Hi everyone,
I’m planning a third trip to Madagascar in 2026. This time, heading north and then part of the west coast before going back up.
The question I’m asking myself—same as during our first visits—is Nosy Be or not?
Of course, the photos show stunning beaches, and when you mention Madagascar, almost everyone says Nosy Be or at least has heard of it. That’s actually why we didn’t include it in our itineraries before, especially since we’d already seen paradise-like beaches in the south, and we had them all to ourselves because they were hard to reach.
On the other hand, I’ve always been drawn to Île Sainte-Marie, but from the north, you have to go back down to Tana, which I’m okay with in principle.
So, what’s your take? Nosy Be and its surroundings—what do you think? Just tourists looking to party?
Thanks
Travelers' reflections · Madagascar
Vos voyages vous ont fait réfléchir sur l'art de bien voyager, de bien vivre, l'état du monde ou le sens de la vie? Partagez vos pensées et réflexions dans cette rubrique.
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😠 bonjour à tous
De retour de l'ile ste marie, j'ai été fortement surprise meme outrée de voir des hommes blancs francais se promener avec des tres tres jeunes filles malgaches. nous avons posées plusieurs fois la question aux malgaches ou aux vazas ils semblent que cela soit un sujet tabous. une question est ce du tourisme sexuel ?
De retour de l'ile ste marie, j'ai été fortement surprise meme outrée de voir des hommes blancs francais se promener avec des tres tres jeunes filles malgaches. nous avons posées plusieurs fois la question aux malgaches ou aux vazas ils semblent que cela soit un sujet tabous. une question est ce du tourisme sexuel ?
Lorsque j'étais arrivé à Madagascar en 2010, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. L'année précédente il y avait un putsch dans lequel Marc Ravalomanana s'était fait renversé par Andry Rajoelina, et j'étais sur sol Malgache en pleine transition.
Ayant beaucoup voyagé dans d'autres pays d'afrique, j'avais une appréhension sur ce qui m'attendait éventuellement. Une fausse appréhension avec du recul. Parce qu'il ne faut pas confondre Madagascar avec le reste de l'Afrique, la mentalité y est beaucoup plus complexe.
Les "vazahas" à Madagascar
Et bien désolé de le dire, mais pour 90% d'entre eux, ça ne vole pas bien haut. Une majorité d'alcooliques traînant dans les bordels, pensant qu'ils sont des lumières. Se mariant avec des prostitués qu'ils pensent être des princesses. Oui je pense que ça résume bien.
Beaucoup sont des retraités végétatifs passant leur temps à critiquer les autres. Se pavanant avec quelques €uros pour attirer l'attention des cuisses ouvertes. C'est une grave erreur à Madagascar d'afficher ce que l'on a. Il vaut mieux rouler en 4L défoncée, qu'en 4x4 rutilant pour ne pas attirer les jalousies et les bandits. D'autres viennent simplement pour avoir un pouvoir d'achat plus agréable qu'en Europe, ce qui est parfaitement compréhensible à la vue de l'austérité actuelle.
Les Malgaches
Il y en a franchement des super. Oui ! Ils viendront en toute sincérité, sans jamais rien te demander. Mais il faut arrêter de rêver aussi, c'est comme partout dans le monde, ils sont assez rares. La plupart verront dans le vazaha, une manière d'avoir une bonne image ou de profiter.
Les Gasys, ont une culture forte, qui leur est propre. Et lorsque l'on vient à Mada, il vaut mieux oublier d'où l'on vient. Regarder et s'adapter à leur culture, ceci s'applique surtout si vous souhaitez vivre ici. En tant que touriste, il vaut mieux se renseigner pour ne pas transgresser un "fady" (interdit). Sinon vous risquez de vous mettre très vite les gens à dos.
Pour les affaires, c'est comme partout. Ne s'attacher qu'aux actes qui renforcent une fiabilité réciproque. Les belles promesses et les paroles ne sont que du vent. Donc ne payer que quand la chose est devant vos yeux.
Les femmes Malgaches
Quand je vois des vazahas arriver à Madagascar pour se marier, alors qu'ils n'ont eu jusqu'ici qu'une relation virtuelle à travers internet. Désolé mais ça me fait bien marrer. Et ces mêmes gars, vont traiter ces femmes de putes, de profiteuses, et je ne sais quoi d'autre quelques années plus tard après s'être fait vidé les poches... Alors c'est très simple, sur internet il n'y a pas forcément les meilleures, ni dans les boîtes, ni dans les cabarets... Et surtout pas au Glacier/Mojo/Manson (pour les plus connus) à Tanà. En fait, une femme qui vous aime vraiment, que ce soit ici ou ailleurs, c'est très rare. C'est sûr que rivaliser avec un beau gosse de 20 ans, lorsque l'on a 65 ans et plus, il faudrait peut-être arrêter la fumette.
Les femmes ici, c'est comme partout, beaucoup de connasses matérialistes qui vous font perdre votre temps et votre argent. Mais il y a aussi des femmes bien. C'est sûr qu'à 45 ans, j'ai trouvé une femme correspondant à mon âge qui est bien dans sa tête, mais ça m'a quand même occupé 5 ans pour la trouver, en étant sur place ;)
Alors sur Internet, je vous souhaite un bon miracle ;)
Le pays
C'est un pays magnifique, encore un peu sauvage et sincère. Des paysages à couper le souffle, des plages paradisiaques, des gens souriants, des gosses curieux, des routes improbables...
Ce pays, même après 8 ans, arrive toujours à me surprendre, et à me séduire aussi.
Et si on parlait de cette "insécurité" récurrente ? Oui elle existe, elle est partout et omniprésente. Mais j'ai une bonne nouvelle pour les touristes, elle ne concerne que très peu les vazahas (étrangers) touristes occidentaux, ni les vahinys (invités) résidents. Cette insécurité est très forte entre malgaches et aussi envers les Karanas (Indo-Pakistanais), mais pour des raisons différentes. A Tanà, je ne la ressens pas beaucoup, même dans des endroits comme petite vitesse ou 67ha nord, simplement parce que je suis véhiculé. Mais à entendre mes amis gasys, il y a beaucoup de problèmes dans ces endroits. Dans le sud du pays, par contre c'est très grave, car les dahalos (bandits) sont armés lourdement et pillent des villages entiers. Récemment dans le nord du pays vers Maevatanana des personnes voyageant la nuit en taxi brousse, se sont fait voler et couper les mains. Je suis pourtant moi-même passé par Maevatanana en allant sur Majunga très souvent et sans aucun problème... Oui il y a de l'insécurité, mais non, il n'y a pas de quoi devenir hystérique et paranoïaque...
