Bonjour,
Je partage pas mal de choses dans ce que vous dites, mais je pense que le tableau est un peu trop noirci ( au regard de ma propre expérience ).
Nous étions à Moremi et Chobe, en octobre 2009. A Moremi, nous sommes entrés par South Gate et avons dormi deux nuits à Third Bridge. Durant le trajet, nous n'avons constaté la présence d'aucun détritus. Par contre, la présence d'évènements intéressants ( ex troupe de neufs lionnes et deux lions ) entraîne immédiatement attroupement de tous les véhicules présents dans la zone, dont le notre bien sûr, signe d'une densité touristique plus forte qu'on pourrait croire. A Third Bridge, nous avons effectivement constaté que certains touristes laissaient dans les toilettes leurs sacs de détritus dont le contenu est rapidement essaimé lorsqu'une porte reste ouverte. En outre, il arrive fréquemment que les guides, avant le départ, jettent le reste des victuailles non consommées et plus utilisables, facilitant ainsi la "sédentarisation" dans le camp de certains animaux, notamment les babouins bien sûr.
Dans le parc de CHOBE ( entre NGOMA GATE et KASANE ), nous n'avons pas ressenti de désagrément particulier, hormis à IHAHA pour les mêmes raisons que celles constatées à Third Bridge.
Par contre, le spectacle sur la rivière CHOBE nous a effectivement fortement déplu. Outre le nombre important de bateaux effectuant les promenades, nous avons mal vécu l'absence d'attention portée aux animaux par le personnel et par certains touristes.
Tout cela pose en fait la question de la présence des touristes.
Faut-il sanctuariser certains lieux où se trouvent les animaux sauvages, en empêchant toute présence de touristes? Si l'on veut garder leur véritable caractère sauvage, ce serait, je pense, la seule solution. Car la présence humaine, habituelle, même en nombre réduit, modifie de toute façon le comportement des animaux, de tous les animaux.
Si l'on pense qu'il faut ouvrir ces lieux aux touristes, mais que leur nombre doit rester raisonnable, sur quels critères faut-il limiter: l'argent? un brevet de bonne conduite, ? ou tout simplement un nombre fixé à l'avance (" premiers arrivés - premiers servis".
Le tourisme a de toute façon des effets désastreux sur le maintien des bio diversités, voire des populations ( voir le drame qui se joue en Tanzanie au détriment des Masais, à qui l'on confisque les terres de pâturage, d'abord pour sanctuariser des lieux tels que le Ngorongoro et maintenant d'autres terres qui sont affectées à des émirs pour la chasse et des safaris de luxe, et que l'on tolère à condition de danser pour les touristes- à lire l'excellent article du Courrier International semaine du 11 au 17 février )
TANGUE