Discussions similar to: sept semaines Brésil les immanquables
FR
Brésil: itinéraire de trois semaines en septembre 2010?
Bonjour tout le monde!!!!

Je viens vers vous car j'ai vraiment besoin de conseils pour mon voyage au brésil, pays que je ne connais pas du tout.

Je pars pour 3 semaines au mois de sept 2010 : arrivée et départ de Rio!!.

Nous avons besoin de conseils concernant notre itinéraire! car nous n'avons pas d'idée pour le moment.

Nous aimerions faire un maximum de choses bien évidemment, tout en restant au nord de rio (car il doit faire plus froid à cette période au sud de rio??!!)

Tous vos conseils seront les bienvenus, tant concernant le parcours que les chose à voir absolument!! Nous somme en quête de découverte, nous voulons voir la VRAIE vie des brésiliens, les plus beaux paysages et pourquoi pas l'amazonie!!!

En échenge je vous file tous les bons plans pour la polynésie francaise (tahiti) où je vis depuis 2 ans!!! hihi!!

Merci bcp par avance!! Inès
Open
Brésil: sa cote parmi les voyageurs?
Salut a tous!

Juste une question par rapport a une "etrangete" dans la rubrique AM.Sud.

Sur les 40 derniers post un seul traite du Bresil.................et sur les 100 derniers tres peu!

Ce pays aurait-il moins la cote chez les voyageurs? Et pour quelles raisons? C'est un mystere pour moi!

Peut-etre le fait que c'est devenu une destination onereuse tout simplement!
Open
Itinéraire de sept semaines pour découvrir le Brésil
BONJOUR A VOUS on a besoin de vos conseils....

nous serons au bresil du 14 juillet au 3 septembre on arrivera de la bolivie et repartira de rio de janeiro on commencera par le pantanal ensuite je me demande quoi choisir pour voir de belles choses sans passer notre temps dans les transports... l'idée serait d'aller ensuite a foz de iguaçu pour voir les maqnifiques chutes... puis manaus ou belem pour l'amazonie????a votre avis?? ensuite sao luis pour le parc des lençois?puis recife pour rejoindre salvador de bahia et ensuite rio on pensait prendre un pass en avion mais apparemment les brazilairpass proposés sont valable 21 jours max. existe il des pass pour 50 jours???????? et peut on faire

CAMPO GANDE/IGUAçU IGUçU/MANAUS OU BELEM MANAUS OU BELEM/SAO LUIS SAO LUIS /RECIFE SALVADOR /RIO

pensez vous que c'est trop ambitieux ou faisable tranquille??? merci pour vos précieuses reponses
Open
Voyage de 4 semaines Brésil - Argentine - Uruguay
Hello les amis voyageurs !

Grâce à vous précieux conseils lors de mes précédents trips en Pérou/ Bolivie et Kyrgyz/Kazakh, j'ai réalisé des très beaux voyages et des activités inoubliables, ....UN GRAND MERCI !!

J'aurai besoin de votre aide précieuse concernant l'organisation de mon trip en Amérique Latine, en particuliers, Brésil, Argentine et Uruguay.

J'ai à peu prés 4 semaines (20 août - 20 sept 2015) et je pense à ce parcours (avec des vols en interne pour épargner ma femme les Bus ;( !! ) : Paris - USHUAIA : 1j USHUAIA : 4.5 j Buenos : 4.5 j Montevideo : 2 j IGUAZU : 2.5 les 2 côtés BR/ARG SAO PAOLO : 2.5 (j'ai un vieux pote rencontré au Machu Picchu et j'ai promis de lui rendre visite d'où le détour !) RIO : 6.5 Salvador De Bahia : 2.5 j Paris

J'aurais besoin de vos conseils précieux avant de booker le billet aller retour et les vols en interne. Si vous pensez que certains villes ne valent pas le détour (Montevideo, Salvador, ..) ou réduire la durée de séjour, n'hésitez pas à me le signaler sachant que tout est relatif d'une personne à l'autre. D'autre part, j'aimerais bien faire des treks à Ushuaia ou dans les autres villes citées dans mon parcours (Trek 2/3 jours en pleine nature). Aussi si vous avez des idées, activités ou villes qui valent le détour ou dans lesquels il faudra séjourner, n'hésitez pas à me le préciser.

Je vous remercie pour votre aide précieuse chers amoureux de la Latina America !!

En vous remerciant, Voyageurement, Imad
Open
Budget pour six semaines au Brésil
Nous projetons un voyage dans le Brésil nordeste pendant 6 semaines, entre sept et Oct 2014. Nous avons toujours organisé nos voyages seul, en nous aidant des commentaires trouvé sur les forums, blogs, Lonely Planet et autres guides. Pour le Brésil, nous avons un doute sur le budget. Deux agences françaises de tourisme viennent de nous dire que la vie au Brésil était aussi chère qu'en Europe : les pousadas correctes sont à plus de 60 €; les transports en bus sont chers, peu sûrs et irréguliers, les entrées des parcs, les activités diverses sont hors de prix en individuel ...Nous souhaiterions faire un parcours de Salvador à Sao Luis, en bus touristiques de nuit de préférence. Ma question est donc la suivante : pensez vous que nous pourrons loger ds des pousadas correctes à moins de 30 euros ? y a t il vraiment un problème de sécurité ds le Nordeste? Pouvez vous nous rassurez sur le budget.
Open
Itinéraire Lima-Rio en 6 semaines?
Bonjour je souhaite partir à la découverte de l'Amérique du sud l'an prochain...

C'est pour cela que j'ai pensé faire l'itinéraire Lima-Rio ...

Pensez vous qu'il possible de faire ceci en 6 semaines ?

Je pense suivre cette itinéraire :

Lima Machu Picchu Lac Titicaca La pAz Nord chilie et nord argentine en alternance jusqu'à Mendoza Buenos Aires Iguazu RIo de Janeiro

Merci pour votre réponse ...

:-) Fred
Open
Itinéraire conseillé pour deux semaines au Brésil
bonjour, je part deux semaines au Brésil du 11 au 26 septembre avec un amis.Nous arrivons et repartons de Rio de Janeiro mais nous souhaiterions bouger.J'ai deja quelques villes ou quelques sites en tête mais comme le Brésil est un pays immense je ne sais pas trop comment m'y prendre. Voici une liste des villes/sites que j'aimerais visiter: ilha grande, foz de iguaçu, salvador de bahia, paraty et j'aimerais aussi voir le Sertao et si possible un peu d'amazonie.... Toute ces destinations n'étant pas très proche l'une de l'autre et n'ayant pas les moyens de prendre des vols interieurs, j'aimerais qu'on me conseille sur un éventuel itinéraire qui rassemble un maximum de site noté ci dessus...

merci d'avance à tous ceux qui voudrons bien m'apporter quelquonques renseignement
Open
Dates des vacances des brésiliens en février?
Bonjour,

je pars 3 semaines au Brésil en février prochain. Quelqu'un connaîtrait-il les dates des vacances des brésiliens? Je sais que c'est jour férié pour le carnaval (à partir du 20 février) mais je ne sais pas si les brésiliens sont en vacances tout le mois de février aussi, et si donc les hotels seront pleins et + chers.

Merci de votre aide
Open
Voyage au Brésil et en Argentine
bonjour a tous et toutes, nous sommes deux, et nous comptons partir entre septembre et novembre au brésil. notre projet est d'arriver sur salvador d'y rester 1mois ou 2 (a itaparica surment, peut etre moins longtemps si cela nous botte moyen), apres prendre des bus et faire du stop pour descendre soucement vers buenos aires (en s'arretant a icazu obligé et peut etre d'autres quartiers avant si ca nous plait) on compte descndre en 1 ou 2 mois aussi. et apres arrivé a BA et y rester 1 ou 2 mois également (enfin a coté). tout ca pour dire que nous comptons partir entre 4 et 6 mois pour faire ces deux pays. vous pensez que nous avons besoin de combien d'argent, sachant que nous serons en sac a dos entre salvador et BA? que nous voulons rencontrer des gens, la culture..et prendre notre temps si une region nous plait, les gens nous plaisent..voyager c'est avoir une certaine liberté non? de meme pour les billets d'avions, nous comptons donc arriver a salvador et repartir de l'argentine mais comment faire? des billets open mais plus couteux non? quoi d'autre sinon? le stop se fait dans ces pays? ....si vous avez des conseils, des astuces..je prends merci d'avance cher globetrotter mjf
Open
Trois semaines au sud du Brésil (Rio, Iguacu, Curitiba)
Bonjour à tous,

Nous sommes un couple de 27 ans et nous partons à l'aventure pour le Brésil du 3 septembre au 25 septembre. Ne connaissant rien à la base sur le pays, nous avons pris déjà beaucoup de temps pour trouver la base de notre trajet qui sera:

5 jours - Manaus et l'Amaone 2 semaines et demi - de Iguacu à Curitiba à Rio

Les choix à partir de Curitiba sont immenses et j'essaie de trouver un bel itinéraire pour profiter au maximum de ses vacances mais j'hésite entre plusieurs options. Avec vos connaissances du coin, auriez-vous des bons conseils pour moi ?

Option 1: Faire tout le coin de Curitiba, Villha Velle, prendre le train vers Morretes -Parc national de Marumbi - Paranagua - Ilha do Mel - Paraty - Rio

Option 2: Curitiba - Paranagua - louer une voiture pour aller à Ilha Santa Catarina et Florianopolis - Paraty - Rio

Option 3: Ilha Grande au lieu de Paraty

Ils commencent à se faire tard et je n'arrive malheureusement pas à me décider. À chaque voyage c'est toujours la même histoire et normalement grace à l'aide de ce forum, je réussi toujours à bien m'enligner.

Donc que feriez-vous à ma place, avez-vous des conseils pratique, vous feriez autre chose que ce qui est proposé.

Tous conseils seraient très appréciés.

Merci,

Marco et Jasmine
Open
Voyage de noces au Brésil en septembre 2010: budget et tour opérateur?
Bonjour, je cherche des renseignements pour notre voyage de noce, on aurait souhaité partir au Brésil en sept 2010.

J'ai un peu de mal à établir un budget, on aurait voulu voir comme ville : RIO, IGACU, MANAUS AMAZONIE.

On ne veut pas partir avec un TO avec 50 touristes qui fait un circuit où il faut rester que 5 min sur les sites, lol j'exagère !

Connaissez vous un TO qui organise des voyages pour 2, seulement avion + hôtel, le reste on se débrouille.

Pensez vous qu'avec un budget de 2500 € par personne on peut trouver pour en 10 jours ?

Merci à tous pour votre aide précieuse.
Open
Itinéraire de trois semaines au Vénézuela et/ou Brésil
Bonjour!

Je prépare mon prochain voyage de 3 semaines en Amérique du Sud fin Octobre/début Novembre 2012.

J'ai besoin de l'avis des connaisseurs car je suis perdue au milieu de ces grandes distances et je n'arrive pas trop à me rendre compte de ce qui est faisable ou pas...!

J'ai fait l'Argentine (en partie) en 3 semaines, et je sais que chaque déplacement en bus prend du temps et de l'énergie! EX.: Buenos Aires/Iguaçu en bus... 24h 🤪

Vous me direz qu'il y a l'avion!!! Ben oui, mais c'est pas le même budget!!!😕

C'est pourquoi je préfère faire moins mais mieux!

