Il est 6h30 et je suis coincé dans un petit cybercafé au milieu de nulle part. C’est étonnant comme la technologie peut nous rattraper à l’autre bout du monde. Je suis arrivé dans ce pays, le Sidisthan depuis à peine 3 jours et déjà, je me sens déjà différent. Mais le mieux est de commencer par le début.
Cela fait des années que je rêve de voyager mais mes moyens financiers, et la peur de partir aussi je crois, m’en ont toujours empêché. Puis j’ai visité ce site et j’y ai vu que partir était possible. Alors, j’ai posé un congé sans solde à ma boîte, j’ai ramassé toutes mes économies et j’ai acheté un billet (aller-retour) pour Damly, la capitale.
Le voyage a commencé bien avant d’arriver. L’avion que je devais prendre ne faisait qu’escale à Damly. Je me suis donc retrouvé coincé avec un groupe d’enseignants français en partance pour Beijing. Je dis Beijing parce que c’est « comme ça qu’on doit dire ». Quand j’ai voulu demander où allaient ces personnes, ils m’ont dit en me regardant bizarrement « Beijing ». J’ai ouvert de grands yeux et ai fait répéter. « Beijing ! Mais vous pouvez dire aussi Pékin, si vous voulez ». Je me suis senti tout petit devant tant de connaissance. J’ai donc voyagé pendant des heures en écoutant bien malgré moi une leçon de sinologie (non-appliquée) apprise depuis peu dans guide bleu. Cela aurait pu être instructif si mes jambes n’avaient pas été coincées contre le siège de devant et si j’avais pu regarder le film tranquillement sans être obligé d’hocher de temps en temps la tête d’un air passionné.
Par politesse, je pense, mes voisins m’ont demandé où j’allais puisque, visiblement, je ne descendais pas à Beijing (je me serais cru dans le métro : Vous descendez à la prochaine ?). J’ai donc lâché un « Damly ». Ce fut la seule fois, où le silence régna un court instant dans mon espace aérien restreint. « Où avez-vous dit ? » J’ai donc répété ma destination.. « Mais il n’y a rien là-bas ! » J’aurais pu dire Metz, que j’aurais eu le même effet. Aller passer ces vacances dans un endroit où il n’y a ni musée ni boutique de souvenirs semblait faire de moi un aliéné. J’ai tenté un timide « Mais il y a des gens, vous savez ». Qu’avais-je dit là ! J’eu donc droit à un exposé (cours ?) sur le bon choix du bon endroit pour de bonnes vacances, c'est-à-dire (mais vous l’aurez deviné) Beijing !
Heureusement, nous avons fini par arriver à Damly. Au moment de quitter l’avion, j’ai vu comme un regard de pitié dans les yeux de mes voisins de trajet. Que m’importait maintenant d’être un inculte, j’étais enfin là où je voulais être.
A suivre... (Je vais aller prendre mon petit déjeuner.)
Damly est tellement au Nord, que beaucoup croit que c'est inhospitalier.... Considère que tu as beaucoup de chance, tu n'as pas dû croiser beaucoup de touristes.
Allez la suite!!
Ouaip...nous sommes entre deux eaux... va savoir vers laquelle il va nous entraîner et avec quel moyen de locomotion...rien n'est certain n'est-ce-pas ? 😛
Son petit-déjeuner va peut-être se transformer en déjeuner et je me permets de te répondre connaissant bien Damly.
C'est très distant, au Nord-Est de Rigaï, les montagnes entourent le gros bourg. Un paysage suuuuuuuuublime!!
Je viens de petit-déjeuner et me revoilà. J'ai voulu partir ausssi en bateau (pour vous y mener) mais le voyage aurait été trop long.
Ne me reprochez pas, une certaine liberté imaginaire, j'ai donné un titre parlant à ce récit (ou alors il ne faut vraiment n'avoir qu'un seul neurone😉).
Arrivé donc à l'aéroport, j'ai fait la queue comme il se doit aux bureaux de la douane. Venant d'un pays jadis de liberté et des droits de l'homme, je pensais (naïvement) que mon entrée dans cette petite république asiatique serait facile. Que nenni! Je tendis mon passeport et le sympathique militaire me dévisagea avec un sourire qui ramenait celui du pitbull de ma voisine comparable à celui de Julia Roberts. Il fit venir un supérieur (on les reconnait à la quantité de jolis rubans de couleur cousus sur leur non moins jolis uniformes). celui-ci me demanda dans un anglais approximatif d'où je venais. Il devait bien le savoir car je descendais à l'instant du seul avion de la journée! Je lui répondis avec mon plus beau sourire que j'arrivais de la ville lumière. (Paris, pour les non-enseignants qui lisent ce texte!). "Ah! Zidaneuuu". Merci Zizou, tu venais de me sauver d'un emprisonnement de 20 ans pour trafic d'idées subversives (Ben oui, je transportais un "Canard enchainé" dans mes bagages!)!
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En aparté:
( Il me semble que le menteur s'essouffle un peu. Un Corn Flakes resté bloqué sur le neurone ? )
Questions existentielles : Peut-on faire un bon menteur si l'on n'a pas d' imagination ? J.G. Ballard avait-il bien effectué ce voyage sur Terre aux alentours de 2086 lorsqu'il écrit Sécheresse ? Qu'est-ce qui est le plus plaisant dans un "carnet de voyage" ? Le coté guide du Routard ? Ou le récit d'une expérience ?
Catherine
" La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char
Pardonnez ces interruptions dues à un voisin local qui me harcèle de questions sur les chances de la France à la coupe du Monde de football. J’ai beau tenter de lui expliquer que je n’y connais rien, il s’acharne à me convaincre des chances de sa nation à arriver en finale.
