Peut on retirer du cash en Afghanistan et au Pakistan avec une master card ? si oui dans quelles villes?
visa pour ces deux pays possible au Nepal ou en Inde?
Central Asia · Pakistan
Kazakhstan, Kirghizistan, Mongolie, Ouzbékistan, Russie, Tadjikistan et Turkménistan.
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Salut à tous!
Voila, de retour de l'Inde, je compte faire Inde - Pakistan - Afghanistan - Uzbekistan (avec passable optionnel par le Turkmenistan) - Kazakhstan - Russie avant de rentrer en Europe.
J'aurais aimé avoir des infos sur comment s'organiser en terme de sécurité pour passer de Peshawar jusqu'a Torkham et de Torkham jusqu'a Kabul et Mazari Sharif.
Il me semble que du coté Pakistanais, une escorte est organisée dans les FATA jusqu'a la frontière, mais pas en Afghanistan. La solution la plus sécurisée sans payer trop cher me semble de prendre un taxi et un garde, mais ou trouver cela, a la frontière? N'est ce pas risquer? Demander aux militaires et ou policiers sur place? Ou bien faire confiance au pashtunwali et demander a un pashtun de nous accompagner, en lui payant le bus ou autre.
Je n'ai aps trouvé de nouvelles recentes qui me decourageaient de faire cette route, qui me semble, si pas la plus sur, bien moins risquée qu'il y a un an ou deux. De plus, les bombardements américains sont en pause au pakistan.
Si quelqun peut m'aiguiller dans mes recherches, je serais très reconnaissant.
Voila, de retour de l'Inde, je compte faire Inde - Pakistan - Afghanistan - Uzbekistan (avec passable optionnel par le Turkmenistan) - Kazakhstan - Russie avant de rentrer en Europe.
J'aurais aimé avoir des infos sur comment s'organiser en terme de sécurité pour passer de Peshawar jusqu'a Torkham et de Torkham jusqu'a Kabul et Mazari Sharif.
Il me semble que du coté Pakistanais, une escorte est organisée dans les FATA jusqu'a la frontière, mais pas en Afghanistan. La solution la plus sécurisée sans payer trop cher me semble de prendre un taxi et un garde, mais ou trouver cela, a la frontière? N'est ce pas risquer? Demander aux militaires et ou policiers sur place? Ou bien faire confiance au pashtunwali et demander a un pashtun de nous accompagner, en lui payant le bus ou autre.
Je n'ai aps trouvé de nouvelles recentes qui me decourageaient de faire cette route, qui me semble, si pas la plus sur, bien moins risquée qu'il y a un an ou deux. De plus, les bombardements américains sont en pause au pakistan.
Si quelqun peut m'aiguiller dans mes recherches, je serais très reconnaissant.
Bonsoir,
Sur le point de débuter mon "Tour du Monde", j'ai prévu l'itinéraire suivant :
Europe / Turquie / Iran / PAKISTAN ?! / Inde.
Je suis à la recherche d'information récentes ( de préférence) sur les possibilités, difficultés ou démarches pour l'obtention du visa Pakistanais.
J'ai également de nombreuses incertitudes quant à maintenir mon choix de transiter via le Pakistan pour me rendre en Inde, car je ne trouve que très peu d’informations positives et rassurantes sur le climat sécuritaire dans le pays (mais également très peu d'informations provenant de voyageurs y ayant séjourné...).
=> Y avez vous séjourné ??
D'avance merci Jérôme
Sur le point de débuter mon "Tour du Monde", j'ai prévu l'itinéraire suivant :
Europe / Turquie / Iran / PAKISTAN ?! / Inde.
Je suis à la recherche d'information récentes ( de préférence) sur les possibilités, difficultés ou démarches pour l'obtention du visa Pakistanais.
J'ai également de nombreuses incertitudes quant à maintenir mon choix de transiter via le Pakistan pour me rendre en Inde, car je ne trouve que très peu d’informations positives et rassurantes sur le climat sécuritaire dans le pays (mais également très peu d'informations provenant de voyageurs y ayant séjourné...).
=> Y avez vous séjourné ??
D'avance merci Jérôme
Bonjour,
En novembre prochain, j'ai l'intention de me rendre dans l'Est iranien mais on me dit que les frontières entre l'Afghanistan et le Pakistan ne sont très sures pour les occidentaux. J'envisage d'aller à Zabol, Zahedan, Iranshahr, Chabahar.
Y a-t-il quelqu'un qui serait susceptible de m'apporter quelques informations à ce sujet ?
Avec tous mes remerciements.
Bonjour,
J'aimerai découvrir le nord du Pakistan en suivant la Karakorum highway, donc en partant d'Abbottabad et en remontant jusqu'à Kachgar. Y en a-t-il parmi vous qui ont voyagé là bas récemment ? Je voyagerai seul et en utilisant les transports collectifs.
J'ai déjà voyagé au Moyen Orient et en Iran mais je ne suis jamais allé au Pakistan. De ce que j'ai lu la région du Karakorum n'est pas la plus dangereuse (c'est pas le Waziristan) mais évidemment on peut se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.
Je vous remercie par avance pour vos retours d'expérience, les "trucs à savoir" concernant les transports, les endroits qui méritent qu'on s'y attarde (chacun a les "siens", évidemment...), les détours, etc...
En terme de lectures j'ai trouvé : * Lonely Planet Pakistan & the Karakoram Highway (Country Travel Guide) - 2008. * Karakorum: Hidden Treasures in the Northern Areas of Pakistan - 1999.
D'autres suggestions ?
Merci
J'aimerai découvrir le nord du Pakistan en suivant la Karakorum highway, donc en partant d'Abbottabad et en remontant jusqu'à Kachgar. Y en a-t-il parmi vous qui ont voyagé là bas récemment ? Je voyagerai seul et en utilisant les transports collectifs.
J'ai déjà voyagé au Moyen Orient et en Iran mais je ne suis jamais allé au Pakistan. De ce que j'ai lu la région du Karakorum n'est pas la plus dangereuse (c'est pas le Waziristan) mais évidemment on peut se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.
Je vous remercie par avance pour vos retours d'expérience, les "trucs à savoir" concernant les transports, les endroits qui méritent qu'on s'y attarde (chacun a les "siens", évidemment...), les détours, etc...
En terme de lectures j'ai trouvé : * Lonely Planet Pakistan & the Karakoram Highway (Country Travel Guide) - 2008. * Karakorum: Hidden Treasures in the Northern Areas of Pakistan - 1999.
D'autres suggestions ?
Merci
Voyageant avec des passeports francais et suedois, nous avons pu traverser (le 25 juillet 2007) la frontiere pakistanaise depuis la Chine, sans etre munis du visa touristique requis.
Toutefois, bien que le gouvernement pakistanais a annonce cette possiblite en juin 2007 (pour cette frontiere uniquement), les nouvelles regles ne sont pas encore vraiment entrees en vigueur.
Le plus complique a ete de quitter la Chine. En attendant de recevoir les documents officiels du gouvernement pakistanais detaillant les nouvelles dispositions, le poste frontiere chinois de Tashkurgan (Xinjiang) continue de refuser la sortie a tout touriste non muni du visa pakistanais. Toutefois, apres avoir discute et argumente pendant une heure, les douaniers chinois ont finalement accepte de nous laisser passer, probablement grace a nos visas chinois a double entree (au pire on ne resterait pas coinces entre les deux pays).
Le poste frontiere pakistanais est situe a Sost (ou Sust). Apres une attente de quelques heures, les services d'immigration nous ont delivre un "landing permit" valable 7 jours pour nous permettre de nous rendre au DC Gilgit et d'obtenir le visa touristique. A Gilgit, le bureau des visas n'est habilite qu'a prolonger et renouveler les visas. Mais apres une 1 heure de discussions et d'appels telephoniques avec Islamabad, le visa nous a finalement ete delivre a Gilgit, nous evitant le trajet jusqu'a la capitale. Ce visa nous a ete delivre pour un sejour de 30 jours. Avec nos passeports suedois et francais, nous avons respectivement paye 10 et 20 US$, probablement le tarif d'une prolongation.
Bien que l'entree sans visa a ete possible pour nous, et que les autorites pakistanaises ont ete arrangeantes et accueillantes (beaucoup de the), je ne recommende pas cette solution avant que les nouvelles regles soient bien formalisees des deux cotes de la frontiere.
Evidemment, ca n'est valable que de la Chine vers le Pakistan, et pas l'inverse...
Toutefois, bien que le gouvernement pakistanais a annonce cette possiblite en juin 2007 (pour cette frontiere uniquement), les nouvelles regles ne sont pas encore vraiment entrees en vigueur.
Le plus complique a ete de quitter la Chine. En attendant de recevoir les documents officiels du gouvernement pakistanais detaillant les nouvelles dispositions, le poste frontiere chinois de Tashkurgan (Xinjiang) continue de refuser la sortie a tout touriste non muni du visa pakistanais. Toutefois, apres avoir discute et argumente pendant une heure, les douaniers chinois ont finalement accepte de nous laisser passer, probablement grace a nos visas chinois a double entree (au pire on ne resterait pas coinces entre les deux pays).
Le poste frontiere pakistanais est situe a Sost (ou Sust). Apres une attente de quelques heures, les services d'immigration nous ont delivre un "landing permit" valable 7 jours pour nous permettre de nous rendre au DC Gilgit et d'obtenir le visa touristique. A Gilgit, le bureau des visas n'est habilite qu'a prolonger et renouveler les visas. Mais apres une 1 heure de discussions et d'appels telephoniques avec Islamabad, le visa nous a finalement ete delivre a Gilgit, nous evitant le trajet jusqu'a la capitale. Ce visa nous a ete delivre pour un sejour de 30 jours. Avec nos passeports suedois et francais, nous avons respectivement paye 10 et 20 US$, probablement le tarif d'une prolongation.
Bien que l'entree sans visa a ete possible pour nous, et que les autorites pakistanaises ont ete arrangeantes et accueillantes (beaucoup de the), je ne recommende pas cette solution avant que les nouvelles regles soient bien formalisees des deux cotes de la frontiere.
Evidemment, ca n'est valable que de la Chine vers le Pakistan, et pas l'inverse...
There has been enough reports in english, so for translation, google it or harass me :)
Après tout ce que ce forum m'a apporté, il faut bien que de temps en temps je rende la pareille. Vu que beaucoup de terrestres comme moi ou autres voyageurs épris de petites aventures se demandent ce qu'il en est de la situation au Baluchistan, voici, avec un peu de retard, mon expérience.
Préambule: Suite a un voyage d'Europe vers le sud de l'Inde par la terre, je n'avais pas trop le choix que de traverser le Baluchistan, ou la frontière est ouverte avec quasi certitude et où les risques sécuritaires semblent moindres qu'en passant par l'Afghanistan.
Etape 1: Arrivée à Zahedan, Sistan av Baluchistan, Iran
Après presque un mois idillyque dans ce magnifique pays qu'est l'Iran, me voila enfin dans le train pour Zahedan, depuis Yazd. Je m'attendais à une escorte iranienne, mais après avoir vérifié mes papiers, les gardes iraniens me laissent prendre le train sans problème. Une longue nuit dans le train en compagnie de 3 Baluchs assez sympathiques, qui ne parlaient pas anglais et mal farsi. Ils m'ont montré la substance qu'il prenait, je pense du tabac, peut etre une autre drogue, je ne le saurais pas. J'ai du assez les mettre en confiance quand, petit stress, ils me montrent une video de leurs "potes" (va savoir si c'est le cas ou si c'est pour se la jouer), en train de tabasser à mort des perses (certains baluchs n'aiment pas les sistani et les perses), à Zahedan. Très sanglant et pas très rassurant, mais bon, je dors en me disant que je ne suis pas perse. Arrivé à Zahedan, je passe devant de nombreux gardes à la gare, policiers et militaires, en esperant ne pas me faire choper et avoir une escorte, ce qui aurait entrainé une obligation de rester à l'hotel deux nuits. Je me dirige vite avec les autres iraniens où se trouvent les taxis et j'en trouve un qui m'emmene chez mon hote. La, je passe deux jours tranquilles chez mon hote dans son laboratoire de dentisterie/fumerie d'opium (ca depend des clients). Je ne sors pas trop, fais des courses, passe du temps sur le net. J'ai bien sur été accompagné jusqu'au marché ou j'ai pu trouvé un shalwar et kameez baluch, assez joli mais de pas très bonnes qualité. Ajouté à cela un foulard assorti et je devrais me faire identifier comme étranger moins facilement (je suis caucasion mais j'ai une grosse barbe). J'apprend également que le train Zahedan Mixer Passanger (Zahedan - Quetta), ne roule plus 2 fois par mois comme je l'esperais mais une fois tout les trois mois, avec de la chance, cela a cause d'un deraillement. Peu importe la raison, je me suis bien renseigné et j'ai insisté lourdement pour avoir les infos. Je me suis donc résigné à prendre le bus (enfin, j'ai essayé). Solution à ce moment: taxi collectif jusque la frontière et ensuite bus de Taftan jusque Quetta.
Etape 2: De Zahedan à la frontière irano-pakistanaise
Je pars assez tot le matin pour essayer d'arriver le lendemain soir au plus tard à Quetta. Mon hote m'emmene aux taxis collectifs et trouve un taxi collectif pour petit prix, malgrès l'insistance lourde (presque indienne) de nombreux taxis a ce que je prenne le taxi seul. Cela me revient a trois fois rien (je ne me rappelle plus du prix exacte, mais moins de 5€). Le trajet se fit sans probleme et le taxi me deposa a la frontière. Je fut laissé à moi même avec seulement une vague idée de par ou on doit passer et j'avance sans preter attention aux gens qui n'ont même pas remarquer que j'étais européen. Je trouve le bureau pour sortir de l'Iran et après 30 minutes d'aattente du coté iranien à coté de la frontière même, khoda hafez, et c'est parti pour le Pakistan!
Etape 3: De la frontière irano pakistanaise à Dalbandin
Coté pakistanais, les autorités n'ont meme pas tous un uniforme qui ressemble a une autorité, et je dois forcer ma place au bureau d'entrée pour qu'ils me recoivent (depuis le Pakistan, les files, les gens connaissent plus). Une autre demi heure d'attente et on m'indique un levie (une sorte de police paramilitaire supposer s'assurer de votre sécurité) qui va constituer ma première escorte. Je monte sur sa moto et me rend a la caserne de levie de Taftan à un km de là ou j'attend une prochaine escorte. La j'explique que je vais prendre le bus jusque quetta mais ils me disent que c'est impossible. J'insiste pourtant plusieurs fois mais ils ne veulent rien entendre et me disent que de toute façon (après avoir discuté de longues minutes et pris du retard), il n'y a plus de bus aujourd'hui et que le bus n'acceptera pas de faire Taftan - Quetta pour un étranger, au vu des risques sécuritaires. L'officier levie me dit de prendre un taxi jusque Dalbandin et de là je pourrais prendre le bus, j'accepte après avoir arrangé grace a eux un taxi jusque Dalbandin pour une vingtaine d'euros. Le taxi arrive et c'est avec un très sympathique levie que je passe le début du trajet
Tout le reste du trajet et jusque Quetta, je vais regulièrement changer d'escorte toutes les quelques dizaines de kilomètres au mieux. Ca veut dire, s'arreter, noter ses détails dans un carnet, attendre parfois 30 minutes, etc. Dans les villes, l'escorte ce n'est plus des levies mais des policiers (cas de Dalbandin et Quetta).
Le trajet se passe bien, avec différents levies, parlant tous plus ou moins anglais, certains très mals, certains assez bien. Le paysage est a coupé le souffle. Tout ce que m'ont dit mes proches et certains médias trop orientés m'a quand même un peu influencé, tout le long du trajet, un leger stress est la, et reviens par moment. Cela ne m'empeche pas de dormir dans le taxi. Les villes, Taftan et Dalbandin, font clairement tiers monde et cela clash pas mal avec l'Iran. Le Baluchistan est pauvre, les trottoirs n'existent pas et les détritus sont assez présent en bord de route en ville (un peu comme le nord de l'Inde, mais moins sale). Mais ce qui m'a surtout marqué, c'est les montagnes, les champs, le désert et ses dromadaires, et j'en passe. Arrivé à Dalbandin, on me dit que je dois restera l'hotel au vu de l'heure (17h, bon...), et que demain je pourrais reprendre un autre taxi. Je m'offusque en expliquant au chef de la police qu'on m'a dit que je pourrais prendrele bus et que payer un taxi etait hors de mes moyens, de même que l'hotel car a la base je ne comptais pas dormir la. Je demande à dormir dans la caserne des levies mais il me le refuse, et dit que si je reste à hotel cette nuit car je n'ai pas le choix, ils assureront mon transport de Dalbandin à Quetta via les véhicules de patrouille. Je n'ai pas d'autre choix que de lui faire confiance. Je suis très étonné à l'hotel (500 Roupies par nuit), un peu miteux d'ailleurs mais le seul à Dalbandin, de rencontrer deux autres européens! Un autrichien et un autre européen qui faisaient la route avec leur propre véhicule, dans l'autre sens. Coupure de courant sont fréquentes à Dalbandin et après une nuit difficile a cause de la chaleur et de mon levie qui a décidé de dormir au pied du lit en ronflant.
