La perte de vitesse du français à Madagascar
by Mesrob
This discussion is in French, the community’s main language.
Original post
Le français est de moins en moins parlé à Madagascar, il n'y a qu'à entrer dans les alliances françaises de l'île pour le constater aujourd'hui....
Lorsqu'on fréquente quotidiennement pendant un mois un de ces " hauts lieux culturels" de province, on constate très vite que le français est paradoxalement très peu parlé à l'intérieur des locaux !
Le personnel d'accueil s'exprime en langue locale et il faut par conséquent beaucoup d'imagination pour croire que l'on vient apprendre ou se perfectionner dans la langue de Molière .
L'alliance est essentiellement fréquentée par des jeunes étudiants qui, en fait, utilisent ses locaux surtout pour jouer aux échecs ou à d'autres jeux de société ainsi que pour faire leurs devoirs du soir dans de bonnes conditions d'éclairage et d’accueil, le silence est souvent la langue la plus utilisée d'où ce doute à croire que l'on vient ici pour chercher à améliorer son français....
Beaucoup aussi, de très jeunes enfants venant ici pour regarder les bandes dessinées baignées dans un univers très éloigné de leur quotidien.....
En fait, ces locaux sont l'unique lieu de rencontre d'une jeunesse de province utilisant cet endroit comme une bouée de sauvetage de leur ennui, faisant passer la connaissance du français en mode accessoire et forcé ....
Que dire aussi des emprunts de livres qui révèlent, à eux seuls, le désintérêt général pour la lecture ...
Aux vues des fiches d'emprunts, on est amusé de constater que parmi les auteurs les plus emblématiques de notre culture tels Maupassant (2002), Balzac ( 2007), St Saint-Exupéry ( 2005) , Colette ( 2007), Kessel ( 2001), Sagan ( 2007) n'ont pas vu de lecteurs depuis ces dates relevées sur les fiches d'emprunt de ces auteurs !
L'établissement fréquenté dispose d'un Cyber qui n'est utilisé essentiellement que par des jeunes filles de la petite bourgeoisie locale qui surfent sur leur Facebook en malgache...et lorsque vous vous décidez à une recherche personnelle sur google, la version anglaise apparaît d'office .....
Le français est devenu uniquement "une langue alimentaire" permettant encore à un petit nombre de malgaches d'espérer un travail en relation avec l'extérieur ( tourisme en particulier ) et aux filles, de bénéficier d'un atout supplémentaire pour faire des rencontres en vue d'un hypothétique mariage bien que cela soit loin d'être d'une absolue nécessité ....
Madagascar n'est plus un pays vraiment francophone, ni bien sûr un pays anglophone mais un pays qui se retranche derrière sa langue nationale pour des raisons faciles à comprendre confirmant ainsi son isolement culturel du plus grand nombre.....
Ceux qui ignorent le passé sont condamnés à le revivre...
Georges Santayana 1935
salut Mesrob
Ll"alliance Française est " squatté" en permanence par les mêmes , comme une chasse gardée par les habitudes perpétuelle des uns et des autres, la plupart des snobinards / ça ne date pas d’aujourd’hui"hui...à l’époque c’était pire, il y avait du favoritisme / _Le personnel sans imagination est sujet à caution- à qui la faute ? , ?
Ll"alliance Française est " squatté" en permanence par les mêmes , comme une chasse gardée par les habitudes perpétuelle des uns et des autres, la plupart des snobinards / ça ne date pas d’aujourd’hui"hui...à l’époque c’était pire, il y avait du favoritisme / _Le personnel sans imagination est sujet à caution- à qui la faute ? , ?
l'important n'est pas de convaincre, mais de donner à réfléchir
Pour moi le mal à Diégo comme surement beaucoup d'endroit est qu'il n'y que des Vahazas de plus de 60 ans hommes en général avec femmes légitimes ou non, avec de bonne intentions ou non, qui vivent ici pour la plupart depuis trop longtemps et qu'il serai appréciable pour tout le monde que la France soit représenté par diverses personnes de tous milieux et de tout ages. J'ai l'impression d'être dans une ville décadente et dépassée. Mais bon je n'ai pas à juger ce n'est pas ma vie. Mais des Français venant en famille avec enfants ou ados auraient une toute autre approche des besoins et envies de la population malgache. Laurence 😛
Salut à toi,
Ce n'est pas le procès de l'alliance française l'objet de mon sujet même si effectivement beaucoup de choses pourraient être dites sur elle.... Mais lorsque je lis que l'adhésion est chère alors que des sommes bien plus importantes sont dépensées pour l'acquisition de crédit téléphone, il me semble que l'argument ne tient pas ! L'imagination, comme tu le dis, est cornaquée uniquement par des directeurs très jeunes qui viennent passer du bon temps pendant deux années sans aucun soucis de suivi de résultat en dehors d'un rapport de fin de contrat ..... La nomination "ces mercenaires de la culture" est souvent très opaque et réalisée au sein d'une corporation où la cooptation est souvent la seule règle établie ....
Ce n'est pas le procès de l'alliance française l'objet de mon sujet même si effectivement beaucoup de choses pourraient être dites sur elle.... Mais lorsque je lis que l'adhésion est chère alors que des sommes bien plus importantes sont dépensées pour l'acquisition de crédit téléphone, il me semble que l'argument ne tient pas ! L'imagination, comme tu le dis, est cornaquée uniquement par des directeurs très jeunes qui viennent passer du bon temps pendant deux années sans aucun soucis de suivi de résultat en dehors d'un rapport de fin de contrat ..... La nomination "ces mercenaires de la culture" est souvent très opaque et réalisée au sein d'une corporation où la cooptation est souvent la seule règle établie ....
Ceux qui ignorent le passé sont condamnés à le revivre...
Georges Santayana 1935
salut
Ces Messieurs ne sont là que pour apprécier la douceur de vivre, rien de plus
s'investir dans la vie locale leur parait difficile, d'autant plus étonnant qu'en ayant passer plus de 10 ans dans un pays, l'on a du mal à apprendre la langue
pour ces français venant en famille par contre, c'est pas évident pour eux de faire le premier pas: la barrière psychologique est presente
l'important n'est pas de convaincre, mais de donner à réfléchir
le français à madagascar
déjà l'administration coloniale s'étonnait combien de nombreux malgaches s'appropriaient rapidement notre langue;; :l'écriture devait etre parfaite et la grammaire respectéee ;elle était enseignée avec talent dans quelques écoles et dans les missions;Les maitres étaient exigeants et les élèves avides d'apprendre;la coquetterie suprème était d'user de la langue française en toutes occasions et meme en milieu familial . Il en est autrement aujourd'hui.dans les école primaires , les maitres malgaches maitrisent mal notre langue et transmettent leurs erreurs ce dont se plaint le Ministère de l'education .Il y a appauvrissement de l'enseignement de notre langue . Le recours à la langue maternelle pour expliquer , enseigner est tout naturel lorsque déjà le français vous fait défaut . les petites écoles de province ferment et la radio qui était le puissant vecteur de notre langue parle malgache .La chanson française, autre puissant vecteur, ne se chante pratiquement plus . La déperdition se fait chaque jour .
déjà l'administration coloniale s'étonnait combien de nombreux malgaches s'appropriaient rapidement notre langue;; :l'écriture devait etre parfaite et la grammaire respectéee ;elle était enseignée avec talent dans quelques écoles et dans les missions;Les maitres étaient exigeants et les élèves avides d'apprendre;la coquetterie suprème était d'user de la langue française en toutes occasions et meme en milieu familial . Il en est autrement aujourd'hui.dans les école primaires , les maitres malgaches maitrisent mal notre langue et transmettent leurs erreurs ce dont se plaint le Ministère de l'education .Il y a appauvrissement de l'enseignement de notre langue . Le recours à la langue maternelle pour expliquer , enseigner est tout naturel lorsque déjà le français vous fait défaut . les petites écoles de province ferment et la radio qui était le puissant vecteur de notre langue parle malgache .La chanson française, autre puissant vecteur, ne se chante pratiquement plus . La déperdition se fait chaque jour .
bonsoir
En commençant la première année de Fac, ces nouveaux venus ont du mal à maîtriser le Français, à trouver un repère, ayant un niveau CM2 de la fin des sixties ( et je suis gentil ) Le départ des uns pour la metropole et des autres sur la Réunion après 72, n'a fait qu'envenimer le mal _Mais Il est question cette année de valoriser à tout niveau en commençant par les plus petits_ ( Que du bonheur de voir un fonctionnaire vous montrer par l’écriture de quel bord il est, en général discret, et respecté de tous )
Après un temps, il en vient un autre. A mon grand regret sur ce point, que du gachis
En commençant la première année de Fac, ces nouveaux venus ont du mal à maîtriser le Français, à trouver un repère, ayant un niveau CM2 de la fin des sixties ( et je suis gentil ) Le départ des uns pour la metropole et des autres sur la Réunion après 72, n'a fait qu'envenimer le mal _Mais Il est question cette année de valoriser à tout niveau en commençant par les plus petits_ ( Que du bonheur de voir un fonctionnaire vous montrer par l’écriture de quel bord il est, en général discret, et respecté de tous )
Après un temps, il en vient un autre. A mon grand regret sur ce point, que du gachis
l'important n'est pas de convaincre, mais de donner à réfléchir
Bonsoir
eh oui , la déperdition est constante . Il fut un temps , le temps colonial , où l'ame malgache était prete à se fondre dans l'ame française . et le plus bel exemple en était le poète malgache JJ Rabeharivelo aux accents purement lamartiniens . La chanson franco malgache avait aussi son hérault /l'immortel créateur du 'lamba blanc ', henry Ratsimbazafy Aujourd'hui , la verve est tarie je ne comprends pas asssez le malagasy pour en juger mais il m'apparait que la chanson d'aujourd'hui chantée entièrement en malgache ne porte point la poésie ni l'universel d'autrefois . Il lui arrive meme de ne pas réussir à etre au moins folklorique
eh oui , la déperdition est constante . Il fut un temps , le temps colonial , où l'ame malgache était prete à se fondre dans l'ame française . et le plus bel exemple en était le poète malgache JJ Rabeharivelo aux accents purement lamartiniens . La chanson franco malgache avait aussi son hérault /l'immortel créateur du 'lamba blanc ', henry Ratsimbazafy Aujourd'hui , la verve est tarie je ne comprends pas asssez le malagasy pour en juger mais il m'apparait que la chanson d'aujourd'hui chantée entièrement en malgache ne porte point la poésie ni l'universel d'autrefois . Il lui arrive meme de ne pas réussir à etre au moins folklorique
Salut,
Je ne connais rien à Madagascar, mais le sujet m'intéressant je suis allé voir sur Wikipedia. Voici ce qui se dit :
Langue : Le malgache est la langue nationale de Madagascar, elle est parlée par l'ensemble de la population. Le français est la deuxième langue officielle, parlée par 20 % des Malgaches (maîtrisée essentiellement par les lettrés). L'anglais fut également langue officielle entre 2007 et 2010. Cependant, la nouvelle Constitution de novembre 2010 ne mentionne que le malgache (langue nationale) et le français comme langues officielles, l'anglais ayant disparu du projet de constitution.
Si à l'époque faste le français était réellement la deuxième langue officielle parlée seulement par 20 % des Malgaches et maîtrisée essentiellement par les lettrés, l'histoire pourrait expliquer à elle seule le désintérêt du peuple malgache...
Je ne connais rien à Madagascar, mais le sujet m'intéressant je suis allé voir sur Wikipedia. Voici ce qui se dit :
Langue : Le malgache est la langue nationale de Madagascar, elle est parlée par l'ensemble de la population. Le français est la deuxième langue officielle, parlée par 20 % des Malgaches (maîtrisée essentiellement par les lettrés). L'anglais fut également langue officielle entre 2007 et 2010. Cependant, la nouvelle Constitution de novembre 2010 ne mentionne que le malgache (langue nationale) et le français comme langues officielles, l'anglais ayant disparu du projet de constitution.
Si à l'époque faste le français était réellement la deuxième langue officielle parlée seulement par 20 % des Malgaches et maîtrisée essentiellement par les lettrés, l'histoire pourrait expliquer à elle seule le désintérêt du peuple malgache...
bonsoir
_ Malheureusement il y a des erreurs
l’ère colonial était occuper à d'autres taches, et le recensement négligé ( pour commencer)
l'important n'est pas de convaincre, mais de donner à réfléchir
Je ne sais pas, j'ai pris la discussion en cours et tardivement
De plus, le sujet ne me semble pas brulant ?
L'administration coloniale fut la dernière à s'installer sur les Territoires africains;
D'abord il y eut les marins découvreurs de terres ou de nouveaux continents , puis il y eut les marchands de la traite négrière , suivis par les premiers commerçants ;vinrent ensuite les pionniers grands défricheurs de terre ou de forets .l'armée intervint bien plus tard pour la conquete ou la pacification . Cette armée coloniale oeuvra le plus souvent dans l'esprit de la légion batisseuse .L'administration paracheva la tache de colonisation. Il lui revint d'enseigner , d'éduquer;Il lui fallait en effet recruter sur place des secrétaires , des comptables , des auxiliaires , des chefs de chantier , des soldats indigènes car aucune des colonies africaines n'était colonie de peuplement
- . L'afrique alors était "Terra Incognita " . Elle faisait peur par les maladies inconnues qui frappaient les Blancs faisant de chaque comptoir "un cimetière des Blancs"
Bien avant l'administration coloniale , des missionnaires, des colons humanistes ouvrirenr des petites écoles . C'est ainsi que la première école de Cote d'Ivoire fut ouverte en 1882 par le négociant français Arthur Verdier dans le village d'Elima-m'Bouin.Il ne reste rien aujourd'hui de cette école , du ' chateau du colon ", des batiments , du matériel de la grande plantation de café ..130 ans apres , l'école a fermé définitivement ses portes. Depuis l'Indépendance aucune école n'a été reconstruite dans ce village de 800 habitants .Les écoliers du village font plusieurs kilomètres par jour pour se rendre dans d'autres villages.
