Récit de mon séjour en Israël – Palestine - décembre 2013

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JO
21/12/2013 - 14h15 Aéroport Charles de Gaulle, enfin !!! Ce voyage était attendu, il était temps que la date arrive. Ras-le-bol du quotidien. Israël-Palestine, depuis le temps que j'en rêve....Tous ces rendez-vous manqués. Combien de fois suis-je venue en Jordanie avec l'idée de traverser la frontière et de voir la Palestine et le désert du Néguev... Mais à chaque fois, entourée de mes amis bédouins de Pétra, le courage me lâchait et j'en oubliais cette envie. Alors, cette fois-ci, pas question... Aller-retour Tel-Aviv, je ne mettrais pas un pied en Jordanie. 14 jours pour rencontrer ces deux peuples si différents et si identiques à la fois, si loin et si proche d'une vie sans conflit. J'ai hâte de voir les paysages mais aussi de sentir l'atmosphère si spécifique à cette « terre sainte des trois religions ».

21h50 – Aéroport d'Istanbul Comité d'accueil spécial pour les embarquements pour Israël. Certains passent tranquilles. Moi, c'est un peu plus compliqué...à priori parce que j'ai pleins de visas de Jordanie et d’Égypte. Questions : - Le parcours de votre valise depuis chez vous ? - Vous venez pour quelle raison ? - Est ce que quelqu'un vous a remis quelque chose, un colis, un paquet, un cadeau ? - Est ce que tout ce qui est dans vos sacs est à vous ? - Quel hôtel en Israël ? Tout çà dure environ 10 minutes. Le chef d'embarquement regarde mon passeport, mes visas et c'est OK. J'espère qu'à Tel-Aviv, çà ne se compliquera pas. Je viens juste pour voir le pays moi !!!

22/12/2013 – 2h15 Voilà, je suis dans ma chambre, dans une auberge de jeunesse super bien située dans Tel-Aviv, près de la plage. L'air est frais mais pas froid, pas besoin de veste. Un peu le bordel pour arriver : j'aurai voulu prendre le train, mais fermé la nuit. J'ai été guidée vers un bus qui mène au centre ville... en fait à la gare principale. Bus gratuit. Ensuite, j'ai un peu ramé en voulant prendre le train, mais toujours aucun avant 5h du matin. J'ai fini par prendre un taxi qui m'a amené à l’hôtel pour 40 shekels, comme prévu au départ. Bah oui, en fin de compte, j'étais à la bonne station ? Allez, je suis crevée, gros dodo, et demain, petite visite de Tel-Aviv...

15h15 – Je quitte Tel-Aviv par le train pour aller à Akko (Saint Jean d'Acre). Cette première journée était très sympa, même si je ne trouve rien d'exceptionnel à la capitale israélienne. C'est une ville moderne, qui ressemble à tant d'autres villes modernes du moyen-orient... Si ce n'est que tous les quartiers sont beaux. J'ai commencé ma découverte vers 10h30. Tout à pied... j'ai commencé à longer la promenade au bord de la méditerranée, et ce soleil avec la plage, c'est franchement un régal en décembre. En manche courte, la température est géniale. Je revis. J'ai commencé par visiter le quartier Allenby avec son souk Hacarnel, coloré et animé et j'ai longé des ruelles du vieux quartier Yéménite, le quartier Kern Hatamarim. Arrivée à Neve Tsedek, j'ai visité l'ancienne gare de Jaffa qui a été restaurée superbement, même si maintenant ceux sont des boutiques et restaurants qu'on y trouve. J'arrive enfin à l'endroit qui me paraissait le plus beau à voir : Jaffa ! Et là, j'ai été ravie. C'est le plus vieux quartier de Tel-Aviv, où juifs et arabes se côtoient en paix. Un vrai bonheur. L'endroit est vraiment atypique. Il surplombe Tel-Aviv, au milieu d'un jardin méditerranéen luxuriant, des ruelles et des remparts, d'une place et de boutiques. Cette vieille cité Ottoman est superbe. J'ai continuée dans les bas de Jaffa, au souk Halishpeskin, un marché aux puces où l'on y trouve de tout. L'ambiance y est très sympathique. Sortie de Jaffa, je suis rentrée par le boulevard Rothschild, un promenade arborée et bordée de belles demeures. Ouais, bon d'accord, mais rien d'extraordinaire... à part que j'ai beaucoup marché. Me voilà rendue à l'auberge, récupération de mon sac à dos et bus 10 qui m’emmène direct à la gare. Sinon, j'ai remarqué très peu mais quelques arabes et blacks dans la ville. Mais, tristement, j'ai aussi remarqué qu'ils étaient employés aux besognes les plus dures et ingrates. Toutefois, je n'ai pas ressenti de racisme, et les habitants sont souriants, sympas et facilement près à vous aider. J'entends aussi beaucoup parler français. Touristes sûrement, mais aussi des habitants je pense.

19h – Je suis crevée. Besoin de dormir. J'ai réservé une chambre chez l'habitant, via airbnb. Moshe, mon hôte, n'est pas là. Je suis allée chercher les clés dans un restaurant, pas loin de chez lui. A vrai dire, la maison ne paye pas de mine, le jardin est à l'abandon. Mais elle est propre, à part le lit, pas tout à fait clean. Je suis un peu dégoûtée de devoir enlever les restes des mouchoirs de ma précédente et les poils.... beurk. Mais j'ai connu pire. Et puis, ce n'est que pour une nuit. Ce soir, j'ai eu la flemme, malgré mon envie, de faire un tour dans la vieille ville. J'ai pris un bon repas dans un petit restaurant : falafel, houmous, frites, légumes...çà me rappelle la Jordanie … même repas !!! Et une bière brune, sans alcool, très bonne. Allez, gros dodo et demain, visite de Akko.

21h – Mea culpa Moche, ne m'étais trompée de chambre. Son autre locataire, israélienne, utilise en fait la chambre que j'avais squatté !!! Elle m'a réveillé et montré ma chambre, toute propre, avec de bon draps...En fait, c'est elle la cochonne...Et en plus, il m'avais prévenu qu'elle était un peu cradoc et s'excusait à l'avance. Maintenant, dur dur de se rendormir. En tout les cas, première réflexion de ma « colocataire » qui me laisse dubitative. Je lui explique que ma fille m'a envoyé un SMS me disant qu'une explosion a eu lieu à Tel-Aviv, alors que j'y étais, et que tout était calme. Elle me dit que oui, il y a eu une bombe dans un bus, mais sans personne à l'intérieur. Ce qui me dérange, c'est qu'elle rajout qu'ici, à Akko (vieille ville surtout musulmane et chrétienne), il y avait beaucoup d'arabes et donc « safety »: pas de bombe dans une ville arabe !!! Ouais, que veut-elle dire ??!!
JO
23/12/2013 - Akko est magnifique. Je suis enchantée. La vieille ville est à dominance arabe et je reconnais vite la langue, les visages, la culture, l'atmosphère arabe-orientale que j'aime tant. J'ai commencé ma visite par la citadelle souterraine des croisés. Très belle, en pleine rénovation ? C'est l'ancien quartier des hospitaliers de Saint Jean. L'atmosphère des templiers est présente. J'ai continué par le hammam El-Bocha, qui est superbement rénové, avec une visite multimédia super bien conçue. Un véritable bon moment. Juste à la sortie du hammam, visite de la mosquée El-Jazzar, qui est vraiment très belle, sa fontaine ainsi que les jardins ne déméritent pas, ce qui rend le lieu magique. Visite rapide d'Okoshi muséum, dédié à l'artiste du même nom...bof bof. Je me suis ensuite promenée dans les rues, dans le bazar typiquement arabe et animé. Malheureusement, le caravansérail Khan El-Oumdam est fermé pour rénovation. J'ai continué par le tunnel des templiers, passage secret entre la forteresse et le port. Puis, au hasard, je me suis promenée, perdue, dans les ruelles de la vieille ville, loin des touristes, au gré de mon instant. Un pur instant de calme et de plénitude. Petite pause déjeuné sur la place Hain Fah'ri, dans un boui-boui : pour 12 shekels, un excellent sandwich falafel et légumes. Le Falafel Arafe.

15h10 – 15h10 – Un dernier petit tour dans la ville, je trouve enfin un caravansérail, le Khan El-Shaward, qui est devenu une jolie petite place avec quelques boutiques, je suis contente, j'en ai vu au moins un !!! retour chez Moshe, puis me voilà à la gare pour prendre le train direction Haïfa, où d'autres hôtes airbnb, Roi et sa compagne, m'attendent.

Haïfa est une ville construite sur un mont, le mont Carmel, ce qui lui donne un charme inhabituel. Depuis la gare, la ville paraît moche, mais une fois dans le bus, on grimpe petit à petit et l'on rentre aussi dans l'atmosphère de la ville, dans une beauté cachée. Roi et sa copine habitent dans un quartier de Haïfa situé dans les hauteurs, quartier animé, hétéroclite et situé prs d'un des plus beaux endroits à visiter : le sanctuaire Bahaï et ses jardins. Un dernier petit tour dans la ville, je trouve enfin un caravansérail, le Khan El-Shaward, qui est devenu une jolie petite place avec quelques boutiques. Je suis contente, j’en ai vu u moins un !!! Retour chez Moshe, puis me voilà à la gare pour prendre le train direction Haïfa, où d'autres hôtes airbnb, Roi et sa copine, m'attendent. Roi m'a donné pleins d'indications astucieuses pour ma visite de la ville demain, ainsi que pour me rendre ensuite à Jérusalem. Lui et sa copine sont supers sympas et l'appartement est adorable. On se sent bien. Ils ont un chat adorable qui m'a adoptée. Je crois qu'il va dormir avec moi :) Ils m'ont indiqué un petit restaurant où j'y ai mangé un excellent sandwich avec des œufs, patates et légumes... un régal, tellement que j'en abuse et en prend deux...1,5 aurait été parfait, mais bon, j'suis gourmande.
JO
24/12/2013 – 12h

Haïfa est une ville tout en montée et en descente, en escaliers, en ruelles. Sympa, mais dur dur pour mes pauvres jambes. Heureusement, funiculaire et bus m'aident un peu … Le sanctuaire Bahaï et les jardins sont magnifiques. Un véritable endroit qui inspire la paix et la plénitude. La religion bahaïe est née en Iran au 19ème siècle. Elle prône entre autre, l'union de toutes les religions, toutes les races et l'égalité des sexes. Il n'y a ni culte, ni prêtre. Quelle belle philosophie ! Bab, un des fondateurs, est enterré dans le mausolée. L’endroit respire la philosophie de cette religion. Petite pause déjeuner dans un restaurant du quartier « german colony », restaurant recommandé dans le guide du routard, le fattoush.