J'en profite pour noter au passage que je suis tombé deux trois fois sur des levies qui quemandait un peu d'argent pour leur retour ou autre, ce que l'on est pas en obligation de leur donner bien sur, ca c'est à vous de voir. Refuser de donner une fois m'a posé un soucis, qui me semble etre exceptionnel, j'expliquerais par la suite.
Etape 4: De Dalbandin à Quetta
Au petit matin, mon premier pick up m'attend pour commencé la route vers Quetta. Les paysages se font moins desertiques et plus montagneux, et la route est toujours très scenique et splendide. Je suis transferer d'escorte en escorte, donc de pick up en pick up (avec en général 2 ou 3 levies, ce qui changeait de la veille ou j'en avais juste 1). Jusqu'à ce que...
Je m'appretais à changer d'escorte mais le pick up de l'escorte suivante ne fonctionnait pas apparemment, on pris donc la moto d'un levie et nous partimes à deux pour le prochain check point. Sur le chemin, il me dit plusieurs fois qu'il voulait que je paie 300 Roupies d'essence. Un peu trop cher a mon gout, mais vu qu'il n'avait peut etre reellement plus d'essence, je lui dit de se rendre a la station service et qu'on payerait à deux, je payais 100 au final et la il se fachait que je ne lui donnais pas plus, il pris l'argent, ne rechargea plus la moto et m'emmena plus loin. La, il me deposa à un check point et me dit de rentrer dans un bus car il ne voulait pas m'emmener plus loin. Je me dit qu'il me suivrait, mais non, le bus parta sans lui, il n'a pas voulu venir avec.
Donc je voyageais une grosse heure dans le bus jusqu'a un autre checkpoint. La, je fis des rencontres interessantes. Des étudiants islamiques afghans, qui me poserent pas mal de questions, je leur ai bien sur dit que je n'étais pas américain ni israeliens, comme ce n'est pas le cas, et au vu de mon look, ils me demanderent si j'etais musulman, je répondis par l'affirmative pour ne pas avoir de probleme et comptant sur ma connaissance de l'islam en cas de questions plus poussées. On parla de mon voyage, de l'émirat afghan, etc. Des gens assez sympathiques au final, pas les démons qu'on a l'art de faire le portrait en Europe. Mais quand j'ai compris et qu'ils m'ont avoués même leur allegeance, ca a quand même fait un peu stresser :) Le bus m'ayant déposé, je pris une nouvelle escorte après que les levies furent étonné de me voir sortir du bus sans escorte.
Le reste du trajet se fit sans encombre à part des escortes de plus en plus militarisées à l'approche de Quetta
Etape 5: Séjour à Quetta
Je fut emméné à l'hotel Bloomstar qui m'a été recommandé et la, je ne pu sortir de cet hotel sans escorte. L'hotel était très chouette, et pas trop cher au final. Il fallait à chaque fois appelé la police via l'hotel pour avoir une escorte, et seulement pendant la journée. Je profita donc de mon temps à l'hotel et ne vis Quetta qu'avec les escortes policières. Une ville presque entierement masculine, assez bruyante mais aux gens très sympathiques, de ce que j'en ai vu. La difficulté majeure, chose que j'appris a l'rrivée à l'hotel, c'est que pour sortir de Quetta, il faut un NOC, un Non Objection Certificate, en detaillant quand on veut partir et par quel moyen. J'ai du donc passé un jour supplémentaire, le lendemain, à me rendre de bureau en bureau pour obtenir ce certificat après 5 heures d'attente (apparemment, en général c'est plus long, plusieurs jours, mais il faut insister). Enfin ce papier en main, je Quetta le lendemain. Autre chose à faire, obtenir un billet de train, mais ca a été tout seul et rapidement, si on oublie qu'il faut se coltiner l'escorte partout.
Etape 6: De Quetta jusque Lahore
Depuis l'hotel, l'escorte m'a emmené à la gare et j'attendis avec la police le train qui était plusieurs heures en retard. Une fois dans le train, je ne pris pas place à ma place reservée mais dans le compartiment des gardes. Je restais avec eux dans ce compartiment assez spacieux et confortable, jusqu'a ce que je quitte la frontière Baluch ou je pris ma place jusque Lahore, et où la chaleur étouffante et la maladie des voyageurs ont commencé a se manifester...
Voila pour le Baluchistan. Sinon, Lahore était géniale, je recommande vraiment comme ville, surtout pour ses habitants, ca change completement du nord de l'Inde en terme d'hospitalité.
PS: Si quelqun a un site pour heberger des photos, je le lui envoie et puis je met les liens dans ce message après. PS2: Désolé pour les fautes d'orthographe.



Après tout ce que ce forum m'a apporté, il faut bien que de temps en temps je rende la pareille. Vu que beaucoup de terrestres comme moi ou autres voyageurs épris de petites aventures se demandent ce qu'il en est de la situation au Baluchistan, voici, avec un peu de retard, mon expérience.
Préambule: Suite a un voyage d'Europe vers le sud de l'Inde par la terre, je n'avais pas trop le choix que de traverser le Baluchistan, ou la frontière est ouverte avec quasi certitude et où les risques sécuritaires semblent moindres qu'en passant par l'Afghanistan.
Etape 1: Arrivée à Zahedan, Sistan av Baluchistan, Iran
Après presque un mois idillyque dans ce magnifique pays qu'est l'Iran, me voila enfin dans le train pour Zahedan, depuis Yazd. Je m'attendais à une escorte iranienne, mais après avoir vérifié mes papiers, les gardes iraniens me laissent prendre le train sans problème. Une longue nuit dans le train en compagnie de 3 Baluchs assez sympathiques, qui ne parlaient pas anglais et mal farsi. Ils m'ont montré la substance qu'il prenait, je pense du tabac, peut etre une autre drogue, je ne le saurais pas. J'ai du assez les mettre en confiance quand, petit stress, ils me montrent une video de leurs "potes" (va savoir si c'est le cas ou si c'est pour se la jouer), en train de tabasser à mort des perses (certains baluchs n'aiment pas les sistani et les perses), à Zahedan. Très sanglant et pas très rassurant, mais bon, je dors en me disant que je ne suis pas perse. Arrivé à Zahedan, je passe devant de nombreux gardes à la gare, policiers et militaires, en esperant ne pas me faire choper et avoir une escorte, ce qui aurait entrainé une obligation de rester à l'hotel deux nuits. Je me dirige vite avec les autres iraniens où se trouvent les taxis et j'en trouve un qui m'emmene chez mon hote. La, je passe deux jours tranquilles chez mon hote dans son laboratoire de dentisterie/fumerie d'opium (ca depend des clients). Je ne sors pas trop, fais des courses, passe du temps sur le net. J'ai bien sur été accompagné jusqu'au marché ou j'ai pu trouvé un shalwar et kameez baluch, assez joli mais de pas très bonnes qualité. Ajouté à cela un foulard assorti et je devrais me faire identifier comme étranger moins facilement (je suis caucasion mais j'ai une grosse barbe). J'apprend également que le train Zahedan Mixer Passanger (Zahedan - Quetta), ne roule plus 2 fois par mois comme je l'esperais mais une fois tout les trois mois, avec de la chance, cela a cause d'un deraillement. Peu importe la raison, je me suis bien renseigné et j'ai insisté lourdement pour avoir les infos. Je me suis donc résigné à prendre le bus (enfin, j'ai essayé). Solution à ce moment: taxi collectif jusque la frontière et ensuite bus de Taftan jusque Quetta.
Etape 2: De Zahedan à la frontière irano-pakistanaise
Je pars assez tot le matin pour essayer d'arriver le lendemain soir au plus tard à Quetta. Mon hote m'emmene aux taxis collectifs et trouve un taxi collectif pour petit prix, malgrès l'insistance lourde (presque indienne) de nombreux taxis a ce que je prenne le taxi seul. Cela me revient a trois fois rien (je ne me rappelle plus du prix exacte, mais moins de 5€). Le trajet se fit sans probleme et le taxi me deposa a la frontière. Je fut laissé à moi même avec seulement une vague idée de par ou on doit passer et j'avance sans preter attention aux gens qui n'ont même pas remarquer que j'étais européen. Je trouve le bureau pour sortir de l'Iran et après 30 minutes d'aattente du coté iranien à coté de la frontière même, khoda hafez, et c'est parti pour le Pakistan!
Etape 3: De la frontière irano pakistanaise à Dalbandin
Coté pakistanais, les autorités n'ont meme pas tous un uniforme qui ressemble a une autorité, et je dois forcer ma place au bureau d'entrée pour qu'ils me recoivent (depuis le Pakistan, les files, les gens connaissent plus). Une autre demi heure d'attente et on m'indique un levie (une sorte de police paramilitaire supposer s'assurer de votre sécurité) qui va constituer ma première escorte. Je monte sur sa moto et me rend a la caserne de levie de Taftan à un km de là ou j'attend une prochaine escorte. La j'explique que je vais prendre le bus jusque quetta mais ils me disent que c'est impossible. J'insiste pourtant plusieurs fois mais ils ne veulent rien entendre et me disent que de toute façon (après avoir discuté de longues minutes et pris du retard), il n'y a plus de bus aujourd'hui et que le bus n'acceptera pas de faire Taftan - Quetta pour un étranger, au vu des risques sécuritaires. L'officier levie me dit de prendre un taxi jusque Dalbandin et de là je pourrais prendre le bus, j'accepte après avoir arrangé grace a eux un taxi jusque Dalbandin pour une vingtaine d'euros. Le taxi arrive et c'est avec un très sympathique levie que je passe le début du trajet
Tout le reste du trajet et jusque Quetta, je vais regulièrement changer d'escorte toutes les quelques dizaines de kilomètres au mieux. Ca veut dire, s'arreter, noter ses détails dans un carnet, attendre parfois 30 minutes, etc. Dans les villes, l'escorte ce n'est plus des levies mais des policiers (cas de Dalbandin et Quetta).
Le trajet se passe bien, avec différents levies, parlant tous plus ou moins anglais, certains très mals, certains assez bien. Le paysage est a coupé le souffle. Tout ce que m'ont dit mes proches et certains médias trop orientés m'a quand même un peu influencé, tout le long du trajet, un leger stress est la, et reviens par moment. Cela ne m'empeche pas de dormir dans le taxi. Les villes, Taftan et Dalbandin, font clairement tiers monde et cela clash pas mal avec l'Iran. Le Baluchistan est pauvre, les trottoirs n'existent pas et les détritus sont assez présent en bord de route en ville (un peu comme le nord de l'Inde, mais moins sale). Mais ce qui m'a surtout marqué, c'est les montagnes, les champs, le désert et ses dromadaires, et j'en passe. Arrivé à Dalbandin, on me dit que je dois restera l'hotel au vu de l'heure (17h, bon...), et que demain je pourrais reprendre un autre taxi. Je m'offusque en expliquant au chef de la police qu'on m'a dit que je pourrais prendrele bus et que payer un taxi etait hors de mes moyens, de même que l'hotel car a la base je ne comptais pas dormir la. Je demande à dormir dans la caserne des levies mais il me le refuse, et dit que si je reste à hotel cette nuit car je n'ai pas le choix, ils assureront mon transport de Dalbandin à Quetta via les véhicules de patrouille. Je n'ai pas d'autre choix que de lui faire confiance. Je suis très étonné à l'hotel (500 Roupies par nuit), un peu miteux d'ailleurs mais le seul à Dalbandin, de rencontrer deux autres européens! Un autrichien et un autre européen qui faisaient la route avec leur propre véhicule, dans l'autre sens. Coupure de courant sont fréquentes à Dalbandin et après une nuit difficile a cause de la chaleur et de mon levie qui a décidé de dormir au pied du lit en ronflant.
J'en profite pour noter au passage que je suis tombé deux trois fois sur des levies qui quemandait un peu d'argent pour leur retour ou autre, ce que l'on est pas en obligation de leur donner bien sur, ca c'est à vous de voir. Refuser de donner une fois m'a posé un soucis, qui me semble etre exceptionnel, j'expliquerais par la suite.
Etape 4: De Dalbandin à Quetta
Au petit matin, mon premier pick up m'attend pour commencé la route vers Quetta. Les paysages se font moins desertiques et plus montagneux, et la route est toujours très scenique et splendide. Je suis transferer d'escorte en escorte, donc de pick up en pick up (avec en général 2 ou 3 levies, ce qui changeait de la veille ou j'en avais juste 1). Jusqu'à ce que...
Je m'appretais à changer d'escorte mais le pick up de l'escorte suivante ne fonctionnait pas apparemment, on pris donc la moto d'un levie et nous partimes à deux pour le prochain check point. Sur le chemin, il me dit plusieurs fois qu'il voulait que je paie 300 Roupies d'essence. Un peu trop cher a mon gout, mais vu qu'il n'avait peut etre reellement plus d'essence, je lui dit de se rendre a la station service et qu'on payerait à deux, je payais 100 au final et la il se fachait que je ne lui donnais pas plus, il pris l'argent, ne rechargea plus la moto et m'emmena plus loin. La, il me deposa à un check point et me dit de rentrer dans un bus car il ne voulait pas m'emmener plus loin. Je me dit qu'il me suivrait, mais non, le bus parta sans lui, il n'a pas voulu venir avec.
Donc je voyageais une grosse heure dans le bus jusqu'a un autre checkpoint. La, je fis des rencontres interessantes. Des étudiants islamiques afghans, qui me poserent pas mal de questions, je leur ai bien sur dit que je n'étais pas américain ni israeliens, comme ce n'est pas le cas, et au vu de mon look, ils me demanderent si j'etais musulman, je répondis par l'affirmative pour ne pas avoir de probleme et comptant sur ma connaissance de l'islam en cas de questions plus poussées. On parla de mon voyage, de l'émirat afghan, etc. Des gens assez sympathiques au final, pas les démons qu'on a l'art de faire le portrait en Europe. Mais quand j'ai compris et qu'ils m'ont avoués même leur allegeance, ca a quand même fait un peu stresser :) Le bus m'ayant déposé, je pris une nouvelle escorte après que les levies furent étonné de me voir sortir du bus sans escorte.
Le reste du trajet se fit sans encombre à part des escortes de plus en plus militarisées à l'approche de Quetta
Etape 5: Séjour à Quetta
Je fut emméné à l'hotel Bloomstar qui m'a été recommandé et la, je ne pu sortir de cet hotel sans escorte. L'hotel était très chouette, et pas trop cher au final. Il fallait à chaque fois appelé la police via l'hotel pour avoir une escorte, et seulement pendant la journée. Je profita donc de mon temps à l'hotel et ne vis Quetta qu'avec les escortes policières. Une ville presque entierement masculine, assez bruyante mais aux gens très sympathiques, de ce que j'en ai vu. La difficulté majeure, chose que j'appris a l'rrivée à l'hotel, c'est que pour sortir de Quetta, il faut un NOC, un Non Objection Certificate, en detaillant quand on veut partir et par quel moyen. J'ai du donc passé un jour supplémentaire, le lendemain, à me rendre de bureau en bureau pour obtenir ce certificat après 5 heures d'attente (apparemment, en général c'est plus long, plusieurs jours, mais il faut insister). Enfin ce papier en main, je Quetta le lendemain. Autre chose à faire, obtenir un billet de train, mais ca a été tout seul et rapidement, si on oublie qu'il faut se coltiner l'escorte partout.
Etape 6: De Quetta jusque Lahore
Depuis l'hotel, l'escorte m'a emmené à la gare et j'attendis avec la police le train qui était plusieurs heures en retard. Une fois dans le train, je ne pris pas place à ma place reservée mais dans le compartiment des gardes. Je restais avec eux dans ce compartiment assez spacieux et confortable, jusqu'a ce que je quitte la frontière Baluch ou je pris ma place jusque Lahore, et où la chaleur étouffante et la maladie des voyageurs ont commencé a se manifester...
Voila pour le Baluchistan. Sinon, Lahore était géniale, je recommande vraiment comme ville, surtout pour ses habitants, ca change completement du nord de l'Inde en terme d'hospitalité.