Chacun aura remarqué que dans les bus , le métro parisien , les immigrés s'expriment le plus souvent dans leurs langues vernaculaires
D'abord il y eut les marins découvreurs de terres ou de nouveaux continents , puis il y eut les marchands de la traite négrière , suivis par les premiers commerçants ;vinrent ensuite les pionniers grands défricheurs de terre ou de forets .l'armée intervint bien plus tard pour la conquete ou la pacification . Cette armée coloniale oeuvra le plus souvent dans l'esprit de la légion batisseuse .L'administration paracheva la tache de colonisation. Il lui revint d'enseigner , d'éduquer;Il lui fallait en effet recruter sur place des secrétaires , des comptables , des auxiliaires , des chefs de chantier , des soldats indigènes car aucune des colonies africaines n'était colonie de peuplement
- . L'afrique alors était "Terra Incognita " . Elle faisait peur par les maladies inconnues qui frappaient les Blancs faisant de chaque comptoir "un cimetière des Blancs"
Bien avant l'administration coloniale , des missionnaires, des colons humanistes ouvrirenr des petites écoles . C'est ainsi que la première école de Cote d'Ivoire fut ouverte en 1882 par le négociant français Arthur Verdier dans le village d'Elima-m'Bouin.Il ne reste rien aujourd'hui de cette école , du ' chateau du colon ", des batiments , du matériel de la grande plantation de café ..130 ans apres , l'école a fermé définitivement ses portes. Depuis l'Indépendance aucune école n'a été reconstruite dans ce village de 800 habitants .Les écoliers du village font plusieurs kilomètres par jour pour se rendre dans d'autres villages.
Chacun aura remarqué que dans les bus , le métro parisien , les immigrés s'expriment le plus souvent dans leurs langues vernaculaires
Bonjour,
On est bien loin avec vos rappels du passé, du sempiternel détestable colonisateur même si, l’intérêt exclusif à cette époque, était d'avoir à disposition un personnel indigène parlant français pour les raisons qu'on imagine.... Mais, je crois que la grande différence avec cette époque est qu'aujourd'hui, l'apprentissage du français n'est plus motivé pour les raisons culturelles mais plutôt une langue apprise dans l'espoir d'un avenir un peu meilleur, le français devenant une langue de communication exclusivement......d'où cette désaffection pour tout ce qui touche à la lecture !
On est bien loin avec vos rappels du passé, du sempiternel détestable colonisateur même si, l’intérêt exclusif à cette époque, était d'avoir à disposition un personnel indigène parlant français pour les raisons qu'on imagine.... Mais, je crois que la grande différence avec cette époque est qu'aujourd'hui, l'apprentissage du français n'est plus motivé pour les raisons culturelles mais plutôt une langue apprise dans l'espoir d'un avenir un peu meilleur, le français devenant une langue de communication exclusivement......d'où cette désaffection pour tout ce qui touche à la lecture !
Ceux qui ignorent le passé sont condamnés à le revivre...
Georges Santayana 1935
Tout à fait, j'en ai moi même posté 3 et c'est pourquoi je ne comprend plus rien et je ne vais plus suivre cette discussion 🙂
On est bien loin avec vos rappels du passé
Bonjour,
NON, on n'est pas du tout "bien loin avec vos rappels du passé" ...
La situation scolaire désastreuse en Afrique, et juste en Afrique francophone, a bien à voir avec la langue coloniale, le français, et donc avec le passé ...
Aucun continent sur notre terre n'a tant de langues comme le continent africain mais dans la plupart de ses pays, la langue coloniale est la langue officielle et la seule langue qui promet la réussite sociale. N'est-ce pas bizarre ?! Juste à cause du clivage linguistique et culturel (imposé !) entre éducation domestique et scolaire, la grande majorité des jeunes Africains ont les plus grands problèmes de voir un sens, un avantage dans l'école. Il faut s'imaginer : à la maison, ils parlent bambara, wolof, fulfulde mais à l'école, ils doivent apprendre et parler français. On leur "dit" plus ou moins franchement au visage que leurs langues maternelles ne valent rien (et c'est juste ce qu'ont fait les colons français). C'est scandaleux !
En Afrique anglophone, c'est en partie assez différent : contrairement aux colons français, les Anglais se sont prévalus de langues africaines, ce qui, p.ex. explique la réussite du swahili en Afrique à l'est et australe.
La France ne s'intéresse pas pour l'Afrique mais avant tout pour la Francophonie, donc, espérons que la vitesse va agrandir !
Herbert
Bonjour,
NON, on n'est pas du tout "bien loin avec vos rappels du passé" ...
La situation scolaire désastreuse en Afrique, et juste en Afrique francophone, a bien à voir avec la langue coloniale, le français, et donc avec le passé ...
Aucun continent sur notre terre n'a tant de langues comme le continent africain mais dans la plupart de ses pays, la langue coloniale est la langue officielle et la seule langue qui promet la réussite sociale. N'est-ce pas bizarre ?! Juste à cause du clivage linguistique et culturel (imposé !) entre éducation domestique et scolaire, la grande majorité des jeunes Africains ont les plus grands problèmes de voir un sens, un avantage dans l'école. Il faut s'imaginer : à la maison, ils parlent bambara, wolof, fulfulde mais à l'école, ils doivent apprendre et parler français. On leur "dit" plus ou moins franchement au visage que leurs langues maternelles ne valent rien (et c'est juste ce qu'ont fait les colons français). C'est scandaleux !
En Afrique anglophone, c'est en partie assez différent : contrairement aux colons français, les Anglais se sont prévalus de langues africaines, ce qui, p.ex. explique la réussite du swahili en Afrique à l'est et australe.
La France ne s'intéresse pas pour l'Afrique mais avant tout pour la Francophonie, donc, espérons que la vitesse va agrandir !
Herbert
Juste à cause du clivage linguistique et culturel (imposé !)
Bonjour, imposé par qui ?
Bonjour, imposé par qui ?
LA france n'a pas imposé aux peuples de ses colonies d'apprendre le Français . Le cout d'une scolarisation de toute l'Afrique dépassait du reste ses moyens. L'afrique a eu la malchance d'avoir eu pour colonisateur une nation française régulièrement ruinée par des guerres mondiales . Avec le peu de ressources qu"elle avait , elle a réussi des merveilles .Elle a emmené au niveau universitaire de nombreux africains qui ont pu parler ensuite haut et fort dans les assemblées internationales du sort de l'Afrique .
Ont appris le français ceux qui avaient de l'ambition, , de la curiosité intellectuelle ou appartenaient à des chefferies
.
mais pas toujours
;Au sahel , les ombrageux touaregs musulmans refusaient la soumission à la france .Par dérision ils envoyèrent à l'école les enfants de leurs esclaves noirs .Ils ont appris ;ils se sont élevées . Et à l'heure des indépendances , ils étaient prets à prendre la conduite du pays . Les Touaregs furent complètement marginalisés et rejetés . Eux qui avaient dominé jusque là .
ce n'est pas en SWAHILI que l"Afrique de l'est s'exprime aux Nations unies
;Au sahel , les ombrageux touaregs musulmans refusaient la soumission à la france .Par dérision ils envoyèrent à l'école les enfants de leurs esclaves noirs .Ils ont appris ;ils se sont élevées . Et à l'heure des indépendances , ils étaient prets à prendre la conduite du pays . Les Touaregs furent complètement marginalisés et rejetés . Eux qui avaient dominé jusque là .
ce n'est pas en SWAHILI que l"Afrique de l'est s'exprime aux Nations unies
Salut Herbert
Ton "c'est scandaleux ! " me choque et m'irrite !
Tu écris :
On leur "dit" plus ou moins franchement au visage que leurs langues maternelles ne valent rien (et c'est juste ce qu'ont fait les colons français). C'est scandaleux !
Ca, c'est un raisonnement au premier degré. Ici, j'ai le même problème avec les Guaranis. Ils ne veulent pas apprendre l'espagnol (le Castillan au Paraguay) soi-disant pour préserver leur identité, réellement parce que ça les fatigue et qu'ils n'en voient pas l'utilité. La réalité est simple , ça les emme.... ! Moralité, l'économie brésilienne, argentine, chilienne, décollent et le Paraguay stagne complètement ensuqué dans son illettrisme. Les diplômes des facultés paraguayennes ne sont même pas reconnus chez les voisins.
Car s'il est très bien de préserver les cultures, force est de constater que tous ces gens veulent consommer frénétiquement (autos, téléphones portables, télé, informatique; fringues, gadget) Une chose est certaine, ce n'est pas en parlant le guarani en famille (sans savoir l'écrire pour la majorité) ni en connaissant trois mots de Castillan, que le Paraguay relèvera la tête.
Je ne sais pas si c'est comme ça en Afrique francophone, si la situation est comparable, je pense que oui ? Ou partiellement ? . Certes lorsque quelqu'un met le doigt sur le vrai problème, ça ne fait pas plaisir, parfois ça fait mal, et pourtant c'est bel et bien une réalité.
Tu nous dis : "Il faut s'imaginer : à la maison, ils parlent bambara, wolof, fulfulde mais à l'école, ils doivent apprendre et parler français" . Tu as raison, j’imagine la souffrance !
Dans la vie il faut toujours faire des choix. Il serait bon que tu t'interroges sur le futur de tes protégés s'ils continuent à parler en permanence le bambara, le wolof, le fulfulde au détriment du français (ou autre langue), et si tu trouves qu'il est scandaleux de dire que ces dialectes ne servent qu'à discuter en famille, puisqu'il en est ainsi.
Quant à l'Afrique anglophone, je t'avoue que si j'étais Africain et que je doive choisir par qui je vais me faire coloniser, je préférerais grandement les Français aux Anglais. Question de goût... Toujours est-il que les Fancais n'ont pas fait l'apartheid !
Tu écris :
On leur "dit" plus ou moins franchement au visage que leurs langues maternelles ne valent rien (et c'est juste ce qu'ont fait les colons français). C'est scandaleux !
Ca, c'est un raisonnement au premier degré. Ici, j'ai le même problème avec les Guaranis. Ils ne veulent pas apprendre l'espagnol (le Castillan au Paraguay) soi-disant pour préserver leur identité, réellement parce que ça les fatigue et qu'ils n'en voient pas l'utilité. La réalité est simple , ça les emme.... ! Moralité, l'économie brésilienne, argentine, chilienne, décollent et le Paraguay stagne complètement ensuqué dans son illettrisme. Les diplômes des facultés paraguayennes ne sont même pas reconnus chez les voisins.
Car s'il est très bien de préserver les cultures, force est de constater que tous ces gens veulent consommer frénétiquement (autos, téléphones portables, télé, informatique; fringues, gadget) Une chose est certaine, ce n'est pas en parlant le guarani en famille (sans savoir l'écrire pour la majorité) ni en connaissant trois mots de Castillan, que le Paraguay relèvera la tête.
Je ne sais pas si c'est comme ça en Afrique francophone, si la situation est comparable, je pense que oui ? Ou partiellement ? . Certes lorsque quelqu'un met le doigt sur le vrai problème, ça ne fait pas plaisir, parfois ça fait mal, et pourtant c'est bel et bien une réalité.
Tu nous dis : "Il faut s'imaginer : à la maison, ils parlent bambara, wolof, fulfulde mais à l'école, ils doivent apprendre et parler français" . Tu as raison, j’imagine la souffrance !
Dans la vie il faut toujours faire des choix. Il serait bon que tu t'interroges sur le futur de tes protégés s'ils continuent à parler en permanence le bambara, le wolof, le fulfulde au détriment du français (ou autre langue), et si tu trouves qu'il est scandaleux de dire que ces dialectes ne servent qu'à discuter en famille, puisqu'il en est ainsi.
Quant à l'Afrique anglophone, je t'avoue que si j'étais Africain et que je doive choisir par qui je vais me faire coloniser, je préférerais grandement les Français aux Anglais. Question de goût... Toujours est-il que les Fancais n'ont pas fait l'apartheid !
Oui ! C'est bien ce que je ressens au Paraguay. J'ai d'ailleurs du mal à les considérer comme de vrais hispaniques. Pour moi ils sont plus proches des pays d'Afrique noire que j'ai pas mal connu (et je ne suis résident permanent au Paraguay que depuis 3 mois). Au moins à Buenos Aires ou à Montevideo les librerias vendent des livres, au Paraguay, même à Asunción, si l'on excepte la petite librairie de la Plaza Uruguayana, les librerias n'ont de rapport avec le papier qu'en vendant des cahiers spirales. C'est limite illettré. Aucun niveau culturel, fut-il technique. Or l'espagnol (castellano) est une langue précise et riche, elle est même la deuxième langue parlée aux Etats-Unis. Il est possible de tout exprimer avec, tout comme avec le français. Mais il semble plus confortable pour eux de s'installer dans la sous-culture. Et comme une connexion Internet est hors de prix (l'ADSL est à 600.000 PYG autrement dit trois fois plus cher en France pour quatre fois moins rapide), ce n'est pas par ce biais que le savoir va progresser. S'ils s'en servent c'est juste pour Facebook. A se demander comment vivaient les femmes avant, elles qui ont toutes leurs Blackberry en pogne au supermercado.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Bonsoir,
Vous parlez de langue " coloniale", j'utiliserais plutôt le terme " économique" même si aujourd'hui notre voisin allemand est montré en exemple par toute la communauté financière du globe ( est-ce vraiment flatteur ?) mais il faut toujours un premier de la classe pour pouvoir punir les mauvais élèves..... Le français a été reconnu comme langue officielle dans un certain nombre de pays africains pour leur permettre de surmonter l'écueil des multiples dialectes ou langues parlées dans un même pays, on est loin ici, d'une quelconque nostalgie parfois douloureuse du passé ! Et la langue du passé est devenue un atout supplémentaire pour ceux qui cherchent un emploi, s'il s'en trouve un ! ..... Vous tentez de développer l'argument bien rodé du bouc émissaire mais je vous signalerais qu'à cette même époque en France, il est interdit de parler breton ou basque dans les écoles françaises, l’iniquité était alors parfaite même si vous la déplorez visiblement que d'un seul côté !
