Au pays des Tswanas (Botswana)

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Original post
OL
Cela fait un mois que nous sommes rentrés, alors il est grand temps de publier le récit de nos aventures…[;)] J’en profite pour remercier toutes celles et ceux qui, en relatant leurs propres expériences sur ce forum (ou ailleurs), et en nous donnant des conseils, nous ont permis de mettre au point notre voyage.

14/09/2019 : Johannesburg - Vryburg Après des mois d’attente, à lire les carnets de voyage des uns et des autres, c’est enfin notre tour ! Arrivée en matinée à Johannesburg depuis Nantes et Paris. Nous cherchons le correspondant de Bushlore, le loueur auprès duquel nous avons réservé notre 4x4… mais aucune pancarte à notre nom ! « Bushlore ? C’est une femme, je l’ai vu il y a quelques instants » nous dit-on. Une minute plus tard, l’employé Bushlore se présente à nous : un homme ! Il fonce sur l’autoroute puisqu’à peine 30 minutes plus tard nous arrivons chez le loueur. Grosse structure, bonne organisation, nombreux véhicules : c’est assez rassurant. Notre 4x4 est là, un classique Toyota Hilux tout équipé pour le safari : tente sur le toit, double réservoir de diesel, réserve d’eau de 60 litres, deux batteries, deux roues de secours, tout un tas d’équipements pour le camping, sans oublier le nécessaire au désensablement. D’ailleurs, on dit « désensablage » ou « désensablement » ? Le mieux est encore de ne pas s’ensabler !!! Bonne nouvelle… ou pas : le véhicule est neuf, tout juste cent kilomètres au compteur. D’un côté on se dit qu’on ne devrait pas avoir de problème mécanique ou de panne de frigo par exemple, mais à côté de ça on sait qu’il ne sera pas facile de rendre la voiture sans la moindre égratignure. En tout cas c’est la première fois que nous louons un 4x4, et nous sommes séduits.



Nous voilà partis en direction du Kgalagadi Transfrontier Park, et ce n’est pas la porte à côté ! En 1994 (Mandela venait d'être Président) et 2007, lors de nos deux précédents voyages en Afrique du sud, nous avions adoré ce parc, alors nous n’envisagions pas de nous rendre au Botswana sans y retourner. La route est plutôt monotone, et pas grand-chose à se mettre sous les yeux à part quelques autruches.







Nous faisons étape à Vryburg, au camping du Kameelboom Lodge. Un peu bruyant car non loin de la route et avec des sanitaires pas forcément terribles, mais pour une nuit ça va.
Mon voyage au Botswana : https://voyageforum.com/discussion/pays-tswanas-botswana-d9819920/
SO
Super ! Un nouveau carnet de voyage au Botswana ! J'embarque avec vous dans ce beau 4x4 flambant neuf !

Solène
RO
Moi aussi, j'embarque... le Botswana sera surement notre prochaine destination en Afrique Australe .
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
OL
15/09/2019 : Vryburg - Kgalagadi La nuit a été fraiche : seulement 6°. Sachant que dans le Kgalagadi, les possibilités de ravitaillement seront limitées, nous faisons les courses pour plusieurs jours. Mais horreur : impossible d’acheter la moindre bouteille de vin ou canette de bière car c’est aujourd’hui dimanche ! Une erreur de débutant !



A Kuruman, nous prenons la direction de Van Zylsrus, un trajet plus court que de passer par Upington. Les premières dunes rouges apparaissent, ainsi que les gros nids de tisserins : c’est le début du Kalahari.





Nous décidons de passer la frontière à Middleputs. Comme l’indique Girardinpho sur son excellent site, cela permet de rejoindre la nouvelle route goudronnée qui longe toute la frontière côté Bostwana. Si ce choix s’avère judicieux pour la conduite proprement dite, c’est au final une erreur car le douanier botswanien refuse que nous passions tous les produits frais que nous transportons : fruits, légumes et œufs (nous n’avons pas de viande car qu’il y avait un vrai risque que ça ne passe pas). Lorsque nous avons vu ensuite comment cela se passait au poste frontière de Twee Rivieren/Two Rivers, où a priori aucun contrôle vétérinaire n’est effectué, nous nous sommes dit que nous aurions dû passer par là. Dans notre malheur, le douanier est tellement content d’avoir immédiatement trouvé des produits « interdits » dans le frigo et dans un carton qui traine dans le coffre, qu’il oublie complètement de regarder dans le grand tiroir du coffre où nous avons stocké d’autres fruits et légumes. C’est toujours ça de sauver ! A noter qu’il y a tellement peu de monde à passer par Middleputs qu’alors qu’un des fonctionnaires s’occupe de nous, les deux autres jouent à Candy Crush et regardent des vidéos sur Youtube. La route goudronnée côté Bostwana est excellente, il faut juste se méfier des vaches, des moutons… et des autruches.



Comme nous sommes déjà au Botswana, les démarches administratives pour entrer dans le Kgalagadi par Twee Rivieren/Two rivers sont rapides, et il nous reste deux heures pour commencer à parcourir les pistes du parc. Nous retrouvons avec grand plaisir le KTP, situé à cheval sur l’Afrique du Sud et le Botswana, où nous avons de très bons souvenirs.



Mais nous avions un peu oublié que bien que les pistes soient faciles, on ne circule pas bien vite (ce n’est pas le but non plus) et qu’avec les arrêts pour observer les animaux (gemsboks, springboks, gnous, outardes kori, etc), il ne nous est pas possible en deux heures d’effectuer la boucle par la petite transversale.







Nous rejoignons le camp de Two Rivers avant la tombée de la nuit. Nous avons fait le choix de ne loger que dans des camps du Botswana, et les tarifs sont ridiculement bas comparés à ce que nous paierions si nous passions la nuit dans un camp sud-africain (certes mieux équipé) : pour deux adultes et une voiture, cela revient à 44 pulas de parc et 60 pulas de camping, soit moins de 9 euros par jour. Il y a quatre emplacements au camp de Two Rivers dont un seul est occupé, et c’est justement le nôtre. Alors que nous nous apprêtons à nous installer à un autre emplacement libre, les occupants tiennent absolument à nous le libérer (apparemment ils ont bien une réservation pour ce soir, mais sans numéro d’emplacement indiqué sur leur voucher). Les sanitaires sont un peu délabrés : on aurait dû avoir des douches chaudes, mais il n’y a carrément pas d’eau courante. Ok c’est pas cher, mais on en a pour notre argent ! Première soirée en pleine nature, sous la pleine lune, et comme le camp est juste à l’extérieur du parc, pas de risque de voir débouler un lion.

Mon voyage au Botswana : https://voyageforum.com/discussion/pays-tswanas-botswana-d9819920/
GI
Bonjour Ludo,

Comme l’indique Girardinpho sur son excellent site

Merci et désolé d’apprendre que vous avez eu des problèmes avec la nourriture à la frontière de Middleputs. Pour nous en 2015 nous n’avons eu aucun contrôle.

Je vais continuer à vous suivre avec intérêt car nous allons sûrement retourner dans cette région l’été prochain.
Nathalie

Photos et carnets de voyage : http://www.girardinphoto.net
OL
Merci Nathalie. C'était pourtant une très bonne idée de rejoindre la route goudronnée côté Botswana. J'ai l'impression que le douanier a fait un peu de zèle. Au final, ce n'était pas bien grave, nous ne sommes pas morts de faim dans le Kgalagadi. [;)] J'ai parcouru ton site de nombreuses fois avant de partir, autant pour les superbes photos que pour toutes les informations que j'ai pu y glaner. Et puis c'était amusant de voir la famille évoluer et les enfants grandir au fil des voyages...
Mon voyage au Botswana : https://voyageforum.com/discussion/pays-tswanas-botswana-d9819920/
AT
le douanier botswanien refuse que nous passions tous les produits frais que nous transportons : fruits, légumes et œufs (nous n’avons pas de viande car qu’il y avait un vrai risque que ça ne passe pas

Nous avions voulu aussi passer par un petit poste lors de notre dernier séjour. Le douanier sud africain nous avait averti que nos provisions ne passeraient pas côté Botswana. Nous avions donc choisi la facilité du poste frontière du parc où rien n'est jamais contrôlé .
TO
Attendez-nous, on embarque
Hakuna Matata!
OL
16/09/2019 : Kgalagadi A notre réveil, nous sommes entourés par des mangoustes jaunes peu farouches. Sympa !





