Travel journals · Mozambique
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Many threads here are in French, the community’s main language. English translations are added over time.

BO
Bof last year · Voyajou
Three More Months in Southern Africa
Hello, fellow bird lovers, big mammal enthusiasts, and Southern Africa fans!

The title of this second travel journal obviously references the one that came before it: Three months in Southern Africa in a Ford Figo 😉

That was back in spring 2016, and I was discovering this incredible region of the world with wide-eyed wonder. Though absolutely enchanted by my trip, I’ll admit: I didn’t think I’d be back so soon.

Fortunately, circumstances had other plans. For their 70th birthdays, my parents had the wonderful idea of inviting the whole family—my sister, my brother-in-law, my three nieces, and me—for two weeks in the Cape Town area and Namibia. The only one missing was my godson (the eldest), who was tied up in Switzerland for his air traffic controller training.

Of course, I wasn’t going to settle for just this (delicious) taste of adventure… so, as an appetizer, main course, and dessert, I added two and a half months of travels through South Africa, Lesotho, Mozambique, and Zimbabwe (the last two being new to me). What can I say? I’m a travel glutton! 😛

Here’s the general outline of my itinerary, with details to come as I share the story:

With family (March 29 to April 13, 2018)

South Africa (5 days) Namibia (9 days)

Solo (April 13 to June 30, 2018)

Zimbabwe: Victoria Falls (5 days) South Africa and Lesotho (26 days) Mozambique (21 days) Zimbabwe (10 days) South Africa (15 days)

And since I need a cliché to illustrate this journal... ... it’ll be the famous lilac-breasted roller (lilac-breasted roller), one of my little favorites (I might even make it my profile picture, actually)!

I have to say, in 2016, exploring Southern Africa multiplied my interest (already strong, but mostly limited to vultures and raptors) in avian wildlife. 🙂

Happy reading!

P.S. Beyond sharing, I’m also counting on this journal to motivate me to finally sort through the roughly 10,000 photos that have been sitting on a hard drive for four months. 🤪😏
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ZJ
ZJF 6 years ago · Vigounir
Un mois au Mozambique: logistique et réflexions
Bonjour

Les retours de voyages au Mozambique sont peu nombreux sur VF, aussi je propose le mien qui s’est déroulé du 1 février au 29 février 2020. C’est la saison des pluies, ce n’est pas la saison touristique, on rencontre très peu de touristes, voire aucun, mais il y a beaucoup de soleil.

Je vais d’abord présenter la logistique, puis proposer quelques réflexions plus tard.

Visa. J’ai obtenu le visa très facilement au consulat de Mozambique à Zanzibar en 7 jours, le temps de visiter tranquillement l’île. Le visa a une durée de 90 jours, pour une visite de 30 jours maximum, il coûte 60 euros. Il semble que le e-visa soit pas facile à obtenir; en Europe, il faut se rendre au consulat du pays. Le visa à la frontière terrestre n’est pas possible.

Les gens. La population, bien que très pauvre, est d’un naturel souriant, aimable et serviable. On vous propose souvent de l’aide de façon désintéressée. La politesse est de mise en toutes circonstances. Aucune insécurité dans les campagnes ni même dans les villes, mais nous ne sortions pas le soir. Ce qui ne veut pas dire que le dangé soit inexistant, simplement qu’il y a moyen de l’éviter. La promiscuité très grande dans les chapas n’engendre aucun geste déplacé envers les femmes. Bien que la langue officielle soit le portugais, la plupart des gens parlent des dialectes bantous différents selon les régions. Il est parfois nécessaire de recourir au langage des signes en plus de quelques mots portugais. Sauf dans les hôtels et les comptoirs qui vendent les billets de bus, l’anglais est rarement pratiqué, mais les chauffeurs de chapas et les petits commerçants se débrouillent avec quelques mots. Les enfants vous lanceront spontanément des « how are you » auxquels il convient de répondre. On nous appelle Papa ou Mama – nous sommes les deux retraités -, une formule à la fois familière et respectueuse. Comme partout en Afrique, on vit dehors. Une occasion pour le voyageur d’observer respectueusement les comportements et de se comporter en conséquence.

Les livres. On avait deux livres, l’un excellent, le Bradt (éd.2017), l’autre minable : le Petit Futé (PF). Pour le montrer, je prends un seul exemple. Page 231 du PF, édition 2017 - celle vendue pour l’édition 2019-2020 -, on lit : « Pour aller vers le Sud, la route est relativement longue, avec un obstacle de taille : le Zambèze. En effet, il lui manquerait un pont [ … ] de nombreux chapas direction Beira attendent tous les futés ( je souligne ) qui ont décidé de ne pas rester assis deux heures inutilement dans le bus. ». Or il y a un pont qui permet de traverser le Zambèze depuis 2009 ! CQFD.

Les sous. Tous les ATM ne conviennent pas aux touristes. Millennium (en couleur rose) accepte les cartes visa et master étrangères, retrait de 10 000 meticals (mzn) maximum, 200 mzn de frais fixes. Du coup on n’a pas essayé d’autres banques, ces conditions sont excellentes, Millennium est partout présent au Mozambique. On peut payer sans frais avec sa carte bancaire dans de nombreux hôtels, restaurants et magasins, même pour quelques euros. Si on privilégie ce mode de paiement, alors les mzn retirés dans les ATM deviennent de l’argent de poche, pour les achats sur les marchés, payer les chapas, etc… ; ainsi on limite le recours aux ATM et on minimise les frais.

Le transport. Pour les machibombos (de grands bus confortables) on nous demande de venir à 5 h du matin. Il faut comprendre que la vente des billets restants se fait à partir de 5 h ; le bus est susceptible de partir dès qu’il est plein, à défaut, il partira à 6 h au plus tard et prendra des passagers en route. Les gens qui ont pris leur billet la veille arrivent vers les 5h 45. Si vous n’avez pas de billet, venir tôt permet d’obtenir les meilleures places libres.

Pour les chapas, idem, sauf qu’ils se remplissent plus vite. On achète le billet toujours sur place ou dans le chapa. Il y a de nombreux chapas le matin, ils se font plus rares l’après-midi. Le nombre de passagers n’est pas limité. Les meilleures places sont celles à partir du deuxième rang, côté vitre, ainsi vous ne serez pas gênés par les nombreuses sorties-entrées des passagers et vous aurez un peu d‘air si la vitre s’ouvre. Les 2 places de devant sont les meilleures. Contrairement à ce que j’ai lu sur VF, on n’a jamais rien payé pour les bagages.

Le logement. On choisit des logements corrects, dans la catégorie « prix moyen », avec une bonne literie, une chambre toujours très propre - draps et serviettes de bains changés -, la wifi, une salle de bain non partagée, l’eau chaude, la climatisation - à défaut un ventilateur, souvent les deux à la fois -, une moustiquaire, mais sans personnalité, pour un prix correct, autour de 3 000 mzn pour une chambre double, soit 40 euros. Mais on peut se loger pour beaucoup moins cher, dans des dortoirs ou des chambres moins bien équipées, voire camper. Le Mozambique peut être une destination pour routards.

La météo. L’été austral est la saison des pluies. Sauf en cas de dépression – comme ce fut le cas fin janvier dans la partie nord – les pluies peuvent être fortes mais elles ne durent jamais longtemps. Il y a surtout du soleil, ainsi on n’a eu que peu ou pas de pluie au total et beaucoup de soleil. Le jour se lève tôt, le soleil frappe fort assez rapidement, il fait très chaud dès le matin ; aussi les Mozambicains se lèvent tôt. C’est surtout la chaleur et le soleil, bien plus que la pluie, qui peuvent rendre les conditions du voyage difficiles sauf pour la route.

Le passage de la frontière. On vient de Tanzanie et nous traversons la frontière par la côte, à Kiranbo. Nous passons notre dernière nuit tanzanienne à Mtwara, au Lole grand lodge : 30000 tsh, breakfast inclus ; chambre un peu petite mais confortable ; excellent wifi ; bon breakfast ; bonne situation ; bon rapport qualité prix. De l’hôtel nous réservons un dalla dalla pour le lendemain matin 5 heures (h) qui ne viendra pas. L’unique dalla-dalla qui va à la frontière stationne dans une rue à droite de l’entrée de la gare routière des dalla-dalla. A 5 h effectivement, là, un taxi collectif attend les passagers. Il part à 6 h sans être plein, aussi il passe à la gare routière des bus pour finir de se remplir.

Le dalla-dalla s’arrête pour les formalités au poste frontière, puis continue jusqu’à la rivière Ruvuma, son terminus où attend une embarcation. Ici le Bradt conseille de faire le change, pour mon malheur. Le prix de la traversée est de 1 000 shillings (tsh), payable en tsh « uniquement ». Comme j’avais changé tous mes tsh, j’ai voulu payer en USD, et ce fut une palabre des plus désagréables pour y arriver.

Du côté Mozambique on arrive au milieu de nulle part. Il faut marcher sur un sentier rendu glissant par la pluie pour atteindre la route. Les militaires font une première vérification méticuleuse de nos papiers et bagages. On monte dans un taxi collectif qui attend. Il stoppe un peu plus loin au vrai poste frontière en dur - nouvelles vérifications méticuleuses – et va jusqu’à Mocimboa da Praia son terminus. La route en terre est épouvantable jusqu’à Palma, ensuite on trouve le goudron. Le prix du trajet revient à 1 000 mzn, le chauffeur nous demandera 2 500 mzn, après discussion, on paiera 1 500 mzn chacun.

On ne s’est pas arrêté à Palma où l’on voit quelques guest houses correctes de l’extérieur. La route est longue jusqu’à Mocimboa, le taxi assez confortable, mais on n’a pas à changer de véhicule, un avantage certain. On a été trop souvent arrêtés par l’armée sur ce tronçon avec à chaque fois une vérification minutieuse de nos passeports. Un des postes a été jusqu’à téléphoner au consulat de Zanzibar ! A croire que les touristes qui viennent par la frontière tanzanienne sont suspects. Cependant, le climat politique dans la province du Cabo Delgado explique cette suspicion.

Le Nord.

Mocimboa da praia. On descend au Vumba complex, seul hôtel convenable à notre avis : 3750 mzn breakfast inclus ; chambre immense, mais tout est déglingué dans la salle de bains : ni eau, ni électricité, seau d’eau et lampe de poche. En revanche, très bon restaurant-bar avec wifi. Le prix trop élevé. L’environnement est misérable, la plage une décharge, l’hôtel loin du centre. La ville ne présente pas d’intérêt particulier, sauf le soir son petit marché et l’ATM Millennium.

Macomia. Pour rejoindre le village étape, on doit faire un détour par Mueda, à cause de l’état de la route, nous dit-on. Pas de chapa, on prend le premier petit camion bâché avec les chèvres et les bidons d’essence. À Mueda on reste de longues heures à attendre que l’on puisse monter à l’arrière d’un camion non bâché, surchargé de voyageurs, dans des conditions précaires. La route pour rejoindre la nationale est en fin de construction, aussi seuls les camions 4X4 peuvent circuler sur le bas-côté. Sur la nationale on doit changer de chapa pour traverser le Rio Messalo (nom incertain) sur une pirogue traditionnelle (100 mzn) : il n’y a pas de pont. On arrive à Macomia à la nuit. On nous recommande le 2M hôtel : 2000 mzn sans breakfast ; chambre moderne avec salle de bains récente, très bonne douche ; mais le tout très humide et oppressant ; wifi. Le village est tout simple, on trouve des marchands de brochettes et d’autres en-cas, et aussi de la bière - la 2 M, qui est bonne -

Pemba. La route ne se fait qu’en chapa, le pont de la rivière Montepuez (nom certain) s’est cassé à la dernière dépression. On arrive 1 h avant que les embarcations officielles s’activent. On prend place dans la file indienne, sous un soleil qui tue, dans une chaleur moite, c’est le quotidien de la population. Une fois la rivière traversée (gratuit), il faut suivre un sentier boueux et chaotique, pour prendre un nouveau chapa qui va à Pemba. (À la fin du séjour, à Maputo, nous avons vu à la TV l’inauguration d’une digue permettant de traverser le Rio à sec. Digue qui était en préparation lors de notre passage.)

À Pemba on a choisi l’Hôtel Saruma : 3000 mzn par nuit au lieu de 3 200, breakfast inclus. L’hôtel est moderne avec piscine ; confort moyen ; problèmes wifi résolus le deuxième jour ; bon restaurant ; breakfast de base gratuit mais payant si on ajoute une commande… Situation en bout de plage qui rend l’hôtel plus attractif que ceux de la ville moite et poussiéreuse. Proximité Shoprite (Hyper). Loin de la gare routière et du centre-ville, le trajet se fait cependant facilement en chapa pour quelques mzn. Pemba possède une plage qui pourrait être agréable si elle était propre.

On prend la veille les billets de bus pour Namialo, dans une rue juste avant la place des héros. On nous demande d’être près de l’aéroport à 5h et de fait le bus part à l’heure, sauf qu’il retourne en ville pour prendre les passagers et attend pour se remplir, de sorte que ce n’est que vers 6 h que nous partons vraiment.

À partir de Pemba il est possible de prendre des machibombos pour les longs trajets, puis les chapas pour les terminer, un luxe sans pareil. On refusera de monter dans les camions, même si l’on doit attendre un peu plus de temps, l’expérience de Mueda nous a totalement dégoûtés.

Isla de Mozambique. Pour se rendre dans l’ile, on s’arrête à Namiolo et on termine le trajet en chapa. Il faut faire attention parce que tous les chapas crient Isla ! Cependant ils ne vont pas tous à Isla, certains vont à Quixaxe et vous déposent au carrefour pour Isla, ou encore, un peu plus loin à un autre carrefour pour Isla s’ils vont à Nacala. De là il faudra prendre un autre chapa ou un camion alors que d’autres chapas vont directement de Namiolo à Isla ; il faut donc demander le terminus du chapa. On a dû finir le trajet en camion non bâché… le dernier !

Puis on prend un autre véhicule pour le pont et parcourir la ville. Nous sommes descendus au Café central : 3000 mzn au lieu de 3200, Breakfast inclus. Magnifique maison ancienne superbement restaurée par un Autrichien des plus sympathiques parlant le français – mais l’hôtel est très humide ; piscine ; wifi dans la chambre. Très agréable, si on excepte l’humidité. Restaurant et bar excellents, breakfast somptueux ; service impeccable.

Isla de Mozambique est inscrite à l’Unesco ce qui se justifie. On a surtout apprécié la visite du musée dans le palais Sao Paulo et sa très belle chapelle ; les balades dans l’ile ; moins le fort qui est vide - la restauration est incomplète, voire laissée à l’abandon -. Isla possède un énorme potentiel architectural. Je souligne la nette séparation du village autochtone avec la partie touristique de l’ile. Il est agréable de prendre une bière face à la mer.

NB. Un beau documentaire sur Isla Mozambique a été diffusé sur la chaîne Ô : https://www.france.tv/documentaires/voyages/1319865-a-la-decouverte-de-l-ile-de-mozambique.html

Le centre

Nampula. Vers 5 h on prend un chapa pour rejoindre le continent. Le chapa cherche de rares clients et fait plusieurs fois le tour de l’Ile. Puis il s’arrête encore, on est dans le chapa depuis 1 h. On décide de le quitter pour se mettre à l’entrée du pont, où une moto nous prend rapidement. Dans la foulée, sur le continent, un autre chapa ira directement à Nampula. On trouvera l’Hôtel Lucio, un peu au culot : 3000 mzn obtenus du patron - un marocain qui parle bien le français - au lieu de 4000, breakfast inclus ; situation centrale ; bon confort ; wifi dans la chambre ; breakfast un peu basique et solennel mais correct. Nampula est la première vraie ville où on s’arrête, avec de larges avenues. On a apprécié la visite du musée et le restaurant Copacabana.

Ici nous nous séparons, mon amie et moi. Elle préfère prendre l’avion pour Beira, 1 000 km plus loin, moins fatigant, plus sécuritaire. Moi je continue en bus, 2 fois 500 Km, avec un arrêt à Quelimane.

Quelimane. Je prends un bus qui part à 6 h (j’y étais comme tous les autres à 5 h) pour 6 heures de trajet. J’arrive donc à destination à midi. Je m’installe à la Pensao ideal, 1 500 mzn, chambre petite, clim, salle de bain correcte mais basique. L’hôtel est en rénovation. Je pensais rester 2 nuits pour me reposer une journée entre deux trajets en bus, la ville ne le mérite même pas. La vieille église ne se visite plus. Je suis surpris de voir des immeubles totalement glauques et repoussants, pourtant habités - j’ai eu cette impression en Russie -. Il semble que cet état soit dû aux cyclones qui ont pourri ces immeubles ; à côté, il y a des bâtiments modernes. De plus c’est dimanche, il n’y a personne dans la ville, tout est fermé. Aussi, face à l’ambiance pesante de la ville, je décide de repartir le lendemain, en bus, pour Beira.

En Avion. De son côté, mon amie prend le vol Nampula-Maputo, avec une escale à Beira : Ethiopian Airlines, un petit avion neuf, 9000 mzn, le billet est pris à l’aéroport sans réservation. L’aéroport de Nampula est moderne avec une bonne organisation, alors que mon amie s’attendait à un vieux coucou et une atmosphère chaotique. En fait les lignes intérieures mozambicaines sont bien développées, les gens qui le peuvent les empruntent de préférence aux bus. Le temps est dégagé, le paysage est magnifique, notamment le delta du Zambèze. À Beira, seulement deux personnes descendent, aéroport endormi, pas de chapa pour la ville, 10km plus loin. Le taxi revient à 800 mzn, prix affiché, on a intérêt à être plusieurs…

Beira. Je retrouve mon amie au VIP Inn : 4000 mzn au lieu de 4500, breakfast inclus ; hôtel classe un peu triste (parce que vide, hors saison ?) ; chambre et salle de bains impeccables ; wifi dans la chambre ; restaurant tristounet et breakfast aussi, mais tout est très correct. L’environnement est décourageant, route en mauvais état, immeubles en ruine, ordures à ciel ouvert, et le VIP INN apparaît comme un havre de luxe au milieu de cette désolation. Le centre-ville a dû être très agréable autrefois pour une promenade. Elle a, nous a-t-on dit, souffert du cyclone dévastateur de 2019 et la reconstruction est lente. Il reste quelques vestiges coloniaux intéressants. Les livres conseillent la visite de la maison de la culture que l’on repère de loin par des tags sur les murs : bof, tout est vide, un peu triste, sauf 2 pièces qui exposent des objets à vendre. Comme la maison de la culture est en retrait de la route, c’est agréable de prendre une bière, au calme, avant de repartir. Quand on s’écarte du centre-ville, pour rejoindre la plage, on retrouve ces immeubles délabrés comme ceux de Quelimane. L’ensemble ressemble plus à un « bidonville » qu’à une « résidence », face à une plage sale, très sale. Tout cela est bien triste.