Vous parlez de langue " coloniale", j'utiliserais plutôt le terme " économique" même si aujourd'hui notre voisin allemand est montré en exemple par toute la communauté financière du globe ( est-ce vraiment flatteur ?) mais il faut toujours un premier de la classe pour pouvoir punir les mauvais élèves..... Le français a été reconnu comme langue officielle dans un certain nombre de pays africains pour leur permettre de surmonter l'écueil des multiples dialectes ou langues parlées dans un même pays, on est loin ici, d'une quelconque nostalgie parfois douloureuse du passé ! Et la langue du passé est devenue un atout supplémentaire pour ceux qui cherchent un emploi, s'il s'en trouve un ! ..... Vous tentez de développer l'argument bien rodé du bouc émissaire mais je vous signalerais qu'à cette même époque en France, il est interdit de parler breton ou basque dans les écoles françaises, l’iniquité était alors parfaite même si vous la déplorez visiblement que d'un seul côté !
Ceux qui ignorent le passé sont condamnés à le revivre...
Georges Santayana 1935
à tous les africains -et surtout à ceux nés apres l'indépendance - la langue française n'a pas été donnée.il a fallu un choix , un grand effort , une longue assiduité et sans doute un amour pour l'approcher , l'étudier , l'assimiler et se l'approprier
.
ce choix immanquablement vous détache de la communauté ouolof ou sonhrai et vous fait devenir autre -que vous en conveniez ou pas ;Je comprends fort bien qu"apres vous ressentiez une gène , comme une trahison envers ceux qui sont restés ouolof ou sérère.
Mais puisque c'était votre choix pourquoi le regretter
Bonsoir,
Ce problème se pose de la même façon au Maroc...
Une arabisation des études ces 50 dernières années, a eu pour conséquence une diminution des heures d'enseignement du français à l'école, à tous les niveaux. Résultat : la plupart des jeunes maîtrisent mal la langue de Voltaire ... Ils sont déjà pénalisés pour trouver des emplois car même dans les administrations, la langue officielle est le français Mais à l'université, les cours dans la majorité des disciplines se faisant aussi en français, beaucoup de jeunes Marocains sont en échec pour simplement des problèmes de compréhension. Sans parler de ceux qui veulent ( ou peuvent financièrement) poursuivre leurs études supérieures en France et voient souvent leur dossier rejeté pour mauvaise maîtrise de la langue.
Je vis en immersion dans la médina. Je constate que très peu d'enfants de 10/12 ans parlent correctement ma langue. Et certains pas du tout ... Et je n'ose même pas parler de la lecture ... Mais y a t'il seulement de la lecture ? la télévision a maintenant envahi tous les foyers et les enfants dévorent toutes ces séries et films doublés en arabe ...
http://www.mafhoum.com/press6/181C32.htm
Ce problème se pose de la même façon au Maroc...
Une arabisation des études ces 50 dernières années, a eu pour conséquence une diminution des heures d'enseignement du français à l'école, à tous les niveaux. Résultat : la plupart des jeunes maîtrisent mal la langue de Voltaire ... Ils sont déjà pénalisés pour trouver des emplois car même dans les administrations, la langue officielle est le français Mais à l'université, les cours dans la majorité des disciplines se faisant aussi en français, beaucoup de jeunes Marocains sont en échec pour simplement des problèmes de compréhension. Sans parler de ceux qui veulent ( ou peuvent financièrement) poursuivre leurs études supérieures en France et voient souvent leur dossier rejeté pour mauvaise maîtrise de la langue.
Je vis en immersion dans la médina. Je constate que très peu d'enfants de 10/12 ans parlent correctement ma langue. Et certains pas du tout ... Et je n'ose même pas parler de la lecture ... Mais y a t'il seulement de la lecture ? la télévision a maintenant envahi tous les foyers et les enfants dévorent toutes ces séries et films doublés en arabe ...
http://www.mafhoum.com/press6/181C32.htm
" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire."
Mère Teresa
Bonsoir,
le fait que vous préférez "économique" auprès de "colonial" ne me surprend pas ; le bon effet secondaire est qu'on peut donner un coup de pied au tibia de cet Allemand qui vous contredit et qui trouve vos lamentations ("Le français est de moins en moins parlé à Madagascar") insupportables ...
Ce qui me dérange est que vous ne comprenez ni voulez comprendre que vous vous "trouvez" au Madagascar et non en France. Vous parlez de "notre langue" et de la "langue de Molière" comme s'il était le plus normal au monde, quasiment donné de Dieu, qu'on parle français au Madagascar. Ce qui me dérange est que pour vous il est évidemment tout normal (et plus !) que le Madagascar est un terrain de la langue française - pardon, de la langue de Molière (ou Voltaire) ! - comme les départements Rhône, Savoie et Seine-et-Marne. Vous dites, tout lapidaire !, que "le français a été reconnu comme langue officielle", comme si le français était tombé du ciel ...
Aussi au Mali, "le français a été reconnu comme langue officielle" mais, à part les très très lettrés, les Maliens ne savent pas écrire la langue la plus parlée au pays, le bambara. Environ 15% de la population totale "maîtrise" à peu près le français. Mais le français est la langue officielle et le bambara - parmi une dizaine de langues - une langue nationale (dont le statut est de valeur insignifiante). C'est grosso modo la réalité culturelle et linguistique au Mali, et vous parlez de "reconnu" et trouvez tout ça acceptable ...
Monsieur, dans la perspective de beaucoup de traditions africaines (qui sont encore, en partie, vivantes de nos jours), les enfants et les adultes sont principalement considérés comme cultivés s'ils font preuve qu'ils connaissent et reconnaissent les normes et les valeurs culturelles de leur communauté. Ce sont eux qui jouissent l'estime de la communauté, en tant que êtres sociaux, humbles, attentifs et avec esprit ouvert. Comment effectuer ça avec une langue qui n'est pas la leur et qui transmet des valeurs qui ne sont pas les leur ?! Sans parler d'une pensée idéologique développée par le pouvoir colonial qui réprime les Africains dans une dépendance culturelle et économique jusqu'à aujourd'hui ...
Dites-moi, Monsieur !
Herbert
le fait que vous préférez "économique" auprès de "colonial" ne me surprend pas ; le bon effet secondaire est qu'on peut donner un coup de pied au tibia de cet Allemand qui vous contredit et qui trouve vos lamentations ("Le français est de moins en moins parlé à Madagascar") insupportables ...
Ce qui me dérange est que vous ne comprenez ni voulez comprendre que vous vous "trouvez" au Madagascar et non en France. Vous parlez de "notre langue" et de la "langue de Molière" comme s'il était le plus normal au monde, quasiment donné de Dieu, qu'on parle français au Madagascar. Ce qui me dérange est que pour vous il est évidemment tout normal (et plus !) que le Madagascar est un terrain de la langue française - pardon, de la langue de Molière (ou Voltaire) ! - comme les départements Rhône, Savoie et Seine-et-Marne. Vous dites, tout lapidaire !, que "le français a été reconnu comme langue officielle", comme si le français était tombé du ciel ...
Aussi au Mali, "le français a été reconnu comme langue officielle" mais, à part les très très lettrés, les Maliens ne savent pas écrire la langue la plus parlée au pays, le bambara. Environ 15% de la population totale "maîtrise" à peu près le français. Mais le français est la langue officielle et le bambara - parmi une dizaine de langues - une langue nationale (dont le statut est de valeur insignifiante). C'est grosso modo la réalité culturelle et linguistique au Mali, et vous parlez de "reconnu" et trouvez tout ça acceptable ...
Monsieur, dans la perspective de beaucoup de traditions africaines (qui sont encore, en partie, vivantes de nos jours), les enfants et les adultes sont principalement considérés comme cultivés s'ils font preuve qu'ils connaissent et reconnaissent les normes et les valeurs culturelles de leur communauté. Ce sont eux qui jouissent l'estime de la communauté, en tant que êtres sociaux, humbles, attentifs et avec esprit ouvert. Comment effectuer ça avec une langue qui n'est pas la leur et qui transmet des valeurs qui ne sont pas les leur ?! Sans parler d'une pensée idéologique développée par le pouvoir colonial qui réprime les Africains dans une dépendance culturelle et économique jusqu'à aujourd'hui ...
Dites-moi, Monsieur !
Herbert
Si la colère est mauvaise conseillère, la condescendance et le mépris sont proprement insupportables !
A méditer ?
(lacalo)
Je constate que très peu d'enfants de 10/12 ans parlent correctement ma langue.
Bonjour !
Que c'est terrible ! Juste une petite question : Et vous, vous parlez leur langue ?! Toutefois, vous vivez dans un pays arabo-berbère ... et non en France.
Comme Mesrob et autres, vous aussi semblez mésestimer un facteur essentiel : le facteur culturel.
Dites-moi, pourquoi les pays d'Asie sud-est (Indonésie, Singapour, Malaysie, Brunei ...) ont-ils pris cet énorme boom économique ?! Une raison, une essentielle, était que ces pays se sont développés et se développent sur la base de leurs propres langues et cultures (et non sur Voltaire, Molière, Maupassant, Saint-Exupéry, Balzac, zut). Là, une active politique linguistique a joué un énorme rôle (p.ex. une lingua franca asiatique, une langue de formation commune, autant que je sache) ...
Je crois dur comme fer que vouloir fonder un développement économique durabe sur une langue coloniale est une illusion !!!
Herbert
(jcamericasur)
Non, non, non, personne n'est condescendante ni en colère.
Par ailleurs, le fait que vous qualifiez le bambara, le wolof, le fulfulde de "ces dialectes", cela en dit long !
Pour ne pas être compris de travers, je n'ai rien contre le français en tant que deuxième ou troisième langue au Mali, au Burkina Faso ou au Maroc. Croyez-moi, j'ai visité en masse des écoles de base, et si je vois les enfants de 9 ans apprendre en brousse le français, une langue qui leur est si étrange comme l'inuktitut pour un Chinois, j'ai la nausée ... C'est vraiment drôle, juste les Français qui entrent en guerre contre le plus petit anglicisme, n'en ont aucun problème ...
Herbert
Je constate que très peu d'enfants de 10/12 ans parlent correctement ma langue.
Bonjour !
Que c'est terrible ! Juste une petite question : Et vous, vous parlez leur langue ?! Toutefois, vous vivez dans un pays arabo-berbère ... et non en France.
Comme Mesrob et autres, vous aussi semblez mésestimer un facteur essentiel : le facteur culturel.
Dites-moi, pourquoi les pays d'Asie sud-est (Indonésie, Singapour, Malaysie, Brunei ...) ont-ils pris cet énorme boom économique ?! Une raison, une essentielle, était que ces pays se sont développés et se développent sur la base de leurs propres langues et cultures (et non sur Voltaire, Molière, Maupassant, Saint-Exupéry, Balzac, zut). Là, une active politique linguistique a joué un énorme rôle (p.ex. une lingua franca asiatique, une langue de formation commune, autant que je sache) ...
Je crois dur comme fer que vouloir fonder un développement économique durabe sur une langue coloniale est une illusion !!!
Herbert
(jcamericasur)
Non, non, non, personne n'est condescendante ni en colère.
Par ailleurs, le fait que vous qualifiez le bambara, le wolof, le fulfulde de "ces dialectes", cela en dit long !
Pour ne pas être compris de travers, je n'ai rien contre le français en tant que deuxième ou troisième langue au Mali, au Burkina Faso ou au Maroc. Croyez-moi, j'ai visité en masse des écoles de base, et si je vois les enfants de 9 ans apprendre en brousse le français, une langue qui leur est si étrange comme l'inuktitut pour un Chinois, j'ai la nausée ... C'est vraiment drôle, juste les Français qui entrent en guerre contre le plus petit anglicisme, n'en ont aucun problème ...
Herbert
Par ailleurs, le fait que vous qualifiez le bambara, le wolof, le fulfulde de "ces dialectes", cela en dit long !
Désolé, mais dans la différence entre langue et dialecte, même les spécialistes ont visiblement du mal à s'y retrouver. Mon erreur, si erreur il y a, n'a donc d'importance que celle que vous lui attribuez !
Une fois encore un coup de Wikipédia, je n'ai pas mes dictionnaires au Paraguay.
Différence entre langue et dialecte Certains linguistes estiment que la distinction entre dialecte et langue n'est pas pertinente d'un point de vue linguistique. Pour les autres, la différence peut être justifiée par des facteurs historiques variés : • Politique : une langue serait un dialecte ayant obtenu un statut officiel. • Social : une langue serait un dialecte ayant obtenu un prestige social et culture. Une langue peut en particulier se différencier d'un dialecte par son usage et l'existence d'une tradition littéraires ; on parle alors fréquemment de « langue de culture » ou de « langue littéraire ». • Démographique : une langue serait un dialecte parlé par un nombre étendu de personnes3. • Linguistique : la distinction entre langue et dialecte serait basée sur la possibilité d'une compréhension mutuelle. Les locuteurs de dialectes différents se comprenant mutuellement parleraient des dialectes de la même langue. Les locuteurs qui ne se comprennent pas parleraient des langues différentes ou des dialectes de langues différentes. Ce point de vue est critiqué, car il est relatif. La revendication pour un idiome du statut de langue ou, au contraire, son maintien au statut de dialecte a souvent une connotation politique.
