North Africa · Maroc
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TI
Tifinar 10 years ago
Deux semaines au nord du Maroc: circuit, logement
Bonjour,

Nous projetons un voyage de 2 semaines pour découvrir le Nord du Maroc la première quinzaine de mai 2016. Nous sommes un couple de retraités (70 et 65 ans) et nous voyageons "sac au dos" Nous arriverons à l'aéroport de Casa, et notre périple commencera à partir de Rabat où nous pensons passer 2 jours pour visiter et organiser notre circuit.

Nous serons donc au Maroc (Casa) le 1er ou le 2 mai... et nous partirons le 15 ou le 15 mai. (Arrivée et départ de Casa en fonction du vol). Notre circuit sera éventuellement le suivant :

Arrivée - 1 jour Rabat - 2 jours Larache - 2 jours Tanger - 3 jours Tetouan - 2 jours Chefchaouen - 2 jours Rabat et/ou Casa - 2 jours Départ - 1 jour

Les liaisons et déplacements seront faits en Train, Bus et Taxi... Est ce réaliste et réalisable ? Ce circuit nous permettra t-il de voir l'essentiel ? Que faut-il voir et visiter ? Où loger ?

Merci pour votre aide. Tous les avis, suggestions et conseils des amis "routards" qui ont déjà visité cette partie du Maroc seront forts utiles.

Cordialement
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CL
Cladoyon 10 years ago · Songhai73
Excursion en dromadaire dans le désert à Merzouga (Maroc)
Bonjour, quelqu'un pourrait me donne des détails de son excursion de nuitée dans le désert à Merzouga. Je prévois y aller en aout prochain, oui je sais qu'il va faire chaud, mais c'est les seules dates qui me conviennent. Comment ça marche. Si je loue pour 2 soirs mon hotel peut m'organiser une excursion? le tarif de l'hotel comporte la chambre et l'excursion?? Que dois-t'on avoir comme vêtement pour la balade en dromadaire ainsi que le coucher dans le désert. En aout les nuits sont comment? merci de me renseigner.
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UM
Umaymah 10 years ago · Mezgarne
Grande-Bretagne: refus de visa touristique (urgent)
S' il vous plaît ma visa touristique a été refusée en raison de l'insuffisance de preuve pour que je reviens au maroc. Je suis mariée à un anglais et je suis étudiante. Pouvez vous m'aider à savoir qu'est ce que je peux faire?? Merci d'avance
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MT
Mtnautic 10 years ago · Katochman43
Maroc 2016
Bonjour à tous Nous sommes deux motards la cinquantaine Roulons en Honda 600 et 500 xlr ou autres motos légères de préférences Pour ma part , çe sera mon troisieme voyage dans çe tres beau pay Recherchons compagnons de voyage Principalement pistes , pas de road book a l avance , une carte un GPS au cas ou . Voyageons légers , logement auberge ou hotel voir camping suivant les dispos Depart avril mai suivant depart ferry Sete, nador Prévoir 10 à 15 jours N hésitez pas a me contaçter

Michel
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AU
Aurelienp59 10 years ago · Travelfun94
Quelle gare pour le bus CTM Tanger - Chefchaouen?
Bonjour,

J'ai réservé en ligne un billet de bus Tanger/Chefchaouen sur le site CTM (pratique la réservation en ligne ;)

J'ai une petite question, à Tanger, le départ se fait à la gare CTM près du port ou à la gare routière municipale?

Merci pour vos réponses.
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TR
Travelfun94 10 years ago · Hannahannah
Transport de Tanger à Chefchaouen
Bonjour, combien coûte un transport pas cher de Tanger à chefchaouen, et quels sont les horaires? combien coûte la résérvation d'une auberge (pas chère mais propre) ? pour moi et ma petite amie, c'est possible de prendre une seule chambre? Combien coûte le transport de Chefchaouen à Akchour et au parc Talassemtane en terme d'argent et de temps? Merci d'avance.
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SP
Spectateur69 10 years ago
Maroc ou Croatie cet été?
Bonjour amis voyageurs, nous désirons partir en juillet pour 2 semaines ( pas capable d'avoir plus 😞) et ma conjointe et moi, on hésite entre ces 2 pays, a priori bien différents. Entre les 2, quel choisir? On considère le coût sur place ( logis, bouffe, déplacements, etc), la température, l'achalandsge, etc... Alors vos avis et opinions sont les bienvenue! Merci d'avance
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CA
Cathysalvi 10 years ago · Objectifnord
Où séjourner pour faire du surf au Maroc
Bonjour , On a prévu un séjour au maroc en mai: une semaine de trek, quelques jours à marrakech, et on aimerait terminer par 4 -5 jours en bord d'ocean pour surfer. J'avais pensé pensé à essaouira mais il y a l'air d'avoir plutot du kite-surf , ou alors agadir... Bref vous me conseillez quoi? merci ! cathy
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MI
Michael8383 10 years ago · San25be
Trek vallée Ourika - Imlil - Toubkhal mai 2016
Bonjour, Je me permet d'écrire, afin d'avoir des informations sur la région du Toubkhal. Nous partons en mai 2016 dans la region de la vallée de l'Ourika. Nous avons 10 jours de marche à disposition et nous aimerions savoir si quelqu'un a déjà fait la marche de la vallée de l'Ourika jusqu'à Imlil, puis Toubkhal.

Quelques questions: 1. Je sais que la vallée de l'Ourika est très jolie. mais est-ce que ça vaut la peine de trekker de la vallée de l'Ourika jusqu'à Imlil ? Ou vaut-il mieux revenir sur Marrakech et de repartir sur Imlil en bus, pour profiter plus longtemps de la région du Toubkhal ? Je suis preneur si quelqu'un a deja fait ce trek.

2. Conditions actuelles du Toubkhal: Qu'en est-il des névés, actuellement sur le Toubkhal ? Y a -t- il encore beaucoup de neige ? On part dans 5 semaines....10 au 20 mai 2016

3. Autonomie: Nous partons en autonomie (tentes). >Y a-t-il quelques refuges ou nous pouvons nous restaurer ? Vaut-il mieux réserver si nous prévoyons quand même 1 nuit dans un lit ? Y a-t-il besoin d'un guide ? Pour ce dernier point, je sais qu'on en a pas besoin pour l'ascension du Toubkhal, mais je me demande pour le trek de la vallée de l'Ourika à Imlil.

Voilà, je vous remercie d'avance pour vos réponses !
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TO
ToniDK 10 years ago · Songhai73
Avis itinéraire sud Maroc
Bonsoir, Je pars avec un pote du 21/03 au 3/04 dans le sud du Maroc, j'aurai souhaité avoir des avis sur l'itinéraire envisagé; l'idée étant d'être assez flexible tout en s'assurant de ne pas partir sur des étapes infaisables en termes de temps et/ou kilomètres... 21/03: arrivée à 22h à Marrakech, nuit à côté de l'aeroport 22/03: on récupère une voiture de location puis route jusqu'à Ouarzazate (via la N9, Tisselday) et nuit sur place 23/03: route vers la vallée du Draa et nuit à Zagora 24/03: route jusqu'à Mhamid > nuit dans le désert 25/03: départ de Mhamid, nuit à Agdz 26/03: route de Agdz à Skoura, nuit à Skoura 27/03: Visite de Skoura + environs et route jusqu'à Boumalne du Dadès et nuit dans cette ville 28/03: route de Boumalne jusqu'à... M'semnir? Aït Marghad? l'objectif étant de voir les gorges du Dades puis demi-tour et retour à Skoura pour y passer la nuit 29/03: De Skoura à Ouarzazate en faisant un crochet à Aït Ben Haddou et Telouet puis nuit à Ouarzazate 30/03: route de Ouarzazate à Marrakech via la R307 et dépose de la voiture à Marrakech. Nuit à Marrakech et visite de la ville jusqu'au 3/04.