J'ai trouvé différentes options en m'aidant des post du Forum... Merci de me donner vos opinions!!!

1) VENEZUELA / BRESIL

- Caracas - Isla Margarita - Ciudad Bolivar (+ Salto Angel, Delta Orenoque) - Santa Elena / Boa Vista - Manaus (+ Isla de Marajo?)

2) VENEZUELA

- Caracas - Isla Margarita - Ciudad Bolivar ( + Salto Angel / Delta Orenoque / Gran Sabana)

3a) BRESIL

- Sao Paulo - Rio de Janeiro ( + Belo Horizonte?) - Salvador de Bahia

3b)BRESIL

- Salvador de Bahia ( + Chapada Diamantina?) - Recife - Natal - Fortaleza

Merci pour votre aide! 😉
Open
Rio de Janeiro: budget, météo, etc?
Bonjour a tous Je prevois un voyage pour rio de janeiro dans l'année 2013. J'hesite a partir en mars avril ou en novembre-decembre pour trois semaines. quel est la meilleur periode pour partir tout en ayant un max de soleil en evitant la pluie. Je voudrait louer un apartement pour les trois semaines pour trois personnes. Quel budget prevoir pour l'appartement. Si vous avez des bons plans n'hesitez pas. merci d'avance pour vos reponses. salutations
Open
De retour du Brésil...
😎 Boa noite. De retour du Brésil je vous confirme que le passage de denrées caritatives (1000 capotes, moultes médocs pas trop puissants et autorisés, cahiers et stylos...) fut assez aisé de France vers Rio de janeiro grâce à une facture traduite en langue de destination et de transit (français-espagnol-portuguais) apposée sur mon colis de 10 kg. Sur place, la douane a à peine titillé du regard et à Madrid la douane y acollait une étiquette de "security and agreement control". 10 kilo n'est donc rien, comme prévu. Merci encore à vous pour m'avoir aiguillé.

Côté voyage, nous avons préféré la location d'une maison à une location en hotel dit de "gringo". Rua seite dans Taquara, petite rue de cocaïne de Rio..., ainsi qu'à Paraty-Mirim (+++) et sa jungle, les gens étaient surpris de voir pour la première fois des étrangers assez culotés pour venir habiter dans leur quartier, nous n'etions donc plus des "gringos" comme les américains mais des "francés, vizinhos", de plus sambistes et pagodeiros. Ils étaient donc aussi ravis que nous de cette rencontre. Pour ceux qui préférent le mélange avec la population locale plutot que le froid d'un hotel clubique, je vous conseille donc, si vous avez la possibilité auparavant où l'audace sur place, de demander à tout chauffeur de taxi ou toute autre personne semblant correcte, s'il ne connait pas une famille louant sa maison. Eux y gagnent en quelques jours ou semaines un ou deux mois de salaire, et vous un tout confort à moindre prix et tellement plus vivant et authentique; une vie de quartier avec ses enfants, ses invitations à la danse, à l'apéro, au repas et autres fêtes. Avec de la chanve et quelques discussions pécunières, en quelques heures, la maison vous ouvre ses portes, cela semble monnaie courante... La vie tel un habitant moyen m'a donc permis pour mon premier voyage au Brésil de découvrir bien plus que si je ne l'avais fait en hotel; et de rencontrer des gens biens (+++). Tel est mon point de vue; ne vous en faites pas je respecte le votre.

Sur ce merci encore pour tout, aujourd'hui, aujourd'hui je peux le dire: j'y étais !!! "Camisinha" (mon surnom pendant un mois...!) 🙂
Open
Conduire au Brésil
Conduire au Brésil

Dans les années 80 nous avons vécu deux ans à Fortaleza, dans le Nordeste brésilien, et nous y retournons régulièrement depuis 1997. Cette année-là, l’ami qui nous hébergeait nous avait également laissé les clefs de son buggy Très sympa de sa part, mais je n’en menais pas large quand j’ai pris le volant. Finalement, quinze jours après, j’étais aussi à l’aise là-bas qu’en France. C’est ce qui nous a décidés à louer une voiture à chaque fois que nous retournons au Brésil. On trouve d’excellentes cartes routières, remises à jour tous les ans, dans le guide Quatro Rodas, en vente dans les kiosques. Détail amusant : elles indiquent même les routes présentant des risques de braquage (risco de assalto). Après avoir sillonné le Ceará en tous sens et parcouru le Nordeste de Natal à São Luís do Maranhão, sur des routes fédérales, « estaduais » (d’état) et même sur des pistes, je me suis dit qu’un petit article à ce sujet pourrait en intéresser d’autres. Pour commencer, je précise que nous louons uniquement des voitures de tourisme d’entrée de gamme. Les tarifs sont en effet assez élevés dans le Nordeste (je n’ai aucune expérience en la matière ailleurs au Brésil). À titre indicatif, il faut compter approximativement € 35-40 hors saison (davantage en haute saison) par jour pour une voiture de type Opel (Chevrolet) Corsa ou Volkswagen Gol (une Golf au rabais, en quelque sorte). Donc, pas de vitres électriques, de condamnation centrale des portes ni d’ABS… En Asie on a beaucoup mieux pour moins cher. Louer un 4x4 est beaucoup plus onéreux, environ € 100 par jour. C’est cependant un bon choix pour ceux qui viennent à plusieurs et peuvent partager les frais. C’est même recommandé sur certains itinéraires, sans parler des pistes. Quant au buggy, si ça peut être sympa pour une journée à la plage, il ne faut pas compter faire plus avec. C’est bruyant, gourmand en carburant, ça ne tient guère la route et c’est ouvert, donc idéal pour se faire braquer. Enfin, pour un périple, il vaut mieux prendre l’option kilométrage illimité. Les 150 km/jour proposés en standard sont très insuffisants dans un pays comme le Brésil. Au cours des deux derniers voyages, nous avons parcouru plus de 3000 km en une dizaine ou une douzaine de jours, et encore, sans rouler tous les jours. L’option 150 km/jour peut convenir si vous circulez uniquement en ville ou dans les environs immédiats, mais ici « immédiat » peut vouloir dire une centaine de kilomètres. L’essence est généralement meilleur marché qu’en Europe, mais pas beaucoup. Il est préférable de la prendre dans les stations « de marque » (Petrobras, Shell, BP…). Il existe en effet des stations « sans marque » où elle est quelques centavos moins cher mais où le taux d’essence pure est aussi moins élevé… Beaucoup de voitures ont un moteur « flex » alcool/essence. Pas très intéressant. Perso, je préfère rouler à l’essence. D’une part, le rendement énergétique est bien meilleur, l’économie que représente l’alcool étant finalement dérisoire ; d’autre part, je suis contre les nécrocarburants : il faut savoir que les gens qui travaillent dans les plantations de canne sont quasiment esclaves. Fortaleza ne pose guère de problèmes de circulation pour qui est habitué à rouler en ville. Il y a beaucoup de sens uniques, comme un peu partout, mais la configuration de la ville fait qu’on s'y retrouve assez facilement. La signalisation est acceptable, du moins sur les grandes avenues. Les noms de rue sont bien indiqués. Se garer est plus ou moins facile selon les heures et les quartiers. À Beira Mar, par exemple, des gardiens informels vous font signe pour indiquer où se trouvent les places libres. Quand vous descendez de voiture, il se peut qu’ils proposent de la laver. À vous de voir. Quand vous reprenez la voiture, vous leur donnez une cinquantaine de centavos. C’est le tarif généralement pratiqué. L’état du revêtement est variable selon les quartiers et la saison. Attention aux nids de poule en saison des pluies et aux plaques d’égout volées. Le week-end, c’est souvent le rodéo : des chauffeurs alcoolisés font la course et dans ce cas, il est préférable de se ranger sagement sur le côté… Il y a relativement peu de deux-roues dans les beaux quartiers, mais ailleurs il est préférable de rester vigilant. En fait, tout cela s’applique globalement à la plupart des villes d’une certaine importance. Les radars sont signalés 200-400 mètres avant, par un panneau et par une inscription sur la chaussée. De même, si vous grillez un feu rouge, vous risquez de vous faire flasher, sauf après dix heures du soir. À partir de cette heure, ne vous arrêtez pas : contentez-vous de regarder à gauche et à droite puis passez. Si vous vous arrêtez, vous risquez de vous faire braquer (là encore, le risque varie selon les quartiers et les heures). Ce qui précède vaut d’ailleurs pour la plupart des villes du Nordeste. Dans ce qu’on appelle ici l’ « interior », c’est-à-dire en dehors des villes, c’est un peu le Far West. D’une part, la signalisation routière est quasiment inexistante ; d’autre part, l’état des routes est très variable. Sur les grands axes, tels que les routes fédérales (appelées BR suivi d’un numéro, par exemple, BR116), ce n’est généralement pas la gloire, surtout en saison des pluies. Un tronçon tel que la trentaine de kilomètres séparant Umirim d'Itapagé (ou Itapajé), par exemple, est un véritable scandale. En plus de dix ans, je ne l’ai pas vu réparé une seule fois. La première fois, en 1998, il était déjà complètement pourri. On ne peut guère y dépasser les trente kilomètres à l’heure si on ne veut pas crever un pneu. (Ça nous est arrivé à la tombée de la nuit au milieu de nulle part et nous étions drôlement contents que des routiers nous prêtent main forte : le cric s’enfonçait dans le sol détrempé et il fallait soulever la voiture pour mettre la roue de secours.) Il y a aussi plus de circulation sur les fédérales, principalement des camions. Les routes « estaduais », c’est-à-dire gérées par les états (appelées CE au Ceará, PI au Piauí, etc., suivi d’un numéro, par exemple, CE040) sont plutôt meilleures, voire excellentes, mais là encore, ce n’est pas garanti. On peut faire cinquante kilomètres le pied au plancher sans problème puis, au détour d’un virage, se retrouver sur un tronçon avec des nids de poule tous les mètres ! Je n’exagère pas, ça m’est arrivé en décembre 2007 du côté de Tauá. Les pistes : si vous regardez une carte du Nordeste, vous constaterez qu’il y en a beaucoup. Certaines localités ne sont reliées par aucune route asphaltée. En saison sèche, passe encore, mais en saison des pluies… L’année dernière, nous avons ainsi dû nous cogner une centaine de kilomètres de piste, traversée d’une petite rivière à gué comprise, pour nous rendre à Cococí. Inutile de dire qu’en saison des pluies, ce n’aurait pas été envisageable autrement qu’avec un 4x4 et, encore, avec un chauffeur connaissant bien le coin. La signalisation ? Encore un truc de pays riche, ça ! Sur les routes fédérales et quelques estaduais, la signalisation est à peu près correcte. Les virages dangereux, notamment, sont généralement bien signalés. En revanche, dans les agglomérations, elle est pour ainsi dire inexistante. Ou alors vous voyez un panneau indiquant la direction que vous recherchez puis, au bout de quelques dizaines de kilomètres, vous vous rendez compte que vous auriez dû tourner quelque part bien avant. Pour trouver le nom du bled où on se trouve, il faut regarder sur les panneaux publicitaires ou les bâtiments administratifs… Le mieux est évidemment de s’arrêter et de demander à un passant. De toute façon, on est souvent obligé de demander son chemin. Comme la plupart des gens n’ont pas de voiture et ne sortent que rarement de leur ville, leurs indications sont souvent floues. Il vaut donc mieux demander à plusieurs personnes. Si vous trouvez une station-service, c’est encore le mieux, ils ont plus l’habitude. À l’entrée des agglomérations, il y a souvent des bandes rugueuses. Elles sont généralement signalées par un panneau évoquant les créneaux d’un château-fort. Quelques dizaines de mètres plus loin, vous trouvez une « lombada », c’est-à-dire un ralentisseur. Lui aussi est généralement signalé par un panneau mais attention : ce panneau ne se trouve pas 50 m avant comme on pourrait s’y attendre, mais immédiatement à hauteur du ralentisseur. Et ces ralentisseurs sont parfois très hauts. Pire : il y en a souvent tous les cinquante mètres, voire plus et à des emplacements dont la logique nous dépasse un peu. D’autant plus que dans la plupart des villages, le revêtement est souvent constitué de pavés plus ou moins disjoints, interdisant de circuler à plus de 15 km/h. Ces ralentisseurs ont été interdits il y a quelques années. Quelques-uns ont été supprimés, mais bien souvent le remède a été pire que le mal : on s’est contenté d’arracher le goudron ou le ciment et à la place on se retrouve avec une tranchée ! Ailleurs, on en a même rajouté. Parfois, ce sont d’ailleurs les habitants qui s’en chargent. Personnellement, je trouve ces machins vraiment dangereux et totalement inutiles. Dans le sertão, les gros 4x4 se fichent pas mal des ralentisseurs. Ils passent dessus à fond et tant pis si un gosse d’une famille pauvre traverse. Ça en fait un de moins. Ma pire expérience avec ces ralentisseurs a été en rase campagne. Nous étions sur une route parallèle au tronçon Umirim-Itapajé. Le revêtement était comme neuf, personne ne passant jamais par là. Je roulais à 120-130 pour éviter de me faire prendre par la nuit et, surtout, par un orage qui menaçait. En haut d’une côte j’ai dû piler d’un seul coup à cause d’un ralentisseur qui n’était pas signalé. J’ai laissé pas mal de gomme sur la chaussée et je suis passé dessus à 90. Quel imbécile a eu l’idée de placer un ralentisseur à cet endroit ? L’agglomération la plus proche est à une bonne quinzaine de kilomètres et il n’y a absolument aucune habitation ni aucun chemin à proximité ! Les distances sont aussi un élément à prendre en compte. C’est l’Amérique. Des amis brésiliens m’ont raconté qu’ils avaient dû faire 300 kilomètres pour retrouver la bonne route. Toujours la signalisation… Heureusement, ils venaient de refaire le plein. En effet, les stations-service sont parfois assez éloignées les unes des autres. Alors si la jauge a baissé un peu et qu’on n’est pas sûr à 100 % d’avoir assez d’essence pour parvenir à destination, il est vivement conseillé de refaire le plein à la première station qu’on trouve. Si vous tombez en panne sèche et que vous n’avez pas de jerrycan, rassurez-vous : à la station, on vous servira l’essence dans un… sac en plastique. D’ailleurs, il nous est arrivé de traverser à pied tout le quartier de Pirambu, soit près de 4 km, avec un arrosoir plein d’essence en plein midi. Nous étions tombés en panne sèche avec le buggy et nous n’avions évidemment pas de jerrycan… Toujours au chapitre des réjouissances routières sertanejas, il y a les vaches ou les ânes, voire des gens à vélo qui sortent de nulle part et traversent brusquement la route. Les camions sont souvent surchargés et poussifs. Si vous vous trouvez derrière l’un d’eux et que vous hésitez à le dépasser, faites-lui confiance : il applique la règle internationale consistant à mettre son clignotant à gauche comme pour déboîter pour vous avertir qu’il ne faut pas le doubler. Dès qu’il constate que vous pouvez enfin le doubler, il met son clignotant à droite, comme pour se ranger. Là, vous pouvez y aller. Enfin, la conduite de nuit est à éviter. Le Nordeste étant sous l’équateur, la nuit tombe très vite. Donc, tâchez d’arriver à destination à dix-sept heures au plus tard. Si vous êtes néanmoins contraint de rouler de nuit, soyez très vigilant. De nuit, on ne voit pas toujours les nids de poule ni les ralentisseurs. Les rues sont mal éclairées et on est toujours à la merci d’un poivrot qui traverse d’un seul coup, d’un cycliste distrait, d’un gamin qui traverse sans regarder, d’un chien ou d’un âne qui trouve l’autre côté de la route plus intéressant… Voilà, je suppose que tout ça donne l’impression qu’on risque sa peau tous les cinquante mètres. N’exagérons rien. Tous les cent mètres, c’est plus près de la vérité. Plus sérieusement, le Brésil en voiture, c’est quand même mieux qu’en car ou en avion. Pour commencer, on est indépendant. On n’est pas confiné dans les villes ni sur les plages que vendent les agences de voyages locales (à croire qu’il n’y a que les plages qui soient intéressantes). Rouler des heures en plein sertão, les vitres grandes ouvertes alors qu’il fait 45° à l’extérieur (et délicieusement frais – 42° – dans la voiture), ça permet de s’immerger dans l’immensité de ce pays extraordinaire. Vous traversez d’immenses forêts de carnaúbas des villages paumés, vous verrez des gamins jeter des pelletées de terre dans les nids de poule en demandant une piécette aux routiers de passage, vous dégustez une galette de tapioca pour le petit-déjeuner dans le « routier » d’une station-service, vous papotez un moment avec des femmes qui font la lessive dans une lagune, vous dégustez une galinha caipira dans un autre routier de station-service, vous apercevez un petit vieux se balançant dans son hamac à l’heure chaude, vous suivez un « pau de arara » (un pickup avec une quinzaine de personnes à l’arrière), tout ça en écoutant du forró à la radio… Pour vous donner une idée de tout ça, deux petites vidéos :

