RDV au pays où il pleut des fusées
ou, plus précisément ici, comment passer de l'espace a la yourte
Techniquement peu crédible mais s'agissant d'une fable, est-ce bien important ?
L'histoire est intelligemment structurée, oscillant entre traditions et modernité
La photographie y est lumineuse, la mise en scène irréprochable
Dépaysement garanti
Synopsis
Au Kazakhstan, les habitants ont pour coutume de récupérer les débris des fusées lancées de la base de Baikonur.
Lorsque « Gagarine », jeune paysan passionné d'astronomie,
découvre près de chez lui une jolie spationaute française,
il la considère comme sa fiancée.
Cela est d'autant plus facile que celle-ci a perdu la mémoire.
Mais même le plus romantique des mensonges ne peut demeurer secret pour toujours.
Extraits des secrets de tournage (source fiche du film Allociné):
Baikonur est le premier film de fiction ayant eu l'opportunité d'être tourner sur le site de lancement spatial de Baïkonour au Kazakhstan,
qui a notamment lancé le premier satellite Spoutnik en 1957.
Baikonur met en scène une réelle "loi" kazakhe officieuse qui stipule que celui qui trouve un débris de lancement des navettes spatiales
de Baïkonour dans le désert en devient le propriétaire, la population locale revend alors les débris récupérés.
Les séquences de la chasse aux débris, entre "villages" concurrents sont dignes de la ruée vers l'or, influence "Mad Max"
Books, films and documentaries · Russie
Suggestions de livres, de films et de documentaires qui peuvent intéresser, faire rêver ou être utiles pour des voyageurs.
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Many threads here are in French, the community’s main language. English translations are added over time.
« C’est plus compliqué que ça »
Voilà pour moi une double découverte : Edouard Limonov, le sujet même du livre, et Emmanuel Carrère, son auteur. Et de ces deux découvertes je ne saurais dire laquelle m’a le plus enthousiasmé !
Edouard Savenko, dit « Limonov », est un russe né pauvre dans une ville minable d'Ukraine au début des années 1940, donc en URSS. Ne pouvant se résoudre au destin insignifiant qui semble tout tracé pour lui, il rêve dès son plus jeune âge de gloire et de reconnaissance. Ses armes de départ : un vrai talent pour la poésie et beaucoup de rage. Ce livre retrace l’incroyable parcours de vie de ce poète qui deviendra écrivain, clochard, valet, journaliste, soldat, chef de parti, prisonnier et probablement plus encore car Limonov est toujours vivant. Limonov est un irréductible de la race de ceux qui ne conçoivent pas la soumission et la perte de grandeur de leur pays, quelle que soit l'histoire de celui-ci, même récente. Limonov est brutal, sûr de lui à en être agaçant et farouchement nationaliste. Cela permet-il pour autant de dresser le portrait de ce qu'il serait de bon ton de qualifier en France et en 2012 de fasciste ? « C’est plus compliqué que ça » et c’est bien tout l’intérêt de ce livre qui lève également le voile sur un homme pur, généreux (même si sans empathie), avant tout exigeant avec lui-même, fidèle en amour et surtout à ce qu’il n’a cessé d’être : un homme libre qui préfère tout perdre plutôt que de vendre la moindre part de son âme. Limonov est une sorte de punk bolchevik et Emmanuel Carrère, qui visiblement n'est pas très punk, m'a semblé parfois mal à l'aise de devoir nous parler aussi crûment de certains traits de caractère de son héros, et notamment de sa sexualité. J'ai été moi aussi gêné par quelques unes de ces scènes qui m'ont semblé un peu inutiles, même si elles permettent d'affirmer un certain côté "déglingue" de Limonov. Mais c'est bien là le seul reproche que je puisse faire à ce récit.