15h – Je suis dans le bus pour Jérusalem. Au revoir Haïfa, même si mon dernier souvenir sera mitigé. En effet, de retour chez Roy, je lui ai dit que j'allais en Palestine. Il m'a alors reprise en me disant « no, west bank ». 1er signe. Dans la rue un chauffeur de bus scolaire a voulu m'aider en me déposant presque à mon bus pour aller à la gare routière. Et là, comme je ne comprenais pas tout, il m'a dit « t'inquiète pas, demande aux gens, tu n'est pas dans le désert avec des arabes ici !!! » 2ème signe d'intolérance, et ce, en peu de temps. Puis, je cours pour prendre le bus, bouscule légèrement une femme, qui se mets à hurler. Enfin, assise dans le bus, empêtrée avec mon gros sac à dos, une vieille conne me parle mal parce qu’elle estime que la place lui revient de droit. Heureusement, une jeune femme me dit de ne pas me préoccuper, qu'ici, beaucoup de gens traitent les autres pire que des chiens... cette jeune femme est étudiante libanaise à Haïfa. Donc voilà tout le contraste : gentils et en même temps racistes, et certains carrément méchants. Je reste dubitative.

16h – du coup, j'en ai oublié de parler du reste de ma visite de Haïfa. En fit, je suis montée au panorama sur la baie de Haïfa, avec une vue en hauteur de toute la ville. Le routard ainsi que Roy en parlent avec émerveillement. Pour ma part, la vue est belle, mais c'est une grande ville industrielle, donc je ne suis pas subjuguée. Juste à coté se trouve le monastère, très beau mais que l'on ne peut pas visiter. Quant à la petite église de ce dit monastère, elle n'ouvrait que 2 heures plus tard, donc j'ai fait l'impasse. Ce qui me restera de Haïfa, ceux sont les jardins magnifiques et le mausolée Bahaï, dont certains habitants un peu racistes devraient se rappeler la philosophie.
JO
17h30 – Me voilà arrivée à Jérusalem. Un américain torys sympa, rencontré à la station de bus de Haïfa, prenait le même chemin que moi et donc m'a gentiment guidée dans les méandres des bus et tramway. Ma chambre est vétuste mais propre, comme indiqué dans le routard, et surtout super bien située, à la limite entre le quartier chrétien et le quartier arménien, sur David street, le souk du sud de la vieille ville....bref, en plein dans la vieille ville. L'hôtel New swedish. En arrivant par la porte de Jafa, j'ai tout de suite été éblouie par la beauté des remparts, éclairés la nuit. Une vrai beauté. Par contre, mon dieu, que de touristes ! La rue du souk est bondée. J'ai hâte d'aller à la rencontre de cette ville tant convoitée...

21h45 – Je pensais passer mon Noël seule, et la magie des rencontres en a décidé autrement. Pour savoir s'il y avait quelque chose dans une église, je suis allée à l'office de tourisme, et là, j'ai rencontré Vicky, qui y travaille. Une nana super sympa, complètement dingue, d'origine indienne. Elle m'invite à la suivre dans une église. Deux jeunes filles (une canadienne, une hollandaise), font la même demande, et nous voilà toutes les 4 parties pour faire le tour des « party 's » dans les églises. Parce que effectivement, c'est çà, à la « Christ church », puis « Notre dame church », il y avait des soirées, avec vin chaud, soupes, gâteaux, musique et messes. Une bonne rigolade entre nous 4, à boire, manger, chanter des chansons de Noël dans les rues. Incroyable. Un super moment. Ensuite, Vicky a voulu continuer en achetant une bouteille de vodka, les filles l'ont suivi...Moi, j'ai préféré arrêter là. Trop d'alcool, pas mon truc. Mais je retourne voir Vicky demain soir à son travail, sur !!! JOYEUX NOEL !!! :)
JO
25/12/2013 – 13h Magnifique Jérusalem. Comme le dit Alpha Blondy, « Jérusalem, here I am ». Wouah, je suis H.S. Après une montée ascensionnelle du Mount of olives, on a une vue à nous couper le souffle sur la vieille ville...Morte de fatigue, mais béate :) Avant cela, j'ai commencé a explorer la ville. J'ai commencé par le « Holy sepulcture church », immense église qui englobe le lieu présumé du calvaire et le tombeau du Christ. On trouve sur les toits des petites maisons blanches où vivent des moines éthiopiens. J'ai continué en allant vers la porte de Damas, par le souk de cette même porte, où on ressent vraiment le coté oriental du souk. Un vrai régal et plein de charme. J'ai continué mon chemin jusqu'à la Saint Ann's church, une basique super bien conservée qui date de la période des croisades et qui n'a pas subit la destruction arabe. Arrivée à la porte des lions, j'ai décidé de sortir de la citadelle pour grimper sur le mont olive, vénéré par les chrétiens, lieu où Jésus aurait été arrêté. Mais il y a aussi le plus ancien cimetière juif ? On trouve aussi le tombeau de la vierge, la basilique gethsemari avec les 8 oliviers bimillénaires et le couvant sainte Marie Madeleine, église russe avec des dômes dorés.

17h30 – Quoi dire...après-midi incroyable. Jamais j'en ai pris plein la vue en si peu de temps. Il y a tellement à voir, à dire, à comprendre, à observer. Après le mont olive, je suis repassée par le quartier musulman. J'ai visité le couvent de la flagellation, endroit où l'on a remis la croix à jésus, qui est le début de la via bolorosa, c'est à dire le chemin de croix effectué par Jésus. Dans cette rue se trouve le lithostrodos, dans un couvent, qui est une partie de la cour pave de l'Antionia, sous terre. Puis, au gré des rues, j'arrive dans le quartier juif et surtout devant le mur des lamentations. Je reste dubitative devant ce mur qui ne me parle pas, mais respectueuse de l'endroit et de son histoire et surtout étourdie devant autant de pèlerins. Malheureusement, le temple Mount, à savoir l'esplanade des mosquées n'est ouverte que le matin, et de très bonne heure. Il va falloir que j'y retourne demain, et pas de grâce matinée...Ouverture à 7h30, fermeture à 10h. Aie, aie, aie. Ensuite, je me suis promenée dans le quartier juif, ambiance totalement différente. Je visite la grande synagogue ainsi que les quatre synagogues séfarades, difficiles à trouver, mais tellement belles de l'intérieur. Elles datent du 16ème au 19ème siècles. Les synagogues ont été saccagées en 1948 et rénovées en 1967. Je continue ma balade dans le quartier arménien. Encore une atmosphère totalement différente. Ici, c'est le calme, la quiétude, peu de touristes. Un havre de paix dans cette ville tourbillonnante. La cathédrale Saint Jacques et l'église Saint Marc sont très jolies. Une prière orthodoxe dans l'église Saint Marc avait lieu. Moment de réflexion. Je fini ma balade par la visite de la citadelle et de la tour David, avec le musée de l'histoire de Jérusalem. Cette forteresse est de toute beauté, et le panorama sur la vieille ville me laisse sans voir. Surtout avec le soleil qui décline, c'est un vrai spectacle. Je passe devant le bureau de Vicky, mais on me dit qu'elle ne travaille pas aujourd’hui. Aurait-elle la gueule de bois ??? ;) Je suis déçue et aurait aimé la revoir.

20h – Le gars à la réception de l'auberge est trop drôle. Il ressemble aux acteurs des films comiques égyptiens. Il a commencé par nous parler des copies de musique, qu'il adorait une musique libanaise depuis son enfance et qu'il avait appris récemment que c'était une copie d'une musique de film américain. Tout çà avec des mimiques, gestuelles et tirages de langue incroyables. Rien que sa tête il fait rire. Un allemand et moi avons eu ½ heure de fou rire grâce à lui. Merci. Merci aussi d'ailleurs pour ce délicieux repas de Noël qu'il nous a offert... spécialité libanaise..Peut-être copiée ;)

Nota 1 : j'ai malheureusement, encore 3 fois aujourd’hui, constaté que certains juifs sont désagréables et vous parlent comme à des chiens, et le pire c'est qu'ils travaillaient dans différents lieux touristiques. C'est regrettable, qui plus est que les autres, toutes nationalités et origines confondues (dont juifs) sont adorables. Une petite minorité qui se fait trop ressentir, c'est toujours pareil.

Nota 2 : négocier les prix dans le quartier musulman, pas de problèmes. Mais côté chrétien ou juif...oulala.... C'est presque une insulte pour eux...malgré que nous sommes dans un souk et qu'il est évident que la marge est énorme...OK, j'ai appris la leçon :)
JO
26/12/2013 – 8h30 Voilà, cela fait une heure maintenant que je déambule sur le temple Mount et je me sens sereine. Cet endroit est un havre de paix, il aspire à la méditation. Des groupes d'hommes et de femmes, çà et là, discutent, lisent le coran où récitent des versets. La mosquée est splendide, mais que dire du dôme du rocher. Impérial, majestueux. Les jardins nous donnent envie de déambuler, s'arrêter. Les portiques offrent une perspective architecturale à l'ensemble. J'ai envie d'y rester encore un peu. Surtout que pour y accéder, le checkpoint musclé israélien est déjà moins poétique !!!

