On va attendre un peu pour savoir si c'est sur un chemin de trek ou dans le Pisang Peak (qui a déjà connu dans le passé des avalanches très meurtrières ) ou le Kangguru, mais quoi qu'il en soit il ne faut plus qu'on puisse lire de ces messages sur VF qui claironnent que tout est simple, facile, évident et sans risque comme on continue d'en lire.
C'est la montagne, il faut la respecter.
Pensées pour les familles et les proches des victimes et aussi pour ceux qui sont dans l'inquiétude.
Ce n'est pas une queue de mousson, mais un ouragan qui est remonté depuis le golfe du Bengale.
Ca se produit de plus en plus, peut-être du fait du changement climatique.
C'est plus violent et plus rapide que la mousson, ce qui piège les trekkers.
De plus les vents sont très forts d'où risques de gelures.
Exact, comme début novembre 2013 avec Haiyan qui avait amené de très fortes chutes de neige au Népal avec blocage des hauts cols plusieurs jours, neige souvent transformée ensuite en grosses plaques de glace qui étaient restées quasiment toute la fin de la saison.
J'ai fait le tour des Annapurna il y a quelques années. Cette ballade est d'un niveau facile et sans danger sauf en passant le Thorong La qui est (quand même) situé à prés de 5500 m.
Je me souviens que ce fut assez rude et qu'on était un peu déshydratés et gerçurés.
Je suis passe par ce chemin (Nar-Phu/Kang La + Tilicho Lake/Mesokanto La) il y a tout juste 2 semaines.
On avait eu grand beau, et lorsque je suis ca via les messages du TAAN, je trouve ca vraiment hallucinant.
Je me dis que j'ai eu beaucoup de chance. 😕
Aaahh, le bon vieux "ne partez jamais seuls" 🙂.
Il y'a 4 ans, j'étais seul dans les andes et j'ai essuyé une tempête... pas une gentille, une du genre qu'on ne voit même pas au cinéma dans les films catastrophes. Sans rentrer dans les détails, au bout d'un moment, j'ai posé mon sac à dos et j'ai attendu tranquillement de mourir. Finalement, je me suis relevé, je me suis battu et je m'en suis sorti.
Sur le coup et toujours rétrospectivement, je me suis dit que je m'en suis sorti grâce à la conjonction de plusieurs facteurs: j'étais dans une condition physique exceptionnelle, j'avais un équipement théoriquement "surdimensionné" et surtout, surtout j'étais seul. Si j'avais été accompagné, il est probable que les personnes qui m'auraient accompagnées seraient décédées et je serais peut être décédé moi même en voulant les aider.
Chaque personne est différente et réagi différemment face a des situations exceptionnelles.
Je pense que tu es un ''cas à part'' et probablement peu de personnes ont ''tes facultés''. La grande majorité des voyageurs ont quand même besoin d'un encadrement minimum.
Dans ce cas précis, voici le témoignage de personnes qui doivent leurs vies à leur porteur :
http://www.thehimalayantimes.com/fullNews.php?headline=Man+gives+life+to+save+many+backpackers&NewsID=430752
Un bon encadrement est loin d'être un poids et il peut donc sauver des vies. Qui sait, si dans ton expérience vécue, tu n'aurais pas mieux affronté les évènements en étant bien encadrés ?
Après tout se discute et chaque cas est un cas particulier en fonction de la motivation, des goûts, des capacités physiques....
Je reviens juste du trek du Makalu BC, juste un tres gros orage (mais j'etais deja quasi revenu) et 2 jours de pluie, A noter quand meme que tous les autres jours le temps n'est beau et il n'y a des vues QUE le matin,
Notez aussi que le mauvais temps avait ete prevu, certainement sur wunderground.com, dans les previsions 10 JOURS A L'AVANCE, j'en ai tenu compte pour accelerer un peu mon propre trek,
Effectivement : Ne partez jamais seuls. La montagne est imprévisible, même si le chemin est bien traçé !
Je ne comprends pas trop ce que tu as voulu dire...
Quand on est pris dans une avalanche si on est seul ( au singulier) on est la seule victime.. Si on est "seuls" au pluriel c'est qu'on est plusieurs et souvent il y a plusieurs victimes et c'est bien le cas ici non?
mais quoi qu'il en soit il ne faut plus qu'on puisse lire de ces messages sur VF qui claironnent que tout est simple, facile, évident et sans risque comme on continue d'en lire.
Les risques existent partout même en traversant la rue devant chez soi on peut mourir. La difficulté elle est subjective ce qui est facile pour certains peut être très difficile pour d'autres et vice versa et sur un parcours facile on n'est jamais non plus à l'abri d'un pépin qu'on n'imaginait pas... c'est une évidence. Au Népal il existe de nombreux treks possibles où le risque d'avalanche s'il n'est pas quasiment nul est cependant très très faible mais certains parcours dans la région des Annapunas peuvent comporter des risques comme le col mésokento après le lac Tilicho mais surtout la traversée Nar Phu vers le haut Mustang par le Saribung. L'ascension de "trekking peaks" comme le Pisang peak par exemple comporte aussi des risques importants d'avalanche surtout si on s'y lance sans regarder les prévisions météo!!
La confusion vient généralement de la définition du mot facile en montagne.
Le parcours peut être techniquement facile, voire très facile, ça ne veut pas dire qu'il n'est pas exposé, aux chutes comme aux intempéries.
Gokyo sans passer par les cols par exemple est très facile quant au niveau de randonnée, ça n'a pas empêché une vingtaine de trekkeurs d'y laisser leurs vies il y a quelques années suite à une chute importante de neige.
je crains toujours les raisonnements à la Kilian Jornet qui vit de sa théorie selon laquelle tout est facile et faisable en chaussures de trail mais qui ne doit la vie qu'à l'arrivée de l'hélico après ses fantaisies dans l'Aiguille du midi.
J' ai pris la tempête au Thasi-Lapsa, j'ai pris la tempête au Ganja-la, j' ai pris la tempête au Mera-la, et bien ça n'avait rien d'évident et j' ai plus qu'apprécié d' avoir un équipement montagne.
Et toujours en partant après le 15 Octobre, je précise.
Tu parles du Saribung, terrain de jeu de Paulo Grobel, un de nos plus grands spécialistes du Népal et accessoirement guide, et bien va sur son site et tu verras que la notion d'exposition est fondamentale pour lui et éventuellemnt lis son bouquin sur le Népal chez Glénat.
J' ai pris la tempête au Thasi-Lapsa, j'ai pris la tempête au Ganja-la, j' ai pris la tempête au Mera-la, et bien ça n'avait rien d'évident et j' ai plus qu'apprécié d' avoir un équipement montagne.
Niveau risque ce ne sont pas les meilleurs exemples quand même!