Où en étais-je ? Ah oui, l’aéroport. Donc, j’ai dû remplir un formulaire me demandant une foule de renseignement sur ma vie (marié, divorcé, célibataire, enfants, animaux domestiques, signe astrologique…), mes projets d’itinéraires (j’en savais absolument rien, mais j’ai inscrit Rigaï, pour faire sérieux). Finalement après de multiples vérifications de mon passeport et de mon visa, je suis sorti de l’aéroport. J’ai été aussitôt assailli par un nombre impressionnant de guides « officiels » qui me proposaient de me conduirent à « a very nice hotel, not expensive en plus ». J’ai plutôt choisi de prendre un bus local. L’aventure continuait. Ce ne fut pas une croisière apocalyptique mais pas loin. Je désirais simplement me rendre à Grashiag, quartier des hôtels, bien connu des guides touristiques. Je ne savais pas que cela relevait de la gageure. Mes bagages furent hissés, euh, non, jetés sur le toit du véhicule et je montais à l’intérieur. Au départ je pensais qu’il était plein. Il l’était ! Mais une dizaine de personnes y prirent quand même place, dont votre serviteur. Je me retrouvai coincé entre un fermier qui revenait (ou allait) au marché vendre ses poules, et un homme (du moins je crois) qui continua sa nuit sur moi…
Je ne comprends pas pourquoi tu as choisi le quartier Grashiag en te référant à ton guide. Il suffisait de marcher dans la rue Dubrovnack pleine d'affichettes te proposant le logement chez l'habitant. C'est spartiate mais authentique. Pour quelques levols tu as une carpette et une tinette dans la cour. Dans ce pays les gens ont le sens de l'hospitalité.
Pourquoi n'as-tu pas mis ton sac à dos dans le bus, en poussant les poules, il n'y aurait eu aucun problème ? Tu as dû craindre de le perdre, les bus locaux n'ayant pas de galerie.
J'attends la suite avec impatience. 😏
Sur le plan, Grashiag semblait non seulement proche de l’aéroport (qui n’est en fait qu’un grand hangar) mais en plus quasiment tout droit. Quelle erreur ! Ici rien n’est tout droit ! Il semble que cette notion soit une invention qui n’a jamais passé les frontières de ce pays. Les rues sont en travaux, à sens unique (ce qui veut dire qu’il y a des véhicules dans les deux sens mais que le bus fonce dessus de plein droit), et une foule continue qui entoure le bus de toutes parts. Cette ville ressemble à un musée de l’ère soviétique (jeu de mot!). Les bâtiments officiels sortent tout droit de Tintin au pays de Soviets. Ils sont délabrés mais semblent être encore en activité. Heureusement que la foule est là pour habiller ce gris de couleurs. Après une bonne heure d’un voyage chaotique, j’arrive enfin à destination. Mes bagages sont « délicatement » jetés sur le trottoir et le bus repart dans un nuage de fumée.
Je cherche frénétiquement dans mon guide le nom de mon hôtel. Il s’agit du « International Majestic ». Les sidisthanais sont gentils et serviables. Peut-être même un peu trop quand il s’agit de vous aider à trouver votre chemin. Si j’avais suivi leurs conseils, je pense que je serais encore à cet arrêt de car. Finalement, je décide de trouver moi-même cet hôtel. Je suis passé devant à deux reprises sans même m’en apercevoir. Il faut dire qu’il n’avait d’hôtel que le nom et de majestic que l’ambition. (C’est pas mal ça, non ?)
Je ne savais pas pour la Dubrovnack street. A mon retour j'y penserai. Effectivement il n'y a pas de galerie sur les bus, mais ils collent des grandes bandes sur les sacs et cela adhère (plus ou moins) sur le toit de bus. Par contre je suis tout à fait d'acord quant à l'hospitalité de ce peuple, fier mais accueillant.
Pour le prix, j'ai payé 250 levols la chambre. Tu crois que c'était trop cher?
Non, 250 levols pour l'international majesctic, même piteux comme tu l'as constaté, c'est un prix-touriste normal.
Pour le retour je te donne l'adresse d'un ami : 438A rue Dubrovnack. Tu donnes 30 levols, c'est tout bon et tu lui offres une bière "kingmeet" en allant au petit bistrot derrière la mosquée. Tu auras une expérience inoubliable.... On te sert la bière dans une sorte de samovar pour que chacun ignore que tu bois de l'alcool (personne n'est dupe) et il y a un léger parfum d'interdit savoureux !!
J'ai entendu parlé de ce subterfuge. D'ailleurs une chanson d'ici en parle. "Vous qui passez samovar..."🤪
Je crois qu'il faut aussi montrer un peu de tolérance vis-à-vis des coutumes locales. J'en reparlerai d'ailleurs quand j'en serai aux repas. Je n'ai rien contre les habitudes alimentaires, mais je ne me suis jamais fait au chien des prairies bouilli. Bouilli! Tu te rends compte! Alors qu'en civet, je ne dis pas... Mais j'en dirai plus le moment venu.
A la réception, une charmante femme me demande par gestes combien de temps je compte rester. Vu le palace, je décide de revoir mon séjour à la baisse. Elle me donne les clefs et m’indique avec la main une vague direction au fond de la cour. Je me dirige donc vers ma chambre dans laquelle j’ai bien l’intention de me reposer un peu. J’arrive devant une porte à l’improbable numéro peint en lettres écarlates (cela ne veut rien dire mais ça sonne bien). J’introduis la clef et la tourne. Rien ne se passe. J’essaie encore et encore mais la porte refuse obstinément de s’ouvrir. Je retourne donc à la réception et essaie de traduire (mon sidisthanais étant réduit à quelques phrases indispensables : moi vouloir manger / boire / dormir, au secours on m’assassine, un thé avec un nuage de lait s’il vous plaît…) mon incapacité à ouvrir la porte. La jeune femme tente alors de m’expliquer le mécanisme physique élémentaire qui devrait permettre à la dite porte de faire son travail, à savoir me permettre d’entrer dans ma chambre. Devant mon air ahuri, elle décide de prendre les choses en main (c’est une expression !) et passe devant moi avec un sourire aux lèvres. Elle pense, j’en suis sûr, « Et dire qu’ils se prennent pour les maîtres du monde ! ». Arrivés devant la porte récalcitrante, elle me prend la clef des mains, l’introduit dans la serrure et la tourne tout en donnant un coup d’épaule à faire rougir d’envie un demi de mêlée toulousain.
Miracle, la porte s’ouvre. Elle me tend les clefs avec un sourire mi narquois mi raisin.
Je m'écroule donc sur le lit. Je dois avouer que la propreté n'est pas alors ma préoccupation immédiate. Je veux juste dormir un peu. J'ai le dos en compote. Je ferme les yeux et m'endors. C'est une drôle d'impression qui me réveille. Comme si on me regardait. D'ailleurs on me regarde. La porte de ma chambre est grande ouverte (j'ai commis la grave erreur de ne pas la fermer à clef mais j'ai eu peur de ne pouvoir la rouvrir) et dans l'encadrement trois paires d'yeux me regardent dormir.
