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😠voilà des infos fraîches :

Emmanuel bethune jeudi 19 aout 2004, 11h06

Népal: la guérilla maoïste fait le blocus de Katmandou

KATMANDOU (AFP) - Katmandou est entrée jeudi dans son deuxième jour de blocus par la guerilla maoïste, entraînant une hausse des prix sur les marchés de la capitale népalaise et un important déploiement de forces de l'ordre aux alentours. Le ministre de l'Intérieur Purna Bahadur Khadka a déclaré que la sécurité avait été renforcée autour de cette ville de 1, 5 million d'habitants mais qu'aucun incident grave n'avait marqué mercredi le premier jour du blocus imposé par l'intimidation psychologique plus que par la force physique.

agrandir la photo Les maoïstes, qui poursuivent une guerilla depuis 1996 pour renverser la monarchie constitutionnelle, ont dit vouloir poursuivre leur blocus jusqu'à la satisfaction d'une série de revendications. Ils ne s'opposent pas physiquement à la circulation des véhicules entrant et sortant de Katmandou mais la crainte de représailles a suffi à faire quasiment disparaître les camions et voitures. Des cars continuaient toutefois à relier Katmandou à d'autres villes, bien que de façon irrégulière. Selon des témoins, aucun rebelle ni barrage tenu par la guerilla n'ont été vu sur les routes. Mais le ministre de l'Intérieur a dit que les insurgés, qui controlent déjà une grande partie du pays, cherchaient à faire règner la peur. "L'appel (au blocus) vise essentiellement à créer un climat de terreur. L'armée et la police ont été déployées pour garantir la sécurité de la population", a-t-il dit. M. Khadka a ajouté que les autorités cherchaient à rassurer les habitants pour les dissuader de se ruer dans les magasins et faire des stocks de nourriture. Elles surveillent aussi les commerçants pour éviter qu'ils ne fassent trop grimper les prix. Selon le ministère de l'approvisionnement, Katmandou dispose de suffisamment de réserves pour tenir un mois. Mais une association de consommateurs a déclaré jeudi que les prix des fruits et légumes avaient déjà augmenté de 5% à 10% depuis mercredi. Les rebelles réclament la libération de militants détenus, des informations sur des disparus et une enquête sur les meurtres qui auraient été commis sur des maoïstes emprisonnés. Ils demandent aussi d'être rayés de la liste des organisations terroristes. La guerilla a déjà fait quelque 10.000 morts en huit ans. Le blocus survient alors que les maoïstes ont déjà fait suspendre en début de semaine les activités de plusieurs grandes sociétés qu'ils accusent d'exploiter leurs employés. Ils ont également menacé de mort neuf journalistes accusés de critiquer la guerilla, après avoir tué un reporter de radio. "La situation se dégrade de jour en jour. Les maoïstes deviennent de plus en plus violents", dit Sushil Pyakurel, de la Commission nationale des droits de l'homme. "Auparavant ils visaient des officiels et les forces de sécurité mais maintenant ils s'en prennent aux médias et aux défenseurs des droits de l'homme", a-t-il dit. Fondé par un ancien professeur, Prachanda, "le féroce", et un diplomé en architecture, Baburam Bhattarai, les maoïstes sont entrés dans la clandestinité au milieu des années 1990 pour renverser le système féodal encore basé sur les castes. Ils tirent leur inspiration de la lutte de Mao Tsetoung dans les campagnes chinoises et des tactiques brutales du Sentier lumineux péruvien. Ils controlent déjà une bonne partie du pays où ils dirigent une adminIstration parallèle. Récemment, ils ont entrepris des blocus de villes de province mais c'est la première fois qu'ils tentent d'isoler la capitale de ce pays pauvre où le revenu individuel moyen est de quelque 230 dollars par an.