Pourriez-vous me dire si ce premier jet de programme est faisable (pas trop ambitieux?)? Jusqu'où aller dans les gorges du Dades (journée du 28/03), j'ai un peu de mal à y voir clair... Pour ce qui est de la voiture, 4x4 indispensable ou une voiture type Logan (j'ai lu que plusieurs personnes en avait loué une)? Enfin pour ce qui est de l'hébergement, hormis la première nuit à côté de l'aéroport et les derniers jours à Marrakech, nous pensons aviser et réserver 'au jour le jour", est-ce faisable pour un budget disons de 15/20€ par nuit par personne en général (hors nuit dans le désert par exemple)?

D'avance merci pour toutes les réponses et compléments que vous pourriez apporter! Bonne soirée!
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AN
Ange16 10 years ago · Aymeline6
Prendre l'avion Côte d'Ivoire - Maroc - France et argent de poche
bonjour je suis nouveaux sur se site et je cherche de l'aide. Voila j'ai ma copine en cote d'ivoir elle veut prendre l'avion. Mais il demande de l'argent de poche. pour quitter la cote D'Ivoire l'agence de voyage demande 831euros mais elle a une escale au maroc et le maroc demande 1452euros donc elle aurait besoin de 1452euros pour arriver en france. J'aurai voulu savoir si c'est vrai si il ont le droit de demander sa. Je precise que ma copine est franco italienne. J'espere que on pourra me repondre car j'ai peur que ce soit une arnaque. Merci davance.
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CD
Cdaniele 10 years ago · Mezgarne
Chouafas à Marrakech?
Hello, J'ai lu sur un site web que Marrakech était devenu réputé pour avoir des CHOUAFAS (cartomanciennes...) "efficaces" et que c'est même devenu "incontournable"... Alors étant curieux... Je me suis dit que je tenterai bien l'experience moi aussi! J'ai également lu des témoignages divers et parfois très contrastés. (des super ravis et des moins convaincus...) Je sais aussi qu'il y en à le soir sur la place Jemaa El Fna, mais comment savoir si elles ne sont pas des "attrapes-touristes"? Je souhaiterai donc savoir si quelqu'un d'entre-vous avez une bonne adresse/refference/nom de personnes "fiables' (et de préférence déjà testé!) qui parle le français et qui accepte de tirer les cartes à un homme...

Merci d'avance pour vos conseils!

PS: je ne m'attend pas à ouvrir un débat pour les pour/contres crédules/incrédules, mais bien recevoir de "vrais" témoignages/conseils de personnes ayant déjà eu à faire avec une (bonne) CHAUFA! 😉
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AL
Alaingino12 10 years ago · Chegaga
Location mobylette ou scooter pour visiter les abords de El Jadida
En mai prochain, je compte me rendre à nouveau dans cette ville. Je sais qu'il y a dans l'arrière pays ou le long de la cote des lieux que je n'ai pu visiter jusqu'à là. Une mobylette ou un scooter me semble un bon moyen, mais quelqu'un a-t-il expérimenté une telle location - formelle ou informelle -au Maroc ou dans cette ville? Merci pour vos avis et tuyaux
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BC
Bchaouiroqai 10 years ago · Fénéque
Envoyer des objets lourds de la France à Khouribga (Maroc)
Bonjour à tous!!

J'habite en france et précisement à maurepas 78 (île de france), je veux envoyer des objets un peu lourd à khouribga SVP, si vous connaissez une solution efficace, veuillez me la proposer et de me donner les informations nécessaires.

Merci !!
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CA
Carox 10 years ago · Ajft
Randonnée de 2 à 3 jours dans le massif du M'Goun
Bonjour,

Quelqu'un pourrait-il me conseiller une belle randonnée dans le massif du M'Goun pour fin mars, pour une durée de 2 à 3 jours, que l'on puisse faire de façon autonome sans guide, et si possible un itinéraire en boucle vu qu'on aura une voiture de location

Merci !
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JA
Janetgil 10 years ago · Stikatzy
Voyage sud Maroc 4x4
Bonjour,

Un voyage dans le sud marocain est prévu en avril. Je suis en train de constituer le parcours. Par contre je n'ai jamais fait les pistes 'grand sud' et j'ai du mal à apprécier le temps necessaire pour ce type de piste. Par exemple pour faire le parcours entre Tagounite et Tissinnt (GT3 ou GT3 b) soit environ 200 km ? sachant que l'objectif est de faire cela 'cool'. D'autre part quelqu'un a t-il fait le parcours J4b de Gandini (rissani - tafraoute des KK). la piste est-elle assez roulante ? pas de difficulté majeure ?

Merci de votre aide !!! 🙂 Gilles
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ST
Stikatzy 10 years ago
Hébergement sur piste GT3 entre Mhamid et Tata? (Maroc)
Coucou les vfistes, me revoilou 1 an plus tard.

Tellement subjugué par le dernier voyage, je remets ça début février 2012. J'aimerais pousser un peu loin, bénéficiant de qqs jours supplémentaires.

Mhamid-Tata, fait partie de mes projets (en évitant Chegaga), quelqu'un connait un hébergement sur ce parcours (GT3), pour pouvoir le faire tranquillement en 2 jours. Ou vaut-il mieux écourter en "sortant" de la piste vers Tissint ? Merci d'avance pour votre aide.
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DO
Domdomdoume 10 years ago · Stikatzy
Hébergement à Midelt
Bonjour Nous cherchons un hebergement vers Midelt . L'auberge Jaafa est elle si délabrée que cela? La kasbah Asmaa? Merci pour les réponses DOMDOM
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LE
Leflâneur 10 years ago · Dolma
Une journée particulière dans les falaises d'Akhachane (Maroc)
Dolma avait dit ici un jour que mes textes étaient intemporels... C'est certainement vrai. Comme je ne suis pas de ceux qui tiennent quotidiennement un journal - c’est une contrainte que je ne n’arrive pas à m’imposer - mon écriture n’est dictée que par une anecdote, la modeste inspiration d’un instant face à un événement, une scène, un paysage, ou tout simplement pour occuper le temps, qui parfois s’écoule lentement. J'entasse les feuilles volantes, des carnets usé ou déchirés où s'entremêlent adresses, descriptions de balades, fulgurances, n° de téléphone, incidents, événements, maximes locales ... J'ai décidé il y a quelques années de ne plus rien dater pour ne pas regretter le temps qui passe, et parfois m'y perdre à l'image de ce qui peut parfois m'arriver sur les sentiers, mais toujours sans conséquence. Voici un autre récit suggéré par Marsu il y a fort longtemps.

TALLOUSSI. UNE JOURNEE PARTICULIERE DANS LES FALAISES D’AKHACHANE. L’aube pointait sur Tizi n’Chfart. Deux petits coups discrets à la porte de ma chambre annonçaient Mohamed, le nouveau gardien du gîte et récent compagnon de route. Je devais quitter la douceur de mon duvet. Aghrom n’tafant, ce pain sans levain cuit au poêlon que j’affectionne particulièrement, une omelette baignant dans l’huile d’olive, du thé, trois verres de café au lait cannelé et poivré en guise de petit déjeuner, et nous étions déjà dans la pente.

La digestion se fait au pas du mulet. Il prend de l’âge Rantanplan, comme moi, et ça tombe bien. Le rythme qu’il dicte est respectueux de nos vieux os. Il le faut, car nous n’avons pas le temps de nous mettre en jambes. D'entrée nous effectuons une demi-heure de rude montée derrière le gîte pour atteindre les bergeries de Wihalane. A six heures du matin on ne souffre pas de la chaleur, mais les muscles ne répondent pas comme en milieu de journée… Le chant d’un coq nous accueille au passage des premiers enclos. C’est plus sympa que les deux chiens hargneux qui rêvent de nous croquer les mollets plus haut, à l’approche des maisons d’Aguerd. Bon, c’est vrai ils font leur boulot, mais je ne fais plus confiance à ces toutous de bergers depuis qu’un perfide, après m’avoir laissé passer sans montrer les crocs, comme si on était potes depuis toujours, m’a pris en traître et en silence, déchiré le bas du pantalon et laissé pour quinze jours deux petites traces de chicots à l’arrière d’un mollet.