En règle générale, j’aime quand les biographies s’en tiennent à leur sujet, c'est-à-dire quand l’auteur ne parle pas de lui. Or, dans celle-ci, Emmanuel Carrère entremêle un peu la vie de Limonov avec la sienne et livre parfois des passages plus personnels qui semblent moins en lien direct avec son héros. Pour autant, cela ne m’a absolument pas dérangé. Bien au contraire même, car ce n'est pas tout à fait une biographie au sens classique du terme et puis parce qu'Emmanuel Carrère a une écriture et une histoire qui me parlent. Si j’ai souvent été étonné par l’emploi qu’il fait de la virgule et qui est très éloigné du mien, j’aime sa prose sans effet de style, mais pourtant délicate et qui laisse poindre beaucoup de sensibilité. J’ai également apprécié les manières détournées qu'il emploie pour nous expliquer les raisons du choix de son sujet : sa mère historienne et académicienne, bien-entendu, mais aussi des motifs moins évidents, telle que la mort de son cousin journaliste, assassiné alors qu'il enquêtait sur les mafias des oligarques russes. Et par-dessus tout, j’ai aimé la façon dont il contextualise cette biographie en exposant des points de vue plus russes et soviétiques que français, et baignant plutôt dans « leurs » époques que dans la nôtre. Ceci n'est pas toujours facile, surtout quand il s'agit d'un contexte historique proche.
Le résultat est à mon sens un livre brillant, passionnant et dont les éclairages me permettent d’entrevoir une histoire (forcément) plus complexe et plus nuancée que celle qui nous est communément livrée à propos du récent passé de l'URSS/Russie et des conflits dans les Balkans. Comme le dit cette expression qu’Emmanuel Carrère n’aime pas trop, mais cite pourtant à plusieurs reprises dans ce livre : « C’est plus compliqué que ça. »
Voilà pour moi une double découverte : Edouard Limonov, le sujet même du livre, et Emmanuel Carrère, son auteur. Et de ces deux découvertes je ne saurais dire laquelle m’a le plus enthousiasmé !
Edouard Savenko, dit « Limonov », est un russe né pauvre dans une ville minable d'Ukraine au début des années 1940, donc en URSS. Ne pouvant se résoudre au destin insignifiant qui semble tout tracé pour lui, il rêve dès son plus jeune âge de gloire et de reconnaissance. Ses armes de départ : un vrai talent pour la poésie et beaucoup de rage. Ce livre retrace l’incroyable parcours de vie de ce poète qui deviendra écrivain, clochard, valet, journaliste, soldat, chef de parti, prisonnier et probablement plus encore car Limonov est toujours vivant. Limonov est un irréductible de la race de ceux qui ne conçoivent pas la soumission et la perte de grandeur de leur pays, quelle que soit l'histoire de celui-ci, même récente. Limonov est brutal, sûr de lui à en être agaçant et farouchement nationaliste. Cela permet-il pour autant de dresser le portrait de ce qu'il serait de bon ton de qualifier en France et en 2012 de fasciste ? « C’est plus compliqué que ça » et c’est bien tout l’intérêt de ce livre qui lève également le voile sur un homme pur, généreux (même si sans empathie), avant tout exigeant avec lui-même, fidèle en amour et surtout à ce qu’il n’a cessé d’être : un homme libre qui préfère tout perdre plutôt que de vendre la moindre part de son âme. Limonov est une sorte de punk bolchevik et Emmanuel Carrère, qui visiblement n'est pas très punk, m'a semblé parfois mal à l'aise de devoir nous parler aussi crûment de certains traits de caractère de son héros, et notamment de sa sexualité. J'ai été moi aussi gêné par quelques unes de ces scènes qui m'ont semblé un peu inutiles, même si elles permettent d'affirmer un certain côté "déglingue" de Limonov. Mais c'est bien là le seul reproche que je puisse faire à ce récit.