1000 kilomètres dans le sertão : http://www.aquiceara.com/...o/Icapui_Cococi.html

Du Ceará au Maranhão : http://www.aquiceara.com/...o/CearaMaranhao.html
Open
Une semaine à Fortaleza dans le Ceara
Samedi 26 janvier

Le jour tombe quand on arrive à La Souterraine pour prendre le train. Il souffle un vent aigre et on est content de se réfugier dans la salle d’attente bien chauffée de la gare. Le train part vers 7 h et arrive à Paris vers 10 h. Comme notre avion décolle à 13 h, on n’avait pas d’autre choix que venir passer la nuit ici. À l’hôtel, près de la Gare de Lyon, on est accueilli par un réceptionniste robot. Amabilité de façade, discours d’accueil répété sans doute des dizaines de fois par semaine. Enfin, on ne compte pas non plus s’en faire un pote. L’hôtel étant en travaux, on nous a surclassé. On ne va donc pas se plaindre. De fait, la chambre est plutôt grande pour Paris et joliment restaurée.

Finalement, on a une petite faim et on dîne d’un croque à la terrasse d’un petit restau en face de la gare. L’ambiance est décontractée. Autour de nous, un couple avec leur fille ado, deux couples de jeunes à une autre table, le garçon est sympa et efficace. Un vrai garçon de café parisien comme on les aime.

Dimanche 27 janvier

Même pas cinq minutes à attendre la navette pour l’aéroport. Pas eu le temps de se demander si elle passait ou non. Circulation très fluide jusqu’à Roissy. Un peu le bazar au scanner. J’oublie d’ôter mon ceinturon et je dois ressortir le déposer dans un bac. Ensuite la préposée me demande si j’ai du liquide dans ma valise. Non, bien sûr. Eh bien si, j’avais complètement oublié que j’y avais laissé deux bouteilles d’eau. Je ressors une nouvelle fois pour les jeter à la poubelle. Décidément, c’est pas le jour. Du coup, j’ai droit à une fouille de la valise. Comme je voyage léger, il n’y en a que pour une minute. Au moins, les employés sont assez décontractés et plutôt sympas.

Vol Joon. Avion neuf, personnel navigant très sympa. La patte Air France. Comme on est parti pour neuf heures de vol de jour, on risque de trouver le temps long. Je préfère les vols de nuit. Par chance, la sélection cinématographique est excellente et je regarde trois films : En guerre, I feel good et Les vieux fourneaux. Tous trois sont particulièrement d’actualité.

On atterrit à Fortaleza avec un petit peu d’avance. Le passage en douane somme toute assez rapide. Deux Finlandaises derrière nous sont ravies de m’entendre leur sortir les trois mots de finnois qui me restent de l’hiver passé dans leur pays. Dire que je l’ai connu avant elles ! Le privilège de l’âge…

L’aéroport est toujours aussi sinistre. Éclairages tristes, murs gris. Pas grave, on est au chaud ! Au bureau de change, la fille nous parle en anglais mais nous décoche un grand sourire en nous entendant répondre en portugais. Bien que la nuit soit tombée depuis une bonne heure, il fait encore 28 ou 29°. Et ce je ne sais quoi dans l’air qui nous dit qu’on est bien à Fortaleza et pas ailleurs. Un mélange unique de touffeur équatoriale et d’odeurs diffuses.

La route qui va de l’aéroport au centre ressemble enfin à ce qu’on attend de ce genre de route. Une quatre-voies jusqu’à l’Avenida Desembargador Moreira. Il y a dix ans, la quatre-voies ne s’étendait qu’à un kilomètre avant et après l’aéroport. Ensuite, c’était une deux-voies truffée de nids-de-poule et pas ou mal éclairée.

Petit tour de la Praça do Portugal et nous voici à l’hôtel Villa Maior, en bas de l’avenida Visconde de Mauá.

« Senhor Gilles ? » me lance le réceptionniste. Il prononce « Guiliss ». Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi les Brésiliens prononçaient mon prénom comme ça, puisque la prononciation est la même dans nos deux langues. Autre truc rigolo : comme sur les résas, on met toujours le prénom avant le nom, comme il se doit, ils doivent croire que c’est mon nom de famille. En tout cas, l’accueil très sympa et chaleureux. Dieu que je suis content d’être là ! D’ailleurs, je n’arrête pas de le répéter.

La réception donne sur la cour intérieure de l’hôtel construit autour d’une piscine. Celle-ci est entourée de trois bâtiments : celui de la réception avec les chambres dans les étages, un autre sur la droite construit de manière à donner l’impression qu’il s’agit d’une rue brésilienne typique et un troisième en face, le nôtre. Quelques palmiers. Parfait. Encore plein de monde est attablé autour de la piscine pendant que les enfants s’ébattent dans l’eau. La sono diffuse de la MPB, la música popular brasileira. Le décor est planté.

Vite, on dépose nos affaires dans la chambre. L’hésitation ne dure que quelques instants : allez, direction Beira Mar ! Nous ne sommes qu’à 200 mètres de la Feirinha da Noite, le marché nocturne de l’avenue qui longe le bord de mer. Un monde fou pour un dimanche soir, mais il est vrai que ce sont les grandes vacances des Brésiliens. Onze ans qu’on n’est pas revenu, mais hormis quelques gratte-ciels en plus, rien n’a changé. Les vendeurs de gadgets vendent toujours les mêmes gadgets, le mime peint en gris métallisé fait toujours son animation, les marchands ambulants de glaces ou de noix de coco sont toujours là. Tout juste si on remarque que tout est un peu plus aseptisé qu’il y a quelques années.