Il faut poursuivre l’effort pendant plus d’une heure encore, jusqu’au débouché sur le chemin en corniche dans les falaises, pour mériter la redécouverte de la perspective des gorges avec cette lumière pure des premiers rayons de soleil qui franchissent la barrière de Mourik. C’est la deuxième fois que j’emprunte cet itinéraire pour me rendre à Askemod. Il est certes un peu plus « sportif » au départ, mais je le préfère à celui du fond des gorges, même si dans la montée au village, après le franchissement de la rivière, ce dernier offre de bien belles vues sur le cirque de Mourik.

A la sortie du chemin des vires, Mohamed me fait tirer tout droit sur le petit plateau caillouteux. Je sollicite une petite pause, le temps de partager quelques fruits secs, et lui fais remarquer que ce n’est pas le chemin emprunté l’année dernière avec Ali. Il sourit, fait non de la tête et tend la main dans l’axe des falaises pour bien me montrer que nous continuons dans cette direction. Je ne m’en prends qu’à moi et évite de montrer ma contrariété. En effet, persuadé que nous emprunterions l’autre chemin où, à mi-pente vers l’ouest, à environ une demi-heure, nous trouverions la petite résurgence sur laquelle je comptais, je n’ai pas jugé indispensable le portage d’un bidon d’eau. Erreur, d’autant plus stupide que Rantanplan le mulet, est de la partie. Non pas que je sois terriblement assoiffé à l’instant, mais si le trajet présente la même physionomie que celui que je connais, je n’ai pas fini de sucer mon petit caillou. C’est qu’en toute modestie, je ne situe pas ma sobriété au même niveau que celle de mon jeune et vaillant compère.

Je me renseigne sur la prochaine source. En guise de réponse, alors que je me serais contenté d’une réponse laconique, du genre : «... dans moins d’une heure… », Mohamed part dans un obscur laïusse et lance le mulet sur l’imperceptible trace en direction du Nord. Le problème avec lui, c’est qu’il ne parle pas un mot de Français, qu’il semble persuadé que sa langue natale n’a aucun secret pour moi et, pour corser le tout, son problème d’élocution, un zénorme zeveu zur la langue, me prive souvent de la compréhension du peu de syntaxe Tamazight que mes oreilles avaient fini par assimiler.

J’ai envie de lui dire que je ferais bien la montée jusqu’à cette taghbalout à l’eau un peu terreuse, mais à la fraîcheur toujours appréciable dans ce pays, mais il a déjà pris cent mètres d’avance ! Je ne sais pas encore que son empressement à repartir est dû à un autre objectif que celui que j’ai interprété hier soir quand il a proposé d’aller rendre visite à un de ses amis à Askemod.

Après quelques autres traversées de ravin, deux ou trois franchissements de bosses caillouteuses et la perte d’un litre de sueur, nous arrivons en vue d’une bergerie. Je devrais plutôt dire d’un misérable abri sous roche, fermé sur le devant par un bel et large empilage de pierres sèches en arc de cercle destiné à donner plus d’espace à la sommaire habitation. Mohamed s’en approche malgré la présence agressive du chien gardien des lieux, mais fait rapidement demi-tour dès qu’il constate la présence du cadenas sur la porte qui ferme symboliquement l’accès. Nous n’aurons donc pas droit au thé brûlant, ni au pain et huile d’olive que tout hôte se doit d’offrir au voyageur qui s’approche de sa demeure.

Mais qui dit bergerie dit assurément source… à proximité. En espérant que celle-ci ne nous détourne pas trop du chemin, je fais part à mon sobre compagnon de mon besoin d’H2O. Aussitôt Mohamed ramasse deux beaux cailloux qu’il destine à maintenir la bête à distance respectable si toutefois il lui prenait l’envie de venir humer nos semelles de trop près, et retourne vers l’abri. Il inspecte le muret en pierres, glisse sa main entre deux d’entre-elles et, comme s’il était chez lui, sort une clé, ouvre le cadenas et m’invite à rentrer.

C’est finalement bien autour d’une théière fumante et d’une tasse d’huile d’olive au fond de laquelle il faut savoir plonger le pain pour y trouver un peu de cet excellent miel de montagne dérobé aux abeilles dans des ruches sauvages, que Mohamed dissipe ma surprise. Son histoire zézayante, soutenue à grands gestes, mimes et petits dessins sur le sol en terre battue, m’apprend qu’il a passé toute son enfance et adolescence dans les falaises d’Akhachane comme berger pour son père et son grand frère Ba ; que c’est dans ces environs qu’il a connu ses premiers émois amoureux avec Zimba, devenue aujourd’hui sa femme et qui, « Grâce à Dieu », lui a donné un fils dès les premiers mois de leur mariage ; qu’il connaît très bien les propriétaires de cette bergerie avec qui il semble avoir des liens de parenté, mais j’ai pas trop capté lesquels. Peu importe, de toute façon il est temps d’y aller.

Bien requinqué après cette petite collation inattendue, les dénivelés suivants ne sont qu’une formalité. Nous enchaînons plusieurs montées et descentes dans un alignement de bosses, pour déboucher à nouveau sur un chemin en corniche encore plus long et spectaculaire que le précédent. Le soleil est presque au zénith quand nous en sortons pour continuer encore quelque temps hors piste et finir dans un ravin d’éboulis plus qu’instables. Plusieurs dizaines de mètres en contrebas Akhachane, le nom local de l’assif Melloul, charrie ses flots ocre de printemps.

Je comprends que nous sommes arrivés au terme du voyage. C’est l’ouïe qui réagit la première. Chants, cris d’enfants, bêlements, cliquetis métalliques, frottements de lames sur la pierre, voix claires et entraînées à faire porter le timbre d’une falaise à l’autre, au plus haut d’une arête, au fond d’une combe, partout où l’attend une oreille également aiguisée à ce type d’exercice.

J’entends. J’écoute. J’avance. Je vois. Je crois rêver.

Une ravine en forme de fer à cheval, ouverte et rétrécie sur le bas se jette dans la rivière trois cents mètres en contre bas. La partie fermée est bordée par des falaises de quinze à vingt mètres dominées par des grandes pentes rocailleuses, terre de pacage des éleveurs d’Askemod, un hameau perché dans un replat au pied du djebel Kroun entre Anergui et Adènedoune. Les yeux ne fixent pas de suite les scènes de détail. Je compterai plus tard une quarantaine d’adultes et presque la moitié de gamins en âge de marcher, une douzaine de mulets, quatre ânes et… des centaines de têtes de bétail jouant les acrobates dans les rochers pour dénicher le plat du jour. Tous sont réunis sur ce site entre ciel et terre pour la tonte de l’année.

Là, au milieu de nulle part, entre pente et paroi, sur toute la longueur de la bande étroite et accessible qui sert de base aux falaises, s’offrent des scènes d’un autre temps. Ou plutôt du temps de ces hommes devant moi ! Le même, si l’on fait abstraction des quelques bidons en plastique, cordes et cordelettes en nylon, que celui des pères de leurs pères. A l’extrémité la plus resserrée, quelques rochers entassés et un assemblage de grosses poutres grossièrement taillées dans des branches de genévriers, des couvertures et une bâche de nylon, ferment un renfoncement dans la falaise. Il abrite la cuisine des femmes et une activité fébrile.