mercredi 18 aout 2004, 11h03

Népal: les maoïstes imposent un blocus de Katmandou

KATMANDOU (AFP) - Les rebelles maoïstes népalais ont coupé mercredi les routes d'accès à la capitale, imposant un blocus partiel à Katmandou et accroissant leur pression sur le régime qu'ils cherchent à renverser depuis huit ans. L'aéroport fonctionnait toutefois normalement. Des habitants et touristes circulaient dans les rues comme d'habitude et l'armée a entrepris d'escorter des convois pour que le ravitaillement de la ville de 1, 5 million d'habitants ne soit pas stoppé. Alors que de grandes parties du pays sont déjà contrôlées par la guérilla, les routes normalement encombrées qui mènent à Katmandou étaient quasi vides. "Aucun propriétaire n'est prêt à se servir de son véhicule de peur d'être attaqué par les maoïstes", a déclaré Hira Udas, chef de la Fédération népalaise des entreprises de transport. "Les forces de sécurité peuvent peut-être protéger les véhicules pendant un jour ou deux, mais ensuite les maoïstes procéderont à des représailles contre ceux qui auront défié leurs ordres", dit-il. Il estime que ce sont 2.000 véhicules par jour qui sont ainsi empêchés d'entrer à Katmandou ou d'en sortir. Des policiers tenant un barrage à 20 km de Katmandou ont confirmé que la circulation était arrêtée. "Depuis ce matin, il n'y a pas eu de passage. Normalement, des centaines de véhicules passent dans les deux sens", a dit un policier. Mais l'armée a escorté un convoi de 28 véhicules de passagers et marchandises vers le sud du pays et devait protéger son retour sur la capitale avec des provisions, a dit un militaire. "Ce processus sera maintenu pour que le ravitaillement en biens ne soit pas affecté", a-t-il dit. Ce premier blocus de Katmandou survient un jour après que les insurgés eurent obligé plusieurs grandes sociétés népalaises à suspendre leurs activités. Le mouvement a été provoqué par un attentat lundi à l'explosif contre un grand hôtel. L'attentat n'a pas fait de victime, mais il a provoqué la panique des milieux d'affaires. Les maoïstes, dont la guérilla a déjà fait près de 10.000 morts depuis 1996, ont dit dans un communiqué vouloir "imposer un blocus à partir d'aujourd'hui (mercredi) et qui se poursuivra pour une durée indéterminée". Les rebelles réclament la libération de militants détenus, des informations sur des disparus et une enquête sur les meurtres qui auraient été commis sur es maoïstes emprisonnés. Ils demandent aussi d'être rayés de la liste des organisations terroristes. Le blocus montre le pouvoir croissant du mouvement maoïste qui s'attaquait rarement à la capitale de ce petit pays pauvre de 23 millions d'habitants. Selon une association de consommateurs, Katmandou dispose de dix semaines de réserves de vivres et carburant. Des tours opérateurs craignent que le tourisme ne soit affecté par les derniers développements. Les réservations ont déjà baissé depuis que les Etats-Unis, le Japon, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et d'autres pays eurent conseillé au début du mois à leurs ressortissants d'éviter le Népal. Le Premier ministre Sher Bahadur Deuba a réuni le conseil de sécurité national, des responsables de l'armée et de la police pour évoquer les moyens de mettre fin au blocus. Depuis l'échec de négociations avec le gouvernement il y a un an, les maoïstes ont redoublé leurs opérations dans les provinces et jusqu'à Katmandou et imposé de nombreuses grèves. Les rebelles, qui réclament l'abolition de la monarchie constitutionnelle, ont déjà soumis une série de villes et villages à des blocus et attaqué des véhicules qui circulaient.

