Notre croisière sur le Costa Marina du 13 au 20 janvier 2011.
(doit aussi concerner le Costa Allegra qui a le même programme)
Comme promis, voici quelques détails la concernant.
L’ensemble a été très positif. Les commentaires qui suivent n’engagent que nous. Les détails qui pourraient sembler être un reproche ne nous ont pas empêché de profiter au maximum de cette semaine, et si c’était à refaire, nous dirions oui à 100%.
L’avion d’Air Cairo : Il n’était pas des plus confortables, mais on ne peut guère demander mieux pour le prix que nous avions payé, et n’était pas pire que d’autres charters (sièges un peu serrés comme d’habitude – repas pour les 2 vols avec nouilles carbonisées au retour, mais nous étions au dernier rang, le repas des premiers servis était peut-être à point – stewards et hôtesses souriants et attentifs)
Transfert jusqu’au bateau : correct (toutes les valises étaient chargées dans un camion et ont été livrées dans nos cabines) – pas de porteur réclamant un bakchich.
Le bateau Costa Marina : Confortable, bien décoré. Notre cabine est un peu petite, mais nous avions un premier prix (499 euros vol + croisière), donc ne nous plaignons pas. Pas de place pour défaire en même temps nos 2 valises. Petite douche et une seule mini-savonnette pour 2. Coffre-fort – Mini-bar qui peut être réapprovisionné régulièrement, mais tout est payant, même l’eau. Deux clefs (une par personne) rectangle en plastique avec des trous. TV qui fonctionne même en pleine mer avec une chaine film français et une autre chaine TV5 Europe qui nous a permis de suivre les évènements de Tunisie. Possibilité de faire coucher une 3ème personne avec un lit escamotable au dessus de l’un des 2 autres lits.
La cuisine : Excellente à mon avis. Possibilité de manger au restaurant du pont 6 (assis et servi) ou au pont 7 self-service. Dans ces 2 restaurants, les boissons sont payantes, ainsi que dans les divers bars. Possibilité de prendre un forfait vin eau café – diverses propositions pour ces forfaits. Mais il existe au self un robinet d’eau potable où l’on peut se servir. On peut de même y remplir sa bouteille (pas facile à cause du robinet trop bas, mais les serveurs vous aideront volontiers).
Concernant l’eau, il est indiqué sur un document que l’on nous remet qu’il est strictement interdit de monter à bord de navire avec des aliments ou des boissons. Mais nous sommes sortis et entrés plusieurs fois avec notre bouteille d’eau et personne ne nous a interpellés.
Le personnel : Disponible, aimable et souriant 24 h sur 24. Nombreux serveurs d’Italie, d’Indonésie, des Philippines, quelques Français, un ou plusieurs Colombiens.
Nous étions 150 voyageurs français, un peu plus d’Italiens, le reste divers. 6 langues utilisées sur le bateau – aucun problème avec le français.
Les animations : piscine – jacuzzi – casino – danse …etc…. Des animations sont proposées toute la journée pour ceux qui restent à bord. Spectacles le soir. Il y a 2 services au restaurant du 6ème. Le 1er à 19 h, le 2ème à 21 h 15. Pendant que les voyageurs du 1er service mangent, spectacle au théâtre pour les 2ème et à la sortie du 1er service à 20 h 30, le même spectacle est redonné pour l’autre moitié. Je pense que le minutage est trop serré. Peut-être notre rangée était-elle servie la dernière, mais le dessert est servi à 20 h 30, nous sortons donc à 20 h 40 alors que le spectacle est commencé depuis 10 mn. Avis personnel concernant ce spectacle : il est de très bonne qualité, mais c’est chaque soir le même chanteur américain qui revient, accompagné de quelques danseurs ou danseuses – il s’exprime en anglais, parfois en italien, mais pas en français qui est pourtant la 2ème communauté de la croisière – autre avis personnel : pourrait faire mieux, avec plus de costumes ou de décorations. J’ai vu beaucoup mieux (croisière en Polynésie sur le Tahitian Princess ou aux Caraïbes sur le Bleu de France, avec danses locales). Après ce spectacle répété 2 fois, autre spectacle et danse jusque tard dans la nuit pour les insomniaques. Impossible de donner un avis, car je dormais.
TV 5 donne le journal de France 2 à 21 h 30 heure locale (20 h 30 heure de Paris).