A l’autre extrémité, deux foyers entretenus par un groupe d’adolescents présagent ripaille. A proximité, sur une petite terrasse, la plus confortable recouverte de nattes en plastique, d’épais tapis et coussins, je reconnais les deux fquihs des Ayt Boulmane et des Ayt Khoya. Ils se prélassent et sirotent du thé en compagnie de deux autres hommes dont l’attitude et regard témoignent d’une condition disons… supérieure. Non loin, un autre homme officie, « le maître du thé ». C’est que dans ces montagnes, préparer le thé les jours de fête est une affaire d’homme. Je le connais aussi : c’est le voisin d’Ali sur les pentes d’Ouriz. J’ai assisté chez lui, trois ans en arrière, au mariage d’un de ses fils avec une belle-sœur d’Ali.

Nous passons d’un endroit à l’autre, saluons tous les hommes. Dans la réponse que Mohamed adresse à un berger qui l’interpelle, je discerne quelques mots comme tassarout, zit, atey, amane, me laissant deviner qu’il est en train d’expliquer notre arrêt à la bergerie de son interlocuteur, et peut-être justifier et s’excuser de notre léger retard alors que nous étions attendus.

- Salam! Koulchi Labess? Chibes makein ? La tournée continue, mais les salutations ne s’adressent qu’aux hommes; nous ne nous approchons pas de la cuisine, seules deux jeunes filles venues porter un bidon d’eau vers le foyer ont droit à un salut discret sous la forme d’un effleurement délicat et furtif du plat des mains. J’ai toujours trouvé de la sensualité dans cette forme de salut entre hommes et femmes, et m’en étonne dans ce pays si pudique. Une autre terrasse accueille un groupe de femmes de tous âges et diverse progéniture. Les bébés sont portés sur le dos des mères, des grandes sœurs, ou encore gisent empaquetés, à même le sol à l’ombre de la paroi. Ça discute, allaite, plaisante, et sûrement se moque-t-on de ce roumi maladroit dans les éboulis, et de sa surprise affichée.

A peine en contrebas des deux groupes les tondeurs s’activent, chantent, aiguisent leurs ciseaux, dépouillent les moutons de la lourde laine qui les a protégés tout l’hiver. Les gestes sont restés tels qu’ils devaient être au temps de leurs aïeux. Les jeunes bergers amènent les bêtes à portée de ciseaux, entravent, maintiennent les plus récalcitrantes, les libèrent et les renvoient vers leurs congénères une fois le travail accompli. Toutes semblent guillerettes de se sentir si légères pour l’été.

Un des deux hommes de belle allure nous invite à ses cotés. Mohamed me fait comprendre que ce sont les propriétaires des troupeaux rassemblés pour la circonstance. J’ai droit à une couverture supplémentaire sous mes fesses qu’ils doivent estimer, si non plus dignes, au moins plus délicates que les leurs. J’essaye de refuser avec le sourire pour finir, non seulement avec cette isolation supplémentaire contre la rudesse de l’endroit, mais avec un coussin venu tout droit, et par les airs, de la terrasse des femmes aussitôt qu’un fquih en émit l’exigence. J’éprouve toujours une grande gêne face à toutes ces délicates attentions dont je suis, dont tout roumi est l’objet constant quelle que soit la personne rencontrée dans ces montagnes. Il n’y a qu’une chose à faire, car je sais qu’il en sera toujours ainsi: sourire, remercier, avaler sa gêne et attendre l’occasion de rendre la pareille.

Pour nos hôtes c’est l’heure du digestif, pour nous, celle de l’apéritif. Tiens, fquih des Ayt Boulmane, j’ignore son nom, souffre de diabète. Il a droit à sa petite théière en tôle émaillée personnelle, sans sucre. Nous partagerons celle, sucrée à outrance, des autres convives. Le thé est aromatisé au thym citronné sauvage, les œufs sont brouillés dans leur pesant d’huile et d’épices, le pain d’orge est encore tiède, sa croûte dorée et craquante à en séquestrer la boulangère, et l’huile d’olive est délicieuse. L’après midi s’annonce sous de bons auspices ! Merci Mohamed.

La fin de la tonte est marquée par un instant de recueillement, prières et louanges au Tout Puissant pour cette année de pluies exceptionnelles. Ensuite la laine est partagée puis empaquetée ; la constitution de tas inégaux est emprunte de gravité et de sérieux. Comment font-ils pour savoir ce qui revient à chacun puisque la laine des deux troupeaux a été mélangée ? C’est leur affaire, et celle-ci ne semble poser aucun problème apparent. Propriétaires, tondeurs, bergers, chacun a l’air satisfait de la part qui lui revient. Allah ighlif… Que l’événement se reproduise !

Puis les deux troupeaux sont lâchés. Le premier est conduit à grands cris par un jeune couple et leur bambin d’une demi-douzaine d’années vers les pentes qui dominent le site. Le deuxième, moins important, est dirigé à la fronde par un homme seul en direction du passage par lequel nous avons débouché tout à l’heure avec Mohamed. Quelques femmes, dont les plus âgées, aspergent les bêtes au passage avec des rameaux de je ne sais quel arbuste trempés dans un liquide blanchâtre. La pauvreté de ma Tamazight ne me permet pas de connaître aujourd’hui la signification de ce rite.

L’après midi se poursuit par le sacrifice d’un jeune bouc et d’un mouton, au rythme lent et sain du dépeçage des bêtes, du thé, du découpage de la viande, du thé, des bavardages et plaisanteries, des jeux des enfants et des bergers, du thé, des brochettes d’abats qu’un jeune garçon fait tourner pour une équité parfaite entre les convives, du thé, des galettes d’orge encore chaudes trempées dans le beurre fondu aux épices, du thé…

Un agneau, déjà presque à taille adulte, gravement blessé dans une chute, viendra même enrichir la potée. Avec la fin du jour vient le siksou trempé de petit lait, suivi d’un petit verre de thé, avant les quartiers de viande grillée, découpés et distribués dans une justice édifiante… sauf pour le roumi à qui revient, bien sûr, le morceau choisi. Vous reprendrez bien un peu de thé ?

La lumière décroît sur Amanezzéranne. Ainsi est appelé ce site. Cela signifierait « là où coule l’eau », quelque chose comme ça, l’orthographe n’étant que la retranscription de ce que mes oreilles ont entendu. Il est bientôt dix-neuf heures. Une jeune fille, un bambin d’à peine six ans et deux femmes portant bébé sur le dos et ballot de laine à la main nous quittent pour rejoindre leur grotte ou bergerie avant la nuit noire. Un chien les rattrape. Tous grimpent dans les éboulis, font corps avec la pente. Le pas est sûr, pas un caillou ne roule, elles adhèrent au sol instable comme les chèvres aux rochers. Tous disparaissent derrière l’arrête par laquelle nous sommes arrivés. Je demande à Mohamed où se trouve leur abri. Il marque la surprise devant la question qu’il considère peut-être dérisoire, répond « Pas loin… » sur le ton de « Quelle importance ? » et finit son énième verre de thé. Je demande un peu plus de précisions. Un trait et trois croix dans la terre : leur bergerie serait à mi-chemin entre celle où nous nous sommes arrêtés et ici, à l’écart du chemin suivi. Pas loin en effet… Mais quand même une bonne heure de marche commencée dans la pénombre et qui finira de nuit sous la clarté lunaire. En réalité, même dans la nuit la plus noire, il n’y a pas trop de soucis à se faire pour elles.

Elles connaissent depuis leur enfance ces falaises, ces pentes, ces entailles dans la montagne ; chaque cime, combe, arête ou ravine leur est familière. Elles les ont parcourues, explorées, enjambées, franchies, sillonnées en tous sens par tous les temps et à toute heure, presque pieds nus, tant me semblent une dérisoire protection sur ce terrain, les lambeaux de caoutchouc recousus ou ressoudés au tison, qui autrefois ont du ressentir la fierté d’être appelés chaussures. La mère à peine remise des couches reprend ses corvées d’eau, la garde du troupeau, la recherche du bois. L’enfant est sur son dos. Il sera à ses cotés, dans des endroits si escarpés que bien des adultes de notre société ne sauraient s’y tenir même à « quatre pattes», dès qu’il saura mettre un pied devant l’autre. Il en sera ainsi jusqu’à ce que les os n’en puissent plus. Vieille femme, elle retournera dans la vallée pour finir ses jours doucement dans la maison familiale en compagnie d’un fils et des petits-enfants.