PS: Si quelqun a un site pour heberger des photos, je le lui envoie et puis je met les liens dans ce message après. PS2: Désolé pour les fautes d'orthographe.



Bonjour à tous,
Je m'apprête à relier Singapour à la France à vélo et souhaiterais transiter par le Pakistan. J'aimerais savoir s'il est possible de traverser les frontières Inde-Pakistan puis Pakistan-Iran par voie terrestre et aussi s'il est possible d'obtenir sans trop d'attente un visa pakistanais en Inde ou s'il est préférable de s'en procurer un au préalable (comme je serais sur la route depuis Singapour, je ne voudrais pas avoir des problèmes d'expiration de visa le cas échéant..). D'avance merci pour vos réponses. Très cordialement, benoit
Je m'apprête à relier Singapour à la France à vélo et souhaiterais transiter par le Pakistan. J'aimerais savoir s'il est possible de traverser les frontières Inde-Pakistan puis Pakistan-Iran par voie terrestre et aussi s'il est possible d'obtenir sans trop d'attente un visa pakistanais en Inde ou s'il est préférable de s'en procurer un au préalable (comme je serais sur la route depuis Singapour, je ne voudrais pas avoir des problèmes d'expiration de visa le cas échéant..). D'avance merci pour vos réponses. Très cordialement, benoit
Bonjour,
Je prévois d'aller au Pakistan en septembre 2014. Le dernier message que j'ai trouvé sur l'obtention d'un visa pakistanais à l'ambassade à Paris date de l'été 2012. Y aurait-il des personnes ayant obtenu ce visa récemment? Est-ce que les délais sont toujours de 4 jours (sur le site de l'ambassade il est indiqué 4 à 6 semaines!)? Est-ce qu'une résa hotel est toujours suffisante (pas de lettre d'invitation)?
merci
Je prévois d'aller au Pakistan en septembre 2014. Le dernier message que j'ai trouvé sur l'obtention d'un visa pakistanais à l'ambassade à Paris date de l'été 2012. Y aurait-il des personnes ayant obtenu ce visa récemment? Est-ce que les délais sont toujours de 4 jours (sur le site de l'ambassade il est indiqué 4 à 6 semaines!)? Est-ce qu'une résa hotel est toujours suffisante (pas de lettre d'invitation)?
merci
je vais traverser la Turquie, L'Iran et le Pakistan a pied , Toutes les idees (accomodations et autres sont les bienvenues).Je marche sur donation a partir du portugal jusqu'au Tibet, actuellement je traverse la Bulgarie.
Merci pour tout support
Tenzin Gonpo myjourneytotibet.com
Merci pour tout support
Tenzin Gonpo myjourneytotibet.com
Bonjour,
Nous partons en camping-car début septembre, et avons prévu de nous rendre en Inde en traversant la Turquie, l'Iran et le Pakistan.
Par contre, les visas pour le Pakistan n'étant plus délivrés actuellement, nous envisageons de mettre notre camping-car sur un cargo depuis Bandar-Abbas, jusqu'à Mumbay.
Quelqu'un aurait-il des infos, au niveau des compagnies, et des tarifs ?
Merci pour votre aide.
Bonjour, je cherche des témoignages de personnes étant passés par ces pays : Pakistan et Iran, dans quelles villes êtes-vous passés, quels sont les endroits "chauds", les endroits à ne pas louper etc. Je pars de l'Inde en 4x4 et aimerai rejoindre la France... Toute réponse est la bienvenue !
Je souhaiterais partager avec les membres de voyageforum un bref compte rendu de voyage d'un trekking réalisé avec Pierre Neyret à Shimshal, dans le Gojal Pakistanais en octobre 2011. Pourquoi si tard? Je ne suis pas adepte de comptes rendus de voyage, mais il me semble nécessaire de prendre du temps de vanter la beauté des paysages du Karakoram, de l'hospitalité légendaire des pakistanais et de l'ouverture d'esprit exceptionnelle des Ismaéliens, au vu de la tournure géopolitique actuelle. Disons que les évènements du Nanga Parbat ne font qu'empirer la situation médiatique déjà ô combien compliquée.
Pour ma part, je souffre pour mes amis Hunzakuts et Shimshalis qui essayent tant bien que mal de vivre du tourisme. Un peuple passionnant, incroyable, et si isolé. Non pas seulement géographiquement, mais également sans droit de vote du fait du triste conflit sur le Cachemire.
Attirance pour les hautes vallées du Pakistan
Bref, j'ai toujours été attiré par les montagnes du Karakoram, un monde sauvage aux vallées mythiques reculées, au pied de grands sommets inhospitaliers au pied duquel se déverse les plus grands glaciers de montagne du monde. Parmi les coins les plus attractif, le fameux Snow Lake, un haut plateau glaciaire dans un massif de haut sommets de 7000 mètres, qui permet de réjoindre les vallées d'Askole (par le glacier de Biafo), porte d'accès du Baltoro, la fameuse oasis de Hunza, en descendant le long glacier d'Hispar au pied de la spectaculaire chaîne de l'Hispar Sar, et la vallée aride de Wusum, en descendant le le glacier de Braldu, tout proche de la frontière avec le Turkestan chinois, et ses vallées perdues de Sarpo Laggo et de Saksgam, autrefois propriété des Shimshalis. Autres motif d'intérêt: le fameux Baltoro pour découvrir les plus hauts sommets du Karakoram et la Mecque de l'Himalayisme: le K2, second plus haut sommet du globe. L'envers du décor, avec les coins de Hushe et Kaphlu, au pied du col du Gondogoro, et du K12. Il y a aussi la région du Nanga Parbat avec la merveilleuse vallée de Fairy Meadows, le versant Diamir et l’impressionnant versant Rupal. Les vallées Kalashes et le massif de l'Hindu Kush qui s'étire jusqu'au Tirch Mir. La vallée du glacier de Batura, zone de pâturage et point de vue sublime sur les chaîne des Batura, au dessus du village de Passu. Les vallées autour de Hunza, avec des treks courts vers le camp de base du Rakaposhi, vers Ultar Meadows, vers Rash Lake. La vallée de Chapursan proche du corridor de Wakkhan, autre coin mythique. Et le massif du Khunjerab, entre Pamir et Karakoram, dans lequel s'insère la vallée reculée de Shimshal, but de mon voyage. La liste est bien sur non exhaustive, ce sont en tout cas les sites qui m'attirent inexorablement, qui me font rêver. Des projets de voyage futurs, sans nul doutes...
Origine du Voyage
Depuis plusieurs mois en 2010-2011, je passais du temps sur les sites francophones des hautes vallées pakistanaises: Blank on the Map, Trekking au Pakistan, Karakoram Ski Expedition, le site de Pierre Neyret, dernier guide amoureux des hautes vallées, qui continue années après années d'organiser des voyages pour démontrer la factibilité de voyager en sécurité en ces temps troubles pour la nation pakistanaise, post 09-11. http://blankonthemap.free.fr/ http://www.trekking-au-pakistan.com/ http://www.karakoram-ski-expedition.com/
Je vous propose également de consulter le site magnifique de Matthieu Paley, avec de très beaux clichés du petit Pamir Afghan, juste de l'autre côté de la frontière, dans la région de Wakkhan, en compagnie des familles de berges kirghizes. http://www.pamirbook.com/LeLivre.html
Mathieu Paley est aussi l'auteur du site Pamir Knot et de guides descriptifs de divers endroits du Gojal: http://www.pamirknot.com/
http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_hussaini.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_khunjerab_1.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_khyber.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_passu.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_gulkin_ghul.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_chapursan_1.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_misgar.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_shimshal.pdf
Le fond Snow Leopard Trust développe des projets actuellement dans la vallée de Chapursan et dans le Parc National de Chitral Gol au Pakistan, ainsi que depuis peu dans le Wakkhan Afghan. Le fond espère qu'il ne perdra pas tout son travail à la fin du projet, avec le départ des forces américaines synonyme de fin des finnancements. http://www.snowleopard.org/...-e072cc97ce-92736429
Il y a aussi des travaux de conservation importants dans le Gojal Pakistanais, que ce soit sur Shimshal ou aupres de la Khunjerab Village Organization, rassemblants les villages limitrophes du parc national de Khunjerab: http://snowleopardconservancy.org/conservation-gojal/
Les terres ancestrales et en particulier les pâturages de Shimshal étant situées a l'intérieur des frontieres du Parc National dont le plan de management et les limites furent définies sans concertation avec la communauté, les Shimshalis rejettent catégoriquement le Parc et ont développé le Shimshal Nature Trust, qui a pour but de concilier développement économique de la communauté et conservation. http://www.snt.org.pk/ http://www.brocku.ca/webfm_send/13297
Et des sites d'expé et de trekkings à Wakkhan: http://www.noshaq.com/equipe-noshaq.php http://www.juldu.com/index.html
J'avais toujours pensé - à tort - qu'il me serait impossible de visiter les magnifiques paysages, pour ne pas dire mythiques, de la KKH. Mais un voyage proposé par Pierre Neyret m'a mis la puce à l'oreille, un voyage unique: suivre le Kutch des Shimshalis. Pierre Neyret a pendant longtemps accompagné des voyages pour le compte d'allibert au Pakistan, et organisé de grandes traversées glaciaires au caractère partiellement exploratoire sur le Snow Lake depuis plus d'une quinzaine d'années. En ce sens il est un précurseur de cet itinéraire devenu mythique, et est à la fois un moteur pour le tourisme dans la zone. Il faut bien essayer de sauver les meubles après tant de propagande erronée, globalisant le problème taliban à l'ensemble d'un pays hétéroclite dont les frontière furent édifiées seulement par des enjeux géopolitiques, durant la percée Russe en Asie Centrale à la fin du XIXème siècle. Heureusement que Pierre est encore là pour montrer la face réelle du Pakistan, l'hospitalité des peuples dardes, rappeler la beauté des vallées, et la sauvagerie de ces paysages du bout du monde, pour qu'ils ne tombent pas dans l'oublie.
Je me suis convaincu petit à petit de la nécessité de participer à cette aventure, en raison de son caractère unique, et bien sur de connaître ces paysages qui m’attiraient tant.
Contexte
Le village de Shimshal se trouve dans le Gojal Pakistanais, à 3 heures en jeep depuis Passu en remontant la vallée éponyme de Shimshal, le long des gorges autrefois inaccessibles de la Shimshal River. La rivière se faufile tant bien que mal entre le massif du Khunjerab et du sommet Karun Koh (7164mètres), au Nord, et la chaîne impressionnante de l'Hispar Muztagh, culminant à plus de 7885 mètres avec le Distaghil Sar, au Sud. Au bout de la vallée, après avoir traversé le glacier de Malanguti et ses sources chaudes au pied duquel se distinguent les plus haut sommet de la chaîne, se trouve le village reculé de Shimshal, un village Wakhi peuplé d’ismaéliens. Aujourd'hui relié par une route impressionnante, creusée à la main au prix de la sueur des Shimshalis durant 18 années de pénibles efforts, le village était autrefois à 3 jours de marche de Passu, avec le franchissement du col Qarun reliant la haute vallée de Shimshal de la vallée de Boibar, évitant ainsi les gorges infranchissables.
Les Shimshalis se sont installés dans une vallée aride, que seule l'irrigation à permis de rendre quelques terres fertiles, qui ne permettent pas d'assurer pour autant l'autarcie du village. D'origine nomades comme le sont leur voisins de Chapursan ou de Wakkhan, ils possèdent le plus grand cheptel d'ovins, de caprins et de yaks du Karakoram, qu'ils emmènent chaque été paître sur les pâturages verdoyants et fleuris du Shimshal Pass. Ce col marque exactement la ligne de partage des eaux: un goutte de pluie tombée côté ouest se déversera vers le Golfe d'Oman, une autre tombé un peu plus à l'Est arrivera dans la dépression du Lob Nord, après avoir traversée le désert du Taklamakan. Le but du voyage est justement de découvrir les paysages de "pamirs" du col, et la vie quotidienne des bergères qui gardent les troupeaux jusqu'à l'arrivée des premières neiges, puis de les accompagner dans leur grande transhumance d'automne - le Kutch - pour suivre les 7000 animaux revenir au village à travers de magnifiques gorges et de hauts cols face à la chaîne de l'Hispar Muztagh.
Sécurité
Je ne peux vous cacher que jusque dans le vol Paris-Islamabad, je me demandais encore ce que je "foutais" là! La réflexion fut longue, mais les faits statistiques, historiques, montrent qu'il est plus sûr de voyager dans les hautes vallées du Pakistan qu'en France même. Les faits sont bien là: aucun attentat à l'encontre de touristes dans les Northern Areas depuis 2001, aucun problème à l'encontre des membres des expéditions depuis cette même date. Seul point de doute: le passage d'Islamabad, où je considère important d'éviter de résider dans les quartiers ministériels et de représentation du pouvoir de l'armée, qui sont malheureusement des cibles d’attentats terroristes. Il n'y a aucune possibilité d'attentat dans la région du Baltistan et de Hunza-Gojal, étant peuplée très majoritairement par des peuples ismaéliens ou soufis, qui développent une haine profonde pour les fanatiques talibans qui ont ruiné toute perspective de développement du tourisme dans leurs vallées bénies par la nature. Gilgit en elle même est très sure, même si on ne peu négliger les possibles conflits ethniques. Quant à la région Chilasi, c'est belle et bien devenue un problème suite à l'attentat du Nanga Parbat perpétré par des terroristes talibanais, sans doutes soutenus par quelques membres des communautés les plus fanatiques de la vallée.
Plus aucun doute: je peux partir tranquillement dans le Karakoram!
Récit d'un voyage incroyable
Après un vol très scénique au dessus du Pir Panjal, de l'Himalaya et du Karakoram, nous arrivons à Gilgit comme prévu. Pas de retard sur le programme, du tout bon pour nous! Il est vrai que les aléas du climat oblige quelques réserves en cas qu'il soit nécessaire de se rendre par bus à Gilgit, à travers les magnifiques gorges de l'Indus dans le Kohistan et les vallées Chilasies. Nous avons pu admirer les sommets nord du Pir Panjal au niveau des vertes vallées Kaghan, les beaux lacs glaciaires et les sommets enneigées du Saran et Malika Parbat. Une fois passé le Babusar Pass, voici le géant Nanga Parbat, Pilier Ouest de la chaîne de l'Himalaya, un sommet de 8000 mètres véritablement imposant. C'est aussi la plus grande différence de dénivelé au monde: on passe de 1250 mètres au niveau de la KKH à 8125 mètres au sommet de la "Montagne Nue". On aperçoit rapidement nos premier grands 7000 du Karakoram, les Haramosh Peaks, et nous arrivons dans la vaste plaine bien verte de l'oasis de Gilgit, un point de convergence de nombreuses ethnies dardes qui parlent les langues khowar, Shinas, Baltis, Wakkhi et Burushaski. Petit arrêt dans le jardin de notre hôtel, déjeuner et départ pour la KKH vers le Nord, le long de la rivière Hunza à destination de Karimabad. Les gorges contournent le massif du géant des lieux, l'immense Rakaposhi qui écrase littéralement le paysage de la vallée.
Nous prenons le temps de découvrir la luxuriante vallée le lendemain matin, avec tout d'abord la visite du fort de Baltit à l'architecture intéressante, très proche des palais Laddhakis. La forteresse récemment restaurée par la fondation de l'Aga Khan, domine le village en terrasse de Karimabad, où poussent de très nombreux arbres fruitiers - abricotiers et pommiers étant les principaux produits d'exportation vers le Punjab et assurant l'économie de la vallée. Nous visitons aussi les canaux du village depuis le Eagle Nest ou nous déjeunons, perché sur un éperon dominant la vallée. Nous pouvons y apercevoir les sommets du Spantik et du Diran au Sud, et la flèche du Lady Finger et l'Hunza Peak au Nord, deux très belles montagnes dont les glaciers sont la source d'eau du village nécessaire pour l'irrigation des cultures.
Départ vers Passu le lendemain matin, après quelques heures de plus à glaner au village. Nous passons au pied du fort d'Altit. Je suis frappé par le bleu électrique de la rivière Hunza. Nous croisons le fantastique lac Attabad, résultat de l'effondrement d'un pan entier de la montagne au niveau du village éponyme, qui a submergé complètement ou partiellement plusieurs villages dont Gulmit, préfecture du district du Gojal. Les lumières sont magnifiques, le bleu du lac irréel, on distingue le sommet du Shispar à l'Ouest juste avant l'arrivée à l'embarcadère. L'activité y est frénétique, mais moindre que du côté aval du lac où se bousculent des dizaines de tracteurs et de camions pour décharger les provisions en provenance de la Chine. Il est encore tant d'en profiter. D'ici un mois tout au plus, le col du Khunjerab sera fermé, et le Gojal sera coupé du monde, le lac Attabad en aval étant gelé durant les longs mois d'hiver.