Les excursions : Beaucoup trop chères à mon avis. Le programme vous est déjà donné sur le site internet Costa. Il est redonné chaque jour sur un programme distribué dans les chambres, appelé « to day ». On peut s’inscrire la veille. Mais Costa se réserve le droit de modifier ses excursions (horaires par exemple), ou de carrément annuler. C’est ainsi que l’excursion de Ste-Catherine est annulée (motif invoqué : le monastère est fermé le vendredi). Je ne crois pas à cette version, car les passagers de la semaine précédente y sont allés (vendredi également). Avis personnel : le monastère est bien fermé le vendredi, mais si Costa donne un bakchich assez important au monastère, toutes les portes s’ouvrent. Pour 5 ou 6 inscrits, Costa n’avait pas assez de bénéfice pour son bus et pour faire ouvrir Ste-Catherine. Je suis parti en taxi –voir plus loin détail des journées.
Informations : En plus du document « to-day » distribué quotidiennement dans les cabines, on vous apporte chaque jour le journal « France Actualités », une feuille A3 pliée en 2, ce qui donne 4 pages d’informations sur l’actualité en France, dans le Monde et sportive.
Formalités santé frontière : Aucune formalité sanitaire. Aucun visa obligatoire ou payant. L’organisation Costa est très bonne. Je suis venu pour la 9ème fois en Egypte. Il fallait d’habitude payer un visa à l’arrivée (autocollant rectangulaire collé sur une page du passeport). Il y a 40 ans, il fallait même faire coller ce visa 15 jours avant le départ de France en le demandant à l’Ambassade de France à Paris – envoyer un chèque pour le retour du passeport en recommandé plus le prix du visa.
Ici, pas de visa : on remplit une fiche de débarquement à l’arrivée à Sharm, et la police fait un simple tampon sur le passeport. Costa fera ensuite des doubles de cette fiche pour chaque pays et le tampon du poste frontière suffit.
D’autre part, Costa nous remet une carte « Marina » à notre nom, qui servira de contrôle à chaque entrée et sortie du bateau. A l’entrée, on nous photographie et l’on vérifie à chaque passage que cette carte correspond bien à chacun de nous. Le passage est ainsi très rapide.
A chaque entrée sur le bateau, on laisse son passeport. Quand on veut ressortir le lendemain matin, toutes les formalités ont été faites par l’équipe Costa et l’on sort sans aucun problème.
Egypte : sortie avec la carte Marina + passeport
Israël : sortie avec la carte Marina + fiche sur laquelle le tampon d’Eilat est imprimé (pas de tampon sur le passeport) + passeport – Avis personnel : le tampon n’est pas imprimé directement sur le passeport afin de ne pas avoir de problèmes pour visiter d’autres pays arabes. La fiche avec tampon est récupérée par les autorités Israéliennes au retour sur le bateau. Comme ce tampon n’est pas sur le passeport, mais sur la fiche, j’ai photographié cette dernière comme souvenir de passage dans ce pays
Jordanie : Etonnant ! pas besoin de son passeport pour circuler dans ce pays ! Il reste à bord et nous descendons du bateau avec l’unique carte Marina. Nous n’avons eu aucun problème pour circuler, même sans avoir pris d’excursion payante, mais en voyageant de nous-mêmes avec un taxi.
Services et pourboire : Pas de problème. Nous avons bien payé ce qui était prévu : soit 7 euros par jour et par personne – c’est-à-dire pour 7 nuits 2 fois 49 euros. Cette somme a été prélevée sur notre carte bancaire le dernier jour. Pour ceux qui n’ont pas de carte, il faut laisser un dépôt de 150 euros en liquide à l’arrivée. On vous rembourse le solde au départ du bateau.
Plans des ports : On peut en demander au 4ème étage avant de sortir du bateau : des plans de Sharm, Eilat, Aqaba et Safaga sont disponibles (rien pour Sokhna). Très beau plan détaillé d’Eilat sur un présentoir à terre, après contrôle police dans le port : on se sert – d’autres documents touristiques Israël sont disponibles.
