j'envisage de passer 15 jours au Maroc. Seulment, les échos sont souvent les mêmes : superbe pays, mais des locaux agressifs commercialement parlant.
Comme je ne suis pas du genre " Hôtel retranché ", que faire et où aller pour profiter tranquillement de ce pays ?
Bonjour
Nous recherchons un hébergement à Fès pour 4 jours en mai. Notre budget n'est pas très extensible maxi 60 euros.
Les sites de réservations en ligne nous permettent de trouver un riad ou un hôtel dans nos prix mais nous aimerions avoir des retours réels sur des bonnes adresses ou des bons plans hébergement .Les commentaires sur ces sites ne sont pas toujours très fiables.
Nous aimerions être dans la médina dans un endroit calme mais a proximité de zones d'intérêt ou dans la ville nouvelle mais à 2 pas de la médina. y a t il des logements dans fes el jdid? On nous a mis en garde contre la sécurité dans la médina après 22h? Qu'en pensez vous?
merci d'avance
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merci d'avance
Bonjour, je cherche un hotel, une chambre propre disposant de sanitaire, salle d'hygiène particuliers, au plus proche de la place Djema el Fna a Marrakech
pour la p'riode du 23 au 29 septembre
Si MINEZ lit ce message, j'aimerais bien qu'il y réponde, car je suis interessée par son riaid.....et ne sais pas comment le contacter
MERCI à vous tous
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MERCI à vous tous
Bonjour
Je suis à la recherches des personnes pour une excursion de 4 jours à Marrakech. et c'est l'occasion pour de découvrir le charme de la ville ensemble surtout pour les personnes qui viennent pour la première foi. cela est à partir du Mardi 06/05/2014.
pour toute personne intéressée contactez moi.
Cordialement
Cordialement
MARRAKECH, délices et délires de la Ville Rouge(1)
Toussaint à Paris, Bleu à Marrakech…La recette est à trois heures de Lyon( décalage horaire compris)… Vous quittez Lyon sous les brumes d’Automne avec un petit 10° et, trois heures après, vous débarquez au pays des mille et une nuits avec un 21° à 11 heures du soir…
Dommage que des milliers d’européens aient eu la même idée qu’Ulysse…du type de ces petits vieux distingués, pull bleu pâle pour lui, cachemire rose fushia pour elle, qui pestent contre la bureaucratie policière tatillonne et exemplaire, tout en grignotant insensiblement ma place dans la file d’attente…
Cà y est : il va pouvoir récupérer ses valises avant qu’on ne lui les vole…il marcherait presque sur Berthe, qu’il oublie au contrôle de police et qui crie : « Jean, Jean !! » attends moi »
Ulysse mentalement fait le calcul : la queue policière d’une demi-heure est l’équivalent de quatre cents kilomètres du Boeing 737-80 dont il vient de débarquer : péril de cette très belle et très fragile société de consommation où Berthe et Jean, pétris de certitudes et d’argent, viennent partager le soleil des marrakchi…
Heureusement, Ulysse a hâte de replonger dans cette ville où jusqu’à lors, il n’a fait que transiter : il choisira le plus pauvre des taxis, la voiture la plus brinquebalante dont les vitres n’ont plus d’usage, il ne négociera même pas le prix de nuit : touriste de base, il est, émerveillé de quitter ses petites misères européennes et de respirer si vite cette odeur d’Afrique qu’il n’a jamais quittée.
Rentrer dans Marrakech de nuit est un plaisir à nul autre pareil : Ulysse ouvre grand les yeux et respire une odeur d’Atlas, de désert et de fuel mélangés…
Toussaint à Paris, Bleu à Marrakech…La recette est à trois heures de Lyon( décalage horaire compris)… Vous quittez Lyon sous les brumes d’Automne avec un petit 10° et, trois heures après, vous débarquez au pays des mille et une nuits avec un 21° à 11 heures du soir…
Dommage que des milliers d’européens aient eu la même idée qu’Ulysse…du type de ces petits vieux distingués, pull bleu pâle pour lui, cachemire rose fushia pour elle, qui pestent contre la bureaucratie policière tatillonne et exemplaire, tout en grignotant insensiblement ma place dans la file d’attente…
Cà y est : il va pouvoir récupérer ses valises avant qu’on ne lui les vole…il marcherait presque sur Berthe, qu’il oublie au contrôle de police et qui crie : « Jean, Jean !! » attends moi »
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Heureusement, Ulysse a hâte de replonger dans cette ville où jusqu’à lors, il n’a fait que transiter : il choisira le plus pauvre des taxis, la voiture la plus brinquebalante dont les vitres n’ont plus d’usage, il ne négociera même pas le prix de nuit : touriste de base, il est, émerveillé de quitter ses petites misères européennes et de respirer si vite cette odeur d’Afrique qu’il n’a jamais quittée.
Rentrer dans Marrakech de nuit est un plaisir à nul autre pareil : Ulysse ouvre grand les yeux et respire une odeur d’Atlas, de désert et de fuel mélangés…
In early March, full of carefree joy and happy to return to Morocco, we landed in Marrakech under the sun.
We spent just one night in Marrakech at the Hôtel Toulousain, as we did on our previous trip. And we booked our 3 nights for the end of our trip, the second half of March... Ouch! Ouch! Ouch! But we’re not there yet...
Our first goal is to reach Magdaz, a mountain village in the Tessaout Valley, sometimes called the lost valley. We discovered the village of Magdaz on this forum, and we were charmed by the photos and comments from travelers who came before us. The road is easy—it’s dry, and the tarmac takes us right to the village gates at over 2,000 meters above sea level. We arrive in the afternoon and are left speechless by the beauty of the place. A jewel of Berber architecture! Perfectly restored granaries and kasbahs!

A young man from the village guides us on the visit and opens the doors to the terraces overlooking the village.
Several magnificent collective granaries have been beautifully restored. The warm colors of the stone capture the light wonderfully. It’s stunning!


We won’t find anything decent to stay overnight there, so we head back down a bit and settle in at the Assounfou guesthouse. Lovely welcome. The place is in excellent condition and very clean. It’s spacious, but we’re the only ones there. First day full of promise!
Our first goal is to reach Magdaz, a mountain village in the Tessaout Valley, sometimes called the lost valley. We discovered the village of Magdaz on this forum, and we were charmed by the photos and comments from travelers who came before us. The road is easy—it’s dry, and the tarmac takes us right to the village gates at over 2,000 meters above sea level. We arrive in the afternoon and are left speechless by the beauty of the place. A jewel of Berber architecture! Perfectly restored granaries and kasbahs!


A young man from the village guides us on the visit and opens the doors to the terraces overlooking the village.
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We won’t find anything decent to stay overnight there, so we head back down a bit and settle in at the Assounfou guesthouse. Lovely welcome. The place is in excellent condition and very clean. It’s spacious, but we’re the only ones there. First day full of promise!
Départ programmé pour le 2 décembre... 2005. Hé oui, cela fait un bout de temps que tout cela est arrivé, mais dans mon coeur, c'est encore hier !
Destination... MAROC, d'abord MARRAKECH, puis ESSAOUIRA.
Il fait gris et froid lorsque nous arrivons à Toulouse, mais nous sommes tellement contents que cela nous est indifférent ! Le hall de l'aéroport est déjà décoré pour les fêtes de la Noël et, comme des enfants, nous posons devant les guirlandes argentées.
Nous sommes accueillis chaleureusement par l'équipage marocain de la compagnie Atlas Blue. Nous avons choisi le côté hublot, nos amis sont assis derrière nous. Un peu de crispation et d'excitation au moment du décollage et puis la magie opère. Voir la terre d'aussi haut est un spectacle dont je ne me lasse pas. Quelques photos, avec juste un petit bout d'aile d'avion, pour éviter toute allusion à un quelconque trucage, de la ville de Toulouse qui s'éloigne à toute allure. Nous passons au dessus des nuages bas qui donnaient à la campagne un air si triste et montons à la rencontre d'un ciel tout bleu. Petit virage vers l'ouest ( je suis très attentive 😏) nous ne passerons pas au dessus des Pyrénées et nous dirigeons vers l'océan. En face de nous, il y a plein de choses appétissantes, une immense île flottante, des nuages pareils à de la crème fraîche en pleine émulsion... ou alors celle sublime d'un cappuccino géant ! Ah, on voit bien que j'ai été à bonne école avec mon mari pâtissier ! Puisqu'on parle de gâterie, voici que s'avancent dans l'allée, le steward et l'hôtesse. Ils poussent devant eux un chariot et nous dégusterons (Jean et moi), notre "première" corne de gazelle accompagnée du "premier" thé à la menthe : PREMIER, est le mot que je vais employer une multitude de fois ! Nous sommes un peu le "ravi" de la crèche : L'innocent, quoi ! Le voyage se poursuit sans incident et l'heure approche où notre avion prendra contact avec le sol marocain.

Nous faisons le retour avec en pointe de mire, le minaret de la Koutoubia.
Finie la quiétude ! Le brouhaha augmente au fur et à mesure que nous nous rapprochons de la ville. Infernal ! Des voitures de tous les côtés, des mobylettes, vélos, piétons, taxis, bus, à croire que tout Marrakech était de sortie. Jean filme cette cohue et c'est en "formation très serrée" que nous tenterons la traversée du boulevard.
Ce soir, nous mangerons sur la place, mais dans un boui-boui de première classe ! Notre "table" a vue sur la "cuisine" et la "plonge" ! Le cœur est au bord des lèvres et le fou rire, au rendez-vous. Cela nous a donné l'occasion de faire du régime, difficile de finir l'assiette quand le cœur n'y est plus !
Il faut aller se coucher, demain départ pour Essaouira.--
LUNDI MATIN.
Fouzia s'est chargée de la location de la voiture et nous avons rendez-vous avec elle sur la place. Ell nous conduit hors les murs à grands coups de klaxon énergiques. Il ne faut pas hésiter à s'en servir si on veut avancer ! Il n'y a que 178 kms jusqu'à Essaouira et nous décidons de faire une petite balade en montagne. Pourquoi pas les gorges de l'OURIKA ? Nous longeons les remparts de Marrakech et descendons vers le sud. La vallée de l'Ourika se trouve à environ une cinquantaine de kms de la ville. Nous traversons la plaine du HAOUZ, la route monte tranquillement, le plein d'essence a été fait. La voiture, dont le kilométrage est élevé, semble bien marcher. Cette promenade va servir de test. Pierre est au volant, Jean joue le co-pilote, les gazelles sont assises sagement à l'arrière. L'appareil à photo prêt à saisir une image insolite, nous sommes toutes les deux très attentives. Nadine a quelques difficultés à discipliner son mari, "moustache dorée" a décidé de conduire comme dans le Dakar. La route d'abord, les paysages ensuite. Pourtant il y a de jolis photos à faire : les couleurs ocre et rouge de la terre, les tapis mis en exposition ou à sécher au bord de la route, le torrent qui descend le long de la vallée, les montagnes de l'Atlas qu'on aperçoit de temps en temps. Sur la rivière, de fragiles passerelles relient quelques masures à la route. Comme il se fait gronder, Pierre finit par arrêter la voiture. Nous sommes à peine descendus du véhicule, que deux très jeunes enfants et un homme relativement âgé, se précipitent sur nous, quémandant une pièce. Nous fouillons nos poches et donnons dirhams et carrés de chocolat. Du coup, retour dans la voiture. Nos hommes rigolent en douce ! Route large et virage prononcé, mais les montagnes qui se détachent au loin sont tellement belles, que nous nous arrêtons un fois de plus. Nous étions pourtant avertis, c'est comme un mirage, on se croit tout seul et tout à coup surgissent d'on ne sait où, un gars en mobylette qui nous présente un plein panier de bijoux de pacotille, et deux enfants à pied, qui courent de toutes leurs jambes pour ne pas louper les touristes ! Eux, veulent nous vendre des fruits. Repli précipité dans la voiture. Nous décidons de ne plus nous arrêter jusqu'au village de SETTI-FATMA.
Nous sommes attendus, là aussi. Il y a pléthore de guides sur le petit parking où nous sommes obligés de nous garer. Nous choisissons le plus proche de nous, il s'appelle RACHID. Il parle bien le français avec un petit accent rigolo. Il va nous conduire jusqu'à la troisième cascade (il y en a sept). C'est une promenade sympathique que nous ferons en sa compagnie. Nous traversons le cours d'eau sur un passerelle de troncs d'arbres et prenons le sentier qui nous fera grimper gentiment, mais sûrement jusqu'au but final de l'expédition. C'est un parcours ombragé où la présence de saules pleureurs et noyers, nous intrigue. Effectivement, ce sont les Français qui ont amené les plants de ces arbres, il y a de nombreuses années. Les hommes montent gaillardement et Rachid est plein d'attention pour les fragiles gazelles. Une marche trop haute, une pierre glissante, il est là qui nous tend la main, nous"calme le cœur" (nous rassure, et nous indique les bons passages. Chaque détour du sentier nous réserve une surprise. D'abord, les restaurants qui jalonnent le parcours, leur terrasse sous les arbres avec le sol jonché de tapis, poufs et tables basses, tajines qui mijotent sur de petits murs, réfrigérateur "berbère", de simples étagères où, avec un système ingénieux, les bouteilles de soda sont rafraîchies naturellement par de l'eau "de source", qui n'est autre que celle du ruisseau ! Plus loin, un marchand de bijoux et autres objets, eux aussi installés sur des tapis à même le sol, nous fait des offres alléchantes.
De temps en temps, nous faisons une petite halte pour "casser la fatigue" comme dit si joliment Rachid. Nous en profitons pour lui poser des questions sur sa famille, son métier, son village. A la question curieuse, mais combien féminine de Nadine : "combien as-tu de femme, Rachid ?"... il répond en éclatant de rire : "Oh, une seule, ça suffit, autrement il y a trop de soucis !"
Les cascades ne sont plus très loin, nous les entendons, les pierres sont plus glissantes par endroit et Nadine profite de la sollicitude de notre guide, pour accaparer sa main ! Photos, bien entendu, et descente vers le village.

Fin de ce récit et suite sur une autre page intitulée "ESSAOUIRA la blanche". Merci des gentils messages reçus, je vais essayer de m'appliquer pour la suite. essaouira, la blanche. -- Ceci est la suite de mon premier récit : "PREMIER VOYAGE AU MAROC". -- Nous sommes toujours en décembre 2005, nous venons de quitter Rachid, notre gentil guide dans les gorges de l'Ourika. Cette fois-ci, nous ne nous arrêterons plus et reprenons la direction de Marrakech. Il faut arriver avant la nuit à ESSAOUIRA. De Marrakech à Essaouira, la longue route se déroule devant nous, la circulation assez dense de camions et autres engins n'autorise pas les fantaisies. Pierre se consacre à la conduite de notre Palio blanche, et pour une fois, les gazelles ne parlent pas trop fort ! De grandes étendues inhabitées et puis, au bord de la route, une grande bâtisse pratiquement recouverte de tapis. Nous approchons de CHICHAOUA. La traversée de SIDI MOKTAR nous surprend. Que s'est-il passé ? La rue principale est défoncée, des tracteurs, camions et autres engins de travaux sont sur le bord de la route. Les gens ont des pelles et des pioches entre les mains . Un peu plus loin, dans le lit de l'oued, creusé profondément, des carcasses de voitures, les unes sur les autres, nous donnent à penser qu'il y a dû y avoir de terribles inondations. Nous en aurons la confirmation en parlant de cela avec les gens de Essaouira. Nous nous sommes attardés, et préférons donner un coup de fil à Brahim, notre prochain hôte. La nuit est tombée depuis un petit moment, la destination est proche, les remparts de la ville sont éclairés et nous trouvons une place de parking sur une grande place. Un dernier coup de fil et Brahim est là, tout engoncé dans un vieux manteau taché, un grand sourire sur les lèvres. Il va nous conduire jusqu'au riad. Un jeune garçon met nos bagages dans une charrette à bras, nous passons une des portes de la ville, Bab Marrakech, voilà qui est facile à retenir ! Un enchevêtrement de ruelles mal éclairées, un sol aux pavés inégaux, nous cheminons tant bien que mal derrière eux. Ils s'arrêtent devant une porte peinte en jaune, un tour de clé et nous pénétrons dans une minuscule entrée d'où part un escalier raide aux marches usées et de hauteur inégale. Après notre escapade en montagne, cette ascension est rude à nos jambes. Nous contenons un petit rire en passant devant une porte bleue sur laquelle est écrit en lettres noires "twalit turk". Nous espérons quand même que ce ne sont pas les toilettes communes de l'hôtel !

Comme tous les riads, la maison est construite autour d'un patio. Celui-ci est tout étroit, garni de plantes vertes qui grimpent, cherchant la lumière. Nous sommes au second étage, les murs sont blancs, les portes, volets et fenêtres bleus. Des ouvriers font des travaux de ravalement et de peintures. Brahim nous explique qu'il profite de la saison creuse pour arranger de riad acheté il y a quatre ans. Le décor est tout à fait différent de celui que nous avons connu à Marrakech. Les chambres sont meublés à la spartiate, tout est parfaitement propre, mais il fait froid, un peu humide et j'ai un petit coup de blues. Pas de tapis sur le sol, mais une grosse couverture sur le lit me rassure, je ne vais pas avoir froid et contrairement à Marrakech, nous pourrons dormir dans le même lit . (Jean et moi, of course ! 😉)
Nous remplisssons la fiche d'entrée et partons à la découverte de la ville.
ESSAOUIRA, "ES AOUIRA", la "bien dessinée".
Ses rues larges et rectilignes ont été dessinées par un ingénieur français, prisonnier du sultan Sidi Mohamed ben Abdallah. ( c'est fou ce qu'on paraît savant dès qu'on consulte le guide 😏)
C'est par la Porte de la Marine que l'ingénieur commença. Puis il ceignit la ville de remparts et dessina les rues rectilignes.
Nous trouvons sans peine l'une des grandes rues principales. Les magasins sont ouverts, les gens que l'on croise, d'un calme qui nous surprend après la folle ambiance de Marrakech ! Nous sommes fascinés par la tenue vestimentaire de la plupart des femmes. Elles portent le lourd "haïk" blanc qui, de dos, les fait ressembler à notre vierge Marie. Beaucoup d'hommes, eux, portent la longue robe brune à capuchon. On se croirait dans un péplum !
Miracle, nous passons devant les devantures et personne pour nous forcer la main ! Les prix sont affichés dans la plupart des boutiques, il sera sûrement plus facile d'acheter ici, sans tomber dans les marchandages dont ils sont si friands et qui me gênent terriblement.
Nos pas nous conduisent petit à petit vers le port. Une multitude de mouettes s'envolent bruyamment à notre approche pour se poser quelques pas plus loin. le soleil ne diffuse plus qu'une faible lumière et il est difficile de faire des photos. Les barques bleues sont là, dans la pénombre, elles se balancent doucement et semblent nous dire, "à demain".
Juste à côté de la Porte de Mogador (ancien nom d'Essaouira), se trouve un petit restaurant. Les portes sont grandes ouvertes et le menu alléchant. Nous nous retrouvons tout naturellement assis devant des tables basses, sur les banquettes qui courent le long des murs. Le maître des lieux nous accueillent avec effusion, nous donnant l'impression d'être déjà de vieilles connaissances, attendues avec grande amitié !
J'arrive à trouver le sommeil malgré le froid qui règne dans la chambre. Nouvelle surprise au réveil, pas d'eau chaude pour la douche. On saura, trop tard, qu'il aurait fallu demander la veille ! La toilette est vite expédiée au lavabo, le petit déjeuner pris sur la terrasse, un étage plus haut, nous réconciliera avec la famille de Brahim.
Le bon pain rond et croustillant nous attend avec de la confiture et du beurre qui, cette fois, sied à notre palais. Qu'est-ce qu'on peut être "bourge" quelquefois ! 😏
porte Bab Marrakech
Appareil photo en main, nous sortons de la médina par la porte Bab Marrakech et nous filons tout droit vers la plage. Pas pour nous baigner, non ! Il ne faut pas exagérer, il fait beau, le soleil brille mais la petite laine est de rigueur.
C'est une immense plage de sable fin. La lumière est superbe. La mer vient de se retirer, laissant derrière elle suffisamment d'eau pour que les nuages et les oiseaux s'y reflètent. Magnifique ! Quel beau miroir ! 

Nous redécouvrons le port, cette fois, au grand jour. Les bateaux de pêche sont à quai, les pêcheurs déchargent le poisson, principalement des sardines. Là aussi, on voit les difficultés qu'ils doivent rencontrer. Les bateaux tiennent la mer, mais ils montrent des signes évidents de vétusté, la rouille est omniprésente et même si les couleurs sont belles, elles ne cachent pas la misère sous-jacente.
Sur le port, les charpentiers construisent de lourdes embarcations selon les traditions ancestrales. Ils utilisent des bois d'acajou et d'eucalyptus. Plus loin, des pêcheurs retapent leurs filets aux couleurs surprenantes : bleu, beige, violine, vert, ocre, orange. Les jolies barques bleues se balancent au gré de la houle, bien à l'abri de la petite rade. Des femmes vendent en très petite quantité, des poissons simplement posés sur des bouts de cartons, à même le sol. Les mouettes se disputent les morceaux de viscères laissés par terre et s'envolent en protestant vigoureusement lorsqu'on les dérange. L'animation est grande et bon enfant. Nous profitons du spectacle avec beaucoup de plaisir et sommes conscients de la chance d'avoir, au moins financièrement, une vie plus facile. Je surprend Jean à maintes reprises, à sacrifier à la "sadaka", l'aumône que tout bon musulman doit à son prochain. Il a souvent le cœur gros en voyant toutes ces personnes âgées, qui, sans un mot, le regard un peu fixe, tendent la main aux passants. Nous serons les témoins de la charité de certains commerçants. Celle en particulier, d'un marchand de poissons frits, qui le soir, puisait largement dans ses réserves.
La vie à Essaouira est largement plus reposante que celle des grandes villes. Nous avons sympathisé avec le jeune marchand de babouches dont nous avons fait baisser fortement le stock. Nos deux garçons, les enfants et petits-enfants de Nadine, seront chaussés pour un moment ! Lorsque nous passons devant sa boutique, il nous salue chaque fois avec enthousiasme.
Les sollicitations des boutiquiers sont nettement moins pressantes, il y a bien encore celles des "apothicaires" qui veulent vendre à nos maris à tout prix (et à tous prix), une poudre aphrodisiaque ! Nos "gazous" déclinent l'offre vigoureusement, ce qui fait rire les marchands. La bonne humeur est de mise dans ce pays, je crois que c'est une des choses qui nous marquera le plus .

Il fait bon se promener au soleil, nous repartons en direction de la Porte de la Marine. Plus loin, une rampe d'accès mène à la Sqala de la Casbah dont la tour crénelée surplombe l'océan. Il y a une rangée impressionnante de canons dirigés vers le large. Heureusement, j'apprends qu'ils n'ont jamais servi. Une jeune femme, un bébé dans les bras, expose de minuscules aquarelles. Je ne résiste pas à la tentation et j'ai souvent une pensée pour elle, chaque fois que je les regarde à la maison. Nous prenons le temps de flâner, d'un côté l'océan, de l'autre les petites rues qui, en contre bas, bordent les remparts.
plus loin, dans la ville, la vue d'une petite place au fond d'une ruelle attire le regard de Jean. Elle est entourée d'arcades sous lesquelles, plein de petites boutiques sont ouvertes. Poussant ses investigations plus loin, Il découvre le marché aux poissons. Plusieurs étals offrent à la convoitise des gourmands, de superbes sardines, congres, crevettes et autres produits de la mer. Un homme enseigne à Jean, la façon de procéder : On choisit le poisson sur n'importe quel étal, on le paye à qui de droit et, muni d'un poche en plastique dans laquelle sont placés nos achats, on se dirige au fond du souk où un jeune homme fera cuire tout ça dans un four archaïque mais qu'il a l'air de maîtriser parfaitement.
Extra...le poisson cuit à merveille, l'accueil, l'ambiance et l'authenticité du moment que nous vivons !
Tout de blanc vêtus, de drôles d'instruments dans les mains, des musiciens font leur numéro. Je leur donne quelques dirhams et les voilà tout près. Comme Jean les filme, ils attaquent plus vigoureusement leur morceau, c'est rigolo. C'est l'heure de l'addition, nous sommes sidérés par la modestie de la somme qu'ils demandent : 2€40 pour la cuisson, le poisson que nous avons acheté, était déjà d'un prix dérisoire, nous sommes surpris. Pour ne pas nous sentir trop coupables, nous nous fendrons d'un bon pourboire.
Dans une petite rue, le long des remparts, des ébénistes travaillent le bois de thuya. Des artisans en marqueterie font des incrustations de citronnier, de nacre et d'argent. Leurs ateliers sont minuscules et leurs outils rudimentaires. Tout cela sent bon et Nadine "sniffe" dans tous les pots. Préférant acheter chez l'artisan, nous repartirons avec notre cargaison de petites boîtes, de petits pots. J'ai la chance de dénicher sur une étagère, une mignonne fatma dont le bois brun et luisant, est doux au toucher. Le menuisier se prête gentiment à la séance photo et poursuit son labeur. Nous l'observons un moment, plein d'admiration. Il travaille tantôt sur les racines de thuya, tantôt sur sur le tronc. Les objets présenteront soit une surface d'un brun uni, soit plus ou moins veinée. Ses confrères montrent la même intensité au travail, il faut dire qu'ils doivent fournir les nombreuses boutiques, plus loin. Nous retrouverons dans celles-ci, les pieds de lampes, les encadrements, les plumiers et jouets de bois, les boîtes rondes ou carrées, bombées ou plates, petites ou grosses, toutes aussi tentantes les unes que les autres.
Il est 18h lorsque nous repassons par la bab Marrakech. Nous sommes hors la médina et un petit crochet nous amènera par hasard, devant une église. Surpris, nous poussons la lourde porte. Cette église, dédiée à la Vierge Marie et à son Assomption, est le témoignage de la présence pendant plusieurs siècles, de la chrétienté en cette ville. Nous sommes accueillis par "FLANE" (Mr X ou un tel, en marocain), une sculpture marocaine, représentant un mendiant aveugle, un pauvre, un anonyme, celui que l'on peut voir devant la porte des mosquées et qui tend la main. C'est avec beaucoup d'émotion que nous admirons cette humble silhouette filiforme et la représentation de la Vierge et de son Enfant. Nous sommes saisis par l'atmosphère si particulière de cette église dans laquelle se mêlent si intimement, foi chrétienne et culture marocaine. Les statues, les tapis sur le sol, la senteur du thuya, l'autel et la croix ornés de marqueteries, tout cela nous surprend. Essaouira est la seule ville à posséder une église dont les cloches sonnent tous les dimanches à 10h !
L'autel
la Vierge et l'Enfant
Flane
Revenons à des préoccupations plus épicuriennes ! Ne serait-ce pas l'heure de manger ? Non, on ne pense pas qu'à ça !... d'ailleurs on va faire du sport dans très peu de temps, puisque notre montre n'affiche pas la même heure que celle qui carillonne dans notre estomac ! Ce sera plutôt main dans la main que nous déambulerons lentement sur le sable. De grandes quantités de branches jonchent la plage. Charriées par une rivière jusqu'à l'océan, le courant les a rejetées sur la berge. Les gens les ramassent et s'en servent de combustible. Rien ne se perd ! Le soleil et assez bas et l'horizon a de magnifiques couleurs. Les mouettes jouent les stars devant notre objectif et piaillent de toutes leurs forces. Spectacle garanti et magique sur le port : Le soleil et assez bas et l'horizon a de magnifiques couleurs. Les mouettes jouent les stars devant notre objectif et piaillent de toutes leurs forces. Le battement effréné de leurs ailes fait un bruit d'enfer... les oiseaux de Hitchcock sont là ! En premier plan, un homme vêtu de son burnous, le capuchon sur la tête. Une femme de dos, le haïk blanc joliment drapé nous font plonger deux millénaires en arrière. Plus loin, le
spectacle dantesque de la tour crénelée en contre jour, du soleil en train de plonger dans l'océan illuminant de ses derniers feux la petite île de Mogador, nous laisse pantois. Nous cherchons à voir le "rayon vert", que ne peuvent percevoir que quelques veinards, et mitraillons avec passion cette superbe scène. Derrière nous, les remparts sont comme éclairés de mille projecteurs. Mais quel bonheur d'être là !