mardi 17 aout 2004, 10h16

Népal: les maoïstes font fermer de grandes sociétés népalaises

KATMANDOU (AFP) - Plusieurs grandes sociétés népalaises ont fermé mardi sous la menace de la guérilla maoïste après un attentat contre un grand hôtel de Katmandou, une offensive sur le front économique qui marque une nouvelle étape dans la guerre déclenchée par les maoïstes il y a huit ans. Les rebelles qui contrôlent une grande partie du pays et veulent renverser la monarchie avaient donné jusqu'à mardi à 24 des principales sociétés du royaume pour fermer. Lundi, des explosifs ont été lancés contre l'une d'entre elles, le Soaltee Crowne Plaza, un cinq étoiles de la capitale appartenant en partie au roi Gyanendra. Les engins sont tombés sur des courts de tennis et l'attentat n'a pas fait de victime. Mais il a envoyé un signal suffisant pour que l'hôtel qui refusait de se plier au diktat des maoïstes décide de fermer pour une période indéterminée et que d'autres suivent. Les entrepreneurs sont accusés d'exploiter leurs employés par un syndicat maoïste, ce qu'ils nient. "La plupart des affaires ont décidé de fermer pour l'instant étant donné la situation", a déclaré N.M. Singh, patron de Bottlers Nepal, distributeur de Coca-Cola au Népal. "Puisque le gouvernement n'arrive pas à protéger ses citoyens, comment voulez-vous qu'on continue ?", a ajouté le président de la Fédération népalaise des chambres de commerce et d'industrie, Binod Shrestha. La cessation forcée des activités vise aussi à faire pression sur le gouvernement pour la réouverture de négociations avec la rébellion qui a déjà fait près de 10.000 morts en huit ans. Depuis l'échec de négociations avec le gouvernement il y a un an, les maoïstes ont intensifié leurs opérations dans les provinces et jusqu'à Katmandou et ont imposé de nombreuses grèves. La plupart des sociétés visées par les rebelles sont liées à la famille royale ou à des multinationales. Mais d'autres entreprises ont également interrompu leurs activités, comme Makalu Bus Service, un grand transporteur, de crainte d'attentats. Les troubles risquent notamment de faire de nouveau dérailler l'industrie du tourisme, une des rares ressources de ce petit pays pauvre et une de ses principales sources de devises. Le tourisme fait vivre 1, 25 million de personnes dans le royaume himalayen et une augmentation de 32% du nombre des visiteurs avait été enregistrée sur les sept premiers mois de l'année. Les hôteliers rencontraient mardi le premier ministre Sher Bahadur Deuba pour réclamer un renforcement de la sécurité et l'ouverture d'un dialogue avec les maoïstes. "Nous allons dire au premier ministre que si le gouvernement n'est pas sérieux, nous sommes prêts à fermer tous nos hôtels en signe de protestation", a dit Narendra Bajracharya, président de l'Hotel Association-Nepal. Les rebelles refusent jusqu'à présent de négocier avec le premier ministre nommé en juin par le roi Gyanendra. Les maoïstes ont également menacé de faire le siège à Katmandou à partir de cette semaine si le gouvernement ne cédait pas à leurs exigences. Ils réclament des sanctions contre les officiers coupables de violations des droits de l'homme et d'avoir tué des militants, la libération des rebelles prisonniers et des informations sur les disparus. Selon une association de consommateurs, Katmandou dispose de dix semaines de vivres, carburant et autres denrées essentielles. La guérilla s'est souvent montrée brutale sur le terrain, mais, jusqu'à présent, elle s'en est rarement prise aux touristes.
Emmanuel
SA Sabaidee Veteran ·
Bonjour Grosminet,

C'est très gentil de ta part de nous communiquer toutes ces infos (pas très "joyeuses", il faut le dire ...). Merci bcp. Sabaïdee.
J'ai le mal du pays pour un pays qui n'est pas le mien ... (A. David-Neel)
DH Dhes Regular ·
Il serait interessant d'avoir le temoignage d'une personne qui rentre du Nepal ces jours ci ....

A ++++++++++++++++++++😉
DHES , C'est mon avis mais je n'ai pas forcement raison ! faire sa propre expérience , c'est quand même le TOP! Pour les échanges d'enfants sur l'international en bas age ; un site qui mérite le détour : http://www.enfamille.com
GR Grosminet Regular ·
🏴‍☠️mardi 31 aout 2004, 17h47 Irak: douze otages népalais assassinés, la vie de deux otages français en danger

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BAGDAD (AFP) - Douze otages népalais ont été assassinés en Irak selon un site islamiste alors que devait expirer mardi soir un nouvel ultimatum concernant les deux journalistes français menacés par un groupe islamiste irakien.La libération des Français est "imminente", a affirmé mardi la chaîne satellitaire arabe Al Arabiya. "Il s'agit de rumeurs, nous ne pouvons confirmer et continuons à nous mobiliser", a souligné le ministère français des Affaires étrangères.

Le Comité des oulémas musulmans, principale organisation religieuse sunnite d'Irak, a admis mardi qu'il n'avait pu entrer en contact avec les ravisseurs des deux journalistes et craint que cet enlèvement "n'aboutisse à leur exécution". Il a exhorté leurs ravisseurs à les épargner.

