Bonjour
bon ben voila mon mari vient de m annoncer que l on pouvait partir la maintenant donc comme rien n était prévu je dois trouver une destination mais j ai beau regarder sur le net je commence a ne plus ou donner de la tete !
nous pouvons partir 14 jours nous ne sommes que 2 et avons une preference en cette periode pour le soleil ! nous avons etabli un budget de 2500.00 a 3000.00 euros a nous deux c est ce qu il demande ds les tours operateurs en général
nous sommes prets a partir soit en vol sec et trouver guest house a droite et a gauche en visitant le plus possible une partie du pays mais nous ne savons pas encore quel pays !
j aime cette idee de se debrouiller arrives la bas mais moi perso je n ai jamais fait et je reste sur mes gardes en fonction de certains endroits (location de voiture .....)
mon mari est parti avec son beau frere l annee derniere au Cambodge en moto 15 jours et ce fut une experience inoubliable a tout point de vue pour lui mais moi jusqu a maintenant c était plutôt hotel plage piscine et visites guidees !!!
pourriez vous me dire ce que vous pensez du sri lanka , ou inde , ou indonésie ??
merci beaucoup
bonne journee
Jour 1 vendredi 15 et samedi 16 février
Départ à 14h25 de l’aéroport CDG dans l’A380. Permission exceptionnelle de la part du commandant de bord (il doit le dire à chaque fois) de filmer l’intérieur du cockpit. Alors l’avion est immense mais le poste de pilotage est vraiment rikiki, les 5 personnes qui se trouvent dans cet espace exigu se marchent presque dessus.
Retard de 45 minutes à Dubaï, le vol prévu à 2 :45 ne partira qu’à 3 :30. Nous tuons le temps en déambulant dans la zone duty-free. Portés par le vent nous rattrapons le temps perdu et arrivons finalement juste avec un petit ¼ d’heure de retard sur l’horaire initial.
A l’accueil de l’aéroport, notre chauffeur, nous attend avec un panonceau. Mahinda a un VAN tout pourri, une conduite très prudente et une méconnaissance total des sites culturels de son pays….mais ça on ne s’en rendra compte que plus tard. Il n’a absolument rien préparé et n’a aucune idée de l’endroit où se trouve le premier hôtel à Colombo…..franchement ça promet !
La route entre l’aéroport et le centre de Colombo (hôtel CASA COLOMBO) est longue et le trafic est dense. Après plusieurs appels téléphoniques le chauffeur finit par trouver notre pied à terre, non sans l’aide de Pascale qui avait vu au préalable l’enseigne de l’hôtel. Le CASA est dans une vieille bâtisse de type colonial mais remise à neuf dans un style contemporain, en gardant le cachet des ancien. Le mélange est détonnant et étonnant, mais à mes yeux, une véritable réussite. Les chambres sont très bien équipées, la télé ne sert à rien mais elle traîne au milieu du salon, une sono d’enfer équipe également cet espace. Une sieste d’un quart d’heure, un petit plouf dans l’eau, une bonne douche, ou l’inverse et nous voilà parti pour faire un petit tour dans la grande ville. Ballade sur Face Galle Green, le rendez-vous des amoureux Srilankais qui se retrouvent collés-serrés sur les bancs publics, cachés sous des ombrelles.
Visite du mythique Gale Face hôtel, rencontre avec la population sur le marché coloré et odorant de Pettah, nous finissons la journée avec le temple bouddhiste de Gangaramaya .
Le soir nous prenons un verre au ZAZA, le bar de l’hôtel, la décoration est là aussi très réussie, eau rafraîchissante qui coule sur le toit et les parois du bâtiment vitré, fauteuil en rotin très stylé, bar noir et en fondu rose découpé en relief sous ce bar, un couple qui s’embrasse.
Nous dinons de spécialités Sri-Lankaises au restaurant de l’hôtel. C’est épicé, mais il vaut mieux s’habituer tout de suite, c’est tout simplement succulent ! Curry pour ma Calou et nouille/légumes/poulet pour ma part et pour Christophe, Isa opte pour une salade composée.
En dessert c’est crumble à la rhubarbe pour tout le monde. Nous nous couchons à 21h00 repus et complétement lessivés pour un sommeil profond et réparateur.
Jour 2 dimanche 17 février
Après un petit-déjeuner réussi, fruits, café, croissant, omelette, saucisse, gaufre, pas mélangé comme ça mais au final cela revient au même, nous réglons la facture et partons direction DAMBULLA. La route est encore une fois interminable, heureusement nous pouvons nous arrêter où bon nous semble et faire des coupures. Le jardin d’HERANROGUDA est sur la route de KANDY, nous essayerons de le faire au retour. A PASYALA il y a effectivement des vendeuses de noix de cajou, mais les tarifs sont similaires à ceux pratiqués en France. Un peu plus loin sur la route les vanniers vendent de très belles pièces mais c’est plutôt volumineux et difficilement transportable dans l’avion.
Nous arrivons à 14h30 après 5 heures de route à l’HERITANCE KANDALAMA. L’accueil est souriant. Pendant que nous dégustons une boisson rafraichissante, le personnel s’active à porter nos bagages dans la chambre. Nous grignotons quelques sandwichs (sur toutes les factures il faut rajouter la TVA de 24 %) puis montons dans nos chambres pour nous rafraîchir sous une bonne douche. Le chauffeur nous attend déjà pour aller visiter les fameuses grottes de Dambulla. Le site est à quelques kilomètres et vaut vraiment le détour. La montée vers les grottes est un peu casse-patte mais le jeu en vaut la chandelle.
50 roupies le parking, 25 roupies les claquettes laissées à l’entrée (enfin pas pour moi, puisque je les glisse dans mon sac à dos, (un touriste se permet d’ailleurs de me faire une réflexion), 1500 roupies pour le site et 500 roupies pour le guide, ….ok, on est là pour faire vivre le tourisme, même si j’ai l’impression d’être une vache à lait, je crois qu’en prenant un chauffeur pour nous 4 pendant neuf jours on a contribué à faire marcher ce petit business…quand à l’autre touriste qui est venu avec son bus et son troupeau, je l’emm….. Retour à l’hôtel pour faire un petit plongeon dans la piscine avec la vue sur le lac de KANDALAMA. Malheureusement le ciel en décide autrement, un orage éclate et des trombes d’eau nous interdirons de mettre le moindre orteil dans le bassin.
Pendant que Calou se paye du bon temps massée par les mains expertes d’un sri-lankais, nous sirotons quelques boissons avec Christophe et Isabelle. Ce soir nous dînons à nouveau sur la terrasse de mets plus ou moins bon, mais avec la même constance au niveau du prix….c’est à dire cher ! Coucher à 23h00, demain debout à 6h45 pour aller visiter le rocher de SIGIRYA et faire notre safari.
Jour 3 lundi 18 février
Le petit-déjeuner du KANDALAMA est servi sous forme de buffet, c’est varié et copieux mais pas franchement fantastique. Mais bon, chacun y trouve son compte.
Départ à 9 h00 pour SIGIRYA. Le chauffeur se plante de route et au lieu d’arriver à 9h30 nous arrivons à 10h30 en même temps que la horde des touristes en bus. Nous nous frayons un passage mais butons sur l’escalier en colimaçon qui permet d’accéder aux fresques. En temps normal un deuxième escalier donne accès à la suite de la visite, malheureusement celui-ci étant en travaux, c’est collé-serré sur un seul escalier que les gens se croisent. Rencontre sympathique avec des allemandes, un peu moins quand il s’agit des chinois.
Devant les grandes pattes de Lion, les derniers escaliers sont une formalité. C’est un peu l’embouteillage quand une personne décide de redescendre à contre-sens pour cause de vertige. La vue panoramique du haut du rocher est remarquable, à 360° (pas la température) s’étalent les plaines fertiles et la jungle des premières montagnes.
Dans l’après-midi le rendez-vous pour le safari est prévu à 14h30, mais étant un peu en avance nous téléphonons à l’organisateur pour avancer notre ballade à 13h00. C’est un safari payé au préalable en France, pour éviter de me déplacer avec un paquet de brousoufe. En finalité je l’ai regretté, si j’avais su, j’aurai tout fait sur place….en effet, la société ECOTEAM qui nous avait organisé la sortie, est basée à Colombo et soustraite toutes les activités qu’elle propose. Alors dans un premier temps, nous aurions dû nous rendre au parc de Minnerya mais le chauffeur de la jeep nous emmène au parc de HURULU, les tarifs pour rentrer dans le parc sont dérisoire par rapport à la facture que j’ai réglée.
Nous roulons depuis 1h30 dans le parc, nous avons vu en tout et pour tout : deux paons et un varan, pas de quoi fouetter un chat, par contre les paysages sont superbes. C’est peut-être le panorama qui a déconcentré notre chauffeur, toujours est-il que nous nous retrouvons coincés dans cinquante centimètres de boue sans pouvoir avancer ni reculer le véhicule….seuls dans la jungle dans cet environnement hostile (t’imagines on se fait bouffer par un paon), nous patientons plus d’une heure avant qu’une autre jeep arrive….mais pas pour nous dépanner, non c’est juste pour voir si l’autre chauffeur arrive à sortir le véhicule embourbé, le bougre sait peut-être mieux conduire !
Évidemment il n’y arrivera pas, par chance, la cliente de la jeep est d’accord pour qu’on l’accompagne dans son périple. Natalie, c’est son prénom, n’a pas vu de paon ni de varan, par contre elle a vu des éléphants ! Elle va d’ailleurs nous porter chance par la suite puisque nous en verrons près d’une trentaine ! Nous ne sommes plus vraiment dans le parc mais sur la route entre Harabana et Horatapula et c’est là que nous croisons le plus de pachydermes.
Retour à l’HERITANCE sur les coups de 18h30, comme la veille au soir un orage nous accueille sous les trombes d’eau. Nous nous retrouvons au bar et invitons Natalie, d’une part pour la remercier de nous avoir dépanné et d’autre part parce qu’aujourd’hui c’est mon anniversaire ! Nous avons dîné au restaurant du septième étage, de meilleure facture que le buffet du quatrième. Nous nous régalons d’un RICE & Curry délicieux.
Jour 4 mardi 19 février
Aujourd’hui direction Polonnaruwa, encore une ancienne capitale Sri-Lankaise. Sur les routes périlleuses du SL il n’est pas rare d’être à 7 de front sur la même route, 2 vélos 1 bus 1 van 1 moto 1 voiture 1 tuk-tuk, ce joyeux capharnaüm se respecte à coup de klaxon et ma foi ça marche sans trop de casse….mais les pires sont quand même les chauffeurs de bus, qui, étant donné le calibre de l’engin et vu qu’ils ont des horaires à respecter, foncent comme des Fangio.
Arrivée tardive sur le site, avec le sens d’orientation et la lenteur de notre chauffeur nous perdons au moins une heure sur le temps de parcours. Il faut dire aussi qu’en chemin nous nous sommes arrêtés pour faire le change. Très particulier le change dans une banque Sri-Lankaise, le banquier fait valider par la guichetière principale qui fait valider par le responsable de la banque qui donne l’autorisation à la guichetière de nous échanger le billet de 100 euros que j’avais donné au départ…..ça nous a pris vingt bonnes minutes. A noter que la commission est de 2%, chose qui n’est pas appliquée à l’hôtel et souvent les taux y sont plus avantageux.
En arrivant sur Polonnaruwa nous essuyons un premier orage, il tombe pile-poil celui-là, puisqu’en attendant nous visitons le musée du site (belles pièces trouvées lors des fouilles archéologiques et maquettes des différents bâtiments). Le musée est assez petit et les pièces ne sont pas vraiment mise en valeur….c’est dommage. Bon, l’entrée est comprise dans le Pass alors autant en profiter. Nous n’avons pas fait tout le site, il est très étendu, le mieux est de louer un vélo pour parcourir le dédale des chemins.
Le plus beau, pour nous, est certainement le Kalu Gal Vihara, 4 statues taillées dans le granite dont un bouddha couché de 15 mètres de long, c’est de toute beauté. Sur le parcours nous essuyons deux autres gros orages, mais à chaque fois nous avons pu nous abriter à temps, ce n’est pas la même histoire pour les groupes de touristes et c’est tout bénéfice pour nous puisque nous sommes beaucoup moins nombreux sur le site.
Retour à l’hôtel à 19h15 et dîner au septième étage à nouveau d’un Rice & curry un peu plus épicé que la veille, ils ont peut-être cru que nous étions des habitués, c’est vrai que la bouche est maintenant anesthésiée, mais les épices me font toujours autant couler le nez !
Jour 5 mercredi 20 février
Départ pour le pays de Kandy, sur la route nous nous arrêtons dans un des nombreux jardins d’épices, les fameuses, qui nous mettent le feu à la bouche. Tous ces jardins sont au bord de la route et proposent exactement la même chose. La fabrique d’huiles et de crèmes doit certainement fournir l’ensemble des marchands ! Même si l’on n’achète pas il est toutefois intéressant de découvrir les vertues et l’utilité des différentes plantes cultivées. Malheureusement les tarifs sont prohibitifs, ou plutôt, identique à ceux pratiqués en France. Désolé pour notre chauffeur qui ne touchera pas de commission….
La dernière partie de route pour Kandy est très longue et encombrée, nous arrivons avec toutes les peines du monde à trouver une place à côté du lac pour visiter le temple de la dent . Puis un petit tour dans Kandy pour faire quelques emplettes et échanger de la monnaie avant de prendre la route pour notre chambre d’hôte « le Jungle Tide ». La route est une véritable épreuve, surtout une portion de 3 kilomètres jalonnée d’innombrables nids de poule. Après plus d’une heure de torture nous sommes accueillis par Sally et Jerry les propriétaires anglais de la demeure et par Martin et Rani, au four et au moulin pour que votre séjour se passe bien. Ils nous concocterons en dîner, un rice & curry exquis. Nous sommes restés à table jusqu’à 23h00, envoûtés par les récits de la maîtresse de maison….Sally devrait mettre sur papier toutes ses histoires, elle aurait forcément du succès !
Jour 6 jeudi 21 février
Petit-déjeuner simple mais bon. Départ à 9 heure pour le jardin de Piradenya , c’est le poumon vert de la ville de Kandy….bien que le centre-ville soit à 4 kilomètres. Le jardin est merveilleux, les visiteurs sont respectueux de l’endroit, c’est peut-être le seul lieu où l’on ne trouve pas de sac plastique par terre.
Les arbres sont pour la plupart centenaires. Les chauves-souris géantes colonisent les sommets des grands ficus qui longent la rivière ainsi que les arbres de l’allée des conifères. Dans le parc il est également possible d’utiliser le pont suspendu au-dessus de la rivière. Il parait que certaines scènes du film « le pont de la rivière Kwai » auraient été tournées à cet endroit. Autre coin à ne pas rater, la serre des Orchidées, la plus grande du monde se trouve à gauche en entrant dans la serre. Seul point négatif dans le parc, la cafétéria qui propose des plats où la qualité est plus que discutable, pour ne pas dire médiocre .
Nous passons la fin de journée à faire du shopping dans Kandy. Calou, Isa et Christophe dévalisent les grandes galeries commerciales pendant que j’arpente les vieilles rues de Kandy à la recherche d’une cabine téléphonique pour avoir des nouvelles des enfants. J’en trouve une et arrive à joindre Valentin, il m’annonce qu’il a réussi ses partiels, j’explose de joie dans la cabine exigue, les Sri-Lankais me regardent d’un air ébahit, je quitte les lieux avec un sourire jusque derrière les oreilles toujours suivi des mêmes regards….je rentre dans une boutique pour fuir un rabatteur qui me suivait depuis 10 bonnes minutes. Il se trouve que c’est une papeterie, je décide donc d’acheter du matériel scolaire pour l’école qui se trouve à côté de la chambre d’hôte. Je retrouve la troupe devant le centre commercial pour un retour à la maison non sans passer au marché pour ramener des victuailles pour Martin et Rani. Nous dînons, comme la veille, dans une excellente atmosphère d’un Chili con Carne confectionné par Jerry, un régal.
Jour 7 vendredi 22 février
Après nos adieux au Jungle Tide nous voilà repartis sur les routes du Sri Lanka, un périple de 80 kilomètres direction Nuwaraeliya. Sur le chemin nous nous arrêtons au-dessus du lac de Kotmalé et mangeons au pied des cascades de Rambuda. En continuant sur la même route nous croisons plusieurs fabriques de thé. Comme nous l’avait conseillée Sally, nous nous arrêtons à la BOCHELLIE. Le thé est offert gracieusement, un thé sombre orangé un peu passe partout mais d’excellente facture.
La route jusqu’à notre hôtel est encore une fois complétement défoncée, l’hôtel est sur un promontoire en plein milieu des plantations de thé avec une vue dégagée sur les plaines environnantes, nous sommes à 1900 mètres d’altitude. L’ambiance, la décoration, le style, tout est vraiment « so britisch » (sauf un tableau d’Eguisheim accroché au bar de l’hôtel, faire autant de kilomètres pour voir un petit bout de notre Alsace c’est insolite !). À 17h00 nous avons droit au tea time, avec des pâtisseries maison. L’hôtel étant loin de tout nous dînons le soir même au restaurant de l’hôtel, ma foi c’est un bon choix puisque l’on y mange très bien. Finalement, à part les paysages et la cascade nous n’aurons pas vu grand-chose de cette partie de l’île.
Jour 8 samedi 23 février
En route pour Kandanagedara ! Encore et toujours des routes en lacets interminables, nous ne le savons pas encore mais nous allons passer près de 8 heures dans la voiture….avec Mahinda c’est un supplice. Nous arrivons sur les coups de 17h00 à l’Horathapola Estate. C’est plutôt une chambre d’hôte qu’un hôtel puisqu’il n’y a que 4 chambres. La maison de type coloniale est splendide et date de 1922, les meubles sont d’époque et décorent agréablement la maison. Une table trône au milieu de l’entrée. Le plateau est une mosaïque d’ivoire, d’ébène et de bois de santal. Les quatre pieds en fonte représentent des éléphants, les trompes des pachydermes relient le plateau au sol carrelé de la pièce. Pendant que nous nous installons dans nos chambres le personnel s’affaire pour préparer la table et le repas. Après un petit tour dans l’eau légèrement salée de la piscine et une promenade dans le parc de la propriété, nous passons à table.
Le rice & curry est cette-fois ci différent. A la place du traditionnel riz blanc ou rouge, on nous sert des nouilles de riz complètes. En accompagnement, des courgettes au lait de coco à fondre de plaisir, de la noix de coco râpée mélangée avec des piments des oignons vraiment très épicés, des pommes de terre au piment rouge, des lentilles jaunes et du poisson avec la même consistance que le thon. Le tout est un pur délice. Pour couronner ce repas nous avons droit à une assiette de fruits frais, ananas, papaye, pastèque. Pour Calou et Christophe se sera le dessert du jour, un flan à la noix de coco, trop sucrée pour ma part.
Jour 9 dimanche 24 février
Réveil à 8h50 pour un petit-déjeuner à 9h00. Nous nous éternisons à table jusqu’à 10h30 en nous délectant de fruits, de pain frais grillé, de confiture de mangue, de Roti (galette genre Nan), de lentilles au curry et d’un thé fort et amer. Nous nous relaxons au bord de la piscine en attendant l’heure fatidique du départ vers l’aéroport. J’en profite pour faire un tour dans les rizières voisines et une usine à l’arrêt (on est dimanche) de transformation des noix de coco.
Aéroport de Colombo, l’avion est à l’heure nous arrivons après une heure de vol sur l’île-aéroport des Maldives. C’est un peu la cohue au niveau du passage des douanes car il faut remplir un document pour rentrer sur le territoire, dommage que l’on n’ait pas eu les papiers dans l’avion on aurait gagné du temps. Le représentant du SALA FAMILY nous attend à la sortie et nous indique le chemin pour la navette qui nous emmènera sur Malé. C’est lui qui payera le bateau et le taxi. Nous sommes accueillis par Thomas le propriétaire des lieux. Il est Allemand et vit aux Maldives depuis 9 ans. La chambre est belle, petite mais confortable. Elle porte le nom de Kho Samui, au mur nous reconnaissons l’hôtel où nous avions séjourné en 2007, le monde est vraiment tout petit. Par contre c’est un peu bruyant, la mosquée est attenante à l’hôtel et le Musti nous réveillera à 5 heure du matin pour l’appel à la prière…..heureusement cela ne dure pas ! Le passage des motos et des voitures est également gênant. Il vaut mieux demander une chambre côté cour intérieur…..c’est quand même l’un des meilleurs endroits de la ville pour faire un stop avant de partir pour les îles hôtels.
Jour 10 lundi 25 février au samedi 2 mars
Après un petit déjeuner à l’allemande, charcuterie/fromage/pain noir, nous rejoignons l’île aéroport pour prendre le speedboat qui nous conduira au Rihiveli. Chaque hôtel a un stand au niveau des arrivées, l’aéroport est en plein travaux, cela devrait changer dans les prochains mois.
Nous trouvons celui du Rihiveli au comptoir 45 en partenariat avec le groupe Holidays Inn. Nous attendons les derniers clients avant de monter à bord du bateau. Nous allons avoir une heure de bateau et 1h30 de décalage horaire avec Malé….pas de panique, nous sommes sur la même longitude, c’est juste cette île qui a décidé d’appliquer cet horaire, pour profiter des longues soirées, un peu comme en été chez nous, c’est très agréable.
Le Rihiveli c’est « pas de chaussures, pas de nouvelles », bon, y’a moyen de garder ses pompes et pour les nouvelles les personnes qui n’arrivent pas à décrocher pendant les vacances ont de la wifi à l’accueil et au bar.
Si pour vous le paradis c’est du sable blanc et fin qui s’écoule entre les orteils, une eau turquoise et transparente, deux petites îles inhabitées mais que l’on peut rejoindre à pied, une grande île où sont disséminés une cinquantaine de bungalows au milieu des cocotiers, des repas excellents et variés et bien venez au Rihiveli ! Sans oublier le staff efficace et adorable, 170 petites mains qui s’occupent de 120 personnes ce n’est pas commun ! Manque plus que la clim dans les chambres pour que le tableau soit idyllique !
Donc du lundi 25 février au samedi 2 mars nous sommes restés sur ce petit bout d’Eden avec des journées rythmées de la même manière, c’est-à-dire :
Lever à 9h, petit-déjeuner 9h30, snorkeling 10h30, retour pour tanguer sur la berge à 12h30, déjeuner 12h45 jusqu’à 14h30 nous tapons la causette et trainons à table, sieste jusqu’à 15h15, snorkeling 15h30, retour pour tanguer à nouveau à 17h30, bar/apéro 19h00, dîner 20h15, au lit à 23h00….et comme ça pendant 6 jours. Ça parait monotone comme ça, ben non, c’est tout simplement formidable, le plaisir absolu. Les sorties snorkeling sont à chaque fois différentes et vous voyez des poissons fabuleux….dans l’ordre d’apparition : des dauphins, une cinquantaine à chaque fois que nous sortions de l’atoll, des raies tigres (enfin une), une raie manta, des requins pointes noires, des requins dormeur, des raies pastenague, des Balistes, des tortues, des carangues, des chirurgiens, des clowns noirs et des rouges, des poissons ange royal, des murènes énormes !, des nasons pointillés qui nous frôlaient, des perroquets magnifiques, des poissons coffres, des papillons des lapins….c’est toujours des poissons !, des cochers grégaires en bande, des sergents majors, des tamarins, des napoléons énormes ! et un des plus beaux pour moi, le poisson diagramme oriental.
Le masque et tuba ne vous quitte pas aux Maldives. Sur certaines plongés ont avait l’impression de nager dans un aquarium tellement c’était fourni et varié.
Sinon, les bungalows sont simples mais bien équipés, l’eau des carafes est changée tous les jours, des fontaines à eau gratuites disséminées sur l’île, vous permettent d’aller faire le plein tout au long de la journée. Toutes les activités sont comprises dans le prix, nous avons pu faire : du Snorkeling avec prêt du matériel, du catamaran, du canoë….nous aurions pu faire de la planche à voile et du kite surf mais encore aurait-il fallu savoir en faire !
Nous avons eu droit à trois soirées sur la plage, avec le coucher du soleil en arrière-plan : la soirée dessert, la soirée maldiviennes et la soirée blanche (avec barbecue et musique).
Nous avons quitté l’endroit avec regret voir une petite pointe de tristesse….nous espérons y retourner un jour, quand on aura mis assez d’argent de côté !
En vrac
- Les Sri Lankais sont souriants, parfois moqueurs mais toujours avec un petit sourire…ça passe mieux
- Quand ils sont d’accord avec vous ils dodelinent de la tête de droite à gauche, … bon ils le font aussi quand ils ne sont pas d’accord avec vous
- En général les guides/chauffeurs que l’on trouve sur le net ne sont pas ceux que vous aurez au final, c’est toujours sous-traité sur l’île….donc vous allez en chier, car la plupart veulent se faire un maximum de broussoufe. Ils vous colleront des guides à chaque sites, ils rajouteront le repas sur la facture quand vous aurez le dos tourné (même si au départ vous aviez conclus que tout était compris, repas, hébergement, gasoil….), le nôtre nous a même rajouté une petite bouteille d’alcool local (raki) sur des courses que nous étions en train de faire.
- Mahinda était chauffeur, pas guide….bon il était prudent mais ne savait pas où se trouvait les sites intéressants de son pays, on a perdu beaucoup de temps et fait des kilomètres inutiles.
- Un bon guide papier (LP ou Routard) est très utile pour les sites mais un guide sur place c’est quand même le top…..négocier le tarif avant la visite et restez ferme !
- Le Rice & curry est un régal, il est toujours accompagné de riz blanc parfois de riz rose, d’un curry de viande ou de poisson, de légumes variés (lentilles, choux raves, oignons, aubergines….varie en fonction de la saison)
- Les bananes et les ananas sont délicieux, j’accroche moins avec la papaye et la pastèque…insipides
- Leur anglais est incompréhensible, c’est du Cinglisch…mélange d’anglais et de cingalais
- Ils s’occupent très bien de leurs enfants, mère comme père sont à la sortie des écoles pour les récupérer et filer dans les parcs pour se rafraichir et prendre un en-cas.
- Par contre sur les routes en chantier les femmes ont la pelle, les hommes les machines de terrassement
- Reparlons des routes, elles sont catastrophiques, heureusement des travaux sont en court, cela devrait s’améliorer dans les prochaines années
- Selon la réputation, ce n’est pas mon avis je préfère préciser…quoi que, les femmes au volant chez-nous c’est quelque chose, je dis ça sans être misogyne, mais alors là-bas….planquez-vous !
Pour les Maldives
- Si on peut éviter de faire un stop à Malé c’est un gain de temps indéniable, malheureusement avec Emirates les vols vers l’archipel n’ont lieu qu’en fin de journée. Il faut voler dans ce cas-là avec Sri-Lanka Airlines qui propose des vols tout on long de la journée…
- Les Maldives sont immenses, vous n’aurez pas forcément le même temps au sud qu’au nord
- Pas d’alcool à Malé, mais les îles hôtels vous pousseront à la consommation….c’est quand même paradoxal !
- Evitez les grandes structures à plus de 100 bungalows, les îles sont si petites que vous vous sentirez forcément à l’étroit….mais ce n’est que mon avis.
- D’ailleurs j’ai donné mon avis sur tout, j’ai surtout donné mon avis…..chacun pourra se faire sa propre opinion en se rendant dans ces deux merveilleux pays !
Je voulais terminer par remercier les membres du Forum qui m'ont aidé à organiser ce voyage: MUSHU23 GABELOUNETTE ISARAPH SUDI LEPIAF.....merci mille fois!
Départ à 14h25 de l’aéroport CDG dans l’A380. Permission exceptionnelle de la part du commandant de bord (il doit le dire à chaque fois) de filmer l’intérieur du cockpit. Alors l’avion est immense mais le poste de pilotage est vraiment rikiki, les 5 personnes qui se trouvent dans cet espace exigu se marchent presque dessus.
Retard de 45 minutes à Dubaï, le vol prévu à 2 :45 ne partira qu’à 3 :30. Nous tuons le temps en déambulant dans la zone duty-free. Portés par le vent nous rattrapons le temps perdu et arrivons finalement juste avec un petit ¼ d’heure de retard sur l’horaire initial.
A l’accueil de l’aéroport, notre chauffeur, nous attend avec un panonceau. Mahinda a un VAN tout pourri, une conduite très prudente et une méconnaissance total des sites culturels de son pays….mais ça on ne s’en rendra compte que plus tard. Il n’a absolument rien préparé et n’a aucune idée de l’endroit où se trouve le premier hôtel à Colombo…..franchement ça promet !
La route entre l’aéroport et le centre de Colombo (hôtel CASA COLOMBO) est longue et le trafic est dense. Après plusieurs appels téléphoniques le chauffeur finit par trouver notre pied à terre, non sans l’aide de Pascale qui avait vu au préalable l’enseigne de l’hôtel. Le CASA est dans une vieille bâtisse de type colonial mais remise à neuf dans un style contemporain, en gardant le cachet des ancien. Le mélange est détonnant et étonnant, mais à mes yeux, une véritable réussite. Les chambres sont très bien équipées, la télé ne sert à rien mais elle traîne au milieu du salon, une sono d’enfer équipe également cet espace. Une sieste d’un quart d’heure, un petit plouf dans l’eau, une bonne douche, ou l’inverse et nous voilà parti pour faire un petit tour dans la grande ville. Ballade sur Face Galle Green, le rendez-vous des amoureux Srilankais qui se retrouvent collés-serrés sur les bancs publics, cachés sous des ombrelles.
Visite du mythique Gale Face hôtel, rencontre avec la population sur le marché coloré et odorant de Pettah, nous finissons la journée avec le temple bouddhiste de Gangaramaya .
Le soir nous prenons un verre au ZAZA, le bar de l’hôtel, la décoration est là aussi très réussie, eau rafraîchissante qui coule sur le toit et les parois du bâtiment vitré, fauteuil en rotin très stylé, bar noir et en fondu rose découpé en relief sous ce bar, un couple qui s’embrasse.
Nous dinons de spécialités Sri-Lankaises au restaurant de l’hôtel. C’est épicé, mais il vaut mieux s’habituer tout de suite, c’est tout simplement succulent ! Curry pour ma Calou et nouille/légumes/poulet pour ma part et pour Christophe, Isa opte pour une salade composée.
En dessert c’est crumble à la rhubarbe pour tout le monde. Nous nous couchons à 21h00 repus et complétement lessivés pour un sommeil profond et réparateur.
Jour 2 dimanche 17 février
Après un petit-déjeuner réussi, fruits, café, croissant, omelette, saucisse, gaufre, pas mélangé comme ça mais au final cela revient au même, nous réglons la facture et partons direction DAMBULLA. La route est encore une fois interminable, heureusement nous pouvons nous arrêter où bon nous semble et faire des coupures. Le jardin d’HERANROGUDA est sur la route de KANDY, nous essayerons de le faire au retour. A PASYALA il y a effectivement des vendeuses de noix de cajou, mais les tarifs sont similaires à ceux pratiqués en France. Un peu plus loin sur la route les vanniers vendent de très belles pièces mais c’est plutôt volumineux et difficilement transportable dans l’avion.
Nous arrivons à 14h30 après 5 heures de route à l’HERITANCE KANDALAMA. L’accueil est souriant. Pendant que nous dégustons une boisson rafraichissante, le personnel s’active à porter nos bagages dans la chambre. Nous grignotons quelques sandwichs (sur toutes les factures il faut rajouter la TVA de 24 %) puis montons dans nos chambres pour nous rafraîchir sous une bonne douche. Le chauffeur nous attend déjà pour aller visiter les fameuses grottes de Dambulla. Le site est à quelques kilomètres et vaut vraiment le détour. La montée vers les grottes est un peu casse-patte mais le jeu en vaut la chandelle.
50 roupies le parking, 25 roupies les claquettes laissées à l’entrée (enfin pas pour moi, puisque je les glisse dans mon sac à dos, (un touriste se permet d’ailleurs de me faire une réflexion), 1500 roupies pour le site et 500 roupies pour le guide, ….ok, on est là pour faire vivre le tourisme, même si j’ai l’impression d’être une vache à lait, je crois qu’en prenant un chauffeur pour nous 4 pendant neuf jours on a contribué à faire marcher ce petit business…quand à l’autre touriste qui est venu avec son bus et son troupeau, je l’emm….. Retour à l’hôtel pour faire un petit plongeon dans la piscine avec la vue sur le lac de KANDALAMA. Malheureusement le ciel en décide autrement, un orage éclate et des trombes d’eau nous interdirons de mettre le moindre orteil dans le bassin.
Pendant que Calou se paye du bon temps massée par les mains expertes d’un sri-lankais, nous sirotons quelques boissons avec Christophe et Isabelle. Ce soir nous dînons à nouveau sur la terrasse de mets plus ou moins bon, mais avec la même constance au niveau du prix….c’est à dire cher ! Coucher à 23h00, demain debout à 6h45 pour aller visiter le rocher de SIGIRYA et faire notre safari.
Jour 3 lundi 18 février
Le petit-déjeuner du KANDALAMA est servi sous forme de buffet, c’est varié et copieux mais pas franchement fantastique. Mais bon, chacun y trouve son compte.
Départ à 9 h00 pour SIGIRYA. Le chauffeur se plante de route et au lieu d’arriver à 9h30 nous arrivons à 10h30 en même temps que la horde des touristes en bus. Nous nous frayons un passage mais butons sur l’escalier en colimaçon qui permet d’accéder aux fresques. En temps normal un deuxième escalier donne accès à la suite de la visite, malheureusement celui-ci étant en travaux, c’est collé-serré sur un seul escalier que les gens se croisent. Rencontre sympathique avec des allemandes, un peu moins quand il s’agit des chinois.
Devant les grandes pattes de Lion, les derniers escaliers sont une formalité. C’est un peu l’embouteillage quand une personne décide de redescendre à contre-sens pour cause de vertige. La vue panoramique du haut du rocher est remarquable, à 360° (pas la température) s’étalent les plaines fertiles et la jungle des premières montagnes.
Dans l’après-midi le rendez-vous pour le safari est prévu à 14h30, mais étant un peu en avance nous téléphonons à l’organisateur pour avancer notre ballade à 13h00. C’est un safari payé au préalable en France, pour éviter de me déplacer avec un paquet de brousoufe. En finalité je l’ai regretté, si j’avais su, j’aurai tout fait sur place….en effet, la société ECOTEAM qui nous avait organisé la sortie, est basée à Colombo et soustraite toutes les activités qu’elle propose. Alors dans un premier temps, nous aurions dû nous rendre au parc de Minnerya mais le chauffeur de la jeep nous emmène au parc de HURULU, les tarifs pour rentrer dans le parc sont dérisoire par rapport à la facture que j’ai réglée.
Nous roulons depuis 1h30 dans le parc, nous avons vu en tout et pour tout : deux paons et un varan, pas de quoi fouetter un chat, par contre les paysages sont superbes. C’est peut-être le panorama qui a déconcentré notre chauffeur, toujours est-il que nous nous retrouvons coincés dans cinquante centimètres de boue sans pouvoir avancer ni reculer le véhicule….seuls dans la jungle dans cet environnement hostile (t’imagines on se fait bouffer par un paon), nous patientons plus d’une heure avant qu’une autre jeep arrive….mais pas pour nous dépanner, non c’est juste pour voir si l’autre chauffeur arrive à sortir le véhicule embourbé, le bougre sait peut-être mieux conduire !
Évidemment il n’y arrivera pas, par chance, la cliente de la jeep est d’accord pour qu’on l’accompagne dans son périple. Natalie, c’est son prénom, n’a pas vu de paon ni de varan, par contre elle a vu des éléphants ! Elle va d’ailleurs nous porter chance par la suite puisque nous en verrons près d’une trentaine ! Nous ne sommes plus vraiment dans le parc mais sur la route entre Harabana et Horatapula et c’est là que nous croisons le plus de pachydermes.
Retour à l’HERITANCE sur les coups de 18h30, comme la veille au soir un orage nous accueille sous les trombes d’eau. Nous nous retrouvons au bar et invitons Natalie, d’une part pour la remercier de nous avoir dépanné et d’autre part parce qu’aujourd’hui c’est mon anniversaire ! Nous avons dîné au restaurant du septième étage, de meilleure facture que le buffet du quatrième. Nous nous régalons d’un RICE & Curry délicieux.
Jour 4 mardi 19 février
Aujourd’hui direction Polonnaruwa, encore une ancienne capitale Sri-Lankaise. Sur les routes périlleuses du SL il n’est pas rare d’être à 7 de front sur la même route, 2 vélos 1 bus 1 van 1 moto 1 voiture 1 tuk-tuk, ce joyeux capharnaüm se respecte à coup de klaxon et ma foi ça marche sans trop de casse….mais les pires sont quand même les chauffeurs de bus, qui, étant donné le calibre de l’engin et vu qu’ils ont des horaires à respecter, foncent comme des Fangio.
Arrivée tardive sur le site, avec le sens d’orientation et la lenteur de notre chauffeur nous perdons au moins une heure sur le temps de parcours. Il faut dire aussi qu’en chemin nous nous sommes arrêtés pour faire le change. Très particulier le change dans une banque Sri-Lankaise, le banquier fait valider par la guichetière principale qui fait valider par le responsable de la banque qui donne l’autorisation à la guichetière de nous échanger le billet de 100 euros que j’avais donné au départ…..ça nous a pris vingt bonnes minutes. A noter que la commission est de 2%, chose qui n’est pas appliquée à l’hôtel et souvent les taux y sont plus avantageux.
En arrivant sur Polonnaruwa nous essuyons un premier orage, il tombe pile-poil celui-là, puisqu’en attendant nous visitons le musée du site (belles pièces trouvées lors des fouilles archéologiques et maquettes des différents bâtiments). Le musée est assez petit et les pièces ne sont pas vraiment mise en valeur….c’est dommage. Bon, l’entrée est comprise dans le Pass alors autant en profiter. Nous n’avons pas fait tout le site, il est très étendu, le mieux est de louer un vélo pour parcourir le dédale des chemins.
Le plus beau, pour nous, est certainement le Kalu Gal Vihara, 4 statues taillées dans le granite dont un bouddha couché de 15 mètres de long, c’est de toute beauté. Sur le parcours nous essuyons deux autres gros orages, mais à chaque fois nous avons pu nous abriter à temps, ce n’est pas la même histoire pour les groupes de touristes et c’est tout bénéfice pour nous puisque nous sommes beaucoup moins nombreux sur le site.
Retour à l’hôtel à 19h15 et dîner au septième étage à nouveau d’un Rice & curry un peu plus épicé que la veille, ils ont peut-être cru que nous étions des habitués, c’est vrai que la bouche est maintenant anesthésiée, mais les épices me font toujours autant couler le nez !
Jour 5 mercredi 20 février
Départ pour le pays de Kandy, sur la route nous nous arrêtons dans un des nombreux jardins d’épices, les fameuses, qui nous mettent le feu à la bouche. Tous ces jardins sont au bord de la route et proposent exactement la même chose. La fabrique d’huiles et de crèmes doit certainement fournir l’ensemble des marchands ! Même si l’on n’achète pas il est toutefois intéressant de découvrir les vertues et l’utilité des différentes plantes cultivées. Malheureusement les tarifs sont prohibitifs, ou plutôt, identique à ceux pratiqués en France. Désolé pour notre chauffeur qui ne touchera pas de commission….
La dernière partie de route pour Kandy est très longue et encombrée, nous arrivons avec toutes les peines du monde à trouver une place à côté du lac pour visiter le temple de la dent . Puis un petit tour dans Kandy pour faire quelques emplettes et échanger de la monnaie avant de prendre la route pour notre chambre d’hôte « le Jungle Tide ». La route est une véritable épreuve, surtout une portion de 3 kilomètres jalonnée d’innombrables nids de poule. Après plus d’une heure de torture nous sommes accueillis par Sally et Jerry les propriétaires anglais de la demeure et par Martin et Rani, au four et au moulin pour que votre séjour se passe bien. Ils nous concocterons en dîner, un rice & curry exquis. Nous sommes restés à table jusqu’à 23h00, envoûtés par les récits de la maîtresse de maison….Sally devrait mettre sur papier toutes ses histoires, elle aurait forcément du succès !
Jour 6 jeudi 21 février
Petit-déjeuner simple mais bon. Départ à 9 heure pour le jardin de Piradenya , c’est le poumon vert de la ville de Kandy….bien que le centre-ville soit à 4 kilomètres. Le jardin est merveilleux, les visiteurs sont respectueux de l’endroit, c’est peut-être le seul lieu où l’on ne trouve pas de sac plastique par terre.
Les arbres sont pour la plupart centenaires. Les chauves-souris géantes colonisent les sommets des grands ficus qui longent la rivière ainsi que les arbres de l’allée des conifères. Dans le parc il est également possible d’utiliser le pont suspendu au-dessus de la rivière. Il parait que certaines scènes du film « le pont de la rivière Kwai » auraient été tournées à cet endroit. Autre coin à ne pas rater, la serre des Orchidées, la plus grande du monde se trouve à gauche en entrant dans la serre. Seul point négatif dans le parc, la cafétéria qui propose des plats où la qualité est plus que discutable, pour ne pas dire médiocre .
Nous passons la fin de journée à faire du shopping dans Kandy. Calou, Isa et Christophe dévalisent les grandes galeries commerciales pendant que j’arpente les vieilles rues de Kandy à la recherche d’une cabine téléphonique pour avoir des nouvelles des enfants. J’en trouve une et arrive à joindre Valentin, il m’annonce qu’il a réussi ses partiels, j’explose de joie dans la cabine exigue, les Sri-Lankais me regardent d’un air ébahit, je quitte les lieux avec un sourire jusque derrière les oreilles toujours suivi des mêmes regards….je rentre dans une boutique pour fuir un rabatteur qui me suivait depuis 10 bonnes minutes. Il se trouve que c’est une papeterie, je décide donc d’acheter du matériel scolaire pour l’école qui se trouve à côté de la chambre d’hôte. Je retrouve la troupe devant le centre commercial pour un retour à la maison non sans passer au marché pour ramener des victuailles pour Martin et Rani. Nous dînons, comme la veille, dans une excellente atmosphère d’un Chili con Carne confectionné par Jerry, un régal.
Jour 7 vendredi 22 février
Après nos adieux au Jungle Tide nous voilà repartis sur les routes du Sri Lanka, un périple de 80 kilomètres direction Nuwaraeliya. Sur le chemin nous nous arrêtons au-dessus du lac de Kotmalé et mangeons au pied des cascades de Rambuda. En continuant sur la même route nous croisons plusieurs fabriques de thé. Comme nous l’avait conseillée Sally, nous nous arrêtons à la BOCHELLIE. Le thé est offert gracieusement, un thé sombre orangé un peu passe partout mais d’excellente facture.
La route jusqu’à notre hôtel est encore une fois complétement défoncée, l’hôtel est sur un promontoire en plein milieu des plantations de thé avec une vue dégagée sur les plaines environnantes, nous sommes à 1900 mètres d’altitude. L’ambiance, la décoration, le style, tout est vraiment « so britisch » (sauf un tableau d’Eguisheim accroché au bar de l’hôtel, faire autant de kilomètres pour voir un petit bout de notre Alsace c’est insolite !). À 17h00 nous avons droit au tea time, avec des pâtisseries maison. L’hôtel étant loin de tout nous dînons le soir même au restaurant de l’hôtel, ma foi c’est un bon choix puisque l’on y mange très bien. Finalement, à part les paysages et la cascade nous n’aurons pas vu grand-chose de cette partie de l’île.
Jour 8 samedi 23 février
En route pour Kandanagedara ! Encore et toujours des routes en lacets interminables, nous ne le savons pas encore mais nous allons passer près de 8 heures dans la voiture….avec Mahinda c’est un supplice. Nous arrivons sur les coups de 17h00 à l’Horathapola Estate. C’est plutôt une chambre d’hôte qu’un hôtel puisqu’il n’y a que 4 chambres. La maison de type coloniale est splendide et date de 1922, les meubles sont d’époque et décorent agréablement la maison. Une table trône au milieu de l’entrée. Le plateau est une mosaïque d’ivoire, d’ébène et de bois de santal. Les quatre pieds en fonte représentent des éléphants, les trompes des pachydermes relient le plateau au sol carrelé de la pièce. Pendant que nous nous installons dans nos chambres le personnel s’affaire pour préparer la table et le repas. Après un petit tour dans l’eau légèrement salée de la piscine et une promenade dans le parc de la propriété, nous passons à table.
Le rice & curry est cette-fois ci différent. A la place du traditionnel riz blanc ou rouge, on nous sert des nouilles de riz complètes. En accompagnement, des courgettes au lait de coco à fondre de plaisir, de la noix de coco râpée mélangée avec des piments des oignons vraiment très épicés, des pommes de terre au piment rouge, des lentilles jaunes et du poisson avec la même consistance que le thon. Le tout est un pur délice. Pour couronner ce repas nous avons droit à une assiette de fruits frais, ananas, papaye, pastèque. Pour Calou et Christophe se sera le dessert du jour, un flan à la noix de coco, trop sucrée pour ma part.
Jour 9 dimanche 24 février
Réveil à 8h50 pour un petit-déjeuner à 9h00. Nous nous éternisons à table jusqu’à 10h30 en nous délectant de fruits, de pain frais grillé, de confiture de mangue, de Roti (galette genre Nan), de lentilles au curry et d’un thé fort et amer. Nous nous relaxons au bord de la piscine en attendant l’heure fatidique du départ vers l’aéroport. J’en profite pour faire un tour dans les rizières voisines et une usine à l’arrêt (on est dimanche) de transformation des noix de coco.
Aéroport de Colombo, l’avion est à l’heure nous arrivons après une heure de vol sur l’île-aéroport des Maldives. C’est un peu la cohue au niveau du passage des douanes car il faut remplir un document pour rentrer sur le territoire, dommage que l’on n’ait pas eu les papiers dans l’avion on aurait gagné du temps. Le représentant du SALA FAMILY nous attend à la sortie et nous indique le chemin pour la navette qui nous emmènera sur Malé. C’est lui qui payera le bateau et le taxi. Nous sommes accueillis par Thomas le propriétaire des lieux. Il est Allemand et vit aux Maldives depuis 9 ans. La chambre est belle, petite mais confortable. Elle porte le nom de Kho Samui, au mur nous reconnaissons l’hôtel où nous avions séjourné en 2007, le monde est vraiment tout petit. Par contre c’est un peu bruyant, la mosquée est attenante à l’hôtel et le Musti nous réveillera à 5 heure du matin pour l’appel à la prière…..heureusement cela ne dure pas ! Le passage des motos et des voitures est également gênant. Il vaut mieux demander une chambre côté cour intérieur…..c’est quand même l’un des meilleurs endroits de la ville pour faire un stop avant de partir pour les îles hôtels.
Jour 10 lundi 25 février au samedi 2 mars
Après un petit déjeuner à l’allemande, charcuterie/fromage/pain noir, nous rejoignons l’île aéroport pour prendre le speedboat qui nous conduira au Rihiveli. Chaque hôtel a un stand au niveau des arrivées, l’aéroport est en plein travaux, cela devrait changer dans les prochains mois.
Nous trouvons celui du Rihiveli au comptoir 45 en partenariat avec le groupe Holidays Inn. Nous attendons les derniers clients avant de monter à bord du bateau. Nous allons avoir une heure de bateau et 1h30 de décalage horaire avec Malé….pas de panique, nous sommes sur la même longitude, c’est juste cette île qui a décidé d’appliquer cet horaire, pour profiter des longues soirées, un peu comme en été chez nous, c’est très agréable.
Le Rihiveli c’est « pas de chaussures, pas de nouvelles », bon, y’a moyen de garder ses pompes et pour les nouvelles les personnes qui n’arrivent pas à décrocher pendant les vacances ont de la wifi à l’accueil et au bar.
Si pour vous le paradis c’est du sable blanc et fin qui s’écoule entre les orteils, une eau turquoise et transparente, deux petites îles inhabitées mais que l’on peut rejoindre à pied, une grande île où sont disséminés une cinquantaine de bungalows au milieu des cocotiers, des repas excellents et variés et bien venez au Rihiveli ! Sans oublier le staff efficace et adorable, 170 petites mains qui s’occupent de 120 personnes ce n’est pas commun ! Manque plus que la clim dans les chambres pour que le tableau soit idyllique !
Donc du lundi 25 février au samedi 2 mars nous sommes restés sur ce petit bout d’Eden avec des journées rythmées de la même manière, c’est-à-dire :
Lever à 9h, petit-déjeuner 9h30, snorkeling 10h30, retour pour tanguer sur la berge à 12h30, déjeuner 12h45 jusqu’à 14h30 nous tapons la causette et trainons à table, sieste jusqu’à 15h15, snorkeling 15h30, retour pour tanguer à nouveau à 17h30, bar/apéro 19h00, dîner 20h15, au lit à 23h00….et comme ça pendant 6 jours. Ça parait monotone comme ça, ben non, c’est tout simplement formidable, le plaisir absolu. Les sorties snorkeling sont à chaque fois différentes et vous voyez des poissons fabuleux….dans l’ordre d’apparition : des dauphins, une cinquantaine à chaque fois que nous sortions de l’atoll, des raies tigres (enfin une), une raie manta, des requins pointes noires, des requins dormeur, des raies pastenague, des Balistes, des tortues, des carangues, des chirurgiens, des clowns noirs et des rouges, des poissons ange royal, des murènes énormes !, des nasons pointillés qui nous frôlaient, des perroquets magnifiques, des poissons coffres, des papillons des lapins….c’est toujours des poissons !, des cochers grégaires en bande, des sergents majors, des tamarins, des napoléons énormes ! et un des plus beaux pour moi, le poisson diagramme oriental.
Le masque et tuba ne vous quitte pas aux Maldives. Sur certaines plongés ont avait l’impression de nager dans un aquarium tellement c’était fourni et varié.
Sinon, les bungalows sont simples mais bien équipés, l’eau des carafes est changée tous les jours, des fontaines à eau gratuites disséminées sur l’île, vous permettent d’aller faire le plein tout au long de la journée. Toutes les activités sont comprises dans le prix, nous avons pu faire : du Snorkeling avec prêt du matériel, du catamaran, du canoë….nous aurions pu faire de la planche à voile et du kite surf mais encore aurait-il fallu savoir en faire !
Nous avons eu droit à trois soirées sur la plage, avec le coucher du soleil en arrière-plan : la soirée dessert, la soirée maldiviennes et la soirée blanche (avec barbecue et musique).
Nous avons quitté l’endroit avec regret voir une petite pointe de tristesse….nous espérons y retourner un jour, quand on aura mis assez d’argent de côté !
En vrac
- Les Sri Lankais sont souriants, parfois moqueurs mais toujours avec un petit sourire…ça passe mieux
- Quand ils sont d’accord avec vous ils dodelinent de la tête de droite à gauche, … bon ils le font aussi quand ils ne sont pas d’accord avec vous
- En général les guides/chauffeurs que l’on trouve sur le net ne sont pas ceux que vous aurez au final, c’est toujours sous-traité sur l’île….donc vous allez en chier, car la plupart veulent se faire un maximum de broussoufe. Ils vous colleront des guides à chaque sites, ils rajouteront le repas sur la facture quand vous aurez le dos tourné (même si au départ vous aviez conclus que tout était compris, repas, hébergement, gasoil….), le nôtre nous a même rajouté une petite bouteille d’alcool local (raki) sur des courses que nous étions en train de faire.
- Mahinda était chauffeur, pas guide….bon il était prudent mais ne savait pas où se trouvait les sites intéressants de son pays, on a perdu beaucoup de temps et fait des kilomètres inutiles.
- Un bon guide papier (LP ou Routard) est très utile pour les sites mais un guide sur place c’est quand même le top…..négocier le tarif avant la visite et restez ferme !
- Le Rice & curry est un régal, il est toujours accompagné de riz blanc parfois de riz rose, d’un curry de viande ou de poisson, de légumes variés (lentilles, choux raves, oignons, aubergines….varie en fonction de la saison)
- Les bananes et les ananas sont délicieux, j’accroche moins avec la papaye et la pastèque…insipides
- Leur anglais est incompréhensible, c’est du Cinglisch…mélange d’anglais et de cingalais
- Ils s’occupent très bien de leurs enfants, mère comme père sont à la sortie des écoles pour les récupérer et filer dans les parcs pour se rafraichir et prendre un en-cas.
- Par contre sur les routes en chantier les femmes ont la pelle, les hommes les machines de terrassement
- Reparlons des routes, elles sont catastrophiques, heureusement des travaux sont en court, cela devrait s’améliorer dans les prochaines années
- Selon la réputation, ce n’est pas mon avis je préfère préciser…quoi que, les femmes au volant chez-nous c’est quelque chose, je dis ça sans être misogyne, mais alors là-bas….planquez-vous !
Pour les Maldives
- Si on peut éviter de faire un stop à Malé c’est un gain de temps indéniable, malheureusement avec Emirates les vols vers l’archipel n’ont lieu qu’en fin de journée. Il faut voler dans ce cas-là avec Sri-Lanka Airlines qui propose des vols tout on long de la journée…
- Les Maldives sont immenses, vous n’aurez pas forcément le même temps au sud qu’au nord
- Pas d’alcool à Malé, mais les îles hôtels vous pousseront à la consommation….c’est quand même paradoxal !
- Evitez les grandes structures à plus de 100 bungalows, les îles sont si petites que vous vous sentirez forcément à l’étroit….mais ce n’est que mon avis.
- D’ailleurs j’ai donné mon avis sur tout, j’ai surtout donné mon avis…..chacun pourra se faire sa propre opinion en se rendant dans ces deux merveilleux pays !
Je voulais terminer par remercier les membres du Forum qui m'ont aidé à organiser ce voyage: MUSHU23 GABELOUNETTE ISARAPH SUDI LEPIAF.....merci mille fois!
Bonjour amis photographes-voyageurs
Je dois avouer que je suis plutôt fasciné par l'Inde. Alors mon premier voyage au Sri-Lanka d'où je reviens, m'a un peu laissé sur ma faim. Mais c'est un autre débat. Bref, j'ai quand même pris du plaisir à photographier cette île et ses sympathiques habitants. Ci-joint une petite sélection d'images.
Pour la technique, photos réalisées au Nikon D 800 - Objectifs 24-70 mm f : 2,8 et 70-200 mm f : 4
Un autre envoi suivra...




