Le sud, les plages

Vilankulo. On fait le trajet Beira-Vilankulo en machibombo. On descend au Baobab Backpackers : 3 000 mzn au lieu de 3200, breakfast payant ; paillote super confortable en bord de plage, salon terrasse. Restaurant et bar agréables ; très bonne cuisine ; wifi capricieuse au bar, magasin ; service agréable. Un magnifique endroit, à conseiller. Possibilité de dortoirs. Un peu loin du centre et de la gare routière. Pour y arriver, au T - qui est aussi un carrefour -, prendre à droite jusqu’au marché, puis la 2 ème rue à gauche. Ensuite c’est vaguement indiqué. Assez loin, devant une ruine, prendre le chemin de sable en face, enfin après une petite boutique, prendre à droite, vous y êtes tout de suite La plage est immense, tout en longueur à marée haute, tout en profondeur à marée basse. Comme certaines plages de Zanzibar, la mer se retire très loin. La plage alors devient un jeu de couleur, le vert et le bleu dominant dans un dégradé infini, un paysage pour les peintres impressionnistes. Sur la plage quelques bateaux se reposent ou flottent. Quand la mer est haute, les pêcheurs reviennent de la pêche.

Tofo. Certains posts sur VF expliquent bien que, venant de Beira, il faut descendre à Maxixe pour embarquer sur une coquille de noix surchargée afin de rejoindre Inhambane, un raccourci. De là un gros bus de ville, surchargé aussi, va à Tofo. Le trajet en bus a été pénible à cause des secousses de la route - on est debout –, et de la chaleur. La récompense fut Liquid dive (tout près du Fatima’s Nest, un centre de plongée ; 6 300 mzn, breakfast inclus. Bungalow en dur tout confort, en face de la plage, le rêve. Excellents restaurant (végétarien) et breakfast ; piscine ; activités diverses en rapport avec la plongée, wifi à la réception. Le village de Tofo est minuscule et très agréable. La plage est immense, avec du sable blanc fin, les dunes une bonne surprise, une plage très différente de celle de Vilankulo. On peut regretter la proximité des hôtels qui mangent la plage.

Imhabane. Comme on n’a pas visité la ville à l’aller, que faire le trajet Tofo-Imhabane pour attraper un bus pour Xai-Xai tôt le matin est impossible, on en profite pour ne pas se presser. La visite de la ville se justifie par sa bibliothèque, sa baie, ses maisons, son petit musée, dense, intéressant, à la gloire du parti Frelimo et de ses leaders. On descend à l’Hôtel Africa Tropical : 3 000 mzn, breakfast inclus ; chambre agréable dans un jardin, tout correct ; wifi dans la chambre ; le week-end musique en live dans le café-restaurant. On n’a pas profité du breakfast, départ matinal. On a acheté le billet de bus la veille avec l’aide d’un policier ; il sera là pour nous indiquer le bus à prendre à 5 h du matin ; une fois installés le bus démarre. Incroyable, il nous attendait ! Le bus nous dépose à l’entrée de Xai Xai, pour prendre un chapa en direction de la plage, 10 km.

Xai Xai. On descend au Complex Halley 3000 mzn au lieu de 3500 breakfast inclus, centre de vacances à la plage, vide parce que hors saison. Un semblant de luxe agréable ; excellent restaurant un peu cher ; wifi dans la chambre ; service stylé. La plage de Xai Xai est particulière. Elle est vaste et déserte en cette saison, le sable un peu granulé et épais, pas comme celui de Tofo. Une barre de rochers délimite un bassin plus tranquille où jouent les enfants qui semblent ignorer l’école. La mer est sauvage surtout au-delà de la barre, les vagues s’écrasant sur les rochers de façon spectaculaire. La localité se compose de résidences secondaires et de quelques ruines. Tout est fermé. Petit magasin au village local, loin de la mer. Atmosphère pour films nostalgiques, pas pour nous déplaire.

Maputo. De la plage de Xai Xai, on prend un chapa pour rejoindre la ville de Xai Xai, il nous dépose à la sortie de la ville, près du pont du Limpopo, où on attend le bus confortable que nous avons pris il y a 2 jours, venant d’Imhabane. Le bus s’arrête à la demande … on sait qu’il passe vers 9h, le chauffeur nous reconnaît. Vous devez refuser toutes les propositions de chapas, nettement moins pratiques, sans doute moins chers ; le bus les dépassera sur la route. La gare routière de Maputo, du moins celle où s’arrête le bus, est à la périphérie du bidonville que nous avons traversé et qui encercle la capitale. On a pris un taxi collectif pour se rendre à l’hôtel et négocié le prix. On s’installe à l’hôtel Santa Cruz, 2500 mzn au lieu de 2800 à condition de réserver 5 nuits, breakfast inclus. La situation centrale est idéale pour visiter la ville. Wifi dans la chambre ; ascenseur. Confort correct mais chambre petite et salle de bains trop petite et vieillotte. Breakfast basique. Dîner très moyen. Bon rapport qualité prix mais pas très classe On a apprécié la découverte de la vieille ville, les musées, le marché artisanal idéal pour les cadeaux, les vestiges de la colonisation portugaise, la gare avec son très intéressant musée qui explique le développement du pays par le développement du chemin de fer, le fort, la ville moderne et ses grandes avenues. Maputo a plusieurs visages, quartiers résidentiels, quartiers défavorisés, comme toute grande ville, mais somme toute une ville agréable. La plage – Costa do sol - est une longue barre de sable qui s’étend très loin à marée basse, déserte à cette période de l’année. Il semble que cette plage soit le lieu de la future croissance de Maputo : on y trouve déjà un casino, des grandes enseignes d’hyper, des immeubles d’habitation, souvent vides. Se déplacer en transport en commun est facile, il y a des plans affichés à chaque arrêt de bus : les bus et chapas ont souvent leur terminus à la gare. Pour se rendre vers le N-E de Maputo, où se trouvent : - le marché artisanal ; - la Présidence ; - l’hôtel Polana Serena magnifique par son architecture, son histoire, sa situation ; - la Costa do Sol ; on prend un bus ou un chapa indiquant do Sol, sur l’avenida Eduardo Mondlane, et on descend au bon arrêt, par exemple, pour le marché artisanal, le premier arrêt sur avenida Julius Nyerere, et continuer à pied, les chauffeurs vous aideront. Toutefois, la ville historique (Baixa) se visite facilement à pied.

Ponta do Ouro. Mon amie est retournée chez elle, fatiguée : les 2500 km parcourus ont été une épreuve, qui aujourd’hui l’étonnent de s’être si bien comportée. Il me reste quelques jours et je décide de visiter la dernière plage du sud du pays avant mon passage en Afrique du Sud (AS). Je quitte l’hôtel Santa Cruz pour prendre un autre hôtel juste à côté du Musée de la Monnaie – j’ai oublié le nom -, rue Bagamoyo. L’hôtel a accepté de garder mon sac à dos avant de prendre la chambre. Je me rends à la Gare pour un bus en direction de Catembe, avant 7 h. Je descends au grand rond-point après le grand pont suspendu où arrive bientôt le bus de ville qui se rend à Ouro - départ régulier toutes les heures, aussi la visite de Ouro peut-elle se faire dans la journée de Maputo, ce qui est suffisant - ; le bus passe d’abord par la frontière. Au retour pareil : on descend à ce grand rond-point (le bus Maputo-Ouro ne passe pas par la gare) pour prendre la correspondance gratuite pour la gare, c’est la même compagnie. À Ouro, je m’installe au Underwater Explorer, pas cher, 12 euros, une petite chambre très basique pour backpacker, avec douches partagées, ventilateur, mais cuisine et réfrigérateur, la plage juste derrière ; c’est surtout un centre de plongée. La plage do Ouro est très belle, l’océan agité, du déjà vu. Le fait marquant vient de ce que l’on est déjà « plus tout à fait » au Mozambique mais « déjà un peu » en AS tant la présence des Sud-Africains est visible par leurs « gros tubes 4x4 », ou encore par leur vedette-hors-bord qu’ils font glisser sur le sable en sortant de l’eau à toute vitesse : bonjour les « musclors ». Certains SA possèdent des maisons secondaires à Ouro. Un peu comme à Las Vegas, on est dans un environnement surfait.

L'Afrique su Sud. De retour à Maputo, avec le bus Intercape, je passe en AS. La formalité à la frontière est simple … juste un tampon sur le passeport. Un mot pour souligner l’incroyable différence entre les deux pays. L’AS est bien le pays le plus développé de l’Afrique australe, c’est une évidence dès les premiers Km dans le pays, en regardant par la fenêtre les champs de maïs ou de bananes bien alignés, bien entretenus.

Limites. On n’a pas visité les réserves, fermées ; ni la région de Tete pour notre sécurité, à cause aussi de la saison des pluies qui devait rendre les déplacements difficiles – même par temps sec comme l’indiquent certains posts sur VF les transports sont épuisants - ; ni le train qui nous a bien tentés ; ni les îles qui sont hors de prix pour nous. Nous ne parlons pas le portugais, nos échanges avec la population étaient limités, on a beaucoup appris par l’observation cependant.

Remerciements. Je remercie Alice2017, Emersmile, Bof et tous les autres forumistes pour leurs carnets qui m’ont aidé dans la préparation du voyage.
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AL
Alice2017 7 years ago · ZJF
Retour de mon voyage au Mozambique et conseils pratico-pratiques
Bonjour chère communauté de voyageurs !!

En août 2017, j’ai passé 1 mois au Mozambique au cours d’un voyage plus long à travers une partie de l’Afrique de l’est et de l’Asie du sud est. A l’époque où je préparais mon voyage, j’avais eu pas mal de difficultés à trouver des réponses sur le Mozambique, notamment quant à la faisabilité pour des backpackers et les liaisons en transports en commun. Je m’étais promis d’écrire un article relatant mon expérience, le voici (soyez indulgent c’est le premier ) )

L’objectif de mon article est d’être pratico pratique et seulement de vous relater les transports et tarifs au cours de cette traversée. J’ai adoré ce pays, j’en attendais énormément et je n’ai pas été déçue une seule seconde mais pour les « attraits touristiques » vous trouverez facilement des guides classique.

Contexte : voyageuse solo en sac à dos + 1ère fois en Afrique Durée : 1 mois Locomotion : transports publics Itinéraire : Maputo > Tofo > Vilankulo > Chimoio > Quelimane > Gurué > Nampula > Ilha do Mozambique > Pemba > Ibo Island > Pemba

Maputo :

Logement = Fatima’s Backpackers (13 euros environ par nuit pour un dortoir) Ce n’est clairement pas la meilleure auberge de jeunesse que vous trouverez mais les options sont peu nombreuses à Maputo. Si vous êtes plusieurs une option très intéressante peu être le airbnb qui se pratique facilement dans cette capitale.

Transport = j’étais arrivée en bus depuis Pretoria (avec la compagnie Intercape, très bonne compagnie) Il y a biensur un aéroport à Maputo.

Tofo :

Transport = minibus depuis Maputo environ 8/9 h (15 euros), c'est le moyen proposé par Fatima's backpackers, l'avantage c'est que le départ se fait depuis l'auberge. Ceci dit il y a très certainement des options plus économiques.

Logement = Fatima Nest (7 euros / nuit pour un dortoir, ils ont aussi des bungalows, l’emplacement est vraiment très chouette puisqu’il donne accès directement à la plage)

Vilankulo :

Transport = il faut prendre un « chapas » (minibus) jusqu’à Inhambane compter environ 40 min pour 40 Mtc De Inhambane il faudra prendre un ferry jusque Maxixe compter environ 20 min de traversée pour 23 Mtc Enfin de Maxixe il faudra prendre un bus jusque Vilankulo, compter environ 5h, pour 400 Mtc.

Logement = Zombie Cucumber qui est « l’auberge de jeunesse » de Casa Jules. Casa Jules propose des bungalows vraiment très sympas, le dortoir est super agréable aussi. Le lieu est magnifique mais cela a un prix 800Mtc/nuit en dortoir.

A partir de là, la remontée vers le nord s’annonce un peu plus tendue mais l’expérience vaut le détour si vous aimez beaucoup les longues heures de bus et les nids de poule sur la route. A la question, est-il possible de faire Vilankulo – Quelimane ? La réponse est NON, toutes les personnes qui vous diront oui ou peut être n’en savent rien, vous mentent ou ont des ailes pour voler.

Pour rejoindre Quelimane par la route, 2 options à mon sens (1) passer par Beira mais cela fait un détour + Beira n’est pas ultra conseillé quand vous discutez avec les locaux et voyageurs ou (2) passer par Chimoio (qui est « plus » sur la route).

Si vous pouvez vous épargner ce trajet, en prenant l'avion tout simplement je vous le conseille parce que c'est épuisant. Ca vous fera de belles anecdotes à raconter mais si vous êtes short en timing et/ou en vacances plutôt qu'en voyage, un conseil oubliez ;) (en l'état de la route au moment où je l'ai fait biensûr)

J’ai choisi l’option 2,

Chimoio :

Alors je suis désolée de vous spoiler mais ce trajet au moment où je l’ai fait était un cauchemar, j’ai adoré après coup mais APRES coup. Point positif une route était en construction à l’époque, qui sait vous serez peut être chanceux )

Transport= depuis Vilankulo prendre un chapas jusque Pambarra (qui correspond à l’endroit où vous rejoignez la route national N1 depuis Vilankulo) pour 50 Mtc Depuis Pambarra prendre un chapas jusque Inchope (qui correspond à l’intersection entre la route Zimabwe – Beira et la N1 du Mozambique) pour 600 Mtc Depuis Inchope, reprendre un chapas jusque Chimoio pour 200 Mtc (100 pour moi 100 pour mon sac, très clairement vous pouvez partir du principe que c’est 100, ils profitent juste du fait que vous êtes au milieu de nulle part mais que les bons négociateurs se fassent plaisir)

Logement = il n’y a qu’une auberge de jeunesse : Pink Papaya 500 Mtc/nuit dortoir (très correct)

Quelimane :

Encore une fois spoiler, quand vous penserez que vous avez fait le plus dur la veille avec un Vilankulo – Chimoio, vous découvrirez que le Chimoio – Quelimane est à peu près mille fois pire.

Transport : depuis Chimoio prendre un chapas jusque Inchope pour 65Mtc/pers + 50 Mtc pour le sac (oui c’est deux fois moins cher que la veille parce que la concurrence est plus forte le matin) Depuis Inchope, prendre un bus jusque Niocalada pour 600 Mtc, compter 9/10h (cette portion de la route est la pire que j’aurais eu dans tout le pays + trajet debout puisque je n’avais pas de billet et que le bus était bondé) pour moi et 200 Mtc pour mon sac (encore une fois le prix du sac est abusif mais je n’avais pas de billet de bus, le mot foule était un euphémisme donc je ne me livre pas dans une bataille inutile) Depuis Niocalada prendre un chapas jusque Quelimane 50 Mtc pour moi et 50 Mtc pour mon sac

NB : l’objectif à Inchope c’est d’avoir le bus qui vient de Beira et remonte vers le nord, les premiers bus passent vers 6/7h donc je vous conseille d’arriver à Inchope pour 6h.

NB : il existe un bus direct Chimoio – Quelimane mais seulement quelques jours par semaine + il est conseillé d’acheter son billet un jour à l’avance (problème il me semble qu’il faut l’acheter à Chimoio), compter 700 Mtc et un départ à 5 : 30 du matin.

Logement : Pensao Ideal (1250 Mtc/nuit pour une chambre avec sdb, passable)

Gurué (plantations de thé très cool)

Transport : Depuis Quelimane prendre un chapas qui part à 4h30 du matin depuis Romoca (station de bus), 400 Mtc, penser à acheter votre billet la veille. (beaucoup de monde)

Logement : Pensao Gurué (500 Mtc/nuit pour une chambre simple avec sdb partagée, passable)

Nampula :

Transport : depuis Gurué prendre un chapas jusque Nampevo pour 250 Mtc, compter environ 2h Depuis Nampevo prendre un chapas jusque Nampula pour 400 Mtc, compter environ 4h

Logement : Ruby Nampula (750 Mtc/nuit pour un dortoir, sdb partagée, cuisine partagée, TOP !)

Ilha de Mozambique :

Transport : depuis Nampula prendre un chapas jusque Monapa pour 400 Mtc Depuis Monapa prendre un chapas jusque Ilha pour 250 Mtc Durée en théorie 6h en pratique 9h avec un départ à 5h30 du matin.

NB : la légende veut que certains chapas soient directs depuis Monapa mais en réalité il est fort probable qu’on vous fasse à nouveau changer de véhicule entre Monapa et le pont qui mène à Ilha.

Logement : Ruby backapcker (750 Mtc/nuit dans un dortoir, cadre au top, rooftop, petite cour etc super ! )

Pemba :

Transport : départ = 4h du matin Depuis Ilha, prendre un chapas jusque Namialo pour 150 Mtc Depuis Namialo prendre un chapas jusque Pemba pour 400 Mtc Arrivée à 11h du matin

Logement : Russels’s place / Pemba Magic Lodge (tente 1000 Mtc/pers et 1500 Mtc pour 2 personnes)

Il y a aussi plusieurs options de airbnb à Pemba qui peuvent être une alternative intéressante surtout si vous êtes plusieurs, je recommande Hanna’s Home.