Pour ce qui est de l'exposition ben oui les risques existent que ce soit sur un chemin en crête ou en bordure du vide ou au dessus d'un torrent ( 1 personne tombée dans la Buddhi gandaki récemment sur le tour du Manaslu)
Les plus gros risques à mon avis c'est dès qu'on aborde la neige surtout lorsqu'on passe proche d'une pente abrupte généralement ça dure peu de temps et l'exposition est brève mais la malchance peut être présente ;en cas d'éboulements aussi suffit de ne pas être la au mauvais moment! Après il y a aussi des endroits où l'on est très souvent exposé à la fois aux éboulements et aussi aux avalanches mais quoi qu'on en dise c'est très rare sur un parcours de trek classique..
Heureusement que c'est rare mais j'ai aussi connu l' accès à l'ABC fermé plusieurs jours suite à une avalanche et j' ai réussi d'excellentes photos à Lobuche en suivant les yacks qui servaient de chasse-neige, la montée à Gorashep étant interdite.
Rare donc, oui, exceptionnel certainement pas ou alors j'ai eu plusieurs vies.
Oui, plusieurs personnes étaient ensemble au moment des avalanches. Le temps était mauvais et ils ont peut-être pris trop de risques et voulus forcer le passage... Dur de savoir.
Quand je dis qu'il ne faut pas pas partir seul (je n'aurais pas du mettre le 's'...), je veux faire passer le message qu'en lisant beaucoup de personnes sur ce forum, on peut avoir l'impression que toute personne physiquement apte peut effectuer la grande majorité des itinéraires de trek au Népal, sans accompagnement. Or, pour la majorité des lecteurs qui viennent chercher des infos, car, justement, ils ne maitrisent pas tout, ce n'est pas vrai et un accompagnement professionnel est probablement indispensable pour des raisons de sécurité, de confort, de découverte, d'échanges...
et un accompagnement professionnel est probablement indispensable pour des raisons de sécurité, de confort, de découverte, d'échanges...
D'après ce que j'ai lu ici les Quebecois étaient bien accompagnés par des professionnels de la montagne mais ça ne les a pas empêchés d'être victimes de l'avalanche...http://www.terraultima.ca/
Suite aux avalanches, savez-vous si le Tour des Annapurnas est fermé ou va l'être? Nous serons au Nepal dans 3 jours et c'est le trek qu'on avait choisi de faire d'ici une dizaine de jours. Est-ce que certains d'entre vous sont sur place et ont des infos?
Ils sont probablement partis bien avant la tempete. Et en pleine montagne, on n'a pas la TV pour regarder la meteo du lendemain.
(a partir de Koto, il est quasi-impossible d'avoir des news, et ce jusqu'a etre repasse de l'autre cote du Kang La)
vu les rescapés à la Télé hier soir ils marchait avec de la neige j'uqu'au ventre pour essayer de passer le Thorong La ( c'est la qu'il le plus de monde ) je ne parle pas du Kang la
la tempête elle n'arrive pas en instantanée , e sur le tour de l'Annapurna comme sur le mont blanc d'ailleurs tu trouve des gens qui n'ont aucune expérience de la montagne
comme cela se va certainement se renouveler il serait bien que les autorités Népalaises fassent leur boulot à Manang que cela soit vers le Thorong la ou vers le meso Khanto
comme cela se va certainement se renouveler il serait bien que les autorités Népalaises fassent leur boulot à Manang que cela soit vers le Thorong la ou vers le meso Khanto
Quel boulot ?
Le seul "boulot" à faire en trek c'est de regarder son altimètre le soir et de retourner gentiment se coucher si le lendemain matin on a gagné 150 ou 200 mètres, et pour cela il n'y a pas besoin de l'intervention du ministère du tourisme.
Armand je suis d'accord avec toi sur le fond
mais je ne pense pas que la majorité de trekeurs aient un altimétre, et certains n'ont aucune expérience de la montagne
peux-tu m'expliquer Armand ce que tu veux dire par "regarder son altimètre et si .. 150 ou 200 m .. retourner gentiment se coucher ..". je ne comprends pas. veux tu parler du mal des montagnes ? je n'ai jamais utilisé d'altimètre d'ailleurs. merci.
je me demande dans ce drame si la meteo a brutalement changé, et si il était possible vers 10-11 heures de changer de stratégie. c'est à dire revenir en arrière.
j'aimerais que Citipati raconte par exemple à quelle heure se font les départs chaque matin, combien de personnes partent en même temps, combien sont en autonome et combien sont en équipe avec un guide, des sherpas etc ..
y a t'il eu prise de risque inconsidérée ? par tous ou presque ? y compris les guides népalais ...
merci.
Paco
"les hommes sont aujourd'hui convaincus qu'ils volent .." René Char
Des souvenirs j'en ai d'autres, mais je les perds, car on démolit mes repères ..
l'altimètre, cest un baromètre inversé.
quand la pression monte l'altitude qu'il te donne baisse.
quand la pression baisse l'altitude qu'il te donne monte.
donc, si le matin ton altimètre te donne une altitude de 10 ou 20 mètres de plus ce n'est pas grave mais s'il te donne 100 ou 200 mètres de plus c'est très mauvais signe car c'est signe que tu te retrouves au centre d'une dépression qui va aspirer tout ce qui se trouve dans le coin comme nuages ( c'est simplifié, mais en gros c'est ça).
Dans ce cas là la prudence c'est de ne surtout pas se lancer dans une montée, d'accélérer la descente si on connaît bien l'itinéraire et de rester à l'abri dans le cas contraire.
Ce que beaucoup n'ont pas fait, ils ont continué à monter malgré l'arrivée de la tempête, ce qu' a confirmé ce matin dans une interview sur France-info le guide népalais Gurung.
Ils ont quand même passé le col et pour une raison toute simple, le timing du trek.
Et ça, c'est le vrai problème : toujours vouloir aller plus vite, tout faire en 2 ou 3 semaines de Paris à Paris.
En trek d'altitude il faut prévoir des jours d'acclimatation et des jours de secours en cas de contretemps (météo, c'était le cas, ou chemin coupé ou pont détruit, etc).
Et bien sûr l'équipement, il y a eu beaucoup de gelures, et la condition physique, avancer contre la tempête est épuisant.
Et enfin se lever tôt : au Népal, il fait jour tôt, il fait nuit tôt, il fait comme toujours en montagne plus beau le matin que l'après-midi, donc se lever au plus tard à 6 heures même si ça contrarie ceux qui considèrent que ce n'est pas une heure pour des vacances ou parfois des guides un peu trop fainéants (lorsque les lodges se font parfois tirer l'oreille pour préparer le petit-déjeûner aussi tôt, il faut gueuler).
En bref, avoir une connaissance réelle de la montagne avant de se lancer au delà des 5000/5500 mètres, 9 fois sur 10 ça va être inutile, mais la dixième ça peut t'éviter bien des problèmes et dans tous les cas ça te rendra ton trek beaucoup plus facile et agréable.
A chaque passage de col, comme le dit Armand, il faut se lever tot, voire tres tot.