--
Voilà quelques pensées d'un résident, bien sûr non exhaustives sur tout ce qu'il y a à dire sur ce pays. Mais je n'ai pas le temps d'écrire un livre dessus ;)
Et vous ? Que pensez-vous de Mada ?
Ayant beaucoup voyagé dans d'autres pays d'afrique, j'avais une appréhension sur ce qui m'attendait éventuellement. Une fausse appréhension avec du recul. Parce qu'il ne faut pas confondre Madagascar avec le reste de l'Afrique, la mentalité y est beaucoup plus complexe.
Les "vazahas" à Madagascar
Et bien désolé de le dire, mais pour 90% d'entre eux, ça ne vole pas bien haut. Une majorité d'alcooliques traînant dans les bordels, pensant qu'ils sont des lumières. Se mariant avec des prostitués qu'ils pensent être des princesses. Oui je pense que ça résume bien.
Beaucoup sont des retraités végétatifs passant leur temps à critiquer les autres. Se pavanant avec quelques €uros pour attirer l'attention des cuisses ouvertes. C'est une grave erreur à Madagascar d'afficher ce que l'on a. Il vaut mieux rouler en 4L défoncée, qu'en 4x4 rutilant pour ne pas attirer les jalousies et les bandits. D'autres viennent simplement pour avoir un pouvoir d'achat plus agréable qu'en Europe, ce qui est parfaitement compréhensible à la vue de l'austérité actuelle.
Les Malgaches
Il y en a franchement des super. Oui ! Ils viendront en toute sincérité, sans jamais rien te demander. Mais il faut arrêter de rêver aussi, c'est comme partout dans le monde, ils sont assez rares. La plupart verront dans le vazaha, une manière d'avoir une bonne image ou de profiter.
Les Gasys, ont une culture forte, qui leur est propre. Et lorsque l'on vient à Mada, il vaut mieux oublier d'où l'on vient. Regarder et s'adapter à leur culture, ceci s'applique surtout si vous souhaitez vivre ici. En tant que touriste, il vaut mieux se renseigner pour ne pas transgresser un "fady" (interdit). Sinon vous risquez de vous mettre très vite les gens à dos.
Pour les affaires, c'est comme partout. Ne s'attacher qu'aux actes qui renforcent une fiabilité réciproque. Les belles promesses et les paroles ne sont que du vent. Donc ne payer que quand la chose est devant vos yeux.
Les femmes Malgaches
Quand je vois des vazahas arriver à Madagascar pour se marier, alors qu'ils n'ont eu jusqu'ici qu'une relation virtuelle à travers internet. Désolé mais ça me fait bien marrer. Et ces mêmes gars, vont traiter ces femmes de putes, de profiteuses, et je ne sais quoi d'autre quelques années plus tard après s'être fait vidé les poches... Alors c'est très simple, sur internet il n'y a pas forcément les meilleures, ni dans les boîtes, ni dans les cabarets... Et surtout pas au Glacier/Mojo/Manson (pour les plus connus) à Tanà. En fait, une femme qui vous aime vraiment, que ce soit ici ou ailleurs, c'est très rare. C'est sûr que rivaliser avec un beau gosse de 20 ans, lorsque l'on a 65 ans et plus, il faudrait peut-être arrêter la fumette.
Les femmes ici, c'est comme partout, beaucoup de connasses matérialistes qui vous font perdre votre temps et votre argent. Mais il y a aussi des femmes bien. C'est sûr qu'à 45 ans, j'ai trouvé une femme correspondant à mon âge qui est bien dans sa tête, mais ça m'a quand même occupé 5 ans pour la trouver, en étant sur place ;)
Alors sur Internet, je vous souhaite un bon miracle ;)
Le pays
C'est un pays magnifique, encore un peu sauvage et sincère. Des paysages à couper le souffle, des plages paradisiaques, des gens souriants, des gosses curieux, des routes improbables...
Ce pays, même après 8 ans, arrive toujours à me surprendre, et à me séduire aussi.
Et si on parlait de cette "insécurité" récurrente ? Oui elle existe, elle est partout et omniprésente. Mais j'ai une bonne nouvelle pour les touristes, elle ne concerne que très peu les vazahas (étrangers) touristes occidentaux, ni les vahinys (invités) résidents. Cette insécurité est très forte entre malgaches et aussi envers les Karanas (Indo-Pakistanais), mais pour des raisons différentes. A Tanà, je ne la ressens pas beaucoup, même dans des endroits comme petite vitesse ou 67ha nord, simplement parce que je suis véhiculé. Mais à entendre mes amis gasys, il y a beaucoup de problèmes dans ces endroits. Dans le sud du pays, par contre c'est très grave, car les dahalos (bandits) sont armés lourdement et pillent des villages entiers. Récemment dans le nord du pays vers Maevatanana des personnes voyageant la nuit en taxi brousse, se sont fait voler et couper les mains. Je suis pourtant moi-même passé par Maevatanana en allant sur Majunga très souvent et sans aucun problème... Oui il y a de l'insécurité, mais non, il n'y a pas de quoi devenir hystérique et paranoïaque...
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Voilà quelques pensées d'un résident, bien sûr non exhaustives sur tout ce qu'il y a à dire sur ce pays. Mais je n'ai pas le temps d'écrire un livre dessus ;)
Et vous ? Que pensez-vous de Mada ?
Bonjour
Entre Mada enfer sur terre, pays de cauchemar aux menaces soit disant uniques au monde et Mada pays des bisounours, une carte. Simple, nette. Précise.
Qui provient de sources qu'on ne peut qualifier d'angéliques ou de bisounoursiennes, les autorités américaines. Pour ceux qui connaissent, au niveau sécu, ils ne rigolent pas bien (en témoigne le niveau de menace indiqué pour France, Royaume Uni et Allemagne que je trouve pour ma part assez ridicule mais bref…).
Voyez à quel niveau est Mada. Ca relativise, rassure, j espere un peu au moins, pour tous ceux qui annulent ou reportent leur voyage a force de lire les msgs alarmistes et parfois délirants concernant le pays ici.
Pas le pays des bisounours donc, mais loin d etre l enfer présenté par certains… on est loin du do not travel ou meme du reconsider your travel.
https://travelmaps.state.gov/TSGMap/?extent=-0.879381859,47.401628436,20.397707357,54.42135931
Juste objectif et loin des passions qui s expriment ici, pour le meilleur et parfois le pire.
Qui provient de sources qu'on ne peut qualifier d'angéliques ou de bisounoursiennes, les autorités américaines. Pour ceux qui connaissent, au niveau sécu, ils ne rigolent pas bien (en témoigne le niveau de menace indiqué pour France, Royaume Uni et Allemagne que je trouve pour ma part assez ridicule mais bref…).