Wi-fi : Un coin wi-fi avec 2 ordinateurs (10 euros de l’heure) – La réception est possible dans tout le bateau (y compris cabines pour ceux qui ont leur portable – mais tarif identique)
Radio : Pour ceux qui ont un récepteur sw – Radio France Internationale passe très bien sur le pont sur 17850 khz
Tenue vestimentaire : Plusieurs soirées gala au restaurant du 6ème – tenue correcte souhaitée – pas de short dans ce restaurant. Egalement soirée à thème (rouge, vert ou blanc : couleurs je pense du drapeau italien).
Vêtements concernant le climat : maillot de bain pourquoi pas pour la piscine un peu froide ou le jacuzzi chaud. Vêtements légers pour les ports, mais il fait froid à Pétra ou Ste-Catherine. N’oubliez pas le pull ou la veste (en janvier février en tous cas).
Notre programme jour après jour :
13 janvier : Arrivée au terminal 3. Nous avons garé la voiture au parking gardé du Mesnil Amelot beaucoup moins cher que Roissy – navette gratuite.
Pas besoin de rechercher le bureau Costa. La responsable Costa s’est installée près de la porte d’entrée et nous remet directement nos documents. Nous avons déjà une étiquette imprimée que pouvons dès maintenant accrocher à notre valise (sinon il faudra le faire à l’arrivée à Sharm : ceci afin que Costa puisse livrer nos bagages directement dans notre cabine).
Enregistrement rapide (nous sommes arrivés ½ h en retard. Nous avons droit à 20 kg + bagage à mains. Contrôle police sans problème et montée dans l’autobus qui nous conduit presque aussitôt vers l’avion Air Cairo. Le décollage est affiché à l’heure. Je ne me souviens plus, mais je pense que nous avons attendu environ ½ heure avant le décollage.
Repas dans l’avion – Distribution de fiches de débarquement avant l’atterrissage.
Arrivée à Sharm : formalités très rapides.
Des représentants Costa sont un peu partout pour nous guider. On nous distribue des publicités pour aller à Ste-Catherine (on en avait déjà donné à Roissy). Ceux qui n’ont pas attaché leur étiquette de cabine à leur valise le font maintenant.
A la sortie, toutes les valises sont empilées dans un camion, et les voyageurs montent dans les bus Costa alignés (il y en a au moins 4).
Environ ½ heure de transfert pour rejoindre le Costa Marina par de superbes avenues éclairées et bordées d’hôtels 5 ***** et de casinos. Je ne connais pas l’Amérique (ou si peu), mais je m’imagine être à Hollywood !
Au port de Sharm, les voyageurs de chaque bus descendent les uns après les autres pour ne pas créer d’embouteillage à l’entrée du bateau.
Photo souvenir derrière une très belle barre à roues (elle sera vendue 15 euros au stand photographe – comme toutes les autres photos prises au restaurant pour les soirées gala ou en compagnie du commandant).
A l’entrée du bateau, prise de photo d’identité de chaque passager pour le contrôle de la carte Marina. A chaque entrée ou sortie du bateau, on vérifiera notre carte et cette photo qui correspond (vérification instantanée grâce au code-barres et à la machine électronique.
Repas au 7ème pour ceux qui ont faim – dernières inscriptions pour Ste-Catherine et prise de possession des cabines. Il doit être environ minuit. Nos valises arrivent à notre cabine 15 ou 30 mn plus tard. Nous sommes déjà couchés (étage boléro : 3ème).
14 janvier : La nuit a été un peu courte, mais je suis debout à 6 heures. J’apprends à l’information au 4ème que les passagers ne pourront avoir leur passeport que pour sortir à 8 heures. L’excursion Ste-Catherine a été annulée (cause « fermeture du vendredi »). J’ai réservé un taxi qui doit me conduire vers ce site à 7 heures en compagnie de mon épouse Michelle, ainsi que C et P que nous avons connus sur un forum.
Je rouspète auprès du bureau d’information en expliquant qu’un ami m’attend à 7 h à la sortie du port et je finis par obtenir un laisser passer qui me permettra de franchir la grille et de prévenir notre taxi, afin qu’il attende 8 h pour que nous ayons nos passeports. Il arrive bien à l’heure en effet. Nous avions fait cette réservation via internet avant le départ. Le prix est de 100 euros pour 4 (25/personne) incluant transport, repas, entrée à Ste-Catherine.
Je donnerai les coordonnées de ce transporteur aux personnes qui le souhaitent et qui me donneront leur adresse mail dans un courrier privé (j’avais pour un voyage précédent mis sur le forum mon adresse mail, mais le modérateur m’a demandé de ne pas le faire).
