Ce message je le dédie en particulier à Jean Marie, jeune homme Guinéen rencontré en Afrique lequel revait de venir vivre en France quitte à dormir dans mon garage pour decouvrir enfin le bonheur. je le dedie aussi à ses compagnons de malheur
dont j ai oublié les noms, prenoms.
Sur le forum consacré à l' Afrique de nombreux d'intervenants parlent
d'humanitaire, de travail pour ONG .
D 'autres personnes racontent leur séjour.
Curieusement je ne me rappelle pas avoir lu de temoignages sur les "captifs.
J'avoue que moi-meme n'avais jamais entendu evoquer ce nom, bien
qu'ayant entendu parler de l'existence de formes d'esclavage.
Je vais donc vous expliquer ce don’t il s'agit car j'en ai assez d'entendre ces evocations recentes sur l'esclavage par le CRAN ou autres associations.
Les historiens sont là pour rappeler ces faits anciens qu'il convient evidemment de ne pas occulter et aujourd'hui le nom de Victor Schoelcher est universellement connu, pas qu'aux Antilles je le rappelle.
Seulement les memes personnes fairaient bien de denoncer la réalité actuelle.
En temps que blanc je ne me sens nullement coupable du passé, mes ancetres n'ayant certainement jamais entendu parler de l'existence de populations de couleur.
Il convient egalement d'etre objectif.=>L'esclavage n a pas été limité à la cote ouest de l'Afrique ( Gorée, Ouidah, Ghana ) mais etait egalement present en Afrique de l'Est avec les arabes ( Zanzibar, Soudan, etc..), et les royaumes africains ( Ewé, Bambara, Songhai…) ont été complices des commerçants européens/arabes se livrant à ce commerce .
Les rafles dans les tribus rivales etaient opérées par des guerriers noirs appartenant à une tribu rivale.
Pour en revenir à la situation d'aujourd'hui, Les captifs que j ai eu l'occasion de croiser moi-meme travaillent dans de petits hotels de brousse.
Ils s'agit de jeunes hommes dans mon cas, sortis de l adolescence travaillant au service du "gerant" local et separés de leur famille, souvent de pére inconnu.
Ils ne touchent aucun salaire etant ….." nourris ( si on peut dire!! ) et logés(!! lire plus loin), assurent les differentes taches
menageres, la garde, les courses, etc. pour combler les dettes de leur famille.
De temps en temps selon l 'humeur du gerant un billet franc CFA est "genereusement" octroyé pour un deplacement
ou un achat misérable.
La nuit ces gars ne disposent meme pas d'un lit, mais souvent d'un fauteuil ou canapé delabré, sinon une natte à meme le sol plus une couverture pour se proteger de la fraicheur de la nuit et des moustiques.
Leur seul bien est un modeste baluchon contenant quelques vetements .
Et c'est encore pire s'il s'agit de jeunes femmes .
VOILA DONC CE QUI SE PASSE AUJOURD'HUI DANS CERTAINS COINS D'AFRIQUE NOIRE !
Un reportage avait été consacré à de jeunes enfants maliens vendus dans les plantations ivoiriennes et je crois à de jeunes ghanéens. Mais rien sur ces jeunes adultes esclaves et traités comme des chiens sans aucun avenir.
UNICEF, ONG pourquoi vous taisez vous ? et vous Mme Taubira députée de Guyane avec votre loi passée au parlement ?
Et vous residents, missionaires de tous poils ? Etes vous aveugles ? et vous meme-Africains d'Europe ?
Sur le forum Asie ou Amsud nombreux seraient les temoignages à denoncer de telles pratiques .( ex:Birmanie )
Mais dans le cas de l'Afrique noire, il s'agirait de sujet tabou, comme s'il ne fallait pas froisser
les susceptibilités africaines.
Un gars etranger lui aussi dont le "patron" avait piqué ses papiers, donc plus possible de retrouner dans son pays ni meme de se déplacer ailleurs dans le pays "d'accueil" ... Un guinéen Equato au Gabon.