Voyez à quel niveau est Mada. Ca relativise, rassure, j espere un peu au moins, pour tous ceux qui annulent ou reportent leur voyage a force de lire les msgs alarmistes et parfois délirants concernant le pays ici.
Pas le pays des bisounours donc, mais loin d etre l enfer présenté par certains… on est loin du do not travel ou meme du reconsider your travel.
https://travelmaps.state.gov/TSGMap/?extent=-0.879381859,47.401628436,20.397707357,54.42135931
Juste objectif et loin des passions qui s expriment ici, pour le meilleur et parfois le pire.
Je ne suis pas trouillarde quand je pars à l'étranger mais ça y est, la décision est prise, je renonce à me rendre à Madagascar.
Les bandits qui sévissent dans le pays ont déterminé ce choix.
J'ai envie de croire que ça va s'arranger et que ce n'est que partie remise. s'il ne s'agissait que de moi, ça ne serait vraiment pas grave mais je crains que les autochtones soient encore plus pénalisés qu'ils ne le sont actuellement.
En tout cas, merci à toutes celles et ceux qui m'ont aidée dans la préparation du voyage.
Cordialement.
Nat
Les bandits qui sévissent dans le pays ont déterminé ce choix.
J'ai envie de croire que ça va s'arranger et que ce n'est que partie remise. s'il ne s'agissait que de moi, ça ne serait vraiment pas grave mais je crains que les autochtones soient encore plus pénalisés qu'ils ne le sont actuellement.
En tout cas, merci à toutes celles et ceux qui m'ont aidée dans la préparation du voyage.
Cordialement.
Nat
Actuellement le terme Blasian est devenu un phénomène, une mode dans la société.Pour ceux qui se demandent ce qu’est un blasian, c’est tout bonnement un métis asiatique et noir, un Africain et une Asiatique.C’est un métissage original , qui se traduit souvent par une bonne terminaison.
Par déduction et décompte, les Malgaches sont ils réellement les premiers Blasian du monde en sachant qu'une rencontre de populations venus d'Afrique de l'Est et de L’Indonésie est eu lieu il y a plus de 1000 ans à Madagascar.
Pourquoi les noms malgaches sont-ils si longs? Parce qu'ils en disent long sur ceux qui les portent. Une histoire, un destin, un vœu inscrit au plus profond de soi... ?
Un jour quelqu'un a lancé une discussion sur Madagascar " que feriez vous si vous aviez une baguette magique ?"
Depuis mon circuit en avril 2011 j'ai écrit cet article que je vous fais partager avec un titre uthopie ou réalité ? Malheureusement je connais la réponse mais révons un peu et j'espère que pas dans 20 ans mais plus , ça sera REALITE
Ma petite Océane, après être restée un mois à Madagascar en Avril 2011 et être rentrée chez moi, j’ai quelques questions à te poser mais à 20 mois, tu es trop petite pour me répondre.
Donc, je me projette dans 20 ans et peut être que tu m’enverras la lettre qui va suivre :
Quand j’étais petite, en 2011 je vivais à Fianarantsoa à Madagascar et rien ne ressemblait à ce que je vois aujourd’hui.
Il y avait beaucoup trop d’enfants car traditionnellement on souhaitait aux jeunes mariés 7 filles et 7 garçons, les enfants représentant la richesse de la famille et une force de travail dans les champs.
Maintenant la contraception existe dans les villes et les campagnes et on choisit le nombre d’enfants qu’on veut ; moi, j’en voudrais deux ou trois pour pouvoir les élever convenablement.
En 2011 les hôpitaux existaient dans les grandes villes mais dans les villes moyennes et certains villages les habitants étaient soignés dans des dispensaires ; parfois il fallait parcourir à pied une vingtaine de kilomètres pour arriver au dispensaire .Les consultations étaient gratuites mais les médicaments coûtaient beaucoup trop chers pour une grande majorité de malgaches qui ne se soignaient donc pas .
De plus, les conditions étaient précaires avec peu de matériel, un manque de médicaments , des matelas défoncés et Papa réhabilitait des dispensaires chaque fois qu’il le pouvait ; il m’a dit que tu l’aidais parfois et que tu apportais du matériel et des médicaments.
Beaucoup d’enfants mouraient à la naissance, par manque de matériel adapté, comme ma grande sœur, D…. , en 2007.
Maintenant nos hôpitaux sont presque comme les vôtres et la Sécurité Sociale existe ; les gens sont donc soignés gratuitement mais personne n’exagère et ne gaspille car nos parents et grands parents nous rappellent qu’il faut être raisonnables ; nous achetons toujours les médicaments à l’unité et n’en jetons jamais. Quelle chance avons nous d’être bien soignés !!!!
Maintenant tous les enfants mangent normalement, 3 repas par jour et vont à l’école gratuitement alors qu’avant l’absentéisme était trop important car les parents ne pouvaient pas payer l’écolage et de plus ils les gardaient pour participer aux travaux des champs.
En ce qui me concerne, je suis en 3° année de faculté à Fianarantsoa, ce qui aurait été difficile en 2011 et je mesure avec bonheur la chance d’être instruite.
Les enfants des rues n’existent plus et l’association du Pète Pedro s’est reconvertie en centre d’apprentissage aux nouveaux métiers liés au tourisme qui s’est considérablement développé avec de belles infrastructures routières et d’accueil (hôtels, guides, agences de voyages, etc.)
En 2011 à peine 200 000 touristes sont venus à Madagascar, principalement à Nosy Be et Sainte Marie ; maintenant plusieurs millions par an viennent admirer notre belle île rouge mais le tourisme n’est pas un tourisme de masse comme à Djerba ou Cancun.
Les touristes viennent à la rencontre de la population, de la faune et de la flore endémiques et aussi exceptionnelles qu’avant.
Les décharges tant décriées par Pédro Opeka n’existent plus, ni à Madagascar ni dans le monde ; Pédro qui est maintenant âgé vit paisible et heureux dans un village qu’il a fondé à Antananarivo car les habitants l’aiment et se souviennent de ce qu’il a fait pour eux. Je sais que tu aimais son charisme, sa force, sa douceur et je me souviens que nous sommes allés ensemble à sa messe en avril 2011 et que tu étais très émue face à tant de dévotion .
Moins de gens marchent à pied et les voitures sont en meilleur état ; quand j’étais petite, les voitures venaient de l’étranger et étaient vieilles, avec des pares brises fendus, des pneus lisses, des moteurs poussifs crachant la fumée noire.
Une usine de construction de voitures (PSA) a été implantée à Madagascar, créant ainsi de nombreux emplois et de nouveaux métiers, des écoles (ingénieurs, mécaniciens, carrossiers, électroniciens, etc.).