Je dois avouer que je suis plutôt fasciné par l'Inde. Alors mon premier voyage au Sri-Lanka d'où je reviens, m'a un peu laissé sur ma faim. Mais c'est un autre débat. Bref, j'ai quand même pris du plaisir à photographier cette île et ses sympathiques habitants. Ci-joint une petite sélection d'images.
Pour la technique, photos réalisées au Nikon D 800 - Objectifs 24-70 mm f : 2,8 et 70-200 mm f : 4
Un autre envoi suivra...




















Je compte aller au sri lanka probablement en janvier ou février, je vois qu'il y a des conflits, y-a t'il une partie du SL à éviter où pas raison de sécurité ?
Et quel est la météo dès lors ?
bonjour à tous, nous projetons un séjour de 20 jours au sri lanka en aout avec nos 2 enfants.
Quels sont les étapes incontournables du pays?
faut il faire les grandes villes?
Peut on trouver des plages paradisiaques et un peu isolées en fin de séjour pour se remettre de nos émotions?..
conseillez vous de prendre un chauffeur ou plutôt de louer un véhicule?
merci de vos conseils précieux.
Bonjour à tous.
Dans trois semaines, nous partons pour un séjour d'une vingtaine de jours au Sri Lanka. 😎 Je suis en pleine préparation de notre circuit, j'ai tourné la carte dans tous les sens, épluché moultes guides/blog/forums et je commence à avoir une idée assez précise de notre voyage.
Je me permets de vous présenter notre projet (qui changera de toutes façons probablement en cours de route, au grès de rencontre et opportunité).
Quelques remarques préliminaires:
1. Nous voyageons en couple avec notre petite fille de 9 mois. On a l'habitude de voyager à deux (Asie, Amérique centrale, Moyen orient), et nous sommes déjà parti en autonome avec la petite ( un tour en Grêce continentale). On dispose d'une écharpe de portage et d'une poussette légère. 2. Un intérêt plus marqué pour les vieilles pierres que pour la bronzette. 3. Budget correct, pas nécessaire de voyage "on the cheap", mais pas de raison de jeter l'argent par les fenêtres. Les logements seront variés (de la simple guesthouse à l'hôtel assez chic, un peu des deux). Préférence cependant pour l'usage des transports locaux quand c'est possible (mais pas au point de multiplier par trois la longueur du trajet, on est pas contre à louer un chauffeur pour une partie du périple).
Voici donc notre projet d'itinéraire:
Jour 1: arrivée en matinée, transfert sur Negombo, repos et visite light. Nuit Negombo. Des retours sur l'oasis beach resort? Jour 2: journée Negombo, transfert sur Kandy en fin de journée (bus? train?). Nuit Kandy (Sharon Inn?) Jour 3: visite Kandy Jour 4: Visite des temples externes dans les environs Jour 5: Départ de Kandy pour Haputale en train. Nuit Haputale. Rem: on va probablement laisser une partie de nos affaires à Kandy vu que l'on y revient 4j plus tard, dire de voyager plus léger. Jour 6: Ballade dans la région, un petit peu de treck light. Jour 7: Transfert vers Horton plains où l'on fera la petite boucle (9km) puis départ vers Nuwara Eliya. J'imagine que pour ce jour là, la location d'une voiture/chauffeur serait une bonne idée... Nuit à Nuwara Eliya (Glendower Hotel? Ou cela vaut vraiment la peine d'exploser le budget pour la Tea Factory?) Jour 8: Remontée vers Dambula avec divers stop (plantation, cascade, village, que sais-je, on a la journée, il doit y avoir moyen; même avec les transports en commun, non?). Nuit Kandy ou Dambula, en fonction du temps que l'on aura mis pour remonter. Jour 9: Visite des Caves et autres à Dambula. Nuit au Heritance Kandalama, soyons fou (j'ai trouvé des tarifs très correct sur le net). Jour 10: Escalade de Sigiraya Rock, on continue notre chemin vers Polonnaruwa. Nuit à Polo. Jour 11: visite de Polonnaruwa Jour 12: Polonnaruwa et un des deux parcs nationaux, l'objectif étant plus de voir des éléphants que un léopard. Plutôt Minneriya ou Kaudulla comme parc? On sera vers le 1er octobre. Nuit à Trincomalee. Jour 13: Journée glande à Trinco, probablement au Chaaya Blu (les tarifs internet semblent plus intéressants que sur place) Jour 14: Journée glande à Trinco, probablement au Chaaya Blu Jour 15: Jour OFF, au cas où l'on aurait pris du retard. Sinon, Chaaya. Jour 16: Transfert vers Anurhadapura (bus, train, taxi??). Visite de Mihintale. Nuit Anurhadapura. Jour 17: Visite de Anurhadapura. Train de 16h pour Colombo. Nuit Colombo Jour 18: Visite Colombo, dernière courses... Ensuite, soit nuit à COlombo, soit Negombo (plus probable vu notre vol à 9h30). A moins que vous connaissiez un hotel à coté de l'aéroport. Jour 19: vol à 9h30, retour chez nous. 😕
Que pensez-vous de cet itinéraire? Ca me semble à la fois riche et ambitieux tout en restant suffisamment relax non? Il y a de gros manquements ou des choses qui ne valent pas la peine?
Merci.
Nicolas
Dans trois semaines, nous partons pour un séjour d'une vingtaine de jours au Sri Lanka. 😎 Je suis en pleine préparation de notre circuit, j'ai tourné la carte dans tous les sens, épluché moultes guides/blog/forums et je commence à avoir une idée assez précise de notre voyage.
Je me permets de vous présenter notre projet (qui changera de toutes façons probablement en cours de route, au grès de rencontre et opportunité).
Quelques remarques préliminaires:
1. Nous voyageons en couple avec notre petite fille de 9 mois. On a l'habitude de voyager à deux (Asie, Amérique centrale, Moyen orient), et nous sommes déjà parti en autonome avec la petite ( un tour en Grêce continentale). On dispose d'une écharpe de portage et d'une poussette légère. 2. Un intérêt plus marqué pour les vieilles pierres que pour la bronzette. 3. Budget correct, pas nécessaire de voyage "on the cheap", mais pas de raison de jeter l'argent par les fenêtres. Les logements seront variés (de la simple guesthouse à l'hôtel assez chic, un peu des deux). Préférence cependant pour l'usage des transports locaux quand c'est possible (mais pas au point de multiplier par trois la longueur du trajet, on est pas contre à louer un chauffeur pour une partie du périple).
Voici donc notre projet d'itinéraire:
Jour 1: arrivée en matinée, transfert sur Negombo, repos et visite light. Nuit Negombo. Des retours sur l'oasis beach resort? Jour 2: journée Negombo, transfert sur Kandy en fin de journée (bus? train?). Nuit Kandy (Sharon Inn?) Jour 3: visite Kandy Jour 4: Visite des temples externes dans les environs Jour 5: Départ de Kandy pour Haputale en train. Nuit Haputale. Rem: on va probablement laisser une partie de nos affaires à Kandy vu que l'on y revient 4j plus tard, dire de voyager plus léger. Jour 6: Ballade dans la région, un petit peu de treck light. Jour 7: Transfert vers Horton plains où l'on fera la petite boucle (9km) puis départ vers Nuwara Eliya. J'imagine que pour ce jour là, la location d'une voiture/chauffeur serait une bonne idée... Nuit à Nuwara Eliya (Glendower Hotel? Ou cela vaut vraiment la peine d'exploser le budget pour la Tea Factory?) Jour 8: Remontée vers Dambula avec divers stop (plantation, cascade, village, que sais-je, on a la journée, il doit y avoir moyen; même avec les transports en commun, non?). Nuit Kandy ou Dambula, en fonction du temps que l'on aura mis pour remonter. Jour 9: Visite des Caves et autres à Dambula. Nuit au Heritance Kandalama, soyons fou (j'ai trouvé des tarifs très correct sur le net). Jour 10: Escalade de Sigiraya Rock, on continue notre chemin vers Polonnaruwa. Nuit à Polo. Jour 11: visite de Polonnaruwa Jour 12: Polonnaruwa et un des deux parcs nationaux, l'objectif étant plus de voir des éléphants que un léopard. Plutôt Minneriya ou Kaudulla comme parc? On sera vers le 1er octobre. Nuit à Trincomalee. Jour 13: Journée glande à Trinco, probablement au Chaaya Blu (les tarifs internet semblent plus intéressants que sur place) Jour 14: Journée glande à Trinco, probablement au Chaaya Blu Jour 15: Jour OFF, au cas où l'on aurait pris du retard. Sinon, Chaaya. Jour 16: Transfert vers Anurhadapura (bus, train, taxi??). Visite de Mihintale. Nuit Anurhadapura. Jour 17: Visite de Anurhadapura. Train de 16h pour Colombo. Nuit Colombo Jour 18: Visite Colombo, dernière courses... Ensuite, soit nuit à COlombo, soit Negombo (plus probable vu notre vol à 9h30). A moins que vous connaissiez un hotel à coté de l'aéroport. Jour 19: vol à 9h30, retour chez nous. 😕
Que pensez-vous de cet itinéraire? Ca me semble à la fois riche et ambitieux tout en restant suffisamment relax non? Il y a de gros manquements ou des choses qui ne valent pas la peine?
Merci.
Nicolas
Bonjour, ma femme et moi avont decidez de partir au sri lanka du 17 novembre au 14 decembre pour la 1ere fois.
Nous aimerons avoir des avis pour le parcour que nous desirons faire en fonction du nombre de jours(26) que nous avons.
Voila notre parcours, nous aimerons avoir une idée de se qui est le plus simple à faire question temp et transport :
- Colombo (juste pour atterrissage a 4h00, et partir) - Kitugala(pour rafting, le pont) - Kegalle(pour visite des éléphants a Pinnewala) - Kandy(visiter la ville et le lac) - Ella(ella waterfalls) - Sigiriya(visite du rocher) - Belihul oya(bambarakanda waterfalls) - Dalhousie(gravire le sommet Adams peak) - Kataragama(yala national parc) - Tangalla(tortue) - Mirissa, Unawatuna, Galle(pour se reposer) - Negombo ou colombo(pour le retour)
Voila tout se que nous voulons faire environ, après atterrissage ont hesite de partir directement ver les montagnes mais ou ???pour facilité le trajet et gagner du temp. Quand vous avez des autres remarques ou conseils n'hesitez pas.
Merci
- Colombo (juste pour atterrissage a 4h00, et partir) - Kitugala(pour rafting, le pont) - Kegalle(pour visite des éléphants a Pinnewala) - Kandy(visiter la ville et le lac) - Ella(ella waterfalls) - Sigiriya(visite du rocher) - Belihul oya(bambarakanda waterfalls) - Dalhousie(gravire le sommet Adams peak) - Kataragama(yala national parc) - Tangalla(tortue) - Mirissa, Unawatuna, Galle(pour se reposer) - Negombo ou colombo(pour le retour)
Voila tout se que nous voulons faire environ, après atterrissage ont hesite de partir directement ver les montagnes mais ou ???pour facilité le trajet et gagner du temp. Quand vous avez des autres remarques ou conseils n'hesitez pas.
Merci
Bonsoir à tous et toutes,
Mon mari et moi même partons du 30/07 au 25/08 au sri lanka en sac à dos. J'ai essayé de faire le meilleur itinéraire possible sans trop se stresser mais je ne suis pas convaincue sur le temps de visite dans le triangle culturel.Nous voulons commencer par la plage, ensuite les visites et finir par la plage.
Pouvez-vous me donner votre avis svp?
- AEROPORT - NEGOMBO 1NUIT
- NEGOMBO - COLOMBO - MATARA - POHENA 3 NUITS
- POLHENA - MATARA - ELLA 2 NUITS
- ELLA - KANDY 3 NUITS
- KANDY - SIGIRIYA 2 NUITS
- SIGIRIYA - POLONNARUWA 2 NUITS
- POLONNARUWA - ANURADHAPURA 1 NUIT
- ANURADHAPURA - TRINCOMALEE - NILAVELI 9 NUITS
- NILAVELI - TRINCO - COLOMBO train de nuit
- COLOMBO - NEGOMBO DERNIERE NUIT
Qu'en pensez-vous? Est ce trop pour 27 jours et ai-je programmé assez de jours pour le triangle?
Merci d'avance pour vos réponses.
christelle
Mon mari et moi même partons du 30/07 au 25/08 au sri lanka en sac à dos. J'ai essayé de faire le meilleur itinéraire possible sans trop se stresser mais je ne suis pas convaincue sur le temps de visite dans le triangle culturel.Nous voulons commencer par la plage, ensuite les visites et finir par la plage.
Pouvez-vous me donner votre avis svp?
- AEROPORT - NEGOMBO 1NUIT
- NEGOMBO - COLOMBO - MATARA - POHENA 3 NUITS
- POLHENA - MATARA - ELLA 2 NUITS
- ELLA - KANDY 3 NUITS
- KANDY - SIGIRIYA 2 NUITS
- SIGIRIYA - POLONNARUWA 2 NUITS
- POLONNARUWA - ANURADHAPURA 1 NUIT
- ANURADHAPURA - TRINCOMALEE - NILAVELI 9 NUITS
- NILAVELI - TRINCO - COLOMBO train de nuit
- COLOMBO - NEGOMBO DERNIERE NUIT
Qu'en pensez-vous? Est ce trop pour 27 jours et ai-je programmé assez de jours pour le triangle?
Merci d'avance pour vos réponses.
christelle
Bonjour,
Je pars seule au Sri lanka en juillet et aout prochain. J'aimerais avoir un avis sur l'itinéraire suivant :
Negombo 2 jours Anuradhapura 2 jours (+ Mihintale) Polonnnaruwa 3 jours (+ Sigirya et Dambulla et Parc de Minneriya ?) Kandy 4 jours (+ l'orphelinat d'éléphant et Knuckles Range) Haputale 3 jours (+ Buduruwagala et le parc d'Horton Plains) Ella 3 jours Tissamarahama 2 jours (Parc de Yala ou d'Uda Walawe?) Mirissa 2 jours Galles 2 jours
Je compte me déplacer en bus et train. mais je ne me rends pas bien compte du temps et des distances entre ces villes. Je pense faire Kandy Haputale en train notamment pour la beauté des paysages mais le trajet est peut-être long ? Ou bien faut-il que je fasse carrément une étape à Nurwaya Eliya pour visiter le parc d'Horton Plains (c'est peut-être plus facile que de venir d'Haputale?) J'hésite entre les parcs Minneriya, Yala (il faut que je me renseigne s'il est ouvert en aout) et Uda Walawe (pour ce dernier d'où faut-il partir?). Je vous remercie pour vos avis et suggestions ! Enfin, si vous partez à la même période que moi, je suis partante pour faire un bout de chemins à plusieurs ! N'hésitez pas à me contacter ! Marie
Je pars seule au Sri lanka en juillet et aout prochain. J'aimerais avoir un avis sur l'itinéraire suivant :
Negombo 2 jours Anuradhapura 2 jours (+ Mihintale) Polonnnaruwa 3 jours (+ Sigirya et Dambulla et Parc de Minneriya ?) Kandy 4 jours (+ l'orphelinat d'éléphant et Knuckles Range) Haputale 3 jours (+ Buduruwagala et le parc d'Horton Plains) Ella 3 jours Tissamarahama 2 jours (Parc de Yala ou d'Uda Walawe?) Mirissa 2 jours Galles 2 jours
Je compte me déplacer en bus et train. mais je ne me rends pas bien compte du temps et des distances entre ces villes. Je pense faire Kandy Haputale en train notamment pour la beauté des paysages mais le trajet est peut-être long ? Ou bien faut-il que je fasse carrément une étape à Nurwaya Eliya pour visiter le parc d'Horton Plains (c'est peut-être plus facile que de venir d'Haputale?) J'hésite entre les parcs Minneriya, Yala (il faut que je me renseigne s'il est ouvert en aout) et Uda Walawe (pour ce dernier d'où faut-il partir?). Je vous remercie pour vos avis et suggestions ! Enfin, si vous partez à la même période que moi, je suis partante pour faire un bout de chemins à plusieurs ! N'hésitez pas à me contacter ! Marie
En espérant que ces quelques renseignements soient utiles.
Jour 1 et 2 : Negombo Logement : Chambre d'hôtes (homestay) Suriya Arana, adresse aimablement communiquée par un membre du forum. Chambres confortables (AC en supplément), ambiance familiale, wifi, prix variable selon les chambres, bonne cuisine, petits-déjeuners copieux. Située à quelques minutes à pied de la plage.
Arrivés le soir, nous avons profité de la journée de repos du lendemain pour faire une promenade en bateau sur la partie désaffectée du canal hollandais au nord de Negombo. Deux heures à admirer mangrove, varans d'eau, plusieurs espèces de martin-pêcheurs dont une noire et blanche très rare. Démonstration de récolte de sève de fleur de cocotier par un quinquagénaire assez alerte et sobre pour grimper à une vingtaine de mètres de haut sans être assuré et pour passer d'un cocotier à un autre sur des ponts de singe. La sève devient le toddy après fermentation, le toddy distillé donne l'arak, boisson nationale inventée par les colons portugais et dont le nom vient de l'arabe. Ce coin est connu pour être le repaire de bootleggers donc l'alcool illégal fait des ravages au Sri Lanka. Nous en croisons plusieurs qui transportent des fûts sur une embarcation.
Jour 3 : transfert Negombo/Anuradhapura Location d'un van avec chauffeur pendant 15 jours. Bonne route jusqu'à Puttalam, puis route en travaux jusqu'à Anuradhapura, 5 heures pour 170 km. Hôtel Shalini réservé à l'avance (4600 LKR la double avec AC en ½ pension), mais on nous donne les moins bonnes chambres. Gérant peu sympathique, très bon repas dans une salle à manger en haut de l'hôtel. Nous devions y passer deux nuits, nous décidons de n'en passer qu'une.
Jour 4 : Anuradhapura Visite de la cité royale (pass à 25 $/p). Vaste et ancienne, plus de 130 rois en 14 siècles, fin de la dynastie au 11ème siècle !
Puis site de Mihintale où il faut repayer 500 LKR/p. Puis le bouddha Aukana à une soixantaine de km au sud, le plus grand bouddha debout taillé dans la roche. Il faut encore payer 500 LKR/p.
Auparavant, tous était compris dans le pass culturel, mais les moines, estimant leur rémunération trop faible, ont décidé de faire payer leurs sites. A quatre, ça commence à faire beaucoup. Nuit à Habarana, Acme hotel, chambres agréables avec AC au 1er étage d'un petit bâtiment situé au fond du jardin, donc au calme et moins cher que le Shalini.
Jour 5 : Habarana/Trincomalee Ayant le temps, nous en profitons pour aller faire une balade à dos d'éléphant le long d'un lac réservoir (départ à côté de l'hôtel Cinnamon Lodge). Dispensable si on en a déjà fait. Transfert à Trincomalee, 2h 45 pour 80 km, les 40 premiers jusqu'au lac de Kautale sur une route refaite, les 40 derniers sur une mauvaise route avec une présence policière et militaire importante. Hôtel Lotus Park sur la plage de Uppuveli (la plus proche de Trincomalee), réservé à l'avance car l'offre d'hébergement est encore très réduite. Première nuit au 2ème étage d'un collectif, les autres dans un double bungalow en dur, confortable, avec terrasse couverte donnant sur la plage. Petite piscine. Très belle plage de sable fin et blanc, eau limpide, vagues agréables permettant le body-surf, pas de snorkeling. Il fait très chaud à Trinco, donc on ne fait pas grand chose entre 13 et 16h.
Jour 6,7,8 : Uppuveli Plage, visite de Trincomalee et du temple hindouiste de Koneswaram Kovil au fort Frederick où nous avons la chance d'assister à une cérémonie. Belle vue plongeante sur la mer. Balade au sud de Trinco, immenses baies. Excursion aux sources chaude de Kanniya. Excursion snorkeling à l'île aux pigeons en face de la plage de Nilaveli. Déjeuner, piscine à l'hôtel de luxe Nilaveli Beach.
Jour 9 : Transfert Trincomalee/Passikudah via Habarana et Polonnaruwa Etape sur la route de Arugam Bay, Passikudah et Kalkudah sont deux belles plages qui ont souffert du tsunami, l'infrastructure hôtelière est succinte. La GH Eden est bien mais était complète, nous nous sommes rabattus sur une GH sans nom, sale et pas donnée et sommes repartis sans regret le lendemain matin.
Jour 10 : Transfert Passikudah/Arugam Bay A Arugam Bay, tout est complet ou presque du côté plage. Nous prenons deux doubles au Way Bay pour la première nuit et trouvons une chambre de 4 pour les nuits suivantes au Gecko, une GH à l'ancienne située en mileiu de plage, propriété d'un couple anglo/tamoul (Liz/Ramesh), ambiance sympa, bonne cuisine bio hélas un peu chère.
Jour 11, 12, 13, 14 : Arugam Bay Vagues assez fortes, mais on peut se baigner sans danger. Un restaurant à l'excellent rapport qualité prix sur la route : le Green Room. Spectacle des surfeurs superbe, on peut l'observer assis sur une dune. Excursion vers le sud, entre Panama et Okanda, on peut y observer quantité d'oiseaux, des varans terrestres, des mangoustes, des éléphants et des crocodiles. Au bout de la piste, un site fantastique, le temple bouddhiste de Kudimbigala, avec un dagoba perché sur un énorme rocher d'où on a une vue à 360° sur l'océan, la plaine, le parc de Yala est et jusqu'aux montagnes des Knuckles Range. Un des plus beaux sites vus au Sri Lanka, qui plus est gratuit et désert. Balade sur la lagune de Pottuvil sur ce qui est appelé un catamaran, en fait une plateforme de bois accrochée sur deux canoës. Très agréable le matin ou en fin d'après-midi, observation d'oiseaux dont de nombreux aigles pêcheurs et éventuellement de crocodiles (vu un gros spécimen). Rencontre avec Fyodor et Lyudmila, voir ICI.
Jour 15 : transfert Arugam Bay/Ella Paysages traversés magnifiques et variés.
Jour 16 : Ella Ella est le seul endroit où nous avons souhaiter revenir tellement nous avions apprécié cet endroit. Promenade au petit Adam's Peak pour la vue au sommet, la difficulté de la grimpette n'ayant rien à voir avec le véritable pic d'Adam.
Jour 17 : transfert Ella/Mahiyangana Stop à la sortie de Badulla pour aller voir les chutes d'eau de Duhinda (entrée payante), site très fréquenté par les sri lankais mais pas par les touristes. Une ½ heure de marche sur un sentier étroit pour arriver aux chutes qui valent l'effort.
Jour 18 : Mahiyangana Excursion le matin au village des veddahs (aborigènes du Sri Lanka, en voie de disparition). Très (trop) aménagé pour les touristes. Un petit musée au prix exorbitant de 500 LKR (20 pour les locaux) que nous renonçons à voir. Excursion le matin aux chutes de Ratnaella repérées sur la carte et inconnues du chauffeur. Une heure de marche sur un sentier puis le long d'un petit canal d'irrigation non aménagé pour déboucher face à de belles chutes. Aucun humain croisé, seulement des animaux dont un écureuil géant et quantité de caméléons de toutes les couleurs. Super balade.
Jour 19 : transfert Mahiyiangana/Kandy Arrivé en pleine Esala Perahera, objet principal de notre séjour à Kandy.
Jour 20, 21, 22, 23 : Kandy Fabuleux spectacle de la Perahera et des éléphants dans la journée autour du temple de la dent. Une journée de rando ratée, voir ICI.
Jour 24 : transfert Kandy/Negombo Dernière nuit au Star Beach, moins cher que la Suriya Arana et dernier repas dans notre restaurant préféré de Negombo, le King Coconut où nous nous régalons de poisson, gambas, crabe et langouste avec nos dernières roupies. Regrets de ne pas pouvoir voir Noma et son mari, revenus en France pour raisons de santé.
Conclusion : un voyage en famille très réussi. Budget de 2400€ (hors billets d'avion).
Jour 1 et 2 : Negombo Logement : Chambre d'hôtes (homestay) Suriya Arana, adresse aimablement communiquée par un membre du forum. Chambres confortables (AC en supplément), ambiance familiale, wifi, prix variable selon les chambres, bonne cuisine, petits-déjeuners copieux. Située à quelques minutes à pied de la plage.
Arrivés le soir, nous avons profité de la journée de repos du lendemain pour faire une promenade en bateau sur la partie désaffectée du canal hollandais au nord de Negombo. Deux heures à admirer mangrove, varans d'eau, plusieurs espèces de martin-pêcheurs dont une noire et blanche très rare. Démonstration de récolte de sève de fleur de cocotier par un quinquagénaire assez alerte et sobre pour grimper à une vingtaine de mètres de haut sans être assuré et pour passer d'un cocotier à un autre sur des ponts de singe. La sève devient le toddy après fermentation, le toddy distillé donne l'arak, boisson nationale inventée par les colons portugais et dont le nom vient de l'arabe. Ce coin est connu pour être le repaire de bootleggers donc l'alcool illégal fait des ravages au Sri Lanka. Nous en croisons plusieurs qui transportent des fûts sur une embarcation.
Jour 3 : transfert Negombo/Anuradhapura Location d'un van avec chauffeur pendant 15 jours. Bonne route jusqu'à Puttalam, puis route en travaux jusqu'à Anuradhapura, 5 heures pour 170 km. Hôtel Shalini réservé à l'avance (4600 LKR la double avec AC en ½ pension), mais on nous donne les moins bonnes chambres. Gérant peu sympathique, très bon repas dans une salle à manger en haut de l'hôtel. Nous devions y passer deux nuits, nous décidons de n'en passer qu'une.
Jour 4 : Anuradhapura Visite de la cité royale (pass à 25 $/p). Vaste et ancienne, plus de 130 rois en 14 siècles, fin de la dynastie au 11ème siècle !
Puis site de Mihintale où il faut repayer 500 LKR/p. Puis le bouddha Aukana à une soixantaine de km au sud, le plus grand bouddha debout taillé dans la roche. Il faut encore payer 500 LKR/p.
Auparavant, tous était compris dans le pass culturel, mais les moines, estimant leur rémunération trop faible, ont décidé de faire payer leurs sites. A quatre, ça commence à faire beaucoup. Nuit à Habarana, Acme hotel, chambres agréables avec AC au 1er étage d'un petit bâtiment situé au fond du jardin, donc au calme et moins cher que le Shalini.
Jour 5 : Habarana/Trincomalee Ayant le temps, nous en profitons pour aller faire une balade à dos d'éléphant le long d'un lac réservoir (départ à côté de l'hôtel Cinnamon Lodge). Dispensable si on en a déjà fait. Transfert à Trincomalee, 2h 45 pour 80 km, les 40 premiers jusqu'au lac de Kautale sur une route refaite, les 40 derniers sur une mauvaise route avec une présence policière et militaire importante. Hôtel Lotus Park sur la plage de Uppuveli (la plus proche de Trincomalee), réservé à l'avance car l'offre d'hébergement est encore très réduite. Première nuit au 2ème étage d'un collectif, les autres dans un double bungalow en dur, confortable, avec terrasse couverte donnant sur la plage. Petite piscine. Très belle plage de sable fin et blanc, eau limpide, vagues agréables permettant le body-surf, pas de snorkeling. Il fait très chaud à Trinco, donc on ne fait pas grand chose entre 13 et 16h.
Jour 6,7,8 : Uppuveli Plage, visite de Trincomalee et du temple hindouiste de Koneswaram Kovil au fort Frederick où nous avons la chance d'assister à une cérémonie. Belle vue plongeante sur la mer. Balade au sud de Trinco, immenses baies. Excursion aux sources chaude de Kanniya. Excursion snorkeling à l'île aux pigeons en face de la plage de Nilaveli. Déjeuner, piscine à l'hôtel de luxe Nilaveli Beach.
Jour 9 : Transfert Trincomalee/Passikudah via Habarana et Polonnaruwa Etape sur la route de Arugam Bay, Passikudah et Kalkudah sont deux belles plages qui ont souffert du tsunami, l'infrastructure hôtelière est succinte. La GH Eden est bien mais était complète, nous nous sommes rabattus sur une GH sans nom, sale et pas donnée et sommes repartis sans regret le lendemain matin.
Jour 10 : Transfert Passikudah/Arugam Bay A Arugam Bay, tout est complet ou presque du côté plage. Nous prenons deux doubles au Way Bay pour la première nuit et trouvons une chambre de 4 pour les nuits suivantes au Gecko, une GH à l'ancienne située en mileiu de plage, propriété d'un couple anglo/tamoul (Liz/Ramesh), ambiance sympa, bonne cuisine bio hélas un peu chère.
Jour 11, 12, 13, 14 : Arugam Bay Vagues assez fortes, mais on peut se baigner sans danger. Un restaurant à l'excellent rapport qualité prix sur la route : le Green Room. Spectacle des surfeurs superbe, on peut l'observer assis sur une dune. Excursion vers le sud, entre Panama et Okanda, on peut y observer quantité d'oiseaux, des varans terrestres, des mangoustes, des éléphants et des crocodiles. Au bout de la piste, un site fantastique, le temple bouddhiste de Kudimbigala, avec un dagoba perché sur un énorme rocher d'où on a une vue à 360° sur l'océan, la plaine, le parc de Yala est et jusqu'aux montagnes des Knuckles Range. Un des plus beaux sites vus au Sri Lanka, qui plus est gratuit et désert. Balade sur la lagune de Pottuvil sur ce qui est appelé un catamaran, en fait une plateforme de bois accrochée sur deux canoës. Très agréable le matin ou en fin d'après-midi, observation d'oiseaux dont de nombreux aigles pêcheurs et éventuellement de crocodiles (vu un gros spécimen). Rencontre avec Fyodor et Lyudmila, voir ICI.
Jour 15 : transfert Arugam Bay/Ella Paysages traversés magnifiques et variés.
Jour 16 : Ella Ella est le seul endroit où nous avons souhaiter revenir tellement nous avions apprécié cet endroit. Promenade au petit Adam's Peak pour la vue au sommet, la difficulté de la grimpette n'ayant rien à voir avec le véritable pic d'Adam.
Jour 17 : transfert Ella/Mahiyangana Stop à la sortie de Badulla pour aller voir les chutes d'eau de Duhinda (entrée payante), site très fréquenté par les sri lankais mais pas par les touristes. Une ½ heure de marche sur un sentier étroit pour arriver aux chutes qui valent l'effort.
Jour 18 : Mahiyangana Excursion le matin au village des veddahs (aborigènes du Sri Lanka, en voie de disparition). Très (trop) aménagé pour les touristes. Un petit musée au prix exorbitant de 500 LKR (20 pour les locaux) que nous renonçons à voir. Excursion le matin aux chutes de Ratnaella repérées sur la carte et inconnues du chauffeur. Une heure de marche sur un sentier puis le long d'un petit canal d'irrigation non aménagé pour déboucher face à de belles chutes. Aucun humain croisé, seulement des animaux dont un écureuil géant et quantité de caméléons de toutes les couleurs. Super balade.
Jour 19 : transfert Mahiyiangana/Kandy Arrivé en pleine Esala Perahera, objet principal de notre séjour à Kandy.
Jour 20, 21, 22, 23 : Kandy Fabuleux spectacle de la Perahera et des éléphants dans la journée autour du temple de la dent. Une journée de rando ratée, voir ICI.
Jour 24 : transfert Kandy/Negombo Dernière nuit au Star Beach, moins cher que la Suriya Arana et dernier repas dans notre restaurant préféré de Negombo, le King Coconut où nous nous régalons de poisson, gambas, crabe et langouste avec nos dernières roupies. Regrets de ne pas pouvoir voir Noma et son mari, revenus en France pour raisons de santé.
Conclusion : un voyage en famille très réussi. Budget de 2400€ (hors billets d'avion).
Bonjour à tous,
Cela fait déja de longues années que je sillone le forum, à la recherche de renseignements sur mes différents voyages, à la lecture de posts divers, de récits de voyage, d'avis, etc...C'est décidé cette fois je me lance! et je vous fait part de mes impressions sur mon denrier voyage d'où je suis revenu il y a à peine une semaine. Mes précédents voyages donnaient en général naissance à un journal de bord perso, retracant mon itinéraire et mes recontres jours après jours. Pour ce plus long voyage, j'ai décidé de changer de format, et de le faire partager publiquement par la même occasion.
Allez je me lance, bonne lecture...
Destinations : Qatar – Sri Lanka – Inde Durée : 3 mois Période : Janvier 2013 – Avril 2013 Contexte : En couple, en mode sac à dos Budget moyen : 800€/mois (à deux), sans compter les billets d'avion Itinéraire final Sri Lanka : http://goo.gl/maps/F3boQ Itinéraire final Inde : http://goo.gl/maps/jJ3ti
Après un premier aperçu de l’Asie à travers le Népal en 2010, une envie de découvrir un peu plus le sous contient indien se faisait de plus en plus sentir. Un problème cependant, l’Inde c’est grand ! très grand même. Et pas question de partir à sa découverte l’espace de seulement trois semaines, j’en reviendrai frustré. Le Sri Lanka peut-être alors ?
Première décision : partir trois semaines au Sri Lanka en janvier. Elément nouveau : ma copine m’annonce qu’elle pense rejoindre des amis à Goa mi-février pour trois semaines. Réflexion : Pourquoi ne pas combiner les deux ? ; Sri Lanka et ensuite quelques semaines en Inde du Sud. Décision final : Et si on rajoutait un mois de plus histoire de découvrir également une partie de l’Inde du Nord … Ce sont donc trois semaines de congés qui se transforment finalement en trois mois ! (merci patron de m’autoriser ce break). Les dates sont posées, les billets d’avion en poche, quelques points clefs sur une carte marqués, l’appartement sous-loué. C’est bon, on peut partir à l’aventure!
Ayant prit nos billets avec la compagnie Qatar Airways, et ayant déjà attendu de longues heures à l’aéroport de Doha lors de mon voyage au Népal il y a quelques années, je me suis dis que cette fois-ci, on y ferai une halte de quelques jours histoire de découvrir un peu la capitale Doha et ses alentours. Cela nous permettrai également de couper le trajet en deux.
QATAR: un saut dans l'inconnu Tout petit pays voisin de l'Arabie Saoudite, le Qatar est un pays assez particulier. Ici le pétrole est roi, et rouler en 4x4 est la norme -il faut dire que c'est assez pratique pour les virées dans le désert- le prix de l'essence est fixe: 1L = 1QR; faites la conversion, même avec ces gros engins, le plein ne coute pas bien cher... Parlons-en du désert d'ailleurs. Ce dernier doit occuper environ 80% du pays ; on ne pouvait donc pas l'ignorer lors de notre passage chez les qataris. Dès le lendemain de notre arrivée, nous voici en route à bord d'un gros 4x4, direction la mer intérieure (Khor Al Adaid) au sud de Doha, et jusqu'a la frontière avec l'Arabie Saoudite. On est loin de l'authenticité d'une virée en chameau dans les dunes du Maroc, tailler la route à toute vitesse au milieu des dunes avec une petite musique arabesque, ca a aussi son charme. La nuit passée dans le désert en revanche, est vraiment décevante: une sorte de grande "tente" avec l'électricité, dans un gros campement type club vacances. Si au moins il y avait du monde on pourrait faire la fête, mais la c'est désert –si j’ose m’exprimer ainsi... On se réconforte en filant à pleine vitesse dans les dunes avec un quad au coucher de soleil, avant de savourer une douce chicha.
L'exploration de Doha, la capitale fut tout aussi intéressante. Après avoir exploré "The Pearl", une espèce d'immense ile artificielle entourée d'immeubles, de boutiques de luxe et de restaurants divers, on essaie d'aller voir le centre ville, où les grattes ciel poussent comme des champignons depuis des années. Et ce n'est pas encore finit! En vue de la coupe du monde de foot de 2022, la ville est un vrai chantier. Alors que l’on se ballade tranquillement entre les grattes ciel de la Big Apple, ici on essaie désespérément de se frayer un chemin au milieu de tous les gravats au pied des buildings. Ils ont même prévu de lancer le chantier du futur métro. Entre cinq et dix lignes de métro (140 kms de ligne) à venir d'ici 2022. On peut voir gros quand on a l’or noire! Et ce qui est triste dans tout ca, c'est que la plupart de ces énormes buildings sont quasiment vides... Un égyptien nous conduit donc au cœur de la ville (oui le stop ça marche aussi au Qatar), et on termine la journée en longeant la corniche tout en observant la skyline s'éloigner petit a petit.
Avant de passer la nuit a l'aéroport pour notre vol du lendemain matin, nous faisons la rencontre d'un allemand résidant à Doha pour l'année (merci couchsurfing). Il nous raconte toutes ces choses sur la ville, ses gens et leur culture. Saviez-vous que pour travailler au Qatar il vous faut un sponsor? Auquel vous devez reverser une partie de votre salaire plus ou moins importante, et qui décide un peu quand vous pouvez repartir chez vous. Tout ceci nous semble un peu trop proche de l'esclavage moderne à nos yeux pour tenter l'expérience... En vrac : les homosexuels sont emprisonnés et condamnés, la peine de mort est présente, l’alcool est toléré uniquement dans quelques hôtels de luxe, les femmes peuvent conduire et ne sont pas obligées de porter l’abaya. Enfin, pour terminer notre séjour au royaume du pétrole, Janosh nous emmène au sommet d'un des plus hauts buildings, sur le toit, afin d'admirer l'œuvre de l'homme tout illuminée. Minuit: en face de nous, tout un tas d'ouvriers s'agitent encore et encore sur le chantier d'un futur complexe de 5 buildings. Dans un an il sera terminé, merci a tous ces ouvriers pakistanais et indiens qui travaillent nuits et jours à la construction de ce dernier. Un dernier tour de nuit dans la capitale en voiture, et notre hôte nous dépose à l'aéroport.
Nous ne savons pas trop quoi penser de ce petit pays étrange, mais nous ne regrettons en rien l’expérience !
SRI LANKA: une perle dans l'océan indien 7 Janvier, 18h: il pleut des cordes sur Negombo, petite station balnéaire situé à 40 km au nord de Colombo la capitale du Sri Lanka. Nous qui croyions arriver au soleil... Petite île au sud est de l'Inde, ce pays nous a beaucoup plus. C'est incroyable la diversité qu'on peut trouver aux quatre coins de l'île. Montagnes, plages, cités anciennes, plantations de thé à perte de vue, on en prend plein les yeux niveau paysage. Et en ce qui concerne le voyage culinaire, on est également bien servi : Sanbol, rice and curry, hoopers, noix de coco juteuses à souhait, kottu, samosas, etc. Toutes ces bonnes choses qu'on s'essaie à cuisiner chez l'habitant lors de nos différentes rencontres couchsurfing. Et le top, c'est qu'ici on mange avec les mains: explosion de saveurs garantie, et Sandrine est ravie! On se perd dans les plantations de thés vers Matale, on part a la découverte des anciennes cités oubliées de Polonnaruwa et Anuradhapura, on gravie le rocher de Sigiriya et marchons avec les pèlerins avant d'atteindre le sommet d'Adam's Peak. Instant magique que de voir se lever le soleil sur les montagnes après avoir gravi les plus de 5000 marches qui mènent au sommet d'où Adam a été envoyé sur Terre il y quelques millions d'années une fois le jardin d’Eden quitté.
On met ensuite les voiles vers le nord, ancien territoire des tigres tamoules pendant une guerre qui dura bien trop longtemps et fît beaucoup trop de victimes... Aujourd'hui la guerre est terminée, mais les militaires et leurs AK-47 sont encore bien présents. Changement de cap de dernière minute, on se retrouve sur la côte est à Trincomalee en pleine période de mousson. Coup de chance, pas de pluie a l'horizon mais un soleil de plomb et une mer très chaude. Rencontre avec les tamoules, accompagné d'un jeune couple d’anglais: Nouvelle langue, nouvelle culture, c'est une population chaleureuse et souriante que nous découvrons. Trois jours extra à faire du snorkeling, boire de l'arack, goûter la ganja locale et parcourir la ville. Extras si on passe outre l'épisode où notre acolyte anglais parti seul un soir dans un bar, est revenu en s'effondrant dans les escaliers de l'hôtel, complètement drogué et incapable de bouger ou d'articuler... 5 minutes de plus dans le bar, et il se faisait violer... On retiendra la leçon: pas de sortie seul dans les bars après 22h, notre ami anglais a eu de la chance!
Après la côte, on revient s'enfoncer dans les terres chez notre hôte Sajeewa. Ce dernier gère trois divisions d'une plantation de thé dans les environs de Matale. Endroit idyllique pour passer quelques jours au calme à rencontrer les cueilleuses de thé, visiter les usines de production, comprendre tout le processus, flâner au milieu des plantations de thé et de cardamone, et se retrouver le soir autour de quelques bières en fumant de l'herbe. Et surtout se délecter des délicieux Rice & Curry que Palani (le "boy" de la maison) nous concocte jour après jour. Un délice! La magie du couchsurfing opère encore une fois... même si les premières heures ont été plus que stressante. En effet quand la veille, un de vos amis rencontré sur la route a manqué de se faire violer, on devient plus que parano, et l’on se méfie de tout !
Après un bref séjour dans les montagnes autour d’Ella, nous nous résignons à continuer vers le sud, le temps pluvieux et le brouillard ne se décidant pas à passer son chemin après plusieurs jours… La fin du séjour, nous la passons donc en bord de mer, entre côte sud et côte ouest. Un jour en bus, un jour en scooter les cheveux au vent, un jour en train à contempler le paysage. On observe des centaines de poissons tropicaux dans une eau limpide à Hikaduwa, on nage avec les tortues géantes, on savoure les langoustines grillées au soleil couchant, on se la coule douce pour notre dernière semaine chez les cinghalais… et ca fait du bien. Après un bref passage à Colombo, capitale bruyante et polluée (et sans grand intérêt selon nous) où l’on retrouve un ami couchsurfer, on reprend l'avion direction Chenai le 31 Janvier.
SOUTH INDIA: Première immersion Arrivée quelque peu chaotique: la carte bleu ne marche pas et impossible de changer nos traveller cheques à l’aéroport. On arrive quand même à se sortir de la situation et a découvrir cette belle région qu'est le Tamil Nadu. Entre les temples de Mamalapuram et Madurai, les anciens comptoirs français de Pondichery, ou encore la découverte d'Auroville, cette ville utopique fondée en 1968 par La Mère, on découvre petit à petit la cuisine du sud de l'Inde et on s'imprègne de sa culture. Un train de nuit nous emmène jusque dans le Kerala où l’on remonte la côte ouest en lézardant sur les plages de Verkaka, en sillonnant les fameux backwater dans la région d'Alappuzhat, puis en flânant dans les rues de Fort Cochi. La découverte de cette magnifique région est ponctuée de diverses rencontres de toutes nationalités: un jour avec un français, un autre avec un américain, quelques jours avec une irlandaise et une hollandaise... Ainsi on continue notre bout de chemin; tantôt a deux, tantôt a plusieurs, dans cette énorme pays qu'est l'Inde. Le soir, les ragas nous ensorcellent aux sons des tablas et de tampura, tandis que les journées sont rythmées par de chaudes baignades et des Masala Dosa à répétition. Les plages se succèdent, les découvertes culinaires également, et le plaisir de continuer plus que présent. Depuis peu nous sommes arrivés dans le Karnataka, à Madikeri dans les montagnes. L'air y est plus frais et on essuie notre première pluie/orage de notre séjour indien. Le calme des montagnes est un gros changement après le capharnaüm des villes. On se balade au milieu des plantations de café, de poivre. On voit des aubergines, des ananas et des concombres sauvages, mais aussi des bananiers et autres arbres à coton. On arrive à voir a peu près 90% des légumes et fruits utilisés dans les différents curies que nous avons pu goûter au fil du temps. Sandrine est plus qu'heureuse au milieu de toute cette nature! On prévoit d'être à Goa vers la fin du mois de février, avant de poursuivre plus au Nord vers Mumbai, puis le Nord de l'Inde. Encore tant de choses à découvrir dans ce fabuleux pays! Deux mois risquent d'être bien trop courts pour voir l’essentiel...
"Ah le palu en Afrique c’est autre chose par rapport à l'Inde. La première fois que je l'ai eu je comprenais pas trop ce qu'il m'arrivait... Mais alors par contre j'ai adoré la montée. Aussi puissante qu'un trip d'acide!" Guy, Sur les routes depuis 1966.
On en rencontre des gens différents lorsqu'on voyage... Guy (65 ans) l'éternel nomade, Aldine (49 ans) la mère baroudeuse, Stan (27 ans) le maître nageur devenu grand voyageur l'espace de 8 mois. A chacun son histoire, a chacun son parcours, tout le monde à son rythme... Une chose est sur: ils reviendront (ou sont déjà revenu) tous en Inde. Encore et encore à continuer d'arpenter ces chemins qui semblent infinis. Cette "découverte de l'Inde" de deux mois ne serait-elle qu'un avant goût du pays pour nous? Quoiqu'il en soit, nos cinq sens continuent de s'extasier jour après jour!
Après notre petite escapade montagneuse dans les environs de Madikeri, nous continuons notre exploration du Karnataka en passant par Mysore et son célèbre palais, puis un passage éclair à la capitale Bangalore, où nous retrouvons mon ex collègue de travail. Orgie culinaire le soir, avec brochettes de poulet, poissons, fruits et légumes au barbecue, le tout a volonté, avant de sauter dans un train de nuit pour Hampi. Alors que les ruines aztèques ou romaines sont connues de par le monde, les vestiges d'Hampi le sont bien moins. A tort! Quel plaisir de découvrir ce paysage surnaturel! Irréelles, ces ruines ont quelque chose de mystique; et c'est sur des kilomètres de terrain vallonné que les rochers semblent avoir été posés du ciel, le vert jade des palmeraies, bananeraies et rizières ajoutant à l'atmosphère magique du lieu. On déambule à travers les anciens temples, on écoute attentivement Guy nous conter ses aventures en Alaska, Afrique et Asie jusqu'à tard le soir, pendant qu'Aldine roule ses pétards.
"Vous saviez qu'il y a 2000 morts par an dû aux chutes de noix de coco? J'ai d'ailleurs faillit y rester pas plus tard que la semaine dernière! J'en ai pris une en pleine gueule!" Guy "De Bundi au Nord, vous pouvez prendre un train direct de Kota à Varanasi. C'est 23 heures de trajet, mais bon moi j'ai mis 52 heures!" Aldine
C'est avec une petite larme à l'œil que l'on finit par quitter Hampi la mystérieuse, dont les autorités sont en train de tout détruire pour cause d'illégalité de permis de construire. Tout devrait avoir bien changé d'ici à peine un an... "Hampi people sad" nous dit cette vielle femme, avant de murmurer un "you want a massage?" les larmes aux yeux, alors que la devanture de son magasin vient d'être arrachée sauvagement. Crazy India, Incredible India!
Notre prochaine destination nous emmène vers un lieu bien connu: Goa, ce nom qui évoque bien des choses... D'abord pris d'assaut par les hippies qui fuyaient l'hiver de Katmandou, Goa fut ensuite le lieu d'émergence d'un nouveau style musicale: la Trance Goa. C'est donc sous les rythmes endiablés d'une trance psychédélique bien musclée que nous tapons du pied énergiquement lors des différentes Free Party organisées sur les plages d'Anjuna et Vagator au Nord de Goa. Les freaks sous acide font toujours partis du décor, et l'odeur du charas émanant des shiloms flotte encore dans l'atmosphère. On lève les yeux au ciel: la pleine lune illumine encore les cocotiers et la foule... Quelle heure peut-il être? Aucune importance, on continue de se laisser transporter par la musique et l'ambiance, accompagnés de nos quatre amis français retrouvés sur place... où l'on continue de voir quelques petites indiennes, perdues et fatiguées, faire la manche au milieu de la foule dansante. Mais Goa ne se résume pas qu'aux Trance Party et aux russes. Poulet Xacuti ou Kefrala, porc Vindaloo: rien que la cuisine goannaise a elle seule vaut le détour. On se gave de pommes de cajou (servant également a l'élaboration du feni, une boisson alcoolisée) au bord des routes, on découvre le chicou, ce fruit étrange qui ressemble a une pomme de terre, Sandrine commence à devenir experte dans l'art de la négociation (et accroc au ‘Hello to the Queen’, ce dessert bourratif appelé parfois ‘Into the Queen’ comme au Bamboo Bar!). Et puis Goa c'est aussi ses plages. Vastes et magnifiques. Entre Palolem, Patnem, Baga ou encore Agunda, il y a l'embarra du choix. Ambiance baba cool à Arambol et son lac d'eau douce, farniente à Cola Beach avec sa rivière... Si le nord de Goa nous avait un peu déçu par ses paysages, on en prend plein les yeux dans le Sud, où l'on se retrouve a sillonner les routes de montagnes en scooter, au milieu des arbres à noix de cajou et des vergers. Et c'est ainsi que durant l'espace d'une semaine, on oublie que l'on est en Inde. Les prix affichés sont doublés voir triplés, trouver un tali ou un masala dosa relève du défi personnel, et les dreadeux et tatoués ont remplacé les indiens. On paie notre premier backchich en scooter, et on file vers le sud à Gokarna, une ville sainte, retrouver une ambiance plus spirituelle. Flashback vingt ans en arrière: les hippies ont retrouvé ici l'Arambol d’autrefois. Certains vont se perdre et passer plusieurs jours face à eux-mêmes aux abords de la magnifique plage de Paradise Beach, avant de se faire chasser par la police. Pour notre part, on préfère rester sur Kudlee Beach à aller chercher notre eau au puits, et écouter Jack, un australien baba, nous conter ses aventures dans les Himalaya en 80s, les soirs au coin du feu...
Conversation quelque peu surprenante entre notre ami Jack et un Sâdhu, quelque part dans les Himalaya dans les années 80. - Hey, do you have a bidi for me please?- No baba I'm sorry - What do you mean? - I'm sorry baba. I don't have bidi. I don't have roupies. I don't have nothing! - Take this packet of bindi Jack. And also take these 5 roupies - ??? - But remember: Always keep the balance. - ...- Now give me a bidi!
Le temps passe, et il nous faut déjà rejoindre Bombay. D'abord sceptique, on découvre vite l'immensité de la ville après s'être retrouvé dans un taxi en plein rush hour dans les quartiers nord... Mumbai, la ville où tous les extrêmes se côtoient. On part un matin tourner notre premier Bollywood (Once Uppon A Time In Mumbai Again) en studio en tant que figurant, avant de rentrer le soir en bus, en passant devant les centaines de personnes a même le sol sur le trottoir: les intouchables. Femmes seules, familles, enfants, c'est un paysage bien triste qui s'offre devant nos yeux, le contraste est énorme après avoir côtoyé les danseuses de Bollywood et l'acteur principal qui touchera 380 000 euros de cachet pour ce film! Lors de cette journée, c'est l'Inde dans toute sa splendeur: un chao indescriptible. Des heures et des heures à attendre que les danseuses apprennent la chorégraphie (qui semble élaborée au fil de la journée...), des techniciens déplaçant sans cesse caméras et projecteurs, sans vraiment paraitre être d'accord entre eux. Dernière journée en ville, on décide de partir à la découverte d’un des plus grands bidonvilles d'Asie: Dharavi, (également lieu de tournage de SlumDog millionnaire) où des milliers de personnes vivent (plus de 600 000), et qui se trouve être expert en matière de recyclage.
On quitte la plus peuplée des villes d’Inde, et l’on se dirige vers le Nord. Un passage par Ellora dans le Maharashtra, célèbre pour ses grottes troglodytiques, monastères et autres temples bouddhistes, hindous, et jaïns datant du VIIème siècle, et nous voici aux portes d’entrée du Rajasthan, à Udaipur la ville blanche (et romantique).
NORTH INDIA: L'Inde à l'état pur "Yes sir? You want something? Please, come to my shop. Just looking. Cheap price! Discount special for you sir! Yes, you need something? Cigarettes, water, biscuits, sprite, postcard?"
"Hello bonbon? Hello money? What is your name? Hello roupie? What is your country? You like India? Hello school pen?"
Dans mon pays il y a des vaches dans les campagnes. Elles broutent paisiblement dans les près, avant de se faire traire et donner du bon lait. Ici il y a des vaches aussi. Dans les villes. Elles sont sacrées mais se font chasser à coup de bâton quand elles gênent le passage. Les détritus remplacent l'herbe fraiche, et quelques chapatis complètent parfois le repas...
Dans mon pays, le chien est l'ami de l'homme. Ici les chiens n'appartiennent a personne et errent dans les rue à la recherche de quelque nourriture. La plupart d'entre eux ont une patte cassé, le poil dégarni et les yeux remplis de tristesse. Quasiment chaque jour l'un d'entre eux nous suit, pendant un long moment, espérant avoir trouvé son nouveau maître. Les chiens, les vaches, les cochons et les singes vivent tous ensemble dans les villes. Chacun fouillant poubelles (la rue donc) et caniveaux. Les singes, qui sont les plus malins, réussissant parfois à nous arracher des mains une bouteille de coca ou une banane!
Dans mon pays on ne parle qu'une langue, le français. Ici on en parle pas moins de deux cent! Bien sur il y a l'hindi et un peu l'anglais, mais également une langue/dialecte pour chacun de ses états et villages reculés.
Dans mon pays, il n'y a qu’une seule religion. Du moins c'est ce que l'état aimerait bien en essayant de couper la progression de l'Islam. Ici il y en a des tas. L'indouisme évidemment. Mais aussi les chrétiens, les musulmans, les jaïns, les sikhs, les hindous monothéistes adorateurs de Krishna, etc...
Dans mon pays les hommes saints ont fait vœux d'abstinence, portent une longue robe, boivent du vin à l'église et produisent de la chartreuse dans les monastères. Ici les Sâdhus vivent dans la rue, se couvrent de cendre, portent une longue barbe et d'imposantes dreads, et fument le haschisch jour et nuit. Pas de problème pour eux, ce dernier est légal lorsqu'il est utilisé dans le cadre religieux, tout comme le peyotl l'est aux Etats-Unis dans certaines communautés religieuses.
Dans mon pays sur une moto, il y a une personne, parfois deux. Et dans une voiture cinq personnes ou un peu plus pour les plus grandes. Ici ils sont trois, quatre et parfois même six par moto! Tandis que dans une jeep on peut faire rentrer jusqu'a 25 personnes! Croyez moi, a 25 dans une voiture, sans essuies glace ni rétroviseurs, sous la pluie battante, on transpire à grosses gouttes et on a hâte d’arriver! Et pour les bus, lorsqu'ils sont pleins, le toit peut facilement en accueillir une vingtaine de plus. L'Inde est un pays très peuplé. Surpeuplé même.
Bruyante, sale, pauvre, épuisante, terrifiante, magnifique, envoutante, épatante, surprenante, grandiose... L'Inde est tout et son contraire. Même après deux mois, on continue de s'interroger, de se retourner sans cesse dans la rue. "Est-ce que c'est bien ce que j'ai cru voir?" on nous avait prévenu: l'Inde du Nord est bien plus extrême et intense que l'Inde du Sud. Le sud, c'est un peu l'Inde pour débutants nous avait confié quelqu'un dans le Kerala. Cette Inde là (la vraie diront certains) n'a rien à cacher. Plus sale, plus peuplée, plus pauvre. Celle la même qui rend fou! Mais derrière tous ces superlatifs, c'est aussi la que se trouve l'état le plus touristique du pays: le Rajasthan, le pays des rois et des maharadjahs, le royaume des mille et une nuits.