Bien entendu, la poésie ne remplissant pas les ventres, nous partons à la quête de l'endroit où nous pourrons assouvir une petite fringale. Et bien ce sera la seule fausse note dans notre séjour : décor à vous faire cauchemarder et repas pas à la hauteur de nos attentes. Pas grave !
Déjà mercredi, comme le temps passe vite !
Une petite escapade est prévue, emplettes au centre ville-- pain, sardines en boîte, clémentines, tomates, eau minérale-- Il y aura pique nique sur une des plages entre Essaouira et Agadir.
P8, la route côtière qui descend sur Agadir. Au bout de quelques kilomètres, nous bifurquons en direction de la plage fort prisée par les surfeurs, SIDI KAOUKI. Deux hommes attendent les touristes, le premier, un magnifique chamelier et son dromadaire, le second, un magnifique "casse-pieds", les bras remplis de colliers, bracelets et bagues en métal! Contre quelques dirhams, nous pouvons poser devant le dromadaire. Quant au second bonhomme, il arriva à nous gâcher la promenade sur la plage, tant sa présence auprès de nous est envahissante ! Nous avons beau refuser ses avances, ne plus le regarder, ne plus lui parler, rien à faire ! Il nous suit tout le temps et, énervés par son insistance, nous finissons par fuir cette plage. Il y a là une "koubba", chapelle élevée sur la tombe d'un marabout. Le tombeau à coupole blanche est accolé à une tour ancienne, en partie ruinée.
Tant pis, nous nous en allons, pestant contre ce pauvre homme qui n'a pas réussi à nous soutirer une seul dirham ! Non, mais !
Le paysage défile et nous sommes à l'affût. La route est bordée d'arganiers, cet arbre miracle, dont le bois sert à fabriquer du charbon, les feuilles à nourrir les chèvres. Les noyaux rejetés par ces dernières, sont recueillis par les bergers. Ils en extraient l'huile d'argan qu'on utilise en cuisine. Lorsqu'elle est dénaturée, on s'en sert pour l'éclairage. Cette huile est raffinée d'une autre façon lorsqu'elle devient un produit de beauté.( Ben dis donc, j'espère que tout ce que j'écris est vrai, autrement, il y en a qui vont se moquer de ma naïveté. Je crois tout ce qu'on me dit ! 🤪)
Nous avons entendu parler de la façon dont les chèvres peuvent aller chercher leur pitance, haut dans les arbres. Nous sommes déçus et pensons à une galéjade. Il y a des chèvres, il y a des arbres, mais pas de chèvres en haut des arbres. Tiens, il y en a une sur la première branche d'un arganier. Vite, photo. Et puis au détour du chemin, un "arbre à chèvres", deux "arbres à chèvres" ! Fantastique ! Elles broutent les feuilles les plus hautes, leurs petits sabots solidement accrochés aux branches, c'est rigolo ! Le petit chevrier qui les garde, n'a guère plus de huit ans. Il est beau avec ses boucles brunes et ses grands yeux noirs. Il n'a pas la chance d'aller à l'école et fait un travail d'adulte. Nos poches sont pleines de bonbons achetés à Essaouira, quelle chance.
Nous traversons des zones de culture où les hommes poussent des charrues aux étranges attelages. Un dromadaire avec un âne, un âne avec un cheval, de temps en temps, deux dromadaires ensemble.
Un panneau indique la plage "TAFADNA". C'est par là que nous allons pique niquer. La route descend rapidement en direction de la plage. Elle est immense et fait penser à celles des Landes. Le village de pêcheurs, bleu et blanc, est bâti à même le rocher, des arcades laissent voir l'intérieur des habitations et de petits restaurants où Jean voudrait bien nous entraîner. Pas question, ils sont en train de cuisiner des "noubias".. des "loubias"... bref, des tripes !
De petites barques vont et viennent, leur chargement est transporté ensuite par des carrioles tirées par de petits ânes. Ils pêchent surtout la dorade, le merlan et le calamar.
Il fait beau, il fait chaud, nous recherchons un coin d'ombre dans les rochers et entamons avec appétit, nos provisions. Enfin un endroit sans importun ! Un vrai miracle !


Ce soir, nous mangerons, dans un petit restaurant, une succulente "harira", accompagnée d'un tajine au poulet, pruneaux et amandes. Nous finirons bien sûr par une tasse de thé à la menthe, servie par un jeune homme si grand, que j'ai dû mettre mon appareil de photo de travers pour pouvoir l'avoir sur la pellicule. Et ça le faisait rire, à ce grand gaillard !
La fatigue se fait sentir, il faut se coucher tôt, demain nous repartons à Marrakech.
Jeudi matin : Nous sommes le 8 décembre et c'est la dernière promenade dans les rues de la ville. Jean juge préférable d'acheter un sac de sport, car nos achats de dernière minute, risquent de ne pas contenir dans nos valises. Sacrées gazelles !
Nous traînons un peu les pieds et regrettons de partir. Nous admirons l'ingéniosité et l'habileté de ces artisans. Un jeune homme fabrique en un tour de main, des objets insolites, à partir de pédaliers, de chaîne, de roues, de morceaux de fil de fer, de câble. Il visse, il perce, il cloue et trouve une fonction à tout ce qui lui passe entre les mains. Il expose sur le trottoir, dans un assortiment hétéroclite, le produit de son inventivité. Cet immense jeu de mécano nous laisse perplexes et, en même temps, admiratifs.
Les épiciers ambulants ont étalés leurs marchandises : les légumes, les fruits sont bien tentants. Nous prenons plaisir à observer le comportement de leurs clients, puis décidons d'acheter des mandarines. Inutile de chipoter, il faut prendre, soit un demi-kilo, soit un kilo de fruits, car ils ne disposent pas d'autre unité de poids que ceux-là !Nous sommes gourmands, pas de problème. Une bouteille d'eau, du pain et à nouveau, des sardines. Nous voilà fin prêt pour un autre pique nique. Petit coup de chiffon sur le pare brise plein de poussière, c'est Jean qui prend le volant.
Nous sommes un peu mélancoliques de quitter Essaouira. Cette ville de marins et d'artistes, cernées de remparts, ouverte sur la mer, aux maisons blanches et bleues, nous a véritablement enchantés. Nous nous arrêtons dans un virage et prenons une dernière photo d’elle, toute blanche dans la lumière du matin.
petit repas pris sur le pouce, sur une place de village, les tomates et le pain que nous n'avons pas mangés, seront donnés à un pauvre homme qui mendie sur un banc. Ce sera notre "flane" à nous. Nous pratiquons la "sadaka" avec application, il est vraiment impossible de rester indifférent à ce qui se passe autour de nous. Un verre de thé à la menthe dans un café "chic", un arrêt pipi dans des toilettes "dernier cri", en voiture et direction Marrakech. L’entrée dans la ville est laborieuse, heureusement, Jean au volant, ne s'en laisse pas compter et conduit dans la cohue comme un chef.
Nous avons rendez-vous avec Fouzia qui doit récupérer la voiture. Nous retrouvons avec plaisir le riad et la petite Raja, aussi mignonne qu'il y a trois jours. Les rues de Marrakech sont aussi bruyantes et animées, mais nous y replongeons allègrement. Le restaurant "El Badi" nous accueille pour la dernière fois et le tajine que nous dégustons est à la hauteur de notre appétit. Promenade digestive sur la place des ferblantiers où nos gazous se font prendre en photo, le bras levé bien haut, la théière bien en main, en train de se servir une tasse de thé fumant.
Vendredi matin, déjà ! Il faut remplir nos sacs, libérer nos chambres. L'avion ne part qu'à 16h, nous laissons nos bagages à Raja, et les récupérerons plus tard. Une dernière visite dans les souks s'impose. Nous n'avons pas fini nos achats ! 😏
Les hommes sont patients et nous accordent la possibilité de dépenser nos derniers dirhams. Nous faisons les gourmandes, nous hésitons, nous regardons de tous les côtés cherchant l'inspiration.
Une vraie caverne d'Ali Baba devant nous ! Le mur, au fond de la pièce, est tapissé d'une quantité incroyable de petites théières de fer blanc. A droite, des pots de toutes tailles, de toutes couleurs, sont disposés sur le sol et sur plusieurs étagères. A gauche, des tajines aux couleurs chaudes, des assiettes, des pots de faïence bleue, des poignards dans de jolis étuis brillants. Au plafond, des lanternes aux vitres multicolores. Le marchand nous surveille du coin de l’œil et nous invite à entrer : "pour le plaisir des yeux". Il nous recommande de "garder le sourire", même si nous ne faisons pas affaire avec lui.
A mon avis, il a compris que nous allons nous laisser tenter et doit déjà calculer !
Nous furetons avec des airs de conspiratrices, en essayant de ne pas prendre un air trop intéressé, tout en aiguisant notre regard pour trouver dans ce capharnaüm, le petit truc qui nous fera flancher ! Il doit se marrer, le marchand !... Ce n'est pas "un truc", mais beaucoup de petits objets qui seront emballés à la vitesse d'un prestidigitateur, dans un modeste papier brun. Voilà qui va bien remplir le sac que Jean a acheté. Les gazous, généreux, passent à la caisse, le marchandage n'a pas été long, Jean ayant dévoilé un peu trop vite le montant de la cagnotte ! Tant pis, nous avons l'impression d'avoir les plus belles choses de Marrakech dans nos mains.
Fouzia nous attend, un taxi va nous amener à l'aéroport. Un pincement au cœur en quittant notre gentil guide, mais les formalités d'embarquement chassent vite notre spleen. Nous voici dans l'avion, un dernier regard sur la Menara et son oliveraie que nous survolons, une dernière photo aérienne de Marrakech, et nous prenons très vite de l'altitude. Le ciel est dégagé, la nuit tombe vite et le survol du détroit de Gibraltar et de l'Andalousie est un spectacle de toute beauté. Ce n'est qu'un scintillement de lumières multicolores, semblables à des millions de guirlandes de Noël. Les Pyrénées sont cette fois visibles et nous les découvrons avec émotion, comme si nous étions partis depuis des siècles! Toulouse est bientôt en vue et c'est le froid qui nous accueille sur l'aéroport.
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J'ai écrit ces "quelques" lignes, un mois après être revenue du Maroc. Il m'a fallu un certain temps pour me défaire de l'envoûtement dans lequel ce pays m'a plongé. Je crois que je vais garder longtemps au fond du cœur, le sentiment d'avoir vécu quelque chose d'exceptionnel. Je n'oublierai pas de sitôt, Marrakech et sa frénésie de vivre, Essaouira la calme ville bleue et blanche, les beaux costumes traditionnels, tout droit sortis de l'ancien Testament, les contacts amicaux et chaleureux avec les gens du pays, les apothicaires et leurs produits miraculeux, les petits ânes tirant vaillamment des carrioles trop lourdes, les palais visités aux légendes dignes des "mille et une nuits", l'appel du muezzin qui nous a fait sursauter plus d'une fois, les jardins remplis de roses, le paradis qu'est le jardin Majorelle, les épices colorés aux senteurs envahissantes, les délices de leurs pâtisseries au miel, toutes ces couleurs merveilleuses, le brouhaha continue dans les souks et surtout, surtout.... les appels aux "gazelles", dont je ne me suis pas lassée !
--La preuve, nous y sommes repartis en décembre 2006. Cela fera l'objet, d'un autre récit.... Faut bien occuper les temps libres que laisse la retraite ! 😕😉😄
Il fait gris et froid lorsque nous arrivons à Toulouse, mais nous sommes tellement contents que cela nous est indifférent ! Le hall de l'aéroport est déjà décoré pour les fêtes de la Noël et, comme des enfants, nous posons devant les guirlandes argentées.
Nous sommes accueillis chaleureusement par l'équipage marocain de la compagnie Atlas Blue. Nous avons choisi le côté hublot, nos amis sont assis derrière nous. Un peu de crispation et d'excitation au moment du décollage et puis la magie opère. Voir la terre d'aussi haut est un spectacle dont je ne me lasse pas. Quelques photos, avec juste un petit bout d'aile d'avion, pour éviter toute allusion à un quelconque trucage, de la ville de Toulouse qui s'éloigne à toute allure. Nous passons au dessus des nuages bas qui donnaient à la campagne un air si triste et montons à la rencontre d'un ciel tout bleu. Petit virage vers l'ouest ( je suis très attentive 😏) nous ne passerons pas au dessus des Pyrénées et nous dirigeons vers l'océan. En face de nous, il y a plein de choses appétissantes, une immense île flottante, des nuages pareils à de la crème fraîche en pleine émulsion... ou alors celle sublime d'un cappuccino géant ! Ah, on voit bien que j'ai été à bonne école avec mon mari pâtissier ! Puisqu'on parle de gâterie, voici que s'avancent dans l'allée, le steward et l'hôtesse. Ils poussent devant eux un chariot et nous dégusterons (Jean et moi), notre "première" corne de gazelle accompagnée du "premier" thé à la menthe : PREMIER, est le mot que je vais employer une multitude de fois ! Nous sommes un peu le "ravi" de la crèche : L'innocent, quoi ! Le voyage se poursuit sans incident et l'heure approche où notre avion prendra contact avec le sol marocain.

Nous faisons le retour avec en pointe de mire, le minaret de la Koutoubia.
Finie la quiétude ! Le brouhaha augmente au fur et à mesure que nous nous rapprochons de la ville. Infernal ! Des voitures de tous les côtés, des mobylettes, vélos, piétons, taxis, bus, à croire que tout Marrakech était de sortie. Jean filme cette cohue et c'est en "formation très serrée" que nous tenterons la traversée du boulevard.
Ce soir, nous mangerons sur la place, mais dans un boui-boui de première classe ! Notre "table" a vue sur la "cuisine" et la "plonge" ! Le cœur est au bord des lèvres et le fou rire, au rendez-vous. Cela nous a donné l'occasion de faire du régime, difficile de finir l'assiette quand le cœur n'y est plus !
Il faut aller se coucher, demain départ pour Essaouira.--
LUNDI MATIN.
Fouzia s'est chargée de la location de la voiture et nous avons rendez-vous avec elle sur la place. Ell nous conduit hors les murs à grands coups de klaxon énergiques. Il ne faut pas hésiter à s'en servir si on veut avancer ! Il n'y a que 178 kms jusqu'à Essaouira et nous décidons de faire une petite balade en montagne. Pourquoi pas les gorges de l'OURIKA ? Nous longeons les remparts de Marrakech et descendons vers le sud. La vallée de l'Ourika se trouve à environ une cinquantaine de kms de la ville. Nous traversons la plaine du HAOUZ, la route monte tranquillement, le plein d'essence a été fait. La voiture, dont le kilométrage est élevé, semble bien marcher. Cette promenade va servir de test. Pierre est au volant, Jean joue le co-pilote, les gazelles sont assises sagement à l'arrière. L'appareil à photo prêt à saisir une image insolite, nous sommes toutes les deux très attentives. Nadine a quelques difficultés à discipliner son mari, "moustache dorée" a décidé de conduire comme dans le Dakar. La route d'abord, les paysages ensuite. Pourtant il y a de jolis photos à faire : les couleurs ocre et rouge de la terre, les tapis mis en exposition ou à sécher au bord de la route, le torrent qui descend le long de la vallée, les montagnes de l'Atlas qu'on aperçoit de temps en temps. Sur la rivière, de fragiles passerelles relient quelques masures à la route. Comme il se fait gronder, Pierre finit par arrêter la voiture. Nous sommes à peine descendus du véhicule, que deux très jeunes enfants et un homme relativement âgé, se précipitent sur nous, quémandant une pièce. Nous fouillons nos poches et donnons dirhams et carrés de chocolat. Du coup, retour dans la voiture. Nos hommes rigolent en douce ! Route large et virage prononcé, mais les montagnes qui se détachent au loin sont tellement belles, que nous nous arrêtons un fois de plus. Nous étions pourtant avertis, c'est comme un mirage, on se croit tout seul et tout à coup surgissent d'on ne sait où, un gars en mobylette qui nous présente un plein panier de bijoux de pacotille, et deux enfants à pied, qui courent de toutes leurs jambes pour ne pas louper les touristes ! Eux, veulent nous vendre des fruits. Repli précipité dans la voiture. Nous décidons de ne plus nous arrêter jusqu'au village de SETTI-FATMA.
Nous sommes attendus, là aussi. Il y a pléthore de guides sur le petit parking où nous sommes obligés de nous garer. Nous choisissons le plus proche de nous, il s'appelle RACHID. Il parle bien le français avec un petit accent rigolo. Il va nous conduire jusqu'à la troisième cascade (il y en a sept). C'est une promenade sympathique que nous ferons en sa compagnie. Nous traversons le cours d'eau sur un passerelle de troncs d'arbres et prenons le sentier qui nous fera grimper gentiment, mais sûrement jusqu'au but final de l'expédition. C'est un parcours ombragé où la présence de saules pleureurs et noyers, nous intrigue. Effectivement, ce sont les Français qui ont amené les plants de ces arbres, il y a de nombreuses années. Les hommes montent gaillardement et Rachid est plein d'attention pour les fragiles gazelles. Une marche trop haute, une pierre glissante, il est là qui nous tend la main, nous"calme le cœur" (nous rassure, et nous indique les bons passages. Chaque détour du sentier nous réserve une surprise. D'abord, les restaurants qui jalonnent le parcours, leur terrasse sous les arbres avec le sol jonché de tapis, poufs et tables basses, tajines qui mijotent sur de petits murs, réfrigérateur "berbère", de simples étagères où, avec un système ingénieux, les bouteilles de soda sont rafraîchies naturellement par de l'eau "de source", qui n'est autre que celle du ruisseau ! Plus loin, un marchand de bijoux et autres objets, eux aussi installés sur des tapis à même le sol, nous fait des offres alléchantes.
De temps en temps, nous faisons une petite halte pour "casser la fatigue" comme dit si joliment Rachid. Nous en profitons pour lui poser des questions sur sa famille, son métier, son village. A la question curieuse, mais combien féminine de Nadine : "combien as-tu de femme, Rachid ?"... il répond en éclatant de rire : "Oh, une seule, ça suffit, autrement il y a trop de soucis !"
Les cascades ne sont plus très loin, nous les entendons, les pierres sont plus glissantes par endroit et Nadine profite de la sollicitude de notre guide, pour accaparer sa main ! Photos, bien entendu, et descente vers le village.

Fin de ce récit et suite sur une autre page intitulée "ESSAOUIRA la blanche". Merci des gentils messages reçus, je vais essayer de m'appliquer pour la suite. essaouira, la blanche. -- Ceci est la suite de mon premier récit : "PREMIER VOYAGE AU MAROC". -- Nous sommes toujours en décembre 2005, nous venons de quitter Rachid, notre gentil guide dans les gorges de l'Ourika. Cette fois-ci, nous ne nous arrêterons plus et reprenons la direction de Marrakech. Il faut arriver avant la nuit à ESSAOUIRA. De Marrakech à Essaouira, la longue route se déroule devant nous, la circulation assez dense de camions et autres engins n'autorise pas les fantaisies. Pierre se consacre à la conduite de notre Palio blanche, et pour une fois, les gazelles ne parlent pas trop fort ! De grandes étendues inhabitées et puis, au bord de la route, une grande bâtisse pratiquement recouverte de tapis. Nous approchons de CHICHAOUA. La traversée de SIDI MOKTAR nous surprend. Que s'est-il passé ? La rue principale est défoncée, des tracteurs, camions et autres engins de travaux sont sur le bord de la route. Les gens ont des pelles et des pioches entre les mains . Un peu plus loin, dans le lit de l'oued, creusé profondément, des carcasses de voitures, les unes sur les autres, nous donnent à penser qu'il y a dû y avoir de terribles inondations. Nous en aurons la confirmation en parlant de cela avec les gens de Essaouira. Nous nous sommes attardés, et préférons donner un coup de fil à Brahim, notre prochain hôte. La nuit est tombée depuis un petit moment, la destination est proche, les remparts de la ville sont éclairés et nous trouvons une place de parking sur une grande place. Un dernier coup de fil et Brahim est là, tout engoncé dans un vieux manteau taché, un grand sourire sur les lèvres. Il va nous conduire jusqu'au riad. Un jeune garçon met nos bagages dans une charrette à bras, nous passons une des portes de la ville, Bab Marrakech, voilà qui est facile à retenir ! Un enchevêtrement de ruelles mal éclairées, un sol aux pavés inégaux, nous cheminons tant bien que mal derrière eux. Ils s'arrêtent devant une porte peinte en jaune, un tour de clé et nous pénétrons dans une minuscule entrée d'où part un escalier raide aux marches usées et de hauteur inégale. Après notre escapade en montagne, cette ascension est rude à nos jambes. Nous contenons un petit rire en passant devant une porte bleue sur laquelle est écrit en lettres noires "twalit turk". Nous espérons quand même que ce ne sont pas les toilettes communes de l'hôtel !

Comme tous les riads, la maison est construite autour d'un patio. Celui-ci est tout étroit, garni de plantes vertes qui grimpent, cherchant la lumière. Nous sommes au second étage, les murs sont blancs, les portes, volets et fenêtres bleus. Des ouvriers font des travaux de ravalement et de peintures. Brahim nous explique qu'il profite de la saison creuse pour arranger de riad acheté il y a quatre ans. Le décor est tout à fait différent de celui que nous avons connu à Marrakech. Les chambres sont meublés à la spartiate, tout est parfaitement propre, mais il fait froid, un peu humide et j'ai un petit coup de blues. Pas de tapis sur le sol, mais une grosse couverture sur le lit me rassure, je ne vais pas avoir froid et contrairement à Marrakech, nous pourrons dormir dans le même lit . (Jean et moi, of course ! 😉)
Nous remplisssons la fiche d'entrée et partons à la découverte de la ville.
ESSAOUIRA, "ES AOUIRA", la "bien dessinée".
Ses rues larges et rectilignes ont été dessinées par un ingénieur français, prisonnier du sultan Sidi Mohamed ben Abdallah. ( c'est fou ce qu'on paraît savant dès qu'on consulte le guide 😏)
C'est par la Porte de la Marine que l'ingénieur commença. Puis il ceignit la ville de remparts et dessina les rues rectilignes.
Nous trouvons sans peine l'une des grandes rues principales. Les magasins sont ouverts, les gens que l'on croise, d'un calme qui nous surprend après la folle ambiance de Marrakech ! Nous sommes fascinés par la tenue vestimentaire de la plupart des femmes. Elles portent le lourd "haïk" blanc qui, de dos, les fait ressembler à notre vierge Marie. Beaucoup d'hommes, eux, portent la longue robe brune à capuchon. On se croirait dans un péplum !
Miracle, nous passons devant les devantures et personne pour nous forcer la main ! Les prix sont affichés dans la plupart des boutiques, il sera sûrement plus facile d'acheter ici, sans tomber dans les marchandages dont ils sont si friands et qui me gênent terriblement.
Nos pas nous conduisent petit à petit vers le port. Une multitude de mouettes s'envolent bruyamment à notre approche pour se poser quelques pas plus loin. le soleil ne diffuse plus qu'une faible lumière et il est difficile de faire des photos. Les barques bleues sont là, dans la pénombre, elles se balancent doucement et semblent nous dire, "à demain".
Juste à côté de la Porte de Mogador (ancien nom d'Essaouira), se trouve un petit restaurant. Les portes sont grandes ouvertes et le menu alléchant. Nous nous retrouvons tout naturellement assis devant des tables basses, sur les banquettes qui courent le long des murs. Le maître des lieux nous accueillent avec effusion, nous donnant l'impression d'être déjà de vieilles connaissances, attendues avec grande amitié !
J'arrive à trouver le sommeil malgré le froid qui règne dans la chambre. Nouvelle surprise au réveil, pas d'eau chaude pour la douche. On saura, trop tard, qu'il aurait fallu demander la veille ! La toilette est vite expédiée au lavabo, le petit déjeuner pris sur la terrasse, un étage plus haut, nous réconciliera avec la famille de Brahim.
Le bon pain rond et croustillant nous attend avec de la confiture et du beurre qui, cette fois, sied à notre palais. Qu'est-ce qu'on peut être "bourge" quelquefois ! 😏
porte Bab Marrakech
Appareil photo en main, nous sortons de la médina par la porte Bab Marrakech et nous filons tout droit vers la plage. Pas pour nous baigner, non ! Il ne faut pas exagérer, il fait beau, le soleil brille mais la petite laine est de rigueur.
C'est une immense plage de sable fin. La lumière est superbe. La mer vient de se retirer, laissant derrière elle suffisamment d'eau pour que les nuages et les oiseaux s'y reflètent. Magnifique ! Quel beau miroir ! 

Nous redécouvrons le port, cette fois, au grand jour. Les bateaux de pêche sont à quai, les pêcheurs déchargent le poisson, principalement des sardines. Là aussi, on voit les difficultés qu'ils doivent rencontrer. Les bateaux tiennent la mer, mais ils montrent des signes évidents de vétusté, la rouille est omniprésente et même si les couleurs sont belles, elles ne cachent pas la misère sous-jacente.
Sur le port, les charpentiers construisent de lourdes embarcations selon les traditions ancestrales. Ils utilisent des bois d'acajou et d'eucalyptus. Plus loin, des pêcheurs retapent leurs filets aux couleurs surprenantes : bleu, beige, violine, vert, ocre, orange. Les jolies barques bleues se balancent au gré de la houle, bien à l'abri de la petite rade. Des femmes vendent en très petite quantité, des poissons simplement posés sur des bouts de cartons, à même le sol. Les mouettes se disputent les morceaux de viscères laissés par terre et s'envolent en protestant vigoureusement lorsqu'on les dérange. L'animation est grande et bon enfant. Nous profitons du spectacle avec beaucoup de plaisir et sommes conscients de la chance d'avoir, au moins financièrement, une vie plus facile. Je surprend Jean à maintes reprises, à sacrifier à la "sadaka", l'aumône que tout bon musulman doit à son prochain. Il a souvent le cœur gros en voyant toutes ces personnes âgées, qui, sans un mot, le regard un peu fixe, tendent la main aux passants. Nous serons les témoins de la charité de certains commerçants. Celle en particulier, d'un marchand de poissons frits, qui le soir, puisait largement dans ses réserves.
La vie à Essaouira est largement plus reposante que celle des grandes villes. Nous avons sympathisé avec le jeune marchand de babouches dont nous avons fait baisser fortement le stock. Nos deux garçons, les enfants et petits-enfants de Nadine, seront chaussés pour un moment ! Lorsque nous passons devant sa boutique, il nous salue chaque fois avec enthousiasme.
Les sollicitations des boutiquiers sont nettement moins pressantes, il y a bien encore celles des "apothicaires" qui veulent vendre à nos maris à tout prix (et à tous prix), une poudre aphrodisiaque ! Nos "gazous" déclinent l'offre vigoureusement, ce qui fait rire les marchands. La bonne humeur est de mise dans ce pays, je crois que c'est une des choses qui nous marquera le plus .

