h30... On a le temps de manger, de jouer au rami et de regarder les photos de la plongée sur l'ordinateur réservé à internet (gratuit, mais internet n' jamais fonctionné...) On voit un groupe de français (9) arriver et Cédric a peur qu'ils viennent avec nous pendant les jours... malheureusement ses crainte sont fondées... Et c'est parti pour 1h30 de bas mini (on passe acheter ce qui manque aux gens... pencho contre la pluie...) puis 30-40 min d'attente avant de prendre place sur une barque pour remonter la Sungai Kinabatangan pendant 30 min. Le temps apercevoir 3 ou 4 crocos, des dizaines de macaques, et un varan, le guide est sympa, il nous fait faire des détours et on zigzague sur la rivière pour voir les animaux. On arrive au débarcadère, on choisi nos bottes et il nous reste 400m de gadoue à franchir (comment c'est quand il pleut ?) avant de découvrir nos chambres...enfin plutôt nos cages ! Il s'agit d'abris grillagés sur pilotis avec des matelas à même le sol (ça sent la vieille pâte humide au bord du lavabo....). Le temps de faire 3 ramis et il est 19h30, le temps de passer au briefing ! Ils nous orientent sur les « problèmes » de ces prochaines heures. Au programme : 21h trip boat de nuit, 6h30 safari boat du matin, 8h petit déj., 10h30 balade de 2h dans la jungle (500m), 13h diner, 17h trip boat au coucher du soleil, 21h balade de nuit 1h=200m, 10h retour à la case départ. On mange à 20h et c'est excellent ! Il y a environ 8-10 plats tous plus bons les uns que les autres... un peu fort des fois... 21h, on reprend place dans le bateau et on part pour débusquer les zanimaux ! On a un très bon guide et on a la chance de voir 4 ou 5 king fisher (martin pêcheur), 2-3 hiboux, 1-2 crocos, un chat sauvage, un furet, une grosse grenouille, et des singes. Super sympa! Retour à 23h pour se brosser les dents (eau brunâtre) et faire dodo dans notre nid douillet.

29.7.08

4h45, on se fait réveillé par une tribut de macaque qui essaient d'entrer dans notre cage... fermée. Ils tirent sur la ficelle que Cédric a suspendu hier pour y accrocher des affaires. Ils font bcp de bruit et on fini par se rendormir jusqu'à 6h, une demie heure plus tard, nous sommes alignés sur la barque pour le morning boat trip. On voit des macaques (par centaines...), des nasiques (par dizaines), un aigle, 2-3 martin pêcheur et même un orang-outan !! Il est assez loin alors on accoste et on essaie de le retrouver dans la jungle. Mission impossible ! Retour pour le petit déj. et il est déjà 10h30, l'heure d'aller se promener dans la jungle pour y découvrir les insectes, migales, sangsue (que cédric a trouvé dans sa botte droite...), grenouille toute plate qui imite l'écorse d'un arbre, mille pattes, cent pattes, etc... Balade fort enrichissante avec un guide très sympa ! Retour au camp pour le repas de midi. L'après-midi est calme, et il n'y a rien au programme jusqu'à 17h. Les macaques savent qu'à ce moment là, ils peuvent attaquer, car tous les guides vont se coucher ou pêcher. Alors, ils s'organisent en arrivant petit à petit sur les toits autour du lieu où l'on mange. Losqu'ils passent à l'acte, impossible pour nous, simple touriste blanc, de faire reculer la tribu de macaque... ils repartent avec une conserve, un sac plastique avec des médics (le mâle dominant les mange puis vomi...), et 3 panecakes. Finalement un membre du staff alerté par nos cris est arrivé et par sa simple présence a fait fuir tout les singes ! Il pleut brièvement et à 17h, en route pour le boat trip (on cherche nos bottes que les nouveaux arrivés nous ont piqué...). On observe des singes... par dizaines (macaques, à crêtes et nasiques) et 2 crocos. Le soir on mange, c'est excellent, comme le soir précédent et à 21h, c'est parti pour la balade de nuit. Evelyne a hésité a venir et elle n'a pas été déçue : une tarentule, 3 scorpions, des grenouilles, sangsue, mille pattes, lézard et un petit oiseaux dans son nid (que chaque soir, des touristes, viennent faire ch....). Evelyne a trouvé un papillon dans sa botte et Cédric une grenouille. 22h30 dodo dans le nid qui pue !