Perso, pour le Kang La, on s'est leve a 4h30, depart a 6h en retard, on devait decoller a 5h30.
On a ete plutot rapide, 2h30 a peine pour atteindre le col, malgre deja une meteo pas tres engageante.
Au col, une rapide fenetre de calme, mais les nuages sont revenus tres tres vite, et on y voyait presque plus rien. Et ce, des les 10h.
Dans la descente, autour de midi, on voyait le col pris dans des nuages enormes.
Generalement, on conseille de passer les cols au plus tot le matin pour eviter le mauvais temps et/ou les vents qui se leve des la fin de matinee.
J'ai passe le Kang La et le Mesokanto avec une equipe competente (Base Camp trekking pour ne pas les citer) et des porteurs equipes (meme si de mon point de vue, ils auraient pu avoir mieux).
Mais sur le fameux Tour des Annapurnas, au Thorung La, il y a de nombreuses (tres nombreuses) personnes seules ou en groupe, mais sans guide, sans porteurs.... Les decisions leur reviennent, et du coup, engendrent facilement des catastrophes.
Cela dit, 2 choses :
1. Si effectivement les personnes sont dans la montee du col et se retrouvent au centre d'une tempete, c'est soudain, et difficile de faire autrement que de mourir et d'essayer d'en rechapper.
2. Les gens qui se sont fait recuperees dernierement ont, amha, en toute inconscience tente de monter au col malgre la couche de neige importante et les eventuels relans de tempete previsibles.
Bref.... deja 43 morts et quasi-400 personnes recuperees sur toute la zone des Annapurnas... C'est de la folie.
2. Les gens qui se sont fait recuperees dernierement ont, amha, en toute inconscience tente de monter au col malgre la couche de neige importante et les eventuels relans de tempete previsibles.
Va sur le site de France Info et réécoute le guide népalais ( curseur à 6h30) : ils sont partis pour passer le col alors qu'il neigeait déjà parce qu'ils devaient respecter le timing pour l'avion du retour, il le dit en toute innocence.....
Plus on raccourcira le trek du Thorung, plus il y aura des problèmes.
Il y a 20 ou 30 ans on comptait 4 semaines de Paris à Paris.
On compte maintenant 3 semaines.
On est en train de passer à 2 semaines avec les routes en construction jusqu'à Manang d'un côté et Jomoson de l'autre ainsi que la multiplication des vols depuis Jomoson.
C'est tout simplement trop court et je dirais presque suicidaire car il n' y a pas que l'hypothèse de tempête, il y a aussi le mal des montagnes.
Les trekkers ne veulent pas "bouffer" l'ensemble de leurs jours de congés en une seule période de vacances, alors les agences suivent et abrègent le trek : la commercialisation a pris le dessus mais la montagne n'est jamais à notre totale disposition ( et c'est heureux ).
merci Armand, merci Citipati ... merci beaucoup !
j'ai l'impression d'être moins bête et apprécie vos réponses explicites et .. pleines d'expérience et de mesure.
ton explication du fonctionnement de l'altimètre est impeccable et je n'avais pas établi le rapport, connaissant pourtant les lois de la météo (hautes et basses pressions, variant avec l'altitude).
j'ai depuis deux ans envisagé ce "tour des A" en y consacrant un mois plein, avec arrêts de deux nuits ici ou là : je ne vais pas changer ce cadre avec vos commentaires ! au contraire ..
Armand, lorsqu'on a les deux pieds solides sur la terre (comme toi), ne pourrait-on descendre un peu ta fourchette d'altitude et dire, au lieu de ""En bref, avoir une connaissance réelle de la montagne avant de se lancer au delà des 5000/5500 mètres, 9 fois sur 10 ça va être inutile, mais la dixième ça peut t'éviter bien des problèmes et dans tous les cas ça te rendra ton trek beaucoup plus facile et agréable."" càdire la ramener à 3500-4000 m ... ?
car au-dessus de 5000 m, c'est déjà de la haute montagne, avec tous les risques que tu décris et ta probabilité de mauvais temps passe à 50/50.
ma toute petite expérience du Mt Kinabalu (4100 m) par très beau temps, ciel dégagé et 6-7 degrés à 06h du matin (idéal) ne me fait pas oublier tout ce que tu décris (avec Citipati) : après midi, tout se dégrade très souvent : nuages, pluie, froid, givre ou neige ... et on passe du plaisir au combat, avec endurance variable.
à La Réunion (île magique), il faut également être dans la redescente vers midi-13h, car tout se bouche (nuages) et même les traces sont difficiles à repérer (points blancs sur rochers). Des morts, il y en avait chaque année au Volcan il y a 20 ans ! en chemisette et baskets aux pieds ..
une note positive : je conseille l'ascension du Mt Kinabalu, entre autres parce que la gestion de la 1/2 nuit d'étape au grand gîte Laban Rata à 3300 m est excellente : bons lits (chambrées de 4), excellente nourriture, à foison. bonne ambiance (les asiatiques, majoritaires sont super). montée : étape 1 = 6h, étape 2 = 3 h. mais il faut rajouter toute la redescente, le second jour, soit 3+2+5 = 10 à 11 h le second jour. possibilité d'une sieste au même gîte, avec petit déj, vers 10h. pour fractionner ce long second jour. les descentes sont aussi pénibles que les montées (genoux).
le parcours : de très nombreuses marches, escaliers. deux passages avec cordes, pas dangereux mais glissants sur roches.
merci encore.
Paco
"les hommes sont aujourd'hui convaincus qu'ils volent .." René Char
Des souvenirs j'en ai d'autres, mais je les perds, car on démolit mes repères ..
ne pourrait-on descendre un peu ta fourchette d'altitude et dire, au lieu de ""En bref, avoir une connaissance réelle de la montagne avant de se lancer au delà des 5000/5500 mètres, 9 fois sur 10 ça va être inutile, mais la dixième ça peut t'éviter bien des problèmes et dans tous les cas ça te rendra ton trek beaucoup plus facile et agréable."" càdire la ramener à 3500-4000 m ... ?
Cette fourchette n'a bien entendu pas valeur absolue.
5000/5500 m je l'ai citée pour le Népal ( et plus généralement l' Himalaya ou le Karakorum ).
La haute montagne commence en gros là où cessent toute végétation et tout habitat permanent ou saisonnier.
Et c'est variable en fonction de la latitude du massif : dans les Alpes par exemple on peut enlever facilement 2000 mètres.
Le mauvais temps ( à la période classique des treks ) à 3500/4000 m au Népal, c'est de la pluie, donc pas de risque de ne pas pouvoir retrouver le chemin, pas de risque de gelure et en cas de petit mal des montagnes ( ce qui est fort rare ) la possibilité de descendre rapidement sans problème.
A 4000 au pire on peu avoir de la neige fondante, pas plus.
Donc, non, 3500/4000 au Népal c'est trop bas pour parler de risque de type "haute montagne".