Il fait bon se promener au soleil, nous repartons en direction de la Porte de la Marine. Plus loin, une rampe d'accès mène à la Sqala de la Casbah dont la tour crénelée surplombe l'océan. Il y a une rangée impressionnante de canons dirigés vers le large. Heureusement, j'apprends qu'ils n'ont jamais servi. Une jeune femme, un bébé dans les bras, expose de minuscules aquarelles. Je ne résiste pas à la tentation et j'ai souvent une pensée pour elle, chaque fois que je les regarde à la maison. Nous prenons le temps de flâner, d'un côté l'océan, de l'autre les petites rues qui, en contre bas, bordent les remparts.
plus loin, dans la ville, la vue d'une petite place au fond d'une ruelle attire le regard de Jean. Elle est entourée d'arcades sous lesquelles, plein de petites boutiques sont ouvertes. Poussant ses investigations plus loin, Il découvre le marché aux poissons. Plusieurs étals offrent à la convoitise des gourmands, de superbes sardines, congres, crevettes et autres produits de la mer. Un homme enseigne à Jean, la façon de procéder : On choisit le poisson sur n'importe quel étal, on le paye à qui de droit et, muni d'un poche en plastique dans laquelle sont placés nos achats, on se dirige au fond du souk où un jeune homme fera cuire tout ça dans un four archaïque mais qu'il a l'air de maîtriser parfaitement.
Extra...le poisson cuit à merveille, l'accueil, l'ambiance et l'authenticité du moment que nous vivons !
Tout de blanc vêtus, de drôles d'instruments dans les mains, des musiciens font leur numéro. Je leur donne quelques dirhams et les voilà tout près. Comme Jean les filme, ils attaquent plus vigoureusement leur morceau, c'est rigolo. C'est l'heure de l'addition, nous sommes sidérés par la modestie de la somme qu'ils demandent : 2€40 pour la cuisson, le poisson que nous avons acheté, était déjà d'un prix dérisoire, nous sommes surpris. Pour ne pas nous sentir trop coupables, nous nous fendrons d'un bon pourboire.
Dans une petite rue, le long des remparts, des ébénistes travaillent le bois de thuya. Des artisans en marqueterie font des incrustations de citronnier, de nacre et d'argent. Leurs ateliers sont minuscules et leurs outils rudimentaires. Tout cela sent bon et Nadine "sniffe" dans tous les pots. Préférant acheter chez l'artisan, nous repartirons avec notre cargaison de petites boîtes, de petits pots. J'ai la chance de dénicher sur une étagère, une mignonne fatma dont le bois brun et luisant, est doux au toucher. Le menuisier se prête gentiment à la séance photo et poursuit son labeur. Nous l'observons un moment, plein d'admiration. Il travaille tantôt sur les racines de thuya, tantôt sur sur le tronc. Les objets présenteront soit une surface d'un brun uni, soit plus ou moins veinée. Ses confrères montrent la même intensité au travail, il faut dire qu'ils doivent fournir les nombreuses boutiques, plus loin. Nous retrouverons dans celles-ci, les pieds de lampes, les encadrements, les plumiers et jouets de bois, les boîtes rondes ou carrées, bombées ou plates, petites ou grosses, toutes aussi tentantes les unes que les autres.
Il est 18h lorsque nous repassons par la bab Marrakech. Nous sommes hors la médina et un petit crochet nous amènera par hasard, devant une église. Surpris, nous poussons la lourde porte. Cette église, dédiée à la Vierge Marie et à son Assomption, est le témoignage de la présence pendant plusieurs siècles, de la chrétienté en cette ville. Nous sommes accueillis par "FLANE" (Mr X ou un tel, en marocain), une sculpture marocaine, représentant un mendiant aveugle, un pauvre, un anonyme, celui que l'on peut voir devant la porte des mosquées et qui tend la main. C'est avec beaucoup d'émotion que nous admirons cette humble silhouette filiforme et la représentation de la Vierge et de son Enfant. Nous sommes saisis par l'atmosphère si particulière de cette église dans laquelle se mêlent si intimement, foi chrétienne et culture marocaine. Les statues, les tapis sur le sol, la senteur du thuya, l'autel et la croix ornés de marqueteries, tout cela nous surprend. Essaouira est la seule ville à posséder une église dont les cloches sonnent tous les dimanches à 10h !
L'autel
la Vierge et l'Enfant
Flane
Revenons à des préoccupations plus épicuriennes ! Ne serait-ce pas l'heure de manger ? Non, on ne pense pas qu'à ça !... d'ailleurs on va faire du sport dans très peu de temps, puisque notre montre n'affiche pas la même heure que celle qui carillonne dans notre estomac ! Ce sera plutôt main dans la main que nous déambulerons lentement sur le sable. De grandes quantités de branches jonchent la plage. Charriées par une rivière jusqu'à l'océan, le courant les a rejetées sur la berge. Les gens les ramassent et s'en servent de combustible. Rien ne se perd ! Le soleil et assez bas et l'horizon a de magnifiques couleurs. Les mouettes jouent les stars devant notre objectif et piaillent de toutes leurs forces. Spectacle garanti et magique sur le port : Le soleil et assez bas et l'horizon a de magnifiques couleurs. Les mouettes jouent les stars devant notre objectif et piaillent de toutes leurs forces. Le battement effréné de leurs ailes fait un bruit d'enfer... les oiseaux de Hitchcock sont là ! En premier plan, un homme vêtu de son burnous, le capuchon sur la tête. Une femme de dos, le haïk blanc joliment drapé nous font plonger deux millénaires en arrière. Plus loin, le
spectacle dantesque de la tour crénelée en contre jour, du soleil en train de plonger dans l'océan illuminant de ses derniers feux la petite île de Mogador, nous laisse pantois. Nous cherchons à voir le "rayon vert", que ne peuvent percevoir que quelques veinards, et mitraillons avec passion cette superbe scène. Derrière nous, les remparts sont comme éclairés de mille projecteurs. Mais quel bonheur d'être là !





Bien entendu, la poésie ne remplissant pas les ventres, nous partons à la quête de l'endroit où nous pourrons assouvir une petite fringale. Et bien ce sera la seule fausse note dans notre séjour : décor à vous faire cauchemarder et repas pas à la hauteur de nos attentes. Pas grave !
Déjà mercredi, comme le temps passe vite !
Une petite escapade est prévue, emplettes au centre ville-- pain, sardines en boîte, clémentines, tomates, eau minérale-- Il y aura pique nique sur une des plages entre Essaouira et Agadir.P8, la route côtière qui descend sur Agadir. Au bout de quelques kilomètres, nous bifurquons en direction de la plage fort prisée par les surfeurs, SIDI KAOUKI. Deux hommes attendent les touristes, le premier, un magnifique chamelier et son dromadaire, le second, un magnifique "casse-pieds", les bras remplis de colliers, bracelets et bagues en métal! Contre quelques dirhams, nous pouvons poser devant le dromadaire. Quant au second bonhomme, il arriva à nous gâcher la promenade sur la plage, tant sa présence auprès de nous est envahissante ! Nous avons beau refuser ses avances, ne plus le regarder, ne plus lui parler, rien à faire ! Il nous suit tout le temps et, énervés par son insistance, nous finissons par fuir cette plage. Il y a là une "koubba", chapelle élevée sur la tombe d'un marabout. Le tombeau à coupole blanche est accolé à une tour ancienne, en partie ruinée.
Tant pis, nous nous en allons, pestant contre ce pauvre homme qui n'a pas réussi à nous soutirer une seul dirham ! Non, mais !
Le paysage défile et nous sommes à l'affût. La route est bordée d'arganiers, cet arbre miracle, dont le bois sert à fabriquer du charbon, les feuilles à nourrir les chèvres. Les noyaux rejetés par ces dernières, sont recueillis par les bergers. Ils en extraient l'huile d'argan qu'on utilise en cuisine. Lorsqu'elle est dénaturée, on s'en sert pour l'éclairage. Cette huile est raffinée d'une autre façon lorsqu'elle devient un produit de beauté.( Ben dis donc, j'espère que tout ce que j'écris est vrai, autrement, il y en a qui vont se moquer de ma naïveté. Je crois tout ce qu'on me dit ! 🤪)
Nous avons entendu parler de la façon dont les chèvres peuvent aller chercher leur pitance, haut dans les arbres. Nous sommes déçus et pensons à une galéjade. Il y a des chèvres, il y a des arbres, mais pas de chèvres en haut des arbres. Tiens, il y en a une sur la première branche d'un arganier. Vite, photo. Et puis au détour du chemin, un "arbre à chèvres", deux "arbres à chèvres" ! Fantastique ! Elles broutent les feuilles les plus hautes, leurs petits sabots solidement accrochés aux branches, c'est rigolo ! Le petit chevrier qui les garde, n'a guère plus de huit ans. Il est beau avec ses boucles brunes et ses grands yeux noirs. Il n'a pas la chance d'aller à l'école et fait un travail d'adulte. Nos poches sont pleines de bonbons achetés à Essaouira, quelle chance.
Nous traversons des zones de culture où les hommes poussent des charrues aux étranges attelages. Un dromadaire avec un âne, un âne avec un cheval, de temps en temps, deux dromadaires ensemble.
Un panneau indique la plage "TAFADNA". C'est par là que nous allons pique niquer. La route descend rapidement en direction de la plage. Elle est immense et fait penser à celles des Landes. Le village de pêcheurs, bleu et blanc, est bâti à même le rocher, des arcades laissent voir l'intérieur des habitations et de petits restaurants où Jean voudrait bien nous entraîner. Pas question, ils sont en train de cuisiner des "noubias".. des "loubias"... bref, des tripes !
De petites barques vont et viennent, leur chargement est transporté ensuite par des carrioles tirées par de petits ânes. Ils pêchent surtout la dorade, le merlan et le calamar.
Il fait beau, il fait chaud, nous recherchons un coin d'ombre dans les rochers et entamons avec appétit, nos provisions. Enfin un endroit sans importun ! Un vrai miracle !

Ce soir, nous mangerons, dans un petit restaurant, une succulente "harira", accompagnée d'un tajine au poulet, pruneaux et amandes. Nous finirons bien sûr par une tasse de thé à la menthe, servie par un jeune homme si grand, que j'ai dû mettre mon appareil de photo de travers pour pouvoir l'avoir sur la pellicule. Et ça le faisait rire, à ce grand gaillard !
La fatigue se fait sentir, il faut se coucher tôt, demain nous repartons à Marrakech.
Jeudi matin : Nous sommes le 8 décembre et c'est la dernière promenade dans les rues de la ville. Jean juge préférable d'acheter un sac de sport, car nos achats de dernière minute, risquent de ne pas contenir dans nos valises. Sacrées gazelles !
Nous traînons un peu les pieds et regrettons de partir. Nous admirons l'ingéniosité et l'habileté de ces artisans. Un jeune homme fabrique en un tour de main, des objets insolites, à partir de pédaliers, de chaîne, de roues, de morceaux de fil de fer, de câble. Il visse, il perce, il cloue et trouve une fonction à tout ce qui lui passe entre les mains. Il expose sur le trottoir, dans un assortiment hétéroclite, le produit de son inventivité. Cet immense jeu de mécano nous laisse perplexes et, en même temps, admiratifs.
Les épiciers ambulants ont étalés leurs marchandises : les légumes, les fruits sont bien tentants. Nous prenons plaisir à observer le comportement de leurs clients, puis décidons d'acheter des mandarines. Inutile de chipoter, il faut prendre, soit un demi-kilo, soit un kilo de fruits, car ils ne disposent pas d'autre unité de poids que ceux-là !Nous sommes gourmands, pas de problème. Une bouteille d'eau, du pain et à nouveau, des sardines. Nous voilà fin prêt pour un autre pique nique. Petit coup de chiffon sur le pare brise plein de poussière, c'est Jean qui prend le volant.
Nous sommes un peu mélancoliques de quitter Essaouira. Cette ville de marins et d'artistes, cernées de remparts, ouverte sur la mer, aux maisons blanches et bleues, nous a véritablement enchantés. Nous nous arrêtons dans un virage et prenons une dernière photo d’elle, toute blanche dans la lumière du matin.
petit repas pris sur le pouce, sur une place de village, les tomates et le pain que nous n'avons pas mangés, seront donnés à un pauvre homme qui mendie sur un banc. Ce sera notre "flane" à nous. Nous pratiquons la "sadaka" avec application, il est vraiment impossible de rester indifférent à ce qui se passe autour de nous. Un verre de thé à la menthe dans un café "chic", un arrêt pipi dans des toilettes "dernier cri", en voiture et direction Marrakech. L’entrée dans la ville est laborieuse, heureusement, Jean au volant, ne s'en laisse pas compter et conduit dans la cohue comme un chef.
Nous avons rendez-vous avec Fouzia qui doit récupérer la voiture. Nous retrouvons avec plaisir le riad et la petite Raja, aussi mignonne qu'il y a trois jours. Les rues de Marrakech sont aussi bruyantes et animées, mais nous y replongeons allègrement. Le restaurant "El Badi" nous accueille pour la dernière fois et le tajine que nous dégustons est à la hauteur de notre appétit. Promenade digestive sur la place des ferblantiers où nos gazous se font prendre en photo, le bras levé bien haut, la théière bien en main, en train de se servir une tasse de thé fumant.
Vendredi matin, déjà ! Il faut remplir nos sacs, libérer nos chambres. L'avion ne part qu'à 16h, nous laissons nos bagages à Raja, et les récupérerons plus tard. Une dernière visite dans les souks s'impose. Nous n'avons pas fini nos achats ! 😏
Les hommes sont patients et nous accordent la possibilité de dépenser nos derniers dirhams. Nous faisons les gourmandes, nous hésitons, nous regardons de tous les côtés cherchant l'inspiration.
Une vraie caverne d'Ali Baba devant nous ! Le mur, au fond de la pièce, est tapissé d'une quantité incroyable de petites théières de fer blanc. A droite, des pots de toutes tailles, de toutes couleurs, sont disposés sur le sol et sur plusieurs étagères. A gauche, des tajines aux couleurs chaudes, des assiettes, des pots de faïence bleue, des poignards dans de jolis étuis brillants. Au plafond, des lanternes aux vitres multicolores. Le marchand nous surveille du coin de l’œil et nous invite à entrer : "pour le plaisir des yeux". Il nous recommande de "garder le sourire", même si nous ne faisons pas affaire avec lui.
A mon avis, il a compris que nous allons nous laisser tenter et doit déjà calculer !
Nous furetons avec des airs de conspiratrices, en essayant de ne pas prendre un air trop intéressé, tout en aiguisant notre regard pour trouver dans ce capharnaüm, le petit truc qui nous fera flancher ! Il doit se marrer, le marchand !... Ce n'est pas "un truc", mais beaucoup de petits objets qui seront emballés à la vitesse d'un prestidigitateur, dans un modeste papier brun. Voilà qui va bien remplir le sac que Jean a acheté. Les gazous, généreux, passent à la caisse, le marchandage n'a pas été long, Jean ayant dévoilé un peu trop vite le montant de la cagnotte ! Tant pis, nous avons l'impression d'avoir les plus belles choses de Marrakech dans nos mains.
Fouzia nous attend, un taxi va nous amener à l'aéroport. Un pincement au cœur en quittant notre gentil guide, mais les formalités d'embarquement chassent vite notre spleen. Nous voici dans l'avion, un dernier regard sur la Menara et son oliveraie que nous survolons, une dernière photo aérienne de Marrakech, et nous prenons très vite de l'altitude. Le ciel est dégagé, la nuit tombe vite et le survol du détroit de Gibraltar et de l'Andalousie est un spectacle de toute beauté. Ce n'est qu'un scintillement de lumières multicolores, semblables à des millions de guirlandes de Noël. Les Pyrénées sont cette fois visibles et nous les découvrons avec émotion, comme si nous étions partis depuis des siècles! Toulouse est bientôt en vue et c'est le froid qui nous accueille sur l'aéroport.
--
J'ai écrit ces "quelques" lignes, un mois après être revenue du Maroc. Il m'a fallu un certain temps pour me défaire de l'envoûtement dans lequel ce pays m'a plongé. Je crois que je vais garder longtemps au fond du cœur, le sentiment d'avoir vécu quelque chose d'exceptionnel. Je n'oublierai pas de sitôt, Marrakech et sa frénésie de vivre, Essaouira la calme ville bleue et blanche, les beaux costumes traditionnels, tout droit sortis de l'ancien Testament, les contacts amicaux et chaleureux avec les gens du pays, les apothicaires et leurs produits miraculeux, les petits ânes tirant vaillamment des carrioles trop lourdes, les palais visités aux légendes dignes des "mille et une nuits", l'appel du muezzin qui nous a fait sursauter plus d'une fois, les jardins remplis de roses, le paradis qu'est le jardin Majorelle, les épices colorés aux senteurs envahissantes, les délices de leurs pâtisseries au miel, toutes ces couleurs merveilleuses, le brouhaha continue dans les souks et surtout, surtout.... les appels aux "gazelles", dont je ne me suis pas lassée !
--La preuve, nous y sommes repartis en décembre 2006. Cela fera l'objet, d'un autre récit.... Faut bien occuper les temps libres que laisse la retraite ! 😕😉😄Bonjour à tous,
Tout d'abord, merci à tous les forumistes qui s'investissent sur ce forum "Maroc" et qui sont de très bons conseils. J'ai lu et relu beaucoup de posts très intéressants sur le sujet, j'ai pris des notes mais pour tout synthétiser, j'aimerais vos conseils avisés.
Nous devons atterrir à Fez. Nous aimerions organiser notre séjour sur une vingtaine de jours (Mai/Juin 2013) en séjour "culturel" et séjour "nature et rencontres".
Les principales villes que nous aimerions visiter sont FEZ, MEKNES, RABAT, CHEFCHAOUEN (et sans doute 1 journée à CASA) puis nous aimerions nous diriger vers Azrou et sa région.
Nous terminerions notre voyage en passant 2 ou 3 jours à MARRAKECH, que nous connaissons déjà.
Nous aimerions au maximum prendre le train entre ces différentes villes si cela est possible. Je suis allée voir le site ONCF qui renseigne très bien sur les temps et les tarifs.
Mes questions sont les suivantes :
Dans quel ordre devrions-nous visiter ces différentes villes et combien de jours sur place environ dans chacune d'elles ?
Si quelqu'un d'entre vous a voyagé en train (comme nous voulons le faire), comment cela s'est-il passé ?
Nous aimerions aller à Azrou et sillonner la région tranquillement. Je pense que l'idéal serait de louer une voiture (nous en avons déjà loué une en 2011 pour faire le Sud du Maroc, donc pas de problème de conduite). A partir de quelle ville devons-nous louer cette voiture pour partir directement vers cette destination.
Est-il possible de conserver cette voiture et partir directement sur Marrakech et laisser cette voiture de location à Marrakech ? ou faut-il remonter sur la ville où nous louerons ce véhicule et prendre le train pour Marrakech ?
Merci à tous ceux qui voudront bien m'aider ; j'aurai peut-être d'autres questions plus tard mais je pioche le maximum d'informations sur ce forum et dans les guides "papier".
Par contre, si quelqu'un veut des renseignements sur le Vietnam, du Nord, au Sud en passant par le Centre, n'hésitez pas. Nous y sommes allés 4 fois et j'ai de bonnes adresses, 😉 y compris le nom d'un guide indépendant parfaitement francophone et avec qui nous avons fait nos différents programmes (Vietnam, Cambodge et Laos) (presque un fils pour nous)....😉
Bonne journée à tous et merci encore.
Cordialement.
Mavn
Tout d'abord, merci à tous les forumistes qui s'investissent sur ce forum "Maroc" et qui sont de très bons conseils. J'ai lu et relu beaucoup de posts très intéressants sur le sujet, j'ai pris des notes mais pour tout synthétiser, j'aimerais vos conseils avisés.
Nous devons atterrir à Fez. Nous aimerions organiser notre séjour sur une vingtaine de jours (Mai/Juin 2013) en séjour "culturel" et séjour "nature et rencontres".
Les principales villes que nous aimerions visiter sont FEZ, MEKNES, RABAT, CHEFCHAOUEN (et sans doute 1 journée à CASA) puis nous aimerions nous diriger vers Azrou et sa région.
Nous terminerions notre voyage en passant 2 ou 3 jours à MARRAKECH, que nous connaissons déjà.
Nous aimerions au maximum prendre le train entre ces différentes villes si cela est possible. Je suis allée voir le site ONCF qui renseigne très bien sur les temps et les tarifs.
Mes questions sont les suivantes :
Dans quel ordre devrions-nous visiter ces différentes villes et combien de jours sur place environ dans chacune d'elles ?
Si quelqu'un d'entre vous a voyagé en train (comme nous voulons le faire), comment cela s'est-il passé ?
Nous aimerions aller à Azrou et sillonner la région tranquillement. Je pense que l'idéal serait de louer une voiture (nous en avons déjà loué une en 2011 pour faire le Sud du Maroc, donc pas de problème de conduite). A partir de quelle ville devons-nous louer cette voiture pour partir directement vers cette destination.
Est-il possible de conserver cette voiture et partir directement sur Marrakech et laisser cette voiture de location à Marrakech ? ou faut-il remonter sur la ville où nous louerons ce véhicule et prendre le train pour Marrakech ?
Merci à tous ceux qui voudront bien m'aider ; j'aurai peut-être d'autres questions plus tard mais je pioche le maximum d'informations sur ce forum et dans les guides "papier".
Par contre, si quelqu'un veut des renseignements sur le Vietnam, du Nord, au Sud en passant par le Centre, n'hésitez pas. Nous y sommes allés 4 fois et j'ai de bonnes adresses, 😉 y compris le nom d'un guide indépendant parfaitement francophone et avec qui nous avons fait nos différents programmes (Vietnam, Cambodge et Laos) (presque un fils pour nous)....😉
Bonne journée à tous et merci encore.
Cordialement.
Mavn
j'ai lu dans un forum de voyage qu'il ya des agences escrot qui arnaque des europeins à marrakech.
voila ce qui les gens ont raconter et c'est pour vous intervenir mes chers voyageur.
Arnaque ???
Nous avons séjourné à Marrakech du 2 au 9 Juin 2009.
Lors d’une balade dans le quartier Gueliz, une jeune français (de Toulouse), très sympathique, nous a accosté bd Mohamed V (entre la poste et l’office de tourisme) pour effectuer un sondage sur nos vacances.
Il nous a dit qu’il travaillait en collaboration avec l’office de tourisme de Marrakech.
Le sondage dure 5 minutes environ. Pour vous remercier, il nous remet un ticket jeu par personne.
Premier ticket, un cocktail gagnant ; deuxième ticket un séjour pour deux personnes hors transport.
Nous sommes assez septiques…mais nous ayant affirmé qu’il travaillé pour l’office de tourisme de Marrakech nous étions confiant.
Le jeune est très euphorique car grâce à nous il vient également de gagner des points qui à termes se transforment en prime.
Il nous a juste dit de ne pas signaler que nous étions au Maroc avec un comité d’entreprise (qui était notre cas).
Pour nous remettre notre cadeau, il nous a emmenés chez leur partenaire dans une rue toute proche.
On nous a reçu dans un bureau au 3éme étage d’un immeuble ou ne figurer aucune mention d’agence de voyage (resd Yassin 1 Youssef Ben Tachefine).
Une jeune femme (marocaine) nous a accueilli avec le sourire, nous a demandé nos noms et professions. Puis elle nous a demandé si nous avions un peu de temps à leur consacrer afin de nous présenter leur société.
Le jeune toulousain nous avait précisé qu’il s’agissait d’une nouvelle agence qui souhaitait faire connaître ses hôtels et ses riads.
Toujours un peu méfiant de ce genre de pratique nous acceptâmes de leur consacrer un peu de temps.
Une femme d’âge mur se disant d’origine belge nous reçut dans un tout petit bureau pour nous présenter sa société.
Elle était très charmante mais sa vie antérieure (femme d’un chef d’entreprise, enfant médecin…) ne correspondait pas à sa situation d’employée commerciale.
Après s’être présentée, elle nous a dévoilé le fond de commerce de sa société « Clubclassconcierge » C’est une société que nous n’avions jamais entendu parler auparavant ni vu sur les différents forums de voyages que nous fréquentons.
Elle nous proposait des voyages magnifiques à des prix dérisoires en argumentant comment fonctionnait le système. Ces arguments pouvaient être tout à fait crédibles mais nous étions très méfiants. C’était vraiment trop beau… quelles étaient les conditions ?
Et puis notre méfiance c’est renforcée. Au bout d’une heure, un autre couple a été reçu dans un bureau adjacent (deux gagnants d’un séjour en laps de temps si court c’était curieux). Ensuite, après nous avoir expliqué le système du parrainage (très lucratif) un homme type européen avec l’accent du midi débarque dans le bureau pour justement remettre un dossier de personnes parrainées par un membre du club qui ont pris rendez-vous pour le lendemain. Là cela devenait vraiment théâtral.
Après toutes les explications possibles sur les économies sur les voyages, le prix fut annoncé… 8000 euro (récupérable au bout d’un an moins 5 % si nous n’étions pas satisfait). Nous lui avons dit que nous ne prenions jamais une décision sur une telle somme sans y réfléchir plus longuement. Après avoir insisté, elle nous laissa un instant seul le temps d’aller chercher notre cadeau (le séjour que nous avions gagné au début). A son retour, elle nous proposa en cadeau, si nous acceptions de signer, un voyage pour 5 personnes (nous et nos trois enfants) d’une valeur de 3000 euro.
Elle ne comprenait vraiment pas notre hésitation. C’est alors que juste avant notre départ, le directeur de l’agence (un marocain) est venu nous demander pourquoi nous hésitions et que nous refusions des voyages à de petits prix et un cadeau de 3000 euro. Le ton de sa voix n’était vraiment pas aimable limite agressive.
Enfin nous sommes parti sans que personne nous raccompagne et sans aucun sourire…
Le séjour gagné de la société Planet à Marrakech c’est bidon quand on vous donne une simple feuille A4 avec vos noms.
Bonjour à tous,
Nous partons 8 jours la dernière semaine d'octobre dans le sud du Maroc. On atterit à Marrakech mais on n'y restera pas longtemps (on reviendra à la fin), on voudrait aller vers le Sud.
Après pas mal de recherches et de lectures, notamment sur ce forum, il me semble que deux itinéraires soient possibles en 6 jours: soit on fait la boucle depuis Marrakech par Essaouira-Agadir-Taroudant-Taliouine, soit on fait Ouarzazate-Gorges-Erfoud-Merzouga-Mhamid-Zagora...
Je pense que nous sommes décidés pour la boucle par Ouarzazate qui a l'air plus authentique (et puis l'océan, fin octobre, ce sera pas chaud chaud, le désert ça me semble plus sûr pour le soleil 😉). Mais c'est là qu'arrive ma question: quel est le meilleur circuit pour voir un max de choses sans passer trois fois par la même route? Sur une carte, je vois bien la route Marrakech-Ouarzazate-Erfoud-Merzougha. Mais est-ce possible de rejoindre Ouarzazate en passant par Mhamid et Zagora sans devoir revenir sur nos pas? Et est-ce possible en 6 jours ou est-ce que ce sera trop de km? D'ailleurs, combien de km peut on espérer parcourir en une heure, vu l'état des routes?
Voilà, toutes vos suggestions quant à notre parcours sont les bienvenues. On a déjà une bonne idée de ce qu'on va faire mais on voudrait être sûr de ne rien louper, ou de ne pas faire 300 bornes pour qqch qui n'en vaut pas vraiment le coup...
Merci!
Nous partons 8 jours la dernière semaine d'octobre dans le sud du Maroc. On atterit à Marrakech mais on n'y restera pas longtemps (on reviendra à la fin), on voudrait aller vers le Sud.
Après pas mal de recherches et de lectures, notamment sur ce forum, il me semble que deux itinéraires soient possibles en 6 jours: soit on fait la boucle depuis Marrakech par Essaouira-Agadir-Taroudant-Taliouine, soit on fait Ouarzazate-Gorges-Erfoud-Merzouga-Mhamid-Zagora...
Je pense que nous sommes décidés pour la boucle par Ouarzazate qui a l'air plus authentique (et puis l'océan, fin octobre, ce sera pas chaud chaud, le désert ça me semble plus sûr pour le soleil 😉). Mais c'est là qu'arrive ma question: quel est le meilleur circuit pour voir un max de choses sans passer trois fois par la même route? Sur une carte, je vois bien la route Marrakech-Ouarzazate-Erfoud-Merzougha. Mais est-ce possible de rejoindre Ouarzazate en passant par Mhamid et Zagora sans devoir revenir sur nos pas? Et est-ce possible en 6 jours ou est-ce que ce sera trop de km? D'ailleurs, combien de km peut on espérer parcourir en une heure, vu l'état des routes?
Voilà, toutes vos suggestions quant à notre parcours sont les bienvenues. On a déjà une bonne idée de ce qu'on va faire mais on voudrait être sûr de ne rien louper, ou de ne pas faire 300 bornes pour qqch qui n'en vaut pas vraiment le coup...
Merci!
bonjour
me voila de retour de marrakech
je vais faire simple et rapide et cela ne conserne que mon avis
.... C'est ABSOLUMENT NUL les gens agressif et la vie tres chers ...
voila notre sejour d'une semaine
insultes des que tu refuse l'achat de qlq choses , ou les propositions d'un taxi
il y a sur la place djema el fna un gars avec des serpents voila que je m'amuse a prendre une photo de ce serpent le monsieur me demande ensuite de l'argent ... je lui donne environs 2 euro en pieces ... voila quil se met a huler .vous les francais vous etes racistes avec des grand geste ect voila que ses potes s'en melents ...quoi quoi tu donne que 2 euro a mon ami ? vous etes des racistes ? en criant bien fort ) la j'ai eu un peur peur de me faire frappé , donc a la fin en plus des 2 euro je lui donne donc un billet ( tout cela a cause d'une photo d'un vilain serpent ! - -- ensuite toute les 2 mn qlqun te taxe une clope au bout de 8 ou 9 eme cigarettes mon ami dit ( non ) et la le gars regarde mon ami et lui di ..je vais te crevé...........genial ! bref on sen va en taxi pour se rendre a lhotel en cour de route le chauffeur insite pour que l'on visite le marcher aux epices ou je ne sais quoi je repond que NON on rentre a lhotel svp ...terminé les visites pr nous .......
la le chauffeur s'arrete ......barrez vous de ma voiture les francais ....dégagez de la ... super on sen va donc du taxi ...sans rien dire ... sans trop savoir ou nous sommes vraiment .
a chaques refus d'achat d'objet des crie et des insultes biensur bref au bout du 2 eme jours j'ai demandé a marmara si cetais possible de repartir de suite ...la reponse a été NON bref une semaine d'enfer pour nous plus jamais je n'irai a marrakech !!!
je repete cela ne conserne que mon vecu et mon avis
je vais faire simple et rapide et cela ne conserne que mon avis
.... C'est ABSOLUMENT NUL les gens agressif et la vie tres chers ...
voila notre sejour d'une semaine
insultes des que tu refuse l'achat de qlq choses , ou les propositions d'un taxi
il y a sur la place djema el fna un gars avec des serpents voila que je m'amuse a prendre une photo de ce serpent le monsieur me demande ensuite de l'argent ... je lui donne environs 2 euro en pieces ... voila quil se met a huler .vous les francais vous etes racistes avec des grand geste ect voila que ses potes s'en melents ...quoi quoi tu donne que 2 euro a mon ami ? vous etes des racistes ? en criant bien fort ) la j'ai eu un peur peur de me faire frappé , donc a la fin en plus des 2 euro je lui donne donc un billet ( tout cela a cause d'une photo d'un vilain serpent ! - -- ensuite toute les 2 mn qlqun te taxe une clope au bout de 8 ou 9 eme cigarettes mon ami dit ( non ) et la le gars regarde mon ami et lui di ..je vais te crevé...........genial ! bref on sen va en taxi pour se rendre a lhotel en cour de route le chauffeur insite pour que l'on visite le marcher aux epices ou je ne sais quoi je repond que NON on rentre a lhotel svp ...terminé les visites pr nous .......
la le chauffeur s'arrete ......barrez vous de ma voiture les francais ....dégagez de la ... super on sen va donc du taxi ...sans rien dire ... sans trop savoir ou nous sommes vraiment .
a chaques refus d'achat d'objet des crie et des insultes biensur bref au bout du 2 eme jours j'ai demandé a marmara si cetais possible de repartir de suite ...la reponse a été NON bref une semaine d'enfer pour nous plus jamais je n'irai a marrakech !!!
je repete cela ne conserne que mon vecu et mon avis
Bonjour à tous,
ce forum ayant été une véritable mine pour la préparation de notre voyage, je m'étais promis d'écrire un carnet de voyage... Le voici donc.
Décider de l'itinéraire n'a pas été chose facile (la discussion est ici). Rétrospectivement je suis bien content d'avoir choisi de descendre vers le sud pour donner aux enfants un aperçu de la diversité du Maroc : il a fait un temps assez épouvantable au nord pour la période. Ca me fait penser au mot de Lyautey, fin connaisseur : "le Maroc est un pays froid au soleil chaud"...
Nous sommes partis de Paris le 27 avril et revenus le 9 mai, soit 12 jours de voyage en famille avec trois enfants de 8 à 13 ans et avons fait étape à Tanger, Chaouen, Fes, M'rirt, Imilchil, Tineghir, Bou Taghrar, Skoura et Ait Bennadou. Environs 1300 km prévus auxquels s'ajoutent 300 km de tours et détours imprévus. A posteriori c'est encore raisonnable compte tenu de la beauté des paysages. Pour ceux qui roulent sur les nationales c'est je pense beaucoup trop.
Comme lors de notre voyage de l'an dernier nous avons partout été bien accueillis et bien nourris, et en même temps jamais enquiquinés nulle part. Le Maroc est vraiment un pays où tout est facile au voyageur.
ce forum ayant été une véritable mine pour la préparation de notre voyage, je m'étais promis d'écrire un carnet de voyage... Le voici donc.
Décider de l'itinéraire n'a pas été chose facile (la discussion est ici). Rétrospectivement je suis bien content d'avoir choisi de descendre vers le sud pour donner aux enfants un aperçu de la diversité du Maroc : il a fait un temps assez épouvantable au nord pour la période. Ca me fait penser au mot de Lyautey, fin connaisseur : "le Maroc est un pays froid au soleil chaud"...
Nous sommes partis de Paris le 27 avril et revenus le 9 mai, soit 12 jours de voyage en famille avec trois enfants de 8 à 13 ans et avons fait étape à Tanger, Chaouen, Fes, M'rirt, Imilchil, Tineghir, Bou Taghrar, Skoura et Ait Bennadou. Environs 1300 km prévus auxquels s'ajoutent 300 km de tours et détours imprévus. A posteriori c'est encore raisonnable compte tenu de la beauté des paysages. Pour ceux qui roulent sur les nationales c'est je pense beaucoup trop.
Comme lors de notre voyage de l'an dernier nous avons partout été bien accueillis et bien nourris, et en même temps jamais enquiquinés nulle part. Le Maroc est vraiment un pays où tout est facile au voyageur.
We went to Morocco in April with our children and grandchildren.
We landed in Marrakech around 9 AM and took a bus to our small hotel in the Guéliz district. This was to avoid dealing with taxi drivers who might give our young travelers a very negative impression of Marrakech... The bus drops us off very close to the Hôtel Toulousain, which has always given us the warmest welcome for over 25 years. We settle into our rooms and head to the medina to have lunch first and then wander through the streets of the old city, introducing it to our little group.