Les marmites sont sur les braises. D’autres quartiers de viande grillent sur le deuxième foyer. Cet après-midi le couscous et le pain étaient l’affaire des femmes. Aux hommes le thé, le dépeçage et les brochettes. Ce soir ils se collent aussi aux gamelles. Les plus jeunes ont lavé et épluché les légumes, coupé les restes de viande, sous les quolibets gentiment moqueurs des plus âgés. D’autres terminent le travail, activent les foyers, surveillent la cuisson, les fquihs, les deux propriétaires et les tondeurs parlent fort et sirotent -encore- du thé à la lueur des lanternes.

Quelques cailloux tombent du haut de la falaise. C’est l’annonce d’un troupeau qui rentre dans la pénombre. Cris, appels, aboiements, tout le monde se colle aux parois et laisse passer l’averse. Quelques beaux spécimens de la taille d’un ballon roulent dans le ravin et auraient pu laisser sans vie le corps trouvé à sa verticale. Dans une esquive polie au vingt septième verre de thé (à vrai dire je ne les ai pas comptés, mais il y en a eu beaucoup... trop pour moi !), je rejoins la terrasse personnelle que l’on m’avait désignée en fin d’après midi. Deux jeunes s’étaient empressés de la tailler dès notre arrivée. Quelques coups de pioche experts et ma chambre était nivelée, nettoyée des quelques cailloux qui auraient pu rendre ma nuit sous les étoiles inconfortable. Le sac de bât du mulet me servira de matelas, et un paquet de laine fraîchement coupée sera l’oreiller. Ils m’ont même indiqué l’endroit ou je devais mettre la tête : là, derrière le petit muret dressé en refuge contre la brise fraîche de la nuit.

A mesure que les bêtes débouchent dans la combe et s’y installent pour la nuit je compte une centaine de caprins et un peu moins de moutons pour ce seul troupeau. L’autre ne reviendra pas ; sans doute par manque de place aux alentours le berger aura reçu la consigne de le diriger vers sa bergerie pour la nuit. Ça fait du bruit quand les mères appellent leurs petits. Ça fait du bruit quand ceux-ci, trop vulnérables encore pour être lâchés avec le troupeau dans la journée, cherchent la mamelle maternelle attendue tout l’après-midi. Ça fait du bruit quand le propriétaire engueule le berger et sa femme pour n’avoir su maintenir les bêtes loin de la falaise. Ça fait du bruit quand les roulements des bendirs, rythmés, stridents, profonds, enivrants et enivrés saluent l’arrivée d’Ayur - la lune ronde - sur Amanezzéranne.

Les voix sauvages des femmes résonnent dans la combe, ardente réponse aux tambours. Cela ne dure que deux ou trois minutes, et tous s’arrêtent, synchronisés, net, au coup de fusil qui ponctue le dernier et fulgurant roulement. La magie et la force de l’instant résident dans cette brièveté.

Chèvres et brebis se sont tues, quelques cabris affamés sont encore branchés et dans l’air dansent les escarbilles, crépitent les dernières braises, flotte l’odeur de bois brûlé et des épices dans les gamelles. Suit un long moment de magique plénitude. Une voix chaude comme le feu, douce comme le miel de ces montagnes, récite et répète jusqu’au sommeil de son enfant une litanie apaisante. Des silhouettes se remettent en mouvement. L’une d’elle lance une dernière prière. Elle n’attire que l’autre fquih, le «maître de thé», un des propriétaires, deux tondeurs et trois anciens. Une autre devient Mohamed s’approchant de «mes appartements». Le campement de nouveau s’anime, les psalmodies sont couvertes par les voix des autres hommes et femmes indifférentes à ces ombres dessinées sur la falaise qui se prosternent et se relèvent.

Iminechi est prêt, le thé apéritif servi. Mohamed vient me l’annoncer.

Il est bientôt vingt-et-une heures. La lune rend hommage à Amanezzéranne.
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WA
Warnaud 10 years ago · Chibani31
Randonnée de Setti Fatma vers Imlil (Maroc)
Bonjour,

Jeune couple, atterrissant fin septembre sur Marrakech pour 8 jours au Maroc, on souhaite avant tout passer quelques jours dans l'Atlas.

Nous pensions opter pour les transports en communs (bus/taxi...) et rejoindre Setti Fatma d'où j'envisagerais de rejoindre Imlil à pied via Tacheddirt et sa vallée... (2jours et demie?)

Que pensez-vous de cet itinéraire? Est-ce un bon choix? Est-t-il praticable en septembre? Devons-nous faire appel à un guide? Faut t il réserver à l'avance pour les gites? Ou... Opteriez-vous pour d'autres itinéraires à votre sens plus judicieux ou intéressants? Tous vos meilleurs plans sont les bienvenus!

Une fois sur Imlil, est t il possible de rejoindre Asni en taxi/minibus ; et de Asni prendre un bus pour Taroudant qui a l'air très intéressante et authentique? De Taroudant, on rejoindrait Essaouira en bus avant de rentrer sur Marrakech.

Merci pour vos conseils/suggestion, on en fera bon usage!

peace!
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LE
Leflâneur 10 years ago
Mariage dans la montagne berbère
Nous étions invités dans un hameau perché dans les falaises d’Akhachane au mariage d’un jeune voisin de Ouahouch, le papy éleveur connu par l’intermédiaire de Mohamed. Je fais régulièrement halte chez lui pour la nuit lors de mes virées atlastiques dans le secteur. --

Sept heures du matin. Le temps est maussade. Il a plu une bonne partie de la nuit. La rivière est teintée café au lait par les déversements de la terre rouge à travers la multitude de ravins et sillons creusés dans les pentes et agrandis à chaque orage par manque de couvert végétal protecteur. Je rejoins Mohamed, Zimba, le petit Nordine et Rabha dans la maison familiale en contre bas du gîte.Le petit déjeuner est copieux : thé, café au lait épicé, pain huile d’olive, beurre, œufs brouillés. C’est que nous attendent au moins cinq heures de marche et Mohamed ne pars jamais le ventre vide !

Départ sous la pluie. Zimba et Nordine sur un mulet, Rabha sur un autre, Mohamed et moi à pied dans la gadoue… Je découvre les dégâts causés par les crues de la fin d’hiver. Par endroits la rivière a complètement mangé la piste. Les akka’s forment des barrages de rochers qui détournent le cours de la rivière. A environ une demi-heure de l’entrée des gorges, Mohamed me montre la nouvelle petite passerelle suspendue construite par son frère Ba Ou Ali et lui pour donner accès à leurs bêtes aux falaises rive gauche depuis la bergerie familiale, une grotte dans les vires d’altitude, rive droite à une heure trente de marche du gîte.

Le paysage est bouleversé. Nous n’effectuons pas moins de six traversées de rivière avec de l’eau jusqu’aux genoux avant d’entamer la rude montée vers le hameau. Le souk m’avait informé de la destruction de la piste en plusieurs endroits, mais j’étais très loin d’imaginer l’ampleur des dégâts. Même la grande passerelle a été emportée. Un énorme éboulis à trois cent mètres en amont a formé un barrage et fait monter le niveau de la rivière. Quand celui-ci a lâché, la force de l’eau venue brutaliser les rives a déstabilisé les deux structures en arche de pierres et rondins sur lesquelles reposaient les troncs de traversée. Quand les bâtis ont fini par céder les troncs de dix mètres de long qui traversaient la rivière à plus de trois mètres au-dessus du niveau normal ont été emportés et sont maintenant coincés à quelques dizaines de mètres en aval dans les rochers. Cette tillouguitte, comme celle d’Adènedoune à une dizaine de kilomètres en aval, permettait aux habitants des falaises depuis quatre générations un passage plus aisé qu’abrid n’afella, le chemin des hauteurs, entre leurs hameaux et bergeries, et la vallée.