Même vers 4500 lorsqu'il neige ça ne tient que peu de temps à la période dont on parle (octobre-Novembre), par contre plus haut ce n'est plus du tout pareil.
2. Les gens qui se sont fait recuperees dernierement ont, amha, en toute inconscience tente de monter au col malgre la couche de neige importante et les eventuels relans de tempete previsibles.
Va sur le site de France Info et réécoute le guide népalais ( curseur à 6h30) : ils sont partis pour passer le col alors qu'il neigeait déjà parce qu'ils devaient respecter le timing pour l'avion du retour, il le dit en toute innocence.....
Plus on raccourcira le trek du Thorung, plus il y aura des problèmes.
Il y a 20 ou 30 ans on comptait 4 semaines de Paris à Paris.
On compte maintenant 3 semaines.
On est en train de passer à 2 semaines avec les routes en construction jusqu'à Manang d'un côté et Jomoson de l'autre ainsi que la multiplication des vols depuis Jomoson.
C'est tout simplement trop court et je dirais presque suicidaire car il n' y a pas que l'hypothèse de tempête, il y a aussi le mal des montagnes.
Les trekkers ne veulent pas "bouffer" l'ensemble de leurs jours de congés en une seule période de vacances, alors les agences suivent et abrègent le trek : la commercialisation a pris le dessus mais la montagne n'est jamais à notre totale disposition ( et c'est heureux ).
entièrement d'accord la pression du programme à du jouer énormément
la méconnaissance de la haute montagne sous la neige pour les trekkeurs et les guides et porteurs népalais
d'ailleurs ce sont les Népalais qui payent le prix fort dans cette catastrophe
tour des Annapurnas depuis Dhunre en avril 1984 programme en 28 jours dont 5 jours pour la visite de la vallée de Katmandu , 1 nuit au retour , 1 nuit à Pokhara
Je suis au Nepal, et j'ai lu un temoignage dans le journal ici qui disait qu'il avait commence par beau temps.
Une telle intemperie soudaine n'etait jamais arrive auparavant, donc on peut eventuellement comprendre ceux qui ont continue apres le debut de la neige, y compris les guides qui ont donne de telles instructions.
Par contre le mauvais temps etait lui prevu ... et en 2013 il y avait deja eu quasiment la meme tempete aux memes dates 13 - 15 octobre MAIS la chute de neige (jusque 60 cm) avait ete repartie sur 3 jours et cela avait commence en fin d'apres midi resultat aucun mort.
Je suis au Nepal, et j'ai lu un temoignage dans le journal ici qui disait qu'il avait commence par beau temps.
Tu ne voudrais quand même pas que les journaux locaux démolissent l'industrie numéro 1 du Népal.
Regarde donc la vidéo des Français qui en sont revenus et dis moi si le temps de Thorung Phedi le matin au départ était "beau".... et même le soir précédent à l'arrivée :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Waciz0b1Jcs
A noter qu'un membre de Voyageforum, avec qui je suis en contact, etait sur le tour du Dhaulaghiri, a d'abord ete sauve par un groupe organise, puis evacue par helicoptere.
Voila comment se passait ce trek il y a quelques temps..... On était loin des 400 trekkeurs ou plus. Le chemin était encore un chemin et non une autoroute à fric. C'était bien. On avait du rencontrer en chemin une petite dizaine de personnes. Nous n'avions pas de guides, juste un semblant de carte pour ne pas se perdre ...Pour ce trek nous nous sommes arrêtés à Jomosson. Ceux qui connaissent reconnaitrons les lieux.
Dès le lendemain, nous quittâmes Pokhara à pied, muni du strict minimum, prenant la direction de Naudanda, un village situé, environ, à quatre heures de distance. Cette première étape ne fut qu’une succession de terrasses qu’il fallut franchir les unes après les autres.
J’avais loué, naïvement, de solides chaussures de montagne à Pokhara, chaussures que je du enlever pour la dernière heure de marche, une douleur insupportable s’étant déclarée dans mes pieds. C’est donc déchaussé et boitillant que je pénétrai gaillardement dans le village.
Le temps de trouver une guesthouse en arrivant, et je parti fouiner dans l’unique rue du hameau à la recherche d’un vendeur de souliers.
J’en trouvai un, une centaine demètres plus loin, presque à la sortie du village. Fouillant, dans un désordre incroyable, je désespérais de trouver chaussure à mon pied. Les Népalais étant petits, l’affaire n’était pas gagnée.C’est presque par hasard que je découvris dans un coin, un stock de baskets basses « made in China ». Comble de chance, une paire était à ma taille. Je payais une somme dérisoire avant de sortir du magasin avec mon trésor.
Le soleil avait déjà disparu derrière les sommets immaculés. L’ombre gagnait rapidement du terrain, il fallait rejoindre mon ami.
C’est l’esprit plus léger que je rejoignis Christian. Celui-ci était assis sur un vieux banc, face à la vallée, l’air totalement absent. J’avais compris que mon ami n’était pas tiré d’affaire. Christian était encore sous l’emprise de son poison préféré.
Il faisait nuit noire quand nous rejoignirent notre Lodge. Un froid vif avait remplacé la douce chaleur de l’après-midi. Je frissonnais légèrement tout en maugréant contre l’absence du plus petit moyen de chauffage. Un brasero qui nous aurait donné l’illusion d’un peu de chaleur aurait étéle bienvenu.
Nous reprîmes la route au petit matin, d’un rythme lent et régulier.
La première partie du chemin était relativement plate, mais cela changea rapidement. Sans surprises, le sentier se transforma à nouveau en escalier interminable. J’appréciais ma nouvelle paire de baskets, je n’avais plus mal aux pieds.
Le trajet jusqu’à Khare se déroula sans problèmes particuliers.
Nous trouvâmes un petit lodge pour la nuit. Le village n’était pas grand, nous en fîmes vite le tour. Le long des maisons on voyait des troncs d’arbre, taillés dans la masse, faisant office d’échelles pour rejoindre des greniers débordants de foin. Des enfants se poursuivaient dans l’unique rue du village, soulignant leurs courses folles d’une cascade de rires cristallins.
Le soleil baissait à l’horizon et beaucoup de villageois rejoignaient hâtivement leurs foyers. La plupart portait des charges considérables, ce qui n’avait pas l’air de les encombrer plus que ça.
Au petit matin, à l’heure du départ, je décidai d’abandonner les chaussures que je ne portais plus, en me disant que je les retrouverai sur lechemin du retour.
Nous prîmes la direction de Birethanti où nous passâmes une nuit froide et inconfortable, puis continuâmes sur Ghorepani. Depuis ce village, il était possible de grimper sur la colline de Poon Hill, pour observer la chaine des Annapurna.
Le lendemain, à l’aurore, nous primes donc le chemin de cette colline, point de vue incontournable de l’étape du jour.