En règle générale, j’aime quand les biographies s’en tiennent à leur sujet, c'est-à-dire quand l’auteur ne parle pas de lui. Or, dans celle-ci, Emmanuel Carrère entremêle un peu la vie de Limonov avec la sienne et livre parfois des passages plus personnels qui semblent moins en lien direct avec son héros. Pour autant, cela ne m’a absolument pas dérangé. Bien au contraire même, car ce n'est pas tout à fait une biographie au sens classique du terme et puis parce qu'Emmanuel Carrère a une écriture et une histoire qui me parlent. Si j’ai souvent été étonné par l’emploi qu’il fait de la virgule et qui est très éloigné du mien, j’aime sa prose sans effet de style, mais pourtant délicate et qui laisse poindre beaucoup de sensibilité. J’ai également apprécié les manières détournées qu'il emploie pour nous expliquer les raisons du choix de son sujet : sa mère historienne et académicienne, bien-entendu, mais aussi des motifs moins évidents, telle que la mort de son cousin journaliste, assassiné alors qu'il enquêtait sur les mafias des oligarques russes. Et par-dessus tout, j’ai aimé la façon dont il contextualise cette biographie en exposant des points de vue plus russes et soviétiques que français, et baignant plutôt dans « leurs » époques que dans la nôtre. Ceci n'est pas toujours facile, surtout quand il s'agit d'un contexte historique proche.
Le résultat est à mon sens un livre brillant, passionnant et dont les éclairages me permettent d’entrevoir une histoire (forcément) plus complexe et plus nuancée que celle qui nous est communément livrée à propos du récent passé de l'URSS/Russie et des conflits dans les Balkans. Comme le dit cette expression qu’Emmanuel Carrère n’aime pas trop, mais cite pourtant à plusieurs reprises dans ce livre : « C’est plus compliqué que ça. »
Je l’attendais avec impatience ce livre. J’ai lu 31 pages. Un délice...
Et puis hier, 22h sur France 5 : « 6 mois de cabane au Baïkal ». Je n’aurais raté ce documentaire pour rien au monde et bien m’en a pris ! Entre les jeux de glace du lac et les volutes de fumée des cigarettes, entre les rencontres à 3 jours de marche et la danse de 14 juillet avec le chien, entre la lecture et l’écriture, entre les silences et les coups de hache, entre le thé et quelques doses de vodka, l’auteur, cinéaste et conteur pour l’occasion, nous fait partager ses doutes, ses joies, ses peines, ses réflexions… Film somptueux par les images et les paroles.
Mais les images et les paroles s’envolent trop vite dans un film, alors je vais reprendre ma lecture. Je vais croquer les mots avec lenteur, je vais les savourer avec délectation et quand je tournerai la dernière page, je reviendrai peut-être par ici vous en parler.
Je dis bien peut-être…
Dolma
Et puis hier, 22h sur France 5 : « 6 mois de cabane au Baïkal ». Je n’aurais raté ce documentaire pour rien au monde et bien m’en a pris ! Entre les jeux de glace du lac et les volutes de fumée des cigarettes, entre les rencontres à 3 jours de marche et la danse de 14 juillet avec le chien, entre la lecture et l’écriture, entre les silences et les coups de hache, entre le thé et quelques doses de vodka, l’auteur, cinéaste et conteur pour l’occasion, nous fait partager ses doutes, ses joies, ses peines, ses réflexions… Film somptueux par les images et les paroles.
Mais les images et les paroles s’envolent trop vite dans un film, alors je vais reprendre ma lecture. Je vais croquer les mots avec lenteur, je vais les savourer avec délectation et quand je tournerai la dernière page, je reviendrai peut-être par ici vous en parler.
Je dis bien peut-être…
Dolma
Bonjour,
Après deux ans de voyage, nous sommes heureux de vous annoncer la sortie de notre nouveau livre : Davaï Kamtchatka. Le récit de notre périple de 70 000 km aller/retour jusqu'au Kamtchatka mais où nous évoquons aussi le Japon, la Mongolie, l'Asie Centrale, le lac Baikal en hiver, la Bam Road... Il nous aura fallu quatre mois passés dans une yourte mongole pour finaliser l'écriture du récit de notre voyage.
Vous trouverez plus infos sur www.lemondepourpassager.fr ou Facebook/lemondepourpassager
Après deux ans de voyage, nous sommes heureux de vous annoncer la sortie de notre nouveau livre : Davaï Kamtchatka. Le récit de notre périple de 70 000 km aller/retour jusqu'au Kamtchatka mais où nous évoquons aussi le Japon, la Mongolie, l'Asie Centrale, le lac Baikal en hiver, la Bam Road... Il nous aura fallu quatre mois passés dans une yourte mongole pour finaliser l'écriture du récit de notre voyage.