C'est dans cette région aride, à la frontière du Pakistan que se trouvent les plus beaux palais du pays. Le City Palace d'Udaipur, la ville blanche, en est un magnifique exemple. En bordure du lac Pichalou, nous sommes sur les terres du tournage d'Octopussy (James Bond), diffusé quotidiennement dans certaines des guest houses. On part explorer le lac voisin à vélo, et partons nous perdre dans les villages voisins. On découvre ensuite Jodhpur, la ville bleue, et son superbe fort dominant toute la ville. On se perd dans les toutes petites ruelles serpentant la vielle ville, on expérimente les délicieuses omelettes du fameux omelet man, renommé dans le monde entier, et on flâne à la tombée de la nuit dans le bazar. Vient ensuite Jaisalmer, la ville jaune, à l'ouest du Rajasthan. Enfin une "petite" ville indienne (50000 habitants). Le vieux fort dominant la ville dorée est de toute beauté, et les différentes maisons et autres havelis superbement décorées et sculptées. Un réel plaisir pour les yeux. Mais on ne pouvait pas passer par Jaisalmer sans aller faire un tour dans le désert du Thar. C'est donc à dos de chameau que l'on part explorer ce dernier et passer une nuit à la belle étoile dans les dunes. Quoi de plus parfait que d'écouter l'atmosphérique "Crystal Lake" de Klaus Schulze et contempler les étoiles filer dans le ciel, avant de sombrer dans un sommeil profond que même les scarabées du désert ne viendront pas perturber. On continue ensuite l'exploration de ce bel état et mettons les voiles vers Pushkar, une petite ville sacrée. On retrouve une faune similaire à Gokarna: travellers, chevelus et autres grands voyageurs; en bordure de lac et entourée de montagnes cette fois-ci. Et c'est dans une ambiance fumeuse que l'on se laisse bercer par les rythmes des percussions et le doux son du hang drum le soir à notre guest house... Pas de foire aux chameaux lors de notre passage, et c'est un Pushkar calme et relaxant que nous pouvons apprécier. Pour terminer avec ce bel état, nous prenons un bus direction Bundi, une petite ville au sud est dont on a entendu beaucoup de bien. En effet, à peine arrivés, Bundi nous séduit! C'est un concentré de Rajasthan dans une petite ville indienne. Un fort et un palais haut perché, des gens en turban, une population accueillante et souriante... Et de délicieux lassis!
Le festival des couleurs Holi approche a grand pas et il nous faut prendre une décision: rester a Bundi, retourner a Pushkar pour écouter de la trance avec les israéliens, ou aller vers Mathura ce qui nous rapprochera de Dehli et Varanasi? On se décide à booker un train et aller célébrer Holi sur les terres de Krishna, a Vrindavan a coté de Mathura. Ici tout le monde ne jure que part Krishna, et c'est le cas de Mangala, une française d'origine africaine venu a Vrindavan pour six mois... au sein de la secte d'Hare Krishna! C'est donc au milieu d'illuminés et de locaux que nous célébrons Holi dans les rues de la ville. Les couleurs fusent de partout, à chaque coin de rue. Du rouge, du bleu, du rose, du vert! Mais ce qui reste en général un jeu en tant qu'homme, devient assez vite un cauchemar pour les femmes, qui se retrouvent être la cible de pelotages a répétition! Une expérience particulière mais une expérience. Le ciel se couvre, les murs et rues sont tachetés de multiples couleurs, on part en bus pour Agra découvrir l'une des merveilles du monde: le Taj Mahal, magnifique mausolée tout de marbre blanc.
Chaque voyage à une fin, chaque livre, chaque chanson, chaque moment. Chaque vie. Ici c'est à Varanasi que la vie prend fin, et que le nirvana est atteint. Une fois le corps brulé sur l'un des ghâts de crémation, l'âme peut s'envoler. Varanasi est la ville de la mort, mais c'est une ville attachante. Très sale, mais avec du charme et tout un tas de petites ruelles où il fait bon se perdre. On écoute les sornettes que nous racontent les vendeurs sur la soie qu'ils vendent, on tend l'oreille pour entendre sithar et tablas, on se promène le long des ghâts... Et il est déjà temps de rejoindre New Dehli la capitale aux multiples bazars.
On rentre digérer tout ca.... et on reviendra surement un jour!
Au final, deux mois c'est beaucoup trop court pour un pays comme l'Inde. Nous aimerions beaucoup y retourner pour explorer la région du Kashmir et de l'Himachal Pradesh, mais aussi la région du Sikkim qui semble si différent de ce que nous avons déja vu. Je ne pense pas qu'une seule vie soit suffisante pour bien comprendre et voir l'ensemble de cepays. C'est toujours le cas pour la plupart des pays, mais ce constat m'a beaucoup plus marqué que pour d'autres pays visités par le passé...
L'Inde, un pays que je conseille à tous, pour peu que le monde et le bordel ne vous effraie pas. Une fois acclimaté et le smarques prises, on devient vite accroc!
Cela fait déja de longues années que je sillone le forum, à la recherche de renseignements sur mes différents voyages, à la lecture de posts divers, de récits de voyage, d'avis, etc...C'est décidé cette fois je me lance! et je vous fait part de mes impressions sur mon denrier voyage d'où je suis revenu il y a à peine une semaine. Mes précédents voyages donnaient en général naissance à un journal de bord perso, retracant mon itinéraire et mes recontres jours après jours. Pour ce plus long voyage, j'ai décidé de changer de format, et de le faire partager publiquement par la même occasion.
Allez je me lance, bonne lecture...
Destinations : Qatar – Sri Lanka – Inde Durée : 3 mois Période : Janvier 2013 – Avril 2013 Contexte : En couple, en mode sac à dos Budget moyen : 800€/mois (à deux), sans compter les billets d'avion Itinéraire final Sri Lanka : http://goo.gl/maps/F3boQ Itinéraire final Inde : http://goo.gl/maps/jJ3ti
Après un premier aperçu de l’Asie à travers le Népal en 2010, une envie de découvrir un peu plus le sous contient indien se faisait de plus en plus sentir. Un problème cependant, l’Inde c’est grand ! très grand même. Et pas question de partir à sa découverte l’espace de seulement trois semaines, j’en reviendrai frustré. Le Sri Lanka peut-être alors ?
Première décision : partir trois semaines au Sri Lanka en janvier. Elément nouveau : ma copine m’annonce qu’elle pense rejoindre des amis à Goa mi-février pour trois semaines. Réflexion : Pourquoi ne pas combiner les deux ? ; Sri Lanka et ensuite quelques semaines en Inde du Sud. Décision final : Et si on rajoutait un mois de plus histoire de découvrir également une partie de l’Inde du Nord … Ce sont donc trois semaines de congés qui se transforment finalement en trois mois ! (merci patron de m’autoriser ce break). Les dates sont posées, les billets d’avion en poche, quelques points clefs sur une carte marqués, l’appartement sous-loué. C’est bon, on peut partir à l’aventure!
Ayant prit nos billets avec la compagnie Qatar Airways, et ayant déjà attendu de longues heures à l’aéroport de Doha lors de mon voyage au Népal il y a quelques années, je me suis dis que cette fois-ci, on y ferai une halte de quelques jours histoire de découvrir un peu la capitale Doha et ses alentours. Cela nous permettrai également de couper le trajet en deux.
QATAR: un saut dans l'inconnu Tout petit pays voisin de l'Arabie Saoudite, le Qatar est un pays assez particulier. Ici le pétrole est roi, et rouler en 4x4 est la norme -il faut dire que c'est assez pratique pour les virées dans le désert- le prix de l'essence est fixe: 1L = 1QR; faites la conversion, même avec ces gros engins, le plein ne coute pas bien cher... Parlons-en du désert d'ailleurs. Ce dernier doit occuper environ 80% du pays ; on ne pouvait donc pas l'ignorer lors de notre passage chez les qataris. Dès le lendemain de notre arrivée, nous voici en route à bord d'un gros 4x4, direction la mer intérieure (Khor Al Adaid) au sud de Doha, et jusqu'a la frontière avec l'Arabie Saoudite. On est loin de l'authenticité d'une virée en chameau dans les dunes du Maroc, tailler la route à toute vitesse au milieu des dunes avec une petite musique arabesque, ca a aussi son charme. La nuit passée dans le désert en revanche, est vraiment décevante: une sorte de grande "tente" avec l'électricité, dans un gros campement type club vacances. Si au moins il y avait du monde on pourrait faire la fête, mais la c'est désert –si j’ose m’exprimer ainsi... On se réconforte en filant à pleine vitesse dans les dunes avec un quad au coucher de soleil, avant de savourer une douce chicha.
L'exploration de Doha, la capitale fut tout aussi intéressante. Après avoir exploré "The Pearl", une espèce d'immense ile artificielle entourée d'immeubles, de boutiques de luxe et de restaurants divers, on essaie d'aller voir le centre ville, où les grattes ciel poussent comme des champignons depuis des années. Et ce n'est pas encore finit! En vue de la coupe du monde de foot de 2022, la ville est un vrai chantier. Alors que l’on se ballade tranquillement entre les grattes ciel de la Big Apple, ici on essaie désespérément de se frayer un chemin au milieu de tous les gravats au pied des buildings. Ils ont même prévu de lancer le chantier du futur métro. Entre cinq et dix lignes de métro (140 kms de ligne) à venir d'ici 2022. On peut voir gros quand on a l’or noire! Et ce qui est triste dans tout ca, c'est que la plupart de ces énormes buildings sont quasiment vides... Un égyptien nous conduit donc au cœur de la ville (oui le stop ça marche aussi au Qatar), et on termine la journée en longeant la corniche tout en observant la skyline s'éloigner petit a petit.
Avant de passer la nuit a l'aéroport pour notre vol du lendemain matin, nous faisons la rencontre d'un allemand résidant à Doha pour l'année (merci couchsurfing). Il nous raconte toutes ces choses sur la ville, ses gens et leur culture. Saviez-vous que pour travailler au Qatar il vous faut un sponsor? Auquel vous devez reverser une partie de votre salaire plus ou moins importante, et qui décide un peu quand vous pouvez repartir chez vous. Tout ceci nous semble un peu trop proche de l'esclavage moderne à nos yeux pour tenter l'expérience... En vrac : les homosexuels sont emprisonnés et condamnés, la peine de mort est présente, l’alcool est toléré uniquement dans quelques hôtels de luxe, les femmes peuvent conduire et ne sont pas obligées de porter l’abaya. Enfin, pour terminer notre séjour au royaume du pétrole, Janosh nous emmène au sommet d'un des plus hauts buildings, sur le toit, afin d'admirer l'œuvre de l'homme tout illuminée. Minuit: en face de nous, tout un tas d'ouvriers s'agitent encore et encore sur le chantier d'un futur complexe de 5 buildings. Dans un an il sera terminé, merci a tous ces ouvriers pakistanais et indiens qui travaillent nuits et jours à la construction de ce dernier. Un dernier tour de nuit dans la capitale en voiture, et notre hôte nous dépose à l'aéroport.
Nous ne savons pas trop quoi penser de ce petit pays étrange, mais nous ne regrettons en rien l’expérience !
SRI LANKA: une perle dans l'océan indien 7 Janvier, 18h: il pleut des cordes sur Negombo, petite station balnéaire situé à 40 km au nord de Colombo la capitale du Sri Lanka. Nous qui croyions arriver au soleil... Petite île au sud est de l'Inde, ce pays nous a beaucoup plus. C'est incroyable la diversité qu'on peut trouver aux quatre coins de l'île. Montagnes, plages, cités anciennes, plantations de thé à perte de vue, on en prend plein les yeux niveau paysage. Et en ce qui concerne le voyage culinaire, on est également bien servi : Sanbol, rice and curry, hoopers, noix de coco juteuses à souhait, kottu, samosas, etc. Toutes ces bonnes choses qu'on s'essaie à cuisiner chez l'habitant lors de nos différentes rencontres couchsurfing. Et le top, c'est qu'ici on mange avec les mains: explosion de saveurs garantie, et Sandrine est ravie! On se perd dans les plantations de thés vers Matale, on part a la découverte des anciennes cités oubliées de Polonnaruwa et Anuradhapura, on gravie le rocher de Sigiriya et marchons avec les pèlerins avant d'atteindre le sommet d'Adam's Peak. Instant magique que de voir se lever le soleil sur les montagnes après avoir gravi les plus de 5000 marches qui mènent au sommet d'où Adam a été envoyé sur Terre il y quelques millions d'années une fois le jardin d’Eden quitté.
On met ensuite les voiles vers le nord, ancien territoire des tigres tamoules pendant une guerre qui dura bien trop longtemps et fît beaucoup trop de victimes... Aujourd'hui la guerre est terminée, mais les militaires et leurs AK-47 sont encore bien présents. Changement de cap de dernière minute, on se retrouve sur la côte est à Trincomalee en pleine période de mousson. Coup de chance, pas de pluie a l'horizon mais un soleil de plomb et une mer très chaude. Rencontre avec les tamoules, accompagné d'un jeune couple d’anglais: Nouvelle langue, nouvelle culture, c'est une population chaleureuse et souriante que nous découvrons. Trois jours extra à faire du snorkeling, boire de l'arack, goûter la ganja locale et parcourir la ville. Extras si on passe outre l'épisode où notre acolyte anglais parti seul un soir dans un bar, est revenu en s'effondrant dans les escaliers de l'hôtel, complètement drogué et incapable de bouger ou d'articuler... 5 minutes de plus dans le bar, et il se faisait violer... On retiendra la leçon: pas de sortie seul dans les bars après 22h, notre ami anglais a eu de la chance!
Après la côte, on revient s'enfoncer dans les terres chez notre hôte Sajeewa. Ce dernier gère trois divisions d'une plantation de thé dans les environs de Matale. Endroit idyllique pour passer quelques jours au calme à rencontrer les cueilleuses de thé, visiter les usines de production, comprendre tout le processus, flâner au milieu des plantations de thé et de cardamone, et se retrouver le soir autour de quelques bières en fumant de l'herbe. Et surtout se délecter des délicieux Rice & Curry que Palani (le "boy" de la maison) nous concocte jour après jour. Un délice! La magie du couchsurfing opère encore une fois... même si les premières heures ont été plus que stressante. En effet quand la veille, un de vos amis rencontré sur la route a manqué de se faire violer, on devient plus que parano, et l’on se méfie de tout !
Après un bref séjour dans les montagnes autour d’Ella, nous nous résignons à continuer vers le sud, le temps pluvieux et le brouillard ne se décidant pas à passer son chemin après plusieurs jours… La fin du séjour, nous la passons donc en bord de mer, entre côte sud et côte ouest. Un jour en bus, un jour en scooter les cheveux au vent, un jour en train à contempler le paysage. On observe des centaines de poissons tropicaux dans une eau limpide à Hikaduwa, on nage avec les tortues géantes, on savoure les langoustines grillées au soleil couchant, on se la coule douce pour notre dernière semaine chez les cinghalais… et ca fait du bien. Après un bref passage à Colombo, capitale bruyante et polluée (et sans grand intérêt selon nous) où l’on retrouve un ami couchsurfer, on reprend l'avion direction Chenai le 31 Janvier.
SOUTH INDIA: Première immersion Arrivée quelque peu chaotique: la carte bleu ne marche pas et impossible de changer nos traveller cheques à l’aéroport. On arrive quand même à se sortir de la situation et a découvrir cette belle région qu'est le Tamil Nadu. Entre les temples de Mamalapuram et Madurai, les anciens comptoirs français de Pondichery, ou encore la découverte d'Auroville, cette ville utopique fondée en 1968 par La Mère, on découvre petit à petit la cuisine du sud de l'Inde et on s'imprègne de sa culture. Un train de nuit nous emmène jusque dans le Kerala où l’on remonte la côte ouest en lézardant sur les plages de Verkaka, en sillonnant les fameux backwater dans la région d'Alappuzhat, puis en flânant dans les rues de Fort Cochi. La découverte de cette magnifique région est ponctuée de diverses rencontres de toutes nationalités: un jour avec un français, un autre avec un américain, quelques jours avec une irlandaise et une hollandaise... Ainsi on continue notre bout de chemin; tantôt a deux, tantôt a plusieurs, dans cette énorme pays qu'est l'Inde. Le soir, les ragas nous ensorcellent aux sons des tablas et de tampura, tandis que les journées sont rythmées par de chaudes baignades et des Masala Dosa à répétition. Les plages se succèdent, les découvertes culinaires également, et le plaisir de continuer plus que présent. Depuis peu nous sommes arrivés dans le Karnataka, à Madikeri dans les montagnes. L'air y est plus frais et on essuie notre première pluie/orage de notre séjour indien. Le calme des montagnes est un gros changement après le capharnaüm des villes. On se balade au milieu des plantations de café, de poivre. On voit des aubergines, des ananas et des concombres sauvages, mais aussi des bananiers et autres arbres à coton. On arrive à voir a peu près 90% des légumes et fruits utilisés dans les différents curies que nous avons pu goûter au fil du temps. Sandrine est plus qu'heureuse au milieu de toute cette nature! On prévoit d'être à Goa vers la fin du mois de février, avant de poursuivre plus au Nord vers Mumbai, puis le Nord de l'Inde. Encore tant de choses à découvrir dans ce fabuleux pays! Deux mois risquent d'être bien trop courts pour voir l’essentiel...
"Ah le palu en Afrique c’est autre chose par rapport à l'Inde. La première fois que je l'ai eu je comprenais pas trop ce qu'il m'arrivait... Mais alors par contre j'ai adoré la montée. Aussi puissante qu'un trip d'acide!" Guy, Sur les routes depuis 1966.
On en rencontre des gens différents lorsqu'on voyage... Guy (65 ans) l'éternel nomade, Aldine (49 ans) la mère baroudeuse, Stan (27 ans) le maître nageur devenu grand voyageur l'espace de 8 mois. A chacun son histoire, a chacun son parcours, tout le monde à son rythme... Une chose est sur: ils reviendront (ou sont déjà revenu) tous en Inde. Encore et encore à continuer d'arpenter ces chemins qui semblent infinis. Cette "découverte de l'Inde" de deux mois ne serait-elle qu'un avant goût du pays pour nous? Quoiqu'il en soit, nos cinq sens continuent de s'extasier jour après jour!
Après notre petite escapade montagneuse dans les environs de Madikeri, nous continuons notre exploration du Karnataka en passant par Mysore et son célèbre palais, puis un passage éclair à la capitale Bangalore, où nous retrouvons mon ex collègue de travail. Orgie culinaire le soir, avec brochettes de poulet, poissons, fruits et légumes au barbecue, le tout a volonté, avant de sauter dans un train de nuit pour Hampi. Alors que les ruines aztèques ou romaines sont connues de par le monde, les vestiges d'Hampi le sont bien moins. A tort! Quel plaisir de découvrir ce paysage surnaturel! Irréelles, ces ruines ont quelque chose de mystique; et c'est sur des kilomètres de terrain vallonné que les rochers semblent avoir été posés du ciel, le vert jade des palmeraies, bananeraies et rizières ajoutant à l'atmosphère magique du lieu. On déambule à travers les anciens temples, on écoute attentivement Guy nous conter ses aventures en Alaska, Afrique et Asie jusqu'à tard le soir, pendant qu'Aldine roule ses pétards.
"Vous saviez qu'il y a 2000 morts par an dû aux chutes de noix de coco? J'ai d'ailleurs faillit y rester pas plus tard que la semaine dernière! J'en ai pris une en pleine gueule!" Guy "De Bundi au Nord, vous pouvez prendre un train direct de Kota à Varanasi. C'est 23 heures de trajet, mais bon moi j'ai mis 52 heures!" Aldine
C'est avec une petite larme à l'œil que l'on finit par quitter Hampi la mystérieuse, dont les autorités sont en train de tout détruire pour cause d'illégalité de permis de construire. Tout devrait avoir bien changé d'ici à peine un an... "Hampi people sad" nous dit cette vielle femme, avant de murmurer un "you want a massage?" les larmes aux yeux, alors que la devanture de son magasin vient d'être arrachée sauvagement. Crazy India, Incredible India!
Notre prochaine destination nous emmène vers un lieu bien connu: Goa, ce nom qui évoque bien des choses... D'abord pris d'assaut par les hippies qui fuyaient l'hiver de Katmandou, Goa fut ensuite le lieu d'émergence d'un nouveau style musicale: la Trance Goa. C'est donc sous les rythmes endiablés d'une trance psychédélique bien musclée que nous tapons du pied énergiquement lors des différentes Free Party organisées sur les plages d'Anjuna et Vagator au Nord de Goa. Les freaks sous acide font toujours partis du décor, et l'odeur du charas émanant des shiloms flotte encore dans l'atmosphère. On lève les yeux au ciel: la pleine lune illumine encore les cocotiers et la foule... Quelle heure peut-il être? Aucune importance, on continue de se laisser transporter par la musique et l'ambiance, accompagnés de nos quatre amis français retrouvés sur place... où l'on continue de voir quelques petites indiennes, perdues et fatiguées, faire la manche au milieu de la foule dansante. Mais Goa ne se résume pas qu'aux Trance Party et aux russes. Poulet Xacuti ou Kefrala, porc Vindaloo: rien que la cuisine goannaise a elle seule vaut le détour. On se gave de pommes de cajou (servant également a l'élaboration du feni, une boisson alcoolisée) au bord des routes, on découvre le chicou, ce fruit étrange qui ressemble a une pomme de terre, Sandrine commence à devenir experte dans l'art de la négociation (et accroc au ‘Hello to the Queen’, ce dessert bourratif appelé parfois ‘Into the Queen’ comme au Bamboo Bar!). Et puis Goa c'est aussi ses plages. Vastes et magnifiques. Entre Palolem, Patnem, Baga ou encore Agunda, il y a l'embarra du choix. Ambiance baba cool à Arambol et son lac d'eau douce, farniente à Cola Beach avec sa rivière... Si le nord de Goa nous avait un peu déçu par ses paysages, on en prend plein les yeux dans le Sud, où l'on se retrouve a sillonner les routes de montagnes en scooter, au milieu des arbres à noix de cajou et des vergers. Et c'est ainsi que durant l'espace d'une semaine, on oublie que l'on est en Inde. Les prix affichés sont doublés voir triplés, trouver un tali ou un masala dosa relève du défi personnel, et les dreadeux et tatoués ont remplacé les indiens. On paie notre premier backchich en scooter, et on file vers le sud à Gokarna, une ville sainte, retrouver une ambiance plus spirituelle. Flashback vingt ans en arrière: les hippies ont retrouvé ici l'Arambol d’autrefois. Certains vont se perdre et passer plusieurs jours face à eux-mêmes aux abords de la magnifique plage de Paradise Beach, avant de se faire chasser par la police. Pour notre part, on préfère rester sur Kudlee Beach à aller chercher notre eau au puits, et écouter Jack, un australien baba, nous conter ses aventures dans les Himalaya en 80s, les soirs au coin du feu...
Conversation quelque peu surprenante entre notre ami Jack et un Sâdhu, quelque part dans les Himalaya dans les années 80. - Hey, do you have a bidi for me please?- No baba I'm sorry - What do you mean? - I'm sorry baba. I don't have bidi. I don't have roupies. I don't have nothing! - Take this packet of bindi Jack. And also take these 5 roupies - ??? - But remember: Always keep the balance. - ...- Now give me a bidi!
Le temps passe, et il nous faut déjà rejoindre Bombay. D'abord sceptique, on découvre vite l'immensité de la ville après s'être retrouvé dans un taxi en plein rush hour dans les quartiers nord... Mumbai, la ville où tous les extrêmes se côtoient. On part un matin tourner notre premier Bollywood (Once Uppon A Time In Mumbai Again) en studio en tant que figurant, avant de rentrer le soir en bus, en passant devant les centaines de personnes a même le sol sur le trottoir: les intouchables. Femmes seules, familles, enfants, c'est un paysage bien triste qui s'offre devant nos yeux, le contraste est énorme après avoir côtoyé les danseuses de Bollywood et l'acteur principal qui touchera 380 000 euros de cachet pour ce film! Lors de cette journée, c'est l'Inde dans toute sa splendeur: un chao indescriptible. Des heures et des heures à attendre que les danseuses apprennent la chorégraphie (qui semble élaborée au fil de la journée...), des techniciens déplaçant sans cesse caméras et projecteurs, sans vraiment paraitre être d'accord entre eux. Dernière journée en ville, on décide de partir à la découverte d’un des plus grands bidonvilles d'Asie: Dharavi, (également lieu de tournage de SlumDog millionnaire) où des milliers de personnes vivent (plus de 600 000), et qui se trouve être expert en matière de recyclage.
On quitte la plus peuplée des villes d’Inde, et l’on se dirige vers le Nord. Un passage par Ellora dans le Maharashtra, célèbre pour ses grottes troglodytiques, monastères et autres temples bouddhistes, hindous, et jaïns datant du VIIème siècle, et nous voici aux portes d’entrée du Rajasthan, à Udaipur la ville blanche (et romantique).
NORTH INDIA: L'Inde à l'état pur "Yes sir? You want something? Please, come to my shop. Just looking. Cheap price! Discount special for you sir! Yes, you need something? Cigarettes, water, biscuits, sprite, postcard?"
"Hello bonbon? Hello money? What is your name? Hello roupie? What is your country? You like India? Hello school pen?"
Dans mon pays il y a des vaches dans les campagnes. Elles broutent paisiblement dans les près, avant de se faire traire et donner du bon lait. Ici il y a des vaches aussi. Dans les villes. Elles sont sacrées mais se font chasser à coup de bâton quand elles gênent le passage. Les détritus remplacent l'herbe fraiche, et quelques chapatis complètent parfois le repas...
Dans mon pays, le chien est l'ami de l'homme. Ici les chiens n'appartiennent a personne et errent dans les rue à la recherche de quelque nourriture. La plupart d'entre eux ont une patte cassé, le poil dégarni et les yeux remplis de tristesse. Quasiment chaque jour l'un d'entre eux nous suit, pendant un long moment, espérant avoir trouvé son nouveau maître. Les chiens, les vaches, les cochons et les singes vivent tous ensemble dans les villes. Chacun fouillant poubelles (la rue donc) et caniveaux. Les singes, qui sont les plus malins, réussissant parfois à nous arracher des mains une bouteille de coca ou une banane!
Dans mon pays on ne parle qu'une langue, le français. Ici on en parle pas moins de deux cent! Bien sur il y a l'hindi et un peu l'anglais, mais également une langue/dialecte pour chacun de ses états et villages reculés.
Dans mon pays, il n'y a qu’une seule religion. Du moins c'est ce que l'état aimerait bien en essayant de couper la progression de l'Islam. Ici il y en a des tas. L'indouisme évidemment. Mais aussi les chrétiens, les musulmans, les jaïns, les sikhs, les hindous monothéistes adorateurs de Krishna, etc...
Dans mon pays les hommes saints ont fait vœux d'abstinence, portent une longue robe, boivent du vin à l'église et produisent de la chartreuse dans les monastères. Ici les Sâdhus vivent dans la rue, se couvrent de cendre, portent une longue barbe et d'imposantes dreads, et fument le haschisch jour et nuit. Pas de problème pour eux, ce dernier est légal lorsqu'il est utilisé dans le cadre religieux, tout comme le peyotl l'est aux Etats-Unis dans certaines communautés religieuses.
Dans mon pays sur une moto, il y a une personne, parfois deux. Et dans une voiture cinq personnes ou un peu plus pour les plus grandes. Ici ils sont trois, quatre et parfois même six par moto! Tandis que dans une jeep on peut faire rentrer jusqu'a 25 personnes! Croyez moi, a 25 dans une voiture, sans essuies glace ni rétroviseurs, sous la pluie battante, on transpire à grosses gouttes et on a hâte d’arriver! Et pour les bus, lorsqu'ils sont pleins, le toit peut facilement en accueillir une vingtaine de plus. L'Inde est un pays très peuplé. Surpeuplé même.
Bruyante, sale, pauvre, épuisante, terrifiante, magnifique, envoutante, épatante, surprenante, grandiose... L'Inde est tout et son contraire. Même après deux mois, on continue de s'interroger, de se retourner sans cesse dans la rue. "Est-ce que c'est bien ce que j'ai cru voir?" on nous avait prévenu: l'Inde du Nord est bien plus extrême et intense que l'Inde du Sud. Le sud, c'est un peu l'Inde pour débutants nous avait confié quelqu'un dans le Kerala. Cette Inde là (la vraie diront certains) n'a rien à cacher. Plus sale, plus peuplée, plus pauvre. Celle la même qui rend fou! Mais derrière tous ces superlatifs, c'est aussi la que se trouve l'état le plus touristique du pays: le Rajasthan, le pays des rois et des maharadjahs, le royaume des mille et une nuits.
C'est dans cette région aride, à la frontière du Pakistan que se trouvent les plus beaux palais du pays. Le City Palace d'Udaipur, la ville blanche, en est un magnifique exemple. En bordure du lac Pichalou, nous sommes sur les terres du tournage d'Octopussy (James Bond), diffusé quotidiennement dans certaines des guest houses. On part explorer le lac voisin à vélo, et partons nous perdre dans les villages voisins. On découvre ensuite Jodhpur, la ville bleue, et son superbe fort dominant toute la ville. On se perd dans les toutes petites ruelles serpentant la vielle ville, on expérimente les délicieuses omelettes du fameux omelet man, renommé dans le monde entier, et on flâne à la tombée de la nuit dans le bazar. Vient ensuite Jaisalmer, la ville jaune, à l'ouest du Rajasthan. Enfin une "petite" ville indienne (50000 habitants). Le vieux fort dominant la ville dorée est de toute beauté, et les différentes maisons et autres havelis superbement décorées et sculptées. Un réel plaisir pour les yeux. Mais on ne pouvait pas passer par Jaisalmer sans aller faire un tour dans le désert du Thar. C'est donc à dos de chameau que l'on part explorer ce dernier et passer une nuit à la belle étoile dans les dunes. Quoi de plus parfait que d'écouter l'atmosphérique "Crystal Lake" de Klaus Schulze et contempler les étoiles filer dans le ciel, avant de sombrer dans un sommeil profond que même les scarabées du désert ne viendront pas perturber. On continue ensuite l'exploration de ce bel état et mettons les voiles vers Pushkar, une petite ville sacrée. On retrouve une faune similaire à Gokarna: travellers, chevelus et autres grands voyageurs; en bordure de lac et entourée de montagnes cette fois-ci. Et c'est dans une ambiance fumeuse que l'on se laisse bercer par les rythmes des percussions et le doux son du hang drum le soir à notre guest house... Pas de foire aux chameaux lors de notre passage, et c'est un Pushkar calme et relaxant que nous pouvons apprécier. Pour terminer avec ce bel état, nous prenons un bus direction Bundi, une petite ville au sud est dont on a entendu beaucoup de bien. En effet, à peine arrivés, Bundi nous séduit! C'est un concentré de Rajasthan dans une petite ville indienne. Un fort et un palais haut perché, des gens en turban, une population accueillante et souriante... Et de délicieux lassis!
Le festival des couleurs Holi approche a grand pas et il nous faut prendre une décision: rester a Bundi, retourner a Pushkar pour écouter de la trance avec les israéliens, ou aller vers Mathura ce qui nous rapprochera de Dehli et Varanasi? On se décide à booker un train et aller célébrer Holi sur les terres de Krishna, a Vrindavan a coté de Mathura. Ici tout le monde ne jure que part Krishna, et c'est le cas de Mangala, une française d'origine africaine venu a Vrindavan pour six mois... au sein de la secte d'Hare Krishna! C'est donc au milieu d'illuminés et de locaux que nous célébrons Holi dans les rues de la ville. Les couleurs fusent de partout, à chaque coin de rue. Du rouge, du bleu, du rose, du vert! Mais ce qui reste en général un jeu en tant qu'homme, devient assez vite un cauchemar pour les femmes, qui se retrouvent être la cible de pelotages a répétition! Une expérience particulière mais une expérience. Le ciel se couvre, les murs et rues sont tachetés de multiples couleurs, on part en bus pour Agra découvrir l'une des merveilles du monde: le Taj Mahal, magnifique mausolée tout de marbre blanc.
Chaque voyage à une fin, chaque livre, chaque chanson, chaque moment. Chaque vie. Ici c'est à Varanasi que la vie prend fin, et que le nirvana est atteint. Une fois le corps brulé sur l'un des ghâts de crémation, l'âme peut s'envoler. Varanasi est la ville de la mort, mais c'est une ville attachante. Très sale, mais avec du charme et tout un tas de petites ruelles où il fait bon se perdre. On écoute les sornettes que nous racontent les vendeurs sur la soie qu'ils vendent, on tend l'oreille pour entendre sithar et tablas, on se promène le long des ghâts... Et il est déjà temps de rejoindre New Dehli la capitale aux multiples bazars.
On rentre digérer tout ca.... et on reviendra surement un jour!
Au final, deux mois c'est beaucoup trop court pour un pays comme l'Inde. Nous aimerions beaucoup y retourner pour explorer la région du Kashmir et de l'Himachal Pradesh, mais aussi la région du Sikkim qui semble si différent de ce que nous avons déja vu. Je ne pense pas qu'une seule vie soit suffisante pour bien comprendre et voir l'ensemble de cepays. C'est toujours le cas pour la plupart des pays, mais ce constat m'a beaucoup plus marqué que pour d'autres pays visités par le passé...
L'Inde, un pays que je conseille à tous, pour peu que le monde et le bordel ne vous effraie pas. Une fois acclimaté et le smarques prises, on devient vite accroc!
Day 1 – December 6
Our decision is our decision. And it’s firm and final. Next winter, our plane will spread its great wings toward the island of Ceylon! "Wait a minute... Ceylon... Ceylon... that name rings a bell, but I can’t quite place it on the globe Grandma gave me for Christmas! Ceylon... Oh right, I’ve got it: Ceylon is the name of my tea!" Exactly. But the name on your pretty tea box is also the one used until 1972 for this island nation, a speck on the Indian Ocean at the southern tip of the Indian subcontinent: Sri Lanka!
For this new adventure, I’m exceptionally leaving my Flo behind, cowardly replaced by a double dose of testosterone. To write the book of this journey with me, I’m bringing along my brother, who’s used to this kind of thing, and... a guest star: My model of resilience. My dad! All aboard! Or rather, all aboard our tuk-tuk! Yes, you read that right: A real tuk-tuk, a little colorful rolling box that putters along at two miles an hour. The idea? Well, Sri Lanka and its winding roads overlooking the vastness of lush nature are tailor-made for this kind of vehicle. And since it’s one of only two countries in the world that allow foreigners to rent and drive these mini speedsters, we’ll be crisscrossing the island in our two-square-meter rolling box. Plus, adopting this mode of transport is a surefire way to connect directly with the locals, who’ll surely be curious to see a foreigner driving their iconic vehicle. Not to mention the... let’s say... spicy anecdotes it might generate. I mean, heading into a subtropical zone with my jet-black dad and his unpredictable digestive flora while deliberately choosing the tuk-tuk as our *only* means of transport? That’s the winning combo for an unforgettable adventure! "More seriously, Dad, Sullivan, I’m already loving the idea of living this adventure together, the three of us—brothers and father..."
So, does the intro to this new adventure get your salivary glands going? Yes? Too bad. Because unfortunately, the program handed out by the lady at the entrance has been slightly... let’s say *crumpled*. Some might even say "scrunched up and nearly tossed in the trash." First, six days ago, as the countdown echoed in us like a call to adventure, Cyclone Ditwah grabbed Sri Lanka, played with it like a rag doll, and left it battered on the ground. The toll is devastating: over a thousand dead, thousands of homes wiped out by relentless rains, roads and railways swallowed by massive mudslides. A country wounded once again, after the civil war, the 2004 tsunami, and the post-Covid economic crisis.
But as if this weather disaster wasn’t enough to shake our unbreakable adventurer spirit, fate decided to mess with us further by cutting our trio down to two. The victim? My brother, violently turned away because of a simple date on his passport that didn’t match the border officials’ expectations. Return to sender!
So now it’s just the two of us allowed to board the Qatar Airways Airbus A380 for this trip. If he were here, Denis Brognart would say, "And in the end, only one remains!" Except I know you’ll be with us, following our adventures! Right?
Our decision is our decision. And it’s firm and final. Next winter, our plane will spread its great wings toward the island of Ceylon! "Wait a minute... Ceylon... Ceylon... that name rings a bell, but I can’t quite place it on the globe Grandma gave me for Christmas! Ceylon... Oh right, I’ve got it: Ceylon is the name of my tea!" Exactly. But the name on your pretty tea box is also the one used until 1972 for this island nation, a speck on the Indian Ocean at the southern tip of the Indian subcontinent: Sri Lanka!
For this new adventure, I’m exceptionally leaving my Flo behind, cowardly replaced by a double dose of testosterone. To write the book of this journey with me, I’m bringing along my brother, who’s used to this kind of thing, and... a guest star: My model of resilience. My dad! All aboard! Or rather, all aboard our tuk-tuk! Yes, you read that right: A real tuk-tuk, a little colorful rolling box that putters along at two miles an hour. The idea? Well, Sri Lanka and its winding roads overlooking the vastness of lush nature are tailor-made for this kind of vehicle. And since it’s one of only two countries in the world that allow foreigners to rent and drive these mini speedsters, we’ll be crisscrossing the island in our two-square-meter rolling box. Plus, adopting this mode of transport is a surefire way to connect directly with the locals, who’ll surely be curious to see a foreigner driving their iconic vehicle. Not to mention the... let’s say... spicy anecdotes it might generate. I mean, heading into a subtropical zone with my jet-black dad and his unpredictable digestive flora while deliberately choosing the tuk-tuk as our *only* means of transport? That’s the winning combo for an unforgettable adventure! "More seriously, Dad, Sullivan, I’m already loving the idea of living this adventure together, the three of us—brothers and father..."
So, does the intro to this new adventure get your salivary glands going? Yes? Too bad. Because unfortunately, the program handed out by the lady at the entrance has been slightly... let’s say *crumpled*. Some might even say "scrunched up and nearly tossed in the trash." First, six days ago, as the countdown echoed in us like a call to adventure, Cyclone Ditwah grabbed Sri Lanka, played with it like a rag doll, and left it battered on the ground. The toll is devastating: over a thousand dead, thousands of homes wiped out by relentless rains, roads and railways swallowed by massive mudslides. A country wounded once again, after the civil war, the 2004 tsunami, and the post-Covid economic crisis.
But as if this weather disaster wasn’t enough to shake our unbreakable adventurer spirit, fate decided to mess with us further by cutting our trio down to two. The victim? My brother, violently turned away because of a simple date on his passport that didn’t match the border officials’ expectations. Return to sender!
So now it’s just the two of us allowed to board the Qatar Airways Airbus A380 for this trip. If he were here, Denis Brognart would say, "And in the end, only one remains!" Except I know you’ll be with us, following our adventures! Right?
Nous revenons de 20 jours de voyage au Sri Lanka avec nos 2 enfants de 10 mois et 3 ans. Après avoir préparé notre voyage avec le forum, voici à notre tour notre contribution.
Nous avons décidé de voyager avec un chauffeur pour favoriser les déplacements et par confort aussi pour les enfants (pratique notamment pour dormir). Nous avons voyagé avec Neville, chauffeur et guide parlant français, qui a été parfait durant tous le séjour (15 jours). Il propose et n'impose pas (notamment pour le choix de l'itinéraire et des guesthouses). Nous le recommandons chaudement.
Notre itinéraire a été plutôt classique: Arrivée à Colombo et départ pour Dambulla. Nous avons séjourné à JC village (rien de fantastique, piscine et bungalow propre - staff sympa). Nous y avons passé 4 nuits (trop longs) et avons visité Anuradhapura, Pollonaruwa et Sigiriya en partant chaque jour de Dambulla.
Kandy: 3 nuits à Shangri La (sur les conseils de nombreux voyageurs) - de loin notre coup de coeur. Nous avons tellement apprécié que nous y sommes revenus en fin de séjour. Visite du jardin botanique (super) du temple de la dent. Visite de l'orphelinat des éléphants à Pollonaruwa, un attrape touriste, selon nous, qui s'écarte beaucoup trop de son but initial. Nous avons rencontré d'autres francais qui sont allés voir la fondation Millenium, mieux à priori.
Nuwara Eliya (1 nuit) puis trajet vers Ella en train (2 nuits à Garden View Inn - tres sympa, jolie guesthouse avec jardin et belle vue - excellent rice and curry - tenu par une famille très agréable)
Tangalle: 2 nuits à Patini Guesthouse chez Severine, notre 2eme coup de coeur! de jolis bungalow (tres propres et confortables) sur la plage, un petit coin de paradis. Séverine est très accueillante. Plage magnifique mais grosses vagues, donc difficile de se baigner.
Mirissa: 2 nuits à Palm villa (très joli mais sans âme - staff peu aimable - cela manque de jolies rencontres)
Retour à Colombo (1 nuit à Lake lodge, un peu cher mais très charmant et staff très sympa et avenant)
Retour à Kandy à Shangri La Guesthouse ou nous avons passé du temps avec Nandana qui nous a fait découvrir les alentours de Kandy hors des sentiers battus. Il fait par ailleurs des massages fantastiques (les meilleurs pour moi jusqu'à aujourd'hui) et a également un centre de yoga et relaxation. Une excellente adresse!
Retour à Colombo et départ.
Voilà en espérant que cela serve à ceux qui prépare leur séjour!
Nous avons décidé de voyager avec un chauffeur pour favoriser les déplacements et par confort aussi pour les enfants (pratique notamment pour dormir). Nous avons voyagé avec Neville, chauffeur et guide parlant français, qui a été parfait durant tous le séjour (15 jours). Il propose et n'impose pas (notamment pour le choix de l'itinéraire et des guesthouses). Nous le recommandons chaudement.
Notre itinéraire a été plutôt classique: Arrivée à Colombo et départ pour Dambulla. Nous avons séjourné à JC village (rien de fantastique, piscine et bungalow propre - staff sympa). Nous y avons passé 4 nuits (trop longs) et avons visité Anuradhapura, Pollonaruwa et Sigiriya en partant chaque jour de Dambulla.
Kandy: 3 nuits à Shangri La (sur les conseils de nombreux voyageurs) - de loin notre coup de coeur. Nous avons tellement apprécié que nous y sommes revenus en fin de séjour. Visite du jardin botanique (super) du temple de la dent. Visite de l'orphelinat des éléphants à Pollonaruwa, un attrape touriste, selon nous, qui s'écarte beaucoup trop de son but initial. Nous avons rencontré d'autres francais qui sont allés voir la fondation Millenium, mieux à priori.
Nuwara Eliya (1 nuit) puis trajet vers Ella en train (2 nuits à Garden View Inn - tres sympa, jolie guesthouse avec jardin et belle vue - excellent rice and curry - tenu par une famille très agréable)
Tangalle: 2 nuits à Patini Guesthouse chez Severine, notre 2eme coup de coeur! de jolis bungalow (tres propres et confortables) sur la plage, un petit coin de paradis. Séverine est très accueillante. Plage magnifique mais grosses vagues, donc difficile de se baigner.
Mirissa: 2 nuits à Palm villa (très joli mais sans âme - staff peu aimable - cela manque de jolies rencontres)
Retour à Colombo (1 nuit à Lake lodge, un peu cher mais très charmant et staff très sympa et avenant)
Retour à Kandy à Shangri La Guesthouse ou nous avons passé du temps avec Nandana qui nous a fait découvrir les alentours de Kandy hors des sentiers battus. Il fait par ailleurs des massages fantastiques (les meilleurs pour moi jusqu'à aujourd'hui) et a également un centre de yoga et relaxation. Une excellente adresse!
Retour à Colombo et départ.
Voilà en espérant que cela serve à ceux qui prépare leur séjour!
Bonjour,
nous sommes en train de finaliser notre parcours de 20 jours au Sri Lanka, avec nos 2 enfants, de 4 et 7 ans. le dilemme est toujours le même... en voir le plus possible en respectant leur rythme...
voici notre projet, merci de nous donner vos avis
Negombo : 2 ou 3 nuits (le temps pour les petits de s'habituer) Sigiriya ou Dambula : 5 nuits (on souhaite faire le trajet en taxi, et ensuite rayonner par le même moyen) Kandy : 3 nuits Ella : 2 nuits Haputale : 2 nuits missira : 5 nuits
D"avance merci 🙂
nous sommes en train de finaliser notre parcours de 20 jours au Sri Lanka, avec nos 2 enfants, de 4 et 7 ans. le dilemme est toujours le même... en voir le plus possible en respectant leur rythme...
voici notre projet, merci de nous donner vos avis
Negombo : 2 ou 3 nuits (le temps pour les petits de s'habituer) Sigiriya ou Dambula : 5 nuits (on souhaite faire le trajet en taxi, et ensuite rayonner par le même moyen) Kandy : 3 nuits Ella : 2 nuits Haputale : 2 nuits missira : 5 nuits
D"avance merci 🙂
Bonjour,
A celles et ceux avec qui j’ai déjà discuté sur cette destination, à ceux que j’ai lus et relus et les autres qui, comme moi, prennent plaisir à partager leurs voyages, je soumets cet itinéraire-tour du Sri Lanka en août prochain, émaillé de (questionnements), pour infos et commentaires.
J1 arrivée à aéroport à 13h - nuit à Negombo (hébergement + renseignements transports ( bus, taxis collectifs ou privatisés pour Anuradhapura )
J2/3/4 Anuradhapura pour 3 nuits ou 2 nuits + 1 Mihintale (hébergements, durée validité du ticket d’entrée, déplacements ( location de motos/tuk tuk))
J5/6/7/8/9/10 Nilaveli (hébergements, plongée et snorkeling, organisation du circuit « triangle culturel » avec chauffeur ou avec transports collectif ou taxis)’)
J11 Sigiraya ‘(Interessant à voir entre Trincomalee et Sigiraya , hébergement près du rocher)
J12/13/14 Dambulla, Minneriya, Polonoruwa (1 hébergement central pour rayonner, entrée à Minneriya avec son propre véhicule si option chauffeur choisie, sinon possibilités de transports)
J15/16/17/18 Côte est (hébergement en bungalow bord de plage (Vakaray cité sur Lonely planet, Arugam)
J19/20 /21 Ella (Hébergement, organisation trajet train pour Kandy(7 à 8h) avec ou sans escale d’une nuit en route)
J22/23/24 Kandy ( hébergement en cours de réservation, organisation d’un trajet Kandy - Uda Walawe)
J25 itinéraire vers Uda Walawe (hébergement près du site)
J26 Parc Uda Walawe (conditions de visite)
J27/28 Mirissa (hébergement, sites de snorkeling)
J29 Retour vers Colombo (nuit à Galle ou Negombo pour départ avion à 14h)
Seules les nuitées J1 et 23,24,25 seront réservées de France : arrivée et Esala à Kandy, le parcours étant flexible, ( peut-être en incluant Jaffna) selon météo, rencontres, opportunités, infos…
Merci d’avance
Thierry
A celles et ceux avec qui j’ai déjà discuté sur cette destination, à ceux que j’ai lus et relus et les autres qui, comme moi, prennent plaisir à partager leurs voyages, je soumets cet itinéraire-tour du Sri Lanka en août prochain, émaillé de (questionnements), pour infos et commentaires.
J1 arrivée à aéroport à 13h - nuit à Negombo (hébergement + renseignements transports ( bus, taxis collectifs ou privatisés pour Anuradhapura )
J2/3/4 Anuradhapura pour 3 nuits ou 2 nuits + 1 Mihintale (hébergements, durée validité du ticket d’entrée, déplacements ( location de motos/tuk tuk))
J5/6/7/8/9/10 Nilaveli (hébergements, plongée et snorkeling, organisation du circuit « triangle culturel » avec chauffeur ou avec transports collectif ou taxis)’)
J11 Sigiraya ‘(Interessant à voir entre Trincomalee et Sigiraya , hébergement près du rocher)
J12/13/14 Dambulla, Minneriya, Polonoruwa (1 hébergement central pour rayonner, entrée à Minneriya avec son propre véhicule si option chauffeur choisie, sinon possibilités de transports)
J15/16/17/18 Côte est (hébergement en bungalow bord de plage (Vakaray cité sur Lonely planet, Arugam)
J19/20 /21 Ella (Hébergement, organisation trajet train pour Kandy(7 à 8h) avec ou sans escale d’une nuit en route)
J22/23/24 Kandy ( hébergement en cours de réservation, organisation d’un trajet Kandy - Uda Walawe)
J25 itinéraire vers Uda Walawe (hébergement près du site)
J26 Parc Uda Walawe (conditions de visite)
J27/28 Mirissa (hébergement, sites de snorkeling)
J29 Retour vers Colombo (nuit à Galle ou Negombo pour départ avion à 14h)
Seules les nuitées J1 et 23,24,25 seront réservées de France : arrivée et Esala à Kandy, le parcours étant flexible, ( peut-être en incluant Jaffna) selon météo, rencontres, opportunités, infos…
Merci d’avance
Thierry
Voila, nous partons dans une semaine pour le Sri lanka
Nous arrivons à colombo à 8h
Voici notre trajet
1ier jour Colombo Negombo
Le lendemain départ pour Anuradhapura ( en train ??)
Nous pensons rester 1 jour puis partir sur Sigiriya pour rester au moins 3 nuits (pour rayonner sur Dambulla et polonorawiva)
Ensuite 2 jours à Kandy puis descente sur les plantations de thé à Ella d'ou nous resterons aussi 2 jours pour rayonner sur Adam's peak et les plantations
La suite avec le parc de Yala et Sinharaja puis on descendra sur Tangalla pour profiter de la plage et des tortues
Ce sera déjà la dernière semaine et je pense que l'on montera doucement sur Colombo en passant par Mirissa, Galle, hikkadawa.
Quelques Questions Et il possible de faire tous cela en train ou bus sans perdre trop de temps?? Je recherche des bonnes adresses de GH ou l'on dors et mange bien pour un mini ( j'ai encore le prix du billet d'avion entre la gorge) La pluie?? Grosse intérrogation
Merci pour vos réponses Est-ce que l'on oubli rien dans ce trajet ( ou sont les elephants??)
Quelques Questions Et il possible de faire tous cela en train ou bus sans perdre trop de temps?? Je recherche des bonnes adresses de GH ou l'on dors et mange bien pour un mini ( j'ai encore le prix du billet d'avion entre la gorge) La pluie?? Grosse intérrogation
Merci pour vos réponses Est-ce que l'on oubli rien dans ce trajet ( ou sont les elephants??)
Bonjour à Tous,
Nous programmons un voyage à Sri Lanka avec extension Maldives (classique, n'est-ce pas!). Vingt jours au total dont 3 nuits aux Maldives. Bien qu'en bonne santé, nous approchons doucement des 70 ans et un peu plus de confort que d'habitude serait souhaité!. C'est pourquoi, on regarde plutôt une organisation de voyage "clefs en mains". Nous aimerions savoir si quelqu'un a déjà utilisé les services de "Voyageurs du Monde", ils semblent très "pro" bien que plus chers que d'autres. Ceci est peut-être dû au choix des hotels moins galvaudés, plus petits, plus typiques. Pour les Maldives leur choix s'est porté sur "Coco Palm Dhuni Kolhu. Est-ce un bon choix?. Est-ce que quelqu'un y a déjà séjourné?. Voilà nos premières interrogations. Merci par avance pour vos réponses
JJBOY
Nous programmons un voyage à Sri Lanka avec extension Maldives (classique, n'est-ce pas!). Vingt jours au total dont 3 nuits aux Maldives. Bien qu'en bonne santé, nous approchons doucement des 70 ans et un peu plus de confort que d'habitude serait souhaité!. C'est pourquoi, on regarde plutôt une organisation de voyage "clefs en mains". Nous aimerions savoir si quelqu'un a déjà utilisé les services de "Voyageurs du Monde", ils semblent très "pro" bien que plus chers que d'autres. Ceci est peut-être dû au choix des hotels moins galvaudés, plus petits, plus typiques. Pour les Maldives leur choix s'est porté sur "Coco Palm Dhuni Kolhu. Est-ce un bon choix?. Est-ce que quelqu'un y a déjà séjourné?. Voilà nos premières interrogations. Merci par avance pour vos réponses
JJBOY
bonjour
en ce moment je commence mes recherches pour mon prochain voyage (solo) cette année (25 jours en aout) je voudrais découvrir l'inde
en arrivant au nord du pays et repartir de colombo mais en utilisant les moyens de transports qu il faut au bon moment , pour ne pas arriver par exemple dans une ville par avion et me rendre compte que si j'étais descendu en train j'aurai pu visiter: LE VILLAGE SYMPAS qui se trouvait 300 km plus haut 😏
en tous cas si vous pouviez me conseiller (endroits à ne pas rater, bons plans, etc...), pour que mon trip reste inoubliable
merci d'avance à ceux qui prendront un peut de leur temps pour me répondre
ciao !!!
Bonjour,
J'ai un visa de un an pour l'Inde avec obligation de quitter le territoire après 90 jours.
Comme je séjourne au Kerala, j'envisage de partir quelques jours au Sri Lanka, qui ne m'attire pas particulièrement, mais le plus proche de chez moi.
J'envisage donc de passer quelques jours entre fin novembre et début décembre, le plus près possible de Colombo, car pas envie d'engager des frais énormes juste pour entrer et sortir...
On trouve tout et son contraire au sujet de l'hébergement, dès qu'on navigue un peu sur le net. La fonction "Recherche" ici ne m'a pas trop renseigné...
Connaissez-vous un hôtel/guesthouse de bon rapport qualité/prix le plus près possible de Colombo?...
Sauf si quelqu'un réussit à me convaincre que le Sri Lanka est extraordinaire à visiter, que les hébergement n'y sont pas hors de prix, que je dois y séjourner plus que trois ou quatre jours, etc...
Merci à bientôt.
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage effectué du 14 au 29 mars 2010, sept jours au Sri Lanka (uniquement la région montagneuse du Centre) pour visiter et randonner suivis de sept jours aux Maldives pour plonger.
Pour une version avec davantage de photos, allez directement ici :
sites.google.com/...yagesceylanmaldives/