30.7.08

Réveil à 8h ! Aujourd’hui c'est un jour de transition... et on ne sait pas trop comment on va faire... car notre vol pour Kuala Lumpur est prévu demain à 18h au départ de Tawau et on a pas trop envie de dormir une nuit et passer une journée à Tawau (c'est une ville portuaire sans charme...). On a l'idée d'avancer notre retour sur la capitale....même si les français nous on dit avoir payé 1600 euros pour avoir modifié un vol à la dernière minute. On va voir. A 10h30, nous sommes dans la barque qui nous ramène à la civilisation. On a hâte de pouvoir prendre une douche... et ça va peut-être chose possible dans 12h à KL... qui sait ? 35min plus tard, sur la terre ferme on nous dit d'aller au bord de la route et d'arrêter un bas mini qui fait la navette entre Sendakan et Laha Datu pour ensuite prendre un autre bas mini pour Tawau. On est un peu angoissés àl'idée que tous les bus soient plein en passant à notre hauteur...et que du coup on aie a attendre quelques heures.... 3min plus tard, nous sommes assis dans un bas mini !!! Mais après 30min, sans comprendre pourquoi, il s'arrête (pour de bon pas comme ça a été le cas 25 fois, pour prendre des gens et les déposer tous les 100...on faisait du 30km/h de moyenne) et nous fait descendre...on change de bus et on paye (30RM/2) et on arrive à Tawau sans arrêt ! Houppie !! A 13h, nous sommes à Laha Datu, sur un terrain vague, d'où partent tous les transports et on voit le bus pour Tawau...mais avant, nous partons avec nos gros sacs à la recherche d'un cybercafé pour voir si on arrive à modifier ou à acheter un vol Tawau -> KL pour le soir même. En 20minutes, montre en main, nous avons 2 nouveaux billets (1100RM/2) et nous voici dans un bas mini (60RM/2) en direction de l'aéroport. Il fait chaud et on avance pas vite (on voit les bornes km défiler lentement), 2h pour faire 148km...à 15h40 nous sommes à destination ! Ouf ! On s'imagine déjà dans notre hotel de luxe, sous la douche... On mange, on décolle à 19h15 et à 21h45 nous sommes dans un taxi (45RM) en direction du concorde inn. C'est le grand luxe (pas le même prix que les autres hotels jusqu'ici...230RM/nuit), un groom nous prend nos sacs etc... On se douche...haaaaaaa... et dodo 23h.

31.7.08

8h00 debout. Evelyne se lave les cheveux, p'tit déj de luxe avec buffet (Cédric met trop d'épice dans ses spags et le regrette 20 min...) puis départ pour l'aéroport international avec le shuttle bus de l'hôtel (3min – gratuit) et on prend le klia ekspres, un train à grande vitesse (160k/h, rien à voir avec celui de Shanghai à 400km/h) qui fait les 75km en 28min (70RM/pers aller retour). On saute dans le metro (2RM/2)pour visiter le chinatown. Les marchands mettent en place leur stands (montres, chaussures, t-shirts, lunette de soleil, dvd...etc tous des copies) et nous allons voir les temples chinois et indiens dans les environs. Un coca dans un des nombreux KFC, puis metro pour faire une balade dans le quartier malais (petites maisons avec des jardins au milieu des buildings...)re-metro et nous voici au pied des tours jumelles Petronas. (les 1500 billets gratuits on déjà trouvé preneur et il nous est impossible de monter sur le sky bridge). On prend quelques photos...il fait trop chaud, on va se rafraîchir (même un peu trop) dans un centre commercial gigantesque, au pied des tours. Il y a des milliers de personnes et toutes les marques de luxe sont présentes ici !! On décide d'aller sur une autre tour (menara KL), toute proche qui domine la ville depuis une colline et de là on aura une meilleure vue sur les tours petronas. Metro puis traversée d'une vraie jungle en pleine ville !! Il y a des sentiers et des singes jouent dans les arbres ! Au pied de la tour, nous mangeons un hamburger (35M/2) et nous prenons l'ascenseur (60RM/2) pour monter 250m plus haut ! Joli point de vue de là-haut et les commentaires audio en français sont très intéressants. On descend et on retraverse le parc de forêt vierge en évitant une famille d'une bonne dizaine de macaques et nous voici en plein little india ! Le dépaysement est total ! Des indiens partout, des magasins de saris, des kiosques qui vendent des revues indiennes et des resto pour manger des merveilleux curry ! On reprend le metro, le klia ekspres. en attendant le shuttle bus à l'aéroport, on assiste à une scène assez spéciale : une horde de fans hystériques court après un groupe musical de Hong-Kong (playboy genre Tokyo hôtel), elles crient, photographient, et courent pour les suivre. C'est surréaliste...on est mort de rire ! Et j'oublie les agents de la sécurité débordés qui essaient de contenir la foule. On rentre au concorde inn profiter un peu de la piscine, le soir repas à l'hôtel (bon, mais trop occidental...et le double du prix, 76RM/2). Dodo 22h