Nous arrivons juste pour le coucher de soleil sur les très esthétiques flèches du Passu Peak ou Tupopdan Sar sur les berges de la rivière Khunjerab, après avoir croisé en chemin de magnifiques points de vue sur la rivière a Hussaini et le glacier Passu dévalant plus de 4500 mètres de dénivelée. La matinée suivante, nous partirons vers Shimshal!
La traversée des gorges est vraiment impressionnante, il faut penser qu'il y a plus de 5500 mètres au dessus de nos tête. La route a souvent été creusé dans la roche, coupé dans les falaises ua pied du Karun Koh. La vallée s'élargit ensuite, nous découvrons le Col de Karun, traversons la rivière sur un pont suspendu au dessus de 150 mètres, puis continuons sur une route perchée jusqu'au glacier de Malanguti, descendant des sommets de 7000 mètres de l'Hispar. Il y a des sources tièdes au dénommé Kuh dans lesquels nous nous baignerons au retour, et beaucoup de menthe sauvage donnant une ambiance rafraichissante.
Nous visitons le village de Shimshal dans l'après-midi: visite des classes de l'école, des champs, et des plantations de boulots pour le bois de construction et d'épineux que les habitants entretiennent pour le feu de la cuisine. Les enfants jouent au cerf-volant. Le village est constitué de quatre hameaux où les maisons sont réparties au milieu des parcelles cultivées. Le blé vient juste d'être moissonné, il reste quelques fardeaux de paille pour les animaux l'hiver ci et là, et les derniers fruits séchés (des pommes) pour passer l'hiver. Nous passons encore du temps dans le village le lendemain matin, puis c'est le départ pour un trekking d'une dizaine de jours vers les pamirs de Shimshal, à travers les gorges sauvages de la Pamir-i-Tang sur des chemins acrobatiques. Les "pamirs" sont des plaines d'altitude caractéristiques du massif situé un peu plus au Nord. Le Khunjerab fait toujours géographiquement parti de la chaîne du Karakoram, mais il s'agit bien d'une zone de transition dans lequel vivent les rares moutons de Marco Polo, très menacés, des bharals, des ibex, des ours, des loups (ces deux derniers étant rares dans la région et passagers, venant sans doute depuis la vallée de Sarpo Laggo), et des léopards des neiges. Concernant ces derniers, un groupe de scientifiques pakistanais nous montrera a notre retour de magnifiques clichés d'un couple dans le secteur de Yazghil photographiés avec des pièges photographiques.
Nous campons le premier jour après seulement 2 heures de marche en bas des gorges, en face du glacier de Yazghil. Comme tous les soirs, je pars marcher durant 2 heures dans les alentours pour découvrir des points de vue et m'isoler un peu pour profiter du silence et de l'immensité des montagnes, de la beauté des paysages. Seconde journée jusqu'au lieu Furzeen (qui veut dire genévrier si mes souvenirs sont bons). Nous marchons maintenant sur les sentiers très aériens de la Tang, 1000 mètres au dessus du vide, à travers des gorges époustouflantes. Les paysages sont très minéraux, les sommets s'arrondissent un peu, nous arrivons petit à petit dans le Pamir. Troisième journée de trek, jusqu'à Ardab Purien, un site au roches mauves rougeâtres très esthétiques, avec une vue splendide sur un petit 6000, le Chart Pirt. il y a quelques yaks blancs qui paissent dans les rares épineux en fleurs. Dernière journée pour atteindre les estives d'été de Shimshal de Shujerab, un magnifique petit village saisonnier de pierre très rude mais très charmant, au pied du col de Shimshal. Des femmes de chaque familles passent l'été dans les estives avec les bêtes pour la confection du fromage et du beurre, et protéger les bêtes des possibles prédateurs. Il n'y a généralement pas d'hommes dans les estives l'été, ils sont occupés dans les champs au village. Mais pas de machisme pour autant, puisque quelques uns d'entre eux ont la dure tâche de passer l'hiver coupés du monde, de l'autre côté du col enneigé dans les pâturages de Sherelik, en compagnie des yaks les plus forts dans les vallées de Wusum et de Sarpo Laggo, très proche de la frontière chinoise. Des provisions de blé sont déposées durant l'été dans les refuges pour assurer la substance des hommes pour les 7 longs mois d'hiver. En effet, côté Shimshal, il n'y a pas de pâturages suffisant pour les yaks, seuls les jeunes yaks et les femelles steriles y sont descendus puisque trop faibles, ils ne survivrait pas l'hiver en altitude. Cette situation difficile est également le résultat de la redéfinition des frontières chino-pakistanaise, qui a privé Shimshal de ses grands territoires de la Shaksgam et de la Sarpo Laggo.
Nous passons les trois prochains jours dans les estives, pour connaître la vie de bergers et partager un petit bout de chemin avec les Shimshalies, assister à la traite des 9000 bêtes, du gardiennage des jeunes yaks, de la confection des fromages. C'est aussi l'occasion pour moi de visiter les alentours. Une première journée est consacrée à la visite du col où il ne reste plus d'herbe. Nous sommes au pied du Minglik Sar, un sommet de 6000 mètres glaciaires facile, très bel objectif pour les alpinistes modestes qui souhaitent réaliser une ascension dans des paysages magnifiques et découvrir la réalité d'un village Wakkhi. Nous atteignons l'autre estive de Shuwart, de l'autre côté du col, ou les bergères vivent une partie de l'été, afin d'assurer la rénovation des pâturages versant Shujerab. Les 1000 yaks sont tous localisés sur le col, il y a des grands mâles peu commodes et très intimidants, sur les berges des lacs certainement d'origine glaciaire. une chute de neige au retour assurent une ambiance agréable. Nous revenons tout juste pour assister au retour des bêtes dans l'enclot de pierre, qui franchissent un petit pont sur la rivière, et assister à la traite fastidieuse que les femmes réalisent à l'aube et au crépuscule. Pour la deuxième journée, nous nous rendons de nouveau sur le col, pour tenter l’ascension d'un sommet de 5500 mètres au dessus du village sans crampons. Nous terminons sur un petit glacier puis sur l'arrête trop enneigée, qui nous empêche de continuer jusqu'au sommet pour cette fois. Très beau point du vue sur l'ensemble du massif du Khunjerab et la destination de demain. Retour au village pour partager un moment avec les Shimshalis et manger un délicieux ragout de mouton préparé par la sœur d'Imtiaz, mon guide Shimshali. Pour la dernière journée aux estives, nous allons au fond de la vallée, jusqu'à un glacier présentant des très belles stalactites de glaces. Paysages désolés et glaciers suspendus sur les sommets des alentours. Le départ du Kutch a été décidé pour le lendemain matin, pour trois jours de descente jusqu'à Shimshal, empruntant un chemin différent que celui emprunté à l'aller avec le franchissement successifs des cols de Shashmirk et Ulzeen, deux très beaux balcons sur la chaîne des Hispar.
Malheureusement, le programme devra être changé aux aurores suite à un incident malheureux survenu dans notre groupe. Les Shimshalis nous montrent leur soutiens les plus exemplaires, leur générosité et leur ouverture d'esprit spectaculaire pour nous aider à surmonter un tragique accident pour l'un des membres de notre groupe.
Le retour s'effectuera donc par le même chemin qu'à l'aller, sur la "Parmir Highway". Retour à Shimshal en trois jours, puis sur Passu après une longue discussion avec Doulat Amin, un homme extraordinaire, premier professeur de l'école de Shimshal, d'une extrême sagesse. Nous rentrons ensuite à Passu puis Hunza où nous restons une journée pour profiter de la douceur des lieux. Nous en profitons pour visiter les champs, et tenter de monter aux pâturages de l'Ultar. Bien dommage car nous ne trouvons pas le chemin, alors que nous pensions suivre les canaux taillés dans la falaises, ceux-ci semblent bien trop dangereux à notre goût. Les couleurs d'automne se sont installées, la vallée s'est parée de magnifiques couleurs jaunes et rouges, c'est un spectacle fantastique.
Le retour à Islamabad en avion ne sera finalement pas possible du fait du mauvais temps, nous décidons donc d'emprunter la Karakoram Highway pour une longue descente de deux jours des gorges de l'Indus jusqu'aux plaines du Punjab. Nous quittons donc l'oasis de Gilgit et nous enfonçons dans le désert de Chilas, une vallée très aride sur les berges de l'Indus, mais parée de forêts d'altitudes sur ses hauteurs surement plus arrosées. Nous passons au pied du Nanga Parbat, tout aussi imposant depuis le sol que depuis les airs vingt jours plus tôt. Les femmes se font de plus en plus absentes lors de la descente, les chilasis étant plus conservateurs que les autres peuples dardes des hautes vallées. C'est d'ailleurs d'ici que furent entraîner les moudjahidines pour envahir le Cachemire sous la dictature du général Zia, sans nuls doutes une des raisons pour essayer de comprendre aujourd'hui l'appui de quelques Chilasis aux talibans qui ont lâchement exécuté les alpinistes au camp de base du Diamir un peu plus tôt cette année. Le Pakistan souffre aujourd'hui du fait de décision géopolitiques attisant les extrémismes. Nous passons auparavant à la confluence de la Hunza River et de l'Indus, qui marque surtout le point de suture des plaques indienne et eurasienne. Elle délimite également la chaîne de l'Himalaya (Est - Sud), des chaînes du Karakoram (Nord) et de l'Hindu raj (Oest), contrefort de l'Hindu Kuch. La végétation fait petit à petit son apparition, nous trouvons maintenant des arbres, sur les hauteurs, très loin, de grandes forêts de cèdres de l’Himalaya, nous arrivons au Kohistan, terre des Pastounes. L'activité économiques y est quasiment inexistante, seule ressource exploitée à outrance, l'activité forestière. Nous découvrons des troncs de cèdres sur les bords des routes et dans de nombreux camions à destination de la fournaise du Punjab. La région montre encore les séquelles des tremblements de terre dévastateurs qui frappent souvent la région, le dernier ayant survenu en 2009 il me semble. Les gorges sont maintenant très profondes, les routes aériennes, la vallée beaucoup plus verte, de nombreuses cascades dévalent les pentes des contreforts du Pir Panjal (l’Himalaya étant situé un peu plus à l'Est, de l'autre côté du Babusar Pass). De grands villages sont disposés sur les pentes, au milieu de champs en terrasse. Nous arrivons dans la nuit à Besham, après avoir traversé Dassu puis Pathan. Le lendemain matin, nous traversons un dernière fois l'Indus peu après Takhot et remontons dans les piémonts à travers les rizières. Le buffle fait également son apparition. Nous traversons bientôt des forêts de pins de l'Himalaya, les troupeaux des bergers Gujars sont nombreux sur les bords de la route. Le température est fraiche, nous sommes sur un plateau. Il faut encore traverser Mansehra puis Abbotabad où nous déjeunerons, une ville où l'élite militaire a installé ses meilleurs académies pour certainement chercher la douceur du climat (et où se cachait Ben Laden surement sous l'auspice de l'ISI voire de l'armée elle-même), avant de plonger vers la plaine du Punjab. Nous dormons sur Islamabad. Demain, je prends un vol au dessus du Karakoram pour des Monts Célestes pour Urumqi puis Pékin avant d'entreprendre un voyage d'un mois et demi au Tibet.
Un très beau voyage, un groupe génial, une paire de guides pakistanais très pros et vraiment sympas, une super organisation pour des projets toujours aussi incroyable du côté de Pierre Neyret, mais surtout une expérience mémorable, et un grande leçon de vie de connaître les particularités de cette partie du Pakistan, au peuple si hospitalier, si ouvert, si généreux. Un grande rétrospection sur notre propre société ignorante et hautaine.
Et une envie folle d'y retourner pour visiter de très nombreux coins tout aussi magnifiques.
Je vous invite à visiter le Pakistan en compagnie de Pierre que vous pouvez contacter sur: http://www.karakoram-ski-expedition.com/
Ou bien directement Jahangeer qui organisera à merveille la logistique de votre voyage encadré au Pakistan: http://www.visitagp.com/
Pour ma part, je vous propose de consulter quelques clichés du voyage sur mon site flickr, en cliquant sur le lien ci-dessous: http://www.flickr.com/...s/40746420@N03/sets/
N'hésitez pas à me demander des conseils en MP si vous souhaitez recevoir des retours sur ce voyage, sur la sécurité au Pakistan. Je ne peux que vous inciter a visitez mes amis Hunzakuts et Shimshalis et les paysages des vallées qu'ils habitent, ils vous recevront de la meilleure des façons, selon les traditions de l'hospitalité légendaire propre à la région!
A bientôt !
Jérémie
Pour ma part, je souffre pour mes amis Hunzakuts et Shimshalis qui essayent tant bien que mal de vivre du tourisme. Un peuple passionnant, incroyable, et si isolé. Non pas seulement géographiquement, mais également sans droit de vote du fait du triste conflit sur le Cachemire.
Attirance pour les hautes vallées du Pakistan
Bref, j'ai toujours été attiré par les montagnes du Karakoram, un monde sauvage aux vallées mythiques reculées, au pied de grands sommets inhospitaliers au pied duquel se déverse les plus grands glaciers de montagne du monde. Parmi les coins les plus attractif, le fameux Snow Lake, un haut plateau glaciaire dans un massif de haut sommets de 7000 mètres, qui permet de réjoindre les vallées d'Askole (par le glacier de Biafo), porte d'accès du Baltoro, la fameuse oasis de Hunza, en descendant le long glacier d'Hispar au pied de la spectaculaire chaîne de l'Hispar Sar, et la vallée aride de Wusum, en descendant le le glacier de Braldu, tout proche de la frontière avec le Turkestan chinois, et ses vallées perdues de Sarpo Laggo et de Saksgam, autrefois propriété des Shimshalis. Autres motif d'intérêt: le fameux Baltoro pour découvrir les plus hauts sommets du Karakoram et la Mecque de l'Himalayisme: le K2, second plus haut sommet du globe. L'envers du décor, avec les coins de Hushe et Kaphlu, au pied du col du Gondogoro, et du K12. Il y a aussi la région du Nanga Parbat avec la merveilleuse vallée de Fairy Meadows, le versant Diamir et l’impressionnant versant Rupal. Les vallées Kalashes et le massif de l'Hindu Kush qui s'étire jusqu'au Tirch Mir. La vallée du glacier de Batura, zone de pâturage et point de vue sublime sur les chaîne des Batura, au dessus du village de Passu. Les vallées autour de Hunza, avec des treks courts vers le camp de base du Rakaposhi, vers Ultar Meadows, vers Rash Lake. La vallée de Chapursan proche du corridor de Wakkhan, autre coin mythique. Et le massif du Khunjerab, entre Pamir et Karakoram, dans lequel s'insère la vallée reculée de Shimshal, but de mon voyage. La liste est bien sur non exhaustive, ce sont en tout cas les sites qui m'attirent inexorablement, qui me font rêver. Des projets de voyage futurs, sans nul doutes...