Dès l’ouverture des portes du parc, nous partons arpenter les pistes. Mais nous n’avons pas beaucoup de temps devant nous car nous devons retrouver nos amis Sylvain et Corinne, et leur enfants Alex et Claire, ce matin à 8h00 à l’accueil du Kgalagadi. Ils sont en tour du monde pour un an, arrivent de Madagascar, et nous devons faire ce périple au Botswana ensemble. Nous avons convenu plus précisément d’un premier rendez-vous à 8h00, d’un autre à 9h00 au cas où les uns ou les autres ne seraient pas là, et au pire de nous retrouver au camp de Rooiputs ce soir. A 8h00 précise nous sommes à l’entrée du parc… mais pas eux ! Que faire durant la petite heure qui se présente à nous ? Sachant que nous n’aurons pas la possibilité de prendre une douche durant les trois ou quatre prochains jours, et du fait que celles du Two Rivers Camp étaient HS, nous décidons de profiter des installations du Twee Rivieren Camp juste à côté. A 9h00 nous sommes de retour à l’entrée du parc… et nos amis aussi ! Malgré le plaisir de nous retrouver, nous ne traînons pas car les pistes nous attendent. Afin de pouvoir facilement communiquer d’un véhicule à l’autre, nous disposons de talkies-walkies ressortis du placard après plusieurs années de non utilisation. Ça peut encore servir les technologies anciennes lorsqu’il y a peu ou pas de réseau ! Nous prenons la direction de Mata-Mata. En plus des traditionnels gemsboks, springboks, gnous, autruches, chacals et autres animaux facilement visibles, nous réussissons à observer quelques suricates.









L’excitation monte d’un cran lorsque nous découvrons le premier félin : un guépard couché sous un arbre, malheureusement un peu loin de la piste (même si on l’observe très bien aux jumelles). A moins de dix minutes de là, nous découvrons un couple de lions, lui aussi en pleine activité de sieste et loin de la piste. Un peu frustrés de ne pouvoir mieux les observer, cela nous donne tout de même de la confiance pour la suite.





Toujours un peu surprenant dans cet environnement aride, celles que j’appellerais « les girafes de Mata-Mata » (puisqu’à ma connaissance il n’y a que dans ce secteur du parc que l’on peut en voir) se désaltèrent à un point d’eau.



La température monte à 38° ! Nous faisons une petite pause au camp de Mata-Mata et en profitons pour nous approvisionner en vin et bière puisque cela n’avait pas été possible hier dimanche. Pour nous rendre au camp de Rooiputs où nous passerons la nuit, nous voulions à l’origine rejoindre la vallée de la rivière Nossob par la grande transversale, mais la journée nous semble trop avancée, et il est plus raisonnable de rebrousser chemin le long de la rivière Auob et de passer par la petite transversale, un itinéraire un peu plus court. Il n’y a presque personne sur cette piste où nous observons des steenboks reconnaissables à leurs grandes oreilles.





Le camp de Rooiputs comporte huit emplacements bien éloignés les uns des autres. Nous disposons de toilettes sèches, d’une douche froide (pas vraiment froide) et d’eau courante. Le grand luxe ou presque !



C’est la première soirée que nous passons dans un environnement non clôturé, alors nous faisons un feu, il parait que ça éloigne les animaux… En tout cas pas le chacal qui semble très intéressé par notre repas ! Nous terminons la soirée avec un vieux rhum de Madagascar apporté par nos amis.
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OL
MA 17/09/2019 : Kgalagadi Durant la nuit, nous entendons clairement le rugissement d’un lion. Loin ? Pas loin ? Difficile à estimer… Au matin, les campeurs de l’emplacement le plus proche viennent nous voir : - « Vous avez vu le lion cette nuit ? » - « Vu non, mais entendu oui ! » - « Pourtant il est passé juste là ! » Et ils nous montent ses empruntes à trente mètres de la voiture… On s’en veut de ne pas avoir essayé de le voir !



Une longue journée de voiture nous attend, car bien qu’ayant effectué nos réservations près de huit mois à l’avance, impossible de trouver un emplacement disponible aux camps de Nossob ou Polentswa. Nous devons donc rallier Sizatswe tout au nord du KTP, alors que nous sommes à Rooiputs bien au sud. La chance nous sourit car seulement quelques kilomètres après avoir quitté le camp, une lionne se montre face de nous. Elle marche tranquillement en parallèle de la piste, puis se pose quelques minutes presque à notre hauteur, avant de traverser derrière la voiture et de finir par disparaitre derrière la dune. La journée commence bien !







Nous restons attentifs, mais ne voyons ensuite que les habituels herbivores du parc, et aussi plusieurs espèces d’oiseaux dont des vautours, des autours chanteurs et des aigles bateleurs.











Alors que nous sommes arrêtés à un point d’eau en train d’observer des gemsboks, nous nous rendons compte que dans la direction opposée, juste dans notre dos, une hyène brune est allongée à l’ombre d’un arbuste. C’est la première fois que nous voyons une hyène de cette espèce et nous sommes tout excités. Elle se lève, avance vers nous, mais finalement fait demi-tour et nous la perdons de vue.





Un peu plus tard, nous arrivons à Nossob, et demandons à tout hasard s’il n’y aurait pas une place de camping disponible. Et justement si !!! C’est un emplacement « premium », c’est-à-dire avec un bloc sanitaire privatif. Le prix est assez élevé, d’autant plus qu’il nous faut payer également une journée de parc au tarif Afrique du Sud, mais nous n’hésitons pas longtemps, trop heureux de pouvoir scinder l’étape en deux et de loger dans le secteur qui est peut-être le meilleur pour l’observation des félins. C’est le milieu de la journée, il fait 38° et les animaux se font plus rares : nous en profitons pour faire une pause maintenant que nous avons un bel emplacement. Plus tard dans l’après-midi, nous prenons la piste direction plein nord. Au point d’eau de Kwang, une voiture est arrêtée alors qu’il n’y a aucun animal. Bizarre ! Les occupants nous signalent qu’il y a un couple de lions quelques centaines de mètres plus loin, et ils attendent là dans l’espoir que les lions viennent boire. Sur la piste, quelques centaines de mètres plus loin, ce ne sont pas moins de dix voitures qui sont déjà agglutinées. Difficile pour nous de voir les lions qui sont en partie cachés derrière un arbre. Nous patientons que les véhicules bougent un peu. Ils semblent que les lions aient festoyé récemment, et ne sont a priori pas près de quitter les lieux.



C’est la fin de la journée et nous rentrons au camp de Nossob. Nous faisons le plein d’essence en prévision des jours à venir car la prochaine station est loin. Au point d’eau, des koudous et des chacals viennent se rafraichir. Des chacals circulent d’ailleurs à l’intérieur du camp. Autre avantage non négligeable de cette étape non prévue à Nossob : nous pouvons prendre une douche !
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GI
Quelle chance d’avoir vu une hyène brune. 🤩 C’est justement pour avoir aussi la chance d’en voir une que nous pensons peut-être aller au Kgalagadi l’année prochaine.
Nathalie

Photos et carnets de voyage : http://www.girardinphoto.net
TO
La chance. Je trouve cette hyène magnifique!
Hakuna Matata!
SY
Superbe rencontre la hyène brune ! Jamais observée pour ma part. Cela me fait penser au livre de Mark et Delia Owens "le cri du Kalahari".
https://www.routard.com/forums/t/safari-au-kenya-en-quatuor-octobre-2025/481554/25?u=karen56 https://voyageforum.com/forum/kenya-hors-sentiers-battus-d9781073/ https://www.routard.com/forums/t/evasion-au-kenya-entre-deux-confinements/276792
RO
Superbe, en effet la hyène brune et la lionne magnifique 🙂 Pour le lion la nuit, il faudrait mettre un piège photo comme Sylvie au Kenya, c’est top! 😎
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
OL
18/09/2019 : Kgalagadi

Le soleil n’est pas encore levé lorsque nous quittons Nossob pour le point d’eau de Rooikop, quelques kilomètres au sud, où un léopard a été vu la veille. Nous restons une quinzaine de minutes, mais aucun animal ne se présente.



