Il y a un an déjà, nous avons accueilli Fernanda, une jeune brésilienne de Belo Horizonte dans le cadre d'un échange linguistique WEP. Elle a tissé des liens très forts avec notre famille et il nous semblait donc naturel que nos prochaines vacances seraient BRAZIIIIIL !
Nos vols ont été bookés chez LATAM, du 3 au 29 juillet 2017 :
Vol aller : Bruxelles - Madrid - Sao Paulo - Belo Horizonte
Vol retour : Rio de Janeiro - Sao Paulo - Madrid - Bruxelles
Notre itinéraire a du être remanié car notre fils est immuno-déprimé et ne pouvait recevoir le vaccin contre la fièvre jaune. Du coup, nous étions obligés de rester assez proche du littoral, d'autant plus qu'une épidémie de fièvre jaune s'est déclarée en début d'année.
A ce sujet, je voudrais faire une parenthèse pour les enfants dans le même cas que notre fils et qui souhaitent voyager. Des solutions existent, parfois contraignantes mais il ne faut pas les priver de ces expériences extraordinaires et riches que sont les voyages Nous avons eu la chance d'être soutenus par le service des maladies tropicales de l'hôpital, qui a réussi à convaincre les médecins de suspendre le traitement de notre fils le temps de le vacciner. La bataille fut rude, mais à l'avenir, Romain pourra se rendre en Amazonie, dans le Pantanal, en Afrique, bref où bon lui semble.
En fonction des zones à risque, notre séjour s'est donc décliné ainsi :
Belo Horizonte
Congonhas - Tiradentes - Ouro Preto
Sao Luis - Lençois Maranhenses - Route des Emotions (Barreirinhas, Atins en passant par Vassouras, Mandacarù et Caburé, Parnaiba, Jericoacoara)
Les chutes d'Iguaçu (côtés brésilien et argentin)
Rio de Janeiro
Paraty
Nous avons bien entendu pris des vols intérieurs entre
Belo et Sao Luis
Fortaleza et Foz do Iguaçu
Foz do Iguaçu et Rio
Les filles se rappelleront longtemps du vol Madrid-Sao Paulo : plus de deux heures de turbulences. Les secousses n'étaient pas si importantes mais on avait tout de même l'impression d'être sur une attraction qui ne s'arrêtait jamais. Les estomacs étant vides, les filles ont bravement résisté.
Arrivés à Belo, nous gardons bien précieusement nos "Cartao de Entrada/Saida", les cartes d'entrée/sortie car le bureau d'immigration récupère la carte en fin de séjour.
Nous prenons en charge notre voiture de location, une Chevrolet 7 places, que nous avons louée chez Localiza. Pour les familles nombreuses souhaitant louer le même type de véhicule, sachez que le coffre contiendra royalement vos bagages à main et pas ceux en soute. Les coffres sont minuscules pour ne pas dire inexistants. Ce sont pourtant les plus gros véhicules disponibles à la location. Si les parents de Fernanda n'avaient pas été là avec leur voiture, nous n'aurions pas pu emmener nos bagages, nous étions 5... A bon entendeur ...
Les bureaux de location de voitures se trouvent à l'extérieur de l'aéroport. Il faut donc prendre une camionnette Localiza qui vous emmène gratuitement et avec le WiFi (les ados apprécieront) vers les bureaux à 5 minutes de là.
Nous ne parlons pas portugais et autant vous dire que l'anglais là-bas est un concept. Même dans les aéroports, c'est un miracle de trouver quelqu'un qui parle une autre langue que le portugais. Nous étions accompagnés donc nous n'avons pas rencontré de difficulté mais dans certaines situations, il vaut mieux avoir quelque rudiment ou parler espagnol. Chacun parle dans sa langue mais tout le monde se comprend, c'est assez drôle. Mais bon, avec un peu de bonne volonté, des signes et/ou des dessins et un gand sourire, on s'en sort toujours !
Ce soir on récupère du trajet et demain, petite visite de la ville avec notre guide Fernouche.
Nous prenons en charge notre voiture de location, une Chevrolet 7 places, que nous avons louée chez Localiza. Pour les familles nombreuses souhaitant louer le même type de véhicule, sachez que le coffre contiendra royalement vos bagages à main et pas ceux en soute. Les coffres sont minuscules pour ne pas dire inexistants. Ce sont pourtant les plus gros véhicules disponibles à la location. Si les parents de Fernanda n'avaient pas été là avec leur voiture, nous n'aurions pas pu emmener nos bagages, nous étions 5... A bon entendeur ...
Bjr,
Ces voitures "7 places" sont des voitures normales auxquelles sont rajoutees 2 sieges , qui effectivement prennent toute la place des bagages.
Si vous etiez 5 , une location de la meme voiture sans les 2 sieges extras auraient ete aussi confortable , et avec une place enorme pour les bagages...
Mais c'est bien bien de le noter , que au Bresil , les locations de vehicules sont bien en retard par rapport au reste du monde : peu de choix , en general tres cher , et pratiquement impossible de laisser sa voiture a un lieu different de son point de depart , sauf a des prix exhorbitants.
Nous étions 6 au total, 5 au départ mais avec notre jeune brésilienne en plus les 7 sièges étaient nécessaires. C'est assez surprenant qu'ils ne proposent pas des véhicules plus gros.
Après un petit déjeuner pantagruélique, c'est en voiture que nous partons pour une petite visite de Belo.
Nous passons d'abord par la place du Pape, place en hauteur avec une très belle vue sur la ville.
Direction ensuite le parc de Mangabeiras, gros poumon vert dans la ville. La vue sur la ville y est tout aussi époustouflante. Je m'extasie sur les fleurs toujours présentes à cette époque de l'année. Il fait froid, beaucoup de vent, moins de 15°. Nous apprendrons plus tard que les températures de cette semaine furent les plus froides depuis 42 ans. Je crois que nous pouvons
dire que nous somme poisseux.
Dans le parc, il y a une aire pour les amateurs de skate board, rollers, acrobates à vélo. Nous passons de longs moments à admirer ses ados tout heureux de ce public gringos.
Mais Justine et Romain sont surtout à la recherche des micos, petits singes très fréquents dans le parc à ce qu'il paraît. Nous faisons un arrêt sur la place aux singes, qui nous semble être l'endroit idéal, mais rien. Les enfants sont un peu déçus, nous continuons notre balade quand Justine pousse des cris, ils sont juste là sur une autre petite place à gauche du chemin. Les enfants sont aux anges d'autant plus que des "Tico Tico" sont aussi en nombre.
Dans le centre ville, le Palacio da Liberdade, ancien siège des gouverneurs, quelques anciens bâtiments et le Niemeyer building et son architecture valent le détour sans oublier les immenses palmiers qui bordent l'allée principale dans le parc.
On n'oublie pas le quartier de Pampulha, très agréable avec son lac et surtout l'église d'un style très particulier, l'Igreja de Sào Francisco de Assis.