La montée fut rude, mais quelle merveille à l’arrivée ! Quelle récompense ! Nous pouvions voir la totalité de la chaine des Annapurna, ainsi que des sommets comme le Dhaulagiri, le Machhapuchhare ou le Nilgiri.L’horizon était totalement dégagé et le ciel d’un bleu azur. Jamais point devue ne nous avait paru si grandiose.
A Ghorepani nous restâmes dans un lodge proche de l’entrée du village.
Une très grande cheminée était installée au milieu de la pièce principale. Le soir, les voyageurs se blottissaient autour du feu de bois. Certains discutaient à bâtons rompus, d’autres somnolaient engourdis par la douce torpeur qu’une fumée apaisante leur avait apportée.
La lueur des flammes éclairait les visages, donnant par intermittence l’illusion parfaite d’un clair-obscur« Caravagesque ». L’instant était magique.
C’est dans ce village, que nous rencontrâmes un jeune Allemand, Walter, que la « turista » n’avait pas épargné. Immobilisé depuis près de huit jours il attendait patiemment que cela passe. Il était, véritablement, très maigre et semblait flotter dans des vêtements d’un blanc douteux. Je me disais que la « turista » ne devait pas en être l’unique cause. Ses longs cheveux crasseux et sa barbe juvénile, le faisait ressembler à un Christ désemparé qu’un Ponce Pilate d’opérette aurait oublié là. Christianl’observa un instant, dubitatif.
Il me revint soudainement à l’esprit la vision étrange de ces occidentaux fiévreux et amaigris, que j’avais croisés sur la route. Parfois assis, immobiles, piquant souvent du nez au coin d’une table ou sur le bord d’un trottoir, ils semblaient n’être plus qu’un parangon de profond désespoir. C’était le même air résigné, le même regard vide, les mêmes vêtements trop grands avec lesquels ils se confondaient parfois. J’espérais, profondément, que cette triste vision de l’être humain puisse faire réagir mon compagnon, avant qu’il ne soit trop tard.
Nous reprîmes le chemin le lendemain à l’aube. Comme toujours la première heure marche fut la plus ardue.Il faisait froid, l’effort était difficile, puis le corps prenait son rythme habituel, lent et régulier.
Le sentier jusqu’à Tatopanini n'était qu’une suite perpétuelle de montées et de descentes.
Assez régulièrement, des caravanes de mulets, chargés d’énormes sacs de riz, déboulaient en trottinant vivement, sur le sentier, menaçant de pousser dans le ravin tout marcheur inattentif.
Nous nous méfiions de ces convois comme de la peste. Dès que nous entendions tinter les clochettes, annonçant un croisement imminent, nous nous rangions prudemment coté montagne, en attendant que la procession soit passée.
Nous marchâmes assez longtemps au milieu d’une forêt de rhododendrons géants en fleurs. Leur taille était impressionnante. Le noir de leurs troncs contrastait ardemment avec le magnifique incarnat de leurs fleurs.Le paysage semblait sortir directement d’un chapitre du livre « Bilbo le Hobbit» de Tolkien, que j’avais lu quelques mois auparavant.
Un peu plus loin le sentier était véritablement taillé à mi-hauteur dans la paroi du défilé et, par endroit, sa largeur ne devait pas dépasser un mètre. En débouchant à son extrémité ce fut un pont suspendu qui se présenta à nous. Deux câbles, tendus mollement d’un bord à l’autre de la rivière, un tablier de planches vermoulues et des garde-corps folkloriques, voilà quel était notre défi dujour. Ce pont enjambait un torrent dont le grondement terrifiant, quelques dizaines de mètres plus bas, n’était pas fait pour nous rassurer. Je m’avançais prudemment testant, autant que faire se peut, la solidité potentielle de l’ouvrage. Curieusement, je pensais au capitaine Haddock qui s’était retrouvé dans cette situation avec son ami Tintin lors de leurs aventures au Tibet. Tout allait bien, mis à part le léger balancement de l’ensemble dont je n’eus aucune peine à augmenter l’amplitude, au grand déplaisir de Christian qui s’y était engagé en toute confiance.
Tatopani apparut enfin, dans la joie et l’allégresse, car l’étape avait été difficile. Une petite gesthouse à la sortie du village nous accueilli. Un agréable jardinet, où il faisait bon déjeuner, agrémentait l’ensemble.
C’était l’endroit idéal pour une pause bien venue.
A la sortie du village, une rivière coulait paisiblement. Une dizaine de personnes, dont quelques occidentaux, se baignait dans des bassins naturels où une eau noire et fumante les délassait agréablement. C’était l’endroit rêvé pour se rencontrer et pour échanger les derniers potins du coin, ce que ne manquaient pas de faire les villageois après leur dure journée de travail.
Le lieu était réputé pour soigner les maladies de peau, aussi, beaucoup de « curistes »népalais qui s’y baignaient présentaient diverses formes d’affections de l’épiderme. Cela ne nous empêcha pas de nous y tremper avec délectation. L’instant était particulièrement singulier. L’eau était très chaude et le panorama grandiose.
Nous quittâmes Tatopani quelques jours plus tard pour Kalopani.
Près de six heures de marche et mille cinq cent mètres de montée plus loin, nous arrivâmes au village.
Moyennant quelques roupies, il fut possible de loger chez une vieille népalaise, très souriante et complètement édentée, qui nous avait alpagués à notre arrivée dans le village.Nous avions rencontré la « Reine des Momo », ces fameux raviolis tibétains, fourrés à la viande ou aux légumes. Les siens étaient garnis de légumes et servi bouillis. Nous ne regrettâmes pas cette rencontre aussi inattendue que gastronomique.
La nuit fut calme, mais c’est bien avant le lever du soleil qu’un coq insomniaque nous surprit dans les bras de Morphée. Positivant fortement, force était de constater que l’étape du jour allait commencer plus tôt que prévu, ce qui en soit était un moindre mal. Le village se réveillait doucement exposant ses murs à un soleil timide. La rue principale s’animait de plus en plus, au rythme lent de Népalais besogneux.
Nous repartîmes vaillamment en ayant la satisfaction d’avoir enfin pris, un solide petit déjeuner, lentilles et pain tibétain pour l’essentiel.
De Kalopani, nous rejoignîmes Marpha et son monastère situés sur les hauteurs environnantes.
Marpha, la ville des pommes, se tenait bien à l’abri des vents très violents qui soufflent dans la région en remontant la vallée. Ces vents, très froid, n’avaient rien de bien agréable.Ils avaient façonnés la vallée, lentement, année après année, au fil des siècles, laissant derrière eux une poussière de roche perpétuelle que le moindre courant d’air soulevait.