Ibo :

Transport = départ 5h du matin Depuis Pemba prendre un chapas jusque Quissinga pour 500 Mtc Depuis Quissinga, aller jusqu’à Tahanandre (embarcadère) pour prendre un bateau jusque Ibo, le prix officiel de la traversée est de 70 Mtc, vous aurez plusieurs personnes qui vous proposeront bien plus cher, insistez ou négociez au plus près, au retour vous pourrez acheter votre billet « officiellement » à ce prix.

NB : le bateau dépend de la marée faites y attention en prévoyant votre trajet, renseignez vous sur les horaires de marée en amont.

Logement : Baobibo « éco lodge » très agréable à 50$ pour deux personnes pour un bungalow avec sdb privée

L’option la moins chère en auberge sera Karibune 440Mtc/nuit pour une chambre double (précaire à l’époque, en travaux, espérons que ca s’est amélioré)

> conclusion: ce pays est accessible pour les backpackers et en transports publics 😎

J’espère que ces infos pratiques vous seront utiles et vous permettrons de budgétiser à peu près votre séjour. 1er disclaimer: les tarifs indiqués sont ceux que j'ai payé, vous paierez peut être moins peut être plus, c'est simplement pour vous donner une idée2ème disclaimer: le choix de l'itinéraire et des logements m'est propre, encore une fois c'est seulement pour vous donner une idée A nouveau, j’ai adoré ce voyage !! Pour ceux qui se demandent, je n’ai rencontré aucun problème de sécurité même en tant que femme seule. Ce propos n’engage évidemment que moi et n’est propre qu’à mon expérience personnelle. Mais ne soyez pas trop effrayés tout de même ) Je vous souhaite de beaux et longs trajets en bus et minibus !
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CE
Cebvl 8 years ago
Retour sur un circuit Afrique du Sud / Mozambique
Bonjour Un petit retour sur nos 2 semaines Afrique du Sud-Mozambique du 25 mai au 10 juin 2018. L’objectif de ce voyage était de rejoindre notre fils bénévole dans une ONG à Tofo. Les billets d’avion pour Johannesburg étant nettement moins chers que pour le Mozambique, nous en avons profité pour faire un petit tour au parc de Kruger avant de rejoindre le Mozambique. Notre circuit : Johanneburg- Graskop (Blyde river canyon) – Kruger – Nelspruit – Maputo – Tofo – Vilanculos - Soweto

Vendredi 25 mai : Vol Lyon-Johannesburg (19h50 – 9h55 – 427euros – Air France).

Samedi 26 mai : Trajet vers Graskop L’avion atterrit avec presque 1 heure de retard et c’est un peu avant midi que nous récupérons notre voiture de location. La sortie de l’aéroport est fluide, heureusement car la conduite à gauche n’est pas évidente. Nous utiliserons l’application mapsme pour nous guider durant tout le voyage. Malgré les mises en garde sur ce forum concernant la durée du trajet, nous avions décidé de rejoindre Graskop en une seule fois : Au début, tout se passe bien : la double voie est correcte (toujours faire attention aux nombreux piétions qui marchent sur la voie d’arrêt d’urgence) mais ensuite ça se gâte : la R36 qui mène à Lydenburg est en travaux et non goudronnée. Ensuite jusqu’à Graskop de nombreux nids de poule. Finalement nous sommes arrivés à Graskop juste à la tombée de la nuit vers 17h sans faire aucun arrêt. Donc attention si vous souhaitez faire des courses ou simplement prendre votre temps, je confirme que c’est vraiment juste sans compter la fatigue due à l’avion. Petites infos : Pour payer l’autoroute (59 + 88 rand), nous n’avons jamais pu utiliser le badge fourni par l’agence de location ni notre carte bancaire. Heureusement que nous avions fait du change à l’aéroport. Le supermarché de Graskop ferme à18h30 le samedi, il est ouvert le dimanche matin. Il y a un ATM à côté. Graskop est en altitude. Juin est le début de l’hiver, la nuit a été froide.

Dimanche 27 mai : Blyde river canyon Pas de décalage horaire, le réveil n’est donc pas trop compliqué. Après quelques courses pour le pique nique, nous partons en direction de Blyde river Canyon : 1er arrêt à God’s window (15 rand / personne) : le brouillard nous empêche d’admirer la vue. Nous montons jusqu’au plateau où de nombreux cactus sont en fleur. 2e arrêt : Berlin’s fall (10 rand / personne). Jolie cascade mais rien d’inoubliable nous sautons donc les Lisbon’s fall. 3e arrêt : Bourke’s luck potholes (55 rand / personne). Un peu déçus par ce site qui, d’après mes lectures, devait être le plus beau de la journée. Pourtant il n’y avait pas grand monde. Belle aire de pique-nique. 4e arrêt : Three Rondavels (25 rand/personne) : On a beaucoup aimé même si le temps était un peu brumeux, la vue sur les 3 rondavels et le canyon. 5e : Il est un peu plus de 14h quand nous arrivons au Forever resort pour faire une rando . Nous optons pour le « Guinea-Fowl » trail de 2h. Le chemin est assez sportif mais ombragé. Il offre de jolis points de vue sur le canyon et les 3 rondavels et descend jusqu’ à des piscines naturelles. Au retour nous décidons de couper par le « loerie trail ». Mauvaise idée car le chemin grimpe sec et est très glissant (il est prévu pour être fait dans l’autre sens). Finalement nous arriverons au parking après pratiquement 2 h de marche, ravis de notre promenade. Un petit détour en voiture jusqu’au point de vue supérieur, nous signons le registre de sortie du resort et rejoignons en 1h notre hôtel près d’Hoespruit. Le forever resort fournit une carte des trails et permet de laisser la voiture à l’intérieur pour 50 rand par personne.

Lundi 28 mai : Kruger parc Départ pour le Kruger park. A 9h, nous nous présentons à l’Orpen Gate. Le temps de présenter nos papiers et d’acheter la carte détaillée du parc (90 Rand), nous voilà prêts pour l’aventure. Nous décidons d’aller jusqu’à Olifant par les routes secondaires puis de revenir sur Satara, notre camp pour notre première nuit : impalas, girafes, éléphants, zèbres, Grand Kudu, Nyala, crocodile… sont au rendez-vous pour cette première journée. Par contre, pas de fauves même sur la S100 qui semble réputée pour cela. Réservation pour Kruger (entrées, nuits et activités) : sur Sanparks.org

Mardi 29mai : Kruger parc Aujourd’hui, nous avons réservé un « morning walk ». Nous nous retrouvons tous les 2 seuls avec 2 rangers armés. Nous attendons le lever du jour pour marcher. Les impalas se sauvent lorsqu’elles nous sentent. Quand nous nous en étonnons, le ranger nous explique qu’elles associent l’homme au fusil donc au danger alors qu’elles n’ont pas peur des voitures. Etrange ! Lors de cette « promenade », nous verrons des gnous, des hyènes, quelques zèbres. On a bien aimé car c’est une autre approche où l’on se sent tout petit face aux dangers. Et puis cela permet de se dégourdir les jambes et de discuter avec les rangers de tout et de rien. De retour vers 8h30, nous repartons en voiture sur la S100 et cette fois, chance, nous tombons sur 3 lions et 2 lionnes qui dorment ! La journée commence fort. Ensuite nous descendons tout doucement jusqu’à Lower Sabie, notre étape du soir. Un coup de cœur pour la cache aux oiseaux Sweni (sur la S37) où nous avons pu observer plein d’animaux et notamment un troupeau d’éléphants qui se baignait). A Lower Sabie, notre bungalow donne sur la rivière où l’on peut observer et entendre les hippopotames : sympa !!

Mercredi 30 mai : Kruger parc Nous quittons le camp très tôt. Nous descendons jusqu’à Crocodile Bridge par la S28 où ne nous voyons pas d’animaux puis remontons par la route principale : et là, il y a un attroupement de voitures : un léopard se repose sur un arbre, superbe ! A midi nous faisons un stop à Skukuza, (seul camp à avoir de la wifi) puis descendons jusqu’à Prétoriuskop, notre dernière étape dans le parc. Après s’être installé dans notre bungalow, nous décidons de repartir faire un petit tour sur la H2-2. La route est très mauvaise et aucun animal. Nous sommes déçus. L’heure tourne, il est temps de faire demi-tour. Soudain dans les buissons, un rhinocéros apparait. On ne pensait pas en voir pendant notre séjour alors nous sommes plus que ravis. Le big 5 au complet !!

Jeudi 31 mai : en route vers le Mozambique A 6h, nous sommes dans les premiers à franchir les grilles du camp. Nous voulons profiter de nos dernières heures dans le parc. Il y a de la brume. Nous prenons la route principale pour rejoindre Skukuza puis revenir porte de Phabeni pour quitter le parc. Nous sommes contents de ce que nous avons vu les jours précédents donc aujourd’hui ce n’est que du bonus : pas de fauves (mais ce n’est pas le coin non plus) mais beaucoup de hyènes, buffles… A 9h, nous sortons du parc direction Nelspruit : 2 heures de route jusqu’à l’hôtel où nous devons rendre la voiture. Ensuite 20 minutes de marche à pieds pour rejoindre l’agence Greyhound d’où part le bus pour Maputo. Nous avions décidé d’aller en bus au Mozambique mais ne voulant pas retourner sur Johannesburg, il nous a fallu trouver un loueur qui acceptait les retours dans une autre ville et avait une agence en ville pas trop loin de la station de bus pour minimiser le temps de trajet. Ceci réduit tout de suite la liste des loueurs et augmente le prix. La seule ville trouvée a été Nelspruit. Sinon une compagnie de bus s’arrête à Malelane airport où se trouve Avis mais encore plus cher. Location de notre voiture avec Bidvest (par l’intermédiaire de Carigami). Le trajet et le passage de la frontière se passent sans problème et nous arrivons à 17h30, soit 4h de trajet, à Maputo. Vu qu’il fait presque nuit, nous ne trainons pas pour rejoindre l’AJ que nous avons réservée : « the base backpackers » l’une des 2 AJ de Maputo. Bus : 250 rand (réservation sur le site computicket qui donne les différentes compagnies) AJ : 20000 MZR / chambre double

Vendredi 1 juin : de Maputo à Tofo A 4h30, un taxi réservé par l’AJ nous conduit à la station d’où part le bus ETRAGO pour Inhambane, la ville à côté de Tofo. Comme dans beaucoup de pays, le bus fait de nombreux arrêts pour laisser monter ou descendre les passagers et leur chargement. Nous arrivons vers 14h à Inhambane où nous attend notre fils. Taxi : 600 MZR Bus : 800 / personne + 100/ bagage

Samedi 2 juin / dimanche 3 juin : Tofo plage Plage, ocean safari (nous avons la chance de voir un requin baleine)… Tofo est une plage autour de laquelle se sont construits hôtels et habitations. Beaucoup de touristes et d’expatriés s’y retrouvent donc ce n’est pas un « petit village authentique » mais la plage est jolie.

Lundi 4 juin : trajet vers Vilanculos Nous voulons aller à Vilanculos. 1ère étape : à 7h du matin, nous attrapons le bus à tofo pour Inhambane. Ensuite bateau entre Inhambane et Maxixe (à faire ! gilets de sauvetage obligatoires, le bateau part quand il est plein, même bien plein. Des dauphins sur le trajet). Ensuite 3e étape : le bus pour Vilanculos qui soit disant passe vers 10h (l’autre passe vers 13h) : L’arrêt de bus n’est pas facile à trouver, ce n’est pas à la gare routière, il faut traverser le marché de Maxixe. Nous finissons par repérer la tôle qui sert d’abri bus et là une longue attente commence. Il est 9h...nous avons le temps d’observer la vie locale, les femmes qui portent leur enfant dans le dos et une charge sur la tête, les marchands qui se préparent à l’arrivée d’un bus…11h15, un « grand » bus passe. On dit « Vilanculos ? » il nous fait signe de monter et c’est parti pour quelques heures. Le contrôleur veut nous faire payer 500 MTZ mais comme on est bien renseigné on refuse, on dit 300, il accepte. A une vingtaine de kilomètres de l’arrivée, nous étions assoupis et le chauffeur nous fait signe de descendre et nous explique qu’un autre bus « blanc » va passer. Nous sommes sur une grande route, c’est un grand moment de solitude qui ne dure pas car des jeunes nous emmène vers une Chapa qui moyennant 100 MZR nous emmène à destination. En fait nous étions à Pambara, carrefour où beaucoup de bus s’arrêtent et où il faut changer de bus pour Vilanculos. Il semblerait que nous n’ayons pas pris le bon bus à Maxixe. Tout finit bien…un peu de marche pour nous dégourdir les jambes jusqu’à Baobab beach backpacker où nous avons réservé pour 3 nuits. Nous nous sommes offert un bungalow avec vue sur la mer et nous ne le regrettons pas. Superbe vue et aux premières loges pour voir les retours de pêche.

Mardi 5 juin : Vilanculos A Vilanculos comme à Tofo, toutes les activités ont un rapport avec la mer. Or il y a du vent et les bateaux ne sortent pas donc impossible de faire l’excursion sur Bazaruto. Nous partons donc à la découverte du marché puis faisons une grande promenade sur la plage.

Mercredi 6 juin : Vilanculos Le vent est toujours là. Heureusement que nous avons de quoi bouquiner sur notre terrasse.

Jeudi 7 juin : Bazaruto Le vent a faibli et il est envisageable de faire une excursion sur les iles. Par contre la mer est trop agitée pour le snorkelling. Nous étions censés repartir par le bus du matin, nous décidons de rester la journée et de rentrer sur Tofo le soir en taxi. Nous partons donc en bateau jusqu’à Bazaruto. Là nous escaladons la dune et nous promenons jusqu’à l’heure du repas. Les différentes couleurs de la mer font de jolies photos. Les pêcheurs nous ont préparé un barbecue de poissons et poulets. Après le repas, ils nous demandent si nous souhaitons toujours faire du snorkelling. Nous sommes tous d’accord et pensons qu’ils vont nous emmener sur une ile plus calme. Or plus nous avançons, plus les vagues sont grosses. Nous nous regardons tous inquiets. Soudain, le capitaine coupe le moteur et dit « allez-y ». On croit à une plaisanterie, nous sommes à une cinquantaine de mètres de la barrière de corail et secoués de toute part par les vagues. Très sérieusement, il nous répond que nous avons de la chance, certains jours on ne peut pas venir jusqu’ici. Certains enfilent alors les gilets de sauvetage et nous sautons tous à l’eau. Et là, magnifique, malgré les vagues il y a plein de poissons multicolores. Nous en profitons un petit peu mais pas évident d’être serein avec le courant, le bateau à ne pas perdre de vue. Mais ça valait le coup. Dès que nous nous éloignons à nouveau de la barrière de corail, le vent s’est cette fois calmé et le retour en bateau se fait tranquillement. Le retour à Tofo aussi d’ailleurs puisque, « grand luxe », nous avons un chauffeur que pour nous , très prudent et très sympa et en 3h30 nous sommes arrivés à destination.

Excursion Bazaruto : 4000 MTZ / personne Taxi Vilanculos – Tofo : 800 MTZ

Vendredi 8 juin : l’Ocean day puis départ vers Soweto C’est l’ »ocean day » et les associations ont préparé des activités pour les enfants des écoles. Un « officiel » a fait le déplacement de la ville et discours, fanfares et danses débutent la journée. Nous passons la matinée entre les stands à regarder les enfants découvrir leurs activités. Un dernier plat de calamars grillés, et nous fermons nos sacs direction l’aéroport d’Inhambane. Celui-ci est minuscule, autant dire que personne ne vous embête avec les bouteilles d’eau. Nous prenons un premier vol pour Maputo puis un second pour Johannesburg. Soit 3h30 de trajet mais 160 euros, un peu plus cher que le bus ! . Là nous attend, Nthateng chez qui nous avons réservé à Soweto. Environ 45 minutes de route pour rejoindre notre B&B depuis l’aéroport.

Samedi 9 juin : Soweto Après un copieux petit déjeuner, Nthateng nous dépose devant le musée de l’Apartheid où nous passons la matinée. Musée intéressant, très complet pour comprendre l’histoire de ce pays. Au retour, elle nous pose devant la maison de Mandela. Dans la même rue se trouve cette maison et celle de Desmond Tutu, tous 2 prix nobels. Il semble que cette rue soit devenue depuis quelques années, une incontournable des circuits en Afrique du Sud donc on ne craint rien juste à se faire embêter par des marchands de souvenir. La maison de Mandela n’a rien de spécial hormis quelques photos. L’après-midi nous avons réservé un circuit en vélo de 4h pour découvrir la ville : circuit conduit par des jeunes du coin qui sont passionnés par leur histoire. Nous passons dans les différents quartiers et notamment les plus défavorisés sans pour autant que cela fasse voyeurisme. Ça vaut vraiment le coup. Retour à l’aéroport. Départ à 23h30 pour Amsterdam puis Lyon.

Excursion vélo : 620 R Navette aéroport-Soweto : 550R

Conclusion Sur l’Afrique du sud : nous n’avons eu qu’un petit aperçu de ce pays. Peu de contacts humains puisque nous étions au parc Kruger. Nous y reviendrons surement un jour pour en voir davantage.

Sur le Mozambique : Nous avons trouvé les gens gentils et très respectueux : dans les lieux touristiques, où les hommes essayent de vous vendre excursion ou restaurant, il y a toujours eu beaucoup de respect dans la façon dont ils s’adressaient à nous (est-ce dû à notre grand âge ??) et jamais d’insistance comme il peut y avoir dans d’autres pays. Toutes les activités tournent autour de la mer, c’est donc assez vite limité et revient rapidement cher.

N'hésitez pas si vous avez des questions Christine
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EV
Eversmile 9 years ago · Lofoten
Mozambique pratique septembre 2017
MOZAMBIQUE DU NORD AU SUD

J'ai voyagé seule, en sac à dos, en utilisant les transports en commun. Arrivée: Nampula / Départ : Maputo -- Durée : 5 semaines

Voici quelques infos pratiques qui seront peut-être utiles à quelqu'un...

Préambule, pour mettre dans l'ambiance...