Le long du lac, on peut croiser des capivaras, d'énormes rongeurs, du style cochons d'inde ENORMES.
Nous passons au Mercado Central, marché couvert très coloré où on peut tout acheter, tout.
Le soir, lorsqu'on se gare, il y a toujours un petit môssieur qui nous oriente vers une place de parking en nous assurant qu'il surveille la voiture. Au retour, un petit don de 2 rls est le bienvenu.
Tiradentes se trouve à environ 190 km de Belo Horizonte. Penser qu'on va y arriver en moins de trois heures est totalement illusoire. La notion de km ne veut rien dire au Brésil, on fait ce qu'on peut. Ce n'est pas que les routes soient en mauvais état loin de là, mais la route vers les villes coloniales du Minas Gerais traverse des zones minières et on croise des dizaines de camions.
L'"autoroute" est en fait une route à deux bandes qui s'élargit à trois par tronçons et se retrouver bloqué derrière un camion peut vite faire perdre du temps sans compter les innombrables casse-vitesses qui vous ramène à 40 km/h. Malheureux celui qui passera au-delà de cette vitesse d'autant plus qu'ils ne sont pas toujours super indiqués, donc un moment d'inattention, hurlements assurés dans l'habitacle [:/]
Nous faisons un premier arrêt à Congonhas, petite ville sur le chemin où se trouve la Basilica do Bom Jesus de Matosinhos où les 12 prophètes de l'Ancien Testament sont sculptés autour de la Basilique. Il faut traverser la ville et monter jusqu'à la Basilique. Je conseille la route en pavés, sensations et glissades garanties avec la voiture !
Il y a des coccinelles partout, ici on les appelle fusca. Certaines sont en très bon état d'autres moins.
Nous reprenons notre route vers Tiradentes, il y a encore du chemin !
Nous arrivons à Tiradentes et l'après-midi est déjà bien entamée. Dieu que la route nous a semblé longue ! Détail amusant, parfois on voyait Tiradentes 80 km et 10 km plus loin 92 km va-t-en comprendre. Du coup, on ne faisait plus confiance qu'à l'application Waze qui était plus exacte. Je pense donc que si on veut profiter un maximum, faire la balade Mae d'Agua par exemple ou une autre, il vaut mieux prévoir deux nuits sur place.
Tiradentes, pour moi, est magnifique. Cette petite ville aux maisons colorées entourée de la Sierra a un cachet très particulier. Seul bémol : les voitures sont autorisées dans le centre ville ce qui rend le site moins authentique mais c'est tout-à-fait subjectif.
Nous avons réservé une chambre au Marilia De Dirceu, une pousada un peu excentrée mais très agréable. De 15h à 17h, ils offrent le café et des gâteaux dans la salle-à-manger, c'est bien agréable avant d'aller déambuler dans les rues pavées. Autant dire qu'il n'est pas facile de circuler en voiture dans les ruelles étroites.
A cette époque, nous n'avons eu aucun mal à nous garer dans une rue parallèle à la grand place.
Des calèches très colorées attendent les visiteurs et les petits magasins bien sympas sont un appel au shopping.
Nous grimpons jusqu'à l'Igreja Matriz de Santo Antônio, magnifique église jaune et blanche. Le droit d'entrée est de 5 rls/personne et nous décidons de nous offrir les services d'un guide. OK c'est en portugais mais Fernouche est là pour nous aider. C'est dommage que je n'aie pas pensé à retenir le nom de notre guide parce qu'il a été formidable : il parlait vraiment très très doucement et articulait exagérément ce qui nous a permis, avec le contexte, de comprendre plus de 80 % de son histoire sans que Fernanda ne traduise.
A l'intérieur de l'église, une profusion d'or mais également un orgue polychrome tout droit venu du Portugal. Une fresque dans un état exceptionnel a été peinte par une esclave de l'époque nous expliquera notre guide. En-dessous du plancher, sont enterrées les personnalités qui ont participé financièrement à la construction de l'église (si nous avons bien compris). Il y a des trous dans ce plancher, d'où les odeurs de putréfaction sortaient et celles-ci étaient neutralisées par d'énormes pots à encens qui pendaient du plafond, pas très frais tout ça.
De nos jours, on peut se marier dans cette église. Rien d'extraordinaire n'est-ce-pas ? Seulement il faut réserver l'église 4 ans à l'avance. Donc il est sans doute préférable de réserver l'église et ensuite de chercher son futur mari/épouse, c'est plus sûr.
A l'extérieur, nous voyons de nouveau Justine et Romain s'agiter. Y' a un toucan !!!!!! Cool !!
Il est posé sur une branche en face de l'église et attend sagement les photos. Quel bel oiseau ! Et cette manière de voler complètement à l'horizontale, c'est incroyable. Dans le jardin il y a aussi de petits oiseaux verts qui ressemblent à des perruches. Vous l'avez bien compris je n'y connais rien du tout, mais qu'à cela ne tienne on ne lasse pas d'admirer ces oiseaux hauts en couleurs.
Nous errons dans les rues jusqu'à la nuit tombée pour ne pas en perdre une miette. Resto pizzeria ce soir, les filles sont difficiles. Il faut dire que Justine n'aime pas le fromage et dans la nourriture brésilienne il y a tout de même souvent du fromage. Même les frites ! Par contre Justine adore les jus de fruits frais et là elle aura été servie. Ils sont délicieux et le choix est large.
Après avoir déposé les enfants à l'hôtel, nous allons faire quelques photos de nuit.
Mauvaise surprise à l'hôtel : Romain a oublié la consigne papier toilette dans la poubelle et il a bouché les wc [:/] Qu'à cela ne tienne, ils semblent avoir l'habitude dans l'hôtel et tout cela sera réglé en un quart d'heure. Ah ces touristes !
C'est avec appréhension que nous reprenons la route en sens inverse pour Ouro Preto. Quand allons-nous arriver ? Les paris sont ouverts. Nous passons tout de même par Bichinho, un petit, vraiment petit, village d'artistes à 7 km de Tiradentes. Auparavant c'était un village d'esclaves.
Comme nous le craignions, le trajet est interminable et nous mettons près de 5 heures pour arriver à Ouro Preto. Des camions, de vieilles voitures fumantes et autres casse-vitesse auront le dernier mot.
Ouro Preto est très très différente de Tiradentes. Ce sont des anciens bâtiments et églises disséminés dans une ville résolument moderne. Là où Tiradentes est calme, Ouro Preto est une vraie fourmilière. La circulation est très dense et se garer n'est pas chose aisée. Là on ne peut pas, c'est pour les taxis, là c'est pour les ambulances, là ... ben ... non. Après avoir tourné pendant près d'un quart d'heure, ce qui selon moi est raisonnable ici, Christophe parvient à s'intercaler entre deux voitures. On regarde le panneau et ... il faut un ticket, un équivalent de nos disques de stationnement. Et on trouve ça où ? Parce que je n'ai pas lu ça dans le guide ! Et bien à la pharmacie pardi !! En effet, Fernanda entre dans tous les commerces pour demander à acheter nos précieux tickets de parking et c'est dans une pharmacie que nous trouvons notre bonheur. Un ticket (deux ou trois rls le ticket) donne droit à 1h30 de parking, nous en prendrons donc 2. Il vaut mieux acheter ces tickets et les placer bien en vue dans la voiture car nous avons vu quelques dépanneuses emmener des véhicules.