On s’installe à une table d’une gargote un peu à l’écart, à quelques mètres du trottoir, juste là où commence la plage. On se laisse bercer par le ressac de la marée montante en savourant – enfin ! - une caipirinha. Et en regardant les gens autour de nous. Sur la plage, un jeune serveur de la baraque voisine va de temps en temps sur la plage jouer avec son chien. À la table voisine est assis un jeune couple avec une petite fille et un petit garçon très occupé à chercher des cibles pour son fusil à flèche.

Lundi 28 janvier

Réveil à 6 heures du matin, en heure locale, soit 10 heures en France. On traînasse un peu dans la chambre jusqu’au moment où on se rend compte que si on veut trouver une table libre pour le petit-dèj’, il va falloir se grouiller. Buffet brésilien. On se rue sur les fruits – ananas, pastèque, goyave, melon et papaye. C’est la meilleure saison pour les fruits et on a bien l’intention d’en profiter. Surtout que trouver de la papaye mûre à point en France, ça relève de l’utopie. On est apparemment les seuls étrangers de l’hôtel. Les autres clients sont des Brésiliens du sud. On s’amuse à les regarder faire des selfies assis à côté de la statue de José de Alencar, l’écrivain cearense de l’époque romantique. Les selfies… Narcissiques comme ils sont, on se demande ce que deviendraient les Brésiliens sans leur smartphone.

Bon, et maintenant on fait quoi ? Comme on a pensé la même chose en même temps, c’est parti : on va dans le Centre, sans les appareils photo, juste les mains dans les poches histoire de prendre la température. Des amis qui ont aussi vécu ici, mais sont repassés à Fortaleza ces dernières années nous ont dit des tas d’horreurs. Fortaleza serait devenue un vrai coupe-gorge. À les entendre, il n’est pas question d’aller à pied à la superette du coin : il faut impérativement prendre un taxi.

Nous voilà donc partis sur le coup de neuf heures. Le soleil est déjà haut et il fait facilement 30°. Heureusement, on longe la plage par l’avenue Beira Mar et l’air de la mer tempère son ardeur. À cette heure, c’est calme. Quelques promeneurs, un courageux occasionnel qui fait son jogging. En réalité, on s’en rendra compte le lendemain, ce sont des lève-tard. Ici, on fait son jogging entre six et sept heures. Après, il fait déjà trop chaud.

On arrive à la plage d’Iracema. Tiens, le restaurant Tia Nair a finalement été démoli. Ce doit être récent, parce qu’on l’a encore vu dans Street View il y a peu de temps. Tout le quartier est salement sinistré. Des terrains vagues, des maisons à l’abandon, taguées à souhait. Le pire, c’est le Ponte dos Ingleses. La rambarde en bois est démolie sur plusieurs mètres. Les petites constructions en bois à l’entrée sont fermées et abondamment taguées. D’ailleurs, l’accès est barré par une palissade métallique où on lit que « prochainement », la convivialité des lieux va être restaurée, ou quelque chose comme ça. Eh ben, y a du boulot. C’est vraiment sinistre. Seuls l’Estoril et le Pirata font encore bonne figure dans cet environnement dégradé. Dans les rues voisines, même ambiance générale d’abandon.

On remonte jusqu’au centre culturel Dragão do Mar. Même chose. Les jolies façades des constructions alentour sont pisseuses et couvertes de tags. Le Dragão do Mar proprement dit s’en sort pas trop mal, mais on voit bien que plus rien n’est entretenu. S’il n’y avait pas des vigiles armés à différents emplacements stratégiques, ce serait sans doute bien pire.

De là, on traverse la place du Cristo Redentor avant de nous diriger vers le Centro. Là, au moins, rien n’a changé. Ça se serait même plutôt amélioré. Quartier commercial populaire où la bourgeoisie fortalézienne ne s’aventure pas. On fait une pause dans une « lanchonete », nom donné ici à un snack. Vitamina de graviola pour moi, vitamina de abacaxi et coxinha pour Marielle. On savoure nos boissons en profitant de la brise soufflée par les ventilateurs. C’est l’heure où les gens venus faire quelques courses dans le quartier font une pause.

« Dis donc, qu’est-ce que t’es rouge ! - Euh, tu t’es regardé ? »

Un coup d’œil dans la glace : aïe, c’est déjà foutu, on a bien trinqué. C’est à chaque fois la même chose. On est ici sous l’équateur et ça tape dur. Comme il souffle toujours une petite brise de mer, on ne rend pas compte qu’il faut vraiment se méfier du soleil et… quand on s’en rend compte il est trop tard. Tant pis, demain on sera bronzés.

En sortant, on pousse le pied jusqu’à la place du théâtre… José de Alencar. Très encombrée de stands de vêtements, ustensiles de cuisine et gadgets en tous genres. Des bâtiments dont on ne souvient plus très bien ont été démolies au fond de la place. Il faudra qu’on regarde nos vieilles photos pour savoir ce qu’il y avait là exactement. Je me souviens d’une boutique d’articles religieux, mais c’est tout. On refait une pause, cette fois dans la petite église de la place. L’ambiance est bien différente de celles de nos églises froides et souvent vides. On dénombre une trentaine de fidèles disséminés sur les bancs. L’église est évidemment grande ouverte et à l’intérieur on est bercé par le ronronnement des ventilateurs. On s’esquive au moment où l’office va commencer.

Retour à l’hôtel. Six bons kilomètres. On passe dans le premier quartier où on a habité, juste derrière l’archevêché. Ici, les rues ont conservé leur allure traditionnelle. Elles sont bordées de maisons basses, peintes en blanc ou dans des couleurs pastel un peu passées. Quelques-unes ont un étage ou une courette. Toutes sont fermées par des grilles. Quant aux murs qui les entourent, ils sont surmontés de tessons de bouteille ou de barbelés. Passé le Mercado dos Pinhões, on glisse progressivement dans le quartier bourgeois traditionnel d’Aldeota. Là, les maisons bourgeoises qui n’ont pas encore cédé la place à des immeubles modernes ou des centres commerciaux se cachent derrière une végétation luxuriante et de hauts murs peints en blanc, eux aussi surmontés de barbelés. Pour rentrer chez eux, les propriétaires ne descendent pas de voiture. Ils brandissent la télécommande du portail. D’ailleurs, un écriteau indique qu’il ne faut pas klaxonner, mais utiliser la télécommande. À ce genre de détail on voit que les choses ont un peu changé. Avant, Monsieur klaxonnait nerveusement à plusieurs reprises en rentrant chez lui, manifestant son impatience en attendant que la bonne vienne ouvrir le portail. Aujourd’hui, les nouvelles classes moyennes n’ont plus de valetaille, les familles sont moins nombreuses et les jeunes couples préfèrent s’installer dans un appartement.

On est à la limite du coup de chaud au moment où on arrive enfin à l’hôtel. Il est vrai que pour une première journée, on a fait très fort. Déjà 13-14 kilomètres au compteur, selon nos estimations confirmées par l’appli santé du smartphone.

Quelques heures plus tard, on est requinqué et on va faire quelques courses au Pão de Açucar. Autrefois, cette grande surface comparable à un Carrefour (le PdA appartient d’ailleurs au groupe) ou un centre Leclerc, était ouverte 24 h/24. Surprise : ça ferme à 20 heures. Eh bien, le Brésil a pris un sacré coup de vieux ! Et s’est embourgeoisé. À l’intérieur tout a été réaménagé. C’est beau, c’est brillamment éclairé, c’est riche et on trouve tout, absolument tout. Évidemment, la clientèle n’appartient pas précisément aux classes populaires. Avant, la première chose qu’on remarquait en entrant était l’odeur caractéristique de la carne de sol, cette savoureuse viande séchée au soleil et qui nécessite une préparation longue et compliquée. Aujourd’hui, ça sent, eh bien, comme n’importe quel marché. C’est aseptisé.

À la tombée de la nuit, on va dîner sur Beira Mar. Carne de sol, justement. Ensuite, un petit tour jusqu’au marché aux poissons sur la Volta da Jurema. Dans quelques jours on apprendra que les Fortaléziens, amnésiques comme toujours, ne connaissent plus ce nom. Désormais, on l’appelle simplement par le nom du quartier, Mucuripe. C’est en plein travaux tout du long : on est en train d’aménager des places de parking.

Retour à l’hôtel. On a marché plus de 22 kilomètres aujourd’hui. On n’en revient pas.

Demain, c’est juré, on se calme.

Mardi 29 janvier

Debout à six heures. Ce matin on retourne à Iracema faire quelques photos des fresques, mais aussi des dégradations du Ponte dos Ingleses. Devant l’ancien hôtel Iracema, un type dans les quarante-cinq ou cinquante ans, nous voyant faire des photos vient nous dire que l’établissement – enfin, la ruine – avait été racheté il y a quelques années, « du temps de Tasso », Tasso Jereissati, l’ancien gouverneur. Oui, bien sûr que je me souviens. Le type – pas Tasso – est très sympa et on discute quelques minutes. On apprend que Tasso avait un projet immobilier pour ce site, mais qu’il y a des tas de complications juridiques. Du coup, les arbustes accrochés aux derniers étages continuent de pousser… Au moment de nous séparer, le type me demande si « a senhora », Marielle, est française.

On remonte la Rua dos Tabajaras – dans le quartier, toutes les rues portent le nom de tribus indiennes depuis longtemps disparues – jusqu’au Pirata. Le quartier, un temps haut lieu de la vie nocturne fortalézienne, est bien décrépit. On est quand même agréablement surpris de voir que le petit hôtel où on avait séjourné en 1997 est toujours là. Le Pirata est le seul établissement à faire bonne figure avec ses façades fraîchement repeintes et bien entretenues. De là, on bifurque vers le Ponte dos Ingleses pour faire quelques photos de ce haut lieu de la désolation. Espérons qu’il sera remis en état rapidement.

Ensuite, on traîne sur le bord de mer à faire des photos des fresques. Une dame entre deux âges vient nous trouver. Apprenant qu’on est français, elle est toute heureuse de nous apprendre qu’elle a séjourné à Dijon il y a quelques mois. Il se trouve que nous sommes justement allés visiter la ville l’automne dernier. Elle se dit enchantée de son séjour et de cette ville, qu’elle préfère à Lyon.

Retour à l’hôtel un peu après 8 heures pour le petit-dèj’. On fait traîner en nous laissant bercer par des chansons brésiliennes. Au moins, ils ont le bon goût de ne pas mettre de la variété anglo-saxonne ringarde comme c’est trop souvent le cas dans les hôtels touristiques. Il faut dire que la clientèle est 100 % brésilienne, principalement des états riches du sud du pays.

Comme hier on a fait un peu fort avec nos 22 kilomètres, on passe la journée à glander. À mesure que le soleil se déplace, les clients de l’hôtel vont s’asseoir d’un côté ou de l’autre de la piscine. Quelques femmes seules avec leurs enfants. Des familles. Les gamins s’en donnent à cœur joie. Déjeuner à un petit restau « au kilo » à deux pas de l’hôtel. Cette formule est très en vogue depuis quelques années. On prend un plateau et on se sert, comme à la cafète, mais on fait ensuite peser son assiette. Là, on reçoit un ticket avec un numéro. Si on veut se resservir, on repasse ensuite à la caisse peser l’assiette. On paie donc au poids. Un peu comme dans les restaus chinois de chez nous, qui ont une formule buffet. Pour le café – le cafezinho pour être précis -, une bouteille thermos est posée sur une table près de la sortie. On se sert à volonté, c’est inclus dans le prix.