(Je vais devoir m'absenter quelques instants, j'ai une kingmeet sur le feu... De toute façon, je trouve que cela laisse un bon suspense dans l'air😏)
Une remarque, je ne suis jamais allé au Sidisthan, cependant, je me suis laissé dire par un voyageur confirmé à moins que je ne l'ai lu sur ce forum, qu'on reconnaît si un paysan va ou revient du marché vendre ses poules à la présence à ses coté des dits volatiles. Sinon une autre question peut se poser au voyageur curieux des usages locaux : est-ce que cet homme ne serait pas allé acheter des poules au marché ? question qui bien entendu change absolument tout quant aux habitudes et aux comportements des indigènes, tu le comprends bien.
Mais je vois à la lectures des nombreux post, que les fidèles intervenants du forum se posent de nombreuses questions sur cette contrée méconnue, tandis que Pondy, reprenant le clavier pour l'occasion, en profite pour divulguer des renseignements aux amateurs pour le cas où ton récit, servi par une écriture vivante, colorée bien que sans concession, donnerait l'envie à certains voyageurs, de se lancer à leur tour dans l'aventure.
Catherine
" La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char
Que veux-tu Catherine, je ne peux m'empêcher d'intervenir, le Sidisthan étant un pays si méconnu. Moins couru que l'Iran, plus secret que le Bhoutan, tout proche du Bidulostan il gagne à être visité.
Nous avons la chance de pouvoir lire un carnet riche en anecdotes et j'aime à penser que les membres du forum pourront choisir cette destination après ce témoignage passionnant qui nous est offert😏
Je te remercie de ces remarques pertinentes. Je ne suis pas (hélàs) un spécialiste du Sidisthan mais je crois savoir que la peur de la grippe aviaire est passée par là aussi. Il se peut que ce brave paysan soit allé au marché (avec ses gallinacés) ou en soit revenu (toujours avec) n'ayant pu les vendre. Je n'ai pu lire dans son regard le moindre indice pouvant m'éclairer. Si jamais je le revois d'ici mon départ (car je suis encore dans ce pays vous vous en doutez) je lui demanderai!
Je sais que Pondy a des relations fortes dans ce maginfique pays et je la laisse répondre aux VFistes avides de renseignements culturels ou artistiques. Je ne suis qu'un étranger ici et mon regard candide ne peut quevvous transmettre de modestes impressions.
Slimaniritch! Comme on dit ici!
Bien vu Pataugas. Ce peuple a gardé l'emblème du cyprès et ce n'est pas anodin. Au XVe siècle l'empereur Vladimir, a eu conscience d'être siloin de tout qu'il a decidé que le cyprès vert et or deviendrait emblème de l'empire.
Le cyprès, emblème du Sidisthan ?
Je me permets d'émettre un doute : si l'on se réfère aux pays voisins, ce pourrait être le "pays" (sthan) des "seigneurs" (sidi)... et dans ce dernier cas, l'emblème serait un croissant de lune étoilé blanc sur fond émeraude...
Qu'en pensez-vous ?
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
Je reprends donc…
Devant moi trois paires d’yeux, soit environ six, m’observent en silence. Ils appartiennent à trois (ouf !) indigènes qui me fixent sans gène aucune. Car si le sidisthanais est fier, accueillant il est aussi sans gène, c’est connu. La curiosité n’est pas un vilain défaut ici. Je suis certainement l’un des rares occidentaux à être passé par cet hôtel depuis longtemps. Alors, tout naturellement, ils sont venus voir la bête. Je ne me sens pas très à l’aise. Mais au bout d’un moment, ils éclatent de rire et partent sans dire un mot. De toute façon, je n’aurais rien compris.
Bien réveillé, je décide d’aller manger un morceau. Il est vrai que mon dernier repas date de l’avion et a été plutôt « light ». Je sors donc dans la rue et m’en vais chercher un restaurant. Si ce pays manque d’une chose, ce ne sont pas les restaurants ! Il y en a à chaque coin de rues. Et comme cette ville est pleine de rues… J’en choisi un au hasard. Heureux choix, je tombe certainement dans le seul restaurant tenu par un local ayant des bases de français. Il m’explique qu’il a une sœur ayant fait ses études à Amnéville-les-Thermes et qui en est revenue drôlement cultivée. Je dois avouer que ce destin me semble plus que douteux mais je fais mine d’y croire. Je préfère ne pas vexer cet homme en mettant sa parole en doute. Quoi qu’il en soit, il parle (plus ou moins) français avec un très bel accent lorrain. Il me propose alors de me faire un repas typiquement sidisthanais comprenant le plat national, le flamichja. Ce n’est qu’après en avoir repris deux fois, que je lui demandai (plus par politesse qu’autre chose) qu’était ce flamchja. Comment peut-on faire bouillir ces gentils animaux que sont les chiens de prairie ? Pour faire passer cette nourriture, nourrissante au demeurant, je dus vider une bouteille de Kingmeet, la bière locale. Ceci dit, je les préfère rôtis, c’est plus goûteux.
Je ne peux départager l'honorable aréopage de si éminents voyageurs et néanmoins spécialistes de l'héraldique sidisthanaise. Là où je suis maintenant, à environ 430 km à l'ouest de Trugzhu, il n'y a aucun drapeau ni emblème. J'en suis navré.
Mais je veux bien me renseigner à l'office du tourisme.😏
Je vais devoir bientôt rentrer dans mon habitation locale. Je me suis levé très tard, et je veux passer une soirée avec mes hôtes. Ils se nomment eux-mêmes les « morsos ». J’ignore la signification de ce terme. Mais ils en sont fiers, ils se disent les seuls vrais « morsos » du pays ! Là aussi je préfère ne pas entrer les détails. Ce que je sais en revanche, c’est que ce peuple est d’une gentillesse incroyable. Les tentes d’ici me rappellent beaucoup celles de la Mongolie. C’est très beau et très spacieux.