Douze Népalais ont été tués par un groupe islamiste, a rapporté mardi le site internet du groupe islamiste "Ansar Al-Sunna", proche d'Al-Qaïda. Le site publie des photos et une vidéo très crues, montrant l'un des otages en train d'être égorgé, puis l'assassinat par balles des onze autres.

Ce site avait publié le 20 août un communiqué annonçant l'enlèvement de ces Népalais, qui travaillaient avec les forces américaines en Irak, par un groupe islamiste jusque-là inconnu, le "commandement militaire de l'Armée d'Ansar Al-Sunna" (partisans de la tradition).

Les deux Français avaient disparu en Irak le même jour, le 20 août. Les deux journalistes ont appelé à l'annulation de la loi sur l'interdiction de signes religieux, et notamment le voile islamique, à l'école publique, affirmant que leur vie était en danger. Les ravisseurs avaient donné lundi soir un nouveau délai de 24 heures à Paris pour répondre à leur exigence.

Christian Chesnot de Radio France, et Georges Malbrunot, envoyé spécial du Figaro, sont apparus sur une vidéo diffusée lundi soir par la chaîne Al-Jazira. "Nous exhortons le peuple français et tout Français qui connaît la valeur de la vie (humaine) à sortir pour manifester afin de réclamer l'annulation de la loi sur l'interdiction du voile parce que notre vie est en danger", a déclaré Georges Malbrunot.

"J'exhorte les citoyens français à manifester contre cette loi et à demander à l'abroger parce que c'est une loi inique et erronée. Si elle n'est pas annulée, nous risquons de le payer de notre vie. C'est une question de temps, peut-être de minutes et nous ferons partie des morts", a dit Christian Chesnot.

Le président Jacques Chirac a répété mardi son appel à la libération des journalistes alors que la France poursuivait ses efforts pour tenter de les sauver. "Je renouvelle ici mon appel solennel à la libération" des deux journalistes français et de leur chauffeur, a déclaré M. Chirac.

Le ministre français des Affaires étrangères, Michel Barnier, a rencontré mardi son homologue jordanien, Marwan Moasher, et le roi Abdallah II. La Jordanie s'est engagée à tout faire pour aider à leur libération. "Nous allons multiplier les contacts avec les parties irakiennes concernées pour assurer la libération des journalistes français", a dit le monarque jordanien.

"Nous travaillons dans la discrétion, car c'est une garantie pour la sécurité et nous le faisons en nouant tous les dialogues et tous les contacts utiles pour faire comprendre notre message", a lancé Michel Barnier.

L'ancien secrétaire général du ministère français des Affaires étrangères, Hubert Colin de Verdière, a eu à Bagdad des contacts avec "des personnalités susceptibles d'aider à trouver une solution au problème des otages".

Les deux journalistes sont retenus par l'"Armée islamique en Irak", qui a réclamé l'annulation par la France de la loi qui interdit les signes religieux ostensibles, notamment le voile islamique, dans les écoles publiques.

Le porte-parole du gouvernement, Jean-François Copé, a exprimé la fermeté de Paris : la loi sur l'interdiction du voile "sera appliquée" comme prévu jeudi, jour de la rentrée scolaire. La classe politique française a aussi réaffirmé sa volonté de ne pas céder au chantage.

Le ministre britannique des affaires étrangères, Jack Straw, a prôné la fermeté face aux demandes des ravisseurs de deux journalistes : "Ce n'est pas à moi de spéculer sur ce que fait le gouvernement français mais la position du gouvernement britannique est que l'on ne doit jamais céder aux preneurs d'otages ou à tout autre chantage car l'on aboutit toujours à une situation pire".

"L'Armée islamique en Irak" a déjà revendiqué les assassinats de plusieurs otages, dont celle du reporter italien Enzo Baldoni.

Le Premier ministre irakien Iyad Allaoui a estimé lundi que cette affaire montrait qu'il "n'y a pas de neutralité possible" en Irak et que ceux qui ne "combattent pas" aux côtés du gouvernement n'échappent pas au terrorisme.

Par ailleurs, le chef radical chiite Moqtada Sadr a appelé ses miliciens à cesser le combat dans tout l'Irak.