1.8.08

7h00 réveil et petit déj copieux (buffet impressionnant, pain, tresse, oeufs, légumes, saucisses, riz sauté, nouilles, fruits etc...). On repart en ville (shuttle + Klia ekspres + métro) et on cherche le bus numéro 11 qui doit nous mener aux batu's caves !!! On sillonne le little india en demandant notre chemin, il y a bcp de monde, il est 9h et c'est l'heure de pointe ! On le trouve et départ pour 45min (4RM/2) à travers KL et arriver au pied d'une colline où viennent se recueillir plus d'un million de fidèles au mois de janvier-février. Aujourd’hui, il y a plus de touristes que d'indous. On avance sur un sentier large de 100m de long puis on arrive au pied des 280 marches à gravir pour admirer la grotte. En bas des marches, les marchands du temple confectionnent des colliers de fleurs multicolores et vendent des offrandes(fruits). Il y a aussi une immense statue dorée de 45m qui impose le respect (elle est là depuis 2 ans à peine). C’est drôle de voir des femmes musulmanes en bourka qui visitent cet endroit… La grotte est habitée par des centaines de macaques qui volent tout ce qu’ils peuvent…offrandes y compris. Ils règnent en maître sur ce lieu. C’est gigantesque, le plafond de la grotte laisse passer un peu de lumière du jour, 60 – 80 mètre au dessus de nos têtes. On reste un moment, le temps de s’imprégner un peu … puis retour en ville pour manger au Chinatown ( au passage, on admire le lieu où a été déclaré l’indépendance du pays le 31.8.1957) des dumpling (raviolis) et un délicieux plat de nouilles avec des tranches de porc laquées. (avec les boissons 15RM/2). Retour à l’hôtel (métro+ Klia ekspres + shuttle) à 16h et on profite une dernière fois de la piscine.

2.8.08

2h on part pour l’aéroport, et décollage à 5h00 avec 45min de retard ! Arrivée à GE à 13h40.

Désolé pour les fautes d'orthographe... j'ai tapé assez vite... et je ne me suis pas trop re-lu.
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Retour de Bornéo, Singapour (été 2008)
Bonjour à tous,

Nous voici revenus de Bornéo, où nous avons passé trois semaines cet été avec nos trois enfants ( 16 - 14 et 12 ans). Après la Malaisie péninsulaire en 2007, nous avions décidé de faire la partie orientale du pays cet été. Je tiens à remercier tous les "forumistes" qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage, et à donner aussi des infos et tuyaux à ceux qui souhaitent visiter Bornéo. Pour les hôtels ou guest house nous prenions toujours deux chambres, une double pour nous et une triple ou double avec extra bed pour nos enfants.

4 août 2008 - Avion Paris / Dubai / Singapour avec Emirates. Excellente compagnie. 5/6 août 2008 - Singapour - Hôtel Madras- quartier Indien - 460 S $ pour les deux nuits. 7/8/9/10 août 2008 - Kuching - 2 nuits hôtel Bornéo - 125 MYR la double - 155 la triple 2 nuits Kuching Waterfront Lodge - 12O MYR la double - 140 la triple 11/12 août 2008 - Kota Kinabalu - Mandarin hôtel - 80 la double - 110 la triple (20% de réduction négociée à cause de la clim que l'on ne pouvait pas réduire ou éteindre). 13/14/ - Kinabatagan River - "Hilton de l'Oncle Tan" - 320 MYR par pesonne pour 2 nuits 3 jours pension complète 15 août Sandakan - My Fair Hôtel - double 50 MYR - Double + extra bed 57 16/17 août - Semporna - une nuit au Semporna Inn - Une nuit au dragon Inn Hôtel 18/19/20août - Ile de Mabul - Aruyak Ayatt " La pension de Big John sur pilotis"- 80 MYR /personne/jour/pension complète 21 août - Semporna - Dragon Inn Hotel - 66 MYR la double - 90 double+ extra bed 22 août - Johor Bahru - Hotel Meldrum - 99 MYR double - 143 la triple 23 août - Avion Singapour / Dubai / Paris

Arrivons à Singapour à 1h30 du matin un peu fatigués et azimutés. La ville mérite bien son nom de Suisse Asiatique. Sur la route de l'aéroport il y a beaucoup d'arbres et de verdure.Tous est propre est clean. Le métro trés pratique rapide et économique, ne connait ni les graffiti ni les tickets ni les chewing-gum ( et pour cause la vente y est interdite!!!) qui trainent. On pourrait manger par terre. Le coin de Marina Bay a un petit côté Manhattan avec tous ces buildings de verre et d'acier et ces immeubles qui se marient plutôt bien avec les anciens monuments de la ville. Singapour est le temple du shopping ( pour ceux qui aiment!!!), le quartier Chinois, Indien et la ballade en bateau sur la rivière valent le détour. Mais avons été déçus par le Singapour night Safari: c'est plutôt cher, le show à l'Américaine est assez décevant, on ne voit pas bien les animaux sur le parcours.