Je dois vous laisser mais en dessert je vais prendre une yourte avec des vrais morsos dedans. (Oui, je sais, tout ça pour en arriver là🤪)
A demain pour la suite de cet extraordinaire carnet de voyage...😏
Chère Pondy, tu m'as convaincue (c'était pas très difficile 😉) !
Il n'empêche que je me hâte d'enregistrer tout ce qui précède par crainte de ne point connaître la suite de ce carnet de voyage si original.
Bravo à toi, Sadim, infatigable conteur ! Quel estomac...
Fabricia -
Comme une eau, le monde vous traverse et pour un temps vous prête ses couleurs... ("L'Usage du Monde" - Nicolas Bouvier)
trés intéréssant le sidistan...en tant que pays terminant en "an" comme l'iran, le pakistan, l'afhanistan...le sidistan fait il parler de l'axe du mal ?
je me suis renseignée sur internet le cypres était l'embleme du pays du temps des sovietiques, mais aujourd'hui effectivement c'est un lune avec une petite étoile...
quelle bonne idée ce journal en direct du mytomistan ( région englobant le siditan, le bidulistan et le paranomistan)...
"La liberté de la graine réside dans l'accomplissement de sa nature qui est de devenir un arbre"
Rabindranath Tagora
A ce propos, s'agit-il d'une indiscrétion ou tout simplement d'une intox ?( chacun sait à quel point la graine de cyprès peut être létale ) je me suis laissé dire par un proche de notre grand reporter au Sidistan, qu'il tenterait demain une plongée en apnée dans une mare d'environ 40 centimètres de profondeur moyenne. Imaginez l'exploit ! Aussi, je propose à l'assemblée des intervenants éblouis de décerner à notre correspondant du pays du "Cyprès Roi portant en son sommet Croissant de Lune sur fond d'or" la palme d'or de canne à l'issue de cette épreuve si réellement elle avait lieu .
Cependant, cette délicate question de volatiles où le palmipède le dispute au gallinacé, me ramène inexorablement à mon questionnement initial : l'élevage intensif des gallinacés au Sidistan.
En effet, la Poule Rousse ayant été introduite au Sidistan à l'époque ancienne du tsar Piroot le Fou au IX° siècle, il est devenu une véritable industrie indigène ( je rappelle aux âmes sensibles qui éprouvent autant de difficultés à utiliser ce mot que l'adjectif Nègre, qu'indigène est synonyme d'autochtone pas d'indigent, ni d'indigne ) Industrie à l'origine d'un commerce intensif de transport de nids de poules, transport qui peut s'avérer extrêmement dangereux tel qu'en témoigne un routard dans l'un de ses carnets rédigé d'un seul doigt alors qu'il se remettait de ses nombreuses blessures sur son lit d'hôpital.
Notre homme était sur le bord de la route, assis sur son sac Quechua, indiquant d'un index réservé mais néanmoins décidé la direction vers laquelle il voulait aller, lorsqu'un énorme truck caca d'oie, spécialisé dans le transport du nid de poule, s'arrêtât à sa hauteur. Bien qu'ayant remarqué que le camion, bien trop chargé, avait un de ces nids qui dépassait à l'arrière et parce que le soleil disparaissait sous l'horizon rougeoyante de l'immense steppe verdoyante où l'herbe ondulait telle une mer de graminées inconnues, il se hissa dans la cabine. le Chauffeur, un natif moustachu, lui souhaita la bienvenue dans le dialecte local et redémarra plein d'entrain . Il voulait lui aussi rejoindre dans les plus brefs délais son campement vaste et blanc si proche par son aspect, des yourtes lointaines, lorsque tout à coup un bruit cataclysmique se fit entendre à l'arrière. " @#K§%*¥ ! c'est ce %£^¨& de nid de poule qui dépassait à l'arrière qui est tombé " s'exclama le chauffeur ! Aussitôt, d'un geste mâle et héroïque avec un tel engin et un tel chargement, le voilà qui enclenche la marche arrière et qui recule à fond la caisse lorsque..... patratac...... il tombe, camion et corps et bien dans le nid de poule qu'il venait de perdre et n'avait pas aperçu. Là, black-out complet pour notre routard qui ne se souvient plus de rien si ce n'est de son réveil sur son lit de douleurs.
Souhaitons qu'un destin moins cruel n'éprouve notre cher intervenant au Sidistan et qu'il pourra dans la pleine possession de ses moyens venir recevoir la palme d'or de canne que, je n'en doutes pas un instant, vous vous ferrez une joie de lui remettre lors d'une grande cérémonie, rassemblant tous les VFistes du monde entier se donnant la main en chantant ses louanges et les louanges de tous ceux qui, se sacrifiant pour notre plus grand bonheur, partent aux quatre coins du monde, toujours prêts à nous conter leurs épreuves et leurs souffrances.
Catherine
" La lucidité est la blessure la plus proche du soleil" René Char
Je ne suis jamais allé au Sidisthan, mais je dois avouer que c'est un pays qui me tente bien, et ta plume ne fait que donner des ailes à cette envie (puisqu'on est dans les phrases qui ne veulent rien dire, autant se lacher...)
J'ai d'ailleurs déjà parcouru le Routôt et le Crowded Planet sur ce pays (ou plutôt les quelques pages consacrées à ce pays dans les éditions sur cette partie du Monde) et y ai lu tout un tas d'anecdotes passionnantes sur ce qui peut attendre les voyageurs là-bas.
Puisque tu es sur place, tu pourras sûrement me dire ce que tu en penses. Est-il exact, par exemple, qu'il faut parfois payer le chauffeur du bus - en plus du prix normal du ticket - pour qu'il consente à s'arrêter là où tu veux? Est-il aussi exact qu'il faut faire chaque soir un rapport au commissariat de police du quartier où tu dors, pour leur dire exactement et dans les détails ce que tu vas faire le lendemain? Je trouve ça fou, je n'ai jamais entendu parler d'histoires comme ça dans un autre pays.
Incroyable cette histoire de nids de poules, j'en connaissais les dangers en terme de transport, mais à ce point....
Peut-être que ce brave homme devrait se limiter au transport de nids d'hirondelles!!, s'il vit toujours au Sidisthan...
Dom.
PS : la culture de canne étant inconnue dans le pays de notre voyageur, il me semble difficile de lui offrir des palmes, laisse-le avancer dans son périple et peut-être en trouvera -t-il un champ ? le progrès avance et depuis mon dernier voyage là-bas, il est possible que les paysans aient vu l'arrivée des fournisseurs d'ogn!!