Vous trouverez plus infos sur www.lemondepourpassager.fr ou Facebook/lemondepourpassager
Bonjour!
Je pars au mois d'août étudier, entre autre, la flore et la faune autour d'un village près de Omsk, en Russie, à la frontière du Kazakstan. Connaitriez-vous des livres (français ou russes) qui décrivent les espèces végétales et/ou animales de la région?
Je recherche aussi des personnes qui connaitraient la région et son environnement naturel, ou qui auraient des contacts sur place pour pouvoir nous aider.
Merci d'avance pour cette aide précieuse!
Lucie
Je pars au mois d'août étudier, entre autre, la flore et la faune autour d'un village près de Omsk, en Russie, à la frontière du Kazakstan. Connaitriez-vous des livres (français ou russes) qui décrivent les espèces végétales et/ou animales de la région?
Je recherche aussi des personnes qui connaitraient la région et son environnement naturel, ou qui auraient des contacts sur place pour pouvoir nous aider.
Merci d'avance pour cette aide précieuse!
Lucie
Bonjour,
A l'heure de l'élection présidentielle en Russie, voici ma contribution audiovisuelle sur ce pays:
"Russie": réalisé suite à une traversée à moto de St Petersbourg jusqu'au Baïkal (et qui s'est ensuite poursuivi vers la Mongolie). Quelques pans de l'histoire russe. http://vimeo.com/35024569
"Le train et le Baïkal": au cours du même voyage à moto, l'histoire du contournement du Baïkal par le chemin de fer http://vimeo.com/35022454
"L'archipel de la mer blanche": réalisé suite à un périple à moto en Carélie. Ce reportage retrace les origines du goulag http://vimeo.com/34967853
cordialement
"Russie": réalisé suite à une traversée à moto de St Petersbourg jusqu'au Baïkal (et qui s'est ensuite poursuivi vers la Mongolie). Quelques pans de l'histoire russe. http://vimeo.com/35024569
"Le train et le Baïkal": au cours du même voyage à moto, l'histoire du contournement du Baïkal par le chemin de fer http://vimeo.com/35022454
"L'archipel de la mer blanche": réalisé suite à un périple à moto en Carélie. Ce reportage retrace les origines du goulag http://vimeo.com/34967853
cordialement
Bonsoir,
Je suis étonné que personne n'ait évoqué ce documentaire de 2005 en 3 parties. La troisième sera diffusée demain, à 19h.
Les journalistes ont traversé la Russie en voiture, suivant la parcours du transibérien, en gros.
On y découvre la Russie actuelle, loin de St-Pertersbourg et de Moscou. Ce voyages est ponctué de rencontres passionantes, comme ce vétéran de la première guerre de tchétchénie devenu anti-Poutine, ces gardes forestiers dépassés par les coupes illégales et faiblement sanctionnées, ce "nouveau riche" qui ouvre une concession Renault dans une petite ville près de l'Oural...
La vraie Russie, celle de tous les jours.
On se fait également une idée du niveau de développement de cette Russie là.
Le dernier épisode décrit la fin du voyage, du lac Baikal à Vladivostok.
Pour une fois, à vos TV demain soir !!!
Je suis étonné que personne n'ait évoqué ce documentaire de 2005 en 3 parties. La troisième sera diffusée demain, à 19h.
Les journalistes ont traversé la Russie en voiture, suivant la parcours du transibérien, en gros.
On y découvre la Russie actuelle, loin de St-Pertersbourg et de Moscou. Ce voyages est ponctué de rencontres passionantes, comme ce vétéran de la première guerre de tchétchénie devenu anti-Poutine, ces gardes forestiers dépassés par les coupes illégales et faiblement sanctionnées, ce "nouveau riche" qui ouvre une concession Renault dans une petite ville près de l'Oural...
La vraie Russie, celle de tous les jours.