La distance du bateau à la grille est de 300 mètres environ. Il n’y a pas de station de taxis qui ne semblent pas les bienvenus – mais de rares taxis circulent toutefois devant la grille. La distance de la grille jusqu’à la ville est d’environ 1 km.
Je reviens au bateau récupérer passeport et les autres voyageurs. Notre taxi démarre à 8 heures pour Ste-Catherine. La route est bonne, avec 2 files dans chaque sens, le chauffeur habile. Nous roulons à 140, avec une ou 2 pointes à 160. La file de gauche est souvent utilisée, surtout lorsque l’on aperçoit un virage à droite : cela permet de ne pas ralentir. On peut doubler sans importance aussi bien à droite qu’à gauche.
Le paysage est superbe, avec des montagnes de diverses couleurs et de belles étendues de sable. Notre chauffeur fait un arrêt vers un panorama un peu plus remarquable et quelques tribus bédouines avec des habitations troglodytes où nous prenons quelques photos.
A Ste-Catherine, le monastère est en effet fermé, mais grâce à un léger bakchich, nous pénétrons dans l’enceinte. Nous ne verrons pas cependant l’intérieur de l église. Mais cette visite reste néanmoins fort intéressante, avec en arrière plan une très belle vue sur le Mont Moïse.
Nous prenons une consommation au bar du monastère, puis le chauffeur nous conduit dans une gargote de Ste-Catherine pour le repas de midi très copieux (sans dessert, mais avec 7 up ou Pepsi). Le restaurant est sous la mosquée à l’heure de la prière. Retour sans encombre vers Sharm avec un arrêt au bazar.
Arrivée au bateau vers 16 heures. Le chauffeur tente de nous prendre 140 euros au lieu de 100, mais nous avons le mail de confirmation du tarif prévu. Vexé, il refuse les 10 euros de pourboire (5/couple) que nous voulons lui donner.
Retour au bateau pour le «4 heures » qui a lieu tous les jours (pâtisseries, pizzas, café, tisanes, etc……). Le café et les tisanes sont gratuits au 7ème.
15 janvier : Comme à chaque escale, nous avions laissé les passeports à l’entrée du bateau et les fiches de police sont déjà remplies à l’aide de l’ordinateur. Il ne nous restera qu’à les faire compléter avec le tampon d’Eilat pour circuler librement en Israël. Certains sont partis en bus vers Jérusalem et reviendront ce soir en avion. L’aéroport est en plein centre ville (à 2 km environ du port).
Pour aller du bateau à la grille de sortie du port, il y a 150 m ou 200 m, mais il est interdit de circuler à pieds dans le port. Navette gratuite obligatoire pour parcourir cette distance. Nous avons décidé avec Michelle de rester à Eilat et de nous promener vers la plage du centre ville. Deux voyageurs se joignent à nous pour prendre un taxi. Il faut demander « Papaya Beach » (voir sur le plan). Il y a une station de taxis à cet endroit pour le retour, près du « Sopping Center ». Les taxis tentent de nous extorquer 10 euros par voyage, mais ne bronchent pas quand on leur montre le billet de 5 euros (2.5/couple). Toute la rue qui part du Shopping Center est bordée de boutiques souvenirs à droite et à gauche. On paye sans aucun problème en euros (comme partout ailleurs, sauf les visites de sites gouvernementaux : Petra par exemple, qui n’accepte que la monnaie locale, mais des banques sont à proximité). Je peux scanner le plan détaillé d’Eilat pour ceux qui le souhaitent. Poursuivre la rue commerçante arrivant à un pont qui a l’air de se lever pour laisser passer les bateaux – au-delà du pont, de très beaux hôtels. Le pont sépare « Eilat Marine » (à droite) de « Eilat Lagoon » (à gauche). A mi chemin entre la station de taxis et le pont, dans la rue commerçante, une librairie vend cartes postales, timbres et la libraire qui parle un français impeccable accepte de poster nos cartes si nous les écrivons sur place : on peut s’asseoir dans la rue juste devant la librairie. Les cartes sont arrivées en France avant nous. L’aéroport fait face à la station de taxis. On voit atterrir et décoller les avions qui vont vers Jérusalem entre autres destinations.