10h15 – retour à l’hôtel. J'en ai déjà plein les jambes. Il va falloir que je trouve un moment pour me poser un peu durant ce séjour, sinon je vais finir sur les rotules :( J'ai terminé ma visite de Jérusalem en faisant le tour des remparts de la ville. Deux parcours : Jaffa gate – Damas gate, avec une vue sur les toits des quartiers chrétiens et musulmans. Malheureusement, beaucoup de paraboles mais une vue assez sympa et intéressante sur le souk, entre autres. Ensuite retour Jaffa gate et remparts jusqu'à Zion gate. Là, une vue sur le quartier arménien et surtout sur le cimetière arménien et l'église de la domination. Voilà, mon séjour à Jérusalem touche à sa fin. Je vais traverser une dernière fois le souk pour me rendre à la porte de Damas et prendrele bus pour la Palestine. Jamais je n'oublierai cet endroit qui fait parti des lieux magiques à voir, un jour, dans sa vie ? J'ai eu cette chance.
JO
14h15 – Que de choses à dire. Tout d'abord, das le bus pour Ramallah, j'ai rencontré un jeune ingénieur palestinien avec qui j'ai peu discuter du problème palestinien. Il m'expliquait que même si le salaire était moindre, il voulait travailler en Palestine, pour les siens. A plusieurs reprises, nous sommes passé à coté du mur qui coupe Jérusalem en deux, et combien cela est laid. Il m'expliquait le temps perdu aux checkpoints. D'ailleurs, je risque d'avoir le même problème à mon retour en Israël. Pour l'instant, je profite de la Palestine qui me rappelle tant la Jordanie. Ramallah ressemble d'ailleurs beaucoup à Amman. De là, j'ai pris un taxi collectif pour Naplouse. Une palestinienne me tient la conversation, m'explique que la route que nous empruntons vient d'être ré-ouverte, qu'avant il fallait faire un long détour par la montagne. Nous passons par deux checkpoints israélien en plein territoires palestiniens. Je vois aussi partout des colonies juives, comme des blocos, qui surplombent les villes et villages palestiniens. Cela m'attriste. Arrivée à Naplouse, je suis heureuse de trouver mon petit hôtel, bien situé, avec une vraie chambre et une salle de bain pour moi toute seule. Enfin, je vais avoir le calme, sans la promiscuité. Un ami du gérant de l’hôtel rapplique (comme par hasard...) et au fil de la discussion, il se propose de m'emmener à Sebastia pour 50 shekels ? Je suis contente, car c'est le prix du taxi. Aoudi à l'air sympa et il dit vouloir me montrer d'autres sites aussi. Sebastia est un village située en hauteur, à 13km de Naplouse, et c'est une ancienne cité royale. Le site archéologique est en stand-bye car sous contrôle israélien ! Quel dommage. L'endroit est magnifique, une colline remplie d'oliviers où jonchent çà et là des merveilles archéologiques qui n'attendre qu'à surgir de terre. C'est de cet endroit magnifique, loin de tous touristes, que je m'arrête pour une pause bien méritée.

15h15 – J'ai continué à pied en redescendant dans le village. Le cœur du village est en pleine restauration. C'est magnifique. Les maisons reprennent leur éclat d’antan. Il fait bon se promener dans les ruelles tranquilles où j'ai croisé seulement deux couples de touristes. L'église date de l'époque romaine, mais on y trouve aussi des symboles byzantins. La cathédrale des croisés a été transformée en mosquée. Tout cela fait un mélange délicieux. Je quitte cet endroit paisible à regret.

17h45 – Encore une journée bien remplie. J'avais oublié que demain, c'est vendredi, et donc, c'est férié pour les musulmans. De ce fait, le souk sera fermé, mais surtout pas de bus après 8h30 !!! J'ai donc dû faire plus rapidement que prévu ma visite de Naplouse. Après Sebastia, nous sommes montés au Mot Garizim où il y a un village de samaritains. Selon eux, le Mont Garizim aurait été désigné par dieu. Le site archéologique était fermé, et je n'ai pas vu de samaritains portant un turban rouge:( Les habitants me paraissaient tout à fait comme les autres arabes. En tout les cas, la montée offrait un panorama extraordinaire sur Naplouse, qui est une gigantesque ville, construite au creux de la vallée, mais dont les immeubles vont de part et d'autre des deux monts qui l'entoure. Puis, j'ai demandé à Aoudi de me laisser à la vieille ville. J'ai traîné dans le souk, je m'y suis perdue, à plusieurs reprises. J'ai mangé la spécialité de Naplouse : Knafai, qui est une friandise à base de sucre, œufs, semoule, super bonne. Les gens sont adorables, ils vous guident, vous renseignent, vous parlent, vous accostent gentiment, sans aucune contrepartie. On est loin du tourisme de masse et les relations n'ont pas été modifiées grâce à cela. Jamais je n'ai été aussi bien accueillie dans une ville. Quel bonheur.

18h46 – Je voulais revenir à une discussion que j'ai eu avec le jeune palestinien dans le bus. Israël a crée plusieurs cartes d'identités. Pour les palestiniens, elle peut être bleu (possibilité de vivre et circuler en Israël, mais pas de nationalité israélienne) ou verte (interdit de rentrer en Israël). Quelques cartes israélienne sont bien trop rarement données aux palestiniens. Incroyable. Et à cause de cela, les israéliens divisent le peuple arabe. Les parents dont l'enfant à une carte bleue ne veulent pas marier cet(te) enfant à une personne ayant une carte verte. Ainsi des discordances se forment au sein même du peuple israélien, comme un système de caste.... au grand réjouissement des israéliens : séparer pour mieux régner. Grosso modo, 5 divisions : carte bleu, carte verte, vieille ville de Jérusalem, Gaz et les palestiniens vivant à l'étranger. Ce jeune homme avait ce problème : il a une carte bleue, veut se marier avec une femme qui a une carte verte. Le père du jeune homme refuse. Il est actuellement en grande discorde avec sa famille car il veut se marier à la femme qu'il aime. Je trouve toutes ces histoires horribles et je suis attristée de voir combien la vie des palestiniens est compliquée à cause des règles et lois israéliennes.
JO
27/12/2013 – 19h30 Départ de Naplouse à 8h, arrivée à 9h à Jéricho, à peine rentrée dans l’hôtel, le tenancier me fait savoir qu'un autre français voulait aussi faire la balade jusqu'au monastère Saint-Georges. On démarre du Wadi Qelt et durant environ 2 heures, on traverse la vallée via un petite sentier balisé en hauteur du Wadi. La vue est splendide, l’endroit est idyllique, calme total. On a croisé une sorte de biche, mais surtout plusieurs hyraxes (sortes de marmottes). La montagne est jonchée de grottes qui ont abritées des ermites. Arrivés au monastère, une superbe pause s'impose :) L'édifice est splendide, accroché à même la roche. Les moines sont encore 10 en ce lieu. Un thé, de l'eau et des bonbons sont à notre disposition. Le monastère est entouré d'une vraie oasis, qui est alimenté par une eau de source acheminée jusqu'au monastère...Un kilomètre après le monastère, nous arrêtons notre promenade et nous reposons, les pieds dans l'eau, en admirant le paysage. Quelques bédouins vivent dans ces montages, avec leurs chèvres. A notre descente d'ailleurs, j'ai discuté avec deux d'entre eux, très gentils. Avec le français, nous avons passé un après-midi splendide. Il est érudit mais aussi très drôle et c'était une belle rencontre. Mais cette journée fantastique ne s'est pas arrêtée là. De retour en bas du Wadi, cinq jeunes hommes nous rattrapent. Ils ont fait la balade depuis beaucoup plus haut que nous. Et nous apprenons très vite que ceux sont trois prêtres tout nouvellement nommés, et deux diacres sur le point de devenir prêtres, appartenant à la missions étrangères de Paris. Improbable rencontre mais géniale. Il y a un site archéologique en bas du Wadi, à peine découvert et pas encore exploité. L'un des prêtres nous a lu des textes de la bible s'y référents ainsi qu'une explication historienne très intéressante et accessible aux non érudits tel que moi. Nous avons continué notre chemin jusqu'à Jéricho avec eux, bu un verre de jus d'orange ensemble. Ils nous ont parlé de leurs études, leur sacerdoce. Deux d'entre eux partaient en Chine, un autre en Thaïlande. Ils étaient simples, calmes, intéressants, accessibles et drôles. Une rencontre que je ne suis pas prête d'oublier. Ils repartaient ensuite sur Jérusalem le soir même. Le français et moi, nous sommes remontés à notre hôtel après un petit sandwich en ville. Les pieds fatigués, mais des images pleins les yeux, des discussions pleins la tête, j'ai passé une journée extraordinaire. Et encore une fois, les Palestiniens partout à Jéricho sont d'une gentillesse incroyable. Je n'ai jamais vu un peuple si gentil et si avenant.
LE
beau récit et bien détaillé dommage que vos a prioris "gentils palestiniens contre méchants israélien" gâche vôtre jugement , en effet on remarque tout de suite vôtre partie pris pour les arabes..........

vous relevez qu'une femme désagréable vous prend un siège dans un bus et vous ajoutez fièrement qu' heureusement qu'une étudiante libanaise vient a vôtre secours!! .......on croierais presque un article de propagande a la Charles Anderlin!

vous soulignez que les tâches les plus ingrates sont faites par des arabes ......vous ne prenez même pas le temps de savoir pourquoi....à savoir que bon nombres d'emploi qualifiés ne sont ouverts qu'aux personnes qui ont éffectué leur service militaire, les arabes on la posibilité de le faire mais la plupart s'y refuse ( heureusement de plus en plus d'arabes chrétiens le font) et donc ce retrouve en bas de l'échelle sociale.... à qui la faute???