Et par rapport à 2011 d’autres choses facilitent notre vie quotidienne : dans tout le pays et même dans les coins les plus reculés, l’eau , l’électricité et les routes desservent toutes les maisons ; comme il est facile de tourner le robinet pour obtenir une bonne eau potable alors qu’avant certains parcourraient des kilomètres sur des mauvais chemins défoncés en période pluvieuse, avec un seau sur la tète pour pouvoir se laver un peu et faire lessive et vaisselle. Quel bonheur de prendre une douche mais comme pour les médicaments et la nourriture, nous ne la gaspillons pas car nous savons que c’est un bien précieux.
Il fait nuit à 18 heures, comme avant mais avec l’électricité, je peux continuer à lire et à étudier très tard.
En 2011, les routes étaient très mauvaises et même celles goudronnées , comme la RN 7, étaient difficiles ; quant aux pistes rouges elles n’existent plus et ont été remplacées par du bon goudron qui facilite la communication entre les villages et permet plus facilement l’approvisionnement en denrées ou autres produits .
La pauvreté n’existe plus ; notre régime politique est stable, démocratique et égalitaire
Grâce à ceci nous allons pouvoir nous développer et avancer
J’ai gardé le livre du Père Pédro et j’ai du mal à comprendre comment était Madagascar en 2011 quand il écrivait « aussi longtemps qu’il y aura des pauvres dans notre société, nous ne pourrons pas dire que nous sommes une société moderne qui avance »
La déforestation que tu as constatée (et regrettée) en 2011 n’existe plus car les habitants ont pris conscience de ce fléau et ils ne font plus brûler les forets ; ils ont replanté des milliers d’arbres dans tout le pays et tout est encore plus beau qu’avant, même entre Antananarivo et Maevatana que tu as connu dénudé et aride.
Mais par rapport à quand j’étais petite, en 2011 certaines choses n’ont pas changées :
Les paysages magnifiques, uniques avec les belles couleurs de notre drapeau :
Rouge comme la terre et certains arbres (flamboyants, ibiscus, poincétia)
Vert comme les pousses de riz et les arbres,
Blanc comme le riz qui n’est plus notre denrée principale car nous pouvons manger de tout ; nous pratiquons maintenant la culture intensive du riz et en exportons , comme avant dans les années 1970, dans de nombreux pays puisque nous produisons 12 tonnes à l’hectare contre 3,5 en 2011
La faune et la flore endémiques et uniques à Madagascar avec lémuriens, indri indri, caméléons, oiseaux, etc.
Et surtout la gentillesse, l’hospitalité, les sourires, la gaieté, la générosité, la dignité de la population malgache
Au revoir et à bientôt, pendant les vacances scolaires car maintenant je peux avoir facilement un visa pour venir te voir et le prix du billet d’avion est moins cher qu’avant
Océane Mai 2031
Ma petite Océane, après être restée un mois à Madagascar en Avril 2011 et être rentrée chez moi, j’ai quelques questions à te poser mais à 20 mois, tu es trop petite pour me répondre.
Donc, je me projette dans 20 ans et peut être que tu m’enverras la lettre qui va suivre :
Quand j’étais petite, en 2011 je vivais à Fianarantsoa à Madagascar et rien ne ressemblait à ce que je vois aujourd’hui.
Il y avait beaucoup trop d’enfants car traditionnellement on souhaitait aux jeunes mariés 7 filles et 7 garçons, les enfants représentant la richesse de la famille et une force de travail dans les champs.
Maintenant la contraception existe dans les villes et les campagnes et on choisit le nombre d’enfants qu’on veut ; moi, j’en voudrais deux ou trois pour pouvoir les élever convenablement.
En 2011 les hôpitaux existaient dans les grandes villes mais dans les villes moyennes et certains villages les habitants étaient soignés dans des dispensaires ; parfois il fallait parcourir à pied une vingtaine de kilomètres pour arriver au dispensaire .Les consultations étaient gratuites mais les médicaments coûtaient beaucoup trop chers pour une grande majorité de malgaches qui ne se soignaient donc pas .
De plus, les conditions étaient précaires avec peu de matériel, un manque de médicaments , des matelas défoncés et Papa réhabilitait des dispensaires chaque fois qu’il le pouvait ; il m’a dit que tu l’aidais parfois et que tu apportais du matériel et des médicaments.
Beaucoup d’enfants mouraient à la naissance, par manque de matériel adapté, comme ma grande sœur, D…. , en 2007.
Maintenant nos hôpitaux sont presque comme les vôtres et la Sécurité Sociale existe ; les gens sont donc soignés gratuitement mais personne n’exagère et ne gaspille car nos parents et grands parents nous rappellent qu’il faut être raisonnables ; nous achetons toujours les médicaments à l’unité et n’en jetons jamais. Quelle chance avons nous d’être bien soignés !!!!
Maintenant tous les enfants mangent normalement, 3 repas par jour et vont à l’école gratuitement alors qu’avant l’absentéisme était trop important car les parents ne pouvaient pas payer l’écolage et de plus ils les gardaient pour participer aux travaux des champs.
En ce qui me concerne, je suis en 3° année de faculté à Fianarantsoa, ce qui aurait été difficile en 2011 et je mesure avec bonheur la chance d’être instruite.
Les enfants des rues n’existent plus et l’association du Pète Pedro s’est reconvertie en centre d’apprentissage aux nouveaux métiers liés au tourisme qui s’est considérablement développé avec de belles infrastructures routières et d’accueil (hôtels, guides, agences de voyages, etc.)
En 2011 à peine 200 000 touristes sont venus à Madagascar, principalement à Nosy Be et Sainte Marie ; maintenant plusieurs millions par an viennent admirer notre belle île rouge mais le tourisme n’est pas un tourisme de masse comme à Djerba ou Cancun.
Les touristes viennent à la rencontre de la population, de la faune et de la flore endémiques et aussi exceptionnelles qu’avant.
Les décharges tant décriées par Pédro Opeka n’existent plus, ni à Madagascar ni dans le monde ; Pédro qui est maintenant âgé vit paisible et heureux dans un village qu’il a fondé à Antananarivo car les habitants l’aiment et se souviennent de ce qu’il a fait pour eux. Je sais que tu aimais son charisme, sa force, sa douceur et je me souviens que nous sommes allés ensemble à sa messe en avril 2011 et que tu étais très émue face à tant de dévotion .
Moins de gens marchent à pied et les voitures sont en meilleur état ; quand j’étais petite, les voitures venaient de l’étranger et étaient vieilles, avec des pares brises fendus, des pneus lisses, des moteurs poussifs crachant la fumée noire.
Une usine de construction de voitures (PSA) a été implantée à Madagascar, créant ainsi de nombreux emplois et de nouveaux métiers, des écoles (ingénieurs, mécaniciens, carrossiers, électroniciens, etc.).