Un jeune gars au service d'une "princesse" de caste ...corvéable à souhait pour 30000cfa par mois, "ancien" enfant des rues, pas de famille qui voulait venir avec nous en France travailler à notre service et meme capable se disait il de "travailler dans les champs" (!) ...un jeune sénagalais au Sénégal chez une sénagalaise qui était aussi notre proprio...
Les enfants des rues, "talibés" qui mendient dans la rue, en echange de l'école coranique et d'un toit et d'un repas (?) Sénégal.
Les petites béninoises, femmes de ménage etc et autres chez les "grands" ... une histoire qui a fait beaucoup de bruit à Libreville dans le passé, affaire proche de la traite. Gabon.
Une" petite bonne" dans une famille pourtant modeste, contre un toit et un repas, tâches: s'occuper de bébé, repas, ménage, compagnie à Madame ... Jeune fille, orpheline de guerre de 13/14 ans dans une jeune famille de Bujumbura mais c'est ça ou la rue et la mendicité, (je pense relativement bien traitée tout de meme dans cette famille là) ... à réfléchir, au cas par cas donc car tous les cas ne se ressemblent pas et certaines familles ont recueillis des orphelins de la guerre ou des génocides, tous ne sont pas maltraités mais chacun apporte sa part de travail, meme les enfants, comme dans beaucoup de familles au Burundi .
Non je crois qu'il est difficile d'etre aveugle, du moins je pense, quand on vit ailleurs ou meme qd on voyage tout de meme ...J'ajouterai que pour avoir vécu dans ces pays les solicitations pour le travail chez nous étaient nombreuses et que beaucoup préfèrent etre chez un européen car mieux payé et mieux traité et ce sont des paroles souvent entendues .
Au Cameroun cette forme d'esclavage subsiste dans la zone anglophone, ou des familles aisées vivant en ville prennent des petites filles a leur service (cuisine, menage, garde de bébé, courses diverses....) en échange ils paient une somme miserable à la famille resté au village, ou bien une hypothétique promesse de retourner à l'écoles ou d'apprendre un métier.
Lorsque celle ci deviennent ado ou adulte ye toujours une revolte et elles finissent toujours dans la rue.
pendant tout son sejour elle n'a pas droit au sorties, elle reçoit surplace, eau de toilette, serviette hygienique, qlq vetements, c'est la gardienne de la maison et gars a elle si elle désobeit, une eternelle meance de retourné dans la misere du village pese sur elle, d'ou la revolte et la fugue a l'age ado ou adulte
Le drame c'est que cette pratique est répandue, et connue, et meme que pratiquée par ce là meme qui sont censé la combattre. Ils prennent le fallacieux pretexte d'aider la famille de la petite fille resté au village, quelle aide? 20 000f par mois contre quel rendement (Toutes les taches de la maison, elle assure la permanence 24h/24h, car son sommeil est troublé des le moindre besoin du patron de la patronne ou de l'enfant;
et personne ne dit rien, l'on ferme la bouche et les yeux sur une pratique répandue, vulgarisée et connue de tous.
Je tiens à préciser que la "situation" de captif n'est pas la même chose que celle de "boy" ou d'enfant-aide-ménagère, qq soit l'appelation...
Un captif aujourd'hui en Afrique de l'ouest est un descendant d'esclave asservi par des africains pour des africains et qui n'ont jamais quitté le continent noir. Ils étaient capturés dans d'autre ethnies et asservis par les populations locales. Lisez Ahmadou Hampaté Bah qui parle très bien de leur statut, rôle, etc
On dit que les esclaves n'ayant aucune qualification particulière étaient vendus pour leur force de travail aux blancs et autres acheteurs, les autres restaient sur place et étaient utilisés par les africains sur place (forgeron, potière, etc).