Young and old alike are amazed by the craftsmanship and attention to detail in the work done by the various artisans.

The souks also impress first-time visitors, both with their size and the sheer amount of goods on offer. For those visiting for the first time, it’s a real maze. Colorful chameleons everywhere... Will they survive for long in their cages under the scorching sun?
Another surprise for the kids: the lollipop vendor in Jemaa El Fna Square, with giant lollipops that really whet their appetites...

By late afternoon, little legs are tired, and horse-drawn carriages are a welcome way to get back to the hotel.


Young and old alike are amazed by the craftsmanship and attention to detail in the work done by the various artisans.


The souks also impress first-time visitors, both with their size and the sheer amount of goods on offer. For those visiting for the first time, it’s a real maze. Colorful chameleons everywhere... Will they survive for long in their cages under the scorching sun?
Another surprise for the kids: the lollipop vendor in Jemaa El Fna Square, with giant lollipops that really whet their appetites...
By late afternoon, little legs are tired, and horse-drawn carriages are a welcome way to get back to the hotel.

Bonjour à tous !
Je viens épisodiquement sur le forum, lorsque j’ai des infos à glaner quoi ! 😛 J’ai beaucoup écumé les carnets du Maroc, pour chercher à construire mon voyage. Nous avons donc fait en famille, fin avril, un beau voyage dans les montagnes de l’Atlas. Je me décide à partager avec vous ce que nous avons vécu, et moi aussi vous apporter ma petite expérience 😉.
Nous étions déjà allés, mon mari et moi, faire un premier voyage , un trek dans le désert marocain en 2013. Nous y avions rencontré un guide, que nous avons pu recontacter pour ce nouveau voyage. C’est décidé, cette fois nous allons cette fois découvrir le Maroc en famille !
Jour 1 : 20/04/2017 : Dole – Marrakech
Décollage à 12h25, à l’heure prévue à l’aéroport de Dole, à 2h de route de la maison, nous habitons en Haute-Saône. Nous arrivons 3 heures plus tard à l’aéroport de Marrakech-Ménara. Nous passons un premier contrôle, puis nous remplissons les fameuses fiches d’entrée qui nous avaient tant posé problème la première fois ! Il faut en effet impérativement se munir d’un stylo pour remplir des fiches de renseignements, ce coup-ci on ne s’est pas fait avoir ! Et on l’a même prêté à d’autres qui ne savaient pas, ON DEVIENT DES PROS ! Nous passons au guichet pour changer nos euros contre des dirhams, puis dernier contrôle des bagages. La douanière nous fait une fouille complète des valises … Elle tombe sur le comté que nous avons acheté pour offrir à Khalifa notre guide. Elle demande ce que c’est, on lui explique, et ça passe … ouf !
Nous sortons de l’aéroport, première claque, il fait chaud, bien qu’un peu couvert, ça tranche avec les -4° de ce matin au départ de la maison ! On regarde les personnes qui viennent chercher les touristes avec des petites affichettes. On regarde bien partout, hélas, on ne voit pas notre nom, ni celui du Riad qui était censé venir nous chercher. Heureusement, j’ai dans mon téléphone le numéro du patron du Riad, je lui téléphone, et il nous envoie quelqu’un. Le chauffeur nous emmène donc directement au Riad Wardate Rita, réservé via internet. Encore quelques instants à attendre, et on nous montre finalement notre chambre. Un lit double pour nous, un lit à étages pour les enfants, avec toilettes et douche à chaque bout de la chambre. Franchement, pour 40 euros la nuit avec le petit-déj compris, rien à redire.
Maintenant que les bagages sont posés, y’à plus qu’à aller se balader pour faire découvrir Marrakech aux enfants. Nous n’irons pas très loin avant de nous faire alpaguer par le patron d’un petit restau, muni d’une jolie terrasse. Il nous invite à y faire un tour pour admirer la vue. Il faut admettre que c’est plutôt pas mal. Il nous montre ce qu’il propose pour le repas du soir, ça donne envie ! Menu complet pour 90 dirhams, c’est-à-dire 9 euros. Comme il n’est pas encore l’heure de manger, nous partons en lui disant qu’on reviendra peut-être ce soir.

Une quinzaine de mètres plus loin, nouvel arrêt. Nous avons très soif et un vendeur de boissons a ouvert son étal. Nous prenons un bon jus d’orange frais pressé sous nos yeux, un régal !
Nous voilà maintenant d’attaque pour marcher un peu, direction la Place Jemaa El Fna. A Marrakech, tout converge vers cette place. Nous reconnaissons en chemin la Place Dar El Bacha, pas loin du riad où nous étions logés lors de notre premier séjour. Nous arrivons sur la place et regardons un peu, mais là encore plus qu’ailleurs dans la médina, nous sommes sollicités à chaque instant. On essaie de regarder de loin les charmeurs de serpents, un monsieur qui en tient un à la main fonce vers nous et veut que je le touche ! Je m’enfuis en courant ! J’ai trop peur de ces bestioles !🤪🤪 Nous décidons de rebrousser lentement chemin, tout en essayant de téléphoner à Khalifa notre guide, que nous devons retrouver à Marrakech, mais on ne sait pas quand ni où… Pour l’instant, il ne répond pas. Mais bon, on vient d’arriver !
Nous décidons de retourner à notre petit restau avec la terrasse, où nous prenons notre premier repas. La serveuse est très sympa, dommage elle ne parle pas très bien français, mais elle nous prend en photo tous les quatre. Le repas est énorme, on a du mal à finir ... Nous retournons tranquillement à notre riad pour dormir.
Hélas, la nuit est très moyenne, il n’y a pas de volet à notre fenêtre qui donne dans le patio, constamment éclairé, et nous sommes tout près de l’entrée du riad. Nous entendons toutes les autres personnes qui arrivent au riad jusque tard dans la nuit, et ne sont pas très discrètes, c’est le moins qu’on puisse dire...
Je viens épisodiquement sur le forum, lorsque j’ai des infos à glaner quoi ! 😛 J’ai beaucoup écumé les carnets du Maroc, pour chercher à construire mon voyage. Nous avons donc fait en famille, fin avril, un beau voyage dans les montagnes de l’Atlas. Je me décide à partager avec vous ce que nous avons vécu, et moi aussi vous apporter ma petite expérience 😉.
Nous étions déjà allés, mon mari et moi, faire un premier voyage , un trek dans le désert marocain en 2013. Nous y avions rencontré un guide, que nous avons pu recontacter pour ce nouveau voyage. C’est décidé, cette fois nous allons cette fois découvrir le Maroc en famille !
Jour 1 : 20/04/2017 : Dole – Marrakech
Décollage à 12h25, à l’heure prévue à l’aéroport de Dole, à 2h de route de la maison, nous habitons en Haute-Saône. Nous arrivons 3 heures plus tard à l’aéroport de Marrakech-Ménara. Nous passons un premier contrôle, puis nous remplissons les fameuses fiches d’entrée qui nous avaient tant posé problème la première fois ! Il faut en effet impérativement se munir d’un stylo pour remplir des fiches de renseignements, ce coup-ci on ne s’est pas fait avoir ! Et on l’a même prêté à d’autres qui ne savaient pas, ON DEVIENT DES PROS ! Nous passons au guichet pour changer nos euros contre des dirhams, puis dernier contrôle des bagages. La douanière nous fait une fouille complète des valises … Elle tombe sur le comté que nous avons acheté pour offrir à Khalifa notre guide. Elle demande ce que c’est, on lui explique, et ça passe … ouf !
Nous sortons de l’aéroport, première claque, il fait chaud, bien qu’un peu couvert, ça tranche avec les -4° de ce matin au départ de la maison ! On regarde les personnes qui viennent chercher les touristes avec des petites affichettes. On regarde bien partout, hélas, on ne voit pas notre nom, ni celui du Riad qui était censé venir nous chercher. Heureusement, j’ai dans mon téléphone le numéro du patron du Riad, je lui téléphone, et il nous envoie quelqu’un. Le chauffeur nous emmène donc directement au Riad Wardate Rita, réservé via internet. Encore quelques instants à attendre, et on nous montre finalement notre chambre. Un lit double pour nous, un lit à étages pour les enfants, avec toilettes et douche à chaque bout de la chambre. Franchement, pour 40 euros la nuit avec le petit-déj compris, rien à redire.
Maintenant que les bagages sont posés, y’à plus qu’à aller se balader pour faire découvrir Marrakech aux enfants. Nous n’irons pas très loin avant de nous faire alpaguer par le patron d’un petit restau, muni d’une jolie terrasse. Il nous invite à y faire un tour pour admirer la vue. Il faut admettre que c’est plutôt pas mal. Il nous montre ce qu’il propose pour le repas du soir, ça donne envie ! Menu complet pour 90 dirhams, c’est-à-dire 9 euros. Comme il n’est pas encore l’heure de manger, nous partons en lui disant qu’on reviendra peut-être ce soir.

Une quinzaine de mètres plus loin, nouvel arrêt. Nous avons très soif et un vendeur de boissons a ouvert son étal. Nous prenons un bon jus d’orange frais pressé sous nos yeux, un régal !
Nous voilà maintenant d’attaque pour marcher un peu, direction la Place Jemaa El Fna. A Marrakech, tout converge vers cette place. Nous reconnaissons en chemin la Place Dar El Bacha, pas loin du riad où nous étions logés lors de notre premier séjour. Nous arrivons sur la place et regardons un peu, mais là encore plus qu’ailleurs dans la médina, nous sommes sollicités à chaque instant. On essaie de regarder de loin les charmeurs de serpents, un monsieur qui en tient un à la main fonce vers nous et veut que je le touche ! Je m’enfuis en courant ! J’ai trop peur de ces bestioles !🤪🤪 Nous décidons de rebrousser lentement chemin, tout en essayant de téléphoner à Khalifa notre guide, que nous devons retrouver à Marrakech, mais on ne sait pas quand ni où… Pour l’instant, il ne répond pas. Mais bon, on vient d’arriver !
Nous décidons de retourner à notre petit restau avec la terrasse, où nous prenons notre premier repas. La serveuse est très sympa, dommage elle ne parle pas très bien français, mais elle nous prend en photo tous les quatre. Le repas est énorme, on a du mal à finir ... Nous retournons tranquillement à notre riad pour dormir.