On se fait également une idée du niveau de développement de cette Russie là.
Le dernier épisode décrit la fin du voyage, du lac Baikal à Vladivostok.
Pour une fois, à vos TV demain soir !!!
Olivier Rolin est un écrivain qui voyage. Loin. Azerbaïdjan, Soudan, Russie, Afghanistan, Patagonie... Un curriculum géographique qui aurait dû lui assurer une place honorable dans la rubrique Livres, films et documentaires de VF. Enfin, j'aurais cru. Voyons ce que nous dit le moteur de recherche. Requête : Olivier Rolin. Résultat : deux messages. Incrédule, j'essaie sans le prénom. Puis greffe un second L à son patronyme, au cas où. C'est sans appel : deux messages. Par curiosité je tente l'expérience avec les mots-clés "Alexandre Poussin". 6 pages !... Un peu fâchée par ce qui me paraît être une injustice (mais franchement mitigée quant à l'impact qu'aura mon intervention), je décide de présenter Sibérie que j'ai terminé avant-hier. Un peu aussi parce j'aime bien les coïncidences qui font comme des clins d'oeil 😉.
De bout en bout Olivier Rolin nous raconte sa Sibérie. Celle des coins paumés dont les noms quelquefois compliqués ne nous évoquent rien sinon l'immensité et le froid. Celle du vide, de l'isolement. Ce morceau de Russie où il aime se rendre depuis les années 80. Même si "aimer la Sibérie, ça ne se fait pas". D'Irkoutsk à Vladivostok, du Pôle Nord à Khatanga, de la Kolyma, il nous présente des "vies taillées à coups de hache". Des personnages exotiques aussi. Comme ce cardinal romain venu célébrer une messe sur la banquise à la mémoire des disparus d'une expédition menée par le Duc des Abruzzes un siècle plus tôt ou cet officier des douanes hollandais obnubilé par les mammouths. Comme toujours chez Rolin l'écriture est élégante, le plaisir de lire, immense.
"Fleuves géants, déserts glacés, taïga sans limites, températures extrêmes : en Sibérie, la géographie n'y va pas de main morte. L'histoire non plus, qui en a fait la terre des bagnards, et des déportés, l'un des noms du Malheur du XXe siècle. On peut pourtant trouver un charme secret à cette partie du monde que désigne assez bien le vieux mot de solitudes, et qui est comme le grand large sur terre. C'est mon cas. Les chroniques ici réunies témoignent à leur façon d'une inclination contre nature... O.R." Quatrième de couverture de Sibérie, Olivier Rolin, éditions Inculte, 2011, 96 p.

De bout en bout Olivier Rolin nous raconte sa Sibérie. Celle des coins paumés dont les noms quelquefois compliqués ne nous évoquent rien sinon l'immensité et le froid. Celle du vide, de l'isolement. Ce morceau de Russie où il aime se rendre depuis les années 80. Même si "aimer la Sibérie, ça ne se fait pas". D'Irkoutsk à Vladivostok, du Pôle Nord à Khatanga, de la Kolyma, il nous présente des "vies taillées à coups de hache". Des personnages exotiques aussi. Comme ce cardinal romain venu célébrer une messe sur la banquise à la mémoire des disparus d'une expédition menée par le Duc des Abruzzes un siècle plus tôt ou cet officier des douanes hollandais obnubilé par les mammouths. Comme toujours chez Rolin l'écriture est élégante, le plaisir de lire, immense.
"Fleuves géants, déserts glacés, taïga sans limites, températures extrêmes : en Sibérie, la géographie n'y va pas de main morte. L'histoire non plus, qui en a fait la terre des bagnards, et des déportés, l'un des noms du Malheur du XXe siècle. On peut pourtant trouver un charme secret à cette partie du monde que désigne assez bien le vieux mot de solitudes, et qui est comme le grand large sur terre. C'est mon cas. Les chroniques ici réunies témoignent à leur façon d'une inclination contre nature... O.R." Quatrième de couverture de Sibérie, Olivier Rolin, éditions Inculte, 2011, 96 p.