Arrivés trempés, crottés et transis nous sommes accueillis chez la famille du fiancé, les Ayt Ouilkho. Je retrouve tout le petit monde avec qui j’avais fait connaissance lors de talloussi, la cérémonie de la tonte des moutons, à Amanezéranne, une place d’estive de ces Ayt Ouilkho dans les falaises qui dominent l’assif à trois cent mètres en contre bas.

La pièce où se trouvent déjà la famille et nombreux invités, n’est autre qu’une grande étable d’environ quinze mètres de long sur huit de large à l’architecture brute de pierres, bois et pisé avec sol en terre battue récemment nettoyé, nivelé et recouvert pour l’occasion de nattes et tapis, sauf sur deux mètres carrés à l’entrée ou s’amoncellent les chaussures boueuses des invités déjà présents. Trois énormes poutres de section carrée d’une bonne quarantaine de centimètres traversent d’un seul tenant toute la longueur de la pièce. Elles sont soutenues en leur milieu par autant de gros troncs d’arbres écorcés et patinés à leur base par le frottement des bêtes et à mi-hauteur par les centaines de caresses d’hommes et de femmes y glissant leurs mains au passage. Espacés de moins d’un mètre, une bonne trentaine de madriers bruts, de section inférieure mais d’une longueur atteignant quand même les quatre mètres, reposent perpendiculairement sur les trois énormes poutres maîtresses. C’est la structure porteuse de l’ensemble. L’ossature du plafond est faite d’une double épaisseur d’éclats de genévrier d’environ un mètre cinquante posés serrés sur les madriers transversaux. Par-dessus encore, une épaisse couche de branchages plus fins retient les vingt centimètres d’épaisseur d’argile blanche, la plus efficace en absorption paraît-il, qui participe à l’étanchéité du lieu. Deux fourneaux bricolés dans des bidons en tôle de deux cent litres chauffent agréablement l’atmosphère. Contre le mur en pisé, on a improvisé pour l’occasion deux fours à pain dans des demi-tonneaux posés à même le sol. Deux femmes s’y affairent et l’odeur des pains chauds active déjà les papilles.

On nous libère des places sur les nattes et tapis au plus près du fourneau et commence la ronde des verres à thé. Je sais qu’elle durera longtemps, très longtemps, tout le temps des festivités. Devrais-je faire une analyse de diabète en rentrant à Belfort ? A proximité, trois autres femmes s’activent aussi autour de deux foyers à même le sol où cuisent dans de gros chaudrons le siksou et le berkoks qui nourriront les invités de cette première soirée ; généralement la famille et les amis les plus proches. Bien sûr l’inévitable kanoun, brasero en terre cuite, accueille une grande théière sur laquelle veille le préposé au breuvage, un honneur qui ne saurait se refuser. A coté, deux gamines lavent des verres dans un énorme plateau en cuivre avant de les disposer sur deux rangs bien en cercle sur un autre plateau au milieu duquel trône déjà une autre théière prête à servir. Avec les premiers pains chauds arrivent aussi le beurre et l’huile d’olive. Les galettes de farines mélangées d’orge et de blé dur trempées dans l’huile d’olive sont un délice. La maîtresse de maison semble fière d’annoncer le millésime 2008 de oudi, le beurre rance et épicé, contenu dans une grande jarre qu’elle présente aux invités. Une année de vieillissement dans des jarres en terre cuite en prévision d’un grand évènement. Peut-être depuis que l’arrangement entre les deux familles fût scellé par le sacrifice d’un bouc dans la maison du futur mari. Elle y plonge une longue spatule en bois et en sort de quoi remplir une petite gamelle qu’elle pose sur les braises un instant, puis elle partage la pâte fondue dans trois bols et invite ses hôtes à y tremper généreusement le pain. Il y en a suffisamment pour tout le monde et pour les trois jours que durera la cérémonie. J’y vais chichement dans la mixture épicée malgré les encouragements de mes voisins ; pourtant j’aime ça. Quatre mots de Tamazight enrichis de quelques gestes et mimiques font comprendre à l’assistance hilare que mon organisme n’a pas, en la matière, le même seuil de résistance que le leur. Deux précédentes et malheureuses expériences me l’ont clairement fait entendre!

Le berkoks sera servi après la sieste reposante des invités voyageurs. Car nous ne sommes pas les seuls « étrangers » à la famille conviés pour l’occasion : deux couples et leur marmaille ont fait le déplacement depuis Adènedoune. D’autres viennent de Timquit, tout près à vol d’oiseau mais dont ils auront bravé tout comme nous sous la pluie, une longue et pénible descente jusqu’au fond des gorges avant de remonter jusqu’ici le même dénivelé dans les pentes et falaises opposées. Trois heures de marche sur des chemins inconfortables, boueux glissants, et délités au passage des akka’s. On rêverait d’une grande tyrolienne tendue d’une rive à l’autre entre des deux hameaux. D’autres invités encore sont arrivés des bergeries éparses dans les pentes rocailleuses du Djebel Kroûn.

Après le, les thés digestifs, Mohamed me pousse à suivre quelques femmes dans la pièce d’accueil de la maison familiale. Nous patientons sous le regard curieux des femmes et des enfants déjà présents, jusqu’aux youyous et chants qui annoncent une l’arrivée du fiancé et de sa mère.

C’est la cérémonie du henné et des brins de laine. La mère lave les pieds et les mains de son fils avec du henné fortement dilué. Une autre femme prépare des brins de laine qui ont trempé dans une pâte de henné concentré. Ils seront noués par la mère autour des doigts et des orteils du fiancé resté couvert sous le capuchon de sa djellaba depuis son arrivée. Il devra les garder plusieurs jours jusqu’à ce qu’ils se déchirent ou tombent d’eux-mêmes. Je ne connais pas la signification du geste et il n’y a personne qui parle français pour m’éclairer. - Imchi répond Mohamed à qui je demande: «Pourquoi la laine ?». Il en est ainsi depuis la nuit des temps. Voilà qui ne suffit pas à satisfaire ma curiosité, mais je n’en saurai pas plus. La cérémonie se termine par une distribution de dattes à tous les présents, à la suite de quoi tout le monde se rassemble dans la grande pièce de réception, cette fois-ci pour le thé apéritif avant la gamelle du soir. Il n’est que 17 heures et je sais que le repas ne sera pas servi avant longtemps. Il va me falloir user de diplomatie pour décliner au moins un thé sur deux. Mais non, après un seul verre j’échappe à l’overdose sans comprendre dans un premier temps la petite agitation qui s’empare de l’assemblée. Mon ange gardien me fait comprendre que nous partons cette fois-ci chez la fiancée. Une petite troupe d’une vingtaine de personnes s’est rassemblée devant la maison, quelques femmes portent des balluchons, deux mulets sont chargés de sacs et colis divers, un veau est attaché à un arbre par une corde enroulée autour des cornes et un troisième mulet se voit affublé de deux petites chèvres dans les poches du chouari : la dot !