Présentation
Ah ! un peu de soleil et de chaleur en cette fin d’hiver seraient vraiment les bienvenus.
Un coup d’œil à notre « Guide du Voyageur - Saisons et climats »… Voyons voir… en mars, quelle région du monde pourrait bien répondre à notre attente ?
Trouvé ! Les Maldives… OK pour la mer, le soleil et les poissons mais, pour le reste, c’est un peu limité. Et le Sri Lanka voisin ? OK pour la montagne ou le culturel mais pour la mer, ce n'est pas vraiment l'idéal.
Alors… si on combinait un peu des deux ?
Sept jours au Sri Lanka, en se concentrant sur la région montagneuse du centre (il faut faire des choix), puis sept jours aux Maldives pour nager et plonger. Parfait !
Il ne reste qu’à prendre les billets Paris - Colombo - Malé - Paris et déjà le départ approche, c’est pour le 14 mars 2010.
Au Sri Lanka
Pour un séjour aussi court, autant ne pas perdre de temps dans les transports. La meilleure formule nous semble être celle du chauffeur guide. Très vite, nous en contactons quatre.
C’est Malik qui est le plus réactif. Il est le propriétaire d’une guesthouse et d’une petite agence (Malik Tours) à Kandy. Nous lui exposons nos envies et quelques points d’intérêt auxquels nous tenons : - - un parcours passant par Kandy puis continuant dans les montagnes - - bénéficier à chaque étape de quelques heures pour randonner - - mixer hébergement en pensions de famille (guesthouse) et en hôtel de charme.
Nous nous mettons alors d’accord sur les villes étapes suivantes : Kandy (2 jours), Nuwara Elyia (2 jours), Ella (1 jour) et Dalhousie (1 jour).
Après ces sept jours, la tête dans les sommets, notre voyage se poursuivra aux Maldives, la tête sous l’eau.
Aux Maldives
Les Maldives, ce sont 1190 îles dont une centaine ouvertes au tourisme ! Alors comment s’y retrouver ? Laquelle choisir ?
Après avoir tenté quelques îles connues, Rihiveli où nous étions en 1985, d’autres dont on nous avait parlé (Embudu, Eriyadu, Bandos, Kuredu et j’en passe), certaines trop chères, d’autres trop éloignées, certaines trop peuplées, d’autres sans lagon… nous avons fini par jeter notre dévolu sur…
HELENGELI
… qui a l’air de répondre à nos critères et que le guide Nelles décrit ainsi :
«… Une des îles les plus isolées de l’atoll de Malé Nord… une île de solitaires et de plongeurs dans l’âme… quarante sites de plongée sous-marine… un récif internequi se prête à la plongée en apnée… une île soignée et à la fois laissée à l’état de nature… seulement cinquante chambres au cœur d’une végétation quasiment intacte… Bref, un refuge idéal pour qui recherche le calme, la détente et un petit goût d’aventure. »
C’est tout à fait ce qu’il nous faut !
Le vol sur l'A380
Dim 14/03/10 : de Paris à Colombo via Dubaï
C’est le jour J et nous découvrons, à notre grande surprise, quelques heures avant le départ, que le vol EK 74 (Emirates) Paris - Dubaï s’effectue sur un A380. Nous sommes par conséquent d’autant plus excités de découvrir le super jumbo.
Sous un ciel maussade, le voici, garé sur le tarmac de Roissy… Longueur 73,4 mètres pour une envergure de 79,8 mètres !
Un zoom sur le fuselage confirme son identité.
Le bel oiseau ainsi perfusé fait un peu de peine à voir mais c’est impressionnant… tout ce que ce géant à deux étages peut engloutir comme cargaison ! Il va pouvoir décoller avec tout ce chargement… et près de 500 passagers qui montent maintenant à bord ?
En attendant le décollage, nous testons le confort de nos sièges : plus de place pour les jambes, une inclinaison plus importante et 81centimètres entre les sièges, des écrans individuels avec plus de 1200 canaux de divertissement… bref, un confort sans pareil !
Ajoutons à cela un décollage en douceur, un personnel polyglotte et attentionné, des repas délicieux et d’une rare qualité… les six heures trente à bord passent très vite et déjà Dubaï scintille de mille feux ! Après plusieurs tours au-dessus du désert, notre 380 se pose délicatement.
Bon, là, il faut quitter le super appareil et poursuivre, après deux heures d’escale, plus modestement sur un Boeing 777 mais le service Emirates, là encore, est top !
Tout juste le temps de s’assoupir un peu pendant ces quatre heures et quart de vol, la nuit est très courte. Le soleil est levé depuis belle lurette au Sri Lanka. Il est 8 h 30 heure locale quand nous atterrissons à Colombo.
On avait envie de chaleur, il fait déjà 27° en ce début de matinée. Ça promet !
Vol sur A 380
Kandy, au bord du lac
Lu 15/03/10 : Kandy
Dans le hall de l’aérogare, il y a foule, chacun avec sa petite pancarte. Nous repérons très vite celle portant notre nom : le chauffeur envoyé par Malik nous attend. Après les présentations (il s’appelle Nimal et c’est lui qui nous conduira pendant ces sept jours), il nous entraîne à l’extérieur où nous attendons qu’il aille chercher le véhicule au parking.
Ça y est, valises et sacs remplissent le coffre de la Nissan. En route vers Kandy à travers une campagne rappelant l’île Maurice d’il y a trente ou quarante ans.
Une centaine de kilomètres mais près de trois heures de trajet, car ici l’état des routes et les conditions de circulation allongent considérablement les délais. Nous comprenons rapidement qu’ici un conducteur a besoin d’avoir de bons réflexes pour freiner, d’un bon coup de volant pour éviter les véhicules en face ou les piétons, d’un bon klaxon pour se faire entendre, d’un soupçon d’inconscience ou d’un bon ange gardien pour doubler en toute circonstance.
Après celle de l’Equateur et de l’Egypte, la conduite sri lankaise est, elle aussi, très folklorique : la priorité est au plus gros !
C’est donc avec un certain soulagement que nous voyons arriver Kandy, la deuxième ville du pays, 500 mètres d’altitude, porte d’entrée de la région montagneuse. Nous nous posons pour deux jours à la Palm Garden Guesthouse, propriété de Malik, dans un quartier sans charme mais la pension, comme son nom l’indique, est entourée de palmiers, de cocotiers et de jacquiers.
La chambre est simple mais l’accueil très chaleureux et à défaut d’avoir la vue sur le lac, il y a une terrasse très agréable sur le toit.
Après un bon repos, nous partons en fin d’après-midi voir un des points d’intérêt de Kandy : son lac… et quatre kilomètres pour en faire le tour… à pied bien sûr ! Il fait très chaud (plus de 30°).
Une petite halte sous cet arbre pluricentenaire est bienvenue !
Celui-ci, en fleur, saupoudre la rive d’une pluie de pétales roses !
Tout a l’air si paisible !
C’est oublier la ronde infernale des voitures, des bus et des tuk-tuk autour du lac, un incroyable concert de coups de klaxon, de coups d’accélérateur et de coups de frein dans une pollution regrettable !
Alors c’est avec bonheur que nous retrouvons la terrasse de la pension après un dernier coup d’œil sur le lac depuis les hauteurs de la ville. Le temple de la Dent, sur le bord du lac, sera pour demain.
Pour le dîner, nous avions commandé à la cuisinière un « rice and curry » mais je ferai, toute seule, honneur à ce plat succulent et copieux, tout juste épicé comme il faut pour mon palais d’Européenne… pendant qu’Hervé est cloué au lit avec une très forte migraine !
Lac de Kandy
Kandy, son jardin botanique et ses temples
Ma 16/03/10 : Kandy (suite)
La nuit a été chaude mais réparatrice pour notre malade d’hier et dès le lever du jour, nous sommes sur pied. Au programme de cette matinée : un peu de culture avec le temple de la Dent.
Situé au nord du lac, ce temple renferme la plus importante relique bouddhique du pays : une dent de Bouddha. Tous les jours, trois cérémonies ont lieu à 5 h 30, 9 h30 et 18 h 30. A 5 h30, on était encore au fond de notre lit alors c’est à celle de 9 h 30 que Nimal nous amène.
Nous nous mêlons à la file des fidèles venus en nombre, les mains chargées d’offrandes, se recueillir avec beaucoup de ferveur dans le sanctuaire. Comme eux, nous nous déchaussons et découvrons la tête à l’entrée du site, tout en veillant à avoir épaules et jambes couvertes.
Voici la partie la plus ancienne et la plus intéressante du temple : le pavillon reliquaire avec, au rez-de-chaussée, de magnifiques fresques et boiseries.
Au roulement de tambours, les pèlerins se pressent vers la galerie à l’étage afin d’y apercevoir le « tabernacle » contenant la dent. Nous, on se contentera d’un coup d’œil furtif avant de continuer notre progression dans d’autres salles du temple.
Bouddha est partout !
Nous sommes impressionnés par tant de ferveur !
Nous finissons la visite par la salle de l’éléphant Rajah, contenant la dépouille naturalisée du célèbre éléphant qui pendant des décennies a porté le reliquaire en or lors de cérémonies annuelles à Kandy. Touchant !
Il est 11 heures et il fait très chaud ! Se mettre au frais et au calme au jardin botanique de Peradeniya est la meilleure solution à cette heure de la journée. Nous prenons tout notre temps pour arpenter le parc.
A six kilomètres de Kandy, sur une superficie de 60 ha, c’est le plus grand jardin botanique du pays. C’est un havre de paix au regard de l’agitation grouillante de la ville.
Des pelouses et massifs bien taillés…
Des arbres remarquables…
Ce Ficus Benjamina… gigantesque et tentaculaire !
Ce « Bronze Shower Tree » (Cassia moschata)… magnifique !
Cet arbre à boulets de canon (Couroupita guianensis)… en fleur !
Et cet arbre… de roussettes bien garni !
Des variétés confidentielles comme ces cocos de mer (Lodoicea maldivica) qui, en principe, sont endémiques des Seychelles et qui ont réussi à se développer ici. Leurs fruits qui demandent six ans pour arriver à maturité peuvent peser jusqu’à 20 kg et vaudraient une fortune.
Des animaux… exotiques ou pas ! Deux petits singes espiègles venus chatouiller les doigts de pied du photographe !
Un lézard bien caché !
Et un scorpion exhibé par un local en échange d’un petit billet !
Enfin une superbe collection d’orchidées !
On en a plein les yeux et plein les gambettes aussi… alors, une petite pause rafraîchissement à la cafétéria du jardin, puis un repos bien mérité dans notre chambre avant de repartir, en fin d’après-midi, dans la campagne kandyenne à la découverte de trois (petits) temples.
Loin du faste du temple de la Dent, ici, nous avons le privilège d’être les seuls visiteurs, et, quand le gardien du deuxième temple vient avec sa clé ouvrir le sanctuaire, nous nous sentons très honorés.
Une journée bien remplie qui se termine sur la terrasse de la pension avec un « rice and curry » qu’Hervé peut enfin apprécier. Quant à moi, je ne suis pas mécontente de goûter cette variante car les plats de légumes ne sont pas tous les mêmes qu’hier. Nous terminons par une assiette de fruits, papaye, ananas, banane.
Dans le jardin botanique
Temple kandyen
Tea Factory, au coeur des plantations
17/03/10 : de Kandy à Nuwara Eliya
8 h 30 : la voiture est prête. Nous prenons congé de nos hôtes Malik, Laetitia et la petite Selima ainsi que de toute l’équipe de la pension, aux petits soins pour nous pendant ces deux jours.
Route vers Nuwara Eliya (prononcez Niourélia) à environ 80 kilomètres de Kandy en passant progressivement de 500 mètres à 2000 mètres d’altitude. Pas étonnant alors qu’en sortant de la voiture à Ramboda (1400 mètres), l’air soit plus vif et la brise rafraîchissante. On respire et on profite des premiers paysages de plantations de thé !
La maison de thé des Blue Fields invite à une petite halte. Visite de la fabrique, dégustation d’une tasse de thé, mais bien que nous adoptions le thé tout au long de notre séjour (buvons local !) nous ne sommes pas vraiment amateurs. Ce n’est donc pas avec nous que la boutique fera affaire !
Après quatre heures de trajet sur une route de montagne sinueuse mais agréable, nous voilà à Nuwara Eliya, la principale villégiature du Sri Lanka. Le centre-ville poussiéreux et turbulent est typiquement sri lankais mais la ville, prisée autrefois par les pionniers anglais de l’industrie du thé, a gardé des traces de l’époque : son golf, sa poste, ses jardins…
C’est d’ailleurs dans le très british Victoria Park que nous nous installons pour pique-niquer avant de poursuivre car notre destination finale, le Tea Factory Hotel, est encore à quinze kilomètres de cette ville et à quatre kilomètres du village de Kandapola au bout d’un chemin cahoteux.
L’accueil à l’hôtel dépasse nos attentes. Un majordome en uniforme et en gants blancs nous ouvre la porte de la voiture. Les employés se pressent, l’un s’occupant des valises, l’autre s’occupant du check in, le troisième s’occupant de nous.
En guise de bienvenue, il nous fait une petite marque sur le front puis nous offre dans le creux de la main quelques grains de sucre Candy, de cardamome et de cumin (à croquer !). Enfin une tasse d’un excellent thé épicé accompagné de sa recette.
On nous fait gentiment remarquer que ce soir, pour le dîner, le pantalon long est de rigueur ! « Smart casuel dressing code », en l’occurrence habillé, mais décontracté…ouf, car on n’avait prévu ni le costume ni la robe !
Voyons maintenant notre chambre !
Cet hôtel est une ancienne fabrique de thé reconvertie, en ayant pris soin de conserver toute la structure extérieure ainsi que certaines machines de l’époque que l’on peut d’ailleurs voir fonctionner en soirée.
Pas de temps à perdre, on a très envie de faire le tour du propriétaire. L’hôtel, vue de face.
Une grande terrasse… donnant sur les plantations.
Tiens, un beau cottage… Il s’avère que c’est la maison du manager et le jardinier, sur place, est fier de nous montrer les formes les plus étonnantes des buissons de buis.
Il y a là tout le bestiaire : dinosaure, éléphant, mickey mouse, lapin…
A 16 heures, nous avons rendez-vous avec Meya pour un « nature walk » à travers la campagne environnante, vers le village et le temple d’abord...
… entre champs de thé et plates-bandes de légumes.
Notre guide nous montre des oiseaux, des plantes, nous fait sentir le cyprès, le fenouil, l’eucalyptus et la citronnelle et nous entraîne à travers les coteaux.
Nous nous attendions à une petite promenade du dimanche mais pas du tout, Meya marche d’un bon pas et, au-delà des plantations de thé, s’enfonce dans la forêt primaire où nous le suivons tant bien que mal… chaussés de nos sandales. Après avoir trébuché sur quelques racines, nous débouchons dans une belle parcelle d’eucalyptus.
Quel calme ! Nous sommes dans notre élément !
C’est finalement au bout de deux heures et pas loin de dix kilomètres que nous retrouvons l’hôtel, au moment où la brume commence à envelopper les collines. Le nom de « Misty Mountains » colle bien à ces lieux !
Au dîner, un buffet « Around the world in two and half hours » nous met en appétit avec plein de spécialités locales et internationales et surtout un bon choix de desserts.
Tea Factory Hotel
Ella et le petit pic d'Adam
Je 18/03/10 : de Nuwara Eliya à Ella
Le ciel très dégagé au lever du jour est vite envahi par des nuages qui lui donnent un aspect ouaté.
Comme hier, à 8 h 30, c’est le départ, direction Ella, cinquante kilomètres. Aux alentours, le paysage des champs de thé ressemble à un grand tapis vert piqueté des taches colorées que forment les cueilleuses.
Plus loin, les cultivateurs eux aussi sont déjà à l’œuvre… à la grande joie des hérons.
Le trajet est particulièrement long et pénible, ralenti par les nombreux travaux sur le parcours, les passages incessants dans des bourgades grouillantes et crasseuses, la circulation intense et le trafic des bus sur ces petites routes étroites et sinueuses.
Les cinquante kilomètres prendront plus de trois heures et vers midi, nous atteignons enfin Ella. Le village en lui-même n’a que peu d’intérêt mais notre guesthouse « Ambiente » est située à l’écart, à flanc de colline, dans un environnement fleuri. Notre chambre simple, mais avec une grande terrasse, offre une des meilleures vues de la région… sur Ella Rock et Little Adam’s Peak de part et d’autre d’Ella Gap. On nous dit que, par temps clair, on peut apercevoir la côte à travers cette faille !
Aujourd’hui c’est loin d’être le cas, il fait nuageux et orageux. La montée à Ella Rock est compromise, il aurait fallu partir de bon matin. On espère tout de même grimper jusqu’au petit pic d’Adam.
En attendant de voir l’évolution des conditions, nous partageons avec trois touristes américains de retour de randonnée deux gros sandwichs club, bien trop copieux pour nous !
Vers 14 h 30, malgré une météo incertaine, nous persuadons Nimal de nous accompagner en voiture au départ du sentier vers Little Adam’s Peak. En réalité, il a prévu de venir avec nous.
Comme pour son aîné le pic d’Adam (que nous gravirons dans quelques jours), on y accède par des marches mais, malgré la chaleur, ce ne sont finalement pas plus de cent mètres de dénivelé pour 1,7 kilomètres l’aller… une bagatelle ! Nimal sue à grosses gouttes et nous laisse faire, tout seuls, la dernière grimpette jusqu‘au sommet, préférant l’ombre d’un eucalyptus.
Là-haut, la vue est très belle bien que partiellement dans les nuages. Mais le ciel orageux donne à ce paysage une ambiance très particulière.
Nous pressons le pas dans la descente car les nuages se font de plus en plus menaçants jusqu’à donner une petite averse qui n’aura pourtant pas le temps de mouiller ni la terre ni nos chemises.
Le soleil réapparaît alors que nous nous apprêtons à faire une deuxième balade à partir de la pension, il est encore tôt : Hervé veut parcourir le début du chemin vers Ella Rock.
Pour cela, il faut descendre jusqu’à la voie ferrée, y marcher pendant deux, trois kilomètres (ici marcher sur la voie ferrée est normal) jusqu’à un pont et une cascade (partiellement sèche).
En chemin, beaux paysages de rizières et de cultures en terrasses.
Pour les piétons, marcher sur la voie ferrée est bien plus sûr que de marcher sur le bord d’une route. On y fait plein de rencontres, notamment avec ces écoliers.
Ce soir, « chop sue and noodles » pour changer un peu du « rice and curry ».
Petit pic d'Adam
A SUIVRE !
Pour une version avec davantage de photos, allez directement ici :
sites.google.com/...yagesceylanmaldives/