A l'arrivée à Nampula, le fonctionnaire qui me demande le passeport, au seuil du hall de l'aéroport, avant même que j'ai pu mettre un pied dans le bâtiment, tourne les talons et s'éclipse par la porte principale, mon passeport dans la main, sans même m'inviter à le suivre. Il m'a laissé une toute petite feuille à remplir, avec les informations à fournir : nom, prénom, numéro de passeport, nationalité, sexe, date de naissance, durée du séjour, adresse à destination, motif du voyage...et je me suis laissée distraire.

Glups.

J'essaye de contenir la panique qui pointe son nez quand je le vois l'australien derrière moi s'affoler. Je crois qu'on est dans le même cas tous les deux ! En fait, pas tout à fait : au départ de Nairobi, un imprévu a fait que la compagnie Kenya Airways a rassemblé les passagers en partance pour Lilongwe au Malawi, et pour Nampula au Mozambique, dans un même vol. Et il vient de s'appercevoir qu'il n'est pas descendu au bon endroit, en locurrence pas dans le bon pays; qu'il n'a donc pas besoin de visa et qu'il vaudrait mieux qu'il récupère dare-dare son passeport pour pouvoir remonter dans l'avion qui va re-décoller pour le Malawi ! Vu l'urgence, une douanière l'accompagne à la recherche du fonctionnaire qui est parti dans un bureau à l'étage... je la suis aussi... Effectivement, il faut sortir du bâtiment pour y rentrer aussitôt par une autre porte...

L'Australien est parti : je suis apparemment la seule à demander un visa à l'arrivée... Ah peut-être pas ?!.. Un travailleur pakistanais avec lequel j'ai échangé trois mots à Nairobi, est assis dans un coin. Si on mesurait la tête qu'il tire, qui fait trois pieds de long, elle peinerait à rentrer dans le bureau, tant l'espace y est exigü … Presqu'aucun siège pour s'asseoir, plein de monde dans tous les sens, aucun document affichant le prix des visas... ça promet !

Le fonctionnaire qui était parti avec mon passeport me fait signe d'approcher : il veut prendre mes empreintes digitales et ma photo. Une fois que c'est fait ; je me recule vers le fond du bureau en attendant la suite... je me demande combien de temps ça va prendre pour qu'ils éditent mon visa... J'ai hâte de voir de quoi ça a l'air. Mais.. Non ??? C'est pas vrai !!!!!!!

Ils ont collé collé mon visa avec ma PHOTO sur le passeport du travailleur pakistanais !

Wouah... Chapeau, les gars ! Là, fallait le faire ! On n'est que deux et vous êtes débordés ?

Ils s'y mettent à deux pour essayer de décoller lentement le visa du papier... moi je lutte seule pour ne pas virer hystérique. Le pire c'est qu'une fois qu'ils ont réussi à le décoller, ils n'envisagent pas du tout de le rééditer ( parce qu'il a plus l'air très neuf, quand même!) ... non non non, ils s'appliquent à le recoller sur mon passeport, avec la moitié de la photo abîmée et une belle pliure au milieu, qui au premier coup d'oeil me paraît aussi large que la vallée du rift ! Je suis atterée. Au prochain contrôle de police, j'imagine qu'on va me questionner et m'accuser d'usage de faux ! Ils rigolent. Meuh non... !

Bon c'est pas tout ça ma bonne dame, mais faut payer ! Vous avez l'argent ? J'hallucine. Mon regard balaye le bureau. Vraiment aucune indication visible de prix ; rien, des clous, que dalle, nada !

Ok, bon...

Il répète : "Do you have money ?" Vu l'élégance du phrasé, j'hésite. De quelle manière répondre ? Je finis par demander "How much do you ask ?" (Histoire de montrer que je suis pas trop dupe, quand même !... ) Sans me regarder ni relever la tête, il annonce : "85 $"

Ha... On joue à ça ? Chiche !

Je dis : "One minute ! " Je me retourne vers mon sac, et en extirpe une photocopie de page web ( celle du site officiel des aéroports du Mozambique) où les prix sont indiqués en meticais, en rands sud-africains, en €, et en dollars...

L'interface du site a été complètement modifiée depuis, mais on peut toujours y trouver la même info. Voir ici : https://www.aeroportos.co.mz/entrada-em-mocambique A noter que la conversion meticais/euros ou meticais/dollars y est (toujours) complètement erronnée.

Pas de bol, mon pote... je suis venue équipée...

"What is it ?! " me demande-t-il... alors que je lui fourre le papier dans les mains. Je lui fais un grand sourire : c'est la photocopie de la page officielle des Aéroports du Mozambique. Pris au dépourvu ( ou prix au dépourvu!), il demande à un de ses subalternes d'en faire une photocopie et annonce à la cantonnade qu'il ne savait pas et qu'à l'avenir il utilisera ceci...

Ben tiens...

Je fais mine de le croire.

Malheureusement, je n'ai ni meticais, ni rands sud-africains, et doit m'acquitter de la somme en dollars. C'est 66 $, bien davantage que le montant officiellement requis, mais toujours plus raisonnable que ce qu'il a annoncé au départ... si je faisais remarquaer que la conversion est fausse, ça risquerait d'invalider le document... je décide donc de ne pas pousser ma chance plus loin et paye la somme indiquée sur le papier.

Une fois qu'il a les billets, il me tend mon passeport et me fait signe que je peux partir.

Pas si vite...

Je demande gentiment à avoir la monnaie en meticais... il s'exécute, un peu à contre cœur, il me semble, mais bon...

Si je reviens une prochaine fois, je paierais en rands. D'ailleurs, les 15 H d'attente à l'aéroport de Nairobi - qui se sont finalement transformées en 17 H- m'ont convaincu de passer par l'Afrique du Sud une prochaine fois, si l'occasion se présente.

Je sors du bureau en même temps que le travailleur pakistanais et son employeur, qui est venu le chercher. Comme il a une clé de voiture à la main , je demande s'ils peuvent me descendre en ville. D'un rapide coup d'oeil, il m'inspecte des pieds à la tête et décide que oui, je suis éligible pour monter à bord. Me voilà donc embarquée, assise à trois à l'avant, dans une voiture avec deux pakistanais, en route pour Nampula.

Ils refusent de me larguer n'importe où en ville parce qu'ils me disent que c'est dangereux et comme la guest-house où je vais n'est pas facile à trouver (pas de numéro de rue mentionnée, pas d'enseigne...) le patron sort se renseigner. Le travailleur pakistanais, qui ne m'a rien demandé jusqu'ici, me questionne : où est-ce que je travaille ? Je comprends soudain qu'il y a un malentendu. Non, non, je ne travaille pas ici, je ne vis pas ici. Il est surpris. Mais alors, tu es là pourquoi ? Ben, je suis en vacances... !

"EN VACANCES ?"

"Non non non, c'est pas possible ! "dit-il en secouant la tête. "En Thaïlande, d'accord! Mais pas ici! " "Very bad ! Very bad!" répète-t-il



J'en rigole encore aujourd'hui rien que d'y ^penser... sans regretter une seule minute d'avoir éffectué ce voyage. Certes éprouvant, mais avec la sensation d'avoir effectué une belle moisson de rires et de fraternités...

PRATIQUE

IMPORTANT : Dans le cas d'un visa à l'arrivéee, plus aucune prolongation de visa n'est accordée sur place. Ce qui veut dire qu'il ne faut pas excéder les 30 jours de séjour ou bien sortir du pays pour solliciter un nouveau visa.

Pas toujours facile d'obtenir des numéros de téléphone valides pour les guesthouses... Les infos de contact que j'avais glanées avant de partir se sont révélées presque toutes obsolètes... j'espère que citer celles que j'ai pu obtenir en chemin sera bien compris comme étant une mise à jour d'infos et non une pub.

A Nampula, comme dans plusieurs grandes villes (Maputo, Beira...) il est conseillé de porter son petit sac à dos sur le ventre, car les vols sont fréquents dans la rue. Et d'éviter les déplacements de nuit, d'autant plus si l'on porte quelque chose de valeur sur soi. Si l'on ne peut faire autrement que d'arriver de nuit dans une ville avec son bagage, ne pas se déplacer à pied et prendre un taxi.

Un conseil pour les contrôles de police dans le pays: présenter une PHOTOCOPIE de son passeport et de son visa.

J'ai suivi scrupuleusement ces indications et tout s'est bien passé. Mais il n'en a pas été de même pour quelques voyageurs croisés en chemin. L'un avait reçu un coup de machette à l'épaule à Beira par un type qui voulait lui piquer son téléphone portable, un autre m'a raconté comment, à Maputo, avec un autre voyageur, ils ont été controlés par des policiers en voiture, qui les ont fait monter à bord pour leur soutirer de l'argent. Sans être parano, il faut simplement être avisé et prudent.

Cependant, cela ne saurait faire oublier tout le reste. Le positif.

Ce qui m'a paru le plus intense, durant ce voyage, c'est l'énergie brute des rires, et de la fraternité que j'ai éprouvé partout, du Nord au Sud du Mozambique. Le sens du partage, l'humour, les triples poignées de mains chaleureuses, la franchise, la façon de se dire bonjour avec une vraie attention à l'autre, en le regardant dans les yeux, pas comme une banalité ou une convenance dont on se débarrasse... c'est ça qui m'a marqué. Et que j'espère bien retrouver un jour.

Rien ne peut commencer sans un sonore et dynamique: "Bom Dia. Tudo Bem ? " C'est devenu un peu le leitmotiv du voyage.

Que l'on entre dans une administration pour des démarches, une boutique pour des achats; que l'on demande un renseignement à un passant, que l'on croise quelqu'un que l'on connaît... toujours, la première chose qui se demande, c'est ça. Qu'on soit pressé ou non. Comme étant essentiel à tout bon contact; c'est la première chose qui vient aux lèvres des Mozambicain(e)s.

Ces quelques mots; l'essence de ce qu'ils contiennent, sont comme une charte quotidienne appliquée à tous les niveaux de la vie courante, et ça change tous les rapports sociaux ! Ça m'a paru être une bonne leçon à retenir pour nous, les occidentaux, souvent trop préssés, hâtifs, et parfois si négligents sur la politesse !

Le contact humain, c'est bien ce que j'ai préféré, de tout le voyage. C'est ce qui a donné du sens et de la vitalité à ma longue et souvent éprouvante traversée du pays en transports en commun.

Car, je dois bien le dire, je n'ai pas été aussi émerveillée par les paysages que ce que j'imaginais. La déforestation massive, la terre brûlée partout, la vue des gros sacs de charbon de bois en vente au bord des routes, m'ont serré le cœur.

J'ai ressenti de façon d'autant plus vive et cruelle le manque de grands arbres et de verdure, que j'avais été enchantée par l'abondance végétale lors de mon dernier voyage à São Tomé et Principe.

Bien sûr, il y a le littoral, dont le pays peut bien s'enorgueuillir. Mais la côte n'est qu'une portion du territoire (et la coupe de bois semble y aller bon train aussi). Ça m'a fait mal au cœur de voir la terre dans cet état.

Que dire de ce que ça signifie pour la faune ? On peut certes observer des animaux "sauvages" dans les parcs nationaux mais que gnifie encore "sauvage" quand ils n'ont plus d'autre espace pour vivre qu'une réserve, parce que tout autour, la terre a été incendiée? Comment survivre sans ressources végétales ? Jusqu'aux abords du Parc de Gorongosa, j'ai pu observer le sol noirci, les arbres calcinés... Il me semble bien hypocrite de faire grand cas des parcs nationaux sans prendre soin de la nature alentour !

Ceci n'a cependant pas éclipsé l'enthousiasme que j'ai éprouvé grâce aux rencontres... l'humanité, l'énergie, la joie d'être, le courage aussi... de celles et ceux que j'ai pu croiser en chemin, m'ont laissé les yeux pétilllants de complicité et de tendre malice, avec la sensation d'avoir bien de la chance d'avoir pu réaliser un tel voyage... malgré l'entorse grave qui s'est invitée sur mon chemin au 6e jour du périple...

A noter qu'en concurrence de la compagnie nationale LAM qui avait jusqu'ici le monopole, la compagnie africaine low-cost Fastjet desservira Nampula, Beira et Tete à partir de novembre 2017.

Maputo-Beira. Vol quotidien. Depart 06h00 / Arrivée 08h40.

Maputo-Tete. Vol quotidien. Depart 11h25 / Arrivée 13h15. Le vendredi et le dimanche, il y a un second vol Depart 19h55 / arriée 21h45. Maputo-Nampula. Lundi, Mercredi, Vendredi, Dimanche. Depart 15h15 / Arrivée 17h30.

NAMPULA :

RUBY BACKPACKERS Guest-house Rua Daniel Napatima N° 186 (+ 258) 82 717 9923

750 meticais (MZN) / nuit en dortoir 1850 MZN en chambre simple

Carte SIM Movitel (achetée en magasin, pas dans la rue) : 5 mts ! Oui, oui, 5, vous avez bien lu. Dans la rue, on me l'a proposé à 500 et comme j'ai rigolé, le typê a baissé à 50. J'ai encore rigolé et j'ai cherché le magasin... Crédit téléphonique convertible en unités internet : 100 mts (assez confortable pour un certain temps)

Byriani végétarien avec un peu de salade dans un boui-boui: 70 meticais

TRANSPORT NAMPULA-IBO (Prévoir une journée)

Bus Nagi (il y a deux stations de bus à Nampula, selon la destination nord ou sud) Prix en meticais (MZN) : Nampula – Mocimboa do Praia : 600 Nampula – Macomia : 500 Nampula – Silva Macua : 400

Pour aller à Ibo en bus depuis Nampula : Il faut demander à descendre à ADDP ( le carrefour sur la EN 1 qui va vers Quissanga – Tandanhangue). Compter 500 meticais.

Ensuite il faut prendre un chapa (dénomination de tout véhicule qui sert de taxi collectif) jusqu'à Tandanhangue (avec un arrêt à Quissanga). 200 meticais

Traversée en bateau public Tandanhangue-Ibo : 70 meticais En bâteau privé, ça peut monter jusqu'à 2000 !

IBO

KARIBUNI CAMP : 400 mzn pour une chambre, 700 pour un bungalow. Le tout est assez rustique mais le cadre est très sympa, et la cuisine délicieuse. Le diner poisson-riz-salade (copieux) est à 200 meticais. Il me semble que c'est l'unique adresse tenu par un local. Contact : Awale (+258) 878578423

Baobibo a l'air sympa aussi mais les prix sont plus elevés. Tenu par une italienne.

Pas mal d'oiseaux dans le coin.

Pour les excursions en bâteau vers l'archipel des Quirimbas, voir avec le Cinco Portas. Grande enseigne dans la rue principale.

TRANSPORT IBO-ILHA (possible en une looongue journée)

TANDANHANGUE-ADDP en chapa : 200 mzn ADDP-SILVA MACUA en chapa 150/200 mzn SILVA MACUA -NAMIALO en chapa je sais plus NAMIALO-MONAPO en chapa : 100 mts MONAPO-ILHA en chapa : 70 mts

Peut-être moins cher et plus simple depuis Pemba, mais je souhaitais éviter les grandes villes.

A noter que les noix de cajous vendus en bord de route à Lamapa sont meilleures qu'ailleurs. Il faut saisir l'occasion au passage ( les arrêts sont brefs)

ILHA DE MOÇAMBIQUE

RUBY BACKPACKERS Contact : Joana (258) 824670524 Atout : un dortoir spacieux avec de hauts plafonds, et une belle terrasse claire.

Un mot sur la nourriture:

Le matapa, plat typique du Mozambique, à base de manioc pilé, cusiné avec de l'ail, des cacahuètes, des produits de la mer (crabe ou crevettes) est le plat le moins cher. Servi en général avec la xima (purée de semoule de maïs) ou du riz. Compter 140 mzn.

Un curry de crevettes au resto Reliquias: 550 mzn

Par curiosité, j'ai visité un autre hébergement, juste à côté de la Mosquée. Pas dans mes prix mais l'endroit est très charmant. Il s'agit du PATIO DOS QUINTALINHOS .
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HY
Hypnos 9 years ago · Girardinpho
Et si nous plongions au Mozambique
Je fais suite à l’excellent carnet de Nathalie. On vient de boucler un voyage très similaire, largement inspiré de ce qu’ils ont fait l’année dernière, merci à eux ;)

Retour rapide donc sur un petit road/diving trip de 3 semaines au Mozambique avec un bonus de 2 jours au Kruger.

Quelques chiffres ~ 2600 kms parcourus ~ 206 litres de gasoil, soit un budget de ~ 170 euros 8.1 L/100, la conso moyenne pour un Hilux 2.4 SRX doublecab / hardtop, avec environ 300 kms de piste.

Itinéraire 01.09.17 Vol Swiss de Genève 02.09.17 Arrivée Nelspruit vers 12h00, pickup 4x4 chez Hertz; Malelane, Hennie's Rest 03.09.17 Xai-Xai, Chongoene Holiday Resort 04.09.17 Morrungulo Lodge 05.09.17 Vilanculos, Odyssea dive / Casa Babi 06.09.17 Vilanculos -dive (2) 07.09.17 Vilanculos -dive (2) 08.09.17 Vilanculos -dive (2) 09.09.17 Vilanculos 10.09.17 Tofo, Diversity Scuba 11.09.17 Tofo- dive (2) 12.09.17 Tofo-dive (2) 13.09.17 Tofo-dive (2) 14.09.17 Tofo-dive (1) 15.09.17 Zavora, Wobbegong dive 16.09.17 Zavora-dive (2) 17.09.17 Zavora-dive (1) 18.09.17 Dunes de Dovelas 19.09.17 Dunes de Dovelas 20.09.17 Dunes de Dovelas 21.09.17 Malalane, Barnstormers Rest 22.09.17 Kruger, Skukuza 23.09.17 Départ Nelspruit 24.09.17 Arrivée GVA

Tout d’abord un grand merci à tous ceux qui ont bien voulu partager leurs infos lors de la prépa de ce voyage.

L’idée était de prendre un 4x4 à Nelspruit (afin d’éviter de conduire depuis Joburg) chez Hertz en l’occurrence (super rapport qualité/prix) et de remonter la côte Mozambicaine jusqu’à Vilanculos.

