Nouvelles relatives au Népal
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🙂Le CICR décide d'étendre ses opérations au Népal

🏴‍☠️GENÈVE (ATS) En raison de la détérioration de la situation, le CICR a décidé d'ouvrir deux nouveaux bureaux au Népal. Il aura désormais une présence permanente dans les quatre provinces du royaume himalayen.

"Le conflit s'est étendu à de nouvelles zones du pays", a expliqué le délégué général pour l'Asie Reto Meister. Il s'est entretenu les 14 et 15 mars à Katmandou avec les autorités népalaises, dont le roi Gyanendra. Le CICR a actuellement 39 expatriés au Népal.

"En dépit des engagements des autorités et de la rébellion à respecter le droit humanitaire, nous continuons d'observer des violations des Conventions de Genève", a affirmé M. Meister.

Il a dénoncé en particulier le recrutement de jeunes gens de moins de 18 ans, des attaques contre les civils, des disparitions et exécutions sommaires, le non-respect des combattants blessés ou capturés. Le CICR a reçu jusqu'à la fin 2004 des informations sur la disparition de 900 personnes.

"Il s'agit d'un ordre de grandeur, de cas de disparition signalés par les familles à nos délégués", a précisé un porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Vincent Lusser. Selon des organisations de défense des droits de l'homme, il pourrait y avoir jusqu'à 6000 disparus depuis le début de l'insurrection en 1996.

L'an dernier, l'organisation a visité 1650 détenus dans 340 lieux de détention au Népal, dont 87 aux mains des rebelles. Depuis la proclamation de l'état d'urgence par le roi le 1er février, elle a en outre eu accès à "quelques douzaines" de prisonniers politiques, a indiqué Reto Meister.

Plus de dix mille personnes ont été tuées depuis neuf ans dans les affrontements entre le gouvernement de Katmandou et la rébellion maoiste. Le roi Gyanendra a suspendu le 1er février toutes les libertés.

© SDA-ATS News Service
Emmanuel
GR Grosminet Regular ·
🏴‍☠️L'assassinat par les maoïstes d'un présentateur de Radio Nepal, révélé deux ans après les faits

😠Reporters sans frontières exprime son indignation après l'annonce de l'assassinat par les maoïstes, le 30 janvier 2003, de Dhana Bahadur Rokka Magar, présentateur pour la station d'Etat Radio Nepal. Le journaliste avait été enlevé par les rebelles six mois auparavant, le 1er août 2002.

L'assassinat de Dhana Bahadur Rokka Magar est une tragique illustration de la politique de terreur que font régner les maoïstes sur les zones qu'ils contrôlent. « Même si les journalistes des médias publics se font le relais de la politique gouvernementale, il est alarmant qu'ils soient systématiquement accusés d'être des espions et puissent être ainsi exécutés », a déclaré Reporters sans frontières.

Selon de récentes informations recueillies par l'organisation, Dhana Bahadur Rokka Magar a été assassiné par des militants armés du Parti communiste népalais-maoïste (PCN-M), le 30 janvier 2003, dans la jungle de Khawang (district de Rukum, ouest du pays).

Le 17 mars 2005, la femme du journaliste, Dil Kumari Rokka Magar, a déclaré au responsable de l'antenne de Radio Nepal à Surkhet que les maoïstes avaient révélé, le 22 octobre 2004, au cours d'un meeting du Parti, avoir assassiné son mari.

Dhana Bahadur Rokka Magar, qui présentait les bulletins d'information du programme Kham (émissions en langue Magar), avait été kidnappé par des maoïstes, le 1er août 2002, sur la route allant de la région de Jaluke à la ville de Surkhet (ouest du pays). Il voyageait dans un bus quand celui-ci avait été stoppé par des rebelles. Ces derniers avaient demandé au journaliste de descendre et l'avaient obligé à les suivre. Ses ravisseurs n'avaient ensuite plus donné de nouvelles de lui.

Le 16 août 2004, les maoïstes avaient déjà revendiqué l'exécution d'un autre reporter de Radio Nepal, Dekendra Raj Thapa. Le dirigeant maoïste Krishna Bahadur Mahara avait par la suite présenté ses excuses pour le meurtre de ce journaliste dans une lettre adressée, le 11 septembre, aux responsables de la Fédération des journalistes népalais (FNJ).

Le dirigeant avait également annoncé qu'il avait ordonné aux différents groupes maoïstes de libérer les journalistes kidnappés. Pourtant, un journaliste est toujours détenu par le PCN-M. Il s'agit de Kul Bahadur Malla, correspondant dans l'Ouest du journal Karnali Sandesh, enlevé en juin 2003.