Je ne vais pas pouvoir rester longtemps car je dois passer au commissariat. Pour répondre à notre ami de Shanghaï, il est vrai que les étrangers doivent se présenter tous les matins au poste de police pour y déclarer leur emploi du temps du lendemain. Cette déclaration a pour objectif officiel de protéger les dites personnes mais officieusement c'est pour les surveiller. Je vous livre donc la déclaration que je vais faire de ce pas:
mercredi 31 mai:
7h30 réveillé par le bruit dun véhicule passant au ras de la yourte
8h30 petit déjeuner traditionnel: lait de poule (il y a un élevage de nids juste à côté NdA), bouillon de chien de prairie
9h00 promenade à cheval, chute vers 10h15
12h00 repas au camp, légère brûlure au majeur droit (sans gravité, je vous rassure)
14h00 sieste méritée
15h00 visite de l'usine d'idées révolutionnaires (ils pensent en exporter une chez nous)
17h00 retour au camp en bus ( à ce propos, il est vrai qu'il est de tradition de donner un petit quelque chose au chauffeur pour qu'il s'arrête, sinon, vous devez sauter en route. Les autochtones le font avec allégresse, moi moins!)
19h00 dispute avec le sale gamin de la famille morso qui veut tricher au jeu de plotiz, grand jeu national (je vous dirai les règles ultérieurement)
21h00, le soleil se couche (on doit absolumlent signaler ce fait tous les jours sous peine d'amende!)
Je vous laisse, je file au poste. Je reviendrai dans la journée si je ne suis pas arrêté!
Dernier touriste de la FRAM n'ayant pas déclaré le coucher de soleil, pourtant prévu!
Oui j'ai osé car rien bâillonnera la voix de ma conscience. Même pas ce capitaine Troy dont j'ai trouvé la photo dans les archives de l'Armée Révolutionnaire Sidisthanaise.
Il ne faut pas oublier les pages sanglantes de l'indépendance de ce peuple face aux colons gerbatiens. Honte à la Gerbatie! Désolé, je ne peux aller plus loin, l'émotion me gagne.
Me voici de retour après ma visite au commissariat du coin. En fait, c’est une grande tente avec des barreaux en toile aux ouvertures.
Après mon court séjour à Damly, je décide de partir à Trugzhu en passant par Rigaï. Je sais ce n’est pas le plus court mais comment rater ce joyau de la civilisation antique sidisthanaise ? Je demande donc à l’hôtel de me préparer un panier repas.
Je saute dans le premier bus en partance pour Rigaï. Je fais attention de ne pas me faire mal comme cela arrive parfois avec ce type d’engin. Cette fois j’ai compris et je prends avec moi mon sac à dos. Heureusement, le chauffeur refuse de transporter un grand paquet de nids de poule au grand soulagement des voyageurs. Je profite de ces instants de relative paix pour observer mes compagnons de voyage. Il y a les éternels paysans revenant ou allant au marché (je ne sais jamais), les mères de famille avec leurs enfants sur les genoux, les jeunes hommes fanfaronnant pour les yeux d’une jolie fille, des religieux qui refusent de payer leur place (si, si, ici aussi !). Un étonnant spécimen de la population. Vers midi, nous faisons halte pour déjeuner. Nul restaurant à l’horizon, il est de coutume d’apporter son repas avec soi. C’est ce que j’ai fait et j’en suis heureux. Mon bonheur est de courte durée quand j’ouvre le paquet préparé par l’hôtel. Du flamichja ! Froid, cela est encore plus difficile à avaler. Mais je ne vais pas jouer au voyageur se sacrifiant pour votre plus grand bonheur, parti aux quatre coins du monde, toujours prêt à vous conter mes épreuves et mes souffrances. (sic😏) Donc je mange ce plat en espérant que je vais pouvoir arriver à destination avant le dîner…
Le voyage se continue donc sans incident majeur. Le car s'arrête parfois en pleine campagne pour faire descendre les riches voyageurs, tandis que les plus pauvres sautent en marche. Ayant prévu cet inconvénient, j’ai donné quelques piécettes au chauffeur qui s’arrête là où je veux descendre, un luxe ici. Je suis enfin arrivé à Rigaï. Je cherche un hébergement dans lequel je puisse passer la nuit. D’ailleurs ça tombe bien, c’est une spécialité d’ici. (Les hébergements qui hébergent). Une petite chambre fait mon affaire. J’ai appris depuis mon arrivée à me contenter de peu de confort, un lit, un puits pour ma toilette, un bol de flamichja, une bouteille de Kingmeet et je suis heureux.
Je suis allongé sur mon lit, les yeux fermés quand un grand bruit retentit à l’extérieur. La nuit était tombée.
Je ne peux résister à la tentation et je sors pour déambuler dans les quartiers de cette ville-monument. Je m’enfonce dans les méandres des ruelles sombres et poussiéreuses de la vieille ville. Autour de moi rôde une faune interlope. Des ombres drapées de leur seule dignité planent dans cet univers dantesque. (Ceci était mon paragraphe littéraire de la journée. Ne cherchez pas hier, il n’y en a pas eu !)
Je débouche une bouteille de bière et sur les ruines des arènes romaines en ruines. Devant moi se dresse une esplanade où jadis sont morts tant d’hommes. Un frisson me parcourt. Je sais que de nos jours il est utilisé comme place de marché. La vie y a repris ses droits. Un sourire se dessine sur mes lèvres gercées (j’ai toujours eu les lèvres gercées).
Je retourne doucement à l’hôtel la tête pleine de rêves de combats antiques et de poux (attrapés dans le bus).
Arènes de Rigaï
Je sais que la présence de ces ruines est à l'origine de débats houleux au sein des hautes sphères archéologiques mondiales, mais tout ce que je sais, c'est qu'elles sont là et bien là. La preuve, j'y suis. Si c'est pas une preuve ça!🤪
Après une nuit réparatrice, je passe la journée à flâner dans les ruines de Rigaï. Je ne vais pas vous assommer avec les descriptions de ces vestiges, n’importe quel guide de voyage le fera aussi bien que moi. Il y a une chose dont je me suis rendu compte, c’est qu’elles étaient vieilles et toutes cassées. C’est dommage, ce serait plus joli neuf.