Nous nous baladerons durant les trois heures dans la ville, admirant les églises et les vues panoramiques comme le long de la Rua Conselheiro Quintiliano.
ll y a aussi le petit marché où on peut trouver à peu près tout pour les souvenirs. Près des églises, des artistes peignent et rien qu'un compliment leur fait plaisir. C'est quelque chose de frappant ici au Brésil : les gens discutent beaucoup, on ne trouve pas la froideur européenne là-bas. On vous entend parler français, on vous demande si vous venez de France, ben non Belgica, on parle météo (bien sûr) et les peintres vous expliquent leur oeuvre, vous indique les directions, etc.
inutile de penser aller à Mariana ou la mine d'or de Passagem, une journée supplémentaire, et oui encore une, aurait été nécessaire. Si nous devons y retourner, les trajets seront bien mieux pris en compte afin de mieux profiter des lieux. Car nous sommes en juillet, en hiver, et donc le soleil se couche vers 18h00, les journées sont donc assez courtes.
Nous rentrons à Belo Horizonte en fin de journée, car demain nous passons la journée avec la famille de Fernanda et ensuite une journée sera consacrée à Inhotim. Conduire dans le noir ne pose pas de problème, la route est en très bon état.
Je pense qu'il vaut mieux être motorisé pour aller à Inhotim mais il y a certainement des journées organisées également ou des bus.
Inhotim est énorme : ne pas penser en faire le tour en une seule journée si on s'intéresse un peu à l'art et aux jardins, mais on peut tout de même avoir un très bel aperçu.
L'idéal est de payer le supplément au coût d'entrée pour pouvoir emprunter les petites voiturettes et se déplacer ainsi plus rapidement d'un endroit à un autre du parc. On reçoit alors un petit bracelet vert qu'il faut montrer au chauffeur quand on souhaite emprunter une voiturette.
Il est possible de manger dans le parc, les sandwiches sont énormes mais bien sûr c'est un peu plus cher qu'ailleurs. En ce qui nous concerne, nous avons opté pour le plan sandwich que nous ne regrettons pas.
Il y a également de petits marchands qui vendent boissons et chips si on souhaite juste grignoter.
Les photos je pense feront le reste, c'est tout simplement magnifique.
Nous avons réservé 8 jours de circuit dans le Nordeste avec Eco Adventure au départ de Sao Luis pour terminer à Fortaleza.
Ils proposent 3 catégories d'hôtels :
light
standard
supérieure
Ils nous ont déconseillé la catégorie Light car a priori le confort est très sommaire. Nous avons donc opté pour la catégorie standard.
Je dois dire qu'en-dehors de l'hôtel à Sao Luis et Parnaiba, les pousadas étaient vraiment très très bien.
Nous reprenons donc l'avion de Belo Horizonte vers Sao Paulo et de Sao Paulo vers Sao Luis où nous arrivons en fin d'après-midi.
Il fait tès chaud et très humide, très chaud veut dire un peu au-delà des 30° mais comme nous venons de 18°, c'est saisissant. C'est un tout petit aéroport de campagne c'est cool.
Patrick nous attend avec sa petite pancarte et sa camionnette pour nous emmener à notre hôtel, situé dans le "Centre Historique", Gran Sao Luis hotel. Je mets "Centre Historique" entre guillemets car il s'agit d'une demi rue avec 4 bâtiments anciens. Autour, ce sont des immeubles en très mauvais état, cette partie de la ville est assez délabrée mais pour les amateurs de photos c'est un paradis.
Les ado partent à la conquête de la piscine de l'hôtel et les vieux vont visiter le centre historique et chercher un resto pour le soir.
La visite fut très rapide, il y a quatre bâtiments, ma foi splendides :
une cathédrale
le palais de justice
les casernes de la police militaire
et un autre
Dans la cathédrale, Monsieur le Curé semble faire son sermon, en musique. Beaucoup de gens entrent et sortent, c'est assez curieux ce va-et-vient. Je ne veux pas rentrer car je suis en short et sans manche, ce n'est pas très respectueux, mais nous regardons et écoutons un petit moment juste à l'entrée.
Nous faisons le tour du pâté de maison : tout est très délabré et on ne se sent pas particulièrement très à l'aise. Tout est sale, les trottoirs et les rues sont aussi en très mauvais état. Nous allons jusqu'à la mer pour le coucher de soleil et reprenons le chemin du retour sans avoir trouvé le moindre restaurant. Nous avons juste croisé un petit estaminet qui semble surtout convenir à Fear Factor.
Il fait noir : dans la cathédrale maintenant très éclairée, le Curé n'en a toujours pas terminé. C'est incroyable : il est toujours en train de causer et de chanter, et ça certainement depuis plus d'une heure ! Et toujours ces gens qui entrent et qui sortent, tu comprends mieux maintenant, s'il cause pendant des heures, il faut avoir prévu des rations de survie.
Les trois autres bâtiments sont superbement éclairés, nous y reviendrons avec les enfants ce soir. Au bout de la rue, il y a vue sur l'océan, très romantique, rendez-vous des couples gay.
Nous passons également à côté du centre culturel, trois baraques décorées de petits drapeaux où on déverse de la musique Reggae, la spécialité. Deux rastas dansent et trois autres les regardent assis sur un muret, la bière à la main. C'est très sympa, si nous avions 25 ans de moins, nous aurions pris un verre[:)]
Bon ben c'est pas tout ça, en attendant il faut manger.
Tout le monde a faim, nous nous rabattons sur le restaurant de l'hôtel. A première vue c'est pas mal. GROSSE ERREUR !!!! Après une longue attente à table et les appels "Moça, Moça" de plus en plus secs de Fernouche, la petite dame daigne nous prêter un peu d'attention. Nous commandons 2 cocas, 1 jus d'orange et trois bières, pas de quoi fouetter un chat non ? Nous avons reçu les boissons près de trois quart d'heure plus tard !!! Les plats mettront autant de temps à arriver. C'était l'hystérie à table ! il faut signaler que seules trois tables étaient occupées dans le restaurant, ce n'est pas que moça était débordée non plus.
La table voisine elle, regarde bruyamment des vidéos sur Facebook, d'autres sont presqu'endormis sur la banquette, un grand moment ce restaurant !
Nous sommes inquiets : la société Eco Adventure ne nous a pas contacté pour le lendemain. Du coup on ignore à quelle heure il faut partir et s'ils ne nous ont pas oubliés. Fernouche multiplie les appels à droite à gauche mais il est très tard, personne ne répond. L'hôtel suivant nous confirme bien une réservation pour la nuit suivante c'est déjà ça, nous aurons un lit demain, du moins si on y arrive. A la réception, ils ne s'inquiètent pas trop. En fait personne ne s'inquiète jamais, cool Raoul. Bon ben, on verra demain alors ...