Nous voulions prendre notre temps et avons donc fait des stops à Xai-Xai (prononcer « chaille-chaille », sympa, plein de baleines à bosses au large) et Morrungulo (sympa mais pas indispensable non plus). Avec le recul un seul arrêt à Xai-Xai aurait suffi. Surtout que ça roulait très bien sur la RN1, 0 amende malgré la présence de police ici et là, 80 km/h voir + de moyenne. Faut juste ralentir dans les bleds traversés.

A Vilanculos nous avons fait 3 jours de plongée, 2 plongées / jour. Avec le recul une journée de plus n’aurait pas été de trop. Nous avons plongé avec Odyssea dive, très bien, très bon.

Direction Tofo ensuite où nous avons fait 7 plongées et un « ocean safari » (un tour de 2 heures pour voir les baleines). Le tout avec Diversity scuba, très pro, très bien. Tofo est diffèrent de Vilanculos niveau paysage ça change, et donc c’est intéressant de faire les 2 endroits. On a très bien mangé au Sentidos beach retreat à Barra (15’ de voiture depuis Tofo), le seafood platter est à tester !!

Last but not least, Zavora ! Eau plus froide, 19 degrés, mais c’est là où nous aurons vu des palanquées de raies mantas !! C’est vraiment The place à manta ! Du coup on serait bien resté au moins 1 jour de plus. La nuit en bungalow à 25$ au Wobbegong dive est un très bon rapport qualité-prix.

On a terminé avec quelques jours aux dunes de Dovela, là aussi créé et géré par des Français. L’endroit est superbe, les repas sont divins, tout était parfait (sauf l’ensablement pour y aller même si c’était un peu de ma faute …). C’est encore mieux d’y aller avec un téléobjectif, pas mal d’oiseaux à voir. Pas mal de petites ballades à faire aussi.

Une bonne journée de route (environ 550 kms) et un passage de frontière bien chiant et nous voici de retour à Malalane. A la frontière, on a perdu du temps coté Mozambicain car les 2 pékins en charge de checker les visas ne semblaient pas connaitre comment fonctionne le visa francais fait par l’ambassade à Paris. Du coup ils voulaient nous faire payer une amende car mon visa était soi-disant expiré depuis 2 jours. Après moult explications, le big boss de l’immigration a fini pour leur expliquer par A+B qu’en fait tout était bien en ordre … fausse alerte donc. Juste après ce petit incident, on a eu la mauvaise idée de vouloir changer nos MZN en ZAR, au poste frontière donc. Grosse erreur. On était au courant des « prestidigitateurs » qui font disparaitre les billets au moment de la transaction, et bien ça n’a pas raté … en gros on se met d’accord sur le montant du change, le gars nous donne l’argent en ZAR (jusqu’ici tout va bien …) et au moment où je lui donne la liasse de MZN il compte, recompte, commence à dire que c’est pas bon, s’agite, s’excite et grossièrement essai de mettre de côté quelques billets MZN avant de me redonner la liasse, le tout avec son pote à coté évidement. Je l’ai pris en flag, il fait mine de s’énerver encore plus … et du coup ce petit cirque commence à nous énerver aussi, ça crie, on en vient presque à s’empoigner… un douanier juste à côté nous dit de pas faire de business avec ces gars-là … mais il ne fait rien d’autre, il ne bouge pas et ne dit rien au 2 compères … bref, on finit presque par lui jeter la liasse de MZN par la fenêtre et on force le départ en caisse. Pas cool, à éviter donc. Enfin côté Sud Af, il faut encore faire 30’ de queue pour obtenir le coup de tampon qui va bien. Et je n’ai pas mentionné les « crossboarder » coté Mozambicain, qui ne servent à rien au retour car les démarches sont simples, mais qui sont très insistants et pénibles quand même. Bref.

A Malalane on est resté au Barnstormers Rest, avec vue sur une énorme/horrible usine (de canne à sucre j’imagine?) Pas top pour l’odeur et la vue. Très confortable cela dit, et à côté de la gate pour le lendemain matin. D’ailleurs il faut bien arriver tôt à la gate, sinon grosse queue là encore …

Kruger : c’était la 2eme fois donc on n’était pas en terre inconnue, même si on a été obligé de rester à Skukuza ça reste toujours très sympa de vadrouiller dans ce parc, surtout avec un 500mm cette fois-ci ! On aura vu les big five en 1 jour et demi, top ! Enormément d’éléphants aussi, c’est fou ! Pas mal de monde à la gate et à Skukuza mais finalement quasi personne sur les pistes du Kruger, on aura eu un léopard pour nous tout seul, sympa ! On est sorti par la gate de Numbi, qui oblige à traverser des bleds bien glauques pour retourner à Nelspruit airport...

Au retour avec Swiss, nos bagages sont restés à Zurich car la connexion était surement trop courte (moins de 50’). Repas dans l’avion au retour infâme (produits Sud Af super cheap …), avion Swiss pas top pour le Joburg-Zurich (pas bcp de place, système vidéo obsolète, s’il fonctionne …). Mais ça économise des heures de vols par rapport à British.

On a adoré Les raies mantas, les requins baleines, les baleines à bosses, partout !! Et les énormes tortues, mérous et j’en passe … 3 spots de plongée, 3 ambiances différentes, sympa ! Les gens et l’ambiance générale, vraiment très sympa, rien à voir avec l’Afrique du sud Les paysages sympa dès qu’on sort un peu de la RN1, Pomene par exemple ! Les noix de cajou !! La bouffe en générale !! L’Amarula ;)

On a moins aimé Le passage de la frontière au retour … La température de l’eau !! (mais bon, c’est une histoire d’équipement …) Devoir rentrer Etre devenu addict à l’Amarula

Divers Avoir un 4x4 apporte un vrai + en ce qui me concerne. C’est possible d’aller à Vilanculos et Tofo avec une voiture normale, pas possible pour Zavora et dune de Dovela. Cela dit pour ces 2 derniers, ils pourront toujours vous donner un ride pour le dernier bout. Mais un 4x4 c’est quand même vachement + sympa et ça permet d’aller à droite à gauche sans inquiétudes. Et vu les prix pratiqués par Hertz à Nelspruit ce serait dommage de s’en passer. Entre Malalane et Xai-Xai on a décidé d’éviter Maputo en quittant l’autoroute à Moamba, environ 40 kilomètres après le passage de la fronti��re. Du coup on passe par Chinhanguanine et Xinavane. Pas besoin du 4x4 mais à éviter en voiture, pas mal de trous quand même. Certains disent que ça passent bien par Maputo, d’autres que ça bouchonne pas mal. A l’aller on a fait Malalane-Xai-Xai en environ 07h30, nettement moins au retour malgré le passage frontière pénible (mais en roulant nettement + vite sur la route et sur la piste …)

Conclusion 3 semaines qu’on n’a pas vu passer. A faire si vous plongez, pour les mantas au moins !! On a trouvé les plongées relativement faciles mais assez contraignantes quand même : température de l’eau, bcp de transport en « Zodiac » à faire sur une mer souvent agité, faut pas être trop sensible au mal de mer. Visibilité globalement moyenne. C’est sûr que ce n’est pas aussi confortable qu’en Indonésie, mais c’est le prix à payer pour voir ces grosses bébêtes. Pour les non plongeurs, les baleines à bosses valent quand même le détour, prévoir moins de temps cela dit.

Quelques photos en vrac ...

Xai-Xai - Plein de baleines, partout

La preuve !!

Mais aussi plein de mantas !!

Aprés l'effort ...

Dunes de Dovelas

Kruger - léopard & Kudu
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JO
Jojomama 10 years ago · Ta24z
Retour sur un séjour au Mozambique - août 2016
Bonjour Ayant utilisé les conseils et informations disponibles sur le forum pour préparer notre voyage en Afrique du Sud et Mozambique, je me permets de poster un message pour résumer notre passage récent au Mozambique, en espérant qu'il pourra être utile aux prochains voyageurs sur cette destination. Notre voyage était un combiné Afrique du Sud / Mozambique, mais je vais parler surtout de la partie Mozambique du voyage, l'Afrique du Sud étant déja plus largement documenté.

Le voyage a eu lieu la première semaine d'aout 2016.

Le parcours était le suivant : Arrivée au Mozambique via Kruger Park (Hoedspruit, Phalaborwa gate puis Letaba, puis poste frontière de Giriyondo, nuit coté Mozambique au Machampane Wilderness Camp) Puis Machampane (départ 10.00) / Massingir / Macia / Praia do Xai-Xai - Arrivée 16.30 (nuit au Xai-Xai Eco Estate, dans la villa numero 30 tout en haut des dunes : vue superbe sur l'ocean indien et les baleines qui descendent, petite piscine privée sur la terrasse, immense salon et cuisine équipée, le tout pour 100 euro) Puis route jusque Tofo - départ Xai-Xai 12.30, arrivée Tofo 17.00 (4 nuits à Tofo dans une petite villa ou disons plutôt paillote de plage - réservée sur Airbn-machin) Puis retour en Afsud via une autre nuit à Xai-Xai, la route de Maputo, et poste frontière de R.Garcia / Komatipoort. A noter que le périphérique autour de Maputo (le ring) est quasi-terminé et permet un contournement sans douleurs de la capitale. Il manque juste un petit kilomètre à l'extrémité ouest, à l'endroit de la jonction avec la route de Komatipoort.

Nous avons fait le parcours avec un 4x4 loué chez Hertz (Ford Ranger double cabine, très bien). Il faut leur demander (et payer - environ 80 euro) une autorisation pour amener la voiture au Mozambique, mais Hertz n'a fait aucune difficulté pour le faire. Le 4x4 n'est évidemment pas nécessaire sur les grands axes. Il nous a été utile entre Giriyondo et Massingir où la piste était fortement tolée (une berline pourrait néanmoins probablement l'emprunter mais c'est pas fait pour), nécessaire pour rejoindre notre villa qui était située à l'écart du village de Tofo (et nécessitait le 4x4 - ce n'est pas le cas pour 99% des logements de tofo), et bien utile aussi pour contenir les (trop) nombreux bagages de la famille à l'arrière... Nous avons rencontré un groupe qui est venu en voiture et est reparti en avion, qui a donc laissé la voiture au Mozambique (de mémoire leur loueur sudaf est Bushlore - à vérifier par ceux qui sont intéressés par cette option one-way, mais ca n'est probablement pas gratuit). Au retour, ils prenaient un avion sur une compagnie sud-africaine, désolé je n'ai pas le nom, mais c'est probablement mieux que la compagnie nationale mozambiquaine, sur liste noire.

Passage de frontières : Entrée au Mozambique via le poste de Giriyondo sans problème. Nous avons demandé (et obtenu) le visa directement au poste frontière car nous n'avions pas eu le temps de les faire depuis la France. Les visas nous ont couté environ 70 euro pp, à payer en liquide (euro, rand et metical acceptés). Je ne recommande pas cette option de visa sur place, car même si le policier n'a fait aucune difficulté, la belle imprimante à visa peut être en panne ou l'appareil photo ou autre chose et le poste frontière suivant est très très loin, donc autant avoir le visa tout prêt... . Pas de fouille des bagages, personnel charmant. Tout compris, il nous a fallu environ 1 heure pour passer le poste-frontière SA puis Mozambique. Il faut normalement obtenir un peu plus loin (Massingir) une Third Party Insurance pour la voiture. Malheureusement, le formulaire n'était plus disponible à Massingir, et nous avons fait sans ce TPI pendant notre séjour, ce qui n'est pas à recommander non plus. Attention, ce petit poste de Giriyondo ferme à 15.30 l'hiver (donc notamment juillet aout). Pour passer la frontière à Giriyondo, il faut prouver avec une réservation qu'on passe au moins une nuit à kruger, ou dans le Limpopo coté Mozambique. On peut donc être refoulé à l'entrée de Kruger (Phalaborwa) si vous arrivez trop tard pour atteindre Giriyondo le même jour avant fermeture et que votre nuit obligatoire est coté mozambicain (je suis pas sûr d'être clair...). En arrivant à 12.00 à l'entrée de Kruger et avec une réservation coté Mozambique pour nous, c'était un peu juste. Nous avons donc fait une traversée express de Kruger (dans les limites de vitesse), mais sans trop de frustration car nous avions déja longuement visité le parc lors d'un précédent séjour.

Sortie du Mozambique une semaine plus tard via le poste de Ressano Garcia / Komatipoort. 30 minutes max tout compris pour l'ensemble, très peu de monde au moment de notre passage (nous avions pris soin d'éviter les dates de vacances des sudafs), locaux très propres, personnel police et douane cordial, RAS.

Coût de la vie : l'évolution récente du Metical nous était favorable, il a fortement baissé ces derniers mois vs l'euro (1 euro = 70 Metical au moment du voyage). 1 Litre de gazole = 40 Met environ. Un plat dans un bon restaurant tournait entre 250-500 Met, une canette de soda rouge environ 60, une biere idem. Désolé de ne pas être plus précis, je n'ai pas de petit carnet avec toutes les dépenses. A noter qu'on a trouvé beaucoup d'endroits où payer en CB et aussi pas mal de distributeurs (compter qq % de commissions), y compris un à Tofo (à la station service /épicerie, 3 km avant l'entrée du village).

Police : nous nous attendions à quelques amendes et tentatives d'amendes sur la route après avoir lu divers forums (notamment sud-africains) assez inquiétants sur le sujet. Nous avons donc scrupuleusement respectés les limitations de vitesse à chaque panneau (tout comme nous le faisons toujours en France bien sûr). Nous n'avons jamais été arrêtés par la police de tout le séjour, bien que nous ayons vu beaucoup de policiers, munis de radars portatifs sur les routes et dans les villages. Nous ne savons pas si les policiers ont reçu instruction de laisser tranquilles les petits touristes en plaque sud-africaines, mais respecter le code de la route, c'est probablement mieux (les plus expérimentés au Mozambique diront si cela est suffisant).

Sécurité : aucun problème rencontré pour nous au quotidien. Nous avions suivi les mois précédents via les medias l'actualité politique agitée et le conflit plus au nord vers Beira / Gorongosa. Cela avait été un des motifs pour ne pas trop miser sur la partie Mozambique de notre voyage, mais au final nous n'avons vu aucun signe de ces évènements dans notre voyage.

Météo : comme chacun sait, le temps, ça change tout le temps. Donc je vais me contenter de décrire le temps qu'on a eu (début aout) et pas celui que vous aurez si vous y allez à la même période. En gros, 20-25 degrés le jour, ciel variable (alternance de beau ciel bleu et de passages nuageux) assez pour bronzer sur la plage si amateur, et 15-20 la nuit approx. Souvent un petit vent significatif, et une nuit, du gros vent et de la grosse pluie. Température de la mer à Tofo environ 20-23°. Donc prendre le maillot de bain pour la journée et la petite laine pour le soir...

Activités : séjour trop court, pas assez de temps... Je peux citer pour nous à Tofo les sorties requin-baleines, très fructueuses dans notre cas : 5 requin-baleines en 90 minutes (mais évidemment ce n'est pas garanti, on n'est pas au zoo), magique. C'était environ 30 euro par personne pour la sortie au moment de notre séjour, masque-palmes-tuba fourni, environ 2h de sortie, personnellement je trouve que c'est vraiment cadeau. La sortie est dans un gros zodiac (fait pour nous avec 'Tofo Scuba', très bien, mais il y a d'autres agences à Tofo qui le font aussi), par groupe de 10-12. Assez sportif pour passer la barre, gérer une belle houle en mer, puis pour suivre la grosse bête à la nage en pleine mer et remonter x fois dans le bateau avec ses petits bras musclés (ou pas), on est rentré fatigués mais contents. Vu aussi une baleine en rentrant, mais on ne s'approche pas et on ne plonge pas. Nous avons fait également quelques séances de surf (niveau débutant), avec un prof (chez Surf Shack) - compter 15 euro la séance avec prof (bcp moins si c'est juste pour louer la planche), le site de Tofo se prète bien aux surfeurs débutant mais aussi aux plus avancés (qui commenteront le spot mieux que moi). Petite sortie de 3hrs à cheval possible sur la plage et dans les dunes au nord de Tofo, le long de la cote splendide, traversée de petits villages cachés, donc très bien aussi (15 euro pp ?). Pas testé la vraie plongée, mais on a vu plein de vrais plongeurs à Tofo, donc il y a sûrement à faire et sûrement des gens pour en parler. Nous regrettons beaucoup de ne pas avoir eu plus de temps disponible à Tofo, et aussi pour explorer les plages plus au Sud (Gunjata, Quissico, Dovela etc), ainsi que le nord (Vilanculos), qui méritent probablement tout autant le détour.

Restaurants : aussi bien à Xai-Xai qu'à Tofo, nous avons trouvé des bons petits restaurants (viandes, poissons etc) à prix très raisonnables (on tournait entre 25 et 40 euro à 5 pour le plat + boisson). Le service est, il faut bien le dire, généralement assez lent, mais les serveurs sont très sympas et se débrouillent en anglais (je suis nul en portugais) et puis c'est les vacances. Je signale pour ceux qui ont des ados accros aux réseaux sociaux & co que bcp de ces restos ont le wifi (débit souvent faiblard néanmoins).

Logement : nous avons pris à Tofo une petite villa isolée au sommet d'une dune, rustique, accès en 4x4 mais vue splendide sur la mer et bien isolée, avec de temps en temps une baleine qui passe au loin, c'était bien sympa. Outre les hotels visibles dans les guides et internet, et du fait de la clientèle saisonnière sud-africaine, il y a pas mal de villa à louer sur Tofo, à des prix assez variables. C'est une bonne option pour ceux qui viennent en petit groupe ou en famille. Plusieurs étaient déjà prises lorsque on a voulu réserver (tardivement) et ce même si aout ne semble pas être le pic touristique de l'année, il est donc probablement souhaitable d'anticiper la réservation. A Xai-Xai, pas grand monde au moment de notre passage, beaucoup de choix pour se loger.

Résumé : on aurait dû rester plus longtemps au Mozambique, et sur la base de notre court séjour, on ne peut qu'inciter à visiter ce beau pays.
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VO
Voyajou 11 years ago · Saint
Afric'Addict
Afrique du Sud

Au commencement.