Un homme fait le tour du rassemblement. Il tient un roseau de trois mètres environ fendu en deux à une extrémité. J’ai déjà assisté à ce spectacle une fois aux Ayt Khoya pour le mariage de la sœur d’Ali. C’est le gardien et protecteur de la future épouse sur le trajet, quand elle viendra rejoindre demain sa belle-famille et son futur époux. Dans la fente du roseau quelques billets de vingt, cinquante et même cent dirhams ont déjà été glissés. Le personnage joue bien son rôle, vocifère, invective l’assemblée. Le montant récolté n’est pas encore digne d’être remis à la famille de la fiancée. C’est chouma pour nous tous ! Badins et rigolards, quelques hommes lui répondent certainement que l’on ne se rend pas chez la fille du notable local. Finalement et de bon gré plusieurs billets supplémentaires dont le mien iront compléter la garniture du roseau. Satisfait cette fois-ci, le cerbère donne le signal du départ, les chants et les youyous stridents résonnant une fois de plus tout le long du parcours jusque chez la fiancée. Nous y sommes accueillis devant la maison par les parents et la famille proche. Tout le monde est invité à se rendre dans la grande pièce à vivre parée pour la circonstance des plus beaux tapis et coussins de la maisonnée. Le thé commence très vite à couler à flots, rapidement suivi de la ronde des brochettes d’abats de mouton. Après un laïus de l’émissaire du garçon et la remise des billets aux parents, les femmes déballent et exposent les cadeaux pour la fiancée : des petits sacs de henné, des cierges contre le mauvais œil, trois gandouras aux couleurs vives, un foulard aux couleurs de la tribu pour les jours de fête, d’autres pour le quotidien, deux paires de draps, une couverture, un ballot de laine déjà cardée prête au filage, deux écheveaux de laine rouge, des pains de sucre, trois bidons de cinq litres d’huile d’olive, un sac de farine, un seau de lait, une jarre de beurre rance, du miel, une faucille et … deux soutien-gorge ! Tout cela accueilli à chaque déballage par d’interminables remerciements de la famille.

La fiancée n’est pas là. Elle ne sera présentée au garçon que demain au domicile de celui-ci lors de la soirée de mariage. Tard dans la nuit, visiblement satisfaite de l’accueil, notre délégation repart la bouche pâteuse de graisse et de sucre et le ventre chargé de brochettes d’abats, de beurre fondu, de plats de semoule et ragoût de mouton.

Le lendemain, on remet ça dès le milieu de l’après midi avec l’arrivée de la fiancée, sa famille et ses invités. «Mariage pluvieux, mariage heureux» dit-on chez nous. Si c’est vrai, ces deux là ne risquent rien ! Le plafond est bas sur Askemod et il tombe à nouveau des cordes. Il faudra attendre une accalmie pour la traditionnelle ronde de la fiancée. Montée sur un mulet et tenant un agneau dans ses bras elle fera trois fois le tour de la tente de réception accompagnée du cerbère, recevant des dates pour une future vie douce et sucrée, et des œufs et du lait pour une prompte fécondation. La fille est ensuite dévoilée sous la tente dans l’intimité des femmes et filles des deux familles et présentée au garçon qui célébrera l’évènement en l’invitant à l’ahidous traditionnel.

Puis l’ambiance devient plus festive. Des heures durant, les battements de mains, les chants, les youyous, les bendirs retentissent, s’enchaînent sans lassitude, galvanisent musiciens et danseuses, colonisent la nuit et la déclarent infinie dans les robes qui se frôlent et les corps qui balancent. Amina sublime, aérienne, illumine la nuit de ses déhanchements, virevolte, tourbillonne. D’autres derrières qui swinguent. Fesses fantasmées, univers ronds et fermes sous les caftans dans l’imaginaire des hommes troublés. La douleur du désir se lit dans certains regards. La maria cul sec dans les verres à thé, l’alcool comme accélérateur. Une grande tresse noire se libère sous le foulard. Un taadlount s’emballe pour la femme rebelle, libre puisque divorcée. Vibre aussi la peau tendue des autres percussions comme doit palpiter la poitrine du jeune homme invité à la danse. Résonnent alors plus fort les chants des femmes, y répondent ceux des hommes étonnés à mon arrivée qu’un roumi, à leurs yeux gâté par la vie, se complaise à leur coté. Mais comment devant ce spectacle pourrait-il en être autrement ? - Qu’est ce que tu fais par ici ? demande le militaire en permission. - Je me laisse éblouir - Tu veux boire ? - Non merci je ne mélange pas. Un petit sibsi me suffit. Se doute-t-il que c’est avec lui que je ne veux pas mélanger ? Je n’ai pas envie de me perdre dans une discussion ennuyeuse, avec un mec aviné et pété. J’ai déjà donné dans ces montagnes avec des fonctionnaires à la discussion parfois empestée de relents xénophobes envers leurs compatriotes berbères qu’ils doivent fréquenter par obligation.

Une accalmie. Le père du jeune marié prend la parole, remercie les invités pour leur présence et leur souhaite la baraka. Peut-être aussi les invite-t-ils à profiter pleinement et longuement de cette nuit de fête. Il demande aux joueurs de bendir de lancer un autre ahidous pour les mariés. Un rond se forme de part et d’autre des jeunes époux. Parents et beaux parents ainsi que des femmes plus âgées participent cette fois-ci. Les chants reprennent, moins frénétiques, dans une solennité presque grave, loin de la frivolité et l’enthousiasme du premier ahidous quand la mariée est sortie dévoilée de la tente. L’arrivée de la semoule interrompt la danse. Les groupes se forment autour des plats. Les boulettes sautent dans les mains. Les langues lèchent les grains restés collés entre les doigts. Les plats circulent d’un groupe à l’autre pendant que les parents du marié encouragent leurs hôtes à tout finir. Puis le thé se remet à couler et la maria de recirculer discrètement sous quelques djellabas. Impatients, les musiciens reprennent leurs bendirs... mais Amina n’est plus là ! Je l’ai vue sortir avec deux autres jeunes filles à l’arrivée des plats. Les deux filles sont revenues, pas elle... Les hommes exhortent alors d’autres femmes à la danse. Aucune ne répond. Pour les femmes mariées se serait chouma de se donner ainsi en spectacle en dehors du sacré de l’ahidous. Un homme appelle alors Fatima, l’encourage à danser. Son regard s’illumine, elle à le sourire qui dévaste, sourire d’un corps tout entier enfin dépouillé de sa pudeur quotidienne. Elle se lève et entraîne une amie dans le cercle des musiciens. Dansez pour ces hommes femmes, défilez dans l’espace, brûlez-les ; ils ont besoin de chaleur, ils sortent à peine de l’hiver.

Fatima et Amina sont des « putes » comme l’on dit ici. Amina est divorcée. Elle a choisi la liberté dans le divorce avec son premier mari qui lui manquait de respect et la rendait esclave de sa belle-famille. Peu de femmes dans ces montagnes osent cependant braver le droit coutumier et faire valoir le nouveau code de la famille qui permet à une femme de demander le divorce Alors ses parents l’ont reniée. Ainsi plus de honte pour eux, plus de pudeur pour elle. Mais qui demain se présentera pour demander sa main ? Fille seule, comme d’autres, veuves, femmes stériles ou considérées comme tel, elle n’a que ses charmes pour vivre. Ainsi rejetée, mise à l’index de la société, elle donne parfois son cul pour quelques sous les jours de souk et de fête. Les incantations des charlatans, qui ne seraient rien sans leurs herbes magiques, finiront par la débarrasser de la graine germée dans sa chair par le liquide d’un homme. Peut-être ces potions seront inefficaces si Allah veut la punir. Quel sera alors son devenir ? Celui de cet enfant bâtard rejeté de tous ? Pour Fatima c’est différent. Ses parents voulurent bien avaler leur déshonneur en acceptant son retour au foyer familial quand elle fût répudiée pour ne pas avoir donné d’enfant à l’homme qu’ils avaient choisi pour elle. Alors, éduquer les jeunes hommes avant le mariage serait plutôt faire preuve de générosité et de dévouement dans ce pays où la frustration sexuelle est élevée au rang de sport national. Amina est plus jeune que Fatima ; presque encore une adolescente, plus jolie aussi ; corps élancé, visage mince, longues jambes, yeux noirs en amande, seins durs dressés sous le caftan usagé, flottant sans aucun soutien à chaque ondulation des hanches, à chaque coup de rein limite provocateur. Le vertige se lit dans les yeux des adolescents et des hommes plus mûrs certainement lassés de leurs épouses déformées par les grossesses et les allaitements successifs, par des années de dur labeur et de soumission. Faites tourner les têtes femmes ! Donnez de l’illusion et du rêve à ces jeunes mâles écorchés vifs par des siècles de frustration. Moi je ne vous juge pas. Je vous admire même.