Nous poursuivons jusqu’à la boucle de Marie Se Draai. Des traces de félins sont clairement visibles sur la piste, mais aucun ne se montre, juste des koudous, des springboks et des gemsboks. Un bel autour surveille le point d’eau.







Nous retournons vers Nossob, car le trajet qui nous attend aujourd’hui jusqu’à Sizatswe est assez long. Au passage, nous nous arrêtons quelques instants à Rooikop au cas où le léopard aurait décidé de se montrer… mais non ! Mais alors que nous avons à peine quitté le point d’eau, nos amis qui suivent juste à cent mètres derrière hurlent dans le talkie-walkie « Le léopard arrive !!! ». Rapide marche arrière, en faisant attention à ne pas effrayer l’animal, nous restons à distance. Il se désaltère trois minutes, puis repart et disparait derrière les grandes herbes. Il fallait vraiment être là au bon moment, cela se joue à quelques secondes près !





Au nord de Nossob, nous arrivons à l’endroit où la veille nous avions aperçu un couple de lions. Incroyable, ils n’ont pas bougé ! Le mâle est toujours bien planqué derrière un arbre, et la femelle un peu plus visible. Ils semblent avoir toujours avoir à manger et ne sont prêts de quitter les lieux. Un peu comme hier, la lionne se lève est va s’allonger une vingtaine de mètres de là. Un vautour observe la scène.







Plus loin, un peu avant Polentswa, nous distinguons un animal couché sur la piste. Nous nous arrêtons à bonne distance et scrutons la bête aux jumelles : c’est une lionne ! Nous avançons lentement jusqu’à nous retrouver à sa hauteur (heureusement que la piste est assez large ici). Elle ne bouge pas d’un poil, elle n’ouvre pas un œil ! Nous restons un bon moment et l’observons sous toutes les coutures : elle a des mouches dans les narines. Mais comme elle semble profondément endormie, nous décidons de poursuivre notre chemin.











A Kannaguass, nous quittons les bonnes pistes sud-africaines en direction de Kaa tout au nord. Pour la première fois, nous sommes confrontés au sable profond des pistes botswaniennes. Côté sable, pas de problème particulier, la Toyota Hilux passe bien partout. Le problème est surtout que la piste est souvent étroite et bordée d’acacias aux épines acérées : difficile d’éviter les griffures sur la carrosserie toute neuve ! Nous surprenons des gemsboks et steenboks en bordure de piste qui semblent ne pas être très habitués au passage de véhicules. La conduite nécessite une attention de tous les instants et est donc plutôt fatigantes pour les conducteurs inexpérimentés que nous sommes. Par deux fois, dans des endroits où l’environnement est plutôt dégagé, nous nous arrêtons une dizaine de minutes pour nous reposer un peu, tout en restant attentifs à la présence éventuelle de prédateurs.







Il nous faudra trois bonnes heures pour rallier Kaa depuis Kannaguass. Peu avant d’arriver, le 4x4 de nos amis fait un drôle de bruit. Après un rapide examen, il s’avère que la plaque de protection sous la voiture s’est en partie détachée. Malgré son épaisseur, elle est maintenant complètement pliée sous le véhicule et frotte le sol. Nous décidons d’aller jusqu’à Kaa Gate avant d’intervenir. A peine arrivés, les rangers nous prêtent immédiatement assistance pour dévisser les écrous restants et enlever complètement la plaque. Vue son épaisseur, impossible d’envisager de la remettre en état nous-mêmes. Tant pis, les amis devront s’en passer jusqu’à la fin du voyage !





Normalement, nous devrions poursuivre la piste jusqu’à Sizatswe où nous avons une réservation pour ce soir. Il existe pourtant deux emplacements de camping à Kaa, mais ce sont des emplacements de secours pour ceux qui se présenteraient à l’entrée de Kaa Gate depuis l’extérieur sans n’avoir rien réservé. Depuis le début, nous avons envisagé de négocier avec les rangers pour pouvoir camper à Kaa. Déjà parce que Sizatswe ne dispose d’aucun équipement, même pas de toilettes sèches. Mais aussi parce que demain un long trajet jusqu’à Ghanzi nous attend, et que partir de Sizatswe prendrait une heure supplémentaire. Etant donné que la journée est déjà bien avancée, les rangers acceptent sans difficulté. Super ! En plus, nous pouvons profiter de sanitaires très corrects avec eau courante et douche. Avant la tombée de la nuit, il nous reste un peu de temps pour nous rendre à un point d’eau situé à une dizaine de kilomètres : nous y voyons que des koudous, des springboks et des gnous. De retour au camp, nous avons la visite d’un ratel peu farouche.



Après cette longue journée pleine de rebondissements, nous dégustons un peu d’Amarula.
Mon voyage au Botswana : https://voyageforum.com/discussion/pays-tswanas-botswana-d9819920/
OL
19/09/2019 : Kgalagadi - Ghanzi En pleine nuit, nous sommes réveillés par le rugissement d’un lion. Après l’avoir entendu une seconde fois, c’est sûr, il se rapproche ! Déçus d’avoir raté celui qui avait traversé le camp de Rooiputs deux jours auparavant, nous sommes fermement décidés de ne pas manquer cette deuxième chance. La tente sur le toit est un excellent poste d’observation. Nous entrebâillons les ouvertures de la tente. La lune est presque pleine, et nous distinguons assez bien tous les alentours. Tout à coup, une forme apparait et se rapproche. Aucun doute, c’est un lion, ou plutôt une lionne que nous percevons parfaitement bien alors qu’elle passe à dix mètres de la voiture. Mais un nouveau rugissement démontre qu’elle n’est pas seule. Quelques instants plus tard, c’est un lion qui approche, juste en face. Nous sommes à la fois excités et effrayés lorsqu’il s’arrête à quelques mètres devant nous et pousse un énorme rugissement. Nous retenons notre souffle. Nous sommes pétrifiés… Enfin pas tout à fait car nous tentons d’immortaliser la scène en prenant une photo. Grand angle et mise au point approximative dans le noir... Dommage, la photo est floue !



Aucunement dérangé, le lion repart, frôle la voiture, renifle un pneu du véhicule des amis, puis disparait dans le noir. Autant dire que nous n’avons pas beaucoup dormi le reste de la nuit. Au petit matin, nous descendons avec prudence et allons voir les empruntes laissés par les félins. Les amis les avaient bien entendus eux aussi, mais n’avaient pas osé ouvrir leur tente. Nous n’avons pas de temps à perdre ce matin, car l’étape s’annonce assez longue jusqu’à Ghanzi.



A la Kaa Gate, nous signons le registre de sortie du KTP. Les voyageurs précédents sont sortis deux jours auparavant, et ceux d’avant il y a tout juste une semaine : le secteur est vraiment peu visité ! La piste en direction de Zutshwa est en sable profond, mais elle est plus large que la dernière du Kgalagadi et la conduite est donc un peu plus aisée. Il y a encore quelques animaux sauvages.





Nous arrivons à Zutshwa par un grand vent soulevant beaucoup de poussière. Les habitants nous saluent au passage. Un péage de 50 pulas (sans contrôle à notre passage) est établi ici, que l’on peut éventuellement payer en Rand, en Euro ou en Dollar Américain.







Plus loin, nous traversons la petite ville de Hukuntsi. Bien qu’elle soit dotée de plusieurs stations-services et pas mal de commerces, nous poursuivons jusqu’à Kang, d’autant plus que ce dernier tronçon est goudronné. A Kang, nous retirons nos premiers pulas à un distributeur. Nous faisons également regonfler les pneus (nous aurions pu/dû le faire à Hukuntsi), ainsi que le plein d’essence, y compris les deux jerricans loués en supplément auprès de Bushlore. Le loueur s’était d’ailleurs un peu étonné qu’en plus de double réservoir du Hilux, nous ayons besoin de jerricans. On va dire que c’est juste pour se rassurer un peu, surtout pour les cinq à six jours au nord de Maun sans approvisionnement possible. La route vers Ghanzi est plutôt monotone. Tout à coup, un gros camion arrivant en face nous fait des appels de phares. Qu’est-ce qu’on a fait de mal ? On est en excès de vitesse ? On est en train de perdre la tente sur le toit ? Pas du tout ! C’est juste pour nous prévenir qu’il y a des éléphants au bord de la route. Nous verrons également de bubales, des autruches et des vautours.