Et par rapport à 2011 d’autres choses facilitent notre vie quotidienne : dans tout le pays et même dans les coins les plus reculés, l’eau , l’électricité et les routes desservent toutes les maisons ; comme il est facile de tourner le robinet pour obtenir une bonne eau potable alors qu’avant certains parcourraient des kilomètres sur des mauvais chemins défoncés en période pluvieuse, avec un seau sur la tète pour pouvoir se laver un peu et faire lessive et vaisselle. Quel bonheur de prendre une douche mais comme pour les médicaments et la nourriture, nous ne la gaspillons pas car nous savons que c’est un bien précieux.
Il fait nuit à 18 heures, comme avant mais avec l’électricité, je peux continuer à lire et à étudier très tard.
En 2011, les routes étaient très mauvaises et même celles goudronnées , comme la RN 7, étaient difficiles ; quant aux pistes rouges elles n’existent plus et ont été remplacées par du bon goudron qui facilite la communication entre les villages et permet plus facilement l’approvisionnement en denrées ou autres produits .
La pauvreté n’existe plus ; notre régime politique est stable, démocratique et égalitaire
Grâce à ceci nous allons pouvoir nous développer et avancer
J’ai gardé le livre du Père Pédro et j’ai du mal à comprendre comment était Madagascar en 2011 quand il écrivait « aussi longtemps qu’il y aura des pauvres dans notre société, nous ne pourrons pas dire que nous sommes une société moderne qui avance »
La déforestation que tu as constatée (et regrettée) en 2011 n’existe plus car les habitants ont pris conscience de ce fléau et ils ne font plus brûler les forets ; ils ont replanté des milliers d’arbres dans tout le pays et tout est encore plus beau qu’avant, même entre Antananarivo et Maevatana que tu as connu dénudé et aride.
Mais par rapport à quand j’étais petite, en 2011 certaines choses n’ont pas changées :
Les paysages magnifiques, uniques avec les belles couleurs de notre drapeau :
Rouge comme la terre et certains arbres (flamboyants, ibiscus, poincétia)
Vert comme les pousses de riz et les arbres,
Blanc comme le riz qui n’est plus notre denrée principale car nous pouvons manger de tout ; nous pratiquons maintenant la culture intensive du riz et en exportons , comme avant dans les années 1970, dans de nombreux pays puisque nous produisons 12 tonnes à l’hectare contre 3,5 en 2011
La faune et la flore endémiques et uniques à Madagascar avec lémuriens, indri indri, caméléons, oiseaux, etc.
Et surtout la gentillesse, l’hospitalité, les sourires, la gaieté, la générosité, la dignité de la population malgache
Au revoir et à bientôt, pendant les vacances scolaires car maintenant je peux avoir facilement un visa pour venir te voir et le prix du billet d’avion est moins cher qu’avant
Océane Mai 2031
L'Alchimie qui nous construit...
Voyage...Un mot étrange pour exprimer un fantasme.Mais seulement voilà, "voyage" c'est trop vague, trop vaste.Le fantasme lui, ne se focalise que sur une pensée, une image, un ressenti...un désir. Le mien est apparut alors qu'un incendie d'un amour mal consumé avait fait place dans mon cœur à un désert fertile prêt-à-être ensemencé.Les premières graines furent:lagons, cocotiers et autres volcans.A ne pas s'y tromper, mon fantasme était né:
L'île!!!
Comment ne pas y voir là la métaphore d'une prison dorée, bien protégée par ses lagons, des bienfaits de ses cocotiers et de la toute puissance de son Saint-Dieu Protecteur:Vulcanus.Ses trois la m'apparaissaient comme parfaits désignés volontaires pour me garantir une fuite idéale, de celles qui font oublier les âpres du passé.
Résumons...
Faire se déplacer le corps pour chercher l'esprit, l'exotisme mental;car c'est de cela dont il s'agit.On à beau gravir les sommets, traverser les rivières et braver les tempêtes, on tourne quand-même autour du pot:
Soi-même.
Alors, faire se déplacer le corps pour chercher l'esprit, oui...mais...pourquoi donc vouloir partir loin?Il suffirait peut-être de seulement changer de ville, aller chez mon frère par exemple.Cela ne s’avéra pourtant pas suffisant, mais pourquoi?Que rechercher à travers le fantasme?Après 10 ans de recul, une petite idée me viens à l’esprit.En effet, depuis, le désert à fait place à une petite forêt, que je veux primaire et subtropicale humide car elle aussi fait partie de mon fantasme.Néanmoins, elle n'est pas encore assez dense pour que je n'aperçoive plus ces satanés grains de sable qui constituaient autrefois le glas de ma première vie. Ainsi je me souviens...
Au commencement, ce que je croyais d'abord être une fuite, c'est rapidement transformé en exutoire.Le Fantasme nous grise, nous brûle, d'aucun eut appelé cela le rêve d'Icare, allégorie que je trouve par ma foi assez bien approprié au Fantasme, ou en tout cas, dans la quête de sa réalisation. Malgré cela, une fois revenu sur terre, et au mot terre, veuillez comprendre "retour au pays", on sent bien que la graine voudrais germer, mais qu'il faut bien s'avouer que la couche de sable était bien plus épaisse que l'on ne l'avait préjugé.Du coup la jouissance cède bien vite sa place à la douleur tout en laissant présager qu'un autre voyage s’avérera, peut-être nécessaire, et autant que faire se peut, le plus rapidement possible! Me voilà donc assujetti à mon Fantasme, qui, et ce dès la première dose, m'avait rendu totalement addicte.
Mais pourquoi?
Beaucoup de gens voyagent, ou se déplacent dirons-nous.En reviennent-ils transformés?Était-ce les lagons, les cocotiers ou bien encore les volcans qui m'ont touché?Je ne crois pas...ou du moins, pas seulement.Non, tout cela est en fait, je le pense, bien plus complexe.
Attendez...
N'y a-t'il pas un terme pour désigner une harmonie, une équation parfaite...
ALCHIMIE!!!!
C'est donc cela!!!Le mot est lâché!!Je cours après une Alchimie!!Cette même dernière qui, et je m'en persuade, me fera pousser dans le cœur la fameuse forêt primaire et subtropicale humide dont je rêve tant!!Mais la quête ne s'annonce pas simple....
Voyons...
Il me faudra alors plusieurs éléments, et purs de surcroit si je veux obtenir une Alchimie de bonne qualité.Mais comment faire, où chercher?Devrai-je décider de tout, ou pourrai-je m'en remettre aux hasards de la Vie?Peut-être choisira-t'on pour moi, ou bien encore des évidences apparaitront?
Comment savoir...
Étrange est le Fantasme...D'autant plus s'il s'agit d'un fantasme d'alchimie.Tout se met en place, s'assemble, se profile comme une route, un chemin dont on ne connait pas forcement la destination mais qui nous méne à quelque chose de concret, antinomique au Fantasme par ailleurs, pour aboutir finalement à ce que l'on avait désiré.
