Pour ceux qui seraient intéressés, une conférence sur le sujet (entrée libre) à l'Université de Genève (24 rue Général-Dufour) le mardi 4 mars 2014 à 18 h 30.
http://www.unige.ch/public/carrousel/cyclepatrimoinecultureldelhumanite/a5flyer_patr_5marsLD.pdf
Books, films and documentaries · Palestine
Suggestions de livres, de films et de documentaires qui peuvent intéresser, faire rêver ou être utiles pour des voyageurs.
Showing 1–6 of 6 discussions.
Many threads here are in French, the community’s main language. English translations are added over time.
Le cochon de Gaza
Après « La source des Femmes » et les montagnes de l’Atlas marocain, on peut vouloir rejoindre le quotidien d’un pêcheur de Gaza à l’aune des réalités d’aujourd’hui, au bord d’une grande bleue longtemps fantasmée.
C’est un étrange voyage d’une heure quarante, où l’on reste collé à son siège, participant aux fous rires des spectateurs, séduit par une vision comique , mais pas désespérée de ce coin du monde.
L’absurde est partout, dans la maison du pêcheur où des soldats israéliens ont décidé d’occuper l’étage, mais aussi les « toilettes » du rez-de-chaussée, où, quand on tire un rideau, la vue s’ouvre sur le mur troué par le dernier missile.
La vie continue cependant…les pêcheurs pêchent plus d’immondices ou de sacs en plastique que de dorades ou de rougets, les chèvres et les moutons paissent sous les quelques oliviers que la « sécurité militaire » n’a pas encore détruits…
Autorités palestiniennes(Hamas) et occupation israélienne(jeunes soldats) sont décrits avec un comique qui ne laisse aucune illusion sur l’absurdité de ce conflit. Le pauvre pêcheur, qui a tiré de ses filets un « cochon vietnamien » va faire fortune en vendant la semence de la bête « impure » à un élevage israélien manquant de mâles…
Quand on sait combien cet animal est proscrit par les livres des deux religions, on conçoit les difficultés de notre héros, « souillé » par les mérites de la bête…
Perle cinématographique de cette rentrée, ce petit film a le mérite de nous rendre attachants les protagonistes « malgré-eux » de ce terrible conflit, et de nous conter une invraisemblable fable pleine d’espérance…
Après « La source des Femmes » et les montagnes de l’Atlas marocain, on peut vouloir rejoindre le quotidien d’un pêcheur de Gaza à l’aune des réalités d’aujourd’hui, au bord d’une grande bleue longtemps fantasmée.
C’est un étrange voyage d’une heure quarante, où l’on reste collé à son siège, participant aux fous rires des spectateurs, séduit par une vision comique , mais pas désespérée de ce coin du monde.
L’absurde est partout, dans la maison du pêcheur où des soldats israéliens ont décidé d’occuper l’étage, mais aussi les « toilettes » du rez-de-chaussée, où, quand on tire un rideau, la vue s’ouvre sur le mur troué par le dernier missile.
La vie continue cependant…les pêcheurs pêchent plus d’immondices ou de sacs en plastique que de dorades ou de rougets, les chèvres et les moutons paissent sous les quelques oliviers que la « sécurité militaire » n’a pas encore détruits…
Autorités palestiniennes(Hamas) et occupation israélienne(jeunes soldats) sont décrits avec un comique qui ne laisse aucune illusion sur l’absurdité de ce conflit. Le pauvre pêcheur, qui a tiré de ses filets un « cochon vietnamien » va faire fortune en vendant la semence de la bête « impure » à un élevage israélien manquant de mâles…
Quand on sait combien cet animal est proscrit par les livres des deux religions, on conçoit les difficultés de notre héros, « souillé » par les mérites de la bête…
Perle cinématographique de cette rentrée, ce petit film a le mérite de nous rendre attachants les protagonistes « malgré-eux » de ce terrible conflit, et de nous conter une invraisemblable fable pleine d’espérance…
"Soraya Emad et Marwan sont accoudés à une barrière sur le mont des Oliviers. Ils se sont connus depuis peu à Ramallah en Cisjordanie. Elle petite fille de réfugié débarque de New York, eux natifs d'ici sont deux potes de toujours. Ils jouissent du spendide paysage qui s'offrent à eux. En face se dresse la mosquée d'Al Aqsa et La vieille ville de Jérusalem. Pas un mot ne filtre, seul le bruissement du vent.... Emad donne l'accolade à Marwan . Soraya sourit...."
