En fevrier 2002, pour 1 Euro on avait 2 Real. En décembre 2002 pour 1 Euro on avait 3, 5 Real. Vous imaginez la difference de pouvoir d'achat. Un repas très correct dans une 'Churasqueria = Grillade' en zone touristique varie entre 15 et 18 reals (Grillades à volonté). Faites votre calcul. Il y a deux ans à Pouso Allegre (entre Sao et Belhorizonte), j'ai meme mangé pour 3 reals, rien d'exceptionnel mais nourrissant (je n'ai plus rencontré cela en 2002 et 2003). De facon généralement la nourriture y est très saine et très variée (fruits, légumes, poissons, viandes, fecules, ...).
Le Brésil a des relations commerciales privilégiées avec l'Argentine (Mercasur). Une sorte de communauté economique europeenne du Sud. Les difficultés economiques de l'Argentine dans la seconde moitié de 2002 pouvaient s'étendre au Brésil. Une intervention du fond monetaire international a permis d'eviter au Brésil une situation similaire à l'Argentine et l'instabilité politique sous jacente. Vous comprenez dès lors la variation du cours du Real et les messages divers d'instabilité aboutissant en Europe.
L'election de Lula à la présidence du Brésil a produit un enorme soulagement au sein des classes moyennes. Anciennement, il y avait les riches et les pauvres. Aujourd'hui, une classe moyenne éduquée prend petit à petit place. En conclusion, je n'ai jamais ressenti la moindre instabilité politique, mais plutot un grand espoir de réformes.
Comme dans tous les pays du monde, mieux vaut eviter certains quartiers dans les grandes villes et exhiber ses richesses (pas de colliers en or, ni de montres rutilentes, pas de sandales en cuir à 100 euro la paire, ni de sac en croco). Pensez à Paris ! Personnellement j'evite de trainer le soir dans Rio de Janeiro. Mais il n'y a pas de problèmes dans les petites villes.
Si c'est votre première visite :
Goutez le guarana (boisson type Brésilienne)
N'oubliez pas de lavez ou de faire laver les cannettes avant d'y boire
Allez au resto-kilo (on paie le poids de nourriture : pasteque et poisson au meme prix +- 15 real le kilo)
Observez la conduite automobile à la Brésilienne avant de vous lancez.
Usez des plages et du carnaval (dans une petite ville, pas le mega buziness de Rio)
Degustez la caipirina da pinga (au rhum)
Observez des paysages énormes
Sentez l'odeur de la vegetation. Ce que nous achetons à prix d'or chez le fleuriste pousse la bas comme des mauvaises herbes.
Laissez vous prendre sous une pluie tropicale.
etc ... j'arrete car je pourrais remplir des pages
Une société de plus en plus américanisée mais qui a la nonchalence du plaisir de vivre.
Au point de vue touristique, il y a bien sur le grand tourisme international et ses incontournables. Placez vous près du Chris à Rio et vous verrez defiler les cars de touristes : japonais, allemands, americains, suisses, coreens, italiens, espagnols, francais, grecs.. etc. Deux jours plus tard vous pourriez les revoir à Igaccu de l'autre coté d'un pays immense alors que la veille ils etaient peut etre en amazonie. Leurs appareils photographiques mémoriseront l'emprunte d'un passage, mais leurs mémoires n'aura probablement pas le souvenir des odeurs des marchés et des fruits totalement inconnus car intransportables.
Parallèlement a ce tourisme international qui vit dans les Hiltons et autre ressorts, il y a le tourisme national. Ce sont les Brésiliens qui partent en vacances. Cette classe moyenne dont je parlais plus haut. Les cariocas (Rio) iront vers Ilha Grande. Les Paulistes (Sao) vers Caraguatatuba, Ubatuba, Ilha Bella. La vous trouverez des infrastructures à vocation familiales, faites pour le touriste national. Ne sous-estimez pas ce tourisme et la qualité des prestations. Avec des plages idéales pour les enfants. Evitez de les trimbaler d'un lieu à un autre sous pretexte que l'on visite le Brésil (36° en février au tropique du capricorne / dur dur en arrivant).
Le choix de la période est important pour le climat mais egalement pour les prix. De mi-décembre à la semaine du mardi gras, c'est la haute saison. Les prix des locations peuvent facilement etre doublés. En mars les prix sont plus bas et le temps est encore très agréable pour un Europeen des zones tempérées. Méfiez vous des jours fériés tel que noel, nouvel an, mardi gras, paques qui sont beaucoup plus cher. De plus, vous devez parfois prendre un package complet de 5 jours pour ces périodes.
Derniere remarque : La langue francaise bien qu'appréciée ne sert pas à grand chose. L'allemand est plus fréquent, surtout dans le sud. Avec l'anglais, 60% des besoins sont couverts. L'ideal c'est le portugais. A defaut le language des mains marche très bien avec les Brésiliens qui sont vraiment chaleureux et accueillants.