Dans l’après-midi, on redescend s’asseoir un moment au bord de la piscine. À peine assis, un employé de l’hôtel m’interpelle : un coup de fil pour moi à la réception. C’est Diego qui me rappelle pour confirmer le RV demain matin. Il doit être télépathe ! Diego, c’est un jeune de Mucuripe qui travaille comme guide touristique culturel – ils sont quatre au total pour tout Fortaleza et peut-être même le Ceará. Il est tombé un jour sur www.aquiceara.com et m’a contacté pour avoir des photos de Fortaleza dans les années 80. On a donc convenu de se voir à l’occasion de notre venue.

En fin d’après-midi, le ciel s’est un peu couvert et on en profite pour aller dans un centre commercial acheter un cordon USB pour l’appareil photo. Manque de pot, je me goure d’itinéraire et on se retrouve dans l’avenue Barão de Studart. Au bout de cent mètres, je me rends compte que nous sommes à deux pas de l’épicerie de Thierry. C’est un Français qu’on a connu, et même hébergé quelques jours quand on habitait à Mucuripe en 1986. Au début des années 90, marié depuis peu mais ses finances étant au plus bas, il a décidé d’ouvrir une épicerie. Une activité considérée comme peu prestigieuse, mais sûre. Ça n’a pas trop mal marché et l’épicerie est toujours là. On n’a pas revu Thierry depuis une bonne douzaine d’années. En approchant, j’aperçois deux personnes dans la pénombre et j’ai un doute : après tout, il a peut-être revendu ? C’est sa fille qui nous accueille. Le doute n’est pas permis : elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. Et nous apprend que Thierry est décédé il y a six mois. Cancer. Il n’avait même pas soixante ans. Pour nous, c’est un choc.

C’est encore sous le coup de l’émotion qu’on repart en direction du centre commercial où se trouve apparemment la seule boutique susceptible de vendre le cordon USB recherché. Sur la porte, une affichette : « volto já já » - je reviens tout de suite, tout de suite. On repart. À tous les coups, le papier est là depuis des lustres. D’ailleurs, le Shopping Aldeota dont une copine nous avait tant parlé semble assez mal en point. Boutiques fermées, éclairages sinistres, peu de monde. Pas folichon.

On va manger un truc vite fait sur Beira Mar, mais avant de rentrer, on s’arrête quand même boire une caipirinha. Il n’est que huit ou neuf heures, mais il y a un monde fou. Beaucoup de Paulistas et de Gauchos. Toutes les cinq minutes, un vendeur ambulant vient proposer des lunettes de soleil, des bonbons, des sculptures en fil de fer, des sculptures sur bois, des clopes et même des mini-enceintes pour smartphone… On en a dénombré au moins vingt-cinq en un peu plus d’une heure. Comment est-ce qu’ils font pour vivre ? Tout à coup surgit une femme portant une blouse blanche : une masseuse. Le jeune couple de la table à côté est partant. Le mec doit être chatouilleux parce qu’à un moment donné il part d’un fou rire. Au bout de quelques minutes, on voit les deux types assis à une table à quelques mètres devant la nôtre se gondoler. Nous, on pleure de rire. De même que la masseuse, qui doit s’éloigner un instant pour éponger ses larmes.

Mercredi 30 janvier

Ce matin on rencontre Diego. Il a créé une petite fondation pour la préservation de la mémoire du quartier. Il est venu nous chercher à l’hôtel avec une amie à lui, Rosalia. Elle est guide touristique aussi, et a vécu en France. Elle a d’ailleurs été mariée à un Français.

On se retrouve dans les ruelles de Mucuripe à découvrir son minuscule local, installé dans l’entrée d’une petite maison du quartier. Le coin n’est pas encore envahi par des tours. Dédale de ruelles bordées de maisons basses couvertes de tuiles romanes. Tout le charme d’un quartier populaire. Chez lui, Diego a réuni une impressionnante collection de livres et de photos du quartier. Il nous a même montré un court-métrage tourné sur la plage de Mucuripe en 1941, la même année que celle où Orson Welles a tourné It’s all true. Ensuite, déjeuner d’une moqueca de raia au Mirante, le quartier construit sur la dune et qui domine Mucuripe, avant de rentrer à l’hôtel. Diego et Rosalia doivent aller travailler, et on convient de se revoir samedi.

En fin d’après-midi, on va louer une voiture chez Hertz – ou plutôt chez Localiza. Hertz doit être trop difficile à prononcer pour les Brésiliens. 450 reais, soit 105 € pour 4 jours, kilométrage illimité. Cool. Une petite Nissan toute simple, ça fera parfaitement l’affaire. Et le litre d’essence coûte à peine un euro.

Dîner sur la plage. Ensuite on traîne un moment sur la nouvelle digue à côté de la feirinha da noite, le marché artisanal nocturne. L’endroit est très agréable. On peut profiter du bruit des vagues sans être gêné par la musique et la circulation de Beira Mar tout en contemplant les gratte-ciel du front de mer. Des familles ou des couples d’amoureux font de même. Je filme un jeune chien qui joue avec un petit chat noir et blanc. Je ne suis d’ailleurs pas le seul. Je discute quelques minutes avec le propriétaire du chien, un mec de Mucuripe, justement. Il me confie qu’il est très attaché à ce chien, qui a toujours veillé sur lui pendant l’année où il a dormi dehors…

Jeudi 31 janvier

Eh bien maintenant qu’on a une bagnole, allons donc traîner un peu sur les routes du Ceará ! On n’a rien prévu en particulier. Deux possibilités : le littoral est ou le littoral ouest. Notre préférence va au littoral ouest, on le gardera donc pour la bonne bouche.

On sort donc de Fortaleza par l’avenue Washington Soares. Par rapport à notre dernier séjour, il n’y a finalement guère de changement. Bien sûr, de nouvelles constructions sont sorties de terre un peu partout, les routes ont été élargies, le bétonnage a continué… en passant devant l’Unifor, l’université privée de la Fondation Queiroz, je me revois descendant du bus en 1985 ou 86. On m’avait parlé d’une possibilité de donner des cours. À l’époque, les terrains alentour n’étaient que des étendues herbeuses desséchées par le soleil. Aujourd’hui ce ne sont que centres commerciaux et établissements divers aussi rutilants et prétentieux qu’inutiles.

Passé l’embranchement vers Cofeco et Prainha, la route a perdu son côté campagne. Les terrains occupés par les anacardiers et le manioc sont désormais occupés par des marchands de matériaux. Et ça continue comme ça tout le long de la côte jusqu’après Aquiraz. Des complexes hôteliers en veux-tu, en voilà là où il n’y avait que du sable. À Morro Branco, on renonce finalement à aller revoir les falaises de sable coloré de la Praia das Fontes. Après tout, on connaît tout ça par cœur et on a plutôt envie de juste traîner en bagnole pour nous évader de Fortaleza.

Cette année, on voit que la saison des pluies est un peu en avance. La campagne est très verte et la végétation a poussé avec une vigueur insolente. De Morro Branco, on décide de ne pas continuer le long de la côte, mais de bifurquer vers Pacajus et, de là, d’aller dans la Serra de Guaramiranga. Dès qu’on s’éloigne du littoral, on se retrouve dans une jolie région de collines, d’anciennes dunes colonisées de longue date par la végétation. Très peu de circulation, et la route est plutôt bonne, même s’il ne faut pas relâcher sa vigilance : des nids-de-poule attendent parfois en embuscade et on a un très mauvais souvenir avec ça.

À Pacajus, on perd un bon moment à tourner en rond pour trouver la route de Redenção. Il faut en effet traverser la fédérale, la BR116, mais impossible de trouver le croisement. On l’emprunte d’abord en direction de Fortaleza, mais au bout de quelques kilomètres, rien. Pas de sortie en direction de la montagne. Comme nous sommes sur une deux fois deux-voies, il faut rouler jusqu’au prochain « retorno » pour faire demi-tour. Là, rebelote. On refait quelques kilomètres en sens inverse puis on rentre dans Pacajus. Là, eurêka, au premier croisement il suffit de tourner à gauche… pour nous retrouver sur la BR quelques kilomètres plus loin ! Quelle histoire de fous. Cependant, on a aperçu en face, de l’autre côté de la BR, un panneau au-dessus de la route qu’on cherche. OK, c’est reparti pour un tour. BR jusqu’au retorno puis on guette la sortie à droite. Aucun panneau indicateur, mais tout de même une sortie tout ce qu’il y a de plus anonyme en rase campagne, à l’intérieur d’un virage, et qu’on manque de rater une nouvelle fois. Deux ou trois-cents mètres plus loin, victoire ! On est sur la bonne route. Dingue. Ils ont supprimé purement et simplement l’ancien croisement quand ils ont refait la BR, mais sans mettre aucun panneau indicateur. À l’usager de deviner ! On a un peu l’habitude, mais là ils ont tout de même fait fort.

Sur la route, toujours aussi belle et tranquille qui nous conduit à Redenção, on essuie une ou deux averses. L’arrivée de la saison des pluies est imminente et ce sont les premières escarmouches. En revanche, cela nous donne l’occasion d’apprécier les jeux d’ombre et de lumière des nuages sur les forêts qui couvrent les montagnes au loin.

Il est près de deux heures quand on aperçoit l’escalier blanc à flanc de colline conduisant à la petite chapelle qui domine la ville. On commence à avoir faim et on s’arrête à la sortie en direction de Quixadá, dans un restau bien typique. Comme on hésite devant le menu – on est assez tenté par les côtes d’agneau en ragoût – la patronne donne le coup de pouce décisif : il est justement tout prêt. Question rituelle : « Dá pra dois ? - Dá, sim. » Pour deux, ça ira ? - Oui, bien sûr. Elle nous demande tout de même s’il s’agit d’une pause déjeuner vite fait ou si on est gros mangeurs. On lui fait une réponse de normand. Quelle que soit notre réponse, on sait que ce sera bien cuisiné et abondant. Et on se retrouve avec trois beaux morceaux dans une sauce à se damner et quelques pommes de terre, du riz, de la salade, des spaghettis, et du pirão. On arrose le tout avec de la cajuina. Un vrai déjeuner cearense comme on les aime.

On repart en direction de Baturité, sur les premiers contreforts. Pas que cette montagne soit bien haute, puisque son point culminant est à 1500 mètres, mais les Fortaléziens viennent volontiers y trouver une fraîcheur relative. Tout le long de la route, je peste contre les limitations de vitesse délirantes et les radars – ils en ont mis partout, même jusque par ici. N’oublions pas, bien entendu, les gendarmes couchés de toutes sortes, excessivement nombreux et mal foutus, souvent aussi inutiles que dangereux. Les pires, ce sont les plots en plastique jaune qui dépassent de quatre ou cinq centimètres de l’asphalte – quand ce n’est pas des rues aux pavés disjoints des agglomérations – et ne demandent qu’à bousiller les amortisseurs. Qu’on les prenne au pas, en première, ou à dix kilomètres à l’heure, on ne peut pas s’empêcher de pousser un gros soupir d’exaspération.