Arrivés à Ghanzi, nous nous présentons au verdoyant Kalahari Arms Hotel and Campsite où nous pensions passer la nuit, mais celui-ci est complet et nous n’avions pas réservé. Nous nous rendons alors au Thakadu Bush Camp, un peu au sud de la ville. Les emplacements pour camper et les sanitaires sont corrects. Il y a un petit point d’eau où diverses espèces d’antilopes viennent se désaltérer, parfois des animaux plus rares mais nous n’en verrons pas.







Nous sommes surtout inquiets par les affiches indiquant que des vols se produisent et qu’il faut éviter de laisser des choses en évidence dans la voiture. Le camp dispose également du wifi (lent) qui nous permet de donner quelques nouvelles à nos familles et nos amis.

Mon voyage au Botswana : https://voyageforum.com/discussion/pays-tswanas-botswana-d9819920/
OL
20/09/2019 : Ghanzi - Central Kalahari Nous complétons les importantes courses d’hier par l’achat de bois, et faisons le plein d’essence en prévision des jours à venir. Nous prenons en effet la direction du Central Kalahari Game Reserve où tout approvisionnement sera impossible. Après une heure environ sur la route de Maun, nous tournons à droite vers le CKGR. La piste sableuse nous oblige à dégonfler les pneus, mais nous roulons plutôt bien jusqu’à la Tsau Gate, l’entrée nord-est de la réserve.



Les crottes d’éléphants sont nombreuses pas ici, et le sympathique ranger qui enregistre notre arrivée nous conseille de nous rendre au point d’eau situé juste un kilomètre au sud. La présence d’éléphants dans le secteur est indéniable, mais nous n’en voyons malheureusement pas. Nous poursuivons sur une trentaine de kilomètres la piste qui longe la limite nord de la réserve. Elle est relativement roulante mais monotone, et la végétation empêche de voir d’éventuels animaux qui seraient dans le coin. Quelques steenboks, couchés à l’ombre, détalent cependant à notre passage. Lorsque nous bifurquons plein sud en direction de Motopi Pan, la piste devient plus difficile. Alternant le sable profond, la tôle ondulée et les ornières, elle est étroite et bordée d’acacias qui griffent la carrosserie. Parfois, la voiture tangue brusquement de droite à gauche, ou rebondit violemment. Les conducteurs, qui ont encore peu d’expérience dans le pilotage de 4x4, doivent rester concentrés.







De plus, la végétation ne permet toujours pas de voir grand-chose, ce qui n’est pas très drôle. Cela nous donne l’impression que le Central Kalahari est vraiment une terre sauvage qui se mérite. Le paysage devient plus sympa lorsque nous entrons dans la Passarge Valley : la végétation est moins dense, la savane herbeuse et desséchée ressemble à l’idée qu’on se fait de la brousse africaine, la faune devient plus visible (springboks, girafes, gemsboks, autruches).



















Tout à coup, freinage d’urgence ! Il y a une forme féline allongée à l’ombre d’un arbuste à une dizaine de mètres de la piste… C’est un léopard ! Malheureusement peu visible derrière de hautes herbes... Nous patientons un moment au cas où il déciderait de bouger... Et nous faisons bien car il se lève, mais prend finalement une direction qui l’éloigne de nous. Dommage, nous ne l’aurons pas bien vu !





Le soleil commence à baisser et le Kalahari devient resplendissant. La piste est encore longue jusqu’à l’emplacement CKPAS1 où nous arrivons juste avant la nuit, assez fatigués. Toilettes sèches, douche-seau hors-service : à 130 € (pour nous 6), oui le Central Kalahari se mérite, financièrement parlant aussi ! Même si la végétation est assez importante, le site domine un peu la plaine et est plutôt sympa. Nous passons une agréable soirée autour du feu en faisant le point sur la journée qui se termine et en nous projetant sur celle du lendemain. Les amis ne souhaitent pas se lever aux aurores, nous démarrerons donc la matinée tout seuls.

Mon voyage au Botswana : https://voyageforum.com/discussion/pays-tswanas-botswana-d9819920/
AI
C'est dingue ça ! Les lions qui traversent le camp à Kaa gate, on a vécu exactement la même chose, ils ont traversé le camp en rugissant en pleine nuit et nous les avons retrouvés au point d'eau d'à côté le lendemain matin. Lors du passage nous n'avions pas sorti le nez de la tente, il faut dire que c'était une tente au sol...Le lendemain matin après leur sieste au point d'eau, les lions ont traversé à nouveau le camp dans l'autre sens. Il semble bien qu'il s'agisse d'une troupe sédentaire qui est là depuis des années et ce genre d'aventure doit se répéter très souvent. Le camping de Kaa gate est à recommander chaudement !
Erwan La vie est belle ! La vie est belle ! Je me tue à vous le dire disait la fleur. Et elle meurt ( J.Prévert)
TO
Même si il est caché, c'est une belle chance d'avoir vu un léopard!
Hakuna Matata!
OL
C'est tout à fait vrai : pas mal de voyageurs disent avoir eu la visite de lions au camp de Kaa Gate. Là ils faisaient clairement le tour de leur territoire, et ça semblait habituel...
Mon voyage au Botswana : https://voyageforum.com/discussion/pays-tswanas-botswana-d9819920/
GI
Bonjour Ludo,

J’ai enfin rattrapé mon retard !

Encore de magnifiques rencontres ! 🤩 Cette fois c’est sûr nous irons dans cette région l’année prochaine !

J’ai donc trois petites questions :

1. Est-il possible de refaire sa réserve de nourritures à Hukuntsi ? Ou devons-nous obligatoirement aller à Ghanzi ?

2. Pourquoi êtes-vous entrés dans le Central Kalahari par Tsau Gate et non par Xade Gate ?

Dernier question pour ceux qui peuvent me répondre :

3. Pensez-vous qu’il est possible de faire en un jour le trajet de Xade Gate à Kaa Gate ?
Nathalie

Photos et carnets de voyage : http://www.girardinphoto.net
OL
Si tu as bien fait attention, lors de la journée du 18/09/2019, nous avions déjà vu un léopard, et même très bien observé. Si cela n'avait pas été le cas, je pense que nous aurions été très frustrés de n'avoir vu que celui-ci derrière de hautes herbes. Mais je voyage n'est pas terminé... [;)]
Mon voyage au Botswana : https://voyageforum.com/discussion/pays-tswanas-botswana-d9819920/
OL
Bonjour Nathalie, En réponse à tes interrogations...

1. Bien que nous ne nous y soyons pas arrêtés, Hukuntsi est une vrai petite ville dans laquelle nous avons aperçu un ou deux supermarchés (et des stations d'essence). Cela semble donc tout à fait possible de ne pas passer par Ghanzi.

2. Depuis Ghanzi, la distance est à peu près la même entre Tsau Gate et l'entrée du CKGR par Xade. Sachant que par le nord il y a une grande partie de route goudronnée, ce doit être plus rapide de rallier le Central Kalahari par là. Après, j'avais lu ici ou là que l'on observait assez peu d'animaux en dehors de Passarge Valley et de Deception Valley, et que les pistes au sud sont bordées de végétation qui ne permet pas de voir grand chose (mais il faut admettre que l'arrivée par Tsau Gate n'est pas top non plus). En fait, je n'ai pas de très bonnes raisons, si ce n'est que c'était notre premier voyage au Bostwana et qu'on a voulu aller à l'essentiel. Il faut bien en garder pour un prochain voyage.

3. Là ça me parait chaud ! Tu connais assez bien de CKGR je crois, alors tu sais que les pistes ne sont pas très roulantes, avec parfois de grosses ornières. Sans parler des animaux que tu verras forcément et pour lesquels tu t'arrêteras plus ou moins longuement. Alors je te retourne la question : toi qui prends habituellement ton temps, pourquoi vouloir parcourir un trajet aussi long en une seule journée ? [;)]
Mon voyage au Botswana : https://voyageforum.com/discussion/pays-tswanas-botswana-d9819920/
GI
😱 Une erreur c’est glissé dans ma question 3 !