Passons la frontière avec la Malaisie ( assez long car il faut sortir à chaque fois les sacs à dos du bus et y remonter), et prenons l'avion pour Kuching à Johor Bahru avec la compagnie Air Asia ( trés simple de réserver les billets de France par internet airasia.com). Trés bonne compagnie que nous utiliserons tout le temps sur Bornéo: jamais de retard, atterrissage toujours avec un peu d'avance et prix trés économiques.

Nous passons 4 jours à Kuching au bord du fleuve.C'est une ville trés agréable que nous avons beaucoup aimée avec de nombreux lieux à visiter, et des habitants souriants et accueillants: Sarawak Museum: explications trés intéressantes sur l'exploitation pétrolière en mer au 1er étage, squelettes de baleine de serpents et animaux empaillés au RDC Sarawak Cultural Village (il faut prendre la navette à l'hôtel Crown Plaza) que l'on atteint après 40 minutes de route.Le vilage se situe en pleine nature autour d'un lac où on peut voir tous les types d'habitat et de long houses du Sarawak. La visite commence par un spectacle avec des danseurs en tenue traditionnelle. Nous piquons une tête en mer de Chine sur la plage du Damai Resort Beach, à 10 minutes à pied du village. Centre de préservation des orangs outans de Semmenggoh: départ en navette devant le Visitor Information center pour 35 minutes de route. L'entrée est gratuite, il y a du monde, mais nous verrons une maman orang outan avec son petit pendant un long moment.Le spectacle est saisissant Parc de Bako: environ 35 minutes de bus et 25 minutes en bateau.Arrivée sur une belle plage et au bureaux du parc ou les macaques et un cochon sauvage forment le comité d'accueil . Nous n'avons pas pu dormir sur place tout était complet, alors que j'avais téléphoné de France un mois à l'avance.Nous marchons pendant 1h1/2 pour rejoindre la plage de Telok Pandar Kecil, un petit paradis où nous serons seuls pendant deux heures. Demandez au pêcheurs de venir vous prendre directement sur la plage pour le retour, cela évite de faire le chemin en sens inverse. Bon plan pour dormir à Kuching: Kuching Waterfront Lodge. 16, main Bazaar. En plein centre face au fleuve.Hall d'entrée trés agréable les chambres aussi mais attention rien pour ranger les affaires. Bon plan pour manger: Top spot food court sur Jalan Padungan, derrière le Crown Plaza, où nous avons diné avec des forumistes de Chambéry contactés avant notre départ de France.Trés mal indiqué au 3éme étage au dessus d'un parking. C'est typique, noir de monde, trés animé avec beaucoup de poissons à déguster.

Avion avec Air Asia pour rejoindre Kota Kinabalu (KK). Ville moderne avec beaucoup d'immeubles, que nous avons trouvée sans grand charme, à part les iles où nous sommes allés - Pulau Manukan à l'aller et Sapi quand nous avons passé une journée à KK au retour. Sandakan par avion avec une vue magnifique sur le mont Kota Kinabalu et des kilomètres de forêts à perte de vue, entrecoupés de plantation de palmiers à huile.

Arrivée au camp de base d'Uncle Tan à côté de Sépilok ( J'avais réservé de France deux mois avant le départ). Nous sommes dans un groupe d'environ 20 personnes de toutes nationalités et retrouvons Franck, Florence et Yaëlle que nous avions rencontrés à Kuching forumistes comme moi. Environ 1h1/2 de voiture et 1h de pirogue pour arriver au "Hilton d'uncle Tan" en pleine forêt vierge. Attention le confort est plutôt spartiate: dormons dans des chalets grillagés (il faut éviter que les singes ne rentrent), sur des matelas pour deux qui doivent dater de la " seconde guerre mondiale" mais avec moustiquaire. On se douche (du moins ce qui en ont le courage) avec l'eau du fleuve bien "marronnasse" et on n'est pas pressé d'aller aux toilettes.La gente féminine apprécie moyennement. Mais cela vaut vraiment le coup. C'est l'auberge Espagnole, mais on y parle surtout l'Anglais, la nourriture est trés correcte.Les guides sont trés sympathiques et se mettent en quatre pour trouver et nous montrer des animaux, des insectes et nous expliquer la flore (Nous avons fait les trecks à pied avec Jaffar, un vrai pro d'origine Philippine). Et là nous avons eu droit à un festival. Il y a deux à trois trecks tous les jours, à pied, en pirogue, le jour, la nuit, il y en a pour tous les goûts: des mygales, des scorpions, des civettes, des varans, des martins pêcheurs, des nasiques, des macaques mais surtout surtout un crocodile et un troupeau de 15 éléphants se baignant et dévorant de l'herbe au bord du fleuve.Mon fils cadet m'a dit que c'était l'un des plus beaux jours de sa vie. Nous avons vraiment aimé, si ce n'est le confort trés rustique des lieux. Ne comptez pas trop vous reposer et bien dormir. Il fait chaud et il y a un tel bordel la nuit entre les oiseaux, les grenouilles et les singes qu'il est trés difficile de trouver le sommeil. J'ai passé une première nuit blanche et ai beaucoup pensé à Ingrid Bettancour. J'ai fait l'erreur de revenir sur Sandakan (nous y dormons une nuit ) après Uncle Tan, alors qu'il est beaucoup plus pratique et rapide, une fois la civilisation retrouvée, de filer directement sur Semporna par la route.