Le crépuscule nous surpris, attablés dans une minuscule gargote, attendant patiemment le repas du soir. C'est alors qu'une vieille dame se présenta à l’entrée du lodge, lourdement chargée. Son visage était aussi ridé que la surface d’un lac sous les assauts répétés d’un vent turbulent. Quand elle eut posé sa hotte d’osier et livré sa marchandise, elle s’accroupit devant le restaurant et bourra une pipe de son tabac favori.Fouillant vainement dans ses poches elle s’approcha doucement pour nous demander du feu. C’est alors que la propriétaire des lieux surgit, tel un zébulon démoniaque monté sur ressort, furibonde, apostrophant violemment la pauvre femme. Elle devait penser que la probable aïeule de son district nous importunait quelque peu. Nous ne comprenions pas ce qui se passait, mais jen’hésitais pas à m’en mêler en usant d’un sabir incompréhensible. L’agressive duègne écarquillât les yeux, qu’elle avait petits, puis déversa dans nos oreilles un flot de paroles pour le moins confuses. La situation devenait amusante mais c’est en nous tournant le dos sèchement qu’elle repartit à ses fourneaux, visiblement vexée. Le sourire que nous offrit alors la vieille dame m’allât droit au cœur, cela valait largement tous les remerciements du monde.
Le lendemain nous continuâmes sur Kagbeni, très jolie ville fortifiée, peu peuplée.
Deux jours de repos bien méritéet de nouveau, le départ, cette fois pour Jomoson, à la limite du plateau du Mustang, cette très mystérieuse région Tibétaine.
Cela faisait déjà quelques joursque nous faisions la route accompagnés par une dizaine de moines bouddhistes.Ceux-ci rejoignaient leur monastère au Mustang après avoir vendu certains de leurs produits, quelque part, loin de leur lieu de prière. Ils s’arrêtaient systématiquement à l’entrée des villages montant rapidement une sorte de tente abri pour y passer la nuit. Ils reprenaient leur chemintrès tôt le matin d’une démarche lente et solennelle. C’est toujours un peu plus tard que nous les rattrapions régulièrement, déclenchant ainsi sourires et éclats de rire réciproques en guise de communication matinale.
Le Nilgiri n’avait jamais été si proche. On avait l’impression de pouvoir le toucher de la main, mais je savais qu’il n’en était rien. Christian avait l’air de se sentir mieux. La montagne l’aidait grandement à oublier ses envies d’autodestruction. Je pensais que ce trek pouvait se transformer en une réelle thérapie de sevrage pour mon ami.
Nous laissâmes Kagbeni derrière nous au petit matin.
L’air était d’une pureté virginale. Après un début de parcours relativement facile, la vallée se resserra brusquement. Le sentier passait au fond d’une gorge très étroite. De gros rochers tapissaient le fond de la combe, nous obligeant à faire preuve d’un grand sens de l’équilibre. Le moins agréable resta quand même le vent, qui soufflant violemment de face, nous forçat à marcher courbés pendant une bonne partie de la journée. Ce fut une étape très difficile car épuisante.
Quelques jours à Jomoson ne furent pas un luxe.
La ville se blottissait le long de la rivière Kali Gandaki. C’était une jolie ville blanche, munie d’un minuscule aéroport. L’atmosphère y était toute Tibétaine.
C’est là, que nous bûmes notre première bière régionale. Servie dans de grandes chopes en bois, c’était de l’eau chaude que l’on versait sur des grains d’orge grillés. Ensuite, il suffisait d’attendre quelques instants qu’une légère fermentation ait lieu, puis de consommer le breuvage ainsi obtenu à l’aide d’une grande paille. Ces quelques jours de repos furent bien accueillis par nos corps las et fatigués.
Pour le retour nous décidâmes de longer intégralement la rivière Kali Gandaki jusqu’à Pokhara.
Longer un cours d’eau peut être très agréable car on peut s’y baigner. C’est l’envie que nous eûmes, après plusieurs heures à crapahuter sous une forte chaleur. Le courant n’étant pas très fort à un endroit, nous jugeâmes le moment propice. Rapidement déshabillés nous plongeâmes dans l’eau fraiche. Christian sortit le premier, suivi de près par ma personne. Alors que nous nous séchions, Christian poussa un cri de surprise en me regardant, des dizaines de points noirs étaient collées sur ma peau. Lui-même d’ailleurs n’était pas en reste. Il s’agissait de très belles sangsues trop heureuses d’avoir trouvé deux clients potentiels. Je décollais avec dégout les bestioles du corps de Christian, qui me rendit aussitôt la pareille. Nous apprîmes bien plus tard qu’il était déconseillé de se baigner dans cette rivière, à cause des… sangsues.
Nous atteignîmes Kusma après avoir franchi un autre petit village Beni. Une rue unique séparait le bourg dans toute sa longueur. Des buissons d’épineux la traversaient, poussés par les fortes rafales d’un vent toujours aussi froid etviolent.
De Kusma, je pensais rejoindre facilement le village de Khare, où j’avais laissé mes chaussures. Pour moi, le plus simple étant la ligne droite, je décidai de couper par la montagne, après tout Khare était situé de l’autre côté.
Mal nous en prit. De demi-tour, pour cause de falaises abruptes, en marche arrière pour cause de passages impossibles, nous débouchâmes sur le sentier tant désiré, à la nuit tombante.Effectuant le reste du chemin de nuit, c’est exténués et passablement énervés que nous arrivâmes au village. Le Lodge apparu comme par enchantement à notre plus grand soulagement.
Quand nous racontâmes cette journée aux népalais présents, ceux-ci restèrent, pour le moins, sceptiques:Qu’est-ce que ces deux jeunes occidentaux racontaient ? On ne passait pas par la montagne !
Le lendemain, chaussures dans le sac, nous redescendîmes doucement sur Pokhara. Christian avait hérité d’un genou extrêmement enflé et douloureux, l’obligeant à s’aider d’une canne de fortune pour accomplir cette dernière étape.
Paco
"les hommes sont aujourd'hui convaincus qu'ils volent .." René Char
Des souvenirs j'en ai d'autres, mais je les perds, car on démolit mes repères ..
Les recherches sont terminées.
Les agences ont obtenu la réouverture d'une grande partie des itinéraires qui avaient été fermés au trek.
Ces informations se pêchent ici et là sur la presse népalaise mais c'est maigre.
Si des trekkeurs actuellement sur KTM avaient quelque chose de plus précis leurs informations seraient les bienvenues pour ceux qui partent (ou hésitent à partir, lundi il y avait 90% de trekkeurs en moins enregistrés sur Beni selon la presse par ailleurs fort avare en infos pour ne pas casser totalement la saison touristique)
Suite aux avalanches, savez-vous si le Tour des Annapurnas est fermé ou va l'être? Nous serons au Nepal dans 3 jours et c'est le trek qu'on avait choisi de faire d'ici une dizaine de jours. Est-ce que certains d'entre vous sont sur place et ont des infos?
Merci
Namasté,
Nous partons aussi la semaine prochaine pour le Népal et notre plan était de faire une partie du tour des Annapurnas, entre Bhulbule et Jomsom. Je me permets donc de me greffer à la discussion en cours, car j'aimerais bien avoir plus d'infos de voyageurs sur les conditions actuelles au Thorung La (oui, je sais, ça change vite!). Entre la presse un peu alarmiste et les agences qui font pression pour la réouverture du col, c'est difficile d'avoir l'heure juste...