Une suggestion de lecture avec le récit entre aventure et reportage au pays des Nenets d'Astrid Wendlandt ; l’auteur a rencontré ces nomades éleveurs de rennes en Sibérie, « Au bord du monde », c’est le titre de son livre.
Tout au long des pages elle nous fait partager la vie itinérante dans la toundra et les nuits dans les « tchoum » (tentes nenets) où ses hôtes évoquent leur mode de vie, leurs coutumes et leurs croyances … un vécu passionnant pour tous ceux qui rêvent d’aller découvrir ces contrées si éloignées de notre univers.
Parfois, la découverte s’avère un peu austère : « le pays de mes rêves est un dépotoir » nous avoue l’auteur en arrivant sur les plages arctiques transformées en déchetteries, « la montée de l’industrie vers le Nord a défiguré la toundra. J’ai vu fleurir des dizaines de sites d’exploitation de gaz et pourrir des épaves de bateaux à l’abandon. C’est aussi sur ces plages que les Soviets ont abandonné à leur sort des milliers de déportés ». Un texte sans concession !
Comme Astrid Wendlandt est franco-canadienne, elle fait au fil des pages quelques parallèles entre les peuples du Grand Nord russe et ceux de l’Arctique canadien … ce qui personnellement m’évoque des souvenirs de périples au Nunavut sur la banquise avec des Inuit et à Inuvik dans les Territoires du Nord Ouest.
Revenons aux Nenets de Sibérie, pour prolonger ma lecture, je suis allé faire un tour virtuellement sur les cartes de Google Earth à la recherche de la péninsule de Yamal et des quelques villes citées dans le bouquin. En quelques clics on se retrouve à Salekhard ou également dans Yar Salé, les photos m’ont fait découvrir la ville et ses immeubles aux toits bleus et rouges mais une autre contribution photo montre des « tchoum » nenet parmi la toundra sibérienne figée par la glace.
La lecture de ce livre m’a aussi évoqué quelques souvenirs d’émissions télé tournées au pays des Nenets. Il y a quelques années c’était un numéro d’Ushuaïa mais aussi un « Rendez-vous en terre inconnue » avec Charlotte de Turkheim surprise et respectueuse de ses hôtes nenets …
Autre suggestion pour les amoureux de Grand Nord et toujours à propos des Nenets, on va les retrouver sur le petit écran le Samedi 5 février 2011 à 19h55 sur Arte TV , 360°-GEO Reportage :
« Petits nomades, grand froid » (et plusieurs rediffusions TV et ensuite sur le site web Arte…)
Vous vous en doutez … je serai samedi devant mon écran de télé, pour un voyage virtuel chez les Nenets.
Tout au long des pages elle nous fait partager la vie itinérante dans la toundra et les nuits dans les « tchoum » (tentes nenets) où ses hôtes évoquent leur mode de vie, leurs coutumes et leurs croyances … un vécu passionnant pour tous ceux qui rêvent d’aller découvrir ces contrées si éloignées de notre univers.
Parfois, la découverte s’avère un peu austère : « le pays de mes rêves est un dépotoir » nous avoue l’auteur en arrivant sur les plages arctiques transformées en déchetteries, « la montée de l’industrie vers le Nord a défiguré la toundra. J’ai vu fleurir des dizaines de sites d’exploitation de gaz et pourrir des épaves de bateaux à l’abandon. C’est aussi sur ces plages que les Soviets ont abandonné à leur sort des milliers de déportés ». Un texte sans concession !
Comme Astrid Wendlandt est franco-canadienne, elle fait au fil des pages quelques parallèles entre les peuples du Grand Nord russe et ceux de l’Arctique canadien … ce qui personnellement m’évoque des souvenirs de périples au Nunavut sur la banquise avec des Inuit et à Inuvik dans les Territoires du Nord Ouest.