Semporna: ville sans grand intérêt si ce n'est la plongée ou le snorkeling dans les iles voisines. J'ai réservé de France une sortie à Sipadan et sur place une initiation à la plongée avec Scuba Junkie (autre grand moment du séjour avec tortue et poissons à gogo). Ils sont trés professionnels et me font passer une visite médicale vu mon grand âge!!! Nous passons une journée à Sibuan, ile toute petite habitée par l'armée et "les gitans des mers". Partons ensuite pour l'ile de Mabul où nous restons 3 nuits / 4 jours, chez Big John au beau milieu du village de pêcheurs.La aussi confort assez sommaire mais ambiance trés conviviale et internationale ( Malaisiens, Italiens, Hong Konguais, Anglais).Tout le monde déjeune et dîne sur deux grandes table, c'est trés agréable et il y a du poisson tous les soirs.(J'avais réservé la pension de france avec Scuba Junkie - www.scuba-junkie.com) Nous rencontrons aussi des Français trés sympathiques, certains originaires de Toulouse, d'autres vivants en Inde ou en Thaîlande, qui nous font part de leur expérience.C'est extrêmement enrichissant. Il y a 10 chambres sur pilotis. A marée haute on plonge directement de la terrasse, les petits et les grands se régalent. Le matin les enfants du village rejoignent notre terrasse à la nage. Notre fille et une petite Jeanne ont sympathisé avec une fillette du village.Elles passeront une journée à l'école avec elle. Nous profitons de la plage toute proche d'un resort haut de gamme, car les abords du village sont malheureusement jonchés de papiers et de détritus. Il n'y a pas de guest house à prix intermédiaire sur l'ile: c'est ou le resort de luxe à 1300 MYR la nuit ou des petites pensions comme celle de Big John. Passons une journée de rêve à Sipadan à faire du snorkeling à partir d'un bateau qui nous laisse dans différents spots autour de l'ile. Tortues, requins, coraux, poissons de toutes les couleurs et le plus stupéfiant: un banc de 200 à 300 énormes poissons perroquets à bosse en train de dévorer des coraux.Pensez vraiment à réserver à l'avance (les militaires accordent 120 permis par jour), car nous avons vu plusieurs touristes qui n'ont pu s'y rendre, car tout était complet.C'est frustant quand on a fait un voyage aussi long. Quittons Mabul et nos compagnons de voyage à regret au bout de 4 jours. Une nuit au Dragon inn hôtel de Semporna avant de prendre l'avion à Tawau pour Johor Bahru via KK. Une dernière journée à Singapour pour " magasiner" se ballader et découvrir l'architecture superbe du Raffles hôtel, avant de reprendre l'avion pour notre belle France.

Au final on a bien aimé: Singapour, Kuching et ses environs, le séjour dans la jungle et tous les animaux observés, l'initiation à la plongée, Mabul, Sipadan et tous les fonds marins, les personnes que nous avons rencontrés français, Malaisiens et étrangers.

On a moins aimé: KK, Sandakan, une moindre liberté de mouvement car nous dépendions des horaires d'avion, la nécessité de devoir réserver de France certaines activités (malheureusement pour Uncle Tan et Sipadan c'est à mon sens indispensable si vous y allez en haute saison). J'espère que ces infos ou observations pourront vous aider pour la préparation de votre prochain voyage. Bon vent à Bornéo.