Dès le lendemain, je repars pour Trugzhu à l’arrière d’un camion qui amène du sable jusqu’au désert. Sale boulot mais efficace, le désert en est déjà rempli.
Hélas pour moi, je dois descendre en chemin, le camion n’allant pas jusqu’au bout de ma route.
Je me trouve donc en ce moment à environ 430 km à l’ouest et à vol de cormoran de ma destination. Pour l’instant je suis l’hôte d’une famille morso. Je vis avec eux et je crois que je vais rester là encore un moment.
Je me demande encore comment il peut y avoir un cyber-yourte en plein désert. C’est ça l’Asie !
Je vais donc cesser là ce carnet de voyage au Sidisthan mais peut-être le reprendrai-je lors de mon départ d’ici.
Slimaniritch à tous!
Puissent ces quelques lignes vous avoir apporté un peu de gaité dans votre journée. Cela justifierait amplement leur existence.
Je crois que tu es un tantinet délicat à te plaindre sans cesse au sujet du flamichja. Ce brouet froid ou chaud est quand même hyperproteïné et fait le régal des papilles sidisthanaises.
Quand on choisit une destination, on tente de s'adapter aux coutumes élémentaires, euh... alimentaires n'est-ce-pas ?
Tu as donc découvert les superbes arènes de Rigaïl, que n'as-tu attendu la tombée de la nuit!! tu aurais pu assister aux combats de chiens de prairies clandestins. Si tu y repasses sur le chemin du retour n'hésites pas. Après la mise à mort, tu peux récupérer la bête et l'hotelier te fera une flamichja du tonnerre sans ce goût de faisandé qui semble te déplaire😏
Cela m'arrange bien que tu y sois, tu vas pouvoir m'aider:
J'ai une réservation qui attend d'être confirmée mais j'hésite, n'étant pas sûre de trouver de l'eau minérale dans le mini-bar de la yourte. Peux-tu me dire ce qu'il en est? Pour les supermarchés, crois-tu nécessaire que j'emporte de la crème à bronzer ou vais-je en trouver sur place?
Par ailleurs, une amie me dit qu'à son dernier séjour elle avait beaucoup sympathisé avec l'animateur, un grand brun au charmant sourire. (mdr) Est-il toujours là-bas? (lol)
Sinon, après un stage de construction d'une yourte à Ici-les-Ouailles, j'avais aussi envisagé de faire un voyage humanitaire pour apprendre aux Sidisthaniais les techniques ancestrales de construction de yourtes. J'ai l'impression que je serai utile là-bas-où-tu-es.
Merci de me donner tous tes bons plans!
il y a plus de grandeur dans la sagesse que de grandeur dans la sagesse
"le silence des pantoufles est plus terrifiant que le bruit des bottes"
Many of us have noticed that bugs have been making it difficult to navigate the forum lately.
I’ll let Kate and Ticapi explain the issue:
I went to your profile to check out the Thailand travel journal, and when I clicked on it, it brought me back here again. All week, I’ve been dealing with bugs like this—it’s really discouraging from continuing on VF.🙁
I had the same thing happen, and multiple times. For me, it was Montagnard’s latest journal that kept coming up no matter which discussion I clicked on.
Hi everyone, fellow travelers!
I’m looking for anyone who’s in Kyoto or planning to visit Nishiki Market! Here’s the thing: during our trip there in April, we discovered a jewelry artisan (highly recommended!) on the left when exiting through the west exit of Nishiki Market (which is a long covered east-west street). I bought a piece of jewelry for my daughter there, but she lost it. I’d love to buy her another one! In the photo, it’s the shop with the yellow awning to the right of the restaurant with the blue awning, "Sushi Sakai." Would any kind soul be willing to get the shop’s name, email, or phone number for me? Despite my Google/AI searches, it’s nowhere to be found. A thousand thanks to whoever can help me out! Wishing you all great vacations!
Sabrina
Hello everyone! 🙂🙂,
A BIG thank you to all the travelers who sent us postcards this year—my students are becoming real geography whizzes!!!!!!!! I’m renewing my call for your kindness this year! We’re also working on food, so if your postcards can make our mouths water with local dishes, traditional meals, or typical recipes, that’d be amazing!!
Here’s a quick recap of the project:
I’m reaching out to all travelers and globetrotters on this forum. I’m a teacher in Creuse, working in a ULIS program (which welcomes children aged 6 to 12 with disabilities into a mainstream school). This year, I’m starting a school journal project that will involve the kids in many different topics. A big part of the journal will focus on opening up to the world, diversity, travel, countries, culture...
I’m launching a call to invite as many of you as possible to send us a little postcard (from France or anywhere in the world!) to take us on a journey and help us discover new places, countries, and horizons—much more fun and exciting than a regular geography textbook! One section of our journal could be called "We received mail from " and would be an opportunity to research that location and share what we learn with our readers (a super enriching activity in class).
The project starts in September 2025 but has no real end date, as this journal and world discovery initiative will span several school years (the kids stay in my ULIS program for multiple years). Postcards can be sent anytime—throughout the year, across seasons, even during holidays! (The kids will find them when they return.)
I hope this idea appeals to as many of you as possible and that you’ll spread the word to your fellow traveler friends. Make us dream, take us on a journey!!!
For those who’d like to write to us in a language other than French, no problem—quite the opposite!!
Thank you in advance for your participation(s)! Below is our address. Feel free to leave your own address on a corner of the postcard if you’d like us to write back! 😊
The ULIS program students
Bonnat Elementary School
12 rue Georges Sand
23220 BONNAT
Thank you, and see you soon, I hope! 😁
Julien
Regarding the amount of tobacco you can buy during a trip in the European Union and bring back to France, we can't really talk about a "duty-free allowance," because the rules around how much tobacco you can bring back to France aren't straightforward at all under French law.
BOLIVIA: THE COUNTRY ON THE BRINK (What's Really Happening)
A dramatic saga is unfolding before our eyes in the Andes. Between suffocating blockades, clashes, an international airlift, and historic political decisions, Bolivia has just experienced 48 hours of rare intensity.
Here’s the full breakdown (economic, social, and political) of the last 48 hours:
For travelers and tourists: the article also includes an important note about the upcoming publication (starting tomorrow) of the precise status of roadblocks, route by route.