Présentation
Ah ! un peu de soleil et de chaleur en cette fin d’hiver seraient vraiment les bienvenus.
Un coup d’œil à notre « Guide du Voyageur - Saisons et climats »… Voyons voir… en mars, quelle région du monde pourrait bien répondre à notre attente ?
Trouvé ! Les Maldives… OK pour la mer, le soleil et les poissons mais, pour le reste, c’est un peu limité. Et le Sri Lanka voisin ? OK pour la montagne ou le culturel mais pour la mer, ce n'est pas vraiment l'idéal.
Alors… si on combinait un peu des deux ?
Sept jours au Sri Lanka, en se concentrant sur la région montagneuse du centre (il faut faire des choix), puis sept jours aux Maldives pour nager et plonger. Parfait !
Il ne reste qu’à prendre les billets Paris - Colombo - Malé - Paris et déjà le départ approche, c’est pour le 14 mars 2010.
Au Sri Lanka
Pour un séjour aussi court, autant ne pas perdre de temps dans les transports. La meilleure formule nous semble être celle du chauffeur guide. Très vite, nous en contactons quatre.
C’est Malik qui est le plus réactif. Il est le propriétaire d’une guesthouse et d’une petite agence (Malik Tours) à Kandy. Nous lui exposons nos envies et quelques points d’intérêt auxquels nous tenons : - - un parcours passant par Kandy puis continuant dans les montagnes - - bénéficier à chaque étape de quelques heures pour randonner - - mixer hébergement en pensions de famille (guesthouse) et en hôtel de charme.
Nous nous mettons alors d’accord sur les villes étapes suivantes : Kandy (2 jours), Nuwara Elyia (2 jours), Ella (1 jour) et Dalhousie (1 jour).
Après ces sept jours, la tête dans les sommets, notre voyage se poursuivra aux Maldives, la tête sous l’eau.
Aux Maldives
Les Maldives, ce sont 1190 îles dont une centaine ouvertes au tourisme ! Alors comment s’y retrouver ? Laquelle choisir ?
Après avoir tenté quelques îles connues, Rihiveli où nous étions en 1985, d’autres dont on nous avait parlé (Embudu, Eriyadu, Bandos, Kuredu et j’en passe), certaines trop chères, d’autres trop éloignées, certaines trop peuplées, d’autres sans lagon… nous avons fini par jeter notre dévolu sur…
HELENGELI
… qui a l’air de répondre à nos critères et que le guide Nelles décrit ainsi :
«… Une des îles les plus isolées de l’atoll de Malé Nord… une île de solitaires et de plongeurs dans l’âme… quarante sites de plongée sous-marine… un récif internequi se prête à la plongée en apnée… une île soignée et à la fois laissée à l’état de nature… seulement cinquante chambres au cœur d’une végétation quasiment intacte… Bref, un refuge idéal pour qui recherche le calme, la détente et un petit goût d’aventure. »
C’est tout à fait ce qu’il nous faut !
Le vol sur l'A380
Dim 14/03/10 : de Paris à Colombo via Dubaï
C’est le jour J et nous découvrons, à notre grande surprise, quelques heures avant le départ, que le vol EK 74 (Emirates) Paris - Dubaï s’effectue sur un A380. Nous sommes par conséquent d’autant plus excités de découvrir le super jumbo.
Sous un ciel maussade, le voici, garé sur le tarmac de Roissy… Longueur 73,4 mètres pour une envergure de 79,8 mètres !
Un zoom sur le fuselage confirme son identité.
Le bel oiseau ainsi perfusé fait un peu de peine à voir mais c’est impressionnant… tout ce que ce géant à deux étages peut engloutir comme cargaison ! Il va pouvoir décoller avec tout ce chargement… et près de 500 passagers qui montent maintenant à bord ?
En attendant le décollage, nous testons le confort de nos sièges : plus de place pour les jambes, une inclinaison plus importante et 81centimètres entre les sièges, des écrans individuels avec plus de 1200 canaux de divertissement… bref, un confort sans pareil !
Ajoutons à cela un décollage en douceur, un personnel polyglotte et attentionné, des repas délicieux et d’une rare qualité… les six heures trente à bord passent très vite et déjà Dubaï scintille de mille feux ! Après plusieurs tours au-dessus du désert, notre 380 se pose délicatement.
Bon, là, il faut quitter le super appareil et poursuivre, après deux heures d’escale, plus modestement sur un Boeing 777 mais le service Emirates, là encore, est top !
Tout juste le temps de s’assoupir un peu pendant ces quatre heures et quart de vol, la nuit est très courte. Le soleil est levé depuis belle lurette au Sri Lanka. Il est 8 h 30 heure locale quand nous atterrissons à Colombo.
On avait envie de chaleur, il fait déjà 27° en ce début de matinée. Ça promet !
Vol sur A 380