vous exposez les reflexions du genre " à ces arabes", mais vous n'avez surement pas pris le temps de comprendre les lourds contencieux qui existent entre arabes et juifs ( l'attentat à Tel Aviv aurait surement dû vous faire réfléchir mais non...) et vous n'avez surement pas demandé aux palestiniens ce qu'ils pensent des juifs...

enfin vôtre description de vôtre visite de l'esplanade des mosquées m'a fait sourire.......alors que la plupart des touristes soulignent la crasse et l'état pitayable ou ce trouve les batiments du mont du temple ainsi que de l'acceuil éxecrable des non musulmans sur ce lieu, vous vous extasiez devant ce "paradis sur terre"

enfin j'arreterai là mes reflexions sur ces pauvres palestiniens qui soit dit en passant reçoivent des milliards de la communauté international, ne payent presque pas d'impots et reçoivent l'electricité et le gaz gratos, le tout fournis par les méchants israéliens!!
JO
Je m'attendais à ce genre de commentaires et je ne m'en défenderai pas. C'est un récit, un ressenti, le mien. je laisse le droit à toutes autres personnes de dire ce qu'il veut, ce qu'il ressent, et le parti pris ou non qu'il a. cela s'appelle la liberté d'expression. je continuerai le récit de mon voyage dès que j'en aurai le temps, car reprise de travail oblige, mais je ne répondrais plus à ces messages, car cela me parait inutile de faire un débat ici. Merci de votre compréhension à tous
SU
Si vous voulez ne pas répondre, c'est votre droit. Il y tout de même dans vos propos un parti-pris bien évident. C'est aussi votre droit de considérer les palestiniens plus intéressants que les Israéliens.

Vous relatez votre séjour en fonction de vos états d'âmes et qui pourrez vous en blâmer.

C'est mon droit, par contre, de préférer la partie Israélienne.

Si vous avez passé un bon séjour, tant mieux.
JO
28/12/2013 – 10h Aujourd’hui, je continue ma visite de la ville de Jéricho. Tout d'abord le Hisham's Palace, palais d’hiver datant du 8ème siècle, dont il ne reste que des ruines. On y trouve de magnifiques mosaïques, une sculpture « Étoile de David » assez imposante et on peut y voir les vestiges des thermes, du mihrab d'une mosquée et d'une fontaine. Je pars maintenant en bas du Mont de la tentation et monastère de la quarantaine, où m'attends un terrifiant téléphérique pour accéder au site. Je verrais bien si j'arrive à affronter ma peur.

11h30 – Voilà, j'ai pris le fameux téléphérique et je n'en suis pas more:) D'en haut, il y a un beau panorama sur la ville de Jéricho. Le monastère est joli mais beaucoup moins impressionnant que celui d'hier. Selon les chrétiens, Jésus aurait fait un jeun de 40 jours à cet endroit. Je pense avoir fait le tour de ce qui m'intéressait, je vais donc partir pour Bethléem.
JO
13h30 – Me voilà arrivée à Bethléem. Je vais dormir 2 nuits dans un couvent, Mary's house. La chambre est sympa, le couvent est en pleine vieille ville, mais c'est un havre de paix. J'adore. Les sœurs sont gentilles et calmes. Par contre, je me rends compte qu'il est cher de se loger, en Israël, comme en Palestine. Mon budget explose, malgré qu'ensuite les transports, entrées de site et nourritures ne soient pas chers.

17h – Après une pluie orageuse, je suis partie à la découverte de Bethléem. Je suis passée tout d'abord par l'église de la nativité orthodoxe, puis, arrivée devant manger square, d'un côté se trouve la mosquée, de l'autre, la basilique de la nativité ! Pour descendre à la grotte de la nativité, une guerre de dingue, avec un prêtre et des agents de sûreté qui hurlent sur les touristes, qui eux-mêmes sont prêts à se marcher dessus pour accéder à la grotte. Un truc de dingue, pire qu'au musée du Louvre. S'en est horrible, surtout en ce lieu où normalement on devrait se recueillir. J'étais outrée, les gardes sont obligés de hurler sur les gens pour éviter une émeute ou des accidents dus à la cohue. Ensuite, on accède tout de suite à l'église Sainte Catherine et le cloître. On a accès à un réseau de grottes en dessous de l'église avec une petite chapelle à même la roche. J'ai continué ma balade en allant à la « grotte du lait », grotte où Marie aurait allaité Jésus. Je suis passée ensuite dans le souk, marché de fruits et légumes, viandes, super coloré et où les gens sont toujours aussi gentils. J'ai fini ma balade par la visite du musée international de la nativité, où environ 200 crèches du monde entier sont exposées. J'étais en admiration, comme une petite fille devant des maisons de poupées. C'était magique. Retour sur manger square où j'y mange un excellent Mezze de falafel avec légumes (restaurant Afteem).

18h – Je viens de voir un truc incroyable. Il y a un cybercafé dans le vieux Bethléem. Je m'y rends. Et là, tout est cassé, la porte défoncée. Je ne comprends rien. Le tenancier m'explique que la nuit dernière, les israéliens sont venus tout casser, sans aucune raison. Intolérable !!!

19h – J'ai oublié de dire que depuis les toits du couvent, il y a une vue époustouflante sur la vieille ville de Bethléem. Cet endroit est un paradis au milieu de la ville. Je m'y sens bien et sereine. Autre nota important : j'ai voulu visiter la mosquée sur la place, et gentiment, les palestiniens m'ont dit oui. Je devais juste mettre mon châle sur la tête. A l'intérieur, les hommes étaient toujours aussi gentils. Dedans, il y a un grand panneau qui fait penser à l'affichage des taux de change. Ce n'est autre que les heures de prières.

21h – Moi qui rêvait de silence, c'est pas gagné. On se croirait dans une vraie boite de nuit chrétienne... Je m'explique. Sur la place de la nativité, ils ont installé un podium, sûrement pour les fêtes de Noël. Et cela fait maintenant 2 heures que des chanteurs s’époumonent avec des micros et baffes à font le volume. Actuellement, c'est « hôtel california » des Eagles que j'entends du fond de ma chambre das le couvent... c'est le cas de le dire : Mon dieu !!! :)
JO
29/12/2013 – 8h30 Petit déjeune gargantuesque. J'étais la seule dans la salle de restauration, ce qui veux dire que je suis la seule hôte des sœurs. Elles sont sept à vivre ici.

12h – Aujourd’hui, je suis à Hébron. C'est la ville la plus marquante concernant le confit Israélo-Palestinien. Malgré que cette ville se trouve en territoires palestiniens, les colons y règnent en maîtres. Dans la vieille ville, les commerçants au rez-de-chaussée sont des Palestiniens, et au 1er étage, habitent les israéliens !! Ces deniers jettent tout et n'importe quoi par les fenêtres pour montrer leur haine envers les Palestiniens. Les arabes ont du mettre un filet pour recueillir les projectiles. C'est abjects, monstrueux, inhumain ! Des checkpoints partout, des miradors. Un autre problème : la synagogue/mosquée, ou inversement, comme vous voulez. Elles sont construites l'une contre l'autre, détruites puis reconstruites en fonction des époques...ce qui engendre aujourd’hui le même problème qu'à Jérusalem : un même lieu pour deux cultes. checkpoints pour les arabes qui veulent aller prier à la mosquée !!! je monte sur un toit, pour avoir une vision de l'intrusion israélienne sur la vieille ville. S'en est terrifiant. En redescendant, j'entends des enfants arabes. Je frappe, c'est une école maternelle. Le lieu idéal pour que je donne les stylos que j'avais apporté. Je pense qu'à Hébron, ils en ont besoin plus qu'ailleurs. Les institutrices m'accueillent chaleureusement et m'offrent le thé. Elles sont adorables.

13h15 – Je repas vers Bethléem. J'ai visité la mosquée de la vieille ville, la seule qu'on a le droit de visiter (théoriquement puisqu'on m'a laissé visiter celle de Bethléem). Deux mésaventures en repartant : d'abord, je regrette que certains jeunes fassent un commerce de la situation particulière de la ville d'Hébron. Cela discrédite ce qu'il se passe, alors qu'il n'y a qu'à regarde autour de soir, lever les yeux ou encore grimper sur un toit pour comprendre. Ensuite, un petit groupe de jeunes m'a interpellée en me disant « fuck you ». Je me suis mise dans une rage folle, puis un commerçant m'a offert de l'eau et un café. Je me suis mise à pleurer, peut-être la fatigue, mais aussi choquée car les palestiniens sont tous si gentils que je ne m'y attendais pas. La situation aussi si tendue dans cette ville.

Nota : j'ai mangé d'excellent loukoums dans la fabrique de Halkoum, près du tombeau des patriarches. Une grosse poignée pour 1 shekel.... miam, miam !! :)

j'ai croisé des membres de TIP H(présence temporaire internationale à Hébron) qui est une organisation internationale qui met en place des patrouilles civiles dans Hébron pour protéger les palestiniens des colons et soldats...temporaire depuis 1994 !!! C'est triste à dire, mais le changement de la situation est vraiment trop long à venir !!!
JO
16h30 – Qu'est ce qu'il fait froid aujourd’hui. Je suis gelée, je n'ai pas mis ma veste, et je le regrette amèrement. J'ai voulu aller voir l'Herodium...tout un micmac pour ne pas payer cher... Quand je suis arrivée à Bethléem, les taxis voulaient 100 shekels. Je suis rentrée dans une boutique et un gars super sympa m'a amené avec sa voiture jusqu'à un petit arrêt de taxis services. De là, j'ai fait tout un tas de petits villages avant d'arriver au Mont Herodium. J'étais nerveuse car l'entré fermait à 15h et le chauffeur traînait. Du coup, arrivée énervée, je paye, mais je prends le parcours à l'envers. J'ai été punie de mon impatience, j'ai du prendre le site à l'envers et remonter toutes les marches. Arrivée crevée en haut du mont, et avec le vent et le froid, l'horreur ! En tout les cas, une vue magique, à couper le souffle, sur Bethléem, les montagnes, la mer morte... et malheureusement encore les colonies. Ce mont est tout plat du dessus, mais creusé de l'intérieur, comme un volcan. Et là, à l'intérieur de la montagne, se trouve le palais-forteresse d'Hérode. On ressort par un tunnel.