Je voulais savoir si il est possible de faire en un jour Xade Gate (CKGR) à Kaa Gate (KTP) et non Xade Gate à Tsau Gate. 😤 J’ai corrigé dans ma première question.

Sinon merci pour les autres réponses !
Nathalie

Photos et carnets de voyage : http://www.girardinphoto.net
AI
C'est gourmand mais faisable. Je me pose la même question pour mon séjour là bas en Avril Mai prochain, nous allons faire Kang-Piper pan ce qui revient à peu près au même dans l'autre sens, par contre, plutôt que de passer par la route qui va vers Ghanzi, nous allons prendre la cutline qui démarre 20 km au Nord de Kang et rejoint la clôture du CKGR pour la longer ensuite plein nord jusque Tsau. Ceux qui sont passé par là m'ont fait savoir que la piste Ouest est qui va à Tsau gate est très mauvaise et que la cut line est bonne ainsi que la majeure partie de la piste qui longe la clôture.
Erwan La vie est belle ! La vie est belle ! Je me tue à vous le dire disait la fleur. Et elle meurt ( J.Prévert)
GI
C'est gourmand mais faisable. Je me pose la même question pour mon séjour là bas en Avril Mai prochain, nous allons faire Kang-Piper pan ce qui revient à peu près au même dans l'autre sens, par contre, plutôt que de passer par la route qui va vers Ghanzi, nous allons prendre la cutline qui démarre 20 km au Nord de Kang et rejoint la clôture du CKGR pour la longer ensuite plein nord jusque Tsau. Ceux qui sont passé par là m'ont fait savoir que la piste Ouest est qui va à Tsau gate est très mauvaise et que la cut line est bonne ainsi que la majeure partie de la piste qui longe la clôture.

Merci, je vais prendre en considération ces informations !

Sinon, nous avions pensé faire le trajet en deux jours, mais en regardant les réservations encore libre au KTP nous devons arriver un jours plutôt à Kaa Gate et nous ne sommes pas très chaud à supprimer une nuit au CKGR.
Nathalie

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OL
Difficile pour moi de te répondre à propos du trajet entre Xade Gate (CKGR) et Kaa Gate (KTP) car je ne connais pas l'état de la piste à la sortie de Xade Gate.
Mon voyage au Botswana : https://voyageforum.com/discussion/pays-tswanas-botswana-d9819920/
AI
Voici la discussion sur 4x4 community https://www.4x4community.co.za/forum/showthread.php/314368-Mabuasehube-Hukuntsi-Polentswa/page2

Drove 33 kms to Kang, fuelled up and then North, on the tar road, 51 kms to the next cut line, direction Easterly, towards the SW point or the CKGR park. Had coord from T4A. Not signposted but obvious. This section was sandy for about 5 kms, with a few farm roads leading off, but great after, for 35 kms from the tar road. At this point we reached a T junction, turned North along a new cut line on the West border of CKGR.

This cut line is 121 kms long and mostly undriven and smooth, sandy with little sections with corrugations. At about 86 kms from the T, a pan with quite a lot of game, typical of CKGR, Pipers or Phokoje Pans. Nice area to stop and maybe wild camp if necessary, off the pan suggested though. At 93 kms a very sandy section, where the track was difficult to drive in, needed low ratio sometimes, but able to drive on the side of the twin track sometimes, in the fire break area, which was grassy and sometimes bushy. Bit tricky as there was modest risk of punctures as the bushes hid the driving surface. Section about 25 kms long, heavy consumption, switching from side to side, eventually a farm and small corrugated section, and uneven, and sandy, after which much of the same as the bad bit at 93 kms, but mostly better.

Then we reached the East West route to Xade. From the intersection, it was 25 kms to Xade, with some 20 kms absolutely lousy, very broken, uneven, corrugated, sandy, cross axle and not a great drive. We were told that the route west from the cut line is tough, with very poor soft sand sections needing low low dune like tyre pressures, diff locks, low ratio and some. We did not see or drive this though.
Erwan La vie est belle ! La vie est belle ! Je me tue à vous le dire disait la fleur. Et elle meurt ( J.Prévert)
OL
21/09/2019 : Central Kalahari Debout à l’aube, nous ne sommes pas dans le Central Kalahari pour le farniente ! La nuit a été d’un calme absolu : pas un bruit d’insecte, pas un cri d’oiseau, … pas un rugissement de lion. Alors que le soleil se lève à peine, nous prenons la direction du Sunday Pan Waterhole ! La piste est assez difficile, étroite et pleine d’ornières. Nous mettons deux fois plus de temps que prévu pour rallier le point d’eau. La faune est déjà active : chacals, steenboks, outardes, gemsboks, pintades, etc.







Un peu avant d’arriver, nous repérons sur la piste des empreintes de félins toutes fraiches. Ils ne doivent pas être loin, peut-être au point d’eau… Mais non ! Le point d’eau est pourtant vaste, mais il n’y a aucun animal, pas même la moindre antilope. Quelle déception ! Nous revenons sur nos pas, attirés par le nom du lieu : nous partons faire le tour du Leopard Pan. Nous voyons un ratel creuser dans un trou, probablement à la recherche de nourriture.





Au sud du pan, un petit bout de piste pénètre à l’intérieur jusqu’à un bouquet d’arbres, puis un second un peu plus loin. Pas de léopard ici, mais un jeune lion est couché dans le second bosquet. Il semble se réveiller. A quelques mètres seulement, nous l’observons s’étirer et bailler. Puis il se lève, parcourt une dizaine de mètres, et s’allonge à nouveau. Nous sommes seuls avec le fauve, et égoïstement nous apprécions encore plus cette rencontre.













Notre emplacement pour la nuit à prochaine n’est vraiment pas loin, alors nous allons repérer les lieux. Au CKSUN1 aussi c’est toilettes sèches et douche-seau hors service, mais nous avons payé moins de 12 €. Dans le CKGR, certains emplacements comme celui d’hier ont été privatisés et coûtent 10 fois plus cher que ceux qui sont toujours gérés par les parcs nationaux du Botswana comme celui d’aujourd’hui, pour un équipement complètement identique. Parlons-en des toilettes : pas franchement propres, et surtout avec d’énormes fourmis qui entrent et sortent en permanence de la cuvette, ça coupe toute envie !



Après cette petite pause, nous retournons voir « notre » lion puisque c’est tout près. Il n’a pas bougé d’un poil ! Une voiture pénètre dans le pan par la petite piste, fait le tour du premier bosquet, puis rebrousse chemin sans poursuivre jusqu’au second groupe d’arbres. Tant pis pour eux !







Devant l’inactivité totale du lion, nous retournons au Sunday Pan Waterhole. Cette fois-ci, de grands troupeaux de springboks et de gemsboks se succèdent au point d’eau.



Nous poursuivons plus au sud et réalisons une grande boucle jusqu’à revenir au Leopard Pan. La piste est vraiment en mauvais état, et aux heures les plus chaudes, il y a peu d’animaux à observer. Nous croyons un instant que « notre » lion est parti, mais il s’est juste déplacé à vingt mètres de là, à l’ombre d’un arbre isolé dans le pan. Nous sortons un peu de la piste pour nous en approcher. Il est toujours aussi léthargique, alors à nouveau de retournons au Sunday Pan Waterhole. Les points d’eau sont si peu nombreux dans le CKGR que nous avons l’espoir que ce sera le défilé des animaux, mais ce n’est pas vraiment le cas, juste quelques gemsboks. Par contre, nous retrouvons nos amis. Nous leur indiquons qu’il y a un lion dans le Leopard Pan, et nous les y guidons.





Nous refaisons la boucle autour du pan, la lumière y est magnifique. Puis nous allons nous installer à notre emplacement. En ligne droite, le lion n’est qu’à un kilomètre de là, et il n’est probablement pas tout seul, alors nous restons sur nos gardes et ne trainons pas trop longtemps dehors le soir.



Mon voyage au Botswana : https://voyageforum.com/discussion/pays-tswanas-botswana-d9819920/
MU
Bonjour Ludo

Il n'a pas l'air du tout en forme ce lion . Je le trouve très maigre....et ce ne sont pas des épines de porc-épic qu'il a, plantées dans le cou? Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
OL
Bonjour Muriel. Après visionnage en détail de toutes les photos du lion, pas d'épine de porc-épic plantée dans le cou, mais en agrandissant une des photos, on en voit clairement une plantée dans la patte avant.