Les formalités préalables au départ se déroulent d'une façon inhabituellement rapide, tant celles liées à la voiture et à l'avitaillement que l'obtention du visa pour le Mozambique auprès du consulat du Cap. Il faut dire qu'édifié par ses rebuffades du précédent départ (une semaine passée sur place, de préparatifs en contretemps, à la mettre en condition), deux semaines avant mon arrivée, j'avais inscrit la case à roulettes au fameux stage de motivation « Go Beyond » de Land Rover. Deux semaines qui n'ont pas été de trop pour l'écouter et la préparer pour un voyage de treize semaines envisagé tout au long des côtes du Mozambique et jusqu'au Malawi puis la Zambie. Trente heures après l'atterrissage, nous sommes prêts à partir, un peu déconcertés que tout aille aussi bien : à quand la première tuile ? Elle n'aura pas tardé ! A huit heures je vois un sac ouvert sur le parking, mon sac ! Pendant la nuit, passée au backpacker où nous avons nos habitudes en début et en fin de voyage, la voiture a été cambriolée par une vitre brisée. A neuf heures la police établit un constat désabusé, à dix heures la vitre est commandée et notre hôte, confus sinon confondu, nous offre une partie du séjour. Nous sommes un samedi et il faudra attendre mardi soir pour partir, vitre changée. Tout le monde a été parfait!

La voiture de location est si moche qu'elle ne peut être sortie que du cerveau d'un styliste bridé (par les contingences économiques, s'entend). Par charité, on en taira la marque (d'autant que cette nation vient de battre l'Afrique du Sud lors d'un match de rugby de la Coupe du Monde et qu'on ne leur cause plus. Sans compter qu'on n'a pas oublié que les mêmes élaborent un whisky à faire passer un Ecossais par toutes les couleurs du tartan).

Une lampée d'Avenir 2012 (Chardonnay, notes florales, etc) est comme la première gorgée de lait, quoiqu'on en ait aucun souvenir, mais elle pourrait tout aussi bien être la dernière. En serait-elle encore meilleure ? Est-il normal de régresser au stade oral lorsqu'on revient aux origines de l'espèce ?

Le lendemain, après une bière artisanale LionHeart, c'est Tiger qui nous accueille dans son ermitage de Mc Gregor. Ce village très ancien fut un des premiers établis par les colons s'éloignant du Cap et, comme souvent, la rue principale est nommée Voortrekker (le nom des pionniers) et se termine par une piste en cul-de-sac face à la montagne.

L'institution dominicale est tenue par un couple de quinquas, gay et cordial, en rupture du Cap et dignes fils de Cecil Rhodes, en moins téméraires. Comme il faut décidément que ces blancs mettent à part, et faute de pouvoir le faire désormais avec les noirs, ce sont les fumeurs qui trinquent et qu'on parque dans un enclos végétalcerné d'effluves florales capiteuses, un vice censé couvrir l'autre. Une femme, millésime 1930, descend d'une fourgonnette siglée du nom d'un domaine viticole de la vallée (est-ce son Chenin blanc dans nos verres?). Noueuse comme un cep et guère plus haute, nez crochu, les mains comme des serres et une longue crinière de neige frisée au fer, elle gravit les marches qui conduisent au restaurant où elle est accueillie comme une hôte de marque : elle est la maman d'un des restaurateurs à qui elle apporte un panier bleu, comme un secret.

Dans l'Overberg, c'est la fashion week et les défilés sont jonchés de fleurs multicolores, plus Kenzo que Karl, tandis qu'au débouché des vallées, dans les champs bataves, d'autres fleurs mouvantes s'affairent autour d'arbres fruitiers contraints en espalier: bonnets roses, tuniques bleues, foulards jaunes, en autant de variations qu'il y a de petites mains.

La suite du tour de chauffe nous emmène saluer les baleines batifolantes d'Hermanus et les pingouins facétieux de Betty's Bay, fait halte dans un manoir de Gordon's Bay dont la girouette est une baleine harponnée au faîtage, et se termine au garage : la bête est prête. 3, 2, 1... Go ! (beyond). GOG (Good Old Grahamstown)

La déprise des Anglais n'est pas achevée et la ville est cotonnée dans un fog qui rassure la cathédrale anglicane et les façades victoriennes. Dans les faubourgs nord, des vaches maigres divaguent parmi le bric-à-brac de constructions légères et les épaves de pick-up désossées, dans une constellation d'ordures. Elles broutent une Voie Lactée déchue (pots de yaourt ou de fromage frais, bouteilles de lait) et on accusera leurs pets de crever l'ozone alors qu'elles ne font que crever les bulles de plastique de la zone humaine; émissives, oui, émissaires, non ! Un enfant, sanglé dans un anorak bleu glacier, s'agrippe aux hardes d'un vieillard grunge pour traverser la route.

Un Paradis ?

Dans la rivière, des dizaines d'enfants frétillent en bancs, mais on peut aussi taquiner la truite dans la Bell River. On se tient aux pieds du sud Lesotho, un cavalier noir, à cru, remonte la rue principale au galop, fendant un troupeau de moutons qui la traversait. Au plus près de l'eau, les quelques rues en terre du village historique sont bordées de jolis cottages sans clôtures, dont beaucoup sont devenus des guesthouses et, attenant sur la colline, s'il y a bien un township, c'est comme un township de campagne (il n'y a pas de mot pour le dire, autre que location). Les rues sont pavées et les lots sont assez grands pour que des enclos à volaille, à moutons et à chevaux jouxtent les constructions d'infortune Un mariage, venu de loin, se tient sur le parvis de l'église réformée où on nous invite avec force gestes et sourires le seul hôtel de la petite ville moribonde, édifié au dix-neuvième siècle, est à vendre l'extrême gentillesse de l'artiste qui nous offre un thé est comme le sucre-glace de ses gâteaux. Nous passons la nuit dans une chambre du pub local installé dans une école désaffectée et classée monument historique. Une heure avant la tombée du jour, les pick-up et les motos tout-terrain (le goudron s'est arrêté à quatre-vingt kilomètres d'ici) commencent à arriver pour le rituel braai du samedi soir. Tout ce que l'alpage compte de fermiers s'est donné rendez-vous sous mes fenêtres : autant nous joindre à eux.

… Ou un enfer ?

En plus du braai hebdomadaire, ce soir il y a match, match de rugby ! Et devinez qui joue ? l'Afrique du Sud ! Contre Samoa, une occasion de laver l'affront nippon. Le pub est plein comme un stade, une bonne moitié des spectateurs (soit la totalité des hommes) ne déparerait pas dans le pack sud-africain. Ils font le match physiquement, comme s'ils étaient sur le terrain, han, ouch, hop (traduit de l'afrikaans) quand le ballon fuse de mains en mains, mais en beaucoup plus bruyants -où est l'arbitre?-, j'ai perdu la moitié de l'audition ce soir. Leurs filles de vingt ans, belles comme savent l'être les slaves, sont au premier rang (faute de night-club?) tandis qu'un colosse de Rhodes attise un alignement de braises qui tiendrait à peine entre deux poteaux et qu'on apaisera de viandes, dix minutes avant la fin du temps réglementaire. A 22-6, essai marqué avec élégance par un joueur sud-africain métis (ils ont aussi une espèce de Chabal), d'une bourrade, mon voisin me décolle la plèvre. J'hésite à demander réparation à la tenancière qui m'a tout l'air d'une ex-championne de catch. Demain, nous quitterons cette vallée par le plus haut col d'Afrique du Sud.

Gorges

Mavis, haute comme trois mangues et également ronde, est coiffée d'une perruque raide moirée. Son sourire est irrésistible mais je résiste à son offre de dessert. Elle officie à l'Oribi Gorge Hotel qui hésite entre mauvais goût et charme (vus de la maison). La construction est de béton imitant la pierre locale mais, alors que chaque pierre devrait être différente de l'autre, on fait face à un copié-collé à l'infini. La réceptionniste, moulée à la louche, se rengorge lorsqu'elle traverse le lobby, le maître d'hôtel file sur ses escarpins vernis et le barman est à la fois pro et friendly (la classe internationale). Une famille indienne locale, quatre générations attablées, qui insuffle un cérémonial à la salle un jeune couple métis, d'ascendances cosmopolites un autre, plus âgé, de blancs qui rêvent de France deux blancs-becs qui se bécotent, insouciants de l'intendance et nous, voilà toute l'assemblée. La chambre est vaste mais qui a conçu la salle de bains ne doit jamais en prendre : allongé, on a la tête dans les robinets et la pomme de douche qui goutte (le supplice éponyme) sur le crâne. Lorsqu'elle se vide, la baignoire dégorge dans le lavabo. Au matin, l'Oribi Gorge est voilée mais pas assez pour cacher le désastre. Une compagnie de divertissements a installé des agrès, saut à l'élastique, pont suspendu et une vaste fabrique de ciment occupe le fond de la vallée.

Océans

Vus de leurs rivages, l'Indien et l'Atlantique ont en commun d'être des briseurs de grèves, les battant sans relâche, ressac ressassé, stakhanovistes de la vague écumant d'impuissance. Sur la Dolphin Coast, des kilomètres de côtes sauvages au pays zoulou, un simple panneau vous rappelle qu'il n'y a pas de filet anti-requins et que vous vous baignez sous votre entière responsabilité. J'ai bien fait d'oublier mon costume de bains, ce n'est pas un coin pour les pingouins.

Où sommes-nous Tembe ?

A l'entrée de la réserve, un cerbère mutique nous délivre des tickets et, par ondulation mambesques du bras, nous indique comment gagner le lodge de Tembe Elephant Reserve. Nous méconnaissons le langage des serpents, le plan multi-polycopié est illisible et sans échelle et la signalétique réduite : il nous faudra une demi-heure pour trouver le havre situé à deux kilomètres de l'entrée. Pour demeurer ici, il aurait fallu réserver à Durban, à cinq cent kilomètres de là, il n'y a pas de possibilité de camper et les installations, réputées luxueuses et chères en conséquence, sont moyennement tenues en regard des prétentions. De toute évidence, les voyageurs indépendants et imprévoyants ne sont pas les bienvenus. Cela tombe bien, nous n'avons aucune envie de rester après une virée par les pistes sablonneuses où nous rencontrons les soi-disant plus grands éléphants d'Afrique (et donc du monde). De toutes façons, un éléphant c'est grand et lourd, alors qu'il pèse sept tonnes au lieu de six ne change rien à l'affaire, d'autant que ce n'est pas la taille qui compte mais la vitalité. Et les éléphants de Tembe sont mous. Il y a aussi des Nyalas (beaucoup) dont la femelle est sans doute la moins gracieuse des antilopes africaines : croupe en dedans, échine arrondie, encolure plongeante et déplacement lourd. Un peu plus tard, à l'entrée de Kosi Bay, une garde-barrière enjouée nous explique que la réception est fermée mais que nous n'avons qu'à choisir un emplacement ou un chalet, que les gardiens nous donneront les clefs et qu'on verra demain. Demain nous entrons au Mozambique par Ponta do Ouro.
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SA
Saint 12 years ago · Cellesw
De Johannesburg à Maputo
Johannesburg... L'aéroport O.R TAMBO est nouveau et offre désormais un aspect plus accueillant. Les formalités de police sont relativement rapides.. Le passage à la douane ne présente pas non plus de difficultés particulières. C'est donc une arrivée plutôt cool et détendue. Juste le temps de récupérer mon sac et me voilà dans le hall de sortie. J'ai un billet de bus " INTERCAPE " pour Maputo, capitale du Mozambique, dans la poche. Acheté en France par internet.. Départ 22 heures. J'ai du temps devant moi ; il n'est que 16 heures.

Pour se rendre à "Park Station" la gare centrale des bus qui dessert de nombreux pays tels que le Zimbabwe, le Mozambique etc. il faut désormais prendre un taxi. Alors que " Le Petit Futé" affirme qu'il y a des bus chaque demi- heure. A propos de ce guide, il serait grand temps qu'ils arrêtent d'escroquer leurs lecteurs en vendant des informations obsolètes . Ils actualisent très peu leurs guides et les proposent comme "édition de l'année" ce qui trompe évidemment l'acheteur. C'est à la fois très agaçant et surtout source de surprises désagréables.🤪

Selon les dires du chauffeur de taxi qui m'a " pris en main", il y a 28 kms à parcourir jusqu'à la station de bus en question. Ils seront effectués en une demi- heure pour la somme de 300 rands Sud Africains. Pas de compteur bien sûr... Soit 25 euros exactement car le taux de change, après commission , est de 12 rands pour un Euro. (Les commissions de change en Afrique du Sud sont lourdes). Donc , un peu cher quand même . Encore une fois merci le Petit Futé pour l'info. !! Combien faudra- t- il payer pour ne pas à avoir à jeter ce petit opuscule à la poubelle dès son achat..? On doit pouvoir aller également à " Park Station"par le train. Il y a une ligne directe qui part de l'aéroport et qui dessert l'endroit. Bizarrement personne ne la mentionne , y compris au "point information" de l'aéroport. Ça sent les "petits arrangements" avec les chauffeurs de taxi non officiels qui attendent patiemment les touristes fraîchement débarqués... Je n'ai donc pas testé ce moyen là mais j'ai constaté qu'il y avait effectivement une station de train qui jouxte " Park Station". Donc c'est très probablement "jouable". Le billet coûterait 150 rands. Ce qui me semble élevé. C'est donc une info à vérifier. Car si on est deux ça ne vaut plus le coup.

Le bus pour Maputo est à 22 heures ce qui me laisse largement de quoi faire un petit tour d'horizon de cette gare routière . A cette occasion, je m'aperçois que de nombreuses compagnies font le même trajet à des heures sensiblement identiques. GREYHOUND , entre autres, semble très bien. Inter-City et d'autres feraient aussi l'affaire. J'ai choisi INTERCAPE qui fait beaucoup de pub sur internet. La gare routière n'est pas très grande. On peut y trouver quelques restaurants qui ferment au plus tard à 21 heures. Par ailleurs, il semble difficile d' y passer la nuit en cas de réel besoin..

J'attends donc, face à une bière, le moment de l'enregistrement des bagages. Le départ s'effectue pratiquement à l'heure. La première impression est plutôt bonne; les sièges sont confortables et le bus est propre. Il y a même des toilettes.

Nous arrivons un peu avant 6 heures du matin à la frontière et il faut attendre l'ouverture du poste. La nuit a été froide. Le jour se lève doucement sur des bâtiments gris sans intérêt. Nous traversons à pieds jusqu'au Mozambique. Il fait vraiment très frais.. Les formalités sont réglées en une heure et dés 7 heures du matin, nous sommes sur les routes du Mozambique. Il reste environ 150 kms pour rejoindre Maputo. Ce que nous ferons en un peu moins de 2 heures. Il y a trois arrêts à Maputo. Le premier, Mattola, est dans la banlieue de Maputo et les deux autres sont en centre ville. Il est préférable de choisir le deuxième qui est en plein centre ville. Mieux situé car vraiment central. Je m'aperçois vite que Maputo n'est pas une ville compliquée et il est aisé de s'y repérer. Les avenues encadrent bien un ensemble de nombreuses rues parallèles . Mais je suis un peu déçu de l'architecture. Je m'attendais à trouver des bâtiments coloniaux. Il n'en reste que vraiment très peu. Délabrés de surcroît. Une fois encore, le Petit Futé affirme que c'est une ville incontournable du Mozambique.. Y sont- ils vraiment allés..?? J'ai vu une belle gare ferroviaire et quelques façades intéressantes. Rien de plus. J'ai visité ce qu'ils appellent " la Cathédrale." Bof.!!! Pour le reste , les rues sont animées et la ville sans être laide, n'offre aucun site magnifique. La propreté laisse parfois à désirer dans certains endroits très fréquentés.

On m'avait précisé aussi que les prix des hôtels étaient prohibitifs. Je m'en aperçois rapidement ... Je trouve enfin, après une bonne heure de recherche , un hôtel minable qui m'offre une chambre exiguë et sans salle de bain pour 20 euros sans le petit déjeuner. Le "Taj Mahal " guest - house. Rue Ho Chi Min. Un des moins chers en effet. Probablement aussi le plus minable . Matelas indigent et ventilo cassé. Vitre fendue et crasseuse. Disons que je n'ai pas eu de chance pour cette première chambre. De surcroît l'endroit est bruyant et le restera probablement toute la nuit. Fort heureusement mon manque de sommeil de ces derniers jours compensera ce désagrément.

Les bruits extérieurs et Klaxon me réveilleront vers 6 heures.

Tous les bus en partance vers le nord du pays quittent Maputo à 4 heures du matin. Je ne partirai donc pas ce jour. Cela me contrarie un peu car il me semble avoirsuffisamment vu Maputo. En tout cas suffisamment à mon goût. Et la chambre ne m'incite pas à rester plus longtemps. Il me faut donc une autre porte de sortie... Je m'informe auprès du chauffeur de taxi continuellement en poste en face de l'hôtel dans l'espoir d'un client facile. Il m'apprend qu'il y a une gare routière qui s'appelle " JUNTA" d'où partent de nombreux bus locaux pour Xai - Xai, ma prochaine destination. Le prix initial de la course pour se rendre à Junta est de 300 Metzical. Il est rapidement ramené à 150. Cela me donne une indication de la marge de négociation.. Ici, comme ailleurs, il y a des prix " touristes".!!! Et quand on connaît les bus de villes passent à 2 avenues plus haut et ne coûtent que 5 Mtz. Je l'apprendrai au retour... Marché conclu donc pour 150 Mtz. Check out rapide, j'embarque mon sac et me voilà parti pour "DA JUNTA". Une petite demi- heure de trajet et nous sommes arrivés. Il me faut déjouer les pièges des nombreux rabatteurs qui veulent remplir les bus et mini- vans au plus vite. Un peu de chance et du "pifomètre" me permettront finalement de trouver le bon bus. Je pars dans la foulée pour Xai Xai ( prononcer Chaï Chaï ) pour 206 Metzical, environ 200kms d'une route correcte qui seront effectués en un peu plus de 3 heures. Je trouverai à me loger au " CONCHA MOTEL". Là encore une chambre peu avenante sans eau chaude et sentant un peu le moisi pour 20 euros.. Les toilettes fuient et innondent partiellement la chambre. Personnel gentil cependant. Ils viennent tout nettoyer. Je répare moi-même la chasse d'eau. L'hôtellerie semble vraiment le gros point faible du Mozambique..