Kandy, au bord du lac
Lu 15/03/10 : Kandy
Dans le hall de l’aérogare, il y a foule, chacun avec sa petite pancarte. Nous repérons très vite celle portant notre nom : le chauffeur envoyé par Malik nous attend. Après les présentations (il s’appelle Nimal et c’est lui qui nous conduira pendant ces sept jours), il nous entraîne à l’extérieur où nous attendons qu’il aille chercher le véhicule au parking.
Ça y est, valises et sacs remplissent le coffre de la Nissan. En route vers Kandy à travers une campagne rappelant l’île Maurice d’il y a trente ou quarante ans.
Une centaine de kilomètres mais près de trois heures de trajet, car ici l’état des routes et les conditions de circulation allongent considérablement les délais. Nous comprenons rapidement qu’ici un conducteur a besoin d’avoir de bons réflexes pour freiner, d’un bon coup de volant pour éviter les véhicules en face ou les piétons, d’un bon klaxon pour se faire entendre, d’un soupçon d’inconscience ou d’un bon ange gardien pour doubler en toute circonstance.
Après celle de l’Equateur et de l’Egypte, la conduite sri lankaise est, elle aussi, très folklorique : la priorité est au plus gros !
C’est donc avec un certain soulagement que nous voyons arriver Kandy, la deuxième ville du pays, 500 mètres d’altitude, porte d’entrée de la région montagneuse. Nous nous posons pour deux jours à la Palm Garden Guesthouse, propriété de Malik, dans un quartier sans charme mais la pension, comme son nom l’indique, est entourée de palmiers, de cocotiers et de jacquiers.
La chambre est simple mais l’accueil très chaleureux et à défaut d’avoir la vue sur le lac, il y a une terrasse très agréable sur le toit.
Après un bon repos, nous partons en fin d’après-midi voir un des points d’intérêt de Kandy : son lac… et quatre kilomètres pour en faire le tour… à pied bien sûr ! Il fait très chaud (plus de 30°).
Une petite halte sous cet arbre pluricentenaire est bienvenue !
Celui-ci, en fleur, saupoudre la rive d’une pluie de pétales roses !
Tout a l’air si paisible !
C’est oublier la ronde infernale des voitures, des bus et des tuk-tuk autour du lac, un incroyable concert de coups de klaxon, de coups d’accélérateur et de coups de frein dans une pollution regrettable !
Alors c’est avec bonheur que nous retrouvons la terrasse de la pension après un dernier coup d’œil sur le lac depuis les hauteurs de la ville. Le temple de la Dent, sur le bord du lac, sera pour demain.
Pour le dîner, nous avions commandé à la cuisinière un « rice and curry » mais je ferai, toute seule, honneur à ce plat succulent et copieux, tout juste épicé comme il faut pour mon palais d’Européenne… pendant qu’Hervé est cloué au lit avec une très forte migraine !
Lac de Kandy