Un taxi veut nous prendre 10 euros pour rentrer au port. Nous prenons le suivant qui accepte sans histoire nos 5 euros.
Est-ce ce soir-là que le Costa Marina a au moins une heure de retard pour partir ? Les autorités portuaires n’ont pas donné l’autorisation d’appareiller à l’heure en raison du mauvais temps ? des lecteurs sauront sans doute préciser ou rectifier. Ce mauvais temps ne m’a pas marqué profondément et j’ai oublié.
Les excursionnistes de Jérusalem rentrent assez tard : ils seront bons pour le 2ème service ou le repas au 7ème.
16 janvier :
Aqaba. J’ai réservé un taxi depuis la France (coordonnées sur demande en indiquant son mail dans un message privé). L’excursion Costa jusqu’à Pétra coûte 156 avec repas restaurant ou 119 avec panier pique-nique (à vérifier : c’est à peu près ça). Nous avons parlé la veille avec la responsable française Costa : les individuels peuvent commander un panier pique-nique pour 20 euros, mais elle nous dit que c’est beaucoup plus pratique de faire soi-même son sac en se servant au petit déjeuner : sandwiches jambon, saucisson, fromage, œufs durs, croissants, bananes, oranges etc…. C’est ce que nous faisons. La veille, nos voisins de table ayant appris que nous avions réservé un taxi, me demandent le n° de téléphone et réservent 2 taxis supplémentaires au même tarif. On peut payer en Dinars Jordaniens : 70 DJ, ou en euros ou en dollars, ce qui fait 77 euros que nous arrondissons à 80 pour ne pas donner de pièces, soit 20 euros/personne.
La sortie du port avec la navette est assez folklorique. Nous sommes une dizaine de personnes. Le taxi, nous attend derrière la grille. Mais un démarcheur monte dans la navette et nous empêche de sortir. Le chauffeur nous conduit 500 mètres plus loin vers un parking pendant que l’intrus propose ses services : « tu vas où ? vous êtes combien ? c’est 50 euros/personne ! ». J’ai eu le temps de montrer ma canne aux taxis garés vers la grille. Au parking, une foule de chauffeurs se rue sur nous, mais le nôtre qui a vu la canne et a déjà notre photo envoyée par mail, s’est lancé à la poursuite de la navette et nous reconnaît. Nous montons avec lui et laissons les autres passagers de la navette aux prises avec les chauffeurs.
L’entrée à Pétra est très chère, mais c’est un site exceptionnel : 50 DJ soit 55 euros. Comme prévu, nous n’avons pas notre passeport resté à bord, mais seulement la carte Marina.
Le taxi nous arrête vers plusieurs superbes panoramas, puis vers une banque avant le site pour que nous puissions payer nos entrées en monnaie locale. Mais si l’on fait le compte : 20+55 euros, nous sommes loin des 156 de Costa pour un même service (le nôtre est peut-être meilleur, car on s’arrête où l’on veut, on évite la bousculade du groupe et notre charmant chauffeur nous conduit au sommet de la ville par de petites rues inaccessibles en autobus).
La marche dans le site est longue, mais je suis cardiaque, j’ai fait un infarctus en 2001 (j’ai un stent) et on m’a ouvert en novembre 2009 la cage thoracique pour opération d’un thymome (avec passage en réanimation). J’ai pu faire tout le trajet à pied à l’aide de ma canne en prenant mon temps.