Étrange vous-dis-je....
Des rencontres.Voilà un des premiers élément je crois. Qu'elles soient bonnes ou mauvaises, les rencontres c'est d'abord l'inconnue.Une entité qui nous amène à réfléchir pour peu que l'on veuille bien s'ouvrir.
Arrêtons-nous un instant....Voilà un des facteur clé du voyage.car même si l'on décide de partir seul, c'est soi-même que l'on rencontrera.Serait-ce donc pour cela que l'on voyage?Pour se rencontrer?Certes, mais alors à quoi bon vouloir partir si loin?La question demeure...
Je peux rencontrer mon voisin, même si j'avoue n'avoir rencontré que peu de voisin enclin au partage de mon Fantasme, mais pourquoi pas...Ma famille alors...une course de haie que je n'arriverai pas à finir.Je sais les gens assez frileux lorsqu'il s'agit de fantasmer.Emprisonnés dans des certitudes d'impossibilités, horizons bouchés par un systéme de pensé qui se veut dogmatique et non exotique.Cela n'explique pourtant pas tout. J'ai longtemps réfléchi aux moralisateurs, aux âmes bien-pensantes, aux utopistes;oui aux utopistes qui commencent leurs phrases par cette sempiternelle association de mots qui me révulse au plus profond de moi à chaque fois qu'on la prononce:
" Tu sais, la vie c'est comme ça, tu verras..."
Mais la voilà l'utopie!! Qui définit la Vie?Dans quel espace-temps?Ces esprits là se construisent des excuses toutes désignées, reléguées parfois de génération en génération reprenant d'une voix grave et solennelle, un discours bien entendu:
" Mon fils, toute ta vie sera sous le joug d'un empirisme déprimant.Ainsi moi aussi j'ai fantasmé, mais crois-moi, l'Alchimie est impossible."
A suivre...
Voyage...Un mot étrange pour exprimer un fantasme.Mais seulement voilà, "voyage" c'est trop vague, trop vaste.Le fantasme lui, ne se focalise que sur une pensée, une image, un ressenti...un désir. Le mien est apparut alors qu'un incendie d'un amour mal consumé avait fait place dans mon cœur à un désert fertile prêt-à-être ensemencé.Les premières graines furent:lagons, cocotiers et autres volcans.A ne pas s'y tromper, mon fantasme était né:
L'île!!!
Comment ne pas y voir là la métaphore d'une prison dorée, bien protégée par ses lagons, des bienfaits de ses cocotiers et de la toute puissance de son Saint-Dieu Protecteur:Vulcanus.Ses trois la m'apparaissaient comme parfaits désignés volontaires pour me garantir une fuite idéale, de celles qui font oublier les âpres du passé.
Résumons...
Faire se déplacer le corps pour chercher l'esprit, l'exotisme mental;car c'est de cela dont il s'agit.On à beau gravir les sommets, traverser les rivières et braver les tempêtes, on tourne quand-même autour du pot:
Soi-même.
Alors, faire se déplacer le corps pour chercher l'esprit, oui...mais...pourquoi donc vouloir partir loin?Il suffirait peut-être de seulement changer de ville, aller chez mon frère par exemple.Cela ne s’avéra pourtant pas suffisant, mais pourquoi?Que rechercher à travers le fantasme?Après 10 ans de recul, une petite idée me viens à l’esprit.En effet, depuis, le désert à fait place à une petite forêt, que je veux primaire et subtropicale humide car elle aussi fait partie de mon fantasme.Néanmoins, elle n'est pas encore assez dense pour que je n'aperçoive plus ces satanés grains de sable qui constituaient autrefois le glas de ma première vie. Ainsi je me souviens...
Au commencement, ce que je croyais d'abord être une fuite, c'est rapidement transformé en exutoire.Le Fantasme nous grise, nous brûle, d'aucun eut appelé cela le rêve d'Icare, allégorie que je trouve par ma foi assez bien approprié au Fantasme, ou en tout cas, dans la quête de sa réalisation. Malgré cela, une fois revenu sur terre, et au mot terre, veuillez comprendre "retour au pays", on sent bien que la graine voudrais germer, mais qu'il faut bien s'avouer que la couche de sable était bien plus épaisse que l'on ne l'avait préjugé.Du coup la jouissance cède bien vite sa place à la douleur tout en laissant présager qu'un autre voyage s’avérera, peut-être nécessaire, et autant que faire se peut, le plus rapidement possible! Me voilà donc assujetti à mon Fantasme, qui, et ce dès la première dose, m'avait rendu totalement addicte.
Mais pourquoi?
Beaucoup de gens voyagent, ou se déplacent dirons-nous.En reviennent-ils transformés?Était-ce les lagons, les cocotiers ou bien encore les volcans qui m'ont touché?Je ne crois pas...ou du moins, pas seulement.Non, tout cela est en fait, je le pense, bien plus complexe.
Attendez...
N'y a-t'il pas un terme pour désigner une harmonie, une équation parfaite...
ALCHIMIE!!!!
C'est donc cela!!!Le mot est lâché!!Je cours après une Alchimie!!Cette même dernière qui, et je m'en persuade, me fera pousser dans le cœur la fameuse forêt primaire et subtropicale humide dont je rêve tant!!Mais la quête ne s'annonce pas simple....
Voyons...
Il me faudra alors plusieurs éléments, et purs de surcroit si je veux obtenir une Alchimie de bonne qualité.Mais comment faire, où chercher?Devrai-je décider de tout, ou pourrai-je m'en remettre aux hasards de la Vie?Peut-être choisira-t'on pour moi, ou bien encore des évidences apparaitront?
Comment savoir...
Étrange est le Fantasme...D'autant plus s'il s'agit d'un fantasme d'alchimie.Tout se met en place, s'assemble, se profile comme une route, un chemin dont on ne connait pas forcement la destination mais qui nous méne à quelque chose de concret, antinomique au Fantasme par ailleurs, pour aboutir finalement à ce que l'on avait désiré.
Étrange vous-dis-je....
Des rencontres.Voilà un des premiers élément je crois. Qu'elles soient bonnes ou mauvaises, les rencontres c'est d'abord l'inconnue.Une entité qui nous amène à réfléchir pour peu que l'on veuille bien s'ouvrir.
Arrêtons-nous un instant....Voilà un des facteur clé du voyage.car même si l'on décide de partir seul, c'est soi-même que l'on rencontrera.Serait-ce donc pour cela que l'on voyage?Pour se rencontrer?Certes, mais alors à quoi bon vouloir partir si loin?La question demeure...