Notre location chez Localiza rent de Copacabana a été accompagnée à notre retour d'un prélèvement de 600 euros et de 8 pv pour excès de vitesse ( 14 kilomètres en moyenne) commis sur 3 jours, dont certains à 5 mn d'intervalles. L'agence en plus des 300 euros de pseudo pv a prélevé 300 euros pour ses services d'intermédiaire. Un conseil: si vous louez, payez avec une carte prépayée! Curieusement nous n'avons pas vu un radar en bordure de route. C'était en février 2017!
Bonjour,
Vous n'avez pas vu de radars ? Savez vous au moins comment sont il les radars bresiliens ?
Ou j'habite , il y a une avenue avec un radar tous les kms, donc meme pas toutes les 5 mns d'intervalles entre radars.
Je ne vous parle pas des radars types "pistolet" qui pullulent le long des nationales.
A lire:
http://www.der.rj.gov.br/lombadas_radares.asp
Rien que dans la ville de Rio , il y en a 926 radars , et 714 fonctionnants.
L'effet est aussi dissuasif d'un radar qui fonctionne ou non.
En 2016 , plus de 3 millions d'exces de vitesse rien qu'a Rio.
Par contre , je sais que ce n'est pas gagne , Localiza doit vous expedier une copie de l'exces de vitesse ou apparait le lieu et photo du vehicule.
Car rien ne les empeche de vous foutre sur le dos , des amendes d'autres conducteurs. Vu que le loueur doit payer toutes les amendes recues. Sachant que vous n'avez pratiquement aucun recours, aller on vous charge une ou deux amendes de plus !!!
Bonjour,
Vous écrivez:
"Nous allons jusqu'à la mer pour le coucher de soleil "
On peut voir un coucher de soleil sur l'océan (ok pour mer, c'est notre langage courant ;) ) au Brésil alors ses côtes donnent sur l'est???
A 6h30 du matin, la réception nous appelle pour nous avertir que la société Eco Adventure passera nous chercher à 7h30. Ouf.
Nous nous estimons heureux de ce coup de fil, bien que le réceptionniste refuse de nous parler parce qu'on ne parle pas portugais.
Du coup il faut réveiller Fernouche et donc les filles !!!!!!
C'est bien en retard sur l'horaire prévu que notre chauffeur débarque avec un bus des années, oui au moins ça. Il ne reste que 6 places et nous nous éparpillons au milieu des touristes brésiliens alors que les militaires de la caserne d'à côté en sont à leur troisième passage, jogging du matin.
Les sièges grincent, Justine sent même les ressorts du siège. Lorsqu'on passe sur un casse-vitesse, on prie pour ne pas prendre le plafond. Et dire qu'on en a pour 4h30 de trajet. Lençois se mérite mes Amis !
Nous traversons des villages assez pauvres. Des baraquements, des échoppes, des gens à pied, à moto, à vélo, des chiens, des vaches, des chevaux, des ânes tout y est. C'est très coloré et très joli, nous tentons de prendre des photos à travers les vitres du bus. Quel contraste avec le Minas Gerais.
Le trajet est décidément très long mais nous arrivons à destination. On nous dépose à l'hôtel, bien sympa celui-là. Il y a un hamac bien accueillant devant la porte. Nous avons deux heures devant nous avant le départ de l'excursion.
Tout le monde s'installe à la piscine après avoir commandé bières et frites (et oui). IL FAIT CHAUD !!!!
Un 4X4 camion - touristes passe nous chercher devant l'hôtel. C'est parti pour une balade dans le sable vers les dunes tant attendues. Nous sommes secoués comme des pruniers, le camion glisse. La chinoise devant pousse régulièrement des gloussements, on ne sait pas très bien comment les interpréter. Il fait 35°, elle porte des collants noirs et un survet du style de ceux que tu achètes chez Decathlon pour aller au ski. Mais bon il n y a pas de petit sacrifice pour rester blanche.
Et là l'horreur pour Justine et Anaïs : nous devons prendre un bac pour traverser la rivière et il faut retirer ses chaussures et marcher 30 mètres dans l'eau brunâtre !!!!!!!! Gloussements, moues de dégoût tout y passe et nous, nous rigolons bien ! Nous avons avec nous un Guyanais qui je pense a passé un très bon moment en notre compagnie.
Retour dans notre véhicule. Nous traversons des gués, tout le monde hurle, se fait tremper les pieds, on se prend des branches, purée c'est Koh-Lanta ici !
Et puis là au loin, on les aperçoit : elles se détachent du paysage, d'un blanc immaculé. Nous sommes impatients.
SI LE PARADIS EXISTE, IL NE DOIT PAS ÊTRE LOIN D'ICI !!! C'est ... magnifique, comme sur les photos dit Justine.
Nous retirons nos chaussures et gravissons la première dune et là s'étend un lagon bleu. Nous descendons dans l'eau à notre aise. D'autres dévalent la dune en courant, en roulant aussi. L'eau est chaude, c'est super agréable. Shooting photo pour les filles, même si Ju a peur qu'il n y aie des bêtes et autres bactéries mortelles, merci internet ...
Nous passons tout l'après-midi dans les dunes de lagons en lagons. Notre guide nous confirme, en tout cas à Fernouche, que nous attendrons le coucher de soleil avant le retour.
Et sur le retour c'est là que les choses se corsent : un 4X4 est embourbé dans un gué. Nous ne sommes plus que deux camions et ils décident de lui venir en aide. Mais pourquoi ????
Le premier 4X4 commence sans succès. Il fait même descendre tous ses passagers. C'est au tour de notre camion. Le chauffeur manoeuvre de son mieux, rien à faire. Pourtant on les encourage de la voix mais ils n'ont pas l'air non plus d'être des spécialistes, dixit notre ami Guyanais. Il fait maintenant nuit noire, et nous sommes toujours au milieu de la cambrousse à côté d'un 4X4 totalement embourbé et des moustiques qui n'attendent que le feu vert pour nous bouffer. Ah ben voilà tiens, à force de faire le malin c'est notre 4X4 qui ne démarre plus. Et là on passe en mode panique. On tente de se rassurer en regardant le ciel qui est magnifique avec toutes ces étoiles et la pleine lune. Mais comment on va rentrer maintenant ?
Le deuxième 4X4 revient vers nous et nous tracte hors de l'eau. Ouf le moteur reprend. Et quoi ? Il retourne dans l'eau pour aider son pote. Ils n'ont toujours pas compris que ça ne fonctionnera pas. En fait il leur faudra près de deux heures pour se rendre compte qu'ils doivent laisser leurs copains sur place et aller chercher du matériel pour les sortir de leur trou. Nous croiserons la joyeuse équipe de secours près du bac. Et là, personne ne fait de commentaire : tout le monde met les pieds dans l'eau sans discuter. Nous rentrons à l'hôtel, il est 20h00 passées et on n'a rien mangé, on compte les piqûres. Nous terminerons au restaurant de l'hôtel, des images plein les yeux. Et au diable la lenteur du service !