Depuis le guichet de vente des tickets, il faut suivre tout d’abord une allée un quart d’heure environ, puis entrer dans le canyon « le Siq », où l’on peut faire de superbes photos. Il faut compter environ ¾ d’heure supplémentaire sans se presser jusqu’au 1er monument : el Khazneh (le Trésor) dont on aperçoit juste une petite partie alors que l’on est encore dans le Siq. Le canyon mesure en effet entre 3 et 10 mètres de large (et ne laisse apercevoir qu’une petite partie du Trésor tant que l’on n’est pas sorti) pour une centaine de mètres de haut. Pour aller du guichet au Trésor, des caléchiers proposent leur service (2 places), au prix de 20 DJ ou 25 euros : impossible de faire baisser à 20 euros – j’ai essayé au retour – ils préfèrent rester sur place. Ici, commence la visite des monuments, (même si nous en avons déjà vu un ou 2 intéressants jusqu’à ce lieu) et en 30 minutes supplémentaires environ, on peut se rendre jusqu’à divers tombeaux royaux. Plusieurs boutiques souvenir et cafés sont installés le long du chemin. Nous sortirons notre pique-nique pour profiter de tables et bancs dans un décor superbe, à condition de prendre une boisson pour un prix minime. Nous ferons ici ½ tour sans aller jusqu’au terminus, mais je crois que les excursionnistes Costa ne font pas mieux. Il faudrait passer la journée entière sur ce site, dormir dans un hôtel de Petra et repartir le lendemain comme le proposent certains voyagistes : le prix d’entrée est alors plus cher pour 2 ou 3 jours de visite. Depuis le trésor, où les calèches s’arrêtent, jusqu’aux tombeaux, on peut changer de moyen de locomotion et prendre un âne ou un chameau (nombreux âniers et chameliers qui vous proposent de monter sur leur « ferrari » - je n’ai pas demandé le tarif : 5 euros environ je crois). Ils peuvent même vous conduire jusqu’au monastère « El Deir » si vous êtes assez passionnés et courageux.
N’ayant pu négocier le retour en calèche, nous repartons à pieds à travers le Siq en compagnie de nos amis C et P et arrivés au bout du canyon, il reste les 15 mn de marche sur le chemin qui conduit, avec une légère montée, vers la sortie. Les Jordaniens savent bien qu’ils pourront encore récupérer ici quelques billets. Pour 5 euros, fin du parcours à cheval. J’aurais sans doute pu terminer à pieds, mais je commence à m’essouffler. Pas de difficulté pour monter ou descendre sur le dos du cheval. Il se gare près d’une murette avec des escaliers (idem pour descendre). Le propriétaire du cheval marche à pieds à côté de la monture.
Notre taxi-guide H nous attend et nous reconduit sans encombre au port d’Aqaba. Pas d’histoire pour le règlement. Tout se passe comme prévu. Il doit être 16 heures ou 16 heures 30.
Ce soir, dîner de gala du commandant à 19 h 30 (tenue suggérée : gala ou élégante) suivi du cocktail du commandant Maddaloni avec photo en compagnie de ce dernier à l’entrée du salon Marina (2ème service 21 h 15)
17 janvier :
Nous allons rester 2 jours à Safaga, ce qui permettra aux excursionnistes de se rendre à Louxor. Nous nous reposons le 1er jour et partons juste à la sortie du port. Le chemin est très long (1 kilomètre à mon avis et pas de navette). Nous faisons encore 200 mètres après le contrôle et arrivons vers un rond point où des taxis proposent leurs services. Ce ne sera pas pour aujourd’hui. Il y a l�� un hôtel, quelques épiceries et 2 banques (distributeur ou guichet). Je change 20 euros qui nous suffiront largement pour quelques cartes ou boissons pour les 2 jours : j’obtiens une liasse de billets de 5 livres.
Retour au bateau.
18 janvier : Safaga encore. Nous reparcourons le grand trajet vers la sortie et commandons un taxi qui va nous conduire a) vers la plage en partant à droite de la sortie b) au centre-ville de Safaga après nous avoir attendus 10 minutes sur la plage – le centre-ville se trouve à plusieurs km en direction de la gauche toujours au rond-point. Le prix total du trajet vers la plage + attente + trajet vers le centre ville est arrêté à 5 euros. Je crois que tous ceux qui sont partis en taxi ont payé ce prix pour la course. Au centre-ville, rien de prévu pour les touristes, mais tout de même plusieurs bazars, des cafés, marchands de viande qui pend dans la rue, marchands de fruits et légumes. Nous buvons un thé dans un petit café et lorsque nous demandons le prix : « c’est comme tu veux ». Nous nous arrêtons près de la mosquée. Nous faisons quelques photos de l’intérieur et nous nous apprêtons à entrer après nous être déchaussés, mais un passant nous arrête et nous fait comprendre que c’est interdit d’entrer pour les non-musulmans. Je prononce alors la formule magique du takbir « Allah Akbar Mohamed rassoul Allah » et l’on me fait entrer sans problème avec un grand sourire. Mais je dois dire que je respecte tout-à-fait mes amis Musulmans.
Il faut revenir au bateau. De nombreux mini-bus semblent s’arrêter n’importe où, des Egyptiens en montent ou descendent. Bus ou taxi ? J’arrête le 1er qui passe devant moi et je demande de nous reconduire au port. Le prix est de 5 livres par personne, soit 66 centimes d’euros.