Cela dit et si ça vous fait du bien de penser que le bambara soit une langue et pas un dialecte, sachez que ça ne me dérange nullement ! Je vous rappelle néanmoins qu'il y a 7 milliards d'êtres humains sur la planète et qu'avec ses 6 millions, le bambara représente 0,0008% de la population globale. Avec votre permission, je resterai donc sur ma position de "dialecte"
Désolé, mais dans la différence entre langue et dialecte, même les spécialistes ont visiblement du mal à s'y retrouver. Mon erreur, si erreur il y a, n'a donc d'importance que celle que vous lui attribuez !
Une fois encore un coup de Wikipédia, je n'ai pas mes dictionnaires au Paraguay.
Différence entre langue et dialecte Certains linguistes estiment que la distinction entre dialecte et langue n'est pas pertinente d'un point de vue linguistique. Pour les autres, la différence peut être justifiée par des facteurs historiques variés : • Politique : une langue serait un dialecte ayant obtenu un statut officiel. • Social : une langue serait un dialecte ayant obtenu un prestige social et culture. Une langue peut en particulier se différencier d'un dialecte par son usage et l'existence d'une tradition littéraires ; on parle alors fréquemment de « langue de culture » ou de « langue littéraire ». • Démographique : une langue serait un dialecte parlé par un nombre étendu de personnes3. • Linguistique : la distinction entre langue et dialecte serait basée sur la possibilité d'une compréhension mutuelle. Les locuteurs de dialectes différents se comprenant mutuellement parleraient des dialectes de la même langue. Les locuteurs qui ne se comprennent pas parleraient des langues différentes ou des dialectes de langues différentes. Ce point de vue est critiqué, car il est relatif. La revendication pour un idiome du statut de langue ou, au contraire, son maintien au statut de dialecte a souvent une connotation politique.
Cela dit et si ça vous fait du bien de penser que le bambara soit une langue et pas un dialecte, sachez que ça ne me dérange nullement ! Je vous rappelle néanmoins qu'il y a 7 milliards d'êtres humains sur la planète et qu'avec ses 6 millions, le bambara représente 0,0008% de la population globale. Avec votre permission, je resterai donc sur ma position de "dialecte"
Dans une vieille école datant de la colonisation , une amie guinéenne a appris un excellent français .
VIvante aujourd'hui dans le sud de la France , ele est souvent invitée dans les petites classes pour raconter aux jeunes èlèves des légendes africaines qu'elle a gardés en mémoire .Elle a du talent et ses contes sont souvent bissés . Elle est pleine de reconnaissance envers ces humbles instituteurs de brousse qui lui ont si bien enseigné "la langue de molière " .Ce qu'elle regrette à chaque retour dans son village natal , ce n'est pas seulement la déperdition du français mais la déperdition de tout .A croire que l'un ne va pas sans l'autre
.
Elle se garde bien de jeter du "colonial " sur tout ce qui ne va plus chez elle
;Quand Mesrob nous indique que la langue française est passée du rang de " langue impériale " à celle de " langue économique " il relate une évidence .C'est en français qu'une grande partie de l'Afrique s'adresse au reste du monde .Et en anglais pour le reste du continent
Chinois , japonais coréens , c'est dans une langue qui leur était étrangère qu'ils sont venus apprendre dans nos universités tous les secrets de l'occident .
Non , pas les secrets , car l'occident ne cachait rien et livrait à tout preneur son savoir faire
;Quand Mesrob nous indique que la langue française est passée du rang de " langue impériale " à celle de " langue économique " il relate une évidence .C'est en français qu'une grande partie de l'Afrique s'adresse au reste du monde .Et en anglais pour le reste du continent
Chinois , japonais coréens , c'est dans une langue qui leur était étrangère qu'ils sont venus apprendre dans nos universités tous les secrets de l'occident .
Non , pas les secrets , car l'occident ne cachait rien et livrait à tout preneur son savoir faire
Bonjour,
Je crois que vous faites une fixation en développant l'idée que je suis un défenseur congénital de la langue française à Madagascar, c'est une fausse piste pour plusieurs raisons : 1. chaque pays est entièrement libre d'adopter ses propres règles, fussent-elles en " représailles" avec son passé pas aussi réducteur que vous aimez à le développer ! 2. chaque pays a un passé historique qu'il a souvent du mal à occulter et avec lequel il doit composer aujourd'hui, même en Europe..... 3. l’Afrique en général a construit son histoire sur des traditions essentiellement orales d'où cette difficulté pour le plus grand nombre à faire de la lecture, une activité quotidienne mettant de coté l'inaccessibilité de ce loisir cher et peu disponible aujourd'hui..... Je vous signale aussi que le tourisme de masse est en train de détruire beaucoup plus rapidement certaines traditions locales en perturbant la vie quotidienne en général....il mettra beaucoup moins de temps à effacer des rituels inscrits depuis des générations qu'une langue certes, imposée mais qui n'a jamais eu d'influence négative aussi rapide sur la vie de ces peuples dont vous faites l'éloge ! Vous semblez faire l'impasse sur le fait que notre planète vit aujourd'hui sous la régime autoritaire de la mondialisation où beaucoup de langues vernaculaires vont disparaître ou devenir confidentielles et où la langue des plus puissants économiquement deviendra la langue internationale, hier, l'anglais et sans doute demain, le mandarin ! A Madagascar, le français est de moins en moins parlé, c'est une réalité d'aujourd'hui qui, au-delà de ce constat sans parti-pris de ma part, dévoile bien d'autres choses révélatrices d'une société insulaire qui ne peuvent être développées ici.....
Je crois que vous faites une fixation en développant l'idée que je suis un défenseur congénital de la langue française à Madagascar, c'est une fausse piste pour plusieurs raisons : 1. chaque pays est entièrement libre d'adopter ses propres règles, fussent-elles en " représailles" avec son passé pas aussi réducteur que vous aimez à le développer ! 2. chaque pays a un passé historique qu'il a souvent du mal à occulter et avec lequel il doit composer aujourd'hui, même en Europe..... 3. l’Afrique en général a construit son histoire sur des traditions essentiellement orales d'où cette difficulté pour le plus grand nombre à faire de la lecture, une activité quotidienne mettant de coté l'inaccessibilité de ce loisir cher et peu disponible aujourd'hui..... Je vous signale aussi que le tourisme de masse est en train de détruire beaucoup plus rapidement certaines traditions locales en perturbant la vie quotidienne en général....il mettra beaucoup moins de temps à effacer des rituels inscrits depuis des générations qu'une langue certes, imposée mais qui n'a jamais eu d'influence négative aussi rapide sur la vie de ces peuples dont vous faites l'éloge ! Vous semblez faire l'impasse sur le fait que notre planète vit aujourd'hui sous la régime autoritaire de la mondialisation où beaucoup de langues vernaculaires vont disparaître ou devenir confidentielles et où la langue des plus puissants économiquement deviendra la langue internationale, hier, l'anglais et sans doute demain, le mandarin ! A Madagascar, le français est de moins en moins parlé, c'est une réalité d'aujourd'hui qui, au-delà de ce constat sans parti-pris de ma part, dévoile bien d'autres choses révélatrices d'une société insulaire qui ne peuvent être développées ici.....
Ceux qui ignorent le passé sont condamnés à le revivre...
Georges Santayana 1935
Bonjour,
Le problème se pose dans tout le monde francophone d’Afrique avec des solutions qui demanderaient de couper le cordon ombilical avec le français.... Le Maroc est-il prêt à sauter le pas ? alors même que votre roi a fait ses études en France..... C'est un système qui a l'évidence favorise les classes sociales les plus aisées et c'est toujours les plus vulnérables qui trinquent.... La solution a un certain prix, encore faudrait-il qu'on y consent en haut lieu.....!
Le problème se pose dans tout le monde francophone d’Afrique avec des solutions qui demanderaient de couper le cordon ombilical avec le français.... Le Maroc est-il prêt à sauter le pas ? alors même que votre roi a fait ses études en France..... C'est un système qui a l'évidence favorise les classes sociales les plus aisées et c'est toujours les plus vulnérables qui trinquent.... La solution a un certain prix, encore faudrait-il qu'on y consent en haut lieu.....!
Ceux qui ignorent le passé sont condamnés à le revivre...
Georges Santayana 1935
Juste à cause du clivage linguistique et culturel (imposé !)
Bis repetita, imposé par qui ? Pas de réponse ?
Bis repetita, imposé par qui ? Pas de réponse ?
question subsidiaire
Le swahili est il une langue coloniale ou une langue économique ? à ma connaissance , le Swahili est né d'un commerce millénaire entre peuples de l'afrique de l'Est et trafiquants d"esclaves yéménites .le sinistre Tippo Tipp qui stockait à Zanzibar les esclaves pris par ses hommes pratiquait le swahili dans son commerce .Le swahili était essentiellement la langue de la traite .
et quant à la langue française , si elle fut un moment la langue de ceux qui pronaient la civilisation par une nécessaire colonisation , elle fut des les premiers jours et également la langue de ceux qui dénonçaient l''esclavage retrouvé en Afrique , la langue de ceux qui reconnaissaient la dignité de l'homme partout , la langue de ceux qui luttaient contre toutes les oppressions .
Elle reste la langue des "droits de l'homme " , la langue de "l 'abolition de l'esclavage ", la langue de "la déclaration des indépendances "
cela doit etre mis à son crédit et à son honneur
Le swahili est il une langue coloniale ou une langue économique ? à ma connaissance , le Swahili est né d'un commerce millénaire entre peuples de l'afrique de l'Est et trafiquants d"esclaves yéménites .le sinistre Tippo Tipp qui stockait à Zanzibar les esclaves pris par ses hommes pratiquait le swahili dans son commerce .Le swahili était essentiellement la langue de la traite .
et quant à la langue française , si elle fut un moment la langue de ceux qui pronaient la civilisation par une nécessaire colonisation , elle fut des les premiers jours et également la langue de ceux qui dénonçaient l''esclavage retrouvé en Afrique , la langue de ceux qui reconnaissaient la dignité de l'homme partout , la langue de ceux qui luttaient contre toutes les oppressions .
Elle reste la langue des "droits de l'homme " , la langue de "l 'abolition de l'esclavage ", la langue de "la déclaration des indépendances "
cela doit etre mis à son crédit et à son honneur
Bonjour Taamaden,
Le terme de "ma langue" était peut être mal choisi, mais l'était par le simple hasard qui fait que ma langue est aussi la langue officielle du Maroc, de toutes les administrations et des études supérieures... Il va de soi que si je vivais dans un pays anglophone, je n'aurais pas dit " ma" ...
Non malheureusement je ne parle pas la langue locale. Cela me gène bien sûr pour communiquer plus facilement avec mes voisins, mais pas tant que ça puisque la majorité des adultes se débrouille bien en français. Et puis je n'en ai pas besoin pour l'exercice de mon métier, qui vu mon âge est hélas plus derrière moi que devant ... 😉 Alors je vais un peu à la facilité, j'assume !
Ce qui est très différent pour ces enfants qui, eux, construisent leur avenir et ont besoin de maîtriser cette langue pour être compétitifs sur le marché du travail. En aucun cas il ne s'agit de renier ou d'abandonner sa langue natale, mais simplement acquérir une langue indispensable professionnellement. Comme va le devenir bientôt l'anglais : on voit d'ailleurs de plus en plus d'écoles supérieures dispenser un enseignement uniquement dans cette langue. C'est vrai que là, la sélection à l'entrée se fera en plus par l'argent, ce qui n'est pas le cas pour les facs de droit, de sciences ou de médecine. Quoi que ...
Tout cela n'est pas facile pour ces pauvres Marocains, surtout pour ceux qui viennent des campagnes, car certains ont dû déjà apprendre l'arabe à l'école primaire, leur langue maternelle étant le berbère. Enfin l'arabe parlé ici dans la rue n'est pas non plus l'arabe classique, mais l'arabe dialectal (le darija )
Dans quelle langue sont dispensés les cours dans les facs à Bamako ? Car c'est sur ces bancs que la future élite malienne va se former, et il faudra bien que petit, cet enfant de 9 ans ait appris avant le français en brousse... Bien sûr s'il se destine à être agriculteur ça ne lui servira pas beaucoup, mais il faut lui donner sa chance de pouvoir faire autre chose, de pouvoir choisir. Et qu'il ne soit pas pénalisé plus tard, uniquement par un handicap linguistique !
Ce n'est nullement la défense nostalgique d'une langue coloniale, c'est simplement un principe de réalité ...
Le terme de "ma langue" était peut être mal choisi, mais l'était par le simple hasard qui fait que ma langue est aussi la langue officielle du Maroc, de toutes les administrations et des études supérieures... Il va de soi que si je vivais dans un pays anglophone, je n'aurais pas dit " ma" ...
Non malheureusement je ne parle pas la langue locale. Cela me gène bien sûr pour communiquer plus facilement avec mes voisins, mais pas tant que ça puisque la majorité des adultes se débrouille bien en français. Et puis je n'en ai pas besoin pour l'exercice de mon métier, qui vu mon âge est hélas plus derrière moi que devant ... 😉 Alors je vais un peu à la facilité, j'assume !
Ce qui est très différent pour ces enfants qui, eux, construisent leur avenir et ont besoin de maîtriser cette langue pour être compétitifs sur le marché du travail. En aucun cas il ne s'agit de renier ou d'abandonner sa langue natale, mais simplement acquérir une langue indispensable professionnellement. Comme va le devenir bientôt l'anglais : on voit d'ailleurs de plus en plus d'écoles supérieures dispenser un enseignement uniquement dans cette langue. C'est vrai que là, la sélection à l'entrée se fera en plus par l'argent, ce qui n'est pas le cas pour les facs de droit, de sciences ou de médecine. Quoi que ...