Quelle belle journée !
Dorénavant la société Eco Adventure envoie un message à Fernouche avec les horaires de départ du lendemain. On ne sait pas très bien ce que Fernanda a pu leur dire, mais ça a eu son petit effet apparemment.
Après un bon petit déjeuner, nous voilà partis pour un tour en speedboat pour rejoindre notre destination finale, Atins, où nous passerons la nuit. Nous passons chercher deux personnes, mère et fille, qui arriveront en retard ...
En chemin, si on peut dire, nous passons par le phare de Caburé, phare d'où on a une vue à 360° sur la région. Les cuisses brûlent après toutes ces marches mais la vue est belle. Nous croisons à nouveau notre ami guyanais qui nous fait un petit signe de la main en demandant à un Romain mortifié s'il compte encore porter la poisse pour une panne éventuelle.
Un arrêt sur une plage, pour séance de bronzage ou balade dans les dunes. Des macaques attendent les visiteurs pour recevoir des fruits. Ils viennent chercher la nourriture dans la main. Justine et Anaïs ont la flemme de monter dans la dune. Elles s'affalent là sur le sable. A noter que Justine saute directement du bateau dans l'eau sans peur de bêtes ou autres dangers mortels, nous applaudissons cet acte de bravoure !
Arrêt pour le repas du midi dans un petit restaurant perdu au milieu des dunes de sable. D'un côté des dunes c'est le fleuve, de l'autre l'océan. L'eau est très chaude. Fernouche nous explique qu'au Nord du Brésil l'eau de l'océan est chaude et au sud, elle est froide. Notre ami Guyanais dont nous ne connaîtrons jamais le prénom vient nous faire un peu causette. Je crois qu'il nous aime bien.
Arrivée sur la plage d'Atins : il n y a pas de route, tout est dans le sable. Les 4X4 nous attendent déjà pour nous emmener. Je dois tout de même admettre que l'organisation est assez bien rôdée malgré un début un peu cahotique. Le nombre de chauffeurs et guides qui se succèdent, c'est assez impressionnant. On s'installe dans notre pousada, plus rien à voir avec Sao Luis, tout est nickel.
Les ados se reposent un peu avant d'aller à la plage et les vieux vont se balader. Pas facile de circuler dans le sable, les jambes chauffent et pas à cause du soleil. Pourtant les habitants semblent circuler sans problème que ce soit à pied, en quad, et surtout à moto. Franchement, les gars du Dakar, vous avez de la chance qu'ils ne participent pas !
Nous repérons un restaurant qui devrait plaire aux filles (un italien quoi), et continuons notre chemin vers la plage. Nous rencontrons des ânes et des vaches qui vont aussi à la plage. Elles déambulent les pieds dans l'eau le long des petits bateaux de pêcheurs.
C'est pas tout ça mais on meurt de soif. Pas un estaminet ouvert dans les alentours. Nous repérons une école de Kide surf où on semble s'agiter. En fait c'est un français qui vient d'ouvrir son club, il nous vendra les bières n° 3 et 4, la palme revenant à des suisses.
Le club se veut assez chic : ils sont en train de construire des cabanons en bois de 5 à 8 personnes. La terrasse du bar est tout en bois foncé, ce sera un très beau club.
Après un nouveau coucher de soleil photographié sous toutes ses coutures, nous optons donc pour l'italien. Les filles pédalent dans le sable : "il y a des chiens", elles courent dans tous les sens, mortes de trouille.
Nouvelle surprise, le restaurant est super, tout en verdure, petit éclairage tamisé, belles tables en bois, très bien. Et cerise sur le gâteau, la patronne est française. Du coup c'est un peu plus facile pour les commandes, on ne doit pas embêter Fernouche.
Allez encore une belle journée sous le soleil !
Aller, il faut de nouveau refermer les sacs, nous repartons pour le delta du Parnaiba. Nous reprenons brièvement le speedboat et un 4X4 nous attend pour nous emmener à Parnaiba.
Notre chauffeur est bien sympathique mais je ne parviens jamais à retenir leur nom. Le trajet va encore durer quelques heures mais bon faut s'y faire, à l'échelle du Brésil, ce n'est rien du tout.
La route est en mauvais état. Notre chauffeur va de droite à gauche et de gauche à droite sur la route pour éviter les trous .... et les porcs. Les porcs ne sont en fait pas nourris et ils se promènent en liberté un peu partout pour trouver de la nourriture. Il faut aussi céder le passage aux vaches qui traversent la route. Un peu surréaliste.
Sur la route, il y a parfois une personne qui jette des graviers dans les trous avant que la voiture ne passe, tout ça contre quelques pièces qui lui sont parfois jetées par la fenêtre. C'est difficile de cotoyer une telle misère.
Notre chauffeur nous emmène dans un petit resto self-service où on paye au poids. La cuisine est simple mais tout le monde y trouve son compte et c'est délicieux.
A l'hôtel, ils ne retrouvent pas notre réservation. Quelques coups de fil plus tard, tout le monde est installé. Les chambres sont simples et fonctionnelles. Pour une nuit ça suffiraamplement. Après être passés par Camocim, nous passons par l'Ilha de Amor. Il faut prendre un bac pour traverser un petit bras de mer. Le village est tout en couleur, tout est beau. Puis trajet dans le sable.
Justine et moi sommes tout derrière dans le 4X4 et on se fait secouer comme des pruniers. Au premier arrêt on met Ju devant parce qu'on sent que ça ne va pas bien se terminer. Nathalie mordra sur sa chique. On se demande si les valises accrochées sur le toit vont vraiment arriver à destination.
Ouh là, le chauffeur est déjà là. Nous devons prendre une pirogue pour visiter le delta du Parnaiba. On s'agite, on embarque et hop là.
Arrivés à destination, cette fois, nous avons un bateau pour nous seuls. Notre chauffeur et guide Joël (je retire le "yes" car je n'avais tout de même pas compris) se coupe en 4 pour nous. Il comprend que Romain voudrait voir des animaux et fait le maximum pour nous dégoter quelque chose. Nous verrons un varan, un jacaré mais il a vite plongé dans l'eau, des singes, des crabes rouges, des oiseaux, super chouette.
Nous faisons un arrêt d'une demi-heure au delta pour quelques photos. Un goût de bout du monde.
En chemin, soudain notre guide, "gare" son bateau, et le voilà qui va se promener dans la boue et qu'il plonge son bras dedans. J'ai lu quelque part ce qu'il pouvait trouver mais me rappelle plus sapristi !
Après de longues minutes, il revient, vraiment dégueulasse. Il a en main deux crabes, un mâle et une femelle. C'était ça que j'avais lu !!!! Ils sont mauve et blanc. Il nous explique que seuls les mâles sont mangés, on préserve les femelles pour la ponte. Sur leur abdomen un signe très distinctif permet de les reconnaître à ce qu'il paraît.