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OL
22/09/2019 (1ère partie) : Central Kalahari

Ce matin encore, nous sommes prêts à l’aube et quittons le camp alors que le soleil se lève à peine. Nos amis ont un peu de mal à suivre notre rythme, et ont décidé de se lever plus tard. Nous avons entendu quelques cris de hyènes durant la nuit, mais aucune visite à signaler. Nous partons donc seuls en direction de la Deception Valley, il fait tout juste 9°.



La piste est vraiment en mauvaise état, nous obligeant régulièrement à nous arrêter pour passer très lentement. Nous apercevons des otocyons, malheureusement assez loin. Aussi des chacals, des écureuils fouisseurs et des outardes. Nous passons par le site où le couple OWENS s’était installé dans les années 70 pour étudier la faune du Kalahari. Leur livre passionnant, « Le cri du Kalahari », fait bien entendu partie de nos bagages, et nous essayons d’imaginer ce qu’a pu être leur vie durant sept ans dans cet environnement sauvage.









De temps en temps, nous nous arrêtons et regardons au loin aux jumelles si un gros chat n’est pas allongé sous un arbre… Généralement, il ne s’agit que d’un tronc, mais là je m’écrie « Ici, trois lions ! ». Après vérification, la copilote valide. Petit problème : ils sont à environ 200 mètres de la piste, et les règles de la réserve stipulent qu’il faut justement rester sur les pistes. Tant pis, l’envie est trop grande, et en plus depuis ce matin nous n’avons pas croisé un véhicule. Nous enfreignons donc le règlement et nous nous approchons doucement des lions. Ils ne sont pas trois mais six, deux lions et quatre lionnes !















Nous ressentons une petite pointe de fierté d’avoir pu dénicher ce groupe de félins, et égoïstement nous apprécions d’autant plus ce moment que nous sommes seuls avec eux. Il n’est pas encore 9h, mais ils sont déjà assoupis. En fait pas tant que ça, car dès que leur corps est un peu au soleil, ils se lèvent, font quelques mètres et se recouchent. Du coup, ils sont relativement actifs, se déplacent régulièrement et se font des câlins.













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RO
Waouh! Que de lions ces deux journées, mais j'imagine que ce n'est pas fini [;)]
"Voyager est un triple plaisir : l'attente, l'éblouissement et le souvenir." Ilka Chase
OL
22/09/2019 (2ème partie) : Central Kalahari

Nous observons les six lions depuis près de deux heures lorsqu’une voiture approche, la première que nous voyons depuis environ quatre heures que nous avons quitté le campement. Ce sont nos amis qui nous ont aperçus depuis la piste, et qui se sont dit que si on était là, c’est qu’il y avait de bonnes raisons. Nous restons quelques minutes à leur côté, puis quittons les lieux et poursuivons vers l’ouest notre trajet dans la Deception Valley qui aujourd’hui porte bien mal son nom. Nous apercevons plusieurs groupes de girafes dont la plupart se tiennent à l’ombre dans des bosquets, il fait déjà très chaud. Au Letiahau Waterhole, la faune n’est pas nombreuse : juste des pintades. Nous nous y arrêtons tout de même un peu, mais aucun autre animal ne vient se désaltérer.









Un peu plus à l’ouest (comme dirait le Professeur Tournesol), nous tombons sur trois lionnes couchées sous des acacias juste au bord de le piste. Pas complètement amorphes bien que peu actives, nous les observons un bon moment.







Nous poursuivons encore un peu plus à l’ouest, mais devant le faible nombre d’animaux (il fait vraiment chaud à cette heure de la journée !), nous décidons de rebrousser chemin. Nous repassons à côté des trois lionnes et nous ne pouvons nous empêcher de les observer à nouveau.





Pareil plus loin avec le groupe de six lions qui n’a pas beaucoup bougé depuis le matin. Leurs positions sont vraiment amusantes : affalés les uns sur les autres ou endormis les quatre pattes en l’air.







La journée est déjà bien avancée, et pour y être passés le matin, nous savons que la piste est peu roulante et pleine d’ornières pour nous rendre à notre campement de ce soir. Pourtant, jamais rassasiés, nous quittons la piste principale pour faire le tour de Deception Pan où nous voyons quelques antilopes et des écureuils fouisseurs.















En fin d’après-midi, nous nous installons au Kori Campsite #4 (CKKOR4). Là encore, la douche-seau est hors service, mais la vue est relativement dégagée et l’emplacement plutôt agréable.
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OL
Et encore, la journée record est pour plus tard ! Patience... [;)]
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GI
Et encore, la journée record est pour plus tard ! Patience... [;)]

Pourtant je suis déjà sans voix ! 🤩
Nathalie

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OL
23/09/2019 : Central Kalahari - Makgadikgadi

Nous sommes prêts de bonne heure et prenons la direction de Matswere Gate. Nous quittons le Central Kalahari un peu à regret, même si l’absence de douche commence à se faire sentir. A la gate, l’accueil est toujours aussi sympathique, et l’on nous demande d’indiquer si nous avons vu des lions, léopards et autres animaux plutôt rares. A l’extérieur de la réserve, la piste est un peu meilleure, mais toujours sableuse. Nous observons encore quelques antilopes, mais ce sont surtout de grands troupeaux de bovins qui nous ralentissent.



Nous rejoignons la route goudronnée à Rakops où nous regonflons les pneus et faisons le plein de diesel. Ce gros village nous semble très vivant : il y a un marché et beaucoup de monde dans les rues dont des femmes Héréros toujours superbement habillées. Nos réserves en nourriture sont encore importantes, et c’est tant mieux car les magasins sont plutôt mal approvisionnés. Chez le boucher situé juste en face de la station-service, il n’y a aucune viande à vendre, et dans une autre boutique du même type, juste des poulets surgelés. On espérait mieux !





Nous reprenons la route en direction de Khumaga. C’est reposant de ne plus rouler dans le sable et la poussière, mais nous savons que cela ne durera pas. Tout à coup, grand coup de frein : il y a trois éléphants juste en bordure de route. A Khumaga, nous bifurquons vers le Makgadikgadi Pans National Park. La rivière Boteti est à sec et nous avons un peu de mal à imaginer qu’elle puisse être pleine d’eau. En tout cas la barge est là, échouée sur la terre, et nous traversons sans difficulté un petit trou d’eau pour atteindre la rive opposée. L’entrée du parc est juste là, et l’on nous prévient de nous méfier des singes vervets qui sont de gros chapardeurs.





Zèbres, gnous, koudous et impalas, les herbivores sont déjà très visibles. Mais avant de partir à la découverte de la rivière Boteti, nous nous posons un peu au camping, un passage par les douches étant absolument nécessaire. La piste qui domine la rivière est en sable très profond, et il faut faire attention aux zèbres et aux impalas qui surgissent en courant. En prenant un petit bout de piste sur la gauche, nous nous retrouvons juste au-dessus d’un grand groupe d’hippopotames couchés au bord de l’eau. Encore mieux, il est possible de descendre dans le lit de la rivière !







Bien qu’il y ait globalement peu d’eau, nous trouvons le paysage bien vert comparé à la végétation jaunie du Central Kalahari. La faune est importante : des girafes, des grands troupeaux de zèbres et de gnous, mais aussi de nombreux éléphants et des oiseaux de diverses espèces (vautours, marabouts, tantales ibis, etc). Nous sommes vraiment émerveillés par ce cadre naturel magnifique. Nous observons longuement les éléphants en restant à distance raisonnable, ce qui n’est pas le cas de tous. Nous roulons un peu n’importe où dans le lit de la rivière, en faisant bien sûr attention à ne pas effrayer les animaux et à ne pas rester plantés dans la boue.



















Pour remonter sur les hauteurs de la rivière, nous passons pour la première fois en vitesses courtes car la pente est raide et le sable très mou… Ça passe ! Nous progressons dans la conduite du 4x4, mais nous sommes encore un peu justes pour le Dakar ! [;)] Nous poursuivons la piste qui surplombe la rivière, puis rentrons au camp un peu avant la nuit.