Christophe
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Carnet de voyage en Malaisie/Bornéo (juillet 2012)
Informations du séjour : Voyage du 02/07 au 31/07 Vols internationaux : Paris-Doha-Singapour-Kuala Lumpur-Singapour-Doha-Paris Vols intérieurs : le 11/07 : Penang > Kuching le 17/07 : Kuching > Kota Kinabalu le 28/07 : Kota Kinabalu > Kuala Lumpur Etapes terrestres : Etape 1 : Kuala Lumpur > Fraser Hill > Cameron Highlands > Kuala Kangsar > Penang Etape 2 : Kuching > Serian > Kuching Etape 3 : Kota Kinabalu > Sandakan > Sukau > Lahad Datu > Kundasang > Kota Kinabalu
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Retour de Malaisie et Bornéo (Sarawak)
nous sommes parties un mois en famille (garçon 8 ans)trajet: autour kuching:bako, grottes, tanjung datu, village longuehouse... malacca ile perhentian besar kuala lumpur si vous avez des questions sur c'est destinations ou la nouriture, les balades, le snorkeling, les massages, transport ou si vous voulez un taxi super adorable qui connait bien la region de Kuching pour faire vos excursion, je peux vous donner son numeros.
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Retour de Sabah (Bornéo, côté malaisien)
Bonjour, je reviens de Malaisie(Kl, Kapas, perhentians)et de de Bornéo (Sabah)j'ai attendu quelques semaines avant d'écrire ces quelques lignes car il faut toujours laisser un peu décanter... De plus je risque fort de me faire maltraiter par les inconditionnels de la Malaysie🤪

En effet nous sommes revenus un peu déçus et je vais tenter de m'expliquer: - j'avais énormément préparé ce voyage avec tous les hôtels, tous les vols réservés comme on me l'avait conseillé(peu de structures en Malaysie). Nous avions privilégié les déplacement en avion car les cars c'est pas top(je sais je m'embourgeoise) mais le problème est que nous avons toujours eu l'impression d'être parachutés.Airasia c'est très pratique mais c'est peut-être trop pratique😏 - les hotels de catégorie moyenne(entre 20 et 35 euros) sont vraiment pas terribles que ce soit en confort ou en propreté. - en 20 jours nous n'avons jamais bien mangé: la carte est la même partout et c'est vraiment pas bon(rien à voir avec la thailande , Bali ...). Le pire, c'est les petit déj: nouilles sautées avec une sauce grasse pas bonne, des haricots blancs en sauce sucrée, des toasts avec une fausse marmelade. Tout ça avec des notes souvent salées dès lors que l'on se trouve dans des zones touristiques(entre 15 et 20 euros pour 3). - Je vais parler des gens et bien sûr tout ce que je dis n'est pas catégorique mais plutôt ce que nous avons constaté en général: il ne faut jamais avoir de renseignement, de service, un travail à demander à un homme Malais (un chinois ce sera différent) car ils sont d'une fainéantise assez surprenante pire ils ralentissent, compliquent le travail des quelques femmes qui sont efficaces (en fait si on leur donnait de l'argent sans leur demander du travail en échange serait leur idéal de vie😄😄). Les relations avec les chinois sont toujours marchandes et ne se font pas avec le sourire bien au contraire (voir agressives dans deux cas). Tout est rapidement compliqué (par exemple trois jours pour avoir son linge de lavé car ils n'ont pas prévu de mettre un abri pour faire sécher le linge, il fallait le faire en zone tropicale🏴‍☠️) et comme ils se moquent royalement de votre confort, de votre satisfaction on passe beaucoup de temps à réclamer des choses assez basiques - passons aux choses à voir: - Kuala Lumpur, c'est vraiment laid, c'est très vertical mais sans le charme de Bangkok - Kapas: c'est une belle île qui nous a permis de bien nous reposer en arrivant - Perhentians: on ne peut parler que de la petite plage ou nous étions car vu le prix des boat-taxis(à 3 c'est rapidement 15/20 euros l'A/R) on reste sagement autour de son "hôtel" à patauger dans une mer qui, il y a quelques années, a du être belle. Hélas avec la pression touristique (donc moi), l'indifference quasi totale des Malaisien pour leur nature, il faut certainement prendre un bateau pour aller voir quelques coraux (d'après une instructrice de plongée il y a 4/5 ans on nageait avec les tortues, cette année elle n'en a pas vu de vraiment grosses). Mais il est vrai que l'on revenait de Sipadan et après Sipadan tout semble mort, moche et pauvre. - la jungle de Bornéo:nous avions réservé chez Uncle Tan mais comme 3 semaines avant notre départ on a du modifier nos dates c'était complet et nous nous sommes rendus chez nasalis larvatus tour qui se trouve beaucoup plus en aval: c'était très confortable et propre (nourriture vraiment pas bonne), bien rodé mais il y a un gros mais, ce n'est pas la jungle (lors de notre sortie dans la jungle nous avons vu des sangsues et c'est tout), même si les arbres, les bruits, l'humidité sont là. Par contre lors des ballades en pirogues nous avons vu pas mal de singes(maccaques, nasiques) et même une mère orang outang et son jeune (moment magique car les guides nous ont gentiment déposé sur la rive et avons pû l'observer pendant 20 minutes mais pas plus car après les piroguiers avaient une envie urgente de rentrer😄). Nous y avons passé un bon moment mais on était très loin du frisson... - Semporna et les îles: on a commencé par aller sur une petite île du nom de Sibuan, magnifique, les fonds extraordinaires, les cocotiers. A voir. Pas trop cher (20 à 25 euros par personnes selon les centres de plongée). Les habitants sont gentils mais vite très pénibles car les enfants ne vous laisseront pas une minute seuls car ils mènent une bataille d'usure afin d'avoir de l'argent (les parents ne sont pas en reste....) Puis on devait loger chez Chang sur Mabul: n'y allez pas c'est immonde. Lorsqu'on a vu la chambre nous avons fait demi-tour (enfin on a attendu le soir). Mabul, c'est vraiment pas beau. Reste Sipadan, qui est fabuleux, extraordinaire nous passerons notre journée à nous dire:je n'y crois pas. Ceci est vrai en snorkelling aussi car on en voit autant qu'en plongée avec bouteille. Vraiment à réserver à l'avance. En résumé les sites naturels ont été très beaux mais comme ils détruisent tout à très grande vitesse (sauf Sipadan), qu'il n'y a aucune culture (je ne crois pas y avoir vu de librairie), qu'on ne peut pas se faire bichonner (massages, petits plats), que la vie y est chère(franchement dans les sites touristiques, c'est pas beaucoup moins cher qu'en France pour un service infiniment moindre), que les Malaisiens cherchent à vous arnaquer, je ne retournerai pas en Malaisie. J'ajoute que les touristes Français que nous avons rencontrés (en particulier ceux qui étaient déjà venus en Malaisie il y a quelques années) avaient le même sentiment que le nôtre même si d'après ma femme j'exagère un peu.