(Le taux de change est de 40 Metzical pour un euro. Il faut changer les euros à la FNB , First National Bank , qui ne prend pas de commission . Réseau sur tout le territoire. )
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SA
Saint 13 years ago · Kola
De Xai Xai à Vilankulos (Mozambique)
De Xai Xai à Vilankulos. Le 21 juin 2013.

Debout à 6 heures . Je quitte ma chambre humide sans regret. Adieu la douche qui goutte et les toilettes qui fuient.. A cette heure matinale, inutile de songer à ce qui pourrait ressembler à un petit déjeuner.. Pas même un petit café.

Le jour est déjà levé et il fait encore frais. Je me positionne sur le bord de la route et attends un bus qui viendrait de Maputo..il y a déjà plusieurs personnes. On se lève tôt en Afrique. Le hasard veut qu'un Toyota 4x4 flambant neuf se soit arrêté à proximité. Je m'adresse au conducteur , lui explique ma destination. Il accepte de m'emmener moyennant 500 Metzical . C'est moins cher que le bus et bien plus confortable. Je n'hésite pas une demi- seconde et me voilà assis confortablement , prêt pour absorber les 500 kms de route jusqu'à ma destination. Il n'est pas encore 7 heures. Si tout se passe bien j'arriverai à Vilankulos vers 13 heures. Une véritable aubaine.!!

La route est en bon état et le paysage, sans être exceptionnel, reste des plus agréables. Palmiers et quelques baobabs. Une forêt peu dense. De nombreux et jeunes écoliers sur le bord de la route. On enfile les kilomètres sans problème et vers 13 heures mon chauffeur me dépose à une croisée de chemins. C'est PAMBARA. A droite ma destination.. Lui continue tout droit, vers Beira, 500kms au nord et moi , il me reste une vingtaine de kms pour atteindre mon but.

Je me poste, une fois de plus , sur le bord de la route , plutôt déserte. La chance me sourit à nouveau. Rapidement, un pick-up qui ramène des ouvriers des champs s'arrête pour me prendre et une demi- heure plus tard moyennant une somme modique, me voilà au centre de Vilankulos.

Il ne me reste qu'à trouver un hôtel convenable à un prix abordable. Ce n'est pas le plus simple. Je l'ai déjà évoqué , les prix de l'hôtellerie au Mozambique sont incroyablement élevés. Bien trop élevés pour le niveau de prestation offert. Les premiers hôtels que je découvre offrent des chambres entre 80 et 100 euros. C'est un peu la norme de prix mais nettement au dessus de mon budget.

Un " local" qui parle un peu anglais m'indique une adresse pas chère. Le "Dercia Motel". Je m'y rends. C'est effectivement pas très cher mais très " local"...! Cela fera mon affaire. Au moins pour cette nuit. La chambre est petite et les sanitaires et douche sont sur le palier. Pas très grand et vraiment spartiate. Bonne surprise, le matelas est plutôt bon. Mauvaise surprise, ça gueule dans les environs.. J'ose espérer que cela s'arrêtera cette nuit sinon.. Même avec une tonne de boules Quiès dans les oreilles, il me sera impossible de fermer l'œil.

Je pose mon sac , trouve un petit resto où on sert le désormais incontournable 1/2 poulet riz- salade. J'ai une petite overdose de poulet. J'en mange chaque jour et à chaque repas depuis mon arrivée dans ce pays. !! Mais là, je n'ai rien mangé depuis hier soir. Puis, j'essaye , comme chaque jour de trouver un spot WiFi. Ça commence très mal car ici , comme dans les précédentes villes, ils ne semblent même pas comprendre le sens du mot.. Une Sud africaine a entendu ma conversation et elle m'indique un lieu où, parait- il , je vais trouver mon bonheur. Le " Kilimandjaro Café." Je m'y rends.. Divine surprise , je suis accueilli avec le sourire par un couple de Sud Africains qui me confirment qu'ils ont le Wifi et que cela fonctionne. Je teste immédiatement à l'aide de mon IPad. Youpi... Ça marche. -32 mails en attente d'être lus et tous les miens qui vont pouvoir partir. Super..!

Je me commande un cappucino, excellent au demeurant pour 50 mtz, et m'attelle au tri et à la lecture de tous mes mails. J'actualise toutes mes données et aussi celle du "Monde" que je consulte théoriquement chaque jour.. Parfait. J'aurai de la lecture ce soir.

La nuit tombe vite. Vers 17 h30 le jour décline rapidement. A 18 heures il fait nuit noire. Le café ferme ses portes avec l'arrivée de la nuit. Je n'ai toujours pas vu la plage qui se trouve pourtant toute proche. Ce sera pour demain. Je n'ai que ça à faire.
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SA
Saint 13 years ago
De Nampula à Ilha de Mozambique
NAMPULA--> Ilha de Mozambique.

Pour quitter Nampula, soit en direction de Pemba ou Nacala, il semble intéressant , si on ne veut pas prendre un transport local hyperchargé , de sortir du centre- ville. A partir de la gare ferroviaire, Il faut se rendre au "contrôle" routier de police moyennant 5 Mtz en chappa. De là, tous les véhicules se rendent à Nancala ou Pemba. Obligatoirement.

Pour Ihla de Mozambique, il faut donc prendre la direction Nacala et s'arrêter à la jonction de MONAPO. Le coût de se trajet se monnaye en général à 150 Mtz tandis que pour vous rendre à Nacala , il vous en coûtera 200 Mtz. De la jonction de Monapo à l'entrée du pont de Ilha de Mozambique c'est normalement 70 Mtz et surtout plus de 2 heures de trajet en chappa local. Un arrêt tous les kms avec remplissage et vidage de bagages.. Assez irritant. Je déconseille. D'autant qu'il y a suffisamment de véhicules privés qui se rendent à Ilha. ( prononcer ilya). Le gain sur la durée du trajet compense l'attente possible d'un véhicule privé.

ILHA DE MOÇAMBIQUE.

L'île n'est pas bien grande. Environ 2 kms de long. Tout peut se parcourir à pied.

De la sortie du pont aux hôtels compter cependant un bon kilomètre. Idéalement , quand on ne connaît pas, demander à s'arrêter au niveau de l'hôpital. Un splendide bâtiment construit en 1873 , superbement délabré.

C'est un ensemble de 3 bâtiments coloniaux qui, faute d'entretien, se détériore énormément mais qui ont gardé un charme extraordinaire. Bien évidemment c'est moins moins réjouissant pour les malades.

Dans l'île, 5 ou 6 hôtels , plus ou moins chers ou plus ou moins confortables. Si vous disposez d'un large budget, 'hôtel Escondidinho est l'un des plus attrayants car il possède un joli patio, une piscine et de belles grandes chambres. Il y en a onze en tout à des prix variant de 60 à 110 dollars US. Petit déj inclus. Tel +258 26 610 078. Réservations possibles par internet. Wifi offert. La guest- house " RUBY " avec son dortoir à 450 Mtz par personne ( 5 pers dans la même pièce) et ses chambres à 1500 Mtz semble avoir la côte parmi les voyageurs. Si l'endroit, propre, pas désagréable au demeurant, attire bon nombre de voyageurs, je trouve le rapport qualité- prix vraiment peu intéressant. Les guides papiers doivent réviser leurs informations. La patronne qui à également des dortoirs à Nampula semble avoir très bien compris ce que le mot "profit" veut dire... A quelques centaines de mètres de là, la pension BRANCA qui fait face à la mer me semble plus intéressante et l'hôtel MUXELELIA ( même propriétaire) offre une ou deux chambres à deux lits décorées avec goût , pour 1000 Mtz. D'autres chambres à un seul et grand lit sont aussi disponibles pour 1500 Mtz , petit déjeuner compris. Une des meilleures adresses de l'île me semble- t- il. Une nouvelle guest - house, non loin de là, en front de mer , va ouvrir ses portes incessamment . Un grand bâtiment tout blanc. A voir donc..!

A une petite centaine de mètres de l'hôtel , le restaurant " ANCORA D'OURO " , offre une prestation correcte mais avec des prix plutôt " touristiques" . Il est vrai que c'est la clientèle essentielle du lieu. Poisson, pizzas, steaks, fruits de mer. 300 Mtz en moyenne pour un plat et 65 Mtz la bière. L'endroit est agréable, sur un angle , face à l'église de la Miséricorde.

Mais les restaurants se développent. Tenus par des européens , les prestations sont correctes mais bien plus chère que dans les petits resto locaux comme le SAQUINA.

L'Ancora d'Ouro offre le WiFi .. Et là... ça dépanne bien pour tous les " connectés." Le Wifi n'est quand même pas encore très répandu au Mozambique . Ilha est assez bien dotée en restau plutôt sympas. Seuls les prix le sont parfois moins. La nourriture semble plus variée ici que tout ailleurs dans le pays. Influence touristique oblige. Et bon nombre de restaurants sont tenus par des européens.

L'île est un petit coin un peu à part au Mozambique.

Calme, avec une architecture coloniale délabrée mais en phase de ( lente) reconstruction, l'endroit vous plonge dans une atmosphère propice au farniente. Peu de bruit car peu de voitures et seulement quelques motos pétaradantes viennent troubler le calme des lieux.



On peut y passer quelques jours avec plaisir pour souffler un peu.

Il est possible de changer de l'argent à la "Bim Millenium", à un taux moins favorable qu'à Maputo. Mais ça peut dépanner si vous êtes prêt à faire la queue pendant plus d'une heure.. Quelques changeurs au black. Pas vraiment intéressant. Et.. je l'ai déjà évoqué, agissez avec prudence.! En cas de soucis ne comptez pas trop sur la Police locale.

Si le tourisme venait à se développer, ILHA, comme disent les locaux, serait très probablement un must en terme de destination. Pour l'instant, et depuis mon dernier voyage à Ilha, ( 2006), rien n'a vraiment beaucoup bougé. Population toujours gentille, quelques jeunes rabatteurs désœuvrés, et une vie tournant au ralenti.

Seule la pêche, quelques commerces, services administratifs et l'hôtellerie font vivre les habitants. Il fait bon flâner dans les ruelles ou au bord de la mer surtout si vous avez eu l'excellente idée de venir au mois de juin. Température idéalement douce.. Pour sortir de l'île, direction Pemba ou Nampula, même opération. Il faut repartir à la jonction de Monapo . Le meilleur endroit est l'entrée du pont.
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SA
Saint 13 years ago
De Cuemba à Quellimane
Cuemba.. Une halte sur la route du Malawi.. Mais je fais demi tour. Je suis arrivé dans cette ville, hier soir vers 16 heures par le train qui part de Nampula le matin à 6 heures. Ville sans aucun intérêt, mais point de passage obligé. Je souhaitais découvrir les bords du lac Nyassa à partir de Linchinga et je pensais revenir à Maputo par l'avion. J'apprends de la LAM, compagnie aérienne nationale, que l'aller simple pour Maputo est à 360 euros. Là c'est trop... Je rebrousse chemin en direction de Maputo, toujours par la route. Je pourrais reprendre le train en sens inverse mais je décide d'aller à Gurué. Etape manquée en montant vers le Nord. De là, il sera simple de rejoindre Mocuba. Normalement.

Lever 4 heures du matin. Je quitte l'hôtel "Carioca" sans regret. Escroquerie pure. Mais pas de concurrence à part un autre hôtel plus cher et aussi lamentable. Rues désertes, lumières blafardes. Atmosphère pesante. Fraîcheur de la nuit. Estomac vide. Il faut rejoindre l'endroit de départ des chappas pour GURUE et marcher environ deux bons kilomètres. Traverser la voie ferrée.

Départ à 5h30. Dans un van hyper chargé....22 personnes et 3 enfants. Je n'en crois pas mes yeux. Jamais je n'avais vu ça auparavant lors de ma vie de voyageur, pourtant pas si mal remplie. C'est invraisemblable mais pourtant réel. Je n'ose pas imaginer ce qui se passerait en cas d'accident. Je suis effaré alors que les passagers sont plutôt souriants. Ils acceptent de bonne grâce d'être traités de la sorte. L'inconfort ne semble nullement les perturber et fait partie de leur quotidien , à défaut, de leurs habitudes. Soumission totale au dicktat du chauffeur. C'est ça ou rester sur place. il n'y a qu'un seul chappa pour Gurué.

Paysages vraiment jolis et piste bien carrossable. Le chappa peine dans les montées car nous sommes, à l'évidence, en surcharge. Avant Gurué, une petite altercation avec le chauffeur du Chappas. Son véhicule est tombé en panne à 20 kms de la ville et il veut nous faire payer malgré tout, la totalité du trajet. Soit 200 Mtz. Je refuse. Échanges virils. Je suis d'autant moins enclin à faire un effort que je le trouve fort désagréable, un peu hargneux et surtout à la limite de l'honneteté. Je lui laisserai 150 Mtz malgré ses menaces. Mes 115 kgs ont fait pencher la balance de mon côté.

Je rejoins GURUé à l'aide d'un 4X4 qui a bien voulu s'arrêter pour me prendre à son bord. La route est superbe. de la moyenne montagne, vallonnée, couverte d'immenses plantations de thé. Juste le temps de m'acheter un morceau de pain, j'attrape de manière inattendue, quasiment inespérée, un bus qui part pour Mocuba. Un Coaster Toyota où ne nous sommes pas entassés comme du bétail.!! Finalement le plaisir sera de courte durée, le conducteur nous déposera à mi- chemin à ILE. C'est une pratique courante de se refiler les passagers comme s'il s'agissait d'une vulgaire marchandise. Je poursuis donc ma route dans un autre mini-van, bien moins confortable. Mais il ne reste que 1h30 environ de transport. Ca ira. A MOCUBA , c'est le même scénario, le chauffeur transvase les passagers dans un autre Chappa qui est déjà bien rempli celui-ci.. Je décide de mettre fin à ce désagréable scénario et réclame l'argent du voyage payé jusqu'à Quellimane. J'ai décidé de tenter le stop. Je connais déjà l'endroit pour y avoir passé une nuit en montant vers le Nord. Je marche un bon kilomètre pour m'éloigner de la gare des chapas malgré les recommandations pressées des locaux qui m'incitent à rester sur place. Ils sont convaincus que j'aurai bien plus de chance de trouver une voiture à cet endroit. Ils n'ont pas compris mon intention. J'attends donc, debout en plein soleil, à la sortie de la ville qu'un véhicule s'arrête. En vain malgré un bon trafic de voitures. Cela dure plus d'une heure. Finalement un "camion- chapas" s'arrête et m'emmène pour 120 Mtz. Il s'arrêtera partout, évidemment. J' arrive donc de nuit à QUELLIMANE . Difficile, ici comme dans le reste du pays, de trouver une chambre d'hôtel digne de ce nom. J'ai cependant une adresse. Le "Rosy hôtel". Chambres à 1000 Mtz. Il est plein. On m'indique la " Pension IDÉAL ". A quelques centaines de mètres. Pas trop mal. Plutôt fréquentée et restaurant contigu. Chambres disponibles. Avec ou sans " salle de bain". Pour 750 Mtz ce sera sans salle de bain. Bien suffisant. Surprise, à ce prix là j'ai droit à une antique climatisation qui me sera de toutes façons inutile. Les nuits restent fraîches. Le matelas a déjà bien vécu. Je passerai la nuit sur les lattes de bois de ce qui sert de sommier. Réveillé dès 6 heures. Presque une grasse matinée. J'en ai ma claque de me lever à 3 heures du matin pour prendre des bus bondés.

Il set plus de 7 heures quand je quitte l'hôtel. Il faut rejoindre Nicoalada, la jonction de la route principale qui me mènera à Inchope.

3 véhicules différents pour arriver a INCHOPE. Le premier tronçon est effectué avec un petit camion- pick up. 20 mtz pour se rendre à Nicoalada. Ensuite, un camion plus traditionnel jusqu'à Caia pour 200 mtz et enfin un bus "Nagui" ( trés bien) qui vient de Pemba et part à Maputo pour 300mtz. Arrivée à 17 h30. Certaines portions de routes sont désastreuses car pleines de nids de poules.

Arrivé à INCHOPE, je sais déjà où je vais dormir. C'est l'avantage d'y être passé en arrivant.. On me reconnaît.. J'aurai donc la même chambre au même prix et toujours sans douche. Une grosse bassine d'eau fera l'affaire. Je mange mon poulet-frite, un peu cher pour l'endroit, et vais me coucher après avoir avalé deux grandes bières. Je suis fatigué, du trajet, et de ce pays...

une bonne nuit de sommeil et demain ça ira mieux...
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SA
Saint 13 years ago
De Beira à Mocuba (Mozambique)
Un petit bout de trajet.. 25 juin 2013

Devant les prix décidément trop élevés des hôtels, j'ai décidé de dormir dans la gare routière de Beira car le bus est sensé partir à 4 heures du matin. Bien plus facile dans ces cas là d'être sur place que de trouver un hypothétique taxi à cette heure de la nuit. Comme, en plus, les hôtels sont aussi minables qu'hors de prix, la décision s'imposait d'elle- même. D'autres personnes ont opté pour la même solution que moi. Il y a des familles entières qui dorment à même le sol, emmitouflées dans des couvertures.

La nuit a donc été brève et difficile. Bruyante et froide. Le bus part avec 20 minutes de retard. Le chauffeur conduit de façon brutale, saccadée . Il cherche a éviter les nombreux nids de poule sur le chemin mais sa vitesse excessive est inadaptée au mauvais état de la route.. le pire tronçon de tout le Mozambique. Il devrait bientôt être refait m'affirme -t-on.