Cheikh Naïm al-Qaabi, directeur du bureau de Moqtada Sadr à Bagdad, a annoncé que le jeune chef chiite avait appelé à "l'arrêt des combats dans tout l'Irak et l'entrée dans le processus politique de son mouvement".

Cette annonce surprise a été accueillie avec beaucoup de réserve par le gouvernement intérimaire. Il s'agit d'une tentative pour "sauver la face" après l'accord de paix survenu jeudi à Najaf (centre), a estimé un responsable Sabah Kazem.

Dans le quartier chiite de Sadr City à Bagdad, un accord serait intervenu pour mettre fin aux combats contre les troupes américaines, a affirmé le bureau de M. Sadr dans la capitale.
Emmanuel
GR Grosminet Regular ·
Je viens de voir des images tournées à KTM sur Itélévision qui correspondent à la dépêche de l'AFP ci-dessous .

mercredi 1 septembre 2004, 12h18 Népal: émeutes à Katmandou après l'exécution des otages en Irak

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KATMANDOU (AFP) - Des émeutes ont éclaté mercredi à Katmandou, où des milliers de manifestants ont incendié la principale mosquée et les bureaux de Qatar Airways, entraînant l'instauration d'un couvre-feu dans la capitale, au lendemain de l'annonce de la mort des 12 otages népalais en Irak.Le gouvernement a décrété un couvre-feu illimité et fixé un jour de deuil national à jeudi, après le plus important massacre d'otages perpétré en une seule fois en Irak depuis l'invasion de ce pays en mars 2003 par la coalition menée par les Etats-Unis dont le Népal ne fait pas partie.

Dans la matinée, quelque 5.000 manifestants en furie qui protestaient contre l'assassinat des 12 travailleurs népalais pris en otages par des islamistes en Irak, ont mis le feu à la mosquée Jama Masjid, dans le centre de Katmandou. Le bâtiment a été peu endommagé mais la plupart de ses meubles et équipements ont été détruits après avoir été incendiés dans la rue.

A coups de matraque, la police anti-émeute est intervenue pour contrôler la foule qui criait: "Des mesures contre les musulmans". Les manifestants ont finalement été repoussés hors du centre-ville dans lequel se trouve le palais royal. La zone a été bouclée tandis que la police tentait de disperser la foule. Les bureaux de Qatar Airways à Katmandou ont également été saccagés. "Des dizaines de gens en furie ont envahi les bureaux et détruit le mobilier et les installations avant de mettre le feu", a raconté un employé.

Qatar Airways est la principale compagnie utilisée par les Népalais qui vont travailler au Moyen-Orient. Auparavant, des centaines de jeunes avaient attaqué des agences de placements de Katmandou les accusant d'avoir envoyé travailler en Irak les 12 Népalais enlevés il y a une dizaine de jours et dont la mort a été annoncée mardi. Les manifestants sont descendus dans les rues, perturbant d'abord la circulation et criant des slogans, avant de saccager plus d'une dizaine de bureaux de ces agences spécialisées dans le recrutement de travailleurs pour des emplois à l'étranger. Les manifestants ont aussi brisé les vitres du bureau du Département du travail et de l'emploi.

"Des gens sont devenus violents et ont commencé à attaquer des bureaux de placements à Katmandou, nous essayons d'éviter des violences graves dans la capitale et en dehors", a déclaré le ministre de l'Intérieur Purna Bahadur Khadka. A la suite de ces événements, "le gouvernement a décidé de décréter un couvre-feu à partir de 14H00 (08H15 GMT) et jusqu'à nouvel ordre", a indiqué un communiqué du ministère de l'Intérieur. Le couvre-feu implique l'interdiction de tout mouvement dans la ville de 1, 5 million d'habitants, a précisé un responsable de la police, alors que des hélicoptères de l'armée survolaient le ciel de la capitale himalayenne.

La chaîne de télévision Channel Nepal, appartenant à un notable musulman éminent, Jamin Shah, a décidé de rester fermée mercredi par précaution, a indiqué un de ses responsables. La minorité musulmane représente 3, 8% des 27 millions d'habitants du Népal, un pays à majorité hindouiste. Des manifestations spontanées ont également éclaté en province dans les villes de Pokhara (ouest), Gorkha (centre) et Biratnagar (sud).