Revenons aux Nenets de Sibérie, pour prolonger ma lecture, je suis allé faire un tour virtuellement sur les cartes de Google Earth à la recherche de la péninsule de Yamal et des quelques villes citées dans le bouquin. En quelques clics on se retrouve à Salekhard ou également dans Yar Salé, les photos m’ont fait découvrir la ville et ses immeubles aux toits bleus et rouges mais une autre contribution photo montre des « tchoum » nenet parmi la toundra sibérienne figée par la glace.
La lecture de ce livre m’a aussi évoqué quelques souvenirs d’émissions télé tournées au pays des Nenets. Il y a quelques années c’était un numéro d’Ushuaïa mais aussi un « Rendez-vous en terre inconnue » avec Charlotte de Turkheim surprise et respectueuse de ses hôtes nenets …
Autre suggestion pour les amoureux de Grand Nord et toujours à propos des Nenets, on va les retrouver sur le petit écran le Samedi 5 février 2011 à 19h55 sur Arte TV , 360°-GEO Reportage :
« Petits nomades, grand froid » (et plusieurs rediffusions TV et ensuite sur le site web Arte…)
Vous vous en doutez … je serai samedi devant mon écran de télé, pour un voyage virtuel chez les Nenets.
Le soleil se lève aussi
un film de Jiang Wen, présenté en compétition à la 64ème Mostra de Venise en 2007.
C'est très beau film auquel on ne comprend pas grand chose, mais où la beauté nous scotche d'entrée. Le rythme n'est pas lent du tout; et l'histoire est aussi loufoque que celle de "Luna Papa" de Bhaktyar Khudojnazarov, pour ceux qui connaissent. Entre Chine et Russie, un monde onirique où les fleurs poussent sur les rails du train... Malheureusement peu de copies du film en France, donc si vous trouvez un ciné où le voir, vous serez chanceux...
un film de Jiang Wen, présenté en compétition à la 64ème Mostra de Venise en 2007.
C'est très beau film auquel on ne comprend pas grand chose, mais où la beauté nous scotche d'entrée. Le rythme n'est pas lent du tout; et l'histoire est aussi loufoque que celle de "Luna Papa" de Bhaktyar Khudojnazarov, pour ceux qui connaissent. Entre Chine et Russie, un monde onirique où les fleurs poussent sur les rails du train... Malheureusement peu de copies du film en France, donc si vous trouvez un ciné où le voir, vous serez chanceux...
A l'occasion des élections présidentielles en Russie le 2 mars prochain, ARTE consacre une programmation spéciale à l'Etat le plus vaste du monde. Du 20 février au 05 mars 2008, ARTE diffuse des grands classiques du cinéma russe ainsi que de nombreux documentaires.
Plus d'infos sur le site d'Arte:
http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/russie/1907288.html
http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/russie/A-l-antenne/1917168.html
Plus d'infos sur le site d'Arte:
http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/russie/1907288.html
http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/russie/A-l-antenne/1917168.html
A peine rentrée, pour faire passer le blues du retour, je rêve à notre prochain voyage : Moscou/Vladivostok en train . Quelqu'un aurait-il des idées de bouquins à me proposer ?
bonjour a tous😎,
je vous recommande le film "l italien" qui est une histoire vrai et parle des orphelinat en russie.
pour moi c est un chef d oeuvre et meme si le sujet est dur, c est pas triste.😏
ce soir sur Arte à 22h. 05, reportage sur les jeunes filles du pénitencier de Tomks, en Sibérie. Ces jeunes filles ont entre 14 et 19 ans et sont condamnées à de lourdes peines.
Ce reportage a été tourné par une journaliste Allemande.
Patoune
Ce reportage a été tourné par une journaliste Allemande.
Patoune
Avez-vous lu le récit d'aventure d'un jeune russe qui au début des années 20 avait entrepris de traverser l'Union Soviétique
en pleine période révolutionnaire et par pure patriotisme. L'épopée notamment lors de son passsage près des glaces du gd Nord sibérien est épique. Malheureusement pour lui, Staline arrive au pouvoir et tout acte d'héroisme individuel est banni....
ouvrage paru au éditions Acte Sud et dont je ne me souviens plus du titre???
ouvrage paru au éditions Acte Sud et dont je ne me souviens plus du titre???
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