I’ll post the full update here on Voyage Forum!
Don’t miss this in-depth analysis. History is being written before our eyes! https://www.petitherge.com/bolivie-paralysie-et-ultimatum
I just discovered a great show on Arte.
It's called "7 en route": seven young European journalists travel around Europe in a fully converted bus, making reports on every city they visit. It's amazing! 🙂
Yesterday, for example, they were in Rome, Italy, and the reports included things like the world's smallest restaurant—a super romantic spot for two. There was also a report on the king of paparazzi in Italy.
They have to pick topics that let us discover the little quirks of each country. And at the end of each episode, we get to see the finished report.
It's such a great show, mixing journalism, travel, and discovery—basically, a must-watch!
It airs in the evening starting at 6:50 PM (I think), and it started this past Monday, July 14th.
If you watch it, let me know—we can chat about it!
I left my heart’s country eight days ago and returned to my adopted one—or was it the other way around? Scotland-Morvan, Morvan-Scotland, I’m not quite sure anymore.
After a quarter without dragging my slippers around here, even though I’d loudly declared I had no interest left in this site, here I am again!
My imagination never stays fallow for long. Just enough time for my inner land to rest. It gets overgrown with fresh nettles, the kind you can pick without getting stung. Then, it’s time to till the fragrant earth and let the story grow.
I hesitated over where to set this story.
Maybe the Highlands, maybe the Hebrides, maybe the Orkney Islands, maybe the Shetland Islands. All of Scotland is myth—easy to embroider.
But in the end, no. I’d almost be too afraid to bare my soul.
The story will take place at home. Simple, practical.
1)
This morning, I was up well before dawn, feeling a bit grumpy, but nothing a bowl of coffee won’t fix. I love my bowl, and no one dares take it. It’s porcelain, edged with intertwined blue flowers. On the bottom, it says "Revol." The factory has existed long before the Revolution. It was my great-grandmother’s bowl. She drank roasted barley from it during the war, then her Leroux chicory.
Last year, a little guy dropped it. My bowl broke into three pieces. A black anger vibrated deep inside me. The little boy was so upset, on the verge of tears. How could I scold him!
I picked up the three pieces and took Little Boy in my arms. His hair smelled of the light, sweet sweat of toddlers. A gentle hug that healed—his budding sorrow and my anger—everything vanished, and time carried on.
Today, my bowl is even prettier. Man fixed it using the traditional kintsugi technique, except he didn’t use gold powder or lacquer but superglue, and he delicately painted the cracks with woad blue. And my bowl is even more beautiful now.
I’m lingering, I can tell—it’s just that a story wraps itself in life, and life can’t be told in the snap of a finger. Life is long. Like in architecture, you start with a rough sketch, called a "sous-cul" (the initial pencil drawing), then you make a tracing, which is the work itself, the one you later carefully roll up in a wooden tube.
Life is like that: you erase, you start over, you use the nub of the pencil until it’s tiny, but you keep going—dreaming, loving.
"Living is a full-time occupation, a unique adventure. Always a surprise and a wonder, which sometimes turns into astonishment. And, from time to time, happiness."*
Alright, enough digressing—this introduction is definitely too long.
Tomorrow, I’ll get to the heart of the matter.
(I hate that expression; it feels like I’m cutting into someone’s skin.)
I’m Yann, a 28-year-old TikToker who loves traveling!
Since I’ve been to several destinations, I’d love to get a flag from each one as a sort of trophy. But from what I’ve seen online, a lot of sites sell them with what looks like really poor quality...
So I’m reaching out to you all to share a site you usually use—help me start my collection! :)
hi there
I’d love to get some opinions—I’ve never used Airbnb before.
They’re offering a key handover via lockbox.
Any tips or advice?
Is it reliable?
Best,
Hi there, I’m Laura, and I’m looking for a few people to answer some questions so I can understand your travel wishes and challenges. It won’t take long—I can chat here, by email, or by phone. Don’t worry, I’m not selling anything! 😊
On this forum, we talk a lot about trekking in the Himalayas, but I’d love to share another side of Nepal: its spiritual, cultural, and religious atmosphere, especially in Kathmandu.
Nepal, much like Tibet and Bhutan, is deeply connected to the Himalayas—the ultimate sacred mountain range. This small country exudes a calming vibe, shaped by a strong spiritual dimension. What I loved most was the unique sensory experience you get there. Walking around temples and tantric monasteries, a distinct scent fills the air—aromatic plants used for ritual fumigation. Locals mainly burn Himalayan juniper, cedar, sandalwood, and other local essences. This fragrant smoke is a way to purify the space and reach the deities, and you’re constantly enveloped in these aromas.
Another striking aspect is the sound. As soon as you step outside, you hear bells ringing in front of temples. People ring them three times before praying to announce their presence to the deities. Nepal is also the birthplace of singing bowls and sound meditation practices. In Kathmandu, you can easily find meditation sessions or "sound baths."
The spiritual dimension is everywhere: a Hindu sadhu practicing asceticism, a lama in deep red robes with his mala, turning a prayer wheel while murmuring "Om mani padme hum." Newar Buddhism, Tantrism, and Hinduism coexist harmoniously in daily life.
For those who love exploring a destination through its culture and spirituality, Nepal is an unforgettable place. What was your spiritual experience in Nepal like?
Hi,
I’m landing in Quebec and then heading to New Brunswick and Nova Scotia. I’d like to rent a pick-up. My question is: does this vehicle come with a cover and is it secure enough to store luggage in? I’ve heard two conflicting opinions. Thanks
I just installed the Maps.Me app on my phone. I only recently found out about this app. I’m traveling in 2 weeks and a few days, and I’m a bit stuck on how to use it.
I’m from the Montreal (Quebec) area, and I’d love to know if there’s a kind soul out there who could help me get started and use the app at least minimally.
If there are private lessons available, I’d be interested in those too.
Like many others, I’m overjoyed to hear that VoyageForum is reopening! I’ve been waiting hopefully for this, and it’s wonderful that it’s finally happening!
I just couldn’t bring myself to actively participate in other French-language travel forums—their format and way of doing things never appealed to me as much. I really hope that VF’s structure, categories, and interface won’t change too much despite the handover, because I’m very attached to them. Through thick and thin, the site has held strong—it’s amazing!