Origine du Voyage
Depuis plusieurs mois en 2010-2011, je passais du temps sur les sites francophones des hautes vallées pakistanaises: Blank on the Map, Trekking au Pakistan, Karakoram Ski Expedition, le site de Pierre Neyret, dernier guide amoureux des hautes vallées, qui continue années après années d'organiser des voyages pour démontrer la factibilité de voyager en sécurité en ces temps troubles pour la nation pakistanaise, post 09-11. http://blankonthemap.free.fr/ http://www.trekking-au-pakistan.com/ http://www.karakoram-ski-expedition.com/
Je vous propose également de consulter le site magnifique de Matthieu Paley, avec de très beaux clichés du petit Pamir Afghan, juste de l'autre côté de la frontière, dans la région de Wakkhan, en compagnie des familles de berges kirghizes. http://www.pamirbook.com/LeLivre.html
Mathieu Paley est aussi l'auteur du site Pamir Knot et de guides descriptifs de divers endroits du Gojal: http://www.pamirknot.com/
http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_hussaini.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_khunjerab_1.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_khyber.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_passu.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_gulkin_ghul.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_chapursan_1.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_misgar.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_shimshal.pdf
Le fond Snow Leopard Trust développe des projets actuellement dans la vallée de Chapursan et dans le Parc National de Chitral Gol au Pakistan, ainsi que depuis peu dans le Wakkhan Afghan. Le fond espère qu'il ne perdra pas tout son travail à la fin du projet, avec le départ des forces américaines synonyme de fin des finnancements. http://www.snowleopard.org/...-e072cc97ce-92736429
Il y a aussi des travaux de conservation importants dans le Gojal Pakistanais, que ce soit sur Shimshal ou aupres de la Khunjerab Village Organization, rassemblants les villages limitrophes du parc national de Khunjerab: http://snowleopardconservancy.org/conservation-gojal/
Les terres ancestrales et en particulier les pâturages de Shimshal étant situées a l'intérieur des frontieres du Parc National dont le plan de management et les limites furent définies sans concertation avec la communauté, les Shimshalis rejettent catégoriquement le Parc et ont développé le Shimshal Nature Trust, qui a pour but de concilier développement économique de la communauté et conservation. http://www.snt.org.pk/ http://www.brocku.ca/webfm_send/13297
Et des sites d'expé et de trekkings à Wakkhan: http://www.noshaq.com/equipe-noshaq.php http://www.juldu.com/index.html
J'avais toujours pensé - à tort - qu'il me serait impossible de visiter les magnifiques paysages, pour ne pas dire mythiques, de la KKH. Mais un voyage proposé par Pierre Neyret m'a mis la puce à l'oreille, un voyage unique: suivre le Kutch des Shimshalis. Pierre Neyret a pendant longtemps accompagné des voyages pour le compte d'allibert au Pakistan, et organisé de grandes traversées glaciaires au caractère partiellement exploratoire sur le Snow Lake depuis plus d'une quinzaine d'années. En ce sens il est un précurseur de cet itinéraire devenu mythique, et est à la fois un moteur pour le tourisme dans la zone. Il faut bien essayer de sauver les meubles après tant de propagande erronée, globalisant le problème taliban à l'ensemble d'un pays hétéroclite dont les frontière furent édifiées seulement par des enjeux géopolitiques, durant la percée Russe en Asie Centrale à la fin du XIXème siècle. Heureusement que Pierre est encore là pour montrer la face réelle du Pakistan, l'hospitalité des peuples dardes, rappeler la beauté des vallées, et la sauvagerie de ces paysages du bout du monde, pour qu'ils ne tombent pas dans l'oublie.
Je me suis convaincu petit à petit de la nécessité de participer à cette aventure, en raison de son caractère unique, et bien sur de connaître ces paysages qui m’attiraient tant.
Contexte
Le village de Shimshal se trouve dans le Gojal Pakistanais, à 3 heures en jeep depuis Passu en remontant la vallée éponyme de Shimshal, le long des gorges autrefois inaccessibles de la Shimshal River. La rivière se faufile tant bien que mal entre le massif du Khunjerab et du sommet Karun Koh (7164mètres), au Nord, et la chaîne impressionnante de l'Hispar Muztagh, culminant à plus de 7885 mètres avec le Distaghil Sar, au Sud. Au bout de la vallée, après avoir traversé le glacier de Malanguti et ses sources chaudes au pied duquel se distinguent les plus haut sommet de la chaîne, se trouve le village reculé de Shimshal, un village Wakhi peuplé d’ismaéliens. Aujourd'hui relié par une route impressionnante, creusée à la main au prix de la sueur des Shimshalis durant 18 années de pénibles efforts, le village était autrefois à 3 jours de marche de Passu, avec le franchissement du col Qarun reliant la haute vallée de Shimshal de la vallée de Boibar, évitant ainsi les gorges infranchissables.
Les Shimshalis se sont installés dans une vallée aride, que seule l'irrigation à permis de rendre quelques terres fertiles, qui ne permettent pas d'assurer pour autant l'autarcie du village. D'origine nomades comme le sont leur voisins de Chapursan ou de Wakkhan, ils possèdent le plus grand cheptel d'ovins, de caprins et de yaks du Karakoram, qu'ils emmènent chaque été paître sur les pâturages verdoyants et fleuris du Shimshal Pass. Ce col marque exactement la ligne de partage des eaux: un goutte de pluie tombée côté ouest se déversera vers le Golfe d'Oman, une autre tombé un peu plus à l'Est arrivera dans la dépression du Lob Nord, après avoir traversée le désert du Taklamakan. Le but du voyage est justement de découvrir les paysages de "pamirs" du col, et la vie quotidienne des bergères qui gardent les troupeaux jusqu'à l'arrivée des premières neiges, puis de les accompagner dans leur grande transhumance d'automne - le Kutch - pour suivre les 7000 animaux revenir au village à travers de magnifiques gorges et de hauts cols face à la chaîne de l'Hispar Muztagh.
Sécurité
Je ne peux vous cacher que jusque dans le vol Paris-Islamabad, je me demandais encore ce que je "foutais" là! La réflexion fut longue, mais les faits statistiques, historiques, montrent qu'il est plus sûr de voyager dans les hautes vallées du Pakistan qu'en France même. Les faits sont bien là: aucun attentat à l'encontre de touristes dans les Northern Areas depuis 2001, aucun problème à l'encontre des membres des expéditions depuis cette même date. Seul point de doute: le passage d'Islamabad, où je considère important d'éviter de résider dans les quartiers ministériels et de représentation du pouvoir de l'armée, qui sont malheureusement des cibles d’attentats terroristes. Il n'y a aucune possibilité d'attentat dans la région du Baltistan et de Hunza-Gojal, étant peuplée très majoritairement par des peuples ismaéliens ou soufis, qui développent une haine profonde pour les fanatiques talibans qui ont ruiné toute perspective de développement du tourisme dans leurs vallées bénies par la nature. Gilgit en elle même est très sure, même si on ne peu négliger les possibles conflits ethniques. Quant à la région Chilasi, c'est belle et bien devenue un problème suite à l'attentat du Nanga Parbat perpétré par des terroristes talibanais, sans doutes soutenus par quelques membres des communautés les plus fanatiques de la vallée.
Plus aucun doute: je peux partir tranquillement dans le Karakoram!
Récit d'un voyage incroyable
Après un vol très scénique au dessus du Pir Panjal, de l'Himalaya et du Karakoram, nous arrivons à Gilgit comme prévu. Pas de retard sur le programme, du tout bon pour nous! Il est vrai que les aléas du climat oblige quelques réserves en cas qu'il soit nécessaire de se rendre par bus à Gilgit, à travers les magnifiques gorges de l'Indus dans le Kohistan et les vallées Chilasies. Nous avons pu admirer les sommets nord du Pir Panjal au niveau des vertes vallées Kaghan, les beaux lacs glaciaires et les sommets enneigées du Saran et Malika Parbat. Une fois passé le Babusar Pass, voici le géant Nanga Parbat, Pilier Ouest de la chaîne de l'Himalaya, un sommet de 8000 mètres véritablement imposant. C'est aussi la plus grande différence de dénivelé au monde: on passe de 1250 mètres au niveau de la KKH à 8125 mètres au sommet de la "Montagne Nue". On aperçoit rapidement nos premier grands 7000 du Karakoram, les Haramosh Peaks, et nous arrivons dans la vaste plaine bien verte de l'oasis de Gilgit, un point de convergence de nombreuses ethnies dardes qui parlent les langues khowar, Shinas, Baltis, Wakkhi et Burushaski. Petit arrêt dans le jardin de notre hôtel, déjeuner et départ pour la KKH vers le Nord, le long de la rivière Hunza à destination de Karimabad. Les gorges contournent le massif du géant des lieux, l'immense Rakaposhi qui écrase littéralement le paysage de la vallée.
Nous prenons le temps de découvrir la luxuriante vallée le lendemain matin, avec tout d'abord la visite du fort de Baltit à l'architecture intéressante, très proche des palais Laddhakis. La forteresse récemment restaurée par la fondation de l'Aga Khan, domine le village en terrasse de Karimabad, où poussent de très nombreux arbres fruitiers - abricotiers et pommiers étant les principaux produits d'exportation vers le Punjab et assurant l'économie de la vallée. Nous visitons aussi les canaux du village depuis le Eagle Nest ou nous déjeunons, perché sur un éperon dominant la vallée. Nous pouvons y apercevoir les sommets du Spantik et du Diran au Sud, et la flèche du Lady Finger et l'Hunza Peak au Nord, deux très belles montagnes dont les glaciers sont la source d'eau du village nécessaire pour l'irrigation des cultures.
Départ vers Passu le lendemain matin, après quelques heures de plus à glaner au village. Nous passons au pied du fort d'Altit. Je suis frappé par le bleu électrique de la rivière Hunza. Nous croisons le fantastique lac Attabad, résultat de l'effondrement d'un pan entier de la montagne au niveau du village éponyme, qui a submergé complètement ou partiellement plusieurs villages dont Gulmit, préfecture du district du Gojal. Les lumières sont magnifiques, le bleu du lac irréel, on distingue le sommet du Shispar à l'Ouest juste avant l'arrivée à l'embarcadère. L'activité y est frénétique, mais moindre que du côté aval du lac où se bousculent des dizaines de tracteurs et de camions pour décharger les provisions en provenance de la Chine. Il est encore tant d'en profiter. D'ici un mois tout au plus, le col du Khunjerab sera fermé, et le Gojal sera coupé du monde, le lac Attabad en aval étant gelé durant les longs mois d'hiver.
Nous arrivons juste pour le coucher de soleil sur les très esthétiques flèches du Passu Peak ou Tupopdan Sar sur les berges de la rivière Khunjerab, après avoir croisé en chemin de magnifiques points de vue sur la rivière a Hussaini et le glacier Passu dévalant plus de 4500 mètres de dénivelée. La matinée suivante, nous partirons vers Shimshal!
La traversée des gorges est vraiment impressionnante, il faut penser qu'il y a plus de 5500 mètres au dessus de nos tête. La route a souvent été creusé dans la roche, coupé dans les falaises ua pied du Karun Koh. La vallée s'élargit ensuite, nous découvrons le Col de Karun, traversons la rivière sur un pont suspendu au dessus de 150 mètres, puis continuons sur une route perchée jusqu'au glacier de Malanguti, descendant des sommets de 7000 mètres de l'Hispar. Il y a des sources tièdes au dénommé Kuh dans lesquels nous nous baignerons au retour, et beaucoup de menthe sauvage donnant une ambiance rafraichissante.
Nous visitons le village de Shimshal dans l'après-midi: visite des classes de l'école, des champs, et des plantations de boulots pour le bois de construction et d'épineux que les habitants entretiennent pour le feu de la cuisine. Les enfants jouent au cerf-volant. Le village est constitué de quatre hameaux où les maisons sont réparties au milieu des parcelles cultivées. Le blé vient juste d'être moissonné, il reste quelques fardeaux de paille pour les animaux l'hiver ci et là, et les derniers fruits séchés (des pommes) pour passer l'hiver. Nous passons encore du temps dans le village le lendemain matin, puis c'est le départ pour un trekking d'une dizaine de jours vers les pamirs de Shimshal, à travers les gorges sauvages de la Pamir-i-Tang sur des chemins acrobatiques. Les "pamirs" sont des plaines d'altitude caractéristiques du massif situé un peu plus au Nord. Le Khunjerab fait toujours géographiquement parti de la chaîne du Karakoram, mais il s'agit bien d'une zone de transition dans lequel vivent les rares moutons de Marco Polo, très menacés, des bharals, des ibex, des ours, des loups (ces deux derniers étant rares dans la région et passagers, venant sans doute depuis la vallée de Sarpo Laggo), et des léopards des neiges. Concernant ces derniers, un groupe de scientifiques pakistanais nous montrera a notre retour de magnifiques clichés d'un couple dans le secteur de Yazghil photographiés avec des pièges photographiques.
Nous campons le premier jour après seulement 2 heures de marche en bas des gorges, en face du glacier de Yazghil. Comme tous les soirs, je pars marcher durant 2 heures dans les alentours pour découvrir des points de vue et m'isoler un peu pour profiter du silence et de l'immensité des montagnes, de la beauté des paysages. Seconde journée jusqu'au lieu Furzeen (qui veut dire genévrier si mes souvenirs sont bons). Nous marchons maintenant sur les sentiers très aériens de la Tang, 1000 mètres au dessus du vide, à travers des gorges époustouflantes. Les paysages sont très minéraux, les sommets s'arrondissent un peu, nous arrivons petit à petit dans le Pamir. Troisième journée de trek, jusqu'à Ardab Purien, un site au roches mauves rougeâtres très esthétiques, avec une vue splendide sur un petit 6000, le Chart Pirt. il y a quelques yaks blancs qui paissent dans les rares épineux en fleurs. Dernière journée pour atteindre les estives d'été de Shimshal de Shujerab, un magnifique petit village saisonnier de pierre très rude mais très charmant, au pied du col de Shimshal. Des femmes de chaque familles passent l'été dans les estives avec les bêtes pour la confection du fromage et du beurre, et protéger les bêtes des possibles prédateurs. Il n'y a généralement pas d'hommes dans les estives l'été, ils sont occupés dans les champs au village. Mais pas de machisme pour autant, puisque quelques uns d'entre eux ont la dure tâche de passer l'hiver coupés du monde, de l'autre côté du col enneigé dans les pâturages de Sherelik, en compagnie des yaks les plus forts dans les vallées de Wusum et de Sarpo Laggo, très proche de la frontière chinoise. Des provisions de blé sont déposées durant l'été dans les refuges pour assurer la substance des hommes pour les 7 longs mois d'hiver. En effet, côté Shimshal, il n'y a pas de pâturages suffisant pour les yaks, seuls les jeunes yaks et les femelles steriles y sont descendus puisque trop faibles, ils ne survivrait pas l'hiver en altitude. Cette situation difficile est également le résultat de la redéfinition des frontières chino-pakistanaise, qui a privé Shimshal de ses grands territoires de la Shaksgam et de la Sarpo Laggo.
Nous passons les trois prochains jours dans les estives, pour connaître la vie de bergers et partager un petit bout de chemin avec les Shimshalies, assister à la traite des 9000 bêtes, du gardiennage des jeunes yaks, de la confection des fromages. C'est aussi l'occasion pour moi de visiter les alentours. Une première journée est consacrée à la visite du col où il ne reste plus d'herbe. Nous sommes au pied du Minglik Sar, un sommet de 6000 mètres glaciaires facile, très bel objectif pour les alpinistes modestes qui souhaitent réaliser une ascension dans des paysages magnifiques et découvrir la réalité d'un village Wakkhi. Nous atteignons l'autre estive de Shuwart, de l'autre côté du col, ou les bergères vivent une partie de l'été, afin d'assurer la rénovation des pâturages versant Shujerab. Les 1000 yaks sont tous localisés sur le col, il y a des grands mâles peu commodes et très intimidants, sur les berges des lacs certainement d'origine glaciaire. une chute de neige au retour assurent une ambiance agréable. Nous revenons tout juste pour assister au retour des bêtes dans l'enclot de pierre, qui franchissent un petit pont sur la rivière, et assister à la traite fastidieuse que les femmes réalisent à l'aube et au crépuscule. Pour la deuxième journée, nous nous rendons de nouveau sur le col, pour tenter l’ascension d'un sommet de 5500 mètres au dessus du village sans crampons. Nous terminons sur un petit glacier puis sur l'arrête trop enneigée, qui nous empêche de continuer jusqu'au sommet pour cette fois. Très beau point du vue sur l'ensemble du massif du Khunjerab et la destination de demain. Retour au village pour partager un moment avec les Shimshalis et manger un délicieux ragout de mouton préparé par la sœur d'Imtiaz, mon guide Shimshali. Pour la dernière journée aux estives, nous allons au fond de la vallée, jusqu'à un glacier présentant des très belles stalactites de glaces. Paysages désolés et glaciers suspendus sur les sommets des alentours. Le départ du Kutch a été décidé pour le lendemain matin, pour trois jours de descente jusqu'à Shimshal, empruntant un chemin différent que celui emprunté à l'aller avec le franchissement successifs des cols de Shashmirk et Ulzeen, deux très beaux balcons sur la chaîne des Hispar.
Malheureusement, le programme devra être changé aux aurores suite à un incident malheureux survenu dans notre groupe. Les Shimshalis nous montrent leur soutiens les plus exemplaires, leur générosité et leur ouverture d'esprit spectaculaire pour nous aider à surmonter un tragique accident pour l'un des membres de notre groupe.