Vient une subite envie de fumer. Je voudrais sortir, prendre un peu l’air et quelques notes sur mon carnet, mais je crains que mon voisin me suive. Il est devenu trop gluant avec le mélange de maria et de hachich. Tant pis, il faut bien tenter. Je m’en débarrasserai dehors si besoin. Je réussis finalement à m’écarter discrètement, profitant de l’inattention du militaire invité par son voisin à une nouvelle rasade. Beaucoup de nuages ont quitté le ciel. Tous les oiseaux ne dorment pas. Sous une myriade d’étoiles comme exaltées après la pluie et par l’absence de lune, un seul veille : « Celui qui ne dort jamais la nuit » selon la légende. C’est notre rossignol. Le dos contre le mur de la maison voisine, ma frontale à sa place, réglage minimum mais suffisant, j’ajoute quelques lignes aux pages d’un carnet déjà noirci des notes du matin. Là-bas, le rythme frénétique des tambourins s’est apaisé doucement. Mon absence ne passera plus longtemps inaperçue. Je sais que Mohamed sortira à ma recherche dès qu’il aura remarqué ma disparition. Je dois revenir. ./...

Le surlendemain soir. De retour au gîte.

Reprendre et mettre en forme les notes griffonnées, les mots du vécu là où je les avais laissés et des souvenirs, qui resteront sans trace d’encre parce que manquent les mots justes. Sur le chemin j’avais trouvé Mohamed qui, comme je m’en doutais venait à ma recherche, mais nous ne retournions pas aux festivités. Il me dirigea vers la maison des parents du marié. Des femmes s’affairaient autour de la jeune fille ; la famille souhaitait des photos autour du jeune couple. Je ne me fis pas prier et pris une bonne trentaine de clichés. Parents, oncles, tantes, cousins ou amis proches, chacun voulait son souvenir auprès des mariés. Après la séance photo tout le monde retourna à la fête... sauf le jeune couple. Le lendemain matin je fus réveillé par les you-yous des femmes du clan. J’en compris le sens et me levai d’un bond car j’étais le seul à dormir encore. Dehors, groupés devant la maison des mariés, familles et invités ayant dormi sur place apprenaient que le mariage avait été dûment consommé. L’honneur des uns et des autres n’avait pas eu à en souffrir.
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CH
Chamanr 10 years ago
Location buggy près de Marrakech
Bonjour,

Je pars en à Marrakech à la fin du moi de Mai et j'aimerai louer une journée entière un Buggy (assez puissant, j'ai le permis voiture). J'ai vu beaucoup d'offre pour ce genre d’activité, mais toujours encadré par des guide, en groupe.

J'aimerai louer mon Buggy sans guide, sans groupe, et ainsi faire ce que je veux. Malheureusement je ne trouve aucunes adresse sur internet qui fait ce genre de location. Cela existe il ? Si oui, auriez vous des contact, des conseils etc..

Merci
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SA
Sahraouiabdo 10 years ago
Dépassement de la durée de 3 mois au Maroc
Bonjour tout le monde, Ma question est : après le dépassement de la durée de 3 mois au Maroc comme touriste est ce que je peux sortir de le pays sans problème ? Quels sont les solutions ? Je m'enttend que je dois aller au police et après au tribunal pour payer des frais / est ce c'est vrai ? c'est oui c'est combien Merci en avance Cordialement
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CA
CaroTimm 10 years ago
Gare aéroport de Casablanca - gare de Casa Voyageur pour Marrakech
Question technique concernant la liaison par train de Casablanca à Marrakech. Notre avion atterri à l'aéroport de Casablanca à 10h45. Est-il réaliste de penser prendre le train (la gare sous l 'aéroport) à 13h00 pour rejoindre la gare de Casa Voyageur, puis prendre un train à 14h50 pour rejoindre Marrakech ? Sinon, est-ce plus prudent de prendre le train à la gare de l'aéroport à 14h00 pour prendre et prendre celui de Casa Voyageur à 14h50 ? Nous souhaitions acheter d'avance nos billets (1ere classe) pour nous garantir des places assises (nous voyageons avec deux enfants). Nous souhaitons avoir une estimation de notre heure d'arrivée à Marrakech car quelqu'un viendra nous chercher à la gare pour nous conduire au Riad L'Arabesque. Merci beaucoup,
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BA
Barbara06 10 years ago · Czamam
Partir seule à Essaouira 5 jours ou autre?
Bonjour, à 45 ans, la première fois que je vais voyager seule. Mi-mai j'ai prévu de peut être partir seule à Essaouira. 5/6 jours. Faire un Nice Marrakech puis ensuite, m'a t'ont dit, un bus pour essaouira, 3 h. Passer la première nuit peut être à Marrakech et la dernière nuit aussi, pour une histoire de facilité. je suis photographe et il parait que la ville est extraordinaire. Mon budget est plutôt serré entre 30 et 40 euros par nuit. J'aimerais trouver un joli endroit à Essaouira pour dormi et profiter de la ville sans avoir à passer mon temps dans les transports. J'aimerais trouver aussi pour ma première et dernière nuit à Marrakech.

Des conseils? Je lis un peu partout qu'il n'y a pas grand chose à faire. 3 jours sur place. Qu'en pensez vous ?

Merci pour vos retours.
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PA
Pape83 10 years ago
Arrêt pour la nuit à Nador
bonsoir à tous direction le maroc demain, je vais traverser pour la premiere fois (almeria nador)et vu l'heure d'arrivée sur nador je recherche un bon site pour passer la nuit, je ne trouve pas de camping dans le secteur merci d'avance😉
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JE
Jeanphifi 10 years ago · Songhai73
Quelle route entre Zagora et Tafraoute?
Salut à tous,

Lecteur régulier de ce forum qui me fait rêver depuis mon premier passage en Afrique (il y a 5 ans déjà !), je reviens avec une petite question !

Je suis en train de peaufiner un peu un itinéraire pour un séjour au sud du Maroc le mois prochain et il me reste un doute entre 2 étapes :

Après avoir fait quelques jours autour des oasis et de la vallée du Draa qui se termineront vraisemblablement à Zagora, on souhaite partir vers l'ouest pour aller jusqu'à la côté, l'idée est de passer par Tafraoute (qui semble valoir le détour !) et d'y arriver en 2 étapes depuis Zagora.

Ma question est la suivante : quel itinéraire recommandez-vous pour ça ?

Option Sud : N12 puis R109 (depuis Tata) puis R106 (depuis Igherm)

Option Nord : N9 puis N10 (depuis Ouarzazate) puis R106 (depuis Taliouine, enfin presque !)

A priori, tout a l'air praticable sur la voie sud (et on aura un Duster qui devrait pouvoir sortir de tout ce qu'on lui montre comme piste défoncée) mais est-ce qu'elle est plus belle que la N10 et est-ce que le temps supplémentaire vaut le coup ?

Où est-ce que vous feriez étape pour passer une demi-journée et la nuit, vous ?

Question subsidiaire : les fiches, c'est toujours d'actualité a priori, mais il y a des contrôles de police "à fiche" dans ce coin là aussi où c'est seulement sur le Sahara Occidental (je ne me rappelle plus où ça avait commencé il y a 5 ans) ?

Merci d'avance pour vos réponses et bonne route !
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CE
Cecile74 10 years ago · Danouck
9 jours au Maroc début avril
Bonjour je pars début Avril avec un ami à Marrakech et je voudrais faire un périple (9 jours en tout); rien réservé encore;... Que me conseillez vous ? Louer une voiture pour le périple ? Car ? Quelques idées . gorges du Dades, Todra, petits villages, palmeraies, 2 jours dans le désert... Merci de vos suggestions; Au plaisir. Cecile
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