Retour à Bethléem, où je demande à manger un fatteh (plat chaud à base de viande hachée, pois chiches et de pain) et un bon thé bien chaud en espérant me réchauffer.
JO
30/12/2013 – 9h Je n'ai pas pu dire au revoir aux sœurs, je ne les ai pas vu après mon petit déjeune. Je leur enverrais un émail à mon retour. Bus pour Jérusalem : checkpoint à la sortie de Bethléem. Certains palestiniens (j'imagine carte verte) sortent du bus. Les soldats israéliens grimpent dans le bus et regardent les cartes d'identités de ceux qui sont dehors, et enfin, ils peuvent remonter. Quel merdier pour rien !!! Pour quelqu'un comme moi qui ouvre sa grande bouche à la moindre injustice, cela devient difficile de me taire. J'avais envie de descendre avec les autres et de dire pourquoi eux et pas moi !!! Mais tout ce que je gagnerai, c'est de causer des ennuis aux autres et de me faire embarquer.

9h45 – Gare routière de Jérusalem pour aller à Ein Guédi, On se rend compte tout de suite qu'on est en Israël. La gare est certes super bien organisée et il est plus facilement aisé de s'y retrouve... mais le prix du bus à pris une ascension extraordinaire.

13h – Me voilà à Ein Guedi, au bord de la mer morte. Çà fait bizarre de me retrouver de ce coté... je suis tellement habituée à venir sur la mer morte en Jordanie. D'ici, j'ai une vue magnifique sur la Jordanie. L'avantage de la plage d'Ein Guedi, c'est qu'elle est gratuit. Le désavantage, c'est qu'elle est en pente et sur les rochers. Pas de sable. Çà fait super mal aux pieds et quand on tombe on peut se couper sur la roche salée. Baignade sympa, qui fait du bien après autant de jours à crapahuter partout. Pour mon logement, j'ai eu de la chance. Je n'arrivais pas à réserver, ni par téléphone, ni par internet. En arrivant, il restait une dernier lit, en dortoir, dans l'une des deux auberges de jeunesse. Même si je n'aime pas dormir en dortoir, je dois avouer que c'est mieux que rien. Le gars et la fille de la réception sont supers sympas. Je leur demande de me réserver une chambre dans l'auberge de Massada pour demain... j'ai eu la dernière...Ouf, j'évite le dortoir pour une deuxième nuit. Les gens derrière moi, du coup, n'avait plus de place nul part. A une place prêt, c'était moi. Merci mon dieu !

16h30 – je suis allée au SPA … Une petite fortune, mais j'en avais besoin. L'entrée coûte 60 shekels. Avec çà, on a accès à la plage, plus belle, qui est à 1 km... je n'y suis pas allée, mais j'aurai su avant, je serais venue direct ici. Dans le SP, accès à des bains chaudes et froids de soufres. Un vrai régal ? Là où je me suis offert une petite folie, c'est en me payant un massage d'une heure pour 300 shekels, soit aussi cher qu'en France. Mais mon corps avait besoin de cette super relaxation avant de repartir. La masseuse m'a fait une réflexologie de dingue aux pieds et m'a réparé mon dos. Le top... cette journée détente a été vraiment la bienvenue pour moi.
JO
31/12/2013 - 10h La nuit a été courte. J'ai partagé ma chambre avec une allemande et deux japonaises. Ces deux dernières sont arrivées tard, donc, on a éteint les lumières qu'à 23h. Ensuite, l'allemande a passé sa nuit à ronfler, juste à coté de moi. Si j'avais pu, je l'aurais étripée. Dans la soirée, il y a eu une grosse averse. Ce matin, beau soleil, mais la réserve naturelle de Ein Guedi est en partie fermée. Il n'y a que le début de la balade d'ouvert, car ils ont peur de risque de pluie encre et donc boue qui glisse. Je suis dégoûtée. Je fais donc environ ½ heure de marche dans le Wadi, jusqu'aux chutes de David. Et là, personne pour bloquer le chemin qui continue. Il fait beau. Je passe outre l'interdiction et continue mon chemin, espérant atteindre le point de vue sur la mer morte mais aussi faire encore environ 2 heures de marche. Malheureusement, ½ heure plus loin, un gardien m'interdit de monter plus haut et m'invite à redescendre. J'aurais seulement atteint le point de vue:( Magnifique, mais je reste sur ma faim car je voulais voir trois autres lieux dans le Wadi. J'ai quand même eu de la chance d'être seule en ce lieu magique, de voir à deux mètres de moi des hyrax (marmottes) et des ibex (cabris). Mais vraiment, au vu de la beauté du lieu, je suis triste de ne pas pouvoir aller plus loin. Il me reste pour consolation, à aller voir les vestiges de l'ancienne synagogue, en bas du Wadi.
JE
Eh bien , j'avoue que je prends beaucoup de plaisir à lire ce recit bien detaillé avec photos . Chacun est parfaitement libre de donner ses impressions . De toute façon pour qui s'interesse à l'actualité , il fallait bien s'attendre à rencontrer l'evocation de certaines "difficultés" . Tu as raison de rapporter 'ce que tu vois , pourquoi faudrait-il cacher ce qui se passe ?

Au plaisir de lire la suite .

Jean
JO
merci Jean, j'espère avoir un peu de temps ce soir pour continuer mon récit ... :)
LU
Merci pour ce récit surtout la partie sur Jérusalem, ville que j'ai connu il y a 50 ans. Je retrouve dans votre récit ce que j'ai vécu et ressenti lorsque j'y passai avec mes parents. A ce moment là Jérusalem était entièrement jordienne. Les photos me parlent beaucoup. Bonne continuation
Janine
JO
14h - Je suis maintenant à Massada. Avec deux espagnols, plutôt que d'attendre le bus, nous avons fait du stop et une israélienne nous a pris, Elle allait à mon hôtel, çà tombait super bien, je suis actuellement assise sur une pierre, en haut de cette montagne aride, dans l'ancien palais d'Hérode. La vue est magnifique et le site archéologique est très intéressant, avec encore pleins de très belles mosaïques. La pluie a un peu gâché la visite, mais le soleil est revenu. Je suis montée en téléphérique, assez impressionnant, mais même pas peur :) Descente d'ici peu à pieds...

15h15 – La descente à pieds, c'était pas pour moi...Avec la pluie, les marches en pierres étaient glissantes...Au bout de la 20ème marche, je me suis pris une gamelle du tonnerre. Plus de peur que de mal (quoi que!!), mais mon appareil photo en a pris un sacré coup !! Il fonctionne encore, mais en sale état. Du coup, j'ai capitulé et je suis redescendue par le téléphérique. Envie de dormir.. Je crois que le jour de l'an je vais le passer au lit :) Nota : à la sortie du téléphérique, j'ai vu une projection d'un film sur l'histoire de ce site, très instructif.

17 h - Pour mon dernier jour (le 2/01), je voulais dormir dans une tente bédouine où dans une chambre dans un éco-lodge de Mitzpé Ramon. Malheureusement, plus de place. Je me suis rabattue sur la Youth hostel, puisque hier et aujourd’hui, c'est déjà dans cette chaîne d'auberge de jeunesse israélienne que je séjourne et c'est plutôt sympa. Allez, rien de grave, je connais déjà la plénitude du désert en Jordanie, je ne vais pas faire l'enfant gâtée qui ne peut pas avoir son jouet... mais quand même, je suis déçue. Bon l'auberge est superbement située, tant pour l'arrêt de bus que pour le visitor's center. Je verrais bien.
JO
01/01/2014 – 11h15 J'ai pris un premier bus pour Ber-Sheva. Puis un autre pour Sdé Boker. Je suis dans ce deuxième bus actuellement, je ne comprenais pas que tout le monde se piétine, se mette des coups de points, s'agglutine devant la porte du bus, pire qu'à un concert. Je me disais, ils sont dingues, tout çà pour une place assise. Et bien non, en fait, c'est qu'il y avait trop de monde. Le chauffeur laisse entrer seulement 10 personnes debout. J'ai du supplier et une jeune femme m'a laissée gentiment sa place, malgré son ronchonnement. Sinon, c'était encore une heure d’attente, pour le même merdier assurément.

Sinon, nous sommes maintenant dans le désert du Néguev. Je vois çà et là des campements bédouins, en tôle pour la plupart, quelques tentes, et quelques habitations en dur. A la gare routière, ils étaient quelque uns à attendre le bus. L'ambiance à l'air moins électrique avec les juifs ici qu'en Palestine. Cela ressemble plus à l'ambiance d'Akko. A plusieurs endroits sur la route, des panneaux attention, danger, chameaux qui traversent... çà sent la bonne odeur du désert. Dans le bus quasiment que des jeunes militaires... et les israéliens toujours égaux à eux-mêmes... certains très gentils mais une partie trop visible de gens désagréables et hautains.

14h15 – Arrivée à Sdé Boker, la réserve était fermée, toujours à cause de la pluie d'hier. Je décide alors d'aller visiter le site Nabatéen de Avdat. Devant l'arrêt de bus, je fais du stop et un israélien de Beer-Sheva me prends sur sa route, mais il se trompe et me dépose à la sortie de la réserve qui se trouve à quelques kilomètres encore de Advat. Je décide alors de marcher dans le Wadi Zin, qui à priori part vers la direction de Advat. Au bout de 2/3 km, seule dans ce Wadi assez joli, je vois la route de loin, le site Nabatéen de Advat encore un peu plus loin. Faignante, je rejoins la route et fais du stop. Tout de suite prise, le gars me dépose à l'entrée du site. Un film de 10 minutes environ est projeté et explique la route des épices, les différents sites Nabatéens qui la jonche, la capitale Pétra, et l'histoire du site de Advat. Très intéressant.

