"Pour calmer le séparatisme latent parmi les musulmans de l’extrême Sud, le général Prem Tinsulanonda, un ancien premier ministre thaïlandais (1980-1988), avait mis en place un organisme mixte chargé d’y aplanir les difficultés, le Centre administratif des provinces méridionales, connu sous le sigle de SPABC. Il avait également créé un service de renseignement associant civils, policiers et militaires, le CPM 43. Le Sud profond du royaume avait ainsi connu une longue période de calme relatif, et le Parti démocrate, qui avait géré la sortie de la crise financière régionale de 1997-1998, s’y était solidement implanté.
Quand M. Thaksin et son parti, le Thai Rak Thai (« Les Thaïlandais aiment les Thaïlandais »), ont facilement gagné les élections de 2001 (1), les démocrates ont été balayés à l’échelon national, mais ils ont conservé leurs principales positions dans le Sud. Une fois sa majorité parlementaire renforcée par des alliances, M. Thaksin a dissous, en mai 2002, le SPABC et le CPM 43. Selon un rapport publié en mai 2005 par l’International Crisis Group (ICG) de Bruxelles (2), le premier ministre avait alors jugé ces deux structures « inefficaces » et estimé qu’elles servaient « les intérêts de l’opposition » démocrate.
Avec la suppression du SPABC, qui associait les notables musulmans aux représentants du gouvernement central, le Sud islamisé s’est retrouvé privé de canaux de communication avec Bangkok. Parallèlement, le renseignement a été transféré à la police provinciale, « généralement considérée comme un lieu de délestage pour officiers corrompus et inefficaces », selon la formule de l’ICG. Ce vide est intervenu au moment où le monde musulman était secoué par les effets des attaques du 11 septembre 2001 et ceux de l’intervention militaire américaine en 2003 en Irak. Le SPABC n’a été remplacé qu’en avril 2004, soit trois mois après l’instauration de la loi martiale, par un commandement chargé de la « construction des provinces sur la frontière méridionale ».
En outre, avant l’implosion de janvier 2004, cette région, qui s’adonne à la contrebande à travers une frontière plutôt poreuse avec la Malaisie, avait été particulièrement affectée par une campagne meurtrière contre les trafiquants de drogue qui aurait fait, à l’échelle nationale, quelque 2 500 victimes dans des circonstances jamais vraiment éclaircies. Cette « guerre » contre les marchands de mort avait été, dans l’ensemble, populaire dans le royaume, où les amphétamines commençaient à circuler jusque dans les écoles primaires. Mais elle a laissé quelques traces dans le Sud.
A la même époque – on ne l’a su que plus tard –, un réseau terroriste clandestin fondé en Malaisie et à dominante indonésienne, la Jemaah Islamiyah (JI), a utilisé la Thaïlande au moins comme un refuge. Au milieu des années 1980, sur la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan, des liens s’étaient établis dans des camps d’entraînement entre des militants de la JI et un petit nombre d’intégristes musulmans thaïlandais. On sait que des porteurs de fonds de la JI ont transité par la Thaïlande. Le principal opérateur de ce réseau, l’Indonésien Hambali, qui était également membre d’Al-Qaida, a d’ailleurs été capturé dans le royaume en août 2003, au nord de Bangkok. Il est actuellement détenu par les Américains, dans un lieu inconnu."
http://www.monde-diplomatique.fr/2005/09/POMONTI/12797"C'est en effet M. Thaksin qui, dans la région, a provoqué une escalade des tortures et des arrestations arbitraires, dénoncée par Amnesty International. Le général Prem Tinsulanonda, principal conseiller du roi, est allé fustiger cette politique à Pattani en janvier. Il y a dix jours, la Commission pour la réconciliation nationale, mise en place par Anand Panyarachun, un ancien premier ministre très respecté, remettait à Thaksin un rapport recommandant une plus grande participation des musulmans aux affaires locales et l'adoption d'un dialecte local comme «langue de travail». Quelques bombes sont venues soutenir hier cette revendication."
http://www.lefigaro.fr/international/2006/06/16/01003-20060616ARTFIG90234-thailande_bombes_dans_le_sud_musulman.php"Le début de l’ère Thaksin en Asie ?
by Thitinan Pongsudhirak
Le départ de Lee Kuan Yew à Singapour et de Mahathir Mohamad en Malaisie a privé l’Asie du Sud-Est de ses principaux dirigeants. Le Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra peut-il combler ce vide ?
Plusieurs mesures audacieuses en politique étrangère – le Dialogue pour la coopération en Asie, la Stratégie de coopération économique pour le développement des pays continentaux d’Asie du Sud-Est, et l’octroi par les Etats-Unis du statut d’“allié majeur non-OTAN” – ont projeté Thaksin sur la scène internationale pendant son premier mandat. Après des violences l’année dernière dans le sud du pays, à majorité musulmane, la victoire écrasante de son parti, le Thai Rak Thai (TRT) en février dernier a redonné un nouveau souffle à ses ambitions régionales."
http://www.project-syndicate.org/print_commentary/pongsudhirak1/FrenchVous prenez une région ou vivent des musulman modéré, ou il y a déjà eu des problèmes par le passé, vous les isolez du reste du pays et vous les provoquez, tuez des civils innocents, leur mettez la pressions pour réveiller les idées séparatistes endormie et lorsque les esprits sont chaud, faite revenir dans la région des intégristes musulmans formé a l'islam sunnite waabite et qui ont fait la guerre en Afghanistan.....
Aujourd'hui tout le monde est d accord pour dire que les services secrets américains avec l'aide de l'Arabie Saoudite ont crée l'international sunnite waabite, des musulmans sunnite du monde entier sont parti par l'intermédiaire de ces réseaux faire la guerre en Afghanistan, aujourd'hui beaucoup se demande si ils ont encore le contrôle via leur amis de l'Arabie Saoudite qui continu de financer ces réseaux et aide a la diffusion de l'islam sunnite waabbite dans le monde, qui transforme des musulman modéré en intégriste.
"Le 11 septembre 2001, lors de l'attaque terroriste contre le World Trade Center à New York et le Pentagone à Washington, Carlyle réunit dans cette même ville plusieurs centaines d'investisseurs liés au groupe. Parmi les invités figurent entre autres George H.W. Bush, 41e Président des États-Unis et père du Président en exercice George W. Bush, et Shafiq Ben Laden, un demi-frère d'Oussama Ben Laden qui sera accusé de diriger Al-Qaida, la structure à l'origine de l'agression [9]. La proximité des noms Bush et Ben Laden en ce jour précis frappe les consciences, et révèle Carlyle au grand public.
La proximité de Carlyle avec la Maison Blanche, conjuguée au fait que le groupe possède des intérêts dans l'industrie de l'armement, provoque bon nombre de controverses. Le cinéaste Michael Moore l'a notamment dénoncé dans son film Fahrenheit 9/11. Il considère que le Groupe Carlyle profite de manière directe des guerres en Irak et en Afghanistan et indique qu'une partie de ses capitaux était détenue par des Saoudiens, appartenant notamment à la famille d'Oussama Ben Laden, et qui se sont débarrassé de leur participation suite à la révélation de cette situation"
http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_CarlyleMembre Thaïlandais de Carlyle:
Anand Panyarachun (envoyé a l'époque par Thaksin pour régler les problèmes dans le sud musulman)
Thaksin Shinawatra