Très sinueuse, la route est splendide. La région est relativement verte, même en saison sèche, mais les premières pluies ont accompli des merveilles et… on s’émerveille. Au détour d’un virage on découvre ici ou là une petite maison aux tuiles romanes parée de bougainvilliers avec un panonceau indiquant qu’il s’agit d’une auberge ou d’un « sitio », mi-maison de campagne, mi-fermette. Les rues à l’entrée des bourgs sont bordées de flamboyants en pleine floraison. On passe à l’occasion devant une petite église ou un couvent devant lequel se dressent de majestueux palmiers impériaux d’une vingtaine de mètres. D’ailleurs, je me rendrai compte sur le chemin du retour que ces palmiers, on n’est pas allé les chercher bien loin : ils sont endémiques et on les voit dépasser de la végétation basse par centaines sur les flancs de la montagne.

Après avoir tourné un moment en rond entre Baturité, Maranguape et Mulungu, notamment à cause d’une signalisation routière débile qui nous fait faire dix kilomètres dans un sens puis dans l’autre, c’est un peu à cran qu’on reprend la route de Fortaleza. Quelques kilomètres plus loin, un poste de la police de la route. On nous fait signe de nous arrêter. Il ne manquait plus que ça. Pendant que les keufs examinent mes papiers en prenant un air soupçonneux, comme il se doit. « O carro é alugado ? » La voiture est louée ? Je leur répondrais bien que, pas du tout, on vient de la chourer, mais l’humour qui fait la réputation des Cearenses n’est peut-être pas de mise. Finalement, ils me rendent mes papiers avec le sourire, le plus jeune ajoutant même « Allez la France ! ».

Par chance, passé Redenção, la route est belle et il n’y a quasiment aucun radar. On devrait arriver juste après la tombée de la nuit. Eh bien non : à Maracanau, non seulement il fait déjà nuit, mais des travaux et une déviation très, très mal indiquée nous obligent – nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls – à rebrousser chemin dans une certaine confusion. Quelques mètres plus loin, je pile en voyant un petit bout de chat âgé de tout juste deux mois traverser comme si de rien n’était. La bagnole qui roulait parallèlement à nous en fait autant. Le chauffeur l’a fait par réflexe, sans trop savoir pourquoi, mais comme il fait nuit et qu’il n’y a aucun éclairage à cet endroit, il a dû penser qu’il y avait un nid-de-poule. Enfin, le chat est passé sans encombre et personne ne nous est rentré dedans. C’est l’essentiel.

On finit par se retrouver sur l’anneau routier puis, une dizaine de kilomètres plus loin sur la BR en direction du centre. C’est l’heure des embouteillages, mais comme j’ai loupé la sortie vers Aldeota on se retrouve sur l’Avenida Dom Manuel, ce qui nous fait finalement gagner du temps.

Vendredi 1er février

On est réveillé par l’orage. Le ciel d’un noir d’encre est fréquemment zébré d’éclairs et il pleut très fort. Avant de venir, la météo annonçait de l’orage toute la semaine, mais comme il a fait beau jusqu’ici, on n’y croyait plus. Seulement là, finie la rigolade. Il tombe des trombes d’eau.

Après le petit-déjeuner, une accalmie relative nous décide à prendre la route. Aujourd’hui on a décidé d’aller revoir quelques plages du littoral ouest, et puis l’orage va bien finir par se calmer.

En fait, ça ne se calme pas du tout, du tout. Ça ne fait même qu’empirer. C’est le déluge. Les voitures zigzaguent tant bien que mal entre les flaques – ou plutôt les mares – qui ont envahi la moitié de la chaussée, tantôt du côté gauche, tantôt du côté droit. On ne voit pas à vingt mètres. Avec toute cette flotte, on ne voit pas non plus les gendarmes couchés qui se rappellent brutalement à notre bon souvenir, même en roulant à trente à l’heure. Sans parler des nids-de-poule. Enfin on atteint l’avenue Bezerra de Menezes pour sortir de la ville puis l’embranchement vers la CE-85. Bonne surprise, c’est maintenant une quatre-voies. En 2007, ce n’était encore qu’une deux-voies. La pluie est de plus en plus forte. À soixante à l’heure, on a l’impression de prendre des risques insensés. Heureusement, il n’y a presque pas de circulation. Je suppose que tous ceux qui n’ont pas un besoin impératif de se déplacer ont préféré attendre.

La route qui part vers l’ouest traverse une région de caatinga, forêt de buissons et de petits arbustes ne dépassant guère 4 ou 5 mètres de hauteur, entrecoupée de zones un peu marécageuses où poussent de grandes herbes et des carnaúbas (palmiers rôniers). Comme la saison des pluies a commencé tôt cette année, c’est déjà très vert. Aux abords de São Gonçalo do Amarante, on longe la Lagoa do Cauípe, une très belle lagune dont le niveau a déjà bien monté avec toute cette pluie. Nous avons décidé d’aller jusqu’à Mundaú, à environ 150 km de Fortaleza puis de revenir en faisant des incursions sur les différentes plages.

On roule toute la matinée sous une pluie battante, pour dire le moins, qui met longtemps à se calmer. La route est récente et en bon état, hormis sur un petit tronçon où des nids-de-poule sont en formation. Sous cette pluie battante qui transforme la route en rivière, on ne les repère qu’au dernier moment. Par chance, ça ne dure pas. Je me verrais mal changer une roue par ce temps.

Quelques kilomètres avant Mundaú, on profite de ce que la pluie a presque cessé pour nous arrêter déjeuner dans un bled. Le téléviseur accroché dans un coin de la salle montre des images des inondations à Fortaleza, où il est tombé 55 mm. Pas si exceptionnel, mais à Fortaleza, c’est tout de suite la cata à cause d’infrastructures souvent déficientes. À Paracuru, il est tombé 70 mm et 90 à Crato, dans le sud du Ceará. On est somme toute plutôt bien lotis.

À la sortie de la ville, on constate que la route a été asphaltée récemment, elle aussi, sauf qu’on tombe aussitôt sur un tronçon de 3-400 mètres complètement défoncé (un panneau indique que c’est temporaire…) avant de retrouver un beau macadam bien propre. Pas de doute, on est au Ceará.

Mundaú n’a rien d’exceptionnel, mais je voulais revoir la route côtière entre la plage déserte et les dunes où le sable durci en galettes présente des configurations intéressantes. Le ciel est toujours aussi noir, mais la pluie a cessé depuis le déjeuner. Nous repartons vers l’est, en direction de Paracuru, non sans faire un petit détour par Flexeiras, qu’on ne connaît pas encore. Le village est plutôt mignon, avec ses belles maisons et autres pousadas pour les vacances. Seulement, on se demande comment on peut bien en vivre ici. Le taux de remplissage ne doit pas dépasser 50 %, et encore, pendant un mois par an. On voit bien que le reste du temps, ce doit être assez désolé.

Un peu avant d’arriver à Paracuru, on remarque des drapeaux plantés à intervalles réguliers sur un terrain déboisé de plusieurs hectares, avant de passer devant une petite guérite devant laquelle on a aménagé une petite allée de gravillons. C’est le bureau de vente du lotissement. Ils ont vu grand : il y a de quoi construire je ne sais combien de dizaines de maisons. Et on n’a pas tout vu : quelques centaines de mètres plus loin, on tombe sur deux ou trois autres lotissements du genre. Encore des projets qui vont faire pchitt, la conjoncture économique n’étant plus vraiment porteuse.

On se gare au bout de la route, là où on a aménagé une placette carrelée et des gradins descendant vers la plage. On a également aménagé un trottoir carrelé qui longe la plage sur deux ou trois-cents mètres. Bonne idée. D’ailleurs, cela semble un lieu de promenade assez prisé des mères de famille avec leurs enfants. Dommage qu’on n’ait pas trop le temps, et surtout que la météo est incertaine. On aurait bien poussé le pied jusqu’à l’endroit où la rivière traverse les dunes. Je suppose qu’elles ont encore progressé et remodelé le paysage.

Un peu avant Fortaleza, on décide de faire un crochet par Cumbuco. Là, pas d’illusion à se faire : il y a au moins vingt ans que la plage est pourrie par le tourisme. On s’arrête boire un guaraná. La serveuse doit faire le tour des établissements voisins pour échanger deux canettes de coca contre du guaraná. Ce petit service a un prix : on paie 12 reais pour deux malheureuses canettes !

Enfin, la route de retour à Fortaleza est toujours aussi moche. De chaque côté de la route, des projets immobiliers et autres bâtiments abandonné. L’ensemble donne une sensation de désolation.

Samedi 2 février

Ce matin on a rendez-vous à neuf heures avec Diego. On a convenu d’aller au centre Quatro Varas, à Pirambu, puis au musée du cajou. Quatro Varas est un projet communautaire monté dans les années 80-90 par les habitants du quartier. Pirambu était alors particulièrement miséreux. D’ailleurs, passé une certaine heure, plus aucun taxi ne voulait s’y rendre. Le quartier avait la réputation d’être le plus dangereux du Brésil. Aujourd’hui, c’est simplement un quartier populaire, mais certaines réputations sont tenaces. Diego a son GPS et on arrive à se faufiler dans le dédale de rues conduisant au centre, tout près de la plage. Notre petite Nissan s’en sort avec les honneurs, mais… le centre est fermé le samedi. On s’y attendait un peu, mais là, on en a le cœur net. Diego est mort de trouille. Pourtant il ne faut pas exagérer, à cette heure-ci on ne craint vraiment pas grand-chose. D’ailleurs, il y a dix ans, on est venu ici faire des photos et filmer sans aucun problème.

On repart donc en direction du musée. Incidemment, il se trouve à Guadalajara, là où j’ai en quelque sorte découvert le Brésil en 1984. L’ ONG pour laquelle je bossais avait une petite mission là-bas. À l’époque, c’était encore la campagne. Les rues étaient plutôt des chemins, la plupart des maisons étant séparées par des terrains en friche ou plantés de manioc. Aujourd’hui, c’est complètement méconnaissable. Toutes les rues sont pavées et bordées de maisons, souvent avec un étage. La ville, quoi.

Le musée est installé dans un ancien sitio, c’est-à-dire une ancienne maison de campagne entourée d’un terrain. Celui-ci est ceint d’un haut mur peint en blanc, avec des fresques représentant bien évidemment des cajous de part et d’autre du portail. À l’intérieur, on découvre une végétation magnifique, avec bien entendu quelques anacardiers (l’arbre qui donne le cajou), des atiers, des sapotiers… D’ailleurs, Diego est tout aussi étonné que nous de découvrir un sapotier d’une bonne quinzaine de mètres de haut portant des fruits gros comme des oranges. Ce doit être un spécimen assez exceptionnel.

La maison est tout entière consacrée au cajou : tableaux, sculptures, littérature, photos, canevas… tout ce qu’on a toujours voulu savoir sur le cajou sans jamais oser le demander. Et il y a la boutique où on déguste une excellente cajuina, du jus de cajou qui subit plusieurs filtrations jusqu’à devenir parfaitement translucide avant d’être chauffé au bain-marie jusqu’à obtention d’une belle couleur dorée.