Et là, notre Justine The Survivor se la joue Moundir à Koh-Lanta ou je ne sais où et prend la petite bête. Nous n'en revenons pas. Il y a quelques jours encore, elle hurlait dès qu'une feuille bougeait !
Le dernier arrêt sera sur une splendide dune pour le coucher de soleil. On s'assied dans le sable pour admirer la vue, on prend plein de photos.
Une mauvais nouvelle nous attend au retour : notre hôtel est overbooké et ils doivent nous en proposer un autre. Nous serons logés au Hurricane Jeri.
Un nouveau trajet à travers les dunes avec d'abord un passage dans un petit bac pour traverser la rivière. Nous passons également dans un petit bois où des balançoires en bois nous font un clin d'oeil. Il n'en faut pas plus pour pendouiller aux arbres bien entendu, avec en ce qui me concerne un petit moment de solitude. On n'a plus la souplesse de ses 20 ans n'est-ce pas ! Finalement, après un nouvel et interminable trajet, nous voici dans un petit paradis : Jericoacoara.
Arrivée à l'hôtel : nous sommes un peu tendus mais waouw ! C'est un hôtel de catégorie supérieure. Nous sommes dans la nouvelle partie pas encore terminée mais c'est vraiment très bien. Le propriétaire est un français et le propriétaire du club de Kidesurf à Atins n'est autre que son beau-frère. Comme quoi !
Le lendemain, deux buggies nous attendent devant l'hôtel à la grande joie des ados. Les filles tenteront plus tard de négocier la conduite, mais ce sera NON.
Nous passons d'abord par le beach club, club assez classe. La plage est magnifique, de l'eau turquoise avec des hamacs dans l'eau. Les enfants s'essayent au paddle pendant une demi heure, un bon moment.
Ensuite séance photos dans les hamacs, sur le hamac, sous le hamac ... Comme nous décidons de notre temps sur place, nous décidons de manger là-bas, c'est super beau.
De retour sur le buggy, on cuit encore, nous poursuivons dans les dunes jusqu'au Lagoa Azul. Un peu moins select que le précédent, c'est clair, moins beau aussi. C'est que nous devenons difficiles aussi. Comme d'hab, les vieux vont faire un tour et les jeunes s'affalent comme des carpettes sur le sable.
Pas grand chose à voir, nous reprenons notre route en buggy jusqu'à l'océan. Nous admirons les kide surfs, il y en a des dizaines, et pas des débutants hein !
Nos amis du buggy nous laisseront au pied du rocher Pedra Ferada, ZE rocher à prendre en photo à Jeri. C'est assez incroyable : des dizaines de personnes convergent vers cette plage et arrivés sur place ils font patiemment la file pour la photo ou le selfie dans la petite grotte du rocher. Mais il y a certainement 50 personnes en file indienne !! Tu fais ça à Bruxelles, il y a une émeute en 10 minutes !
Dès que le soleil commence à se coucher, ils reculent tous de 20 m pour prendre en groupe, la photo du soleil dans le trou du rocher. Et tous ceux qui s'aventurent à continuer à faire des selfies se font copieusement siffler. Rien que pour ça, je suis contente d'être venue !
Nous devons remonter la dune à la nuit tombée pour rejoindre l'hôtel sous l'éclairage de dizaines de portable. C'est ça Jericoacoara !
Aujourd'hui, c'est journée de repos à Jericoacoara avant le départ vers les chutes d'Iguaçu.
Une laide journée en perspective avec des trajets toute la journée en commençant par un transfert en 4X4 vers Fortaleza, suivi d'un vol vers Sao Paulo pour terminer par un vol vers Iguaçu. Il faut dire qu'on retraverse le Brésll du Nord vers le Sud.
On profite de la piscine, de la chaleur, Ju va acheter le bikini qu'elle a repéré le jour précédent, après avoir fait tous les magasins et calculé le meilleur rapport qualité/prix, respect ! Anaïs ne trouvera pas son bonheur mais il lui reste Rio et Fernouche a elle son magasin de prédilection.
Le soir sur la plage, un groupe fait de la capoeira, une danse issue d'un art martial. C'est très impressionnant à regarder et la musique particulière est agréable. Il y a également des enfants qui se débrouillent très très bien. Et comme dans tous groupes, il y a aussi l'ahuri du coin qui veut absolument participer mais tu vois que tous les autres essayent de l'éviter. Un des gamins aura finalement pitié et lui octroiera 1,5 minutes de bonheur.
Sur la plage il y a également un hôtel où les terrasses des chambres sont des piscines, piscines éclairées le soir, c'est assez incroyable. L'hôtel a également un bout de plage privé. Fernouche nous dit qu'il y a beaucoup de célébrités qui vont dans cet hôtel.
Le soir au restaurant, nous avons du arrêter Christophe en plein paiement de l'addition, elle était deux fois plus élevée que prévu. En fait le serveur nous a donné l'addition d'une autre table. Depuis avant tout paiement, l'addition est scrupuleusement vérifiée !
Nous avons finalement annoncé aux filles la mauvaise nouvelle : à Iguaçu, les températures vont chuter de 20° durant les deux jours où nous serons là. Horrifiées, elles calculent ce qu'il y a comme pulls, vestes ça ne va pas le faire !
Bon ben on avisera sur place ...
Après le long trajet vers le sud, nous sommes à Iguaçu, la météo a radicalement changé.
Il est 5 heures du matin et on entend la pluie tomber. Pas de bonne augure pour la journée.
Lorsque j’ouvre les tentures, le ciel est gris, il ne pleut plus mais il fait un froid de canard. Hier il faisait 26° aujourd’hui 10, demain 16° et quand on repart, bien sûr, les températures remontent au-delà des 25°. De quoi avoir les nerfs !
L’hôtel est ouvert sur l’extérieur à certains endroits, notamment lorsqu’on va vers la salle à manger. On mesure pleinement l’ampleur des dégâts et la journée s’annonce glaciale.
Tout le monde a sorti les vêtements chauds dont ils disposent. Nous avons opté pour les transports en commun pour nous rendre aux chutes, il n y a que 15 km à faire. Nous sommes très proches du dépôt de bus et le billet coûte 3,9 rls par personne, +/- 1 euro, il n y a pas de petites économies. Nous sommes accostés par une petite dame qui travaille dans le restaurant panoramique du parc. Sur le trajet, on a droit à une visite guidée avant d’arriver. C’est un peu comme si tu allais voir ton trajet sur Google Earth avant d’y aller quoi. Elle nous donne une carte, et nous donne un coupon pour 6 boissons gratuites si on va manger dans le restaurant. Elle inscrit son prénom, Zulma (si j’ai bien compris Fernouche ;-)). Elle nous explique toutes les excursions payantes etc. Je pense qu’elle a un grand avenir dans le commercial.