Le camarade Prachanda, leader du PCN-M, est considéré par Reporters sans frontières comme l'un des prédateurs de la liberté de la presse.
Emmanuel
SA Sanoma Regular ·
Merci de rappeler tout ça... On n'en entend jamais parler... Je viens de lire le message d'une nana qui est apparemment sur place, et elle nous indique qu'elle trouve que ça ne craind pas outre-mesure : peut-être pour les petits touristes comme nous, mais ce qui m'étonne moins, c'est que ça n'est pas le cas pour les populations locales! Merci d'en parler... ca fait du mal mais ça nous fait de bien d'être tenu un peu au courant!
Marine
CA CatiLyon ·
Je suis bien d'accord avec Marine, et il faut se tenir au courant de la situation de ce petit pays, ou souvent plein de touristes trekkeurs se rendent sans savoir ni se préoccuper de la situation de la population népalaise...😕 D'autant que la situation évolue depuis 10 ans. pas de problème pour les touristes actuellement, il faut le dire, mais ça n'empêche pas d'aller visiter un pays en sachant ce qui s'y passe. Merci à Emmanuel pour toutes ces nouvelles que je suis régulièrement.
GR Grosminet Regular ·
🙂 je vous remercie tous pour vos messages...........

Je continuerai à mettre en ligne les infos.....Oui il faut continuer à aller au Népal pour eux et aussi pour nous car l'échange n'est pas unilatérale.
Emmanuel
GR Grosminet Regular ·
Népal: au moins 138 arrestations après manifestations contre le roi (28/03/2005 17:38)

La police népalaise a arrêté lundi au moins 138 partisans du principal parti d'opposition, le Congrès népalais, qui manifestaient dans plusieurs villes du pays alors que les manifestations sont interdites depuis que le roi Gyanendra a pris les pleins pouvoirs en février. A Katmandou, la capitale, 41 protestataires rassemblés devant le Secrétariat central, qui abrite le siège du gouvernement et les principaux ministères, ont été arrêtés. Les opposants au roi, qui a instauré l'état d'urgence et interdit toute manifestation anti-royaliste, scandaient des slogans tels que "A bas l'autocratie, nous voulons la démocratie", lorsqu'ils ont été emmenés par les forces de sécurité. La manifestation de lundi dans la capitale était la plus importante organisée devant le siège du gouvernement depuis que le roi Gyanendra a limogé son gouvernement le 1er février en lui reprochant de ne pas avoir réussi à mater l'insurrection maoïste. Celle-ci a déjà fait plus de 1.100 morts depuis son lancement en 1996. (GFR)
Emmanuel
GR Grosminet Regular ·
😠Deux mois après l'instauration de l'état d'urgence, la censure et les arrestations se poursuivent

🏴‍☠️Reporters sans frontières rappelle que 15 journalistes népalais sont actuellement emprisonnés, parmi lesquels 10 ont été arrêtés depuis la prise des pleins pouvoirs par le roi Gyanendra, le 1er février 2005. Au cours des deux derniers mois, 45 professionnels de l'information ont été interpellés ou emprisonnés par les forces de sécurité.

Dernier en date, Ganesh Mahar, journaliste indépendant et ancien rédacteur en chef du Farwest Daily et du Sahakarmi Weekly, est détenu à Dadeldhura (dans l'ouest du pays) depuis le 25 mars 2005. Il a été arrêté alors qu'il couvrait un rassemblement de partis politiques d'opposition.

Reporters sans frontières dénonce ces arrestations et les mesures liberticides adoptées par les autorités népalaises au nom des intérêts nationaux. L'organisation est fortement préoccupée par la censure toujours imposée aux organes de presse. Ces derniers sont dans l'interdiction de publier des articles ou des interviews qui pourraient inciter à "des actes violents ou terroristes allant à l'encontre des intentions et de l'esprit de la proclamation royale du 1er février", selon un communiqué publié par l'agence de presse gouvernementale RSS.

Les radios FM font également l'objet de censure. Ainsi, le 9 mars, le ministère de l'Information et de la Communication leur a réitéré l'interdiction du 2 février 2005 de diffuser des programmes d'information.

Depuis que le roi Gyanendra a décrété l'état d'urgence le 1er février, de nombreux médias népalais ont disparu, entraînant la mise au chômage d'au moins 600 journalistes.

Reporters sans frontières se joint aux actions de protestation qui ont rassemblé 400 journalistes dans les rues de Katmandou le 29 mars 2005. Ils ont réclamé la fin de la censure, le rétablissement de la liberté de la presse et la libération des journalistes emprisonnés. En février, Reporters sans frontières avait listé onze mesures urgentes pour sauvegarder la liberté de la presse au Népal.

Onze mesures urgentes pour sauver la liberté de la presse

1. La fin de l'interdiction, imposée le 1er février, de publier, pour une durée de six mois, toute information négative sur le roi, le gouvernement et l'armée.

2. Le retrait des directives imposées, le 7 février, aux responsables de publication sur les informations autorisées.

3. La reprise des programmes d'information sur les radios FM.

4. La levée du blocage des chaînes de télévision privées et internationales.

5. La réouverture de tous les médias en province.

6. La libération des journalistes emprisonnés.

7. La fin du contrôle par les forces de sécurité des rédactions, notamment des hebdomadaires d'opposition.

8. La réouverture des radios communautaires.

9. La fin du harcèlement à l'encontre des dirigeants de la Fédération des journalistes népalais.

10. La reprise des retransmissions en FM des programmes en népalais de la BBC World Service

11. La fin de la censure des sites Internet d'information.
Emmanuel

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