Tout cela n'est pas facile pour ces pauvres Marocains, surtout pour ceux qui viennent des campagnes, car certains ont dû déjà apprendre l'arabe à l'école primaire, leur langue maternelle étant le berbère. Enfin l'arabe parlé ici dans la rue n'est pas non plus l'arabe classique, mais l'arabe dialectal (le darija )
Dans quelle langue sont dispensés les cours dans les facs à Bamako ? Car c'est sur ces bancs que la future élite malienne va se former, et il faudra bien que petit, cet enfant de 9 ans ait appris avant le français en brousse... Bien sûr s'il se destine à être agriculteur ça ne lui servira pas beaucoup, mais il faut lui donner sa chance de pouvoir faire autre chose, de pouvoir choisir. Et qu'il ne soit pas pénalisé plus tard, uniquement par un handicap linguistique !
Ce n'est nullement la défense nostalgique d'une langue coloniale, c'est simplement un principe de réalité ...
" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire."
Mère Teresa
Effectivement le français, langue coloniale indubitable, avait suffisament de richesse pour pouvoir porter, par les intellectuels africains qui le maitrisait, la critique de la colonisation.
Mais je ne suis pas payé pour vendre de la francophonie, juste pour constater une évidence : si on en reste aux micro dialectes régionaux, les gens ne peuvent pas se comprendre dans un rayon supérieur à quelques villages. Kofi Yamgnane raconte que, tout môme, quand un père blanc qui le trouvait très évolué, l'a conduit au lycée de Lomé, lui, qui venait du nord de ce minuscule pays (le Togo), ne comprenait rien au dialecte que parlaient ses petits camarades du sud.
Ceci dit les dialectes peuvent se figer d'autoritaire façon afin d'acquérir un peu plus le statut de langue. Le cas du catalan ancien où, pareil, les catalans d'un bout de la province ne comprenait pas le catalan parlé à un autre bout. Mais, pour moi, c'est idiot. Autant garder en l'état ces petits dialectes qui gardent une richesse culturelle même s'ils ne sont pas propres à la communication à grande échelle et, puisque les catalans en question connaissent l'espagnol (castellano) qui est une langue latine internationale, précise et ne s'encombrant pas de complications inutiles comme le français, autant en profiter.
Autre point : les langues pauvres. On a évoqué la perte du français au Maroc à cause de l'arabisation forcée. Comme j'étais un court temps prof d'informatique dans le sud marocain (je les avais prévenu : "Vous pensez en berbère, je vois vous enseigner ça en français, mais il ne faudra pas perdre de vue que ça vient de l'américain"), je posais la question à mes collègues profeseurs "Mais qu'est-ce que je loupe à ne pas connaître l'arabe ?". La réponse fut quasi unanime : "A part la poésie qui est difficilement traduisible comme toute poésie, tu ne loupes rien, l'arabe est une langue trop pauvre". Du coup j'ai eu droit à un exposé de linguistique comparée de la part de Monsieur Abderalak, professeur de français et inspecteur d'académie, qui avait fait un rapport sur les méthodes d'enseignement qui seraient les meilleures pour les petites classes des villages du sud marocain. Rapport qu'il avait fait en français. Mais pour des raisons politiques, on lui a demandé de le rédiger en arabe. Et là il a souffert car il n'avait pas les mots. "Que devais-je faire ? une transcription plus ou moins juste du français à la sauce arabe sous forme de néologismes ? Donner à un mot arabe imprécis un sens plus précis mais qui risque de ne pas être compris ? Truffer mon rapport de mots français tels quels ?".
Encore un autre exemple : Aux Phillipines chaque île a son dialecte. Il fallait une langue nationale et les politiques décidèrent arbitrairement que cela serait celle de l'île principale (où se trouve Manille). Ce ne plut pas aux autres habitants qui ne voulait pas de l'hégémonie de Manille. "Et si on doit avoir une langue d'échange à grande portée", se dirent-ils, "autant prendre l'anglais".
Mais je ne suis pas payé pour vendre de la francophonie, juste pour constater une évidence : si on en reste aux micro dialectes régionaux, les gens ne peuvent pas se comprendre dans un rayon supérieur à quelques villages. Kofi Yamgnane raconte que, tout môme, quand un père blanc qui le trouvait très évolué, l'a conduit au lycée de Lomé, lui, qui venait du nord de ce minuscule pays (le Togo), ne comprenait rien au dialecte que parlaient ses petits camarades du sud.
Ceci dit les dialectes peuvent se figer d'autoritaire façon afin d'acquérir un peu plus le statut de langue. Le cas du catalan ancien où, pareil, les catalans d'un bout de la province ne comprenait pas le catalan parlé à un autre bout. Mais, pour moi, c'est idiot. Autant garder en l'état ces petits dialectes qui gardent une richesse culturelle même s'ils ne sont pas propres à la communication à grande échelle et, puisque les catalans en question connaissent l'espagnol (castellano) qui est une langue latine internationale, précise et ne s'encombrant pas de complications inutiles comme le français, autant en profiter.
Autre point : les langues pauvres. On a évoqué la perte du français au Maroc à cause de l'arabisation forcée. Comme j'étais un court temps prof d'informatique dans le sud marocain (je les avais prévenu : "Vous pensez en berbère, je vois vous enseigner ça en français, mais il ne faudra pas perdre de vue que ça vient de l'américain"), je posais la question à mes collègues profeseurs "Mais qu'est-ce que je loupe à ne pas connaître l'arabe ?". La réponse fut quasi unanime : "A part la poésie qui est difficilement traduisible comme toute poésie, tu ne loupes rien, l'arabe est une langue trop pauvre". Du coup j'ai eu droit à un exposé de linguistique comparée de la part de Monsieur Abderalak, professeur de français et inspecteur d'académie, qui avait fait un rapport sur les méthodes d'enseignement qui seraient les meilleures pour les petites classes des villages du sud marocain. Rapport qu'il avait fait en français. Mais pour des raisons politiques, on lui a demandé de le rédiger en arabe. Et là il a souffert car il n'avait pas les mots. "Que devais-je faire ? une transcription plus ou moins juste du français à la sauce arabe sous forme de néologismes ? Donner à un mot arabe imprécis un sens plus précis mais qui risque de ne pas être compris ? Truffer mon rapport de mots français tels quels ?".
Encore un autre exemple : Aux Phillipines chaque île a son dialecte. Il fallait une langue nationale et les politiques décidèrent arbitrairement que cela serait celle de l'île principale (où se trouve Manille). Ce ne plut pas aux autres habitants qui ne voulait pas de l'hégémonie de Manille. "Et si on doit avoir une langue d'échange à grande portée", se dirent-ils, "autant prendre l'anglais".
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
Bonsoir à tous, finalement je n'étais pas sortie de cette discussion et avant de cliquer "ne plus suivre cette discussion" j'ai vu des longueurs de textes que je ne lirais jamais, car je ne suis pas assez intellectuelle pour cela, mais allant très vite à l'essentiel : a MADA un malgache qui maitrise le français aura beaucoup plus de chance de trouver du travail. Pour faire bouillir la marmite c'est mieux que de grandes phrases 😉 Cordialement. Laurence
Clair, net, concis,
pas mieux !!!
Il semblerait laurence que l'essentiel de la discussion vous ait échappé .nous tous francophones regrettons justememt la déperdition du français sachant pertinemment que le français donne acces aux emplois les plus interessants .L'ignorer parceque elle fut une 'langue coloniale ' tient de la stupidité
Salut Laurence
j'ai vu des longueurs de textes que je ne lirais jamais
Et c'est bien là ton tort, de toutes les discussions auxquelles j'ai participé, c'est probablement la plus intéressante. Tous les intervenants sont de qualité, bon sens à l'appui, même si les opinions divergent, mais quelle tristesse quand tout le monde est du même avis... Et pour une fois personne ne se tape dessus !
car je ne suis pas assez intellectuelle pour cela
Tu n'as nullement besoin d'être une intellectuelle pour apprécier toute la richesse et la subtilité de ta langue. Pour ma part, je ne pense pas être un garçon supérieurement intelligent, encore moins un intellectuel. Je ne me sens pas vraiment nationaliste, mais je le suis démesurément pour tout ce qui touche à l'histoire, à la culture et à la langue française !
Pour faire bouillir la marmite c'est mieux que de grandes phrases
Je te promets de méditer sur cette phrase qui est un raccourci fulgurant ...
j'ai vu des longueurs de textes que je ne lirais jamais
Et c'est bien là ton tort, de toutes les discussions auxquelles j'ai participé, c'est probablement la plus intéressante. Tous les intervenants sont de qualité, bon sens à l'appui, même si les opinions divergent, mais quelle tristesse quand tout le monde est du même avis... Et pour une fois personne ne se tape dessus !
car je ne suis pas assez intellectuelle pour cela
Tu n'as nullement besoin d'être une intellectuelle pour apprécier toute la richesse et la subtilité de ta langue. Pour ma part, je ne pense pas être un garçon supérieurement intelligent, encore moins un intellectuel. Je ne me sens pas vraiment nationaliste, mais je le suis démesurément pour tout ce qui touche à l'histoire, à la culture et à la langue française !
Pour faire bouillir la marmite c'est mieux que de grandes phrases
Je te promets de méditer sur cette phrase qui est un raccourci fulgurant ...
on est amusé de constater que parmi les auteurs les plus emblématiques de notre culture tels Maupassant (2002), Balzac ( 2007), St Saint-Exupéry ( 2005) , Colette ( 2007), Kessel ( 2001), Sagan ( 2007) n'ont pas vu de lecteurs depuis ces dates relevées sur les fiches d'emprunt de ces auteurs !
ET MOI je suis amusé par votre médiocrité paternaliste nostalgique du bon temps des colonies .
Contrairement à vous je pense que les Malgaches ont RAISON de valoriser leur langue ainsi que le changement des noms ( notamment avec le retour de l'ARIARY et la disparition du franc.) et n ' empeche nullement l'ouverture et l'apprentissage de langues étrangères ! il n'est point besoin d'avaler les lectures cités sis dessus et de continuer à jouer au nègre ( ia bon banania ) , ces auteurs ne sont que du bourrage de crane inutile de votre culture ! comme vous l'écrivez si mal !
AIME CESAIRE et FRANTZ FANON sont mes références ! 😏
ET MOI je suis amusé par votre médiocrité paternaliste nostalgique du bon temps des colonies .
Contrairement à vous je pense que les Malgaches ont RAISON de valoriser leur langue ainsi que le changement des noms ( notamment avec le retour de l'ARIARY et la disparition du franc.) et n ' empeche nullement l'ouverture et l'apprentissage de langues étrangères ! il n'est point besoin d'avaler les lectures cités sis dessus et de continuer à jouer au nègre ( ia bon banania ) , ces auteurs ne sont que du bourrage de crane inutile de votre culture ! comme vous l'écrivez si mal !
AIME CESAIRE et FRANTZ FANON sont mes références ! 😏
Un pauvre sans ambition restera toujours pauvre !
Il est important que l'être humain ait toujours des objectifs à atteindre ! Un esprit passif devient irrationnel et cède facilement à la tromperie. N'espérez pas atteindre vos objectifs pour changer, mais changer dès maintenant pour les atteindre !
Bonjour,
Beaucoup de confusion dans ces propos décalés et hors-sujet.... Vous ne pourrez ni vous, ni moi refaire l'histoire de ces passés coloniaux, ils ont été construits ainsi et chacun peut les interprèter à sa manière à condition, tout de même, de s'être penché sur son histoire..... Mon post au départ était un simple un constat pour dire que le français n'est plus " à la mode" dans ce pays sans pour autant être supplanté par l’anglais et ma conclusion était de dire que ce pays insulaire se refermait sur lui-même avec toutes les dérives imaginables, point barre ! Mais soyez cohérent avec vos idées, quittez ce pays nourricier d'où vous lancez fréquemment vos diatribes sur ce forum, vous y gagnerez en crédibilité et en courage !
Beaucoup de confusion dans ces propos décalés et hors-sujet.... Vous ne pourrez ni vous, ni moi refaire l'histoire de ces passés coloniaux, ils ont été construits ainsi et chacun peut les interprèter à sa manière à condition, tout de même, de s'être penché sur son histoire..... Mon post au départ était un simple un constat pour dire que le français n'est plus " à la mode" dans ce pays sans pour autant être supplanté par l’anglais et ma conclusion était de dire que ce pays insulaire se refermait sur lui-même avec toutes les dérives imaginables, point barre ! Mais soyez cohérent avec vos idées, quittez ce pays nourricier d'où vous lancez fréquemment vos diatribes sur ce forum, vous y gagnerez en crédibilité et en courage !
Ceux qui ignorent le passé sont condamnés à le revivre...
Georges Santayana 1935
Bonjour,
Il n'a jamais été dit qu'il fallait abandonner le malgache ...et vous parlez d'ailleurs vous même de continuer l'apprentissage des langues étrangères ...
La référence à ces auteurs classiques ne servait qu'à démontrer le désintérêt pour la lecture de la littérature française. Or la bonne maîtrise d'une langue ne peut se faire sans lecture ... Pour preuve la baisse du niveau de nos petits Français qui se tournent de plus en plus vers l'audiovisuel ...
Et puis, si tous les petits Malgaches lisent Aimé Césaire ce sera une très bonne chose...
Il n'a jamais été dit qu'il fallait abandonner le malgache ...et vous parlez d'ailleurs vous même de continuer l'apprentissage des langues étrangères ...
La référence à ces auteurs classiques ne servait qu'à démontrer le désintérêt pour la lecture de la littérature française. Or la bonne maîtrise d'une langue ne peut se faire sans lecture ... Pour preuve la baisse du niveau de nos petits Français qui se tournent de plus en plus vers l'audiovisuel ...