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OL
24/09/2019 : Makgadikgadi - Nxai Ce matin, les vervets ont envahi le camp. Nous restons vigilants au moment de ranger nos affaires car ils ont vite fait d’entrer dans les voitures pour chiper quelque chose.



Nous retournons dans le lit de la rivière Boteti. L’activité y est bien moins importante que la veille, mais nous observons tout de même des girafes, des gnous, des impalas et plusieurs espèces d’oiseaux. Du coup, nous ne trainons pas trop ici et prenons la direction Phuduhudu Gate au nord du parc. Le sable est toujours profond et donc la vitesse très modérée. Malgré quelques passages délicats, nous ne nous ensablons pas. La végétation est dense et nous voyons peu d’animaux. Comme toujours en quittant les réserves, nous signons le registre : nous sommes les premiers aujourd’hui à sortir par là. Nous rejoignons la route goudronnée qui relie Maun à Nata, mais pour la dizaine de kilomètres nécessaire pour atteindre l’entrée du Nxai Pan National Park, nous n’avons pas le courage de regonfler les pneus. Je me répète, mais l’accueil à l’entrée du parc est à nouveau très cordial. Les rangers esquissent quelques mots de français. La piste qui monte vers le nord est large, mais rapidement ennuyeuse. Au bout d’une vingtaine de kilomètres, nous bifurquons vers le secteur de Baines Baobabs. La végétation en partie calcinée et l’odeur de fumée indiquent que le coin a subi un incendie récemment.



Nous trouvons le trajet vraiment long, mais la découverte des baobabs géants en bordure du vaste pan nous fait vite oublier la monotonie de la piste et la quasi absence d’animaux. La sensation d’isolement est immense. Par contre, à cette heure-là de la journée, la lumière n’est pas idéale pour les photos.











Cela aurait pu être sympa de dormir par ici, mais nous avons fait le choix de dormir à South Camp. Nous trouvons la piste qui monte vers le nord toujours aussi peu intéressante, et juste en bordure la savane est en feu.



A l’arrivée à South Camp, la présence régulière d’éléphants est flagrante tellement il y a de bouses. Sans parler des sanitaires qui sont entourés d’un dispositif empêchant les pachydermes de pénétrer à l’intérieur. Un éléphant est justement là, à côté des toilettes : il est en train de siphonner les eaux usées ! Après une petite pause, nous partons sillonner les pistes du parc.



Avec les fumées dues aux incendies, le ciel est bizarre, tout opaque. La faune se fait vraiment rare, mais les bouses d’éléphants sont très abondantes. Nous filons sur l’unique point d’eau permanent. A notre arrivée, un gros éléphant de désaltère. Puis ce sera le défilé continu de plusieurs groupes d’éléphants. Deux girafes tentent de s’approcher, puis finalement renoncent. Les voitures sont nombreuses, comme s’il n’y avait que là qu’on pouvait observer des animaux. Nous regardons longuement les pachydermes prendre leur bain, s’asperger et jouer bruyamment dans l’eau. Nous sommes aux premières loges, voire même un peu près quand certains d’entre eux décident de quitter le point d’eau. Nous évacuons en urgence !















Après un petit tour sur d’autres pistes, nous retournons au point d’eau pour le coucher de soleil : fabuleux ! Nous y restons presque jusqu’à la nuit.





De retour au camp, alors que nous sommes en train de préparer le repas, un éléphant passe à une dizaine de mètres seulement. Pour économiser un peu de bois, nous faisons brûler de la bouse. Durant le dîner, nous voyons une belle araignée jaune à juste un mètre de notre table, puis un scorpion jaune qui nous passe en les pieds. Plus tard, nous découvrons aussi une mygale et un scorpion noir juste devant les toilettes. Il craint un peu le coin ! D’autant plus que le feu de brousse n’est pas très loin puisque nous distinguons la lueur des flammes.

Mon voyage au Botswana : https://voyageforum.com/discussion/pays-tswanas-botswana-d9819920/
TO
Très intéressant ce récit : je connais un peu la namibie et l'Afrique du sud mais pas le Botswana! Ca donne des idées![;)]
OL
Tant mieux si mon carnet te donne des idées de voyage. Et désolé si je ne vais pas très vite dans la publication de mon récit, mais je manque un peu du temps...
Mon voyage au Botswana : https://voyageforum.com/discussion/pays-tswanas-botswana-d9819920/
OL
25/09/2019 : Nxai - Maun Avant de quitter le Nxai Pan National Park, nous nous rendons au point d’eau où la veille se concentraient les éléphants, mais aucun animal ne s’y trouve. Nous mettons une heure pour atteindre la route goudronnée par la même piste qu’hier, monotone et pas franchement facile. Heureusement, la route en direction de Maun est plus reposante, même s’il y a quelques nids de poule. Il faut surtout se méfier des zèbres, des girafes et des phacochères qui divaguent en dehors de toute réserve.





En arrivant à Maun, nous sommes étonnés de voir des vaches, des ânes et des chèvres en liberté dans les rues, car c’est quand même une grande ville à l’échelle du pays. Elle nous semble également très animée et bien loin de la description qu’en font Delia et Mark OWENS dans leur livre « Le cri du Kalahari ». Pourtant il n’y a rien à faire ici… si ce n’est que c’est la porte d’entrée du delta de l’Okavango !!! [;)] Et justement, nous nous précipitons au petit aéroport dans le but de réserver un survol (partiel) du delta pour aujourd’hui ou demain. La première compagnie que nous avions repérée, Mack Air, n’a pas de disponibilité avant trois jours. Mais heureusement, Major Blue Air nous propose un survol pour le jour-même 16h00. Parfait ! Cela nous laisse le temps d’aller faire une petite pause au camping Maun Rest Camp situé quelques kilomètres au nord de la ville. Le site est calme et arboré, en bordure de la rivière complètement asséchée. De retour à l’aéroport, nous embarquons tous les six dans le même avion. Chacun dispose d’un hublot : c’est parfait ! Et l’on peut même s’installer à la place du copilote… mais en évitant de toucher au manche ! Il y a un fort vent et le pilote nous indique que ça va secouer !





Bien que ce soit la saison sèche, les couleurs sont superbes : du jaune, du vert, du bleu. Il faut avouer quand même que nous nous attendions à voir davantage de zones humides. C’est la preuve, une nouvelle fois, qu’une sècheresse sévère touche actuellement l’Afrique Australe. C’est sûr qu’à une autre période de l’année, le delta aurait sûrement eu un tout autre aspect.











Nous sommes cependant ravis d’apercevoir des éléphants, des girafes, des zèbres, des hippopotames, ainsi que d’immenses troupeaux de buffles et de gnous. Comme prévu, les turbulences sont importantes et il y a plusieurs malades dans l’avion, mais nous profitons de tous les instants.











Pour nous, le delta de l’Okavango est un lieu un peu mythique dont nous rêvions depuis longtemps : nous sommes comblés !











Malheureusement, le pilote reprend la direction de Maun. L’atterrissage avec un fort vent de travers est assez impressionnant, mais tout se passe bien.



Avant de rentrer au camping, nous passons au « liquor shop » car nos réserves sont épuisées.
Mon voyage au Botswana : https://voyageforum.com/discussion/pays-tswanas-botswana-d9819920/
OL
26/09/2019 : Maun Comme au Tour de France, c’est un peu une journée de repos pour nous aujourd’hui. Du coup, nous ne nous levons qu’à 8h00, une première durant ce voyage. Il y a eu beaucoup de vent toute la nuit, et cela continue. Contrairement aux photos que l’on trouve sur le site internet du Maun Rest Camp, ou sur Google Street View, la rivière Thamalakane au bord de laquelle nous campons est complètement à sec. C’est un peu décevant ! Celle-ci est envahie par des vaches… nous aurions préféré des hippopotames !



Nous partons cependant nous promener à pieds dans le lit de la rivière jusqu’à un petit trou d’eau où quelques pêcheurs trempent leurs lignes. A notre grande surprise, l’endroit est infesté de crocodiles, une quinzaine de spécimens de toutes tailles. Quelques oiseaux pêcheurs sont également là, ainsi que plusieurs varans. Nous passons un bon moment à regarder les crocodiles car le relief est tel que nous pouvons les observer de près sans aucun risque.





























