comme doivent le savoir certains j adore les ongs occidentales que j ai souvent vues dilapider le fric, en voici un nouvel exemple(pris sur courrier international)qui vous aidera a comprendre pourquoi dans le sud de l afghanistan ils tirent sur eux:
Le pays est en pleine reconstruction et chacun en profite : les membres du gouvernement, les consultants et les entreprises occidentales. Seule la population fait les frais de ces malversations.
DE KABOUL
Ici, pour l’homme de la rue, Sheerpur symbolise la corruption qui règne en Afghanistan. Quartier huppé du nord-est de Kaboul, Sheerpur est aussi appelé “Zoarabad”, la résidence des puissants. Pour y obtenir un terrain à bâtir, il faut être un nanti et avoir des relations. Sous le règne des talibans (jusqu’en novembre 2001), ce quartier s’était vidé de ses habitants. Mais, juste après son arrivée au pouvoir, Hamid Karzai a commencé à en distribuer des parcelles aux gens puissants, qu’ils soient ou non membres de son gouvernement. Au moins 400 mètres carrés sont allés à chacun des proches parents du président et à de nombreuses autres personnes, dont deux anciens ministres. “C’est de la corruption au plus haut échelon”, s’indigne un habitant de la capitale. Ce monsieur s’est installé à Kaboul pour revenir servir son pays après avoir quitté l’Etat européen où il séjournait. Et d’ajouter : “Je vis bien, mais la majorité de mes collègues dans les ministères et autres organes de l’Etat touchent des salaires dérisoires.”
Les salaires s’échelonnent entre 50 et 150 euros pour les employés administratifs, les professeurs et autres fonctionnaires, y compris le personnel militaire. Or, en raison de la présence de milliers de soldats et de travailleurs d’ONG, les prix sont très élevés, ce qui rend la vie particulièrement difficile pour l’Afghan moyen. Et la corruption ne se limite pas à l’Etat. Les Afghans se plaignent aussi des malversations dans le milieu des donateurs d’aide. La reconstruction du pays et la reprise économique s’en trouvent d’ailleurs compromises. Ce problème a été abordé lors d’une conférence internationale sur “Le rôle des pays voisins dans la reconstruction, la stabilité et la sécurité de l’Afghanistan”, animée par des analystes venus d’Iran, de Turquie, de Russie, d’Inde, du Pakistan.
Le professeur Hamidullah Farooqi, PDG de la chambre internationale de commerce d’Afghanistan, a déclenché un vif débat sur cette question lorsqu’il a déclaré que le coût de la corruption lors de la création d’une entreprise s’élevait au moins à 8 % de l’investissement total. Il a aussi indiqué que plus de 80 % de l’aide internationale destinée à l’Afghanistan ne profitait qu’à des consultants expatriés. “Le plus gros de ces sommes repart là d’où il est venu”, s’indigne-t-il. Un nouveau rapport intitulé “Afghanistan, Inc.”, publié par CorpWatch, une association à but non lucratif, décrit par le menu les pratiques de corruption et le gâchis de la reconstruction. “Une route qui tombe en ruine avant d’être terminée, une école au toit effondré, un hôpital à la plomberie défectueuse, une coopérative agricole que les agriculteurs ne peuvent pas exploiter, des contractants qui repartent avec des millions de dollars d’aide dans leurs poches, etc. Tout cela n’empêche pourtant pas le gouvernement Bush de présenter la reconstruction comme une réussite”, lit-on dans ce rapport.
Des entreprises occidentales peu scrupuleuses
CorpWatch enquête sur les grandes entreprises qui se rendent coupables de violations des droits de l’homme, d’atteintes à l’environnement, d’escroqueries et de corruption dans le monde entier. Elle affirme que des contrats importants ont été attribués sans appel d’offres à de nombreuses sociétés proches de la Maison-Blanche, qui font à peu près le même travail en Irak : Kellogg, Brown & Root (KBR, une filiale de Halliburton), DynCorp, Blackwater, The Louis Berger Group, The Rendon Group et tant d’autres. Des ingénieurs, des consultants et des mercenaires peuvent toucher jusqu’à 1 000 euros par jour, tandis que les Afghans qu’ils emploient n’en gagnent que 4. En août dernier, Fariba Nawa, une Américaine d’origine afghane, est revenue dans son pays natal pendant plusieurs mois pour dresser un état des lieux de la reconstruction. Dans son rapport, elle montre, exemples à l’appui, où est allé l’argent et où il n’est pas allé, comment fonctionne le système d’aide internationale et ce qui se passe réellement dans les villages et les villes où des étrangers participent à l’effort de reconstruction.
“‘Afghanistan, Inc.’ dénonce un système qui échappe à tout contrôle, un système peu transparent, où les corrompus ont les coudées franches. Il faut absolument le lire”, dit Nawa à propos de ce rapport, publié le 2 mai. Ceux qui connaissent le mode de fonctionnement des donateurs internationaux n’ont pas le moindre doute sur l’étendue de la corruption et l’ampleur des profits. Ainsi, un certain nombre de chantiers, attribués initialement à des sociétés américaines et européennes, sont en fait réalisés par des sociétés indiennes, pakistanaises et en partie afghanes. En effet, même si ces projets sont rentables, ils reviennent alors bien moins cher que s’ils étaient réalisés par des sociétés américaines et européennes. La route Torkham-Jalalabad, construite par une société pakistanaise, en est un bon exemple. Cette entreprise prend deux fois moins cher que ce que proposent des sociétés de l’Union européenne à des sous-traitants chinois et turcs pour construire des routes similaires dans le pays. Tout cela alors que ces contrats très onéreux ont été attribués à des Occidentaux. Une chose est sûre, la reconstruction est une affaire juteuse : d’énormes commissions et des profits colossaux sont en jeu. Imtiaz Gul
The Friday Times
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