ça change très vite, en effet ... ç' est "au jour le jour" : l'année dernière, nous avons croisé, à seulement 2 jours du col (sur le tour du Manaslu, c'est juste en face) des trekkeurs qui avaient dû renoncer et qui retournaient sur leurs pas... deux jours plus tard, nous, nous avons pu passer le col en T Shirt (avec pas mal de neige gelée - prudence quand même et équipement mini souhaitable ..)
Rien de sûr donc, il faut simplement savoir qu'il y a un risque de ne pas pouvoir passer le jour prévu ... Cela dit, plus on avance dans la saison, plus le risque d'une "queue de mousson" ou d'une perturbation "cataclysmique" se réduit .
Hi everyone,
I’m leaving on Monday, August 3rd for my very first long-distance trek: the GR223 from Coutances to Mont Saint-Michel, over 6-7 days (~11-14 miles/day), solo.
I’m looking for tips from people who know this section well (Coutances → Regnéville-sur-Mer → Hauteville-sur-Mer → Bréhal → Granville → Genêts → bay crossing):
Budget-friendly accommodations: I’m struggling to find affordable stopover lodgings (a lot of what I find online are expensive vacation rentals, not really suited for a solo hiker). If you have any great spots (hostels, hiker-friendly B&Bs, nice campgrounds), I’d love to hear them!
Bay crossing: Any feedback on guides/providers leaving from Genêts for the final crossing?
General tips for a first long-distance trek: What you wish you’d known before your first time, pitfalls to avoid, etc.
Hi,
We’re planning to do the 4-day trek from Mestia to Ushguli without an agency. The descriptions mention that there are accommodations at each stop, but we can’t find any details about them. Has anyone got info or feedback on this route?
I'm developing a free and open-source web app for planning walking and cycling trips (and even car trips). You can create a route by clicking directly on the map to add waypoints, and it can consist of multiple stages. The app provides tools to edit the stages and the overall route, and to display useful information (distances, altitudes, and elevation changes). A relief profile can be shown as a graph for a specific stage or the entire route.
Once the route is ready, it can be exported as a GPX file, which can then be used with a GPS or a mobile navigation app.
The app is built in JavaScript and runs entirely in the web browser. It uses the Leaflet library and several OpenStreetMap-based services. Initially developed for my personal needs (I enjoy hiking and cycle touring), I’d be happy to share it with anyone who might find it useful. It’s free to use, doesn’t require an account, and the source code is available.
New to this forum, I’m planning a pretty big project for 2028.
I’m heading to Nepal to do a trek from Kathmandu all the way to Everest Base Camp (a cool 5,300 m 😄).
This trek is a bit special because even though I’ll be part of a group, I’m going solo (so far, no problem—I’m used to it). But it’s my first real trek, and it’s also a humanitarian one: once I reach base camp, I’ll stay an extra week to help clean up the waste left by tens of thousands of climbers! Since I’m originally from South America, from two countries that share the Andes, I have a deep respect for mountains—they fascinate me. So Everest… it’s kind of the trip of a lifetime!
So, a little question for those who’ve done treks to Everest before… any tips for good mental preparation (I’m already working on the physical side)?
We're planning to trek in Peru and Bolivia and would love to find some local agencies.
If you know any, could you share details on prices and, of course, the names of the agencies?
Which trek would you recommend?
Elocine
I'm heading out on a fully self-sufficient trek in Morocco (10 days) from Imilchil to Aghbalou.
Can I find screw-on gas canisters (Coleman, Primus) in Marrakech (any addresses?) or in villages between Imilchil and Aghbalou?
If not, are Butagaz canisters for camping gas (small 230g size) available?
Thanks in advance for your tips!
Hello, I’d like to embark on a little trip in my home country, Switzerland. I’ll start walking from La Cure, heading toward Le Noirmont first, then I’ll improvise my route—but it’ll probably follow the French border... at least as far as Lac de Joux.
I’ll decide day by day how much farther to go after that. My goal is to stay in nature as much as possible, wander around for as long as I can, and restock food in villages or towns along the way.
I’m thinking of mostly camping, but we’ll see if I end up in a hotel or another campsite depending on my route.
I’d love to reach La Chaux-de-Fonds on foot... maybe even Delémont.
The whole thing should take about a week, give or take.
I’ll be bringing my dog, and I’m preparing for this as soon as I’m ready.
Any tips to make sure everything goes smoothly for us? Things I should know—or avoid? What about shepherds with their flocks of sheep? And isn’t hunting season open right now?
I’m not sure if what I’m planning is even doable, which is why I’m asking around.
This’ll be my first time doing something like this—wandering in nature *and* with a dog. I’m really excited for this adventure... and I need it. Thanks!
We’re really keen on ecosystems and want to hike in "natural" ancient forests—not planted woods or areas heavily degraded by human activity. Travel guides (like Lonely Planet) don’t provide much info on this. Could you point us to the most interesting spots?
Thanks in advance for your tips.
We wish you happy holidays and a fantastic 2026, full of discoveries!
Claire and Albert
Hi, this might not be the right section, but I’d like to know if it’s possible to start mountaineering with another person without necessarily hiring a guide. We’ve done quite a bit of hiking but not mountaineering—we’ll just do a half-day glacier course. After that, we were thinking of starting with La Grande Motte and the Pointe de la Traversière, which were recommended to us. Honestly, for things like roping up and knots, I’ll learn at home with lots of videos and a book.
I’d love to know if anyone has done treks in the Rwenzori Mountains and how much it costs on average, what the infrastructure is like, the landscapes, and safety in the area. Thanks so much! I’m really looking forward to your replies.
We’re leaving in 9 days for a two-week trip to Madeira, mainly to hike.
From my research, I’ve found that since last year, access to most trails—and systematically for the most popular ones—is now paid. You have to pay an access fee of 4.50 € per person per classified hike in 2026, and even 10.50 € for the most iconic hike: Pico Arieiro to Pico Ruivo. When paying, you also have to choose a day and a 30-minute time slot for your start time. Of course, this reservation is neither changeable nor refundable, even if the weather that day is terrible.
Personally, given the massive influx of tourists to the island in recent years, I don’t mind paying a fee to help maintain the trails. Similarly, setting a limit on the number of people who can hike them per day is certainly preferable to preserve this priceless heritage.
However, what’s much less fair is that in reality, most of the available spots are reserved: 1/ for Madeira residents (which is normal); 2/ for "economic operators" (meaning local tour operators). For example, if you’re a non-resident (independent tourist), no booking is possible for the Pico Arieiro hike for an early morning start before September! So, unfortunately, we’ll have to skip this hike.
It’s the same issue for Ponta de São Lourenço, the 25 Fontes, Pico Ruivo... in short, all the most popular hikes. Oh well, we’ll skip those too!