Les 12 Népalais, qui travaillaient notamment comme cuisiniers et dans des laveries, ont été tués par un groupe islamiste, a annoncé mardi le site internet du groupe "Ansar Al-Sunna", proche d'Al-Qaïda. Le site a publié des photographies et une vidéo très crues de l'exécution, montrant un otage en train d'être égorgé, puis l'assassinat par balle des 11 autres. C'est le même site qui avait annoncé leur enlèvement le 20 août.
Emmanuel
GR Grosminet Regular ·
Une pensée pour nos amis(ies) Népalais en ce jour

jeudi 2 septembre 2004, 12h48 Népal: deuil national pour les otages assasssinés

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KATMANDOU (AFP) - Le Népal observait jeudi un jour de deuil national en hommage à ses 12 ressortissants assassinés en Irak, et sa capitale Katmandou était toujours sous couvre-feu au lendemain de violences perpétrées contre des intérêts musulmans.Partout au Népal, bureaux et écoles ont fermé, la plupart des compagnies aériennes ont annulé leurs vols et les drapeaux étaient en berne en hommage aux 12 otages népalais dont la mort a été annoncée mardi.

Le calme était revenu dans la capitale népalaise où les policiers ont reçu l'ordre de tirer à vue sur d'éventuels émeutiers, et le couvre-feu instauré la veille était toujours en vigueur. Il a cependant été levé dans la matinée pendant trois heures et demie pour permettre aux habitants de faire des courses dans des magasins brièvement ouverts pour cette occasion.

Mercredi, une foule de manifestants en furie avaient attaqué des cibles musulmanes, incendiant la principale mosquée de Katmandou, saccageant les bureaux de la Qatar Airways et marchant vers l'ambassade d'Egypte --qui représente les intérêts irakiens au Népal-- aux cris de "Punissez les musulmans". Deux personnes sont mortes lors de tirs de policiers.

Contrastant avec le calme revenu dans la capitale, des manifestations ont eu lieu jeudi en province, dans la ville de Palpa (ouest), où la police a tiré des cartouches à blanc pour disperser une foule de 3.000 personnes hurlant des slogans contre la guérilla irakienne, a-t-elle indiqué. "Au moins deux personnes ont été blessées quand la police a chargé à coups de matraque pour disperser la foule", selon un témoin.

Dans ces circonstances, le gouvernement va "sans doute étendre le couvre-feu (à Katmandou) au week-end pour éviter d'éventuels incidents vendredi, jour de prière des musulmans", a indiqué un responsable du ministère de l'Intérieur.

Le roi Gyanendra du Népal avait souhaité mercredi soir qu'il y ait "des relations fraternelles entre les personnes de différentes religions et de cultures". Jeudi matin, des fidèles de la mosquée Jama Masjid tentaient de récupérer des bouts de Coran brûlés près du lieu de culte d'où des volutes de fumée continuaient de s'échapper. La situation était calme à Nepalgunj (sud-ouest), ville regroupant la plus grande communauté musulmane du Népal, où environ 300 musulmans ont défilé mercredi soir pour dénoncer les atrocités en Irak, a indiqué la police.

La minorité musulmane représente 3, 8% des 27 millions d'habitants du Népal, un pays à majorité hindouiste qui a peu été touché par les violences religieuses jusqu'à présent. Les Etats-Unis ont condamné mercredi l'"horrible" assassinat en Irak des otages et ont appelé les Népalais à ne pas lancer de représailles contre des cibles musulmanes ou arabes. Le ministère des Affaires étrangères égyptien a quant à lui convoqué le chargé d'affaires à l'ambassade du Népal au Caire pour lui exprimer son inquiétude et souligné "la nécessité de renforcer la protection des intérêts égyptiens et des ressortissants égyptiens au Népal".

Les otages népalais, qui travaillaient notamment comme cuisiniers et dans des laveries, ont été tués par un groupe islamiste, avait annoncé mardi le site internet du groupe "Anar Al-Sunna", proche d'Al-Qaïda qui a publié des photographies et une vidéo très crues de leur exécution.
Emmanuel
SU Surya ·
namaste !!

Je voulais simplement te remercier pour les infos que tu as laissé sur le site !!!! ca m'a fait un bien fou de voir que d'autres personnes que moi s'intéressent a ce qui se passe au Népal !!

pheri betaula

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