Actuellement assis à coté du pressoir à vin, j'ai une forte pensée pour É., mon amie archéologue spécialisée sur les Nabatéens. J'ai mitraillé de photos le site comme jamais je ne l'ai fait auparavant, en pensant à toi É., qui aurait pu être avec moi. Ces photos, elles sont pour toi:) (PS : j'ai du depuis en détruire certaines, car j'avais pu de place sur ma carte SD pour les 2 jours restants .. sorry Émilie). L'endroit est splendide, jonchée sur une montagne, il est resplendissant. C'était une ville étape de la route des épices, route qui se terminait à Gaza. Puis, cette cité Nabatéenne fut annexée par les Romains. Ensuite, la ville eu sa période byzantine. A cette période, des églises sont construites et le site christianisé. Puis ensuite période d'invasions nomades et conquêtes arabes. Puis la ville fût peu à peu abandonnée. É., si tu peux m'en dire plus, ce sera avec plaisir. En tout les cas, qu'il fait bon de s'arrêter en ce lieu, au soleil, avec quasiment aucuns visiteurs. Un paradis...
JO
17h – Quand je parle de paradis, j'en suis sure, j'y suis. Sdé Boker est un endroit magnifique. Je m'explique. A la sortie de Advat, il y a une station d'essence. Je demande à un militaire véhiculé s'il peut me prendre avec lui pour me ramener à Sdé Boker..et me voilà assise à coté d'une mitraillette. Arrivée à Sdé Boker, je vais voir la tombe de David et Paula Ben Gurion. En effet, cet ancien premier ministre israélien est tombé amoureux du site, et je le comprends aisément. Il a demandé à être enterré ici, avec sa femme. Depuis ces deux tombes, auxquelles on accède par un joli jardin arboré, on a une vue magnifique sur le canyon. Je me promène ensuite dans le village pour continuer ensuite une balade d'une heure environ, tout le long du canyon. On a une vue panoramique incroyable. Le paradis sur terre, c'est ici. Seule, je me balade et pour augmenter la beauté du lieu, c'est le couché du soleil. Quelques ibexs broutent non loin de moi. Que c'est beau !!! En rentrant au village, je rejoins ma chambre d'hôte située non loin du canyon. Et là, pour terminer la journée en beauté, la chambre est superbe. Vieux meubles patinés, style brittish, jardin agréable, petite terrasse privatisée. J'adore. Je le dis, je suis dans un village paradisiaque. Seul petit bémol, John a oublié de nettoyer ma salle de bain et n'avait pas le temps de le faire quand je suis arrivée. Vu le prix (400 shekels), il aurait pu y penser... mais je vais pas faire ma française ronchon … :)
JO
2/01/2014 – 8h45 Le parc national de En Avedat est toujours fermé. Il n'a pas plu hier, mais comme c'est une montagne désertique, il y a encore beaucoup trop de boue pour que ce soit praticable. Je ne pourrais donc pas y aller :( Mais les guides de la réserve m'ont indiqué une autre balade d'environ 1 heure ½, avec petit plan et balisage à l'appui. Actuellement, je suis en plain dans le canyon que je voyais de haut hier, toute seule. C'est vraiment le paradis, j'en suis sure. Pas un bruite si ce n'est les oiseaux, des montagnes arides autour de moi, un chemin parfois difficile, j'y vais doucement mais sûrement.... Et surtout j'admire ce paysage incroyable. Que c'est beau.

9h45 – Balade terminée...La remontée depuis le bas du canyon fut rude pour ma pauvre condition sportive )

Si il y a tant de militaires dans le bus, c'est qu'il y a une caserne à Sdé Boker... Et j'imagine que dans le désert du Néguev, c’est là que se trouve le plus de bases militaires. D'ailleurs de nombreux hélicoptères passent régulièrement dans le ciel. Les personnes qui s'occupent de la réserve sont charmants et ils 'mont aidé tant pour faire ma balade que pour regarder les horaires des bus. Très sympa. Allez, au revoir Sdé Boker... Bel endroit où j'aurais aimé passer plusieurs jours. Nota : à l'entrée du village, il y a une barrière, comme pour un hôtel … très sécurisé :)

10h15 – une femme bédouine vient de monter dans le bus. Si j'ai bien entendu, elle a parlé au chauffeur en arabe, et il lui répondait en hébreu. Chacun sait parler ou au moins comprendre la langue de l'autre. C'est assez étonnant.

Ici, dans le désert, le long de la route, on croise des villages et des kibboutz israélien, ainsi que des campements bédouins. Ils vivent chacun dans leur communautés, mais à priori arrivent à vivre sereinement les uns à coté des autres... Enfin, c'est mon ressenti. Peut-être que la réalité est toute autre.
JO
12h – je suis a Mitzpé Ramon. La ville n'a rien d'intéressant, mais, elle surplombe le plus grand des trois cratères du Néguev, le Makhtesh Ramon. Il est immense, 400 mètres de profondeur, 40 km de long et 10 km de large.

Le paysage est lunaire, fascinant. Je fais un petit trek d'environ 2/3 heures selon le guide du routard, soit 3/4 heures pour moi. Je suis actuellement dans la descente, pas encore tout à fait arrivée au fond du cratère. Je croise quelques rares randonneurs, mais sinon, c'est le désert lunaire total. Pour mon dernier jour, c'est magnifique. Allez, Yallah, je continue ma balade...

12h30 – je suis assise sur une colline de roche volcanique, e, n plein dans le fond du cratère. C'est magnifique. Je me sens toute petite dans un trou gigantesque. Et en même temps, super sereine. C'est génial ici...

14h15 – balade terminée. A la fin, j'en avais plein les pattes, mais je ne regrette pas. C'était splendide. Le retour se fait en stop, et j'ai été prise assez rapidement, par un guide et ses trois touristes. Sur ce coup là, je dois avouer que les israéliens sont vraiment sympa et sûrement plus que les touristes. Au moins une vingtaine de voitures conduites par des touristes sont passées devant mon nez et personne ne s'est arrêté !! Voilà, mon voyage touche à sa fin, je vais reprendre des forces en mangeant un bon repas, regarder encore la vue depuis les hauteurs et rentrer me reposer à mon hôtel. Demain, c'est shabbat, je dois partir vers 10h d'ici pour pouvoir arrive à Tel-Aviv avant que les transports en communs ne s'arrêtent pour 24h.
JO
Israël et Palestine sont deux pays (et je maintiens deux pays) magnifiques. Les palestiniens sont des gens adorables, accueillants, attentifs aux autres et cela, malgré la situation difficile dans laquelle ils vivent. Les israéliens sont pour certains supers sympa, pour d'autres assez désagréables, voir carrément odieux. Pour la situation politique, je reste perplexe. Lorsqu'on est à Akko ou dans le Néguev, on a l'impression qu'une paix et une vie sur une même terre est possible. Mais lorsqu'on rentre en Palestine, on se rend compte que les israéliens n'accepteront jamais de céder ces terres aux Palestiniens. La haine de certains israéliens et colons est palpable partout, mais tout particulièrement à Hébron. La vie des Palestiniens est rude, les ckeckpoints, discriminations et autres les empêchent de vivre librement sur leur terre. Je le savais avant de venir, mais le constater de mes propres yeux est une difficile réalité qu eje n'arrive pas à accepter. J'espère que des solutions seront trouvées un jour, le peuple palestinien doit pouvoir, tout autant que le peuple israélien, vivre librement sur ses propres terres. Inchallah !
JO
3/04/2014 – 13h30 Je suis arrivée à Tel-Aviv avant le début du Shabbat... ouf ! Parce que, à partir de 15/16h, tout ferme : bus, trains, sherouts … Du coup, pour aller à l'aéroport ce soir, je vais devoir payer environ 150 shekels. Une fortune.

En attendant, je suis au bord de la Gordon plage, allongée sur un transat. Autour de moi, que des français juifs venus à Tel-Aviv pour les vacances. C'est trop drôle d'entendre parler français partout. On se croirait sur la côte d'azur. Dernière journée de farniente au bord de la méditerranée. Cool...

15h – passer l'après-midi ici est très instructif. Les français juifs en vacances se connaissent tous, vivent en communauté, tant ici qu'en France. Ils me font penser aux pieds-noirs. Même culture, même fonctionnement.
JO
7h – je suis à l'aéroport. J'ai terminé mon séjour sur une note positive. Le chauffeur de taxi est marié à une française et il parle le français. Il était adorable, pas du tout raciste, était déjà allé en Jordanie, au Maroc, en Iran et espérait voyager dans d'autres pays arabes. Il m’explique qu'il a pleins d'amis arabes, à Jaffa entre autres. Il m’explique aussi que les juifs séfarades (comme lui) sont plus accueillants, ouverts et démonstratifs, comme les pieds-noirs. Et que les ashkénazes sont souvent pas très sympa et très fiers de leur personne. Il m'a donné une très bonne explication sur les différences des israéliens que j'ai pu rencontrer tout au long de mon séjour. En tout les cas, ce dernier israélien avec qui j'ai eu une conversation était super. Merci très cher chauffeur de me laisser partir avec cette note positive:)

18h15 – Il vient de m'arriver un truc de dingue. Une américaine me demande de garder ses bagages pour aller aux toilettes, à l'autre bout du terminal. Je dis OK. Me voilà avec son énorme valise à mes pieds. 17h – je suis à l'aéroport. J'ai terminé mon séjour sur une note positive. Le chauffeur de taxi est marié à une française et il parle le français. Il était adorable, pas du tout raciste, était déjà allé en Jordanie, au Maroc, en Iran et espérait voyager dans d'autres pays arabes. Il m’explique qu'il a pleins d'amis arabes, à Jaffa entre autres. Il m’explique aussi que les juifs séfarades (comme lui) sont plus accueillants, ouverts et démonstratifs, comme les pieds-noirs. Et que les ashkénazes sont souvent pas très sympa et très fiers de leur personne. Il m'a donné une très bonne explication sur les différences des israéliens que j'ai pu rencontrer tout au long de mon séjour. En tout les cas, ce dernier israélien avec qui j'ai eu une conversation était super. Merci très cher chauffeur de me laisser partir avec cette note positive:)

18h15 – Il vient de m'arriver un truc de dingue. Une américaine me demande de garder ses bagages pour aller aux toilettes, à l'autre bout du terminal. Je dis OK. Me voilà avec son énorme valise à mes pieds. 5 minutes, 10 minutes, 15 minutes passent. Je commence vraiment à me poser des questions et à flipper. Je préviens les personnes de l'aéroport. Je laisse la valise de cette dame et vais voir aux toilettes si elle est là. Et là, tranquille, je la trouve en train de se débarbouiller. Je lui explique que la sécurité va venir prendre sa valise si elle ne se dépêche pas et lui fait la morale en lui expliquant qu'elle n'est pas maline de laisser sa valise à une inconnue pendant plus d'1/4 d'heure !!! Une américaine en plus... Y'a pas plus sécurisé que leurs aéroports !!! On est quand même en Israël et il y a à peine 15 jours, une bombe était dans un bus à Tel-Aviv. Incroyable !!