Et puis, si tous les petits Malgaches lisent Aimé Césaire ce sera une très bonne chose...
" Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire."
Mère Teresa
Bonjour, toujours aussi excessif astis1, il n'y a pas de juste milieu chez vous. Vous devez être très malheureux à Paris Cordialement. Laurence 😕
à remarquer qu'à madagascar, les école privées, où le pricipal de l'enseignement se fait en français, sont fréquentées essentiellement par les enfants des riches et des puissants .
L'école publique où l'essentiel de l'enseignement se fait en malagasy est réservée aux enfants du petit peuple.
C'est en français que Aimé Césaire et Frantz Fanon se sont formés au temps des anciennes colonies .Au lendemain des indépendances , la lecture de ces deux fanions de l'intelligence noire a été imposée dans toutes les classes .Mais apres l'échec de toutes les révolutions africaines , leurs ouvrages sont tombés dans l'oubli .
Suite "aux temps bénis des colonies ", l'éducation nationale souffre .des élèves se retrouvent sans écoles . L'analphabétisme progresse .Les librairies disparaissent .Les universités sont en révolte .On patoise de plus en plus jusque dans les émissions de radio .Du plus pauvre au plus nanti , on regarde vers l'Europe , l'Amerique .On force les portes d'entrée . C'est le temps de la grande migration.
Alllons nous vers un autre temps béni .?" le temps béni de l'émigration "
C'est en français que Aimé Césaire et Frantz Fanon se sont formés au temps des anciennes colonies .Au lendemain des indépendances , la lecture de ces deux fanions de l'intelligence noire a été imposée dans toutes les classes .Mais apres l'échec de toutes les révolutions africaines , leurs ouvrages sont tombés dans l'oubli .
Suite "aux temps bénis des colonies ", l'éducation nationale souffre .des élèves se retrouvent sans écoles . L'analphabétisme progresse .Les librairies disparaissent .Les universités sont en révolte .On patoise de plus en plus jusque dans les émissions de radio .Du plus pauvre au plus nanti , on regarde vers l'Europe , l'Amerique .On force les portes d'entrée . C'est le temps de la grande migration.
Alllons nous vers un autre temps béni .?" le temps béni de l'émigration "
Bonjour, 🙂
Vous devez être très malheureux à Paris
Comme moi. 🏴☠️ J'y vais ce soir, j'en suis désespéré. 😉 😏
🙂
Vous devez être très malheureux à Paris
Comme moi. 🏴☠️ J'y vais ce soir, j'en suis désespéré. 😉 😏
🙂
Les concours photos VF
J'y vais ce soir
Salut Erik, Pourquoi, où es-tu pour l'instant? A Madagascar ? je blague !
Salut Erik, Pourquoi, où es-tu pour l'instant? A Madagascar ? je blague !
Effectivement le francais, langue coloniale indubitable
Bonjour,
chapeau ! Au moins UNE personne qui parle ainsi : « indubitable » ! ... Mais oui ! Je me suis déjà demandé si je commettais un crime en ayant parlé de « langue coloniale » ...
Après la lecture de certains messages, il me semble que la loi du 23 février 2005 n’a pas raté son effet.
Herbert
Bonjour,
chapeau ! Au moins UNE personne qui parle ainsi : « indubitable » ! ... Mais oui ! Je me suis déjà demandé si je commettais un crime en ayant parlé de « langue coloniale » ...
Après la lecture de certains messages, il me semble que la loi du 23 février 2005 n’a pas raté son effet.
Herbert
Bonjour Mme,
d’abord, un grand MERCI pour votre honnêteté ... Effectivement, je voulais lire « non, je ne parle pas la langue locale », donc, vous ne m’avez pas déçu, c’est juste ce que j’ai attendu et que je connais du Mali : « Pourquoi apprendre le bambara, JE SUIS FRANÇAIS ! » ... Très gentil !
Je peux bien comprendre ce que vous dites : bien sûr, le français permet à qqn de réussir au marché du travail (qui le nie ?!) et permet à qqn d’aller à l’université (qui le nie ?!). Mais ma question vraie est : en raison du fait que le français est langue officielle au Maroc, un(e) Français(e), est avantagé/e par rapport aux Marocains dont la langue maternelle est le berbère et qui ne maîtrisent pas le français. Cela, n’est-ce pas bizarre ?! Les Marocains sont désavantagés dans leur propre pays ; donc, il faut que ces Marocains doivent apprendre le français (c.à.d. leur langue maternelle est quasiment sans valeur, au moins au marché du travail, son usage est plutôt réduit à un moyen pour communiquer dans la famille et dans les rues). Autrement dit, même si cela ne plaît pas à beaucoup ici, la langue coloniale (et rien d’autre que la langue coloniale dans ce contexte ici et pas du tout la « langue du droit de l’homme ») force les Marocains de se charger d’elle pour réussir au marché du travail.
Si j’ai l’intention de m’installer et de travailler en France, il faut que j’apprenne français pour avoir à peu près les mêmes conditions préalables comme un Français, si un Français cherche à faire ses études en Allemagne, il doit apprendre allemand pour suivre les cours à une université allemande (il lui faut fournir d'abord la preuve d’avoir des connaissances suffisantes de l’allemand). Tout cela est tout normal et compréhensible, non ?! Mais la situation au Maroc est, comment le dire, mis du pied à la tête : c’est le natif qui doit apprendre d’abord le français pour réussir mais pas p.ex. vous qui êtes Française et non Marocaine ...
Vous et tous les Messieurs ici diraient quoi si vous tous deviez vous éreinter d’abord à apprendre allemand pour aller à votre Sorbonne alors que moi, Allemand, je fais une promenade à pied à Paris pour faire mes études à cette université ?!
Bien sûr, l’existence et le statut du français au Maroc est une réalité (je ne rêve pas) mais est-il interdit de la remettre en question ?! Est-il faux de douter de ses suites ?!
Encore une fois, je suis absolument d'accord et me félicite que les enfants apprennent des langues étrangères, mais ces enfants sont des Bambara et Fulbe etc. Donc, il faut d'abord qu'ils apprennent le bambara et le fulfulde, qu'ils suivent les cours en bambara et fulfulde et PLUS TARD le français mais non le français aux dépenses de leurs langues maternelles. Est-ce vraiment si difficile à comprendre ?!
Bonne journée !
d’abord, un grand MERCI pour votre honnêteté ... Effectivement, je voulais lire « non, je ne parle pas la langue locale », donc, vous ne m’avez pas déçu, c’est juste ce que j’ai attendu et que je connais du Mali : « Pourquoi apprendre le bambara, JE SUIS FRANÇAIS ! » ... Très gentil !
Je peux bien comprendre ce que vous dites : bien sûr, le français permet à qqn de réussir au marché du travail (qui le nie ?!) et permet à qqn d’aller à l’université (qui le nie ?!). Mais ma question vraie est : en raison du fait que le français est langue officielle au Maroc, un(e) Français(e), est avantagé/e par rapport aux Marocains dont la langue maternelle est le berbère et qui ne maîtrisent pas le français. Cela, n’est-ce pas bizarre ?! Les Marocains sont désavantagés dans leur propre pays ; donc, il faut que ces Marocains doivent apprendre le français (c.à.d. leur langue maternelle est quasiment sans valeur, au moins au marché du travail, son usage est plutôt réduit à un moyen pour communiquer dans la famille et dans les rues). Autrement dit, même si cela ne plaît pas à beaucoup ici, la langue coloniale (et rien d’autre que la langue coloniale dans ce contexte ici et pas du tout la « langue du droit de l’homme ») force les Marocains de se charger d’elle pour réussir au marché du travail.
Si j’ai l’intention de m’installer et de travailler en France, il faut que j’apprenne français pour avoir à peu près les mêmes conditions préalables comme un Français, si un Français cherche à faire ses études en Allemagne, il doit apprendre allemand pour suivre les cours à une université allemande (il lui faut fournir d'abord la preuve d’avoir des connaissances suffisantes de l’allemand). Tout cela est tout normal et compréhensible, non ?! Mais la situation au Maroc est, comment le dire, mis du pied à la tête : c’est le natif qui doit apprendre d’abord le français pour réussir mais pas p.ex. vous qui êtes Française et non Marocaine ...
Vous et tous les Messieurs ici diraient quoi si vous tous deviez vous éreinter d’abord à apprendre allemand pour aller à votre Sorbonne alors que moi, Allemand, je fais une promenade à pied à Paris pour faire mes études à cette université ?!
Bien sûr, l’existence et le statut du français au Maroc est une réalité (je ne rêve pas) mais est-il interdit de la remettre en question ?! Est-il faux de douter de ses suites ?!
Encore une fois, je suis absolument d'accord et me félicite que les enfants apprennent des langues étrangères, mais ces enfants sont des Bambara et Fulbe etc. Donc, il faut d'abord qu'ils apprennent le bambara et le fulfulde, qu'ils suivent les cours en bambara et fulfulde et PLUS TARD le français mais non le français aux dépenses de leurs langues maternelles. Est-ce vraiment si difficile à comprendre ?!
Bonne journée !
Il ne s'agit ni d'encencer la colonisation ni d'en faire je ne sais qu'elle armée d'occupation nazie en Pologne. Je dis que la langue française apportait un plus sémantique y compris à ceux qui voulaient critiquer et réfuter la colonisation. L'esclavage, que je sache, était une "tradition africaine" (et il ne faut pas perdre de vue que c'est l'Afrique blanche qui fut la puissance esclavagiste la plus importante et la plus féroce de l'Afrique noire). Autre point qui me fait actuellement rigoler quand je vais en Afrique, c'est le rapport au travail. Certes je ne suis pas un militant du travail (je n'ai pas réédité "le droit à la paresse" de Paul Lafargue pour rien), mais quand on refuse systématiquement tout travail, même si c'est pour soi, parce que c'est "colonialiste" on n'est pas étonné de ce qu'on voit en Afrique noire : tout est à l'abandon. J'avais discuté avec un ancien capitaine en poste au Mali à l'époque coloniale, son boulot consistait à faire la tournée des villages pour demander aux chefs et à leurs conseils de fournir des hommes pour entretenir la piste, tout au moins la partie qui passait dans leur "commune". N'y ayant suffisament de circulation monétaire, les impôts locaux se faisaient donc en nature, ce qui n'avait rien d'abominable en soi, c'était un travail pour leur pays, pour la circulation des biens et des personnes. Quand on voit dans quel état est la voie ferrée Bamako-Dakar, avec ses rails de 1912 qui tiennent encore le coup, avec son talus complètement érodé parce que non entretenu et on ne parle pas de la piste tout temps qui la doublait et qui n'est plus qu'une ruine, on se dit que, quand même, la colonisation avait des points positifs.
"Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, je vous propose d'essayer la routine... elle est mortelle." Paolo Coelho
(Mesrob)
Bonjour,
en fait, c’est exactement ce que j’ai pensé ... Si j’ai fait tort à vous, je m’excuse franchement, sans problème !
Beaucoup de ce que vous dites, je peux bien approuver ... En fait, le tourisme de masse (et la mondialisation) détruit beaucoup plus certaines traditions qu’on peut le souhaiter : à qui vous le dites ?! Si je voyage au Mali aujourd’hui, j’ai de plus en plus des problèmes de reconnaître juste le Mali du moment où j’ai commencé à l’aimer. C'est un peu de nostalgie, je sais. Et croyez-moi, je ne souhaite à re-avoir ce Mali ni une Afrique ancienne. Un exemple seulement à constater partout au Mali : tout le monde joue avec ce merde portable (beaucoup parmi eux ne savent pas comment aller chercher de la nourriture pour le lendemain mais on a un portable), rien ne semble être plus intéressant que cet appareil idiot. Même en brousse, partout cette merde (qui a changé le monde beaucoup plus vite que toute idéologie) ... Mais il ne faut pas aller en Afrique, demandez votre grand-mère qui connaît encore des traditions dont vous n’avez plus la moindre idée ...
Bien sûr, les langues disparaissent, au passé, aujourd’hui et à l’avenir, et la mondialisation va accélérer ce processus énormément (et est déjà en train de le faire ; dans quelques années, en Allemagne, on va accepter des maîtrises et thèses écrites en anglais seulement et pas encore en allemand, pour ne présenter qu’un seul exemple). Sans doute (je ne fais pas du tout l’impasse) ! Et pour cela il est faux d’être défenseur des « petites » langues ou des langues indigènes, pour cela il est faux de plaider malgré tout pour une diversité linguistique, en Afrique et ailleurs ?!
Et pourquoi vous n’avez pas encore jeté le français dans la poubelle en faveur de l’anglais (pour aujourd’hui) et du mandarin (pour le futur) ?! Tout simple, vous ne le faites pas parce que la langue française est un élément essentiel de votre identité, non ?! C’est bien saississable. Et peut-être la déperdition du français à Madagascar (le terme M. n’a pas d’article défini ?!) que vous regrettez tant a ses raisons juste ici : ils se préparent pour le mandarin ... ?! (excusez-moi cette petite remarque sarcastique) ...
Je viens de constater que, dans votre réponse à Atis1, vous avez parlé de « ces passés coloniaux », jusqu'ici, j'ai eu l'impression que vous voulez éviter le mot« colonial » comme le diable l'eau béni, comme dit un proverbe allemand. Vous me rendez l'espoir ! Continuez ...
Herbert
(jamericasur)
Bonjour !
En fait, il est très difficile ou même impossible de séparer nettement et aussi suffisamment « langue » de « dialecte » par des critères purement linguistiques. Une raison essentielle en est le fait que la base de beaucoup de langues standard est un dialecte. La langue française se fonde sur un dialecte parlé dans la région parisienne : la ville de Paris, centre économique et politique ainsi que siège du roi a joué un rôle important que ce dialecte formait la base de ce que nous appelons aujourd’hui français standard. Du point de vue génétique-historique, les dialectes sont plus anciens que les langues standard et, dans leur expression d’aujourd’hui, à considérer comme réflexes du développement historique.