Arrivés sur place, ce n’est bien entendu pas la grande foule. Nous sommes rapidement à l’intérieur. Premier point de vue et rencontre avec des quatis, sorte de gros ratons-laveurs avec un nez très allongé. Ils ne sont pas farouches et cherchent la moindre miette qui tomberait d’une main bienveillante. Avec l’humidité, qu’est-ce qu’ils puent !!
Comme aux USA avec les écureuils, ils peuvent devenir agressifs et leurs griffes sont assez redoutables. Du côté argentin, des photos de personnes aux mains lacérées ne semblent tout de même pas dissuader quelques courageux idiots. J’ai même vu un quati grimper sur une table de pique-nique pour essayer de voler le paquet de chips d’un monsieur. Il a du finalement quitter la table avec son dîner car l’animal semblait bien décidé à arriver à ses fins. J’attendais le reste de la bande qui était au Subway et un quati est monté sur mes genoux pour me renifler les poches. A part mon mouchoir plutôt dégueu, rien à se mettre sous la dent, il est donc parti renifler d’autres touristes plus loin. Certains s’enfuient en courant, d’autres les chassent, c’est assez amusant.
Il pleut régulièrement, il fait froid, la balade n’est pas spécialement agréable mais le cadre reste magnifique. La vue d’ensemble est particulièrement impressionnante, on se fait doucher par la pluie et par l’eau des chutes, le bonheur ! Les photos ne seront pas aussi plaisantes que sous le soleil mais bon peu de gens peuvent se vanter d’avoir été présents aux chutes d’Iguaçu durant la seule vague de froid depuis près de 40 ans ! WE DIT IT !!
Nous sortons du parc glacés mais nous décidons à l’unanimité, courageusement, de visiter le parc des oiseaux juste à côté. Et nous ne le regretterons pas, même sous la pluie, les perroquets, ibis, et autres sont juste magnifiques. Loi de Murphy oblige, le lundi est le seul jour où on ne peut pas faire de photos avec un perroquet sur les épaules. Anaïs essaye bien d’expliquer au jeune homme qu’elle est princesse de Belgique et qu’il est absolument impératif qu’elle fasse cette photo rien à faire ! Ju elle veut absolument repartir avec un singe qu’elle mettra dans son futur zoo. ouh la la ! Romain lui est très déçu de ne pas avoir vu l’anaconda, pas assez cinglé pour montrer le bout de son nez par un temps pareil.
Dans le bus du retour, les filles jouent à pierre/papier/ciseau pour voir qui sera « prems" sous la douche. On a eu si froid.
Tout le monde met le chauffage à fond dans la chambre, ON CAILLE !!!!!!
Coup d’oeil à la météo pour la visite des chutes du côté argentin de demain : grand soleil annoncé avec des températures de 16°. C’est pas le bonheur mais ce n’est pas pire !
Le lendemain matin, je suis réveillée de nouveau à 5 heures du mat et j’attends avec impatience le lever du soleil pour vérifier l’état du ciel. OUF c’est grand bleu, pas un nuage à l’horizon.
Check passeports/papiers d’identité car nous passons la frontière aujourd’hui. Nous avons prévu de reprendre les transports en commun, ça à l’air de fonctionner. A peine sortis, nous rencontrons le chauffeur qui nous a amenés de l’aéroport deux jours plus tôt. Il nous propose de nous emmener au parc argentin d’abord pour 250 rls, puis devant notre refus, il descend à 200. Bon là ça devient intéressant, on y va. Ce sera plus confortable et vu que Ju et Anaïs ont eu une mauvaise nuit, ça leur permettra de récupérer un minimum. Bon la frontière n’est qu’à 3 km, mais tout le monde vante les micro-siestes.
Depuis le début, à part Fernouche, on ne le sent pas trop le gars. A la frontière, il se gare sur un parking et nous offre deux options : ou bien on attend 1 heure dans la voiture et il part avec nos papiers faire le nécessaire pour la douane, ou bien on y va à pied et on fait les formalités nous-mêmes et on reprend un bus de l’autre côté de la frontière. Cette option ne prendra que 20 minutes. Là ça commence vraiment à ne pas le sentir du tout. On n’a pas très envie de lui laisser nos passeports, Fernouche discute sec avec le gars et finalement nous décidons de partir à pied, de tirer notre plan et de ne payer que 50 rls sur les 100 qu’il nous demande pour l’aller. Il viendra nous chercher aux chutes en Argentine à 17h contre 100 rls. Allez on va faire comme ça, de toute façon on ne le paye pas d’avance.
Arrivés devant le bureau de douane, on voit des chauffeurs de bus avec des piles de passeports au même endroit. Notre taximan nous avait pourtant assuré que c’était ailleurs. Il n’en faut pas plus pour énerver Fernouche qui repart engueuler notre chauffeur. Il s’en fout, dit qu’il connaît mieux qu’elle et repart. Finalement les gars se sont fait renvoyer de l’autre côté, le chauffeur avait donc raison …
Le bureau de douane est un bâtiment assez vétuste, avec des employés pas trop souriants. Une bonne femme qui n’a rien à faire dans l’histoire commence à nous donner des ordres, à faire passer des gens avant nous, ça énerve de nouveau Fernouche. La même bonne femme attrape le bras de Justine et lui fait signe de se taire. Ju la regarde en mode « tu veux quoi toi là, une claque ? ». On avance, on recule mais finalement nous voici du côté argentin. Allez première épreuve réussie.
Maintenant, il faut trouver le bus local qui va aux chutes. On en trouve un et là le chauffeur nous propose une promotion sur le ticket, non mais tu imagines le mec de la STIB qui te fait 50 % sur ton ticket !!!!!!! Bon nous on ne discute pas on lui achète sa promo et on arrive à Porto Iguaçu. Tout le monde suit ? Parce que ce n’est pas terminé.
A Porto Iguaçu, les bus brésiliens s’arrêtent et il faut prendre un bus argentin. Là notre chauffeur va expliquer à un autre qu’on est ses potes je suppose et qu’il doit nous laisser monter. Pas de problème, nous voilà dans l’autre bus, on ne comprend rien mais on s’en fout. On se retrouve aux chutes avec le même ticket, deuxième épreuve réussie.
ET LA, LA, c’est la file pour l’entrée du parc, une file de près de 100m, il est déjà 11h du matin. Là tu te dis : on ne va jamais entrer. Le parc ferme à 18 heures et on a deux circuits à faire !!!!!!
Et personne ne se démonte. Tout le monde fait patiemment la file, personne ne râle, je suis ADMIRATIVE, c’est gens sont incroyables !
45 minutes plus tard et 50 mètres de files « toilettes » pour Anaïs, nous sommes à l’intérieur. Et les épreuves continuent. Les indications sont bizarres, voire inexistantes. Du coup, tu vas dans une direction et si à un moment tu retrouves un panneau, c’est ok sinon tu fais demi-tour et à la rigueur tu suis la foule.
Nous décidons de commencer par le circuit inférieur, plus fréquenté l’après-midi qu’ils disent. Vu les files, je crois que ça n’aura vraiment aucune importance.