Hélas, la nuit est très moyenne, il n’y a pas de volet à notre fenêtre qui donne dans le patio, constamment éclairé, et nous sommes tout près de l’entrée du riad. Nous entendons toutes les autres personnes qui arrivent au riad jusque tard dans la nuit, et ne sont pas très discrètes, c’est le moins qu’on puisse dire...
A Marrakech en janvier 2010, j'ai attendu quelques mois avant de faire mon récit de voyage, histoire de ne pas écrire sous le coup de l'énervement...
On atterrit par une magnifique journée d'hiver ensoleillée, les palmiers, tout cela nous donne le sourire après les longs mois de froid et de grisaille du nord de la France... Le chauffeur du riad vient nous chercher à l'aéroport et nous mène jusqu'à la place Jemma El Fna. De là, Rachida prend le relais et nous conduit à notre riad. Nous déambulons avec nos bagages à roulettes dans les petites rues, minuscules rues, à un moment on est même obligées de baisser la tête de peur de se cogner... On commence sérieusement à se demander à quoi va donc ressembler notre logement...
Puis nous arrivons, et là, magie... Lamina nous accueille, tout sourire, et avec Rachida elles nous font visiter ce petit "palace". 5 chambres rien que pour nous 2, on s'y perdrait! La déco est magnifique, dommage que l'eau de la petite piscine dans le patio soit froide, ça fait envie... Donc après avoir amplement photographié notre pied à terre, nous décidons d'aller faire notre 1er tour d'orientation sur la place, à 5 minutes de là...
LA PLACE: A peine arrivées sur Jemma El Fna, on se sent oppressées, agressées... Les vendeurs-il y a une échoppe tous les 3 mètres- nous agrippent par le bras, et allez viens voir, entres dans mon magasin, mais si, viens je te dis, juste 5 minutes... Bon, pour être allée au Sénégal je m'y attendais, mais à vrai dire pas à ce point là, surtout que devant nos refus je sens pointer une certaine agressivité dans le ton de la voix, chose qui n'était pas au Sénégal, ou alors juste une fois au lac rose mais beaucoup moins, rien à voir avec Marrakech... On finit par se réfugier, oui c'est le mot, à une terrasse pour prendre un repas de midi léger. Après manger on repart, bien décidées à le faire, le tour de cette place! Quand ce ne sont pas les vendeurs, ce sont les femmes au henné, qui vous prennent la main, quand vous la retirez elles vous TIRENT la main, commencent leur dessin malgré vos "non" insistants! Dès le 1er jour mon amie, n'ayant pas été assez réactive pour retirer sa main, se retrouve avec un embryon de dessin au henné... Et puis il y a aussi les charmeurs de serpents, les mecs avec leurs singes, tout ce petit monde vous courrent littéralement après dès que vous passez à moins de 15m d'eux! On nous interpelle tous les 1,50 mètre "eh madame madame eh madame madame eh madame madame!"... On file se réfugier à nouveau sur la terrasse d'un café, sur les toits au dessus de la place. 1er moment de vrai répit, une boisson sous le soleil , sans veste, en janvier... On resdescent plus détendues, on finit le tour de la place et on rentre, épuisées de toutes façons par le voyage avion (levées à 2h du matin...). Le riad fait figure d'un hâvre de paix au milieu de toute cette agitation... Nous programmons un peu nos visites de la semaine.
LE COUP DU SOUK DES TANNEURS: Le lendemain, décidées à aller jusqu'à la Koutoubia, on se fait arrêter dans la rue par un homme qui nous dit de faire demi-tour: d'après lui c'est plus intéressant par là, il y a le souk des tanneurs, et c'est justement le dernier jour aujourd'hui, il ne faut pas le manquer! Sans y prêter attention, nous poursuivons notre chemin. Quelques mètres plus loin, peut-être 50m, en tous cas suffisamment loin, et après avoir croisé suffisamment de monde pour qu'il ne nous vienne pas à l'idée que les 2 sont de mèche... Un 2ème passant nous aborde et nous parle du souk des tanneurs... Hum, nous on comptait aller à la Koutoubia, là maintenant... Et mon amie me sort l'argument choc: en même temps, si 2 personnes différentes nous en parlent, c'est que ça doit être digne d'intérêt! La mosquée on a toute la semaine pour la visiter, tandis que là pour les tanneurs c'est le dernier jour... Allez hop, on se décide à faire demi-tour, et pendant que le "passant" nous explique le chemin pour y aller, justement, comme par hasard (c'est une fois qu'on s'est fait avoir qu'on se rend compte que tout ce manège est organisé à l'avance!) le "cousin" passe dans la rue, et oh mais justement, il va dans le quartier des tanneurs, vous n'avez donc qu'à le suivre, mesdemoiselles! En cours de route, notre 3ème interlocuteur s'arrête là, et demande à un "ami", de nous conduire jusqu'au souk des tanneurs, qui n'est plus très loin. L' "ami" en question nous y conduit. On rentre dans une minuscule ruelle des moins rassurantes, on se fait même un clin d'oeil qui veut dire "si derrière ce mur c'est pas rassurant on dégage", et derrière le mur, eh bien le voilà, le souk des tanneurs! Notez bien que jusque là, nous n'avons strictement rien demandé à personne, avons été balladées par plusieurs personnes qui "passaient par là justement" et qui se proposent de nous montrer le chemin... Notre "ami" donc nous fait la visite du souk des tanneurs, il n'est pas avare d'explications et d'anecdotes, nous sommes ravies. Un peu gênées en revanche, car vu le temps passé (disons 20 min une demie-heure) on se dit qu'il faudrait donner "un petit quelque chose" à cet "ami" si sympa, qui a pris le temps de nous faire découvrir les dessous de Marrakech... Seulement voilà nous on avait pas prévu de débourser quoi que ce soit, et nous sommes parties les mains dans les poches, avec juste un peu de monnaie qui restait de la veille... Bref, la visite est des plus agréables, et se termine immanquablement par la visite d'une boutique. Sauf que là, non seulement on n'a pas d'argent, mais c'est notre 1er jour de vacances, et on n'a aucune envie d'acheter quoi que ce soit! Donc la visite s'éternise bien entendu, "pour le plaisir des yeux"... On ressort de là, remerciant l'ami qui s'est fait "guide" pour la visite, lui indiquant qu'on a beaucoup apprécié, mais que cette sortie n'étant pas prévue, nous n'avions pas pris d'argent, et que je lui laissais donc le peu de monnaie que j'avais sur moi... Le guide refuse. Sur le coup je ne comprend pas, je me dis tiens, trop sympa, il n'espérait rien en retour, vraiment sympa d'avoir pris de son temps comme ça pour rien... Et là il devient très désagréable et me dit "Mais tu me prends pour qui? Tu crois quoi? Que je passe une demie-heure avec toi comme ça pour rien!? Mais qu'est-ce que tu fais toi en Europe avec ça hein?! Tu peux à peine te payer un café! Laisses tomber j'en veux pas de tes pièces!" Moi interloquée, je lui réexplique calmement que la visite n'était pas prévue, que nous avons été "entraînées" par les gens dans la rue, et qu'à aucun moment on ne nous a indiqué que le souk des tanneurs c'était en fait une visite payante! Et là le "guide" devient menaçant, insultant, nous dit de dégager, bande de "sales races", que de toute façon c'est toujours comme ça les Européens, qu'il n'aime pas les Européens, que c'est des sales races... Je vois rouge et me permet quand même de lui répondre qu'en employant de telles méthodes, sans être clair dès le début, il ne peut que s'attirer des ennuis avec les européens en effet... Mais devant son regard mauvais, étant en plus dans une petite rue isolée loin du centre, on dégage vite fait... 1ère déception, on tombe de très haut! Moi qui essaye toujours quand je voyage de me montrer souriante, polie, respectueuse des coutumes, moi qui ai dit à ma copine non pas d'hôtel-club, on sera mieux avec un vol sec et dans un riad, le contact avec la population sera plus facile... 1er jour de vacances, et je me fait traiter de "sale race d'européenne"... Ouais... On est dégoûtées là... Il nous faudra quelques heures pour s'en remettre...
ON COMMENCE A S Y FAIRE Donc dans l'après-midi, direction la Koutoubia qui était prévue le matin. Là on est assez remontées par notre mésaventure matinale, et je dois dire qu'on refuse systématiquement toutes les sollicitations, sur un ton peu amène... On se la joue "sale touriste européenne" et on méprise les gens, soit en les envoyant bouler, soit en les ignorant carrément... On trouve dommage de passer pour des sales touristes européennes justement maintenant, mal polies et méprisantes, mais s'il faut en passer par là pour visiter la ville... On entend d'autres réflexions maintenant: quand on ne répond pas aux bonjours lancés à tout va avec un sourire, on prend du "regardes moi ça ces françaises, elles sont en vacances et elles font la gueule..."
LES JARDINS MAJORELLE Rien à dire sur cette matinée là, elle fût l'une des meilleures de la semaine... Jardins magnifiques et très agréables. Avons négocié assez rapidement le taxi à l'aller, connaissant les prix pratiqués grâce à notre hôte Rachida. Pour le retour, ce fut une autre affaire, les taxis qui attendaient à la sortie des jardins ont tenté de nous faire croire que le trajet coûtait 3,5 fois plus cher que l'aller... La négociation a été très âpre mais nous avons réussi à payer le même prix qu'à l'aller, sympathisant du même coup avec le chauffeur de taxi... Le lendemain nous avons donc pu visiter les palais bahia, les tombeaux saadiens et quelques autres endroits avec ce chauffeur, qui avait bien compris que s'il ne tentait pas de nous arnaquer, on le ferait bosser plusieurs fois dans la semaine...
VALLEE DE L OURIKA Très belle journée aussi, ascension épuisante pour les non sportives que nous sommes jusqu'aux cascades de Setti Fatma... Et pour la 1ère fois depuis notre arrivée au Maroc, on ne se sent pas agressées, oppressées, arnaquées... Une bouffée d'air frais...
ESSAOUIRA Idem, magnifique journée ensoleillée en bord de mer, charmante citée où les vendeurs sont présents, certes, mais non agressifs...
J ABREGE Car j'aurais d'autres anecdoctes toutes pires les unes que les autres concernant les Marrakchis, mais mon récit est déjà long, et de toute façon le modé interviendrait sûrement... Mais je conclue en disant que si vous souhaitez aller au Maroc, de grâce ne commencez pas par marrakech, car si la ville a son charme c'est sûr, les Marrakchis ne reflètent en rien la légendaire hospitalité Marocaine, et c'est bien dommage, car de nombreux touristes choisissent Marrakech comme 1ère découverte du Maroc, reviennent déçus et du coup n'ont plus envie de retourner au Maroc... Je dois dire d'ailleurs que si nous n'avions pas fait quelques excursions en dehors de Marrakech, et rencontré des femmes merveilleuses qui nous ont tirées d'une sale situation à Marrakech, nous serions reparties avec une image faussée des Marocains...
PRECISIONS Je ne fais pas ce post pour déclencher les foudres des amoureux de Marrakech, simplement pour exprimer mon ressenti. Sachant que nous sommes parties à 2 femmes, en riad. 2 femmes seules à Marrakech sont perçues par beaucoup d'hommes là bas comme 2 femmes étant venues faire du tourisme sexuel, il faut le savoir... Alors c'est sûr qu'en couple avec nos hommes, ou même toutes les 2 en hôtel-club avec des excursions organisées, nous n'aurions peut-être pas du tout ressenti les choses pareil... Mais là franchement, nous avons été "dégoutées", c'est le mot exact, par la mentalité de la majorité des Marrakchis, qui prennent le touriste pour une vache à lait, et qui n'ont le sourire que tant qu'ils espèrent en tirer quelque chose... Rien n'est gratuit, même pas le sourire. Nous y étions aussi hors saison, où le touriste se fait rare, et où ils saisissent la moindre "occasion" dès qu'il en passe un... Mais je ne trouve pas l'excuse suffisante pour avoir de tels types de comportement... Et pourtant je le redis, je suis allée au Sénégal, et dieu sait que les vendeurs sont "soulants" et collants aussi là bas, mais jamais nous n'avons eu d'insultes quand nous n'avons rien acheté, alors que c'était quotidien à Marrakech. Le contraste est saisissant entre le "bon tant pis alors, bonnes vacances au Sénégal" et le "ah bandes de sales françaises" de Marrakech...
LA PLACE: A peine arrivées sur Jemma El Fna, on se sent oppressées, agressées... Les vendeurs-il y a une échoppe tous les 3 mètres- nous agrippent par le bras, et allez viens voir, entres dans mon magasin, mais si, viens je te dis, juste 5 minutes... Bon, pour être allée au Sénégal je m'y attendais, mais à vrai dire pas à ce point là, surtout que devant nos refus je sens pointer une certaine agressivité dans le ton de la voix, chose qui n'était pas au Sénégal, ou alors juste une fois au lac rose mais beaucoup moins, rien à voir avec Marrakech... On finit par se réfugier, oui c'est le mot, à une terrasse pour prendre un repas de midi léger. Après manger on repart, bien décidées à le faire, le tour de cette place! Quand ce ne sont pas les vendeurs, ce sont les femmes au henné, qui vous prennent la main, quand vous la retirez elles vous TIRENT la main, commencent leur dessin malgré vos "non" insistants! Dès le 1er jour mon amie, n'ayant pas été assez réactive pour retirer sa main, se retrouve avec un embryon de dessin au henné... Et puis il y a aussi les charmeurs de serpents, les mecs avec leurs singes, tout ce petit monde vous courrent littéralement après dès que vous passez à moins de 15m d'eux! On nous interpelle tous les 1,50 mètre "eh madame madame eh madame madame eh madame madame!"... On file se réfugier à nouveau sur la terrasse d'un café, sur les toits au dessus de la place. 1er moment de vrai répit, une boisson sous le soleil , sans veste, en janvier... On resdescent plus détendues, on finit le tour de la place et on rentre, épuisées de toutes façons par le voyage avion (levées à 2h du matin...). Le riad fait figure d'un hâvre de paix au milieu de toute cette agitation... Nous programmons un peu nos visites de la semaine.
LE COUP DU SOUK DES TANNEURS: Le lendemain, décidées à aller jusqu'à la Koutoubia, on se fait arrêter dans la rue par un homme qui nous dit de faire demi-tour: d'après lui c'est plus intéressant par là, il y a le souk des tanneurs, et c'est justement le dernier jour aujourd'hui, il ne faut pas le manquer! Sans y prêter attention, nous poursuivons notre chemin. Quelques mètres plus loin, peut-être 50m, en tous cas suffisamment loin, et après avoir croisé suffisamment de monde pour qu'il ne nous vienne pas à l'idée que les 2 sont de mèche... Un 2ème passant nous aborde et nous parle du souk des tanneurs... Hum, nous on comptait aller à la Koutoubia, là maintenant... Et mon amie me sort l'argument choc: en même temps, si 2 personnes différentes nous en parlent, c'est que ça doit être digne d'intérêt! La mosquée on a toute la semaine pour la visiter, tandis que là pour les tanneurs c'est le dernier jour... Allez hop, on se décide à faire demi-tour, et pendant que le "passant" nous explique le chemin pour y aller, justement, comme par hasard (c'est une fois qu'on s'est fait avoir qu'on se rend compte que tout ce manège est organisé à l'avance!) le "cousin" passe dans la rue, et oh mais justement, il va dans le quartier des tanneurs, vous n'avez donc qu'à le suivre, mesdemoiselles! En cours de route, notre 3ème interlocuteur s'arrête là, et demande à un "ami", de nous conduire jusqu'au souk des tanneurs, qui n'est plus très loin. L' "ami" en question nous y conduit. On rentre dans une minuscule ruelle des moins rassurantes, on se fait même un clin d'oeil qui veut dire "si derrière ce mur c'est pas rassurant on dégage", et derrière le mur, eh bien le voilà, le souk des tanneurs! Notez bien que jusque là, nous n'avons strictement rien demandé à personne, avons été balladées par plusieurs personnes qui "passaient par là justement" et qui se proposent de nous montrer le chemin... Notre "ami" donc nous fait la visite du souk des tanneurs, il n'est pas avare d'explications et d'anecdotes, nous sommes ravies. Un peu gênées en revanche, car vu le temps passé (disons 20 min une demie-heure) on se dit qu'il faudrait donner "un petit quelque chose" à cet "ami" si sympa, qui a pris le temps de nous faire découvrir les dessous de Marrakech... Seulement voilà nous on avait pas prévu de débourser quoi que ce soit, et nous sommes parties les mains dans les poches, avec juste un peu de monnaie qui restait de la veille... Bref, la visite est des plus agréables, et se termine immanquablement par la visite d'une boutique. Sauf que là, non seulement on n'a pas d'argent, mais c'est notre 1er jour de vacances, et on n'a aucune envie d'acheter quoi que ce soit! Donc la visite s'éternise bien entendu, "pour le plaisir des yeux"... On ressort de là, remerciant l'ami qui s'est fait "guide" pour la visite, lui indiquant qu'on a beaucoup apprécié, mais que cette sortie n'étant pas prévue, nous n'avions pas pris d'argent, et que je lui laissais donc le peu de monnaie que j'avais sur moi... Le guide refuse. Sur le coup je ne comprend pas, je me dis tiens, trop sympa, il n'espérait rien en retour, vraiment sympa d'avoir pris de son temps comme ça pour rien... Et là il devient très désagréable et me dit "Mais tu me prends pour qui? Tu crois quoi? Que je passe une demie-heure avec toi comme ça pour rien!? Mais qu'est-ce que tu fais toi en Europe avec ça hein?! Tu peux à peine te payer un café! Laisses tomber j'en veux pas de tes pièces!" Moi interloquée, je lui réexplique calmement que la visite n'était pas prévue, que nous avons été "entraînées" par les gens dans la rue, et qu'à aucun moment on ne nous a indiqué que le souk des tanneurs c'était en fait une visite payante! Et là le "guide" devient menaçant, insultant, nous dit de dégager, bande de "sales races", que de toute façon c'est toujours comme ça les Européens, qu'il n'aime pas les Européens, que c'est des sales races... Je vois rouge et me permet quand même de lui répondre qu'en employant de telles méthodes, sans être clair dès le début, il ne peut que s'attirer des ennuis avec les européens en effet... Mais devant son regard mauvais, étant en plus dans une petite rue isolée loin du centre, on dégage vite fait... 1ère déception, on tombe de très haut! Moi qui essaye toujours quand je voyage de me montrer souriante, polie, respectueuse des coutumes, moi qui ai dit à ma copine non pas d'hôtel-club, on sera mieux avec un vol sec et dans un riad, le contact avec la population sera plus facile... 1er jour de vacances, et je me fait traiter de "sale race d'européenne"... Ouais... On est dégoûtées là... Il nous faudra quelques heures pour s'en remettre...
ON COMMENCE A S Y FAIRE Donc dans l'après-midi, direction la Koutoubia qui était prévue le matin. Là on est assez remontées par notre mésaventure matinale, et je dois dire qu'on refuse systématiquement toutes les sollicitations, sur un ton peu amène... On se la joue "sale touriste européenne" et on méprise les gens, soit en les envoyant bouler, soit en les ignorant carrément... On trouve dommage de passer pour des sales touristes européennes justement maintenant, mal polies et méprisantes, mais s'il faut en passer par là pour visiter la ville... On entend d'autres réflexions maintenant: quand on ne répond pas aux bonjours lancés à tout va avec un sourire, on prend du "regardes moi ça ces françaises, elles sont en vacances et elles font la gueule..."
LES JARDINS MAJORELLE Rien à dire sur cette matinée là, elle fût l'une des meilleures de la semaine... Jardins magnifiques et très agréables. Avons négocié assez rapidement le taxi à l'aller, connaissant les prix pratiqués grâce à notre hôte Rachida. Pour le retour, ce fut une autre affaire, les taxis qui attendaient à la sortie des jardins ont tenté de nous faire croire que le trajet coûtait 3,5 fois plus cher que l'aller... La négociation a été très âpre mais nous avons réussi à payer le même prix qu'à l'aller, sympathisant du même coup avec le chauffeur de taxi... Le lendemain nous avons donc pu visiter les palais bahia, les tombeaux saadiens et quelques autres endroits avec ce chauffeur, qui avait bien compris que s'il ne tentait pas de nous arnaquer, on le ferait bosser plusieurs fois dans la semaine...
VALLEE DE L OURIKA Très belle journée aussi, ascension épuisante pour les non sportives que nous sommes jusqu'aux cascades de Setti Fatma... Et pour la 1ère fois depuis notre arrivée au Maroc, on ne se sent pas agressées, oppressées, arnaquées... Une bouffée d'air frais...
ESSAOUIRA Idem, magnifique journée ensoleillée en bord de mer, charmante citée où les vendeurs sont présents, certes, mais non agressifs...
J ABREGE Car j'aurais d'autres anecdoctes toutes pires les unes que les autres concernant les Marrakchis, mais mon récit est déjà long, et de toute façon le modé interviendrait sûrement... Mais je conclue en disant que si vous souhaitez aller au Maroc, de grâce ne commencez pas par marrakech, car si la ville a son charme c'est sûr, les Marrakchis ne reflètent en rien la légendaire hospitalité Marocaine, et c'est bien dommage, car de nombreux touristes choisissent Marrakech comme 1ère découverte du Maroc, reviennent déçus et du coup n'ont plus envie de retourner au Maroc... Je dois dire d'ailleurs que si nous n'avions pas fait quelques excursions en dehors de Marrakech, et rencontré des femmes merveilleuses qui nous ont tirées d'une sale situation à Marrakech, nous serions reparties avec une image faussée des Marocains...
PRECISIONS Je ne fais pas ce post pour déclencher les foudres des amoureux de Marrakech, simplement pour exprimer mon ressenti. Sachant que nous sommes parties à 2 femmes, en riad. 2 femmes seules à Marrakech sont perçues par beaucoup d'hommes là bas comme 2 femmes étant venues faire du tourisme sexuel, il faut le savoir... Alors c'est sûr qu'en couple avec nos hommes, ou même toutes les 2 en hôtel-club avec des excursions organisées, nous n'aurions peut-être pas du tout ressenti les choses pareil... Mais là franchement, nous avons été "dégoutées", c'est le mot exact, par la mentalité de la majorité des Marrakchis, qui prennent le touriste pour une vache à lait, et qui n'ont le sourire que tant qu'ils espèrent en tirer quelque chose... Rien n'est gratuit, même pas le sourire. Nous y étions aussi hors saison, où le touriste se fait rare, et où ils saisissent la moindre "occasion" dès qu'il en passe un... Mais je ne trouve pas l'excuse suffisante pour avoir de tels types de comportement... Et pourtant je le redis, je suis allée au Sénégal, et dieu sait que les vendeurs sont "soulants" et collants aussi là bas, mais jamais nous n'avons eu d'insultes quand nous n'avons rien acheté, alors que c'était quotidien à Marrakech. Le contraste est saisissant entre le "bon tant pis alors, bonnes vacances au Sénégal" et le "ah bandes de sales françaises" de Marrakech...
Bonjour à tous,
Nous partons à Marrakech en avril 2008. Nous avons réservé 1 semaine dans un Riad (via FRAM) que des amis nous avaient vivement conseillé. Le souci c'est que - du coup -tout notre budget est quasiment déjà "consommé" rien qu'avec la réservation du riad. Aussi, il va falloir qu'on se débrouille pour faire des excursions pas trop chères, mais on voudrait quand même qq chose de bien et d'inoubliables (c'est quand même notre voyage de "noces" -enfin de PACS plus exactement!) : ça serait dommage d'aller dans un aussi beau pays et de ne rester que dans la ville !
La question que je me pose est relative aux visites et excursions :est-ce utile de prendre un guide pour visiter Marrakech ou on peut tout faire tout seul ? Quel est le meilleur tarif pour un tour de la ville en calèche "by night" ? (Par Fram c'est 90 dirhams, c'est correct ou pas ?) J'ai lu dans le forum que la Fantasia chez Ali n'était pas terrible. Qu'en est -il de la soirée Fantasia au Bojr Bladi et du Son et lumière Menara ? Cela vaut-il le coup de les faire? Est-on obligé de passer par Fram pour les faire ou pouvons nous les avoir à un meilleur prix autrement ? Quelqu'un a t'il une bonne adresse pas trop chère pour faire un hammam + massages ?
Pour les excursions, on m'a dit d'éviter de passer par le tour opérateur car ils sont soit disant presque 2 fois + chers que les prix qu'on pourrait néocier sur place avec des chauffeurs de taxi. Le souci, c'est qu'avec la 2ème option on n'a pas le guide. Quels sont vos conseils ? J'ai vu sur le forum qu'il y avait des prestataires de qualité qui proposaient des excursions interessantes (excursions prestige par ex) mais ils sont vraiment trés cher (ce qui est logique mais c'est quand même plus du double de Fram !). Je suis tentée par les cascades d'ouzoud et Aït Benhaddou /Télouet (est-ce que ça ne fait pas trop de route dans la journée ?). Quelqu'un peut-il m'indiquer qq'un de sérieux et de pas trop cher. Pour ceux qui l'ont fait, était-ce bien. Quels étaient les tarifs ?
D'avance merci pour vos réponses. Je suis preneuse de tous vos conseils et tous vos bons tuyaux. Je vous embrasse tous et attends de vous lire avec impatience.
Valérie
La question que je me pose est relative aux visites et excursions :est-ce utile de prendre un guide pour visiter Marrakech ou on peut tout faire tout seul ? Quel est le meilleur tarif pour un tour de la ville en calèche "by night" ? (Par Fram c'est 90 dirhams, c'est correct ou pas ?) J'ai lu dans le forum que la Fantasia chez Ali n'était pas terrible. Qu'en est -il de la soirée Fantasia au Bojr Bladi et du Son et lumière Menara ? Cela vaut-il le coup de les faire? Est-on obligé de passer par Fram pour les faire ou pouvons nous les avoir à un meilleur prix autrement ? Quelqu'un a t'il une bonne adresse pas trop chère pour faire un hammam + massages ?
Pour les excursions, on m'a dit d'éviter de passer par le tour opérateur car ils sont soit disant presque 2 fois + chers que les prix qu'on pourrait néocier sur place avec des chauffeurs de taxi. Le souci, c'est qu'avec la 2ème option on n'a pas le guide. Quels sont vos conseils ? J'ai vu sur le forum qu'il y avait des prestataires de qualité qui proposaient des excursions interessantes (excursions prestige par ex) mais ils sont vraiment trés cher (ce qui est logique mais c'est quand même plus du double de Fram !). Je suis tentée par les cascades d'ouzoud et Aït Benhaddou /Télouet (est-ce que ça ne fait pas trop de route dans la journée ?). Quelqu'un peut-il m'indiquer qq'un de sérieux et de pas trop cher. Pour ceux qui l'ont fait, était-ce bien. Quels étaient les tarifs ?
D'avance merci pour vos réponses. Je suis preneuse de tous vos conseils et tous vos bons tuyaux. Je vous embrasse tous et attends de vous lire avec impatience.
Valérie
Bonjour
Je vais faire un arret d'une journee a Casablanca et j'aimerais savoirs se qu'il y a d'interessant a voir dans cette ville.😉 Je suis particulierement interrese par les different souk .😛 En effet lors de cette journee je serait accompagne de mon mari et de mes deux enfant 17et 19 ans.😎 Et je jai lue sur certaine discussion qu'un souk etait tres interresant pourtous se qui est electronique et un autre pour les habit mais je ne sait pas sitout ses souk se trouve 🤪a Casablanca et si oui sont t'il tous les jours "ouvert".🙂
Cordialement carmen
Bonjour,
Je cherche une maison d´Hôte à Casablanca . Je serai au Maroc, à Casa à partir de ce Vendredi, pour 5- 6 jours.
Des conseils, des endroits, des restos, ... à visiter dans cette ville ! Des activitées culturelles à ne pas rater !!!
Je cherche aussi un centre de langue arabe pour étrangers à Casa !!!!
Merci
Bonjour,
Nous sommes 3 copines, ayant 18ans et nous souhaitons partir en octobre prochain une semaine afin de profiter, faire la fête et voyager un peu ensemble, nous hésitons entre ces trois destinations (Maroc, Egypte ou Malte..) Nous avons un budget de 450euros par personne, vu que je pars déjà à Madagascar en juin prochain en humanitaire le budget est sérré. Y-a t-il une destination plus dangereuse qu'une autre ? Dans l'attente de vos conseils ! 🙂
Nous sommes 3 copines, ayant 18ans et nous souhaitons partir en octobre prochain une semaine afin de profiter, faire la fête et voyager un peu ensemble, nous hésitons entre ces trois destinations (Maroc, Egypte ou Malte..) Nous avons un budget de 450euros par personne, vu que je pars déjà à Madagascar en juin prochain en humanitaire le budget est sérré. Y-a t-il une destination plus dangereuse qu'une autre ? Dans l'attente de vos conseils ! 🙂
Bonsoir,
Je viens de regarder le reportage d'"Envoyé Spécial" sur France 2. Que voit-on ? 1. Des trombes d'eau qui s'abattent sur Marrakech. 2. Des membres du "mouvement du 20 février" qui s'expriment alors qu'ils ont choisi de s'abstenir lors du référendum de la semaine dernière. L'abstention n'a jamais fait avancer la démocratie ! 3. Des images de manifestants s'opposant aux forces de l'ordre. 4. Des "vieux beaux" Européens dont l'activité s'éxerce principalement entre 22h et 5h du matin. Ca suffit 😠 Si on voulait dissuader les derniers touristes potentiels de venir au Maroc, le but est atteint. Merci "Envoyé Spécial". @+
Je viens de regarder le reportage d'"Envoyé Spécial" sur France 2. Que voit-on ? 1. Des trombes d'eau qui s'abattent sur Marrakech. 2. Des membres du "mouvement du 20 février" qui s'expriment alors qu'ils ont choisi de s'abstenir lors du référendum de la semaine dernière. L'abstention n'a jamais fait avancer la démocratie ! 3. Des images de manifestants s'opposant aux forces de l'ordre. 4. Des "vieux beaux" Européens dont l'activité s'éxerce principalement entre 22h et 5h du matin. Ca suffit 😠 Si on voulait dissuader les derniers touristes potentiels de venir au Maroc, le but est atteint. Merci "Envoyé Spécial". @+
Nous partons le 17 mai 2014 pour la croisière de 15 jours au départ de Marseille "Rose des Sables" sur le Zénith avec Croisières de France.
Qui serait de ce voyage ?
Les montagnes d’Ijoukak dans le haut Atlas marocain
février 2015
Mardi 3 février: je démarre ce voyage sans entrain; je suis très fatiguée moralement. Je m'endors et suis réveillée par les hôtesses qui vendent les boissons. A cet instant , je me demande ce que je mangerai ce soir sans qu'aucune idée ne surgisse. Je ne peux m’empêcher de penser à ma maman; c'est mon premier voyage depuis son décès. Elle me manque; j'ai les yeux qui commencent à perler. J'entame la lecture du guide du routard sur Marrakech, comme si je découvrais cette ville alors que j'y viens régulièrement. j'épluche le mini plan de la ville rouge. A la sortie de l'aéroport, j’ai failli me faire avoir par un taxi qui voulait 70 dhrs pour me conduire a l'hôtel. Le bus arrive et je ne paye que 30 dhrs. Par contre, je dois reprendre un autre bus pour l'hôtel et là, manque de bol, c’est la foule! vacances scolaires marocaines. Je finis par prendre un petit taxi pour 20 dhrs. Bref, beaucoup d'ennuis pour gagner 20 dhrs (2€). J’arrive a l’hôtel Amine; comme de coutume, la chambre ne me convient pas... pas de balcon comme prévu. On me change sans problème. Je dépose mes trucs et vais de ce pas boire 2 petites bières au bar voisin avant de me restaurer au Diamant vert à côté de l’hôtel (côtes d'agneau, 5€ le plat...miam)! Je rentre ranger ma valise. Il est minuit. Je ne sais ce que je vais faire demain si ce n'est que j'ai organise une rencontre OVS et VF à la brasserie "la Flamme" à Guéliz, il y a 7 inscrits. ♣ Mercredi: 4 février. je fais la grasse matinée et je suis bien reposée. J'ai évidemment loupés le pt.dej! je vais donc boire 2 cafés au diamant vert en surfant....ensuite, balade dans le quartier de Guéliz à la recherche d'un bon plan pour la suite... achat d'une carte GSM, vais voir plusieurs SPA dans le but d’avoir le meilleur massage de Marrakech. Un marchand d’huile d'argan me donne une bonne adresse; il me prend RV pour demain dans un Riad de la kasbah avec hammam et diner compris pour 400 dhrs (40€). A 16h, je vais à ma rencontre OVS mais sur 7, il n'y a qu'un jeune participant marocain...¢a sent le coup fourré. Je ne tarde pas! Je prends le bus pour la place Jemaa el Fna. Je fais quand même faire un petit massage chez Didi comme d'habitude. Le massage est bon mais l'huile de très mauvaise qualité .... je n'irai plus ou alors avec ma propre huile! Je recharge ma clé 3G pour ma tablette mais elle ne fonctionne pas. Je reprends le bus n°1 pour rentrer prés de l'hôtel boire mes bières dans le même bar que hier soir avec la musique live en plus. Je n'ai pas mangé aujourd'hui; je commence à le regretter a cette heure avancée de la nuit. tant pis, me rattraperai demain au Riad!!!!!♣ Jeudi 5 février: je me lève tard et encore fatiguée. Je file boire un café au diamant vert en inspectant mes mails en vitesse. A 11H30, le taxi vient me chercher pour m'emmener au Riad faire le fameux massage du siècle! Je n'ai pas trouvé extraordinaire le hammam mais le massage bien, à la vraie huile d'argan. Au final, un repas m'attendait, super bon et copieux: salade d'aubergines cuites comme j’aime, salade de carottes cuites au citron, salade de chou blanc et de concombre. Un délice! Le plat consistant: tagine de kaftan (petites boulettes à la tomate et aux œufs, je n'arrive pas à finir mon assiette. Pour terminer: orange, bonbons et thé! le tout pour 400 dhrs (40€). Je préfère ne pas prendre de taxi pour rentrer et flâner ainsi des heures dans Marrakech; je passe voir la station des taxis collectifs pour Ijoukak où je me rends dès demain; je vais faire coudre l'ourlet de mon jeans; j’attends en allant boire un jus de pamplemousse sur la place. Je recherche une herboristerie que je connais pour y acheter de l'huile de figue de barbarie pour mes rides! je ne me rappelle plus exactement dans quelle petite rue elle se trouve donc je tourne et je tourne mais je la trouve. Je vais dans un cybercafé pour sortir mon billet de retour sans y arriver car trop tôt. Je fais un tour dans le souk et mon cœur se pince car je vois un objet ovale a trou pour mettre les bougies et j’ai pensé le prendre pour maman mais elle m’a quitté; même chose quand je vois les aimants que je lui ramenais toujours pour mettre sur son frigo. Aussi, un instant j’ai pensé, tiens ça je le raconterai à maman (je ne sais plus pour quoi). C’est encore trop proche et j’ai encore difficile à vivre sans elle. Elle serait contente de lire ces lignes mais qui les lira maintenant! je les écris quand même pour moi et en sa mémoire. Enfin, je fais le tour de la Koutoubia (grande mosquée) avant de reprendre le bus n°1 pour aller prendre un verre a Guéliz mais voyant le monde dans les bus , je reste dedans jusqu'à l'hôtel. J’irai prendre l’apéro dans mon café habituel à coté. Je ne pensais pas souper mais je me laisse tenter par un poulet moutarde au diamant vert. Finalement, je décide de ne pas partir en taxi collectif demain car ce sont des camionnettes vétustes et la route est dangereuse. L'hôtelier du gite d'Ijoukak viendra donc me chercher comme il me l'avait proposé pour 400 dhrs(40€); il y a 100 km.♣ Vendredi 6 février: enfin, je suis levée pour le petit déj. mais pas terrible, je mange une crêpe au miel puis vais prendre un bon café au diamant vert en lisant mes mails. Je suis prête devant l'hôtel à 11H mais Housseine n'arrive qu'à midi...rendez-vous marocain! Nous sortons de la cohue de Marrakech pour prendre la route d'Ijoukak en faisant un petit détour pour admirer la vue à Moulay Brahim, petit village bien actif sortant de nulle part, assez étonnant! Nous rebroussons chemin pour reprendre notre itinéraire passant par ASNI renommé pour son souk. Maintenant, ca devient vraiment très beau, nous sommes sur le plateau du Kik, passons par Ouirgane. Le nouveau lac date de 2007, recouvrant ainsi un village entier. Housseine propose de m'offrir un café et profiter de la terrasse pour faire quelques photos, ceci pour se faire pardonner de son retard! La route reprend, c'est maintenant la vallée d'Agoundis puis Ijoukak. C'est très calme, de ma chambre, j'entends l'oued ruisseler! L'accueil et le service sont irréprochables; la chambre est sommaire mais confortable, le repas du soir compris dans le prix (200 dhrs - 20€) est copieux et délicieux. Je ne regrette pas d'avoir fait appel au proprio du gite pour mon trajet. Voyant l'endroit plaisant, je décide d'y rester 4 nuits et j'établi un programme avec Housseine dont je parlerai au fur et a mesure. Samedi 7 février: dans ce village montagnard, jadis, il y avait des jongleurs et autres artistes qu'on différentiait des autres habitants car ils avaient les cheveux longs; on les appelait des ijoukak d'ou le nom du village berbère Ijoukak! Ce matin, j'ai du mal à me tirer du lit car il fait glacial dans la chambre; je vais déjeuner avant de commencer le treck en montagne avec Housseine. Départ à 10H. Nous faisons une boucle en passant par des endroits merveilleux. A deux reprises, on a pu voir le panorama à 360°. Il y a certains sommets enneigés. Je découvre un arbre que je n'avais jamais vu auparavant: le caroubier; il porte des fruits en forme d'haricots que les habitants consommaient jadis. Je hume les différentes plantes, thym sauvage, lavande...et cerise sur le gâteau: les amandiers sont en fleurs! Nous passons dans deux petits villages perchés dans la montagne. Je me mets à chanter "Pourtant que la montagne est belle" de J. Ferrat en pensant à un de mes petit fils qui chante si bien cette chanson! Je me sens étrangement très bien. Beaucoup de pauses photos. Midi, pic nique (pomme, bananes). Le périple dure 5 H. Qui a dit que le paradis n'existait pas. Il est dans tous ces endroits que je visite à travers le monde. En rentrant, je bois un thé à la menthe sur la terrasse et m'endors sur la banquette jusqu'au coucher du soleil. Maintenant, je vais souper (tagine kaftan) puis regarder peut être un film avant de m'endormir en songeant aux vertus de la montagne. Après la douche, j'ai fait sécher mon slip sur le catalyseur a gaz ; il a cramé, je l'ai vu a temps mais il est à la poubelle♣ Dimanche 8 février: après le petit déjeuner, je lis mes mails et bouquine un peu le guide du routard étant toujours émerveillée de ces envoutantes montagnes. A midi, nous partons quelques kilomètres plus loin visiter la kasbah N'Gouge en passant par un petit village berbère; j'y achète des clous de girofle. Cette kasbah a été construite en 1920 par le caïd du village pour aller s'y mettre au frais en été. Il avait 50 femmes. Dans ce village, il régnait une ambiance moyenâgeuse malgré l'époque (1920). Ce Caïd décèdera avant la fin de la construction de sa kasbah. Ses héritiers ont commencé la rénovation pour en faire une auberge mais les travaux sont arrêtés. Elle n'aura finalement jamais été habitée. il n'y a que le gardien et ses 2 chiens... Pour l’anecdote, la grand’mère d’Housseine a été une des femmes du Caïd. Plus bas dans le village, le long de la rivière, on découvre la kasbah Taft N'Jacob. C'est là que le Caïd résidait avec son harem. Elle ne peut être visitée entièrement, il y a des oubliettes. Une partie a été rénovée dans les années 40 et est habitée par une de ses filles. Quelques kilomètres plus loin, on voit des morceaux de remparts de Tinmel, une ville oubliée par le temps datant du 12ème siècle, fondée par Mohamed Ben Tomer. Elle était occupée par les Almohades mais vers 1260, elle fut détruite par les Mérinides. On y voit de loin le cimetière (20000) tombes. Les habitants de cette ville ne pratique pas l'Islam des Musulmans, ce sont des Chiites. Ils vénèrent le cousin du prophète Mahomet: Ali. Ils ont modifiés plusieurs règles du coran, bien que le coran qu'ils lisent n'est en rien changé. ils seraient plus guerriers! (d'après les dires d'un musulman). Un peu plus loin, on aperçoit la mosquée de Tinmel, datant du 12ème également. On peut la visiter. Elle n'a plus de toiture. On y trouve toujours des poutres originales par endroit ainsi que quelques motifs religieux. Sa particularité relevant du Chiisme est que sur certains piliers, toujours visibles, on y trouve la croix de David (juive) et le coquillage de St. Jacques de Compostelle!!! Housseine me prête un livre que je vais commander car il explique très bien ce que je tente de décrire: Bibliothèque du voyageur, Maroc, GUIDES GALLIMARD (bien décrit et illustré). En rentrant, je demande à Housseine de me laisser à l’entrée du village et je regagne l'auberge a pied (1,5 km) à mon aise. Je mange une excellente tagine de chevreau aux pruneaux et carottes. Un délice! En sortant de table, les franches de mon écharpe crament sur le petit gaz... décidemment.... je vais dormir♣! Lundi 9 février: ce matin, je vais visiter une usine abandonnée où l'on extrayait des pierres contenant, entre autre du cuivre, pour envoyer en France. L'usine datant de 1910 employait 1200 ouvriers; elle a cessé ses activités en 1957. Le gardien me montre deux minéraux sortant de cette montagne, une pierre verte et une autre bleue. Hasseine me dit qu’il devait y avoir autre chose que du cuivre dans ces pierres. Ensuite, visite d'une petite distillerie d'huiles essentielles (mon dada). J'achète des flacons d'huile de thym, de lavande et de sauge ainsi que de l'hydrolat de lavande. Après-midi, je fais le meilleur gommage de toute ma vie dans le petit hammam privé du gite, chauffé au feu de bois depuis le matin. C'est Rachida, la cousine, qui viendra me frotter avec énergie (un peu trop d’ailleurs). Fin d'après-midi, Housseine m'emmène dans le petit bled en face, dans sa famille, pour me faire voir comment ils font leur pain de façon traditionnelle. Apres la séance photo, on le dégustera bien croustillant avec de l'huile d'olive et un thé. Le soir ce sera le couscous à l'honneur avant de passer ma dernière nuit dans ce gite ou il n'y a rien à redire et pourtant je suis difficile! ♣ Mardi 10 février: départ pour Agadir en passant par le tizi'n'Test. Cette route que je voulais faire depuis longtemps. J’ai préféré faire le trajet avec Housseine pour apprécier le paysage et s'arrêter à ma guise pour contempler la vue tout a fait exceptionnelle. Et aussi pour ma sécurité! Nous arrivons au sommet du Tizi‘n’Test à 2100 m d'altitude passant par une rue bordée de chêne du Haut-Atlas qui sont différents des nôtres; ils sont plus petits, ont de toutes petites feuilles non dentelées. Petite pause thé à l'auberge belle vue qui porte bien son nom. Nous entamons ensuite la descente et commençons à voir tout doucement les arganiers qui se font de plus en plus nombreux. Les chèvres sont, bien entendu, au rendez-vous ; certaines sont perchées dans ceux-ci. Housseine me dépose, comme prévu, a Oulad Berhil, première ville après la descente. Il me trouve un taxi collectif qui déchargera les passagers à Inezgane. Je paye 2 places pour être seule à l'avant, non coincée. Housseine s'est arrangé avec lui pour qu'il me conduise après jusqu’à mon hôtel à Agadir. Mon trajet d'Ijoukak à Agadir me coute 80€. Je suis ravie de ce séjour a Ijoukak. Je dors à l'hôtel Tulip Inn oasis à 200 mètres de la mer; le luxe à petit prix (27€ la single avec pet dej, balcon, vue mer, vue piscine, vue montagne. Agadir rime avec sortie donc soirée ambiance. ♣ Mercredi 11 février: matinée relax à l'hôtel puis rien que du bonheur à la plage ensoleillée; je suis d'un zen inhabituel... je suis bien. Je terminerai la journée par deux heures de massage!♣ Jeudi 12 février: je vais diner avec un copain français, Daniel, que je vois de temps en temps a Agadir quand nos dates concordent. Nous allons vers Tamghoute à 19 km. Après-midi, je fais une bonne balade les pieds dans l'eau. Le soir, tentant l'aventure gastronomique, je me lance dans un resto libanais... pas bon... cher... malade au retour!!! Je fais ma valise durant trois heures car je n'ai droit qu'a dix kilos et je sens bien que ça ne va pas le faire; je fais et redéfait, rempli au maximum les "heureusement" grandes poches de mon anorak.♣ Mercredi 13 février: départ a 7 heures. Ryanair enregistre mon bagage à main gratuitement (exceptionnel)!!! Je suis toujours contente de rentrer pour voir ma famille mais cette fois, j'ai un goût de trop peu!!!
C’est ma première rentrée de voyage sans aller voir directement ma maman pour lui raconter mes aventures et lui faire lire mon récit. Je lui dédie tout spécialement et c'est en sa mémoire que je continuerai a écrire mon ressenti du voyage.♣♣♣♣. Marie.
Mardi 3 février: je démarre ce voyage sans entrain; je suis très fatiguée moralement. Je m'endors et suis réveillée par les hôtesses qui vendent les boissons. A cet instant , je me demande ce que je mangerai ce soir sans qu'aucune idée ne surgisse. Je ne peux m’empêcher de penser à ma maman; c'est mon premier voyage depuis son décès. Elle me manque; j'ai les yeux qui commencent à perler. J'entame la lecture du guide du routard sur Marrakech, comme si je découvrais cette ville alors que j'y viens régulièrement. j'épluche le mini plan de la ville rouge. A la sortie de l'aéroport, j’ai failli me faire avoir par un taxi qui voulait 70 dhrs pour me conduire a l'hôtel. Le bus arrive et je ne paye que 30 dhrs. Par contre, je dois reprendre un autre bus pour l'hôtel et là, manque de bol, c’est la foule! vacances scolaires marocaines. Je finis par prendre un petit taxi pour 20 dhrs. Bref, beaucoup d'ennuis pour gagner 20 dhrs (2€). J’arrive a l’hôtel Amine; comme de coutume, la chambre ne me convient pas... pas de balcon comme prévu. On me change sans problème. Je dépose mes trucs et vais de ce pas boire 2 petites bières au bar voisin avant de me restaurer au Diamant vert à côté de l’hôtel (côtes d'agneau, 5€ le plat...miam)! Je rentre ranger ma valise. Il est minuit. Je ne sais ce que je vais faire demain si ce n'est que j'ai organise une rencontre OVS et VF à la brasserie "la Flamme" à Guéliz, il y a 7 inscrits. ♣ Mercredi: 4 février. je fais la grasse matinée et je suis bien reposée. J'ai évidemment loupés le pt.dej! je vais donc boire 2 cafés au diamant vert en surfant....ensuite, balade dans le quartier de Guéliz à la recherche d'un bon plan pour la suite... achat d'une carte GSM, vais voir plusieurs SPA dans le but d’avoir le meilleur massage de Marrakech. Un marchand d’huile d'argan me donne une bonne adresse; il me prend RV pour demain dans un Riad de la kasbah avec hammam et diner compris pour 400 dhrs (40€). A 16h, je vais à ma rencontre OVS mais sur 7, il n'y a qu'un jeune participant marocain...¢a sent le coup fourré. Je ne tarde pas! Je prends le bus pour la place Jemaa el Fna. Je fais quand même faire un petit massage chez Didi comme d'habitude. Le massage est bon mais l'huile de très mauvaise qualité .... je n'irai plus ou alors avec ma propre huile! Je recharge ma clé 3G pour ma tablette mais elle ne fonctionne pas. Je reprends le bus n°1 pour rentrer prés de l'hôtel boire mes bières dans le même bar que hier soir avec la musique live en plus. Je n'ai pas mangé aujourd'hui; je commence à le regretter a cette heure avancée de la nuit. tant pis, me rattraperai demain au Riad!!!!!♣ Jeudi 5 février: je me lève tard et encore fatiguée. Je file boire un café au diamant vert en inspectant mes mails en vitesse. A 11H30, le taxi vient me chercher pour m'emmener au Riad faire le fameux massage du siècle! Je n'ai pas trouvé extraordinaire le hammam mais le massage bien, à la vraie huile d'argan. Au final, un repas m'attendait, super bon et copieux: salade d'aubergines cuites comme j’aime, salade de carottes cuites au citron, salade de chou blanc et de concombre. Un délice! Le plat consistant: tagine de kaftan (petites boulettes à la tomate et aux œufs, je n'arrive pas à finir mon assiette. Pour terminer: orange, bonbons et thé! le tout pour 400 dhrs (40€). Je préfère ne pas prendre de taxi pour rentrer et flâner ainsi des heures dans Marrakech; je passe voir la station des taxis collectifs pour Ijoukak où je me rends dès demain; je vais faire coudre l'ourlet de mon jeans; j’attends en allant boire un jus de pamplemousse sur la place. Je recherche une herboristerie que je connais pour y acheter de l'huile de figue de barbarie pour mes rides! je ne me rappelle plus exactement dans quelle petite rue elle se trouve donc je tourne et je tourne mais je la trouve. Je vais dans un cybercafé pour sortir mon billet de retour sans y arriver car trop tôt. Je fais un tour dans le souk et mon cœur se pince car je vois un objet ovale a trou pour mettre les bougies et j’ai pensé le prendre pour maman mais elle m’a quitté; même chose quand je vois les aimants que je lui ramenais toujours pour mettre sur son frigo. Aussi, un instant j’ai pensé, tiens ça je le raconterai à maman (je ne sais plus pour quoi). C’est encore trop proche et j’ai encore difficile à vivre sans elle. Elle serait contente de lire ces lignes mais qui les lira maintenant! je les écris quand même pour moi et en sa mémoire. Enfin, je fais le tour de la Koutoubia (grande mosquée) avant de reprendre le bus n°1 pour aller prendre un verre a Guéliz mais voyant le monde dans les bus , je reste dedans jusqu'à l'hôtel. J’irai prendre l’apéro dans mon café habituel à coté. Je ne pensais pas souper mais je me laisse tenter par un poulet moutarde au diamant vert. Finalement, je décide de ne pas partir en taxi collectif demain car ce sont des camionnettes vétustes et la route est dangereuse. L'hôtelier du gite d'Ijoukak viendra donc me chercher comme il me l'avait proposé pour 400 dhrs(40€); il y a 100 km.♣ Vendredi 6 février: enfin, je suis levée pour le petit déj. mais pas terrible, je mange une crêpe au miel puis vais prendre un bon café au diamant vert en lisant mes mails. Je suis prête devant l'hôtel à 11H mais Housseine n'arrive qu'à midi...rendez-vous marocain! Nous sortons de la cohue de Marrakech pour prendre la route d'Ijoukak en faisant un petit détour pour admirer la vue à Moulay Brahim, petit village bien actif sortant de nulle part, assez étonnant! Nous rebroussons chemin pour reprendre notre itinéraire passant par ASNI renommé pour son souk. Maintenant, ca devient vraiment très beau, nous sommes sur le plateau du Kik, passons par Ouirgane. Le nouveau lac date de 2007, recouvrant ainsi un village entier. Housseine propose de m'offrir un café et profiter de la terrasse pour faire quelques photos, ceci pour se faire pardonner de son retard! La route reprend, c'est maintenant la vallée d'Agoundis puis Ijoukak. C'est très calme, de ma chambre, j'entends l'oued ruisseler! L'accueil et le service sont irréprochables; la chambre est sommaire mais confortable, le repas du soir compris dans le prix (200 dhrs - 20€) est copieux et délicieux. Je ne regrette pas d'avoir fait appel au proprio du gite pour mon trajet. Voyant l'endroit plaisant, je décide d'y rester 4 nuits et j'établi un programme avec Housseine dont je parlerai au fur et a mesure. Samedi 7 février: dans ce village montagnard, jadis, il y avait des jongleurs et autres artistes qu'on différentiait des autres habitants car ils avaient les cheveux longs; on les appelait des ijoukak d'ou le nom du village berbère Ijoukak! Ce matin, j'ai du mal à me tirer du lit car il fait glacial dans la chambre; je vais déjeuner avant de commencer le treck en montagne avec Housseine. Départ à 10H. Nous faisons une boucle en passant par des endroits merveilleux. A deux reprises, on a pu voir le panorama à 360°. Il y a certains sommets enneigés. Je découvre un arbre que je n'avais jamais vu auparavant: le caroubier; il porte des fruits en forme d'haricots que les habitants consommaient jadis. Je hume les différentes plantes, thym sauvage, lavande...et cerise sur le gâteau: les amandiers sont en fleurs! Nous passons dans deux petits villages perchés dans la montagne. Je me mets à chanter "Pourtant que la montagne est belle" de J. Ferrat en pensant à un de mes petit fils qui chante si bien cette chanson! Je me sens étrangement très bien. Beaucoup de pauses photos. Midi, pic nique (pomme, bananes). Le périple dure 5 H. Qui a dit que le paradis n'existait pas. Il est dans tous ces endroits que je visite à travers le monde. En rentrant, je bois un thé à la menthe sur la terrasse et m'endors sur la banquette jusqu'au coucher du soleil. Maintenant, je vais souper (tagine kaftan) puis regarder peut être un film avant de m'endormir en songeant aux vertus de la montagne. Après la douche, j'ai fait sécher mon slip sur le catalyseur a gaz ; il a cramé, je l'ai vu a temps mais il est à la poubelle♣ Dimanche 8 février: après le petit déjeuner, je lis mes mails et bouquine un peu le guide du routard étant toujours émerveillée de ces envoutantes montagnes. A midi, nous partons quelques kilomètres plus loin visiter la kasbah N'Gouge en passant par un petit village berbère; j'y achète des clous de girofle. Cette kasbah a été construite en 1920 par le caïd du village pour aller s'y mettre au frais en été. Il avait 50 femmes. Dans ce village, il régnait une ambiance moyenâgeuse malgré l'époque (1920). Ce Caïd décèdera avant la fin de la construction de sa kasbah. Ses héritiers ont commencé la rénovation pour en faire une auberge mais les travaux sont arrêtés. Elle n'aura finalement jamais été habitée. il n'y a que le gardien et ses 2 chiens... Pour l’anecdote, la grand’mère d’Housseine a été une des femmes du Caïd. Plus bas dans le village, le long de la rivière, on découvre la kasbah Taft N'Jacob. C'est là que le Caïd résidait avec son harem. Elle ne peut être visitée entièrement, il y a des oubliettes. Une partie a été rénovée dans les années 40 et est habitée par une de ses filles. Quelques kilomètres plus loin, on voit des morceaux de remparts de Tinmel, une ville oubliée par le temps datant du 12ème siècle, fondée par Mohamed Ben Tomer. Elle était occupée par les Almohades mais vers 1260, elle fut détruite par les Mérinides. On y voit de loin le cimetière (20000) tombes. Les habitants de cette ville ne pratique pas l'Islam des Musulmans, ce sont des Chiites. Ils vénèrent le cousin du prophète Mahomet: Ali. Ils ont modifiés plusieurs règles du coran, bien que le coran qu'ils lisent n'est en rien changé. ils seraient plus guerriers! (d'après les dires d'un musulman). Un peu plus loin, on aperçoit la mosquée de Tinmel, datant du 12ème également. On peut la visiter. Elle n'a plus de toiture. On y trouve toujours des poutres originales par endroit ainsi que quelques motifs religieux. Sa particularité relevant du Chiisme est que sur certains piliers, toujours visibles, on y trouve la croix de David (juive) et le coquillage de St. Jacques de Compostelle!!! Housseine me prête un livre que je vais commander car il explique très bien ce que je tente de décrire: Bibliothèque du voyageur, Maroc, GUIDES GALLIMARD (bien décrit et illustré). En rentrant, je demande à Housseine de me laisser à l’entrée du village et je regagne l'auberge a pied (1,5 km) à mon aise. Je mange une excellente tagine de chevreau aux pruneaux et carottes. Un délice! En sortant de table, les franches de mon écharpe crament sur le petit gaz... décidemment.... je vais dormir♣! Lundi 9 février: ce matin, je vais visiter une usine abandonnée où l'on extrayait des pierres contenant, entre autre du cuivre, pour envoyer en France. L'usine datant de 1910 employait 1200 ouvriers; elle a cessé ses activités en 1957. Le gardien me montre deux minéraux sortant de cette montagne, une pierre verte et une autre bleue. Hasseine me dit qu’il devait y avoir autre chose que du cuivre dans ces pierres. Ensuite, visite d'une petite distillerie d'huiles essentielles (mon dada). J'achète des flacons d'huile de thym, de lavande et de sauge ainsi que de l'hydrolat de lavande. Après-midi, je fais le meilleur gommage de toute ma vie dans le petit hammam privé du gite, chauffé au feu de bois depuis le matin. C'est Rachida, la cousine, qui viendra me frotter avec énergie (un peu trop d’ailleurs). Fin d'après-midi, Housseine m'emmène dans le petit bled en face, dans sa famille, pour me faire voir comment ils font leur pain de façon traditionnelle. Apres la séance photo, on le dégustera bien croustillant avec de l'huile d'olive et un thé. Le soir ce sera le couscous à l'honneur avant de passer ma dernière nuit dans ce gite ou il n'y a rien à redire et pourtant je suis difficile! ♣ Mardi 10 février: départ pour Agadir en passant par le tizi'n'Test. Cette route que je voulais faire depuis longtemps. J’ai préféré faire le trajet avec Housseine pour apprécier le paysage et s'arrêter à ma guise pour contempler la vue tout a fait exceptionnelle. Et aussi pour ma sécurité! Nous arrivons au sommet du Tizi‘n’Test à 2100 m d'altitude passant par une rue bordée de chêne du Haut-Atlas qui sont différents des nôtres; ils sont plus petits, ont de toutes petites feuilles non dentelées. Petite pause thé à l'auberge belle vue qui porte bien son nom. Nous entamons ensuite la descente et commençons à voir tout doucement les arganiers qui se font de plus en plus nombreux. Les chèvres sont, bien entendu, au rendez-vous ; certaines sont perchées dans ceux-ci. Housseine me dépose, comme prévu, a Oulad Berhil, première ville après la descente. Il me trouve un taxi collectif qui déchargera les passagers à Inezgane. Je paye 2 places pour être seule à l'avant, non coincée. Housseine s'est arrangé avec lui pour qu'il me conduise après jusqu’à mon hôtel à Agadir. Mon trajet d'Ijoukak à Agadir me coute 80€. Je suis ravie de ce séjour a Ijoukak. Je dors à l'hôtel Tulip Inn oasis à 200 mètres de la mer; le luxe à petit prix (27€ la single avec pet dej, balcon, vue mer, vue piscine, vue montagne. Agadir rime avec sortie donc soirée ambiance. ♣ Mercredi 11 février: matinée relax à l'hôtel puis rien que du bonheur à la plage ensoleillée; je suis d'un zen inhabituel... je suis bien. Je terminerai la journée par deux heures de massage!♣ Jeudi 12 février: je vais diner avec un copain français, Daniel, que je vois de temps en temps a Agadir quand nos dates concordent. Nous allons vers Tamghoute à 19 km. Après-midi, je fais une bonne balade les pieds dans l'eau. Le soir, tentant l'aventure gastronomique, je me lance dans un resto libanais... pas bon... cher... malade au retour!!! Je fais ma valise durant trois heures car je n'ai droit qu'a dix kilos et je sens bien que ça ne va pas le faire; je fais et redéfait, rempli au maximum les "heureusement" grandes poches de mon anorak.♣ Mercredi 13 février: départ a 7 heures. Ryanair enregistre mon bagage à main gratuitement (exceptionnel)!!! Je suis toujours contente de rentrer pour voir ma famille mais cette fois, j'ai un goût de trop peu!!!
C’est ma première rentrée de voyage sans aller voir directement ma maman pour lui raconter mes aventures et lui faire lire mon récit. Je lui dédie tout spécialement et c'est en sa mémoire que je continuerai a écrire mon ressenti du voyage.♣♣♣♣. Marie.
Ayant largement bénéficié de l'aide du forum pour la conception de notre périple, je tiens à faire un petit compte-rendu à mon tour.
Nous sommes vraiment enchantés de ce voyage: grande variété de paysages et découverte (souvent surprenante) de la vie des marocains. Partout nous avons été bien reçus, et jamais à souffrir de l'instance de vendeurs ou de guide.
Pour couronner le tout, le beau temps a été au rendez-vous, après un hiver rigoureux (pour nous et pour eux)
L'itinéraire
C'est notre premier voyage au Maroc, donc nous nous sommes cantonnés à du très classique. Sans compter que partir avec les enfants (sept, de deux à seize ans) nous paraissait un challenge suffisant pour le moment. Donc arrivée sur Marrakech, col du Tichka, Aït Benhaddou, gorges du Dadès, gorges du Todra, Merzouga, Tazzarine, Agdz, puis retour pour une journée à Marrakech. J'ai craint le trop de kilomètres (surtout pour le dernier qui n'est pas fan de voiture) mais je pense qu'un retour par Tazenakht et le Tizi-n-test aurait été possible dans le même timing, même si le passage par le Tichka est si joli que nous n'avons pas souffert de le prendre à l'aller et au retour.
Le véhicule
Alors là franchement ça a été difficile de trouver un neuf places sans chauffeur. Apparemment seul Europcar propose un tel véhicule, le Hyundaï H1, véhicule poussif mais confortable, au coffre sommaire, mais qui a permis de caser nos trois gros sacs+2 sacs à dos.