J'ai bien conscience de n'avoir visité que quelques endroits et que ce que je dis n'est pas valable pour toute la Malaisie (on nous a dit que le parc Bako c'est très beau, Kutching génial...) mais il me semblait important de tempérer les avis très entousiastes sur la Malaisie.

Néanmoins, je tiens à remercier tout le monde pour les messages qui m'ont aidé à préparer ce voyage qui même si je suis déçu reste une expérience enrichissante et a été parsemé de moments très agréables.

laurent
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Une tente sera-t-elle nécessaire pour Bornéo? (Malaisie)
Bonjour, nous nous apprêtons à partir un mois sur Bornéo, côté Malaisie. Chaque année, on voyage avec notre tente dans nos sacs de voyage, pour "au cas où", cependant, on n'a pas trouvé pour cette destination s'il était utile de prévoir une tente.... Est-il bien vu de camper? Y a-t-il des emplacements prévus? Peut-elle vraiment dépanner ou y aura-t-il toujours de la place et un arrangement possible? (que ce soit sur la côte ou dans n parc)

Quoiqu'il advienne, nous prenons matelas et sac de couchage. On se demande si on ajoute les 3 kg de la tente... Merci ;-)
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Parc de Batang Ai à Bornéo
Bonjour, je suis toujours en train d'organiser mon voyage à Bornéo (sarawak) j'aimerai savoir pourquoi personne ne parle du parc de Batang ai (repris dans tous les circuits)......N'y aurait'il rien d'intéressant à voir?...... Merci pour vos réponses. Amitiés
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Où aller en début novembre en Malaisie: Tioman? Bornéo?
Bonjour, J'atterris en Malaisie le 1er novembre, dans 10 jours (ce n'était pas prévu) et j'ai presque un mois de vacances à petit budget avant de repartir.

Heureusement on trouve ici beaucoup de discussions sur cette région. J'ai ainsi appris que c'est la mousson, surtout sur la côte est de la péninsule et que les liaisons maritimes vers les îles sont partiellement interrompues. Ce n'est donc pas le moment d'aller dans les Perhentian. Qu'en est-il de Tioman qui se trouve un peu plus au sud ?

J'ai aussi pensé aller du coté de Borneo, à Labuk bay. Est ce une bonne saison ?

J'aimerai bien profiter un peu de la plage si c'est possible et faire un peu de snorkeling, mais la nature et l'observation d'animaux m'intéresse également et bien évidemment tout l'aspect culturel et les rencontres, bref c'est assez ouvert mais lorsqu'on a le choix avec du beau temps c'est mieux ! Toutes vos suggestions sont les bienvenues mais il ne me reste plus beaucoup de temps pour m'organiser !!!