21h – Je comprends pourquoi ils nous demandent de venir 3h30 à 4h à l'avance. De vrais paranos. Ils nous prennent la tête pire que pour rentrer dans le pays. D'abord, premier checkpoint : Pourquoi 2 visas égyptiens, pourquoi tous ces visas jordaniens, pourquoi Maroc … Ensuite, qui vous connaissez dans ces pays, donnez des noms. Comment contactez vous ces personnes et à quel rythme : FB, skype, téléphone, tous les jours, tous les mois ? Ou était votre valise aujourd’hui, quelqu'un vous a t-il donné un cadeau ? Etc, etc... ensuite, normal, la valise passe au laser... et là, soit tout va bien, soit on t'envoie à la fouille. Pour moi, c'est la fouille. Détecteur d'explosif partout dans le sac, on me fait vider tout, ils cherchent un matériel électronique … que je n'ai pas !!! Ensuite, on range tout, on va à une file spéciale « méchant » pour prendre son billet d'avion, mais le sac n’est pas embarqué avec les autres. On le fait partir avec les autres sacs des « vilains » comme moi, dans un ascenseur. Pourquoi ??!! Tout du long, depuis le vidage du sac jusqu'à l’ascenseur, on est suivi par une personne de la sécurité avec interdiction de toucher au sac. Ensuite, une nouvelle file pour le bagage à main. Les « vilains » restent ensembles sur une file à part, passage du sac au laser, puis au détecteur d'explosifs sur les chaussures, puis vidage total du sac à main, détecteur d'explosif sur les téléphones et appareils photos. Enfin, passage à la frontière, avec un billet « permis de sortir du pays »... Heureusement encore !!
JO
HOTELS

Tel-Aviv : Blackk & wild boutique hostel Bufrashov 3 tel 00 972 77 3 40 70 30 hostelblackandwild@gmail.com

Jérusalem : New swedish hostel David street 29 – old city tél 00 972 2 6277855 – 00 972 544431177 swedishhost@yahoo.com

Naplouse : Crystal Motel Faisal street tél : 00 972 9 233 2485 – 00 972 5981291803

Jéricho : Sami Youth hostel dans le camp de réfugiés d'Aqabat Jaber, face à l'intercontinental tel 00 02 232 42 20

Bethléem : Mary's House - The bridgettine sisters Hosh al-Qattan 02 275 03 60 brigida@p-ol.com

Ein Guedi : Beit Sarah Youth hostel & Guesthouse à 150 m de l'entré du site wadi David 02 594 56 81 iyha.org.il

Massada : Massada Guest House – Youth hostel D.N. Yam Hamelah tel : 972 2 5945622 massada@iyha.org.il
SU
21h – Je comprends pourquoi ils nous demandent de venir 3h30 à 4h à l'avance. De vrais paranos. Ils nous prennent la tête pire que pour rentrer dans le pays. D'abord, premier checkpoint : Pourquoi 2 visas égyptiens, pourquoi tous ces visas jordaniens, pourquoi Maroc … Ensuite, qui vous connaissez dans ces pays, donnez des noms. Comment contactez vous ces personnes et à quel rythme : FB, skype, téléphone, tous les jours, tous les mois ? Ou était votre valise aujourd’hui, quelqu'un vous a t-il donné un cadeau ? Etc, etc... ensuite, normal, la valise passe au laser... et là, soit tout va bien, soit on t'envoie à la fouille. Pour moi, c'est la fouille. Détecteur d'explosif partout dans le sac, on me fait vider tout, ils cherchent un matériel électronique … que je n'ai pas !!! Ensuite, on range tout, on va à une file spéciale « méchant » pour prendre son billet d'avion, mais le sac n’est pas embarqué avec les autres. On le fait partir avec les autres sacs des « vilains » comme moi, dans un ascenseur. Pourquoi ??!! Tout du long, depuis le vidage du sac jusqu'à l’ascenseur, on est suivi par une personne de la sécurité avec interdiction de toucher au sac. Ensuite, une nouvelle file pour le bagage à main. Les « vilains » restent ensembles sur une file à part, passage du sac au laser, puis au détecteur d'explosifs sur les chaussures, puis vidage total du sac à main, détecteur d'explosif sur les téléphones et appareils photos. Enfin, passage à la frontière, avec un billet « permis de sortir du pays »... Heureusement encore !!

Si cela peut vous rassurer, vous n'êtes pas la seule à subir ce '' traitement ''. Il y a des jours comme ça où la sécurité est renforcée.
JO
Oh, j'ai bien vu Suédois que je n'étais pas la seule dans la file des "vilains"... heureusement, car sinon, j'aurais vraiment été inquiète...
SU
Oh, j'ai bien vu Suédois que je n'étais pas la seule dans la file des "vilains"... heureusement, car sinon, j'aurais vraiment été inquiète...

C'est une situation vraiment chiante, force est de le reconnaitre. Un jour, ils m'avaient collé une stagiaire en formation. Jolie certes mais bon... Donc, je suis retrouvé à répondre à un tas de questions plus ou moins marrantes.

Le renforcement des contrôles est souvent du à une situation particulière. Vu l'attentat du bus sur Bat Gan...C'est maybe une explication.

Je reviens, en courant d'air, sur votre séjour. Pour dire simplement qu'il n'y a pas que des racistes chez les Israéliens. Il y en a aussi de l'autre coté de la ligne verte. Rien n'est parfait là-bas. Ne croyez pas tout ce que l'on vous dit (cf Bar Internet Bethléem). On dénigre aussi bien d'un coté que de l'autre.

Heureux que le voyage vous ait plus.

Alors ? Le cratère de Mitzpe Ramon ? Sympatoche non ?
JO
j'ai rencontré des israéliens très sympas "suedois", je l'ai écrit d'ailleurs dans mon récit ; et je ne suis pas naive, je sais bien que tout n'est pas noir ou blanc. c'est seulement que j'ai un point de vue certes pro-palestinien, mais pas du tout antisémite, raciste ou autre. Je suis pour la paix de ces deux peuples en ces terres, et je l'espère sincèrement, car autant l'un que l'autre mérite cette paix et une vie tranquille.

Pour ce qui est des douanes, franchement, çà m'a fait beaucoup rire, et j'en ai même plaisanté avec une italienne qui était séparée de son amie, l'une du coté "gentil", l'autre du coté "méchant".

en même temps, je comprends tout à fait, au vu des pourparlers de paix actuels, que des extrémistes des deux cotés, comme toujours, feront tout pour faire capoter cette avancée... (dont ce fameux attentat à la bombe qui heureusement a été raté), et que donc, il est important pour eux de faire une fouille aussi poussée, même si elle parait totalement grotesque et énervante ;)
JO
quant à Mitzpé Ramon ainsi que Sdé Boker ... que dire !!! j'ai rencontré le paradis sur terre j'adore, c'est magnifique j'aurai aimé y rester beaucoup plus longtemps
PA
21h – Je comprends pourquoi ils nous demandent de venir 3h30 à 4h à l'avance. De vrais paranos. Ils nous prennent la tête pire que pour rentrer dans le pays. D'abord, premier checkpoint : Pourquoi 2 visas égyptiens, pourquoi tous ces visas jordaniens, pourquoi Maroc … Ensuite, qui vous connaissez dans ces pays, donnez des noms. Comment contactez vous ces personnes et à quel rythme : FB, skype, téléphone, tous les jours, tous les mois ? Ou était votre valise aujourd’hui, quelqu'un vous a t-il donné un cadeau ? Etc, etc... ensuite, normal, la valise passe au laser... et là, soit tout va bien, soit on t'envoie à la fouille. Pour moi, c'est la fouille. Détecteur d'explosif partout dans le sac, on me fait vider tout, ils cherchent un matériel électronique … que je n'ai pas !!! Ensuite, on range tout, on va à une file spéciale « méchant » pour prendre son billet d'avion, mais le sac n’est pas embarqué avec les autres. On le fait partir avec les autres sacs des « vilains » comme moi, dans un ascenseur. Pourquoi ??!! Tout du long, depuis le vidage du sac jusqu'à l’ascenseur, on est suivi par une personne de la sécurité avec interdiction de toucher au sac. Ensuite, une nouvelle file pour le bagage à main. Les « vilains » restent ensembles sur une file à part, passage du sac au laser, puis au détecteur d'explosifs sur les chaussures, puis vidage total du sac à main, détecteur d'explosif sur les téléphones et appareils photos. Enfin, passage à la frontière, avec un billet « permis de sortir du pays »... Heureusement encore !!

Très sympa votre récit, avec un parti pris évident, mais c'est votre droit le plus strict. Perso je n'ai pas de parti pris, qu'ils se démerdent Ce qui ne m'a pas empêché de me rendre sur place (des deux côtés) et de prendre énormément de plaisir à visiter cette terre sacrée.