Un captif prenait le nom de famille de son "maître" et pour cela on voit en afrique de l'ouest des gens portant un nom de famille d'une ethnie alors que "physiquement" ils n'ont aucune des caractéristiques de celle-ci.
Il en existe encore aujourd'hui un peu partout mais leur sort n'est pas forçément celui d'esclaves.
Ce que je veux dire est qu'un enfant/adulte béninois (ou autre) vendu dans une plantation ou à un "patron" au Nigéria ou en CI est un esclave et non un captif. Un captif a un statut bien particulier. Ils ont une position prévue dans les réunions de villages, les cérémonies, etc.
Il existe encore beaucoup de descendant de captifs en Guinée, Mali, Mauritanie, etc.
Je ne suis pas en train de défendre cette situation mais je me permets d'apporter des précisions...
Je ne suis plus très sûr mais je crois que c'est dans Vie et enseignement de Tierno Bokar, le sage de Bandiagara.
Mais est-ce peut-être dans Amkoullel, l'enfant peul ou le tome 2 Oui, mon commandant. Désolé, mais ces lectures remontent un peu et je ne me souviens plus exactement dans lequel il en parle.
Si le sujet vous intéresse vraiment, je peux me renseigner pour vous donner d'autres pistes de recherche (au mois au Fouta en guinée-Conakry).
Merci de ces précisions...j'ai entendu parler aussi de la situation de certains pygmées "captifs" par lignage chez les "grands" (c'est à dire que les descendants, les "grands", héritent des "captifs" de leur aieul, ainsi de suite) et que cela dure depuis des siècles . Je ne sais plus trop dans quel pays, je crois Congo ou peut etre Centrafrique...si toi ou quelq'un d'autre a des infos là dessus...
Hier soir sur Arte à 21 heures, emission THEMA consacrée à l'esclavage et ses tabous.
J ai bien aimé l'ex-esclave mauritanien qui part delivrer sa soeur avec l'aide d'une association.
J ai bien aimé l'intervention du professeur de l'Université de dakar et historien, Ibrahima Thioub qui denonce les raisons du silence concernant l'esclavage inter-africain precedant la traite negriére occidentale, ainsi que le silence sur la traite vers les pays arabes et l'esclavage actuel toujours en vigueur .
L'Unesco est egratigné au passage.
Salut,
Oui j'étais au courant de cette émission, mais j'étais absente et donc je l'ai loupée.
Que disait Mr Thioub à propos des raisons du silence concernant l'esclavage inter-africain et les autres ?
Merci .
Le professeur Thioub racontait qu'il etait intervenu dans une conference et avait cité ces non-dits .
réaction : protestations de certains participants africains, silence gené des participants blancs.
En quittant la salle certains africains l'ont abordé à part pour lui dire qu'en fait son temoignage etait véridique .
les explications qu'il donne c'est que les elites africaines connaissent l'existence de l'esclavage pre-colonial et post-colonial mais par pudeur préférent taire le sujet et beaucoup le nient.
d'autre part, ils preférent taire l'ancienne traite vers les pays arabes, surtout les elites des pays africo-musulmans du sahel de peur de se voir priver des subsides envoyées par les pays arabes.
En fait toutes ces réactions ne m'étonnent guère. je sais que le reportage doit etre rediffusé ...si je peux le voir cette fois ...
Merci de ta réponse .
A +
Je vais voyager un mois au Sénégal à partir du mois de février. J'y vais pour danser mais aussi pour découvrir ce pays que je ne connais pas... et aussi pour…
BOLIVIE: ÉPISODE 5 – RODRIGO PAZ AU PIED DU MUR! La saga continue en plein cœur de la Cordillère, et la tension ne faiblit pas, bien au contraire! Entre…
On a un peu l'impression d'une forte baisse d'activité sur notre forum... Dû sans doute à la situation actuelle... Est ce que certains d'entre vous ont annulé…
Un reportage que j'ai trouvé intéressant, car rarissime, sur la situation en Papouasie et les indépendantistes de l'OPM... C'est en anglais et en trois…