Merci de vos conseils.
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Tour dans le Taman Negara (Malaisie)
Bonjour,

Avec mon mari nous pensons visiter la Malaisie (peninsule+borneo). Afin de preparer notre itineraire et surtout afin de savoir comment partager notre temps entre les 2 parties de la Malaisie, j'aimerais savoir si selon vous un tour dans le Taman Negara vaut le coup ? En effet, nous aimons bien la jungle mais nous avons deja eu la chance d'y dormir plusieurs fois dans d'autres pays. L'interet pour nous serait essentiellement au niveau des balades/treks : en avez-vous fait ? Combien de temps faut-il prevoir ? Recommandez-vous ce coin ? Etant donne que c'est un trajet assez long pour y aller et en revenir, merci pour vos eclairages qui nous permettront de decider si nous incluons Taman Negara dans notre itineraire.

Christine
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Paludisme en Malaisie
Faut il suivre un traitement contre le palu en Malaisie? Nous allons à Bornéo: Parc Bako, kinabatangan River et dans les Perhentians. Merci Caroline
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Conseils pour circuit d'un mois en Malaisie en juillet
Salut, Je vais partir avec ma copine en sac à dos en malaisie. Nous avons 1 prit uniquement un vol pour kuala lumpur.

Quelqu'un aurait il des conseils pour un itinéraire sur les 2 cotes + centre-singapour + bornéo

Y a t'il des précautions nécessaires à prendre contre la malaria pour Bornéo?

Merci d'avance pour vos réponses SEb
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Organisation d'un séjour d'un mois en Malaisie (10 août - 10 septembre)
Bonsoir à tous

Je tente de planifier (en tout cas d'avoir déjà une idée) un voyage d'un mois en Malaisie entre le 8 aout, arrivée à Kuala Lumpur et le 11 septembre, départ de Kuala Lumpur avec 2 amis.

Nous pensons répartir à peu près le séjour en 2 semaines sur l'ile de Bornéo (le programme reste à définir avec probablement passage par le parc Kinabalu et Semporna pour mon ami qui fait de la plongée) et 2 semaines sur la partie continentale (programme à définir aussi, avec un passage par les perhantians)

Sur l'Ile de Bornéo, nous avons pensé visiter le mon Gunung Mulu, au coeur de l'île en partant en bateau de Miri. Reste à voir si on privilégie le nord pour la suite vu que ce sera sur notre route vers Semporna, en faisant le park Kinabalu, ou si le sud est quand même à voir aussi, du côté de Kuching (la réserve de Semenggoh, le Bako, les longhouses, les grottes de Sabah ?? A votre avis, en deux semaines, on peut tout faire, ou il vaut mieux nous concentrer sur une moitié de l'île, ou faire nord et sud mais renoncer au Gunungmulu ?

Sur la péninsule, Pour le moment d'après ce que je lis, le plus incontournable est les îles pérhentians pour le snorkeling. Pour le reste, à voir ce que nous allons pouvoir élaborer comme sélection, et comme plan, Apparemment les Batu caves sont à voir. La ville de Malakka ? Les cameron Highlands pour voir les plantations de thé ? La jungle du Taman Negara ? Cherating, sa rivière, avec les lucioles, et la mangrove ? Le lac Tasik Kenyir ? Avis partagé pour Georgetown apparemment et plutot défavorable concernant Langkawi, Penang et Khota Bharu ... Encore une fois, pensez vous que tout soit faisable en 2 semaines sans que ce soit la course ? ou il faut faire du tri ?

Euh, autre question à ceux qui connaissent, est ce qu'on doit tout organiser, réserver à l'avance nos logements, et transports, ou on peut être un peu "à l'arrache" ? 🙂 Et savez-vous si le couchsurfing fonctionne bien en Malaisie ?

Est-il nécessaire d'avoir de l'argent liquide sur soi ? Ou est-ce que les cartes de banque type "maestro" fonctionnent dans des endroits comme les perhentians etc.. ? Ou est-il nécessaire d'avoir un carte plutot de type "visa" ?

Faut-il emmener une moustiquaire ?

Niveau organisation diverse, et niveau des destinations, je reste toujours ouvert à des conseils aussi.

Et enfin, niveau plongée, moi je n'ai pas le brevet Open Water, donc je ne pourrai pas faire de plongée, juste du Snorkeling, et je ne pourrai pas faire sipadan 🙁, ou alors je dois passer le brevet Open Water, mais ça prend 3 jours et ça coute 250 euros 🙁

Merci d'avance à tous pour votre aide.
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