Par contre je cite votre message du haut parce que franchement, vous exagérez un peu. Il m'est arrivé la même chose, j'ai fini en caleçon dans une cabine face à un militaire, ça m'a évidemment gonflé sur le moment (j'aurais préféré déambuler tranquillement dans l'aéroport), mais quand on va en Israël on sait ce qui peut nous attendre. Donc pas la peine d'en faire tout un plat !

J'avais fait comme vous, càd arriver très en avance, mais en fait un étranger vivant sur place m'avait expliqué que ce n'était surtout pas la chose à faire : plus ils ont de temps avec vous, plus ils peuvent vous poser de questions, fouiller vos sacs et en profiter pour former les nouvelles recrues. Lui n'arrivait qu'une heure avant son embarquement, résultat il ne faisait jamais la queue. Vous aurez remarqué qu'ils appellent les gens par leur vol car leur but n'est pas de vous faire manquer votre avion, mais plutôt que vous repartiez en disant bien autour de vous que les contrôles sont hyper stricts à Ben Gourion. C'est une manière de renforcer leur image, et ça marche vu ce que vous en dites [:)]
JO
Merci du conseil, j'y penserai la prochaine fois, sur !!! :)
SU
Pour ma part, j'arrive au moins 3 heures avant sur BG.

Non pas par peur des contrôles, quoique ... Mais simplement pour que madame puisse faire son marché au Duty-Free de BG ! Le must en la matière ! Nous avons des enfants et des petits-enfants et donc cadeaux obliges ! Plus le copain ou la voisine qui gardent les chats ...ça fait pas mal !

Le duty-free a même obligé les compagnies, notamment El AL, à prendre des dispositions pour que les avions partent à l'heure. En clair, une seule annonce et ceux qui prennent le temps au Duty-Free loupent l'envol.

Le seul DF est un spectacle étonnant.
JO
tous les duty free étaient fermée pour moi, c'était shabbat :)
SU
tous les duty free étaient fermée pour moi, c'était shabbat :)

Ha zut !! Pas de bol !
MÉ
bonjour Peggy

Bravo pour ton récit. Parlant de Palestine, ils sont rares et le tien est écrit avec beaucoup de sensibilité. Ta sensibilité et ça se respecte. Quant à ceux qui dénigrent avec des propos agressifs et déplacés ce que tu écris, libres à eux d'écrire ce qu'ils veulent sur la question mais qu'ils le fassent donc en ouvrant leur propre carnet plutôt que de jouer aux chiens de garde. Pour en revenir à ton récit, je suis d'accord avec toi: les Palestiniens sont l'un des peuples les plus accueillants que je connaisse depuis que je voyage. Excellents souvenirs de mon passage en 2005.
http://www.flickr.com/photos/mekong69/sets/ http://www.youtube.com/watch?v=X-UPh_7iIlQ
JO
merci Mékong ... ce n'est pas le premier récit que j'écris, et il est spontané puisqu'écrit sur le moment. Les photos c'est bien, mais on oublie souvent trop vite les ressentis, les petits détails, les anecdotes, les discussions. Alors, à chaque voyage, j'écris, et je partage mes carnets de voyage, sans rien cacher, sans changer un seul mot, que cela plaise ou déplaise à certains :)
QU
Merci Peggy car nous irons bientôt en tant que bénévoles à Jérusalem et ce que vous raconter je le partage avec mes compagnes et je suis très fasciné ...je vous remercie pour le bénévolat c'est à la maison d'Abraham ...Mais je ne sais pas raconter comme vous alors je laisse à des gens comme vous me guider .... Continuez je ne manque aucun de vos commentaires qui à mon avis sont aussi nécessaires .
vivre en harmonie
JO
Merci quadimelle, je suis contente que ce récit "parle" et soit compris. Pour celui-ci, cela me tenait très à coeur, car même si c'est un voyage touristique, en allant en terre sainte, j'étais naturellement à la recherche d'une réponse, d'un éclaircissement, d'un partage. Et j'ai essayé au mieux de décrire mon voyage qui fut très enrichissant humainement ... et avec de magnifiques paysages naturellement

J'ai terminé celui-ci. Mais libre à vous de lire mes autres récits de voyages ....
QU
Merci beaucoup certainement que je lirai les autres ....au plaisir
vivre en harmonie
JE
Eh bien maintenant j'ai une grosse envie de relire egalement ton voyage à Cuba et en Inde meme si j'ai du les consulter par le passé. Bon weekend Jean
CH
Merci de partager ce genre de voyage, qui nous montre que l'on peut voyager un peu partout, et que les choses sont encore plus merveilleuses là ou ne les attend pas forcément.
Récits de voyage et conseils pour la préparation d'un tour du monde sur http://tour-monde.fr/
CH
Merci, Peggy pour ton récit ! A la lecture de tes découvertes, de tes émotions, je sentais, moi aussi, poindre des critiques, ce qui est normal. Mais si l'on suit les informations (en prenant garde de diversifier les sources), on ne peut que prendre acte de la situation Israélo-Palestinienne. Et pencher pour l'un ou pour l'autre. La neutralité ne peut pas exister, n'en déplaise à certains. Je ne suis pas encore allé dans cette région du globe, arrêté au Liban, il y a une trentaine d'années. Mais déjà, on ressentait les actions d'extrémiste religieux, source de tant de conflits et de massacres , surtout sur cette vaste zone où se côtoient, se tolèrent, s'insultent, se battent, se tuent Musulmans et Juifs. Quelle honte pour leurs enfants ! L'histoire et les actualités me font pencher très largement "contre" les Israéliens intégristes. Le livre noir de l'occupation israélienne (éditions Autrement) est ma dernière lecture. Bon, j'arrête là, la censure de VF pourrait gommer mon texte à juste raison. Ceci dit, il me semble que l'on n'évoque pas assez les Palestiniens et les Israéliens qui n'espèrent qu'une paix durable, définitive entre eux. Question : sont-ils rares, courants, très nombreux ? A bientôt de te lire, Peggy !
"Celui qui a atteint son but a manqué tout le reste"
JO
Merci pour ton post, il est très instructif, et moi qui aime lire, tu viens de me donner le titre d'une très prochaine lecture. Pour ta question, j'ai rencontré des jeunes Palestiniens qui espéraient une paix entre leurs deux peuples, mais avec une autonomie de la Palestine, plus de colonies. Ils espèrent deux pays distincts.

pour les israéliens, le sujet est très difficile à aborder, ils ne veulent pas en entendre parler

je ne vois pas comment tout cela pourra un jour se régler il faudrait d'abord stopper la colonisation donner l'autonomie aux territoires palestiniens
PA
Peggy, à te lire on a l'impression que seuls les Palestiniens veulent la paix. Or que je sache, les seuls mouvements structurés de paix sont israéliens ("la paix maintenant" je crois, ou quelque chose du style). Mais comme je l'ai déjà dit, je ne défends personne, je suis complètement neutre, et évidemment que c'est possible : ce conflit n'est pas le mien, je laisse donc ceux qui sont impliqués tenter de le régler entre eux. Je crois que les deux parties se passeraient volontiers des conseils "avisés" de ceux qui vivent à des milliers de kilomètres (qu'il s'agisse de certains juifs américains plus sionistes et intransigeants que l'israélien lambda ou des spécialistes européens du port du keffieh).

Enfin, puisque comme moi tu t'es rendue sur place, tu sais bien que ce conflit est impossible à résoudre : les Israéliens ont déjà évacué Gaza et vu le résultat, c'est pas ça qui va les inciter à faire de même en Cisjordanie (ou West Bank, ou Palestine, appelez ça comme vous voulez). Et puis leurs colonies là-bas sont tout simplement trop immenses pour être démantelées, sans parler des lieux saints : comment imaginer une seule seconde une solution pour Hébron, où vivent les plus tarés des colons juifs ? Et la vieille ville de Jérusalem : on met la frontière où entre le mur des Lamentations et l'esplanade des mosquées ?

Bref, rien ne changera jamais là-bas, il faut y aller quand la situation est plutôt calme, ce qui est le cas depuis quelque temps, et profiter des splendeurs que ce petit coin du monde propose. Et prendre conscience de la chance que nous avons de détenir un passeport français (ou européen), qui nous permet de circuler assez facilement des deux côtés de la barrière. A condition de ne pas avoir un nom à consonance arabe ou juive, j'en conviens.
KO
j'ai rencontré des jeunes Palestiniens qui espéraient une paix entre leurs deux peuples, mais avec une autonomie de la Palestine, plus de colonies. Ils espèrent deux pays distincts.... pour les israéliens, le sujet est très difficile à aborder, ils ne veulent pas en entendre parler je ne vois pas comment tout cela pourra un jour se régler il faudrait d'abord stopper la colonisation donner l'autonomie aux territoires palestiniens

Donc en un petit mois sur place, tu as rencontré et interrogé suffisamment de "Ils"... pour dégager une vision objective et neutre de la situation qui légitimerait des opinions aussi tranchées, alors que tous les acteurs sur le terrain, échouent depuis tant d'années, tant la situation est complexe ? Ta deuxième affirmation montre une méconnaissance totale des voies, des dialogues entrepris par des responsables des deux peuples qui se retrouvent régulièrement, un peu en marge, pour tenter de trouver ensemble un chemin commun.

Ton récit est vivant, instructif, dépaysant. Tu as su capter des moments, des images... mais le parti pris exprimé de manière un peu naïve, quelquefois déplaisante : "une vieille conne me parle mal parce qu’elle estime que la place lui revient de droit." "gentils et en même temps racistes, et certains carrément méchants."... en heurtent la lecture.

Si les voyages forment la jeunesse et ouvrent sur la complexité du monde, il faudrait aborder chaque ailleurs avec humilité, curiosité et nuance... sans les filtres que sont les préjugés, les raccourcis sentencieux, les jugements hâtifs.

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