Le bavarois n’est pas moins loin de l’allemand standard que le néerlandais mais le néerlandais est qualifié de « langue » tandis que le bavarois de « dialecte ». La raison est simple : le Pays-Bas est un Etat indépendant comme aussi la France ou la Suisse, par contre, la Bavière est partie de la Rép. Fédérale de l’Allemagne ; et si la Bavière faisait sécession de la Rép. Fédérale demain, le bavarois deviendrait une « langue » demain. Voir l’ex-Yougoslavie : là, on a parlé serbo-croate, aujourd’hui on sépare entre serbe (langue principale de la Serbie) et croate (langue principale de la Croatie). Donc, ce sont des raisons extra-linguistiques (historiques, politiques), du point de vue purement linguistique, de telles divisions ne sont pas pertinentes. Et si je veux, je peux bien qualifier les langues romanes dont votre français, Monsieur, de « dialectes » du latin (pas de panique, je ne le fais pas, je n’ai pas envie d’être lapidé par 85 millions de Français). Donc, Grand Linguiste, qui rabaisse, à la fois de manière péjorative et de pleine fierté, les langues (!!!) bambara, wolof et fulfulde comme « dialectes », vous accepteriez qu’on qualifie la langue de Voltaire de simple « dialecte » ?! Alors, ça vient ... ?! J’attends avec joie votre réponse ...
Monsieur, le fait qu‘une séparation de « langue »/« dialecte » n’est pas explicite ne veut pas dire qu’il n’existe pourtant pas des critères qui prouvent que X est une langue ou un dialecte. Mais vous, vous faites un usage abusif de cette situation en mettant en relation le nombre de locuteurs bambara au 7 milliards d’humains sur notre terre. C’est vraiment à crever de rire ! Dû au fait que cette séparation non-explicite concerne toutes les langues sur notre terre, j’ai vraiment envie de jouer ce jeu avec vous : le guaraní au Paraguay, en Argentine etc. est parlé par 3 ou 4 millions de personnes, autant que je sache, donc c’est en tout cas un « dialecte » d’autant plus que le bambara compte 6 millions de locuteurs. Ma langue maternelle, langue de Goethe, est parlée par 90 ou 95 millions de personnes (je vois les Chinois sourire), ce sont 1.30% de 7 milliards ; à mon avis, 1.30% n’est pas un chiffre enthousiasmant, donc, je suppose que pour vous, l’allemand est un dialecte. Votre français est parlé par environ 120 millions (langue maternelle) et par environ 200 millions en total (langue maternelle et secondaire), ce sont environ 2.80% de l’humanité totale. Monsieur, langue ou dialecte ?! Et où est la limite, à 1%, à 2%, où ... ?! Par ailleurs, le chinois n’est pas le chinois comme le suggère l’usage de ce terme mais comprend plus de 100 dialectes répartits en 8 groupes principaux (simplement dit, le Chinois du nord ne peut se comprendre avec le Chinois du sud). Si l’on les divise régulièrement, tout groupe compte aussi 200 millions, le nombre total des locuteurs français ...
En tout cas, Monsieur, tout dialecte a sa langue supérieure avec qui il présente dans une grande mesure une ressemblance pour qu’une compréhension réciproque soit – au moins partiellement – possible. C’est comme avec un enfant ou une mère : un enfant est toujours l’enfant de qqn, et une mère toujours la mère de qqn. Et un dialecte sans « sa » langue primordiale n’existe pas ... Donc, Monsieur, dites-moi, quelle langue est la langue supérieure du « dialecte bambara », quelles langues le sont pour les « dialectes wolof et fulfulde » ... Je vois, vous êtes vraiment un maître dont je veux profiter ... Le bambara, le wolof et le fulfulde (le dernier parlé par 20-30 millions) ont pour chacun des règles grammaticales et une écriture standardisées, ont le statut d'une langue nationale, et ces faits aussi soulignent leur statut d’une langue et pas du tout celui d’un dialecte mais vous, vous le savez mieux et êtes même fier de ces, désolé !, bêtises !!!
Je me souviens de vous dans un autre débat dans lequel vous vous êtes prononcé de manière dédaigneuse sur l’Afrique, p.ex. quand un forumiste se demandait au public pourquoi il n’existe pas de rubrique « Centrafrique », et le Monsieur lui a répondu comme suit, selon le sens : dans ce cas, il ne faut pas une rubrique car personne ne visite ce pays et le même n’a rien à offrir, point ... C’est le Monsieur du Paraguay tout craché.
Svp, épargnez-moi votre cynisme (« tes protégés » et « Tu as raison, j’image la souffrance ») qui ne m’impressionne pas du tout ...
Herbert
(svp, je ne peux pas répondre à tout le monde dans ce débat. Faut accepter !)
Bonjour,
en fait, c’est exactement ce que j’ai pensé ... Si j’ai fait tort à vous, je m’excuse franchement, sans problème !
Beaucoup de ce que vous dites, je peux bien approuver ... En fait, le tourisme de masse (et la mondialisation) détruit beaucoup plus certaines traditions qu’on peut le souhaiter : à qui vous le dites ?! Si je voyage au Mali aujourd’hui, j’ai de plus en plus des problèmes de reconnaître juste le Mali du moment où j’ai commencé à l’aimer. C'est un peu de nostalgie, je sais. Et croyez-moi, je ne souhaite à re-avoir ce Mali ni une Afrique ancienne. Un exemple seulement à constater partout au Mali : tout le monde joue avec ce merde portable (beaucoup parmi eux ne savent pas comment aller chercher de la nourriture pour le lendemain mais on a un portable), rien ne semble être plus intéressant que cet appareil idiot. Même en brousse, partout cette merde (qui a changé le monde beaucoup plus vite que toute idéologie) ... Mais il ne faut pas aller en Afrique, demandez votre grand-mère qui connaît encore des traditions dont vous n’avez plus la moindre idée ...
Bien sûr, les langues disparaissent, au passé, aujourd’hui et à l’avenir, et la mondialisation va accélérer ce processus énormément (et est déjà en train de le faire ; dans quelques années, en Allemagne, on va accepter des maîtrises et thèses écrites en anglais seulement et pas encore en allemand, pour ne présenter qu’un seul exemple). Sans doute (je ne fais pas du tout l’impasse) ! Et pour cela il est faux d’être défenseur des « petites » langues ou des langues indigènes, pour cela il est faux de plaider malgré tout pour une diversité linguistique, en Afrique et ailleurs ?!
Et pourquoi vous n’avez pas encore jeté le français dans la poubelle en faveur de l’anglais (pour aujourd’hui) et du mandarin (pour le futur) ?! Tout simple, vous ne le faites pas parce que la langue française est un élément essentiel de votre identité, non ?! C’est bien saississable. Et peut-être la déperdition du français à Madagascar (le terme M. n’a pas d’article défini ?!) que vous regrettez tant a ses raisons juste ici : ils se préparent pour le mandarin ... ?! (excusez-moi cette petite remarque sarcastique) ...
Je viens de constater que, dans votre réponse à Atis1, vous avez parlé de « ces passés coloniaux », jusqu'ici, j'ai eu l'impression que vous voulez éviter le mot« colonial » comme le diable l'eau béni, comme dit un proverbe allemand. Vous me rendez l'espoir ! Continuez ...
Herbert
(jamericasur)
Bonjour !
En fait, il est très difficile ou même impossible de séparer nettement et aussi suffisamment « langue » de « dialecte » par des critères purement linguistiques. Une raison essentielle en est le fait que la base de beaucoup de langues standard est un dialecte. La langue française se fonde sur un dialecte parlé dans la région parisienne : la ville de Paris, centre économique et politique ainsi que siège du roi a joué un rôle important que ce dialecte formait la base de ce que nous appelons aujourd’hui français standard. Du point de vue génétique-historique, les dialectes sont plus anciens que les langues standard et, dans leur expression d’aujourd’hui, à considérer comme réflexes du développement historique.
Le bavarois n’est pas moins loin de l’allemand standard que le néerlandais mais le néerlandais est qualifié de « langue » tandis que le bavarois de « dialecte ». La raison est simple : le Pays-Bas est un Etat indépendant comme aussi la France ou la Suisse, par contre, la Bavière est partie de la Rép. Fédérale de l’Allemagne ; et si la Bavière faisait sécession de la Rép. Fédérale demain, le bavarois deviendrait une « langue » demain. Voir l’ex-Yougoslavie : là, on a parlé serbo-croate, aujourd’hui on sépare entre serbe (langue principale de la Serbie) et croate (langue principale de la Croatie). Donc, ce sont des raisons extra-linguistiques (historiques, politiques), du point de vue purement linguistique, de telles divisions ne sont pas pertinentes. Et si je veux, je peux bien qualifier les langues romanes dont votre français, Monsieur, de « dialectes » du latin (pas de panique, je ne le fais pas, je n’ai pas envie d’être lapidé par 85 millions de Français). Donc, Grand Linguiste, qui rabaisse, à la fois de manière péjorative et de pleine fierté, les langues (!!!) bambara, wolof et fulfulde comme « dialectes », vous accepteriez qu’on qualifie la langue de Voltaire de simple « dialecte » ?! Alors, ça vient ... ?! J’attends avec joie votre réponse ...
Monsieur, le fait qu‘une séparation de « langue »/« dialecte » n’est pas explicite ne veut pas dire qu’il n’existe pourtant pas des critères qui prouvent que X est une langue ou un dialecte. Mais vous, vous faites un usage abusif de cette situation en mettant en relation le nombre de locuteurs bambara au 7 milliards d’humains sur notre terre. C’est vraiment à crever de rire ! Dû au fait que cette séparation non-explicite concerne toutes les langues sur notre terre, j’ai vraiment envie de jouer ce jeu avec vous : le guaraní au Paraguay, en Argentine etc. est parlé par 3 ou 4 millions de personnes, autant que je sache, donc c’est en tout cas un « dialecte » d’autant plus que le bambara compte 6 millions de locuteurs. Ma langue maternelle, langue de Goethe, est parlée par 90 ou 95 millions de personnes (je vois les Chinois sourire), ce sont 1.30% de 7 milliards ; à mon avis, 1.30% n’est pas un chiffre enthousiasmant, donc, je suppose que pour vous, l’allemand est un dialecte. Votre français est parlé par environ 120 millions (langue maternelle) et par environ 200 millions en total (langue maternelle et secondaire), ce sont environ 2.80% de l’humanité totale. Monsieur, langue ou dialecte ?! Et où est la limite, à 1%, à 2%, où ... ?! Par ailleurs, le chinois n’est pas le chinois comme le suggère l’usage de ce terme mais comprend plus de 100 dialectes répartits en 8 groupes principaux (simplement dit, le Chinois du nord ne peut se comprendre avec le Chinois du sud). Si l’on les divise régulièrement, tout groupe compte aussi 200 millions, le nombre total des locuteurs français ...
En tout cas, Monsieur, tout dialecte a sa langue supérieure avec qui il présente dans une grande mesure une ressemblance pour qu’une compréhension réciproque soit – au moins partiellement – possible. C’est comme avec un enfant ou une mère : un enfant est toujours l’enfant de qqn, et une mère toujours la mère de qqn. Et un dialecte sans « sa » langue primordiale n’existe pas ... Donc, Monsieur, dites-moi, quelle langue est la langue supérieure du « dialecte bambara », quelles langues le sont pour les « dialectes wolof et fulfulde » ... Je vois, vous êtes vraiment un maître dont je veux profiter ... Le bambara, le wolof et le fulfulde (le dernier parlé par 20-30 millions) ont pour chacun des règles grammaticales et une écriture standardisées, ont le statut d'une langue nationale, et ces faits aussi soulignent leur statut d’une langue et pas du tout celui d’un dialecte mais vous, vous le savez mieux et êtes même fier de ces, désolé !, bêtises !!!
Je me souviens de vous dans un autre débat dans lequel vous vous êtes prononcé de manière dédaigneuse sur l’Afrique, p.ex. quand un forumiste se demandait au public pourquoi il n’existe pas de rubrique « Centrafrique », et le Monsieur lui a répondu comme suit, selon le sens : dans ce cas, il ne faut pas une rubrique car personne ne visite ce pays et le même n’a rien à offrir, point ... C’est le Monsieur du Paraguay tout craché.
Svp, épargnez-moi votre cynisme (« tes protégés » et « Tu as raison, j’image la souffrance ») qui ne m’impressionne pas du tout ...
Herbert
(svp, je ne peux pas répondre à tout le monde dans ce débat. Faut accepter !)
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More discussions
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed. Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed. Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
We're planning to spend a month in Vietnam. Is hiring a guide helpful?
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Then... would you have 5 to 7 minutes to help me by filling out this questionnaire? 🙂 »» https://forms.gle/y74ckkvN9TjrougLA
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project. A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Then... would you have 5 to 7 minutes to help me by filling out this questionnaire? 🙂 »» https://forms.gle/y74ckkvN9TjrougLA
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project. A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
Hello everyone,
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question. They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕 Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
Please forgive my little rant.
Wishing everyone all the best. Cheers,
Puma2A

...
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question. They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕 Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
Please forgive my little rant.