19 janvier :
Nous atteignons Sokhna. La plupart des croisiéristes ira au Caire et aux Pyramides (en excursion avec Costa ou en individuel).
S et J qui mangent à notre table veulent bien nous accompagner jusqu’à Suez, à condition de partir à 9 heures et d’aller acheter une galabia au souk de la ville. Quant à nous, nous souhaitons voir le canal.
Comme nous nous levons chaque jour à 6 heures avec Michelle pour le petit-déjeuner, cela nous laissera du temps pour aller marchander le prix d’un taxi en attendant que nos voisins de table soient prêts.
Navette gratuite pour aller à la sortie du port (estimation plus d’un kilomètre). Des taxis sont bien là. Je marchande afin d’obtenir 60 euros pour 4 (la distance n’est que d’une cinquantaine de km, mais le chauffeur passera la journée avec nous). On me propose un arrêt à la mosquée, un autre à l’église copte, puis le canal. Je demande aussi un arrêt au bazar. Marché conclus. Il nous attend pour partir à 9 heures en compagnie de S et J que nous retournons chercher.
Notre chauffeur est copte. Un chapelet et une croix pendent à son rétroviseur.
Nous partons donc vers Suez. Un premier arrêt photo vers la mosquée, puis vers l’église, ce qui mérite bien un chapitre spécial. Il sera alors l’heure de partir au restaurant. Le chauffeur demande si nous voulons manger du poulet, ce qui est accepté. Il nous arrête vers l’équivalent d’un mac-do local, qui a l’avantage d’être propre et d’avoir des wc avec du papier – prix des 5 repas : 2 morceaux de poulet, des frites et une grande bouteille d’eau : 9 euros pour les 5 personnes. Nous allons ensuite dans une rue où se côtoient les bazars. S fait sa provision de galabias et le patron du magasin nous offre le café.
Avant de repartir vers le Costa Marina, nous faisons un arrêt vers le mémorial du soldat inconnu, et vers le musée en plein air où sont exposés chars et avions de combat au milieu de manèges pour enfants.
Retour sans encombre au port de Sokhna.
Ce soir, dîner de Gala d’au-revoir (tenue suggérée gala ou élégante).
Le bateau repart en direction de Sharm el Sheik. Des étiquettes de diverses couleurs sont distribuées afin de retrouver plus facilement les valises. Il faudra les sortir avant 1 heure du matin. Tant pis pour ceux qui dorment en pyjama. Il faudra le ranger dans le bagage à mains avec la brosse à dents.
Il faudra de même libérer les cabines avant 8 heures.
20 janvier :
Dernier jour. Après le petit déjeuner, nous allons récupérer les passeports et descendons à quai récupérer les bagages que nous emmenons vers les bus.
C’était hier le sommet économique de la ligue arabe de Charm el Cheik (une vingtaine de chefs d’état arabes présents dans la ville) voir :
http://www.wikio.fr/buzz/ligue_arabe-737465/2011-01-19-charm-el-cheikh-egypte--ouverture-tunisieLa belle avenue aux somptueux hôtels doit être bouclée, car on nous reconduit à l’aéroport par la route du désert dans lequel nous apercevons des militaires groupés par 3 tous les 500 mètres ou tous les km. Partout, des voitures de police ou de l’armée, des drapeaux de toutes les nations arabes ornent cette route. Mais nous entrons sans problème à l’aéroport.
Enregistrement, contrôles, et nous voici en salle d’attente. A peu près à l’heure, nous montons dans le car qui nous conduit vers l’avion, mais à mi-chemin, il fait demi-tour et nous regagnons la salle d’embarquement alors qu’il ne nous reste plus que le petit morceau de la carte.
Certains voyageurs sont inquiets. On ne nous dit rien. Certains rapportent diverses explications : « on nettoie l’appareil » - « on révise l’appareil » - je pense qu’il s’agit simplement du passage d’une personnalité à cause du sommet arabe.
Finalement, après 1 h ½ d’attente, nous embarquons. Ceux qui avaient prévu juste pour leur retour à la maison manqueront leur train.
Nous avons un repas dans l’avion (pas fameux) et atterrissons en retard à Roissy où il ne fait pas très chaud.