8 février : le départ
Déjà, rejoindre Orly (depuis Brest), en voiture (pas de train le matin, vive la province...) dépot à Parcorly (je suis un peu trouillarde, je voulais pouvoir réserver 😊), prestations nickel, sympa et rapide. Le vol Transavia part à l'heure, c'est un peu cheap par rapport à Air-France mais question tarif il n'y avait pas photo. Baptême de l'air pour les quatre derniers (ravis), trois heures de vol qui passent vite, et à l'arrivée, il fait doux !
Neuf fiches à remplir (pas fournies durant le vol) trois quart d'heure pour les passeports, alors là pas cool, les petits commençaient à courir partout 🤪
Prise en main de la voiture (déjà payée) et nous voilà de nuit jetés au milieu des mobylettes, ânes, chars à bras et autres voitures, mais on trouve sans problème le Toulousain pour notre première nuit. Repas sans façon dans le premier resto trouvé, tajines et premier thé à la menthe, avec une once de fleurs d'oranger je pense, car légèrement fleuri.
(les deux petits endormis)
Le Toulousain fait vraiment vieille gloire décatie, nos chambres avaient 5m de plafond ! en revanche c'est propre, et facile d'accès et pour se garer. Très calme vis à vis de la rue, moins en ce qui concerne les autres clients.
9 février
On retire un peu de liquide, on achète des bouteilles d'eau et des oranges et c'est parti ! La montée au col du Tichka est très belle, collines de cactus, puis très vite paysage de montagne.

Arrêt bataille de boules de neige et bonhomme de neige, et puis repas Chez Ahmed à Taddert ou pour 400 dh nous nous régalons de brochettes, côtelettes d'agneau, ou tajine...

On arrive au col, où on se prend en photo devant le signal, les marchands du temple nous attendent de pied ferme, mais se rendent vite compte qu'il n'y aura rien à tirer de nous. Pas d'animosité pour autant, la conversation se poursuit amicalement, et lorsque nous partons, un car de japonais arrive qui aura sans doute été de meilleur rapport... (il en manque un sur la photo, tiens...)

Descente vers Aït Benhaddou, paysage qui change à chaque virage, des ânes partout, la lessive dans la rivière, les femmes chargées de lourds ballots d'herbe...

Visite de la kasbah, à l'heure où le soleil décline, on doit être une vingtaine de touristes (y compris nous neuf) c'est royal.

Et on rejoint trois kilomètres plus haut l'auberge Ayouze, où Zoé nous fait un accueil très sympathique, chambres simples mais confortables et jolies, demi-pension copieuse et excellente, un rapport qualité/prix imbattable !
Une vue de la terrasse où nous avons pris le petit déjeuner...
10 février
Nous montons à Tamdaght nous balader dans les jardins, c'est vraiment splendide, amandiers en fleurs à l'odeur de miel, réseau savant d'irrigation, cultures de fèves, de luzerne. Puis petites courses à Ouarzazate, dont des gâteaux à la pâtisseries des Habouss à se damner ! et pique-nique dans les environs:

Arrivée à Skoura, chez Talout, qui nous montre sa nouvelle kasbah (quel entrepreneur cet homme !) avant de nous confier à Sofiane qui est extraordinairement gentil et soucieux de nous en apprendre le plus sur son pays. C'est un peu cher, la cuisine est bonne et copieuse mais sans plus, mais cet accueil et la vue à 360° de la terrasse (les photos ne peuvent lui rendre justice) le valent largement. On accède à la palmeraie directement, et nous faisons une chouette balade en revenant par le village et le marabout.

Repas au coin du feu, s'il fait très bon dans la journée, le soir le frais tombe vite !
11 février
Nous continuons vers Boumalne, les gorges du Dadès par une très jolie route, puis Tinerir et les gorges du Todra, que nous préférons : plus riante plus gaie, et surtout, difficile de s'arrêter aux gorges du dadès avec les enfants, des précipices partout 🤪 bon je ne mets pas de photos, parce qu'on en voit partout ...
Nuit à la kasbah tabohrite, où l'on accède par un petit pont suspendu, au milieu de la palmeraie. très grandes chambres, deux nous suffiront. Moment de détente un peu décalé au salon devant un Charlot, 'les temps modernes' projeté par un client espagnol, où les petits français rient de concert avec le personnel marocain.
12 février Balade superbe avec un guide de l'hôtel, Aziz, pour parcourir à travers la palmeraie et le village de Tabia le chemin qui mène aux gorges. Le Todra est cristallin (rien à voir avec le Dadès) c'est un enchantement et la fin est superbe.

Aziz nous propose au passage de boire un thé chez ses parents, et comme on est d'excellente humeur et qu'on sait qu'on ne pourra pas repartir du Maroc sans notre tapis 😛, on dit oui. Donc thé, essais de noeuds sur le métier à tisser, explications sur les pigments les laines les usages et négociation avec le sourire de notre beau tapis jaune/orangé, tissé brodé. Je n'en sais rien si c'est le prix (1600dh), en tout cas c'est un prix qui nous a convenu.
Avec tout ça on n'est pas trop en avance car il faut rejoindre Merzouga avant 17h 🤪, là vraiment on a manqué d'une étape à Tinejdad par exemple, qui nous aurait permis de voir le musée et de prendre plus de temps pour admirer les rhettaras sur le chemin:
A Rissani, pas de faux ni de vrais guides qui se jettent sous nos roues, et les panneaux pour Merzouga/Taouz sont à leur place.
J'ai bien compris que l'erg Chebbi est un truc à touristes, mais ça tombe bien, nous sommes des touristes et franchement on est ravis : c'est beauauau !
pour
On arrive juste à temps à la kasbah Mohayut, très jolie, un peu genre mexicain, où on nous laisse mettre nos affaires dans une chambre (très chouette, je regrette de ne pas y avoir prévu une nuit de plus !) et on nous sert un thé en attendant que nos montures soient prêtes. Nous pourrions dire que cette méharée de deux heures pour rejoindre le bivouac c'est pour les enfants, mais ce serait trahir notre excitation à nous les parents 😛. C'est tout à fait confortable (deux heures hein, huit je ne sais pas) et la nuit tombe doucement sur les dunes, des milliards d'étoile apparaissent, le bonheur...le bivouac apparait, deux tentes pour quatre, c'est intime et confortable, les gamins chahutent dans la nuit, on arrive à tous les rattrapper pour le meilleur tajine poulet que j'aie mangé au Maroc
13 février lever de soleil, chahut de la tribu
et thé, méharée retour, bonne douche, et superbe petit déjeuner sur la terrasse de la kasbah Mohayut.
Nous partons vers Tazzarine par une route qui s'appellerait "Scenic highway" en d'autres lieux, montagnes et accacias, plantes grasses...

et arrivons à l'Oasis de Mezgarne.
Accueil par Bilal et Toufik qui sera notre guide. C'est très sommaire (matelas de 5cm, et on a eu froid la première nuit, ça a été mieux la seconde avec des couvertures en plus, douches chaudes mais sanitaires vétustes sinon délabrés, lumière au groupe donc coupée le soir) donc j'ai trouvé l'hébergement un peu cher (117 euros la nuit en demi-pension, le même prix qu'à Ayouze !), mais c'était vraiment authentique et les excursions proposées étaient vraiment top. Visite de la Médina, du Marabout avec explications très intéressantes, découverte de l'association d'alphabétisation... et achat de chèches, pas par coquetterie, mais ça tape !
14 février
On devait faire une excursion à la journée, mais l'un de nos petits a un peu de fièvre, et donc Toufik nous propose de ne partir qu'à la demi-journée qu'on ne s'éloigne pas trop. Top là, les grands sur les dromadaires, le petit fièvreux en écharpe cuvant son doliprane c'est parti pour la dune, des dizaines de fossiles par terre,
Thé chez le chamelier dans son petit village, une chouette balade !