Je peux rencontrer mon voisin, même si j'avoue n'avoir rencontré que peu de voisin enclin au partage de mon Fantasme, mais pourquoi pas...Ma famille alors...une course de haie que je n'arriverai pas à finir.Je sais les gens assez frileux lorsqu'il s'agit de fantasmer.Emprisonnés dans des certitudes d'impossibilités, horizons bouchés par un systéme de pensé qui se veut dogmatique et non exotique.Cela n'explique pourtant pas tout. J'ai longtemps réfléchi aux moralisateurs, aux âmes bien-pensantes, aux utopistes;oui aux utopistes qui commencent leurs phrases par cette sempiternelle association de mots qui me révulse au plus profond de moi à chaque fois qu'on la prononce:
" Tu sais, la vie c'est comme ça, tu verras..."
Mais la voilà l'utopie!! Qui définit la Vie?Dans quel espace-temps?Ces esprits là se construisent des excuses toutes désignées, reléguées parfois de génération en génération reprenant d'une voix grave et solennelle, un discours bien entendu:
" Mon fils, toute ta vie sera sous le joug d'un empirisme déprimant.Ainsi moi aussi j'ai fantasmé, mais crois-moi, l'Alchimie est impossible."
A suivre...
Le français est de moins en moins parlé à Madagascar, il n'y a qu'à entrer dans les alliances françaises de l'île pour le constater aujourd'hui....
Lorsqu'on fréquente quotidiennement pendant un mois un de ces " hauts lieux culturels" de province, on constate très vite que le français est paradoxalement très peu parlé à l'intérieur des locaux !
Le personnel d'accueil s'exprime en langue locale et il faut par conséquent beaucoup d'imagination pour croire que l'on vient apprendre ou se perfectionner dans la langue de Molière .
L'alliance est essentiellement fréquentée par des jeunes étudiants qui, en fait, utilisent ses locaux surtout pour jouer aux échecs ou à d'autres jeux de société ainsi que pour faire leurs devoirs du soir dans de bonnes conditions d'éclairage et d’accueil, le silence est souvent la langue la plus utilisée d'où ce doute à croire que l'on vient ici pour chercher à améliorer son français....
Beaucoup aussi, de très jeunes enfants venant ici pour regarder les bandes dessinées baignées dans un univers très éloigné de leur quotidien.....
En fait, ces locaux sont l'unique lieu de rencontre d'une jeunesse de province utilisant cet endroit comme une bouée de sauvetage de leur ennui, faisant passer la connaissance du français en mode accessoire et forcé ....
Que dire aussi des emprunts de livres qui révèlent, à eux seuls, le désintérêt général pour la lecture ...
Aux vues des fiches d'emprunts, on est amusé de constater que parmi les auteurs les plus emblématiques de notre culture tels Maupassant (2002), Balzac ( 2007), St Saint-Exupéry ( 2005) , Colette ( 2007), Kessel ( 2001), Sagan ( 2007) n'ont pas vu de lecteurs depuis ces dates relevées sur les fiches d'emprunt de ces auteurs !
L'établissement fréquenté dispose d'un Cyber qui n'est utilisé essentiellement que par des jeunes filles de la petite bourgeoisie locale qui surfent sur leur Facebook en malgache...et lorsque vous vous décidez à une recherche personnelle sur google, la version anglaise apparaît d'office .....
Le français est devenu uniquement "une langue alimentaire" permettant encore à un petit nombre de malgaches d'espérer un travail en relation avec l'extérieur ( tourisme en particulier ) et aux filles, de bénéficier d'un atout supplémentaire pour faire des rencontres en vue d'un hypothétique mariage bien que cela soit loin d'être d'une absolue nécessité ....
Madagascar n'est plus un pays vraiment francophone, ni bien sûr un pays anglophone mais un pays qui se retranche derrière sa langue nationale pour des raisons faciles à comprendre confirmant ainsi son isolement culturel du plus grand nombre.....
Bonjour,
A la lecture de quelques posts, j'ai remarqué que face à crise du tourisme, quelques uns pensaient que le tourisme de très grand luxe était la voie à suivre pour Madagascar.
Je ne veux pas réduire leur propos, mais pour là où je l'ai vu se développer, le tourisme de grand luxe n'a pas apporté grand chose au pays et aux populations où il est pratiqué...
- Promesses d'engagement et de formations d'employés locaux rarement tenues sur le long terme ou même le moyen, les meilleurs postes sont réservés à des expatriés et les salaires des locaux ne dépassent que rarement la norme locale... - Promesses d'approvisionnement local rarement tenu dans le temps sous prétextes d'une qualité inégale, d'une régularité de quantité inappropriée... la carte de ces établissements étant la même dans tous les coins du monde avec quelques variantes du pays telles des anecdotes... - Poids de ces quelques gros groupes mondiaux qui tiennent ces établissements sur la politique locale : soumission totale aux règles de la corruption quand elle ne l'aggrave pas pour acheter leur "paix" de fonctionner comme ils l'entendent... - Pratique de la terre brulée pour certains d’entre eux... délaissement total d'un endroit pour un autre plus attractif ou à la mode sans attention aucune pour le délabrement qu'ils laissent derrière eux.
J'ai vu des endroits se modifier profondément pour répondre aux exigences de tels groupes... modifications opportunistes qui laissent de profondes traces alors que la mode a changé : un coup les japonais, un coup les russes, un coup les chinois, un coup les golfe persique... sur la base d'un tourisme plus ancien d'origine américain ou européen
Ce à quoi s'ajoute la clientèle très particulière de ces lieux :
- Les mêmes qui voyagent d'un bout du monde à l'autre avec toujours la même demande : ma petite piscine privée, mon petit repas aux bougies sur ma terrasse personnelle, mon niveau de prestations et d'exigences qui ne cesse d'augmenter au fil du temps et que mes revenus me permettent de demander avec autorité...
- La paranoïa de ce type de clientèle couplée à ses phobies qui sont vastes : des insectes aux microbes en passant par les enlèvements, peur des populations locales, demande de vivre en isolat souvent complet par rapport au pays (plages privées rendues inaccessibles aux personnes vivant dans le coin et gardées par des quasi-milices, services intra-muros par exemple...)
- Désintérêt total du pays visité, des populations, des problématiques par intention ou par ignorance... ces gens vivent sur une autre planète et ne désirent pas ouvrir leurs yeux... Ils le voudraient ils ne le pourraient pas pour la plupart...Tout se déplace vers eux et non l'inverse...
Ce ne sont pas eux qui vont développer les activités locales... ils ne sortent pas de leurs cocons dorés... ou alors là où on les emmène avec la sécurité adéquate.