Le retour s'effectuera donc par le même chemin qu'à l'aller, sur la "Parmir Highway". Retour à Shimshal en trois jours, puis sur Passu après une longue discussion avec Doulat Amin, un homme extraordinaire, premier professeur de l'école de Shimshal, d'une extrême sagesse. Nous rentrons ensuite à Passu puis Hunza où nous restons une journée pour profiter de la douceur des lieux. Nous en profitons pour visiter les champs, et tenter de monter aux pâturages de l'Ultar. Bien dommage car nous ne trouvons pas le chemin, alors que nous pensions suivre les canaux taillés dans la falaises, ceux-ci semblent bien trop dangereux à notre goût. Les couleurs d'automne se sont installées, la vallée s'est parée de magnifiques couleurs jaunes et rouges, c'est un spectacle fantastique.
Le retour à Islamabad en avion ne sera finalement pas possible du fait du mauvais temps, nous décidons donc d'emprunter la Karakoram Highway pour une longue descente de deux jours des gorges de l'Indus jusqu'aux plaines du Punjab. Nous quittons donc l'oasis de Gilgit et nous enfonçons dans le désert de Chilas, une vallée très aride sur les berges de l'Indus, mais parée de forêts d'altitudes sur ses hauteurs surement plus arrosées. Nous passons au pied du Nanga Parbat, tout aussi imposant depuis le sol que depuis les airs vingt jours plus tôt. Les femmes se font de plus en plus absentes lors de la descente, les chilasis étant plus conservateurs que les autres peuples dardes des hautes vallées. C'est d'ailleurs d'ici que furent entraîner les moudjahidines pour envahir le Cachemire sous la dictature du général Zia, sans nuls doutes une des raisons pour essayer de comprendre aujourd'hui l'appui de quelques Chilasis aux talibans qui ont lâchement exécuté les alpinistes au camp de base du Diamir un peu plus tôt cette année. Le Pakistan souffre aujourd'hui du fait de décision géopolitiques attisant les extrémismes. Nous passons auparavant à la confluence de la Hunza River et de l'Indus, qui marque surtout le point de suture des plaques indienne et eurasienne. Elle délimite également la chaîne de l'Himalaya (Est - Sud), des chaînes du Karakoram (Nord) et de l'Hindu raj (Oest), contrefort de l'Hindu Kuch. La végétation fait petit à petit son apparition, nous trouvons maintenant des arbres, sur les hauteurs, très loin, de grandes forêts de cèdres de l’Himalaya, nous arrivons au Kohistan, terre des Pastounes. L'activité économiques y est quasiment inexistante, seule ressource exploitée à outrance, l'activité forestière. Nous découvrons des troncs de cèdres sur les bords des routes et dans de nombreux camions à destination de la fournaise du Punjab. La région montre encore les séquelles des tremblements de terre dévastateurs qui frappent souvent la région, le dernier ayant survenu en 2009 il me semble. Les gorges sont maintenant très profondes, les routes aériennes, la vallée beaucoup plus verte, de nombreuses cascades dévalent les pentes des contreforts du Pir Panjal (l’Himalaya étant situé un peu plus à l'Est, de l'autre côté du Babusar Pass). De grands villages sont disposés sur les pentes, au milieu de champs en terrasse. Nous arrivons dans la nuit à Besham, après avoir traversé Dassu puis Pathan. Le lendemain matin, nous traversons un dernière fois l'Indus peu après Takhot et remontons dans les piémonts à travers les rizières. Le buffle fait également son apparition. Nous traversons bientôt des forêts de pins de l'Himalaya, les troupeaux des bergers Gujars sont nombreux sur les bords de la route. Le température est fraiche, nous sommes sur un plateau. Il faut encore traverser Mansehra puis Abbotabad où nous déjeunerons, une ville où l'élite militaire a installé ses meilleurs académies pour certainement chercher la douceur du climat (et où se cachait Ben Laden surement sous l'auspice de l'ISI voire de l'armée elle-même), avant de plonger vers la plaine du Punjab. Nous dormons sur Islamabad. Demain, je prends un vol au dessus du Karakoram pour des Monts Célestes pour Urumqi puis Pékin avant d'entreprendre un voyage d'un mois et demi au Tibet.
Un très beau voyage, un groupe génial, une paire de guides pakistanais très pros et vraiment sympas, une super organisation pour des projets toujours aussi incroyable du côté de Pierre Neyret, mais surtout une expérience mémorable, et un grande leçon de vie de connaître les particularités de cette partie du Pakistan, au peuple si hospitalier, si ouvert, si généreux. Un grande rétrospection sur notre propre société ignorante et hautaine.
Et une envie folle d'y retourner pour visiter de très nombreux coins tout aussi magnifiques.
Je vous invite à visiter le Pakistan en compagnie de Pierre que vous pouvez contacter sur: http://www.karakoram-ski-expedition.com/
Ou bien directement Jahangeer qui organisera à merveille la logistique de votre voyage encadré au Pakistan: http://www.visitagp.com/
Pour ma part, je vous propose de consulter quelques clichés du voyage sur mon site flickr, en cliquant sur le lien ci-dessous: http://www.flickr.com/...s/40746420@N03/sets/
N'hésitez pas à me demander des conseils en MP si vous souhaitez recevoir des retours sur ce voyage, sur la sécurité au Pakistan. Je ne peux que vous inciter a visitez mes amis Hunzakuts et Shimshalis et les paysages des vallées qu'ils habitent, ils vous recevront de la meilleure des façons, selon les traditions de l'hospitalité légendaire propre à la région!
A bientôt !
Jérémie
Bonjour,
Nous allons partir en direction de l'Inde en septembre 2013 en camping car (Fiat Ducato aménagé) et j'aurai quelques questions concernant la taxe sur le diesel demandée au poste frontière Turquie Iran:Quel serait le poste frontière le plus recommandé afin d'éviter de payer cette taxe, où tout du moins en payer le moins possible ?Comment est calculé cette taxe et quels justificatifs nous donnent on ?Peut on la marchander ?Peut on l'éviter, et alors qu'elles en seraient les conséquences pour acheter du diesel dans les stations iraniennes ?Questions identiques pour le retour Pakistan Iran ?Si quelques routards ont eu des expériences récentes dans ce domaine, merci de nous répondre.
Nous allons partir en direction de l'Inde en septembre 2013 en camping car (Fiat Ducato aménagé) et j'aurai quelques questions concernant la taxe sur le diesel demandée au poste frontière Turquie Iran:Quel serait le poste frontière le plus recommandé afin d'éviter de payer cette taxe, où tout du moins en payer le moins possible ?Comment est calculé cette taxe et quels justificatifs nous donnent on ?Peut on la marchander ?Peut on l'éviter, et alors qu'elles en seraient les conséquences pour acheter du diesel dans les stations iraniennes ?Questions identiques pour le retour Pakistan Iran ?Si quelques routards ont eu des expériences récentes dans ce domaine, merci de nous répondre.
bonjour a toutes et a tous !!
je part a pied pour le Népal mi juillet je souhaiterai savoir si des personnes ont fais ce trajet récemment et comment ça ce passe? j'ai cru comprendre qu'il étais possible de trouvé des visa pour l'Iran sans trop de difficulté depuis la Turquie (Ankara trabzon ou encore Erzurum) mais pour le Pakistan ça a l aire dur dur !! je ne peut pas prendre l'avion alors si vous avez de bonnes infos ou de bonne idées je suis preneur merci de votre attention et pour les éventuelles infos bne rtes a vous
je part a pied pour le Népal mi juillet je souhaiterai savoir si des personnes ont fais ce trajet récemment et comment ça ce passe? j'ai cru comprendre qu'il étais possible de trouvé des visa pour l'Iran sans trop de difficulté depuis la Turquie (Ankara trabzon ou encore Erzurum) mais pour le Pakistan ça a l aire dur dur !! je ne peut pas prendre l'avion alors si vous avez de bonnes infos ou de bonne idées je suis preneur merci de votre attention et pour les éventuelles infos bne rtes a vous
Le journaliste Sayed Anwar a dit hier à Twitter que la frontière à Torkham (le Khyber Pass) entre Afghanistan et Pakistan est de nouveau ouvert, aussi pour étrangers. Pour plus d'infos, voyez ici (en anglais)
Bonjour,
Nous sommes 4 à organiser un voyage en camion pour aller en Inde. Depuis plusieurs mois nous nous intéressons à ce voyage et nous avons déja compilé pas mal de documentation. Mais il reste certaines zones d'ombre pour tout ce qui concerne les visas en Iran et au Pakistan. Alors oui j'ai bien lu toutes les discussions (qui sont quasiment toutes datées de plus de 2-3 ans) et j'ai tenté de me renseigner directement sur les sites des ambassades pas toujours clairs.
Voici donc venu le temps des petites questions
Nous allons traverser à l'aller dans le sens Iran -> Pakistan ->Inde et puis il va falloir revenir. Notre temps de voyage est estimé à 1 an et max 1 an 1/2.
J'ai regardé les visas disponibles et j'ai trouvé ceci. Il est possible de prendre un visa 1 an (multiples entrées) pour l'Iran (200€), par contre celui-ci est donné valable pour un an. Ma question est toute bête: Si mon visa est délivré le 1 février 2014 que je rentre sur le territoire iranien le 1 Juin 2014, celui-ci est-il valable jusqu'au 1er Juin 2015 ou simplement jusqu'au 1 février 2015?
Savez-vous s'il est facile de se faire délivrer le visa 6 mois entrées multiples pour le Pakistan depuis la France (avec toujours la meme problématique à propos de la date), et s'il est compatible avec une entrée par l'Inde.
Merci beaucoup
Nous sommes 4 à organiser un voyage en camion pour aller en Inde. Depuis plusieurs mois nous nous intéressons à ce voyage et nous avons déja compilé pas mal de documentation. Mais il reste certaines zones d'ombre pour tout ce qui concerne les visas en Iran et au Pakistan. Alors oui j'ai bien lu toutes les discussions (qui sont quasiment toutes datées de plus de 2-3 ans) et j'ai tenté de me renseigner directement sur les sites des ambassades pas toujours clairs.
Voici donc venu le temps des petites questions
Nous allons traverser à l'aller dans le sens Iran -> Pakistan ->Inde et puis il va falloir revenir. Notre temps de voyage est estimé à 1 an et max 1 an 1/2.
J'ai regardé les visas disponibles et j'ai trouvé ceci. Il est possible de prendre un visa 1 an (multiples entrées) pour l'Iran (200€), par contre celui-ci est donné valable pour un an. Ma question est toute bête: Si mon visa est délivré le 1 février 2014 que je rentre sur le territoire iranien le 1 Juin 2014, celui-ci est-il valable jusqu'au 1er Juin 2015 ou simplement jusqu'au 1 février 2015?
Savez-vous s'il est facile de se faire délivrer le visa 6 mois entrées multiples pour le Pakistan depuis la France (avec toujours la meme problématique à propos de la date), et s'il est compatible avec une entrée par l'Inde.
Merci beaucoup
C'est loin aujourd'hui, mais je me souviens, retour au Pakistan!
Bon...c'est décidé! Aujourd'hui je passe la frontière. Mon ricksha m'amène jusqu'à la gare routière d'Amritsar. Je suis super excitée...mais aussi émue de quitter Amritsar que j'adore! Dans le bus, je regarde mes derniers paysages indiens. Assis devant un moi, un couple avec un bébé, qui me regarde sur presque tout le trajet. Ça m'amuse au début, je joue avec lui, je lui fais des sourires...mais le bébé ne sourit pas! Il y a même comme un air grave dans ses yeux ronds et brillants... Ah! Qu'est ce que ça veut dire? Est ce que le bébé veut me faire passer un message?!!! Je pense à cette frontière indo-pakistanaise sur laquelle on m'a raconté pas mal d'histoires pas très sympas; mieux vaut ne pas être une femme seule... Pour ma chance, j'ai rencontré un jeune homme qui prend la même route, on passera la frontière ensemble.
Le bus s'arrête, c'est le dernier arrêt avant la frontière, ensuite il faudra prendre un ricksha jusqu'à Wagah border. Nous descendons avec mon compagnon et puis...on va bien se prendre un dernier chaï! J'en profite pour finir mes quelques roupies indiennes. Et puis hop! Dans le ricksha pour la frontière!
Nous roulons presque seuls sur cette ligne droite, calme et entourée de verdure. L'atmosphère est paisible...propice aux pensées. Je pars dans mes rêves et fantasmes sur le Pakistan... Les échos des amis m'en ont donné une image attrayante; j'imagine une belle terre, cet esprit chaleureux de l'Asie et les sonorités de cette langue si particulière, l'urdu. Les media eux, m'ont donné l'image d'un Pakistan dangereux peuplé d'extrémistes... Et là, à quelques centaines de mètres de la frontière, je me dis que je vais passer dans un autre pays parce qu'il y a des grilles et des mecs en uniforme. La terre elle, ne s'arrête pas. Le Pakistan est il vraiment différent de l'Inde?
Nous arrivons. J'apprête déjà mon voile mais...il y a un dernier chaï shop! Mon compagnon a gardé 10 roupies en souvenir, on va plutôt les mettre dans un dernier chaï! Dernier de dernier! Les souvenirs on les embarque pas on les fait! J'adore ces petits restos de frontière! Les gens y sont tous plus proches. On a tous quelque chose en commun: on va ou on vient de passer la frontière... Ça crée un lien, c'est un peu comme si on se connaissait un peu... Les gens se parlent plus facilement! Bon on boit le chaï et on traine pas plus!
C'est parti pour les formalités, mieux vaut garder le passeport en main pendant un bon quart d'heure... On ne fouille pas les sacs et on essaie même pas de faire semblant, pas besoin de jouer à cache-cache... Les mecs sont sympas, juste un peu curieux sur notre situation...pour aller vite on leur dit qu'on est mariés et là...des explosions de joie et de félicitations!... C'est drôle! Faut aller se confesser cent fois quand on est une femme qui voyage...Pour éviter les problèmes, il arrive souvent de mentir...mais c'est pour la bonne cause! Les Pakistanais sont bavards, ils ne voient pas beaucoup de touristes occidentaux alors il faut être un peu disponible... On pourrait boire le thé mais... J'AI ENVIE D'ARRIVER AU PAKISTAN!! Et puis j'en ai déjà bu trois en une heure, je vais attendre encore un peu...
Nous voilà enfin au Pakistan. J'active tous mes sens. Ce n'est encore que la frontière, mais je suis déjà à l'affut du moindre détail révélateur de quoi que ce soit. Mes premières impressions: il y a peu de femmes, et les rickshas sont super sympas, tout en couleurs folles! J'adore! On prend le bus et on traverse Lahore...... J'y passerais cinq jours magnifiques! De longues balades dans le kashmiri bazaar à papoter avec les marchands. Pas besoin d'acheter, leur gentillesse est naturelle. Des litres et des litres de coca ingurgités. Les jeux avec les enfants dans les cours de mosquées. Les Pakistanais sont fiers et tiennent à offrir; partout il faut rester pour un thé, partout on s'en va avec des présents et des bénédictions. Des couleurs, des odeurs, la vie partout!! Les femmes pakistanaises sont moins timides que les indiennes, on ne se comprend pas toujours mais on rigole! On a bien changé de pays! Lahore est grande, Lahore est belle...mais Lahore n'est pas la ville qui m'a le plus accrochée au Pakistan. Lahore c'est le début d'un coup de foudre qui ne cesse de grossir quand tu rentres dans le pays (la province nord ouest et sa capitale Peshawar! Le Baloutchistan et l'accueil radieux de Quetta!) Lahore n'est que le début...encore un peu indienne sans doute...mais justement c'est un bon point d'entrée pour s'acclimater...doucement...à la magie du Pakistan!
Bon...c'est décidé! Aujourd'hui je passe la frontière. Mon ricksha m'amène jusqu'à la gare routière d'Amritsar. Je suis super excitée...mais aussi émue de quitter Amritsar que j'adore! Dans le bus, je regarde mes derniers paysages indiens. Assis devant un moi, un couple avec un bébé, qui me regarde sur presque tout le trajet. Ça m'amuse au début, je joue avec lui, je lui fais des sourires...mais le bébé ne sourit pas! Il y a même comme un air grave dans ses yeux ronds et brillants... Ah! Qu'est ce que ça veut dire? Est ce que le bébé veut me faire passer un message?!!! Je pense à cette frontière indo-pakistanaise sur laquelle on m'a raconté pas mal d'histoires pas très sympas; mieux vaut ne pas être une femme seule... Pour ma chance, j'ai rencontré un jeune homme qui prend la même route, on passera la frontière ensemble.
Le bus s'arrête, c'est le dernier arrêt avant la frontière, ensuite il faudra prendre un ricksha jusqu'à Wagah border. Nous descendons avec mon compagnon et puis...on va bien se prendre un dernier chaï! J'en profite pour finir mes quelques roupies indiennes. Et puis hop! Dans le ricksha pour la frontière!