Le fondateur a mis vingt ans à mettre ce musée sur pied. Un passionné de culture, d’art et de traditions qui déplore l’immobilisme, voire l’incompétence des pouvoirs publics. On lui dit qu’on était bien contents que Diego nous accompagne, parce qu’autrement on n’aurait pas trouvé le chemin du musée. Il nous explique qu’il a trente-cinq panneaux indicateurs dans la pièce à côté, mais que pour chacun d’eux il faut une autorisation avant de le placer sur le bord de la route. Et comme les administrations se renvoient toutes la balle, ça peut encore durer des années. Décidément, le Brésil n’a pas changé. Sans doute pourrait-il aller installer ces panneaux lui-même, mais il se trouverait sans doute une ou deux bonnes âmes pour le dénoncer.

La visite terminée, on rentre à Fortaleza pour acheter des cartes postales. Diego nous a appris qu’en fait, on n’en trouvait plus nulle part depuis des années. On n’est pas surpris, il n’y en a jamais eu beaucoup, et de nos jours tout le monde fait des photos sur son smartphone et les envoie par messagerie instantanée. On trouve tout de même un kiosque au marché central où ils en ont encore quelques-unes. Le type les conserve dans une pochette en plastique jusqu’à épuisement du stock. Un coup d’œil rapide nous confirme ce que nous soupçonnions : elles sont moches et en mauvais état.

De là, on se rend dans un centre culturel aménagé dans l’ancien marché central. C’est de là que part le petit train pour la balade de découverte culturelle de Fortaleza. En attendant l’heure du départ, on va jeter un coup d’œil dans la salle du fond. Un concours de rap est en train de s’achever. C’est l’heure de la remise des prix et des photos. Les mecs se la jouent un max en prenant la pose. Enfin, sait-on jamais, ils rencontreront peut-être un succès planétaire un jour…

L’idée de cette balade en petit train ne nous emballe pas du tout, mais Diego a l’air d’y tenir. On n’a guère envie de se ridiculiser dans un de ces petits trains pour touristes comme ceux qu’on voit à Beira Mar avec des animateurs déguisés en Mickey ou Pluto. On est vite rassuré : c’est un truc organisé par une association culturelle et l’animateur n’est autre que le mec du musée du cajou. Un type intelligent qui nous a bien plu par son humour.

On n’est pas déçu : on sillonne le centre historique en nous régalant de ses commentaires. Telle maison bourgeoise ayant autrefois appartenu à une gloire locale mériterait d’être restaurée, mais hélas, il y a des problèmes juridico-financiers. Un peu plus loin, il explique que les maisons traditionnelles de la rue ont été démolies pour un énième projet aussi quelconque qu’inutile, que le gouvernement a engagé 170 millions de l’argent public – « notre argent ». En passant devant une maternité publique, il souligne que le Ceará ne manque pas d’établissements hospitaliers publics, comme celui-ci, et qu’ils valent largement les coûteuses cliniques privées vantées un peu partout. Tel ou tel autre bâtiment « devait être » restauré en vue de je ne sais quoi, mais « hélas »… Dans le train, tout le monde est hilare. « Les grands bâtiments sur votre gauche ? Ils vont être inaugurés dans deux ans. Ben oui, au moment des élections »…

Des visites culturelles comme ça, on en redemande.

À quatre heures de l’après-midi on se retrouve dans un restau sur Beira Mar pour déjeuner. C’est qu’on commence à avoir sérieusement les crocs. Dans la conversation, on reparle du mec du musée et tous les trois, on se dit qu’il nous rappelle quelqu’un mais pas moyen de mettre un nom dessus. Tout à coup, tout s’éclaire quand Diego dit « ah, si, euh, il me rappelle un certain… Gil… Gil... » sur quoi Marielle et moi on enchaîne en chœur : « Gilmar ! ». Diego : oui, c’est ça, Gilmar Chaves ! Il nous montre d’ailleurs une photo de Gilma sur son téléphone. Plus de doute. Et là, on est morts de rire. J’ai connu Gilmar en 1984 et passé pas mal de soirées avec lui à rigoler en buvant de la cachaça. Gilmar, c’est sans doute le pique-assiette le plus connu du Brésil, mais on ne peut pas s’empêcher de le trouver sympa. En 2001, on a même passé quelques jours avec lui à Rio. Il a toujours des tas d’histoires à raconter et connaît tout le monde. Il nous est même arrivé un soir de nous retrouver avec lui sur un podium où le gouverneur était en train de prononcer un discours pour l’inauguration d’un tronçon d’autoroute.

En sortant du restau, on raccompagne Diego à Mucuripe avant de rentrer à l’hôtel. Le soir, on ressort faire un dernier tour à pied à Beira Mar jusqu’au marché aux poissons. La promenade est bien agréable, même si on la connaît par cœur, mais on se dit qu’on ne pourrait vraiment plus vivre ici. Dans les années 80, c’était une expérience formidable, mais ça s’arrête là. Vivre en France peut laisser à désirer à cause des tracasseries administratives et autres, mais c’est de la gaminerie par rapport au Brésil. Ici, tout est compliqué, cher ou dangereux. Bien souvent les trois à la fois. Quand on ne fait qu’y séjourner en vacances, on a l’impression que tout y est possible. Seulement, il y a loin de la coupe aux lèvres. Combien de gringos sont venus ici des rêves plein la tête et ont tout perdu, les rêves, leur argent, leur conjoint, leur santé…

Avant de rentrer, on savoure une jarre de jus de maracuja. Enfin, plutôt deux tellement c’est bon et bien frais. Faut dire qu’ici, on est trempé de sueur en permanence et qu’il y a tout intérêt à bien s’hydrater. Nous avons déniché une table sous un raisinier et profitons du bruit des vagues et de la petite brise qui vient nous rafraîchir en savourant l’instant.

Dimanche 3 février

C’est le jour du départ. Après le petit-déjeuner on remonte faire les bagages. Il n’y en a que pour cinq minutes, mais on met une heure. On a du temps à revendre. En plus, un message d’Air France nous apprend que le vol de retour est retardé de deux heures. Nous décollerons donc à 22 h 30 au lieu de 20 h 30. Comme nous devons rendre la voiture à l’aéroport pour 16 heures, il faut encore trouver quelque chose à faire. L’éternel problème du dernier jour : il faut avoir rendu la chambre à midi, mais trouver le moyen d’occuper le restant de la journée. Que faire, donc ? Sortir de Fortaleza ? pour aller où ? on connaît la région par cœur et puis on n’a guère envie de risquer un pépin le dernier jour. Rester à Fortaleza ? Pour quoi faire ?

Finalement, on quitte l’hôtel sur le coup des onze heures. J’ai envie de jeter un coup d’œil à la Praia do Futuro. Pas notre endroit préféré à Fortaleza. C’est une longue plage où le vent souffle toujours fort. Le soir, c’est un coupe-gorge. D’ailleurs, les immeubles résidentiels ont mis très longtemps à venir s’y installer. Si on décide de venir habiter ici, il vaut mieux s’apprêter à racheter tout ce qui est électrique ou électronique presque tous les ans à cause de la rouille. En arrivant sur place, on se rend compte que la rue pavée longeant la plage sur notre gauche, bordée de quelques paillotes et où de rares cocotiers ont un mal de chien à tenir le coup est à présent doublée d’une avenue parallèle asphaltée. Sur notre droite, une large étendue déserte jusqu’à la dune où sont construits des immeubles résidentiels à l’aspect déjà fatigué à force d’être battus par les vents, le sable et le sel.

Arrivé au bout, on tombe sur le fameux pont franchissant la Sabiaguaba que des copains installés à l’époque sur la plage de Cofeco ont attendu plus de dix ans. Le pont est arrivé trop tard. On fait demi-tour au rond-point de l’autre côté avant de décider d’aller directement à l’aéroport. De toute manière, on est parti pour se faire chier jusqu’à l’heure du décollage, alors y aller un peu plus tôt ou plus tard ne change rien.

Le dimanche, la circulation est des plus fluides et on ne devrait mettre qu’une demi-heure pour y arriver. Il faut « juste » trouver l’agence Hertz, qui a déménagé temporairement à proximité de l’aéroport à cause des travaux en cours. C’est là que ça part de travers. Certaines rues sont désormais en sens unique, on est obligé de faire des détours, la signalisation est souvent mal placée, inexistante ou n’a pas été modifiée lors des réaménagements du plan de circulation. Enfin on arrive sur la bonne route, mais je loupe une sortie et on se retrouve quelques kilomètres plus loin sans pouvoir faire demi-tour. Et comme de juste, aucune indication de l’endroit où se trouve l’aéroport. De toute évidence, on n’est censé s’y rendre qu’en venant du centre de Fortaleza. Si on arrive par l’autre côté, eh bien, bonne chance, Jim. Avisant une sortie, on se retrouve à tourner en rond dans un quartier périphérique sans aucune signalisation. L’appli GPS du téléphone nous permet de nous repérer à peu près, mais on n’ose pas activer le mode données pour ne pas nous retrouver avec une note de téléphone salée. Du coup, on n’est pas tellement avancé. Une fois revenu sur la quatre-voies, je loupe la sortie suivante, apparemment la bonne. Le seul panneau indiquant l’aéroport se trouvait juste après la bretelle de sortie. Aucune indication, ne serait-ce que 100 mètres avant. Bref, c’est passablement énervés après avoir tourné en rond pendant une heure et demie qu’on arrive enfin en vue de l’aéroport. Par chance, l’agence Hertz est bien indiquée et on la trouve tout de suite. Ouf !

L’aéroport de Fortaleza a été reconstruit entièrement il y a une vingtaine d’années. On regrette l’ancien, qui avait tout le charme provincial d’un petit aéroport tropical. Tout était ouvert sur l’extérieur, il n’y avait évidemment pas de climatisation et on se faisait bouffer par les moustiques, mais c’était sympa. Le nouvel aéroport est évidemment mieux adapté à l’augmentation du trafic depuis cette époque. Par contre, il est sinistre. Tout n’est que marbre sombre, on se croirait dans un film de Costa Gavras sur les dictatures sud-américaines des années 70. Un bon point quand même : le food-court de la salle des départs. Des dizaines de tables et de chaises occupent un vaste espace entouré de restaurants où chacun peut choisir ce qui lui plaît. Il y a même une enseigne « Sushi do sertão ». Le sertão évoque des steaks grands comme la main plutôt que des sushis…
Open
Itinéraire pour dix-sept jours au Brésil du 16 mars au 2 avril?
Salut à toutes et tous,

Je pars avec une amie pour 17 jours au Brésil, et nous avons du mal à fixer un itinéraire.

Départ le 16 mars, retour le 2 avril.

Ambiance décontract, plages sympas, coins sauvages mais aussi un peu d'animation pour les soirées.

Nous voulions faire simple au départ, et passer 3/4 jours à Rio, avant de rejoindre Salvador de Bahia en avion, pour ensuite redescendre en bus tranquillement vers Rio, en s'arrêtant dans des coins sympas.

Or, on a eu des échos disant que la côte entre Rio et Salvador était loin d'être la plus sympa... On nous conseille plutôt de prendre l'avion de Rio vers Sao Luis, et parcourir le littoral en direction de Salvador (puis retour sur Rio en avion).