une séquence forte parmi tant d'autres qui illustre ce film magnifique et émouvant, oscillant entre tendresse et détresse, entre cavale et road movie à travers les routes de Palestine. Je ne vais pas m'étendre davantage sur cette merveille et je vous le conseille vivement si il passe près de chez vous. Pour les novices, je dirai que c'est aussi un bon condensé de ce qui se passe en Palestine
c'est un premier film pour Anne Marie Jacir. Le titre anglais est The Salt of this Sea. Il n'a pas été simple à réaliser à cause de l'occupation. L'acteur principal obligé de se cacher à Ramallah, l'équipe de tournage de Cisjordanie interdite d'accès à Jérusalem. La fiction rejoint la réalité. Film artisanal. Production indépendante. Encore une autre bonne raison pour l'aider à exister. Danny Glover a participé à son financement. Projeté à Cannes en sélection officielle "un certain regard", ils ont arpenté les marches du festival coiffés de keffiehs.
Le plus beau film de fiction que j'ai vu traitant de la Palestine
"La route du voyage pour aller à la maison est plus belle que la maison elle même" Mahmoud Darwisch
une séquence forte parmi tant d'autres qui illustre ce film magnifique et émouvant, oscillant entre tendresse et détresse, entre cavale et road movie à travers les routes de Palestine. Je ne vais pas m'étendre davantage sur cette merveille et je vous le conseille vivement si il passe près de chez vous. Pour les novices, je dirai que c'est aussi un bon condensé de ce qui se passe en Palestine
c'est un premier film pour Anne Marie Jacir. Le titre anglais est The Salt of this Sea. Il n'a pas été simple à réaliser à cause de l'occupation. L'acteur principal obligé de se cacher à Ramallah, l'équipe de tournage de Cisjordanie interdite d'accès à Jérusalem. La fiction rejoint la réalité. Film artisanal. Production indépendante. Encore une autre bonne raison pour l'aider à exister. Danny Glover a participé à son financement. Projeté à Cannes en sélection officielle "un certain regard", ils ont arpenté les marches du festival coiffés de keffiehs.
Le plus beau film de fiction que j'ai vu traitant de la Palestine
"La route du voyage pour aller à la maison est plus belle que la maison elle même" Mahmoud Darwisch
Une BD carnet de voyage intéressante de Chappatte .
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/9fd8a6dc-f81d-11dd-92d8-fec09178b248/
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/9fd8a6dc-f81d-11dd-92d8-fec09178b248/
Plus qu’un simple guide touristique, cet ouvrage permet une découverte profonde du patrimoine historique, archéologique, religieux, architectural et culturel palestinien, comme des réalités quotidiennes de l’occupation israélienne. Il présente et raconte des lieux enracinés dans la mémoire et la culture palestiniennes, des sites témoins d’une histoire et d’une identité forgées au contact des civilisations du Moyen-Orient, de la Méditerranée et de la Péninsule arabe, mais aussi les tragédies contemporaines et la lutte du peuple palestinien pour recouvrir ses droits.
Des documents variés, des biographies de personnalités culturelles et politiques, des poèmes, des chants populaires, des suggestions de lecture donnent à ce guide un ton didactique. En outre, de nombreuses adresses d’institutions et d’associations fournissent aux visiteurs l’opportunité de multiplier les rencontres et les visites. Par ses informations pratiques(transports, hôtels, cafés, restaurants, musées, centre culturels), il offre également des renseignements utiles pour préparer un voyage inoubliable
vous pouvez vous le procurer sur le site du Philistin
Une nouvelle version remise à jour devrait sortir très prochainement
Des documents variés, des biographies de personnalités culturelles et politiques, des poèmes, des chants populaires, des suggestions de lecture donnent à ce guide un ton didactique. En outre, de nombreuses adresses d’institutions et d’associations fournissent aux visiteurs l’opportunité de multiplier les rencontres et les visites. Par ses informations pratiques(transports, hôtels, cafés, restaurants, musées, centre culturels), il offre également des renseignements utiles pour préparer un voyage inoubliable
vous pouvez vous le procurer sur le site du Philistin
Une nouvelle version remise à jour devrait sortir très prochainement
Où sont passés les cinéphiles?