Le pique-nique sera pris à Mezgarne, et comme le petit va mieux, nous embarquons Toufik pour aller voir les gravures néolithiques d'Aït-Ouazik, 15km de piste praticable avec notre H1. La vallée en elle-même est très belle, le gardien du site est très intéressant et même si on est furieux d'apprendre que de nombreuses gravures ont été volées, il en reste assez pour être émerveillé: rhinocéros, boeufs, gazelles, caméléons, éléphants, girafes d'un trait pur et harmonieux témoignent d'un passé luxuriant;

La vallée:
Et le soir festin: un méchoui de chèvre délicieux, (où on a pu voir les vrais courageux de la famille qui ont osé goûté les délicieux testicules de chevreau 😉), et au moment où l'on finit les fruits, le battement du tambour dans la nuit, musique gnaoua autour du feu de bois, un chouette moment !
une escale à recommander même si un peu "roots"
15 février
On quitte Tazzarine, on passe un petit moment au souk débordant d'acivité de N'Kob puis rejoint la majestueuse palmeraie du Drâa à Tansikht (juste après le pont, il y a à l'hôtel une épicerie où on a acheté nos meilleures dattes, pour trois fois rien, on a regretté de ne pas en avoir pris plus !)
On pique-nique, vite rejoints par trois gamins qui trouvent nos mets à leur goût ( cacahuètes, gâteaux de cacahouètes, oranges, dattes, et bonbons !)
Et nous voilà à Agdz où nous posons nos bagages au très joli Dar Qamar, situé en plein douar. Le jardin est splendide, mais la piscine m'empêchera d'en profiter avec quiétude, avec nos petits ! les chambres sont très jolies, les salles de bain en tadelakt, avec des produits à la délicieuse odeur (d'argan je pense, j'ai oublié de demander) Balade à Tamnougalt avec un guide pas trop intéressant, rien de vraiment différent des villages que nous avons visité jusqu'à présent, bref on a trouvé que ça ne valait pas sa réputation.

Point de vue à Agdz sur la théière

et pendant que les grands se prélassent, épuisés, nous sortons dans le douar et dans la palmeraie, avec les petits, c'est plein de gens qui rentrent tranquillement des jardins, de femmes qui nous abordent, veulent embrasser les petits, qui ont beaucoup de succès aussi auprès des petites filles ! trop marrant !
16 février
Journée cool où nous repassons par Ouarzazate (pour la pâtisserie des Habouss 😊) par le très joli tizi-n-tinififft
On jette un coup d'oeil au centre artisanal, les prix sont indiqués mais quand on part sans acheter (on l'a déjà notre tapis !) on nous propose un rabais sur un tapis qu'on avait considéré avec un certain intérêt 😉 (mais niet de ma part, en tant que ministre des finances)
et retour à l'auberge Ayouze pour un superbe couscous. (et crise de colère mémorable du petit dernier 😕)
17 février
Retour par le Tizi-n-tichka toujours aussi beau
Avec les mêmes scènes de vie tout partout

et arrivée au riad Aguerzame à marrakech, avec les précieuses indications d'Antoine.
Le riad est beau, stucs, tadelakts, photos et peintures superbes, le jardin dans le patio un hâvre de calme et de zénitude, mais le mieux est encore l'accueil d'Antoine, qui va nous guider dans le quartier, et nous fournir mille détails passionants sur Marrakech. Table d'hôte très raffinée, et conversation passionante, une vraie maison d'hôte !
18 février
Ville ahurissante qunad même, quel dédale cette médina. Ce n'est pas ce que j'ai préféré au Maroc...tout de même souks où nous trouvons des chaussons (enfin des babouches 😛) pour toute la famille, très belle medersa ben youssef. déjeuner au restaurant berbère près de la place, puis palais de la Bahia, vraiment admirablen dommage que ce ne soit pas mis en valeur par un peu de mise en scène (comme meubler un appartement)


un peu de repos au riad, et on ressort pour dîner sur l'excitante place jema el fnaa, donc je m'étonne qu'on puisse dire que c'est un truc à touristes, puisqu'il y au moins 90% de marocains, à écouter les bonimenteurs, la musique ou déguster les escagots et autres têtes de mouton... (on a jeté quant à nous notre dévolu sur de délicieuses crevettes frites, et un dernier thé à la menthe)
19 février
Dernier réveil par le muezzin, mais ce coup ci on ne se rendort pas, c'est l'heure du départ, on récupère la voiture au parking, duement lavée, et on rejoint l'aéroport, une heure presque de retard pour le vol de transavia, mais c'est un avion militaire en bout de piste qui est encause.
Bilan
Très positif ! enfants( partout très bien accueillis) et parents, on a tous des souvenirs superbes.
Budget
416 euros d'avion (résa six mois à l'avance, vol à 1 euro + taxes 😛) 1100 euros de voiture 100 euros d'essence 3400 hébergements/visites/repas Autour de 5000 euros donc pour 10-11 jours à neuf, sans se priver de rien.
L'itinéraire
C'est notre premier voyage au Maroc, donc nous nous sommes cantonnés à du très classique. Sans compter que partir avec les enfants (sept, de deux à seize ans) nous paraissait un challenge suffisant pour le moment. Donc arrivée sur Marrakech, col du Tichka, Aït Benhaddou, gorges du Dadès, gorges du Todra, Merzouga, Tazzarine, Agdz, puis retour pour une journée à Marrakech. J'ai craint le trop de kilomètres (surtout pour le dernier qui n'est pas fan de voiture) mais je pense qu'un retour par Tazenakht et le Tizi-n-test aurait été possible dans le même timing, même si le passage par le Tichka est si joli que nous n'avons pas souffert de le prendre à l'aller et au retour.
Le véhicule
Alors là franchement ça a été difficile de trouver un neuf places sans chauffeur. Apparemment seul Europcar propose un tel véhicule, le Hyundaï H1, véhicule poussif mais confortable, au coffre sommaire, mais qui a permis de caser nos trois gros sacs+2 sacs à dos.

8 février : le départ
Déjà, rejoindre Orly (depuis Brest), en voiture (pas de train le matin, vive la province...) dépot à Parcorly (je suis un peu trouillarde, je voulais pouvoir réserver 😊), prestations nickel, sympa et rapide. Le vol Transavia part à l'heure, c'est un peu cheap par rapport à Air-France mais question tarif il n'y avait pas photo. Baptême de l'air pour les quatre derniers (ravis), trois heures de vol qui passent vite, et à l'arrivée, il fait doux !
Neuf fiches à remplir (pas fournies durant le vol) trois quart d'heure pour les passeports, alors là pas cool, les petits commençaient à courir partout 🤪
Prise en main de la voiture (déjà payée) et nous voilà de nuit jetés au milieu des mobylettes, ânes, chars à bras et autres voitures, mais on trouve sans problème le Toulousain pour notre première nuit. Repas sans façon dans le premier resto trouvé, tajines et premier thé à la menthe, avec une once de fleurs d'oranger je pense, car légèrement fleuri.
(les deux petits endormis)Le Toulousain fait vraiment vieille gloire décatie, nos chambres avaient 5m de plafond ! en revanche c'est propre, et facile d'accès et pour se garer. Très calme vis à vis de la rue, moins en ce qui concerne les autres clients.
9 février
On retire un peu de liquide, on achète des bouteilles d'eau et des oranges et c'est parti ! La montée au col du Tichka est très belle, collines de cactus, puis très vite paysage de montagne.

Arrêt bataille de boules de neige et bonhomme de neige, et puis repas Chez Ahmed à Taddert ou pour 400 dh nous nous régalons de brochettes, côtelettes d'agneau, ou tajine...

On arrive au col, où on se prend en photo devant le signal, les marchands du temple nous attendent de pied ferme, mais se rendent vite compte qu'il n'y aura rien à tirer de nous. Pas d'animosité pour autant, la conversation se poursuit amicalement, et lorsque nous partons, un car de japonais arrive qui aura sans doute été de meilleur rapport... (il en manque un sur la photo, tiens...)

Descente vers Aït Benhaddou, paysage qui change à chaque virage, des ânes partout, la lessive dans la rivière, les femmes chargées de lourds ballots d'herbe...

Visite de la kasbah, à l'heure où le soleil décline, on doit être une vingtaine de touristes (y compris nous neuf) c'est royal.

Et on rejoint trois kilomètres plus haut l'auberge Ayouze, où Zoé nous fait un accueil très sympathique, chambres simples mais confortables et jolies, demi-pension copieuse et excellente, un rapport qualité/prix imbattable !
Une vue de la terrasse où nous avons pris le petit déjeuner...

10 février
Nous montons à Tamdaght nous balader dans les jardins, c'est vraiment splendide, amandiers en fleurs à l'odeur de miel, réseau savant d'irrigation, cultures de fèves, de luzerne. Puis petites courses à Ouarzazate, dont des gâteaux à la pâtisseries des Habouss à se damner ! et pique-nique dans les environs:

Arrivée à Skoura, chez Talout, qui nous montre sa nouvelle kasbah (quel entrepreneur cet homme !) avant de nous confier à Sofiane qui est extraordinairement gentil et soucieux de nous en apprendre le plus sur son pays. C'est un peu cher, la cuisine est bonne et copieuse mais sans plus, mais cet accueil et la vue à 360° de la terrasse (les photos ne peuvent lui rendre justice) le valent largement. On accède à la palmeraie directement, et nous faisons une chouette balade en revenant par le village et le marabout.

Repas au coin du feu, s'il fait très bon dans la journée, le soir le frais tombe vite !
11 février
Nous continuons vers Boumalne, les gorges du Dadès par une très jolie route, puis Tinerir et les gorges du Todra, que nous préférons : plus riante plus gaie, et surtout, difficile de s'arrêter aux gorges du dadès avec les enfants, des précipices partout 🤪 bon je ne mets pas de photos, parce qu'on en voit partout ...
Nuit à la kasbah tabohrite, où l'on accède par un petit pont suspendu, au milieu de la palmeraie. très grandes chambres, deux nous suffiront. Moment de détente un peu décalé au salon devant un Charlot, 'les temps modernes' projeté par un client espagnol, où les petits français rient de concert avec le personnel marocain.

12 février Balade superbe avec un guide de l'hôtel, Aziz, pour parcourir à travers la palmeraie et le village de Tabia le chemin qui mène aux gorges. Le Todra est cristallin (rien à voir avec le Dadès) c'est un enchantement et la fin est superbe.

Aziz nous propose au passage de boire un thé chez ses parents, et comme on est d'excellente humeur et qu'on sait qu'on ne pourra pas repartir du Maroc sans notre tapis 😛, on dit oui. Donc thé, essais de noeuds sur le métier à tisser, explications sur les pigments les laines les usages et négociation avec le sourire de notre beau tapis jaune/orangé, tissé brodé. Je n'en sais rien si c'est le prix (1600dh), en tout cas c'est un prix qui nous a convenu.
Avec tout ça on n'est pas trop en avance car il faut rejoindre Merzouga avant 17h 🤪, là vraiment on a manqué d'une étape à Tinejdad par exemple, qui nous aurait permis de voir le musée et de prendre plus de temps pour admirer les rhettaras sur le chemin:

A Rissani, pas de faux ni de vrais guides qui se jettent sous nos roues, et les panneaux pour Merzouga/Taouz sont à leur place.
J'ai bien compris que l'erg Chebbi est un truc à touristes, mais ça tombe bien, nous sommes des touristes et franchement on est ravis : c'est beauauau !
pourOn arrive juste à temps à la kasbah Mohayut, très jolie, un peu genre mexicain, où on nous laisse mettre nos affaires dans une chambre (très chouette, je regrette de ne pas y avoir prévu une nuit de plus !) et on nous sert un thé en attendant que nos montures soient prêtes. Nous pourrions dire que cette méharée de deux heures pour rejoindre le bivouac c'est pour les enfants, mais ce serait trahir notre excitation à nous les parents 😛. C'est tout à fait confortable (deux heures hein, huit je ne sais pas) et la nuit tombe doucement sur les dunes, des milliards d'étoile apparaissent, le bonheur...le bivouac apparait, deux tentes pour quatre, c'est intime et confortable, les gamins chahutent dans la nuit, on arrive à tous les rattrapper pour le meilleur tajine poulet que j'aie mangé au Maroc
13 février lever de soleil, chahut de la tribu

et thé, méharée retour, bonne douche, et superbe petit déjeuner sur la terrasse de la kasbah Mohayut.
Nous partons vers Tazzarine par une route qui s'appellerait "Scenic highway" en d'autres lieux, montagnes et accacias, plantes grasses...

et arrivons à l'Oasis de Mezgarne.

Accueil par Bilal et Toufik qui sera notre guide. C'est très sommaire (matelas de 5cm, et on a eu froid la première nuit, ça a été mieux la seconde avec des couvertures en plus, douches chaudes mais sanitaires vétustes sinon délabrés, lumière au groupe donc coupée le soir) donc j'ai trouvé l'hébergement un peu cher (117 euros la nuit en demi-pension, le même prix qu'à Ayouze !), mais c'était vraiment authentique et les excursions proposées étaient vraiment top. Visite de la Médina, du Marabout avec explications très intéressantes, découverte de l'association d'alphabétisation... et achat de chèches, pas par coquetterie, mais ça tape !
14 février
On devait faire une excursion à la journée, mais l'un de nos petits a un peu de fièvre, et donc Toufik nous propose de ne partir qu'à la demi-journée qu'on ne s'éloigne pas trop. Top là, les grands sur les dromadaires, le petit fièvreux en écharpe cuvant son doliprane c'est parti pour la dune, des dizaines de fossiles par terre,

Thé chez le chamelier dans son petit village, une chouette balade !

Le pique-nique sera pris à Mezgarne, et comme le petit va mieux, nous embarquons Toufik pour aller voir les gravures néolithiques d'Aït-Ouazik, 15km de piste praticable avec notre H1. La vallée en elle-même est très belle, le gardien du site est très intéressant et même si on est furieux d'apprendre que de nombreuses gravures ont été volées, il en reste assez pour être émerveillé: rhinocéros, boeufs, gazelles, caméléons, éléphants, girafes d'un trait pur et harmonieux témoignent d'un passé luxuriant;

La vallée:

Et le soir festin: un méchoui de chèvre délicieux, (où on a pu voir les vrais courageux de la famille qui ont osé goûté les délicieux testicules de chevreau 😉), et au moment où l'on finit les fruits, le battement du tambour dans la nuit, musique gnaoua autour du feu de bois, un chouette moment !

une escale à recommander même si un peu "roots"
15 février
On quitte Tazzarine, on passe un petit moment au souk débordant d'acivité de N'Kob puis rejoint la majestueuse palmeraie du Drâa à Tansikht (juste après le pont, il y a à l'hôtel une épicerie où on a acheté nos meilleures dattes, pour trois fois rien, on a regretté de ne pas en avoir pris plus !)
On pique-nique, vite rejoints par trois gamins qui trouvent nos mets à leur goût ( cacahuètes, gâteaux de cacahouètes, oranges, dattes, et bonbons !)
Et nous voilà à Agdz où nous posons nos bagages au très joli Dar Qamar, situé en plein douar. Le jardin est splendide, mais la piscine m'empêchera d'en profiter avec quiétude, avec nos petits ! les chambres sont très jolies, les salles de bain en tadelakt, avec des produits à la délicieuse odeur (d'argan je pense, j'ai oublié de demander) Balade à Tamnougalt avec un guide pas trop intéressant, rien de vraiment différent des villages que nous avons visité jusqu'à présent, bref on a trouvé que ça ne valait pas sa réputation.

Point de vue à Agdz sur la théière

et pendant que les grands se prélassent, épuisés, nous sortons dans le douar et dans la palmeraie, avec les petits, c'est plein de gens qui rentrent tranquillement des jardins, de femmes qui nous abordent, veulent embrasser les petits, qui ont beaucoup de succès aussi auprès des petites filles ! trop marrant !
16 février
Journée cool où nous repassons par Ouarzazate (pour la pâtisserie des Habouss 😊) par le très joli tizi-n-tinififft

On jette un coup d'oeil au centre artisanal, les prix sont indiqués mais quand on part sans acheter (on l'a déjà notre tapis !) on nous propose un rabais sur un tapis qu'on avait considéré avec un certain intérêt 😉 (mais niet de ma part, en tant que ministre des finances)
et retour à l'auberge Ayouze pour un superbe couscous. (et crise de colère mémorable du petit dernier 😕)
17 février
Retour par le Tizi-n-tichka toujours aussi beau
Avec les mêmes scènes de vie tout partout

et arrivée au riad Aguerzame à marrakech, avec les précieuses indications d'Antoine.
Le riad est beau, stucs, tadelakts, photos et peintures superbes, le jardin dans le patio un hâvre de calme et de zénitude, mais le mieux est encore l'accueil d'Antoine, qui va nous guider dans le quartier, et nous fournir mille détails passionants sur Marrakech. Table d'hôte très raffinée, et conversation passionante, une vraie maison d'hôte !
18 février
Ville ahurissante qunad même, quel dédale cette médina. Ce n'est pas ce que j'ai préféré au Maroc...tout de même souks où nous trouvons des chaussons (enfin des babouches 😛) pour toute la famille, très belle medersa ben youssef. déjeuner au restaurant berbère près de la place, puis palais de la Bahia, vraiment admirablen dommage que ce ne soit pas mis en valeur par un peu de mise en scène (comme meubler un appartement)


un peu de repos au riad, et on ressort pour dîner sur l'excitante place jema el fnaa, donc je m'étonne qu'on puisse dire que c'est un truc à touristes, puisqu'il y au moins 90% de marocains, à écouter les bonimenteurs, la musique ou déguster les escagots et autres têtes de mouton... (on a jeté quant à nous notre dévolu sur de délicieuses crevettes frites, et un dernier thé à la menthe)
19 février
Dernier réveil par le muezzin, mais ce coup ci on ne se rendort pas, c'est l'heure du départ, on récupère la voiture au parking, duement lavée, et on rejoint l'aéroport, une heure presque de retard pour le vol de transavia, mais c'est un avion militaire en bout de piste qui est encause.
Bilan
Très positif ! enfants( partout très bien accueillis) et parents, on a tous des souvenirs superbes.
Budget
416 euros d'avion (résa six mois à l'avance, vol à 1 euro + taxes 😛) 1100 euros de voiture 100 euros d'essence 3400 hébergements/visites/repas Autour de 5000 euros donc pour 10-11 jours à neuf, sans se priver de rien.
Hi there,
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected. Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel. I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability. So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog: From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Happy reading, and safe travels!
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected. Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel. I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability. So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog: From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Happy reading, and safe travels!
Bonjour,
Je débute un carnet de voyage de ma dernière virée dans le sud , en fin octobre et début novembre 2018 . Ce petit voyage à duré 10 jours . J'ai déjà mis en ligne quelques photos de celui-ci, en réponse aux demandes d'autres Forumeurs .
Nous étions 4 pour ce voyage : mon frère ainé et mes 2 filles de 15 et 18 ans . C'est le 4ème séjour de mon frère . Je lui concocte des séjours qui l'on rendu accro au Maroc qu'il a découvert à la retraite . Maintenant , c'est tous les ans .. Quant à mes filles, elles sont moitié marocaines et moitié françaises ( bretonnes ) . Elles connaissent très bien le Maroc atlantique pour y avoir passé toutes leurs vacances d'été depuis leur naissance . Elles parlent aussi Darija ( surtout la plus âgée ) et me servent d'interprète . Mais elles ignorent tout du Sud : j'ai donc cédé et leur ai préparé un séjour avec l'espoir de les rendre à leur tour accro …. Donc, cette année, les vacances de Toussaint, c'est dans le désert ….
J'ai donc récupéré ce petit monde à Fez . Nous passons les 2 premiers jours près de Rabat, avec une promenade que je fais souvent dans la médina et la kasbah . La médina de Rabat fait l'objet d'un important programme de rénovation des principales voies et de tous ses monuments . 2 de ses principaux axes sont terminés ( bd Mohamed V et rue Souika ), les travaux débutent rue des Consuls . Le marché central est fermé ( en rénovation ) . Tous les monuments historique sont en cours de rénovation ( mosquées, zaouias , Foundouks, …) . Nous mangeons dans un petit resto de rue, bd Med. V , où j'ai mes habitudes depuis quelques années: copieux, bon et bon marché ( 30 dhs boisson comprise ) . Beaucoup de Rbatis, surtout les étudiants, viennent manger dans cette rues qui est très animée en début d'après midi . On fait du chouffing, activité qui consiste à regarder l'animation de la rue .
La rue Souika est magnifiquement refaite . C'est un bon endroit pour faire quelques emplettes . J'achète des ceintures de cuir et des souliers, à prix marocain . Puis nous remontons la rue des consuls et nous allons aux Oudayas prendre un thé au café maure .
Ici, les nouvelles boiseries qui couvrent la rue Souika, dans la médina . C'est du très beau travail .


Un regret : la disparition des bois peints dans la médina ( trop cher ? , perte du savoir faire ? ) . Le bois peint est une tradition à Rabat .

Bois peint rue des consuls et à proximité .
Il ne reste qu'un foundouk ( anciens hôtels / caravansérail ) d'accessible rue des consuls . Les autres sont en cours de rénovation .

Pour la première fois depuis bien longtemps, la kasbah des oudayas est visible sans échafaudage . La rénovation des murailles extérieures est enfin terminée .

Au café maure

Aux Oudayas, il faut se laisser aller et prendre un peu toutes les ruelles qui se présentent . Il y a beaucoup de belles choses à découvrir, comme cette porte peinte .


On se croirait à Chefchaouen , n'est-ce pas ..
Rabat est pour moi une ville très belle, pleine de sites, monuments, musées, points de vue, sans parler de la mer . C'est une erreur d'ignorer la capitale . Je la préfère à Marrakech et suis toujours surpris du peu de touristes qu'on y croise .
Le second jour, nous allons à Casa rendre visite à Mina, la grand mère . Je l'appelle " Moui " , Ma mère , comme toute la famille . Cà l'a toujours fait rigoler . Elle règne sur sa cuisine et sur sa nombreuse descendance ( quelques dizaines d'individus ! ) . Elle n'est jamais allé à l'école et fut mariée à l'âge de 12 ans . C'est la patronne . Je l'adore.
Retrouvailles après plus d'un an . Séquence émotion .

Je débute un carnet de voyage de ma dernière virée dans le sud , en fin octobre et début novembre 2018 . Ce petit voyage à duré 10 jours . J'ai déjà mis en ligne quelques photos de celui-ci, en réponse aux demandes d'autres Forumeurs .
Nous étions 4 pour ce voyage : mon frère ainé et mes 2 filles de 15 et 18 ans . C'est le 4ème séjour de mon frère . Je lui concocte des séjours qui l'on rendu accro au Maroc qu'il a découvert à la retraite . Maintenant , c'est tous les ans .. Quant à mes filles, elles sont moitié marocaines et moitié françaises ( bretonnes ) . Elles connaissent très bien le Maroc atlantique pour y avoir passé toutes leurs vacances d'été depuis leur naissance . Elles parlent aussi Darija ( surtout la plus âgée ) et me servent d'interprète . Mais elles ignorent tout du Sud : j'ai donc cédé et leur ai préparé un séjour avec l'espoir de les rendre à leur tour accro …. Donc, cette année, les vacances de Toussaint, c'est dans le désert ….
J'ai donc récupéré ce petit monde à Fez . Nous passons les 2 premiers jours près de Rabat, avec une promenade que je fais souvent dans la médina et la kasbah . La médina de Rabat fait l'objet d'un important programme de rénovation des principales voies et de tous ses monuments . 2 de ses principaux axes sont terminés ( bd Mohamed V et rue Souika ), les travaux débutent rue des Consuls . Le marché central est fermé ( en rénovation ) . Tous les monuments historique sont en cours de rénovation ( mosquées, zaouias , Foundouks, …) . Nous mangeons dans un petit resto de rue, bd Med. V , où j'ai mes habitudes depuis quelques années: copieux, bon et bon marché ( 30 dhs boisson comprise ) . Beaucoup de Rbatis, surtout les étudiants, viennent manger dans cette rues qui est très animée en début d'après midi . On fait du chouffing, activité qui consiste à regarder l'animation de la rue .
La rue Souika est magnifiquement refaite . C'est un bon endroit pour faire quelques emplettes . J'achète des ceintures de cuir et des souliers, à prix marocain . Puis nous remontons la rue des consuls et nous allons aux Oudayas prendre un thé au café maure .
Ici, les nouvelles boiseries qui couvrent la rue Souika, dans la médina . C'est du très beau travail .


Un regret : la disparition des bois peints dans la médina ( trop cher ? , perte du savoir faire ? ) . Le bois peint est une tradition à Rabat .

Bois peint rue des consuls et à proximité .

Il ne reste qu'un foundouk ( anciens hôtels / caravansérail ) d'accessible rue des consuls . Les autres sont en cours de rénovation .

Pour la première fois depuis bien longtemps, la kasbah des oudayas est visible sans échafaudage . La rénovation des murailles extérieures est enfin terminée .

Au café maure

Aux Oudayas, il faut se laisser aller et prendre un peu toutes les ruelles qui se présentent . Il y a beaucoup de belles choses à découvrir, comme cette porte peinte .


On se croirait à Chefchaouen , n'est-ce pas ..

Rabat est pour moi une ville très belle, pleine de sites, monuments, musées, points de vue, sans parler de la mer . C'est une erreur d'ignorer la capitale . Je la préfère à Marrakech et suis toujours surpris du peu de touristes qu'on y croise .
Le second jour, nous allons à Casa rendre visite à Mina, la grand mère . Je l'appelle " Moui " , Ma mère , comme toute la famille . Cà l'a toujours fait rigoler . Elle règne sur sa cuisine et sur sa nombreuse descendance ( quelques dizaines d'individus ! ) . Elle n'est jamais allé à l'école et fut mariée à l'âge de 12 ans . C'est la patronne . Je l'adore.
Retrouvailles après plus d'un an . Séquence émotion .