Kandy, son jardin botanique et ses temples
Ma 16/03/10 : Kandy (suite)
La nuit a été chaude mais réparatrice pour notre malade d’hier et dès le lever du jour, nous sommes sur pied. Au programme de cette matinée : un peu de culture avec le temple de la Dent.
Situé au nord du lac, ce temple renferme la plus importante relique bouddhique du pays : une dent de Bouddha. Tous les jours, trois cérémonies ont lieu à 5 h 30, 9 h30 et 18 h 30. A 5 h30, on était encore au fond de notre lit alors c’est à celle de 9 h 30 que Nimal nous amène.
Nous nous mêlons à la file des fidèles venus en nombre, les mains chargées d’offrandes, se recueillir avec beaucoup de ferveur dans le sanctuaire. Comme eux, nous nous déchaussons et découvrons la tête à l’entrée du site, tout en veillant à avoir épaules et jambes couvertes.
Voici la partie la plus ancienne et la plus intéressante du temple : le pavillon reliquaire avec, au rez-de-chaussée, de magnifiques fresques et boiseries.
Au roulement de tambours, les pèlerins se pressent vers la galerie à l’étage afin d’y apercevoir le « tabernacle » contenant la dent. Nous, on se contentera d’un coup d’œil furtif avant de continuer notre progression dans d’autres salles du temple.
Bouddha est partout !
Nous sommes impressionnés par tant de ferveur !
Nous finissons la visite par la salle de l’éléphant Rajah, contenant la dépouille naturalisée du célèbre éléphant qui pendant des décennies a porté le reliquaire en or lors de cérémonies annuelles à Kandy. Touchant !
Il est 11 heures et il fait très chaud ! Se mettre au frais et au calme au jardin botanique de Peradeniya est la meilleure solution à cette heure de la journée. Nous prenons tout notre temps pour arpenter le parc.
A six kilomètres de Kandy, sur une superficie de 60 ha, c’est le plus grand jardin botanique du pays. C’est un havre de paix au regard de l’agitation grouillante de la ville.
Des pelouses et massifs bien taillés…
Des arbres remarquables…
Ce Ficus Benjamina… gigantesque et tentaculaire !
Ce « Bronze Shower Tree » (Cassia moschata)… magnifique !
Cet arbre à boulets de canon (Couroupita guianensis)… en fleur !
Et cet arbre… de roussettes bien garni !
Des variétés confidentielles comme ces cocos de mer (Lodoicea maldivica) qui, en principe, sont endémiques des Seychelles et qui ont réussi à se développer ici. Leurs fruits qui demandent six ans pour arriver à maturité peuvent peser jusqu’à 20 kg et vaudraient une fortune.
Des animaux… exotiques ou pas ! Deux petits singes espiègles venus chatouiller les doigts de pied du photographe !
Un lézard bien caché !
Et un scorpion exhibé par un local en échange d’un petit billet !
Enfin une superbe collection d’orchidées !
On en a plein les yeux et plein les gambettes aussi… alors, une petite pause rafraîchissement à la cafétéria du jardin, puis un repos bien mérité dans notre chambre avant de repartir, en fin d’après-midi, dans la campagne kandyenne à la découverte de trois (petits) temples.
Loin du faste du temple de la Dent, ici, nous avons le privilège d’être les seuls visiteurs, et, quand le gardien du deuxième temple vient avec sa clé ouvrir le sanctuaire, nous nous sentons très honorés.
Une journée bien remplie qui se termine sur la terrasse de la pension avec un « rice and curry » qu’Hervé peut enfin apprécier. Quant à moi, je ne suis pas mécontente de goûter cette variante car les plats de légumes ne sont pas tous les mêmes qu’hier. Nous terminons par une assiette de fruits, papaye, ananas, banane.
Dans le jardin botanique