Nous roulons presque seuls sur cette ligne droite, calme et entourée de verdure. L'atmosphère est paisible...propice aux pensées. Je pars dans mes rêves et fantasmes sur le Pakistan... Les échos des amis m'en ont donné une image attrayante; j'imagine une belle terre, cet esprit chaleureux de l'Asie et les sonorités de cette langue si particulière, l'urdu. Les media eux, m'ont donné l'image d'un Pakistan dangereux peuplé d'extrémistes... Et là, à quelques centaines de mètres de la frontière, je me dis que je vais passer dans un autre pays parce qu'il y a des grilles et des mecs en uniforme. La terre elle, ne s'arrête pas. Le Pakistan est il vraiment différent de l'Inde?
Nous arrivons. J'apprête déjà mon voile mais...il y a un dernier chaï shop! Mon compagnon a gardé 10 roupies en souvenir, on va plutôt les mettre dans un dernier chaï! Dernier de dernier! Les souvenirs on les embarque pas on les fait! J'adore ces petits restos de frontière! Les gens y sont tous plus proches. On a tous quelque chose en commun: on va ou on vient de passer la frontière... Ça crée un lien, c'est un peu comme si on se connaissait un peu... Les gens se parlent plus facilement! Bon on boit le chaï et on traine pas plus!
C'est parti pour les formalités, mieux vaut garder le passeport en main pendant un bon quart d'heure... On ne fouille pas les sacs et on essaie même pas de faire semblant, pas besoin de jouer à cache-cache... Les mecs sont sympas, juste un peu curieux sur notre situation...pour aller vite on leur dit qu'on est mariés et là...des explosions de joie et de félicitations!... C'est drôle! Faut aller se confesser cent fois quand on est une femme qui voyage...Pour éviter les problèmes, il arrive souvent de mentir...mais c'est pour la bonne cause! Les Pakistanais sont bavards, ils ne voient pas beaucoup de touristes occidentaux alors il faut être un peu disponible... On pourrait boire le thé mais... J'AI ENVIE D'ARRIVER AU PAKISTAN!! Et puis j'en ai déjà bu trois en une heure, je vais attendre encore un peu...
Nous voilà enfin au Pakistan. J'active tous mes sens. Ce n'est encore que la frontière, mais je suis déjà à l'affut du moindre détail révélateur de quoi que ce soit. Mes premières impressions: il y a peu de femmes, et les rickshas sont super sympas, tout en couleurs folles! J'adore! On prend le bus et on traverse Lahore...... J'y passerais cinq jours magnifiques! De longues balades dans le kashmiri bazaar à papoter avec les marchands. Pas besoin d'acheter, leur gentillesse est naturelle. Des litres et des litres de coca ingurgités. Les jeux avec les enfants dans les cours de mosquées. Les Pakistanais sont fiers et tiennent à offrir; partout il faut rester pour un thé, partout on s'en va avec des présents et des bénédictions. Des couleurs, des odeurs, la vie partout!! Les femmes pakistanaises sont moins timides que les indiennes, on ne se comprend pas toujours mais on rigole! On a bien changé de pays! Lahore est grande, Lahore est belle...mais Lahore n'est pas la ville qui m'a le plus accrochée au Pakistan. Lahore c'est le début d'un coup de foudre qui ne cesse de grossir quand tu rentres dans le pays (la province nord ouest et sa capitale Peshawar! Le Baloutchistan et l'accueil radieux de Quetta!) Lahore n'est que le début...encore un peu indienne sans doute...mais justement c'est un bon point d'entrée pour s'acclimater...doucement...à la magie du Pakistan!
Bonjour!
L ete prochain je voudrai faire le trek du concordia/camps de base du k2.
Avez vous deja fait ce trek?
Connaissez vous une agence fiable?
Merci d avance pour vos infos.
virginie
ps: je fais un tour du monde en ce moment, vous pouvez me retrouver sur mon blog:
www.blog-de-nini.blogspot.com
Bonjour,
Nous souhaiterions traverser le pakistan pour nous rendre d'iran en inde. Est-il possible de le faire avec un visa de transit de 72 heures par voie terrestre? Existe t'il en somme un bus ou un train faisant un direct entre la frontière irano-pakistanaise et indo-pakistanaise?
Merci
Nous souhaiterions traverser le pakistan pour nous rendre d'iran en inde. Est-il possible de le faire avec un visa de transit de 72 heures par voie terrestre? Existe t'il en somme un bus ou un train faisant un direct entre la frontière irano-pakistanaise et indo-pakistanaise?
Merci
Bonjour, nous irons peut etre a un mariage a la fin 2013 a Karachi. Nous aimerions profiter de quelques jours de plus dans la region mais probablement pas au Pakistan vu les problemes de securite. Je ne me rends pas tres bien compte des distances dans la region. Vaudrait il la peine de visiter un peu Rajastan ou autre partie/ lieu en Inde? En avion j'imagine, mais vu qu'on a tres peu de temps est ce que ca vaut la peine? Ou partir quelques jours a la plage/ visite mais ou?
Merci pour les conseils
bonjour,
Savez vous quel est reellement l etat de tension actuel au Pakistan? On pense y aller cet ete pour faire un trek dans le nord mais est ce raisonnable?
Si c est possible connaissez vous des agences locales pour organiser un trek?
merci
Savez vous quel est reellement l etat de tension actuel au Pakistan? On pense y aller cet ete pour faire un trek dans le nord mais est ce raisonnable?
Si c est possible connaissez vous des agences locales pour organiser un trek?
merci
Bonjour à tous,
je viens de passer la frontière pakistanaise en provenance de l'iran et j'ai pu aller jusqu'en inde avec ma 2CV. Voici un petit résumé qui je l'espère pourra apporter quelques réponses aux questions que l'on se pose avant cette frontière. Je vais parler en mon nom et en celui de la personne qui m'accompagne car nous sommes deux a avoir entrepis cette aventure. Il est bien evident que ce ne sont que mes impressions et qu'elles n'ont absolument pas valeur de vérité.
En iran :
On arrive par Kerman puis Bam. A Bam nous dormons dans la akbar guest house (300 000 RL pour un hotel un peu délabré mais avec un bon accueil...). Départ de Bam à 7h30 et arrivé à Zahedan vers 12h sans aucune escorte. Tout au plus 2 contrôles de police. Par contre pour les véhicules qui viennent en sens inverse, il semble que ce soit arrêt à chaque chekpoint (une petite dizaine). a partir de zahedan, il reste 85 km et nous en ferons seulement 30 avec une escorte. Cette escorte, c'est un jeune sans arme qui ne pouvant monter dans ma 2CV (je n'ai plus de siège de libre...) monte dans la voiture civile suivante. Cette voiture nous suit et me double juste avant Mirjadeh. il est alors 15h et je pensais rejoindre et passer la frontière maintenant mais l'escort boy dit que c'est fermé et qu'il faut attendre le matin à 8h. L'escort boy ayant toujours nos passeports, nous ne pouvons pas faire grand chose. Il nous ccompagne à l'hotel et je crois qu'il me demande de l'argent pour rentrer à son poste militaire. Je refuse et nous attendons que la police locale vienne pour écrire sur un papier qu'ils prennent nos passeport et qu'ils viendront le lendemain matin à l'hotel (assez nul d'ailleurs mais pas trop cher : 275000 RL). Le second jour l'hôtolier appelle la police à 8h10 et l'escorte n'arrive qu'a 8h45. Ils sont 4 dans une voiture de police et ne vont nous escorter que pendant 3 km. (juste pour faire sortir de la ville). La, un militaire va prendre le relais jusqu'a à la frontière en se mettant dans un camion qui roulera devant nous.
La frontière coté iranien : Avoir le militaire de l'escort simplifie les choses et nous passons dans 3 bureaux différents (2 pour la voiture et un pour controler les passeports). Le tout prend une petite heure. L'escort nous abandonne ensuite.
La frontière côté pakistanais : Succession de bureaux (4 ou 5) mais tout se passe assez vite dans chacun d'eux. Encore une heure environ de ce côté de la frontière. L'avant dernier bureau est un peu à l'écart et semble être celui de l'escorte (ils appellent ca levies). La on nous dit de rejoindre la custom house (juste à gauche après le passage d'une barrière). Le truc c'est que je pense que la "custom" c'est le gars à la barrière et du coup je quitte Taftan sans passer vraiement par la "custom house" Résultat des courses je roule 10 km avant de tomber sur le premier chekpost. La ils me demandent ou est l'escorte. Aucun ne parle anglais. On attend 15 minutes et ensuite ils me disent de retourner à Taftan pour aller chercher l'escorte. Je retourne à la custom house que je trouve cette fois. Je passe encore une 20aine de minutes avant de pouvoir rejoindre les gens qui s'occupent de l'escorte. Pendant ce temps on remplit des registres et cela va assez vite et pas mal de personnes parlent anglais. une fois que c'est fait nous rejoignons l'endroit des personnes qui s'occupent de l'escorte (500 m environ de la custom house). La on m'explique qu'il faut absolument que le militaire qui va nous escorter vienne dans mon véhicule. C'est impossible car je n'ai plus aucun siège et tout le véhicule est plein des affaires dont nous avons besoin pendant 1 an. Cela leur pose un problème et après une petite demi heure ils nous expliquent que nous allons rentrer à la custom house ou nous passerons la nuit. Demain matin à 6h, un véhicule viendra pour nous escorter. La custom house est plutot un bon endroit pour passer la nuit même si c'est pour le moins bizarre de rester ici. L'idée est de faire taftan - padag en une journée puis padag - quetta le lendemain.
Route jusqu'a padag
Dans les choses a savoir absolument : 1) gardez une place de libre dans votre voiture pour que le mec de l'escorte puisse y monter. Dans notre cas ce n'était pas prévu et comme on est chargé on voulait qu'il monte dans une autre voiture. Le temps de leur faire comprendre + le temps de trouver un autre véhicule = bcp de temps de perdu. C'est plus rapide d'essayer de lui faire une place. A chaque changement d'escorte (tous les 30 km en moyenne), le problème se repose alors que si vous avez un siège, cela se passe assez rapidement. 2) economisez votre véhicule car y a vraiement moyen de casser une suspension ou autre chose. Même a vitesse quasi nulle, leur bumper font de vrai dégat et comme on ne les voient pas... Dans chaque village il y a au moins 2 bumper, ainsi qu'a chaque checkpoint et levies station et a chaque croisement de voies ferrees. 3) il semble que les moyens alloués aux "levies station", poste d'escorte, dépendent des districts. Conclusion : certaines régions sont mieux pourvues. Avant Nuski, ils n'ont ni véhicules, ni téléphone. Après c'est mieux. 4) demandez quand et ou se fera le changement d'escorte mais cela peux changer très vite... 5) chacune des personnes qui nous a escorté (ceux qui sont montés dans la voiture tout du moins) nous ont demander de l'argent : ne leur en donnez surtout pas. Ayez quelques conneries a manger genre bonbon ou biscuit car vous pourrez toujours leur en donner quelqu'uns et ca peut détendre l'atmosphère 6) n'essayez pas trop de réflechir au pourquoi du comment car vous ne comprendrez pas certains comportement : par exemple nous avons fait au moins 150 km sans escorte. pourquoi : l'escorte nous suit en voiture et s'arrete, on ne l'a jamais revue... il est possible qu'on vous dise que l'escorte suivante se trouve qqs kilomètres plus loin et pourtant nous ne l'avons jamais trouvée...
ps : on roule a gauche au pakistan, ce que je n'avais pas lu, grosse suprise donc, mais en même temps comme tout le monde roule dans le sens qu'il veut, on met un peu de temps à ce rendre compte que c'est bien a gauche qu'il faut se mettre.
Sur le site quetta-overland.com, on peut lire que les 320 premiers kilomètres sont bon ce qui n'est pas si vrai que cela. Le départ est affreux pendant environ 20 km surtout un double bumper qui déchire. Il est assez facile de rejoindre padag en une journée de route. Attention le poste de police "padag desert station" que conseille quetta-overland se situe apres le village de padag. Quand a nous, nous sommes arrivés à 17h30 (en décembre le soleil est presque couché) au chekpoint qui se situe 20 km avant. Il est possible d'y dormir car c'est ce que nous avons fait mais comme cela n'est pas "prévu" il faut moult palabre pour obtenir l'accord. (dans notre cas cela a pris 3h). Pendant ce temps on s'est quand meme occupé de nous. Une fois l'accord du chef donné, ils nous ont donné à manger et l'un des FC (frontiers corp) nous a laissé sa chambre. Le lendemain, comme nous ne nous étions pas arrété dans un endroit prévu, il a fallu attendre 1h30 avant de pouvoir repartir. Départ du coup à 10h30 pour une arrivée sur quetta à 17h30. Prévoir 30 minutes pour traverser quetta avec escorte
Au final une moyenne de 60-70 km/h sur la portion taftan-Padag et une moyenne de 40-50 km/h sur la portion padag-Quetta. La partie montagneuse n'est pas longue et pas très difficile. A mon avis, ce n'est pas un mauvais calcul de compter une journée pour passer la frontière. C'est a dire que vous dormez a mirjadeh (iran), vous passez la frontière en en partant de l'hotel assez tot (profitez bien de cette nuit pour que le chauffeur se repose car après...) et vous demandez à passer la nuit à la custom house. Cela peut paraitre une perte de temps (vous serez sans doute près à quitter la frontière vers 14-15h) mais cela permet de démarrer tot le lendemain matin et donc d'avoir une bonne chance de rejoindre padag dans la journée. On peut trouver de l'essence en bidon assez facilement (surtout après padag). J'ai cru comprendre que les pompes c'est pour le diesel et les barrils c'est pour le super. on a changer de l'argent par deux fois et a chaque fois le taux était de 1 euro pour 100 rupies paki. (au lieu de 1 pour 120). La seconde fois, il a fallu suivre car le change c'est fait dans une pharmacie et alors qu'il devait me donner 4000 RP il m'a dit ok pour 3800, j'ai refusé il a rajouté 100 RP, j'ai repris mes euros et il a enfin rajouté les 100 RP manquantes. en décembre 2011, 1 litre de "petrol" (d'essence) était à 100 RP.
Après Quetta : Les escortes continues car le mec de l'hotel nous demande notre heure du départ le lendemain pour pouvoir prévenir la police qui cette fois sera ponctuelle. Nous arrivons avec difficultés à obtenir un taux de change à l'hotel de 1 euro pour 110 RP ce qui nous parait honnete. L'escorte nous quittera quelques kilo après la sortie de la ville mais a notre surprise, les controles vont continuer toutes la journée. (moins cependant que les deux premiers jours). Nous mangons Sibbi et c'est l'escorte qui nous trouve le resto (585 RP pour deux personnes). La route avant sibbi est presque aussi mauvaise qu'entre quetta et taftan. Après sibbi par contre c'est beaucoup mieux et nous pouvons faire une moyenne de presque 90 km/heure. Attention toutefois car certains passage sont un peu dangereux et attention surtout aux mecs qui double comme des couillons, sans visibilité et surtout sans se rabbatre même si toi tu arrive en face. Les pires étant les chauffeurs de bus.
Pour le reste et malgré tout c'est que du bonheur. Venir ici avec sa propre voiture est une vraie aventure. Je le conseille a ceux qui prendrait la route de l'inde. Au pakistan on est un peu dans un autre monde...
ps : finalement on ne sera pas sorti indeme du baloutchistan car on viens de casser un bras de suspension à jacobabad => réparation par soudure, on verra si ca tient le choc... ps2 : portion de route entre jacobabad et shikarpur très mauvaise, meilleure entre shikarpur et sukkur. ps3 : les escortes semblent s'arréter a sukkur mais a bawhalpur on nous a presque grondé car nous étions dans la ville a pied sans escorte. ps4 : les routes dans le punjab sont bien meilleures que dans le reste du pays. ps5 : je mettrais un lien quand le récit complet sera sur mon site internet.
je viens de passer la frontière pakistanaise en provenance de l'iran et j'ai pu aller jusqu'en inde avec ma 2CV. Voici un petit résumé qui je l'espère pourra apporter quelques réponses aux questions que l'on se pose avant cette frontière. Je vais parler en mon nom et en celui de la personne qui m'accompagne car nous sommes deux a avoir entrepis cette aventure. Il est bien evident que ce ne sont que mes impressions et qu'elles n'ont absolument pas valeur de vérité.