75 messages pour "Les Ch'tis" ; c'est tout ce que vous avez trouvé à voir pendant mes 5 semaines de vacances?! Je suis choquée! Pas une seule chronique de film d'auteur!...
Faut-il en déduire que le déclin de la culture française est aussi manifeste que la récession économique américaine?
En tous cas, le New-York Times ne se prive pas de publier un article qui traite le président français d'inculte : http://www.nytimes.com/2008/04/15/arts/15sark.html?_r=1&ref=arts&pagewanted=print&oref=slogin
Mais, bon, passons...
Je voulais vous inciter à voir le film "Désengagement" d'Amos Gitaï. Ne serait-ce que pour la scène d'ouverture, dans le train, où les deux acteurs (Hiam Abbass, Liron Levo) livrent une belle prestation. Leur discussion a bâtons rompus, mi-figue de barbarie, mi-raisin de Corinthe, offre un dialogue suave et surprenant... A noter que Hiam Abbass sera prochainement à l'affiche de "Les citronniers", un film qui promet de soulever les coeurs et les consciences...
Mais Amos Gitaï semble avoir décide d'actionner la manette du poste d'aiguillage et d'envoyer notre train dans une voie de garage, alors que l'histoire bifurque...
Le film est bigarré (une cantatrice qu'on pourrait prendre pour une prêtresse vaudou, une femme qui assiste aux funérailles de son père avec une invraisemblable désinvolture, et la décolonisation de la bande de Gaza vue depuis un jardin d'enfants)... et l'ensemble est inégal, mais il a le mérite d'en appeler à notre intelligence, pas seulement à notre émotion.
Juliette Binoche, que je trouve toujours pleine de finesse et de subtilité, campe ici un personnage excessif, dont les sautes d'humeur et la psychologie insondable m'ont déroutée...
Liron Levo, (si vous rêvez, mesdames, d'un homme qui soit un mélange entre Joaquin Phoenix et Alessio Boni, Liron Levo devrait vous taper dans l'oeil) a un rôle moins ingrat. Son personnage est, sur le plan physique, émotionnel ou intellectuel, le plus humain, dans cette histoire, et le plus attachant peut-être...
Ce n'est pas un grand film mais il y a matière à réflexion...
Mais, bon, passons...
Je voulais vous inciter à voir le film "Désengagement" d'Amos Gitaï. Ne serait-ce que pour la scène d'ouverture, dans le train, où les deux acteurs (Hiam Abbass, Liron Levo) livrent une belle prestation. Leur discussion a bâtons rompus, mi-figue de barbarie, mi-raisin de Corinthe, offre un dialogue suave et surprenant... A noter que Hiam Abbass sera prochainement à l'affiche de "Les citronniers", un film qui promet de soulever les coeurs et les consciences...
Mais Amos Gitaï semble avoir décide d'actionner la manette du poste d'aiguillage et d'envoyer notre train dans une voie de garage, alors que l'histoire bifurque...
Le film est bigarré (une cantatrice qu'on pourrait prendre pour une prêtresse vaudou, une femme qui assiste aux funérailles de son père avec une invraisemblable désinvolture, et la décolonisation de la bande de Gaza vue depuis un jardin d'enfants)... et l'ensemble est inégal, mais il a le mérite d'en appeler à notre intelligence, pas seulement à notre émotion.
Juliette Binoche, que je trouve toujours pleine de finesse et de subtilité, campe ici un personnage excessif, dont les sautes d'humeur et la psychologie insondable m'ont déroutée...
Liron Levo, (si vous rêvez, mesdames, d'un homme qui soit un mélange entre Joaquin Phoenix et Alessio Boni, Liron Levo devrait vous taper dans l'oeil) a un rôle moins ingrat. Son personnage est, sur le plan physique, émotionnel ou intellectuel, le plus humain, dans cette histoire, et le plus attachant peut-être...
Ce n'est pas un grand film mais il y a matière à réflexion...
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