Après 8 heures de trajet arrivons enfin au croisement de QUELLIMANE et de MOCUBA. Je pars à MOCUBA et je décidé de m'arrêter à cet endroit. Cela m'épargne un aller et retour de 60 kms pour Quellimane où il n'y aurait rien ni à faire ni à voir selon les guides. A cette croisée des chemins, il me faudra une bonne heure d'attente avant de trouver un pick- up qui accepte de m'emmener à destination. Les hôtels sont chers. On me propose des trucs horribles à des prix que j'ai du mal à croire pour la chambre offerte. La fatigue me rattrape. Je commence à en avoir bien plus que marre de ce pays. Une grosse lassitude s'empare de moi. Et c'est peu de le dire. Un gros coup de mou.!! J'atterris dans un hotel minable qui me propose une chambre tout aussi minable pour 22 euros. Le " Santo Cristovao. Quand je pense à ce que j'aurais en Asie pour ce prix , je me jure que je ne mettrai plus les pieds en Afrique. Tout au moins dans ces pays africains où les clients sont considérés comme des vaches à lait. Et je ne parle pas que des touristes blancs. Une grande frange de la population mozambiquaine est sous le même statut. Comment font-ils pour payer ces chambres si chères..? Bref. Mystère. Il est 20 heures. J'ai terminé mon éternel poulet frites et bu mes deux bières. Je réintègre la chambre et réalise qu'elle est contiguë au bar. La musique ravageuse est au rendez- vous. Rien ne m'aura été épargné.

Demain je pars à GURUé. Une halte sympa dans un paysage de moyenne montagne avec d'immenses plantations de thé. Une petite journée pour souffler. Puis ce sera Ilha de Mozambique. Via un raccourci en piste et en camion. Je connais Ilha de Mozambique déjà. J'y suis venu en 2006. je sais que j'y serai bien et que je pourrai me reposer au calme quelques jours.
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SO
Soonette 13 years ago · Yobba
Nord du Mozambique-Nord de l'Afrique du Sud
Juste pour planter un peu le décors : On était 4 filles quarantenaires. On a choisi plutôt de visiter le nord du Mozambique (moins fréquenté que le sud) et de réserver une semaine en Afrique du Sud puisque notre avion nous a déposées et récupérées à Johannesburg. On avait prévu 50 €/jour/personne (et c'était juste !) sans les billets d'avion. Le Mozambique malgré sa pauvreté reste un pays très cher. Avant tout à travers ces notes assez pragmatiques, vous trouverez plutôt des conseils, des adresses (plus que nos impressions de voyage).

Jour 1 : Aéroport Johannesburg. Une navette gratuite de l'hôtel « Aéroguest hotel »vient nous chercher. La réservation de l'hôtel s'est faite au préalable par internet : hôtel très propre, personnel très serviable, 500 R (= 50 euros) pour 2, ils viennent vous chercher à l'aéroport une fois que vous leur avez téléphoné après les formalités de douane et vous y emmènent si vous devez y retourner. Le petit déjeuner copieux est compris.

Jour 2 : Vol Johannesburg- Pemba (Nord du Mozambique). Hôtel à éviter « Residential Lys » que le Petit Futé (dernière édition) recommande pourtant ! Un véritable trou à rats, sale et puant. PS : Le petit futé est également à éviter, préférez largement le Lonely Planet même en anglais ! Nous, c'est simple le Petit Futé on l'a appelé le petit menteur ! Pemba n'est pas une jolie ville, il ne faut pas s'y arrêter. Si vous arrivez à Pemba un dimanche un conseil, changer votre argent à l'aéroport.

Jour 3 : Direction Ibo (une île qui fait partie de l'archipel des Quirimbas). Levées à 3h30 pour trouver un chapas (mini bus). Attention tous les transports par chapas au Mozambique partent très tôt, vers 4h ou 5h maxi. Pemba-Ibo : 5h de trajet par la piste qui mène directement à Quissinga. Il faut ensuite 1h de traversée par bateau moteur pour Ibo : soit attendre 15h qu'un bateau régulier vous y transporte, soit négocier dur avec les pêcheurs pour embarquer dès l'arrivée à 11h (on est arrivées à descendre à 1000 mtn ce qui reste beaucoup plus cher que celui de 15h mais le temps c'est de l'argent ! A Ibo, on nous avait conseillé la chambre d'hôte « Miti Miwire » chez Elder, on n'a pas été déçues : super proprio et gérant qui en plus du mérite d'avoir su transformer une ruine en un charmant endroit, s'est avéré être un super GO (gentil organisateur). Vous pouvez également manger chez Stephane qui parle bien français et qui cuisine superbement bien. Il faut consacré au moins 3 jours sur place sur Ibo, nous, on s'est faites avoir, on y est restées 2 jours ! Il y a plein de petites îles autour d'Ibo à visiter (Matemo, Quirimba), en bateau, à pied ou en kayak. Ibo est une île charmante, surprenante, reposante.

Jour 4 : On relie avec un guide proposé par Elder, Ibo-Quirimba par la mangrove. Attention selon les marées, certains passages de canaux marins nous ont fait avoir de l'eau jusqu'aux aisselles. L'hôtel loue également des chaussures qui vont dans l'eau. Le guide nous a conduites dans une petite bicoque où on nous a servi du riz et du poisson (non inclus dans le prix de la balade). Le retour de Ilhia de Quirimba se fait en bateau à voile (sans vent ça peut prendre plusieurs heures).

Jour 5 : Après la balade jusqu'au fort, on a repris le chemin en sens inverse (Le Petit Futé indique qu'on peut prendre un bateau pour relier Ibo à Pemba, ne le croyez pas, c'est un menteur !). par contre on a réservé avec Elder le bateau + la voiture jusqu'à Pemba, plus confortable que le chapas. A Pemba, nous avons logé au « Continental », un peu mieux que le « Residential Lys », situé pratiquement en face de la LAM mais petit déjeuner inclus infâme.

Attention pour quitter Pemba, même combat, levées à 3h30 sinon on est bon pour attendre le lendemain, c'est l'expérience qui parle...pas moyen de trouver à 10h un bus pour Nacala. On s'est décidées alors pour Wimbé (à qqs kms de Pemba) : jolie plage, restos, hôtels sympas. On y est allées en taxi, on a d'ailleurs sollicité le taximan pour qu'il vienne nous chercher à 4h du mat pour ensuite nous déposer aux bus « Mecula », mais il n'est jamais venu, on a fait du stop, topo en 10 min on a croisé 2 voitures, la 3eme un pick-up était la bonne. Ouf, on se voyait mal refaire une journée de plus à Pemba vu le programme chargé qui nous attendait encore.

Jour 6 : Je ne m'étendrai pas sur ce crochet que peu font, nous l'avons fait pour rendre visite à un copain qui habite à Memba. Ville très retirée et très authentique mais qui sort des sentiers battus (mais peut-on vraiment parler de sentiers battus dans le nord du Mozambique ?)

Jour 7 : Départ de Memba pour Ilha du Mozambique. Ile charmante, différente d'Ibo, plus petite et plus dense. Un charme fou s'en dégage. On vous recommande vraiment l'auberge de jeunesse « Ruby », superbe, et le resto où Suzanne, française, gérante vous accueille tout simplement avec beaucoup de gentillesse, on y mange des brochettes de la mer succulentes (truffées de langouste). Visite du fort et des musées. Prévoyez 2 jours pleins sur Ilhia du Mozambique. On a fait une balade en bateau à voile (on aurait peut-être dû choisir à moteur pour gagner un peu de temps) sur les îles en face. On avait prévu le pique-nique.

Jour 8 : Direction Nampula. Réservation des billets de train pour Cuamba (attention la vente se fait à la gare uniquement de 14h à 15h seulement). Réservez la 2eme classe pas la 3eme, la 1ere n'existe plus). Prévoir de l'eau, à manger même si tout au long du périple vous pouvez acheter à chaque arrêt un peu tout ce que vous voulez (pattes de poulets frits, manioc et carottes crus...). Les 10h de trajet n'ont pas été désagréables du tout, jolis paysages, surprenantes scènes de vie, le plus remarquable étant tous ces vendeurs à chaque arrêt (amateurs de photos, armez vos appareils). En 2eme classe, vous avez des couchettes certes très sommaires mais appréciables pour une petite sieste. Le wagon resto vaut le coup d'oeil. A Nampula, la veille du départ, vous pouvez dîner au Copa-Cabana. Nous avons passé la nuit au « Ruby » auberge de jeunesse tenue par les mêmes proprios que sur Ilhia de Mozambique mais plus chère et plus classique.

Jour 9 : Debout à 3h pour un départ du train à 5h. De « Ruby », on peut se rendre à pied à la gare (20 min). On arrive à la gare à 4h, il y a déjà un monde fou qui fait la queue pour la 3eme classe. En revanche, il y a beaucoup moins de monde pour la file de la 2eme classe. Le train part à l'heure. On arrive à 16h à Cuamba. On passe la nuit au Cariaco, pas super et sans eau courante (dans cette partie nord ouest du pays, il semble qu'aucune maison ni hôtel n'ait l'eau courante, la douche se fait avec des brocs qu'on plonge dans un seau dont l'eau est tirée du puits). On peut tout de même demander qu'on nous chauffe de l'eau : il ne fait pas chaud en juillet (environ 13°). Repas au San Miguel sympa et bon.

Jour 10 : Chapas (derrière la gare) pour Linchinga à 5h. Trajet long et dur (chapas bondé, piste qui refoule la poussière à l'intérieur du chapas, les sacs, cartons et la volaille sous nos pieds nous obligent à nous contorsionner...). 6H de piste. Changement de chapas à Linchinga pour Métangula (encore 3h de route sans compter l'heure d'attente pour que le chapas soit plein). Arrivées à Métangula, on demande au chauffeur de nous conduire jusqu'à Chwanga (qqs kms supplémentaires) au « Centro touristico Cetuka », petit hôtel aux chambres très sommaires mais propres sur la plage du Lac Niassa. Un personnel malawite (Victor et Gabriel) exceptionnellement serviable, sympa, souriants est aux petits soins. Quelques conseils si vous séjournez dans cet hôtel : - si vous désirez manger le soir à l'hôtel (à savoir qu'il n' y a pas beaucoup d'autres possibilités) ou même le midi, informez le personnel qqs heures auparavant, ils fonctionnent à flux très tendus ! On s'est régalées avec les poissons grillés fraichement pêchés dans le lac Niassa. Ils vendent des bières et de l'eau. - Pour le petit déjeuner, peu de chose est proposé par l'hôtel, on vous conseille d'aller au village de Chwanga (jolie balade de 30 min surtout au coucher du soleil) et de dégoter des oeufs, des tomates, des petits gâteaux secs. Vous demanderez aux serveurs de vous les préparer le lendemain matin. Nous avons même pu acheter des petits poissons (heu pardon, ce sont eux qui se sont proposés pour nous les acheter à Metangula avec le pain qu'on ne trouve pas à Chwanga) qu'ils ont faits frire pour l'apéro le soir. Bref, c'est un peu à la carte mais il y a tellement peu de touristes qu'ils s'occupent de vous à merveille. (Grosses couvertures toutes douces fournies et eau chaude en seau off course...)

Jour 11 : Balade sur la plage et au village

Jour 12 : Adieux à Gabriel et Victor. Chapas pour Linchingas (demander au taxi qui vous a déposés à l'hôtel de venir vous rechercher vers 13h le surlendemain pour Linchinga). A nouveau 3h de trajet. Hôtel derrière la gare routière de Lichinga, pas trop mal avec eau chaude à la demande. Pour dîner, un resto pas trop loin sur la route principale offre un buffet de plats variés que l'on paye selon le poids.

Jour 13 : A côté du resto de la veille (buffet), on trouve une pâtisserie, on y a pris notre petit déjeuner. Le patron, un indien, n'est pas très cool mais bon on est là pour le café et la pâtisserie. Balade dans Linchinga, on a cherché désespérément l'avion « écrasé » au milieu d'une place, sacré petit menteur va ! Si comme nous, vous n'avez pas encore d'Iphone ou autres ordinateurs, vous pouvez aller à la cyberbase au 2eme étage du resto-buffet. Il est vrai que la plupart des hôtels pour ne pas dire tous ont une connexion wi-fi mais ne mettent plus d'ordinateurs à disposition.

Jour 14 : Aéroport pour un vol de Lichinga à Maputo (240 € mais que de temps gagné !). En bus, ce trajet nous aurait pris au moins 3 jours, en avion c'est l'affaire de 4h avec une escale à Nampula. Arrivées à l'aéroport de Maputo, nous avons pris un taxi pour l'auberge de jeunesse « Base packpackers », bof, apparemment lui préférer « Fatima's Backpackers ». On a mangé de très bonnes pâtes au « Mimmo's », une rue au-dessus du « base backpackers ».

Jour 15 : Visite de Maputo, ville qui ne nous a pas plu du tout : sale, qui pue l'urine à tous coins de murs et peu de choses surprenantes à voir. On s'est vengées en achetant qqs souvenirs (négocier) à la foire artisanale un peu loin à pied de l'auberge mais ça se fait sinon prenez un chapas (5mtn). Nous avons ensuite pris un chapas pour la Costa do Sol, franchement pas terrible, préferez peut-être Catembe (qu'on n'a pas fait), on s' y rend par un ferry, on voit Maputo de loin (en fermant un peu les yeux et avec un peu d'imagination la ville ressemblerait à New-York vu de la Statue de la Liberté !) Nous avons réservé notre billet de bus à l'agence « Intercape mainliner » pour Nelspruit (22€)

Jour 16 : 7h à « Intercape Mainliner » pour 4h de trajet. Arrivées à Nelspruit, on a pris un taxi (70 R = 7 €) pour « Old Vic Backpackers » mais préférez le « Funky Monkey » plus décontracte, en effet Dave le gérant nous a fait penser à un chef militaire qui ne pense qu'à se remplir les poches. D'ailleurs, il nous a proposé un safari de 2 jours au parc Kruger pour 295 € par personnes. On a décidé de voir par nous-mêmes si c'était faisable par nos propres moyens et on a bien fait : location de la voiture chez Avis (quartier Riverside) pour 113 € pour 2 jours. Entrées du parc 20€/personne/jour et nuit en bungalow (hutte exactement) à 33 € pour 2 + pique-niques à prévoir (achetez en supermarché). Au total on a gagné 300 € sur 600 €. Bon, faut juste faire gaffe à la conduite à gauche mais vu qu'on a commencé à rouler à 4h30 du mat, y'avait pas foule sur les routes !

Jour 17 : Départ à 4h30 pour le Kruger. 1H30 plus tard, nous étions à « Malelane Gate ». On paie notre droit d'entrée et on réserve en même temps notre hébergement du soir. Nous n'avons pas eu beaucoup le choix, a « lower Sabi » tout était pris, ils nous ont réservé une hutte à Pretoriuskop pas mal en soi mais tout le bush autour n'est que cendres sur des dizaines de km2 donc très peu d'animaux ! Moralité, réservez par internet à l'avance et choisissez un autre camp, évitez de vous balader de ce côté là, vous ne ferez que perdre votre temps, gaspiller votre essence et vous désoler devant un tel spectacle. Sinon on a croisé (de très près par moments) pas mal d'animaux avec qqs petites doses d'adrénaline devant des troupeaux d'éléphants, de buffles, de rhinos qui passaient juste devant notre petit habitacle « on recule ou on ne bouge surtout pas ??? » mais pas vu la queue d'un lion. C'est le matin qu'indéniablement nous avons rencontré le plus d'animaux, encore une bonne raison de se lever tôt ! Il faut partir dès les premières lueurs.

Jour 18 : 2eme jour de safari. Puis retour sur Nelspruit pour rendre la voiture à 17h (départ du parc à 15h15). Ne pas oublier de demander un plan de la ville au loueur de voiture pour pouvoir retrouver le chemin du retour. On a ensuite pris un taxi de chez Avis (ils en appellent un), en route pour le « Funky Monkey », auberge plus sympa et plus funky que le « Old Vic »

Jour 19 : Nelspruit -Johannesburg avec « Intercape Mainliner », attention réservez à l'avance vos places à l'agence car le bus était plein, il est parti avec 1h de retard (12h30 au lieu de 11h30), on est arrivées à Johannesburg à 17h15 alors que notre avion décollait à 19h20. On a sauté dans un taxi pour l'aéroport pour y arriver à 18h15. Ouf !

Remarques en vrac : - Achetez vos visas à l'ambassade du Mozambique à Paris pour 2 raisons : c'est moins cher (40€ au lieu de 70€ sur place à l'aéroport) et si vous passez la frontière en bus de l'Afrique du Sud / Mozambique, le chauffeur du bus exigera que vous l'ayez déjà. Si vous demandez votre visa à l'ambassade du Mozambique à Paris, n'oubliez pas de joindre en plus des pièces demandées, une enveloppe affranchie pour la réexpédition de votre passeport (pour ceux qui ne peuvent pas se rendre à l'ambassade). J'ai eu affaire à une mozambicaine exécrable à l'ambassade, impolie et méprisante, c'était le 9 mai 2012 à 11h45, j'ai oublié de lui demander son nom, j'espère qu'elle se reconnaitra. Heureusement que les Mozambicains que j'ai rencontrés par la suite n'étaient pas comme elle, c'est dommage pour quelqu'un qui est censé représenter son pays !

- A aucun moment, nous nous sommes senties en insécurité (respectez bien-sûr toujours les précautions d'usage qui s'imposent), ni dans les regards, ni dans les gestes, ni même dans les intentions.

- Les Mozambicains et Sud Africains sont hyper serviables, souriants, très polis.

- Prenez un maximum de cash sur vous car on ne rencontre pas partout des distributeurs de billets et à chaque retrait une commission pas négligeable est prélevée. Peu d'hôtel (à moins de fréquenter les hôtels chics) acceptent la CB.

- Nous n'avons eu aucun soucis avec la LAM : départ à l'heure, avions confortables, atterrissages en douceur...

- Pour terminer, le nord du Mozambique n'est doté d'aucune infrastructures touristiques, il faut sans cesse aller à la pêche aux informations et on perd pas mal de temps surtout si on ne parle pas le Portugais. Le nord du Mozambique est pauvre, si vous n'aimez pas l'aventure, si vous avez du mal à accepter l'inconfort, si les imprévus vous font peur, alors un dernier conseil, choisissez une autre destination ou un autre style de voyage que celui que l'on vient de vous résumer.
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