So my question is: which hikes do you recommend where we won’t face the huge crowds that the others get? And where we can book the day before for the next day, taking the weather into account?
Finally, a quick accommodation question: we’ve booked the first week in Funchal, but I haven’t decided yet for the second week. Do you have any advice on where to stay in the south or north, preferably avoiding overly concrete-heavy and touristy spots?
I’m reposting about the logistics for Samaria Gorge.
I’d love to get recent info, especially about whether it’s possible to park my car in Omalos, do the hike, and then catch a bus back to my vehicle.
In theory, it’s doable, but when you check the KTEL website, there aren’t any feasible schedules listed. If anyone has recently organized this with reliable, verified details, I’d really appreciate it. Thanks in advance!
Hi there,
We’re flying from Montreal to Lyon this August to go hiking in the French Alps. We’ve rented a car and will be staying at campgrounds. We’re planning to do day hikes and want to stay a few days in one spot, do a few hikes, then move on to our next camping spot. Could you share your favorite spots or any recommendations for places to spend a few days with great hikes?
A few details:
We arrive in early August and leave in early September.
We’re looking for day hikes (or shorter), moderate difficulty, with a cumulative elevation gain of no more than 1000m, and of course, beautiful scenery!
We’d prefer not to drive too much—maybe it’s best not to head too far south and deal with unnecessary heat?
Along the same lines, if you know of any great campgrounds where we can start our hike directly without needing the car, we’d love to hear your suggestions!
Hi there,
I’m planning to go hiking on this island and would like to know the best time to do it. I visited for a few days in November 2018—not for hiking but just to explore—and the weather wasn’t great, especially in the mountains. So, is a star-shaped itinerary doable if I rent a car and maybe use two different accommodations?
I’m not planning to join an organized group—just traveling with one other person and organizing things ourselves—unless you’d recommend a local agency or guide. Finally, even though I’ll be getting maps, a topo guide, and a GPS, I’d really appreciate your top hiking recommendations.
Thanks so much for your tips!
I’m planning to do the Mercantour crossing following the Randoxygène route in mid-July.
I’m used to hiking in the mountains, but I sometimes get vertigo, for example on ridges with drops on both sides. I wanted to check if there are any T4 or T3-T4 sections and find out if there are any very exposed passages—and if so, where—so I can plan an alternative route.
Can anyone give me some info on this?
Thanks!
I’m planning a trip around Cap Corse and the AGRIATES in 2026, from May 8th to 15th (there are still 2 spots left, by the way! Just DM me if you're interested).
I’d love to know which hikes are worth prioritizing in the AGRIATES. We’ll be staying in SALECCIA for two days as our base—what should we focus on from there?
A round trip to IGNHU beach? Any other suggestions?
For Ostricano, I think it’s too far for a round trip...
Thanks for your tips!
Have a great day,
Anie, Toulouse
I’d like to get some info about the GR10 Pyrenees traverse. I need help planning the daily stages and accommodations—my wife isn’t an experienced hiker but walks a lot, so I’d like to schedule shorter walking days and thus a longer overall trip in terms of number of days.
Could anyone give me some help and advice?
Best regards,
Hi there, I’m planning the Annapurna Circuit for March 2027 and I’m looking for a local agency with a local guide—preferably French-speaking—to arrange this trek for us. Any suggestions? Thanks
Hello!
We’re spending a few days in Toraja country at the end of May. We’d love to do a day trek—taking our time—on a route that’s stunning in terms of scenery, but not a level 5 in difficulty!
Any suggestions you can share, please?
Thanks in advance
I’d like to do the Mare a Mare Sud in May over 4 days. I’ve found quite a few places to stay along the route, but I’m stuck on the start and finish.
I’ll be arriving by plane on Sunday evening and would like to start pretty early on Monday morning. Ideally, accommodation right at the trailhead (Alzu di Gallina) would be amazing, but I can’t find anything. Any tips?
Also, for the transfer from Figari Airport to Porto Vecchio or Alzu di Gallina?
At the end, I’d like to pick up a rental car—any advice on that too?
I’m traveling solo by plane to Catania in May and plan to hike the northern side of Etna, starting from Linguaglossa where I’ll arrive by bus. After that, I’d love some info on how to get up to Piano Provenzana (shuttles or hitchhiking), since it seems there’s no public transport except in the summer. Can you sleep there in a free or cheap refuge, or camp? And how far up can you go without having to hire a guide? Thanks in advance. Bernard.
Hi everyone,
I’m heading to Morocco in August and we’ll start with a stop in Chefchaouen (we’re driving).
My question: can anyone suggest a 5-to-7-day loop hiking route from Chefchaouen in Talassemtane Park, ideally passing by the God’s Bridge? Or a paper guidebook that covers a few options?
We prefer wild camping and guesthouses.
Thanks in advance
Hi there, for those who’ve been recently—is it possible to find other solo travelers in March on the island to share transport or room costs? It doesn’t seem easy to travel on a budget.
If you have any recommendations for simple lodgings or places with dorms, I’d love to hear them.
For those who’ve done multi-day treks while moving around: do you need to bring your own sleeping bag? I’d love to hear about itineraries you’ve done without a guide, just with a map and GPS.
Thanks, and have a great day!
Hi everyone!
We’re planning a 15-day road trip to Scotland this summer, specifically to explore and hike on Lewis and Harris—places we’ve never been before. We’ve visited other islands on previous road trips in Scotland (we usually go in April for a week). This would be our first time in Scotland in the summer and for 15 days. We’re looking at late August to early September.
I’m currently drafting the itinerary. We’d be crossing from Ullapool and were thinking of spending 3 nights on Harris and 4 nights on Lewis.
Does that sound balanced to you? Is it better to keep the same accommodation on Harris and the same on Lewis to explore the area? I’d love to hear about any past experiences you’ve had on these islands.
Thanks!
Hi there, I’m trying to leave for 15 days very soon to São Vicente. I’m either looking to join an agency or figure things out on my own to go hiking on one of these islands or both. From what I’ve seen, it’s not easy to organize with local transport, so it gets expensive. Can I use the services of a small local agency? I’m looking for the simplest way to hike for several days. Also, how do you get from São Vicente to São Nicolau? Thanks in advance and have a great day!
Aichatou
I’ve been wanting to do this for several years, and this year’s the one. Next September, I’ll be trekking in Tusheti (Georgia), from Omalo to Shatili.
Of course, I won’t be renting a vehicle that’d just sit unused. No problem getting to Pshaveli, but from there to Omalo, it’s a dirt road (still the case?)
There must be some form of public transport since there are so many guesthouses, and not all travelers come in a 4x4.
If any of you have been to Omalo, could you confirm that these shared transports exist and how often they run?
we’re planning a trip to Yellowstone and hoping to do a three-day backcountry hike if we get a permit.
if any of you have done this before, could you let me know if it’s possible to find water along the way? And if we can transport it, are we allowed to use a stove?