Bien entendu mes propos semblent une caricature... forcément... donc ne m'assassinez pas trop vite
Ne faut il pas un tourisme plutôt mixte ? Un peu des 2 extrêmes avec beaucoup au milieu... qui réponde à un maximum de demandes et qui ne laissent pas le secteur dévasté à la moindre crise ? Qui profite aux locaux, de la petite vendeuse des rues aux producteurs... etc...
Bien à vous Thasamé
- Promesses d'engagement et de formations d'employés locaux rarement tenues sur le long terme ou même le moyen, les meilleurs postes sont réservés à des expatriés et les salaires des locaux ne dépassent que rarement la norme locale... - Promesses d'approvisionnement local rarement tenu dans le temps sous prétextes d'une qualité inégale, d'une régularité de quantité inappropriée... la carte de ces établissements étant la même dans tous les coins du monde avec quelques variantes du pays telles des anecdotes... - Poids de ces quelques gros groupes mondiaux qui tiennent ces établissements sur la politique locale : soumission totale aux règles de la corruption quand elle ne l'aggrave pas pour acheter leur "paix" de fonctionner comme ils l'entendent... - Pratique de la terre brulée pour certains d’entre eux... délaissement total d'un endroit pour un autre plus attractif ou à la mode sans attention aucune pour le délabrement qu'ils laissent derrière eux.
J'ai vu des endroits se modifier profondément pour répondre aux exigences de tels groupes... modifications opportunistes qui laissent de profondes traces alors que la mode a changé : un coup les japonais, un coup les russes, un coup les chinois, un coup les golfe persique... sur la base d'un tourisme plus ancien d'origine américain ou européen
Ce à quoi s'ajoute la clientèle très particulière de ces lieux :
- Les mêmes qui voyagent d'un bout du monde à l'autre avec toujours la même demande : ma petite piscine privée, mon petit repas aux bougies sur ma terrasse personnelle, mon niveau de prestations et d'exigences qui ne cesse d'augmenter au fil du temps et que mes revenus me permettent de demander avec autorité...
- La paranoïa de ce type de clientèle couplée à ses phobies qui sont vastes : des insectes aux microbes en passant par les enlèvements, peur des populations locales, demande de vivre en isolat souvent complet par rapport au pays (plages privées rendues inaccessibles aux personnes vivant dans le coin et gardées par des quasi-milices, services intra-muros par exemple...)
- Désintérêt total du pays visité, des populations, des problématiques par intention ou par ignorance... ces gens vivent sur une autre planète et ne désirent pas ouvrir leurs yeux... Ils le voudraient ils ne le pourraient pas pour la plupart...Tout se déplace vers eux et non l'inverse...
Ce ne sont pas eux qui vont développer les activités locales... ils ne sortent pas de leurs cocons dorés... ou alors là où on les emmène avec la sécurité adéquate.
Bien entendu mes propos semblent une caricature... forcément... donc ne m'assassinez pas trop vite
Ne faut il pas un tourisme plutôt mixte ? Un peu des 2 extrêmes avec beaucoup au milieu... qui réponde à un maximum de demandes et qui ne laissent pas le secteur dévasté à la moindre crise ? Qui profite aux locaux, de la petite vendeuse des rues aux producteurs... etc...
Bien à vous Thasamé
Coucou tout le monde 🙂.
Je lance une nouvelle discussion et surtout ne vous énervez pas 😉
J'ai remarqué lors de mes séjour à Madagascar que les malgaches entre eux ne s'apprécient pas beaucoup. Je ne rentre jamais dans la polémique car je ne connais pas suffisamment les différents traits de caractère des (18 ethnies) je crois.
La plupart des intervenants répondent aux questions posées (diverses et variées) avec une généralité qui n'est peut être pas de mise " et est que plus qu'en France les régions et leurs habitants ont leurs spécificités ?" 😛
Et peut on dire qu'il est plus facile de s'implanter ici ou là que se soit sur l'accueil, la sécurité et la douceur de vivre en général 😎.
Bonne soirée. Laurence
bonjour
Nous sommes tous attachés à Madagascar pour des motifs différents, le souhait pour tous je crois, est un changement face aux problèmes actuels. Cependant je m'interroge sur la réalité d'une prise de position à venir.
Quelle relation le gouvernement de F.Hollande entretiendra t’il avec la grande-ile ??? _Une autre désillusion en perspective ou une probable réalité ?_
Les Malgaches au courant de la politique française sont désormais convaincues que le nouveau Président permettra le changement.
Sur place Jean-Daniel Chaoui(représentant le PS sur place et candidat aux Législatives) a donné son point de vue dans un interview. Profondément attaché à ce pays où je vis et dont mon épouse et mon fils sont ressortissants, je regrette les conséquences de cette crise sur son économie et les souffrances qui en résultent pour la population. Et puisque la communauté internationale s’est saisie de cette crise pour en hâter l’issue, avec le succès que l’on sait, je ne peux que former des vœux pour que des élections puissent être organisées le plus rapidement possible afin que le pays puisse retrouver son unité autours d’une représentation nationale démocratiquement élue.
Qu'en pensez-vous?
Nous sommes tous attachés à Madagascar pour des motifs différents, le souhait pour tous je crois, est un changement face aux problèmes actuels. Cependant je m'interroge sur la réalité d'une prise de position à venir.
Quelle relation le gouvernement de F.Hollande entretiendra t’il avec la grande-ile ??? _Une autre désillusion en perspective ou une probable réalité ?_
Les Malgaches au courant de la politique française sont désormais convaincues que le nouveau Président permettra le changement.
Sur place Jean-Daniel Chaoui(représentant le PS sur place et candidat aux Législatives) a donné son point de vue dans un interview. Profondément attaché à ce pays où je vis et dont mon épouse et mon fils sont ressortissants, je regrette les conséquences de cette crise sur son économie et les souffrances qui en résultent pour la population. Et puisque la communauté internationale s’est saisie de cette crise pour en hâter l’issue, avec le succès que l’on sait, je ne peux que former des vœux pour que des élections puissent être organisées le plus rapidement possible afin que le pays puisse retrouver son unité autours d’une représentation nationale démocratiquement élue.
Qu'en pensez-vous?
O Madagascar, toi et moi, une merveilleuse première rencontre en 2006... le continent africain entre nous. Mais mon amour entier, depuis presque cinq ans, est tout sauf virtuel : chaque heure passée sur ce forum, pour te faire connaitre, chaque jour, plus amoureux de toi: parler de toi, me régaler de te découvrir à chaque fois que j'y retourne... Lis dans mes yeux et vois comme je suis heureux et amoureux. Bientôt, nous serons réunis, une fois de plus, . Je regarde vers le sud est et par delà cette immensité africaine, le vent emporte mon souffle, jusqu'à toi et il te murmure : " je t'aime Dago!"
Un vazaha qui t'aime😉
Un vazaha qui t'aime😉
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