Bonjour à tous ; me voilà ici pour vous présenter les grandes lignes de mon deuxième séjour au Maroc ; mon circuit n'a rien d'original , mais je vais essayer de le présenter différemment ; j'espère qu'il vous plaira !
26 Mars :
De l'Europe à l'Afrique , il n'y a qu'un pas....de géant ! Mieux qu'une carte de géographie , le beau temps nous permet de découvrir le détroit de Gibraltar . Vus du ciel , les deux continents sont si proches !
Nous atterrissons à Marrakech à l'heure locale prévue : 10h15 ; et nous nous remettons de suite au rythme du Maroc puisqu'il est presque 12h quand nous rejoignons enfin la sortie , pressés de retrouver l'agent Medloc ( qui nous a patiemment attendu , comme une cinquantaine d'autres messagers avec leurs pancartes ! ) Il nous confie une sympathique Logan blanche , non sans l'avoir filmée sous toutes les coutures avec son smartphone ; nous trouvons ce système plutôt sécuritaire et preuve de sérieux . Quelques péripéties ( achat d'une carte téléphone chez un marchand ne parlant pas du tout le français , accès à la station essence raté avec un réservoir dans le rouge ) , et quelques errements (qui nous feront utiliser à 4 ou 5 reprises le fameux " GPS berbère " ) nous feront mettre une heure pour quitter Marrakech . Enfin nous retrouvons la nature ; entre Sidi Rahal et Demnate nous découvrons un paysage verdoyant et agricole : des grands champs semés de blé , d'orge ou de luzerne sont parcourus pour certains par de longs canaux d'irrigation hors-sol . Entre les champs et la route la nappe phréatique affleure en de longues mares ; Au loin les hauts sommets sont toujours enneigés .Les étendues désertiques du sud nous paraissent alors bien loin !


Nous arrivons en fin d'après-midi au Camping Zébra . Le temps de poser les valises , et nous partons vers notre but : les cascades d'Ouzoud . Paul , le gérant du camping , nous a donné un plan d'accès et quelques conseils que nous suivrons à la lettre . Les 200 derniers mètres nous donnent l'impression d'être de grandes stars : c'est à qui se jettera au devant de la voiture pour nous emmener au "vrai" parking ! la concurrence est rude ! il faut dire qu'ils s'entraînent depuis leur plus jeune âge , en témoins des petits de 6 ou 7 ans qui se jetaient au milieu de la route devant les voitures pour vendre des amandes un peu avant l'entrée du village . La vigilance est de mise . Pour ce qui est du parking , nous devenons aveugles et sourds et choisissons l'option de Paul !! A peine garés sur un petit parking ombragé , un guide "providentiel " vient au devant de nous ! il est plutôt cool , et pour 20 dirhams , le voilà embauché ! nous avons bien fait , car tous seuls nous n'aurions pas trouvé un petit chemin sur le haut des cascades ( qui m'a permis de les voir car je marche mal ) . De plus , avoir un guide , c'est l'assurance qu'une dizaine d'autres vous laissera en paix ! Parfois décriées , nous les avons trouvées très belles ces cascades ; nous n'en avions jamais vu d'aussi hautes ! D'ailleurs toute la région ( Azilal) est très belle et mériterait un séjour plus long .


Voilà une première journée bien remplie ! le dépaysement est tellement intense que nous ne ressentons même pas la fatigue ! mais le lit confortable sera apprécié , car demain , on reprend la route !!.....( à suivre )
26 Mars :
De l'Europe à l'Afrique , il n'y a qu'un pas....de géant ! Mieux qu'une carte de géographie , le beau temps nous permet de découvrir le détroit de Gibraltar . Vus du ciel , les deux continents sont si proches !

Nous atterrissons à Marrakech à l'heure locale prévue : 10h15 ; et nous nous remettons de suite au rythme du Maroc puisqu'il est presque 12h quand nous rejoignons enfin la sortie , pressés de retrouver l'agent Medloc ( qui nous a patiemment attendu , comme une cinquantaine d'autres messagers avec leurs pancartes ! ) Il nous confie une sympathique Logan blanche , non sans l'avoir filmée sous toutes les coutures avec son smartphone ; nous trouvons ce système plutôt sécuritaire et preuve de sérieux . Quelques péripéties ( achat d'une carte téléphone chez un marchand ne parlant pas du tout le français , accès à la station essence raté avec un réservoir dans le rouge ) , et quelques errements (qui nous feront utiliser à 4 ou 5 reprises le fameux " GPS berbère " ) nous feront mettre une heure pour quitter Marrakech . Enfin nous retrouvons la nature ; entre Sidi Rahal et Demnate nous découvrons un paysage verdoyant et agricole : des grands champs semés de blé , d'orge ou de luzerne sont parcourus pour certains par de longs canaux d'irrigation hors-sol . Entre les champs et la route la nappe phréatique affleure en de longues mares ; Au loin les hauts sommets sont toujours enneigés .Les étendues désertiques du sud nous paraissent alors bien loin !


Nous arrivons en fin d'après-midi au Camping Zébra . Le temps de poser les valises , et nous partons vers notre but : les cascades d'Ouzoud . Paul , le gérant du camping , nous a donné un plan d'accès et quelques conseils que nous suivrons à la lettre . Les 200 derniers mètres nous donnent l'impression d'être de grandes stars : c'est à qui se jettera au devant de la voiture pour nous emmener au "vrai" parking ! la concurrence est rude ! il faut dire qu'ils s'entraînent depuis leur plus jeune âge , en témoins des petits de 6 ou 7 ans qui se jetaient au milieu de la route devant les voitures pour vendre des amandes un peu avant l'entrée du village . La vigilance est de mise . Pour ce qui est du parking , nous devenons aveugles et sourds et choisissons l'option de Paul !! A peine garés sur un petit parking ombragé , un guide "providentiel " vient au devant de nous ! il est plutôt cool , et pour 20 dirhams , le voilà embauché ! nous avons bien fait , car tous seuls nous n'aurions pas trouvé un petit chemin sur le haut des cascades ( qui m'a permis de les voir car je marche mal ) . De plus , avoir un guide , c'est l'assurance qu'une dizaine d'autres vous laissera en paix ! Parfois décriées , nous les avons trouvées très belles ces cascades ; nous n'en avions jamais vu d'aussi hautes ! D'ailleurs toute la région ( Azilal) est très belle et mériterait un séjour plus long .


Voilà une première journée bien remplie ! le dépaysement est tellement intense que nous ne ressentons même pas la fatigue ! mais le lit confortable sera apprécié , car demain , on reprend la route !!.....( à suivre )
De retour d'un voyage de 2 semaines au Maroc (hors désert), je me propose de vous faire partager ma modeste expérience (restau - hôtels - trajets - petits pièges ...).
Bonjour à tous,
Voici un planning des posts avec les liens pour ceux qui ne veulent pas lire tous les posts; j'en ai profité pour corriger les chiffres des étapes dans lesquels s'étaient glissées des erreurs
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
Jour 2, de Marrakech à Imlil, puis Tamatert. jour 3, De Tamatert à Taliouine, en passant par le tizi'n test jour 4, Visite des gorges de tislit et route de Taliouine à Foum zguid jour 4, suite, photos supplémentaires des gorges et route de Tislit à Foum zguid Jour 5, de foum zguid au bivouac de chez Nagui Suite de la journée 5, séjour au bivouac de l'erg Chegaga, Jour 6, du bivouac à Zagora, en passant par M'hamid jour 7, de Zagora à Amellagou, Jour 7 suite de Goulmina à Amellagou Jour 8 départ d'Amellagou en direction de Boumalne Jour 8 (suite) de Assoul en direction des gorges du todra jour 8 suite et fin en direction des gorges du Todra puis de Boumalne dadès Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès! Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès (suite)! Jour 10: départ de Boumalne Dadès et direction Ait Ben Haddou Jour 11 quelques compléments puis alentours d'Ait ben haddou.
Jour 11 suite: de Ait Ben Haddou à Télouet et la kasbah du Glaoui. (ça y est j'en ai eu le courage!!!) J11 suite et fin, J12 départ pour Paris.
Notre voyage s'est déroulé de fin février à début mars grâce à: - l'aide ultra précieuse de Attila, qui m'a donné envie d'aller visiter cette partie du monde, et qui a été un amour pour me proposer un itinéraire qui me convenait. Mille merci (dans ce cas, on met un "s" à merci?)😏 - l'aide non moins précieuse de Perju, pour les pistes à emprunter, qui pendant tout notre séjour, a surveillé les infos internationales en espérant qu'on n'y parle pas de 2 martiniquais disparus dans le désert..... Perju, tu es une vraie mère poule pour moi!!! Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.😄 - l'aide logistique et chaleureuse de Lacalo, qui nous a accueilli dans son riad. Il est génial ton riad et c'était super génial de te rencontrer et d'échanger avec toi. Gros gros Gros bisous!!! 😏 - l'aide de tous les membres du forum Maroc qui publie des carnets et donne une mine d'infos, et que je remercie énormément.
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
A 12h15, nous avons quitté Paris sous la pluie, et sommes arrivés à Marrakech sous la pluie!!! La compagnie Royal Air Maroc est très bien, un déjeuner nous a été servi, du thé proposé, et le vol s'est bien déroulé, car j'étais assise à côté d'un charmant monsieur qui a bien voulu répondre à mes nombreuses questions et me donner plein de conseils sur mon voyage dans le sud marocain.
Après 3h de vol, nous découvrons le nouvel aéroport de Marrakech, qui a été inauguré pour la COP 22. Il est vraiment très beau, avec ses grands piliers blancs et son toit fait de lattes de différents coloris de bois. L'attente à la police des frontières est correcte comparée à la queue que nous avons eue à Orly.
A notre sortie, après avoir récupéré les bagages, je suis étonnée de ne pas voir Mohamed, le chauffeur qui est censé être venu nous chercher avec un panneau marqué "maison Do", nom du riad dans lequel nous dormons ce soir. Je téléphone donc à Lacalo, la propriétaire du riad, qui parait surprise aussi, appelle son chauffeur et me rappelle. Il est à l'extérieur de l'aéroport: les visiteurs n'ont pas le droit d'entrer dans le hall d'arrivée depuis les attentats!! Gloups!!! Les mesures de sécurité sont drastiques. Je me disais aussi que le hall immense avait l'air bien vide. Personne à l'intérieur à part les quelques voyageurs qui défilent au gré de la récupération de leurs bagages.
Nous sortons donc et faisons la connaissance du souriant et charmant Mohamed. La décision est prise de faire du change au centre ville de Marrakech. Nous découvrons donc la ville rose, où toutes les constructions sont faites de terre ocre, ce qui donne à l'ensemble un charme indiscutable. Nous longeons les remparts aérés de la vieille ville, et les nombreux trous d'aération ingénieusement disséminés dans les murs, font aujourd'hui le bonheur des pigeons qui y trouvent des lieux de nidification parfaits.

De nombreux arbres avec toutes leurs feuilles sont visibles le long de la route, des oliviers, des orangers avec des oranges, mais qui ne sont pas comestibles car elles sont amères!!!!! Dire qu'en Martinique, nous avons des oranges amères que nous consommons sans problème!!! De nombreux arbustes fleuris aussi attirent mon attention, car, il ne faut pas oublier que nous sommes en hiver, qu'il fait 15°C, l'après-midi. Devant mon étonnement, Mohamed m'explique que malgré la période hivernale, il pleut très peu à Marrakech, (et oui, nous arrivons l'un des rares jours où il pleut!!!!) l'ensoleillement est très important d'où les fleurs. Ma foi, quel contraste avec la région parisienne aux arbres complètement dénudés, que nous venons de quitter!!!
C'est marrant finalement, nous sommes partis de Martinique avec le soleil, et l'avons amené avec nous à Paris, ce que tous les habitants espéraient, et nous sommes partis de Paris avec la pluie et l'avons emmené avec nous, à Marrakech, ce qui fait le bonheur des Marrackchis!!!! Trop fort ces martiniquais!!!!!
A la recherche d'un bureau de change, Mohamed s'arrête tout d'abord près d'une banque, mais elle est fermée. Nous passons à travers des portes en arche, qui jalonnent les remparts, mais elles ne laissent passer qu'une voiture à la fois.

Nous sommes dans l'enceinte de la vieille ville. Je découvre avec plaisir ma première ville arabe, avec ses mosquées et leur minaret si emblématique, son palais royal et ses remparts.
Le dépaysement est total et tous mes sens sont en éveil. Les véhicules qui circulent sont très insolites: des motos qui tirent des bennes, des ânes qui tirent des charrettes, des calèches pour touristes tirées par des chevaux.... Je me sens comme une enfant de 5 ans qui découvre le monde. Tout est nouveau.

Nous nous dirigeons vers la medina, et passons par des ruelles ultra encombrées, de gens à pied, à bicyclette, à moto, conduisant des charrettes tirées par des ânes. Mohamed klaxonne maintenant de façon continue et avance régulièrement malgré la densité de la circulation, entre les échoppes régulièrement disposées le long des ruelles. Heureusement que ces rues sont à sens unique, malgré les motos qui circulent à contresens, nous sommes heureux de ne pas avoir à conduire dans ce dédale labyrinthique pour nous étrangers.
Mohamed s'arrête finalement devant une boutique et nous demande de suivre l'un des vigiles placés à l'entrée. Nous traversons un magasin remplis de babioles en tout genre, style brocante, mais brocante marocaine, porcelaine, instruments de musique, tapis, parfums, plats en bronze, horloges, .... Et les senteurs orientales sont un pur bonheur pour mes narines. Ah, nous voilà arrivés, ....... devant la caissière!!!! Et c'est elle qui va nous faire le change!!! On ne nous l'avait pas encore faite, celle là. Nous attendons donc un bon moment, que les clients de marchandises aient fini de régler leurs achats, pour que nous, les clients de devises, nous puissions échanger nos devises.
Lorsque nous retournons à la voiture, nous rencontrons Mohamed qui s'inquiétait de nous voir prendre tant de temps. Embarquement, puis direction maison Do. En cours de route, nous appelons Madame Yolande, pour qu'elle vienne à notre rencontre, au point de rendez- vous. Je découvre enfin avec plaisir, en vrai, le membre Lacalo du forum. Nous débarquons les bagages, et la suivons dans les ruelles pavées inégalement, sur 200m jusqu'à notre hébergement.
Nous entrons par une porte basse, typique des constructions locales, Jf, qui fait plus d'1,85m, doit se baisser et faire attention à sa tête. De surcroit, il faut lever les jambes pour franchir le pas de la porte, tout en se baissant, ce qui demande des qualités d'équilibriste. Moi, qui ne suis pas si grande, je suis comme un poisson dans l'eau. Même pas besoin de baisser la tête. Ce pays est fait pour moi. Quelques escaliers nous conduisent à un patio surmonté d'une verrière, sur lequel donnent les chambres.
D'un coté, un petit salon lecture. De l'autre, le salon petit déjeuner. C'est splendide. Nous découvrons note chambre duo, élégante, raffinée, orientale à souhait. La salle de bain attenante me fait me sentir dans une maison de poupée.

Une fois les bagages déposés, nous retournons au salon déguster un délicieux thé à la menthe, que nous triplons, tout en discutant avec Yolande qui nous donne plein de conseils pour visiter le souk, et la place Jemma el Fna. Elle nous donne aussi une carte de la médina, qui nous permettra de nous diriger. Nous faisons la connaissance d'Alli, charmant et souriant, qui est le gardien et s'occupe du petit déjeuner.
Puis, nous partons pour la place Jemma el fna, à travers le souk el kessabine. Les bicyclettes, les motos ne cessent de passer à côté de nous. Des gens nous proposent des objets à acheter, ou de nous conduire à une foire berbère. Heureusement, Yolande nous a prévenu d'ignorer les sollicitations. Les échoppes de vêtements succèdent aux boutiques de babouches, et aux boutiques de plats en étain ou en bronze. Nous arrivons à la place et tombons sur les animaux de foire: singes tenus en laisse, serpents dans des paniers que les hommes veulent absolument nous mettre sur les épaules ou autour du cou.
Pendant que nous avançons, nous entendons un cri qui semble venir de partout et de nulle part en même temps. C'est un cri rauque, long, qui s'amplifie. Puis nous comprenons que c'est l'appel à la prière. Nous traversons la place en direction d'une librairie pour y acheter une carte du Maroc, puis retournons dans un restaurant pour y dîner un couscous somme toute moyen, avec un délicieux jus d'orange, mais nous profitons d'une vue panoramique pour observer le soleil qui décline, la nuit qui s'installe, les lumières qui illuminent les roulottes qui se sont installées, et la place qui grouille de monde.

Une fois terminé le dîner, nous prenons le chemin du retour. Grâce à JF nous retrouvons sans encombre, notre trajet à travers le dédale des rues. A un moment, quand nous hésitons pour le choix de la porte d'entrée de Maison Do, des enfants nous montrent la bonne porte. Nous les remercions chaleureusement, et rentrons, dans nos appartements respectifs. Peu de temps, après, nous entendons de nouveau l'appel à la prière. C'est vraiment un bruit bizarre, et nous l'entendons de nos chambre, comme un bruit de fond. Il se produit 5 fois par jour, du coup, nous demandons à Ali à quelle heure est le premier appel. Etonné, il me demande si je veux prier.... 😇 Heu, non, c'est juste pour savoir à quelle heure je vais être réveillée!!! A 5h25 me répond Ali !!! Ah oui, si tôt??? Bon, bah, on va faire avec. Petit déj à 9h: Ok.
A 21h, dodo.
Voici un planning des posts avec les liens pour ceux qui ne veulent pas lire tous les posts; j'en ai profité pour corriger les chiffres des étapes dans lesquels s'étaient glissées des erreurs
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
Jour 2, de Marrakech à Imlil, puis Tamatert. jour 3, De Tamatert à Taliouine, en passant par le tizi'n test jour 4, Visite des gorges de tislit et route de Taliouine à Foum zguid jour 4, suite, photos supplémentaires des gorges et route de Tislit à Foum zguid Jour 5, de foum zguid au bivouac de chez Nagui Suite de la journée 5, séjour au bivouac de l'erg Chegaga, Jour 6, du bivouac à Zagora, en passant par M'hamid jour 7, de Zagora à Amellagou, Jour 7 suite de Goulmina à Amellagou Jour 8 départ d'Amellagou en direction de Boumalne Jour 8 (suite) de Assoul en direction des gorges du todra jour 8 suite et fin en direction des gorges du Todra puis de Boumalne dadès Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès! Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès (suite)! Jour 10: départ de Boumalne Dadès et direction Ait Ben Haddou Jour 11 quelques compléments puis alentours d'Ait ben haddou.
Jour 11 suite: de Ait Ben Haddou à Télouet et la kasbah du Glaoui. (ça y est j'en ai eu le courage!!!) J11 suite et fin, J12 départ pour Paris.
Notre voyage s'est déroulé de fin février à début mars grâce à: - l'aide ultra précieuse de Attila, qui m'a donné envie d'aller visiter cette partie du monde, et qui a été un amour pour me proposer un itinéraire qui me convenait. Mille merci (dans ce cas, on met un "s" à merci?)😏 - l'aide non moins précieuse de Perju, pour les pistes à emprunter, qui pendant tout notre séjour, a surveillé les infos internationales en espérant qu'on n'y parle pas de 2 martiniquais disparus dans le désert..... Perju, tu es une vraie mère poule pour moi!!! Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.😄 - l'aide logistique et chaleureuse de Lacalo, qui nous a accueilli dans son riad. Il est génial ton riad et c'était super génial de te rencontrer et d'échanger avec toi. Gros gros Gros bisous!!! 😏 - l'aide de tous les membres du forum Maroc qui publie des carnets et donne une mine d'infos, et que je remercie énormément.
Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!
A 12h15, nous avons quitté Paris sous la pluie, et sommes arrivés à Marrakech sous la pluie!!! La compagnie Royal Air Maroc est très bien, un déjeuner nous a été servi, du thé proposé, et le vol s'est bien déroulé, car j'étais assise à côté d'un charmant monsieur qui a bien voulu répondre à mes nombreuses questions et me donner plein de conseils sur mon voyage dans le sud marocain.
Après 3h de vol, nous découvrons le nouvel aéroport de Marrakech, qui a été inauguré pour la COP 22. Il est vraiment très beau, avec ses grands piliers blancs et son toit fait de lattes de différents coloris de bois. L'attente à la police des frontières est correcte comparée à la queue que nous avons eue à Orly.
A notre sortie, après avoir récupéré les bagages, je suis étonnée de ne pas voir Mohamed, le chauffeur qui est censé être venu nous chercher avec un panneau marqué "maison Do", nom du riad dans lequel nous dormons ce soir. Je téléphone donc à Lacalo, la propriétaire du riad, qui parait surprise aussi, appelle son chauffeur et me rappelle. Il est à l'extérieur de l'aéroport: les visiteurs n'ont pas le droit d'entrer dans le hall d'arrivée depuis les attentats!! Gloups!!! Les mesures de sécurité sont drastiques. Je me disais aussi que le hall immense avait l'air bien vide. Personne à l'intérieur à part les quelques voyageurs qui défilent au gré de la récupération de leurs bagages.
Nous sortons donc et faisons la connaissance du souriant et charmant Mohamed. La décision est prise de faire du change au centre ville de Marrakech. Nous découvrons donc la ville rose, où toutes les constructions sont faites de terre ocre, ce qui donne à l'ensemble un charme indiscutable. Nous longeons les remparts aérés de la vieille ville, et les nombreux trous d'aération ingénieusement disséminés dans les murs, font aujourd'hui le bonheur des pigeons qui y trouvent des lieux de nidification parfaits.

De nombreux arbres avec toutes leurs feuilles sont visibles le long de la route, des oliviers, des orangers avec des oranges, mais qui ne sont pas comestibles car elles sont amères!!!!! Dire qu'en Martinique, nous avons des oranges amères que nous consommons sans problème!!! De nombreux arbustes fleuris aussi attirent mon attention, car, il ne faut pas oublier que nous sommes en hiver, qu'il fait 15°C, l'après-midi. Devant mon étonnement, Mohamed m'explique que malgré la période hivernale, il pleut très peu à Marrakech, (et oui, nous arrivons l'un des rares jours où il pleut!!!!) l'ensoleillement est très important d'où les fleurs. Ma foi, quel contraste avec la région parisienne aux arbres complètement dénudés, que nous venons de quitter!!!
C'est marrant finalement, nous sommes partis de Martinique avec le soleil, et l'avons amené avec nous à Paris, ce que tous les habitants espéraient, et nous sommes partis de Paris avec la pluie et l'avons emmené avec nous, à Marrakech, ce qui fait le bonheur des Marrackchis!!!! Trop fort ces martiniquais!!!!!
A la recherche d'un bureau de change, Mohamed s'arrête tout d'abord près d'une banque, mais elle est fermée. Nous passons à travers des portes en arche, qui jalonnent les remparts, mais elles ne laissent passer qu'une voiture à la fois.

Nous sommes dans l'enceinte de la vieille ville. Je découvre avec plaisir ma première ville arabe, avec ses mosquées et leur minaret si emblématique, son palais royal et ses remparts.
Le dépaysement est total et tous mes sens sont en éveil. Les véhicules qui circulent sont très insolites: des motos qui tirent des bennes, des ânes qui tirent des charrettes, des calèches pour touristes tirées par des chevaux.... Je me sens comme une enfant de 5 ans qui découvre le monde. Tout est nouveau.


Nous nous dirigeons vers la medina, et passons par des ruelles ultra encombrées, de gens à pied, à bicyclette, à moto, conduisant des charrettes tirées par des ânes. Mohamed klaxonne maintenant de façon continue et avance régulièrement malgré la densité de la circulation, entre les échoppes régulièrement disposées le long des ruelles. Heureusement que ces rues sont à sens unique, malgré les motos qui circulent à contresens, nous sommes heureux de ne pas avoir à conduire dans ce dédale labyrinthique pour nous étrangers.
Mohamed s'arrête finalement devant une boutique et nous demande de suivre l'un des vigiles placés à l'entrée. Nous traversons un magasin remplis de babioles en tout genre, style brocante, mais brocante marocaine, porcelaine, instruments de musique, tapis, parfums, plats en bronze, horloges, .... Et les senteurs orientales sont un pur bonheur pour mes narines. Ah, nous voilà arrivés, ....... devant la caissière!!!! Et c'est elle qui va nous faire le change!!! On ne nous l'avait pas encore faite, celle là. Nous attendons donc un bon moment, que les clients de marchandises aient fini de régler leurs achats, pour que nous, les clients de devises, nous puissions échanger nos devises.
Lorsque nous retournons à la voiture, nous rencontrons Mohamed qui s'inquiétait de nous voir prendre tant de temps. Embarquement, puis direction maison Do. En cours de route, nous appelons Madame Yolande, pour qu'elle vienne à notre rencontre, au point de rendez- vous. Je découvre enfin avec plaisir, en vrai, le membre Lacalo du forum. Nous débarquons les bagages, et la suivons dans les ruelles pavées inégalement, sur 200m jusqu'à notre hébergement.
Nous entrons par une porte basse, typique des constructions locales, Jf, qui fait plus d'1,85m, doit se baisser et faire attention à sa tête. De surcroit, il faut lever les jambes pour franchir le pas de la porte, tout en se baissant, ce qui demande des qualités d'équilibriste. Moi, qui ne suis pas si grande, je suis comme un poisson dans l'eau. Même pas besoin de baisser la tête. Ce pays est fait pour moi. Quelques escaliers nous conduisent à un patio surmonté d'une verrière, sur lequel donnent les chambres.
D'un coté, un petit salon lecture. De l'autre, le salon petit déjeuner. C'est splendide. Nous découvrons note chambre duo, élégante, raffinée, orientale à souhait. La salle de bain attenante me fait me sentir dans une maison de poupée.

Une fois les bagages déposés, nous retournons au salon déguster un délicieux thé à la menthe, que nous triplons, tout en discutant avec Yolande qui nous donne plein de conseils pour visiter le souk, et la place Jemma el Fna. Elle nous donne aussi une carte de la médina, qui nous permettra de nous diriger. Nous faisons la connaissance d'Alli, charmant et souriant, qui est le gardien et s'occupe du petit déjeuner.
Puis, nous partons pour la place Jemma el fna, à travers le souk el kessabine. Les bicyclettes, les motos ne cessent de passer à côté de nous. Des gens nous proposent des objets à acheter, ou de nous conduire à une foire berbère. Heureusement, Yolande nous a prévenu d'ignorer les sollicitations. Les échoppes de vêtements succèdent aux boutiques de babouches, et aux boutiques de plats en étain ou en bronze. Nous arrivons à la place et tombons sur les animaux de foire: singes tenus en laisse, serpents dans des paniers que les hommes veulent absolument nous mettre sur les épaules ou autour du cou.
Pendant que nous avançons, nous entendons un cri qui semble venir de partout et de nulle part en même temps. C'est un cri rauque, long, qui s'amplifie. Puis nous comprenons que c'est l'appel à la prière. Nous traversons la place en direction d'une librairie pour y acheter une carte du Maroc, puis retournons dans un restaurant pour y dîner un couscous somme toute moyen, avec un délicieux jus d'orange, mais nous profitons d'une vue panoramique pour observer le soleil qui décline, la nuit qui s'installe, les lumières qui illuminent les roulottes qui se sont installées, et la place qui grouille de monde.

Une fois terminé le dîner, nous prenons le chemin du retour. Grâce à JF nous retrouvons sans encombre, notre trajet à travers le dédale des rues. A un moment, quand nous hésitons pour le choix de la porte d'entrée de Maison Do, des enfants nous montrent la bonne porte. Nous les remercions chaleureusement, et rentrons, dans nos appartements respectifs. Peu de temps, après, nous entendons de nouveau l'appel à la prière. C'est vraiment un bruit bizarre, et nous l'entendons de nos chambre, comme un bruit de fond. Il se produit 5 fois par jour, du coup, nous demandons à Ali à quelle heure est le premier appel. Etonné, il me demande si je veux prier.... 😇 Heu, non, c'est juste pour savoir à quelle heure je vais être réveillée!!! A 5h25 me répond Ali !!! Ah oui, si tôt??? Bon, bah, on va faire avec. Petit déj à 9h: Ok.
A 21h, dodo.
As I’ve mentioned elsewhere, I inherited my love of travel from my parents and some of my grandparents. A strong passion, but one that was unfortunately limited by our family’s modest resources. Back then, living in northern Alsace, a simple trip to the southern part of the region—with the Wine Route as our destination—felt like an extraordinary journey to a land of plenty for the little boy I was in the late 60s and early 70s.
Everything seemed so huge when you were still just a kid.
Back then, I was overwhelmed by countless sensations—I was already highly sensitive, with a keen mind and a nose and taste buds that were developing like a pro’s. Which, as I’d later realize, wasn’t always an advantage.

Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior. Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust... What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.

Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold? And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs. The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos. When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.

The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams. The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*

Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior. Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust... What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.

Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold? And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs. The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos. When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.

The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams. The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*