Temple kandyen

Tea Factory, au coeur des plantations
17/03/10 : de Kandy à Nuwara Eliya
8 h 30 : la voiture est prête. Nous prenons congé de nos hôtes Malik, Laetitia et la petite Selima ainsi que de toute l’équipe de la pension, aux petits soins pour nous pendant ces deux jours.
Route vers Nuwara Eliya (prononcez Niourélia) à environ 80 kilomètres de Kandy en passant progressivement de 500 mètres à 2000 mètres d’altitude. Pas étonnant alors qu’en sortant de la voiture à Ramboda (1400 mètres), l’air soit plus vif et la brise rafraîchissante. On respire et on profite des premiers paysages de plantations de thé !
La maison de thé des Blue Fields invite à une petite halte. Visite de la fabrique, dégustation d’une tasse de thé, mais bien que nous adoptions le thé tout au long de notre séjour (buvons local !) nous ne sommes pas vraiment amateurs. Ce n’est donc pas avec nous que la boutique fera affaire !
Après quatre heures de trajet sur une route de montagne sinueuse mais agréable, nous voilà à Nuwara Eliya, la principale villégiature du Sri Lanka. Le centre-ville poussiéreux et turbulent est typiquement sri lankais mais la ville, prisée autrefois par les pionniers anglais de l’industrie du thé, a gardé des traces de l’époque : son golf, sa poste, ses jardins…
C’est d’ailleurs dans le très british Victoria Park que nous nous installons pour pique-niquer avant de poursuivre car notre destination finale, le Tea Factory Hotel, est encore à quinze kilomètres de cette ville et à quatre kilomètres du village de Kandapola au bout d’un chemin cahoteux.
L’accueil à l’hôtel dépasse nos attentes. Un majordome en uniforme et en gants blancs nous ouvre la porte de la voiture. Les employés se pressent, l’un s’occupant des valises, l’autre s’occupant du check in, le troisième s’occupant de nous.
En guise de bienvenue, il nous fait une petite marque sur le front puis nous offre dans le creux de la main quelques grains de sucre Candy, de cardamome et de cumin (à croquer !). Enfin une tasse d’un excellent thé épicé accompagné de sa recette.
On nous fait gentiment remarquer que ce soir, pour le dîner, le pantalon long est de rigueur ! « Smart casuel dressing code », en l’occurrence habillé, mais décontracté…ouf, car on n’avait prévu ni le costume ni la robe !
Voyons maintenant notre chambre !
Cet hôtel est une ancienne fabrique de thé reconvertie, en ayant pris soin de conserver toute la structure extérieure ainsi que certaines machines de l’époque que l’on peut d’ailleurs voir fonctionner en soirée.
Pas de temps à perdre, on a très envie de faire le tour du propriétaire. L’hôtel, vue de face.
Une grande terrasse… donnant sur les plantations.
Tiens, un beau cottage… Il s’avère que c’est la maison du manager et le jardinier, sur place, est fier de nous montrer les formes les plus étonnantes des buissons de buis.
Il y a là tout le bestiaire : dinosaure, éléphant, mickey mouse, lapin…
A 16 heures, nous avons rendez-vous avec Meya pour un « nature walk » à travers la campagne environnante, vers le village et le temple d’abord...
… entre champs de thé et plates-bandes de légumes.
Notre guide nous montre des oiseaux, des plantes, nous fait sentir le cyprès, le fenouil, l’eucalyptus et la citronnelle et nous entraîne à travers les coteaux.
Nous nous attendions à une petite promenade du dimanche mais pas du tout, Meya marche d’un bon pas et, au-delà des plantations de thé, s’enfonce dans la forêt primaire où nous le suivons tant bien que mal… chaussés de nos sandales. Après avoir trébuché sur quelques racines, nous débouchons dans une belle parcelle d’eucalyptus.
Quel calme ! Nous sommes dans notre élément !
C’est finalement au bout de deux heures et pas loin de dix kilomètres que nous retrouvons l’hôtel, au moment où la brume commence à envelopper les collines. Le nom de « Misty Mountains » colle bien à ces lieux !
Au dîner, un buffet « Around the world in two and half hours » nous met en appétit avec plein de spécialités locales et internationales et surtout un bon choix de desserts.
Tea Factory Hotel

Ella et le petit pic d'Adam
Je 18/03/10 : de Nuwara Eliya à Ella
Le ciel très dégagé au lever du jour est vite envahi par des nuages qui lui donnent un aspect ouaté.
Comme hier, à 8 h 30, c’est le départ, direction Ella, cinquante kilomètres. Aux alentours, le paysage des champs de thé ressemble à un grand tapis vert piqueté des taches colorées que forment les cueilleuses.
Plus loin, les cultivateurs eux aussi sont déjà à l’œuvre… à la grande joie des hérons.
Le trajet est particulièrement long et pénible, ralenti par les nombreux travaux sur le parcours, les passages incessants dans des bourgades grouillantes et crasseuses, la circulation intense et le trafic des bus sur ces petites routes étroites et sinueuses.
Les cinquante kilomètres prendront plus de trois heures et vers midi, nous atteignons enfin Ella. Le village en lui-même n’a que peu d’intérêt mais notre guesthouse « Ambiente » est située à l’écart, à flanc de colline, dans un environnement fleuri. Notre chambre simple, mais avec une grande terrasse, offre une des meilleures vues de la région… sur Ella Rock et Little Adam’s Peak de part et d’autre d’Ella Gap. On nous dit que, par temps clair, on peut apercevoir la côte à travers cette faille !
Aujourd’hui c’est loin d’être le cas, il fait nuageux et orageux. La montée à Ella Rock est compromise, il aurait fallu partir de bon matin. On espère tout de même grimper jusqu’au petit pic d’Adam.
En attendant de voir l’évolution des conditions, nous partageons avec trois touristes américains de retour de randonnée deux gros sandwichs club, bien trop copieux pour nous !
Vers 14 h 30, malgré une météo incertaine, nous persuadons Nimal de nous accompagner en voiture au départ du sentier vers Little Adam’s Peak. En réalité, il a prévu de venir avec nous.
Comme pour son aîné le pic d’Adam (que nous gravirons dans quelques jours), on y accède par des marches mais, malgré la chaleur, ce ne sont finalement pas plus de cent mètres de dénivelé pour 1,7 kilomètres l’aller… une bagatelle ! Nimal sue à grosses gouttes et nous laisse faire, tout seuls, la dernière grimpette jusqu‘au sommet, préférant l’ombre d’un eucalyptus.
Là-haut, la vue est très belle bien que partiellement dans les nuages. Mais le ciel orageux donne à ce paysage une ambiance très particulière.
Nous pressons le pas dans la descente car les nuages se font de plus en plus menaçants jusqu’à donner une petite averse qui n’aura pourtant pas le temps de mouiller ni la terre ni nos chemises.
Le soleil réapparaît alors que nous nous apprêtons à faire une deuxième balade à partir de la pension, il est encore tôt : Hervé veut parcourir le début du chemin vers Ella Rock.
Pour cela, il faut descendre jusqu’à la voie ferrée, y marcher pendant deux, trois kilomètres (ici marcher sur la voie ferrée est normal) jusqu’à un pont et une cascade (partiellement sèche).
En chemin, beaux paysages de rizières et de cultures en terrasses.
Pour les piétons, marcher sur la voie ferrée est bien plus sûr que de marcher sur le bord d’une route. On y fait plein de rencontres, notamment avec ces écoliers.
Ce soir, « chop sue and noodles » pour changer un peu du « rice and curry ».
Petit pic d'Adam

A SUIVRE !
Bonjour , le sri-lanka est il dangereux pour 2 jeunes filles de 22 ans?
Et le vietnam?
Merci d'avance pour vos reponses
Carla😉
Et le vietnam?
Merci d'avance pour vos reponses
Carla😉
bonjour à tous,
nous souhaitons partir pour un combiné sri lanka/maldives en octobre prochain pour notre voyage de noces. est ce que quelqu'un peut me donner des infos sur la situation géo politique la bas car en regardant sur le ministere des affaires etrangeres, ils déconseillent de partir pour le sri lanka et plus particulierement dans certaines régions. est ce vraiment compliqué sur place ? craint on vraiment quelque chose ?
merci pour plus de renseignements.
Je suis désolée de poster quelque chose de négatif mais je me dois d'informer les touristes. J'ai passé plus de 6 mois toute seule au srilanka dans une famille sri lankais (pays que j'ai beaucoup aimé malgré tout, un pays à visiter!!) et ce message s'adresse aux femmes.
Un conseil, restez loin de ce qu'on appelle les « beachboys » (surtout sur la côte sud ouest : bentota, aluthgama, mirissa, unawatuna, hikkaduwa...) et de tous les hommes qui travaillent avec les touristes (chauffeurs, ceux qui organisent des tours, vendeurs, profs de surf, barmans etc...) . Je veux dire qu'à part le business, ne faites pas confiance ! Ils connaissent très bien les touristes, et surtout les femmes, qu'ils côtoient depuis leur plus jeune âge. Beaucoup d'entre eux se livrent à la prostitution avec des femmes plus agées, mais ce n'est pas ça dont je souhaite parler. Une grande partie de ces beachboys (absolument TOUS CEUX QUE J AI CONNU) passent leur temps à arnaquer les femmes qui viennent juste en vacances ! Ils sont arnaqueurs mais aussi souvent dangereux (certaines filles ont appris par la suite que certains étaient de dangereux criminels, des dealers d’héroïne, meurtriers, violeurs, …). Je suis une victime d'un beach boy et je connais pleins d'autres victimes avec la même histoire. Jamais je ne pensais pouvoir me faire avoir, et la plupart de leurs victimes sont pourtant des femmes intelligentes et réfléchies... mais sensibles ! Les proies parfaites. Nous sommes nombreuses à être tombées dans le panneau : ils vont essayer de vous séduire, vous prouver leur bonne foi par tous les moyens les plus convainquants et spectaculaires, vous manipuler pour que vous tombiez amoureuse. Ils savent comment ne pas trop en faire, comment être réalistes, comment pleurer à chaudes larmes devant vous, vous amadouer, vous attendrir avec leur situation... mais tout cela n'est que comédie. Bien sûr la vie est difficile là bas, il s'agit d'un combat quotidien mais Attention ! On vous manipulera pour que vous les aidiez. Les familles et les gens du village seront toujours dans le coup et protégeront toujours le menteur. Ils ont détruits plusieurs vies : argent, maison, travail, famille, certaines ont TOUT perdu et ont même tenté de se suicider après avoir été manipulées, dépouillées, souillées, parfois même agressées physiquement, verbalement. Vous n'arrivez plus à vous en défaire, ils se feront toujours passer pour de pauvres victimes et vous pour la personne sans coeur. Je suis rude, mais ils savent comment « faire pitié » aux touristes. Ils font ça pour l'argent, ou le sexe, ou un visa, ou pour s'amuser, bref beaucoup de raisons. Même si vous n'avez pas vraiment d'argent, ils tenteront quand même, dans l'espoir qu'un jour... Beaucoup d'entre eux sont des junkies (héroine surtout) et arnaquent pour se payer leurs doses, ils sont souvent mariés à une femme sri lankaise, souvent à une femme allemande ou russe en même temps (qui est bien sûr dans son pays et ne sait pas ce qu'il se passe derrière son dos). Ils vous diront que beaucoup d'hommes arnaquent les femmes, mais que EUX sont différents et sincères, que eux ne cherchent que l'amour car l'argent ne comblera jamais le manque d'amour.
BREF
Je sais que la vie pour eux là bas est rude, mais je me dois d'avertir les femmes, en espérant que cela puisse éviter à quelques personnes de tomber dans le panneau. Si vous cherchez sur internet, vous trouverez beaucoup d'histoires similaires. Ne jamais faire confiance, ce qui est dit dans votre langue ne correspond pas toujours à ce qui sera dit en cingalais (j'ai appris la langue et je peux vous dire qu'on sera tout sourire tout mielleux...pour mieux vous arnaquer!!!).
Bref, vous pouvez passer un super séjour, c'est un très beau pays... ne soyez pas paranos mais s'il vous plait, soyez vigilantEs !!!!!!!

Partir à la rencontre des cueilleuses de thé au Sri Lanka, un sujet banal pour celui qui n’a pas visité une fois dans sa vie une plantation de thé. Celui qui savoure ce nectar chaque jour, confortablement installé dans son canapé, sans jamais oser penser à quel prix ce thé est arrivé dans sa tasse. A quel prix des petites mains travaillent durement qu’il pleuve ou qu’il vente pour nous permettre de jouir de ce rituel quotidien. J’aurais pu choisir une plantation située dans la célèbre et touristique région de Nuwara Eliya. Là où les bus sillonnent les routes sinueuses au coeur de l’île pour y déverser des touristes par centaines depuis les aurores. Là où les fabriques de thé ont su tirer profit de cette manne touristique et où les conditions de travail ont quelque peu évolué même s’il reste encore beaucoup à faire. Non sans façon. J’ai préféré rencontrer des cueilleuses de thé dans une région restée en marge de ce développement touristique. Une région où les infrastructures n’ont pas eu la chance d’être améliorées pour y accueillir le touriste en quête d’authenticité.
Passara, village situé à 29 km d’Ella, haut lieu touristique en plein coeur du Sri Lanka dans le district de Badulla. Et pourtant village encore méconnu. Ici, aucun bus de touristes, aucun hôtel. Rares sont les étrangers qui osent s’aventurer dans la région à moins d’avoir du temps devant soit. Beaucoup de temps pour parcourir les routes montagneuses entre forêts et plantations de thé. Paysage pourtant magnifique. Loin des circuits touristiques. Authentique.
Il y a deux ans, je séjournais à Passara chez Nishan qui a construit une chambre d’hôtes en plein coeur des plantations de thé, Aelam Garden. J’avais été très touchée par ces cueilleuses de thé que je voyais arpenter continuellement les collines pentues chargées de gros fagots sur le dos ou de sacs remplis de ces feuilles de thé qui allaient peut être leur permettre de manger à leur faim pour une journée.
A l’époque, je m’étais aventurée dans ce même village mais les familles ne parlant pas anglais et ne parlant pas moi-même tamoul, je n’avais pu échanger avec elles sur leurs conditions de travail. Cette fois-ci, j’ai pu aller à leur rencontre grâce à Nishan qui m’a servi d’interprète puisqu’il parle couramment tamoul.

Et dernièrement un livre, Cueilleuse de thé, de Jeanne-Marie Sauvage-Avit m’a donné l’envie de rencontrer ces femmes et me rendre compte moi-même du quotidien des cueilleuses de thé en 2019 au Sri Lanka. Un très beau livre que je vous invite à découvrir à travers l’histoire d’une jeune cueilleuse qui va réussir à donner une chance à ses rêves. Qui sont les cueilleuses de thé au Sri Lanka?

Ce sont les anglais qui font venir la main d’oeuvre tamoule depuis le sud de l’Inde au 19è siècle au Sri Lanka. A l’époque, les cinghalais travaillent dans les rizières, ils rechignent à travailler dans les plantations de thé, une tâche difficile en raison du climat rude dans les montagnes. Qu’il pleuve ou qu’il vente, qu’il fasse un froid glacial ou une chaleur insoutenable, les cueilleuses de thé ne connaissent pas de répit. Travaillant sans protection contre les insectes, les serpents qui pullulent dans les plantations ou encore plus grave contre les pesticides utilisés.

Les femmes du sud de l’Inde arrivent jusqu’au Sri Lanka, suivies des filles, des petites filles car le métier de cueilleuse de thé est une tâche réservée aux femmes. Trop ingrate pour les hommes. Vous verrez quelques hommes travailler dans les plantations mais ils ne cueillent en général pas les feuilles de thé, ils sont chargés de préparer le terrain, planter et enlever les branches sèches.
Où vivent les cueilleuses de thé?
Les familles tamoules sont installées dans des maisons accolées, les lines, habitations construites à l’affilé à proximité des plantations de thé. Une pièce fait office de chambre, une deuxième pièce sert de cuisine. La cuisson se fait au bois qui est entassé à l’extérieur.
Une famille entière vit dans cette maison de deux pièces. Un seul lit pour tous mais la plupart dormira le plus souvent à même le sol. Les plus petits dormiront dans un hamac suspendu au plafond. Les toilettes sont absentes bien sûr. L’eau n’est disponible qu’à l’extérieur. L’électricité est fournie mais elle sera déduite du salaire.

Je vous laisse imaginer les problèmes de voisinage liés au manque d’espace, à la précarité des lieux et au manque d’intimité exposant les femmes à un risque élevé de harcèlement sexuel ou encore de viol comme il est encore fréquent. L’alcool ne facilite pas les rapports, les hommes consommant l’arrack, alcool local fabriqué à base de fleurs de cocotier. Mais aucun problème de ce type ici selon les femmes… Une épicerie est située à proximité du village des cueilleuses, commerce qui appartient au propriétaire de la plantation où les familles peuvent acheter le nécessaire pour cuisiner, fruits et légumes, riz ou encore produits d’hygiène. Le montant des courses n’est pas payé en direct par les familles mais il est déduit du salaire des cueilleuses de thé. A quel âge devient-on cueilleuse de thé?

L’âge légal pour travailler au Sri Lanka est fixé à 16 ans. Quand je demande aux cueilleuses de thé à quel âge elles ont commencé à travailler dans la plantation, la majorité me répond 17 ans mais souvent les jeunes filles commencent à travailler avant cet âge-là, c’est une réalité. Depuis ma visite en 2017, certaines se sont mariées, le plus souvent avec un homme travaillant dans la plantation. Il s’agit en général d’un mariage arrangé. C’est ainsi que les familles sont installées depuis plusieurs générations. Quel est le salaire d’une cueilleuse de thé? Une cueilleuse de thé doit récolter un quota minimum de feuilles par jour pour obtenir un salaire de 500 roupies. A celui-ci s’ajoute une allocation de 200 roupies, soit un salaire journalier de 700 roupies, environ 3 euros par jour. Ce quota minimum était de 16 kg dans la plantation que j’ai visitée. Oui vous lisez bien 16 kg! Mais le climat étant très aléatoire dans cette région montagneuse, il peut pleuvoir très souvent, il peut également faire froid ou très chaud et les quotas sont rarement atteints. Ces jours-là, les cueilleuses de thé verront leur salaire journalier diminué de 230 roupies environ. Vivre avec un salaire journalier de 2 euros, voilà le quotidien des cueilleuses de thé.

Lorsque j’ai demandé à toutes les femmes de quoi elles avaient le plus besoin, nourriture, vêtements… elles m’ont toutes répondu: un salaire plus élevé pour subvenir aux frais de scolarité et santé de notre famille. Les salaires sont en théorie revalorisés tous les 2 ans. Plusieurs fois, les politiciens sont venus au moment des élections, promettant aux familles d’augmenter ce salaire minimum en échange de leur vote. Mais les choses n’ont pas changé malheureusement. Dernièrement, les cueilleuses de thé ont mené des revendications en exigeant un salaire minimum de 1000 roupies par jour, soit un peu plus de 4 euros. Mais elles n’ont à ce jour pas été écoutées, les compagnies prétextant des coûts de production élevés et une chute des bénéfices face à la concurrence d’autres pays voisins comme l’Inde. Jusqu’à quel âge est-on cueilleuse de thé?

Certaines femmes sont âgées, l’une d’elle a plus de quatre-vingts ans. Je l’ai vu cueillir les feuilles de thé comme les autres dans la plantation et elle est maintenant assise avec un groupe d’autres femmes âgées, occupée à trier les feuilles à même le sol. Bien qu’à l’âge de la retraite, ces pauvres femmes qui ont travaillé toute leur vie se voient obligées de continuer à travailler pour nourrir leur famille et survivre. On naît dans la plantation, on y travaille toute sa vie et on meurt dans la plantation. Bien triste vie d’une cueilleuse de thé.

Petit moment de nostalgie quand je leur montre les photos prises 2 ans plus tôt. Les familles se reconnaissent et se souviennent de mon passage car rares sont les étrangers osant s’aventurer dans leur village. A ce moment-là, les sourires illuminent les visages et la lueur qui jaillit dans leur yeux me confirment que les familles sont heureuses de ma présence. Bonheur total lorsque je distribue à chacun des fournitures scolaires. En remerciement, on tient à m’offrir des biscuits et une boisson malgré leur pauvreté.
A ma dernière question: Que pensez-vous de la présence ici d’une étrangère qui vient à votre rencontre pour parler de vos conditions de travail? Elles m’ont répondu: Nous sommes heureuses de pouvoir discuter avec vous et très fières que des personnes comme vous s’intéressent à notre vie de cueilleuses de thé. Cette réponse est certainement le plus beau cadeau qu’elles pouvaient me faire.
Je tiens à remercier Nishan sans qui cette rencontre avec les cueilleuses de thé et leur famille n’aurait pu avoir lieu. Cette fois-ci, j’ai pu m’entretenir longuement avec les familles grâce à un interprète.
Nous ne pouvons rester insensible face à un sujet aussi grave que celui-ci des cueilleuses de thé que ce soit au Sri Lanka ou dans tout autre pays.
Certaines grandes marques se vantent d’arborer un label garantissant de meilleures conditions commerciales aux producteurs du sud, mais pas seulement. Leurs objectifs principaux sont d’assurer une rémunération du travail des producteurs pour subvenir à leurs besoins élémentaires. Refuser toute forme d’esclavage ou de travail forcé y compris l’exploitation des enfants. Instaurer des relations durables entre les partenaires économiques. Favoriser la préservation de l’environnement et proposer aux consommateurs des produits de qualité.
Certes, mais à qui profitent réellement les millions générés par les multinationales du commerce du thé? Certainement pas aux principaux acteurs de cet immense marché, en l’occurrence les cueilleuses de thé. La réalité est bien loin de ces codes d’éthique qui ne seraient finalement qu’un argument commercial.
Il est urgent que la communauté internationale se réveille et exige un respect des conditions de travail et une revalorisation des salaires pour donner aux cueilleuses de thé et à leur famille une vie décente. Car croyez-moi, elles le méritent grandement.

Je vous invite à partager cet article un maximum afin que les conditions de travail des cueilleuses de thé change enfin. https://oneday-onedream.com/cueilleuse-de-the/
Bonjour
Notre petite association Urgence Orphelinat, vient en aide aux enfants handicapés mentaux au Sri Lanka. Améliorer le quotidien de ceux qui sont abandonnés dans un orphelinat, mais aussi aide directe aux parents afin que ces enfants, au lieu d'aller grossir les effectifs des orphelinats, restent au sein de leur famille souvent très pauvre, en leur assurant l'accés aux soins de base ou à l'éducation spécialisée dont ils ne bénéficient pas. Ces enfants vivent souvent dans des conditions épouvantables !
Le Sri Lanka est l'un des pays les plus pauvres de la planète, sa population subit depuis plus de vingt ans une guerre civile inter ethnique (en plus d'avoir été ravagé par le tsunami de triste mémoire).
Ce message s'adresse aux personnes qui, dans leur région, souhaitent s'investir bénévolement dans le fonctionnement et le développement de l'assoc en faisant connaitre notre action, nos projets, nos besoins; vous pouvez aussi faire un don ou adhérer comme membre, pour soutenir notre action. Diversifier les sources de financement d'une jeune association comme la notre est primordial; sans budget rien n'est possible. Pour favoriser une aide durable là-bas, il faut d'abord collecter des fonds ici. Nous n'avons aucun frais de fonctionnement, notre budget est entièrement utilisé pour les enfants. Visitez notre site web à l'adresse ci dessous où vous pourrez nous contacter sur la boîte courriel de l'association.
Merci et Bonne année 2008 à tous les participants de ce forum.😉
Notre petite association Urgence Orphelinat, vient en aide aux enfants handicapés mentaux au Sri Lanka. Améliorer le quotidien de ceux qui sont abandonnés dans un orphelinat, mais aussi aide directe aux parents afin que ces enfants, au lieu d'aller grossir les effectifs des orphelinats, restent au sein de leur famille souvent très pauvre, en leur assurant l'accés aux soins de base ou à l'éducation spécialisée dont ils ne bénéficient pas. Ces enfants vivent souvent dans des conditions épouvantables !
Le Sri Lanka est l'un des pays les plus pauvres de la planète, sa population subit depuis plus de vingt ans une guerre civile inter ethnique (en plus d'avoir été ravagé par le tsunami de triste mémoire).
Ce message s'adresse aux personnes qui, dans leur région, souhaitent s'investir bénévolement dans le fonctionnement et le développement de l'assoc en faisant connaitre notre action, nos projets, nos besoins; vous pouvez aussi faire un don ou adhérer comme membre, pour soutenir notre action. Diversifier les sources de financement d'une jeune association comme la notre est primordial; sans budget rien n'est possible. Pour favoriser une aide durable là-bas, il faut d'abord collecter des fonds ici. Nous n'avons aucun frais de fonctionnement, notre budget est entièrement utilisé pour les enfants. Visitez notre site web à l'adresse ci dessous où vous pourrez nous contacter sur la boîte courriel de l'association.
Merci et Bonne année 2008 à tous les participants de ce forum.😉
Bonjour
Est-ce que quelqu'un connait un club de pongée sur la côte est? vers tricomalee ou ailleurs
Cela ne semble pas possible de plonger au sud ouest à cause de la mousson! A moins que quelqu'un l'ai fait...???
Bref j'aimerai plonger au sri lanka à cette période ou faire du snorkeling ...
Merci de m'aider
Est-ce que quelqu'un connait un club de pongée sur la côte est? vers tricomalee ou ailleurs
Cela ne semble pas possible de plonger au sud ouest à cause de la mousson! A moins que quelqu'un l'ai fait...???
Bref j'aimerai plonger au sri lanka à cette période ou faire du snorkeling ...
Merci de m'aider