En iran :
On arrive par Kerman puis Bam. A Bam nous dormons dans la akbar guest house (300 000 RL pour un hotel un peu délabré mais avec un bon accueil...). Départ de Bam à 7h30 et arrivé à Zahedan vers 12h sans aucune escorte. Tout au plus 2 contrôles de police. Par contre pour les véhicules qui viennent en sens inverse, il semble que ce soit arrêt à chaque chekpoint (une petite dizaine). a partir de zahedan, il reste 85 km et nous en ferons seulement 30 avec une escorte. Cette escorte, c'est un jeune sans arme qui ne pouvant monter dans ma 2CV (je n'ai plus de siège de libre...) monte dans la voiture civile suivante. Cette voiture nous suit et me double juste avant Mirjadeh. il est alors 15h et je pensais rejoindre et passer la frontière maintenant mais l'escort boy dit que c'est fermé et qu'il faut attendre le matin à 8h. L'escort boy ayant toujours nos passeports, nous ne pouvons pas faire grand chose. Il nous ccompagne à l'hotel et je crois qu'il me demande de l'argent pour rentrer à son poste militaire. Je refuse et nous attendons que la police locale vienne pour écrire sur un papier qu'ils prennent nos passeport et qu'ils viendront le lendemain matin à l'hotel (assez nul d'ailleurs mais pas trop cher : 275000 RL). Le second jour l'hôtolier appelle la police à 8h10 et l'escorte n'arrive qu'a 8h45. Ils sont 4 dans une voiture de police et ne vont nous escorter que pendant 3 km. (juste pour faire sortir de la ville). La, un militaire va prendre le relais jusqu'a à la frontière en se mettant dans un camion qui roulera devant nous.
La frontière coté iranien : Avoir le militaire de l'escort simplifie les choses et nous passons dans 3 bureaux différents (2 pour la voiture et un pour controler les passeports). Le tout prend une petite heure. L'escort nous abandonne ensuite.
La frontière côté pakistanais : Succession de bureaux (4 ou 5) mais tout se passe assez vite dans chacun d'eux. Encore une heure environ de ce côté de la frontière. L'avant dernier bureau est un peu à l'écart et semble être celui de l'escorte (ils appellent ca levies). La on nous dit de rejoindre la custom house (juste à gauche après le passage d'une barrière). Le truc c'est que je pense que la "custom" c'est le gars à la barrière et du coup je quitte Taftan sans passer vraiement par la "custom house" Résultat des courses je roule 10 km avant de tomber sur le premier chekpost. La ils me demandent ou est l'escorte. Aucun ne parle anglais. On attend 15 minutes et ensuite ils me disent de retourner à Taftan pour aller chercher l'escorte. Je retourne à la custom house que je trouve cette fois. Je passe encore une 20aine de minutes avant de pouvoir rejoindre les gens qui s'occupent de l'escorte. Pendant ce temps on remplit des registres et cela va assez vite et pas mal de personnes parlent anglais. une fois que c'est fait nous rejoignons l'endroit des personnes qui s'occupent de l'escorte (500 m environ de la custom house). La on m'explique qu'il faut absolument que le militaire qui va nous escorter vienne dans mon véhicule. C'est impossible car je n'ai plus aucun siège et tout le véhicule est plein des affaires dont nous avons besoin pendant 1 an. Cela leur pose un problème et après une petite demi heure ils nous expliquent que nous allons rentrer à la custom house ou nous passerons la nuit. Demain matin à 6h, un véhicule viendra pour nous escorter. La custom house est plutot un bon endroit pour passer la nuit même si c'est pour le moins bizarre de rester ici. L'idée est de faire taftan - padag en une journée puis padag - quetta le lendemain.
Route jusqu'a padag
Dans les choses a savoir absolument : 1) gardez une place de libre dans votre voiture pour que le mec de l'escorte puisse y monter. Dans notre cas ce n'était pas prévu et comme on est chargé on voulait qu'il monte dans une autre voiture. Le temps de leur faire comprendre + le temps de trouver un autre véhicule = bcp de temps de perdu. C'est plus rapide d'essayer de lui faire une place. A chaque changement d'escorte (tous les 30 km en moyenne), le problème se repose alors que si vous avez un siège, cela se passe assez rapidement. 2) economisez votre véhicule car y a vraiement moyen de casser une suspension ou autre chose. Même a vitesse quasi nulle, leur bumper font de vrai dégat et comme on ne les voient pas... Dans chaque village il y a au moins 2 bumper, ainsi qu'a chaque checkpoint et levies station et a chaque croisement de voies ferrees. 3) il semble que les moyens alloués aux "levies station", poste d'escorte, dépendent des districts. Conclusion : certaines régions sont mieux pourvues. Avant Nuski, ils n'ont ni véhicules, ni téléphone. Après c'est mieux. 4) demandez quand et ou se fera le changement d'escorte mais cela peux changer très vite... 5) chacune des personnes qui nous a escorté (ceux qui sont montés dans la voiture tout du moins) nous ont demander de l'argent : ne leur en donnez surtout pas. Ayez quelques conneries a manger genre bonbon ou biscuit car vous pourrez toujours leur en donner quelqu'uns et ca peut détendre l'atmosphère 6) n'essayez pas trop de réflechir au pourquoi du comment car vous ne comprendrez pas certains comportement : par exemple nous avons fait au moins 150 km sans escorte. pourquoi : l'escorte nous suit en voiture et s'arrete, on ne l'a jamais revue... il est possible qu'on vous dise que l'escorte suivante se trouve qqs kilomètres plus loin et pourtant nous ne l'avons jamais trouvée...
ps : on roule a gauche au pakistan, ce que je n'avais pas lu, grosse suprise donc, mais en même temps comme tout le monde roule dans le sens qu'il veut, on met un peu de temps à ce rendre compte que c'est bien a gauche qu'il faut se mettre.
Sur le site quetta-overland.com, on peut lire que les 320 premiers kilomètres sont bon ce qui n'est pas si vrai que cela. Le départ est affreux pendant environ 20 km surtout un double bumper qui déchire. Il est assez facile de rejoindre padag en une journée de route. Attention le poste de police "padag desert station" que conseille quetta-overland se situe apres le village de padag. Quand a nous, nous sommes arrivés à 17h30 (en décembre le soleil est presque couché) au chekpoint qui se situe 20 km avant. Il est possible d'y dormir car c'est ce que nous avons fait mais comme cela n'est pas "prévu" il faut moult palabre pour obtenir l'accord. (dans notre cas cela a pris 3h). Pendant ce temps on s'est quand meme occupé de nous. Une fois l'accord du chef donné, ils nous ont donné à manger et l'un des FC (frontiers corp) nous a laissé sa chambre. Le lendemain, comme nous ne nous étions pas arrété dans un endroit prévu, il a fallu attendre 1h30 avant de pouvoir repartir. Départ du coup à 10h30 pour une arrivée sur quetta à 17h30. Prévoir 30 minutes pour traverser quetta avec escorte
Au final une moyenne de 60-70 km/h sur la portion taftan-Padag et une moyenne de 40-50 km/h sur la portion padag-Quetta. La partie montagneuse n'est pas longue et pas très difficile. A mon avis, ce n'est pas un mauvais calcul de compter une journée pour passer la frontière. C'est a dire que vous dormez a mirjadeh (iran), vous passez la frontière en en partant de l'hotel assez tot (profitez bien de cette nuit pour que le chauffeur se repose car après...) et vous demandez à passer la nuit à la custom house. Cela peut paraitre une perte de temps (vous serez sans doute près à quitter la frontière vers 14-15h) mais cela permet de démarrer tot le lendemain matin et donc d'avoir une bonne chance de rejoindre padag dans la journée. On peut trouver de l'essence en bidon assez facilement (surtout après padag). J'ai cru comprendre que les pompes c'est pour le diesel et les barrils c'est pour le super. on a changer de l'argent par deux fois et a chaque fois le taux était de 1 euro pour 100 rupies paki. (au lieu de 1 pour 120). La seconde fois, il a fallu suivre car le change c'est fait dans une pharmacie et alors qu'il devait me donner 4000 RP il m'a dit ok pour 3800, j'ai refusé il a rajouté 100 RP, j'ai repris mes euros et il a enfin rajouté les 100 RP manquantes. en décembre 2011, 1 litre de "petrol" (d'essence) était à 100 RP.
Après Quetta : Les escortes continues car le mec de l'hotel nous demande notre heure du départ le lendemain pour pouvoir prévenir la police qui cette fois sera ponctuelle. Nous arrivons avec difficultés à obtenir un taux de change à l'hotel de 1 euro pour 110 RP ce qui nous parait honnete. L'escorte nous quittera quelques kilo après la sortie de la ville mais a notre surprise, les controles vont continuer toutes la journée. (moins cependant que les deux premiers jours). Nous mangons Sibbi et c'est l'escorte qui nous trouve le resto (585 RP pour deux personnes). La route avant sibbi est presque aussi mauvaise qu'entre quetta et taftan. Après sibbi par contre c'est beaucoup mieux et nous pouvons faire une moyenne de presque 90 km/heure. Attention toutefois car certains passage sont un peu dangereux et attention surtout aux mecs qui double comme des couillons, sans visibilité et surtout sans se rabbatre même si toi tu arrive en face. Les pires étant les chauffeurs de bus.
Pour le reste et malgré tout c'est que du bonheur. Venir ici avec sa propre voiture est une vraie aventure. Je le conseille a ceux qui prendrait la route de l'inde. Au pakistan on est un peu dans un autre monde...
ps : finalement on ne sera pas sorti indeme du baloutchistan car on viens de casser un bras de suspension à jacobabad => réparation par soudure, on verra si ca tient le choc... ps2 : portion de route entre jacobabad et shikarpur très mauvaise, meilleure entre shikarpur et sukkur. ps3 : les escortes semblent s'arréter a sukkur mais a bawhalpur on nous a presque grondé car nous étions dans la ville a pied sans escorte. ps4 : les routes dans le punjab sont bien meilleures que dans le reste du pays. ps5 : je mettrais un lien quand le récit complet sera sur mon site internet.
Bonjour,
Nous partons mi aout avec trois amis dans un camion acheté en France. L'idée est simple. Nous devons atteindre le cambodge par la route.
Nous ne sommes pas vraiment pressés par le temps. Nous atteignerons l'Asie par la Turquie naturellement. Nous desirerons la traverser, puis traverser l'Iran pui le pakistant, le nord de l'inde et contourner la birmanie par le nord car je sais que cette dernière est infranchissable par ses frontières terestres.
La seule chose qui m'angoisse c'est tout simplement le pakistant!
comment le traverser?
bon voila je voudrais faire un voyage en famille, la karakoram highway cet ete.
j'habite en australie et mon pere en france.
Il nous faudra donc des visas pour le pakistan et la chine...
MAIS il est demande de montrer un billet aller-retour pour l'obtention des visas c'est bien ca?
donc on perd un aller et un retour ? n'y-a-t'il pas un autre moyen?
Bonjour à tous,
Je souhaiterais me rendre avec un ami au Baltistan cet été et recherche des personnes connaissant bien la région ou y ayant été récemment et qui puissent me renseigner (de première main) sur la sécurité actuelle de la région.
Je connais très bien le cachemire (indien) voisin, mais ce serait une première au Pakistan et j'ai bien conscience que la situation est sans doute très différente. Merci pour vos réponses,
Raphaëlle
Je connais très bien le cachemire (indien) voisin, mais ce serait une première au Pakistan et j'ai bien conscience que la situation est sans doute très différente. Merci pour vos réponses,
Raphaëlle
bonjour.
en 2010 je suis passé de chine vers le pakistan via sost sur la kkh kunjerab pass.
a l epoque on avait droit à un visa on arrival?
cela a t il changé? (quelles nationalités y ont en core droit ou non si cela a changé?) je suis belge.
sinon, y a til un consulat pakistanai à Shanghai? (c est le plus pres de chez moi) ou faut il aller a pekin?
merci oliwen
sinon, y a til un consulat pakistanai à Shanghai? (c est le plus pres de chez moi) ou faut il aller a pekin?
merci oliwen
Bonjour tout le monde!
Nous sommes maintenant en Chine et nous nous dirigeons tranquillement vers la frontière pakistanaise depuis la province du Xinjiang. Sûrement vers la mi-août ou début septembre Inch'Allah!
J'ai lu sur quelques forum que les visas pour le Pakistan peuvent être délivrés au poste frontière de Sost en passant par l'autoroute du Karakorum et ce sans lettre d'invitation ou autre papier de la sorte, preuve de sortie, etc.
Est-ce vraiment la vérité?
Notre visa chinois n'autorise qu'une seule entrée, donc pas trop envie d'être pris entre 2 pays sans visas!!😕
Aussi, est-ce possible d'obtenir un visa indien de 6 mois à Islamabad? Que doit-on présenter et combien de temps cela prend-il?
Merci d'avance😎
Nous sommes maintenant en Chine et nous nous dirigeons tranquillement vers la frontière pakistanaise depuis la province du Xinjiang. Sûrement vers la mi-août ou début septembre Inch'Allah!
J'ai lu sur quelques forum que les visas pour le Pakistan peuvent être délivrés au poste frontière de Sost en passant par l'autoroute du Karakorum et ce sans lettre d'invitation ou autre papier de la sorte, preuve de sortie, etc.
Est-ce vraiment la vérité?
Notre visa chinois n'autorise qu'une seule entrée, donc pas trop envie d'être pris entre 2 pays sans visas!!😕
Aussi, est-ce possible d'obtenir un visa indien de 6 mois à Islamabad? Que doit-on présenter et combien de temps cela prend-il?
Merci d'avance😎
Bonjour,
nous allons au Pakistan dans les vallées de Hunza et Shimashal du 10/07 au 30/07.
Et ce sera en plein ramadan!!!
Si nous avons bien compris les ismaéliens ne font pas le ramadan donc pas de pb à partir de Karimabad?
Mais qu'en est-il à Islamabad et pour faire le trajet en bus jusqu'à Karimabad? Les étrangers non musulmans doivent s'adapter ou y a-il une tolérance...?
Le ramadan a-t-il une influence sur les transports (horaires, durée, fréquences)?
Pouvez-vous nous faire part de votre expérience et d'infos sur cette période particulière? Merci! Odile
Si nous avons bien compris les ismaéliens ne font pas le ramadan donc pas de pb à partir de Karimabad?
Mais qu'en est-il à Islamabad et pour faire le trajet en bus jusqu'à Karimabad? Les étrangers non musulmans doivent s'adapter ou y a-il une tolérance...?
Le ramadan a-t-il une influence sur les transports (horaires, durée, fréquences)?
Pouvez-vous nous faire part de votre expérience et d'infos sur cette période particulière? Merci! Odile
D'après les étirements vaillants Karakorams dans le Nord de la vaste delta alluvial de la rivière Indus dans le Sud, le Pakistan reste un pays de grande aventure et la nature. Rafting randonnée, l'alpinisme, l'eau blanche, la chasse au sanglier, montagne et désert safaris en jeep, chameaux et yaks safaris, pêche à la truite et l'observation des oiseaux, sont quelques activités qui attirent l'aventure et les amoureux de la nature au Pakistan.
Pakistan est doté d'une flore riche et variée et la faune. Haut Himalaya, Karakoram et les plages Hindu Kush avec leurs prairies alpines et la ligne de neiges éternelles, des forêts de conifères vers le bas le maquis sous-montagne, la grande Indus plaine se fondre dans le grand désert, la ligne de côte et les zones humides, offrent tous une richesse remarquable variété de la végétation et de la faune associée, y compris l'avifaune, tant endémiques et migrateurs. Dix des 18 ordres de mammifères sont représentés au Pakistan avec des espèces allant des plus petits mammifères survivants de la planète, la Méditerranée musaraigne pygmée, pour le plus grand mammifère jamais connus; la baleine bleue. Pour plus d info n hesiter pas me demander. Gilgit Baltistan est un lieu paisible et très intéressant pour les amateurs d'aventure. Bon voyage.
Pakistan est doté d'une flore riche et variée et la faune. Haut Himalaya, Karakoram et les plages Hindu Kush avec leurs prairies alpines et la ligne de neiges éternelles, des forêts de conifères vers le bas le maquis sous-montagne, la grande Indus plaine se fondre dans le grand désert, la ligne de côte et les zones humides, offrent tous une richesse remarquable variété de la végétation et de la faune associée, y compris l'avifaune, tant endémiques et migrateurs. Dix des 18 ordres de mammifères sont représentés au Pakistan avec des espèces allant des plus petits mammifères survivants de la planète, la Méditerranée musaraigne pygmée, pour le plus grand mammifère jamais connus; la baleine bleue. Pour plus d info n hesiter pas me demander. Gilgit Baltistan est un lieu paisible et très intéressant pour les amateurs d'aventure. Bon voyage.