Le circuit inférieur descend aux pieds des chutes et permet de les approcher de près. Le circuit supérieur lui permet d’avoir une vue du dessus des chutes, tout cela par un système de passerelles. La balade est très agréable mais il faut jouer des coudes et du postérieur à chaque point de vue pour se faire une place. Tout le monde est un ennemi potentiel, pas seulement les chinois !
On sent que Fernouche est inquiète : elle pense qu’elle sera la première et la dernière brésilienne à venir aux chutes d’Iguaçu qui n’aura pas de photo avec les chutes et un arc-en-ciel. Pourtant, en approchant des cascades, il y a une sorte de halo qui ressemble à un arc-en-ciel presque disparu. Et puis le moment magique où tu arrives en face des chutes avec cet arc-en-ciel permanent.
On fonce pour les photos, on ne sait jamais avec notre poisse s’il venait à disparaître. Zut pas assez de lumière, zut y a de l’ombre, jamais le bon plan. On fini tout de même par trouver un endroit et après avoir expédié tous les argentins et brésiliens présents, shooting photos pour tout le monde !!! Le moral est à nouveau au beau fixe, on ne se lasse pas de regarder cette merveille, même si Fernouche a un peu de mal à avouer que le côté argentin est vraiment bien. C’est comme si tu demandais à un flamand d’avouer que Bruges ne vaut pas les villes wallonnes.
Sans nous presser, nous faisons les deux circuits et à 17h50, nous sommes devant l’entrée du parc à attendre notre chauffeur comme convenu. Le temps passe, mais pas de taxi. Fernouche va dans un petit magasin pour demander un peu de wifi juste pour contacter le chauffeur par whatsApp et lui demander où il est. Après moult discussion et aidée par les yeux de merlan fris d’Anaïs, le gars prête son GSM. Et là le chauffeur sans se démonter nous annonce qu’il ne viendra pas, qu’il est au Paraguay. Fernouche est au bord de l’apoplexie, comment peut-il nous faire ça ?
Nous sommes en train d’imaginer notre explication à Nathalie, la maman de Justine : pas d’inquiétude, nous sommes bloqués en Argentine, avec 400 pesos argentins en poche, sans téléphone et on doit rentrer au Brésil ce soir d’une manière ou d’une autre mais on ne sait pas quand ni comment comme notre taxi nous a lâché.
Mais nous avions prévu le coup et noté les horaires des bus locaux pour le retour. Nous achetons donc les tickets pour le bus local et arrivons enfin à Porto Iguaçu. Là, il faut trouver le bus brésilien (si vous ne suivez plus reprendre l’itinéraire de l’aller mais à l’envers) qui va à la frontière. Des argentins nous envoie vers la voie 7, pourquoi la 7 et pas la 9 ou la 2, sais pas c’est la 7. Nous attendons de longues minutes, la nuit tombe, la fraicheur aussi. Les filles en ont ras la floche, elles veulent un taxi pour dormir. X Bus plus tard, y en a un qui se gare sur le 7. On doit racheter des tickets en catastrophe et hop on monte dans le bus. Optimisation de la place, plus un seul centimètre carré du bus n’est libre. Seules Justine et Anaïs sont assises. Au fur et à mesure des gens descendent, à des « arrêts » et nous pouvons enfin nous asseoir et nous extraire de la boite à sardines. Ah la frontière, on progresse. Faut redescendre du bus, aller refaire tamponner le passeport parce qu’on quitte l’Argentine et on rentre de nouveau au Brésil. C’est simple non ! Cette fois, on n’a plus de mégère qui nous donne des ordres, juste un bus complet de gens crevés qui veulent juste rentrer. Heureusement le bus nous attend un peu plus loin mais quand Christophe et moi voulons entrer dans le bus, le chauffeur veut nous renvoyer à l’immigration, il pense qu’on ne peut pas entrer au Brésil apparemment. On baragouine deux trois trucs et un gars à côté semble comprendre (il est très doué avec notre charabia) et explique à l’autre cinglé que c’est ok. Tu imagines, les enfants qui partent avec le bus et nous deux coincés à la frontière !!!!!
Dernière épreuve de la journée, quel arrêt choisir. Je dois dire que l’épreuve est collective, tout le monde se demande où il doit descendre, aucune indication dans le bus et le chauffeur est assez aléatoire sur le nombre d’arrêts. Tu vois que certains commencent à devenir nerveux, d’autres s’activent sur des applications internet pour voir où ils se trouvent. Nous on s’en fout : on va au terminus et on ne devrait pas être loin de l’hôtel. Les enfants sont morts de faim et ils refusent même la pizzeria, ils veulent retourner au buffet d’hier. OK !!!! C’est un miracle ! Mais comme c’est la journée « loi de Murphy », le resto est plein et on doit attendre qu’une table se libère … dehors. Tout le monde en a marre, on attendra dehors et voilà.
La spécialité du restaurant c’est la viande en fait. Des serveurs passent toutes les trente secondes avec d’énormes brochettes de viande empalée et ils coupent des morceaux avec des couteaux dignes d’un film d’horreur. Justine a le don d’attirer les serveurs qui semblent avoir bien compris que la viande ben c’est pas trop son truc. Du coup il lui plaque la brochette devant le nez avec un sourire hilare devant une Juju dégoûtée au bord de l’évanouissement. Même quand on mange le dessert, ils continuent à nous proposer de la viande. Le pire moment fut quand Fernouche a pris des coeurs de poulet, là tu as bien senti que c’était la viande de trop ! Fou rire général, on passe tout de même pour des gringos sympas mais complètement cons pour venir manger des légumes dans un resto spécialisé dans la viande !
Je pense que tout le monde s’est endormi tout de suite avec des images plein les yeux. Les transports en commun c’est un bordel, mais un bordel qui fonctionne. Avis aux amateurs !
Que je suis contente que tu aies repris ton carnet ! Il est très chouette, le Brésil est une destination peu abordée dans les carnets, et nous pensons y aller peut-être cet été !
Tu vas rajouter des photos ?
Bluequark
Carnets :
Namibie, Laos-Perhentias-BKK, Ouest US, Lanzarote, New-York, Berlin, Cuba, Bardenas Reales, AFS -Lesotho-Swaziland, Japon et le dernier né Colombie: https://voyageforum.com/discussion/ete-2017-trois-semaines-en-colmobie-en-famille-d10108246/
Ca prend beaucoup de temps à charger sur mon ordinateur
Ne m’en parle pas. Je me demande quand VF fera un truc plus convivial, ne serait-ce qui permette de télécharger plusieurs photos à la fois.
J’ai bien ri en lisant la suite. Quels âges avaient les ados?
Bluequark
Carnets :
Namibie, Laos-Perhentias-BKK, Ouest US, Lanzarote, New-York, Berlin, Cuba, Bardenas Reales, AFS -Lesotho-Swaziland, Japon et le dernier né Colombie: https://voyageforum.com/discussion/ete-2017-trois-semaines-en-colmobie-en-famille-d10108246/