Qu'en pensez vous? N'est pas un peu irréaliste en 17 jours? Quelqu'un peut me renseigner sur les tarifs moyens en autobus?

Si au passage vous pouviez nous filer des infos sur les coins sympas où s'arrêter, les bonnes adresses (table et hébergement), ce qu'il ne faut pas manquer, etc..

Votre aide nous sera très précieuse car on a réservé il y a moins d'une semaine, on part dans un mois, et ... on est un peu paumés!

HELP ;-)

Merci par avance pour vos réponses.

Kam'
Open
Escapade de 7 jours à Rio depuis Paris?
Bonjour à tous !

J'ai 8 jours de congés au mois de juin, j'ai donc envie d'aller faire un tour quelque part... Pourquoi pas une escapade à Rio ? Sept jours sur place, c'est trop, pas assez ?

La durée du vol pour si peu de jours ne me fait pas peur, ayant déjà fait une escapade de ce genre a Hong Kong.

Sinon, Malte !

Merci pour vos suggestions.
Open
Itinéraire pour un mois au Brésil
Bonjour à toutes et tous,

J'envisage un séjour d'1 mois env. dans ce grand pays pour sept.oct. 2005.Pouvez-vous m'aider à construire 1 itinéraire ? Je commence à peine à visiter les forums.Si vous avez des conseils, tuyaux, adresses d'hébergements et d'agences de voyage locales que vous avez sollicitées je suis intéressée.MERCI à vous tous pour votre aide.Noisette.
Open
Billets revendus illégalement annulés (coupe du monde Brésil)
Information parue ce matin. comme quoi même si on paie 1000 euros pour une entrée, on n'est pas sûr d'assister au match. 🤪

«Ray Whelan, un directeur de Match Hospitality, a été arrêté» à l'hôtel Copacabana Palace de Rio de Janeiro où est également hébergé l'état-major de la Fifa, a déclaré un porte-parole de la police. Britannique âgé de 64 ans, selon la chaîne Globo News, il a été transféré du luxueux hôtel de Copacabana au 18e Commissariat de Rio, près du stade Maracana, où l'attendaient deux avocats et une meute de journalistes, a constaté l'AFP. La justice de Rio a décrété le placement en détention provisoire de M. Whelan pour cinq jours et va le poursuivre pour association de malfaiteurs et revente au marché noir. La police a trouvé 100 billets pour des matchs dans sa chambre d'hôtel. Match Hospitality est la société prestataire exclusive de la Fédération internationale de football pour les forfaits VIP de la Coupe du monde, comprenant tickets d'accès aux stades, billets d'avions et hôtels de luxe. 11 prévenus La police brésilienne soupçonne M. Whelan d'être à la tête d'un réseau de vente illégale de milliers de tickets d'entrée pour les matchs du Mondial, dont 11 membres présumés ont été interpellés la semaine dernière à Sao Paulo et Rio de Janeiro. Tous vont être poursuivis pour «blanchiment d'argent, association de malfaiteurs et revente au marché noir». Parmi ces personnes figure le Franco-Algérien Mohamadou Lamine Fofana, que les enquêteurs avaient d'abord soupçonné d'être le chef de cette organisation, mais qu'ils considèrent à présent comme le bras droit présumé de M. Whelan. La police brésilienne fonde notamment ses soupçons sur des écoutes de conversations téléphoniques entre M. Lamine Fofana et M. Whelan. Ce réseau actif depuis 2002, lors des quatre dernières Coupes du monde, vendait illégalement environ 1000 billets par match pour un prix de base de 1000 euros selon les enquêteurs. Liens étroits Match Hospitality n'est pas une filiale de la Fifa, mais entretient des liens très étroits avec l'instance mondiale du football. Celle-ci lui a déjà attribué l'exclusivité de ses services d'hospitalité pour les Coupes du monde 2018 en Russie et 2022 au Qatar. La société compte parmi ses actionnaires la société Infront Sports and Media, également basée en Suisse et dirigée par Philippe Blatter, neveu de Joseph Blatter, le numéro un de la Fifa. Le président de la Fifa avait déclaré la semaine dernière tout ignorer de ce trafic. «Je ne suis au courant de rien. Je ne m'occupe pas de billets, je m'occupe de politique», avait-il déclaré au quotidien «Estado de Sao Paulo». Billets annulés Interrogée par l'AFP, Match Hospitality n'a pas immédiatement commenté l'arrestation de Ray Whelan, dont le nom ne figure pas parmi les membres du conseil d'administration de la compagnie. Elle a, en revanche, annoncé dans un communiqué qu'elle annulait tous les billets achetés par Atlanta Sportif, la compagnie de Mohamadou Lamine Fofana, en soulignant que cette dernière avait souscrit à l'interdiction de revente exigée par Match Hospitality à ses clients. Atlanta Sportif avait acheté 105 forfaits pour sept matchs pour un montant de 121'750 dollars, a précisé Match Hospitality. Match a souligné avoir vendu au total plus de 290'000 packages d'hospitalité à 11'400 clients (entreprises et particuliers) pour le Mondial 2014 au Brésil. Aucun membre de la Fifa n'a été mis en cause par les autorités brésiliennes depuis le début de l'enquête. Les enquêteurs avaient sollicité l'aide de la Fifa pour identifier un de ses membres, qui semble donc être le responsable de Match Hospitality placé en détention. http://www.20min.ch/ro/cm2014/actu-internationale/story/Billets-illegaux--l-enqu-te-bute-aux-portes-de-la-Fifa-18392955
Open
Vingt-trois jours au Brésil en novembre: itinéraire?
Bonjour! Je pars 23 jours au brésil au mois de novembre avec mon copain. Notre vol international arrive et repars de sao Paulo. Nous voulons aller à Rio de Janeiro, aux chutes iguacu et dans la jungle.... Pour le reste nous n'avons pas encore décider. Quel itinéraire me proposer vous? Merci d'avance!
Open
Los Angeles à Sao Paulo en six mois
salut, on est 2 (voire 3) a partir en sept / oct 2007 pour 6 mois l'idée serait de faire : paris (ou londres) / LA juska panama par propres moyens panama / quito (ou lima) et reprendre un retour de sao paulo (ou rio ) enn passant par perou, bolivie, chili, argentine (voire paraguay ou uruguay selon le tps ) et sao paulo / paris (ou londres)

que pensez vous de ca ? pensez vous que 6 mois soient suffisants ? (on ne peut pas partir plus lgt ) les periodes climatiques sont elles favorables ? Pensez vous que 4000 à 5000 E soit une bonne fourchette (tout compris sachant que nous ne sommes pas contre faire du stop et dormir chez l'habitant si ya l'occas )

bref toutes sortes d'infos nous seraient bien utiles merci d'avance ...
Open
Tajet du parc Lençóis Maranhenses à Jericoacoara (Brésil)
Bonjour,

Quelqu'un a t'il déjà fait ce trajet sans retourner à Sao Luiz. Apparemment pas facile de trouver des transports en commun mais pas impossible si on a un peu de temps devant soi et je pense que la diversité des paysages en vaut la peine. Je sais qu'il y a le bateau vers Caburé mais après c'est très flou.....🙂 Normal, c'est le désert. Je sais aussi qu'il y a des 4 x 4 et des buggy qui font le trajet dans l'autre sens et donc ils doivent forcément retourner à Jeri mais qui contacter ??? et encore faut il que cela correpsponde plus ou moins à mes dates.

Je voyagerai au Bresil du 15 sept. au 29 octobre mais je serai au Parc National de Lençois vers le 22.09. J'arrive à Sao Paulo, je passe 3 jours à Paraty puis je m'envole pour Sao Luiz et je redescends principalement par la côte jusque Rio d'où je rentre en Belgique. Si je trouve une compagne de voyage un brin "avenure" qui ne passe pas tout son voyage en "shopping" ou à lézarder sur la plage et qui n'a pas besoin d'une nounou, je partagerais volontiers mon expérience avec elle. Je ne suis pas ch....mais je n'ai pas fait que de bonnes expérience en la matière. Je peux voyager seule sans aucun problème, mais c'est vrai qu'à 2, c'est plus sympa.
Open
Itinéraire, adresses et contact pour Rio de Janeiro, Salvador, Manaus et Belém?
Salut, Je commence à préparer mon voyage au Brésil et suis à la recherche de contacts utiles, adresses poussadas ou hotel, bus et vols internes, contacts personnages locales. Je souhaite partir soit en mai-juin soit octobre/novembre. L'itinéraire est le suivant: Rio: 4/5 jours Rio=>Salvador: sera le coeur de mon voyage, Itaparica Manaus et Belem, 5 à 7 jours Je souhaite rencontrer des personnes sur place qui me feront découvrir l'âme, la culture brésilienne: musique, cinema, histoires, sport et danse... Je serais seule et côté budget il sera mini ou moyen tout dépend du temps que je me donnes pour ficeler ce projet de voyage Merci d'avance pour vos réponses
Open
Brésil: taux de change été 2015 et réservation pousada
Bonjour à tous ,

Cela fait quelques temps que je navigue sur ce forum et j'ai enfin décidé d'apporter , pour le moment, mes questions à l'édifice ; avant d'apporter ma pierre :o)

1ier point

Au vu de la pression monétaire sur le real, passage de 3R$ pour 1€ en juin 2014 , à 3.5R$ pour 1 euro en juin 2015. Ainsi qu'un taux de change plus avantageux depuis maintenant 2 ans. Comment se place en ce moment l industrie du tourisme au brésil face à cette pression monétaire ? Les bureaux de change au brésil ? Est il toujours aussi intéressant pour ceux qui sont passé par la TAP POrtugal de faire du change à Lisbonne ? Légende ou vrai bon plan ?

Cette question n est pas anodine car je suis en train de réserver des pousada, des excursions pour le mois d octobre et je croise beaucoup de prix en Euros et bizarrement certains commerçant n 'ont pas changé leur prix en Euros depuis quelques mois ou quelques années. C est un peu facile de penser que l'on ne vérifie pas les prix avec d anciens clients, des amis qui ont voyagé il y a un an ou deux.... Pensez vous que les prix peuvent être gonflé pour que le touriste européen continue à payer la même somme en Euro en 2012/2013/2014.. pour le même service.

2iem point

Je me suis vu proposé par un propriétaire de pousada de payer l intégralité de mon séjour en euros directement sur son compte bancaire européen avec le taux utilisé en ce moment dans les pousada de Salvador : 1€= 3.25 R$ ( le même jour 1€=3.45R$ sur internet). Je suis donc un peu perdant dans le coup ??? Est ce une pratique courante ? Je pense que non, car j imagine que la loi interdit de payer une prestation entièrement quand elle n est pas réalisé.

mais pensez vous que je serez gagnant ? - payer la totalité de mon séjour de pousada à l'avance ( avoir donc confiance en son interlocuteur ) - ne pas se balader avec des Real , ni les retirer au brésil... -bénéficer d un taux interessant ( 3.25R$=1€ interessant ??? c est le cas en ce moment? )

Est ce légal de la part de l hotelier : - toucher de l argent sur un compte à l étranger pour une prestation et un service effectué au Brésil. J imagine que la rien n est déclaré.

J attends vos conseils ( je pense que les expat vivant sur place seront les plus à mêmes de me répondre et je vous salue :o) )
Open

You might also like