Conclusion : Excellent voyage où les bons moments font oublier les petits détails négatifs qui seront vite oubliés ou qui nous laisseront quand même un bon souvenir.
L’aventure de Suez : Arrivés au centre ville avec notre chauffeur Copte, il veut nous montrer la mosquée, que nous photographions et tout près de cette dernière, l’église où nous nous arrêtons. Michelle et J. descendent du taxi avec l’appareil photo et cliquent vers le monument. Le chauffeur voulait nous faire entrer pour visiter, mais la porte principale est close. Nous n’avions pas encore remarqué les barrières de sécurité et les guérites des policiers. Avant que nos 2 photographes aient le temps de remonter dans le véhicule, les policiers traversent la route et agressent verbalement notre chauffeur. Il doit montrer ses papiers, discute, tandis que les portables fonctionnent. Notre chauffeur semble fort embarrassé. Il revient au bout d’un moment et nous demande nos passeports. Nous n’avons pas le droit de descendre de la voiture. Les téléphones fonctionnent toujours, une voiture de police arrive et se gare derrière le taxi. On nous apporte des boissons fraiches pour nous faire patienter. Le chauffeur revient nous dire que l’on doit rencontrer un professeur de français afin de nous expliquer. Les passeports sont toujours entre les mains des policiers. Nous démarrons, le taxi escorté par la voiture de police et nous entrons dans un bâtiment officiel inconnu. On nous installe tous les 4 dans une « salle d’attente » avec un superbe bureau. Je demande où nous sommes. C’est le commissariat de police. S. profite de l’absence de gardien pour photographier le bureau. Le flash éclaire la salle et le gardien arrive. Nous nous faisons réprimander, mais ce sera sans conséquence. Nous changeons de salle au bout d’une dizaine de mn, et nous retrouvons en compagnie de 2 policiers (dont peut-être un chef ?) et du professeur de français. On nous apporte encore des boissons fraiches (hospitalité égyptienne oblige) et on procède à l’interrogatoire.
- que faites-vous à Suez ?
- Pourquoi avez-vous photographié cette église ?
- Où dormez-vous ?
- Lorsque nous expliquons que nous sommes en croisière, nos policiers ne semblent pas comprendre que nous dormons sur le bateau et veulent connaître le nom de notre hôtel.
- Profession ?
- Adresse ?
- Religion (le professeur semble embarrassé de nous poser cette question qui ne nous dérange pas et il s’en excuse) ?
- Qu’allons-nous visiter maintenant à Suez ? – le canal – on nous prévient qu’il est là aussi interdit de photographier.
- ….. etc…..
Il faut ensuite remplir chacun une fiche avec nom, prénom, date de naissance profession, adresse. Le professeur traduit tout en écriture arabe.
Le policier emmène ces 4 fiches et revient nous dire qu’il faut recommencer pour lui puisqu’il a donné nos questionnaires dans un autre service.
Nous aurons passé en tout 30 mn bloqués dans le taxi, plus 1 h 30 bloqués au commissariat. Mais nous avons été abreuvés gratuitement et reçus finalement avec beaucoup de délicatesse. On nous explique que c’est pour notre sécurité. Le taxi s’en tire avec150 livres d’amende pour avoir stationné près de l’église (nous le rembourserons bien entendu - cela fait 20 euros – somme énorme pour lui – mais seulement 5 euros pour chacun de nous).
Plusieurs explications à cette vigilance des policiers : l’attentat avant notre départ de France contre une église d’Alexandrie (21 morts), d’où tensions entre les 2 communautés. La marque d’appartenance à la religion copte avec la croix dans le taxi n’a peut-être pas arrangé les choses.. Viennent ensuite la révolution Tunisienne avec répercussion dans tous les pays arabes – et le sommet de Sharm el Sheik pas très loin de Suez le jour même où nous visitons dette ville.
Hier, réception d’un mail de notre charmant professeur de Suez. Il s’excuse de nouveau et nous invite en vacances chez lui à Suez.
Aux lecteurs qui trouveraient certains de mes propos erronés : j’accepte volontiers la contradiction. Je les invite à écrire leur propre compte-rendu de voyage et à nous le proposer sur ce forum.
Je m’excuse pour la longueur du C-R, mais vous avez possibilité de le survoler.
A votre disposition pour d’autres détails, plans, programmes …..
Jean-Yves