Wishing everyone all the best. Cheers,
Puma2A

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I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.). Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did. I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights Sidemen (2 nights) Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD: - Walk around central Ubud (1–2h) - Campuhan Ridge Walk - Tegalalang Rice Terrace - Tirta Empul - Gunung Kawi - Massage / market / slow café
IN SIDEMEN: - Rice terrace hike (2–3h) - Cooking class
IN AMED: - Snorkeling - Japanese Shipwreck - Beach + relaxation - Volcano sunset
ON GILI: - Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK: - Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall - Loop: 3–4h (perfect for your level) - Ulun Danu Bratan Temple - Twin Lakes
IN PEMUTERAN - Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well: 👍 from Pemuteran = best possible option 12 PM: leave hotel (we left at 10 PM) 1 PM: ferry 3 PM: arrival in Java + transfer 11 PM: start ascent 2 AM–6 AM: volcano Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM) 👍 still very intense, but doable with an agency 💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR: - Relaxation - Quiet beach - Proximity to airport (30 min)"
BUDGET: "3,000 – 3,900 € for 2 people" (We paid 3,200 €)
In conclusion, it’s not (yet) enough, but it’s (already) pretty impressive!
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.). Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did. I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights Sidemen (2 nights) Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD: - Walk around central Ubud (1–2h) - Campuhan Ridge Walk - Tegalalang Rice Terrace - Tirta Empul - Gunung Kawi - Massage / market / slow café
IN SIDEMEN: - Rice terrace hike (2–3h) - Cooking class
IN AMED: - Snorkeling - Japanese Shipwreck - Beach + relaxation - Volcano sunset
ON GILI: - Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK: - Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall - Loop: 3–4h (perfect for your level) - Ulun Danu Bratan Temple - Twin Lakes
IN PEMUTERAN - Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well: 👍 from Pemuteran = best possible option 12 PM: leave hotel (we left at 10 PM) 1 PM: ferry 3 PM: arrival in Java + transfer 11 PM: start ascent 2 AM–6 AM: volcano Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM) 👍 still very intense, but doable with an agency 💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR: - Relaxation - Quiet beach - Proximity to airport (30 min)"
BUDGET: "3,000 – 3,900 € for 2 people" (We paid 3,200 €)
In conclusion, it’s not (yet) enough, but it’s (already) pretty impressive!
Hello everyone,
I’m sharing the menu posted at the entrance of a bar at the foot of the Porto Tower in Southern Corsica. . .
.
.
Greetings and have a great Sunday.
Puma2A . .

...
I’m sharing the menu posted at the entrance of a bar at the foot of the Porto Tower in Southern Corsica. . .
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.Greetings and have a great Sunday.
Puma2A . .

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I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
Do you bring back customs from your travels?
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
Do you bring back customs from your travels?
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya). There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya). There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
Survey link: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdkmBzW2QOE3_ZirhmdG8e2LQyaWLJxWUeyTR0LzpC8ytlufQ/viewform
Your response will be a huge help for my work and will contribute to a broader reflection on the future of the travel experience.
Thanks in advance to everyone who takes the time to participate!!
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
Survey link: https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdkmBzW2QOE3_ZirhmdG8e2LQyaWLJxWUeyTR0LzpC8ytlufQ/viewform
Your response will be a huge help for my work and will contribute to a broader reflection on the future of the travel experience.
Thanks in advance to everyone who takes the time to participate!!
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see: Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees. We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain. But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
Do you know if it’s possible to get around on our own, or is it better to go through a local agency or book a package like the one sold by TravelChinaGuide? https://www.travelchinaguide.com/package/zhangjiajie/2days-tour.htm
Thanks in advance for your advice! Alod
We’ve seen that there’s a lot to see: Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees. We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain. But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
Do you know if it’s possible to get around on our own, or is it better to go through a local agency or book a package like the one sold by TravelChinaGuide? https://www.travelchinaguide.com/package/zhangjiajie/2days-tour.htm
Thanks in advance for your advice! Alod
Hello 🙂
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore. A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Catherine
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore. A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Catherine
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night Coron – 4 nights Coron to El Nido cruise – 2 nights El Nido – 4 nights Port Barton – 5 nights Flight from Puerto Princesa to Vigan Vigan – 2 nights Sagada – 2 nights Banaue – 2 nights Bagabag – 1 night Manila – 1 night I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Thanks in advance. Florence
Manila – 1 night Coron – 4 nights Coron to El Nido cruise – 2 nights El Nido – 4 nights Port Barton – 5 nights Flight from Puerto Princesa to Vigan Vigan – 2 nights Sagada – 2 nights Banaue – 2 nights Bagabag – 1 night Manila – 1 night I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Thanks in advance. Florence
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages. 3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer. Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness. My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place. On the main routes, we visited: San José Alajuela Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side) Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side) And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched. He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown. What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor. At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José: It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken. On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox. From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire. Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets. Bars with security guards out front. I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel. The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses. The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in. A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park. Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further. We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it. A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces. A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures. But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business. Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse! According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable. Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos. A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park! A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park. The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color. Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded! Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30. The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches. As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves. A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!" For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex! The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for? For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places. In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs: Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you. For everyone else: run!
The country where animals are free and people are in cages. 3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer. Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness. My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place. On the main routes, we visited: San José Alajuela Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side) Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side) And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched. He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown. What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor. At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José: It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken. On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox. From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire. Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets. Bars with security guards out front. I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel. The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses. The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in. A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park. Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further. We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it. A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces. A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures. But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business. Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse! According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable. Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos. A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park! A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park. The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color. Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded! Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30. The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches. As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves. A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!" For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex! The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for? For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places. In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs: Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you. For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example. For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk. The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border. The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times. Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot). For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border. You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes. From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??). With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!! For now, you can still pay by card in shops and gas stations. However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards. Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future. After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example. For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk. The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border. The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times. Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot). For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border. You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes. From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??). With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!! For now, you can still pay by card in shops and gas stations. However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards. Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future. After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think: 1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport), 1 night in Garda, 1 night in Verona, 1 in Padua, and 3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
What do you think: 1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport), 1 night in Garda, 1 night in Verona, 1 in Padua, and 3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year. I told her: “Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.” “But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.” I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk. “Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.” I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen. “Mamido, I did it!” My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no! “Congratulations, sweetheart!” A little shyly, she said: “Is the India trip still on?”
And me, replying: “Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint! But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out. Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me. But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back. My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special? That’s the mystery of love, I guess.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year. I told her: “Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.” “But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.” I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk. “Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.” I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen. “Mamido, I did it!” My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no! “Congratulations, sweetheart!” A little shyly, she said: “Is the India trip still on?”
And me, replying: “Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint! But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out. Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me. But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back. My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special? That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hi there,
While reading some travel journals, I notice that we always reflect on the people of the countries we visit.
I’d love to hear your thoughts on which people charmed you the most during your travels?
I’m not looking for controversy, just reflections and personal feelings. Looking forward to reading your replies...
While reading some travel journals, I notice that we always reflect on the people of the countries we visit.
I’d love to hear your thoughts on which people charmed you the most during your travels?
I’m not looking for controversy, just reflections and personal feelings. Looking forward to reading your replies...
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
Best regards,
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
Best regards,

Hello to all East Africa lovers and nature enthusiasts in general,
While I prepare to share a recap of our latest trip/safari in Kenya soon, I’d like to wish you all a peaceful transition between 2025 and 2026.
Warm regards,
Puma2A.





...
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like! M-Claire and Jean
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like! M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now. The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions. I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid? Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again? Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with? Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now? What’s really going on here?
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now. The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions. I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid? Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again? Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with? Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now? What’s really going on here?
Hi there,
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
Hi there, I’ve been traveling for 18 years now, at least 6 months a year, and as the years go by, I actually enjoy coming back to France more and more—a feeling I struggled with at first. I mean, we always think the grass is greener elsewhere.
But in the end, I find meaning in that saying about how there’s no place like home. I still love traveling just as much, but now my trips are shorter, and I enjoy spending more time in our beautiful country, even though I don’t hesitate to criticize it.
How about you? How do you handle coming back from your travels?
A few years ago, I went with a group of friends to lend a hand at a small rural school near Thiès, Senegal.
It was a relaxed but hardworking atmosphere—hands in the mortar, laughter, exchanges, and everything that a COOPERATION project can bring.
Today, the little project is flying on its own.
Wanting to explore Senegal’s riches, we set off for some tourism in the Siné Saloum. One girl in our group fell ill (a malaria attack), and we decided to take her to see a doctor at a large tourist complex nearby. Despite her condition, we had to "show our credentials" (if I may say so) just to get in. She was treated and has been fine since.
This "stop" at a Club Med-style resort with a Teutonic twist—resembling Le Grau-du-Roi but fancier—was a horror show for us: pools, massive artificial basins dyed blue, pink, or green (!!!!), animators shouting around wet T-shirt contests or coconut tree climbing, and sunburned (or sun-pinked) *toubabs*. The entire hotel was surrounded by a huge wall, behind which a small souvenir-seller slum had sprung up, worthy of Dakar’s outer neighborhoods. On leaving, we saw a minibus of guests returning from an "excursion," loaded with masks, fabrics, and djembés—African souvenirs? Maybe those will be *theirs*? What impression did the kids clustered at the hotel gates get? What about the Black servers in "traditional African costumes," serving cocktails and ice cream nonstop?
For me, who experienced Africa very young and in the bush, this remains a haunting image.
On VF, this kind of vacation doesn’t seem to be the norm among users, and that’s exactly why I signed up.
Have you ever experienced this kind of interstellar travel? Do you understand the Martians? Are their motivations peaceful?
Wanting to explore Senegal’s riches, we set off for some tourism in the Siné Saloum. One girl in our group fell ill (a malaria attack), and we decided to take her to see a doctor at a large tourist complex nearby. Despite her condition, we had to "show our credentials" (if I may say so) just to get in. She was treated and has been fine since.
This "stop" at a Club Med-style resort with a Teutonic twist—resembling Le Grau-du-Roi but fancier—was a horror show for us: pools, massive artificial basins dyed blue, pink, or green (!!!!), animators shouting around wet T-shirt contests or coconut tree climbing, and sunburned (or sun-pinked) *toubabs*. The entire hotel was surrounded by a huge wall, behind which a small souvenir-seller slum had sprung up, worthy of Dakar’s outer neighborhoods. On leaving, we saw a minibus of guests returning from an "excursion," loaded with masks, fabrics, and djembés—African souvenirs? Maybe those will be *theirs*? What impression did the kids clustered at the hotel gates get? What about the Black servers in "traditional African costumes," serving cocktails and ice cream nonstop?
For me, who experienced Africa very young and in the bush, this remains a haunting image.
On VF, this kind of vacation doesn’t seem to be the norm among users, and that’s exactly why I signed up.
Have you ever experienced this kind of interstellar travel? Do you understand the Martians? Are their motivations peaceful?
Hi everyone.
I’ve been wondering: Is it still reasonable to rent a car in the U.S.?
Apparently, since early January 2025—and very quietly—the most important insurance coverage, namely the driver’s civil liability, has seen its coverage amount drop from $1 million to just $300,000. This coverage is supposed to protect us from damages we might be responsible for while driving. We can go decades without a single scrape (especially if it’s our fault), but anything can happen in a split second. A motorcycle appearing out of nowhere, a misjudgment at one of those huge intersections with staggered traffic lights, and suddenly we could be deemed at fault for the accident. We’d then have to pay out of pocket for the other party’s medical expenses. Given what hospitals charge... it can easily exceed $300,000 and turn into a nightmare in no time!!! Plus, anyone who’s driven on American roads has seen those billboards for lawyers offering their services to accident victims. So on top of the sky-high medical bill, the lawyer will demand compensation worthy of a Hollywood movie!!!! So, is it even worth getting behind the wheel in America anymore? Well... that’s just my take! And on top of that, I haven’t found any insurance company that offers such high civil liability coverage. Chapka and others do offer coverage in the millions, but motor vehicles are excluded.... So here’s the thing... Unless I’ve "missed something," I’ve come to this conclusion: Renting a car in the U.S. is like playing Russian roulette! But maybe I’m being too pessimistic? What do you think?
I’ve been wondering: Is it still reasonable to rent a car in the U.S.?
Apparently, since early January 2025—and very quietly—the most important insurance coverage, namely the driver’s civil liability, has seen its coverage amount drop from $1 million to just $300,000. This coverage is supposed to protect us from damages we might be responsible for while driving. We can go decades without a single scrape (especially if it’s our fault), but anything can happen in a split second. A motorcycle appearing out of nowhere, a misjudgment at one of those huge intersections with staggered traffic lights, and suddenly we could be deemed at fault for the accident. We’d then have to pay out of pocket for the other party’s medical expenses. Given what hospitals charge... it can easily exceed $300,000 and turn into a nightmare in no time!!! Plus, anyone who’s driven on American roads has seen those billboards for lawyers offering their services to accident victims. So on top of the sky-high medical bill, the lawyer will demand compensation worthy of a Hollywood movie!!!! So, is it even worth getting behind the wheel in America anymore? Well... that’s just my take! And on top of that, I haven’t found any insurance company that offers such high civil liability coverage. Chapka and others do offer coverage in the millions, but motor vehicles are excluded.... So here’s the thing... Unless I’ve "missed something," I’ve come to this conclusion: Renting a car in the U.S. is like playing Russian roulette! But maybe I’m being too pessimistic? What do you think?
My two bullfighting traditions when I'm back home in Camargue (France) and in Colombia (Caribbean) every time I return. 🤠
Details:
Bullfights (corridas) aren’t part of my two bullfighting traditions, but I respect those who attend them!!!
In these two ancestral bullfighting traditions—which aren’t bullfights—the Bulls and Toros aren’t killed or tortured, as some might think.
These are bull games where the animals return to their pastures afterward and only come back to the Arenas 2–3 times a year at most.
They spend 15 minutes in the ring for the Camarguais and 5 minutes for the Toros in the Colombian Corralejas.
They’re cared for and pampered. They’ll die of old age in miles of open fields.
The young people who face them are professionals, risking their lives to support their families and live their Passion for the Toro!!! 😄
https://youtu.be/yYKQer42HoQ
Colombian Corraleja in the link below (hope it works) 🤪
https://fb.watch/BMfmuCgQpG/