In a previous message, François mentioned that there were positions to fill ahead of the reopening, including moderators...
I’ve been eagerly waiting for this and hoping to send in my CV.
Now, after reading the latest message, it seems like the team is already fully formed. But are there still a few spots left to fill?
I’ve been a VF member for 20 years (since 2004). I’d love to contribute to this wonderful adventure as a moderator if VF would trust me with the role. If the team is open to reviewing it, I’m ready to send my CV. Could you let me know the next steps?
I’m planning a 3-week trip to Japan in May with Voyage Privé. The package includes a 5 GB eSIM, but my phone isn’t new enough to support it. VP told me I could buy a SIM card when I arrive at the airport.
Sure enough, I’ve seen online that this is possible with different providers.
I only need it for checking routes, looking up addresses, train schedules, etc.—basically using Google Maps, TripAdvisor, and similar apps. No heavy downloads or major internet use. All hotels should provide free Wi-Fi for that, right?
Has anyone got any tips for me on this? What have you tried, and how much did it cost?
Thanks for your help!
I’d like to know if you can buy reef-safe sunscreen sprays at 7-Eleven. If so, how much do they cost? We’re traveling with backpacks, so we’ll either buy 100ml here or in Thailand.
I wanted to share a really unpleasant experience from our last trip booked with Promoséjours and organized by FTI.
We booked an 8-day/7-night stay in Egypt, from June 8 to 15.
The flight initially scheduled was changed a week before departure to take off at 10 PM from Paris CDG.
In the end, it took off with a 1-hour delay and included an unmentioned stopover in Marsa Alam.
We landed in Hurghada at 4 AM and arrived at the hotel at 6 AM.
So, we spent our first night on the plane.
For the return trip, surprise—the flight was moved up. We left the hotel at 10:30 PM on Friday the 14th to take off at 2 AM and land at 7 AM at Paris CDG.
So, we spent our last night on the plane too.
After sending a complaint letter to Promoséjours / FTI, they replied that the first and last days can be dedicated to transport (which I already knew) and that no matter how many nights you book, you’re not guaranteed to spend them in the hotel—it could just as well be on the plane.
I’m really questioning this.
Isn’t there a law that protects customers in cases like this?
Because when I do the math, the first and part of the second day were spent on transport, same for the second-to-last and last day. And I paid for 7 nights for a stay that only lasted 5.
Anyway, I just want to say thanks to them—thanks to their two sleepless nights in transit, I’m coming back even more exhausted from a trip that was supposed to be restful!
I also want to warn anyone booking through this agency about visas for Egypt.
At booking, they told me the visa was included in the price, then they sent me an email saying I’d have to pay for it on-site at 25 €.
Once there, we were directed to a special line for FTI customers, and guess what? They charged us 30 €!
Basically, they’re great at making sure you *enjoy* your vacation—mostly by enjoying your wallet!
If anyone has dealt with this kind of situation and won their case, I’m all ears.
Hi there!
I’m heading to Thailand for two months.
So I thought I’d get a Thai SIM card to use Google Maps for getting around cities, mostly.
Here’s my question: will this SIM affect my apps? Or will they work the same as with my Orange SIM?
Is there any setup I need to do, or can I just pop in the Thai SIM?
I’d also like to switch back to my Orange SIM now and then while I’m in Thailand—on the same phone. Will I need to reset the phone, or will it reconnect without any issues?
Thanks in advance for your tips!
Best,
Huiclos
Hi, I’d like to know where we can buy beer or wine in Chefchaouen and around Merzouga. We’ll be doing a circuit and staying at the Parador Hotel in Chefchaouen and in a bivouac in Merzouga.
Thanks for any info you can share!
Hello everyone,
I’m reaching out to all travelers and globe-trotters on this forum. I’m a teacher in Creuse working in a ULIS program (which welcomes children aged 6 to 12 with disabilities into a mainstream school). This year, I’m launching a school journal project that will involve the kids in many different topics. A big part of this journal will focus on opening up to the world, embracing differences, travel, global cultures, and more.
I’m putting out a call to invite as many of you as possible to send us a postcard (from France or anywhere in the world)! The goal is to help us "travel" and discover new places, countries, and horizons in a way that’s much more fun and exciting than a geography textbook. One section of our journal could be called "We received a letter from ," where we’d research the location and share what we learn with our readers—a really enriching activity for the classroom.
The project starts in September 2025 but doesn’t have a strict end date, since this journal and world-discovery initiative will span several school years (the kids stay in the ULIS program for multiple years). Postcards can be sent anytime—throughout the year, across seasons, even during holidays! The kids will find them when they return.
I hope this idea appeals to as many of you as possible, and that you’ll spread the word to your fellow travelers. Help us dream and explore!
For those who’d like to write to us in a language other than French, no problem—quite the opposite!
Thank you in advance for your participation! Below is our address. If you’d like us to write back, feel free to leave your address on a corner of the postcard! 😊
ULIS program students
Bonnat Elementary School
12 rue Georges Sand
23220 BONNAT
Thank you, and I hope to hear from you soon! 😊
Julien
🙂
Hi there! I have to leave Ivato/Antananarivo on December 16th. I have a lot of ariary that I’d like to exchange for euros since I might not be coming back to Madagascar (after this 21st trip). I think the exchange office at Ivato also buys ariary back. If any of you have seen the rate for this buyback in advance, thanks a million!
Hi everyone,
I’m looking for a website that would let me plot my travel route in advance so I can print it out. The idea is to create a map with a little “me” on a bike that my parents can move along as I progress, since I’m planning to cycle all the way to Nepal.
If any of you have done something similar or know of a good tool, I’d love to hear your tips!
Thanks in advance! 😊
I'm looking to buy an ultra-lightweight 50/55L travel backpack with a suitcase or front opening.
Does anyone have any brand and/or model recommendations?
Thanks,
Emma
Hello. We’re a retired couple heading to Sri Lanka from January to March. After the November floods, I’d like to know if we can offer hands-on help to the locals, maybe pack some clothes or other items people might need in our luggage, and who we could give them to. Thanks for any info from those on the ground.
Be careful when sailing between Somalia and northern Madagascar.
It appears to be Somali pirates who have widened their search in the Mozambique Channel, far from their usual attack zone, since, to my knowledge, there are no Malagasy pirates.