Nous passons une bonne partie de la journée à nous reposer et à lire. Dans l’après-midi, nous allons faire des courses car il n’y aura aucune possibilité d’approvisionnement durant les cinq à six jours qui arrivent, sans oublier le plein d’essence. Nous passons au marché artisanal situé au bord de la route. Il y a des choses sympas, et chacun tente de nous faire croire qu’il a fabriqué lui-même tout ce qu’il vend.

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TO
Jolies photos des crocodiles. On vous croirait juste à côté
Hakuna Matata!
OL
On était très près en effet, mais en surplomb du point d'eau donc dans une zone sans risque (précisément depuis le Old Bridge Backpackers).
Mon voyage au Botswana : https://voyageforum.com/discussion/pays-tswanas-botswana-d9819920/
OL
27/09/2019 (1ère partie) : Maun - Moremi

Nous quittons Maun à destination de Moremi. Nous croisons beaucoup d’enfants qui vont à l’école, et petits ou grands, nous avons l’impression qu’ils sont tous scolarisés. C’est une bonne chose !



A une trentaine de kilomètres au nord, la route goudronnée se transforme en piste, cependant assez roulante. Vingt kilomètres plus loin, nous arrivons au niveau d’une barrière vétérinaire, mais il n'y a pas de contrôle dans ce sens : un petit bonjour de la main et nous poursuivons. Avant d’arriver à Moremi, nous observons déjà des éléphants et des girafes, dont certains qui traversent sans prévenir. [:)]









Comme nous n’avons pas réussi à obtenir un emplacement dans les camps à l’intérieur de la réserve (bien que nous nous y soyons pris huit mois à l’avance), nous avons un léger doute au moment d’entrer : allons-nous être autorisés à la visiter ? Comme nous avons réservé plusieurs nuits au Mbudi Campsite, à dix kilomètres de Khwai, cela ne pose pas de problème particulier. Ouf !



Nous prenons la direction de Black Pool et Xini Lagoon. Le paysage est plus arboré que dans les réserves que nous avons visités jusqu’à maintenant, mais pas beaucoup plus vert. Pour être à proximité immédiate du delta de l’Okavango, c’est quand même bien sec. Les animaux sont cependant abondants : girafes, phacochères, zèbres, impalas et autres, mais surtout de très nombreux éléphants. Parfois solitaires, mais le plus souvent en groupes, nous distinguons clairement toutes les générations : adultes, ados et éléphanteaux minuscules.









Bien abîmé ce zèbre











Mon voyage au Botswana : https://voyageforum.com/discussion/pays-tswanas-botswana-d9819920/
OS
bonjour, waaouhhh j'ai dévoré et j'attends le reste avec impatience.. je crois que j'ai trouvé notre prochain voyage. après le kenya, la tanzanie du nord et la tanzanie du sud, c'est le voyage qui me plait! merci à vous pour ces magnifiques photos[:)] merci
Nathalie L
OL
Merci Nathalie. Il faudrait que j'arrive à aller plus vite dans la mise en ligne de mon carnet de voyage, car là je trouve que ça traine une peu.

En tout cas, je t'encourage à voyager au Botswana. Petite remarque importante : il faut s'y prendre très à l'avance (1 an, voire plus ?) car les possibilités d'hébergement sont limitées, en particulier à Moremi, Savuti et Chobe. Nous on s'y est pris 8 mois à l'avance et nous n'avons pas eu de place dans les camps de ces réserves. Nous nous y sommes donc pris autrement et avons quand même vu beaucoup de choses. J'admets cependant que j'ai un petit regret de n'avoir pu dormir dans Moremi (même si nous étions juste en bordure) car au final ça a été ma réserve préférée.
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OL
27/09/2019 (2ème partie) : Moremi

La réserve est grande et nous nous rendons compte que nous ne pourrons pas poursuivre très longtemps vers l’ouest. Nous rebroussons donc chemin pour nous rapprocher de North Gate.



C'est pas beau de tirer la langue [:P]

A l’Hippo Pool, les hippopotames sont bien présents. Un grand groupe d’éléphants s’approche pour boire.









Un peu par hasard, nous pénétrons ensuite dans la zone marécageuse au nord-est du parc, pas très loin de North Gate, plus ou moins en bordure de la rivière Khwai. La faune y est extrêmement riche avec pas mal d’oiseaux, des waterbucks, des babouins, et tout un tas d’autres espèces.













Nous y aurions bien trainé un peu, mais le soleil commence à décliner et il va nous falloir rejoindre notre camp à l’extérieur de la réserve.

Nous nous arrêtons quelques instants faire des photos du pont de la rivière Khwai (l’autre ! [;)]), pendant que nos amis poursuivent la route. Nous n’avons pas plus de cinq minutes de retard sur eux.



Village de Khwai

Quelques kilomètres après le village de Khwai, plusieurs véhicules sont à l’arrêt, dont celui de nos amis. Nous communiquons avec eux par talkie-walkie : trois lycaons étaient là, mais ils viennent tout juste de disparaitre. Quelle déception pour nous qui n’en avons jamais vu ! Nous arrivons au Mbudi Campsite à la nuit tombante. L’accueil est sympathique et les sanitaires très corrects avec de l’eau courante et des douches chaudes. Mais surtout, la vue depuis les quatre emplacements en bordure de la rivière Mbudi est vraiment magnifique. On ne le sait pas encore, mais ce sera probablement le plus bel emplacement de tout le voyage.



On entend les hippopotames pas loin, et les nombreuses bouses d’éléphants démontrent que des pachydermes sont dans les parages.
Mon voyage au Botswana : https://voyageforum.com/discussion/pays-tswanas-botswana-d9819920/
OL
28/09/2019 (1ère partie) : Moremi

Durant la nuit, nous avons entendu les hippopotames brouter à proximité de la tente, et aussi le rugissement d’un lion heureusement plus lointain. Un peu frustrés de n’avoir pu pénétrer profondément dans la réserve de Moremi la veille, nous avons décidé de nous lever suffisamment tôt ce matin pour être à la ‘gate’ dès l’ouverture à 6h00. Nos amis ne sont pas aussi courageux et ont préféré différer un peu leur départ. Il fait donc nuit noire et seulement 6° lorsque nous nous levons. Bien que nous soyons désormais habitués, il faut toujours un peu de temps pour plier la tente et nous préparer, et après environ vingt minutes de piste, nous nous présentons à la North Gate. Il est 6h02 et aucun ranger n’est en poste. Tant pis pour la signature du registre, et comme nous avons déjà notre permis pour aujourd’hui, nous ne nous considérons pas en faute ! Bien que notre objectif du jour soit de rallier Third Bridge (et de revenir), nous commençons par nous rendre dans la zone marécageuse située sur la droite peu après l’entrée du parc. La lumière est superbe et nous découvrons les premiers animaux du jour : zèbres, phacochères et waterbucks.



Tout à coup, nous apercevons deux lycaons surgir juste en face de nous. En fait, il en arrive de partout, et c’est finalement une horde d’environ vingt-cinq individus qui s’approche. Et comme par miracle, ils viennent se poser à proximité de la piste, à seulement une dizaine de mètres de nous. Nous sommes aux anges ! Nous avions raté de peu trois chiens sauvages hier, mais là c’est encore mieux ! Deux d’entre eux portent un collier émetteur, preuve que la troupe est surveillée. Alors que la plupart des lycaons adultes se reposent, pendant que quelques autres restent aux aguets, les chiots font… les chiots : ils courent partout, se sautent les uns sur les autres, se mordillent les oreilles. Adorables !

















Ayant bien préparé notre voyage [:)], nous savons que les lycaons sont souvent suivis de hyènes, alors nous scrutons la brousse. Et en voilà justement une, suivie d’une seconde ! Elles restent à distance, mais nous arrivons à les approcher avant qu’elles ne disparaissent dans les hautes herbes. La journée débute superbement bien !









Nous poursuivons notre périple vers l’ouest. Au fur et à mesure que nous avançons, les zones humides sont de plus en plus importantes, et la faune toujours nombreuse.













Mon voyage au Botswana : https://voyageforum.com/discussion/pays-tswanas-botswana-d9819920/
GI
Quelle chance cette rencontre avec les lycaons ! 🤩
Nathalie

Photos et carnets de voyage : http://www.girardinphoto.net

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